- il y a 1 heure
Ce jeudi 14 mai, Michael Bittan, directeur exécutif, responsable des activités cybersécurité France, Benelux chez Accenture, Jérémy Bercoff, cofondateur et président de Sonomind, et Pierre Brossollet, PDG d'Arverne, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Erwan Morice Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00:00BFM Business et RMC Live présente la matinale de l'économie.
00:00:05Good morning business, Erwan Morris.
00:00:08Il est bientôt 7h, bonjour à tous, soyez les bienvenus dans votre matinale éco.
00:00:12A la une, ce jeudi, les entretiens viennent tout juste de se terminer entre Donald Trump et Xi Jinping.
00:00:19On attend les prises de parole sur fond de crispation sur les sujets commerciaux de l'Iran, de l'IA
00:00:24et de Taïwan,
00:00:25d'où nous ferons le point dans un instant avec notre correspondant Étienne Henry.
00:00:28En tout cas, Donald Trump, affaibli par la guerre, se retrouve face à un président chinois en position de force
00:00:34finalement peu ébranlée par la guerre commerciale.
00:00:37L'économie chinoise qui continue même à se déployer, c'est le cas en Europe où des constructeurs d'automobiles
00:00:41ouvrent leurs usines sous-exploitées à leurs concurrents chinois.
00:00:45Couplé au phénomène des petits colis qui continuent de se déverser sur notre marché malgré les taxes douanières,
00:00:51on en vient à se demander s'il est possible de stopper cette vague chinoise.
00:00:55Ce sera le débat entre Jean-Marc Daniel et Emmanuel Lechypre à 7h10.
00:00:58Des milliards d'euros d'erreurs, de fraudes et de non versés.
00:01:02La Cour des comptes alerte sur les failles persistantes d'une sécurité sociale sous tension,
00:01:07mais certifie leur compte avec réserve.
00:01:10On vous raconte ça à 7h30.
00:01:11L'actualité en temps réel, c'est avec vous Léo Dumas.
00:01:13Les titres ce matin.
00:01:14La taxe petit colis est largement sous les attentes en France.
00:01:18Le projet de Bruxelles pour simplifier les voyages en train agace la SNCF.
00:01:22Et puis Nissan est encore dans le rouge.
00:01:24Honda l'est aussi pour la première fois en 70 ans.
00:01:277h20, le monde qui bouge.
00:01:28Annalisa Capellini élucidera le mystère de ce drone militaire ukrainien
00:01:31découvert dans une grotte au large de la Grèce.
00:01:347h45, le grand entretien.
00:01:35On parlera des attaques par IA sur les entreprises
00:01:38avec Mickaël Bittan, responsable de l'activité cybersécurité d'Accenture.
00:01:428h20, dans Parole de Patron, Pierre Brosselet, PDG d'Harvey.
00:01:46On viendra défendre la géothermie dans un contexte de dépendance énergétique.
00:01:50Il est 7h, c'est le journal.
00:01:54Good morning business, le journal.
00:01:57Et c'est donc un sommet sans précédent à Pékin.
00:01:59C'est Donald Trump qui le dit après un accueil digne de celui
00:02:02qui lui avait déjà été réservé il y a 9 ans par Xi Jinping,
00:02:05le président chinois qui reçoit donc depuis ce matin son homologue
00:02:08dans le grand palais du peuple.
00:02:10On écoute les premiers mots de Donald Trump juste avant le début des discussions.
00:02:15Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux.
00:02:18C'est un honneur d'être à vos côtés.
00:02:20C'est un honneur d'être votre ami.
00:02:22Et les relations entre la Chine et les Etats-Unis vont être meilleures que jamais.
00:02:27On part tout de suite en direct à Taïwan.
00:02:29On vous retrouve, Etienne Henry, pour BFM Business.
00:02:32Le face-à-face vient de se terminer entre les deux chefs d'État.
00:02:35On attend la déclaration conjointe dans les toutes prochaines minutes.
00:02:39Oui, Donald Trump avait déclaré que Xi Jinping lui ferait un gros câlin
00:02:43lors de son arrivée à Pékin.
00:02:44Il n'y a évidemment pas eu de câlin entre les deux hommes
00:02:46et on a pu voir un Xi Jinping un peu plus souriant qu'à l'accoutumée
00:02:50lors de la poignée de main.
00:02:51Les deux chefs d'État se sont retrouvés à 10 heures locales
00:02:54pour une cérémonie dans la grande salle du Palais des Peuples
00:02:56en face de la place Tiananmen.
00:02:59En présence de la presse, les deux hommes se sont échangés des amabilités
00:03:04sur la relation sino-américaine,
00:03:05même si Xi Jinping a plus parlé de politique et Trump de business,
00:03:09mettant en avant le cortège de PDG américains qui l'accompagnent.
00:03:12Les agences de presse chinoises rapportent que Xi a averti Trump
00:03:16du risque de conflit entre la Chine et les Etats-Unis.
00:03:19Si la question de Taïwan était mal gérée, je cite,
00:03:22« Dans ce cas, les deux pays s'affronteront, voire entreront en conflit,
00:03:26plongeant ainsi l'ensemble des relations sino-américaines
00:03:28dans une situation très dangereuse. »
00:03:31Alors, Etienne-Henri, quelle va être la suite du programme ?
00:03:34Alors, en 2017, les deux hommes avaient visité la cité interdite.
00:03:38Cette fois, ce devrait être le Temple du Ciel au cœur de Pékin,
00:03:43avec la volonté pour Xi Jinping de montrer au monde et à Donald Trump
00:03:47la puissance de la civilisation chinoise.
00:03:49Trump sera seulement le deuxième président américain à fouler ce sol impérial
00:03:53après Gerald Ford en 1975.
00:03:56Les empereurs venaient y prier pour des récoltes abondantes
00:03:59et l'harmonie entre le ciel et la terre.
00:04:01Reste à savoir si les récoltes seront abondantes entre la Chine et les Etats-Unis.
00:04:05Merci Etienne-Henri, en direct à Taipei pour BFM Business.
00:04:09C'est donc les annonces business qui sont imminentes.
00:04:12Donald Trump et la vingtaine de grands patrons qui l'accompagnent
00:04:15espèrent obtenir une ouverture inédite de la part des dirigeants chinois
00:04:18alors que les relations commerciales se sont particulièrement dégradées
00:04:21depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, Nathan Cocampo.
00:04:24Oui Léo, les exportations chinoises vers les Etats-Unis ont chuté de 20% l'an dernier.
00:04:29Sur le papier, les droits de douane de 25 à 30% imposés par Donald Trump ont fonctionné.
00:04:34Au premier trimestre de cette année,
00:04:36les produits chinois envoyés aux Etats-Unis atteignent les 67 milliards de dollars
00:04:41contre plus de 108 milliards de dollars un an plus tôt.
00:04:44Et si on prend un peu de recul, la part de biens chinois dans les importations américaines
00:04:48est passée de 22% en 2018 à seulement 8% au premier trimestre de cette année.
00:04:53Pour autant, on ne peut pas dire que la guerre commerciale de Trump a pénalisé Pékin.
00:04:57Non, l'excédent commercial de la Chine a atteint l'an dernier niveau record.
00:05:011 200 milliards de dollars contre un peu moins de 1 000 milliards en 2024.
00:05:05La Chine a réorienté ses échanges avec une hausse de 13% de ses exportations vers l'Asie du Sud
00:05:11-Est.
00:05:12Car en réalité, les produits chinois continuent d'arriver massivement aux Etats-Unis,
00:05:16mais via des pays intermédiaires.
00:05:18Les exportations de Taïwan vers les Etats-Unis ont grimpé de 80% l'an dernier.
00:05:23Du Vietnam vers Washington de 30%.
00:05:26Des biens souvent assemblés localement, mais fabriqués en grande partie avec des composants chinois.
00:05:32Pékin qui a aussi fortement augmenté ses exportations vers l'Europe, plus 8% l'an dernier.
00:05:37Merci Nathan Coquampo.
00:05:39Et alors en France, ça se confirme, la taxe anti-coli chinois, c'est un raté.
00:05:43Le gouvernement en espérait 400 millions cette année, mais deux mois après son entrée en vigueur,
00:05:49à peine 5 millions d'euros ont été collectés car il y a eu du contournement.
00:05:53Le nombre de déclarations a fondu.
00:05:55C'est l'aveu du patron des douanes hier devant l'Assemblée nationale.
00:05:59On est sur un rythme, en tout cas je vous ai dit, on est passé à peu près de 500
00:06:02000 à 50 000 déclarations par jour.
00:06:05Et ça correspond dans nos calculs à un rendement de l'ordre de 2,3 millions par mois.
00:06:13Donc ça c'est, je dirais, dans la situation transitoire.
00:06:16A partir du 1er juillet, on aura un nouveau dispositif qui sera une taxation forfaitaire de 3 euros par catégorie
00:06:23d'articles,
00:06:24qui sera européenne cette fois.
00:06:26Et donc là, les règles du jeu vont changer parce que l'optimisation, le contournement géographique sera plus possible,
00:06:32en tout cas pour cette partie-là.
00:06:33Et donc ça sera intéressant de voir comment les opérateurs réagissent.
00:06:37Et sur les livraisons de livres en France, le Conseil d'État rejette le recours d'Amazon
00:06:42et confirme donc l'obligation légale d'expédier les livres avec des frais de port pour les commandes inférieures à
00:06:4835 euros.
00:06:497h05 et Bruxelles s'attaque aussi au morcellement du ferroviaire européen.
00:06:53La Commission veut un billet unique par trajet, quel que soit le nombre de correspondances ou de frontières traversées.
00:06:59Il s'agit de sécuriser le droit des passagers, de favoriser le rail face à l'avion.
00:07:05Mais la méthode est contestée par les compagnies ferroviaires nationales, Astré-Olivier.
00:07:09Avec cette réforme, la SNCF devra vendre sur SNCF Connect les billets de train de toutes les compagnies ferroviaires européennes,
00:07:16idem pour ses rivales.
00:07:18Et les comparateurs comme Trainline auront désormais accès à toute l'offre ferroviaire européenne.
00:07:23L'objectif, briser les barrières transfrontalières, selon le commissaire européen Apostolos Tsitsikostas.
00:07:31La libre circulation est sans conteste l'une des plus grandes réussites de l'Europe.
00:07:35Les Européens pourront d'un simple clic planifier, comparer et acheter des billets de train
00:07:39tout en bénéficiant d'une plus grande transparence et d'une meilleure protection à chaque étape du voyage.
00:07:44Une simplification vue d'un mauvais oeil par les compagnies nationales qui dénoncent une ingérence sans précédent de Bruxelles.
00:07:50Raphaël Effito, vice-président de la Commission européenne, assure qu'elles y trouveront leur compte.
00:07:56C'est un enjeu stratégique pour l'Europe.
00:07:59La connexion ferroviaire n'est pas seulement une question de transport, mais aussi de cohésion et de marché unique.
00:08:05Faciliter les déplacements en train va réduire la fragmentation entre les régions et estomper les frontières.
00:08:11En somme, cela va renforcer notre marché intérieur.
00:08:14Avec ce nouveau système de réservation, la concurrence accrue entraînera une baisse des prix
00:08:18et une hausse de 5% des voyages selon Bruxelles, qui compte sur une mise en vigueur du système d
00:08:24'ici un à deux ans.
00:08:25Dans l'actualité des entreprises, on attend les résultats annuels de Burberry dans moins d'une heure.
00:08:30Oui, près de deux ans maintenant, après l'annonce d'un plan choc.
00:08:33Pour redresser la barre, la stratégie de recentrage sur la marque commence à porter ses fruits, Pauline Tadvan.
00:08:40Revenir à l'essentiel s'y est plutôt bien à Burberry.
00:08:43D'après les analystes de Bernstein, l'élan du troisième trimestre devrait se poursuivre au quatrième,
00:08:48notamment en Chine et aux Etats-Unis.
00:08:50Pour rappel, au troisième trimestre, les ventes ont progressé de 3% sur un an.
00:08:54En comparable, confirmant une reprise de la croissance après deux ans dans le rouge.
00:08:58Pour relancer la marque, le patron Joshua Schulman se concentre sur son ADN.
00:09:03C'est la clé pour redresser les ventes et la marge.
00:09:05D'après Bernstein, qui souligne le succès des iconiques manteaux et écharpes,
00:09:10la mise en place de campagnes pubs ciblées en fonction des pays semble porter ses fruits.
00:09:14En ce qui concerne l'impact du conflit au Moyen-Orient, il est pour l'instant limité.
00:09:18Selon Bernstein, la région pèse pour 2% des ventes de Burberry.
00:09:22Mais les analystes restent néanmoins prudents.
00:09:24Pour Berenberg, l'attention se porte désormais sur l'exécution opérationnelle du plan de relance.
00:09:30Il y a un an, jour pour jour, la direction de Burberry annonçait notamment
00:09:34la suppression de 18% des emplois d'ici l'an prochain.
00:09:37Dans cette saison des publications, il y a Nissan qui reste dans le rouge.
00:09:41Pour la deuxième année de suite, presque 3 milliards d'euros de pertes
00:09:43pour le constructeur japonais affecté par les droits de douane
00:09:46et les ventes qui baissent du côté de la Chine.
00:09:49Les effets du plan de restructuration annoncé l'an dernier sont espérés cette année, Mathieu Pêche-Bertier.
00:09:56Nissan ne parvient toujours pas à redresser ses comptes
00:09:58après une perte colossale de plus de 4 milliards d'euros l'an passé.
00:10:01Le constructeur japonais a supprimé 20 000 emplois
00:10:04et fermé 7 de ses 17 usines.
00:10:06Mais cela n'a pas suffi.
00:10:08Le groupe a subi de plein fouet l'impact des droits de douane américains
00:10:11qui lui ont coûté 1 milliard et demi d'euros.
00:10:14Aux Etats-Unis, son premier marché,
00:10:15Nissan parvient pourtant à stabiliser ses ventes.
00:10:18Mais il continue de souffrir en Chine,
00:10:20pays qui a tiré sa croissance pendant de longues années.
00:10:23Les ventes reculent de 6% sous la pression des constructeurs chinois.
00:10:26Désormais, Nissan copie leurs méthodes dans l'ingénierie
00:10:29pour concevoir ses voitures plus rapidement et surtout moins chères.
00:10:33Le groupe assume de construire en Chine des nouveaux modèles
00:10:35qui commencent à produire leurs effets.
00:10:37Les ventes vont rebondir dès cette année.
00:10:39La marge de Nissan, aujourd'hui à zéro,
00:10:41va légèrement augmenter à 1,5%.
00:10:44Un retour à la rentabilité est attendu
00:10:46autour de 110 millions d'euros de bénéfices en 2026.
00:10:49Et à Tokyo aussi, le groupe Honda
00:10:51vient d'annoncer sa toute première perte d'exploitation
00:10:54depuis l'année 1957,
00:10:56année de sa cotation en bourse.
00:10:58Le groupe a perdu 2,2 milliards d'euros l'an dernier,
00:11:02plombé par l'annulation de plusieurs lancements
00:11:05sur les voitures électriques aux Etats-Unis.
00:11:07Merci Léo, on vous retrouve à 7h30 pour un prochain point sur l'actualité.
00:11:11Tout de suite, Etienne Braque, le suivi des marchés.
00:11:14Votre rendez-vous avec Banque Populaire.
00:11:16À vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches.
00:11:19Banque Populaire, la réussite est en vous.
00:11:21Votre rendez-vous avec Moneta Asset Management.
00:11:24Chez Moneta Asset Management, nous analysons, sélectionnons, investissons.
00:11:28En action pour votre épargne.
00:11:33Bonjour Etienne Braque.
00:11:34Bonjour.
00:11:34Après une pause en début de semaine, ça y est, c'est reparti.
00:11:37Wall Street repart sur des records.
00:11:38Plus 5,2% à la clôture pour le Nasdaq,
00:11:40plus 0,6% pour le S&P 500,
00:11:42qui sont sur des plus hauts historiques
00:11:44et preuve que c'est encore et toujours l'intelligence artificielle
00:11:46qui tire la cote américaine.
00:11:48Le Dow Jones a clôturé en légère baisse de 0,14%.
00:11:51À suivre aujourd'hui, dans ce contexte d'euphorie sur les semi-conducteurs,
00:11:56la start-up américaine de puce Cérébrasse
00:11:58qui va rentrer en bourse.
00:11:59La demande était tellement forte
00:12:00que le groupe a relevé par deux fois le prix visé.
00:12:03Et au total, vous avez 5,5 milliards de dollars
00:12:06qui seront levés aujourd'hui grâce à cette IPO.
00:12:09C'est la plus grosse introduction en bourse
00:12:10depuis le début de l'année aux Etats-Unis.
00:12:13Et elle est dans le top 15 des plus grosses IPO à Wall Street.
