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  • il y a 5 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:01Bonsoir à tous, c'est un nouveau coup dur judiciaire pour Nicolas Sarkozy, l'ancien président jugé en appel dans
00:00:07l'affaire libyenne.
00:00:08Sept ans de prison ont été requis aujourd'hui dans ce procès. La case prison se rapproche-t-elle pour
00:00:14l'ancien chef de l'État ?
00:00:15On en parle dans un instant. On parlera aussi du sommet des patrons, les patrons de la planète, le président
00:00:20chinois Xi Jinping face à Donald Trump.
00:00:23Ce sera dans quelques heures à Pékin où Donald Trump est arrivé aujourd'hui. Les coulisses, les enjeux de cette
00:00:29réunion, c'est l'événement de 60 minutes.
00:00:31Et puis est-il en pointe ou complètement hors-jeu ? Kylian Mbappé met en garde contre une arrivée du
00:00:36RN au pouvoir en France en 2027.
00:00:38Il n'en veut pas. Il explique pourquoi un capitaine des Bleus peut-il parler comme ça ? C'est
00:00:43le débat ce soir de 60 minutes. Soyez tous les bienvenus.
00:00:58Ce n'est pas ou pas encore le coup près de la justice puisqu'on en est aux réquisitions ce
00:01:02soir.
00:01:02Mais elles sont donc lourdes pour Nicolas Sarkozy dans le procès en appel de l'affaire libyenne.
00:01:08C'est l'affaire de sa campagne de 2007. Bonsoir Pauline Revenard. Vous êtes la chef du service police-justice
00:01:13de BFMTV.
00:01:14L'accusation a donc réclamé sept ans de prison aujourd'hui contre Nicolas Sarkozy.
00:01:19Oui, c'est exactement le même réquisitoire que pour le premier procès.
00:01:22sept ans de prison, une amende de 300 000 euros et une peine complémentaire de cinq ans d'inéligibilité.
00:01:27Ils ont retenu les quatre chefs d'accusation.
00:01:29Association de malfaiteurs, corruption, financement illégal de campagne et recel de détournement de fonds publics.
00:01:34Ça c'est donc pour la peine qui est réclamée. Ce n'est pas le jugement.
00:01:37Aujourd'hui, il y a également les mots très durs, très sévères contre lui des avocats généraux.
00:01:41Oui, l'un des trois avocats généraux a expliqué d'abord qu'il fallait sanctionner Nicolas Sarkozy à la hauteur
00:01:46de la gravité des faits
00:01:47et qu'il y avait un principe d'égalité de la loi, en fait que Nicolas Sarkozy était un citoyen
00:01:50comme les autres.
00:01:51Et qu'il fallait effectivement placer ce curseur entre zéro et dix ans.
00:01:55Pour lui, c'est l'unique bénéficiaire parce que c'est ce qui aurait dû lui permettre d'être élu.
00:01:59Et ce n'était pas n'importe quelle élection puisque c'était l'élection présidentielle.
00:02:03C'est un niveau opérationnel inégalé, dit-il.
00:02:05Impact corruptif au plus haut niveau avec un dictateur.
00:02:08Et il a rappelé que Jacques Chirac, en son temps, avait dicté une ligne rouge.
00:02:12On n'autorise jamais, moi Marc Adéfi, à mettre les pieds dans notre pays en France.
00:02:16Ce que n'a pas fait Nicolas Sarkozy.
00:02:18Alors selon l'avocat général, Nicolas Sarkozy, qu'est-ce qu'il a fait ?
00:02:21Il a avalisé ses rencontres entre Abdallah Sénoussi, le bras droit de Mohamed Kadhafi,
00:02:25et ses lieutenants, si on peut dire, Claude Gué en bris sorte-feu.
00:02:29Nicolas Sarkozy, il a distribué les rôles, il a tiré les ficelles, il est l'instigateur.
00:02:33Quelle contrepartie ?
00:02:35Eh bien, il se serait engagé à examiner la situation juridique de Sénoussi.
00:02:39Et en ce sens, il a pris le risque de s'immiscer dans le fonctionnement de la justice.
00:02:44C'est un instigateur, dit l'accusation, peu importe que ses efforts aient porté ou pas.
00:02:49La réaction de Nicolas Sarkozy, est-ce que vous étiez au tribunal tout à l'heure ?
00:02:53Impassible, il n'a rien dit.
00:02:54Impassible, tendu, crispé.
00:02:56Pendant ses trois jours de réquisitoire, il avait le regard fixe devant lui,
00:03:00alors que les avocats généraux étaient à gauche de la salle.
00:03:03Il n'a pas eu un regard pour l'accusation.
00:03:05Il n'a pas croisé le regard.
00:03:09Il range ses affaires.
00:03:10Et il y a cette espèce de forteresse d'avocats autour d'eux.
00:03:13Ils sont quatre.
00:03:13On va peut-être les écouter.
00:03:15On va les écouter dans quelques minutes.
00:03:16Je salue d'abord Yves Tréhard, éditorialiste à BFM qui est à mes côtés ce soir.
00:03:20Bonsoir Yves.
00:03:20Je salue également Jean-Yves Le Borne.
00:03:22Bonsoir Maître.
00:03:22Bonsoir.
00:03:23Vous êtes dans cette affaire, puisque vous êtes le client d'Éric Wirt.
00:03:26Oui, je suis l'avocat.
00:03:27Le client, vous êtes l'avocat d'Éric Wirt.
00:03:30Dans l'autre sens, ça n'aurait pas de sens.
00:03:31Qui a été relaxé lors du premier procès.
00:03:33Et aujourd'hui, c'est une peine de dix mois avec sursis qui a été requise contre Éric Wirt.
00:03:39Mais si vous êtes là ce soir, c'est pour parler bien sûr de Nicolas Sarkozy.
00:03:41Est-ce que vous êtes surpris ?
00:03:43Sept ans requis, la même chose que lors du premier procès.
00:03:45Ça avait terminé avec cinq ans de prison ferme pour Nicolas Sarkozy.
00:03:49Ça vous surprend ?
00:03:49Écoutez, non, ça ne me surprend pas.
00:03:51Mais je vais vous dire pourquoi.
00:03:53Ça ne me surprend pas parce que si on considère qu'il est coupable de tout ce que le parquet
00:03:58général lui reproche,
00:03:59ça ne peut pas se terminer par six mois sursis.
00:04:01En revanche, la vraie question est de savoir si les arguments qui ont été présentés à l'appui
00:04:08de ces réquisitions chiffrées très lourdes tiennent la route ou pas.
00:04:13Alors, vous parliez, Pauline, du fait que ces lieutenants, comme on dit, disons ces collaborateurs,
00:04:21ça aurait déjà un parfum peut-être un peu moins de mafia, si vous voulez.
00:04:26Mais bon, ces collaborateurs vont effectivement en Libye.
00:04:30Que disent-ils et à qui ? On n'en sait rien.
00:04:34On sait qu'ils rencontrent Abdalassin.
00:04:36Oui, bien sûr.
00:04:37Mais que se disent-ils ? On ne sait pas.
00:04:40Et il y a, si vous voulez, moi c'est ce qui me choque, je dirais un peu comme un
00:04:44spectateur.
00:04:45Parce que le cas de mon client est très marginal, il n'est pas appelant, c'est le parquet
00:04:52qui a fait appel contre lui parce que le tribunal, peu suspect de complaisance à l'égard
00:04:57de quiconque, l'avait considéré comme parfaitement innocent.
00:05:00Mais aujourd'hui, ce qui me choque, c'est la preuve.
00:05:04On a en quelque sorte porté une accusation.
00:05:07Il y a une organisation destinée à recevoir de l'argent de Libye.
00:05:12Il est où l'argent ?
00:05:13Maître, il y a eu un coup théâtre pendant le procès, Claude Guéant,
00:05:16ancien bras droit de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, qui n'est pas présent parce qu'il est malade,
00:05:21qui fait lire une lettre au procès en disant
00:05:23« C'est Nicolas Sarkozy qui m'a demandé de m'occuper d'Abdallah Sénoussi,
00:05:28dont on rappelle qu'il était le bras droit de l'Élysée,
00:05:33mais qu'il est surtout en France condamné à perpétuité
00:05:35pour avoir organisé, commandité, un attentat qui a fait plus d'une centaine de morts.
00:05:39C'est l'attentat contre le décédit d'UTA. »
00:05:41Est-ce que ça a joué dans ce réquisitoire aujourd'hui ?
00:05:44Le fait que Claude Guéant lâche celui dont il a été l'ombre, le fidèle ?
00:05:48D'abord, lâche-t-il ?
00:05:50En réalité, il produit ce du commandant dont vous parlez,
00:05:53où Sénoussi se préoccupe de son statut judiciaire
00:05:57et de la possibilité qu'il y aurait pour lui d'échapper au mandat d'arrêt et à la condamnation.
00:06:03Et que marque-t-il Nicolas Sarkozy sur ce document ?
00:06:07Il marque « Claude, occupez-vous-en ».
00:06:09Vous voyez ça, c'est la même chose.
00:06:12Excusez-moi, mais moi, si je mets cette formule sur un document
00:06:15que je passe à un de mes collaborateurs,
00:06:17ça veut dire qu'à mes yeux, l'affaire n'est pas fondamentale.
00:06:20Je voudrais qu'on écoute la réaction de l'un des avocats de Nicolas Sarkozy,
00:06:23c'est Maître Ingrain, qui s'est exprimé au tribunal tout à l'heure.
00:06:27Il n'y a pas d'argent dans sa campagne,
00:06:29il n'y a pas d'argent dans son patrimoine, par d'argent libyen,
00:06:33et pour cause, il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale
00:06:36de Nicolas Sarkozy par la Libye,
00:06:38il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy à cause de la Libye.
00:06:44Nicolas Sarkozy est innocent, son élection n'a pas été biaisée.
00:06:49Et je le redis, Nicolas Sarkozy est innocent,
00:06:51et nous le démontrerons dans 15 jours.
00:06:53– Maître Lebornier, est-ce que vous dites la même chose ?
00:06:55Est-ce que vous dites pas un centime d'argent n'est arrivé
00:06:58dans la campagne de Nicolas Sarkozy ?
00:07:00Aujourd'hui, à peu près tout le monde est d'accord pour dire
00:07:01qu'il y a de l'argent qui est parti de Libye,
00:07:04la question c'est de savoir où il est passé ensuite.
00:07:05Est-ce que vous considérez, vous aussi,
00:07:07après ces deux procès, le deuxième n'est pas tout à fait terminé,
00:07:10que rien n'a financé la campagne de Nicolas Sarkozy ?
00:07:13– Écoutez, moi je n'ai pas de certitude,
00:07:15et je ne veux pas m'ériger en juge.
00:07:17Ce que je constate, c'est qu'on n'a jamais identifié
00:07:22le moindre centime dans le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy
00:07:26ou dans ses finances personnelles.
00:07:29Christophe Ingras parlait à Juste Trite
00:07:30de l'absence d'enrichissement personnel,
00:07:33aussi bien que de l'absence de l'argent libyen dans la campagne.
00:07:37C'est ce qu'avait constaté le tribunal.
00:07:40Et le tribunal avait condamné Nicolas Sarkozy
00:07:44sur la base d'une association de malfaiteurs,
00:07:47c'est-à-dire d'un accord, d'une organisation
00:07:50destinée à obtenir quelque chose
00:07:53qu'apparemment, il n'aurait pas obtenu.
00:07:57On est dans une sorte d'imagination.
00:08:01Je pense que les juges, de temps en temps,
00:08:04devraient s'interdire de reconstruire une histoire
00:08:08qui ne peut être reconstruite sur des phénomènes solides
00:08:12et qu'ils sont obligés d'imaginer.
00:08:16Yves Tréhard, comment les Français regardent ce qui se passe là ?
00:08:18Est-ce qu'ils se disent que la justice fait son travail ?
00:08:22Ça a pris 20 ans pour en arriver là aujourd'hui,
00:08:2419 ans après la campagne de Nicolas Sarkozy.
00:08:26Ou est-ce qu'ils ont le sentiment qu'on s'acharne sur lui ?
00:08:29Je prendrais l'exemple de ce procès en première instance
00:08:33et puis l'exemple du procès de Marine Le Pen.
00:08:36Vous vous souvenez des sondages ?
00:08:37Les sondages n'étaient pas du tout en faveur des prévenus.
00:08:41ni dans un cas, ni dans l'autre.
00:08:43C'est ça qui est très intéressant.
00:08:45Et je pense qu'aujourd'hui, ils estiment que la justice doit passer.
00:08:49Moi, ce qui me marque dans ce réquisitoire,
00:08:52qui a duré trois jours,
00:08:53c'est le caractère moral du propos
00:08:56qui a été tenu par les avocats généraux.
00:08:59Avec la nécessité pour un homme politique,
00:09:02ce qui est évidemment évident,
00:09:04c'est d'être exemplaire,
00:09:06de ne pas violer l'autorité de l'État.
00:09:08Et là, le président de la République,
00:09:11l'ancien président de la République,
00:09:13est renvoyé, alors qu'il n'était pas encore président,
00:09:15il n'était que ministre de l'Intérieur,
00:09:17à un devoir d'exemplarité.
00:09:19Et ça a été une dissertation de trois jours sur ce thème-là.
00:09:23Donc ça, c'est intéressant.
00:09:24Le deuxième motif d'intérêt, si vous voulez,
00:09:28c'est qu'en première instance,
00:09:30il n'est condamné que sur le motif de l'association de malfaiteurs.
00:09:34Et là, tous les griefs sont retenus contre lui.
00:09:37– Sur les réquisitions, encore une fois,
00:09:39on n'en met pas la condamnation.
00:09:40– Et il faut ajouter,
00:09:40et c'est comme ça qu'il faut évidemment conclure,
00:09:43ce n'est que le réquisitoire.
00:09:45Ce n'est pas une condamnation.
00:09:47Et ça, on a un rôle à jouer là-dessus,
00:09:48parce que souvent, quand on parle de justice,
00:09:51notamment pour les hommes et les femmes politiques,
00:09:53on pense que c'est la condamnation.
00:09:55– Vous avez raison, on l'a redit,
00:09:56j'ai essayé de le redire tout à l'heure,
00:09:57et vous avez raison de le redire là,
00:09:59on parle de réquisition,
00:09:59le jugement ce sera dans plusieurs mois,
00:10:01la fin du mois de novembre.
00:10:03– Et d'ailleurs, le même réquisitoire
00:10:05avait été prononcé en première instance
00:10:07sur la totalité des éléments de poursuite.
00:10:09Et le tribunal avait constaté
00:10:11que les trois quarts de ces éléments
00:10:13étaient sans fondement.
00:10:15– Mais là, vous imaginez les juges
00:10:16passer d'une réquisition de 7 ans à rien ?
