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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Il est 15h pile, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver comme chaque jour pour 120 minutes info,
00:00:05deux heures de décryptage d'analyse de l'actualité.
00:00:07Je vous présente nos invités dans une poignée de secondes à 15h pile.
00:00:10On accueille d'abord Valérie Acknin.
00:00:11Bonjour Valérie, c'est l'heure du journal, de la rédaction.
00:00:14Et à la une, Donald Trump qui a quitté Pékin aujourd'hui avec, dit-il, des accords commerciaux fantastiques.
00:00:19La Chine lui aurait même offert de l'aide pour débloquer le détroit d'Hormuz.
00:00:23Et de son côté, Xi Jinping salue une nouvelle relation de stabilité stratégique constructive
00:00:29et une visite historique.
00:00:31Le président chinois affirme aussi qu'il ne fournirait pas de matériel militaire à l'Iran,
00:00:35tout en réclamant un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient
00:00:38et la réouverture du détroit d'Hormuz dès que possible.
00:00:42Pékin ajoute que ce conflit n'aurait jamais dû se produire
00:00:45et que la Chine continuerait à jouer un rôle constructif dans les efforts de paix.
00:00:49Écoutez.
00:00:52Cette visite a été historique et symbolique.
00:00:58Elle nous a permis d'établir une nouvelle relation bilatérale,
00:01:01constructive et stratégiquement stable.
00:01:08On peut la qualifier d'événement marquant.
00:01:13De plus, notre coopération a porté ses fruits à mains égards
00:01:17et a grandement contribué à l'avancement des questions internationales.
00:01:20A l'international toujours, la Russie et l'Ukraine ont échangé 205 prisonniers de guerre de chaque camp
00:01:26une semaine après l'annonce faite par le président américain Donald Trump.
00:01:28Dans un message posté sur les réseaux sociaux,
00:01:31le président ukrainien Volodymyr Zelensky se félicite.
00:01:34Il explique que la plupart étaient en captivité depuis 2022.
00:01:38Le précédent échange de prisonniers portant sur 193 personnes de chaque camp
00:01:43datait du 24 avril.
00:01:45Une nouvelle avancée dans la guerre entre l'Ukraine et la Russie,
00:01:49même si les négociations sous médiation américaine sont en suspens
00:01:52depuis le début du conflit aux Proches et au Moyen-Orient.
00:01:56Allez, tout de suite, une image de sport
00:01:57et les noms des 26 bleus qui ont gagné leur billet pour les Amériques.
00:02:04Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:02:11Regardez paisiblement votre programme avec ReparStore,
00:02:14les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:02:16Je répare, je répare store.
00:02:19Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps
00:02:21a dévoilé hier soir le nom des 26 joueurs
00:02:24qui vont partir à la conquête d'une troisième étoile,
00:02:27des stars et quelques petites surprises.
00:02:29Les détails avec Antoine Guyet.
00:02:36Une liste de courses, la 70e et la dernière pour Didier Deschamps.
00:02:40Dans son panier, 26 joueurs pour partir à la conquête de l'Amérique.
00:02:4513 d'entre eux disputeront leur première Coupe du Monde.
00:02:47C'est le cas de Robin Risser, seul nouveau venu chez les A.
00:02:50Le portil en soit remplace Lucas Chevalier, absent des terrains depuis fin janvier
00:02:54et touché à une cuisse à l'entraînement.
00:02:56Autre petite surprise, la présence dans la liste de Maxence Lacroix,
00:02:59le défenseur de Crystal Palace convoqué pour la deuxième fois après le rassemblement de mars.
00:03:04Maxence Lacroix vient s'ajouter aux 8 habitués de l'arrière-garde de Didier Deschamps,
00:03:07mais un défenseur de plus, c'est aussi un milieu en moins.
00:03:11Edouard de Camavinga est sacrifié dans l'entrejeu pour des raisons criantes.
00:03:14Sa saison, bien évidemment, 1.
00:03:17Et même s'il a eu quelques blessures aussi,
00:03:21et la concurrence qui est très très forte.
00:03:24Devant, Kylian Mbappé, Michael Olizé et Ousmane Dembe
00:03:27les sont évidemment présents.
00:03:29En balle otage pour remplacer Hugo Ekitiquet,
00:03:31blessé, Jean-Philippe Mateta intègre bien la liste des 26.
00:03:35Certains brillent par leur absence,
00:03:36à l'instar du meilleur buteur de Ligue 1,
00:03:38Esteban Lepold, Randal Kolomoanyi, Florian Thauvin ou encore Corentin Tolisso.
00:03:44Trois gardiens, neuf défenseurs, cinq milieux et neuf joueurs offensifs,
00:03:47Didier Deschamps a fait ses choix.
00:03:49Une liste susceptible d'évoluer jusqu'au 15 juin pour pallier des blessures,
00:03:53car en plus des dernières journées de championnat,
00:03:55six joueurs sont concernés par les finales de Ligue Conférence et de Ligue des Champions,
00:03:59programmés les 27 et 30 mai.
00:04:06C'était votre programme avec Lacoste, L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:12Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store,
00:04:16les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:04:18Je répare, je répare store.
00:04:20Et merci à Valérie Acknin, qu'on retrouvera dans une trentaine de minutes
00:04:23pour un nouveau point sur l'actualité.
00:04:24Johan Uzaï, comme chaque jour, en sa place.
00:04:27Il était absent hier, Johan.
00:04:28Il avait pris une petite liberté, mais ça fait plaisir de vous retrouver.
00:04:32Ça m'arrive de temps en temps.
00:04:33Vous avez raison.
00:04:34Je sais que je vous manque beaucoup.
00:04:35Énormément.
00:04:35Ce n'est pas la même chose avec et sans vous, Johan, vous le savez.
00:04:38Pierre-Marie Sèvres, merci d'être là.
00:04:39Merci.
00:04:40Le directeur de l'Institut pour la justice.
00:04:42Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice.
00:04:44Parce qu'on va ouvrir une grosse page police-justice avec vous dans un instant.
00:04:48Frédéric Lowe, merci d'être là.
00:04:50Secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale.
00:04:53On remontre ce bouquin, évidemment, écrit avec Frédéric Ploquin.
00:04:57Insécurité, stop à la descente aux enfers.
00:04:59On est en plein dedans, Frédéric Lowe, descente aux enfers.
00:05:02Et on va en parler ensemble, ainsi qu'avec Florian Gérard-Marcie,
00:05:05directeur des études du millénaire.
00:05:07On est en pleine descente aux enfers, puisqu'un adolescent d'une quinzaine d'années
00:05:09a été tué, encore un, par balle.
00:05:12Hier soir, deux autres mineurs ont été blessés, dont un garçon de 13 ans,
00:05:17dans le quartier populaire de Nantes, quartier de Port-Bouillet,
00:05:22déjà touché fin avril par des tirs mortels sur fonds de narcotrafic.
00:05:25Il y a un très probable fonds de narcotrafic, encore une fois,
00:05:27a déclaré la maire Johanna Roland dans un communiqué.
00:05:29Le ministre Nunez a fait le déplacement et on le verra dans un instant.
00:05:32Toujours, évidemment, dans cette gangrène du narcotrafic
00:05:36qui n'épargne quasiment aucun territoire dans notre hexagone.
00:05:40On l'est fait avec Sarah Fenzari, d'abord.
00:05:43C'est en urgence, et en fin de matinée, que le ministre de l'Intérieur,
00:05:48Laurent Nunez, s'est rendu sur le lieu du drame,
00:05:51au pied de cet immeuble, dans le quartier de Port-Bouillet, à Nantes.
00:05:55Vous savez, hier, ici, ce qui s'est passé, c'est très grave.
00:05:57La guerre que nous demandons, elle est intraitable.
00:06:00Selon les premiers éléments de l'enquête,
00:06:02deux hommes armés ont ouvert le feu dans le hall de cet immeuble.
00:06:05Un adolescent de 15 ans a été tué.
00:06:08L'étireur aurait ensuite poursuivi son frère, jusque dans les étages.
00:06:12Vous savez, deux personnes qui sont venues, cagoulées, avec une arme automatique,
00:06:16et qui ont rafalé un peu à l'aveugle.
00:06:19Et ils ont tué un jeune de 15 ans, en ont blessé un autre de 13 ans, un autre de
00:06:2314 ans.
00:06:24Mais il y avait aussi de plus jeunes enfants autour d'eux.
00:06:26Une violence extrême, en plein cœur d'un quartier d'habitation,
00:06:31particulièrement connu pour être un point de deal,
00:06:33très prisé des trafiquants de stupéfiants.
00:06:36On a une fusillade qui est probablement liée au trafic,
00:06:39parce qu'ici, c'est un point de deal qui est très convoité,
00:06:41notamment cet an dernier.
00:06:42Ce qui ne veut pas dire que les individus qui ont été touchés,
00:06:47et a fortiori la personne qui est décédée, qu'elle était liée au trafic.
00:06:50Face à l'émotion et à la colère des habitants,
00:06:53Laurent Nouniès a affiché une ligne de fermeté absolue.
00:06:57On ne lâchera rien.
00:06:59Nous le devons évidemment à ces victimes,
00:07:01nous le devons aux habitants des quartiers qui n'en peuvent plus.
00:07:04Dans l'urgence.
00:07:05Et face à cette violence devenue récurrente,
00:07:08le ministre de l'Intérieur a annoncé la création d'une antenne
00:07:11de l'Office de lutte contre les stupéfiants à Nantes,
00:07:14avec un objectif affiché,
00:07:16intensifier la lutte pour endiguer le narcotrafic.
00:07:20Ces images d'impact de balles nous rappellent les pires souvenirs,
00:07:22Sabrina Berlin-Bouillet,
00:07:24et le résumé de la semaine est insupportable,
00:07:28puisque sur l'ensemble du territoire,
00:07:29on est juste depuis lundi à six morts sur fond de narcotrafic.
00:07:33Rien qu'en une semaine,
00:07:34le narcotrafic a fait six victimes,
00:07:38six morts avec un incendie criminel et deux fusillades.
00:07:41Déjà hier soir à Nantes,
00:07:42avec ce jeune homme de 15 ans mort sur place.
00:07:44Puis en début de semaine,
00:07:46c'était lundi matin avec l'incendie criminel
00:07:48d'un immeuble à Dessines,
00:07:50c'est à côté de Lyon.
00:07:51Malgré l'intervention de 85 sapeurs-pompiers,
00:07:54trois locataires sont morts.
00:07:55Une femme âgée de 50 ans,
00:07:57un homme de 40 ans
00:07:58et un autre homme de 29 ans
00:07:59qui lui a succombé à ses blessures
00:08:01après s'être jeté dans le vide.
00:08:03On compte 14 personnes en tout blessées à Lyon.
00:08:06Et les drames continuent.
00:08:07Le même jour, lundi,
00:08:09dans le quartier des Moulins,
00:08:10à Nice, en après-midi,
00:08:12un homme monte sur une trottinette,
00:08:13se rend sur la place à Marie-Lys
00:08:15et ouvre le feu.
00:08:16Il tire en rafale avec une kalachnikov.
00:08:1819 douilles retrouvées.
00:08:20Il tue deux personnes.
00:08:22Ahmed, 57 ans, et Adilson,
00:08:24un entraîneur de football de 39 ans.
00:08:26Tous les deux étaient des pères de famille.
00:08:28Six autres personnes sont blessées
00:08:30dans toutes ces affaires.
00:08:31Le lien a été clairement établi
00:08:32avec le narcotrafic.
00:08:33Et les auteurs, on a du mal à les retrouver.
00:08:36Pour autant, du côté de Nice,
00:08:38cela avance.
00:08:39Quatre personnes,
00:08:39dont le tireur présumé à trottinette,
00:08:42ont été placées en garde à vue.
00:08:44Frédéric Lowe, c'est le jour sans fin, en fait.
00:08:46C'est le jour sans fin.
00:08:48Oui, parce que, vous l'avez vu,
00:08:50aujourd'hui, il y a quelques années,
00:08:53l'ouest de la France était un peu préservé,
00:08:55à Bretagne.
00:08:56On a du narcotrafic, des fusillades à Rennes,
00:08:59aujourd'hui à Nantes,
00:09:00même dans une ville qui était une ville tranquille,
00:09:03comme Clermont-Ferrand.
00:09:06Le narcotrafic,
00:09:07ça suscite des convoitises,
00:09:09puisque le chiffre d'affaires,
00:09:11c'est environ 7 milliards d'euros.
00:09:13Et on a trois niveaux.
00:09:15Là, on a des violences sur les points de deal,
00:09:17avec des enjeux majeurs,
00:09:19notamment avec la cocaïne,
00:09:20qui représente aujourd'hui 50%
00:09:22de la distribution de drogue.
00:09:25Qui dépasse le cannabis en termes de saisie
00:09:27sur la région parisienne,
00:09:28notamment sur l'année écoulée précédente,
00:09:30en 2025.
00:09:30Oui, on a eu plus de 260%
00:09:33de saisines pour les services de police.
00:09:36C'est un tsunami blanc.
00:09:37Et puis, vous avez trois niveaux.
00:09:39Vous avez le niveau des points de deal.
00:09:41C'est là que se passe l'essentiel des violences,
00:09:43avec les points de deal physiques,
00:09:45numériques.
00:09:46Vous avez un niveau,
00:09:47là, ça concerne presque 200 000 personnes
00:09:49qui sont impliquées dans le trafic de stupéfiants.
00:09:51Vous avez un niveau intermédiaire
00:09:53des semi-grossistes,
00:09:54une centaine de personnes
00:09:55qui travaillent dans l'ombre,
00:09:57sur lesquelles l'OFAST,
00:09:59la DNPJ,
00:10:01est dessus prioritairement.
00:10:02Et à peu près
00:10:03une cinquantaine de trafiquants
00:10:06au niveau international,
00:10:07qui sont des grands trafiquants,
00:10:08qui ont souvent la double nationalité,
00:10:11et qu'on va trouver au Maroc,
00:10:12en Algérie,
00:10:12aux Émirats arabes unis,
00:10:14ou en Colombie,
00:10:15et sur lesquelles
00:10:16la direction nationale
00:10:18de la police judiciaire travaille.
00:10:19Alors, le problème...
00:10:20C'est le bas du spectre,
00:10:21c'est souvent des mineurs,
00:10:22de très très jeunes,
00:10:24de la chair à canon,
00:10:25des mineurs isolés...
00:10:26De la chair à canon, etc.
00:10:28Et ça, c'est important.
00:10:29Vous avez vu,
00:10:30je tiens quand même à souligner
00:10:32l'efficacité de la police,
00:10:33le problème n'est pas policier.
00:10:34À Nice,
00:10:35en 72 heures,
00:10:36on a interpellé...
00:10:38Non, mais il y a un problème de nombre
00:10:38dans certains quartiers, peut-être.
00:10:40On y reviendra tout à l'heure,
00:10:41on va prendre les choses dans l'ordre,
00:10:42il y a beaucoup de choses à dire,
00:10:43encore une fois,
00:10:43mais pardon de vous avoir interrompu.
00:10:45Non, non,
00:10:45je disais que le problème
00:10:48est aussi la saturation
00:10:50des services d'enquête.
00:10:51On n'a pas assez d'enquêteurs.
00:10:53Il faut aussi former ces enquêteurs.
00:10:55Il faut davantage pouvoir saisir
00:10:57les avoirs criminels,
00:10:59parce que les voyous ont un temps d'avance.
00:11:01Il faut une procédure pénale
00:11:02qui soit plus adaptée
00:11:03pour défendre les Français,
00:11:05au profit des policiers,
00:11:07qu'on supprime les trois quarts
00:11:09des nudités,
00:11:10qui sont des nudités
00:11:11qui profitent aux voyous,
00:11:12en disant cause.
00:11:13Pardon, Frédéric Lose,
00:11:14mais le Yaka Faucon,
00:11:15on l'entend,
00:11:16on le connaît par cœur.
00:11:17Je veux dire,
00:11:17il n'y avait pas une personne
00:11:18sur ce plateau
00:11:19où vous preniez n'importe qui
00:11:21dans la rue
00:11:21qui va vous dire
00:11:22il faut que ça s'arrête,
00:11:23il faut ci, il faut ça.
00:11:24Sauf qu'on regarde les trains passés,
00:11:25qu'on court après un phénomène
00:11:27qui nous échappe totalement
00:11:28et que derrière tous ces chiffres
00:11:30et ces Yaka Faucon,
00:11:31pardon de me répéter,
00:11:32il y a des habitants
00:11:33parce que les points de ville
00:11:33sont dans des quartiers,
00:11:34des quartiers qui sont souvent résidentiels.
00:11:36Il y a des gens
00:11:36qui vivent de plus en plus
00:11:37la peur au ventre.
00:11:38C'est le cas évidemment
00:11:39dans le quartier de Port-Goyer
00:11:40à Nantes
00:11:41où s'est passée
00:11:41cette fusillade hier soir.
00:11:43J'allais dire la nuit dernière
00:11:44mais non,
00:11:45il est 19h30,
00:11:46on est quasiment,
00:11:47enfin on est au printemps,
00:11:48il fait jour jusqu'à 22h,
00:11:50les gamins sont dehors
00:11:51et a priori,
00:11:51il n'y a pas de raison
00:11:52qu'ils ne le soient pas.
00:11:54Les habitants,
00:11:54Corentin Alonso,
00:11:55vous êtes sur place,
00:11:56merci beaucoup pour ces news
00:11:57en direct avec nous.
00:11:58Ils ont vu leurs conditions de vie
00:11:59se dégrader terriblement
00:12:01ces dernières années.
00:12:06Exactement Julien,
00:12:06nous avons pu d'ailleurs
00:12:07échanger avec eux longuement
00:12:09ce matin.
00:12:09les habitants de cet immeuble,
00:12:11les familles qui vivent
00:12:12là-bas au quotidien,
00:12:13ils nous ont fait part
00:12:14d'abord de leur colère
00:12:15et puis il y a un sentiment
00:12:16d'exaspération face à cette situation
00:12:18qui ne cesse de se dégrader
00:12:20puisque cette fusillade
00:12:21qui s'est déroulée hier soir
00:12:23dans leur immeuble,
00:12:23elle n'est malheureusement
00:12:24pas la seule.
00:12:26C'est presque habituel,
00:12:27c'est presque toutes les semaines
00:12:29ici à Nantes
00:12:30puisque leur cage d'immeuble,
00:12:32leur hall d'immeuble
00:12:32finalement est un point de deal
00:12:34et donc il y a du trafic
00:12:35matin, midi et soir.
00:12:37Nous ne sommes pas en sécurité
00:12:38dans notre propre immeuble,
00:12:40voici ce que l'on a pu entendre.
00:12:42Ils nous ont fait part
00:12:43également de la peur,
00:12:44la peur lorsque leurs enfants
00:12:46doivent sortir à l'école,
00:12:47pratiquer leurs activités physiques
00:12:48ou aller au collège
00:12:49ou au lycée,
00:12:50la peur enfin lorsqu'ils croisent
00:12:51justement certains jeunes dealers
00:12:54au bas de leur immeuble
00:12:55et qu'ils sont intimidés,
00:12:57qu'ils doivent baisser le regard
00:12:58pour ne pas les déranger.
00:13:01Beaucoup, beaucoup
00:13:01nous ont fait part
00:13:03de leur envie,
00:13:04de leur souhait de déménager.
00:13:05Je vous propose de les écouter.
00:13:07Moi, ça fait 36 ans
00:13:09que j'y habite.
00:13:11Franchement,
00:13:11il y a toujours eu
00:13:12des jeunes qui guillaient
00:13:14mais jamais ils cassaient.
00:13:16On n'entendait pratiquement
00:13:17pas parler d'eux.
