00:00Il semble que la situation soit maîtrisée, effectivement.
00:02Il faut rappeler qu'il y a une seule patiente malade à l'heure actuelle.
00:05Effectivement, comme vous l'avez rappelé, un peu plus de 20 cas contacts.
00:08Donc il n'y a pas d'épidémie en France à l'heure actuelle.
00:11Il n'y a pas de transmission du virus interhumaine.
00:13En tout cas, rien n'a été démontré dans ce sens.
00:16Les quelques personnes qui ont été testées pour le moment ont eu des tests qui étaient négatifs.
00:20Après, il faut voir dans les semaines qui viennent comment ça va se passer.
00:23Il faut rappeler que la période d'incubation du virus est très longue.
00:26Elle peut aller jusqu'à 6 à 8 semaines.
00:28Donc on peut avoir des personnes qui ont un test qui va se positiver dans plusieurs semaines.
00:35Voilà, c'est ça un petit peu le point d'interrogation.
00:36Alors ça pose la question, si là les résultats aujourd'hui qui reviennent des 18 autres personnes,
00:41les résultats des tests sont négatifs, comme pour les 4 premiers enfants qui ont été testés,
00:47ça veut dire que ces personnes-là, elles vont rester à l'isolement pendant encore combien de temps ?
00:51Ça, ça va être décidé par les autorités sanitaires, par les médecins qui s'occupent d'eux ou par le
00:55gouvernement.
00:56Mais en tout cas, c'est vrai que potentiellement, on peut se déclarer positif plusieurs semaines après avoir été cas
01:04contact.
01:05Et on peut, pendant toute cette période d'incubation, n'avoir aucun symptôme.
01:08Donc potentiellement, l'isolement pour ces cas contacts peut être d'une durée assez importante jusqu'à 6 à 8
01:15semaines.
01:17Une Française, on le disait, dans un état critique à l'hôpital Bichat à Paris en ce moment.
01:22Est-ce que vous pouvez nous rappeler un petit peu quels sont les symptômes graves de cette maladie,
01:26lorsqu'elle prend des formes graves, et la façon dont on soigne ces patients, comment ils sont traités à l
01:32'hôpital ?
01:32Alors, les formes graves, elles sont des formes essentiellement respiratoires.
01:36Donc, les patients qui, au début, vont avoir un syndrome grippal qui va pouvoir ressembler à une grippe ou un
01:43Covid,
01:43vont présenter assez rapidement, dans les heures et dans les jours qui suivent, ce qu'on appelle une détresse respiratoire,
01:50c'est-à-dire des difficultés à respirer de plus en plus importantes,
01:53qui nécessitent une hospitalisation, une oxygénation, et parfois un passage en réanimation,
01:58avec une intubation, une ventilation.
02:01Et ce qu'on appelle le poumon artificiel, c'est-à-dire qu'en fait, on prélève le sang de
02:08la patiente,
02:09on le réoxygène dans une machine qui est extérieure, et on lui réinjecte son sang, qui est de nouveau oxygéné.
02:17Voilà. Et ça, c'est vrai que ça peut durer, pendant tout le temps où la patiente est en réanimation,
02:22ça peut durer plusieurs jours, parfois plusieurs semaines.
02:26Et la létalité du virus, on le rappelle, est très importante.
02:29Alors, on pense qu'elle est très importante, après c'est un virus qu'on ne connaît pas très bien.
02:35Là, on a quelques cas de patients qui sont infectés, je crois que c'est un peu moins d'une
02:42dizaine de patients.
02:43Huit patients dans le monde, effectivement, qui sont infectés.
02:45Deux patients sont décédés.
02:47Après, on ne peut pas induire de statistiques fiables sur un aussi peu nombre de patients qui sont infectés.
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