00:10:19– Mais bien entendu, enfin j'imagine,
00:10:22je n'en sais rien,
00:10:23je ne lis pas dans le mar de café,
00:10:24ni dans les yeux des juges
00:10:26qui siègent à la cour d'appel.
00:10:28Mais c'est leur devoir de juger
00:10:31en fonction de leur âme et conscience,
00:10:32peu important ce qui a été jugé en première instance.
00:10:36Et quand Yves Fréard insiste à juste titre
00:10:39sur l'idée que le réquisitoire était
00:10:42non seulement moral,
00:10:43mais un peu moralisateur en quelque sorte,
00:10:46mais à juste titre,
00:10:47qu'on dise qu'un homme public,
00:10:49une femme publique,
00:10:50est un exemple pour la nation
00:10:52et doit justement ne jamais se livrer
00:10:55à une action critiquable,
00:10:57j'en suis d'accord.
00:10:58– Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
00:10:59– Mais il y a parallèlement
00:11:00à cette exigence de moralité,
00:11:02une vulnérabilité.
00:11:04C'est-à-dire que lorsque la même personne publique
00:11:07est accusée d'avoir commis des délits,
00:11:10un certain nombre de gens
00:11:12sont enclins à le croire.
00:11:14– Pauline, qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
00:11:16Le procès n'est pas du tout terminé.
00:11:18– Alors d'abord, les avocats de la défense
00:11:19que vous avez vus,
00:11:20ils vont plaider le 27,
00:11:21donc dans 15 jours,
00:11:23ils vont plaider à tour de rôle,
00:11:24donc ils sont quatre.
00:11:25Ensuite, le tribunal va se retirer
00:11:26et ils ont six mois pour décider,
00:11:29en leur âme de conscience,
00:11:31argumenter et surtout motiver.
00:11:32Parce que cette décision,
00:11:33elle va être rendue par écrit,
00:11:34elle va être rendue le 30 novembre
00:11:35en séance publique.
00:11:37Et vous vous souvenez,
00:11:37lors du premier jugement,
00:11:39Nicolas Sarkozy était sorti
00:11:40en expliquant toute la haine
00:11:41qu'il avait envers ses juges
00:11:43et envers l'ancière.
00:11:44– C'est le fameux jugement
00:11:45où il y a eu l'exécution provisoire
00:11:46en même temps.
00:11:47– Ensuite, il était parti
00:11:48quelques jours,
00:11:49quelques semaines plus tard
00:11:50en détention.
00:11:51Là, l'enjeu, effectivement,
00:11:53c'est que si la peine prononcée
00:11:55est supérieure à deux ans,
00:11:57il retournera en prison.
00:11:58Après, il pourra faire valoir
00:11:59et il pourra faire valoir son âge.
00:12:02Mais techniquement,
00:12:04en légalité,
00:12:05si la peine est supérieure à deux ans,
00:12:07il doit retourner en prison.
00:12:08Ensuite, on verra.
00:12:09– En théorie, en théorie.
00:12:10– Pourquoi vous dites en théorie ?
00:12:11– Parce qu'ensuite,
00:12:12il peut faire valoir.
00:12:13– Oui, mais l'arrestation immédiate
00:12:14qui peut se produire
00:12:16dans un procès pénal…
00:12:17– Elle n'a pas été demandée pour l'an.
00:12:18– Non, mais elle n'a pas été requise.
00:12:19Je n'ai pas le souvenir
00:12:20qu'elle l'ait été non plus
00:12:21en première instance.
00:12:22Et en réalité,
00:12:24il y a aussi l'effet suspensif
00:12:26d'un éventuel pourvoi en cassation
00:12:29s'il y avait lieu,
00:12:30le pourvoi en cassation,
00:12:31troisième degré de jugement.
00:12:34– Qui suspend l'exécution de la peine.
00:12:35– Même si ça n'est pas
00:12:36sur le fond des choses.
00:12:37– Maître, il est suspensif ?
00:12:39– Oui, il n'est pas suspensif.
00:12:40– Il n'est pas suspensif.
00:12:41Elle doit être exécutée, cette peine,
00:12:43jusqu'à ce que le pourvoi
00:12:44soit examiné.
00:12:45– Ah, il n'est pas suspensif.
00:12:46– Non, non, non, non, non, non, non.
00:12:48Le pourvoi en matière pénale
00:12:50est suspensif de la dimension pénale.
00:12:53Le pourvoi en matière pénale
00:12:55n'est pas suspensif
00:12:57des éléments civils.
00:12:58S'il y a une condamnation civile,
00:13:00il faut payer le civil,
00:13:02mais le pourvoi est suspensif du pénal.
00:13:06Sauf s'il y a un mandat.
00:13:08– Voilà, c'est ce qu'on verra le 39.
00:13:09– Le mandat en matière pénale
00:13:12est l'équivalent de ce qu'on pourrait appeler
00:13:14une exécution provisoire.
00:13:15Donc si je résume,
00:13:16s'il est condamné en fin novembre
00:13:18à deux ans de prison…
00:13:19– À plus de deux ans de prison,
00:13:20la question se posera.
00:13:21La question de l'incarcération se posera.
00:13:23– Oui, c'est-à-dire qu'elle sera ordonnée
00:13:25par la Cour ou pas.
00:13:27Et si elle n'est pas ordonnée,
00:13:28le pourvoi sera suspensif.
00:13:30– Et le fait qu'il ait plus de 70 ans
00:13:31peut être aussi un motif pour lui
00:13:33de ne pas aller en prison.
00:13:34– Si un ancien président de la République,
00:13:36Yves Tréard, était condamné,
00:13:37effectivement, comme on a pu le voir
00:13:39à l'étranger, au Brésil ou ailleurs,
00:13:42était condamné, non pas à quelques jours,
00:13:44ça a été le cas à la Santé,
00:13:45la dernière fois pour Nicolas Sarkozy,
00:13:4720 jours, mais à une peine lourde.
00:13:48Est-ce que ça abîmerait
00:13:50la fonction présidentielle pour les Français ?
00:13:52Est-ce qu'il y aurait un avant
00:13:52et un après Nicolas Sarkozy ?
00:13:53– Il y aura un avant et un après,
00:13:55c'est évident.
00:13:55Parce que quoi qu'on dise,
00:13:56même si la décision n'est pas politique,
00:13:59c'est un procès politique.
00:14:00– Et pour la bonne raison…
00:14:02– Procès politique ?
00:14:03– Parce que le prévenu est un homme politique.
00:14:05– Quand on dit procès politique,
00:14:06généralement, c'est pas tout à fait ça.
00:14:08– Ça change tout,
00:14:08si ce n'était pas…
00:14:09Moi, je trouve que c'est ridicule
00:14:11de dire que ce n'était pas un procès politique.
00:14:13C'est un procès politique
00:14:14à partir du moment où le prévenu
00:14:15est un homme ou une femme politique.
00:14:19Et c'est pas anodin.
00:14:20Et c'est pour ça qu'on en parle tant, d'ailleurs.
00:14:22Et si le président de la République,
00:14:24l'ancien président de la République,
00:14:25est appelé à aller en prison en plus,
00:14:28vous vous rendez compte,
00:14:29ça marque quelque chose dans l'histoire,
00:14:32qui est dans l'histoire politique et judiciaire,
00:14:34qui est énorme,
00:14:35parce qu'il y aura un avant et un après.
00:14:37Et on revient à la question
00:14:39que vous me posiez tout à l'heure,
00:14:40c'est-à-dire que le regard des Français
00:14:43sur leurs responsables politiques
00:14:45est devenu d'une exigence
00:14:47sur la moralité, sur l'exemplarité,
00:14:50si tant est qu'ils soient condamnés,
00:14:51qui est maintenant, aujourd'hui, réelle.
00:14:54Et on le voit…
00:14:56Quand il y avait des procès d'hommes
00:14:58ou de femmes politiques
00:14:59dans les années 90-2000,
00:15:01il était assez rare, d'ailleurs,
00:15:02qu'il y ait des décisions assez sévères.
00:15:06Aujourd'hui, elles le sont beaucoup plus.
00:15:07Elles le sont beaucoup plus.
00:15:09Les magistrats sont…
00:15:12Et d'ailleurs, le garde des Sceaux,
00:15:14il y a des marques de respect
00:15:15vis-à-vis du garde des Sceaux,
00:15:16bien moindres, aujourd'hui,
00:15:17qu'il y en avait par le passé.
00:15:19On scrutera la décision de Marine Le Pen
00:15:217 juillet.
00:15:22C'est ce que j'allais vous demander.
00:15:23Il y a une autre décision, 7 juillet.
00:15:25On a appris aujourd'hui
00:15:26que l'un des avocats généraux
00:15:27du procès de Marine Le Pen
00:15:29est venu écouter le réquisitoire.
00:15:31Pourquoi ?
00:15:33Je n'ai pas pu lui parler.
00:15:34Il était assis au troisième rang,
00:15:35il écoutait attentivement.
00:15:36Il n'avait rien d'autre à faire aujourd'hui.
00:15:37Non, c'est son droit le plus strict.
00:15:40Je ne pense pas que ça ait un quelconque rapport
00:15:42avec le dossier Le Pen,
00:15:43d'autant plus qu'il est en délibéré, ce dossier.
00:15:45Donc, l'avocat général n'a plus rien à y faire.
00:15:47Les dés sont jetés pour lui, en fait, déjà.
00:15:49Mais on peut comprendre
00:15:50que pour un membre du parquet général,
00:15:52bien qu'on soit à Paris,
00:15:54ce n'est pas un groupe considérable,
00:15:55le parquet général.
00:15:56C'est un certain nombre de magistrats.
00:15:58Je ne sais pas combien ils sont,
00:15:59mais peut-être 20 ou 30.
00:16:01C'est un petit nombre.
00:16:02Et finalement, quand on est en charge
00:16:04d'un grand procès tel que celui de Marine Le Pen,
00:16:07on peut être intéressé par le sort
00:16:08d'un autre grand procès.
00:16:10Un mot, si on a le temps,
00:16:11qui me paraît fondamental.
00:16:13L'avocat général, qui en premier et en dernier,
00:16:16d'ailleurs, c'est le même,
00:16:17a pris la parole,
00:16:18a rendu hommage à la dénonciation médiatique
00:16:23des faits dont la justice s'est saisie.
00:16:25Je trouve que c'est un peu curieux
00:16:27que la presse fasse son travail.
00:16:30C'est normal qu'elle accuse
00:16:31si elle pense avoir les pouvoirs de le faire.
00:16:34Pourquoi pas ?
00:16:35Mais qu'un avocat général,
00:16:37au niveau de la cour d'appel,
00:16:39remercie en quelque sorte la presse
00:16:41d'avoir craqué l'allumette,
00:16:43ça me paraît presque suspect.
00:16:44Néanmoins, sans nos confrères de Mediapart,
00:16:46on n'aurait pas eu ce procès
00:16:46puisque c'est eux qui ont révélé l'affaire.
00:16:48Oui, mais ils ont révélé l'affaire
00:16:50sans apporter de preuves.
00:16:51Et c'est là le problème.
00:16:52Voilà, je rappelle.
00:16:53Donc, 7 ans requis contre Nicolas Sarkozy.
00:16:55Jugement rendu à la fin du mois de novembre.
00:16:57Merci beaucoup, Maître.
00:16:58Merci, Yves.
00:16:59Merci.
00:17:00Merci, Pauline.
00:17:01Vous regardez 60 minutes.
00:17:02Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez à l'instant.
00:17:03Il est 19h02, l'info ce soir.
00:17:05C'est aussi le sommet des géants.
00:17:08Deux géants à la même table.
00:17:09Donald Trump et son homologue chinois,
00:17:12Xi Jinping.
00:17:13On voit là l'arrivée du président américain.
00:17:15C'était cet après-midi,
00:17:16accueilli par de jeunes chinois
00:17:18qui brandissent des drapeaux américains
00:17:20et chinois.
00:17:22Bien sûr, tout ça au son, évidemment,
00:17:23de la fanfare
00:17:25et alors que Donald Trump est empêtré
00:17:27dans la guerre avec l'Iran.
00:17:28On va en parler ce soir avec Louis Gauthier.
00:17:29Bonsoir.
00:17:30Bonsoir.
00:17:30Ancien secrétaire général de la Défense
00:17:32et de la Sécurité Nationale
00:17:33avec Laure Palais.
00:17:34Bonsoir.
00:17:35Bonsoir et bienvenue.
00:17:36Spécialiste de la politique américaine
00:17:37et de la Chine
00:17:38et directrice associée de Mascaret.
00:17:40Et avec les experts de BFM TV
00:17:42à commencer par Elsa Vidal.
00:17:44Bonsoir Elsa.
00:17:45Et le général Jérôme Félistrandi.
00:17:47Bonsoir général.
00:17:49Elsa, racontez-nous d'abord.
00:17:51On a tous envie de savoir
00:17:52ce qui va se passer.
00:17:52C'est la nuit prochaine.
00:17:54La première rencontre
00:17:55entre les deux ogres
00:17:56américains et chinois.
00:17:58Racontez-nous un peu les coulisses.
00:18:00Comment ça va se passer entre eux ?
00:18:01Ça va se passer
00:18:02avec beaucoup de fastes
00:18:03et de pompes
00:18:04avec un passage
00:18:05sur la place Tiananmen
00:18:07où il y a le palais du peuple
00:18:08où Ouxi rencontrera
00:18:10Donald Trump.
00:18:12Ce sera demain.
00:18:13Il y aura ensuite
00:18:14un banquet,
00:18:15un dîner de travail
00:18:16plus précisément.
00:18:17Et il y aura par la suite
00:18:19des visites
00:18:20au Temple du Ciel
00:18:22là où les empereurs
00:18:23avaient l'habitude
00:18:23d'aller demander
00:18:24des auspices favorables
00:18:26pour les récoltes.
00:18:28Suivi le lendemain matin,
00:18:30ce sera vendredi,
00:18:31d'un thé de travail bilatéral.
00:18:32Un thé de travail.
00:18:33Absolument.
00:18:34So British.
00:18:35So British
00:18:35and so Chinese.
00:18:37et puis il y aura enfin
00:18:39un déjeuner de travail
00:18:41avec les équipes élargies.
00:18:43Ça, ce sera vendredi
00:18:44et ce sera juste avant
00:18:45le départ,
00:18:46le vol retour
00:18:46de la Chine
00:18:48vers les Etats-Unis.