00:13:18Mais là, depuis quelques années,
00:13:20c'est affolant.
00:13:22Franchement, ça fait peur.
00:13:23J'ai fait une demande de logement
00:13:24ça fait 12 ans.
00:13:26Là, je crois que je vais pousser un peu
00:13:28pour qu'on me donne quelque chose
00:13:30mais pas dans un quartier
00:13:32qui est pire que celui-ci.
00:13:34Vraiment, il y a de l'insécurité
00:13:35au quartier
00:13:36compte tenu de tout ce qui se passe
00:13:39pour le trafic de drogue.
00:13:41Nous sommes vraiment en insécurité
00:13:43depuis un certain temps.
00:13:44Au fur et à mesure,
00:13:45ça ne fait que s'empirer.
00:13:49La CRS 82 va être mobilisée
00:13:52dans le quartier
00:13:52jusqu'à nouvel ordre
00:13:53pour rassurer les habitants
00:13:54mais ils espèrent davantage
00:13:56de moyens à plus long terme.
00:13:58Merci beaucoup,
00:13:59Corentin Alonso
00:13:59et je vais être très cynique
00:14:01Pierre-Marie Sèvres
00:14:01mais ces gens qui espèrent,
00:14:03je me dis
00:14:04et j'espère me tromper
00:14:05mais l'histoire me donne raison
00:14:07qu'ils peuvent attendre encore.
00:14:08Ils peuvent espérer encore longtemps
00:14:09ces gens-là, malheureusement.
00:14:11Et oui, vous vous souvenez
00:14:12des opérations Plasnet
00:14:13puis des opérations Plasnet XXL.
00:14:15Je ne sais pas quel va être
00:14:16le prochain élément de langage
00:14:19utilisé par le ministère.
00:14:20Elles peuvent nous faire
00:14:21des méga Plasnet.
00:14:22Il y a un moment,
00:14:22il va falloir renverser la table.
00:14:24Exactement, c'est tout le problème.
00:14:25C'est qu'on essaye
00:14:26des petits ajustements
00:14:27depuis 10 ans,
00:14:28depuis 20 ans
00:14:28et le problème ne fait que grandir.
00:14:30Donc, ce ne sont pas
00:14:31des petits ajustements
00:14:32qu'il va falloir.
00:14:33Ce sont effectivement,
00:14:33ça va être de renverser la table.
00:14:35Et puis, pour rebondir
00:14:36sur les témoignages
00:14:38de ces habitants,
00:14:38moi, je ne sais pas si...
00:14:40Alors, on a vu que
00:14:41les victimes collatérales
00:14:43de ces fusillades
00:14:43ces derniers jours
00:14:44étaient bien souvent des passants.
00:14:47Moi, j'ai deux victimes
00:14:48qui n'ont rien à voir
00:14:48avec les trafics,
00:14:49qui sont...
00:14:50Je vais vous dire,
00:14:50pardon de vous interrompre,
00:14:51mais j'ai entendu une dame
00:14:55qui témoignait
00:14:55depuis cette cité,
00:14:57ce quartier d'ailleurs
00:14:57qui n'est pas forcément
00:14:58le plus dangereux,
00:14:59le plus connu de Nantes.
00:15:01Une dame qui témoignait,
00:15:02qui est une maman,
00:15:03qui déplore évidemment
00:15:05le décès de ce gamin
00:15:06et qui disait tout à l'heure,
00:15:07quand je vais chercher mon fils
00:15:08à l'école,
00:15:09sur le chemin du retour,
00:15:10quand on arrive dans le quartier,
00:15:11aujourd'hui,
00:15:11si on voit
00:15:13une berline
00:15:14un peu luxueuse
00:15:15ou des jeunes
00:15:16à scooter
00:15:16qui arrivent
00:15:17avec une vitesse modérée,
00:15:19on se crispe.
00:15:20On se crispe aujourd'hui
00:15:21parce qu'on se dit
00:15:22qui sait si la fenêtre
00:15:23ne va pas être baissée
00:15:24et qu'il n'y a pas
00:15:24quelqu'un qui va rafaler.
00:15:25Voilà ce qu'ils ont
00:15:26dans la tête au quotidien
00:15:27quand ils sont dehors
00:15:28dans ces quartiers-là.
00:15:29Mais ils ont raison.
00:15:30Vous vous souvenez
00:15:30de Fayyed à Nîmes,
00:15:31un petit garçon de 10 ans
00:15:32qui s'était fait tirer dessus,
00:15:34qui en est décédé.
00:15:35Vous vous souvenez peut-être
00:15:36aussi de Sokaïna
00:15:37à Marseille.
00:15:37Bien sûr, à Marseille,
00:15:38qui visait dans sa chambre
00:15:39au premier étage.
00:15:40Qui révisait ses cours
00:15:41et qui se prend une balle perdue.
00:15:43Donc, c'est amusant quand même
00:15:44que quand on parle
00:15:45de rétablir l'ordre,
00:15:46de lutter contre le narcotrafic,
00:15:47on nous accuse
00:15:48d'être d'extrême droite.
00:15:49Et en fait,
00:15:49quand on regarde
00:15:49les vraies victimes
00:15:50du narcotrafic,
00:15:51ce sont tous des gens
00:15:52issus de l'immigration.
00:15:53Donc, qui...
00:15:54Voilà.
00:15:55Et qui sont issus
00:15:56de ces quartiers populaires.
00:15:58Vouloir rétablir l'ordre
00:15:58dans notre pays
00:15:59et a forceri
00:16:00dans les lieux touchés
00:16:01par le narcotrafic,
00:16:02ce n'est pas être
00:16:03d'extrême droite.
00:16:03Au contraire,
00:16:04c'est bon pour les gens
00:16:05qui y habitent.
00:16:06Et à la différence
00:16:07de la France insoumise
00:16:13lutter contre le narcotrafic.
00:16:14Au contraire,
00:16:14eux, ils jouent
00:16:15contre les intérêts
00:16:16des gens
00:16:17qui habitent
00:16:18dans ces quartiers populaires.
00:16:19On marque une pause.
00:16:19On va continuer
00:16:20à discuter un instant
00:16:21de ce sujet
00:16:22parce qu'on n'a pas entendu
00:16:23encore le ministre
00:16:23de l'Intérieur
00:16:24qui nous a dit une phrase
00:16:25tout à l'heure.
00:16:25On n'est pas dépassés.
00:16:26On n'est pas dépassés.
00:16:27Mais comment est-ce
00:16:29qu'on peut nous dire
00:16:29une chose pareille ?
00:16:31Y a-t-il ne serait-ce
00:16:32qu'un demi-signal
00:16:33qui nous prouve
00:16:33que la France
00:16:34n'est pas dépassée ?
00:16:35Ça fait sourire
00:16:36mais c'est évidemment gravissime.
00:16:38A tout de suite.
00:16:39Très courte pause.
00:16:4315h23.
00:16:44Merci de nous rejoindre
00:16:45en direct.
00:16:45120 minutes info.
00:16:46La suite,
00:16:46on va poursuivre
00:16:47notre discussion
00:16:48autour de cette gangrène
00:16:49du narcotrafic,
00:16:50des règlements de comptes,
00:16:50de ces gamins
00:16:51qui tombent
00:16:52les uns après les autres.
00:16:53Six morts déjà
00:16:54depuis le début de la semaine
00:16:55dans différents lieux
00:16:56de France
00:16:57sur fond de narcotrafic.
00:16:58Frédéric Lose,
00:16:59Pierre-Maricef,
00:17:00Florian Gérard-Mercier,
00:17:01Yohann Viseil,
00:17:01Sabrina Virlin-Bouillet
00:17:02toujours pour m'accompagner.
00:17:03On n'est pas dépassés.
00:17:05Il fallait le dire celle-là.
00:17:06Il fallait la sortir celle-ci
00:17:07et c'est ce qu'a fait
00:17:08le ministre de l'Intérieur
00:17:09en visite
00:17:09dans ce quartier
00:17:10endeuillé tout à l'heure.
00:17:13On n'est pas dépassés.
00:17:14On n'est pas dépassés.
00:17:15Il y a des drames
00:17:16qui se produisent.
00:17:16Il y a des drames
00:17:17qui se produisent
00:17:17et hier soir,
00:17:19indiscutablement,
00:17:20c'était un drame.
00:17:21Un jeune de 15 ans
00:17:22qui a perdu la vie.
00:17:23Mais il faut continuer.
00:17:24Il faut continuer
00:17:25à déstabiliser les réseaux.
00:17:26Il faut continuer
00:17:27à démanteler des réseaux,
00:17:28à interpeller des auteurs.
00:17:30Il y a six morts
00:17:30depuis le début de semaine.
00:17:31Je n'ai même pas envie
00:17:32de faire le décompte
00:17:33de l'augmentation
00:17:35des crimes
00:17:36autour du narcotrafic,
00:17:37de l'intensité
00:17:38de la violence
00:17:38autour du narcotrafic.
00:17:40Je ne vais pas rappeler
00:17:41que selon la dernière étude,
00:17:4280% du territoire français
00:17:45est touché
00:17:45par les points de deal
00:17:47et le narcotrafic.
00:17:48Mais, Frédéric Lose,
00:17:49on n'est pas dépassés.
00:17:52C'est difficile
00:17:52à entendre la parole politique
00:17:53quand même.
00:17:54Bon, je ne vais pas
00:17:55aller sur ce terrain.
00:17:56J'aimerais bien quand même
00:17:57parce que c'est l'objet.
00:17:59Le syndicat des commissaires,
00:18:01nous, on réclame
00:18:02à ce qui est de la vidéoprotection,
00:18:04la vidéosurveillance
00:18:05de partout.
00:18:06De partout,
00:18:07en particulier
00:18:07dans ces endroits.
00:18:08Dans ce quartier-là,
00:18:09par exemple,
00:18:10vous avez eu, je crois,
00:18:11à peu près 10 règlements
00:18:12de comptes,
00:18:14homicide ou tentative
00:18:15d'homicide,
00:18:16depuis deux ans.
00:18:17Et c'est à vérifier.
00:18:18Il n'y a pas de caméra.
00:18:20On est en 2026,
00:18:21il n'y a pas de caméra.
00:18:23Pourquoi ?
00:18:24Mais ça, c'est une décision politique.
00:18:25Ça appartient...
00:18:26Oui, mais c'est la mairie.
00:18:28Écoutons, Johanna Rolland.
00:18:29Parlons de la ville de Nantes.
00:18:30Parlons de la ville de Nantes.
00:18:31Écoutons la maire Johanna Rolland
00:18:32qui était aux côtés du ministre tout à l'heure.
00:18:34Johan, je sais que vous voulez intervenir également.
00:18:36Écoutons la maire
00:18:37qui a été réélue
00:18:38il y a quelques semaines.
00:18:39Rappelons-le également.
00:18:42Hier, quand je suis venue immédiatement
00:18:44sur le quartier,
00:18:46j'ai promis
00:18:47aux habitantes
00:18:48et aux habitants
00:18:49avec qui j'ai échangé
00:18:49de porter leur voix,
00:18:52de porter leur parole,
00:18:53de porter leur attente
00:18:55auprès du ministre.
00:18:56C'est donc ce que j'ai fait
00:18:58ce matin.
00:18:59Oui, le narcotrafic
00:19:00gangrène notre pays.
00:19:02Oui, ça nécessite
00:19:03une mobilisation collective générale.
00:19:06J'ai donc demandé
00:19:07aux ministres
00:19:08à la fois
00:19:09des renforts immédiats
00:19:11pour assurer
00:19:12la sécurité,
00:19:14la sérénité
00:19:14des habitantes
00:19:15et des habitants
00:19:15ici dans le quartier,
00:19:17mais aussi la question
00:19:18d'effectifs pérennes,
00:19:19notamment en matière judiciaire.
00:19:22Et donc,
00:19:22je salue
00:19:23les annonces
00:19:24qui ont été faites
00:19:25à l'instant.
00:19:26Le discours
00:19:27de Mme Roland,
00:19:28il est inaudible.
00:19:29Pourquoi ?
00:19:29Parce que depuis
00:19:30que Mme Roland
00:19:31est à la tête de Nantes
00:19:32et je parle
00:19:34évidemment en citant
00:19:35les Nantais,
00:19:36les gens qui connaissent
00:19:37par cœur cette ville
00:19:37et qui nous disent
00:19:38qu'elle est méconnaissable
00:19:38depuis quelques années.
00:19:40Cette ville,
00:19:40elle est devenue
00:19:41en tout cas
00:19:41dans certains quartiers,
00:19:43on ne va pas généraliser,
00:19:44mais c'est devenu
00:19:44quasiment un coupe-gorge.
00:19:46Et Mme Roland,
00:19:46si elle veut lutter
00:19:47contre le narcotrafic,
00:19:48elle a le pouvoir
00:19:49d'installer des caméras
00:19:50de vidéosurveillance.
00:19:51Et Frédéric Lowe,
00:19:52ce qu'il nous apprend,
00:19:53qui est à vérifier,
00:19:53mais je ne vais rien trahir,
00:19:55mais c'est une source
00:19:56très informée
00:19:56qui vous a informé
00:19:58Frédéric Lowe
00:19:59et qui nous dit
00:19:59qu'il y a zéro caméra
00:20:01de vidéosurveillance
00:20:02dans ce quartier Port-Boyer.
00:20:03Donc il y a le discours
00:20:04et puis ensuite
00:20:05il y a le réel.
00:20:06Et à un moment,
00:20:06si les deux ne s'accordent pas,
00:20:08c'est qu'il y a un souci
00:20:08quelque part.
00:20:09Maintenant,
00:20:09Mme Roland était réélu.
00:20:11Oui.
00:20:11C'est ce que vous voulez dire.
00:20:13Il y a à dire
00:20:14que l'impuissance publique,
00:20:15en fait,
00:20:16il faut arrêter
00:20:17d'avoir que des paroles
00:20:18et de la rhétorique
00:20:19et passer effectivement
00:20:20aux actions
00:20:21parce que les actions,
00:20:22elles peuvent être là.
00:20:23Sur la vidéosurveillance,
00:20:24on le voit bien,
00:20:25par exemple,
00:20:26à Grenoble,
00:20:27le procureur a dit
00:20:28en janvier
00:20:28qu'il n'y avait que
00:20:2920 caméras
00:20:30de vidéosurveillance
00:20:31en service
00:20:32sur l'ensemble de la ville.
00:20:33À Nice,
00:20:33il y en a 4000
00:20:34et donc ce n'est pas du tout
00:20:35un hasard.
00:20:36C'est quand vous avez dit
00:20:36dans la fusillette
00:20:37qu'il y a eu à Nice
00:20:38il y a quelques jours,
00:20:39les quatre auteurs
00:20:40ont été retrouvés
00:20:41dans les 72 heures.
00:20:42Donc,
00:20:42l'impuissance publique
00:20:44et l'impuissance du politique,
00:20:45elle est organisée
00:20:46par des idéologues
00:20:47qui ne veulent pas prendre
00:20:49les mesures qui fonctionnent
00:20:50et qui sont connues
00:20:51pour fonctionner.
00:20:52Je veux dire,
00:20:53sur le fait de passer
00:20:54un système
00:20:56de surveillance
00:20:57pour pouvoir
00:20:58traquer les personnes,
00:20:59pour pouvoir
00:21:00aller regarder
00:21:01ce qui se passe
00:21:01sur tous les points de deal,
00:21:03pour pouvoir savoir
00:21:03les allées et venues
00:21:04de tous ces gens,
00:21:06pour pouvoir aller
00:21:06taper au portefeuille
00:21:08sur les commerces
00:21:09qui blanchissent l'argent.
00:21:11Tout ça,
00:21:11c'est quelque chose
00:21:12qu'on sait faire
00:21:13qu'il faut faire.
00:21:14Il y a ce décalage,
00:21:15je pense,
00:21:15pour les gens
00:21:16qu'on a entendus
00:21:16avant la pause
00:21:17qui habitent ces quartiers
00:21:18et qui se plaignent
00:21:20de l'insécurité
00:21:21du quotidien.
00:21:22Il voit les hommes
00:21:22et les femmes politiques
00:21:24passer,
00:21:24entendre un ministre
00:21:25qui dit
00:21:26que nous ne sommes pas
00:21:27dépassés par le trafic
00:21:28de drogue,
00:21:29une maire de la ville
00:21:29qui dit qu'elle veut
00:21:30lutter contre le narcotrafic,
00:21:31mais alors qu'il y a eu
00:21:3210 règlements de compte
00:21:33en 10 ans,
00:21:33on n'est même pas capable
00:21:34d'installer une caméra
00:21:34de vidéosurveillance.
00:21:35Je ne dis pas
00:21:36que les caméras
00:21:36de vidéosurveillance
00:21:37empêchent le crime,
00:21:38je dis qu'elles aident
00:21:39à le résoudre,
00:21:39peut-être,
00:21:40et éventuellement
00:21:41à dissuader.
00:21:42Non mais c'est une certitude.
00:21:45D'abord,
00:21:45c'est un problème régalien,
00:21:47c'est la responsabilité
00:21:48de l'État
00:21:48de lutter contre cela
00:21:49et les maires
00:21:50doivent venir en appui
00:21:51indiscutablement.
00:21:52Bien sûr,
00:21:52l'installation
00:21:53des caméras de surveillance
00:21:54est demandée
00:21:55par l'ensemble
00:21:55des enquêteurs,
00:21:56par les forces de l'ordre
00:21:57parce que ça les aide
00:21:58grandement,
00:21:58c'est qu'une certitude.
00:21:59Mais c'est avant tout
00:22:00un problème régalien,
00:22:01c'est de la responsabilité
00:22:02principalement du chef
00:22:03de l'État,
00:22:03naturellement,
00:22:04qui est à la tête
00:22:05de notre pays
00:22:06depuis 9 ans maintenant
00:22:07et qui sur cette question-là
00:22:08est en échec.
00:22:10Alors, est-ce que nous sommes dépassés ?
00:22:11Le ministre de l'Intérieur
00:22:12dit nous ne le sommes pas.
00:22:14On n'est pas encore dépassés
00:22:16dans le sens où l'État tient.
00:22:17L'État tient toujours.
00:22:20Mais les narcotrafiquants
00:22:21avancent toujours un peu plus.
00:22:23D'abord,
00:22:23il y a de plus en plus
00:22:24de victimes,
00:22:25enfin 6 dans la semaine.
00:22:26On n'avait jamais connu ça,
00:22:27c'est absolument inouï,
00:22:28c'est inédit,
00:22:28ça ne s'était jamais produit.
00:22:31Et ce qui est plus inquiétant
00:22:33ou tout aussi inquiétant,
00:22:34c'est que la corruption
00:22:36semble aussi avancer,
00:22:38gangréner une partie
00:22:41du service public.
00:22:43En tout cas,
00:22:43on voit que
00:22:44les gardiens de prison,
00:22:45manifestement,
00:22:46on tente de les acheter
00:22:47de plus en plus.
00:22:49Dans la magistrature,
00:22:50il semble...
00:22:51Ou de les intimider.
00:22:52Ou de les intimider.
00:22:53Naturellement.
00:22:53Mais en tout cas,
00:22:55il semble que certains cèdent.
00:22:58Dans la magistrature,
00:22:59il y a des enquêtes en cours
00:23:01qui montrent
00:23:02qu'il y a potentiellement
00:23:03quelques cas de corruption
00:23:04ou en tout cas
00:23:04que les narcotrafiquants,
00:23:06c'est les greffiers naturellement,
00:23:07que les trafiquants
00:23:07essaient de corrompre
00:23:08les greffiers
00:23:09pour les pousser
00:23:10à commettre
00:23:11une faute de procédure
00:23:12pour faire tomber
00:23:13toute l'enquête.
00:23:14Donc ça,
00:23:14c'est particulièrement inquiétant.