00:12:16Donc ça montre quand même l'ampleur aujourd'hui
00:12:18de cette dynamique autour de l'intelligence artificielle aux Etats-Unis,
00:12:22mais aussi et surtout en Asie.
00:12:24Typiquement, cette nuit, TSMC,
00:12:25le premier fondeur mondial de semi-conducteurs,
00:12:27prévoit que la demande dépassera les 1 500 milliards de dollars
00:12:30d'ici à 2030 contre 1 000 milliards de la précédente estimation
00:12:34en début d'année.
00:12:35SKNX à Séoul frôle les 1 000 milliards de capitalisation boursière.
00:12:39Le titre gagne 200% depuis le début de l'année.
00:12:431 000 milliards, souvenez-vous, c'est le seuil qui avait été franchi
00:12:45il y a une dizaine de jours par Samsung,
00:12:47qui est aussi sur des plus hauts historiques,
00:12:49grâce à la demande de puce Céa d'intelligence artificielle.
00:12:52Etienne, le Sénat américain a confirmé la nomination de Kevin Warch à la Fed.
00:12:57Par 54 voix contre 45,
00:12:59car la plupart des élus de l'éposition,
00:13:00les démocrates ont voté contre le profil de Kevin Warch,
00:13:03mais in fine, ça passe.
00:13:04Pour rappel, le timing était très juste,
00:13:06dans le sens où Jerome Powell prend fin demain,
00:13:09son mandat, prend fin demain à la tête de la banque centrale américaine.
00:13:13En Europe, la politique monétaire est également suivie de près,
00:13:16dans le sens où vous avez une remontée des taux longs qui préoccupent.
00:13:19Le 10 ans allemand est au-delà des 3,1%, proche d'un plus haut de 1 000-2011,
00:13:23quand en France, le 10 ans français est à 3,73%,
00:13:26alors que le marché anticipe de plus en plus une remontée des taux
00:13:29de la part de la BCE.
00:13:31Désormais, elle a intégré à hauteur de 85% pour la prochaine réunion du mois de juin.
00:13:36Merci Etienne, on vous retrouve dans une demi-heure.
00:13:38Tout de suite, le débat des éditorialistes.
00:13:41Good morning business, face à le Chypre.
00:13:46Journée chinoise, Donald Trump qui a terminé ses entretiens
00:13:50avec le président Xi Jinping.
00:13:52La Chine, très présente aussi dans nos actualités en France.
00:13:57L'économie chinoise qui continue à se déployer.
00:13:59Ce matin, face à vous, Emmanuel Le Chypre,
00:14:02Jean-Marc Daniel, on va parler de ça avec vous.
00:14:05En Europe, les constructeurs automobiles ouvrent leurs usines
00:14:08sous-exploitées à leurs concurrents chinois.
00:14:10C'est le cas de BYD qui est en discussion dans plusieurs pays de l'Union
00:14:14pour essayer de s'installer sur le marché européen
00:14:19alors que c'est difficile de vendre en Chine avec un marché intérieur saturé
00:14:24couplé au phénomène des petits colis qui continuent de se déverser sur notre marché
00:14:28malgré les taxes douanières qui sont mises en place au compte-gouttes
00:14:31en attendant au mois de juillet la taxe européenne.
00:14:34Emmanuel Le Chypre, on se demande s'il sera possible de stopper cette déferlante chinoise.
00:14:40Elle est d'autant plus puissante.
00:14:42Vous citiez les petits colis par exemple et on va voir que l'effet de cette taxe européenne
00:14:47ça va être au contraire une arrivée massive, une implantation massive
00:14:52de ces grandes plateformes chinoises en Europe
00:14:55qui vont construire des entreprises, mais qui vont rester les leaders mondiaux
00:14:58de ces petits colis.
00:15:01Alors la Chine aujourd'hui, c'est certainement pas la première puissance du monde
00:15:06parce que les atouts de la puissance vont bien au-delà de l'économie
00:15:09mais la Chine est incontestablement la plus grande puissance industrielle de tous les temps.
00:15:14Jamais on n'a vu une puissance industrielle aussi grande que celle de la Chine.
00:15:18C'est 30% quand même de la production manufacturière mondiale.
00:15:22C'est un pays qui à lui seul produit plus d'acier, de ciment, de voiture, de batterie,
00:15:27de panneaux solaires que le reste du monde occidental combiné.
00:15:32Aucun pays n'a réussi à défier les lois de la spécialisation industrielle
00:15:37comme la Chine.
00:15:38Vous savez, on dit toujours, jamais un pays ne peut tout produire
00:15:41parce que, voilà, selon les lois qui sont chères à Jean-Marc Daniel
00:15:44sur la spécialisation internationale,
00:15:47finalement tout le monde gagne à se spécialiser ce sur quoi il est le plus fort.
00:15:50la Chine reste le leader mondial de la production dans tout un tas de secteurs,
00:15:57y compris des secteurs à faible valeur ajoutée.
00:15:59C'est-à-dire que le champion du monde des vis et des boulons,
00:16:03ça reste la Chine.
00:16:04Le champion du monde des batteries électriques,
00:16:06c'est la Chine, c'est la première puissance commerciale,
00:16:09c'est la première puissance exportatrice,
00:16:12c'est la plateforme aujourd'hui du commerce mondial
00:16:15et avec des atouts qui en font pour moi la puissance du XXIe siècle,
00:16:21mais sans doute pas au-delà,
00:16:22et après on pourra revenir sur les faiblesses chinoises
00:16:24que Jean-Marc va sans doute mettre en avant,
00:16:27mais c'est surtout la culture industrielle de la Chine,
00:16:29c'est-à-dire que c'est le pays qui a compris,
00:16:31au moment où l'Europe et les États-Unis tournaient le dos à l'industrie,
00:16:34que ce qui était vraiment stratégique, c'était l'industrie.
00:16:36C'était l'industrie et avec des capacités de vitesse d'exécution d'organisation
00:16:41qui sont spectaculaires.
00:16:43L'Occident est devenu lent, réglementaire, fragmenté, tatillon,
00:16:47obsédé par la procédure.
00:16:49La Chine, elle est brutale, elle est hyper concurrentielle,
00:16:51elle est très verticale, elle est rapide.
00:16:53Le vrai pays du capitalisme aujourd'hui qui se renouvelle et qui foisonne,
00:16:59c'est quand même la Chine.
00:17:01Jean-Marc Daniel.
00:17:02Oui, je suis toujours fasciné par cette sino-béatitude.
00:17:06Ça fait 20 ans que la Chine doit dépasser les États-Unis,
00:17:09la Chine ne dépassera jamais les États-Unis.
00:17:11Ça fait 20 ans qu'on nous raconte des choses sur la Chine,
00:17:13alors qu'on ne sait pas ce qui se passe en Chine.
00:17:15Ce qu'il y a de frappant depuis que Xi Jinping est au pouvoir,
00:17:18par exemple, c'est le nombre de militaires qui se sont suicidés,
00:17:20qui ont avoué être des corrompus, qui ont été éliminés.
00:17:23Il y avait 176 officiers supérieurs en Chine.
00:17:26Quand Xi Jinping a pris le pouvoir,
00:17:28il y en a 100 qui ont disparu.
00:17:29On ne sait pas ce qu'ils sont devenus.
00:17:31Certains ont été condamnés à mort pour corruption.
00:17:34Mais il y en a, on ne sait même pas ce qu'ils sont devenus.
00:17:36Alors, nous ne débattons pas de
00:17:37est-ce que la Chine est la plus grande démocratie du monde.
00:17:39Non, non, non, j'entends bien.
00:17:41Mais moi, je pense que parmi les économistes
00:17:43qu'Emmanuel montre du doigt en disant
00:17:46qu'ils n'ont rien compris et tout ça,
00:17:48il y avait quand même Milton Friedman qui disait
00:17:49qu'un pays ne peut pas se développer durablement
00:17:51en économie libre, en économie productive,
00:17:54en économie de marché,
00:17:55s'il s'éloigne durablement de la démocratie.
00:17:57Il y a un moment où la démocratie,
00:17:59le jeu de la concurrence,
00:18:00la capacité à respecter,
00:18:02la liberté d'entreprendre
00:18:03sont nécessaires à la croissance.
00:18:05Et on le voit en Chine,
00:18:05puisque la croissance ralentit en Chine.
00:18:07La croissance est entre 4 et 5 %
00:18:10d'après les chiffres officiels de la Chine.
00:18:13Et en réalité,
00:18:14elle est probablement plutôt aux alentours
00:18:16de 2, 3 % au mieux.
00:18:18Le deuxième élément,
00:18:19quand on regarde les chiffres de la Chine,
00:18:20non pas les chiffres qu'annosent la Chine,
00:18:22mais les chiffres réels objectifs,
00:18:24ce que l'on peut mesurer,
00:18:25c'est effectivement le commerce extérieur.
00:18:27Dans la mesure où les excédents chinois
00:18:29sont le déficit des autres.
00:18:31Donc vous prenez l'excédent affiché par la Chine,
00:18:33elle affiche un excédent commercial
00:18:34pour l'année dernière
00:18:35de 1 200 milliards de dollars.
00:18:37Sauf que c'est supérieur
00:18:38au déficit de tous les autres.
00:18:40Donc quelque part,
00:18:41on est obligé de corriger ça.
00:18:42Donc on corrige en disant
00:18:44non mais ce qu'on mesure bien,
00:18:45c'est la balance des paiements courants.
00:18:47Et donc là, à ce moment-là,
00:18:48la balance des paiements courants de la Chine
00:18:49ne dégage plus un excédent
00:18:50que de 735 milliards de dollars.
00:18:53Et donc on pourrait dire
00:18:54oui, c'est quand même énorme.
00:18:55Sauf qu'un pays qui a la démographie,
00:18:57et je vais revenir sur cette démographie,
00:18:58qui est un pays qui a la démographie de la Chine,
00:19:00devrait avoir encore plus d'excédents
00:19:02de balance des paiements courants
00:19:04pour avoir une épargne colossale,
00:19:05vu sa démographie,
00:19:07épargne colossale
00:19:07qui partirait effectivement
00:19:09en investissement à l'étranger.
00:19:10Or, elle a une stratégie,
00:19:13une structure de commerce extérieur
00:19:15de pays jeunes,
00:19:16alors que c'est un pays vieux.
00:19:17Et pourquoi c'est un pays vieux ?
00:19:19Vous regardez effectivement
00:19:20l'évolution démographique.
00:19:21On annonce qu'à l'heure actuelle,
00:19:24on a à peu près entre 18 à 20% de gens
00:19:27qui ont plus de 65 ans en Chine,
00:19:30alors qu'ils étaient 10% en 2016.
00:19:32Vous avez une évolution de la population chinoise
00:19:34qui est non seulement une baisse de la population,
00:19:37mais qui plus est,
00:19:38une baisse encore plus significative
00:19:39de la population active.
00:19:41C'est-à-dire qu'à l'horizon de 2050,
00:19:44la population active aura baissé
00:19:45de 220 millions de personnes en Chine.
00:19:47Donc la Chine, c'est une maison de retraite.
00:19:50Et donc cette maison de retraite
00:19:52est une maison de retraite
00:19:53qui n'est pas porteuse d'avenir.
00:19:54Il y a un pays qui représentait
00:19:56beaucoup plus que la Chine
00:19:57dans la production industrielle
00:19:58et dans la production mondiale,
00:20:00c'était le Royaume-Uni
00:20:01du début du 19e siècle.
00:20:03En 1820, le Royaume-Uni
00:20:04produisait pratiquement à lui seul
00:20:0650% de la production mondiale.
00:20:08Vous prenez les États-Unis en 1946,
00:20:10c'est 50% de la production mondiale.
00:20:12Vous vous apercevez que la force de ces pays,
00:20:14c'était non seulement
00:20:14qu'ils maîtrisaient la technologie,
00:20:16mais c'était qu'ils étaient jeunes
00:20:18et la Chine est un pays vieux.
00:20:20– Ça, Jean-Marc,
00:20:21on ne peut pas contester ce point
00:20:22et c'est pour ça que je disais
00:20:25la Chine, si vous me demandez,
00:20:27et vous savez que c'est une thèse
00:20:28que j'ai souvent défendue ici,
00:20:29notamment quand Jean-Marc nous a dit
00:20:30qu'aussi, parce que Jean-Marc,
00:20:32il est bien gentil,
00:20:33mais alors la Chine est un pays
00:20:35qui va vivre une maison de retraite,
00:20:36les États-Unis sont un pays du tiers-monde,
00:20:38on aurait presque envie de dire
00:20:39mais l'Europe est fabuleuse,
00:20:40l'Europe est formidable.
00:20:41Non, moi je suis convaincu
00:20:42et j'ai défendu ça face à Jean-Marc cette semaine
00:20:43que les États-Unis sont l'éternel pays émergent
00:20:46qui survivra à tout.
00:20:47Donc dans un siècle,
00:20:49je suis d'accord avec Jean-Marc,
00:20:50mais la réalité c'est qu'en attendant,
00:20:51pendant les 30 ans ou les 50 ans qui viennent,
00:20:54la Chine est un rouleau compresseur industriel
00:20:57qui va tout emporter sur son passage
00:21:00et là où la vision de Jean-Marc,
00:21:02pour le coup,
00:21:03est un peu, à mon avis,
00:21:05décalée et dépassée,
00:21:06c'est que croire que c'est encore une économie
00:21:08où on planifie depuis les bureaux
00:21:10des ministères, etc.,
00:21:12ce n'est pas du tout vrai.
00:21:14Il n'y a pas un pays
00:21:15qui a su organiser
00:21:16et faire respecter la concurrence
00:21:18comme l'aime Jean-Marc
00:21:19que la Chine,
00:21:20en luttant contre les positions dominantes,
00:21:22etc.,
00:21:23il n'y a pas un pays
00:21:24qui innove autant que la Chine aujourd'hui,
00:21:25Jean-Marc,
00:21:26il n'y a pas un pays
00:21:26qui fait autant pour la transition écologique
00:21:28que la Chine aujourd'hui
00:21:29et d'ailleurs,
00:21:31c'est l'usine de la transition écologique
00:21:33parce que nous,
00:21:34on est bien sympathique là
00:21:34avec ce gouvernement
00:21:35qui veut encourager les ventes
00:21:37de pompes à chaleur, etc.,
00:21:38mais vous croyez que les pompes à chaleur,
00:21:39elles vont être faites en France ?
00:21:40Ben non, on va faire tourner les usines chinoises.
00:21:42Donc, à 50 ans,
00:21:44le rouleau industriel chinois
00:21:46est inarrêtable.
00:21:48Un mot de conclusion ?
00:21:50Deux remarques.
00:21:50La première remarque,
00:21:51c'est que la Chine est le premier producteur
00:21:53et consommateur mondial de charbon
00:21:54pour assurer la transition écologique.
00:21:56Ce n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux.
00:21:58Et la deuxième chose,
00:21:58c'est qu'effectivement,
00:22:00les États-Unis sont en voie de tiers mondialisation.
00:22:02La Chine est une maison de retraite.
00:22:03L'avenir se joue entre Mumbai et Abidjan.
00:22:06Tous les matins,
00:22:06le débat des éditorialistes,
00:22:08l'actualité internationale.
00:22:11Good Morning Business.
00:22:13Le monde qui bouge.
00:22:14Avec vous, Annalisa Capellini,
00:22:16un drone militaire ukrainien
00:22:19a été retrouvé
00:22:20dans les eaux territoriales grecques.
00:22:22Ça pourrait faire des remous
00:22:23entre les Ukrainiens et les Européens ?
00:22:26Oui, en tout cas,
00:22:26entre les Ukrainiens et les Grecs,
00:22:28à minima,
00:22:28parce que ce drone qui a été retrouvé,
00:22:30c'est un drone naval militaire.
00:22:32Il a été retrouvé
00:22:33par des pêcheurs grecs
00:22:35dans les eaux de l'Eukad.
00:22:36C'est une île plutôt touristique,
00:22:37en mer ionienne.
00:22:38Ce drone,
00:22:39il transportait 100 kg d'explosifs
00:22:42et il a été retrouvé dans une grotte.
00:22:43Il était encore actif.
00:22:45Le problème, justement,
00:22:46c'est que ce drone,
00:22:46il n'est pas russe ou iranien.
00:22:48Il est bien ukrainien.
00:22:50Les autorités grecques,
00:22:51elles,
00:22:51elles en sont désormais certaines.
00:22:52Il y a une incertitude,
00:22:53en revanche,
00:22:54quant à la zone de départ du drone.
00:22:56Selon la presse grecque,
00:22:57il aurait été lancé
00:22:58soit depuis un navire,
00:22:59soit depuis une base militaire libyenne.
00:23:01Dans les deux cas,
00:23:02les Ukrainiens auraient perdu
00:23:03le contrôle du drone.
00:23:05Et donc,
00:23:05ça explique qu'il a été retrouvé
00:23:06à l'Eukad.