00:18:49Entre deux,
00:18:50il n'y aura pas
00:18:51de rencontres
00:18:51et de photos
00:18:52avec les deux premières dames
00:18:54puisque
00:18:55Mélania Trump
00:18:56n'est pas là
00:18:57contrairement
00:18:57à la dernière visite
00:18:58de 2017
00:18:59où on avait vu
00:19:00cette photo
00:19:01entre les deux présidents
00:19:02et leurs épouses,
00:19:04l'épouse de Xi Jinping
00:19:06étant une chanteuse
00:19:08qui est aussi générale
00:19:09de l'armée chinoise
00:19:11liée à Youkong
00:19:12et là,
00:19:12on n'aura pas du tout
00:19:13cette possibilité.
00:19:14On ne sait pas
00:19:14pourquoi Mélania Trump
00:19:15n'est pas du voyage.
00:19:16Mais même sans Mélania,
00:19:17c'est vrai qu'on aurait envie
00:19:18d'être une petite souris,
00:19:19d'être à la table
00:19:21entre les deux présidents
00:19:23pour savoir comment
00:19:24l'un et l'autre
00:19:24se comportent ensemble.
00:19:26Est-ce que Donald Trump
00:19:27va se comporter
00:19:28comme il avait fait
00:19:29avec Zelensky
00:19:30ou est-ce qu'il sera
00:19:32un emploi général
00:19:33qui fait
00:19:33il vaut mieux éviter
00:19:34les portes qui claquent
00:19:36à Pékin
00:19:37ou est-ce qu'effectivement
00:19:38ils vont se jauger,
00:19:40se mesurer ?
00:19:41Ça fait neuf ans
00:19:42qu'un président américain
00:19:43n'était pas venu en Chine.
00:19:44C'était Donald Trump déjà
00:19:46la dernière fois.
00:19:47Ils se craignent
00:19:48ces deux hommes-là ?
00:19:49Alors,
00:19:50c'est vrai qu'on va
00:19:50certainement voir
00:19:51une différence de style
00:19:52entre le style ostentatoire
00:19:54et très personnel
00:19:55de Donald Trump
00:19:57contrairement à une pompe
00:19:58un peu plus froide
00:19:59et institutionnelle
00:20:00du protocole chinois.
00:20:03Mais vous savez,
00:20:04Donald Trump,
00:20:04c'est le président
00:20:05qui a levé
00:20:05les non-dits
00:20:06par rapport à la Chine
00:20:08dans son premier mandat.
00:20:09Les deux hommes
00:20:12discutent régulièrement
00:20:12et bien sûr
00:20:15qu'il va y avoir
00:20:15des discussions.
00:20:16S'il n'y a pas
00:20:16Mélania Trump
00:20:17dans la délégation,
00:20:18il y a pour autant
00:20:19le patron de NVIDIA
00:20:20et une grande délégation
00:20:21de patrons américains.
00:20:23Jason Huang
00:20:24et un certain nombre
00:20:25de grands patrons américains.
00:20:27Donc,
00:20:27on peut revenir
00:20:28sur les enjeux
00:20:28de la rencontre après.
00:20:30On va en parler
00:20:31des enjeux,
00:20:32voire notamment
00:20:32si ça a des conséquences
00:20:34sur Taïwan
00:20:34ou sur la guerre
00:20:36au Moyen-Orient.
00:20:37Mais d'abord,
00:20:38bonsoir,
00:20:38Raphaël.
00:20:40Combien pèsent
00:20:41aujourd'hui
00:20:41les deux présidents ?
00:20:42Je ne parle pas
00:20:42de leur poids.
00:20:43Évidemment,
00:20:44je parle de leur poids
00:20:44militaire.
00:20:4545% du PIB mondial.
00:20:47Ah, alors attendez,
00:20:47ne piquez pas le boulot
00:20:48de Raphaël.
00:20:49D'abord,
00:20:50si on regarde
00:20:51militairement parlant,
00:20:52les deux hommes
00:20:53qui vont s'asseoir
00:20:53à la même table
00:20:54la nuit prochaine,
00:20:55ça représente fort.
00:20:56J'essaie de simplifier,
00:20:57de prendre quelques chiffres.
00:20:59Vous n'hésiterez pas
00:20:59à me compléter.
00:21:01Déjà,
00:21:01sur le budget,
00:21:02les dépenses militaires,
00:21:03là, c'est vrai
00:21:04que les États-Unis
00:21:04sont encore loin devant.
00:21:06Si on regarde
00:21:06en tout cas
00:21:091 à 3,
00:21:09les chiffres de 2025,
00:21:11on est à près
00:21:12de 1 000 milliards
00:21:12de dollars
00:21:13sur 2025
00:21:14pour les États-Unis,
00:21:16pardon,
00:21:16954 milliards
00:21:17et à peu près
00:21:18trois fois moins
00:21:20en Chine,
00:21:22336 milliards
00:21:23en équivalent dollars.
00:21:25Évidemment,
00:21:25un autre élément
00:21:26important
00:21:27et dont on parle souvent,
00:21:29ce sont les porte-avions
00:21:30où on en est
00:21:31niveau porte-avions.
00:21:32Il y en a 11
00:21:33côté américain,
00:21:343 seulement
00:21:35côté chinois.
00:21:36Le dernier a été
00:21:37mis en service
00:21:37fin 2025.
00:21:38Je vais rappeler
00:21:39son nom,
00:21:39il n'est pas anodin.
00:21:40Fujian,
00:21:41c'est le nom
00:21:41d'une province
00:21:41qui fait justement
00:21:42face à Taïwan.
00:21:44C'est loin
00:21:44d'être anecdotique
00:21:46avec une particularité
00:21:48pour ce porte-avions
00:21:50chinois,
00:21:50le nouveau,
00:21:51il a une catapulte
00:21:52électromagnétique.
00:21:53C'est la technologie
00:21:54la plus récente
00:21:55qui équipe
00:21:55un seul autre
00:21:56porte-avions
00:21:57dans le monde
00:21:58avec le prochain
00:21:59porte-avions français
00:22:00d'ailleurs.
00:22:01C'est le dernier
00:22:01porte-avions américain
00:22:02à être entré en service
00:22:03en 2017,
00:22:04le Gérald Ford.
00:22:05Ça sert à quoi
00:22:06une catapulte électromagnétique ?
00:22:07Expliquez-moi juste.
00:22:08Jusqu'à présent,
00:22:09les catapultes sont à vapeur
00:22:11comme sur le...
00:22:12Oui.
00:22:13Ah où ?
00:22:14Oui.
00:22:14En fait,
00:22:15on génère du vide
00:22:16par la vapeur.
00:22:18Il s'agit d'envoyer
00:22:19les avions,
00:22:19quand on décolle,
00:22:20c'est ça ?
00:22:20Oui,
00:22:20les catapultes électromagnétiques,
00:22:22on utilise l'effet
00:22:24du solénoïde,
00:22:25c'est de la physique
00:22:26et ça permet
00:22:26de catapulter
00:22:27des avions
00:22:27plus lourds
00:22:28et plus rapidement.
00:22:29Louis Gauthier,
00:22:30quand on voit les budgets,
00:22:31en gros,
00:22:31les Américains
00:22:32qui ont un budget
00:22:32trois fois plus gros
00:22:33que celui des Chinois
00:22:33pour leur armée,
00:22:34les porte-avions,
00:22:3611 Américains
00:22:37contre 3,
00:22:38est-ce que les patrons
00:22:39de la planète
00:22:39aujourd'hui,
00:22:40militairement,
00:22:41restent les États-Unis
00:22:42et de très loin ?
00:22:43Oui,
00:22:44ils restent les États-Unis
00:22:44et de très loin
00:22:45mais ce comptage,
00:22:47cette comptabilité
00:22:49ne signifie pas grand-chose.
00:22:52Le budget des Européens
00:22:53va pratiquement être égal
00:22:55au budget chinois
00:22:56et leur désorganisation.
00:22:58Mais on n'a pas
00:22:58d'armée commune.
00:22:59Voilà,
00:22:59on n'a pas d'armée commune.
00:23:01La Chine,
00:23:01dans ce budget,
00:23:02il y a aussi beaucoup
00:23:04de chiffres qui sont masqués
00:23:05parce qu'ils ne sont pas
00:23:06C'est pour ça que je parlais
00:23:07de chiffres ?
00:23:07Les porte-avions,
00:23:08on est sûr qu'ils existent.
00:23:09On ne peut pas les inventer.
00:23:10Il y en a trois
00:23:11mais ils sont très prochainement
00:23:12à six.
00:23:13Et puis surtout,
00:23:14une armée,
00:23:15il faut savoir
00:23:16comment on s'en sert.
00:23:18Et d'une certaine manière,
00:23:19Trump arrive,
00:23:20pas dans une position
00:23:22très favorable
00:23:23étant donné ce qui se passe
00:23:24en Iran,
00:23:24étant donné l'opération
00:23:26qu'il a déclenchée
00:23:27et étant donné la difficulté
00:23:28qu'il a à sortir
00:23:29de cette nasse.
00:23:30Et une partie des discussions
00:23:31avec Xi Jinping
00:23:33va notamment porter
00:23:34sur le règlement
00:23:37ou les tentatives
00:23:37de règlement,
00:23:38en particulier
00:23:39la question d'Hormuz
00:23:40sur l'Iran
00:23:41avec au programme
00:23:43beaucoup d'autres choses.
00:23:45On a cité 2017,
00:23:46il y a eu d'autres rendez-vous
00:23:47depuis le second mandat
00:23:49de Trump
00:23:49qui avait porté
00:23:51plutôt sur
00:23:51les aspects douaniers,
00:23:53le commerce,
00:23:54etc.
00:23:54Là, c'est un président
00:23:56qui est quand même
00:23:57beaucoup moins en supériorité
00:23:58sur l'ensemble des sujets
00:24:00qu'il va aborder.
00:24:01Et c'est bien évidemment
00:24:02de cette situation
00:24:03que les Chinois,
00:24:04vous l'avez évoqué
00:24:05possiblement sur Taïwan
00:24:06ou sur d'autres,
00:24:07vont essayer
00:24:07de faire avancer leur pion.
00:24:08Premier,
00:24:09on en parle
00:24:09dans un instant
00:24:10de Taïwan
00:24:10et du détroit d'Hormuz.
00:24:11Ça, c'était le militaire,
00:24:13Raphaël,
00:24:13sur l'autre enjeu,
00:24:15pas l'économie en général,
00:24:16mais les nouvelles technologies.
00:24:18L'économie de demain,
00:24:19ça donne quoi le match ?
00:24:20On va retomber sur Taïwan
00:24:21assez rapidement.
00:24:22Parce que, oui,
00:24:23là, il y a une vraie bascule
00:24:24qui est en train
00:24:25de s'opérer,
00:24:25notamment sur les dépenses
00:24:27en R&D,
00:24:27en recherche et développement.
00:24:29C'est des chiffres
00:24:30de l'OCDE
00:24:30qui sont sortis
00:24:31il y a un mois
00:24:31pour la première fois.
00:24:33La Chine est passée
00:24:34juste devant les Etats-Unis.
00:24:36Ça s'affiche à l'écran.
00:24:36Plus de 1 000 milliards
00:24:37de dollars tous les deux.
00:24:38Alors, c'est vraiment
00:24:39au coude à coude.
00:24:401 028 milliards
00:24:41pour la Chine,
00:24:421 9 milliards
00:24:43pour les Etats-Unis.
00:24:44Et puis, évidemment,
00:24:45il y a le numérique,
00:24:46le robot,
00:24:47les robots,
00:24:47les voitures autonomes
00:24:48et puis surtout
00:24:49l'intelligence artificielle
00:24:50qui repose sur ces puces
00:24:52ultra-puissantes
00:24:53fournies par Nvidia,
00:24:54le champion américain
00:24:55dont le patron,
00:24:56vous le disiez,
00:24:57Jensen Wang,
00:24:58né à Taïwan,
00:24:59accompagne Donald Trump.
00:25:00Il est actuellement
00:25:01à bord d'Air Force One.
00:25:02Nvidia qui n'a pas
00:25:03le droit d'ailleurs
00:25:04de vendre
00:25:04ses meilleures puces
00:25:05à la Chine.
00:25:06Donald Trump l'a interdit
00:25:07pour freiner notamment
00:25:08son rival dans cette course Alia
00:25:10et des puces
00:25:11qui sont fabriquées
00:25:12par une entreprise
00:25:13qui s'appelle TSMC
00:25:14qui est taïwanaise,
00:25:15qui est le géant taïwanais
00:25:16et donc ces puces
00:25:17qui sont fabriquées
00:25:18à Taïwan.
00:25:18Bon, on voit que tout est lié.
00:25:19Je voudrais simplement
00:25:20vous montrer à tous
00:25:21le message publié aujourd'hui
00:25:22par l'ambassadeur de Chine
00:25:24aux Etats-Unis
00:25:25au moment où Donald Trump
00:25:26était encore dans l'avion
00:25:27qui l'amenait vers Pékin.
00:25:28Il fixe en quelque sorte
00:25:29cet ambassadeur
00:25:30la feuille de route
00:25:32de la rencontre Trump-Cy.
00:25:34Les quatre lignes rouges
00:25:35des relations
00:25:35à ne pas franchir.
00:25:36Voilà ce que dit monsieur
00:25:37c'est un homme, je pense,
00:25:38l'ambassadeur de Chine
00:25:39aux Etats-Unis.
00:25:40En un, la question taïwanaise.
00:25:42La question qui est posée
00:25:44aujourd'hui,
00:25:45c'est est-ce que Donald Trump
00:25:46va lâcher Taïwan ?
00:25:47C'est-à-dire autoriser
00:25:48les Chinois
00:25:48à reprendre
00:25:51cette île aujourd'hui
00:25:53coupée du reste du pays.
00:25:54On sait que Donald Trump
00:25:55a suspendu des livraisons d'armes
00:25:57il y a quelques mois
00:25:57à Taïwan.
00:25:58Est-ce qu'il est prêt
00:25:59à lâcher Taïwan
00:26:00dans le secret
00:26:01de cette réunion
00:26:02qui aura donc lieu
00:26:02pas très loin
00:26:03de la place Tiananmen
00:26:04pour demander aux Chinois
00:26:06de faire pression
00:26:07sur leurs alliés iraniens
00:26:08et de libérer enfin
00:26:09ce fichu Détroit ?
00:26:10Non, il peut lâcher du lest,
00:26:12il peut avoir des propos
00:26:13très circonstanciés,
00:26:15mais d'abord,
00:26:17les Etats-Unis
00:26:18sont une démocratie,
00:26:19il y a un congrès
00:26:20et au congrès,
00:26:22que ce soit les démocrates
00:26:23ou les républicains,
00:26:24il y a encore
00:26:24un très fort soutien
00:26:25politique à Taïwan
00:26:27et donc en période
00:26:29de mid-terme,
00:26:30je ne le vois pas
00:26:32mettre le doigt
00:26:33dans l'engrenage.
