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  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:11Bonsoir, bonsoir à tous, ravi de vous retrouver.
00:00:13Donald Trump est-il en train de se faire lâcher par ses alliés du Moyen-Orient ?
00:00:17On apprend ces dernières heures que l'Arabie Saoudite a refusé l'accès à ses bases militaires aux Américains,
00:00:23refusé également le survol de son territoire.
00:00:25On vous expliquera les raisons de ce gros coup de froid qui pourrait avoir des conséquences importantes dans la région
00:00:30et dans la poursuite ou non du conflit.
00:00:32On verra aussi en quoi consiste l'armada française en route désormais vers le détroit d'Hormuz, le porte-avions
00:00:38Charles de Gaulle bien sûr,
00:00:39mais aussi ces avions espions capables de tout savoir à des centaines de kilomètres à la ronde,
00:00:45quel rôle, quel risque pour la France dans la sécurisation du détroit.
00:00:49Et puis dans une grosse demi-heure, les derniers secrets de l'affaire Epstein,
00:00:52une lettre posthume ressurgie aujourd'hui aux Etats-Unis, une enquête incroyable sur le réseau Epstein en France,
00:00:59et puis un témoignage inédit puisque BFM TV a pu rencontrer Daniel Ziad,
00:01:03cet homme qu'on présente comme l'un des rabatteurs présumés d'Epstein en France.
00:01:07Il parle, vous entendrez son témoignage pour la première fois.
00:01:10D'abord les dernières images du jour à Hormuz.
00:01:13La drôle de guerre continue.
00:01:14C'est l'événement de 60 minutes avec Mel Janton et Simon Terassier.
00:01:19Oeil pour oeil, dent pour dent, iraniens et américains, ça se poursuit dans le détroit d'Hormuz.
00:01:23Drône abattu côté iranien.
00:01:25Les forces américaines ont neutralisé un pétrolier iranien.
00:01:29C'est la deuxième fois que les forces armées américaines tirent sur un navire iranien.
00:01:34Alors qu'un nouveau plan de paix est sur la table, de quel côté la pièce va-t-elle tomber
00:01:39?
00:01:41On a l'impression surtout que Donald Trump souhaite sortir de plus en plus rapidement de ce conflit.
00:01:51Bref, ça va bouger au Moyen-Orient.
00:01:53Ce que nous souhaitons, c'est que le détroit d'Hormuz puisse être débloqué.
00:01:57Le Charles de Gaulle navigue en eau trouble.
00:01:59L'armada française est en mer rouge.
00:02:01Bientôt à portée de tir des alliés de l'Iran dans la région.
00:02:04Et la vocation à rejoindre une zone qui lui permet aussi de montrer la crédibilité de l'offre française pour
00:02:10assurer la sécurité maritime.
00:02:12C'est aussi une façon de montrer la puissance militaire française et son non-alignement.
00:02:19Bonsoir, bonsoir à tous. Bienvenue dans 60 minutes.
00:02:22C'est votre rendez-vous d'info et de décryptage comme chaque soir à mes côtés.
00:02:25Ce soir, Didier François qui est arrivé au pas de course sur ce plateau.
00:02:29Oui, mais nickel.
00:02:29La forme, même pas essoufflée. Bienvenue à vos côtés Thierry Arnaud en pleine forme.
00:02:33Oui, pas aussi athlétique que Didier, mais j'essaye.
00:02:35Mais vous êtes là, c'est l'essentiel.
00:02:37Général Philippe Sidos, bonsoir.
00:02:39Bonsoir.
00:02:39Vous êtes ancien chef du bureau de liaison de la Finu.
00:02:43L'avocaté ce soir, Christine Ocren, soyez la bienvenue.
00:02:45Bonsoir, journaliste, autrice du livre Le Trump de A à Z, publié chez De Noël.
00:02:50Et Yasmina Asrarghiz, bonsoir.
00:02:52Vous êtes chercheuse associée à l'université de Princeton aux Etats-Unis
00:02:55et cofondatrice de l'Atlantic Middle East Forum.