00:23:16Pour l'instant,
00:23:16nous ne sommes pas dépassés.
00:23:18C'est vrai,
00:23:18j'ai plutôt tendance
00:23:19à aller dans le sens du ministre,
00:23:20mais pour combien de temps encore ?
00:23:22Oui,
00:23:22là,
00:23:23on est à la limite.
00:23:24Si on n'est pas dépassés,
00:23:25on est en phase de dépassement.
00:23:26C'est-à-dire que
00:23:27les deux voitures
00:23:28sont côte à côte.
00:23:28Nous ne sommes pas sur la bonne pente,
00:23:30c'est ce que je viens de vous dire.
00:23:31Frédéric Closy,
00:23:32il est 15h30,
00:23:32on va faire le JT en 20 secondes
00:23:33et à partir de 16h,
00:23:34on va revenir sur l'évolution
00:23:36qui est vertigineuse
00:23:36du trafic de drogue
00:23:38également en France.
00:23:39C'est un dossier
00:23:39qu'on va décliner
00:23:40tout au long de cette émission,
00:23:41mais en 20 secondes,
00:23:42s'il vous plaît.
00:23:43Non,
00:23:43le marché,
00:23:44pour rebondir
00:23:45ce qu'a dit
00:23:45Yoann Uzaï
00:23:46est tout à fait vrai,
00:23:47le marché,
00:23:48c'est 7 milliards.
00:23:49Il est en pleine expansion.
00:23:50On est passé de 4 milliards
00:23:51il y a 10 ans
00:23:52à 7 milliards aujourd'hui.
00:23:59C'est plus Gaëtan Zampa,
00:24:01Francis Le Belge.
00:24:03Aujourd'hui,
00:24:03on a des voyous
00:24:05qui sont installés
00:24:06ou qui installent
00:24:07leur business
00:24:08dans nos cités HLM
00:24:10et il va falloir
00:24:11passer au scan tout ça
00:24:13et reprendre la souveraineté
00:24:14sur ces lieux
00:24:15qui ont été détournés
00:24:16de leur vocation sociale.
00:24:18Et là,
00:24:18il va falloir avoir le courage
00:24:19de le faire
00:24:20parce que physiquement,
00:24:21c'est là que ça se passe.
00:24:22Et trouver enfin la solution
00:24:24parce qu'a priori,
00:24:24on ne l'a pas encore imaginé.
00:24:27La solution qui réglera
00:24:28à ce sujet.
00:24:29Un peu plus de 15h30.
00:24:30Pardon,
00:24:30une minute de retard.
00:24:31Valérie,
00:24:31pour le journal de 15h30
00:24:33à la une
00:24:34la guerre au Proche et Moyen-Orient.
00:24:36Selon la ministre déléguée
00:24:37aux armées,
00:24:38le porte-avions Charles de Gaulle
00:24:39est arrivé près d'Hormuz.
00:24:41Alice Ruffo l'affirme.
00:24:42Charles de Gaulle
00:24:43a passé le canal de Suez
00:24:44et est arrivé sur zone.
00:24:46Elle ajoute
00:24:46que la position de la France
00:24:48est d'offrir la possibilité
00:24:49de reprendre
00:24:50la liberté de circulation maritime
00:24:52dans le Détroit
00:24:53selon des modalités
00:24:54qui ne sont pas offensives
00:24:55mais défensives
00:24:57dans le respect du droit international.
00:24:59La ministre déléguée aux armées
00:25:00espère peser
00:25:01dans l'équation diplomatique
00:25:02et mondiale
00:25:03en positionnant
00:25:04le porte-avions français
00:25:05dans cette zone stratégique.
00:25:07Dans le reste
00:25:08de l'actualité internationale,
00:25:09le directeur de la CIA
00:25:10qui s'est rendu
00:25:11à la Havana,
00:25:12à Cuba,
00:25:13pour une réunion exceptionnelle
00:25:14avec les hauts responsables locaux.
00:25:16Et parmi eux,
00:25:17figure Ramon Romero Curbelo,
00:25:19le chef des renseignements
00:25:20du ministère cubain
00:25:22de l'Intérieur.
00:25:23Les autorités cubaines
00:25:24ont précisé
00:25:25que cette rencontre
00:25:26visait à contribuer
00:25:27au dialogue politique
00:25:28entre les deux adversaires
00:25:29qui, malgré de fortes tensions,
00:25:31poursuivent leurs échanges
00:25:33alors que Cuba,
00:25:34soumis à un blocus pétrolier
00:25:35à Washington,
00:25:36de Washington,
00:25:37fait face
00:25:37à une très grave crise énergétique.
00:25:39Dans l'est
00:25:40de la République démocratique
00:25:41du Congo,
00:25:42nouvelle épidémie d'Ebola
00:25:43qui a été déclarée
00:25:44pour l'heure,
00:25:45quatre décès
00:25:45ont été attribués au virus.
00:25:47On compte aussi
00:25:48246 cas suspects
00:25:50dont 65 mortels.
00:25:51La dernière épidémie
00:25:53de cette fièvre hémorragique
00:25:54dans le pays
00:25:55avait été déclarée
00:25:57en août 2025
00:25:58et éradiquée en décembre
00:25:59après avoir fait
00:26:00au moins 34 morts.
00:26:02Il s'agit de la 17ème
00:26:04épidémie d'Ebola
00:26:05dans le pays.
00:26:05Au cours des 50 dernières années,
00:26:08elle a fait 15 000 morts
00:26:09en Afrique.
00:26:11Et puis pour terminer
00:26:12ce journal,
00:26:13direction la Thaïlande,
00:26:14des scientifiques.
00:26:16Alors hier,
00:26:16on m'a présenté
00:26:17le chien le plus vieux du monde
00:26:18et aujourd'hui,
00:26:19vous nous emmenez en Thaïlande
00:26:21avec des scientifiques
00:26:21qui ont identifié
00:26:22un nouveau dinosaure
00:26:23baptisé le Naga Titan.
00:26:25C'est exactement ça, Julien.
00:26:27Et vous allez voir
00:26:27une photo de cette découverte.
00:26:29Naga Titan.
00:26:30Voici les ossements
00:26:31de ce nouveau dinosaure.
00:26:33Alors Julien,
00:26:33vous vous demandez
00:26:34certainement à quoi
00:26:35il ressemblait
00:26:36il y a 100 millions d'années.
00:26:37Je suis sûr
00:26:37que vous allez me le montrer.
00:26:38Regardez.
00:26:39Cet herbivore,
00:26:40au long cou,
00:26:41était le plus grand
00:26:42et pesait 10 tonnes de plus.
00:26:44Très grosse tête.
00:26:45Et il pesait surtout
00:26:4610 tonnes de plus
00:26:47qu'un diplodocus.
00:26:48Ah, c'est plus grand
00:26:49qu'un diplodocus ?
00:26:50Exactement.
00:26:52Le Naga Titan
00:26:52mesurait 27 mètres
00:26:54et pesait environ 27 tonnes.
00:26:57Sachez qu'une reconstitution...
00:26:58Vous faites penser
00:26:58à quelqu'un que je connais
00:26:59mais je n'arrive pas à me souvenir.
00:27:00On dirait Denver.
00:27:01Vous connaissez Denver ?
00:27:02Le dernier dinosaure.
00:27:02Bien sûr, Denver.
00:27:03C'est mon ami.
00:27:04Denver, c'est un diplodocus.
00:27:05Et bien plus encore.
00:27:06Ah d'accord.
00:27:06C'est une nouvelle découverte.
00:27:07Et en tout cas,
00:27:08vous pouvez voir
00:27:09une reconstitution nature
00:27:10de ce nouveau dinosaure
00:27:11exposée au musée
00:27:14Thaïnosaure de Bangkok.
00:27:16Et bien c'est formidable.
00:27:17En tout cas,
00:27:17il avait l'air très sympa
00:27:18ce Naga Titan.
00:27:20Le nom fait peur
00:27:22mais la représentation
00:27:23est plutôt sympa.
00:27:24Merci pour cette information majeure.
00:27:27Un nouveau dinosaure.
00:27:28Incroyable.
00:27:30Je suis perturbé.
00:27:32Yohan Usa
00:27:32et Florian Gérard-Mercier,
00:27:33Pierre-Marie Sèvres
00:27:34et Frédéric Loss
00:27:35toujours présents en plateau.
00:27:37Il n'y a pas de dinosaure
00:27:37autour de la table.
00:27:39Tiens, on va revenir
00:27:39sur les dessous de cette gifle
00:27:40qui a fait beaucoup parler
00:27:42ces derniers jours.
00:27:43L'image,
00:27:44on vous la remontre.
00:27:45Elle avait fait le tour du monde
00:27:45à l'époque,
00:27:46il y a un an,
00:27:47avant de descendre
00:27:48de l'avion présidentiel
00:27:49au Vietnam.
00:27:49La gifle donc
00:27:50de Brigitte Macron
00:27:51à son mari
00:27:52captée par les caméras
00:27:53installées sur le tarmac.
00:27:54Un an plus tard,
00:27:55c'est Florian Tardif,
00:27:57notre ancien collègue
00:27:58désormais à Paris Match
00:27:59qui était invité
00:28:00sur Europe 1 hier.
00:28:01Il a présenté son livre
00:28:02Un coup presque parfait
00:28:04et il nous décrypte
00:28:05donc ce qu'il a obtenu
00:28:07comme information
00:28:08ultra confidentielle
00:28:10autour de cette gifle.
00:28:11Écoutez-le.
00:28:12C'est une dispute
00:28:13déclenchée par un message.
00:28:15Effectivement,
00:28:16moi à l'époque,
00:28:18en mai 2025,
00:28:19en fait,
00:28:20j'ai entre guillemets
00:28:21un bout de l'histoire
00:28:22depuis assez longtemps.
00:28:23c'est-à-dire que
00:28:24je suis le couple Macron,
00:28:25je connais une bonne partie
00:28:26de leur entourage
00:28:27et à cette époque-là,
00:28:29il y a une proche
00:28:29de Brigitte Macron
00:28:30qui s'est inquiétée
00:28:31de ce qui était
00:28:32en train de se passer
00:28:32donc qui a essayé
00:28:34d'entrer en contact
00:28:34avec la première dame
00:28:35et la première dame,
00:28:37je le raconte dans le livre,
00:28:38lui explique
00:28:38qu'il est allé trop loin
00:28:40en parlant du président
00:28:41de la République.
00:28:41J'ai découvert
00:28:42qu'elle avait lu un message,
00:28:44je n'irai pas plus loin,
00:28:45je me suis fixé
00:28:46une ligne rouge,
00:28:47c'est celle-ci.
00:28:47C'est-à-dire
00:28:48que vous n'allez pas
00:28:48donner le contenu du message.
00:28:50Je ne donne pas
00:28:51le contenu du message,
00:28:52je n'ai pas cherché
00:28:53d'ailleurs à avoir
00:28:55le contenu du message.
00:28:56Il est énormément proche.
00:28:56Vous donnez l'auteur,
00:28:57l'autrice.
00:28:58Je donne l'autrice
00:28:58tout simplement
00:28:59parce qu'elle a surfé
00:29:01sur cette histoire-là.
00:29:03Dites que c'est une relation
00:29:04qui serait restée platonique.
00:29:05C'est ce que me disent
00:29:06tout le monde,
00:29:08tous les proches
00:29:08que j'ai pu avoir.
00:29:09À chaque fois,
00:29:10ce qui est intéressant,
00:29:11c'est qu'ils ont le même récit.
00:29:12C'est-à-dire,
00:29:12ils me disent
00:29:13non mais c'est que des SMS,
00:29:14oui, il me dit ça,
00:29:15il lui a envoyé
00:29:16je suis très joli,
00:29:17je vous trouve très joli,
00:29:19je vous trouve magnifique,
00:29:20etc.
00:29:21C'est vrai que ça fait
00:29:22deux ou trois jours
00:29:23qu'on en parle.
00:29:24Florian Tardif
00:29:24à qui je souhaite
00:29:26énormément de succès
00:29:26avec ce livre,
00:29:27qui fait la tournée
00:29:28des médias
00:29:29parce que c'est vrai
00:29:29que ça fait le buzz.
00:29:31C'est toujours intéressant
00:29:32de s'immiscer dans la coulisse.
00:29:34Et cette question,
00:29:35alors on ne va pas,
00:29:35on peut retourner deux minutes
00:29:37sur le fond de l'affaire
00:29:38si vous voulez.
00:29:38Donc on comprend que cette gifle
00:29:39est une affaire de couple,
00:29:41que le président aurait eu
00:29:43une affaire extra-conjugale
00:29:44platonique
00:29:45et qu'elle est aujourd'hui
00:29:46terminée.
00:29:47Est-ce qu'on a besoin
00:29:47de le savoir ?
00:29:48Est-ce qu'on doit le savoir ?
00:29:49Est-ce que ça nous apporte
00:29:50quelque chose de le savoir ?
00:29:52En tout cas,
00:29:52on est friands.
00:29:53C'est comme ça,
00:29:53c'est la nature humaine.
00:29:54Non mais,
00:29:56disons qu'un président
00:29:57de la République
00:29:58sur le principe
00:29:59a droit à une vie privée
00:30:00dès lors que dès le départ,
00:30:02il n'expose pas
00:30:03sa vie privée
00:30:04et qu'il n'en fait pas,
00:30:07comment dirais-je,
00:30:08Emmanuel Macron,
00:30:09il a exposé sa vie privée,
00:30:10il a exposé son couple,
00:30:11ça lui a servi
00:30:12à conquérir le pouvoir.
00:30:14Je ne suis pas d'accord.
00:30:14Je trouve que depuis neuf ans,
00:30:16on ne sait rien
00:30:17ou presque.
00:30:18Vous avez sans doute
00:30:19oublié la campagne
00:30:19parce que ça remonte
00:30:20déjà à dix ans.
00:30:21Mais je vous assure
00:30:22que quand il est arrivé
00:30:23à Bercy en 2014
00:30:25jusqu'à la conquête
00:30:26de l'Elysée en 2017,
00:30:28il a fait de son couple
00:30:29quelque chose
00:30:30de politique
00:30:31dans le but
00:30:32de conquérir le pouvoir.
00:30:34Il s'est servi de cela.
00:30:35Il a exposé
00:30:35sa vie privée
00:30:36et Brigitte
00:30:37a contribué
00:30:39à l'accession
00:30:40à l'Elysée.
00:30:41Donc oui,
00:30:42évidemment,
00:30:43quand on choisit
00:30:43d'exposer sa vie publique
00:30:44et de s'en servir
00:30:45pour conquérir le pouvoir,
00:30:47naturellement,
00:30:48on s'expose aussi
00:30:49à ce genre de choses.
00:30:50On ne peut pas dire
00:30:51c'est ma vie privée
00:30:51quand ça m'arrange
00:30:52et ma vie privée
00:30:53est publique
00:30:53quand j'ai besoin
00:30:54de communiquer.
00:30:55Il faut choisir.
00:30:57Je vous entends
00:30:58et vous avez toujours raison,
00:30:59Johan.
00:31:00Souvent, c'est vrai.
00:31:00Je pars de ce principe.
00:31:02Mais moi,
00:31:02je me replonge
00:31:03dans mes souvenirs
00:31:04de ma connaissance
00:31:05du couple Macron.
00:31:06Je ne les ai jamais vus,
00:31:07par exemple,
00:31:08alors peut-être que je me trompe,
00:31:08mais faire une interview
00:31:10en couple,
00:31:11ensemble,
00:31:12s'ouvrir
00:31:12sur leur histoire commune
00:31:14et peut-être qu'en effet,
00:31:15les Français
00:31:16attendent d'en savoir plus
00:31:17parce qu'ils n'ont pas été
00:31:18nourris de ces informations
00:31:20au cours des neuf dernières années.
00:31:21Est-ce qu'on a eu
00:31:21en neuf ans
00:31:22une interview
00:31:22du couple Macron ?
00:31:23Jamais ?
00:31:23Non, mais on a rarement
00:31:25des interviews croisées
00:31:26du chef de l'État
00:31:27et de la première d'hab.
00:31:29Le couple Giscard d'Estaing
00:31:29avait fait une interview
00:31:30il y a quelques années.
00:31:31Non, mais pardon,
00:31:31mais se servir
00:31:32de sa vie privée
00:31:34pour essayer
00:31:35de séduire les Français,
00:31:36pour essayer
00:31:36de conquérir le pouvoir,
00:31:37ça ne passe pas nécessairement
00:31:38par une interview commune.
00:31:39Ça passe par des fausses
00:31:41paparazzades,
00:31:42ça passe par la presse people
00:31:43où on se montre
00:31:43en vacances à la plage
00:31:45où on fait semblant
00:31:45d'avoir l'air heureux.
00:31:46Enfin, ils le sont peut-être,
00:31:47je n'en sais rien.
00:31:47Mais en tout cas,
00:31:48tout cela est mis en scène
00:31:49pour effectivement avoir
00:31:50une certaine image
00:31:51auprès des Français
00:31:52dans le but de séduire
00:31:53une partie de l'électorat.
00:31:54C'est ce qu'a fait
00:31:55Emmanuel Macron
00:31:55mais c'est ce que font
00:31:56beaucoup de politiques.
00:31:57Ce qui fait qu'à mon sens,
00:31:58ils ne peuvent plus prétendre
00:31:59avoir une vie privée.
00:32:00C'est vrai.
00:32:01Je trouve que cette image
00:32:02qu'on revoit un peu en boucle
00:32:05ces dernières heures,
00:32:06elle a marqué les esprits.
00:32:07Elle a marqué les esprits.
00:32:08On a tous été surpris.
00:32:09C'est vrai que c'était
00:32:09quelque chose d'assez inédit.
00:32:11Juste avant de vous faire réagir,
00:32:12Florian,
00:32:12on a l'entourage de Brigitte Macron
00:32:14qui a réagi
00:32:15à ces révélations
00:32:16de Florian Tardif.
00:32:17Brigitte Macron
00:32:18a catégoriquement démenti
00:32:19ce récit auprès de l'auteur
00:32:21le 5 mars dernier
00:32:22en précisant
00:32:22qu'elle ne regardait jamais
00:32:23dans le téléphone portable
00:32:24de son mari.
00:32:25Précision non publiée
00:32:27par l'auteur.
00:32:27Je crois que Florian Tardif
00:32:28dément de son côté.
00:32:30C'est le jeu également
00:32:31de ces révélations.
00:32:33Qui alimente qui ?
00:32:33À quel moment ?
00:32:34Ça donne ce genre de réplique ensuite.
00:32:38Votre commentaire ?
00:32:39Oui, moi je...
00:32:40Effectivement,
00:32:40contrairement à ce que disait Johan,
00:32:42je pense qu'Emmanuel Macron
00:32:43avait fait un peu
00:32:43le service minimum
00:32:44de tout candidat
00:32:46à la présidentielle en réalité.
00:32:47Ils sont obligés
00:32:48de s'exposer un minimum,
00:32:49de montrer
00:32:50dans quel type de famille
00:32:52ils ont construit
00:32:53puisque les Français,
00:32:53quand ils choisissent un président,
00:32:54ils choisissent aussi
00:32:55une personnalité.
00:32:55Ils veulent savoir un minimum
00:32:57sur cette personnalité.
00:32:58Moi, je dois juste revenir
00:32:58sur un point,
00:32:59c'est le fait que
00:33:02Brigitte Macron
00:33:02ait giflé le président.
00:33:04Je veux dire,
00:33:05on parle assez
00:33:06des violences conjugales
00:33:08au jour...
00:33:09Tous les jours,
00:33:09on a des féminicides.
00:33:10Tous les jours,
00:33:11on a des questions
00:33:12sur le sujet.
