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  • il y a 12 heures
Ce vendredi 15 mai, la hausse du Smic qui passera à 2,4% le 1er juin, la nécessité de raboter les allègements de charges, ainsi que les avancées découlant de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, ont été abordées par Olivier Redoulès, directeur des études de Rexecode, Ingrid Barrat, économiste et spécialiste des finances publiques, et Laurent Moisson, entrepreneur, investisseur et cofondateur des FFI, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Et pour parler de ce programme, j'ai le plaisir d'accueillir de nouveau sur le plateau,
00:04bonjour Ingrid Barra, économiste spécialiste des finances publiques à vos côtés, Laurent Moisson.
00:10Bonjour Laurent.
00:11Bonjour.
00:12Vous êtes entrepreneur, investisseur, cofondateur des forces françaises de l'industrie, les FFI,
00:18et vous venez de publier aux éditions Les Déviations, Comptes et Légendes de la Réindustrialisation.
00:26Et face à vous, on habitué maintenant des experts, Olivier Redoulaise.
00:30Bonjour Olivier, directeur des études de Rex et Code.
00:34On va commencer par les SMIC salaire minimum ensemble.
00:40Le SMIC qui va être revalorisé de 44 euros brut le 1er juin prochain,
00:45c'est la seconde revalorisation après celle automatique du 1er janvier.
00:51Le SMIC qui va atteindre près de 1 900 euros brut, 1 867,71 euros précisément.
01:00En 2020, c'était 1 540.
01:02Ça a augmenté de 22 % en 6 ans.
01:06Je suis allé voir le salaire médian.
01:08Je commence avec vous, Olivier.
01:10C'est 10 % d'augmentation, le salaire médian.
01:13Donc l'une des conséquences de cette hausse, c'est quand même un tassement des salaires
01:17pour les classes moyennes.
01:21Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour l'économie,
01:24cette indexation du salaire minimum interprofessionnel de croissance ?
01:31Le problème, c'est que vous l'avez mentionné, c'est le niveau plus que l'indexation.
01:36Pour avoir un SMIC beaucoup plus bas, et ça ne poserait pas de problème,
01:40le sujet c'est qu'en fait on a un des niveaux de vie au SMIC
01:45qui est le plus proche du niveau de vie médian parmi les pays de l'OCDE.
01:50Parce que ce que vous avez dit, effectivement, de la hausse du SMIC
01:55qui avait été plus forte que la hausse du salaire médian,
01:57c'est encore plus fort quand on prend le revenu disponible,
02:00parce qu'entre-temps on a aussi revalorisé la prime d'activité.
02:03Donc, qui s'éteint à peu près au salaire médian, alors qu'elle est...
02:06Presque 2 000 euros aujourd'hui, si on maximise l'ensemble,
02:10si on prend le plus haut niveau de la prime d'activité,
02:13on est en net à près de 2 000 euros, enfin 1 900 euros, il ne faut pas exagérer.
02:17Mais autour de 1 900 euros...
02:18C'est là où elle s'éteint, je pense.
02:19C'est le point où elle s'éteint, mais de fait, en fait,
02:21avec la prime d'activité au SMIC, aujourd'hui, on doit être à 1 700 euros.
02:25Mais du coup, ça fait, effectivement, ça fait beaucoup,
02:27parce qu'au fond, quand quelqu'un passe, on va dire, du niveau du SMIC,
02:32s'il rentre sur le marché du travail, au niveau du salaire médian
02:35qui doit être autour de 1,5 SMIC,
02:37il voit son niveau de vie progresser beaucoup moins vite
02:40que les efforts qu'il doit générer pour gravir cette échelle.
02:45Et ça, ça pose un vrai problème, en fait.
02:46La réalité, c'est que le SMIC, c'est de la redistribution entre travailleurs.
02:51On le voit pour les chefs d'entreprise,
02:53quand il y a une hausse du SMIC, ça veut dire qu'ils vont concentrer
02:57ce salariat le plus tôt pour les gens au SMIC,
02:59et il va y en avoir un peu moins pour les autres.
03:01C'est ce qui s'est passé ces dernières années.
03:03On a un double mécanisme d'indexation.
03:05Là, c'est l'inflation, mais quand il n'y a pas trop d'inflation,
03:07c'est le pouvoir d'achat, qui fait qu'en fait,
03:10cette détente des échelles salariales est en fait assez lente à se mettre en place.
03:16Certes, on a tous en tête le record de gens concernés,
03:21de personnes concernées par l'aise du SMIC en 2022,
03:23qui était autour de 17%.
03:26Là, on a diminué, mais quand même, ça reste élevé,
03:29et ça va être de nouveau élevé.
03:30Donc, ce tassement des échelles, c'est un vrai sujet, en fait,
03:33pour les gains de productivité, pour la valorisation du travail,
03:36quand on parle de valorisation du travail,
03:37mais aussi, de manière générale, pour l'équilibre du marché du travail
03:42et la réallocation des ressources et des compétences de l'économie.