00:26:34Mais effectivement,
00:26:37il va être amené
00:26:39peut-être assouplir la position,
00:26:40en tout cas,
00:26:41de ne pas avoir
00:26:41une position trop tranchée.
00:26:43Il y a une livraison
00:26:44qui est suspendue,
00:26:45mais il vient de livrer
00:26:45pour 11 milliards
00:26:46d'armement à Taïwan.
00:26:49Donc il va rester...
00:26:49C'est sans doute le menu
00:26:50de l'apéritif
00:26:50entre les deux hommes.
00:26:51Voilà, son moment,
00:26:52lui, son intérêt,
00:26:53c'est de rester dans
00:26:54une forme d'entre-deux,
00:26:55de ne pas provoquer
00:26:56sur la question de Taïwan
00:26:58un blocage
00:26:59ou un contentieux manifeste,
00:27:02mais d'essayer de passer ça.
00:27:04Et l'intérêt des Chinois,
00:27:05ça va être de pousser
00:27:06dans les éléments de langage,
00:27:07je crois qu'il n'est pas prévu
00:27:08de communiquer commun,
00:27:09mais de pousser
00:27:09dans les éléments de langage
00:27:11des uns et des autres
00:27:12l'idée que,
00:27:13d'une certaine manière,
00:27:16les Américains
00:27:18ne prennent pas
00:27:19d'engagement
00:27:19de livrer immédiatement
00:27:20les 14 autres...
00:27:21Ce sera plus subtil
00:27:22que ma question,
00:27:23c'est ce que vous ouvriez.
00:27:24Il ne lâchera pas Taïwan
00:27:25du jour au lendemain.
00:27:26Je pense que là,
00:27:27les uns...
00:27:28Mais vous le dites
00:27:28de manière très élégante.
00:27:29Et du côté de Washington,
00:27:31les propos vont être très bordés.
00:27:33Je voudrais qu'on retrouve
00:27:33Daniel Kohn-Bennit
00:27:34et je vous redonne la parole
00:27:35juste après.
00:27:36Alors, Daniel Kohn-Bennit
00:27:37qui est avec nous
00:27:37comme chaque mercredi
00:27:38pour filer la métaphore.
00:27:39Bonsoir Daniel.
00:27:40Qui est le patron
00:27:41dans cette réunion aujourd'hui ?
00:27:43Est-ce que c'est le président américain
00:27:44ou est-ce que c'est
00:27:45le président chinois pour vous ?
00:27:46Eh bien, vous avez d'un côté
00:27:48le roi du pétrole
00:27:49et de l'autre côté
00:27:50l'empereur des énergies renouvelables.
00:27:53Donc, vous avez d'un côté
00:27:55en fait un système totalitaire
00:27:57mais qui est orienté
00:27:58vers l'avenir
00:27:59et vous avez un trumpisme
00:28:01qui est embourbé
00:28:02dans le passé.
00:28:04Et d'ailleurs,
00:28:05il est embourbé aussi
00:28:07dans cette guerre iranienne.
00:28:11C'est-à-dire qu'en fait,
00:28:13l'Iran est un trop gros morceau
00:28:15pour les États-Unis.
00:28:17Et donc,
00:28:19Trump a besoin
00:28:20aujourd'hui de la Chine.
00:28:22Il est quémandeur.
00:28:23Donc, sa vandardise
00:28:25ne lui sert à rien.
00:28:27Et il a besoin d'un deal.
00:28:28Il a besoin d'un deal
00:28:30avec les Chinois
00:28:31pour faire remonter
00:28:33un peu son estime.
00:28:34Le dealmaker,
00:28:35il échoue avec Poutine
00:28:37et l'Ukraine.
00:28:39Il échoue sur l'Iran.
00:28:41Il échoue.
00:28:42Et s'il n'a pas,
00:28:43il ne ramène pas
00:28:43quelque chose
00:28:45de Chine,
00:28:46eh bien,
00:28:47il est le loser
00:28:49absolu.
00:28:49Et je crois que donc,
00:28:51Trump est,
00:28:52je ne sais pas
00:28:53s'il est angoissé
00:28:54parce qu'il ne sait pas
00:28:55ce que c'est l'angoisse,
00:28:56mais je crois
00:28:56qu'il a
00:28:57de très mauvaises cartes.
00:28:59Et les Chinois
00:29:00vont pousser,
00:29:01vont lui dire
00:29:02d'accord,
00:29:03on va faire
00:29:04l'un deal avec toi,
00:29:05on va même
00:29:06t'aider sur l'Iran
00:29:07à condition de...
00:29:09Et c'est les Chinois
00:29:10qui dicteront
00:29:11leurs conditions.
00:29:12Oui,
00:29:13c'est intéressant
00:29:13ce que vous dites,
00:29:14Daniel Lorpalaise.
00:29:14Est-ce que vous faites
00:29:15la même lecture ?
00:29:16C'est-à-dire Trump
00:29:16en position de faiblesse ?
00:29:17Partiellement.
00:29:18C'est lui qui a besoin
00:29:18de la Chine ?
00:29:19Non, partiellement.
00:29:20Moi, je pense que
00:29:20la rivalité,
00:29:21elle est structurelle,
00:29:23mais l'entente,
00:29:23elle est obligatoire
00:29:24entre les deux pays.
00:29:25Ça fait 15 ans
00:29:26que je circule
00:29:27entre les deux pays.
00:29:28J'ai travaillé, etc.
00:29:30Donc, sur le dossier
00:29:32par contre du fait
00:29:33que Donald Trump
00:29:34veut faire des deals,
00:29:35oui, avec sa délégation,
00:29:37bien sûr qu'il y aura
00:29:38des gains économiques
00:29:39importants,
00:29:39notamment dans le domaine
00:29:40de l'intelligence artificielle.
00:29:42Et c'est peut-être pas là
00:29:43où on attend d'ailleurs
00:29:44des deals,
00:29:44que les deals arriveront
00:29:45parce que finalement,
00:29:46c'est peut-être
00:29:46le théâtre iranien
00:29:48avec les questions
00:29:49de cybersécurité
00:29:50qui deviennent absolument
00:29:51essentielles à régler
00:29:52pour les deux puissances.
00:29:53Il y aura peut-être
00:29:54des canaux de communication
00:29:55bilatéraux
00:29:55sur ce sujet-là
00:29:57parce que finalement,
00:30:00ce qui a été mis
00:30:00en exergue récemment
00:30:02par la montée
00:30:04de l'intelligence artificielle
00:30:05et des modèles
00:30:06comme Mythos
00:30:06ou voilà,
00:30:07c'est ce qui a été
00:30:10constaté,
00:30:10c'est que finalement,
00:30:11il y avait peut-être
00:30:11un, comment dire,
00:30:13une difficulté
00:30:14à, pour ces entre...
00:30:16Excusez-moi.
00:30:17Vous en prie.
00:30:18À mettre...
00:30:18Enfin, l'essor, pardon,
00:30:20a mis en lumière
00:30:20la vulnérabilité potentielle
00:30:22des arsenaux nucléaires
00:30:24et peut-être complique
00:30:25le pari, finalement,
00:30:26de la dissuasion nucléaire.
00:30:28Donc, je pense qu'il y aura
00:30:29probablement des zones
00:30:30de convergence
00:30:31sur la cyber,
00:30:32des zones de convergence
00:30:32également sur le fentanyl,
00:30:34c'est-à-dire la lutte
00:30:35contre la drogue.
00:30:36Le fentanyl,
00:30:36c'est ce médicament
00:30:37qui a fait des ravages
00:30:38terribles aux Etats-Unis.
00:30:39Et que Donald Trump
00:30:41pointe régulièrement du doigt
00:30:42en disant que c'est la faute
00:30:43des Chinois.
00:30:43Elsa Vidal,
00:30:44vous voulez réagir ?
00:30:45Oui, je voulais poser une question
00:30:46parce qu'il me semble
00:30:47que le président américain,
00:30:48Donald Trump,
00:30:49est en rupture
00:30:50avec une pratique générale
00:30:52américaine de la politique
00:30:53avec la Chine
00:30:53qui voulait qu'on allait...
00:30:54Il y avait une symbiose,
00:30:56une complémentarité
00:30:57des deux économies
00:30:58et il tente d'y mettre
00:30:59un coup d'arrêt.
00:30:59Et si je ne me trompe pas,
00:31:00il y arrive plutôt pas mal.
00:31:02Depuis 2017,
00:31:03il a réduit très significativement
00:31:05le déficit commercial
00:31:06des Etats-Unis.
00:31:07Est-ce qu'il peut
00:31:08aller plus loin ?
00:31:09Alors, on est quand même
00:31:10sur deux chiffres.
00:31:11Le chiffre de 1 200 milliards
00:31:12de dollars de déficit
00:31:13commercial des Etats-Unis
00:31:15quand la Chine accuse
00:31:16un excédent commercial,
00:31:17elle, de 1 000 milliards
00:31:18de dollars.
00:31:20Enfin, ou 1 200 et 1 000.
00:31:21Donc ça, c'est quelque chose
00:31:22qui est absolument insupportable
00:31:23pour Donald Trump.
00:31:25Donc il doit continuer ?
00:31:26Il doit continuer.
00:31:27En tout cas,
00:31:28il a été élu sur ce mandat
00:31:29et il y a un consensus
00:31:31bipartisan à Washington
00:31:32sur la Chine.
00:31:33Donc, il va continuer.
00:31:35Mais ce qu'on constate aussi,
00:31:36c'est qu'après avoir parlé
00:31:37de découplage,
00:31:38de dérisquage,
00:31:39excusez-moi en bon français,
00:31:40mais c'était vraiment
00:31:41des doctrines américaines
00:31:42sur « on va justement
00:31:43séparer les économies »,
00:31:45en fait, ce n'est pas possible.
00:31:47Et on le voit bien
00:31:48avec le théâtre iranien.
00:31:50Je voudrais qu'on revienne
00:31:50du côté du Moyen-Orient.
00:31:52Une info à vous donner,
00:31:53d'abord l'Iran,
00:31:53qui dit ce soir
00:31:54« nous avons le droit
00:31:55de riposter,
00:31:56non pas contre les Etats-Unis,
00:31:57mais contre le Koweït,
00:31:58après l'arrestation
00:31:59de 4 Iraniens
00:32:01par le Koweït ».
00:32:02Première information
00:32:02qui est tombée
00:32:03il y a quelques instants.
00:32:04L'autre info du jour,
00:32:06et ça,
00:32:06on va le voir
00:32:06avec Sylvia Vallée
00:32:08qui est au Qatar
00:32:09pour BFM TV,
00:32:10c'est qu'on apprend,
00:32:11on sait maintenant
00:32:11que l'Iran profite
00:32:13du cessez-le-feu
00:32:14pour se réarmer,
00:32:15notamment le long
00:32:17du détroit d'Hermouz.
00:32:18Ça,
00:32:18ça inquiète
00:32:19tous les voisins
00:32:19de l'Iran en ce moment.
00:32:23Oui,
00:32:23c'est le New York Times
00:32:24très exactement
00:32:25qui nous l'apprend
00:32:26parce qu'il a pu
00:32:27consulter
00:32:28les nouvelles évaluations
00:32:30des renseignements
00:32:32militaires américains
00:32:32et voici ce qu'on y apprend.
00:32:3430 sites de missiles
00:32:36iraniens sur 33
00:32:37sont opérationnels
00:32:38et donc menacent
00:32:39directement
00:32:40les navires de guerre
00:32:41américains
00:32:42et les pétroliers
00:32:42qui transitent
00:32:43dans le détroit d'Hermouz.
00:32:44On apprend également
00:32:46que l'Iran dispose
00:32:47de 70%
00:32:48de ses lanceurs
00:32:49de missiles
00:32:50mais également
00:32:5070%
00:32:51de ses stocks
00:32:52d'avant-guerre.
00:32:53Donc là,
00:32:53on parle de missiles
00:32:54balistiques
00:32:54à longue portée
00:32:56qui peuvent cibler
00:32:56d'autres pays
00:32:59dans la région
00:32:59mais également
00:33:00des missiles de croisière
00:33:01qui eux ont une portée
00:33:02plus courte.
00:33:03Et on apprend également
00:33:04que l'Iran dispose
00:33:06de 90%
00:33:07de ses installations
00:33:08de stockage.
00:33:09Ça veut dire là
00:33:10qu'on parle d'installations
00:33:11notamment souterraines.
00:33:13Voilà un arsenal iranien
00:33:14qui est donc opérationnel,
00:33:16vous l'avez compris
00:33:16et on est loin
00:33:17des propos
00:33:18qui sont tenus
00:33:19par Donald Trump,
00:33:20le président américain,
00:33:22qui affirmait,
00:33:23je vous le rappelle,
00:33:24seulement 10 jours
00:33:25après le début
00:33:26du conflit
00:33:26que l'Iran
00:33:27n'était plus rien
00:33:28sur le plan militaire.
00:33:29Voilà, merci à vous
00:33:31Célia Vallée
00:33:31avec Chloé Berthaud
00:33:32donc à Doha au Qatar,
00:33:35l'Iran qui se réarme,
00:33:36Louis Gauthier,
00:33:37l'Iran qui remet
00:33:38des lances missiles
00:33:39sur les côtes
00:33:40le long du détroit d'Harmouz,
00:33:41l'Iran qui dit ce soir
00:33:42nous pouvons riposter
00:33:43après l'arrestation
00:33:44de plusieurs de nos ressortissants
00:33:46au Koweït,
00:33:46ils sont en train
00:33:47de se préparer
00:33:47au retour de la guerre,
00:33:49ils sont le doigt
00:33:50sur le bouton
00:33:51ou...
00:33:52On est dans une guerre,
00:33:53on est passé
00:33:54de la guerre véritable
00:33:55à une guerre des nerfs
00:33:57et une guerre
00:33:57d'usure diplomatique.
00:33:58Quand on met des lances missiles
00:34:00c'est un peu plus que...
00:34:01On va y revenir
00:34:01mais par rapport
00:34:03à la discussion
00:34:03qu'on avait précédemment
00:34:04c'est que la rencontre
00:34:06si Xi Jinping et Trump
00:34:07elle se fait quand même
00:34:08dans une atmosphère
00:34:09de crise internationale.
00:34:10Ça je crois
00:34:10que ça n'aura pas échappé
00:34:11a priori aux deux présidents.
00:34:12J'espère pour eux.
00:34:14Les Chinois
00:34:15ont une stratégie
00:34:16de très long terme
00:34:17sur tous les dossiers
00:34:17qu'ils vont aborder.
00:34:18Le problème de Trump
00:34:19c'est qu'il est
00:34:20dans le court-termisme
00:34:21de sa politique
00:34:21mais la crise
00:34:23qui se gère
00:34:24dans le court terme
00:34:24lui donne quand même
00:34:26des éléments
00:34:26notamment parce que la Gine
00:34:28est très tributaire
00:34:29de ses importations énergétiques
00:34:32venant de cette région
00:34:33et que le risque
00:34:35de dépression économique mondiale
00:34:37va lui poser un souci
00:34:38sur sa propre croissance.