00:33:12Les chiffres restent
00:33:13atterrants en France
00:33:14et on a la première dame
00:33:16qui frappe le président.
00:33:17C'est quand même
00:33:18quelque chose
00:33:18et je me souviens,
00:33:19enfin en tout cas,
00:33:20il me semble
00:33:20qu'à l'époque,
00:33:22il y avait eu
00:33:22des dénégations
00:33:23parce que ce n'était pas
00:33:24une gifle.
00:33:24Ce n'est pas vraiment
00:33:24une gifle d'ailleurs.
00:33:25On voit cette image,
00:33:26elle le repousse.
00:33:27Oui, il y a une forme
00:33:29d'agressivité dans le geste.
00:33:31Qu'elle l'avait poussée
00:33:32pour qu'il fasse face
00:33:33à la sortie de l'avion
00:33:34parce que les caméras
00:33:35tournaient.
00:33:35Et en fait,
00:33:36on apprend maintenant
00:33:37que pas du tout,
00:33:37c'est effectivement
00:33:38une gifle motivée
00:33:41par la jalousie.
00:33:42Je veux dire,
00:33:42excusez-moi,
00:33:43je trouve ça choquant.
00:33:44Pour moi,
00:33:44c'est ça le vrai sujet.
00:33:46Et si Brigitte Macron
00:33:48est mécontente,
00:33:48elle peut toujours divorcer.
00:33:49C'est aussi ça
00:33:50la France d'aujourd'hui.
00:33:51C'est là,
00:33:52ne nous regarde pas
00:33:53comme disait l'autre
00:33:54il y a quelques années.
00:33:55Mais on en redira
00:33:56un tout petit mot
00:33:56tout à l'heure.
00:33:57On ira au fort de Brégançon
00:33:58parce que je crois
00:33:58que le couple présidentiel
00:33:59est parti s'octroyer
00:34:00quelques jours de repos
00:34:01et on ira voir
00:34:02ce qu'en pensent
00:34:03les habitants autour
00:34:04et on sera en direct
00:34:06depuis le fort de Brégançon
00:34:07tout à l'heure.
00:34:07Comment ?
00:34:08On peut juste dire
00:34:08un petit mot.
00:34:09Mais vous êtes chez vous,
00:34:09Yoann ?
00:34:10Rapidement,
00:34:10effectivement,
00:34:11pour dire que Brigitte Macron
00:34:12et ça,
00:34:12c'est une réalité
00:34:13et sans doute
00:34:14la première dame
00:34:15qui aura été
00:34:15le plus harcelée
00:34:16durant 10 ans.
00:34:17Il faut le dire aussi.
00:34:18J'imagine que ce qu'elle vit
00:34:20est absolument un calvaire.
00:34:24Elle a été harcelée,
00:34:24il y a eu des rumeurs
00:34:25absolument folles sur elle.
00:34:26Donc ça, par contre,
00:34:27il faut le dénoncer
00:34:28parce que c'est vrai
00:34:29que ce qu'elle vit
00:34:30depuis plusieurs années
00:34:30est absolument intolérable.
00:34:32Vie percutée
00:34:33par une exposition XXL
00:34:35et des rumeurs
00:34:36absolument infâmes
00:34:37depuis qu'elle est entrée
00:34:38dans la vie publique,
00:34:39c'est absolument indéniable.
00:34:41Il nous reste quelques minutes
00:34:42avant de retrouver Nelly Denac
00:34:44pour quelques éclairages
00:34:45internationaux.
00:34:46Bonjour, chère Nelly.
00:34:47Le temps pour moi
00:34:48de vous rappeler
00:34:48que Didier Deschamps
00:34:49a fait ses choix, évidemment.
00:34:50Johan était devant son canapé
00:34:52accroché à la coudoire hier
00:34:54pour savoir
00:34:54qui était sélectionné.
00:34:56Mais je vous connais par cœur.
00:34:57Écoutez,
00:34:57on est un vieux couple.
00:34:58Il a annoncé
00:34:59les 26 joueurs
00:35:00qui partiront à la Coupe du Monde
00:35:01cet été aux Etats-Unis.
00:35:02Le sélectionnaire
00:35:02qui est revenu également
00:35:03et c'est là
00:35:03que la discussion va s'engager
00:35:05sur les déclarations
00:35:06dans Vanity Fair
00:35:07à propos
00:35:09des futures élections
00:35:11et le rassemblement national
00:35:12de Kylian Mbappé.
00:35:13Je rappelle les mots.
00:35:14On a beau être joueur de foot,
00:35:15on est avant tout citoyen.
00:35:16Nous ne sommes pas déconnectés du monde.
00:35:17Nous ne sommes pas déconnectés
00:35:18de ce qui se passe
00:35:19dans notre pays.
00:35:19Les gens pensent parfois
00:35:21que parce qu'on a de l'argent,
00:35:22parce qu'on est célèbre,
00:35:23ce genre de problème
00:35:24ne nous touche pas.
00:35:25Mais moi, ça me touche.
00:35:26Je sais ce que ça signifie.
00:35:27Quelles conséquences
00:35:28cela peut avoir pour mon pays
00:35:29lorsque des gens comme eux
00:35:31arrivent aux commandes.
00:35:32Donc oui,
00:35:32nous sommes des citoyens.
00:35:33Nous avons voix au chapitre
00:35:34comme tout le monde.
00:35:35Didier Deschamps
00:35:35a été appelé à réagir
00:35:37au 20h de TF1 hier.
00:35:38Écoutez-le.
00:35:39Déjà, un,
00:35:40je ne vais pas juger les joueurs.
00:35:42Deux,
00:35:43il y a une liberté
00:35:45d'expression.
00:35:46Elle est valable pour vous.
00:35:48Elle est valable pour mes joueurs.
00:35:50Je ne vais pas leur dire
00:35:51« t'as pas parlé »
00:35:52ou quoi que ce soit.
00:35:53Ils savent très bien
00:35:54qu'il y a des jugés sensibles.
00:35:56Ce sont des citoyens.
00:35:57Après, qu'est-ce qui se passe ?
00:35:58S'ils ne parlent pas,
00:36:00pourquoi ils ne parlent pas ?
00:36:01Et s'ils parlent,
00:36:02pourquoi il a parlé ?
00:36:03Voilà.
00:36:04Il y aura des pours,
00:36:05il y aura des contres.
00:36:06Est-ce que c'est bien ?
00:36:08Est-ce que ce n'est pas bien ?
00:36:09Moi, ce qui m'intéresse,
00:36:10c'est Kylian,
00:36:10ce qu'il est,
00:36:12le footballeur qu'il est,
00:36:13mais c'est aussi un citoyen.
00:36:15Le seul jugement que je fais,
00:36:16c'est par rapport
00:36:17à ce qu'ils doivent faire
00:36:18sur le terrain
00:36:21et collectivement.
00:36:22Bon, il est fort Didier Deschamps
00:36:23parce qu'il sait se sortir
00:36:25du pétrin.
00:36:26J'ai dit sur TF1,
00:36:26c'était la conférence de presse
00:36:27juste après le 20h de TF1,
00:36:29pardonnez-moi.
00:36:30Didier Deschamps
00:36:31qui boit en touche
00:36:32comme on dit dans le rugby.
00:36:34sur les propos
00:36:35de Kylian Mbappé.
00:36:36Moi, avant de rentrer
00:36:37dans le fond,
00:36:38les gens comme eux,
00:36:39ça m'a heurté
00:36:39parce qu'on parle
00:36:40de 11 millions d'électeurs
00:36:42du Rassemblement National
00:36:43aux dernières élections.
00:36:44Ça veut dire que
00:36:45les gens comme eux,
00:36:46ces 11 millions,
00:36:47il les met à l'écart
00:36:48de la société
00:36:49d'une certaine façon
00:36:49et ça,
00:36:50il y a une forme de mépris,
00:36:50de dédain.
00:36:51C'est le capitaine
00:36:52de l'équipe de France.
00:36:52Il y a 70 millions
00:36:53de Français derrière lui
00:36:54et c'est peut-être là
00:36:55que le bas blesse.
00:36:56Oui, tout à fait.
00:36:56Et nombre d'ailleurs
00:36:58des gens comme eux
00:36:59qui sont des fans
00:37:00de Kylian Mbappé.
00:37:01C'est ça qui est
00:37:02vraiment choquant là-dedans.
00:37:03En fait,
00:37:04en tant que citoyen,
00:37:05il peut évidemment
00:37:05s'exprimer
00:37:07sur ses réseaux sociaux,
00:37:08etc.
00:37:08La question,
00:37:09c'est dans cette interview
00:37:09de Vanity Fair,
00:37:10est-ce qu'il a été interviewé
00:37:11en tant que capitaine
00:37:12de l'équipe de France
00:37:13de football
00:37:14ou est-ce qu'il a été interviewé
00:37:15en tant que simple couille d'âme ?
00:37:16Je ne pense pas
00:37:17qu'il a été interviewé
00:37:17en tant que simple couille d'âme.
00:37:18Il est interviewé
00:37:19en tant que superstar mondial
00:37:20du foot ?
00:37:21Quand on a ce statut-là,
00:37:23honnêtement,
00:37:24on se doit
00:37:25d'avoir un minimum
00:37:25de réserve,
00:37:26d'autant plus
00:37:27dans un média étranger.
00:37:30Je trouve
00:37:31qu'il est sorti
00:37:32d'une certaine réserve
00:37:33que beaucoup d'artistes
00:37:35et de grands sportifs
00:37:37devraient davantage
00:37:37à ce temps-là.
00:37:38Jordan Bardella
00:37:38qui a de nouveau répondu
00:37:40parce qu'on est sur une passe d'art,
00:37:41il y a eu des tweets,
00:37:42maintenant il y a
00:37:42lors des interviews
00:37:43et les micros tendus également.
00:37:45Jordan Bardella
00:37:45qui en a mis une couche
00:37:46contre Kylian Mbappé.
00:37:47Je suis toujours extrêmement gêné
00:37:49de voir
00:37:49des multimillionnaires
00:37:51qui se déplacent
00:37:52en jet privé,
00:37:54qui jouent dans des clubs
00:37:55très loin du quotidien
00:37:56des Français,
00:37:57donner des brevets
00:37:59de moralité
00:38:00et faire la leçon
00:38:01aux millions de Français
00:38:02qui n'arrivent plus
00:38:03à boucler
00:38:03leur fin de mois
00:38:05et qui pour beaucoup,
00:38:06c'est vrai,
00:38:07font le choix de voter
00:38:07pour le Rassemblement National
00:38:08parce qu'ils considèrent
00:38:09que nous apparaissons aujourd'hui
00:38:10comme un espoir,
00:38:11comme une solution
00:38:12et que les mesures
00:38:13que nous plébiscitons
00:38:14sont aujourd'hui
00:38:15attendues par des millions
00:38:16de Français.
00:38:16Donc j'aimerais
00:38:17que les gens
00:38:18qui sont privilégiés
00:38:20fassent preuve
00:38:21de sobriété
00:38:21dans leur expression.
00:38:23Johan Uzay,
00:38:23un commentaire.
00:38:24Moi je me suis dit
00:38:25et on en a parlé
00:38:26pendant qu'on entendait
00:38:26Jordan Bardella,
00:38:27je trouve que sur les arguments
00:38:29on est un petit peu
00:38:30au ras du sol,
00:38:31c'est un peu démago,
00:38:32c'est pas parce qu'il est riche
00:38:34et qu'il a du succès
00:38:35qu'il n'a pas de conscience
00:38:36et c'est pas parce qu'il est riche
00:38:37et qu'il a du succès
00:38:38qu'il n'a pas grandi
00:38:39dans un quartier ultra populaire,
00:38:41dans une famille
00:38:41de classe moyenne
00:38:43abondie en Seine-Saint-Denis.
00:38:44Non, d'accord,
00:38:44mais vous êtes d'accord
00:38:45pour dire qu'aujourd'hui
00:38:46Kylian Mbappé
00:38:47ne connaît pas de problème
00:38:48de pouvoir d'achat,
00:38:48qu'il n'est pas confronté
00:38:49à l'insécurité
00:38:50ni au ravage de l'immigration
00:38:51dans notre pays.
00:38:52Bon, donc est-ce que ça le place
00:38:55de manière,
00:38:56comment dirais-je,
00:38:58est-ce qu'il est bien placé
00:38:59pour donner des leçons ?
00:39:00Parce que c'est ça qu'il dit,
00:39:01il dit surtout ne votez pas
00:39:02pour le Rassemblement National,
00:39:04quelque part il dit aux Français
00:39:05comment ils doivent voter.
00:39:07Ça peut être un peu choquant,
00:39:10mais la réalité,
00:39:11moi ce qui me choque le plus,
00:39:13si vous voulez,
00:39:14c'est que tous ces joueurs de foot
00:39:16et tout ce milieu culturel,
00:39:19sportif, etc.,
00:39:20ne voient pas le danger en réalité.
00:39:21On peut être opposé
00:39:23au Rassemblement National
00:39:24et à son programme.
00:39:25Quand on regarde de l'autre côté,
00:39:26c'est sûr que c'est difficile de voir.
00:39:27Non, mais heureusement
00:39:28qu'il y a des personnes
00:39:29qui pensent différemment
00:39:30que les membres
00:39:31du Rassemblement National.
00:39:33On peut se battre,
00:39:34projet contre projet,
00:39:35échanger, discuter.
00:39:36C'est ça dans une démocratie.
00:39:38Mais il y a un danger
00:39:39dans notre pays.
00:39:39Il y a un danger,
00:39:40c'est la France Insoumise
00:39:41qui est un parti antisémite,
00:39:43qui collabore avec les islamistes
00:39:44et qui est un parti factieux.
00:39:46J'en passe et des meilleurs.
00:39:47Que M. Mbappé
00:39:49ne voit pas cela
00:39:50ou fasse semblant
00:39:51de ne pas voir
00:39:52et mette un signe égal
00:39:53entre LFI
00:39:54et le Rassemblement National,
00:39:55c'est ça qui me dérange.
00:39:57Après, qu'il ne soit pas d'accord
00:39:57avec le programme du RN,
00:39:59il n'y a aucun problème.
00:39:59C'est le débat.
00:40:00Mais le danger,
00:40:01il n'est pas là.
00:40:02Ce n'est pas qu'en France,
00:40:02c'est dans nos sociétés occidentales.
00:40:04En fait,
00:40:04il n'y a qu'une seule position acceptable,
00:40:06c'est d'être contre
00:40:08l'URN en France,
00:40:09mais la droite,
00:40:10tout ce qui est considéré
00:40:11d'extrême droite,
00:40:12conservatrice
00:40:13dans n'importe quel pays occidental.
00:40:15Et ce discours convenu,
00:40:16finalement,
00:40:16vous le trouvez
00:40:17chez tous ces joueurs
00:40:18et chez tous cette...
00:40:19Soit cette intelligentsia,
00:40:20soit cette élite.
00:40:22L'Aminiamal,
00:40:22je ne sais pas si vous connaissez,
00:40:24prodige du football barcelonais,
00:40:2619 ans,
00:40:27ils ont fêté le titre
00:40:28dans les rues de Barcelone
00:40:29ces dernières heures.
00:40:31Et cette ultra star,
00:40:33super star internationale
00:40:34qui défile,
00:40:35non pas avec le drapeau de Catalogne
00:40:36ou d'Espagne
00:40:37ou que sais-je,
00:40:38mais avec le drapeau de la Palestine.
00:40:40Le débat est biaisé
00:40:43puisqu'il y a le camp du bien
00:40:44et rien d'autre.
00:40:46Et on le voit à travers cette image
00:40:48également.
00:40:49Un petit commentaire ?
00:40:50Oui, honnêtement,
00:40:51encore une fois,
00:40:51c'est très choquant.
00:40:52Mais vous savez,
00:40:53comme vous l'avez bien dit,
00:40:55dans tout l'Occident,
00:40:56c'est effectivement...
00:40:57Il n'y a qu'une opinion.
00:40:58Il n'y a qu'une opinion.
00:40:59Pendant les JO,
00:41:00par exemple,
00:41:00il y a eu des gros scandales
00:41:02au niveau de la Team USA,
00:41:03précisément parce que
00:41:04il y avait beaucoup d'athlètes américains
00:41:05qui avaient pris des positions
00:41:07contre Donald Trump.
00:41:09Donc,
00:41:09prendre une position
00:41:09contre son propre pays
00:41:11ou contre une part
00:41:11de son propre pays
00:41:12à l'étranger,
00:41:14il y a toujours quelque chose
00:41:15de profondément gênant.
00:41:15Ça veut dire qu'on ne joue pas collectif.
00:41:17Oui, Nelly ?
00:41:17Je dirais qu'il manquait un mot
00:41:19dans la phrase de Didier Deschamps
00:41:20tout à l'heure
00:41:20en conférence de presse
00:41:21quand il dit
00:41:22Kylian Mbappé est un citoyen.
00:41:24Il aurait dû rajouter
00:41:25engagé en fait.
00:41:26Il manquait un adjectif.
00:41:27Oui, engagé sur les causes
00:41:29qui lui tiennent à cœur.
00:41:30Exactement.
00:41:30On rappelle que c'est Kylian Mbappé
00:41:32qui avait tweeté
00:41:32autour de Naël
00:41:33à Petit Ange parti trop tôt.
00:41:35En 2024,
00:41:36il avait déjà alerté
00:41:37sur le danger du RN.
00:41:38Il avait appelé les Français
00:41:39à aller voter.
00:41:40Bon, voilà ce que l'on pouvait dire.
00:41:41Nelly,
00:41:42qui est avec nous,
00:41:43chacun l'aura remarqué.
00:41:44Trump, Donald,
00:41:45de son prénom,
00:41:45président des Etats-Unis
00:41:46et reparti de Chine.
00:41:49Un déplacement gagnant
00:41:50pour le président américain
00:41:52ou bredouille ?
00:41:53It's fantastic.
00:41:55N'est-ce pas ?
00:41:56En fait,
00:41:56ce n'est pas du tout
00:41:57si fantastique
00:41:58que ça en a l'air.
00:41:59Le bilan des contrats escomptés
00:42:01est même un peu maigre.
00:42:02Moi, je trouve,
00:42:02au regard des efforts
00:42:03qui ont été déployés.
00:42:04Mais on sent quand même,
00:42:05je dirais,
00:42:06pour résumer le déplacement,
00:42:08une volonté d'apaisement
00:42:09sur les affaires du monde.
00:42:11Une timide reprise
00:42:12des discussions aussi.
00:42:13Vous avez par exemple
00:42:14le ministre iranien
00:42:14des Affaires étrangères
00:42:15qui parle aujourd'hui
00:42:16et qui assure
00:42:17les Américains
00:42:17veulent poursuivre les négociations.
00:42:19Mais pour l'instant,
00:42:20c'est plutôt eux
00:42:21qui sont attendus
00:42:22à la table des négociations.
00:42:23Il faut remettre
00:42:24les choses quand même
00:42:25à leur place.
00:42:26Donald Trump,
00:42:27de son côté,
00:42:27alors lui,
00:42:27il parle au nom de son hôte,
00:42:29Xi Jinping.
00:42:30Il dit,
00:42:30il est fermement convaincu
00:42:31que l'Iran ne doit pas
00:42:32posséder l'arme nucléaire
00:42:33et qu'il faut rouvrir Hormuz.
00:42:35Alors vous voyez,
00:42:35ce ne sont jamais
00:42:36des déclarations directes.
00:42:37C'est toujours...
00:42:37Vous jure qu'il l'a dit.
00:42:38Il a dit que...
00:42:39Voilà, etc.
00:42:40Alors le bilan,
00:42:41regardons le tableau
00:42:42qui s'affiche déjà.
00:42:43200 Boeing commandés.
00:42:44Bon,
00:42:44le patron de Boeing
00:42:45était dans la délégation.