03:45Comment on sort de ça, une grille de barre ?
03:47C'est un véritable sujet, non, mais c'est au-delà de la question économique,
03:50c'est un véritable sujet politique,
03:52qui pèse quand même sur quasiment,
03:54il y a la moitié de la population qui est sous le salaire médian,
03:57donc qui est autour de ce SMIC, SMIC et demie, quoi.
04:00Alors, peut-être deux observations sur l'indexation du SMIC.
04:02La première, c'est qu'en fait, on fait une indexation du SMIC
04:06parce qu'on veut, en gros, que le niveau du SMIC qu'on a après décidé...
04:09On veut maintenir le niveau 10 des bas salaires.
04:11Alors, pas exactement.
04:12C'est là où, justement, je voulais apporter une nuance.
04:14On veut maintenir, en fait, la part par rapport à l'économie
04:19à partir de laquelle on considère que, franchement,
04:22une entreprise doit pouvoir employer un travailleur
04:25et qu'il puisse être productif et que, donc,
04:28voilà, c'est un peu le niveau au seuil.
04:30C'est très élevé en France.
04:31Mais la raison pour laquelle on l'indexe,
04:33c'est parce qu'on se dit que si l'économie progresse
04:35avec une inflation qui peut être à 1, qui peut être à 2,
04:38une inflation qui est celle que la banque centrale un peu gère,
04:43eh bien, il faut que ce niveau qu'on a fixé il y a quelques années,
04:45en fait, ne change pas en termes réels,
04:49en termes de productivité et donc en termes de pouvoir d'achat.
04:51Mais il faut bien mettre la productivité avant le pouvoir d'achat.
04:53Et c'est un peu ça le piège ici,
04:55c'est qu'on a une inflation qui est complètement importée,
04:58donc, voilà, qui vient effectivement du pétrole
05:00et en réalité, ça n'a pas, hélas,
05:03changé la productivité de l'économie française
05:05et donc on a effectivement ce phénomène qui n'est pas du tout nouveau.
05:07Ce que vous le dites, c'est qu'il y a une décorrélation
05:09entre l'augmentation automatique du SMIC
05:11et la hausse de la productivité des travailleurs.
05:15C'est exactement ça.
05:16C'est une hausse artificielle, finalement.
05:17C'est exactement ça.
05:18Donc, ce n'est pas du tout pérenne, en réalité, pour l'économie.
05:20Même, on en voit, je veux dire, progressivement les résultats sur l'économie
05:24qui a du mal avec un taux de chômage qui a beaucoup de mal.
05:27Je voudrais, pardon, rebondir.
05:29Je pense que le SMIC, la façon dont il a été conçu
05:32des années 70 ou à ce moment-là,
05:34en fait, on était dans une trajectoire,
05:36une sorte de vision nationale, en fait,
05:39une trajectoire graduelle de croissance,
05:40un peu infinie,
05:42et où, dans laquelle, en fait, le sujet,
05:44c'était de soutenir la consommation
05:47et de faire adhérer ou participer le plus en plus de monde à cette trajectoire.
05:50En fait, le monde a changé de nuit.
05:52Le monde a changé, oui.
05:52Le SMIC, en fait, n'a pas vraiment changé de ce point de vue-là.
05:56Et donc, de fait, on est arrivé à un modèle
05:58dans lequel on distribue du pouvoir d'achat
06:00avant qu'il soit vraiment créé.
06:03Ygritte parlait du fait que, oui, c'est une hausse de prix importés
06:06et sans doute même que ça risque de dégrader la productivité française.
06:09En fait, on va sans doute produire au moins cette année
06:12ce sujet du risque de récession
06:14ou au moins de ralentissement du PIB
06:18avec le choc pésilier.
06:20En fait, on aura moins à partager,
06:22mais quand même, on va donner davantage.
06:25Donc, en fait, le sujet du SMIC,
06:26c'est le sujet de tout notre modèle social, Laurent Moisson.
06:28C'est qu'on a un modèle social hérité de l'après-guerre,
06:31d'étranges glorieuses,
06:31où il y avait beaucoup de croissance,
06:33beaucoup de gains de productivité,
06:34ce qui n'est plus le cas aujourd'hui
06:34et qu'on a du mal à le financer.
06:36On ne change pas une équipe qui perd.
06:37Donc, on continue dans finalement,
06:40j'allais dire, une approche économique
06:43qui est assez stable depuis...
06:45Alors moi, je ne remonte pas à l'après-guerre,
06:47mais on va dire à partir des années 80,
06:50où on a une intervention du politique
06:52pour faire le bien des salariés
06:55en passant au-dessus de la réalité des entreprises.
06:59Donc, après, les ajustements se font.
07:01Et les ajustements, c'est quoi ?
07:02C'est le chômage de masse.
07:04Et on a vu que le chômage a été passé
07:05au-delà des 8 % au premier trimestre.
07:07Il n'y a aucune raison pour que ça s'arrête.