00:23:07Les Grecs,
00:23:08ils considèrent que cet accident
00:23:09est extrêmement grave
00:23:10puisque le drone
00:23:11n'était pas réparable
00:23:12par radar
00:23:13et parce qu'il circulait
00:23:14sur les eaux territoriales grecques
00:23:16de facto,
00:23:17sans autorisation.
00:23:18Et donc,
00:23:18ils veulent absolument
00:23:19mettre le sujet
00:23:20sur la table
00:23:20de l'Union européenne,
00:23:21des prochains sommets européens
00:23:22à venir.
00:23:23Donc,
00:23:23c'est un incident
00:23:24qui a une dimension diplomatique.
00:23:25Oui, absolument.
00:23:26Pour les Grecs,
00:23:27c'est en fait le symbole
00:23:28que la Méditerranée
00:23:28risque de se transformer
00:23:29en théâtre d'opérations militaires.
00:23:32Je cite le ministre
00:23:32des Affaires étrangères grec
00:23:35Georgos Gerapetritis.
00:23:36En gros,
00:23:37les Grecs refusent
00:23:38que la Méditerranée
00:23:39devienne une victime collatérale
00:23:40du conflit
00:23:40entre la Russie et l'Ukraine
00:23:42et ça justifie,
00:23:43selon eux,
00:23:44l'escalade diplomatique.
00:23:45Surtout que les Grecs
00:23:46le rappellent ces derniers jours,
00:23:47ils ont soutenu Kiev
00:23:48depuis le début de la guerre
00:23:49de tous les points de vue
00:23:50économiques,
00:23:51militaires,
00:23:51diplomatiques.
00:23:52Et pour le faire,
00:23:52ils ont même rompu
00:23:53les liens avec la Russie,
00:23:54traditionnellement
00:23:55plutôt resserré.
00:23:56Donc aujourd'hui,
00:23:57pour eux,
00:23:57il est inacceptable
00:23:58d'être visé,
00:23:59même de manière
00:24:01par inadvertance.
00:24:02Et alors Annalisa,
00:24:02en réalité,
00:24:03ce n'est pas la première fois
00:24:04qu'il y a des tensions
00:24:04entre Kiev et Athènes.
00:24:06Il y a un grand reproche
00:24:07que les Ukrainiens font
00:24:09aux Grecs,
00:24:09c'est que certaines
00:24:10compagnies maritimes grecques
00:24:11sont impliquées
00:24:12dans le transport
00:24:13de pétrole russe.
00:24:15L'ambassadeur ukrainien
00:24:16en Grèce
00:24:16avait même dit
00:24:17à l'époque du début
00:24:18du conflit
00:24:18que l'argent
00:24:19de certaines compagnies maritimes
00:24:20était souillé de sang,
00:24:22ce qui avait évidemment
00:24:23fait un tollé en Grèce.
00:24:25Cette tension,
00:24:25elle n'est pas uniquement abstraite,
00:24:27ça fait des années
00:24:28qu'elle est latente,
00:24:29mais aujourd'hui,
00:24:29elle se concrétise
00:24:30puisqu'il y a deux mois,
00:24:31un drone ukrainien
00:24:32a visé un bateau grec
00:24:34au large de Novorossis,
00:24:36en Russie,
00:24:36qui était là
00:24:37pour charger
00:24:38du pétrole russe.
00:24:39Donc un incident
00:24:40quand même
00:24:40entre deux pays européens.
00:24:42Là encore,
00:24:42la Grèce avait réagi,
00:24:43avait demandé l'aide
00:24:44de l'Europe
00:24:44en obtenant du soutien,
00:24:46mais aucune réaction officielle.
00:24:48D'ailleurs,
00:24:49Athènes se demande
00:24:49aujourd'hui,
00:24:50très officiellement,
00:24:51si cette frappe est liée
00:24:52à son implication
00:24:52dans le transport
00:24:53de pétrole russe.
00:24:54C'est le ministre
00:24:55de la Marine Marchande
00:24:56qui se pose cette question
00:24:57de manière très officielle.
00:24:58Alors peut-être
00:24:59qu'Athènes va pouvoir
00:25:00tirer profit aussi
00:25:01de cet événement ?
00:25:02Oui, au moins du point
00:25:03de vue militaire
00:25:03puisque la Grèce
00:25:04a un programme
00:25:05très ambitieux
00:25:06en matière de drones
00:25:07et donc récupérer
00:25:08ce drone ukrainien
00:25:09qui est encore
00:25:10en état de marche
00:25:10va permettre d'avoir accès
00:25:12à ses composants,
00:25:13à son mode de fabrication
00:25:14et donc à toute cette ingénierie
00:25:16qui est si précieuse
00:25:17dans un drone
00:25:17qui permet en fait après
00:25:18de le répliquer
00:25:19plus facilement.
00:25:20Ce n'est pas sûr en revanche
00:25:21que cet incident
00:25:22profite aux Ukrainiens
00:25:23puisque les Européens
00:25:24font pression
00:25:25depuis des mois
00:25:26sur Athènes
00:25:27pour qu'elles fournissent
00:25:27des avions Mirage
00:25:28à l'Ukraine.
00:25:29Cet incident risque
00:25:30de refroidir en réalité
00:25:31encore plus les Grecs
00:25:33et donc d'éloigner
00:25:34cette livraison
00:25:34si précieuse pour Kiev.
00:25:36Le monde qui bouge,
00:25:37la chronique internationale
00:25:38d'Analisa Capellini
00:25:39à retrouver tous les matins
00:25:40et en replay
00:25:41en podcast.
00:25:42Il est 7h24,
00:25:43l'heure du retail.
00:25:48Avec vous Eva Jaco,
00:25:50on s'intéresse ce matin
00:25:51au marché de la seconde main
00:25:52qui ne cesse de croître
00:25:53depuis maintenant plusieurs années.
00:25:55Alors pour garantir
00:25:56la fiabilité de ces produits,
00:25:58l'Europe va imposer
00:26:00prochainement un passeport numérique.
00:26:02De quoi est-ce qu'il s'agit ?
00:26:03Oui, le Digital Product Passport,
00:26:05en fait c'est la carte d'identité
00:26:07numérique d'un produit.
00:26:08Ça se matérialise
00:26:09sous forme d'un QR code
00:26:10qui permet d'avoir accès
00:26:11à de nombreuses informations,
00:26:13la conformité réglementaire,
00:26:14les caractéristiques techniques
00:26:15ou encore l'historique du produit.
00:26:18C'est-à-dire quels sont
00:26:19ses composants,
00:26:20par exemple,
00:26:21où est-ce qu'il a été fabriqué,
00:26:22sa notice aussi d'utilisation
00:26:24qui est devenue numérique.
00:26:25Et ça va encore plus loin
00:26:27puisqu'il peut indiquer aussi
00:26:28si le produit a déjà été réparé,
00:26:30quelle pièce du produit
00:26:32peut être changée,
00:26:33est-ce qu'elle est encore fabriquée.
00:26:35Ça va même jusqu'à vous indiquer
00:26:36peut-être quel réparateur
00:26:37peut encore réparer votre produit.
00:26:40Et même si votre produit
00:26:41a été revendu,
00:26:42s'il est passé entre plusieurs mains
00:26:44et combien de fois.
00:26:45En fait, c'est vraiment un mix
00:26:46entre un carnet de santé
00:26:47et une carte vitale.
00:26:47Ça met aussi de la traçabilité
00:26:49derrière tout ça.
00:26:50Qui est derrière cette initiative ?
00:26:52C'est la Commission européenne
00:26:53qui a imaginé le DPP.
00:26:55L'objectif, c'est de rendre
00:26:56les produits traçables,
00:26:58plus réparables,
00:26:59recyclables également.
00:27:00Ensuite, le cadre légal
00:27:01a été adopté
00:27:02par le Parlement européen
00:27:03en 2024.
00:27:04Et pour ce qui est
00:27:04de la mise en œuvre technique,
00:27:06il y a plusieurs acteurs
00:27:07qui sont sur le sujet.
00:27:08Il y a le GS1.
00:27:10Peut-être que ça ne vous dit rien,
00:27:10le GS1,
00:27:11mais en fait,
00:27:11c'est l'inventeur,
00:27:12c'est le créateur du code barre.
00:27:13C'est lui qui a généré
00:27:14ce nouveau QR code.
00:27:16Il y a aussi des plateformes
00:27:17comme Ariany
00:27:18sur lesquelles sont stockés
00:27:20ces passeports digitaux.
00:27:22Et donc,
00:27:23ce passeport numérique,
00:27:24il deviendra obligatoire
00:27:25l'année prochaine.
00:27:26Et pour l'instant,
00:27:27il n'est pas vraiment adopté
00:27:29par les acteurs du retail.
00:27:31C'est pourquoi
00:27:32la huitième édition
00:27:32du salon Reuse Economy,
00:27:34qui se tiendra à Paris
00:27:35la semaine prochaine,
00:27:36a décidé de consacrer
00:27:37un village entier
00:27:38au passeport numérique
00:27:40sur son salon.
00:27:41Il y aura une dizaine
00:27:42d'acteurs présents.
00:27:43L'objectif,
00:27:44c'est vraiment de faire
00:27:44de la pédagogie
00:27:45sur tous les secteurs
00:27:46du retail,
00:27:47que ce soit la mode,
00:27:49l'automobile,
00:27:50le mobilier,
00:27:51et j'en passe.
00:27:51Et alors,
00:27:51est-ce qu'il y a déjà
00:27:52des distributeurs
00:27:52ou des marques
00:27:53qui l'ont mis en place ?
00:27:54Oui.
00:27:54Eh bien,
00:27:54Fnecdartist a été
00:27:55l'un des premiers
00:27:56à l'utiliser
00:27:57sur ses produits,
00:27:58alors particulièrement
00:27:59sur le gros électroménager.
00:28:01Il vise d'ailleurs
00:28:02un million de produits
00:28:03qui seraient titulaires
00:28:05de ce passeport numérique
00:28:06d'ici à la fin de l'année.
00:28:07Et chez eux,
00:28:08tous les produits
00:28:09qui passent par,
00:28:10soit le recyclage,
00:28:12la réparation,
00:28:13pardon,
00:28:13ou alors le reconditionnement,
00:28:15eh bien,
00:28:15ils se voient remettre
00:28:16ce passeport numérique.
00:28:17Ils sont en partenariat
00:28:18là-dessus sur
00:28:19S'économie et Ariany.
00:28:21Mais Fnecdartist
00:28:22fournit aussi
00:28:22ce document
00:28:23à ces produits
00:28:25qu'ils fabriquent,
00:28:26notamment,
00:28:26qu'ils font fabriquer,
00:28:27notamment sa MDD ProLime
00:28:29ou encore la marque
00:28:30Thompson
00:28:31dont il détient
00:28:31la licence.
00:28:33Et puis,
00:28:34un mot aussi
00:28:34sur les autres secteurs.
00:28:35Dans la mode,
00:28:36on sait qu'il y a
00:28:36quelques marques de luxe
00:28:37qui l'ont testée,
00:28:37notamment celle du groupe LVMH,
00:28:39comme l'Europiana
00:28:40ou Rimowa.
00:28:41Mais ça reste encore
00:28:42timide aujourd'hui.
00:28:43Merci beaucoup,
00:28:44Eva Jaco.
00:28:44Dans un instant,
00:28:45le journal de Léo Dumas
00:28:47va revenir sur
00:28:48la Cour des comptes
00:28:48qui alerte sur
00:28:49les failles persistantes
00:28:50de la sécurité sociale.
00:28:51À 7h45,
00:28:53le grand entretien.
00:28:54Nous serons avec
00:28:54Mickaël Bittan,
00:28:55responsable de l'activité
00:28:56cybersécurité
00:28:57d'Accenture.
00:28:58À tout de suite.
00:29:00Good morning business.
00:29:02Le journal.
00:29:037h31.
00:29:04Merci d'être avec nous.
00:29:05On vous retrouve Léo Dumas.
00:29:05Les titres de ce jeudi 14 mai.
00:29:07Des milliards et des milliards
00:29:08de pertes évitables
00:29:09pour la sécurité sociale.
00:29:11On regarde ce que nous dit
00:29:11la Cour des comptes
00:29:12dans son dernier rapport
00:29:13dès le début de ce journal.
00:29:15Malgré le discours du trône
00:29:17prononcé par le roi hier,
00:29:19car Starmer est toujours
00:29:19en mauvaise posture ce matin,
00:29:21et puis BYD
00:29:22à l'assaut des usines
00:29:23Stellantis en Europe.
00:29:26La Cour des comptes
00:29:27alerte donc sur
00:29:28des failles persistantes
00:29:30à la sécurité sociale
00:29:31des milliards d'euros
00:29:32d'erreurs,
00:29:33d'oubli,
00:29:33de fraude
00:29:34ou de non versés
00:29:35et un système
00:29:35toujours sur tension.
00:29:36Voilà le constat.
00:29:37Même si certains outils
00:29:39commencent à changer la donne,
00:29:40de quoi donc aller chercher
00:29:41plusieurs milliards d'euros ?
00:29:43Clara Bido.
00:29:44Sur la seule branche famille
00:29:46de la Sécu,
00:29:47on parle de plus de 7 milliards
00:29:48d'euros d'erreurs
00:29:49non corrigées sur un an,
00:29:51des milliards partis
00:29:51dans les trous versés,
00:29:53les déclarations oubliées,
00:29:54mais aussi dans la fraude.
00:29:56Et cet argent-là,
00:29:57très clairement,
00:29:58ne sera jamais récupéré.
00:29:59Il y a de moins en moins
00:30:01de contrôles sur place.
00:30:02Ils sont en baisse
00:30:03de 9% en un an,
00:30:04après avoir chuté
00:30:05de 46% depuis 2019.
00:30:08Ils sont pourtant jugés
00:30:09les plus efficaces
00:30:10par les sages de la rue Cambon.
00:30:12Résultat,
00:30:12mécaniquement,
00:30:13une partie des indues
00:30:14passe complètement
00:30:15sous les radars.
00:30:16Dans la branche maladie,
00:30:17la Cour des comptes
00:30:18a identifié 3,4 milliards d'euros
00:30:20sur les remboursements
00:30:21de soins,
00:30:22villes ou arrêts maladies.
00:30:24Motif de satisfaction,
00:30:25en revanche,
00:30:26ce qu'on appelle le DRM,
00:30:27le pré-remplissage des revenus,
00:30:29comme la déclaration d'impôt.
00:30:30Il a permis de sauver
00:30:31plus d'un milliard d'euros
00:30:32sur la prime d'activité
00:30:33et le RSA.
00:30:34De quoi finalement inciter
00:30:36la Cour des comptes
00:30:36à certifier avec réserve
00:30:38les comptes
00:30:39de la Sécurité sociale
00:30:40après trois ans de refus ?
00:30:41Dans le même temps,
00:30:42l'élargissement des aides
00:30:43se poursuit.
00:30:44Face à la hausse
00:30:44des prix du carburant,
00:30:45les taxis ont obtenu hier
00:30:47une avance de trésorerie
00:30:48qui correspond à une fraction
00:30:50de la taxe sur les carburants
00:30:52qui leur est habituellement
00:30:54remboursée.
00:30:54Et puis,
00:30:55pour les particuliers,
00:30:56gros rouleurs,
00:30:57pour faciliter la distribution
00:30:58annoncée de l'indemnité
00:31:00carburante de 50 euros
00:31:01à partir du 27 mai,
00:31:02Bercy vient de lancer
00:31:03un simulateur
00:31:04pour tester son éligibilité.
00:31:06Alors,
00:31:06pour compenser dans sa quête
00:31:08d'économies immédiates,
00:31:09le gouvernement va-t-il tailler
00:31:10dans les exonérations de charges ?
00:31:11C'est la piste principale
00:31:13pour faire entre
00:31:14un milliard 5
00:31:15et un milliard 7
00:31:16d'économies
00:31:17sur le budget de la Sécu.
00:31:18Une solution critiquée
00:31:19par une grosse partie
00:31:20du bloc central
00:31:20dont le président
00:31:21de la Commission
00:31:22des Affaires Sociales.
00:31:23La gauche,
00:31:23elle, à l'inverse,
00:31:24soutient cette option.
00:31:25On écoute Frédéric Valtoux
00:31:27pour Horizon,
00:31:27puis Adrien Clouet,
00:31:28le député de la France
00:31:29insoumise au micro
00:31:30de BFM Business
00:31:31à l'Assemblée nationale.
00:31:33Économiser sur les allégements
00:31:34faits aux entreprises,
00:31:36c'est un jeu dangereux
00:31:37parce que ça veut dire
00:31:38changer les règles
00:31:39en cours d'un match.
00:31:40Et ça,
00:31:41le monde entrepreneurial,
00:31:44ce sont des gens
00:31:45qui ont besoin
00:31:45d'avoir un cadre
00:31:47qui est précis,
00:31:48qui doit être celui
00:31:49voté par le Parlement.