00:42:46Il espérait en vendre
00:42:47600 dont des Dreamliners.
00:42:49Ils ne sont pas très bons clients
00:42:50les Chinois,
00:42:50il faut le dire.
00:42:51Prolongation de la trêve commerciale.
00:42:53Il reconnaît Trump
00:42:54qu'on n'a pas parlé
00:42:55de droits de douane.
00:42:56On a mis ça un peu
00:42:56sous le tapis.
00:42:57Alors qu'en réalité,
00:42:58entre ces deux États rivaux,
00:42:59c'est un peu l'essentiel
00:43:01de la guerre
00:43:01qu'il se mène aujourd'hui.
00:43:03Et puis,
00:43:03ce potentiel achat
00:43:04de pétrole américain,
00:43:05on ne sait pas quand,
00:43:05à quel niveau.
00:43:06Enfin,
00:43:07on le rappelle,
00:43:08c'était ça l'enjeu réel
00:43:09de la visite.
00:43:09Le statu quo sur l'Iran
00:43:10et le statu quo sur Taïwan.
00:43:13Sur Taïwan,
00:43:13ça n'est pas si simple.
00:43:14Écoutez Donald Trump
00:43:15dans l'avion
00:43:16qu'il le ramenait chez lui.
00:43:22La dernière chose
00:43:23dont nous ayons besoin,
00:43:24c'est une guerre
00:43:25à plus de 10 000 kilomètres.
00:43:30Je ne dirais pas
00:43:31si les États-Unis
00:43:33défendent Taïwan ou pas.
00:43:35Il n'y a qu'une seule personne
00:43:36qui le sait
00:43:37et ça, c'est moi.
00:43:38Je suis le seul
00:43:39pour ma...
00:43:41Le président Xi
00:43:42m'a posé la question.
00:43:43J'ai dit
00:43:44je ne répondrai pas.
00:43:46Alors,
00:43:47ça revient à ce que
00:43:47je vous disais hier.
00:43:48Il peut signer
00:43:49cette fameuse enveloppe
00:43:49de 20 milliards de plus.
00:43:51Pourquoi ça coince sur Taïwan ?
00:43:52Je vais finir là-dessus.
00:43:53C'est sémantique en fait.
00:43:54C'est une question...
00:43:56La question,
00:43:56c'est la manière
00:43:57dont on envisage l'île
00:43:58et donc le conflit autour.
00:44:00Je vous explique.
00:44:00Pour les Américains,
00:44:01il s'agit d'aider
00:44:02un État souverain
00:44:03à se protéger
00:44:04de visées expansionnistes
00:44:05d'un voisin.
00:44:06Or, pour les Chinois,
00:44:07en aidant militairement
00:44:08Taïpé,
00:44:09on attaque forcément
00:44:11directement le sol chinois.
00:44:12Ça a l'air élémentaire
00:44:13comme ça,
00:44:14mais ça change tout
00:44:15sur l'approche du conflit.
00:44:16Merci beaucoup Nelly.
00:44:17Restez avec nous Nelly
00:44:17qui revient dans une heure
00:44:18et vous allez nous parler
00:44:19de la vraie star
00:44:20de ce déplacement à Pékin.
00:44:22C'est ni Xi Jinping
00:44:23ni Donald Trump
00:44:24mais Elon Musk.
00:44:25Il y a plein d'images
00:44:25et d'anecdotes
00:44:26à nous raconter.
00:44:27On se retrouve dans
00:44:28quelques minutes.
00:44:28À 16h,
00:44:29on reviendra
00:44:29sur le terrible drame
00:44:31de Nantes
00:44:32et l'évolution
00:44:34insupportable,
00:44:34vertigineuse
00:44:35du narcotrafic
00:44:35dans notre pays.
00:44:39120 minutes infos,
00:44:40le retour.
00:44:41Merci à tous ceux
00:44:42qui nous rejoignent
00:44:42en direct sur CNews.
00:44:44La suite de nos débats
00:44:45autour des grands thèmes
00:44:45d'actualité
00:44:46juste après l'essentiel.
00:44:47En une minute,
00:44:48les grands titres.
00:44:49Valérie Akna.
00:44:50Bonjour Julien
00:44:50et bonjour à tous.
00:44:5277e jour de guerre
00:44:53au Proche et Moyen-Orient.
00:44:55L'armée israélienne
00:44:56annonce mener
00:44:57des frappes
00:44:57contre le Hezbollah
00:44:58dans la région de Tire
00:45:00dans le sud du Liban.
00:45:01Plutôt dans la matinée,
00:45:02des drones explosifs
00:45:03tirés par le Hezbollah
00:45:04sont tombés
00:45:05dans le nord d'Israël
00:45:06sans faire de victimes.
00:45:08Dans ce contexte,
00:45:09une nouvelle session
00:45:10de discussion
00:45:10entre Israël
00:45:11et le Liban
00:45:12a lieu à Washington.
00:45:14Toujours dans l'actualité
00:45:15internationale,
00:45:16la guerre entre l'Ukraine
00:45:17et la Russie.
00:45:18Une attaque de drones
00:45:19ukrainiens a fait
00:45:204 morts
00:45:21et au moins 12 blessés
00:45:22dans la ville russe
00:45:23de Ryazan
00:45:24au sud-est de Moscou.
00:45:26Deux immeubles
00:45:26et des installations
00:45:27industrielles
00:45:28ont été endommagés.
00:45:29Cette attaque intervient
00:45:30au lendemain
00:45:31de frappes russes
00:45:32sur Kiev et sa région
00:45:33qui ont fait
00:45:34au moins 24 morts
00:45:35dont 3 enfants
00:45:36selon un bilan provisoire
00:45:38des autorités ukrainiennes.
00:45:40Dans le reste
00:45:40de l'actualité,
00:45:41la direction du parc
00:45:42de loisirs
00:45:43Marineland d'Antibes
00:45:45fermé depuis janvier 2025
00:45:46annonce le transfert
00:45:48de ces 2 orques
00:45:49et 12 dauphins
00:45:50vers l'Espagne
00:45:50avant fin juin.
00:45:52Je refuse
00:45:52de les condamner
00:45:53à une mort certaine
00:45:54déclare le ministre délégué
00:45:56à la transition écologique.
00:45:57Sur place,
00:45:58il a pu constater
00:45:59que l'état des bassins
00:46:00était alarmant.
00:46:01Mathieu Lefebvre
00:46:02plaide pour un transfert
00:46:03rapide des orques
00:46:04dans un parc marin
00:46:06à Ténérife.
00:46:07Merci beaucoup Valérie.
00:46:07Rendez-vous dans 30 minutes
00:46:08pour un nouveau point
00:46:09sur l'actualité.
00:46:10Johan Uzaï,
00:46:10Pierre-Marie Sèvres,
00:46:12Mathieu Devesse
00:46:12du service public
00:46:13qui nous a rejoint.
00:46:14Bonjour à vous Frédéric Lohz
00:46:15et Florian Gérard.
00:46:16Merci et toujours
00:46:16autour de la table.
00:46:186 morts
00:46:19en l'espace de 5 jours
00:46:21sur fond de narcotrafic.
00:46:22Je ne suis pas en train
00:46:23de vous parler
00:46:23de la situation du Mexique
00:46:24mais bien de notre situation
00:46:26ici en France.
00:46:27Le dernier en date,
00:46:28c'est un ado de 15 ans.
00:46:29Une quinzaine d'années.
00:46:31Il a été tué par balle
00:46:31hier soir.
00:46:32Deux autres mineurs blessés.
00:46:33Ils ont 13 et 14 ans
00:46:35dans un quartier populaire
00:46:36de Nantes
00:46:37qui a déjà été touché
00:46:37fin avril
00:46:38par des tirs mortels
00:46:39sur fond de narcotrafic.
00:46:40On est à 10 règlements
00:46:41de compte
00:46:41dans ce quartier
00:46:42qui n'est pas forcément
00:46:43l'un des plus compliqués
00:46:44de la ville de Nantes
00:46:45sur les deux dernières années.
00:46:46Un très probable fond
00:46:47de narcotrafic
00:46:48a rappelé la mère
00:46:49Johanna Roland.
00:46:51Corentin Alonso,
00:46:51vous êtes sur place
00:46:52pour CNews.
00:46:53C'est le quartier du Port-Boyer
00:46:54dont il est question
00:46:55où vous vous trouvez.
00:46:56D'abord un mot peut-être
00:46:57sur ce déplacement
00:46:58du ministre de l'Intérieur.
00:47:00Le ministre est passé.
00:47:02Les habitants, eux,
00:47:02sont bien là
00:47:03et déplorent évidemment
00:47:05la situation.
00:47:08Oui, le ministre de l'Intérieur,
00:47:10Laurent Nunez,
00:47:10a tenté de rassurer
00:47:11ses habitants.
00:47:12Ses habitants
00:47:13avec lesquels
00:47:13nous avons pu échanger
00:47:14longuement ce matin
00:47:15qui vivent derrière moi
00:47:17dans la cité de Port-Boyer
00:47:18dans ses tours
00:47:19parfois gangrenés
00:47:20par le trafic de drogue.
00:47:22Ils nous ont fait part
00:47:23de leur colère,
00:47:23de leur exaspération
00:47:25face à une situation
00:47:26qui ne cesse de se dégrader
00:47:27selon eux
00:47:28d'année en année.
00:47:29Ce n'est pas la première fusillade
00:47:31ici malheureusement
00:47:32nous ont-ils dit.
00:47:32Il y en a toutes les semaines
00:47:34voire tous les mois.
00:47:35Nous ne sommes pas
00:47:35en sécurité
00:47:36dans notre propre immeuble
00:47:38nous ont-ils confié.
00:47:39Ils nous ont confié
00:47:40aussi la peur
00:47:41lorsque leurs enfants
00:47:42sortent pour aller
00:47:43pratiquer leurs activités
00:47:44physiques et sportives
00:47:45ou bien pour aller
00:47:46au collège
00:47:47ou au lycée.
00:47:48La peur enfin
00:47:48lorsqu'ils croisent
00:47:49ces dealers
00:47:50dans le hall
00:47:51de leur propre immeuble
00:47:52où ils sont obligés
00:47:53de baisser le regard
00:47:54où ils ne doivent pas
00:47:55les déranger
00:47:56faute de se faire
00:47:57intimider.
00:47:58Beaucoup veulent déménager
00:47:59je vous propose
00:48:00de les écouter.
00:48:01Moi ça fait 36 ans
00:48:03que j'y habite
00:48:05franchement
00:48:05il y a toujours eu
00:48:06des jeunes
00:48:07qui dillait
00:48:08mais jamais
00:48:09ils cassaient
00:48:10on n'entendait pratiquement
00:48:11pas parler d'eux
00:48:12mais là depuis quelques années
00:48:13c'est affolant quoi.
00:48:16Franchement ça fait peur
00:48:17là j'ai fait une demande
00:48:18de logement
00:48:19ça fait 12 ans
00:48:20là je crois
00:48:21que je vais pousser
00:48:22un peu
00:48:22pour qu'on me donne
00:48:23quelque chose
00:48:24mais
00:48:25pas dans un quartier
00:48:26qui est pire
00:48:27que celui-ci.
00:48:28Vraiment
00:48:29il y a de l'insécurité
00:48:30au quartier
00:48:31compte tenu
00:48:32de tout ce qui se passe
00:48:34pour le trafic de drogue.
00:48:36Nous sommes vraiment
00:48:37en insécurité
00:48:37depuis un certain temps
00:48:38au fur et à mesure
00:48:39ça ne fait que s'empirer quoi.
00:48:42La CRS 82
00:48:44a été mobilisée
00:48:45en renfort
00:48:46jusqu'à nouvel ordre
00:48:47mais les habitants
00:48:48ne sont pas
00:48:49totalement rassurés
00:48:50ils veulent que l'Etat
00:48:50tape définitivement
00:48:51du point sur la table.
00:48:53Corenta Alonso
00:48:54à Nantes
00:48:54avec Malo Steiner
00:48:55merci beaucoup
00:48:55à tous les deux
00:48:56avant d'entamer la discussion
00:48:57écoutez le ministre
00:48:58de l'Intérieur
00:48:59tout à l'heure.
00:49:00Cet événement
00:49:01ne fait que renforcer
00:49:02la détermination
00:49:03qui est la mienne
00:49:04qui est celle du gouvernement
00:49:05et qui est tout particulièrement
00:49:07la mienne
00:49:07comme ministre de l'Intérieur
00:49:08pour continuer
00:49:09cette lutte
00:49:11intraitable
00:49:11contre le narcotrafic
00:49:12qui mène à des drames
00:49:14on l'a vu hier soir
00:49:15ici
00:49:16on l'a vu
00:49:17à Nice
00:49:18évidemment
00:49:19quand on
00:49:20déstabilise les territoires
00:49:21on crée des guerres
00:49:23de territoires
00:49:23c'est ce qui s'est passé
00:49:24à Nice
00:49:24c'est ce qui s'est passé
00:49:25à Dessine aussi
00:49:26dans le département
00:49:27du Rhône
00:49:28où on a eu un incendie
00:49:29que je qualifierais
00:49:30d'intimidation
00:49:31qui a conduit
00:49:31à la mort
00:49:32de trois personnes
00:49:33tous ces faits
00:49:34ne font qu'on renforcer
00:49:34notre détermination
00:49:36et croyez-moi
00:49:36la mienne est intacte
00:49:37et totale
00:49:38pour continuer
00:49:40cette guerre
00:49:40contre le narcotrafic
00:49:41et continuer
00:49:43à gagner
00:49:43à gagner des batailles
00:49:44nous le devons
00:49:45évidemment
00:49:45à ses victimes
00:49:46nous le devons
00:49:46aux habitants
00:49:47des quartiers
00:49:49Frédéric Lohse
00:49:49on n'a pas envie
00:49:50de jeter forcément
00:49:51la pierre
00:49:51au ministre de l'Intérieur
00:49:53en l'occurrence
00:49:53à Laurent Nunez
00:49:55mais je ne me souviens pas
00:49:57de ne pas avoir
00:49:58déjà entendu
00:49:59ce qui vient d'être dit
00:50:00c'est-à-dire que les ministres
00:50:01disent tous
00:50:02la même chose
00:50:03on a déjà tout entendu
00:50:04mais on ne voit rien
00:50:06le problème
00:50:07rappelez-vous
00:50:08lorsqu'il a fallu
00:50:09lutter contre le terrorisme
00:50:10il avait été proposé
00:50:11un certain nombre
00:50:11de dispositions
00:50:12on disait
00:50:12ce n'est pas possible
00:50:13ce n'est pas conforme
00:50:14à l'état de droit
00:50:16ça va menacer
00:50:16les libertés individuelles
00:50:17et puis un jour
00:50:18on a eu plus de 200 morts
00:50:20dans les années 2015-2016
00:50:21et du jour au lendemain
00:50:23tout est devenu possible
00:50:25de la même façon
00:50:26en matière de sécurité routière
00:50:27en 1974
00:50:28il y avait 17 000 morts
00:50:29tout le monde disait
00:50:30ben non
00:50:30c'est la liberté de conduire
00:50:32on ne va pas embêter les français
00:50:33et un jour
00:50:34il y a un gouvernement
00:50:34qui a dit
00:50:35ben non
00:50:35ça suffit
00:50:36donc aujourd'hui
00:50:37le trafic de stupéfiants
00:50:39vous l'avez dit
00:50:39c'est des dizaines
00:50:40des centaines de morts
00:50:42c'est des habitants
00:50:43qui sont victimes
00:50:44de ce trafic
00:50:45ceux qui habitent
00:50:46ceux qui sont victimes
00:50:46de ces assassinats
00:50:47on a pris une loi
00:50:48qui est une bonne loi
00:50:50courageuse
00:50:51même si elle a été
00:50:52en partie bridée
00:50:54par le conseil constitutionnel
00:50:56mais vous venez de tout dire
00:50:57vous venez de tout dire
00:50:58c'est pour taper au portefeuille
00:51:00les avoir des trafiquants
00:51:01qui a été retoqué
00:51:02par le conseil d'état
00:51:03le conseil constitutionnel
00:51:04l'accès aux messages récryptés
00:51:06un certain nombre de choses
00:51:07or aujourd'hui
00:51:08c'est QMD
00:51:09il est simple
00:51:10on a un enjeu majeur
00:51:12qui est un enjeu de souveraineté
00:51:13le trafic
00:51:14c'est 7 milliards
00:51:15c'est en pleine augmentation
00:51:17on a un pays
00:51:18qui est ouvert aux 80
00:51:19on a des mafias
00:51:21qui sont en train
00:51:22de s'installer
00:51:22qui installent la terreur
00:51:24à bas bruit
00:51:24on a des phénomènes de corruption
00:51:26donc c'est la mafia
00:51:27ou l'état
00:51:29et qu'est-ce qu'on fait ?