00:02:57On va aller dans quelques instants dans le golfe avec une info qui aurait été absolument incroyable il y a
00:03:03quelques mois encore
00:03:04puisque Donald Trump est peut-être en train de se faire lâcher par l'Arabie Saoudite,
00:03:09c'est-à-dire son allié dans la région qui visiblement n'a pas du tout apprécié l'opération de
00:03:14déblocage du Détroit
00:03:15qui a été lancée par Donald Trump et arrêtée au bout de 24 heures.
00:03:19On va tout vous expliquer dans quelques instants.
00:03:21Je voudrais d'abord simplement vous montrer un chiffre ce soir
00:03:23puisqu'on peut avoir un peu le sentiment que la situation se calme, que le Détroit se détend,
00:03:28que les esprits aussi se détendent.
00:03:30Le chiffre a été fourni aujourd'hui par les autorités maritimes mondiales.
00:03:351500 navires et leurs équipages toujours coincés,
00:03:39soit par le blocus iranien, soit par le blocus américain,
00:03:43mais ça veut dire très clairement que rien, rien, rien n'est réglé aujourd'hui
00:03:47dans l'aspect hormousien de cette guerre, Christine O'Krent.
00:03:51Mais rien n'est réglé du tout sur aucun aspect.
00:03:54Parce que c'est ça qui est tout à fait sidérant.
00:03:57On ne peut plus accorder, hélas, le moindre crédit aux déclarations de la Maison-Blanche
00:04:03qui se contredisent entre elles.
00:04:05Rubio disait hier à peu près le contraire de Donald Trump.
00:04:08Et quand Donald Trump dit « Ah mais les discussions se passent très bien ».
00:04:11Alors évidemment, qu'est-ce qu'on voit ?
00:04:13On voit qu'aussi tôt le cours du pétrole baisse et les marchés financiers remontent.
00:04:18Et ça marche plus tôt parce que depuis deux jours, c'est l'euphorie.
00:04:21Oui, mais dans la réalité, Marc, comme vous l'avez très bien souligné,
00:04:24il y a toujours 1500 navires qui sont bloqués depuis plus de deux mois
00:04:30avec leurs équipages, avec leurs marchandises,
00:04:33donc beaucoup de marchandises périssables.
00:04:36Et puis, enfin, pour les équipages surtout,
00:04:39la situation devient véritablement intenable.
00:04:42Et alors cette idée « Ah, on fait une opération, on va dégager un chenal »,
00:04:47ça dure 24 heures, et puis on arrête.
00:04:50Alors on peut évidemment comprendre que surtout les partenaires
00:04:54qui géographiquement sont les premières victimes de cette situation
00:05:00manifestent un peu de mauvaise humeur.
00:05:02Voilà, Donald Trump a lancé son opération,
00:05:03qu'il a annulée 24 heures après,
00:05:05et on découvre aujourd'hui justement pourquoi il a fait machine arrière
00:05:10sur son opération de déblocage du Détroit.
00:05:12Pour ça, on va retrouver Laura Combo, qui est au Qatar, à Doha.
00:05:17Si Donald Trump a fait machine arrière,
00:05:19c'est que l'Arabie saoudite a lâché le président américain
00:05:23en refusant que les Américains utilisent leur base militaire.
00:05:27C'est un peu plus compliqué de faire une opération comme ça.
00:05:29Et en refusant également le survol par les Américains
00:05:32de l'espace aérien de l'Arabie saoudite.
00:05:33Expliquez-nous tout ça.
00:05:38Oui, tout à fait.
00:05:39En fait, ce sont des informations qui nous proviennent de NBC News.
00:05:42On revient sur ce contexte.
00:05:44Mardi, Donald Trump annonce à la surprise générale
00:05:46qu'il met sur pause son opération Projet Liberté.
00:05:50En fait, NBC News nous apprend que les dirigeants saoudiens,
00:05:54notamment Mohamed Ben Salman, le prince héritier,
00:05:57a découvert sur les réseaux sociaux, comme nous tous,
00:06:00la mise en place de ce Projet Liberté.
00:06:02C'est-à-dire que les Saoudiens n'avaient pas été mis au courant
00:06:05en amont par Donald Trump.