00:31:50Les allégements
00:31:50de cotisation sociale
00:31:51sont un cadeau
00:31:52qui est fait
00:31:53sans aucune condition.
00:31:54C'est pas possible.
00:31:55Il faut arrêter ça.
00:31:55C'est un effet de rente
00:31:56parce que les emplois
00:31:57seraient créés dans tous les cas.
00:31:58Simplement,
00:31:58ils sont créés
00:31:59avec des cadeaux.
00:32:00Ils nous coûtent cher.
00:32:01Au Royaume-Uni,
00:32:03à 7h34,
00:32:04la tempête politique
00:32:05se poursuit
00:32:06après le traditionnel
00:32:06discours du roi
00:32:07hier prononcé
00:32:08par Charles III
00:32:10à rendez-vous codifié.
00:32:11L'allocution royale
00:32:12était rédigée
00:32:13par le gouvernement
00:32:14de Kerstarmer
00:32:15qui, lui,
00:32:15est dans la crise
00:32:16après cette défaite
00:32:17jeudi dernier
00:32:18aux élections locales.
00:32:20Et alors,
00:32:20le discours prononcé hier
00:32:22n'a pas permis
00:32:22à Kerstarmer
00:32:23de reprendre
00:32:24un peu d'oxygène,
00:32:25Clarisse Marion.
00:32:26Au cœur des mesures
00:32:28annoncées par le souverain,
00:32:29le renforcement des liens
00:32:30entre la Grande-Bretagne
00:32:31et l'Europe
00:32:32en réponse à la montée
00:32:33dans les urnes
00:32:34des eurosceptiques
00:32:35de Nigel Farage.
00:32:37Mes ministres
00:32:38présenteront
00:32:39des projets de loi
00:32:39visant à tirer parti
00:32:40des nouvelles opportunités
00:32:41commerciales,
00:32:42notamment un projet de loi
00:32:43destiné à renforcer
00:32:44les liens
00:32:44avec l'Union européenne.
00:32:47Sécurité,
00:32:48énergie,
00:32:48défense,
00:32:49plus de 35 textes
00:32:50ont été présentés
00:32:51dans cette allocution
00:32:52mais aucune nouveauté
00:32:53n'en est vraiment sortie
00:32:54insuffisant
00:32:55pour remettre en selle
00:32:56Kerstarmer.
00:32:57Le Premier ministre
00:32:58a tenté de se montrer
00:32:59plus à l'offensive
00:33:00à la Chambre des communes.
00:33:03La Grande-Bretagne
00:33:04est secouée
00:33:04par les crises
00:33:05depuis des décennies
00:33:06et la réponse
00:33:06est toujours la même,
00:33:07une tentative désespérée
00:33:09de revenir à un statu quo.
00:33:11Notre réponse,
00:33:12cette fois-ci,
00:33:12doit être
00:33:13et sera différente,
00:33:14une rupture totale.
00:33:17Un changement de ton
00:33:18mais pas de leader.
00:33:19Le Premier ministre
00:33:20résiste aux appels
00:33:21à la démission.
00:33:21Il a perdu le soutien
00:33:23des syndicats affiliés
00:33:24au parti travailliste.
00:33:25Quatre secrétaires d'État
00:33:27sont déjà partis
00:33:27en signe de protestation,
00:33:29bientôt rejoints
00:33:30par le ministre
00:33:31de la Santé
00:33:31selon le Times
00:33:32qui est par ailleurs
00:33:33favori
00:33:34pour remplacer
00:33:35Kerstarmer.
00:33:367h36 et dans l'actualité
00:33:37des entreprises
00:33:38c'est BYD
00:33:38qui accélère en Europe.
00:33:39Le constructeur chinois
00:33:41serait en discussion
00:33:41avec plusieurs groupes européens
00:33:43pour leur reprendre
00:33:45des usines sous-exploitées
00:33:47et alors en tête de liste
00:33:48ce sont les sites
00:33:49de Stellantis.
00:33:50Céline Lefahou.
00:33:51Le moment était
00:33:52plus qu'opportun
00:33:53pour BYD.
00:33:54Cela fait plusieurs semaines
00:33:55que Stellantis
00:33:56entend renforcer
00:33:56ses partenariats
00:33:57pour sauver
00:33:58ses sites industriels.
00:33:59Le constructeur
00:34:00en prend un problème
00:34:01de surcapacité
00:34:02à notamment l'intention
00:34:03de céder son usine
00:34:04madrilène à Lipmotor.
00:34:05Un second site à Rennes
00:34:06serait aussi au cœur
00:34:07des négociations
00:34:08entre Stellantis
00:34:09et Dongfeng.
00:34:10L'aubaine parfaite
00:34:11pour BYD
00:34:12qui va même encore plus loin
00:34:13dans ses discussions
00:34:14avec Stellantis.
00:34:15Le géant de l'automobile chinois
00:34:17serait aussi intéressé
00:34:18par le portefeuille
00:34:19de marque
00:34:19de son concurrent
00:34:20franco-italien
00:34:21notamment une Maserati
00:34:23en grande difficulté.
00:34:25Aucune mesure
00:34:25n'a en revanche
00:34:26été encore annoncée.
00:34:27Stellantis
00:34:28n'est d'ailleurs pas
00:34:28le seul constructeur
00:34:29dans l'équation de BYD
00:34:31qui a avoué
00:34:32avoir visité
00:34:32de nombreuses usines
00:34:33en Europe
00:34:33comme en Italie
00:34:34ou en France.
00:34:35Volkswagen
00:34:36également confronté
00:34:37à un problème
00:34:37de surcapacité
00:34:38serait lui aussi ouvert
00:34:40à partager ses usines
00:34:41avec des groupes chinois.
00:34:42Et puis du côté
00:34:43de la Chine justement
00:34:44alors que ce matin
00:34:45le président Xi
00:34:46qui reçoit Trump
00:34:46en visite d'État
00:34:48a promis
00:34:48que son pays
00:34:49s'ouvrira toujours
00:34:50plus grand
00:34:50aux entreprises américaines.
00:34:53Il y a quand même
00:34:54la marque Nike
00:34:55qui est en sévère
00:34:56perte de vitesse.
00:34:57Là-bas,
00:34:57ses revenus
00:34:58sont en chute libre
00:34:59depuis 5 ans
00:34:59selon une enquête
00:35:00du Wall Street Journal
00:35:01comme une nouvelle
00:35:02illustration
00:35:03du désamour croissant
00:35:04pour la mode occidentale
00:35:06dans le pays.
00:35:07Pauline Têtevin.
00:35:08La direction s'attend
00:35:09à ce que ses revenus
00:35:10là-bas chutent encore
00:35:11de 20% sur un an
00:35:12pour le trimestre en cours.
00:35:14En parallèle,
00:35:15les ventes d'articles
00:35:15de sport sont en plein essor
00:35:17portées par des marques locales
00:35:18comme Lining
00:35:19ou Antasport
00:35:20qui vient de racheter
00:35:21à la famille Pino
00:35:22ses parts dans Puma.
00:35:23Elles proposent elles aussi
00:35:24des baskets haut de gamme
00:35:25mais moins chères
00:35:26comme le souligne
00:35:27New Wall Street Journal
00:35:27dans une enquête.
00:35:29Dans ce contexte
00:35:30de tensions internationales,
00:35:31les Chinois favorisent
00:35:32de plus en plus
00:35:33l'achat de marques locales.
00:35:35Alors après avoir revu
00:35:36son organisation là-bas,
00:35:37Nike tente de mieux
00:35:38s'adapter à cette demande
00:35:39comme les géants du luxe.
00:35:41Il a lancé
00:35:42une ballerine noire
00:35:42aux motifs floraux
00:35:43conçue avec un incubateur chinois.
00:35:45Il travaille à produire
00:35:46plus sur place,
00:35:47rénove ses boutiques,
00:35:49installe un studio
00:35:49de création à Shanghai
00:35:50et brate ses invendus.
00:35:52Il y a du mieux
00:35:53disait le patron en décembre
00:35:54mais cela va prendre du temps.
00:35:567h38 les marchés.
00:36:01Etienne Braque,
00:36:02le pétrole continue
00:36:03de s'installer
00:36:04au-delà des 100 dollars.
00:36:05L'Agence internationale
00:36:06de l'énergie se monte
00:36:07une nouvelle fois
00:36:08assez inquiète
00:36:08de la situation.
00:36:09Le monde puise
00:36:10dans ses réserves
00:36:11de pétrole
00:36:11à une vitesse record
00:36:12dit l'AIE,
00:36:13l'Agence internationale
00:36:14de l'énergie
00:36:15hier dans son rapport.
00:36:16Pour rappel,
00:36:17le détroit d'Hormuz
00:36:18bloque actuellement
00:36:19plus de 14 millions
00:36:20de barils par jour
00:36:21ce qui oblige
00:36:22certains pays
00:36:23surtout en Asie
00:36:24à puiser dans les stocks.
00:36:26Sur mars et avril,
00:36:27ces stocks ont diminué
00:36:28de 250 millions de barils
00:36:30c'est-à-dire
00:36:30environ 4 millions
00:36:31de barils par jour
00:36:32dit l'Agence internationale
00:36:34de l'énergie
00:36:34dans son rapport
00:36:35quand dans le même temps
00:36:36avec la hausse des prix
00:36:37vous avez une demande
00:36:39qui est en baisse
00:36:40mais une baisse
00:36:41assez modérée
00:36:41de l'ordre
00:36:42de 2,4 millions
00:36:43de barils par jour
00:36:44notamment en ce qui concerne
00:36:46le secteur de la chimie
00:36:47et le secteur aéronautique.
00:36:49Malgré cela
00:36:50vous avez donc toujours
00:36:50un déficit
00:36:52qui est présent
00:36:53puisque vous avez toujours
00:36:54environ 6 à 7 millions
00:36:55de barils par jour
00:36:56qu'il manque
00:36:57sur le marché du pétrole
00:36:58et donc un baril
00:36:59qui continue de s'installer
00:37:00au-delà des 100 dollars
00:37:02alors ça n'inquiète pas
00:37:03vraiment les investisseurs
00:37:04je vous rassure
00:37:05hier Wall Street
00:37:05a encore touché
00:37:06des niveaux records
00:37:07plus 1,2%
00:37:08pour le Nasdaq
00:37:09le S&P 500
00:37:10était également dans le vert
00:37:11ça se passe toujours
00:37:12très bien
00:37:13pour l'ensemble du secteur
00:37:14des semi-conducteurs
00:37:15malgré cela
00:37:16regardez l'Europe
00:37:17qui est toujours
00:37:18pas très loin
00:37:19de ses records
00:37:19mais qui n'arrive pas
00:37:20à retoucher
00:37:21ses plus hauts du mois
00:37:21de février
00:37:22car vous avez des taux longs
00:37:23qui continuent
00:37:24de grimper
00:37:25ça sera surveillé
00:37:26tout à l'heure
00:37:26à 8h
00:37:27à la réouverture
00:37:27du marché obligataire
00:37:28mais vous avez quand même
00:37:29un 10 ans allemand
00:37:30qui était hier
00:37:30à 3,1%
00:37:31sur des plus hauts
00:37:32de 2011
00:37:323,7%
00:37:34pour le 10 ans français
00:37:35alors que désormais
00:37:37le marché intègre
00:37:37de plus en plus
00:37:38une hausse des taux
00:37:40de la part de la BCE
00:37:41elle est désormais
00:37:41intégrée à hauteur
00:37:42de 85%
00:37:43et ça ça préoccupe
00:37:44vraiment les marchés européens
00:37:46merci beaucoup
00:37:47Etienne Braque
00:37:47dans un instant
00:37:48le grand entretien
00:37:49avec notre invité
00:37:50Mickaël Bittan
00:37:50responsable de l'activité
00:37:52cybersécurité
00:37:53France et Benelux
00:37:54chez Accenture
00:37:55on va parler notamment
00:37:56du boom
00:37:57des attaques
00:37:58des cyberattaques
00:37:59dopées à l'intelligence artificielle
00:38:01à tout de suite
00:38:02Good morning business
00:38:03le grand entretien
00:38:05des cyberattaques
00:38:07de plus en plus sophistiquées
00:38:08de plus en plus difficiles
00:38:09à déjouer
00:38:10avec l'intelligence artificielle
00:38:11comment les entreprises
00:38:12peuvent-elles
00:38:13mettre toute leur chance
00:38:14de leur côté
00:38:15pour éviter
00:38:16le naufrage industriel
00:38:17on en parle avec notre invité
00:38:18bonjour Mickaël Bittan
00:38:19bonjour Erwan
00:38:20merci d'être sur notre plateau
00:38:21ce matin
00:38:22vous êtes responsable
00:38:23de l'activité
00:38:24cybersécurité France
00:38:24et Benelux
00:38:25chez Accenture
00:38:26les cyberattaques
00:38:27menées par l'intelligence artificielle
00:38:29c'est devenu
00:38:29l'un des grands combats
00:38:30des entreprises
00:38:31aujourd'hui
00:38:31c'est vrai
00:38:32oui tout à fait
00:38:33en fait aujourd'hui
00:38:34on le voit au quotidien
00:38:35mais c'est pas juste aujourd'hui
00:38:37ça fait 25 ans
00:38:39que je fais ce métier
00:38:40ça fait 25 ans
00:38:41que je vois l'évolution
00:38:42alors aujourd'hui
00:38:43on est dans une révolution
00:38:45sur la cyber
00:38:46parce qu'il y a l'AI
00:38:47il y a l'intelligence artificielle
00:38:49qui y arrive
00:38:50et forcément
00:38:51ça accélère
00:38:52beaucoup beaucoup de choses
00:38:53dans le domaine de la cyber
00:38:55et dans la technologie
00:38:56ce mot est assez galvaudé
00:38:57mais c'est vrai
00:38:58qu'il faut être agile
00:38:59en tout cas réactif
00:39:02parce qu'il y a quand même
00:39:03un certain niveau
00:39:04d'impréparation
00:39:05je pense aux entreprises
00:39:06mais aussi
00:39:07au secteur public
00:39:08qui a été quand même
00:39:10largement visé
00:39:11ces derniers temps
00:39:12notamment en France
00:39:13on verra peut-être
00:39:15un peu après
00:39:16si la France
00:39:17est particulièrement vulnérable
00:39:19mais d'abord
00:39:19il y a
00:39:20en termes de préparation
00:39:21et d'impréparation
00:39:22quel est votre regard ?
00:39:23Alors
00:39:24il est vraiment important
00:39:25les choses vont
00:39:26beaucoup plus vite
00:39:27jusqu'à présent
00:39:28on parlait
00:39:29du sujet
00:39:31cybersécurité
00:39:32comme un sujet
00:39:33technologique
00:39:33ce n'est pas
00:39:35qu'un sujet
00:39:35technologique
00:39:36c'est un sujet
00:39:37qui doit être
00:39:38au niveau
00:39:38du bord des entreprises
00:39:40au niveau
00:39:40des comités
00:39:41de direction
00:39:42c'est un sujet
00:39:43d'entreprise
00:39:43de leadership
00:39:44de culture
00:39:45c'est bien plus large
00:39:46qu'un simple sujet
00:39:47technologique
00:39:48donc dans cette mesure
00:39:49il est vraiment
00:39:50important de préparer
00:39:52pendant des années
00:39:53on a préparé
00:39:54des stratégies
00:39:54cybersécurité
00:39:55avec 95%
00:39:58de budget
00:39:58sur
00:39:59la préparation
00:40:00le quotidien
00:40:02la prévention
00:40:03etc
00:40:04et
00:40:05peu
00:40:06sur la partie
00:40:07résilience
00:40:08aujourd'hui
00:40:08on est obligé
00:40:09de changer
00:40:09de braquet
00:40:10on est obligé
00:40:11de préparer
00:40:12cette résilience
00:40:13tout va très vite
00:40:14les attaques
00:40:15auparavant
00:40:15lorsqu'on voulait
00:40:16casser un système
00:40:17ça pouvait prendre
00:40:19une heure
00:40:20avec de très bons outils
00:40:22avec des très bons cerveaux
00:40:24etc
00:40:24aujourd'hui
00:40:25si je prends
00:40:25cette une heure
00:40:27ça peut aller
00:40:28à 2-3 minutes
00:40:30donc l'échelle de temps
00:40:31a évolué
00:40:32donc on doit aller
00:40:33beaucoup plus vite
00:40:34et on doit se préparer
00:40:35la résilience
00:40:36est essentielle
00:40:37mais alors ça
00:40:38c'est le discours
00:40:38est-ce que dans la pratique
00:40:39c'est mis en place
00:40:40alors ça va dépendre
00:40:42de la maturité
00:40:44des sociétés
00:40:45et des investissements
00:40:46il y a des entreprises
00:40:48qui sont très matures
00:40:49dans le secteur bancaire
00:40:50elles ont anticipé
00:40:51elles ont préparé
00:40:52elles se sont organisées
00:40:53elles sont structurées
00:40:54arrive l'intelligence artificielle
00:40:56et elles sont en train
00:40:57d'avancer aussi
00:40:58très très vite
00:40:59mais c'est une question
00:41:01d'organisation
00:41:02de préparation
00:41:04et il faut se préparer
00:41:06il faut construire
00:41:07sa résilience
00:41:08c'est très important
00:41:09mais donc ça veut dire
00:41:10mettre des moyens
00:41:11là-dedans
00:41:11alors oui
00:41:12il y a des moyens
00:41:13à mettre
00:41:14et on voit
00:41:16les budgets évoluer
00:41:17pendant des années
00:41:18moi j'ai vu
00:41:18des budgets
00:41:19cyber sécurité
00:41:20autour des 3
00:41:214
00:41:215%
00:41:22aujourd'hui
00:41:23sur des grands groupes
00:41:24sur des sujets
00:41:25où on est plus ou moins mature
00:41:27on dépasse les 12-13%
00:41:28c'est super
00:41:29et il faut continuer
00:41:31à investir
00:41:31on en parle beaucoup
00:41:33dans l'actualité
00:41:33on a l'impression
00:41:34que la France fait partie
00:41:35des pays les plus touchés
00:41:36par les cyberattaques
00:41:37est-ce que c'est le cas ?