00:34:41Donc la question
00:34:42c'est pour tout le monde
00:34:44d'urgence
00:34:44est-ce qu'on va
00:34:45réouvrir ou non
00:34:46et quand
00:34:47le golfe Persique
00:34:49et le détroit d'Ormouz
00:34:50pour laisser passer
00:34:51les cargaisons de pétrole.
00:34:53et évidemment
00:34:54c'est la clé
00:34:57pour les Iraniens
00:34:57de leur négociation
00:34:59en faisant
00:35:01de cette question
00:35:02l'éléphant
00:35:03dans la pièce
00:35:04qui évite
00:35:05de parler
00:35:06du sujet
00:35:06qui fâche
00:35:07qui est le nucléaire
00:35:08iranien
00:35:09et donc
00:35:10c'est évident
00:35:11que toute cette agitation
00:35:13montre que
00:35:14la négociation
00:35:16n'est pas simple
00:35:17et qu'ils ont
00:35:18les moyens
00:35:18de la compliquer.
00:35:19Pardonnez la question bête
00:35:20si les chiffres
00:35:21fournis par deux
00:35:22grands médias américains
00:35:23sont exacts
00:35:23à la fois
00:35:24sur ces lances-missiles
00:35:26qui sont de retour
00:35:27le long d'Ormouz
00:35:28et sur les stocks
00:35:29de missiles iraniens
00:35:31ça veut dire que
00:35:31quelque part
00:35:32l'armée américaine
00:35:33n'a pas dit
00:35:33toute la vérité.
00:35:34Non
00:35:34je pense que
00:35:36l'armée américaine
00:35:36a effectivement
00:35:37tapé très durement
00:35:38les capacités
00:35:40balistiques iraniennes
00:35:41et un certain
00:35:42nombre de sites
00:35:42mais on a toujours
00:35:43dit que
00:35:44évidemment
00:35:45les Iraniens
00:35:46en avaient sous la patte
00:35:47et notamment
00:35:47ces missiles mobiles
00:35:49et toute une série
00:35:50qui peuvent faire
00:35:51des dégâts
00:35:52et on l'a vu
00:35:53en permanence
00:35:54il suffit
00:35:54d'un drone
00:35:56sur un super tanker
00:35:58pour créer immédiatement
00:35:59un émoi international
00:36:00énorme.
00:36:01Donc les aspects capacitaires
00:36:03je ne sais pas
00:36:03comment le journal
00:36:04a procédé
00:36:05à ces évaluations
00:36:06ça rentre là aussi
00:36:07dans une autre guerre
00:36:09qui est la guerre
00:36:10médiatique
00:36:11qui vient en surplomb
00:36:12des négociations
00:36:14internationales
00:36:14est-ce que Trump
00:36:15a eu raison
00:36:15et est-ce que
00:36:16quelles sont les capacités
00:36:17de riposte des Iraniens
00:36:19et donc à pousser
00:36:19en réalité
00:36:20à la seule voie possible
00:36:21qui est très étroite
00:36:22qui est celle
00:36:22de la négociation.
00:36:24Elsa, à quoi fait référence
00:36:25l'Iran ce soir
00:36:26quand ils disent
00:36:26on a le droit
00:36:26de riposter
00:36:27après l'arrestation
00:36:29au Koweït ?
00:36:30Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:36:30Alors, il s'est passé
00:36:31quelque chose au Koweït
00:36:32c'est qu'apparemment
00:36:33les Koweïtis
00:36:34ont arraisonné
00:36:35un navire
00:36:36un petit navire
00:36:37qui comportait
00:36:38à son bord
00:36:39qui transportait
00:36:39à son bord
00:36:40quelques membres
00:36:41affiliés aux gardiens
00:36:42de la révolution
00:36:43que les Koweïtis
00:36:44soupçonnaient
00:36:44de vouloir
00:36:46infiltrer le pays
00:36:47pour y commettre
00:36:47des actions
00:36:48dont ils n'avaient
00:36:49bien sûr
00:36:50pas connaissance
00:36:51et ça fait suite
00:36:52déjà à une tension
00:36:53renouvelée
00:36:53puisque dimanche dernier
00:36:54le Koweït a essuyé
00:36:56des tirs
00:36:56de la part
00:36:58de l'Iran
00:36:59donc la tension
00:37:00est en train
00:37:00de s'accumuler
00:37:01dans le Golfe
00:37:02entre l'Iran
00:37:03et les différents
00:37:04états du Golfe
00:37:05qui ont
00:37:05on le sait
00:37:06répliqué déjà
00:37:07parfois de manière secrète
00:37:09on parle de l'Arabie Saoudite
00:37:11hier
00:37:11on parlait
00:37:11des Emirats Arabes Unis
00:37:13avant-hier
00:37:14on sait maintenant
00:37:15que le Koweït
00:37:16a donc interpellé
00:37:17quatre ressortissants
00:37:19iraniens
00:37:19et le ministre
00:37:20iranien des affaires étrangères
00:37:22Abbas Arachie
00:37:22a exigé
00:37:23leur libération
00:37:24la libération
00:37:25ne venant pas
00:37:26il monte d'un cran
00:37:27voilà
00:37:27le Koweït
00:37:28qui interpelle
00:37:29des présumés
00:37:30gardiens de la révolution
00:37:31l'Arabie Saoudite
00:37:32et les Emirats Arabes Unis
00:37:34qui on l'a appris récemment
00:37:35ont frappé l'Iran
00:37:36avant
00:37:37l'entrée en vigueur
00:37:39du cessez-le-feu
00:37:39pour répliquer
00:37:40aux frappes iraniennes
00:37:42et les Etats-Unis
00:37:43qui se préparent
00:37:43à toutes les hypothèses
00:37:44y compris
00:37:45un nouveau plan d'attaque
00:37:46contre l'Iran
00:37:47on va retrouver
00:37:47Antoine Hollard
00:37:48qui est à Washington
00:37:49le Pentagone
00:37:50a préparé déjà
00:37:51cette opération militaire
00:37:52il lui a même d'ailleurs
00:37:53déjà trouvé un nom
00:37:54après Epic Fury
00:37:55place à Sledgehammer
00:37:57qu'on pourrait traduire
00:37:59par quoi
00:37:59l'opération
00:38:00coup de masse
00:38:00l'opération Massu
00:38:01c'est ça ?
00:38:02Massu
00:38:06Opération Massu
00:38:07ou opération coup de Massu
00:38:08effectivement
00:38:08c'est en tout cas
00:38:09ce que révèle NBC News
00:38:11alors ce changement de nom
00:38:12d'abord c'est un petit tour
00:38:12de passe-passe
00:38:13pour contourner le Congrès
00:38:14vous savez qu'aux Etats-Unis
00:38:15un président américain
00:38:16ne peut pas mener une guerre
00:38:17de plus de 60 jours
00:38:18sans le feu vert du Congrès
00:38:19là en changeant de nom
00:38:21en changeant d'opération
00:38:22on remet les compteurs à zéro
00:38:24et donc Donald Trump
00:38:25se donnerait une marge
00:38:26de manœuvre supplémentaire
00:38:27alors pour le moment
00:38:27il n'y a rien qu'à filtrer
00:38:28sur la nature
00:38:29de cette opération
00:38:30mais si on lit un peu
00:38:31entre les lignes
00:38:31des dernières déclarations
00:38:33de Donald Trump
00:38:33l'un des objectifs
00:38:34ça pourrait être
00:38:35d'aller débloquer
00:38:36le détroit d'Hormuz
00:38:37par la force
00:38:38ce qui impliquerait
00:38:39notamment des frappes
00:38:40sur la bande côtière
00:38:41à côté du détroit
00:38:42sur une centaine de kilomètres
00:38:43et il y a du travail
00:38:44à ce niveau
00:38:45puisque si on en croit
00:38:46le New York Times
00:38:47l'errant a reconstitué
00:38:49ses positions militaires
00:38:50sur cette bande côtière
00:38:51avec des lances-missiles
00:38:52une trentaine au total
00:38:53qui ont été réinstallées
00:38:54et qui ont échappé
00:38:55au premier bombardement américain
00:38:57pour le moment en tout cas
00:38:58rien n'a été décidé
00:39:00du côté de Donald Trump
00:39:01et probablement
00:39:02que rien ne sera décidé
00:39:03tant qu'il est en Chine
00:39:04on le voit mal
00:39:05effectivement lancer
00:39:06des frappes
00:39:06alors qu'il est en train
00:39:07de discuter avec Xi Jinping
00:39:09donc a priori
00:39:09rien ne va bouger
00:39:10avant son retour
00:39:11à Washington
00:39:12qui est programmé
00:39:13pour vendredi
00:39:14il y a un signe
00:39:15en tout cas
00:39:15qui pointe aussi
00:39:16dans cette direction
00:39:17ce sont les images
00:39:18publiées par le CENCOM
00:39:19le commandement militaire américain
00:39:20des images d'avions de chasse
00:39:22en train de survoler quoi ?
00:39:23le détroit d'Hormuz
00:39:24le CENCOM précise
00:39:25que ces avions
00:39:26peuvent emporter avec eux
00:39:27plus de 8000 kilos
00:39:28d'explosifs
00:39:29des avions
00:39:29donc qui pourraient être mis
00:39:30en action
00:39:31pour aller débloquer
00:39:32le détroit d'Hormuz
00:39:33Merci beaucoup Antoine Hollard
00:39:34pour les dernières précisions
00:39:35à Washington
00:39:36donc Sledgehammer
00:39:37qui pourrait consister
00:39:39en une opération
00:39:39de déblocage militaire
00:39:41du détroit d'Hormuz
00:39:44il y en a déjà eu
00:39:44une opération
00:39:45de déblocage
00:39:46d'accompagnement
00:39:47des bateaux
00:39:47qui ne s'est pas très bien
00:39:48passé général
00:39:48il a duré à peine 48 heures
00:39:50il y a deux bâtiments
00:39:51sous pavillons américains
00:39:52qui sont passés
00:39:54deux portes-containers
00:39:56dont un porte-container
00:39:57donc CMA-CGM
00:39:59propriétaire de BFM
00:40:00qui a été touché
00:40:00bon bref
00:40:01l'opération a été un fiasco
00:40:03et les américains
00:40:04ont été obligés
00:40:04de l'interrompre
00:40:05donc refaire
00:40:07le même type d'opération
00:40:08mais la question se pose
00:40:10comment ?
00:40:11parce que militairement
00:40:13finalement c'est très compliqué
00:40:14sauf à rentrer
00:40:16dans une nouvelle opération majeure
00:40:18autour du détroit d'Hormuz
00:40:20donc là c'est une escalade
00:40:22militaire intense
00:40:23Est-ce qu'une opération massue
00:40:25Louis Gauthier
00:40:26peut permettre
00:40:26de débloquer militairement
00:40:28un détroit ?
00:40:29Est-ce que c'est facile
00:40:30à débloquer un détroit ?
00:40:31Est-ce qu'il suffit
00:40:32effectivement de bombarder
00:40:33les côtes ?
00:40:33Dans Massue
00:40:34il y a évidemment massif
00:40:35donc ça voudrait dire
00:40:36un bombardement du littoral
00:40:39peut-être même des actions
00:40:40de la mer vers la terre
00:40:41tout ce qui avait été
00:40:42d'une certaine manière
00:40:43récusé
00:40:44comme difficilement faisable
00:40:45et s'en mettre
00:40:46à ce moment-là
00:40:47très en cause
00:40:49le changement de nature
00:40:50de l'opération américaine
00:40:52avec des risques
00:40:52évidemment
00:40:53de blessés
00:40:54de victimes
00:40:55du côté des américains
00:40:56tout ce que Trump
00:40:57voulait éviter
00:40:58et notamment
00:40:59dans la séquence électorale
00:41:00qu'il était en train de vivre
00:41:01donc là
00:41:02on est dans une phase
00:41:03où de nouveau
00:41:04la coercition militaire
00:41:05joue pour mettre
00:41:06sous pression
00:41:07la négociation
00:41:07c'est vrai
00:41:08qu'il y a toujours
00:41:09la possibilité
00:41:10d'une reprise d'action
00:41:12qui serait plus violente
00:41:12mais à ce moment-là
00:41:14on doit immédiatement
00:41:15interpréter
00:41:16quelle serait
00:41:16la réplique iranienne
00:41:17et la réplique iranienne
00:41:18à très bas bruit
00:41:20à très faible coût
00:41:21avec des moyens
00:41:22elle peut être dévastatrice
00:41:24pour l'ensemble
00:41:24de la région
00:41:25et notamment
00:41:26par rapport
00:41:26à la première chose
00:41:27que toutes les économies
00:41:28et que M. Xi Jinping
00:41:30dira sans doute
00:41:31au président Trump
00:41:31c'est la réouverture
00:41:33du détroit
00:41:33aujourd'hui quand même
00:41:34il y a des navires
00:41:35qui passent
00:41:36il y en a à peu près
00:41:37entre 6 et 10
00:41:39par jour
00:41:39une goutte d'eau
00:41:40par rapport à avant
00:41:40oui
00:41:41mais par exemple
00:41:41j'ai vu qu'il y en avait
00:41:42un qui allait du Qatar
00:41:43au Pakistan
00:41:44le Pakistan est un allié
00:41:46de la Chine
00:41:47donc il peut y avoir
00:41:48du reroutage
00:41:49bien sûr
00:41:49donc voilà
00:41:50ce que je veux dire
00:41:51c'est si on rebascule
00:41:53dans cette guerre
00:41:54c'est un moment
00:41:56qui va durer
00:41:56plusieurs semaines
00:41:57avec des dégâts économiques
00:42:00qui seront considérables
00:42:02pour tous les partis
00:42:03en cause
00:42:04et donc je pense
00:42:06qu'ils vont y réfléchir
00:42:07à deux fois
00:42:07c'est d'ailleurs pour ça
00:42:08qu'ils ne s'étaient pas engagés
00:42:09dans cette opération
00:42:10qui est décrite
00:42:12en séquence
00:42:13depuis longtemps
00:42:13ça veut dire que
00:42:14le trésor national iranien
00:42:16alors Palais
00:42:16c'est pas uniquement
00:42:18l'uranium enrichi
00:42:19ou pas
00:42:19c'est de garder la main
00:42:21tant qu'ils ont le contrôle
00:42:22du détroit d'Hormuz
00:42:23ils sont en position de force
00:42:24pour aller négocier
00:42:25le meilleur accord possible
00:42:27effectivement
00:42:27alors je voudrais quand même
00:42:29revenir sur ce qui se passe
00:42:29à Pékin
00:42:30et les négociations
00:42:32que Donald Trump
00:42:34va engager
00:42:35avec son homologue chinois
00:42:36il va demander
00:42:37aux chinois
00:42:39de réduire
00:42:40le soutien
00:42:40à Téhéran
00:42:41via notamment
00:42:43je croyais qu'il n'y avait pas
00:42:44de soutien chinois
00:42:45à Téhéran
00:42:45officiellement
00:42:46en tout cas
00:42:47il part avec cette
00:42:48cette idée
00:42:50par le pétrole
00:42:51et par l'achat
00:42:52d'armes potentielles
00:42:53du côté chinois
00:42:54il y a aussi une demande
00:42:55d'annuler
00:42:56les sanctions américaines
00:42:58sur les entreprises
00:42:59chinoises
00:43:00en particulier
00:43:00les raffineries
00:43:01indépendantes
00:43:02qui sont
00:43:03qui importent
00:43:04une quasi-totalité
00:43:05du pétrole
00:43:06iranien
00:43:06est-ce que le président chinois
00:43:07est prêt à arrêter
00:43:09d'aider militairement
00:43:11ou économiquement
00:43:12un pays qu'officiellement
00:43:13il n'aide pas ?