00:06:06Ils ont en effet été très en colère.
00:06:08Et c'est pour ça que, malgré un coup de fil de Donald Trump, etc.,
00:06:12ils ont refusé que l'armée américaine survole leur ciel.
00:06:17Ils ont refusé que l'armée américaine utilise leur base près de Riyad.
00:06:21Et on apprend aujourd'hui que ça va aller plus loin que ça.
00:06:25Puisque c'est I24 News qui nous dit que l'Arabie saoudite
00:06:28annonce désormais limiter l'accès des États-Unis
00:06:32aux bases et à l'espace aérien saoudien
00:06:35jusqu'à ce que les États-Unis fournissent une protection adéquate.
00:06:39Je vous cite I24 News, c'est-à-dire que les relations
00:06:41sont clairement en train de se tendre
00:06:43entre ces deux partenaires absolument essentiels.
00:06:46En fait, Riyad craint que Washington n'accorde pas sa protection.
00:06:50Riyad qui est très en colère que les Émirats aient été visés cette semaine
00:06:54et ce, après le cessez-le-feu.
00:06:56Voilà pourquoi l'Arabie saoudite est en train de revoir cette posture
00:07:00et on comprend qu'il y a clairement une scission avec Washington.
00:07:04Merci Laura, avec Mathieu Le Peigny à Doha, au Qatar.
00:07:07Là, il faut reposer quelques notions
00:07:09parce que tout le monde n'a pas ces notions de géopolitique ou de politique.
00:07:13Yasmina Asragis, l'Arabie saoudite qui lâche en race campagne
00:07:16Donald Trump en disant « les bases militaires, c'est fini »,
00:07:19« le survol de mon espace aérien, c'est fini »,
00:07:21ce n'est pas une petite info ?
00:07:23Alors, ça n'est pas une petite info,
00:07:25mais il faut peut-être juste un peu réexpliquer
00:07:28des choses assez fondamentales et basiques,
00:07:31à savoir que l'alliance et le pacte militaro-politique
00:07:37qui lie l'Arabie saoudite et les États-Unis
00:07:41traverseront l'administration Trump, démocrate,
00:07:46et conservateur.
00:07:46C'est quelque chose qui n'est pas aujourd'hui remis en cause.
00:07:49En revanche, de fait, Mohamed Ben Salman,
00:07:52par le médiateur pakistanais à Islamabad,
00:07:56a fait savoir qu'il ne souhaitait pas
00:07:58que les Américains utilisent leurs sols et leurs aires
00:08:02pour aboutir à ce qu'il voulait,
00:08:06à savoir une reprise de contrôle
00:08:08et une fluidification du détroit d'Hormuz.
00:08:11C'était l'opération Projet Liberté.
00:08:13Exactement. Raison pour laquelle le Projet Liberté
00:08:15a été annulé sur demande saoudienne par les Pakistanais
00:08:21et le Premier ministre pakistanais a salué et félicité
00:08:24cette décision de Donald Trump
00:08:25qui a quelque part donné quelque chose à Riyad.
00:08:28En revanche, il faut tout de même comprendre
00:08:30qu'il y a une très forte rivalité
00:08:31qui est en train d'éclater en plein jour
00:08:34entre les Émirats et l'Arabie saoudite
00:08:37avec aujourd'hui quelque chose d'extrêmement contradictoire
00:08:40sur le plan historique et idéologique,
00:08:42à savoir un rapprochement entre l'Arabie saoudite et le Qatar
00:08:45et un rapprochement entre les Émirats Israël et le Bahreïn
00:08:49sur les derniers jours
00:08:52avec cette sortie spectaculaire des Émiratis de l'OPEC
00:08:56et un morcellement quelque part de ces pays du Golfe
00:08:59qui continuent de faire bloc autour du US-Centcom
00:09:02mais essayent de sortir vainqueurs et gagnants
00:09:06de cette grande déstabilisation
00:09:08et on voit et on sait que les appareils de défense
00:09:11de ces pays sont extrêmement fragiles
00:09:12et ne peuvent pas grand-chose
00:09:14face aux attaques balistiques iraniennes
00:09:17et donc chacun essaye d'obtenir un maximum de sécurité.