00:41:38alors il y a un ressenti
00:41:40il y a une perception
00:41:41il y a des chiffres
00:41:43bien entendu
00:41:44la France
00:41:45concentre
00:41:46un écosystème
00:41:48important
00:41:48de grandes entreprises
00:41:50avec
00:41:51une volonté
00:41:53avec un impact
00:41:54possible
00:41:55avec une visibilité
00:41:56possible
00:41:57alors oui
00:41:58elle peut concentrer
00:41:59une partie
00:42:00des attaques
00:42:00mais nous
00:42:01de manière internationale
00:42:03on le voit
00:42:03que c'est beaucoup
00:42:05plus large
00:42:05que ça
00:42:06et on le voit
00:42:07sur plein d'autres pays
00:42:08qui ont aussi
00:42:09de nombreux atouts
00:42:10économiques
00:42:11il faut se préparer aussi
00:42:12sur peut-être
00:42:13les infrastructures
00:42:14qui sont
00:42:14les plus sensibles
00:42:16on pense notamment
00:42:16à l'énergie
00:42:17on sait qu'il y a eu
00:42:18une alerte du gouvernement
00:42:19il y a peu de temps
00:42:20justement sur
00:42:21ces infrastructures
00:42:22qu'on n'est pas
00:42:23des coupures d'électricité
00:42:25l'eau qui ne passe plus
00:42:26dans les canalisations
00:42:27enfin tout ça
00:42:28ce sont des vrais sujets
00:42:29de préoccupation aujourd'hui
00:42:30alors vous avez raison
00:42:31et je pense que la France
00:42:32a anticipé
00:42:33sur ces sujets-là
00:42:34la France et l'Europe
00:42:35à anticiper
00:42:37vous savez
00:42:38on a une loi
00:42:38de programmation militaire
00:42:40on a défini
00:42:41des opérateurs
00:42:41d'intérêts vitaux
00:42:42on a défini
00:42:43beaucoup de choses
00:42:44avec des systèmes critiques
00:42:45qui doivent être protégés
00:42:47qui doivent avoir
00:42:47le bon niveau
00:42:48de protection
00:42:49etc.
00:42:50ce qui n'enlève pas
00:42:51qu'aujourd'hui
00:42:52on doit continuer
00:42:53à investir
00:42:54on doit continuer
00:42:55à protéger
00:42:55la menace évolue
00:42:56ce qu'on pouvait faire
00:42:58auparavant
00:42:59de manière très statique
00:43:01très continue
00:43:01il faut changer ça
00:43:03vous avez évoqué
00:43:04le mot agile
00:43:05en début de conversation
00:43:06il faut que ce soit
00:43:07pas juste un mot
00:43:09il faut que ce soit
00:43:10appliqué
00:43:10et concret
00:43:11on parle des institutions
00:43:12des grandes entreprises
00:43:13est-ce que les PME
00:43:14TPE
00:43:15sont les plus vulnérables
00:43:17celles qui sont
00:43:18le moins bien préparées
00:43:19on revient au budget
00:43:21on revient à l'investissement
00:43:23possible
00:43:23mais ma conviction
00:43:25c'est qu'aujourd'hui
00:43:26la cybersécurité
00:43:27elle est possible
00:43:28même pour les TPE
00:43:30même pour les PME
00:43:31aujourd'hui
00:43:32il y a des services
00:43:32managés
00:43:33ce qu'on appelle
00:43:33quand vous prenez
00:43:34un package
00:43:35chez un éditeur
00:43:36peu importe l'éditeur
00:43:37vous allez avoir
00:43:37un email sécurisé
00:43:39vous allez pouvoir
00:43:40sécuriser
00:43:41certaines de vos infrastructures
00:43:42vous allez sécuriser
00:43:43votre applicatif
00:43:44mais si ça doit représenter
00:43:4510% du chiffre d'affaires
00:43:46c'est quand même
00:43:47beaucoup pour une
00:43:47là ça devient compliqué
00:43:49mais je pense que les bases
00:43:50vous savez il y a quelques années
00:43:51on avait un programme
00:43:52qui s'appelait
00:43:53back to basic
00:43:54les basiques
00:43:55la sensibilisation
00:43:57la communication
00:43:58il faut qu'on continue
00:44:00les médias
00:44:00vous évoquiez tout à l'heure
00:44:02les médias
00:44:02et la communication
00:44:03autour des attaques
00:44:04d'une certaine manière
00:44:05ça sensibilise
00:44:06l'ensemble des personnes
00:44:08pour une TPE-PME
00:44:09typiquement
00:44:09vous conseillez
00:44:10d'allouer
00:44:10quelle part du budget
00:44:11à ces sujets-là
00:44:12ça va dépendre
00:44:14de l'activité
00:44:15bien entendu
00:44:15de la PME
00:44:17mais je pense que
00:44:18déjà avoir un email
00:44:19sécurisé
00:44:20avoir quelques infrastructures
00:44:22quelques outils sécurisés
00:44:24en mode SaaS
00:44:25c'est tout à fait possible
00:44:27et ça enlève
00:44:27une grande partie du risque
00:44:29et puis après
00:44:29il y a l'intelligence
00:44:30de situation
00:44:31quand quelqu'un vous appelle
00:44:33même si aujourd'hui
00:44:34on parle de l'AI
00:44:35de l'intelligence artificielle
00:44:37le deepfake
00:44:38etc
00:44:38l'intelligence de situation
00:44:40quand vous voyez
00:44:40urgence
00:44:41dans un email
00:44:42quand vous avez un appel
00:44:43qui vous dit
00:44:45vous devez faire
00:44:46une transaction rapide
00:44:48réfléchissez
00:44:48posez-vous
00:44:49les bonnes questions
00:44:50le premier ministre
00:44:51Sébastien Lecornu
00:44:52a annoncé le déblocage
00:44:53de 200 millions d'euros
00:44:54pour lutter
00:44:54contre les cyberattaques
00:44:55dans quoi précisément
00:44:56il faut diriger
00:44:58cet argent
00:44:59pour que ce soit efficace
00:45:00alors
00:45:00c'est une très bonne
00:45:01c'est un très bon début
00:45:04j'ai envie de le présenter
00:45:05de cette manière-là
00:45:06c'est un très bon début
00:45:07il faut maintenant
00:45:08que ça se pérennise
00:45:10que ça se transforme
00:45:11et qu'on aille transformer
00:45:12cette technologie
00:45:14on doit déjà
00:45:15alors je pense qu'au niveau
00:45:16il y a déjà eu
00:45:17un gros travail
00:45:18qui a été réalisé
00:45:19en termes d'audit
00:45:20d'assessment
00:45:20etc
00:45:21maintenant il faut transformer
00:45:24les éléments
00:45:25les plus critiques
00:45:26dans les différents ministères
00:45:28que nous avons aujourd'hui
00:45:29il faut investir dans l'IA aussi
00:45:30il faut combattre le mal
00:45:31par le mal
00:45:32les attaques
00:45:32d'intelligence artificielle
00:45:33par des solutions d'IA
00:45:35on est obligé
00:45:36aujourd'hui
00:45:37d'utiliser l'IA
00:45:38pour combattre
00:45:39les attaques de l'IA
00:45:41de l'autre côté
00:45:42les attaquants
00:45:43vont l'utiliser
00:45:44ils vont prendre
00:45:45une avance
00:45:45on doit garder
00:45:47cette avance
00:45:47on parle même
00:45:48de poste quantique
00:45:49pour être encore plus performant
00:45:51rapide
00:45:51efficace
00:45:52on est bien positionné
00:45:53en France
00:45:53sur ces technologies
00:45:54on est en train
00:45:55d'y travailler
00:45:55et je pense que
00:45:57la prise de conscience
00:45:58elle est là
00:45:58on travaille déjà
00:46:00chez Accenture
00:46:01à la stratégie
00:46:03qu'on doit mettre en oeuvre
00:46:04etc
00:46:04parce que les algorithmes
00:46:05sont prêts
00:46:06on manque de puissance
00:46:07machine
00:46:07pour pouvoir les appliquer
00:46:08mais les algorithmes
00:46:10pour la crypto
00:46:11sont déjà là
00:46:12donc on doit aller vite
00:46:13on doit aller de manière
00:46:15très pragmatique
00:46:16et très concret
00:46:16et il faut vraiment
00:46:18qu'on avance
00:46:18c'est un rapport
00:46:19du ministère
00:46:20de l'intérieur
00:46:20qui s'inquiète
00:46:21de l'augmentation
00:46:22du nombre d'attaques
00:46:23sur les infrastructures
00:46:24industrielles
00:46:24on en a parlé
00:46:26il y a encore
00:46:27en peu de temps
00:46:28au Japon
00:46:29sur une entreprise
00:46:32qui fait de la bière
00:46:33dans l'automobile
00:46:35aux Etats-Unis
00:46:36est-ce que ce type
00:46:37d'attaque
00:46:37on pourra un jour
00:46:38l'éviter
00:46:39paralyser totalement
00:46:40des chaînes industrielles
00:46:42pendant des semaines
00:46:43voire des mois
00:46:43alors malheureusement
00:46:45c'est déjà arrivé
00:46:45c'est déjà arrivé
00:46:47ce genre de coupure
00:46:49c'est pour ça
00:46:49que j'emploie
00:46:50le mot résilience
00:46:52quand je dis
00:46:53la cybersécurité
00:46:54n'est plus un sujet technique
00:46:55c'est un sujet de business
00:46:56c'est un sujet
00:46:57qui permet
00:46:58la continuité
00:46:59des activités
00:47:00de nos clients
00:47:00et donc
00:47:01dans ce cadre là
00:47:02il faut travailler
00:47:04sur la résilience
00:47:05travailler sur
00:47:06l'intelligence artificielle
00:47:08pour éviter
00:47:08ce genre de situation
00:47:09avec des solutions
00:47:10souveraines
00:47:11parce qu'on est encore
00:47:12trop dépendant
00:47:12de la technologie américaine
00:47:14là-dessus aussi
00:47:14alors il faut
00:47:15continuer à pousser
00:47:18nos solutions souveraines
00:47:19souveraines
00:47:20de manière France
00:47:21européenne
00:47:22il faut continuer
00:47:23à les pousser
00:47:23il faut les encourager
00:47:24c'est ce que nous faisons
00:47:25chez Accenture
00:47:26lorsqu'on est très agnostique
00:47:28de solutions
00:47:29bien entendu
00:47:29mais lorsqu'on a
00:47:30des solutions
00:47:31qui correspondent vraiment
00:47:32aux attentes
00:47:33et aux besoins
00:47:33de nos clients
00:47:34on va pousser
00:47:35des solutions
00:47:35souveraines
00:47:36et c'est
00:47:37l'ensemble
00:47:38des personnes
00:47:39qui travaillent
00:47:39sur la cyber
00:47:40et les clients
00:47:41aussi
00:47:42qui vont nous aider
00:47:42à pousser
00:47:43ces solutions
00:47:43souveraines
00:47:44merci beaucoup
00:47:44Mickaël Bittin
00:47:45d'être venu ce matin
00:47:46responsable de l'activité
00:47:47cybersécurité France
00:47:48et Bellux
00:47:49chez Accenture
00:47:50dans un instant
00:47:51on se retrouve
00:47:51avec le journal
00:47:53de Léo Dumas
00:47:53à tout de suite
00:47:55BFM Business
00:47:56et RMC Live
00:47:56présente
00:47:57la matinale
00:47:58de l'économie
00:48:00Good Morning Business
00:48:01Erwan Morris
00:48:02bientôt 8h sur BFM Business
00:48:04soyez les bienvenus
00:48:05si vous nous rejoignez
00:48:06dans votre matinale
00:48:07éco à la une
00:48:08ce matin
00:48:08Xi Jinping
00:48:09déroule le tapis rouge
00:48:10à Donald Trump
00:48:10sur fond de crispation
00:48:12sur les sujets commerciaux
00:48:13de l'Iran
00:48:14de l'IA
00:48:14et de Taïwan
00:48:15d'où nous ferons le point
00:48:16dans un instant
00:48:16avec notre correspondant
00:48:17Etienne Henry
00:48:18en tout cas
00:48:19Donald Trump
00:48:19affaibli par la guerre
00:48:20se retrouve face
00:48:21à un président chinois
00:48:22en position de force
00:48:23finalement peu ébranlée
00:48:24par la guerre commerciale
00:48:26des milliards d'euros
00:48:27d'erreurs
00:48:28de fraudes
00:48:29et de non versées
00:48:30la cour des comptes
00:48:31alerte sur les failles
00:48:32persistantes
00:48:33d'une sécurité sociale
00:48:35sous tension
00:48:35elle certifie ses comptes
00:48:37avec réserve
00:48:38on vous racontera ça
00:48:39à 8h30
00:48:39l'actualité en temps réel
00:48:41c'est aussi avec vous
00:48:41Léo Dumas
00:48:42les titres ce matin
00:48:42la taxe petit colis
00:48:44est largement sous les attentes
00:48:45en France
00:48:46le projet de Bruxelles
00:48:46pour simplifier
00:48:47les voyages en train
00:48:48à gaz
00:48:49la SNCF
00:48:50et puis Nissan
00:48:51est encore dans le rouge
00:48:52Honda l'est aussi
00:48:53pour la première fois
00:48:54en 70 ans
00:48:558h20
00:48:55dans parole de patron
00:48:56Pierre Brosselet
00:48:57PDG d'Arvernes
00:48:58viendra défendre
00:48:59la géothermie
00:49:00dans un contexte
00:49:01de dépendance énergétique
00:49:028h30
00:49:03lobby fort
00:49:04de la séance boursière
00:49:04avec Etienne Braque
00:49:05et nos spécialistes
00:49:06marché
00:49:07c'est le journal
00:49:14un sommet donc
00:49:15sans précédent
00:49:16à Pékin
00:49:17c'est Donald Trump
00:49:18qui le dit
00:49:18après un accueil
00:49:19digne de celui
00:49:20qui lui avait déjà
00:49:21été réservé
00:49:22il y a 9 ans
00:49:22par Xi Jinping
00:49:23les deux chefs d'Etat
00:49:24qui ont discuté
00:49:25pendant 2h15
00:49:26ce matin
00:49:27au Grand Palais du Peuple
00:49:28pas de déclaration
00:49:30conjointe
00:49:31à l'issue
00:49:31de leur entretien
00:49:32mais écoutez
00:49:32les premiers mots
00:49:34de Donald Trump
00:49:34au début des discussions
00:49:37Nous allons avoir ensemble
00:49:40un avenir fabuleux
00:49:41c'est un honneur
00:49:42d'être à vos côtés
00:49:43c'est un honneur
00:49:44d'être votre ami
00:49:44et les relations
00:49:45entre la Chine
00:49:46et les Etats-Unis
00:49:47vont être meilleures
00:49:48que jamais
00:49:50Et en retour
00:49:51Xi Jinping
00:49:51lui dit à Donald Trump
00:49:53que les deux pays
00:49:53doivent être des partenaires
00:49:55et non des rivaux
00:49:56alors Etienne Henry
00:49:56on va rejoindre
00:49:57en direct à Taïwan
00:49:58pour BFM Business
00:49:59le président chinois
00:50:00qui a aussi fait
00:50:00des promesses
00:50:01devant les grands patrons
00:50:02américains
00:50:03qui accompagnent
00:50:03Donald Trump
00:50:05Oui
00:50:06selon les agents chinois
00:50:07Xi Jinping
00:50:07a rencontré
00:50:08les grands patrons américains
00:50:09qui ont fait le voyage
00:50:10il leur a signifié
00:50:12que la porte de la Chine
00:50:13continuera de s'ouvrir
00:50:14toujours plus grand
00:50:15les dirigeants américains
00:50:17qui ont réaffirmé
00:50:18leur volonté
00:50:19d'approfondir
00:50:19leurs activités