00:51:30il faut déplacer le curseur
00:51:32et il faut mettre un système
00:51:34de régime d'exception
00:51:36à l'italienne
00:51:37anti-mafia
00:51:38on a commencé à le faire
00:51:39on bouge la chaîne pénale
00:51:41avec un régime pénitentiaire
00:51:42Vendée-le-Vieille
00:51:44Condé etc
00:51:45c'est une très bonne chose
00:51:46mais il faut commencer
00:51:47dès le début
00:51:47un choc de simplification
00:51:49de la procédure pénale
00:51:51simplification de la saisie
00:51:52des avoirs criminels
00:51:54avec un renversement
00:51:55de la charge
00:51:55de la preuve
00:51:56il faut éplucher
00:51:58tous les contrats
00:52:00de bail
00:52:01dans ces cités HLM
00:52:03qui permettent
00:52:05à des familles
00:52:06de vivre
00:52:07de ce trafic
00:52:07et de prospérer
00:52:08on a 200 000 personnes
00:52:10qui en vivent
00:52:10après il y a
00:52:11la dimension internationale
00:52:13la coopération internationale
00:52:14sur laquelle
00:52:15l'OFAST fait beaucoup de choses
00:52:16y compris l'armée
00:52:17l'action de l'état en mer
00:52:18la marine
00:52:18mais présentez-vous
00:52:20Frédéric Lowe
00:52:20présentez-vous
00:52:21qu'est-ce que vous voulez
00:52:22que je vous dise
00:52:23on ne nous présente
00:52:24aucune solution
00:52:25à court au moyen terme
00:52:26mais il y a des solutions
00:52:27c'est ce que je veux dire
00:52:28elles sont franco-françaises
00:52:30vous allez me parler
00:52:30de problèmes économiques
00:52:31je vais vous dire
00:52:32il y a certaines solutions
00:52:33qui ne dépendent pas
00:52:34de nous
00:52:35de l'économie française
00:52:36en matière écologique
00:52:37ça dépend
00:52:38c'est un ensemble de facteurs
00:52:40c'est pas le petit territoire
00:52:41français qui va régler
00:52:42mais en matière
00:52:43de sécurité
00:52:43et de justice
00:52:44les solutions
00:52:45à 90%
00:52:46sont franco-françaises
00:52:48c'est de la volonté politique
00:52:49on a un enjeu
00:52:50de souveraineté
00:52:50et pas simplement
00:52:51de sécurité
00:52:52je vais faire tourner
00:52:53la parole
00:52:53et Mathieu Deves
00:52:54également va nous éclairer
00:52:55parce qu'on va parler
00:52:56du rajeunissement
00:52:57de la féminisation
00:52:59des victimes collatérales
00:53:01parce que c'est tout cela
00:53:02qu'il faut prendre en compte
00:53:03également
00:53:03l'évolution de la consommation
00:53:05et du deal de drogue
00:53:05dans notre pays
00:53:06c'est juste une montée
00:53:07en flèche
00:53:07depuis des années
00:53:08je voudrais juste
00:53:09que vous voyez
00:53:09ce sujet
00:53:10qui nous dresse
00:53:11un petit peu
00:53:11le tableau national
00:53:15le narcotrafic
00:53:16en hausse
00:53:17avec des délinquants
00:53:18toujours plus violents
00:53:19et de plus en plus jeunes
00:53:20en 2023
00:53:2119% des mises en cause
00:53:23pour trafic
00:53:24de stupéfiants
00:53:25étaient mineurs
00:53:26selon le ministère
00:53:27de l'intérieur
00:53:27sur 10 ans
00:53:29l'évolution
00:53:30des interpellations
00:53:31est en hausse
00:53:32quasi constante
00:53:33en 2016
00:53:34c'est 40 700 personnes
00:53:36qui ont été mises
00:53:37en cause
00:53:37pour trafic
00:53:38après un léger
00:53:39ralentissement
00:53:39du haut Covid
00:53:40la tendance
00:53:41repart à la hausse
00:53:42pour atteindre
00:53:43les 56 600 interpellations
00:53:45en 2025
00:53:46soit une hausse
00:53:48de plus de 39%
00:53:49mais ce sont
00:53:50les chiffres
00:53:50des assassinats
00:53:51et tentatives
00:53:52d'assassinats
00:53:53entre délinquants
00:53:54qui impressionnent
00:53:54car en 2024
00:53:56l'office
00:53:57anti-stupéfiant
00:53:58en a comptabilisé
00:53:59367
00:54:01faisant 110 décès
00:54:03et 341 blessés
00:54:04des chiffres
00:54:05en augmentation
00:54:06de 33%
00:54:07depuis 2021
00:54:08et qui touchent
00:54:09toujours plus
00:54:10de mineurs
00:54:11en 2024
00:54:12sur 176 individus
00:54:15écroués
00:54:15pour assassinat
00:54:16et tentatives
00:54:17d'assassinat
00:54:18entre délinquants
00:54:1826%
00:54:20étaient âgés
00:54:20de moins de 20 ans
00:54:21dont 16 mineurs
00:54:23un narcotrafic
00:54:24qui gangrène
00:54:24tout le territoire
00:54:25la France
00:54:26compte environ
00:54:273000 points de deal
00:54:28recensés
00:54:29par les forces
00:54:30de l'ordre
00:54:30et en 2024
00:54:31173 villes
00:54:33ont été touchées
00:54:34par des violences
00:54:35liées au trafic
00:54:35de stupéfiants
00:54:36contre 161
00:54:38en 2023
00:54:39avec une forte concentration
00:54:41dans les grandes agglomérations
00:54:42les trois premières
00:54:44notamment
00:54:45Marseille
00:54:45Toulouse
00:54:46et Grenoble
00:54:48Pierre Marisset
00:54:48je vais me contenter
00:54:49de lire
00:54:50ce qui est écrit
00:54:51en bas de l'écran
00:54:51de nos téléspectateurs
00:54:52parce que
00:54:53où commence
00:54:54ou finit
00:54:54la notion
00:54:55de narco-état
00:54:56parce que moi
00:54:57ce que je viens d'entendre
00:54:57c'est que la France
00:54:58est un narco-état
00:54:59alors excellente question
00:55:02au Mexique
00:55:03typiquement
00:55:03au Mexique
00:55:04le pays
00:55:04actuellement
00:55:05qui doit être
00:55:06le plus gangréné
00:55:06le grand pays
00:55:07qui doit être
00:55:07le plus gangréné
00:55:08par le trafic
00:55:10de drogue
00:55:10les narco-trafiquants
00:55:12n'ont pas vocation
00:55:13à prendre le contrôle
00:55:14du ministère
00:55:14de l'éducation
00:55:15ou du ministère
00:55:16des affaires étrangères
00:55:16ça ne les intéresse pas
00:55:17donc un narco-état
00:55:18c'est un concept
00:55:19assez flou
00:55:20mais qui est très pertinent
00:55:21qu'il faut utiliser
00:55:22et en l'occurrence
00:55:24le Mexique
00:55:24a perdu
00:55:25l'état central mexicain
00:55:27a perdu la souveraineté
00:55:28sauf je vous le disais
00:55:28en matière d'éducation
00:55:29ou en tout cas
00:55:29des choses qui n'intéressent pas
00:55:30les dealers
00:55:30sur tout un tas d'états
00:55:32du nord du Mexique
00:55:33le Mexique c'est une fédération
00:55:34les états du nord du Mexique
00:55:35l'état n'y maintient plus l'ordre
00:55:37il ne peut plus y pénétrer
00:55:38sans l'armée
00:55:39sans des colonnes de militaires
00:55:41donc la question
00:55:42la question est tout à fait pertinente
00:55:43ça existe en France
00:55:44ça s'appelle des zones de non-droit
00:55:45absolument
00:55:46on nous dit qu'elles n'existent pas
00:55:47mais
00:55:48absolument
00:55:48et puis il y a un véritable narco-état
00:55:50c'est un état
00:55:51dans lequel le président de la république
00:55:52a été reconnu coupable
00:55:53de narcotrafic
00:55:54c'est le Suriname
00:55:55qui a été reconnu coupable
00:55:56par un tribunal néerlandais
00:55:58de narcotrafic
00:55:59donc de trafiquer
00:56:00d'amener de la drogue aux Pays-Bas
00:56:01et moi ce qui me rend
00:56:04ce qui me chiffonne le plus
00:56:05dans cette affaire
00:56:06c'est que
00:56:07comme Frédéric Lowe l'a dit
00:56:08on tergiverse
00:56:09on a le conseil constitutionnel
00:56:11et on tergiverse à l'heure
00:56:12de frapper les terroristes
00:56:13de frapper les narcotrafiquants
00:56:15il faut attendre qu'il y ait 200 morts
00:56:16etc
00:56:17on tergiverse là-dessus
00:56:18et en revanche
00:56:19pour les gens ordinaires
00:56:20pour les gens normaux
00:56:22là on a beaucoup moins de scrupules
00:56:24donc on n'arrive pas
00:56:25à gérer les narcotrafiquants
00:56:26mais pour les gens normaux
00:56:27on a beaucoup moins de scrupules
00:56:28à essayer
00:56:29à durcir les choses
00:56:30alors il y a quelques
00:56:32c'est pareil
00:56:32c'est comme les boulangers
00:56:33le 1er mai
00:56:34qui sont traités
00:56:35comme des délinquants
00:56:36et les tougheurs
00:56:37de je ne sais plus
00:56:38Orléans
00:56:38Bourges
00:56:39je ne sais plus où c'était
00:56:39la tough
00:56:40la tripartie
00:56:41bref
00:56:42vous m'avez compris
00:56:42qui ont été laissés
00:56:44à 40 000
00:56:44sur un terrain vague
00:56:46potentiellement miné
00:56:47d'ailleurs un terrain militaire
00:56:47c'est exactement ça
00:56:48c'est la même chose
00:56:49c'est exactement ça
00:56:50récemment
00:56:50on a eu Laurent Nunez
00:56:51qui a parlé
00:56:52sur CNews d'ailleurs
00:56:53d'une loi
00:56:55qui devait frapper
00:56:57le lentrisme islamiste
00:56:58et qui en fait
00:56:58devrait pouvoir
00:56:59si c'est voté
00:57:01en l'état
00:57:01c'est présenté
00:57:02comme un gel des avoirs
00:57:04de toute personne
00:57:05qui pourrait avoir
00:57:05des opinions
00:57:06contre un groupe
00:57:08de personnes
00:57:08ou liée à la discrimination
00:57:10donc quelque chose
00:57:11d'extrêmement large
00:57:12qui peut frapper
00:57:12plein de gens
00:57:13notamment des opinions politiques
00:57:15des opposants politiques
00:57:16et là on
00:57:17enfin je suis désolé
00:57:19c'est pas le danger
00:57:20le danger
00:57:20ce ne sont pas
00:57:21les boulangers
00:57:21qui veulent ouvrir
00:57:21le 1er mai
00:57:22le danger
00:57:23ce ne sont pas
00:57:23les gens
00:57:24qui peuvent appeler
00:57:24à la discrimination
00:57:26contre une religion
00:57:27même si évidemment
00:57:27ce n'est pas quelque chose
00:57:28qu'il faut faire
00:57:29même si c'est illégal
00:57:30mais ce n'est pas là
00:57:31qu'il faut mettre la priorité
00:57:32la priorité
00:57:33ce sont les gens
00:57:33qui tuent des gens
00:57:34au hasard
00:57:35qui passent au hasard
00:57:36ce sont les terroristes
00:57:37donc c'est ça moi
00:57:38qui me rend fou
00:57:38c'est ce deux poids
00:57:39deux mesures
00:57:39entre les vrais dangers
00:57:40et la réponse faible
00:57:41et les faux dangers
00:57:42et la réponse parfois trop faible
00:57:44et c'est l'état
00:57:44qui est défié
00:57:45c'est amusant
00:57:46parce que
00:57:46enfin c'est amusant
00:57:46je ne devrais pas utiliser
00:57:47les termes
00:57:48mais je regardais
00:57:48les images d'illustration
00:57:49pendant que vous parliez
00:57:50il y avait un espèce
00:57:51de graffiti
00:57:52inscrit dans un hall d'immeuble
00:57:54citer la mumu
00:57:54Trastarousse
00:57:55la mumu
00:57:56la municipale
00:57:56la police municipale
00:57:57donc c'est vraiment
00:57:58on en est là
00:57:59ce sont des camps rivaux
00:58:00ce sont les dealers
00:58:01contre les gens
00:58:02ce sont des vrais
00:58:02annulés d'état
00:58:03pour le coup
00:58:03oui
00:58:05un mot parce que
00:58:06tout à l'heure
00:58:06vous avez dit quelque chose
00:58:07que je ne partage pas
00:58:09vous avez dit à Frédéric Claus
00:58:10présentez-vous
00:58:11présentez-vous
00:58:11enfin si vous voulez
00:58:12présentez-vous
00:58:13mais vous dites
00:58:14parce qu'on ne nous propose rien
00:58:16le gouvernement ne propose rien
00:58:18d'accord
00:58:18mais moi j'entends
00:58:19beaucoup de propositions
00:58:20d'autres parties
00:58:20pour lutter contre le narcotrafic
00:58:22j'entends Reconquête
00:58:23faire des propositions
00:58:24extrêmement fortes
00:58:25j'entends le Rassemblement National
00:58:26faire des propositions
00:58:27extrêmement fortes
00:58:28je constate que
00:58:29Bruno Retailleau
00:58:30son premier déplacement
00:58:31de campagne
00:58:32après l'annonce
00:58:33de sa candidature
00:58:33il est allé dans une cité
00:58:35minée par le narcotrafic
00:58:36pour faire des propositions
00:58:37là aussi fortes
00:58:39donc il y a des propositions
00:58:40à droite
00:58:40de l'échiquier politique
00:58:41c'est vrai que l'autre spectre
00:58:43le bloc central
00:58:44il était aux commandes
00:58:45pourquoi ça n'a pas été mis en place
00:58:46non mais pardon
00:58:47il a été aux commandes
00:58:48il a été aux commandes
00:58:49pendant un an
00:58:50il a été aux commandes
00:58:51pendant un an
00:58:52il n'avait ni majorité
00:58:53à l'Assemblée Nationale
00:58:54et il était en cohabitation
00:58:55avec le Président de la République
00:58:56il connaissait les données
00:58:57donc si vous voulez
00:58:58les données de la République
00:58:59d'accord
00:59:00donc qu'est-ce qu'il faut faire
00:59:01il ne faut pas y aller
00:59:01au risque que ce soit pire
00:59:02parce que si vous y allez
00:59:03on va dire
00:59:04vous n'avez rien fait
00:59:05peut-être que Bruno Retailleau
00:59:06avait envie de servir son pays
00:59:07et il s'est dit
00:59:08si ça n'est pas moi qui y vais
00:59:09ça sera pire
00:59:10c'est une possibilité
00:59:13mais en l'occurrence
00:59:14tout cela pour dire
00:59:15que les électeurs
00:59:17en 2027
00:59:19auront à choisir
00:59:20et moi j'entends
00:59:21effectivement
00:59:21des propositions fortes
00:59:23de la part de certains partis
00:59:24je voudrais juste
00:59:24que Mathieu Devez
00:59:25nous donne également
00:59:26quelques données
00:59:27parce qu'on a commencé
00:59:28à le voir un petit peu
00:59:28dans le sujet
00:59:29l'évolution
00:59:30moi je voudrais qu'on s'attarde
00:59:30un petit instant
00:59:31il nous reste peu de temps
00:59:32Mathieu
00:59:32je suis vraiment désolé
00:59:33mais vraiment nous donner
00:59:34quelques chiffres
00:59:35et qu'on prenne la mesure
00:59:36de l'évolution
00:59:37en termes de rajeunissement
00:59:38et ce qui est intéressant
00:59:39c'est la féminisation
00:59:40exactement
00:59:41avec des exemples concrets
00:59:42vous l'avez dit
00:59:43de plus en plus d'adolescents
00:59:44et de plus en plus de femmes
00:59:46ces derniers mois
00:59:46j'ai noté quelques affaires
00:59:47qui impliquent des adolescents
00:59:49et elles se multiplient
00:59:50Grenoble
00:59:50un enfant de 13 ans
00:59:52grièvement blessé par balle
00:59:53là c'est novembre dernier
00:59:54Romain Surisère
00:59:55quelques jours plus tard
00:59:56un tireur de seulement
00:59:5714 ans impliqué
00:59:58et puis souvenez-vous
00:59:59à Marseille
00:59:59en octobre 2024
01:00:01ça m'a marqué
01:00:02j'avais suivi le procès
01:00:03un garçon de 14 ans
01:00:04qui avait été embauché
01:00:05je ne sais pas si vous vous souvenez
01:00:06sur Snapchat
01:00:07effectivement
01:00:08première fois
01:00:09qu'un tueur à gage
01:00:10de 14 ans seulement
01:00:12embauché par qui ?
01:00:14déjà sur internet
01:00:14pour un règlement de compte
01:00:15embauché par un détenu
01:00:16membre bien sûr
01:00:17de la DZ Mafia
01:00:18pour exécuter son contrat
01:00:19l'adolescent
01:00:20qu'est-ce qu'il avait
01:00:21regardé ?