07:11Dans mon club, qui est un club d'entrepreneurs,
07:14j'ai un certain nombre d'entrepreneurs
07:16qui ont des usines dans différents pays.
07:19L'arbitrage, il est immédiat.
07:20C'est-à-dire que quand vous vendez à l'international,
07:23quand vous vendez à des grands groupes
07:24qui ont des acheteurs,
07:25qui vous demandent un certain prix,
07:28vos marges, quand vous les perdez
07:29parce que vous avez une hausse salariale
07:31qui est artificielle,
07:32elle est décrétée.
07:33C'est-à-dire que ce n'est pas une entreprise,
07:35ce n'est pas la Suisse, là.
07:36La Suisse, si vous voulez,
07:37on a des salaires.
07:38Moi, je suis pour.
07:40Un SMIC à la Suisse, très bien.
07:41Un salaire, un CR moyen suisse,
07:43c'est formidable.
07:44Mais ils ont créé les conditions
07:46via des entreprises extrêmement bien positionnées
07:48et en faisant confiance aux entrepreneurs
07:50et aux marchés suisses et aux Suisses entre eux,
07:55ils ont réussi à créer un modèle vertueux
07:57qui fait que la confiance donne de l'investissement,
08:01donne de la productivité,
08:02donne de la performance,
08:03donne des grosses marges
08:05qui sont redistribuées notamment,
08:07pas uniquement,
08:08mais notamment sous forme de salaire.
08:09Nous, on ne fait pas ça,
08:11on micromanage les boîtes,
08:14on leur donne beaucoup de normes,
08:16ça crée un certain nombre de problèmes de marge.
08:19On a du mal à augmenter les salaires,
08:21alors vous avez l'État qui dit
08:22« Attendez, moi je vais quand même le faire ».
08:24Mais le paradoxe,
08:25je parle devant deux économistes
08:26qui me corrigeront si je me plante,
08:28mais plus vous montez le SMIC,
08:31plus vous augmentez le taux de pauvreté.
08:33Alors, on augmente aussi les allègements de charges.
08:35C'est un des sujets,
08:36des grands sujets politiques du moment,
08:38de tension entre les organisations patronales et Bercy.
08:42Il n'y a pas que le salaire minimum
08:43qui est indexé sur l'inflation,
08:45il y a aussi les allègements de charges
08:46qui sont indexés sur la hausse du SMIC.
08:48Et à chaque fois que le SMIC augmente,
08:50Olivier Rodoulay,
08:51c'est l'ensemble des allègements de charges
08:54qui augmentent aussi.
08:55Et c'est ainsi que nous sommes passés
08:57de 50 à 83 milliards d'euros
08:59d'allègements de charges
09:01en cinq ans seulement.
09:03Alors d'un côté,
09:04vous avez les chefs d'entreprise
09:06qui vous disent
09:06« Bah oui, mais si vous rabotez
09:08ces allègements de charges,
09:09c'est une hausse du coût du travail ».
09:11Et de l'autre, Bercy qui dit
09:12« On ne peut pas continuer comme ça ad vitam ».
09:15Quelle est l'avis de Rexecode ?
09:17– Alors déjà, je voudrais corriger,
09:19en fait, ou préciser,
09:20nuancer un chiffre.
09:21Cette hausse de 30 milliards,
09:23en fait, c'est une hausse nominale.
09:25Mais ce qu'il faut voir,
09:26c'est que le taux d'allègements de charges,
09:28c'est-à-dire…
09:28Les allègements, c'est quoi ?
09:29C'est une baisse de cotisation.
09:33Ce qu'il faut voir, c'est les cotisations…
09:33– Mais on pourrait expliquer,
09:34autour du SMIC,
09:35aujourd'hui, on paye quasiment plus de charges.
09:36Les entreprises ne payent quasiment plus de charges
09:38et ça monte progressivement jusqu'à 3%.
09:41– Mais vous savez, cette baisse de cotisation,
09:42en fait, le taux de baisse de cotisation
09:46ramené sur la masse salariale,
09:48il est à peu près au même niveau aujourd'hui
09:49qu'en 2019, en fait.
09:50Il avait un petit peu augmenté en 2023,
09:53parce qu'en fait,
09:54l'inflation était allée assez vite.
09:55Et donc, le temps que, justement,
09:57les échelles salariales se redéploient,
10:00mais de fait, en fait…
10:02– Ça n'a pas bougé depuis 2019,
10:04parce qu'on le dit, c'est la masse salariale qui a augmenté.
10:06– Non seulement les paramètres n'ont pas bougé à la hausse,
10:08mais surtout, ils ont bougé à la baisse
10:10parce qu'on a diminué les plafonds
10:12d'allègements de charges en 2024 et 2025
10:15et ensuite, on a un petit peu raboté l'an dernier.
10:18Donc, de fait, en fait,
10:19les allègements de charges en absolu,
10:20leur hausse,
10:21elles traduisent surtout celle de hausse salariale.
10:23Vous prenez 10% d'une hausse salariale qui augmente,
10:26parce que c'est à peu près 11%
10:28le taux moyen d'allègements de charges.