00:09:21Dubaï et Abu Dhabi bénéficient d'une forme de protection
00:09:25de par leur reconnaissance d'Israël.
00:09:28L'Arabie saoudite n'a pas pu obtenir les mêmes garanties
00:09:31et les mêmes soutiens
00:09:33puisqu'ils ne bénéficient simplement pas
00:09:36d'un soutien suffisamment élevé au Congrès américain
00:09:39pour que l'Amérique les arme de la même manière
00:09:42qu'ils ont armé les Émirats sur les dernières années.
00:09:45Les Émirats dont le prince héritier Mohamed Ben Saman
00:09:49avait été, comment dire, pas très bien traité par Donald Trump
00:09:53il y a deux mois dans un discours, on s'en souvient
00:09:55je vous propose juste de réécouter ces propos
00:09:58qui ont un peu fait le tour du monde
00:09:59et qui n'ont pas dû être appréciés énormément
00:10:02par ce sus-nommé prince héritier.
00:10:06Il ne pensait pas qu'il finirait par m'embrasser les fesses,
00:10:08vraiment pas.
00:10:10Il pensait que je serais juste un autre président américain raté
00:10:13avec un pays en déclin.
00:10:16Mais maintenant, il doit être sympa avec moi.
00:10:19Dites-lui qu'il ferait mieux d'être sympa avec moi.
00:10:21« Kick my ass » en anglais, c'est ça ?
00:10:23On l'a traduit, c'est une heure de grande écoute.
00:10:26C'est lâchement vu.
00:10:27« Kiss my ass » pardon, pas « kick », « kick » ce serait autre chose.
00:10:30« Kiss my ass » là, il lui fait payer ses propos-là.
00:10:32Voilà, c'est payback time, comme disent eux,
00:10:34puisqu'on était à League My Ass.
00:10:36Mais en fait, oui, pour caricaturer, pour faire simple,
00:10:39il y a une division, comme on vient de nous l'expliquer,
00:10:43entre les pays de la région.
00:10:45Grosso modo, vous avez d'à côté Oman, Qatar,
00:10:47qui en général étaient plutôt pour s'arranger en douce
00:10:49avec les Iraniens et pas faire d'embrouilles.
00:10:53On a les Émiratis, avec Bahane, qui sont remontés comme des coucous
00:10:56et qui disent « on ne peut pas les laisser, il faut y aller,
00:10:58il ne faut pas les laisser.
00:10:59Si jamais on a le régime à la fin, c'est la catastrophe. »
00:11:02Et on a l'Arabie Saoudite qui était un peu entre les deux,
00:11:05qui en fait n'était pas contre, au départ, l'opération de Trump,
00:11:09mais qui dit « mais attendez, vous êtes marrants,
00:11:10parce que vous nous avez dit que vous faisiez une opération
00:11:12pour ouvrir le Tate d'Ormouz.
00:11:14Vous, vous avez réussi à protéger vos navires militaires
00:11:18qui ont évidemment abattu une quinzaine de missiles iraniens,
00:11:22mais vous n'allez pas protéger les pays de la région
00:11:24et les navires civils qui eux se sont fait ramasser.
00:11:25C'est bien beau de faire passer vos bateaux,
00:11:26mais nous on s'est pris des missiles.
00:11:27Mais voilà, donc si vous voulez faire passer les bateaux,
00:11:29les gars, il va falloir faire quelque chose.
00:11:31C'est ça qui s'est passé en fait.
00:11:32Et donc évidemment, comme par ailleurs il avait l'affaire avant
00:11:34et qu'il ne lui a fait payer le truc de manière un peu lourde,
00:11:37puisque quand Trump l'a appelé pour essayer d'arranger les affaires,
00:11:41il s'est montré…
00:11:41Après avoir lancé l'opération.
00:11:42Après, il s'est montré…
00:11:44Non, il l'avait appelé avant.
00:11:44Et quand ça s'est tendu,
00:11:47évidemment Trump n'a pas essayé de rattraper l'affaire avec les Saoudiens.