01:00:21c'est sur les images de l'époque
01:00:22là que l'on voit
01:00:22exactement ces images
01:00:23c'est cette voiture
01:00:24encastrée
01:00:25image impressionnante
01:00:26dans le mur
01:00:27d'une école maternelle
01:00:28à Marseille
01:00:29le chauffeur
01:00:30c'était un chauffeur VTC
01:00:32de 36 ans
01:00:33rien à voir
01:00:34innocent donc
01:00:35qui avait fait une balle
01:00:36dans la tête
01:00:36dans le mur
01:00:37de cette école maternelle
01:00:38on parle un peu
01:00:39des femmes
01:00:40si vous le voulez bien
01:00:41c'est un constat
01:00:41dressé par le service
01:00:42de renseignement
01:00:43sur la criminalité organisée
01:00:44pourquoi ça y est
01:00:45les trafiquants
01:00:46mis sur les femmes
01:00:47et bien pour limiter
01:00:48les risques de contrôle
01:00:49quand vous êtes une femme
01:00:50vous êtes moins contrôlée
01:00:51par les forces de l'ordre
01:00:53le 14 mars dernier
01:00:54à Marseille
01:00:55pourtant vous avez
01:00:569 femmes
01:00:57qui ont été interpellées
01:00:58au coeur de la DZ Mafia
01:01:00elles sont de plus en plus
01:01:01présentes
01:01:02dans le narcotrafic
01:01:03en 5 ans
01:01:03l'implication des femmes
01:01:05dans les réseaux
01:01:06a bondi
01:01:06de 50%
01:01:08et désormais
01:01:09elles sont aussi
01:01:10écoutez bien
01:01:11mise en cause
01:01:11dans des affaires
01:01:12d'assassinat
01:01:13alors elle ne tire pas
01:01:14mais elle choisit le tireur
01:01:15et je termine par cette affaire
01:01:16à Marseille
01:01:17par exemple
01:01:17dans la prison des Beaumet
01:01:18vous avez une femme
01:01:19elle a 26 ans
01:01:19cette femme
01:01:20et elle attend
01:01:20d'être jugée
01:01:21dans 3 affaires
01:01:22de meurtre
01:01:23commis en 2023
01:01:24alors on n'a pas
01:01:25pour l'instant
01:01:26de tueur à gage
01:01:27femme
01:01:28mais c'est peut-être
01:01:28Julien
01:01:29la prochaine étape
01:01:29et je reprends encore une fois
01:01:31si vous étiez avec nous
01:01:31tout à l'heure
01:01:32à 15h
01:01:32on a diffusé
01:01:33les mots de Laurent Nunez
01:01:34qui disait
01:01:34nous ne sommes pas dépassés
01:01:36moi je me sens
01:01:37complètement dépassé
01:01:38quand j'entends
01:01:39tout ça
01:01:39quel élément
01:01:41peut nous permettre
01:01:41de dire le contraire
01:01:42allez deux derniers mots
01:01:43avec vous Florian
01:01:44et le commissaire Lowe
01:01:45bien sûr
01:01:45non mais le commentaire
01:01:46de Laurent Nunez
01:01:47est totalement envoyé
01:01:48c'est un renversement
01:01:48de la réalité totale
01:01:50parce que
01:01:51il faut rappeler
01:01:53théoriquement
01:01:54l'état
01:01:54le monopole
01:01:55de la violence
01:01:55aujourd'hui
01:01:56ce n'est absolument pas le cas
01:01:57donc l'état est totalement dépassé
01:01:59du point de vue
01:01:59du monopole de la violence
01:02:00il n'a plus du tout
01:02:01le monopole de la violence
01:02:02il n'y a aucun doute là-dessus
01:02:04pour revenir sur ce que
01:02:04vous venez de dire
01:02:05sur les mineurs
01:02:07c'est-à-dire que
01:02:08les narcotrafiquants
01:02:09sont en permanence
01:02:10en train de s'adapter
01:02:11ils se jouent de nous
01:02:12ils se jouent de notre droit
01:02:13pourquoi est-ce que
01:02:14justement
01:02:14les mineurs aujourd'hui
01:02:15sont en première ligne
01:02:16dans le narcotrafique
01:02:18précisément
01:02:18parce que
01:02:19les lois qui ont été
01:02:20mises en place
01:02:20sur l'excuse de minorité
01:02:22sur le fait qu'il n'y ait pas
01:02:23de comparution immédiate
01:02:24pour les mineurs
01:02:25sur la césure pénale
01:02:26tout ça
01:02:27ce sont des choses
01:02:28qui conduisent
01:02:29à faire en sorte
01:02:30que les mineurs
01:02:31sont donc
01:02:32protégés
01:02:33ne sont pas punis
01:02:34et donc
01:02:35sont des
01:02:36voilà
01:02:37des narco-délinquants
01:02:38parfait
01:02:39donc
01:02:39pour protéger
01:02:40nos mineurs
01:02:41il faut aussi
01:02:42revenir totalement
01:02:42sur la justice
01:02:44pénale des mineurs
01:02:45le mot de la fin
01:02:46Frédéric
01:02:47on a une saturation
01:02:48des services d'enquête
01:02:49saturation aussi
01:02:51des magistrats
01:02:52qui ont un nombre
01:02:53de dossiers
01:02:54énormes
01:02:54à régler
01:02:55saturation
01:02:56en termes de place
01:02:57de prison
01:02:57il n'y a pas assez
01:02:57de place de prison
01:02:58donc
01:02:59si on veut régler
01:03:00s'il ne faut pas faire
01:03:01du ponctuel
01:03:02du one shot
01:03:03des rustines
01:03:03il faut
01:03:05véritablement
01:03:06prendre le problème
01:03:07à bras le corps
01:03:07avec un continuum
01:03:09de sécurité
01:03:09police
01:03:10justice
01:03:11administration
01:03:12pénitentiaire
01:03:13il faut être extrêmement
01:03:14ferme
01:03:15expulser bien sûr
01:03:16les délinquants étrangers
01:03:17regarder les familles
01:03:19qui sont impliquées
01:03:20dans le trafic
01:03:20de stupéfiants
01:03:21et il y a une disposition
01:03:23de la loi narcotrafic
01:03:24qui permet au préfet
01:03:26d'enjoindre
01:03:26les offices HLM
01:03:28de monter une procédure
01:03:30d'expulsion
01:03:32il faut le multiplier
01:03:33et en même temps
01:03:35il va falloir reprendre
01:03:36le terrain
01:03:36c'est indispensable
01:03:38on a le terrain
01:03:38on marque une courte pause
01:03:40merci beaucoup
01:03:41commissaire Lowe
01:03:41je vous libère
01:03:43on va se poser une question
01:03:44à quel point
01:03:46il y a-t-il pu avoir
01:03:47des défaillances
01:03:48pour qu'un homme
01:03:50condamné
01:03:50connu
01:03:51pour des agressions sexuelles
01:03:52sur des mineurs
01:03:53et puis pendant plus de deux ans
01:03:54être le baby-sitter
01:03:55de 58 enfants
01:03:57avec 18 victimes
01:03:58pré-exhumées
01:03:59d'agressions sexuelles
01:04:00âgées de 2 mois
01:04:00à 5 ans
01:04:01ça se passe dans le nord
01:04:02de la France
01:04:02on en parle dans un instant
01:04:03à tout de suite
01:04:06120 minutes infos
01:04:07la suite
01:04:08sur CNews
01:04:09merci de nous rejoindre
01:04:10en direct
01:04:10Yohann Husa
01:04:11et Pierre Marisset
01:04:12Florian Gérard
01:04:13merci et toujours
01:04:14autour de la table
01:04:15le JT de Valérie Acknin
01:04:15dans quelques instants
01:04:17je voudrais qu'on revienne
01:04:18sur cette affaire
01:04:19qui nous donne la nausée
01:04:21il n'y a pas d'autre mot
01:04:22cet homme
01:04:22déjà condamné à Nice
01:04:24pour des faits de viol
01:04:24et d'agressions sexuelles
01:04:25sur mineurs
01:04:26en baby-sitter
01:04:26désormais mis en examen
01:04:27à Lille
01:04:28pour des faits similaires
01:04:30sur plusieurs enfants
01:04:31gardés via une plateforme
01:04:33spécialisée
01:04:33il avait déjà été condamné
01:04:36pour violences sexuelles
01:04:37sur mineurs
01:04:37il n'avait plus le droit
01:04:38de travailler au contact
01:04:40d'enfants
01:04:41et bien mercredi
01:04:41le parquet de Lille
01:04:42a révélé l'ampleur du désastre
01:04:4318 victimes présumées
01:04:44elles ont de 2 mois
01:04:46à 5 ans
01:04:47Mathilde Ibanez
01:04:48est sur place à Tourcoing
01:04:50toutes les personnes
01:04:51que nous avons rencontrées
01:04:52sont toutes unanimes
01:04:54personne ne comprend
01:04:55comment cet homme
01:04:56qui a déjà été inculpé
01:04:57pour des agressions
01:04:58sexuelles sur mineurs
01:05:00a-t-il pu se retrouver
01:05:01au contact direct
01:05:02des enfants en tant que baby-sitter
01:05:04les investigations en tout cas
01:05:06qui ont été menées sur plusieurs mois
01:05:08ont permis à la brigade des mineurs
01:05:10d'identifier 58 enfants
01:05:12qui auraient été gardés par 7 hommes
01:05:15entre 2023 et 2025
01:05:17au sein de 44 familles
01:05:20de la métropole lilloise
01:05:22parmi eux
01:05:23et bien ce sont quand même
01:05:2418 enfants âgés
01:05:25entre 2 mois
01:05:26et 5 ans
01:05:27qui seraient aujourd'hui
01:05:28susceptibles d'avoir été victimes
01:05:30d'agressions sexuelles
01:05:32et de viols
01:05:33le suspect quant à lui
01:05:34a été mis en examen
01:05:36pour viol et agressions sexuelles
01:05:37sur mineurs
01:05:38puis placé
01:05:39en détention provisoire
01:05:41aujourd'hui
01:05:41et bien les enquêteurs
01:05:43continuent leurs enquêtes
01:05:45leurs recherches
01:05:45pour savoir si d'autres familles
01:05:47d'autres victimes
01:05:48vont se faire connaître
01:05:49On va en parler
01:05:50et je remercie d'ailleurs
01:05:51Maître Jean Sagnier
01:05:52d'être avec nous
01:05:53Merci Monsieur
01:05:54Vous êtes avocat d'Innocence en Danger
01:05:56Je vous donne la parole
01:05:56dans un instant
01:05:57On va entendre des habitants
01:05:58de Tourcoing
01:05:59qui sont révulsés
01:06:00par cette affaire également
01:06:00Il est 16h30 ou quasiment
01:06:02Le point sur les grands titres
01:06:04de l'actualité en une minute
01:06:05Valérie Acnard
01:06:05et on entame cette discussion
01:06:06Bonjour Julien
01:06:07et bonjour à tous
01:06:08A la une
01:06:08La guerre aux Proches
01:06:09et au Moyen-Orient
01:06:11Selon la ministre déléguée aux Armées
01:06:13le porte-avions français
01:06:14Charles de Gaulle
01:06:14et son escorte
01:06:15sont arrivés sur zone
01:06:17en mer d'Arabie
01:06:18Ils sont prépositionnés
01:06:20en cas de déclenchement
01:06:21d'une mission neutre
01:06:22pour rétablir la navigation
01:06:23dans le détroit d'Hormuz
01:06:25Alice Ruffo
01:06:25espère peser
01:06:26dans l'équation diplomatique
01:06:28et mondiale
01:06:28en positionnant
01:06:29le porte-avions français
01:06:30dans cette zone stratégique
01:06:32Dans ce contexte
01:06:33le ministre iranien
01:06:34des Affaires étrangères
01:06:35dit être ouvert
01:06:36à tout soutien
01:06:37y compris de la part de Pékin
01:06:38pour aider à résoudre
01:06:39le conflit au Moyen-Orient
01:06:40Déclaration faite
01:06:41à New Delhi en Inde
01:06:43lors d'une réunion
01:06:43des pays émergents
01:06:44Abbas Arraqchi
01:06:45ajoute entretenir
01:06:46de très bonnes relations
01:06:47avec la Chine
01:06:48Nous sommes des partenaires
01:06:49stratégiques
01:06:50dit-il
01:06:51et nous savons
01:06:51que les Chinois
01:06:52ont de bonnes intentions
01:06:53toute initiative de leur part
01:06:54susceptible de soutenir
01:06:56la diplomatie
01:06:56serait donc la bienvenue
01:06:58pour la République islamique
01:06:59Dans le reste
01:07:00de l'actualité internationale
01:07:0134 pays membres
01:07:03du Conseil de l'Europe
01:07:04ainsi que l'Australie
01:07:05et le Costa Rica
01:07:06ont indiqué
01:07:07vouloir rejoindre
01:07:08le futur tribunal spécial
01:07:09pour l'Ukraine
01:07:10Dans un communiqué
01:07:11le secrétaire général
01:07:12de l'organisation déclare
01:07:13le moment où la Russie
01:07:15devra rendre des comptes
01:07:16pour son agression
01:07:17approche
01:07:18De son côté
01:07:18Volodymyr Zelensky
01:07:19a rendu hommage
01:07:21ce matin
01:07:21aux victimes de l'attaque
01:07:23qui a frappé Kiev
01:07:23et la région hier
01:07:24Le dernier bilan
01:07:26fait état de 24 morts
01:07:27et de 47 blessés
01:07:29Merci beaucoup Valérie
01:07:31pour l'essentiel
01:07:32Je voudrais qu'on écoute
01:07:32quelques habitants
01:07:33de Tourcoing
01:07:34interrogés par nos équipes
01:07:36Ça m'inspire une seule chose
01:07:38Que fait la justice ?
01:07:39Ce sont des faits divers
01:07:40qui se reproduisent
01:07:41continuellement
01:07:42et je pense
01:07:43qu'il va falloir un jour
01:07:44que l'état
01:07:46ou la justice
01:07:47saisissent
01:07:48de la problématique
01:07:48du laisser aller
01:07:49et qu'on remette
01:07:51les choses au carré
01:07:52Alors j'ai entendu
01:07:54parler de beaucoup
01:07:55d'affaires
01:07:56de pédophilie
01:07:57et d'ailleurs
01:07:57quand vous m'en avez
01:07:58parlé
01:07:59je pensais
01:08:01à une autre affaire
01:08:02et je tombe
01:08:04un peu dénu
01:08:06je ne pensais même pas
01:08:08qu'il pouvait y avoir
01:08:10de telles affaires
01:08:11de pédophilie
01:08:12avec des enfants
01:08:13aussi jeunes
01:08:14On peut se poser
01:08:17profondément
01:08:17la question
01:08:18du fonctionnement
01:08:19des services sociaux
01:08:22Maître Jean Sagné
01:08:23merci encore
01:08:24d'être avec nous
01:08:25avocat d'innocence
01:08:25sans danger
01:08:26Cette histoire
01:08:27elle glace le sang
01:08:27c'est inadmissible
01:08:29insupportable
01:08:59Oui l'association
01:09:00je le révèle
01:09:02qui est devenue
01:09:03insupportable
01:09:04pour les parents
01:09:04c'est insupportable
01:09:05alors que l'on a
01:09:06tous les moyens
01:09:07pour éviter
01:09:09en tout cas
01:09:10pour entraver
01:09:10ce genre de comportement
01:09:11on s'aperçoit
01:09:12qu'un individu
01:09:13qui était condamné
01:09:14se retrouve à nouveau
01:09:15au contact
01:09:16des enfants
01:09:16comment
01:09:17ce qui est intéressant
01:09:18ce qui est intéressant
01:09:19c'est que
01:09:19vous militez
01:09:22pour cette cause
01:09:23de protection
01:09:24de l'enfance
01:09:24et vous êtes également
01:09:25un juriste
01:09:26et c'est cette double casquette
01:09:27qui m'intéresse
01:09:28parce que
01:09:28comment peut-on
01:09:30découvrir
01:09:31autant de défaillances
01:09:33dans cette chaîne
01:09:35donc je rappelle
01:09:36que cet homme
01:09:37est condamné
01:09:37dans le sud
01:09:38il est interdit
01:09:40d'avoir un contact
01:09:40avec des enfants
01:09:42il se déplace
01:09:42dans le nord
01:09:43de la France
01:09:44et on a l'impression
01:09:45que tout ça
01:09:46le fait d'être passé
01:09:47du sud au nord
01:09:48de la France
01:09:48a fait tout oublier
01:09:50qu'il s'inscrit
01:09:50sur une plateforme
01:09:52où il propose
01:09:52ses services
01:09:53de baby-sitter
01:09:54il a gardé
01:09:54attendez j'ai le chiffre
01:09:5558 enfants
01:09:57en 2 ans
01:09:5818 aujourd'hui
01:09:59sont considérés
01:10:00comme des victimes
01:10:01tous avaient
01:10:02entre 2 mois
01:10:03et 5 ans
01:10:04comment peut-on
01:10:04découvrir
01:10:05autant de défaillances
01:10:06monsieur ?
01:10:07Alors vous allez
01:10:08comprendre très vite
01:10:10le gouvernement
01:10:11a mis en place
01:10:11il y a assez peu
01:10:12de temps
01:10:12une attestation
01:10:13d'honorabilité
01:10:14et lorsque
01:10:16on identifie
01:10:17le nombre
01:10:17de personnes
01:10:18à qui
01:10:18elle est refusée
01:10:19en octobre 2025
01:10:21on est à 2000
01:10:22un peu moins
01:10:231700-33
01:10:23en avril 2026
01:10:25on est à pratiquement
01:10:275000
01:10:27et ce sont les chiffres
01:10:28qui sont donnés
01:10:29par qui
01:10:29et c'est là
01:10:29que vous allez comprendre
01:10:30elles sont données
01:10:31ces chiffres
01:10:32ces chiffres sont donnés
01:10:32par l'hôte commissaire
01:10:33à l'enfance
01:10:34voilà
01:10:35le simple mot
01:10:36hôte commissaire
01:10:37à l'enfance
01:10:38donne la réponse
01:10:39on a supprimé
01:10:40le ministère de l'enfance
01:10:41on a lancé un signe
01:10:43très fort
01:10:43on ne s'intéresse plus
01:10:44aux enfants
01:10:45c'est définitivement
01:10:47quelque chose
01:10:47qui pour le gouvernement
01:10:49doit être invisibilisé
01:10:52il y a quelque chose
01:10:53ici
01:10:53qui ressemble
01:10:54à une grave pénurie
01:10:55c'est une carence
01:10:56qui est coupable
01:10:58je voudrais qu'on regarde
01:11:00ce sujet ensemble
01:11:01monsieur
01:11:01parce qu'une révélation
01:11:03qui n'est pas passée
01:11:05inaperçue
01:11:05pardon
01:11:06entendue à l'Assemblée nationale
01:11:07mercredi dernier
01:11:08le garde des Sceaux
01:11:08a évoqué la pédopornographie
01:11:11en ligne
01:11:11il a parlé de connexions
01:11:13et je le cite
01:11:14immensément
01:11:15nombreuses en France
01:11:16le constat
01:11:16est particulièrement
01:11:18alarmant
01:11:19regardez ce sujet
01:11:19de Donia Tengour
01:11:22le ministre de la Justice
01:11:24tire la sonnette d'alarme
01:11:25auditionné dans le cadre
01:11:26d'une commission
01:11:27sur l'inceste parental
01:11:28à l'Assemblée nationale
01:11:29Gérald Darmanin
01:11:30a alerté les députés
01:11:32sur la recrudescence
01:11:33de la pédopornographie
01:11:34en ligne
01:11:34constatée par les services
01:11:36de l'Office des mineurs
01:11:37j'ai été extrêmement impressionné
01:11:38pour ne pas dire
01:11:40particulièrement honteux
01:11:41lorsqu'ils m'ont démontré
01:11:43sur une grande carte numérique
01:11:44les points de connexion
01:11:46de la semaine
01:11:47sur des sites pédopornographiques
01:11:49ou d'échanges d'images
01:11:50pédopornographiques
01:11:51et je peux vous assurer
01:11:52que le nombre de points
01:11:52de connexion en France
01:11:54était immensément nombreux
01:11:56et qu'il y en avait
01:11:57dans chaque rue
01:11:59de chacune des communes
01:12:01sur lesquelles on zoomait
01:12:01une situation préoccupante
01:12:03révélée par le garde des Sceaux
01:12:05qui a néanmoins tenu
01:12:06à saluer le travail
01:12:07des policiers
01:12:07et des enquêteurs
01:12:09j'ai aussi vu des policiers
01:12:10et des policières
01:12:11des gendarmes
01:12:12extrêmement impliqués
01:12:13qui font un métier
01:12:14affreusement difficile
01:12:15parfois c'est eux-mêmes
01:12:16qui sont passés
01:12:17vous le savez bien
01:12:17pour des enfants
01:12:18et qui échangent
01:12:19des photos
01:12:20des vidéos
01:12:21pour essayer de faire parler
01:12:22à un pédocriminel
01:12:23on ne peut pas
01:12:24ne pas parler
01:12:25derrière ces gens
01:12:25qui font un travail
01:12:26qui doit quand même
01:12:26beaucoup les toucher
01:12:28personnellement
01:12:28engagé pour la protection
01:12:30des enfants
01:12:30avec un projet de loi
01:12:32qu'il entend présenter
01:12:33en conseil des ministres
01:12:34à la Mimé
01:12:34Gérald Darmanin
01:12:35s'est également prononcé
01:12:36pour rendre imprescriptibles
01:12:38les crimes commis
01:12:39sur les mineurs
01:12:41on a l'impression
01:12:42maître Sagné
01:12:43qu'en fait
01:12:43en France
01:12:45repérer
01:12:45identifier
01:12:46un individu dangereux
01:12:48et de l'ordre
01:12:49de l'exploit
01:12:51alors
01:12:52effectivement
01:12:53on entend
01:12:53une volonté
01:12:54du ministre
01:12:54de faire quelque chose
01:12:56mais on attend
01:12:57effectivement
01:12:57les actions
01:12:58parce que ça fait
01:12:58des années
01:12:59qu'on entend
01:12:59ces déclarations
01:13:00à chaque fois
01:13:01qu'il y a un scandale
01:13:02on les entend
01:13:02et derrière
01:13:03il ne se passe rien
01:13:04si on veut agir
01:13:05il suffit de demander