10:29Vous prenez 11% d'une hausse salariale qui augmente,
10:31vous avez un montant qui augmente,
10:32mais ça, ça reflète surtout la hausse de la masse salariale.
10:35Après, ce qu'il faut bien voir,
10:37c'est pourquoi ont été conçus ces allègements de charges.
10:41En fait, c'est le meilleur moyen qu'on ait trouvé,
10:43qu'en fait, que les politiques aient trouvé
10:44entre, d'un côté,
10:45un taux normal de cotisation
10:48finançant notre dépense sociale très élevé,
10:51c'est à peu près 45% après ça diminue.
10:53– Mais parmi les plus hauts, le CDE.
10:55– C'est à peu près ça.
10:56Et ça, il le faut parce qu'on a un modèle social
10:58qu'on a promis,
10:59que les politiques ont promis,
11:01donc du coup, on a financé.
11:02Et par ailleurs, on veut un SMIC aussi élevé.
11:05Et du coup, on s'est retrouvé, au fil des années,
11:07à avoir un taux chargé au SMIC
11:09qui était incompatible avec l'emploi.
11:11Donc ensuite, on a allégé.
11:12C'est comme ça qu'en fait,
11:14les allègements de charges ont commencé
11:15à partir de 1993.
11:16Et puis, il a été, au fur et à mesure,
11:19augmenté avec des années.
11:20Alors là, effectivement,
11:23avec la hausse du SMIC,
11:24comme la formule d'allègement du charge
11:28est indexée sur le SMIC,
11:29qui va augmenter pour des gens
11:31qui ne vont pas avoir tout de suite
11:32une hausse de salaire.
11:33Mais la réalité, c'est que
11:34dans un certain nombre d'entreprises,
11:36il n'y a pas que des entreprises,
11:37il n'y a que des gens au SMIC,
11:38et des gens à l'entreprise,
11:39il n'y a que des gens qui sont à...
11:41– Non, mais jusqu'à trois SMIC.
11:43Ce que dit Bercy, c'est qu'à trois SMIC,
11:45ils vont bénéficier d'allègements
11:48sans augmenter les salaires.
11:49La hausse des allègements
11:50va permettre de financer
11:53la hausse du SMIC,
11:54que les entreprises vont devoir financer.
11:56Et ça, en fait, c'est un vrai sujet.
11:57Si on remonte un petit peu dans le temps,
11:59en 2022-2023,
12:00où tout le monde crie,
12:03il y avait à peu près ce même discours,
12:04voilà, les affrements de charges...
12:05– Mais oui, c'est à chaque fois le problème,
12:06il y a beaucoup d'inflation, etc.
12:08– Il ne faut pas désindexer
12:10les allègements de charges.
12:11– Mais ce qu'il faut se souvenir,
12:12à cette époque-là,
12:13on avait été tous surpris positivement
12:15par la bonne tenue de l'emploi.
12:16Ce n'était pas que de l'apprentissage.
12:17Et la réalité, c'est qu'en fait,
12:19des entreprises avaient pu
12:20à la fois compter les salaires au SMIC
12:21et maintenir l'emploi
12:22parce qu'elles avaient bénéficié
12:24de risques d'allègements de charges.
12:26Alors, il y a des entreprises
12:27qui ont peut-être bénéficié
12:29alors qu'elles n'étaient pas concernées.
12:30Et de fait, il faut faire, je pense,
12:32attention à ne pas vouloir aboter
12:33les allègements de charges
12:34parce qu'en fait, certes,
12:36on va faire peut-être des économies budgétaires,
12:37mais ça va se payer un emploi demain.
12:39– Ingrid, vous êtes d'accord avec ça ?
12:40– Alors, oui et non.
12:42– La spécialiste des finances publiques,
12:44il y a quand même plus de 80 milliards
12:45d'allègements de charges
12:46et un déficit absolument majeur.
12:48– Alors, il y a deux logiques qui s'opposent là.
12:51– Il y a tout à fait deux logiques qui s'opposent.
12:53J'aurais juste en introduction
12:55souligné que c'est un peu le paradoxe
12:56d'avoir classé dans le débat public
12:59pendant un certain temps
13:00et notamment dans le rapport
13:02du sénateur Fabien Gué
13:03les allègements de charges
13:04comme des dépenses, des aides aux entreprises.
13:07Donc là, on y est.
13:09– C'est tout assez discutable.
13:11– Voilà, en sens vraiment.
13:12Et c'est vrai que ces derniers temps,
13:14avec cette histoire du SMIC,
13:16on voit bien que là,
13:17le discours est complètement inverse
13:19puisqu'il s'agit de dire
13:20« Oui, évidemment, il faut que les gens
13:22qui travaillent à un niveau
13:23qui n'est pas mirobolant,
13:25qui est au-dessus du SMIC,
13:26enfin bref,
13:26et donc il y a tout ce débat
13:27autour du profil de charges,
13:31de prélèvements obligatoires
13:33sur l'échelle salariale.