00:43:13il est doublement pris en étau
00:43:15parce qu'en plus
00:43:15ils sont engagés
00:43:17avec les pays du Golfe
00:43:18ils ont des accords
00:43:20commerciaux
00:43:20ils s'alimentent aussi
00:43:22en pétrole
00:43:22et donc
00:43:23c'est un peu compliqué
00:43:24donc en fait
00:43:24la stratégie de Xi Jinping
00:43:26ça va être de faire
00:43:27le service
00:43:27d'ailleurs c'est ce que
00:43:29Trump dit
00:43:29faire finalement
00:43:30le service minimum
00:43:32à moindre coût
00:43:33parce que ça lui coûte
00:43:34quand même
00:43:35je ne sais pas si je suis claire
00:43:36si si vous l'êtes
00:43:37est-ce qu'il va se passer
00:43:38est-ce qu'on est sûr
00:43:39qu'il va se passer
00:43:39des choses qui vont avoir
00:43:41quand je commence une question
00:43:42par est-ce qu'on est sûr
00:43:42généralement je connais la réponse
00:43:43est-ce qu'on peut envisager
00:43:45qu'il se passe quelque chose
00:43:46qui débloque la situation
00:43:47à Pékin
00:43:47dans les heures qui viennent
00:43:49Elsa Vidal
00:43:50au vu de tout ce
00:43:51ce marchandage
00:43:52enfin c'est les discussions
00:43:53que vous venez de
00:43:54de rappeler
00:43:55est-ce que Donald Trump
00:43:56peut repartir de Pékin
00:43:57sans avoir fait avancer
00:43:59la situation à Hormuz
00:44:01oui
00:44:01malheureusement sur le papier
00:44:03les deux puissances
00:44:04ont tout ce qu'il faut
00:44:05pour collectivement
00:44:07collégialement
00:44:08régler cette crise
00:44:09et voire même
00:44:10s'entendre
00:44:11pour co-gérer
00:44:12l'ordre mondial
00:44:13mais en fait
00:44:14tout dépend de ce qui va se passer
00:44:15pendant les deux heures
00:44:15de la réunion
00:44:16mais dans le monde réel
00:44:16il y a deux hommes politiques
00:44:18qui ont aussi
00:44:19des électeurs
00:44:21et des électorats
00:44:22et notamment
00:44:23Donald Trump
00:44:24qui vient
00:44:26restaurer dans son esprit
00:44:27la grandeur
00:44:28notamment Donald Trump
00:44:29parce que les sondages
00:44:29de présidents chinois
00:44:30a priori
00:44:31ce n'est pas la chose
00:44:31qui l'empêche
00:44:32le plus de dormir
00:44:33et il arrive en position
00:44:34de relative faiblesse
00:44:35ce que c'est
00:44:36son interlocuteur
00:44:38alors ils vont pouvoir
00:44:40discuter des questions
00:44:41les plus brûlantes
00:44:42le commerce
00:44:43et les sanctions
00:44:44que vous évoquiez
00:44:45puisque les représentants
00:44:47chinois ont répété
00:44:48encore hier
00:44:49que les sanctions
00:44:51unilatéralement décidées
00:44:52n'étaient pas tolérables
00:44:53donc peut-être
00:44:55là-dessus
00:44:55il y aura-t-il
00:44:56des avancées
00:44:56sachant que cette conversation
00:44:57ce n'est pas la dernière
00:44:58ils vont se revoir
00:44:59en novembre prochain
00:45:00pour l'APEC
00:45:01et ils vont se revoir
00:45:02encore en décembre prochain
00:45:04pour le G20
00:45:04donc ils ont du temps
00:45:05Xi Jinping
00:45:06a beaucoup plus le temps
00:45:07Xi Jinping a plus le temps
00:45:09que Donald Trump
00:45:10dans la série
00:45:12chaque camp
00:45:13montre un peu
00:45:14les muscles
00:45:14et montre même
00:45:15des images
00:45:15qu'on ne voit pas
00:45:16en temps normal
00:45:18direction
00:45:19les Etats-Unis
00:45:20et direction
00:45:20le mur pour vous
00:45:21si vous voulez bien
00:45:22mais je ne vous punis pas
00:45:23général Pellistrandi
00:45:25deux images
00:45:25publiées ces dernières heures
00:45:27par les Etats-Unis
00:45:28qui concernent
00:45:29deux de leurs sous-marins
00:45:31nucléaires
00:45:31qu'on voit comme ça
00:45:32apparaître au fil de l'eau
00:45:34le premier a été vu
00:45:35ces derniers jours
00:45:36du côté du détroit
00:45:37de Gibraltar
00:45:38c'est l'USS Alaska
00:45:39et hop
00:45:40en voici un deuxième
00:45:41l'USS Maine
00:45:42qui apparaît
00:45:44de l'autre côté
00:45:44de la planète
00:45:45quasiment
00:45:45du côté de l'île
00:45:47de Guam
00:45:48pourquoi ces images
00:45:50générales
00:45:50et de quoi sont capables
00:45:51ces deux sous-marins
00:45:52nucléaires américains
00:45:53alors avant
00:45:54ces deux sous-marins
00:45:55ils appartiennent
00:45:56à la classe Ohio
00:45:57ce sont des monstres
00:45:58de 170 mètres de long
00:46:00on voit la taille
00:46:02et surtout
00:46:03c'est eux
00:46:04qui sont le pilier
00:46:05de la dissuasion nucléaire
00:46:06ils sont équipés
00:46:07de 24 missiles
00:46:10tridents
00:46:10qui sont
00:46:11voilà dans cette partie-là
00:46:12des missiles tridents
00:46:13ils ont une portée
00:46:14de 11 000 kilomètres
00:46:16et ils sont à charge
00:46:17je peux vous interrompre
00:46:17un instant
00:46:18moi j'ai toujours appris
00:46:19si je me souviens
00:46:19de mes cours
00:46:20quand j'étais
00:46:21sur les bancs
00:46:21de l'école
00:46:23ou la dissuasion nucléaire
00:46:24moins on en parle
00:46:24mais on se porte
00:46:25et bien oui
00:46:26et normalement
00:46:26c'est plus le cas visiblement
00:46:27voilà
00:46:27ces sous-marins
00:46:28lorsqu'ils quittent
00:46:30alors il y en a une moitié
00:46:32qui est du côté atlantique
00:46:33l'autre côté
00:46:34et l'autre moitié
00:46:35elle est du côté pacifique
00:46:37atlantique pourquoi
00:46:38parce qu'il y avait
00:46:39l'Union soviétique
00:46:40puis la Russie
00:46:41et l'autre côté
00:46:42il y a justement l'Asie
00:46:43et ces sous-marins
00:46:44en théorie
00:46:45une fois
00:46:46enfin on ne les
00:46:47on ne sait pas
00:46:48où ils sont
00:46:48ils sont en permanence
00:46:50il y en a plusieurs
00:46:51qui assurent
00:46:52ce qu'on appelle
00:46:53la permanence
00:46:54de la dissuasion
00:46:54et effectivement
00:46:55en l'espace de 48 heures
00:46:56on en a un
00:46:57qui a fait une escale
00:46:59de 6 heures
00:47:00à Gibraltar
00:47:02Gibraltar
00:47:02c'est l'entrée
00:47:03de la Méditerranée
00:47:04c'est vers l'Europe
00:47:06vers la Russie
00:47:07et on a appris également
00:47:09que le même type
00:47:11de sous-marins
00:47:11est sorti
00:47:12du côté de Guam
00:47:13c'est à dire
00:47:14Guam c'est une île
00:47:16qui n'est pas très loin
00:47:17de la Chine
00:47:19démonstration
00:47:20en quelque sorte
00:47:21que les Américains
00:47:22ils ont des moyens
00:47:23extrêmement importants
00:47:25et donc
00:47:26messages
00:47:27adressés
00:47:28à leurs compétiteurs
00:47:29stratégiques
00:47:29il n'y a pas besoin
00:47:30d'en faire plus
00:47:31mais le simple fait
00:47:32de montrer ces sous-marins
00:47:34est un signal stratégique
00:47:35envoyé
00:47:36et on voit derrière vous
00:47:37Général
00:47:37la portée
00:47:38de ces deux sous-marins
00:47:39oui alors effectivement
00:47:40l'intérêt
00:47:44quand vous êtes
00:47:45quelque part par là
00:47:45avec un missile
00:47:47qui est capable
00:47:47de faire 11 000 km
00:47:49regardez
00:47:49tiens ça va
00:47:51comme par hasard
00:47:51du côté de la Russie
00:47:53et votre même
00:47:54sous-marin
00:47:55ou du même type
00:47:56qui est
00:47:57dans le Pacifique
00:47:59il va regarder
00:48:00votre compétiteur
00:48:01stratégique
00:48:02qu'est la Chine
00:48:02donc c'est un
00:48:04permet aux Américains
00:48:05de démontrer
00:48:06que dans ce champ là
00:48:07il n'y a pas photo
00:48:08ils sont les plus puissants
00:48:10sur la planète
00:48:10il n'y a pas photo
00:48:11Général Pellistrandi
00:48:12le message des Américains
00:48:14Louis Gauthier
00:48:14c'est coucou
00:48:15on est là
00:48:15coucou
00:48:15on vous surveille
00:48:16le message
00:48:17il est très clair
00:48:18d'abord il délimite
00:48:19une zone
00:48:19vers laquelle se concentre
00:48:21toute la problématique
00:48:22nucléaire du 21ème siècle
00:48:23on tape l'Iran
00:48:25à cause de
00:48:25de la constitution
00:48:26d'un programme nucléaire
00:48:28le Pakistan
00:48:29qui est un des médiateurs
00:48:30est une puissance nucléaire
00:48:31la Chine
00:48:32qui rencontre
00:48:33est une puissance nucléaire
00:48:34la Russie
00:48:35qui est évoquée à l'instant
00:48:36Général Pellistrandi
00:48:37est une puissance nucléaire
00:48:38avec des intérêts
00:48:39aussi dans cette zone
00:48:41effectivement
00:48:42symboliquement
00:48:43qu'est-ce qu'ils ont montré
00:48:44qu'ils avaient un déploiement
00:48:45de force
00:48:45dans une zone
00:48:46et que leur dissuasion
00:48:48couvrait très largement
00:48:49leurs intérêts de sécurité
00:48:50et deuxièmement
00:48:52on a évoqué
00:48:53la stratégie chinoise
00:48:54qui est une stratégie
00:48:55de long terme
00:48:56et les Chinois
00:48:57avec le développement
00:48:58de leur porte-avions
00:49:00sont en train de viser
00:49:01je dirais
00:49:02la deuxième limite
00:49:02ils ont eu
00:49:03une première limite
00:49:04de leur déploiement
00:49:05d'une stratégie maritime
00:49:06qui était nouvelle
00:49:06à partir des années 90
00:49:08la deuxième zone
00:49:10c'est vers l'île de Guam
00:49:10qui serait
00:49:12le déploiement
00:49:13d'une puissance maritime
00:49:14chinoise
00:49:15qui s'élargirait vraiment
00:49:16à une logique mondiale
00:49:18et là
00:49:18les Américains
00:49:19montrent
00:49:20écoutez
00:49:21on bloque
00:49:21d'une certaine manière
00:49:22c'est un blocage stratégique
00:49:23d'abord ça montre
00:49:24évidemment
00:49:25la supériorité
00:49:26des moyens
00:49:28militaires américains
00:49:29et y compris
00:49:30dans le domaine
00:49:30de la dissuasion
00:49:31le mot de la fin
00:49:32je voulais juste dire
00:49:33qu'on constate
00:49:34bien sûr
00:49:35qu'on est vraiment
00:49:35dans une guerre hybride
00:49:36c'est à dire
00:49:37à la fois conventionnelle
00:49:39asymétrique
00:49:39des informations
00:49:40et que l'intelligence artificielle
00:49:41est vraiment
00:49:42au coeur du sujet
00:49:43et c'est aussi pour ça
00:49:44que Trump
00:49:45va arriver
00:49:45avec le besoin
00:49:47de faire un deal
00:49:47sur ce sujet
00:49:48d'une régulation
00:49:50plus sûre de l'IA
00:49:52par rapport
00:49:53au conflit iranien
00:49:54en particulier
00:49:54et on va surveiller
00:49:55cette réunion
00:49:55la première
00:49:56entre les deux présidents
00:49:57qui est prévue
00:49:58cette nuit
00:49:58heure française
00:49:59le matin en direct
00:50:01sur BFM
00:50:02le réveil à quelle heure
00:50:03général cette nuit
00:50:04ce sera à partir
00:50:05de 4h30
00:50:06bonne courte nuit
00:50:08merci d'être venu
00:50:08ce soir sur ce plateau
00:50:09merci à tous les quatre
00:50:11le débat du jour
00:50:12à présent dans 60 minutes
00:50:14un débat à la frontière
00:50:15entre le sport
00:50:15et la politique
00:50:16un capitaine
00:50:17de l'équipe de France
00:50:18peut-il tout dire
00:50:19le capitaine
00:50:20c'est Kylian Mbappé
00:50:21le capitaine des Bleus
00:50:22qui s'inquiète
00:50:22d'une arrivée au pouvoir
00:50:23du Rassemblement National
00:50:24et qu'il dit
00:50:25dans une interview
00:50:26à Vanity Fair
00:50:26je sais ce que ça signifie
00:50:28l'arrivée du RN
00:50:29et quelles conséquences
00:50:30cela peut avoir
00:50:30pour mon pays
00:50:31lorsque des gens comme eux
00:50:32arrivent aux commandes
00:50:33pour en parler
00:50:34ce soir
00:50:35François Picmal
00:50:36député de la France Insoumise
00:50:37de Haute-Garonne
00:50:39bonsoir
00:50:39est avec nous
00:50:40Thomas Ménager
00:50:41député du Loiret
00:50:41porte-parole du Rassemblement National
00:50:43est avec nous également
00:50:44j'ai demandé deux arbitres
00:50:45ce soir
00:50:47Bruno Jeudy
00:50:48sur ma gauche
00:50:48Yves Tréhard
00:50:49n'y voyait rien
00:50:50sur ma droite
00:50:51pour arbitrer ce débat
00:50:53sur la parole
00:50:54de Kylian Mbappé
00:50:55qui dit donc
00:50:55je sais ce que ça ferait
00:50:57si le Rassemblement National
00:50:59arrivait au pouvoir
00:50:59Jean-Denis Bardella
00:51:00ou Marine Le Pen
00:51:02en 2027
00:51:03est-ce qu'il a raison
00:51:03de prendre la parole ?