00:50:20dans le pays
00:50:21on pense surtout à Boeing
00:50:22et l'éventuelle
00:50:23méga commande
00:50:23de 500 appareils
00:50:24ainsi qu'à Nvidia
00:50:26qui cherche à vendre
00:50:26ses plus les plus avancés
00:50:30Etienne Henry
00:50:31le président chinois
00:50:32qui a fait monter
00:50:33la pression
00:50:34sur la question taïwanaise
00:50:36Oui
00:50:37les agences de presse chinoise
00:50:38rapportent que
00:50:38Xi a averti Trump
00:50:40du risque de conflit
00:50:41entre la Chine
00:50:42et les Etats-Unis
00:50:43si la question de Taïwan
00:50:44était mal gérée
00:50:45selon l'AFP
00:50:46le président chinois
00:50:47a employé un mot
00:50:48en mandarin
00:50:48ne signifiant pas
00:50:50nécessairement
00:50:50conflit militaire
00:50:51mais pouvant aussi
00:50:52faire référence
00:50:53à une vive opposition
00:50:54diplomatique
00:50:55ou politique
00:50:56Xi Jinping
00:50:57qui avait demandé
00:50:58lors d'un entretien
00:50:59téléphonique en février
00:51:00de gérer avec prudence
00:51:01la gestion des ventes
00:51:02d'armes à Taïwan
00:51:03il pourrait aussi
00:51:04également chercher
00:51:05à faire modifier
00:51:06la doctrine américaine
00:51:07sur l'indépendance
00:51:08de l'île
00:51:09Taïpé a réagi
00:51:10en se déclarant
00:51:11reconnaissant
00:51:11du solide soutien américain
00:51:13Merci Etienne Orient
00:51:14direct de Taïwan
00:51:15pour BFM Business
00:51:16les présidents
00:51:17Xi et Trump
00:51:18qui ont aussi discuté
00:51:19du Moyen-Orient
00:51:20de la guerre en Ukraine
00:51:21et de la situation
00:51:22de la péninsule coréenne
00:51:24fait savoir Pékin
00:51:25ce matin
00:51:26tout ça en plus du commerce
00:51:27alors que les relations
00:51:28se sont particulièrement
00:51:30dégradées
00:51:30au cours de la dernière année
00:51:31entre les deux pays
00:51:32Nathan Cocampo
00:51:33Oui les exportations chinoises
00:51:34vers les Etats-Unis
00:51:35ont chuté de 20%
00:51:37l'an dernier
00:51:38sur le papier
00:51:38les droits de douane
00:51:39de 25 à 30%
00:51:41imposés par Donald Trump
00:51:42ont donc fonctionné
00:51:43au premier trimestre
00:51:44de cette année
00:51:45les produits chinois
00:51:46envoyés aux Etats-Unis
00:51:47atteignent
00:51:48les 67 milliards de dollars
00:51:50contre plus de
00:51:51108 milliards de dollars
00:51:52un an plus tôt
00:51:53et si on prend
00:51:54un peu plus de recul
00:51:55la part de biens chinois
00:51:56dans les importations
00:51:57américaines
00:51:58est passée de 22%
00:51:59en 2018
00:52:00à seulement 8%
00:52:02au premier trimestre
00:52:03de cette année
00:52:03Mais Nathan
00:52:04on ne peut pas dire
00:52:04que la guerre commerciale
00:52:05de Donald Trump
00:52:06a pénalisé Pékin
00:52:07L'excédent commercial
00:52:08de la Chine
00:52:09a atteint l'an dernier
00:52:10un niveau record
00:52:111200 milliards de dollars
00:52:13contre un peu moins
00:52:14de 1000 milliards
00:52:15en 2024
00:52:15la Chine a réorienté
00:52:17ses échanges
00:52:18avec une hausse
00:52:19de 13%
00:52:20de ses exportations
00:52:21vers l'Asie du Sud-Est
00:52:22car en réalité
00:52:23les produits chinois
00:52:25continuent d'arriver
00:52:26massivement aux Etats-Unis
00:52:27mais via des pays
00:52:28intermédiaires
00:52:28les exportations
00:52:30de Taïwan
00:52:30vers les Etats-Unis
00:52:31ont grimpé
00:52:32de 80%
00:52:32l'an dernier
00:52:33du Vietnam
00:52:34vers les Etats-Unis
00:52:35de 30%
00:52:36des biens
00:52:37souvent assemblés
00:52:38localement
00:52:38mais fabriqués
00:52:39en grande partie
00:52:40avec des composants
00:52:40chinois
00:52:41Pékin
00:52:42qui a aussi
00:52:42fortement augmenté
00:52:44ses exportations
00:52:44vers l'Europe
00:52:45plus 8%
00:52:47l'an dernier
00:52:47Merci Nathan Cocampo
00:52:49et en tout cas
00:52:49en France
00:52:50ça se confirme
00:52:51la taxe anti-coli chinois
00:52:53c'est un raté
00:52:53le gouvernement
00:52:54en espérait
00:52:55400 millions
00:52:56cette année
00:52:56mais deux mois
00:52:57après son entrée en vigueur
00:52:58à peine 5 millions d'euros
00:53:00ont été collectés
00:53:00car il y a du détournement
00:53:03le nombre de déclarations
00:53:04a fondu
00:53:05c'est l'aveu du patron
00:53:06des douanes
00:53:06Florian Collat
00:53:07devant l'Assemblée nationale
00:53:08hier
00:53:10On est sur un rythme
00:53:11en tout cas
00:53:11je vous ai dit
00:53:12on est passé
00:53:12à peu près
00:53:12de 500 000
00:53:14à 50 000
00:53:15déclarations par jour
00:53:16et ça correspond
00:53:18dans nos calculs
00:53:19à un rendement
00:53:20de l'ordre
00:53:21de 2 millions 3
00:53:22par mois
00:53:23voilà
00:53:24donc ça c'est
00:53:25je dirais
00:53:25dans la situation
00:53:26transitoire
00:53:27à partir du 1er juillet
00:53:28on aura
00:53:29donc un nouveau dispositif
00:53:30qui sera
00:53:31une taxation
00:53:33forfaitaire
00:53:33de 3 euros
00:53:34par catégorie d'articles
00:53:35qui sera européenne
00:53:36cette fois
00:53:36et donc là
00:53:37les règles du jeu
00:53:38vont changer
00:53:38parce que
00:53:39l'optimisation
00:53:40ou le contournement
00:53:41géographique
00:53:42sera plus possible
00:53:43en tout cas
00:53:43pour cette partie là
00:53:44et donc ça sera
00:53:46intéressant de voir
00:53:46comment les opérateurs
00:53:47réagissent
00:53:48et sur les livraisons
00:53:50de livres
00:53:50en France
00:53:51le conseil d'état
00:53:52a rejeté le recours
00:53:53d'Amazon
00:53:53il confirme donc
00:53:54l'obligation légale
00:53:56d'expédier les livres
00:53:57avec des frais de port
00:53:58pour toutes les commandes
00:53:59inférieures à 35 euros
00:54:00Bruxelles s'attaque
00:54:02au morcellement
00:54:02du ferroviaire européen
00:54:03oui la commission
00:54:04veut un billet unique
00:54:05par trajet
00:54:06quel que soit le nombre
00:54:07de correspondances
00:54:08ou de frontières
00:54:09traversées
00:54:10il s'agit ici
00:54:10de sécuriser
00:54:11le droit des passagers
00:54:12et de favoriser le rail
00:54:13face à l'avion
00:54:14mais la méthode
00:54:15est contestée
00:54:16par les compagnies
00:54:16ferroviaires nationales
00:54:17Astre-Olivier
00:54:18avec cette réforme
00:54:20la SNCF devra vendre
00:54:22sur SNCF Connect
00:54:23les billets de train
00:54:24de toutes les compagnies
00:54:25ferroviaires européennes
00:54:26idem pour ses rivales
00:54:28et les comparateurs
00:54:29comme Trainline
00:54:30auront désormais accès
00:54:31à toute l'offre
00:54:32ferroviaire européenne
00:54:33l'objectif
00:54:34briser les barrières
00:54:35transfrontalières
00:54:36selon le commissaire européen
00:54:38Apostolos Tsitsi Kostas
00:54:41la libre circulation
00:54:42est sans conteste
00:54:43l'une des plus grandes réussites
00:54:44de l'Europe
00:54:44les européens
00:54:45pourront d'un simple clic
00:54:46planifier, comparer
00:54:48et acheter des billets
00:54:49de train
00:54:49tout en bénéficiant
00:54:50d'une plus grande transparence
00:54:51et d'une meilleure protection
00:54:52à chaque étape du voyage
00:54:53une simplification
00:54:54vue d'un mauvais oeil
00:54:55par les compagnies nationales
00:54:57qui dénoncent
00:54:57une ingérence
00:54:58sans précédent
00:54:59de Bruxelles
00:55:00Raphaël Effito
00:55:01vice-président
00:55:02de la commission européenne
00:55:03assure qu'elles y trouveront
00:55:05leur compte
00:55:05c'est un enjeu stratégique
00:55:08pour l'Europe
00:55:09la connexion ferroviaire
00:55:10n'est pas seulement
00:55:11une question de transport
00:55:12mais aussi de cohésion
00:55:13et de marché unique
00:55:14faciliter les déplacements
00:55:16en train
00:55:16va réduire la fragmentation
00:55:18entre les régions
00:55:19et estomper les frontières
00:55:21en somme
00:55:21cela va renforcer
00:55:22notre marché intérieur
00:55:23avec ce nouveau système
00:55:25de réservation
00:55:25la concurrence accrue
00:55:27entraînera une baisse des prix
00:55:28et une hausse
00:55:29de 5% des voyages
00:55:30selon Bruxelles
00:55:31qui compte sur une mise
00:55:32en vigueur du système
00:55:33d'ici un à deux ans
00:55:358h05
00:55:36et en France
00:55:36le marché de l'emploi
00:55:37continue de se dégrader
00:55:39oui on en parle depuis hier
00:55:40le taux de chômage
00:55:41a encore grimpé
00:55:41au premier trimestre
00:55:42plus 0,2 points
00:55:44pour franchir
00:55:45le seuil symbolique
00:55:46des 8%
00:55:468,1 précisément
00:55:48la situation est préoccupante
00:55:50mais le gouvernement
00:55:51relativise
00:55:52Caroline Morisseau
00:55:53le taux de chômage
00:55:55continue de grimper
00:55:55pour le cinquième trimestre
00:55:57consécutif
00:55:58plus 0,7%
00:56:00sur un an
00:56:01comme toujours
00:56:01en cas de dégradation
00:56:02du marché du travail
00:56:03les jeunes se retrouvent
00:56:04en première ligne
00:56:05malgré un léger recul
00:56:06au premier trimestre
00:56:07de 0,4%
00:56:09le taux de chômage
00:56:10des 15-24 ans
00:56:11reste élevé
00:56:12plus de 21%
00:56:14le ministre du travail
00:56:15Jean-Pierre Farandou
00:56:16considère pourtant
00:56:17qu'on ne s'en sort pas si mal
00:56:18on avait déjà
00:56:18les Etats-Unis
00:56:19qui ne voulaient pas
00:56:19qu'on exporte
00:56:20on a les Chinois
00:56:21qui rêvent de nous inonder
00:56:21et on rajoute
00:56:22Hormuz par-dessus
00:56:23avec les conséquences
00:56:24sur le carburant
00:56:24et les coûts du pétrole
00:56:25on fait mieux
00:56:26comme conditions favorables
00:56:27et donc
00:56:28d'arriver à tenir
00:56:29l'économie française
00:56:30qui est assez résiliente
00:56:318%
00:56:328,1% de chôneurs
00:56:33ok
00:56:34ce n'est pas les 10%
00:56:36j'ai une lecture
00:56:37plutôt bouteille à moitié pleine
00:56:38c'est vrai que
00:56:39certains chiffres
00:56:40sont positifs
00:56:41si le taux de chômage
00:56:42progresse
00:56:42c'est le cas aussi
00:56:43des taux d'emploi
00:56:43et d'activité
00:56:44qui sont à des plus hauts
00:56:45historiques
00:56:46jamais autant de personnes
00:56:47n'ont travaillé en France
00:56:48depuis 1975
00:56:49souligne le ministre du travail
00:56:51reste à savoir
00:56:53si le marché de l'emploi
00:56:54va continuer à résister
00:56:56malgré la crise
00:56:56au Moyen-Orient
00:56:57qui s'éternise
00:56:58l'actualité des entreprises
00:57:00pour terminer
00:57:01dans cette saison
00:57:01des publications
00:57:02il y a Nissan
00:57:02qui reste dans le rouge
00:57:04pour la deuxième année consécutive
00:57:05presque 3 milliards d'euros
00:57:07de pertes
00:57:07pour le constructeur japonais
00:57:08affecté par les droits de douane
00:57:10et les ventes en baisse
00:57:11du côté de la Chine
00:57:12les effets du plan de restructuration
00:57:14annoncé l'an dernier
00:57:15sont maintenant espérés
00:57:16pour cette année
00:57:17Mathieu Pechbertier
00:57:19Nissan ne parvient toujours pas
00:57:21à redresser ses comptes
00:57:22après une perte colossale
00:57:23de plus de 4 milliards d'euros
00:57:24l'an passé
00:57:25le constructeur japonais
00:57:26a supprimé 20 000 emplois
00:57:28et fermé 7 de ses 17 usines
00:57:30mais cela n'a pas suffi
00:57:31le groupe a subi
00:57:32de plein fouet
00:57:33l'impact des droits de douane américains
00:57:35qui lui ont coûté
00:57:361 milliard et demi d'euros
00:57:37aux Etats-Unis
00:57:38son premier marché
00:57:39Nissan parvient pourtant
00:57:40à stabiliser ses ventes
00:57:41mais il continue de souffrir en Chine
00:57:43pays qui a tiré sa croissance
00:57:45pendant de longues années
00:57:46les ventes reculent de 6%
00:57:48sous la pression
00:57:48des constructeurs chinois
00:57:50désormais
00:57:51Nissan copie leurs méthodes
00:57:52dans l'ingénierie
00:57:53pour concevoir ses voitures
00:57:54plus rapidement
00:57:55et surtout moins chères
00:57:56le groupe assume
00:57:57de construire en Chine
00:57:58des nouveaux modèles
00:57:59qui commencent à produire
00:58:00leurs effets
00:58:00les ventes vont rebondir
00:58:02dès cette année
00:58:02la marge de Nissan
00:58:04aujourd'hui à zéro
00:58:05va légèrement augmenter
00:58:06à 1,5%
00:58:07un retour à la rentabilité
00:58:09est attendu
00:58:10autour de 110 millions d'euros
00:58:11de bénéfices en 2026
00:58:13et à Tokyo
00:58:13première année dans le rouge
00:58:14pour Honda
00:58:16depuis 1957
00:58:17le constructeur a perdu
00:58:19presque 2,5 milliards d'euros
00:58:20sur son exercice
00:58:21décalé
00:58:22plombé
00:58:22notamment
00:58:23par des annulations
00:58:24de lancement
00:58:25de voitures électriques
00:58:25aux Etats-Unis
00:58:26merci Léo Dumas
00:58:27on se retrouve à 8h30
00:58:28la bourse
00:58:30votre rendez-vous
00:58:31avec Banque Populaire
00:58:32à vos côtés
00:58:33pour prévoir votre avenir
00:58:34et protéger vos proches
00:58:35Banque Populaire
00:58:36la réussite est en vous
00:58:38votre rendez-vous
00:58:39avec Moneta Asset Management
00:58:41notre savoir-faire action
00:58:42pour votre épargne
00:58:43depuis près de 23 ans
00:58:49Etienne Braque
00:58:50à quoi faut-il s'attendre
00:58:51à l'ouverture du marché parisien ?