13:34Et je pense qu'il faut vraiment
13:36se pencher là-dessus sur
13:37est-ce que c'est une dépense,
13:38c'est une recette ?
13:39À la fin, effectivement,
13:41quand on regarde l'économie au global
13:42et en fait les montants
13:43que ça représente,
13:45évidemment, on est sur quelque chose
13:46qui participe de l'équilibre
13:47des prélèvements obligatoires.
13:49Et donc, à nouveau,
13:51l'indexer,
13:52je reviens à un peu le même débat,
13:56le même paradoxe,
13:58si on veut,
13:59c'est que dans un modèle pur et parfait
14:02où effectivement,
14:03vous avez un peu de croissance,
14:04vous avez un peu d'inflation,
14:05tout ça est très très stable,
14:06effectivement, l'indexation
14:07un peu automatique sans y réfléchir
14:09est assez naturel.
14:11Oui.
14:11En revanche,
14:12quand vous avez des problèmes
14:13de finances publiques,
14:14vous avez des problèmes économiques,
14:15vous avez des problèmes
14:16de modèles sociaux.
14:17Oui, c'est ça.
14:17Ça fonctionne mal
14:18quand il y a des à-coups,
14:19quand il y a des déficits.
14:20Sauf que le monde
14:21est ainsi fait.
14:22Je veux dire,
14:23on ne vit pas
14:23sur une linéarité parfaite
14:25de la croissance.
14:26C'est un des grands enjeux
14:29et je pense que c'est vraiment important
14:30que ce soit pris comme tel.
14:32C'est-à-dire que c'est un enjeu
14:33qui est au centre
14:35des prélèvements obligatoires
14:36de ce que les entreprises
14:38peuvent supporter
14:38avec effectivement des effets
14:39qui peuvent être très pervers
14:40de redistribution interne
14:41en fonction de si on gêne,
14:43on ne s'y en gêne pas
14:43parce qu'effectivement,
14:44l'économie n'est pas un bloc unique
14:46avec une entreprise,
14:46ils ont tous la même échelle.
14:48Donc voilà,
14:48il y a des effets
14:49qui peuvent être assez pervers
14:50et donc de regarder
14:51en fait le grand téléphone
14:52dans la pièce
14:54de cette histoire
14:55qui est le reste
14:55des dépenses publiques
14:56en fait,
14:57qui effectivement,
14:58quelle dépense,
14:59quelle trajectoire budgétaire,
15:01quel prélèvement obligatoire,
15:03on assume de bien vouloir
15:04faire porter.
15:05On voit qu'on arrive
15:06dans un système
15:08d'une complexité quand même.
15:09Pour aller dans le...
15:10Aussi pour l'économie quoi.
15:11Pour aller dans le 100 Y,
15:12en fait,
15:13ce qu'il faut voir,
15:13c'est que les allégements
15:15de charge
15:15sont des moindres recettes
15:18mais ces recettes,
15:18elles financent,
15:19par exemple,
15:20des pensions de retraite.
15:21Donc si par exemple,
15:22on était capable
15:24de désindexer
15:24des pensions de retraite,
15:26on n'aurait pas...
15:27La question ne se poserait pas
15:28forcément à le sujet.
15:29C'est sûr qu'il y a
15:29le volet retraite
15:30mais on peut traiter aussi
15:31le volet dépense.
15:31On peut augmenter,
15:32notamment vers les élections.
15:33Laurent ?
15:34Oui, là on paye un peu
15:35le manque de courage
15:37en matière de réforme
15:39de l'éléphant dans la pièce.
15:40L'éléphant dans la pièce,
15:42c'est qu'on a un modèle social
15:44qu'on ne peut pas se payer.
15:47Donc on a créé
15:50un modèle extrêmement complexe,
15:52très sophistiqué
15:53et plus un modèle est sophistiqué,
15:55plus il est fragile.
15:56Surtout dans un monde incertain
15:57comme le nôtre.
15:58Donc dès que vous prenez un choc,
16:02vous ne savez pas
16:03d'où ça va fuir
16:03mais ça va fuir forcément
16:05de quelque part.
16:06Donc après c'est très compliqué
16:07en plus comme tout est imbriqué
16:08et qu'en France tout est politique,
16:10on a réussi à politiser
16:11l'économie au maximum,
16:14donc tout est une question de débat,
16:16et on va avoir du mal
16:17à se mettre d'accord
16:18alors que, j'allais dire,
16:20le niveau de l'eau monte
16:21et qu'on est bientôt
16:22complètement asphyxiés.
16:23Donc c'est ça le sujet,
16:25si vous voulez.
16:25Si vous avez un dispositif
16:26avec un État
16:27qui pour des raisons politiques
16:29va dire
16:29moi je prélève énormément d'argent
16:32sur les entreprises,
16:33que ce soit fiscalité,
16:34que ce soit sur le travail,
16:35peu importe,
16:36au bout d'un moment
16:36c'est quand même dans la poche
16:37de ceux qui travaillent
16:38et des employeurs,
16:40c'est bien là qu'on le prend.