00:11:49Et là, les Saoudiens ont fait,
00:11:50ben non, on ne va pas rattraper l'affaire.
00:11:53Donc voilà, c'est ça qui s'est passé.
00:11:54Et c'est vrai qu'on est sur une tension
00:11:56qui touche à un truc fondamental,
00:11:58qui est qu'est-ce que sera l'avenir de la région
00:12:01le jour où il y aura un accord.
00:12:02Parce qu'il y a tous ceux qui disent,
00:12:04vous êtes gentils,
00:12:04vous allez faire un accord avec les gars
00:12:06avec qui vous avez commencé la guerre,
00:12:07mais vous allez les laisser en place
00:12:08et après ils auront des missiles
00:12:11et ils auront envie de nous faire payer le prix de tout ça.
00:12:14Ils ne sont pas très heureux.
00:12:15À plus court terme, général,
00:12:17ça change quoi à la suite de la guerre
00:12:19ou de la non-guerre
00:12:20ou de la drôle de guerre qu'on a aujourd'hui ?
00:12:22Le fait que l'Arabie Saoudite se fâche un peu aujourd'hui
00:12:24contre Donald Trump,
00:12:25disent les bases pour l'instant c'est terminé.
00:12:27Est-ce que ça va mettre encore plus la pression sur Donald Trump
00:12:31ou est-ce qu'il s'en fiche complètement ?
00:12:33Alors là, je veux revenir aussi sur un petit point
00:12:34qui paraît absolument impressionnant.
00:12:36En fait, les États-Unis,
00:12:38comme une puissance étrangère,
00:12:40doivent demander des accords diplomatiques
00:12:42quand elle est quelque part.
00:12:43Les militaires qui interviennent dans ces pays
00:12:45viennent avec un passeport et un visa du pays.
00:12:47Et donc, effectivement,
00:12:48le seul pouvoir que ces pays-là ont encore,
00:12:51c'est leur diplomatie.
00:12:52Interdire le survol, interdire l'accès aux bases.
00:12:54Et ça, c'est effectivement un coup de tonnerre.
00:12:56Parce que la petite opération,
00:12:58la Project Freedom,
00:12:59qui est un échec tactique et technique,
00:13:02bon, effectivement,
00:13:03c'est exactement ce que Didier a dit.
00:13:04Ça a démontré l'incapacité des Américains
00:13:07à réouvrir, techniquement,
00:13:09avec leurs moyens,
00:13:10le détroit.
00:13:11Donc là, c'est un échec.
00:13:12Et effectivement, dans la foulée,
00:13:14les Saoudiens disent
00:13:14« Vous n'êtes pas capables de nous protéger. »
00:13:16Ce qui avait déjà été démontré
00:13:17avec toutes les frappes aériennes.
00:13:19Donc ça fait quand même deux échecs.
00:13:20Ce qui, effectivement, est très gênant.
00:13:21Alors, si les Américains n'ont plus l'accès
00:13:23à toutes ces grosses bases saoudiennes,
00:13:25là, effectivement,
00:13:26ça devient très difficile pour eux.
00:13:27C'est-à-dire ?
00:13:28Ça devient très difficile.
00:13:29Ils ne reprendront pas la guerre.
00:13:31Ils sont affaiblis s'ils doivent la reprendre.
00:13:33Ou, de toute façon,
00:13:34c'est encore David Comte-Goliath.
00:13:36Alors là, il faudrait qu'ils rentrent
00:13:38dans la balance de lourdes négociations
00:13:40pour réouvrir les bases.
00:13:42Alors, moi, ce que j'avais connu,
00:13:43en Asie centrale,
00:13:45les Américains venaient avec des millions de dollars.
00:13:46Mais là, les Saoudiens
00:13:47n'ont certainement plus qu'eux.
00:13:48Donc, je ne sais pas
00:13:49ce qu'ils vont proposer aux Saoudiens
00:13:51pour, à nouveau, recommencer.