00:58:52très légère hausse en préouverture
00:58:54plus 0,5%
00:58:55après un gain de 0,3%
00:58:57hier soir
00:58:58toujours sur le fil
00:58:59des 8000 points
00:59:00ce CAC 40
00:59:008700 points
00:59:01hier soir
00:59:02encore beaucoup d'actualité
00:59:03aujourd'hui dans le secteur
00:59:05des semi-conducteurs
00:59:06les semi-conducteurs
00:59:06qui continuent de porter
00:59:07les indices asiatiques
00:59:08sur des plus historiques
00:59:10avec notamment
00:59:11cette nuit
00:59:11SKNX
00:59:12à la bourse de Séoul
00:59:14qui frôle les 1000 milliards
00:59:15de dollars
00:59:16de capitalisation boursière
00:59:17souvenez-vous
00:59:17il y a quelques jours
00:59:18c'est Samsung
00:59:19qui a franchi
00:59:20cette barre symbolique
00:59:21avec rendez-vous compte
00:59:22un titre SKNX
00:59:23qui gagne 200%
00:59:24depuis le début de l'année
00:59:26porté notamment
00:59:27par des marges record
00:59:28très impressionnantes
00:59:29vous l'avez vu
00:59:30notamment ces derniers jours
00:59:31sur les fameuses
00:59:32puces mémoires
00:59:34puisque vous avez
00:59:34une pénurie
00:59:35sur ces puces mémoires
00:59:36et donc forcément
00:59:37un pricing power
00:59:38une capacité à relever les prix
00:59:39qui est juste impressionnante
00:59:41TSMC
00:59:42du côté de Taïwan
00:59:43a annoncé cette nuit
00:59:44prévoir que le marché mondial
00:59:45des puces dépasserait
00:59:46les 1500 milliards de dollars
00:59:47d'ici à 2030
00:59:48contre 1000 milliards
00:59:49lors de la précédente estimation
00:59:51et puis hier soir
00:59:52à Wall Street
00:59:52de nouveaux records
00:59:53plus 1,2% pour le Nasdaq
00:59:55plus 0,6% pour le S&P 500
00:59:57aujourd'hui il faudra suivre
00:59:58Cisco
00:59:58qui était quand même
00:59:59en hausse de 20%
01:00:00hier soir en après-bourse
01:00:01après la publication
01:00:02de ses résultats
01:00:03au-delà des attentes
01:00:04des perspectives
01:00:05au-delà des attentes
01:00:06un groupe qui va mettre
01:00:074000 personnes à la porte
01:00:08c'est quand même
01:00:095% des effectifs
01:00:10comme chez Microsoft
01:00:11comme chez d'autres acteurs
01:00:12de la tech
01:00:12on voit quand même
01:00:13que l'intelligence artificielle
01:00:14en plus de révolutionner
01:00:15les métiers
01:00:16mais également
01:00:17les résultats financiers
01:00:18et bien révolutionne
01:00:19également l'organisation
01:00:20de ses propres sociétés
01:00:22avec aujourd'hui
01:00:22Cisco
01:00:23qui vous dit
01:00:23qu'avec l'intelligence artificielle
01:00:25et bien il y a
01:00:25beaucoup de postes
01:00:26notamment dans les fonctions
01:00:27support
01:00:28qui ne sont plus nécessaires
01:00:29SKINX
01:00:29des profits records
01:00:30je ne sais pas si vous avez vu
01:00:31mais les équipes
01:00:33ont obtenu
01:00:33de la direction
01:00:36un reversement
01:00:37de plus de 10%
01:00:38je crois
01:00:38des bénéfices
01:00:40ce qui fait
01:00:40pour les un peu plus
01:00:42de 30 000 salariés
01:00:43500 000 dollars
01:00:44de primes
01:00:45par an
01:00:46et par salarié
01:00:47et ça rend jaloux
01:00:48notamment les équipes
01:00:48de Samsung
01:00:49vous avez vu
01:00:49qu'il y a une grève
01:00:50depuis plusieurs jours
01:00:51et là cette nuit
01:00:52il y a une reprise
01:00:53des négociations
01:00:54entre Samsung
01:00:55et les syndicats
01:00:56avec notamment
01:00:57du côté politique
01:00:59notamment à Séoul
01:01:00une volonté
01:01:01de vouloir trouver
01:01:02un accord
01:01:02puisque c'est vrai
01:01:03qu'on est quand même
01:01:04aujourd'hui
01:01:05sur un sujet
01:01:05hautement politique
01:01:06Merci Etienne
01:01:07on vous retrouve
01:01:08dans une demi-heure
01:01:09tout de suite
01:01:10La Tech
01:01:15Avec vous Anthony Morel
01:01:17ce matin
01:01:18on diagnostique
01:01:19une maladie
01:01:19à partir
01:01:20d'une simple photo
01:01:21de sa langue
01:01:22ce sera bientôt possible
01:01:24une équipe de chercheurs
01:01:25travaille sur un algorithme
01:01:26qui permet de détecter
01:01:27de nombreux problèmes
01:01:28de santé
01:01:29il suffit de tirer la langue
01:01:30Oui c'est ça
01:01:30tirer la langue
01:01:31est dit
01:01:31ah le grand classique
01:01:32quand on va chez le médecin
01:01:33ça ça existe depuis
01:01:34j'allais dire des siècles
01:01:35mais l'équipe de chercheurs
01:01:37dont je vous parle
01:01:37ils ont poussé ce concept
01:01:38beaucoup plus loin
01:01:39ils ont mis au point
01:01:40un algorithme
01:01:41une intelligence artificielle
01:01:42ils ont publié ça
01:01:43dans une revue scientifique
01:01:44qui permet
01:01:45à partir d'une simple
01:01:46photo prise de la langue
01:01:48et bien de diagnostiquer
01:01:49tout un tas de maladies
01:01:50en gros ils ont entraîné
01:01:51une IA
01:01:51en lui montrant
01:01:52des milliers de photos
01:01:53de langue de patients
01:01:54alors des patients sains
01:01:55et puis des patients malades
01:01:57des patients diabétiques
01:01:58des patients anémiques
01:01:59des patients asthmatiques
01:02:01malades du Covid
01:02:02enfin plein de maladies différentes
01:02:03et en fait l'IA
01:02:04on l'a entraîné comme ça
01:02:05et elle est capable
01:02:06et c'est souvent le cas
01:02:07de détecter des choses
01:02:08que parfois
01:02:09même un œil humain exercé
01:02:10n'arrive pas à détecter
01:02:11sur des changements
01:02:12de couleur
01:02:13de forme
01:02:14d'épaisseur
01:02:15l'apparition
01:02:16de certaines anomalies
01:02:17et donc sur les tests
01:02:18qui ont été réalisés
01:02:19et bien cette IA
01:02:20parvient à diagnostiquer
01:02:22certaines maladies
01:02:22avec un taux de précision
01:02:23de 96%
01:02:25donc c'est absolument
01:02:26considérable
01:02:26alors je prends des pincettes
01:02:28on parle d'une petite cohorte
01:02:30de patients pour l'instant
01:02:31il va falloir faire des essais
01:02:32beaucoup plus larges
01:02:33évidemment avant que ça ne soit
01:02:34validé comme une avancée scientifique
01:02:36mais ce qui est très intéressant
01:02:37c'est la promesse
01:02:38derrière tout ça
01:02:38c'est-à-dire l'idée
01:02:39qu'avec un simple téléphone
01:02:41demain
01:02:42on peut prendre un selfie
01:02:43de sa langue
01:02:43et bien on pourrait avoir
01:02:44des campagnes
01:02:45de dépistage massif
01:02:46sur certaines maladies
01:02:47D'autres maladies comme ça
01:02:48alors pourraient profiter
01:02:49de l'intelligence artificielle
01:02:51sans qu'il y ait à faire
01:02:53des scanners
01:02:53des prises de sang
01:02:54des IRM
01:02:55Oui c'est ça en fait
01:02:55la vraie promesse
01:02:56c'est le couplage
01:02:57entre le smartphone
01:02:58la caméra du téléphone
01:03:00et les algorithmes
01:03:01qui vont permettre
01:03:01en réalité
01:03:02de réaliser des campagnes
01:03:03de dépistage
01:03:04sur tout un tas
01:03:05de pathologies
01:03:06là encore
01:03:07je vais vous donner
01:03:08deux ou trois exemples
01:03:08très concrets
01:03:09on est dans les laboratoires
01:03:10de recherche
01:03:10je ne vous dis pas
01:03:10que les applications
01:03:11vont sortir
01:03:12dans les trois mois
01:03:12qui viennent
01:03:13on a par exemple
01:03:14une détection
01:03:16précoce du cancer
01:03:17du pancréas
01:03:17qui sont parmi ceux
01:03:18qui présentent
01:03:19les plus forts taux
01:03:20de mortalité
01:03:20et là en prenant
01:03:21simplement une photo
01:03:23de son visage
01:03:24on va analyser
01:03:24dans le blanc de l'œil
01:03:26le taux de bilirubine
01:03:27la bilirubine
01:03:28c'est le pigment
01:03:29de la bile
01:03:29qu'on retrouve
01:03:30dans les cancers du pancréas
01:03:32et donc juste en faisant ça
01:03:33on va être capable
01:03:33encore une fois
01:03:34de faire des pré-diagnostics
01:03:35ça ne va évidemment pas
01:03:36remplacer des tests
01:03:37beaucoup plus poussés
01:03:38mais ça peut dire
01:03:39il est peut-être temps
01:03:40d'aller chez le médecin
01:03:41pour prendre la maladie
01:03:42le plus en amont possible
01:03:436 maladies il y a évidemment
01:03:44donc on est de plus en plus
01:03:45dans la prévention aussi
01:03:46grâce à ces outils
01:03:47est-ce que ça peut fonctionner
01:03:49pour vraiment
01:03:50plein de maladies différentes
01:03:51oui absolument
01:03:52et dans la prévention
01:03:53vous le dites
01:03:53par exemple
01:03:54sur les maladies
01:03:55neurodégénératives
01:03:56où justement
01:03:57on a un problème
01:03:57de prévention aujourd'hui
01:03:58parce que les gens
01:03:59ne vont pas suffisamment
01:03:59rapidement chez le médecin
01:04:00il faut faire passer
01:04:01des batteries de tests cognitifs
01:04:03c'est parfois
01:04:03un petit peu contraignant
01:04:04et bien on a là encore
01:04:06des tests qui peuvent être faits
01:04:07depuis un smartphone
01:04:08encore c'est en phase
01:04:09d'expérimentation
01:04:09alors là ce n'est pas
01:04:10en prenant une photo
01:04:11c'est en parlant
01:04:12on va analyser en fait
01:04:13le spectre vocal
01:04:14et on va être capable
01:04:15dans le spectre vocal
01:04:16de détecter
01:04:17des petits marqueurs
01:04:18qui peuvent montrer
01:04:19des signes avant-coureurs
01:04:21de par exemple
01:04:22la maladie d'Alzheimer
01:04:23ou ce genre de choses
01:04:23donc là encore
01:04:24il y a eu vraiment
01:04:25une promesse
01:04:26avec l'idée
01:04:26que le smartphone
01:04:27couplé à l'intelligence artificielle
01:04:29et bien pourrait permettre
01:04:30d'éviter plein plein plein
01:04:31de maladies
01:04:32ou en tout cas
01:04:32de les détecter
01:04:33extrêmement tôt
01:04:34pour qu'elles puissent être
01:04:35prises en charge
01:04:36le plus efficacement possible
01:04:37on l'utilise aussi
01:04:38l'intelligence artificielle
01:04:39dans la dermatologie
01:04:40on en a déjà parlé
01:04:41oui bien sûr
01:04:41dans la dermatologie
01:04:42oui absolument
01:04:43dépister
01:04:43aider les dermatologues
01:04:45vérifier s'il n'y a pas
01:04:46un grain de beauté
01:04:46un peu bizarre
01:04:47encore une fois
01:04:48ça ne remplace pas
01:04:48le médecin
01:04:49l'idée c'est plutôt
01:04:49d'avoir un système
01:04:50d'alerte
01:04:51qui vous dise
01:04:52bah là il est peut-être
01:04:52temps d'aller consulter
01:04:53quand même
01:04:54merci Anthony
01:04:54il faut rester avec nous
01:04:55bien sûr tout de suite
01:04:56on accueille notre invité
01:04:57French Tech
01:05:02notre invité ce matin
01:05:03on va continuer à parler
01:05:04de santé
01:05:05puisqu'il combat la dépression
01:05:06bonjour Jérémy Berco
01:05:07bonjour
01:05:08merci d'être avec nous
01:05:09vous êtes cofondateur
01:05:10président de Sonomine
01:05:12vous développez une technologie
01:05:13à base d'ultrasons
01:05:14pour cibler les dépressions
01:05:16résistantes aux médicaments
01:05:18exactement
01:05:19ça concerne
01:05:20ça concerne plus de 100 millions
01:05:22de personnes dans le monde
01:05:24la dépression
01:05:25c'est la première cause
01:05:26d'handicap dans le monde
01:05:27et pour un bon tiers
01:05:29des dépressifs chroniques
01:05:30les traitements actuels
01:05:31ne marchent pas
01:05:32donc c'est l'errance
01:05:34voire l'impasse thérapeutique
01:05:35et donc nous on cible
01:05:37ces gens là
01:05:37avec un dispositif médical
01:05:40qui s'attaque
01:05:41à la dépression résistante
01:05:42avec des ultrasons
01:05:43la technologie
01:05:44incroyable
01:05:44vous nous avez apporté
01:05:46en fait c'est une lentille
01:05:47c'est ça
01:05:48qui envoie des ultrasons
01:05:49vous nous avez apporté quoi
01:05:51là en fait
01:05:51montrez-nous
01:05:52et puis on va le décrire
01:05:53pour ceux qui nous écoutent
01:05:54à la radio
01:05:54alors le dispositif médical
01:05:56c'est un vrai dispositif médical
01:05:57sur roulette
01:05:58avec une sonde
01:05:58qui envoie des ultrasons
01:05:59ok
01:06:00mais le secret de fabrication
01:06:01c'est ça
01:06:01et c'est quoi ça ?
01:06:02une lentille qui se met
01:06:03entre le front du patient
01:06:05et la sonde
01:06:06qui va envoyer les ultrasons
01:06:07alors lentille
01:06:07c'est pas une lentille de contact
01:06:08c'est un gros
01:06:09c'est ce qu'on appelle
01:06:10une lentille acoustique
01:06:11d'accord
01:06:12cette lentille
01:06:12elle va guider les ultrasons
01:06:13ok
01:06:14vers les structures cérébrales
01:06:16profondes du cerveau
01:06:17qui sont impliquées
01:06:18dans la dépression
01:06:19donc on est capable
01:06:20de viser des zones
01:06:21du cerveau précises
01:06:22et on fait quoi ?
01:06:23on détruit les zones
01:06:24qui sont responsables
01:06:25de la dépression
01:06:26on les altère
01:06:26comment ça fonctionne ?
01:06:27on les masse
01:06:28on les masse ?
01:06:29voyez ça comme un massage
01:06:31neuronal
01:06:31avec des ondes
01:06:32avec des ondes
01:06:33les ultrasons
01:06:34sont de petites vibrations
01:06:34on masse les neurones
01:06:36les neurones massés
01:06:36ils communiquent mieux
01:06:38entre eux
01:06:38et donc on reconfigure
01:06:40les circuits cérébraux
01:06:41qui sont altérés
01:06:42par la dépression
01:06:42et donc une personne
01:06:44qui est dépressive
01:06:45on lui fait ce massage
01:06:46cérébral
01:06:46et quoi ?
01:06:47immédiatement
01:06:48elle se sent mieux ?
01:06:48il faut faire plusieurs sessions
01:06:49comment ça fonctionne ?
01:06:50aujourd'hui le protocole
01:06:51qui est testé
01:06:52c'est une heure d'ultrasons
01:06:53par jour sur cinq jours
01:06:54ok
01:06:55donc c'est des cures
01:06:56qui sont relativement rapides
01:06:57par rapport à ce que vous avez su
01:07:01en standard
01:07:02c'est-à-dire avec des prises
01:07:04de médicaments
01:07:04sur une vie entière
01:07:05ou sur plusieurs années
01:07:06donc c'est pas violent
01:07:07c'est pas invasif
01:07:08il n'y a pas d'effet secondaire
01:07:09non plus ?
01:07:11on ne sait pas encore
01:07:12c'est un peu trop tôt
01:07:14pour le dire
01:07:14on a lancé
01:07:15une première étude clinique
01:07:17qui a été pilotée
01:07:18par le GHU de Saint-Anne
01:07:19et nos partenaires académiques
01:07:21sur la technologie
01:07:21on a des résultats
01:07:22qui sont très prometteurs
01:07:23des patients qui étaient
01:07:24en dépression
01:07:25depuis plus de quatre ans
01:07:26on les a ramenés
01:07:27on a réduit leurs symptômes
01:07:29de dépression
01:07:29de 60% en cinq jours
01:07:31donc c'est très prometteur
01:07:33mais il faut être prudent
01:07:33mais comment vous en êtes venu
01:07:34à cette innovation ?
01:07:36qu'est-ce qui fait que
01:07:37vous arrivez à vous dire
01:07:39avec les ultrasons
01:07:39on va...
01:07:40tiens je vais faire
01:07:40un massage neuronal
01:07:41c'est ça
01:07:42et guérir
01:07:42je ne me suis pas levé le matin
01:07:43en me disant tiens
01:07:45on s'appuie sur 25 ans
01:07:46de recherche
01:07:47à l'INSERM
01:07:48et au CNRS
01:07:48via l'Institut physique
01:07:49pour la médecine
01:07:50chercheurs
01:07:51Jean-François Aubry
01:07:51et Michael Tenter
01:07:52qui ont travaillé
01:07:53depuis 25 ans
01:07:54sur la neuromodulation
01:07:55par ultrasons
01:07:56et qui ont inventé ça
01:07:57et donc Sonomine
01:07:58a une licence exclusive
01:07:59de cette invention
01:08:00et notre mission
01:08:01c'est d'industrialiser
01:08:03cette invention
01:08:03et de la mettre
01:08:04au bénéfice des patients
01:08:05et c'est un dispositif
01:08:06qu'on pourrait avoir
01:08:06chez nous un jour
01:08:07ou qui serait
01:08:09accompagné
01:08:10par un suivi médical ?