16:42Et ensuite on va faire
16:43toute une usine à gaz
16:44pour le redistribuer
16:46éventuellement même
16:46à la personne
16:47à qui on l'a pris,
16:48en disant
16:49je t'en prends trop
16:49mais je t'en...
16:50Donc à la fin évidemment
16:51c'est exploité politiquement
16:52par des gens qui disent
16:53vous voyez,
16:53en fait c'est les entreprises
16:54qui nous coûtent beaucoup d'argent,
16:56c'est-à-dire que maintenant
16:57moi j'ai appris
16:57avec ce débat
16:58à l'Assemblée nationale
16:59que quand on vous pique sang
17:00et quand on vous rendisse
17:01en fait on vous fait un cadeau.
17:02Moi je pensais que non,
17:04mais si,
17:04visiblement ça a été compris
17:06et c'est exploité
17:06aujourd'hui comme ça.
17:07Donc après ça rend le débat
17:11extrêmement complexe
17:11pour un gouvernement
17:12qui veut se dire
17:13bon ben j'ai bien compris
17:14que plus je tapais
17:15sur les entreprises,
17:16plus je prenais
17:17sur les salariés,
17:18plus à la fin
17:19j'avais des problèmes
17:20sur mon économie globale.
17:22Mais en face,
17:24ils ont finalement
17:27donné le bâton
17:28pour se faire battre
17:29à une opposition
17:29qui n'a plus qu'à dire
17:30non mais attendez,
17:31vous voyez bien,
17:32c'est le gouvernement des riches
17:32et des entreprises.
17:34Voilà.
17:34Donc il faut peut-être
17:35simplifier ça.
17:36Vous avez un certain nombre
17:37d'entrepreneurs qui disent
17:39écoutez, nous il faut absolument
17:41maintenir toutes ces aides
17:42dans ce moment parce qu'on en a besoin
17:43mais dans un monde idéal
17:45on serait tout à fait d'accord
17:46pour avoir beaucoup moins d'aides
17:48voire pas du tout
17:49mais un niveau de prélèvement.
17:51Mais c'est un grand chiffre,
17:51on baisse les impôts
17:52et on baisse les aides
17:53en mettant les prélèvements
17:54sur les entreprises.
17:55Tout le monde s'y retrouve,
17:55c'est lisible, ça marche.
17:56Ça fait 15 ans qu'on en parle
17:57mais on voit qu'on a
17:58beaucoup de mal à mettre en place.
17:59Allez, le mot de la fin
18:00sur ce sujet.
18:01Oui et d'ailleurs
18:01il y avait un autre rapport
18:03qui faisait un peu le parallèle
18:04avec les aides aux entreprises
18:05cette grande effaçon,
18:07cette grande récitation.
18:09Juste pour dire que
18:10en fait la manière
18:11de présenter le débat
18:12je suis d'accord et pas d'accord
18:13avec vous tout simplement
18:13parce qu'on dit souvent
18:15aux entreprises
18:16alors les entreprises ont besoin
18:17etc.
18:18En fait les entreprises
18:18c'est une fiction juridique
18:20et comptable
18:20derrière il n'y a que
18:22les salariés, les clients
18:23et les actionnaires.
18:23Les actionnaires c'est une petite partie
18:25qui sont très mobiles
18:25c'est une petite partie critique
18:27mais une petite partie
18:29et donc en fait
18:29vous n'avez que les salariés
18:30et les clients
18:31et là on voit très bien
18:32que derrière tout ce débat
18:34autour des aides d'entreprise
18:35en fait c'est le débat
18:36de la production
18:36et le débat du pouvoir d'achat
18:39et à nouveau avec
18:40entre les deux
18:42voilà ce qui le contraint
18:43Avec l'État qui prend
18:43beaucoup plus que les actionnaires
18:44dans la répartition
18:46de la valeur ajoutée aussi
18:48donc ça pose évidemment
18:50la question de la puissance publique.