00:13:52Mais comme les Américains n'ont pas vraiment
00:13:54l'intention de recommencer
00:13:55à bombarder l'Iran,
00:13:56bon, je les sens peut-être un petit peu
00:13:59moins emballés dans cette affaire-là.
00:14:01Mais néanmoins,
00:14:01ne plus avoir l'accès terrestre
00:14:03à l'Arabie Saoudite,
00:14:04c'est quand même, pour moi, très gênant.
00:14:06Dans la série
00:14:06Les Mauvaises Nouvelles du Jour
00:14:07pour Donald Trump,
00:14:08il y en a une autre
00:14:09dans le Washington Post ce soir.
00:14:10Thierry Arnaud,
00:14:11je ne suis pas sûr que, d'ailleurs,
00:14:12le président américain
00:14:12lise le Washington Post
00:14:14vu ses relations avec la presse.
00:14:16Maintenant, il le lit peut-être davantage.
00:14:18Maintenant qu'il a été,
00:14:19si j'ose dire, purgé
00:14:20et qu'il appartient à J.Pézo.
00:14:22Mauvaise nouvelle
00:14:23sur les capacités militaires iraniennes,
00:14:25c'est ce que dit ce soir
00:14:26le Washington Post.
00:14:27Oui, oui.
00:14:27Je voudrais juste rappeler,
00:14:28si vous permettez,
00:14:29juste rapidement avant
00:14:29qu'il y a un an,
00:14:31Donald Trump était
00:14:31en Arabie Saoudite
00:14:33dont il est revenu
00:14:34triomphalement
00:14:34en nous expliquant
00:14:35qu'il avait signé
00:14:36600 milliards de dollars
00:14:37de contrats
00:14:38pour les Américains.
00:14:39C'est la clé de voûte
00:14:43de l'alliance américaine
00:14:44dans la région.
00:14:44Il ne peut pas se passer
00:14:45de l'Arabie Saoudite
00:14:46et c'est la raison
00:14:46pour laquelle, effectivement,
00:14:48on peut supposer
00:14:48que cette alliance
00:14:49survivra à la brouille,
00:14:50qui est grave.
00:14:51Mais il y a des intérêts
00:14:52qui sont absolument considérables.
00:14:54Je referme la parenthèse.
00:14:55Le Washington Post révèle
00:14:56aujourd'hui une enquête
00:14:57de la CIA
00:14:58qui dit deux choses.
00:15:00Elle dit d'abord
00:15:01qu'économiquement,
00:15:03le pays a les moyens
00:15:05de tenir encore
00:15:05trois ou quatre mois
00:15:08face au blocus américain.
00:15:11Évidemment,
00:15:12il plie sous le poids
00:15:13des sanctions
00:15:13qui lui faisaient déjà très mal
00:15:14avant même
00:15:15le début de la guerre.
00:15:16C'est pire encore depuis.
00:15:17Mais il n'est pas
00:15:18au bord de l'étouffement total.
00:15:21Le pays peut encore fonctionner
00:15:24économiquement
00:15:25pendant trois à quatre mois.
00:15:26Et la deuxième révélation
00:15:27du Washington Post
00:15:28qui est évidemment
00:15:29très importante
00:15:30concerne l'arsenal
00:15:31de l'Iran
00:15:32et qui nous dit
00:15:33que les chiffres
00:15:34qui avaient été avancés
00:15:34notamment par le Pentagone
00:15:35et par la Maison-Blanche
00:15:37selon la CIA
00:15:38ne correspondent pas du tout
00:15:39à la réalité
00:15:40puisque le stock de missiles
00:15:41est encore assez largement intact
00:15:43à concurrence de 75%.
00:15:46que l'Iran
00:15:47a même été capable
00:15:49depuis le cessez-le-feu
00:15:50de reconstituer
00:15:51une partie
00:15:52de son arsenal.
00:15:54C'est-à-dire qu'il fabrique
00:15:54à nouveau des missiles ?
00:15:55Il fabrique à nouveau
00:15:56des missiles.
00:15:57Les installations
00:15:58souterraines
00:15:59sont encore
00:16:00assez largement
00:16:01intactes.
00:16:02Les lanceurs
00:16:03sont encore
00:16:03très largement
00:16:05disponibles.