01:08:12à ce stade
01:08:12c'est un dispositif
01:08:13qu'aujourd'hui
01:08:14est destiné
01:08:14pour le psychiatre
01:08:16il est conçu
01:08:17pour être extrêmement facile
01:08:18d'utilisation
01:08:19pour le psychiatre
01:08:20extrêmement confortable
01:08:21pour le patient
01:08:21et peu coûteux
01:08:23pour le système de soins
01:08:24il n'est pas du tout exclu
01:08:26qu'à terme
01:08:26on développe
01:08:27des choses plus petites
01:08:29plus miniaturisées
01:08:30pour d'autres applications
01:08:31et comment regarde justement
01:08:32le secteur de la psychiatrie
01:08:33ce genre d'innovation
01:08:34qui est complètement différent
01:08:35de ce qui est utilisé aujourd'hui
01:08:37pour traiter les dépressions
01:08:38à la fois les psychiatres
01:08:39comment est-ce qu'ils regardent
01:08:40ces technologies
01:08:41avec enthousiasme
01:08:42ou avec un peu de réticence
01:08:43et puis les géants aussi
01:08:45du médicament
01:08:45et des antidépresseurs
01:08:46parce que c'est un énorme marché
01:08:47alors on ne se met pas
01:08:50en concurrence
01:08:50avec les antidépresseurs
01:08:52il faut bien le comprendre
01:08:53les antidépresseurs
01:08:55marchent très bien
01:08:55dans 70% des cas
01:08:56mais dans 30% des cas
01:08:57ils ne marchent pas
01:08:58donc on vient
01:08:59proposer une thérapie
01:09:00complémentaire
01:09:01et donner aux psychiatres
01:09:03un arsenal plus complet
01:09:05thérapeutique
01:09:06et donc ça c'est une première chose
01:09:08ensuite les psychiatres
01:09:09regardent ça
01:09:09avec beaucoup d'enthousiasme
01:09:11ils sont très demandeurs
01:09:12de nouvelles technologies
01:09:13pour pouvoir soigner leurs patients
01:09:15la dépression est une maladie complexe
01:09:17donc plus on est nombreux
01:09:19à proposer des choses innovantes
01:09:20mieux c'est
01:09:21mais aujourd'hui
01:09:22ils sont aussi prudents
01:09:23parce qu'ils attendent de nous
01:09:24qu'on ait des preuves cliniques solides
01:09:26et c'est pour ça
01:09:27qu'on est aujourd'hui
01:09:29qu'on vient de boucler une levée de fonds
01:09:31pour pouvoir arriver sur le marché
01:09:32et avoir des preuves
01:09:33d'efficacité claires
01:09:34et alors j'ai cru comprendre
01:09:35que le dispositif
01:09:36en plus il était personnalisé
01:09:38qu'est-ce que ça veut dire
01:09:38en fait concrètement ?
01:09:40concrètement ça veut dire
01:09:41que cette lentille
01:09:41que je vous ai montrée
01:09:42cette lentille
01:09:43elle est construite
01:09:44et fabriquée sur mesure
01:09:45pour chaque patient
01:09:46à partir de l'IRM
01:09:47du crâne du patient
01:09:48parce qu'on va le viser
01:09:49avec une intensité différente
01:09:51de laser
01:09:51en fonction du patient ?
01:09:53alors oui vous avez raison
01:09:54le crâne en fait
01:09:55est un excellent protecteur
01:09:56du cerveau
01:09:56et donc si on ne le compense pas
01:09:59on n'est pas capable
01:10:00d'envoyer des ultrasons
01:10:01avec précision dans le cerveau
01:10:02donc cette lentille
01:10:03elle va rendre le crâne
01:10:04transparent aux ultrasons
01:10:06et elle va permettre
01:10:07de cibler pour chaque patient
01:10:08la bonne zone
01:10:09qu'on veut attendre
01:10:10est-ce que cette lentille
01:10:10elle pourrait un jour
01:10:11être efficace
01:10:12pour d'autres maladies
01:10:12d'autres problèmes
01:10:14l'anxiété
01:10:15les addictions
01:10:16la maladie de Parkinson ?
01:10:17c'est une des forces
01:10:18de notre dispositif
01:10:19c'est qu'on l'a conçu
01:10:20en tant que plateforme polyvalente
01:10:22donc aujourd'hui
01:10:23je vous parle de dépression
01:10:24mais beaucoup
01:10:25des psychiatres
01:10:27avec lesquels on discute
01:10:28sont intéressés
01:10:29par la tester
01:10:30dans d'autres pathologies
01:10:31donc évidemment
01:10:32les addictions
01:10:33alcool
01:10:34cigarette
01:10:34drogue
01:10:35l'anxiété
01:10:37des applications
01:10:38neurologiques aussi
01:10:38comme la douleur chronique
01:10:39vous voyez
01:10:40les applications
01:10:41sont vraiment multiples
01:10:42et les perspectives
01:10:43sont très intéressantes
01:10:44on a quand même
01:10:44des super French Tech
01:10:45c'est incroyable
01:10:46on a fait une semaine
01:10:47très bonne semaine French Tech
01:10:48vraiment
01:10:49c'est impressionnant
01:10:50merci beaucoup
01:10:51Jérémy Bercoff
01:10:52cofondateur
01:10:52président de Sonomai
01:10:54d'être venu nous présenter
01:10:55cette innovation ce matin
01:10:56dans Good Morning Business
01:10:57vous restez avec nous
01:10:58dans un instant
01:10:59parole de patron
01:11:00avec Pierre Brosselet
01:11:01PDG d'Arvernes
01:11:02on va parler de géothermie
01:11:03et d'indépendance énergétique
01:11:04à tout de suite
01:11:06Good Morning Business
01:11:08parole de patron
01:11:09Quand la géopolitique
01:11:11dope la géothermie
01:11:12les tensions sur le gaz
01:11:13et le pétrole
01:11:14avec la guerre au Moyen-Orient
01:11:15mettent les énergies
01:11:16alternatives en avant
01:11:17notamment donc
01:11:18la géothermie
01:11:19et pour ça nous avons
01:11:20un champion français
01:11:20bonjour Pierre Brosselet
01:11:21Bonjour
01:11:22Vous êtes le PDG d'Arvernes
01:11:23premier fournisseur
01:11:24de solutions géothermales
01:11:25en France
01:11:25d'abord d'un mot
01:11:27vous percevez
01:11:27les effets
01:11:28de la géopolitique
01:11:29des tensions
01:11:30dans le golfe
01:11:31du pétrole
01:11:33du gaz
01:11:33qui ne circulent plus
01:11:34ou en tout cas
01:11:35beaucoup moins bien
01:11:35sur votre activité
01:11:37vous le percevez ?
01:11:37Non seulement on les perçoit
01:11:39mais on les avait anticipées
01:11:40donc on espère
01:11:41que cette gare en Iran
01:11:41comme la gare en Ukraine
01:11:42sera évidemment
01:11:43au-delà du drame
01:11:43que ça représente
01:11:44un mal pour un bien
01:11:45parce que c'est une prise de conscience
01:11:46qu'il faut absolument
01:11:47tout changer
01:11:47dans la question de l'énergie
01:11:48et la souveraineté énergétique
01:11:49Votre discours
01:11:50c'est de dire quoi ?
01:11:51Que c'est aberrant
01:11:52d'importer du gaz
01:11:53pour faire de la chaleur
01:11:53alors que la chaleur
01:11:54on l'a juste sous nos pieds ?
01:11:56C'est exactement ça
01:11:57je vais vous essayer
01:11:58de le simplifier
01:11:59aujourd'hui l'énergie
01:12:00c'est pour se chauffer
01:12:00principalement
01:12:0170% vient du fossile
01:12:03en tout cas en France
01:12:07c'est aller forer
01:12:08à 2, 3, 4, 5 millimètres
01:12:09dans des pays
01:12:10qui souvent sont des pays
01:12:11pas forcément amis
01:12:12pour ensuite tirer du tuyau
01:12:15alimenter l'Europe
01:12:15et la France en particulier
01:12:16en gaz
01:12:17à grand coût
01:12:18de dizaines de milliards d'euros
01:12:20et tout ça au bénéfice
01:12:21de compagnies pétrolières
01:12:22mais surtout d'États
01:12:23qui sont comme je le disais
01:12:24pas forcément amis
01:12:24alors que
01:12:25et ça coûte très cher
01:12:26puisque ça vient de très loin
01:12:27au-delà de l'aspect
01:12:28et du fait que nous sommes
01:12:30enchaînés
01:12:31à cette
01:12:31on va dire
01:12:32à ce pardigne
01:12:33mais
01:12:35quand on a dit ça
01:12:36il faut mettre
01:12:36en regard cette situation
01:12:38avec une situation
01:12:39beaucoup plus
01:12:40positive
01:12:41parce qu'encore une fois
01:12:42cette crise doit être
01:12:43un mal pour un mien
01:12:43qui est que cette chaleur
01:12:44elle pourrait venir du sous-sol
01:12:45on a un noyau à 6000 degrés
01:12:47il y a de la chaleur partout
01:12:48c'est infini
01:12:48et on pourrait simplement
01:12:49forer des trous
01:12:50beaucoup moins chers
01:12:51en circuit court
01:12:52non délocalisable
01:12:53etc.
01:12:54chez nous
01:12:54donc qu'est-ce qu'on veut
01:12:56et qu'est-ce qu'on va choisir
01:12:57dans les prochaines années
01:12:58c'est ça la question
01:12:58entreprises et collectivités
01:13:00se tournent vers la géothermie
01:13:01vous équipez notamment
01:13:02les aéroports de Paris
01:13:03Safran, les galeries Lafayette
01:13:04Leclerc
01:13:05des petites structures aussi
01:13:07ont intérêt à adopter
01:13:08cette technologie ?
01:13:09Oui complètement
01:13:09le modèle d'Arvernes
01:13:10c'est un modèle qui déploie
01:13:12toutes les géothermies
01:13:12il y en a au moins trois
01:13:13le bâtimentaire
01:13:14la géothermie profonde
01:13:15pour les réseaux de chaleur
01:13:15et la géothermie
01:13:16avec des métaux critiques
01:13:17donc oui la géothermie
01:13:18peut s'adapter aux particuliers
01:13:21peut s'adapter aux lycées
01:13:22peut s'adapter aux EHPAD
01:13:23donc aux bâtimentaires
01:13:24et ensuite peut alimenter
01:13:25des réseaux de chaleur
01:13:26pour mutualiser les coûts
01:13:27de grandes villes
01:13:27de villes moyennes
01:13:28et ensuite il y a
01:13:29les métaux critiques
01:13:30dont évidemment
01:13:32le monde a besoin
01:13:33pour l'électrification
01:13:34et notamment les batteries
01:13:34ça la géothermie
01:13:35peut aussi subvenir
01:13:37aux besoins nationaux
01:13:38et européens
01:13:38le lithium
01:13:39le lithium par exemple
01:13:40vous signez plus de contrats
01:13:43en ce moment
01:13:43vous sentez qu'il y a
01:13:44un effet justement
01:13:45tension
01:13:46on essaie de sécuriser
01:13:48les approvisionnements
01:13:49et aussi de payer
01:13:50moins cher
01:13:50parce que c'est ça
01:13:51l'objectif de la géothermie
01:13:52alors sur le court terme
01:13:54ça coûte cher
01:13:55parce que c'est quand même
01:13:55des gros travaux
01:13:56mais il faut voir
01:13:57sur le long terme
01:13:58c'est pas comme ça
01:13:59que je le dirais
01:14:00sur le court terme
01:14:00c'est de l'investissement
01:14:01plutôt que de la dépense
01:14:02le gaz et la dépense sèche
01:14:04pour le consommateur
01:14:04et l'état
01:14:06la géothermie
01:14:06est un investissement
01:14:07donc il faut essayer
01:14:08de minimiser
01:14:09combien de temps
01:14:10pour rentabiliser
01:14:10pour rentabiliser
01:14:12entre 5 et 10 ans
01:14:12en fonction de la taille
01:14:14du client
01:14:16et en fonction
01:14:16de ce qu'on a
01:14:18comme subvention
01:14:19ou comme aide
01:14:19mais au bout de 10 ans
01:14:21quoi qu'il arrive
01:14:22on est gagnant
01:14:23il y a un plan du gouvernement
01:14:24pour accélérer
01:14:25dans la géothermie
01:14:26il veut multiplier par 4
01:14:27la production de chaleur
01:14:28géothermique
01:14:28d'ici à 2035
01:14:29en l'état
01:14:30est-ce que c'est possible
01:14:31est-ce qu'il va falloir aider
01:14:32à financer
01:14:33accompagner les entreprises
01:14:34et les particuliers
01:14:35davantage qu'on le fait aujourd'hui
01:14:36oui l'intention est là
01:14:37et je pense qu'elle est
01:14:38encore une fois réelle
01:14:39et elle n'est pas fausse
01:14:41je pense qu'il y a
01:14:42vraiment
01:14:43une prise de conscience
01:14:44que la géothermie
01:14:45doit passer de 1%
01:14:46à 10-15% du mix
01:14:47en revanche
01:14:47les mesures sont
01:14:48beaucoup trop petites
01:14:49beaucoup trop faibles
01:14:50beaucoup trop timides
01:14:51et donc il va falloir
01:14:52sacrément accélérer
01:14:53mais de façon
01:14:55plus massive
01:14:56plus générale en France
01:14:57pour toutes les géothermies
01:14:58aujourd'hui on est
01:14:59beaucoup moins bons
01:15:00que nos voisins européens
01:15:01par exemple
01:15:01un mot sur les compétences
01:15:02est-ce qu'on a les compétences
01:15:04est-ce qu'il faut investir
01:15:05beaucoup plus dans la formation
01:15:06bien sûr
01:15:06et ce sera l'objet
01:15:07d'un grand plan sous-sol
01:15:08qu'on va lancer
01:15:09la filière
01:15:10en tant que président
01:15:10d'Avenia
01:15:11un pôle de compétitivité
01:15:12sous-sol
01:15:12que je représente
01:15:13on va le faire
01:15:14en revanche Arverne
01:15:15qui est le seul
01:15:16pur player aujourd'hui en France
01:15:17a pris ce sujet
01:15:18à bras le corps
01:15:18d'abord en investissant
01:15:20beaucoup
01:15:21on est rentré
01:15:21sur Euronext
01:15:22on a levé
01:15:23plus de 200 millions d'euros
01:15:23depuis notre
01:15:26comment notre lancement
01:15:27et évidemment
01:15:28la colonne vertébrale
01:15:30de notre projet
01:15:30c'est l'expertise
01:15:32donc nous avons des experts
01:15:33nous avons aussi intégré
01:15:34l'outil de forage
01:15:35nous avons un modèle
01:15:36de développement
01:15:37et un business model
01:15:38qui est basé
01:15:38sur des contrats
01:15:39très long terme
01:15:39entre 100 et 200 millions d'euros
01:15:41nous en avons déjà signé
01:15:42et annoncé
01:15:43nous avons des belles vitrines
01:15:44comme Safran
01:15:45et comme Aéroport de Paris
01:15:46et puis sur le lithium
01:15:47derrière on va extraire
01:15:48du lithium des eaux chaudes
01:15:49donc on a un double modèle
01:15:50un dual flow
01:15:50comme on l'a appelé
01:15:51qui va permettre
01:15:52de tirer
01:15:55des revenus
01:15:56à fort taux de bidda
01:15:58puisqu'on est au-delà
01:15:59des 50%
01:16:01avec du récurrent
01:16:02donc du cash flow récurrent
01:16:03qui est évidemment
01:16:04très intéressant
01:16:05pour des investisseurs
01:16:06qui sont sur le long terme
01:16:07Pierre Brossolet
01:16:08PDG d'Arvernes
01:16:09vous êtes aussi l'auteur
01:16:10donc de
01:16:10La solution est sous nos pieds
01:16:12la géothermie
01:16:13pour l'indépendance énergétique
01:16:15de la France
01:16:16merci beaucoup
01:16:17d'avoir été avec nous
01:16:18pour cette parole
01:16:19de patron aujourd'hui
01:16:20vous restez avec nous
01:16:21on se retrouve
01:16:22avec l'essentiel
01:16:23de l'actualité
01:16:24dans un instant
01:16:24avec Léo Dumas
01:16:25pour le journal
01:16:26avant le bifor
01:16:27de la séance boursière
01:16:28avec Étienne Braque
01:16:29pour la séance boursière
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