18:52Allez il faut qu'on avance
18:53il est 9h52
18:54vous êtes toujours en direct
18:55sur BFM Business
18:55et les experts
18:56on continue de débattre
18:58d'analyser l'actualité économique
18:59évidemment aujourd'hui
19:00c'est aussi la rencontre
19:03Donald Trump-Xi Jinping
19:05qui se termine
19:05la tournée de 48h
19:07du président américain
19:08en Chine
19:09à Pékin
19:10évidemment rencontre
19:11au sommet
19:12Donald Trump
19:12qui vient de quitter
19:13la Chine
19:14sans annonce particulière
19:16au final
19:16en tout cas sur le plan
19:18économique
19:19le président américain
19:20avait pourtant affirmé
19:21cette nuit
19:21avoir décroché
19:22des accords commerciaux
19:23je cite
19:23fantastiques
19:24et une offre
19:25d'aide chinoise
19:26pour débloquer
19:27le détroit d'Hormuz
19:28bon on ressort Olivier
19:30un peu déçu
19:31de cette rencontre
19:33parce que
19:34zéro annonce au final
19:35non
19:36alors déçu
19:37je ne sais pas
19:37si vraiment
19:38on s'est habitué
19:39et les chefs d'état
19:41dans les différents sommets
19:42cherchent à faire
19:43des communiqués
19:44toujours un peu plus
19:44mariboulants
19:45mais qui souvent
19:46dans le passé
19:46étaient parfois
19:47un petit peu
19:48artificiellement grossis
19:49où en fait
19:49on prenait tout un tas
19:50de choses
19:50qui étaient déjà en cours
19:51on en faisait un package
19:52on disait
19:53regardez comment
19:54on travaille ensemble
19:54là on est plutôt
19:56peut-être sur du qualitatif
19:57mais ça traduit quelque chose
19:58de positif
19:58c'est que les deux
20:00grandes puissances
20:01en fait
20:03se parlent
20:04c'est-à-dire
20:04on est loin quand même
20:06du Liberation Day
20:07où en fait
20:08on s'est invectivé
20:09des deux côtés
20:09de l'Atlantique
20:10là on voit
20:11qu'il y a
20:12les grands banquiers
20:14les grands financeurs
20:15américains
20:16d'un côté
20:16et les grands industriels
20:18du numérique
20:19américain de l'autre
20:20qui viennent en Chine
20:21on voit bien
20:21les intérêts
20:22qu'il y a des deux côtés
20:23on sait que
20:23les deux économies
20:24sont très interdépendantes
20:26à la fois sur le plan
20:28technologique
20:28sur le plan industriel
20:30sur le plan commercial
20:31bien sûr
20:31mais aussi sur le plan financier
20:32et donc c'est plutôt
20:33une bonne nouvelle
20:34en fait
20:34au fond
20:35on sort de cette période
20:36du début du mandat de Trump
20:38qui était
20:38au fond
20:39c'était la
20:40la fête du protectionnisme
20:42et là en fait
20:42on revient sur
20:43un carpet bombing
20:44sur tous les partenaires
20:46commerciaux
20:46et là c'est plutôt
20:47une bonne nouvelle
20:48parce qu'on se dit
20:48à l'échelle mondiale
20:50c'est mieux que
20:50ces deux économies
20:51traversables
20:52à condition
20:53que l'Europe
20:54ne soit pas
20:54dans leur assiette
20:55et qu'elle ne se partage pas
20:56l'Europe en pâture
20:57Est-ce qu'il y a un gagnant
20:58et un perdant
20:58de cette rencontre
20:59Laurent Moisson ?
21:01Alors toujours très difficile
21:02d'analyser une rencontre
21:03qui a duré quelques jours
21:05enfin deux jours
21:0648 heures
21:08avec d'un côté
21:09un président chinois
21:10qui ne dit rien
21:11ou qui dit trois mots
21:12il dit Taïwan
21:13Taïwan et Taïwan
21:13c'est à peu près tout
21:14Il a été très clair là-dessus
21:16ça il était clair
21:17Il pourrait aller au conflit
21:18Ce n'est pas un grand loca
21:19c'est de l'autre côté
21:20on a un président Trump
21:21qui dit tout
21:22et son contraire
21:23donc si vous voulez
21:23moi je pense que
21:25tirer quoi que ce soit
21:27des déclarations
21:28qui ont été faites
21:29pendant ces 48 heures
21:31c'est lire l'avenir
21:33dans un marre de café
21:34donc dans le marre de café
21:36donc je pense que
21:39on ne devait rien attendre
21:41des déclarations
21:41ce qui est intéressant
21:42c'est que
21:42un effectivement
21:44les deux puissances
21:45se sont parlées
21:47ensuite
21:48ce qui est intéressant
21:49c'est ce qui s'est passé avant
21:50et ce qui va se passer après
21:52ce qui s'est passé avant
21:53c'est quoi ?
21:54C'est Donald Trump
21:55qui
21:56comme son style
21:57l'indique en permanence
21:59qui veut faire des deals
22:00il avait préparé
22:01cette rencontre
22:02et il avait préparé
22:02cette rencontre
22:03comment ?
22:04En balançant
22:05un certain nombre de bombes
22:06à des alliés
22:07de la Chine
22:08alors il a commencé
22:09avec le Venezuela
22:10donc là il a réussi
22:11coup de maître
22:12bravo
22:13il pensait faire la même
22:14sur l'Iran
22:14ça ne s'est pas passé
22:15comme il voulait
22:16et là
22:17en fait
22:18il est arrivé
22:18alors qu'il pensait arriver
22:19en position de force
22:20il est arrivé en position
22:21de faiblesse
22:22parce que
22:22un
22:22le détroit d'Hormuz
22:23est bloqué
22:24donc ça crée
22:25un gros problème
22:26pour l'économie mondiale
22:27donc tout le monde
22:27se retourne vers lui
22:28en disant
22:28mais qu'est-ce que t'as fait ?