00:51:04Bien sûr
00:51:05et je pense que
00:51:06toutes les voies contre
00:51:06pour combattre
00:51:08l'extrême droite
00:51:08et le Rassemblement National
00:51:10et la sienne est précieuse
00:51:11et moi je m'étonne
00:51:12que ça fasse débat
00:51:13en fait
00:51:13c'est assez traditionnel
00:51:15qu'il y ait des footballeurs
00:51:16qui s'engagent
00:51:17de manière politique
00:51:18on l'a connu en France
00:51:19mais aussi
00:51:19à l'étranger
00:51:21donc je pense que
00:51:21c'est une prise de position
00:51:23qui fait qu'on va
00:51:24encore plus supporter
00:51:25l'équipe de France
00:51:26pendant la Coupe du Monde
00:51:27à venir
00:51:27et que je suis très fier
00:51:28d'avoir ce capitaine
00:51:29de l'équipe de France
00:51:30Thomas Ménager
00:51:31vous êtes fier aussi
00:51:32du capitaine des Bleus
00:51:33ou ça vous a un peu agacé ?
00:51:35Bon c'est jamais agréable
00:51:37bien entendu
00:51:38c'est toujours un peu décevant
00:51:39mais moi je suis fier
00:51:40du capitaine
00:51:42je suis fier
00:51:42de notre équipe de France
00:51:44je considère
00:51:45que c'est pas forcément
00:51:46son rôle
00:51:47après il est libre
00:51:48c'est un citoyen
00:51:49je trouve ça dommage
00:51:50parce qu'indirectement
00:51:51malgré tout
00:51:51quand on n'est pas
00:51:52en plus un joueur comme un autre
00:51:53puisqu'on est le capitaine
00:51:54c'est-à-dire qu'on représente
00:51:55à l'international
00:51:56on représente la France
00:51:57on est un élément de fierté
00:51:59d'exclure
00:52:00ce qui représente aujourd'hui
00:52:01la moitié de la population
00:52:02selon les sondages
00:52:0413 millions de français
00:52:05dans tous les cas
00:52:05à minima
00:52:06ceux qu'on votait la dernière fois
00:52:07à l'élection présidentielle
00:52:08c'est pas forcément
00:52:09une bonne chose
00:52:10dans une société
00:52:11de plus en plus divisée
00:52:12il y a déjà de la division politique
00:52:13le sport doit être
00:52:14un vecteur
00:52:15d'universalité
00:52:18des valeurs
00:52:19qui aujourd'hui
00:52:20rassemblent
00:52:20plutôt qu'ils divisent
00:52:21par contre je suis étonné
00:52:22de voir monsieur Picmal
00:52:22parce que s'il y avait
00:52:23un député
00:52:24que j'aurais attendu
00:52:24totalement sur une position inverse
00:52:26c'est vous
00:52:26puisque vous avez été
00:52:27vous
00:52:28pendant la campagne municipale
00:52:29il y a 350 personnalités
00:52:31tous les leaders
00:52:33du stade toulousain
00:52:34qui ont pris position
00:52:35donc est-ce que vous
00:52:35les avez félicités
00:52:36est-ce qu'ils ont eu raison
00:52:37de prendre position
00:52:38contre vous
00:52:38350
00:52:41Vincent Clair
00:52:41et tout le monde
00:52:42je suis très content
00:52:43que vous ayez suivi
00:52:44la campagne municipale toulousaine
00:52:45mais visiblement
00:52:46que d'un côté
00:52:46du côté de la droite
00:52:48radicalisée
00:52:49que le Rassemblement National
00:52:50d'ailleurs a soutenu
00:52:51indirectement
00:52:52mais si vous regardiez
00:52:53ma liste
00:52:54il y avait des sportifs
00:52:55et des sportives
00:52:56vous en avez 350
00:52:57personnalités
00:52:58de l'univers
00:52:58de l'agriculture
00:52:58du sport
00:52:59si je peux finir
00:53:00Anissa Benyoub
00:53:01championne de boxe
00:53:02Achille Mala
00:53:03qui a été le numéro 10
00:53:04du TFC
00:53:05ont pris parti
00:53:06notamment
00:53:06pour notre liste
00:53:08oui mais vous voyez
00:53:09comme quoi
00:53:09vous trouvez
00:53:11ça normal ?
00:53:13oui c'est des citoyens
00:53:15comme les autres
00:53:16ils ont le droit
00:53:16d'avoir une opinion
00:53:17y compris politique
00:53:18c'est leur choix
00:53:18on est en démocratie
00:53:20donc je ne vois pas
00:53:20où est le problème
00:53:21j'appelle la vidéo
00:53:22Bruno Jeudy
00:53:23est-ce que
00:53:25Kylian Mbappé
00:53:25est dans son rôle
00:53:26est-ce que c'est bien
00:53:27qu'un capitaine
00:53:28de l'équipe de France
00:53:29donne son avis
00:53:29même si ça ne réjouit pas
00:53:31forcément ceux qui sont visés
00:53:33ou est-ce que vous considérez
00:53:34qu'un sportif
00:53:35devrait avant tout
00:53:36taper dans un ballon
00:53:37dans le cas d'un footballeur
00:53:38et que son avis sur la politique
00:53:39après tout
00:53:40on s'en fiche un peu
00:53:40je ne sais pas si je vais
00:53:41être très très précis
00:53:42puisque vous demandez
00:53:43faire la VAR
00:53:44non parce que c'est
00:53:45un peu plus compliqué que ça
00:53:46un footballeur
00:53:47est un citoyen
00:53:48il a le droit
00:53:48de donner son avis
00:53:49et ce n'est pas si fréquent
00:53:50que ça contrairement
00:53:51à ce que dit M. Pitman
00:53:52parce que moi
00:53:52ça fait quelques années
00:53:53que je suis ça
00:53:53comme Yves
00:53:55les footballeurs
00:53:56des années 90
00:53:57et tout ça
00:53:57ils ne donnaient jamais leur avis
00:53:59vous aviez Cantona
00:54:00oui mais Cantona
00:54:01c'est un quart-part
00:54:02mais ce que je veux dire
00:54:02c'est que si on parle
00:54:04des bleus de 98
00:54:05par exemple
00:54:05ils ne donnaient pas leur avis
00:54:06ah si
00:54:07non non non
00:54:07oui alors
00:54:08en tout cas
00:54:09ils donnaient
00:54:09un certain nombre de valeurs
00:54:10et c'est ce que fait M. Pitman
00:54:11attendez laissez-moi terminer
00:54:12c'est ce que fait M. Mbappé
00:54:13M. Pitman
00:54:14laissez-moi terminer
00:54:15j'ai déjà suivi ça
00:54:16je peux vous dire
00:54:16que 96
00:54:17on laisse attention
00:54:18à Léo
00:54:1896
00:54:19on laisse
00:54:20Jean-Marie Le Pen
00:54:20s'en prend violemment
00:54:22aux joueurs de l'équipe de France
00:54:23ils ne répondent pas
00:54:2498
00:54:25il remet le couvert
00:54:26ils ne répondent pas
00:54:28et finalement
00:54:29ça ne profite pas beaucoup
00:54:29à Jean-Marie Le Pen
00:54:30ça lui profitera en 2002
00:54:31quand l'équipe de France perdra
00:54:33là
00:54:34Kylian Mbappé
00:54:34c'est différent
00:54:35c'est pas la première fois
00:54:36qu'il le fait
00:54:36c'est pas la première fois
00:54:37qu'il s'en prend
00:54:38au rassemblement national
00:54:39il l'a fait déjà
00:54:40en 2024
00:54:41il est récidive
00:54:42je vais vous dire
00:54:43je ne sais pas
00:54:44s'il y a un mois
00:54:45de la coupe du monde
00:54:45d'une intervue
00:54:46qui a été réalisée
00:54:47au mois de mars
00:54:47par ailleurs
00:54:48il faut le savoir
00:54:48pour comprendre un peu
00:54:50voir les coulisses
00:54:51de tout ça
00:54:51je ne sais pas
00:54:52si c'est un bon timing
00:54:53je ne suis pas sûr
00:54:54que Didier Deschamps
00:54:55qui demain donnera son avis
00:54:56parce qu'il sera interrogé dessus
00:54:58doit être forcément
00:54:59très content
00:55:00ce soir
00:55:01de tout le barouf
00:55:02qu'il y a autour de ça
00:55:03après Kylian Mbappé
00:55:04il est comme ça
00:55:05il fait partie des rares sportifs
00:55:06qui donnent leur avis systématique
00:55:07moi je trouve ça plutôt bien
00:55:09Teddy Riner le donne
00:55:10il y a quelques grands champions
00:55:11qui le donnent
00:55:12il est comme ça
00:55:13mais là
00:55:14il le fait à un moment
00:55:15où c'est vrai
00:55:16c'est là où
00:55:16Jordan Bardella
00:55:17a été quand même
00:55:18assez malin dans sa réponse
00:55:19je peux donner la réponse
00:55:20de Jordan Bardella
00:55:21il y a eu un petit échange
00:55:22de tweet
00:55:24avec Jordan Bardella
00:55:25qui dit
00:55:26c'était virile
00:55:27moi je sais ce qui arrive
00:55:28quand Kylian Mbappé
00:55:29quitte le Paris Saint-Germain
00:55:30le club gagne la Ligue des Champions
00:55:31et peut-être bientôt
00:55:32une deuxième fois
00:55:33on croise les doigts
00:55:34la finale est dans
00:55:36quelques jours
00:55:36mais c'est étonnant cette réponse
00:55:37parce qu'il pourrait l'attaquer
00:55:39sur le fond
00:55:39en disant
00:55:40mais de quoi vous mettez-vous
00:55:41il l'attaque presque
00:55:42sur l'espèce sportive
00:55:43c'est là où ils sont malins
00:55:43c'est qu'en fait
00:55:44il essaie de tourner un peu
00:55:45en dérision le joueur
00:55:46et jouer de l'impopularité
00:55:48sous-entendu
00:55:49vous êtes un loser
00:55:50en ce moment
00:55:50il est un petit peu impopulaire
00:55:51Kylian Mbappé
00:55:52donc là
00:55:53Jordan Bardella joue de ça
00:55:54après
00:55:55Jordan Bardella
00:55:56s'il brandit la Coupe du Monde
00:55:57le 19 juillet
00:55:59tout sera pardonné
00:56:00aux Etats-Unis
00:56:01non seulement tout le monde sera content
00:56:02ce sera avec Kylian Mbappé
00:56:04pas Jordan Bardella
00:56:05ce sera Kylian Mbappé
00:56:06mais pardon
00:56:06vous avez laissé
00:56:07on ne peut pas trop compter sur lui
00:56:09pour lui marquer les buts
00:56:10à Boston
00:56:11non
00:56:12mais si Kylian Mbappé
00:56:13appelait à faire barrage
00:56:14contre Jean-Luc Mélenchon
00:56:15non mais pour revenir
00:56:16pour revenir au propos
00:56:17de M. Bardella
00:56:18ce qui est cocasse
00:56:20c'est que quand même
00:56:21Kylian Mbappé
00:56:22il est présent
00:56:23à chaque phase finale
00:56:25en Champions League
00:56:26contrairement à M. Bardella
00:56:28qui manque cruellement
00:56:28au Parlement européen
00:56:29donc je pense qu'il ferait bien
00:56:30de revoir ses tweets
00:56:31vous n'êtes pas en phase finale
00:56:33au second tour
00:56:33avec Jean-Luc Mélenchon
00:56:35si demain un grand sportif
00:56:36Antoine Dupont
00:56:37ou Kylian Mbappé
00:56:38ou un autre
00:56:40appelait à faire barrage
00:56:41à Jean-Luc Mélenchon
00:56:42est-ce que vous reviendriez
00:56:43sur ce plateau
00:56:43pour dire
00:56:44non mais franchement
00:56:45c'est pas sérieux
00:56:45oui mais vous voyez
00:56:46ce que vous disiez
00:56:47M. Jeudier
00:56:48intéressant
00:56:48vous preniez
00:56:49les années 90
00:56:50vous appuyez là-dessus
00:56:52sauf qu'à cette époque-là
00:56:53il y avait beaucoup de gens
00:56:54pour faire barrage
00:56:55à l'extrême droite
00:56:55et aujourd'hui
00:56:56on s'étonne
00:56:56que des joueurs
00:56:57en fait
00:56:58fassent barrage
00:56:58à l'extrême droite
00:56:59il n'y a pas de soucis
00:57:01là-dessus
00:57:01et contrairement à ce que vous dites
00:57:02il y a beaucoup de sportifs
00:57:03en ce moment
00:57:03dans le monde
00:57:04qui prennent position
00:57:05sur un certain nombre
00:57:06de sujets
00:57:08sociétaux
00:57:08politiques
00:57:10internationaux
00:57:10souvenez-vous
00:57:12Gidru par exemple
00:57:13qui était champion d'athlée
00:57:14qui était de droite
00:57:15qui l'assumait
00:57:16Gidru il était conseiller
00:57:17en étant champion
00:57:18François Picmal
00:57:19qui a toujours été
00:57:19plutôt de gauche
00:57:20ça a toujours existé
00:57:21qu'il y ait
00:57:22des sportifs
00:57:23qui prennent position
00:57:24et c'est des citoyens
00:57:26comme les autres
00:57:26ils ont le droit
00:57:27en rugby vous êtes
00:57:28d'une terre de rugby
00:57:28mais vous votez en touche
00:57:30vous votez en touche
00:57:31que ferez-vous
00:57:32si un jour
00:57:33un grand sportif
00:57:33appelle à faire barrage
00:57:34à Jean-Luc Mélenchon
00:57:35mais c'est pas arrivé
00:57:36donc interrogez-vous
00:57:37pourquoi ce n'est pas arrivé
00:57:39Mbappé il avait dit
00:57:40je rejette les extrêmes
00:57:41peut-être parce que
00:57:41la peur de ceux
00:57:42qui vivent avec les autres
00:57:43c'est l'extrême droite
00:57:44et non pas le programme
00:57:45émancipateur de la France insoumise
00:57:47pensez que tous les champions
00:57:48votent Mélenchon
00:57:49non je pense qu'il y a
00:57:50des gens qui votent
00:57:51de toutes parts
00:57:52dans le monde du sport