01:13:06à ces plateformes
01:13:08que les gens
01:13:10qui se connaissent
01:13:11donnent leur identité
01:13:12et qu'on garde le sourire
01:13:13qu'à ce moment-là
01:13:14on aura des choses
01:13:14pour l'instant
01:13:16effectivement
01:13:16le danger
01:13:17le plus important
01:13:18pour les enfants
01:13:19ils se trouvent
01:13:19dans leur poche
01:13:20le danger
01:13:20le plus important
01:13:21c'est leur téléphone
01:13:22portable aujourd'hui
01:13:23oui
01:13:23aussi
01:13:24et maître Sagné
01:13:25peut-être
01:13:25avant de vous remercier
01:13:26peut-on donner ce conseil
01:13:28que personnellement
01:13:29j'ignorais
01:13:30et pourtant
01:13:30je suis papa
01:13:31de tout petits enfants
01:13:33de tout jeunes enfants
01:13:33et ça je l'ignorais
01:13:35quand vous embauchez
01:13:36un baby-sitter
01:13:37il faut le dire
01:13:38aux gens qui nous regardent
01:13:39parce que je pense
01:13:39que beaucoup de gens
01:13:40l'ignorent encore aujourd'hui
01:13:41quand vous embauchez
01:13:42un baby-sitter
01:13:43vous pouvez lui faire
01:13:44la demande
01:13:45de son bulletin numéro 3
01:13:46du casier judiciaire
01:13:47pour connaître ses antécédents
01:13:48ça c'est important
01:13:49de le dire aussi
01:13:50oui alors c'est important
01:13:52de le dire
01:13:52mais c'est pas suffisant
01:13:53c'est-à-dire que
01:13:54si vous passez
01:13:54pour une plateforme
01:13:55il faudrait demander
01:13:56à cette plateforme
01:13:57si elle exige
01:13:58une attestation
01:13:59d'honorabilité
01:14:00parce que
01:14:00vous avez trois niveaux
01:14:01du casier judiciaire
01:14:02vous avez un niveau
01:14:03qui est ce qu'on appelle
01:14:04le casier judiciaire
01:14:06numéro 2
01:14:07que l'employeur peut avoir
01:14:08et si l'employeur
01:14:09veut effectivement
01:14:10connaître le pédigré
01:14:11de l'individu
01:14:12il a la possibilité
01:14:13d'avoir cette attestation
01:14:15d'honorabilité
01:14:16qui permettra
01:14:17de savoir si
01:14:18l'homme
01:14:18ou la femme
01:14:19a déjà été condamné
01:14:20et s'il y a également
01:14:22des affaires en cours
01:14:22cette attestation
01:14:24elle a l'intérêt
01:14:25d'avoir été validée
01:14:26par le ministère
01:14:27de la justice
01:14:27Merci Maître Jean Sagnier
01:14:29pour votre témoignage
01:14:30et vos conseils
01:14:31qui sont importants
01:14:32avocats d'innocence
01:14:33en danger
01:14:34bon il n'y a pas
01:14:35grand chose à dire de plus
01:14:36peut-être un mot
01:14:36Pierre-Marie Sèvres
01:14:37et se dire
01:14:38que cet homme
01:14:39qui est passé à travers
01:14:39les mailles du filet
01:14:40pendant plus de deux ans
01:14:42ses parents
01:14:42qui ont laissé
01:14:43innocemment
01:14:43leurs enfants
01:14:44un baby-sitter
01:14:44comme d'aucuns
01:14:45l'auraient fait
01:14:46et qui se retrouvent
01:14:47avec ce drame
01:14:48à l'arrivée
01:14:48Alors c'est évidemment
01:14:50abominable
01:14:51comme toutes les affaires
01:14:52qui concernent la pédophilie
01:14:53c'est toujours difficile
01:14:54de s'y intéresser
01:14:55mais pourtant il le faut
01:14:56parce qu'il faut régler
01:14:57ces problèmes
01:14:57je salue le travail
01:14:58d'innocence en danger
01:14:59je pense que collectivement
01:15:00il y a plein de choses
01:15:01qu'on peut faire
01:15:01à l'institut pour la justice
01:15:02que je dirige
01:15:04nous avons récemment
01:15:05publié une pétition
01:15:06pour rehausser
01:15:07toutes les peines
01:15:08prévues dans le code pénal
01:15:10pour les violences
01:15:10contre les mineurs
01:15:11notamment pour permettre
01:15:12lorsqu'on a des viols
01:15:14sur mineurs
01:15:15avec actes de barbarie
01:15:16aujourd'hui
01:15:16c'est la perpétude est simple
01:15:17c'est-à-dire 18 ans
01:15:18nous on aimerait la rehausser
01:15:20pour que ce soit
01:15:20perpétuité réelle
01:15:21c'est-à-dire que les gens
01:15:22qui sont capables de faire ça
01:15:23ne ressortent plus jamais
01:15:24bon bref
01:15:25mais je vais vous dire
01:15:26moi mon appréciation
01:15:27je suis aussi père
01:15:28de trois tout jeunes enfants
01:15:31je suis pas sûr
01:15:32que ça plaise à tout le monde
01:15:33mais je vais vous le dire
01:15:33j'ai été baby-sitter
01:15:34j'ai remplacé ma soeur
01:15:35deux trois fois
01:15:36bon donc je peux
01:15:37d'autant plus le dire
01:15:38moi je pense qu'il ne faut
01:15:40moi personnellement
01:15:41jamais je n'embaucherai
01:15:42d'homme baby-sitter
01:15:43c'est l'éléphant
01:15:44là c'est discriminant
01:15:4795% voire plus
01:15:49des auteurs de viols
01:15:51sur des mineurs
01:15:51sont des hommes
01:15:52comme la grande majorité
01:15:53de la criminalité
01:15:54on a vu des scandales
01:15:55dans des crèches
01:15:56avec des puéricultrices
01:15:58ou des secouages de bébés
01:15:59on a déjà vu des baby-sitter
01:16:02jamais je n'embaucherai
01:16:03un baby-sitter
01:16:03c'est un réflexe que j'entends
01:16:05même si la grande majorité
01:16:06ne pose pas de problème
01:16:07je vous dis moi-même
01:16:08je l'ai été par
01:16:08je ne vous êtes pas le seul
01:16:10à penser comme ça
01:16:11je ne sais pas si c'est un discours
01:16:12qu'on peut avoir
01:16:12parce que c'est discriminant
01:16:13et que c'est généralisant
01:16:14et qu'il ne faut pas dire
01:16:15ce genre de choses
01:16:16mais il y a un moment
01:16:17il faut dire les choses
01:16:18comme elles sont
01:16:18on était hier matin
01:16:19en conférence de rédaction
01:16:21en train d'évoquer
01:16:22les sujets
01:16:22dont on va parler
01:16:23sur CNews
01:16:24et c'est vrai que
01:16:25tous les gens
01:16:25qui étaient autour de la table
01:16:26ils préfèrent ce qu'ils disaient
01:16:27c'est moi je ne prends
01:16:28jamais d'hommes
01:16:28je ne prends jamais d'hommes
01:16:30comme baby-sitter
01:16:31c'est terrible de le dire
01:16:32je suis malheureux
01:16:33de voir dire quelque chose
01:16:33comme ça
01:16:34c'est vrai qu'il y a
01:16:34des réflexes inconscients
01:16:35aujourd'hui on ne veut pas
01:16:36d'hommes comme baby-sitter
01:16:37en tout cas terrible drame
01:16:39dans le nord de la France
01:16:40une polémique
01:16:41pour avancer dans nos sujets
01:16:42qui se poursuit
01:16:43autour de la participation
01:16:44d'Israël
01:16:45au concours de l'Eurovision
01:16:46l'Eurovision
01:16:46qui se déroule à Vienne
01:16:47en Autriche cette année
01:16:48Israël s'est qualifié
01:16:49pour les finales
01:16:50depuis
01:16:50comme depuis 2-3 ans
01:16:52les appels au boycott
01:16:53se poursuivent
01:16:55je crois qu'on a
01:16:56une petite séquence
01:16:56de sifflets
01:16:57c'était des images prises
01:16:59depuis la salle de balle
01:17:00en Suisse
01:17:00lors de la prestation
01:17:01de la candidate
01:17:03Yuval Raphaël
01:17:04Olivier Benkemun
01:17:05qui est sur place
01:17:06pour nous
01:17:07en Autriche
01:17:08Olivier bonjour
01:17:10j'ai envie de dire
01:17:11que l'histoire se répète
01:17:12pour la troisième année
01:17:14consécutive
01:17:14c'est ça
01:17:17Oui
01:17:18et je voulais préciser
01:17:19que depuis
01:17:211973
01:17:21Israël participe
01:17:23à l'Eurovision
01:17:24c'est vrai que
01:17:24cette année
01:17:25peut-être
01:17:26on fait les 70 ans
01:17:28de l'Eurovision
01:17:28le boycott
01:17:29est plus important
01:17:30c'est pas tant
01:17:31dans la salle
01:17:32vous avez eu
01:17:33les images de l'an dernier
01:17:34il y a eu quelques sifflets
01:17:35également
01:17:36lors de la prestation
01:17:37de Doam Betam
01:17:38lors de la demi-finale
01:17:40où il s'est qualifié
01:17:41c'est le candidat
01:17:41franco-israélien
01:17:42israélien
01:17:43mais il est aussi
01:17:45français
01:17:45il faut le dire
01:17:46il y a eu quelques sifflets
01:17:47un drapeau palestinien
01:17:49qui a été déployé
01:17:51mais c'est des détails
01:17:52comme la manifestation
01:17:53de cet après-midi
01:17:54où il y a 200 personnes
01:17:55c'est peu de choses
01:17:56le boycott
01:17:56en réalité
01:17:57le vrai boycott
01:17:58c'est celui
01:17:58des 5 pays
01:18:00qui ont décidé
01:18:01de se retirer
01:18:02de l'Eurovision
01:18:03c'est-à-dire
01:18:03l'Islande
01:18:04l'Irlande
01:18:04les Pays-Bas
01:18:05la Slovénie
01:18:06et l'Espagne
01:18:07l'Espagne
01:18:08voilà
01:18:08c'est des télévisions
01:18:09publiques
01:18:10qui demain soir
01:18:12lors de la finale
01:18:12ne vont pas diffuser
01:18:14la cérémonie
01:18:15pour la plupart
01:18:16vont remplacer ça
01:18:17en Slovénie
01:18:18par des documentaires
01:18:18sur la Palestine
01:18:20ou en Espagne
01:18:22par un autre concours
01:18:23de chant
01:18:23et cet après-midi
01:18:25on a fait venir
01:18:26pour prendre la parole
01:18:28une ministre
01:18:29de la jeunesse
01:18:30espagnole
01:18:31on a fait venir
01:18:31des soi-disant
01:18:33personnalités
01:18:34voilà
01:18:34qui ont une voix
01:18:35qui portent
01:18:36enfin encore une fois
01:18:37c'est pas grand-chose
01:18:38alors peut-être
01:18:38que demain soir
01:18:40si Israël gagne
01:18:41parce qu'ils sont partis
01:18:41des défavoris
01:18:42il y aura peut-être
01:18:43des manifestations
01:18:44mais pour l'instant
01:18:44je peux vous dire
01:18:45que c'est à la marche
01:18:46il y a beaucoup plus
01:18:46de touristes
01:18:47à Vienne
01:18:48qu'autre chose
01:18:49Merci beaucoup
01:18:50Olivier Benkemoun
01:18:51depuis Vienne
01:18:52on en profite quand même
01:18:53pour faire une parenthèse
01:18:54c'est de sortir de cette polémique
01:18:55et croiser les doigts
01:18:56parce qu'on attend ça
01:18:56depuis 1977
01:18:57c'est la jeune Monroe
01:18:59qui va nous représenter
01:19:00mais voilà
01:19:01juste un commentaire
01:19:01peut-être là-dessus
01:19:02c'est abject
01:19:03on commence à en avoir
01:19:04l'habitude
01:19:04je vais vous citer
01:19:05à regret
01:19:06le tweet de Thomas Porte
01:19:08cette semaine
01:19:08le député et les filles
01:19:09Israël n'a rien à faire
01:19:10à l'Eurovision
01:19:10le service public
01:19:11audiovisuel français
01:19:12n'a pas vocation
01:19:13à blanchir
01:19:14un état qui commet
01:19:15un génocide
01:19:15et mène une opération
01:19:16de colonisation
01:19:17en Cisjordanie
01:19:18maintenir Israël
01:19:19sur la scène
01:19:19n'a rien de neutre
01:19:20pas de scène
01:19:21pour un génocide
01:19:23Yohan
01:19:23un petit mot là-dessus
01:19:25et puis on va avancer
01:19:25oui il n'y a aucune surprise
01:19:27Thomas Porte appartient
01:19:28à un parti antisémite
01:19:30qui collabore
01:19:30avec des islamistes
01:19:31il y a une détestation
01:19:32désormais à la France
01:19:33Insoumise d'Israël
01:19:34c'est désormais
01:19:34dans leur ADN politique
01:19:35donc ça ne me surprend
01:19:37absolument pas
01:19:38je veux dire
01:19:38il y a des membres
01:19:39au sein de la France
01:19:39Insoumise
01:19:40qui veulent rayer
01:19:40Israël de la carte
01:19:41je pense à Rima Hassan
01:19:43par exemple
01:19:43donc que Thomas Porte
01:19:45souhaite
01:19:45la disqualification
01:19:47d'Israël
01:19:47pour l'Eurovision
01:19:48il appartient
01:19:49à la France Insoumise
01:19:50encore une fois
01:19:50c'est logique
01:19:51si ça s'arrêtait
01:19:52à la France Insoumise
01:19:53mais voyez
01:19:54on a la communication
01:19:55de Pedro Sanchez
01:19:56Olivier
01:19:56il y a 5 ou 6 pays
01:19:58qui ne participent pas
01:20:00Pedro Sanchez
01:20:00a été qualifié
01:20:01sur ce plateau même
01:20:02par l'ambassadeur d'Israël
01:20:03d'antisémite
01:20:04l'ambassadeur d'Israël
01:20:05en France
01:20:06considère que
01:20:06le chef du gouvernement espagnol
01:20:08est antisémite
01:20:09ça a été dit
01:20:10sur ce plateau là
01:20:11c'est terrible
01:20:12c'est un climat abject
01:20:13autour des athlètes
01:20:14des artistes
01:20:15disqualifiés
01:20:16au nom d'un militantisme
01:20:18politique
01:20:18que chacun pourra goûter
01:20:20il nous reste 3-4 minutes
01:20:22ensemble
01:20:23on va reparler
01:20:24de la gifle
01:20:25et les dessous
01:20:25de la gifle
01:20:26de madame Macron
01:20:27à son époux
01:20:28il y a un an
01:20:29qui refait surface
01:20:30parce que Florian Ritterdif
01:20:31notre ancien collègue
01:20:32journaliste de Paris Match
01:20:33sort ce livre
01:20:35avec ce livre
01:20:36qui s'appelle
01:20:37Un couple presque parfait
01:20:38et qui nous donne
01:20:39les dessous
01:20:40on apprend que cette gifle
01:20:42est une affaire de couple
01:20:43que le président
01:20:43a eu une relation
01:20:44extra-conjugale
01:20:45platonique
01:20:46avec l'actrice
01:20:48franco-iranienne
01:20:48Goldschiff
01:20:49Thépharani
01:20:50qu'elle est aujourd'hui
01:20:51terminée
01:20:51le président de la république
01:20:52je ne sais pas
01:20:53s'il faut voir un lien
01:20:54mais qui va profiter
01:20:55de ce petit week-end
01:20:56de l'ascension
01:20:57pour arriver
01:20:59il est arrivé
01:20:59au fort de Brégançon
01:21:00avec son épouse
01:21:01pour prendre un petit peu
01:21:02de bon temps
01:21:02et de se reposer
01:21:04il en a besoin
01:21:06Franck Trivio est sur place
01:21:07qu'en pensent les gens
01:21:08d'ailleurs là-bas ?
01:21:10Oui c'est un véritable
01:21:11avis de tempête
01:21:12ici au fort de Brégançon
01:21:14le couple Macron
01:21:15est bien arrivé
01:21:16au fort de Brégançon
01:21:17en témoigne la parole
01:21:19de nombreux badauds
01:21:21et touristes
01:21:21que j'ai pu interroger
01:21:23ici
01:21:23ils ont vu
01:21:24les bateaux tourner
01:21:25c'est le signe
01:21:26que les couples Macron
01:21:27est donc bien arrivé
01:21:28au fort de Brégançon
01:21:30et j'ai pu interroger
01:21:31donc des badauds
01:21:33des passants
01:21:33qui sont toujours curieux
01:21:34de voir venir
01:21:35le couple présidentiel
01:21:36ici en pleine polémique
01:21:38autour de cette rumeur
01:21:40d'amour platonique
01:21:41vous le savez
01:21:41entre Emmanuel Macron
01:21:43et cette actrice
01:21:44iranienne
01:21:45ce serait la cause
01:21:47de la fameuse gifle
01:21:48alors la gifle
01:21:49sera-t-elle
01:21:50le grand sujet
01:21:51de conversation
01:21:52ici au fort de Brégançon
01:21:54je vous propose
01:21:54d'écouter
01:21:55les réactions
01:21:56des touristes
01:21:57ici à Brégançon
01:21:58ça ne me fait ni rire
01:21:59ni croire
01:22:00c'est une relation
01:22:02personnelle
01:22:03ça me va
01:22:04la vie
01:22:05n'est pas toujours
01:22:06un long feu tranquille
01:22:07donc s'il n'y a eu que ça
01:22:09comme problème
01:22:09c'est pas très grave
01:22:10la vie des gens
01:22:11en général
01:22:12ne permet pas
01:22:13d'avoir du
01:22:14et de créer du bonheur
01:22:15non
01:22:16on reste
01:22:17on reste évidemment
01:22:18je dirais
01:22:19dans sa vie
01:22:20et puis on ne s'occupe
01:22:21pas de celle des autres
01:22:22chacun son affaire
01:22:23je pense que
01:22:23on en fait beaucoup
01:22:24beaucoup trop
01:22:25sur ce sujet
01:22:26je pense
01:22:27après chacun
01:22:28ses petites chamailleries
01:22:30aussi dans un couple
01:22:31et je pense que
01:22:32bon
01:22:33il ne faut pas
01:22:33non plus
01:22:34en faire
01:22:35toute un
01:22:36une affaire d'état
01:22:39exactement
01:22:40on ne va pas en faire
01:22:41une affaire d'état
01:22:41pour les gens
01:22:42en effet
01:22:42c'est intéressant
01:22:43d'entendre ce micro-trottoir
01:22:45comme on dit
01:22:46dans le vent
01:22:46du fort de Brégançon
01:22:48il ne faut pas en faire
01:22:49une affaire d'état
01:22:50et les gens semblent
01:22:50se distancier de cette affaire
01:22:52il faut le
01:22:53oui
01:22:53mais ça c'est dans
01:22:54oui
01:22:54non mais c'est dans
01:22:56la droite ligne
01:22:57historique française
01:22:58voilà
01:22:58qui accepte le fait
01:23:00que
01:23:01nos dirigeants
01:23:02puissent avoir
01:23:03une vie privée
01:23:06celle qu'ils veulent
01:23:07contrairement par exemple
01:23:08au puritanisme
01:23:09américain
01:23:10ou d'ailleurs
01:23:11donc non je trouve
01:23:12que c'est très sain
01:23:12et c'est bien
01:23:13qu'on garde
01:23:13là où le bas blesse
01:23:14c'est qu'on nous avait donné
01:23:14une première version
01:23:15de ce qu'était
01:23:16cet incident
01:23:17une chamaillerie
01:23:18on s'était amusé
01:23:19dans l'avion présidentiel
01:23:20avant de descendre
01:23:21ce qu'on réalise
01:23:22c'est qu'on nous a menti
01:23:24aussi
01:23:24alors oui
01:23:25la vie privée
01:23:26des uns et des autres
01:23:27de l'un pas
01:23:27voilà
01:23:28je ne voulais pas dire
01:23:29un dernier mot
01:23:30non mais on ne peut pas dire
01:23:31qu'on a eu une confiance
01:23:33aveugle
01:23:33en cette première version
01:23:35des faits
01:23:36donc déjà à l'époque
01:23:37mais effectivement
01:23:38c'est à l'heure
01:23:39où il faut que les politiques
01:23:40regagnent la confiance
01:23:41des français
01:23:42il serait bon
01:23:43de ne pas tenter
01:23:44des mensonges
01:23:46comme celui-ci
01:23:46après
01:23:47moi je pense que
01:23:49le président
01:23:50a tout à fait le droit
01:23:50d'avoir une vie privée
01:23:51là en l'occurrence
01:23:52par accident
01:23:53s'est sorti de sa vie privée
01:23:55parce que ça a été filmé
01:23:56et le monde entier
01:23:58en a eu connaissance
01:23:59donc il était normal
01:24:00c'est devenu une arme
01:24:03presque de communication
01:24:04contre lui
01:24:04c'est normal
01:24:05qu'on ait droit
01:24:06d'avoir les dessous
01:24:07de cette affaire
01:24:08quand bien même
01:24:09nous sommes tous
01:24:10en tant que français
01:24:10depuis des siècles
01:24:11et des siècles
01:24:12tolérants avec
01:24:12la vie privée
01:24:13de nos dirigeants
01:24:14et c'est la fin
01:24:15de cette émission
01:24:15c'est sur cette information
01:24:16cruciale
01:24:17je referme
01:24:18120 minutes infos
01:24:19merci Johan
01:24:19merci Pierre-Marie
01:24:20merci Florian
01:24:22Martin Mazur
01:24:23Sébastien
01:24:24et Cacquino
01:24:24on prépare cette émission
01:24:25je fais un petit coucou
01:24:27avec Piri Bastide
01:24:28également
01:24:28je fais un petit coucou
01:24:29au petit Samuel
01:24:30qui était en régie
01:24:31aujourd'hui
01:24:32il était très sage
01:24:33je me dis ton
01:24:33dans l'oreillette
01:24:34je le félicite
01:24:35et je l'embrasse très fort
01:24:36on rentre à la maison
01:24:37dans quelques instants
01:24:38sous de suite
01:24:39Thierry Cabane
01:24:40pour Punchline
01:24:41je vous souhaite
01:24:41un très très bon week-end
01:24:42sur les antennes de CNews
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