22:30Deuxièmement
22:31les seuls bateaux qui passent
22:32et ça ça a été dit ce matin
22:33c'est des bateaux chinois
22:34donc c'est-à-dire
22:35que la Chine a le temps
22:36d'abord il n'y a pas
22:37d'élection de mid-terms
22:37pour Xi
22:38mais en plus
22:39elle a le temps
22:40économiquement
22:41bon ça va commencer
22:41à lui poser un problème
22:42le jour où ses clients
22:43auront plus d'argent
22:44donc il va falloir quand même
22:45que ce problème
22:47qui est systémique
22:47se règle
22:49mais vous avez là-dessus
22:50un autre élément
22:51c'est qu'on a vu
22:52que les stocks d'armes
22:53américaines
22:54enfin américains pardon
22:55oui
22:55parce que c'est un stock
22:56oui
22:57se sont vidés
22:58à une vitesse
22:58avaient besoin
22:59d'être reconstitués
23:00exactement
23:00donc là c'est-à-dire
23:02que le côté
23:04très impressionnant
23:05de la démonstration
23:08américaine
23:08avec un Trump
23:09qui était très offensif
23:11qui prenait des décisions
23:12à l'emporte-pièce
23:13comme ça
23:14ça a tétanisé tout le monde
23:15il y a eu un moment
23:16de flottement
23:17moi je me rappelle
23:17des premiers jours
23:18de bombardement
23:19de l'Iran
23:20où on a dit
23:20oh là là
23:21tout le monde s'écrase
23:22ils sont en train
23:23de gagner
23:24quel coup de mètre
23:25etc
23:25on voit bien
23:26que c'est pas du tout
23:27la même chose
23:28l'Iran
23:29n'est pas tombé
23:30c'est pas le même morceau
23:30que le Venezuela
23:31c'est pas pareil
23:32donc là
23:33si vous voulez
23:33la négo
23:34elle se fait très différemment
23:35et donc
23:36on voit bien
23:36que
23:38ça va pas être simple
23:39pour Trump
23:39il a des arguments
23:42mais en face
23:43ça rigole pas non plus
23:44Ingrid
23:46effectivement
23:46la Chine
23:47est beaucoup plus difficile
23:48à lire
23:49elle parle beaucoup moins
23:50mais c'est vrai que
23:51dans le style
23:53et dans ce que ça reflète
23:54de la fébrilité
23:55côté américain
23:57ils sont venus
23:58en expliquant
23:58qu'ils allaient
23:59vendre
23:59vendre
24:00vendre
24:00et c'est vrai
24:01que ça donnait
24:02l'impression
24:02pas grand chose
24:03on attendait
24:03des annonces
24:04sur le soja
24:05sur éventuellement
24:06200 Boeing
24:07sur des ventes de pétrole
24:08mais qui n'auraient été
24:09que des annonces
24:10en fait
24:10c'est ça aussi
24:11qu'il faut voir
24:12c'est à dire
24:12en réalité
24:13on a quand même
24:14un petit peu l'impression
24:14surtout avec la présence
24:16de Boeing
24:17que c'était une tournée
24:18de VRP
24:18bon
24:19et là
24:19vous demandez
24:20vous demandez
24:21pas de réaction en face
24:21donc on voit bien
24:23que l'enjeu
24:24pour le président Trump
24:25c'est vraiment
24:26l'enjeu commercial
24:26l'enjeu de très court terme
24:28et donc
24:29c'est très court termiste
24:30et en réalité
24:31c'est je pense pas
24:32très stratégique
24:32de leur côté
24:33parce qu'effectivement
24:34en face
24:35il n'y a pas d'engagement
24:36c'est pas un deal
24:38qu'on signe
24:38sur la table
24:39c'est ferme
24:40pour X unités
24:42et c'est ça
24:42qui va déterminer
24:43la prospérité
24:44et l'avenir
24:46de l'économie mondiale
24:47donc on a vraiment
24:48l'impression effectivement
24:49qu'il y a un court termisme
24:51économique fort
24:52du côté du président Trump
24:53c'est un deal maker
24:53Donald Trump
24:54qui n'est pas du tout
24:55au service
24:56de la stratégie
24:58commerciale
24:59et de croissance
25:01à plus long terme
25:01oui
25:03et bien ce sera
25:04le mot de la fin
25:05pour cette première partie
25:06merci beaucoup
25:06on se retrouve
25:07dans une minute
25:07on va parler
25:08Europe maintenant
25:09et du discours
25:10tenu par Mario Draghi
25:11hier à Aix-la-Chapelle
25:13à l'occasion
25:14d'une remise
25:14de décoration
25:16il a eu des mots
25:18intéressants
25:18notamment sur le commerce
25:19international
25:20et puis
25:20c'est jour de passation
25:22à la Fed
25:23aujourd'hui
25:24Jérôme Powell
25:25qui passe la main
25:25à Kevin Warch
25:26on va voir
25:27le bilan du premier
25:28les enjeux
25:29pour le second
25:30ne quittez pas
25:30on vient tout de suite
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