00:57:53ça existe
00:57:53et c'est à l'image
00:57:56de la société
00:57:56et c'est comme ça
00:57:57et je veux dire
00:57:58c'est plutôt ça
00:57:59que des personnes
00:58:00prennent des positions politiques
00:58:01ils ont le droit
00:58:02comme tout un chacun
00:58:03Yves Treha
00:58:03est-ce que les sportifs
00:58:05au-delà du cas d'Embapé
00:58:06mais je voudrais d'abord
00:58:06vous entendre sur lui
00:58:07ont le droit de parler de politique
00:58:08bah écoutez
00:58:09heureusement
00:58:10je suis d'accord avec Bruno
00:58:12ça serait quand même honteux
00:58:14qu'on dise
00:58:14bah ils ont le droit
00:58:15de taper dans un ballon
00:58:16et on leur demande rien
00:58:17qu'est-ce qu'ils font
00:58:18les cuisiniers
00:58:18ils ne prennent pas position
00:58:19les écrivains
00:58:20ils ne prennent pas position
00:58:21je veux dire
00:58:22tout le monde a le droit
00:58:23de prendre position
00:58:23à partir du moment
00:58:24où vous êtes citoyen d'un pays
00:58:25et je suis d'accord aussi
00:58:27avec Bruno
00:58:27pour dire que
00:58:28il y avait une timidité
00:58:30bien supérieure
00:58:30dans les années
00:58:31je suis désolé de vous le dire
00:58:32mais revisitez un peu
00:58:34les archives
00:58:35et vous verrez
00:58:35que c'est très rare
00:58:36et vous nous parlez
00:58:37de Dominique Rocheteau
00:58:38vous nous parlez
00:58:39de Dominique Rocheteau
00:58:40il se trouve que
00:58:41je l'ai vécu en direct
00:58:41Dominique Rocheteau
00:58:42n'a jamais dit
00:58:44jamais
00:58:44qu'il n'irait pas
00:58:46à la coupe
00:58:47à la coupe du monde
00:58:49de 1978 en Argentine
00:58:50il ne l'a jamais dit
00:58:52ils ont fait une pétition
00:58:53non
00:58:53c'est pas allé jusqu'au bout
00:58:54il n'y en a qu'un
00:58:56avec Battiston
00:58:59il n'y en a qu'un
00:59:00qui n'est pas allé
00:59:00c'est Johan Cruyff
00:59:02qui a refusé d'y aller
00:59:03et c'est le seul
00:59:04qui a exprimé publiquement
00:59:07sa condamnation
00:59:08de la dictature
00:59:08vous avez raison
00:59:09et vous avez vu
00:59:09sur Mbappé
00:59:10la deuxième chose
00:59:11là où ça peut
00:59:12être un peu gênant
00:59:14de prendre position
00:59:15pour Mbappé
00:59:16c'est qu'il est capitaine
00:59:17de l'équipe de France
00:59:18voilà
00:59:19c'est la seule chose
00:59:20qui à mon avis
00:59:21peut être sujet à débat
00:59:23c'est-à-dire un capitaine
00:59:24c'est un devoir de réserve
00:59:26un capitaine
00:59:26du Paris Saint-Germain
00:59:27c'est pas grave
00:59:28de Marseille
00:59:29de Toulouse
00:59:29mais là c'est l'équipe de France
00:59:31c'est là où on peut dire
00:59:33bon
00:59:33je suis d'accord
00:59:34c'est pas le bon timing
00:59:35parce qu'on est à un mois
00:59:36de la coupe du monde
00:59:37on est à un an
00:59:40il aurait mieux fallu
00:59:41qu'il dise ça
00:59:41après la coupe du monde
00:59:42Thomas Ménager
00:59:43là-dessus vous êtes d'accord
00:59:44et si jamais
00:59:44il joue mal à la coupe du monde
00:59:46s'il y est
00:59:47s'il joue mal à la coupe du monde
00:59:48ça ça va lui coller au basque
00:59:50c'est là où je voulais rebondir
00:59:52et vous avez dit le terme
00:59:53c'est pas du tout le cas
00:59:55légalement
00:59:55il a le droit
00:59:56il n'y a aucun problème
00:59:56la question n'est pas légale
00:59:57c'est sa liberté
00:59:58il n'y a aucun souci
01:00:00moralement
01:00:00voilà
01:00:02après la question
01:00:03elle est
01:00:03que tout le monde
01:00:04n'a pas le droit en France
01:00:05de prendre position
01:00:05c'est-à-dire qu'il y a un devoir
01:00:06de réserve
01:00:07pour certaines fonctions
01:00:08certaines situations
01:00:09c'est quand vous êtes magistrat
01:00:11quand vous êtes fonctionnaire
01:00:12militaire
01:00:12etc
01:00:13le vrai débat
01:00:14qu'on peut ouvrir
01:00:14c'est est-ce que le capitaine
01:00:16de l'équipe de France
01:00:16n'a pas une obligation
01:00:18philosophique
01:00:18morale
01:00:19ça c'est chacun
01:00:20pourra son appréciation
01:00:20votre réponse c'est plutôt oui
01:00:21si je me souviens
01:00:22moi à titre personnel
01:00:23je me dis
01:00:23mais merde
01:00:24il y a tellement de domaines
01:00:26dans lesquels on se divise
01:00:27il y a un domaine
01:00:28qui rassemble tout le monde
01:00:29que vous voyez
01:00:30voter à droite
01:00:31à gauche
01:00:31que vous soyez pauvres
01:00:32que vous soyez riches
01:00:33ça n'a pas toujours été le cas
01:00:34parce que
01:00:35le FN des années 90
01:00:37n'était pas sur cette ligne là
01:00:38Jean-Marie Le Pen
01:00:40il détestait
01:00:41le FN des années 90
01:00:42les années 90
01:00:43désolé
01:00:43Bruno jeudi
01:00:44j'étais pas né
01:00:45c'est l'histoire du parti
01:00:46j'étais pas né
01:00:47oui oui
01:00:48mais l'histoire de tous les partis
01:00:49il y a des évolutions
01:00:50ce qui est certain
01:00:51c'est qu'aujourd'hui
01:00:51le sport ça rassemble
01:00:52qu'on a besoin
01:00:53de moments fédérateurs
01:00:54et que je trouve ça
01:00:55un peu triste
01:00:56après
01:00:56pardon
01:00:56certains de vos collègues députés
01:00:58c'est le cas notamment
01:00:58de Julien O'Douze
01:01:01disent
01:01:01il faut que le président
01:01:03de la fédération française de foot
01:01:04recadre
01:01:05Kylian Mbappé
01:01:06c'est votre position aussi ça ?
01:01:07moi j'espère qu'il y aura
01:01:08une discussion
01:01:09avec Didier Deschamps
01:01:10avec la fédération
01:01:10parce qu'en disant
01:01:11à un moment
01:01:13concentrons-nous
01:01:13pour ramener la coupe du monde
01:01:15concentrons-nous sur l'essentiel
01:01:16mais après
01:01:17il n'y a pas à recadrer
01:01:18il est libre
01:01:18on est dans un pays libre
01:01:19chacun dit ce qu'il souhaite
01:01:21après
01:01:21au fond
01:01:22le vrai sujet c'est
01:01:23est-ce que ça porte
01:01:24si vous voulez mon avis
01:01:25les français
01:01:26tant ceux qui votent pour nous
01:01:27ou qui votent ailleurs
01:01:28ils ont
01:01:29une passion ou non
01:01:30pour Kylian Mbappé
01:01:31même ceux qui sont passionnés
01:01:32pour Kylian Mbappé
01:01:33ils n'attendent pas son avis politique
01:01:34ce ne sont pas des enfants
01:01:36ils n'attendent pas
01:01:36la position politique
01:01:38et ils ne se disent pas
01:01:39qu'il est clairvoyant
01:01:40sur ce qu'il faut pour le pays
01:01:41il ne peut pas faire gagner des voix
01:01:42et il crée à Kylian Mbappé
01:01:44il méprise un peu nos électeurs
01:01:45non à mon avis
01:01:46ça peut
01:01:47gagner ou perdre d'ailleurs
01:01:48aucune influence
01:01:49sur le vote
01:01:51si ça peut avoir une influence
01:01:52c'est sur lui-même
01:01:53c'est-à-dire qu'il peut y avoir
01:01:55des admirateurs
01:01:56de Kylian Mbappé
01:01:58qui peuvent dire
01:01:59c'est bizarre qu'il fasse ça
01:02:01ou alors s'il joue mal
01:02:02ça peut arriver
01:02:04qu'il loupe un mondial
01:02:05on a déjà vu des grands joueurs
01:02:06Pelé le Premier
01:02:07louper un mondial
01:02:08en 1962
01:02:09et bien là
01:02:12on peut dire
01:02:13il ferait mieux
01:02:14de se concentrer sur son sport
01:02:15que de nous dire
01:02:16pour qui voter
01:02:16voilà
01:02:17Thomas Pignall
01:02:18est-ce qu'il peut y avoir
01:02:20François
01:02:20pardon
01:02:20je mélange tous les prénoms
01:02:21est-ce qu'il peut y avoir
01:02:22un effet Mbappé
01:02:23sur une élection
01:02:24parfois ça ne se joue à rien
01:02:25non mais j'écoutais
01:02:26monsieur Ménager
01:02:28et moi je me souviens très bien
01:02:29ce qui s'est passé
01:02:29à l'Assemblée Nationale
01:02:30le 28 septembre 2023
01:02:32j'étais vice-président
01:02:33de la commission d'enquête
01:02:34sur les dérives
01:02:35dans les fédérations sportives
01:02:36notamment liées au VSS
01:02:37et aux actes racistes
01:02:39le Rassemblement National
01:02:40a claqué la porte
01:02:41c'était le premier jour
01:02:42de cette commission d'enquête
01:02:43ce qui est dommageable
01:02:45pour les victimes
01:02:47qui sont venues témoigner
01:02:47mais ce qui l'aurait renseigné
01:02:49aussi sur le fait
01:02:49qu'il y a de nombreux faits
01:02:51de racisme
01:02:52qui sont vécus
01:02:53par les sportives
01:02:54et les sportifs
01:02:54et aujourd'hui
01:02:55c'est Kylian Mbappé
01:02:56il prend cette position là
01:02:57c'est pas sur un ressenti
01:03:00c'est sur du vécu
01:03:01que ce soit en Espagne
01:03:02ou en France
01:03:03avec des actes racistes
01:03:04vis-à-vis des joueurs
01:03:05des joueuses
01:03:06et en fait
01:03:06je m'étonne
01:03:07qu'on s'étonne
01:03:08qu'un joueur
01:03:09dise tout simplement
01:03:10qu'il a peur
01:03:11que l'extrême droite
01:03:11arrive au pouvoir
01:03:12ça montre que
01:03:13c'est un capitaine
01:03:14de l'équipe de France
01:03:15qui contrairement
01:03:16au Rassemblement National
01:03:16connaît l'histoire
01:03:19de notre pays
01:03:20et par ailleurs
01:03:22monsieur Ménager
01:03:22je ne vous ai pas coupé
01:03:23donc souffrez de l'entendre
01:03:25par ailleurs
01:03:26je rappelle que
01:03:27monsieur Mbappé
01:03:28je ne veux pas être
01:03:29son avocat
01:03:30il y aura des choses
01:03:30à dire etc
01:03:312018
01:03:32il reverse
01:03:33toutes ses primes
01:03:33de la coupe du monde
01:03:34à l'association
01:03:35premier de cordée
01:03:36qui vient en aide
01:03:37aux associations
01:03:37aux enfants malades
01:03:392022
01:03:39il fait des dons
01:03:41conséquents
01:03:41notamment à la fondation
01:03:43pour le logement
01:03:43des défavorisés
01:03:45et on sait
01:03:46qu'il fait de nombreux dons
01:03:47pour faire vivre
01:03:48les associations de solidarité
01:03:49et que lui
01:03:50il paye ses impôts
01:03:51en France
01:03:53261 millions d'euros
01:03:54selon vos confrères
01:03:55de capital
01:03:56payés par monsieur Mbappé
01:03:57en France
01:03:57avec ça
01:03:58c'est 60 fois
01:03:59ce qu'a piqué le RN
01:04:00dans les caisses
01:04:01du Parlement européen
01:04:01donc vous voyez
01:04:02vous devez beaucoup
01:04:03à monsieur Mbappé
01:04:03c'était le petit tacle
01:04:04c'était le petit tacle
01:04:06final
01:04:06mais c'est le coup de sifflet
01:04:07le tacle final
01:04:08mais très loin
01:04:08très loin
01:04:09des besoins
01:04:09on n'a pas le droit
01:04:10d'un sujet
01:04:11je suis désolé
01:04:13mais on est très loin
01:04:14des besoins
01:04:15des Français
01:04:15visiblement
01:04:16pour revenir au score
01:04:17sachant que madame
01:04:18Chikirou
01:04:18je crois qu'elle n'est pas
01:04:19de voir
01:04:20merci beaucoup
01:04:21à tous les quatre
01:04:22d'être venus ce soir
01:04:23sur ce plateau
01:04:24pas de temps additionnel
01:04:25puisque c'est le 20h
01:04:26qui arrive
01:04:26c'est dommage
01:04:28bonsoir
01:04:28qu'elle est le programme
01:04:29ce soir
01:04:30bonsoir Marc
01:04:31au menu
01:04:31Donald Trump
01:04:32qui se prépare
01:04:32à relancer la guerre
01:04:33l'opération Massus
01:04:34serait prête
01:04:35on fera le point
01:04:36ces révélations
01:04:36du New York Times
01:04:37l'Iran a conservé
01:04:39d'importantes capacités
01:04:40en matière de missiles
01:04:41enfin un deuxième
01:04:42sous-marin nucléaire américain
01:04:43détecté cette fois
01:04:44du côté de l'île de Guam
01:04:45dans le Pacifique
01:04:46est-ce un coup de pression
01:04:47adressé à la Chine
01:04:48on posera la question
01:04:49notamment à notre invité
01:04:50général Patrick Dutard
01:04:51à tout de suite
01:04:52l'info continue bien sûr
01:04:53belle soirée sur BFM
01:04:54Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:56Sous-titrage Société Radio-Canada

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