00:16:06Donc,
00:16:06un,
00:16:06économiquement,
00:16:07on peut tenir
00:16:07trois ou quatre mois.
00:16:08Deux,
00:16:09d'un point de vue militaire,
00:16:11l'arsenal
00:16:11est encore
00:16:12extrêmement puissant
00:16:13et beaucoup moins
00:16:15endommagé par les Américains
00:16:16que ce que le Pentagone
00:16:18et la Maison-Blanche
00:16:18ont voulu nous dire
00:16:19jusqu'à présent.
00:16:20Est-ce que ça veut dire
00:16:20que Donald Trump
00:16:21n'a absolument pas intérêt
00:16:23militairement
00:16:24et économiquement
00:16:25pour ne pas faire rebondir
00:16:26les cours du pétrole
00:16:26à reprendre la guerre ?
00:16:28Mais il a surtout
00:16:29la semaine prochaine
00:16:31une visite
00:16:32à laquelle il tient
00:16:33énormément
00:16:34et on se demande
00:16:35dans quel état d'esprit
00:16:37il peut aller à Pékin
00:16:39puisque
00:16:40les 14 et 15 mai,
00:16:42vous vous souvenez
00:16:43que ce sommet
00:16:45a déjà été reporté
00:16:47une première fois.
00:16:48C'était au début
00:16:50de la guerre
00:16:50en plein bombardement
00:16:51donc on pouvait comprendre
00:16:52qu'évidemment
00:16:53il était difficile
00:16:54pour le président américain
00:16:56de quitter
00:16:56la Maison-Blanche
00:16:57ou de quitter
00:16:58Mar-a-Lago
00:16:59et son golfe
00:17:01d'ailleurs.
00:17:01Mais là,
00:17:03cette visite-là
00:17:04n'est pas annulée
00:17:05et c'est absolument sidérant
00:17:07parce qu'on peut
00:17:08imaginer
00:17:10on imagine mal
00:17:11qu'entre ce soir
00:17:14et mercredi
00:17:15de la semaine prochaine
00:17:16Donald Trump
00:17:17arrive à un accord
00:17:19avec les Iraniens.
00:17:21Et s'il arrive là-bas
00:17:22sans accord,
00:17:22il se fait taper sur les doigts ?
00:17:24Non,
00:17:24mais il y a différents scénarios.
00:17:26Est-ce que oui ou non
00:17:27il compte sur Xi Jinping
00:17:30pour influencer
00:17:31dans le bon sens
00:17:35les Iraniens ?
00:17:36Il faut noter
00:17:37que le ministre
00:17:38des Affaires étrangères
00:17:39iranien
00:17:40a été reçu hier
00:17:41à Pékin
00:17:42par son homologue chinois
00:17:44et que la Chine
00:17:45avec cette extraordinaire
00:17:46délicatesse
00:17:47dans le phrasé
00:17:48qui caractérise
00:17:49la diplomatie chinoise
00:17:50a dit
00:17:51« Ah, la Chine
00:17:52est sur le point
00:17:54de faire un pas de plus
00:17:55pour essayer
00:17:56de parvenir à la paix ».
00:17:58La Chine
00:17:58qui évidemment
00:17:59comme tous les pays du monde
00:18:00et singulièrement
00:18:01les pays d'Asie du Sud-Est
00:18:02est quand même
00:18:03à court terme
00:18:06évidemment menacée
00:18:07dans ses approvisionnements
00:18:08mais il y a ce calendrier-là
00:18:11qui joue aussi.
00:18:12Oui, qui se rapproche
00:18:12parce que maintenant
00:18:13dans cinq jours
00:18:14c'est la Chine.
00:18:14Les deux sujets
00:18:15dont on parle ce soir
00:18:16et montrer l'importance
00:18:17que la Chine joue
00:18:18dans cette affaire
00:18:19rappelez-vous
00:18:19qu'en mars 2023
00:18:21la Chine avait été
00:18:22le pays organisateur
00:18:24d'un accord de paix
00:18:26d'une durée de dix ans
00:18:28entre l'Arabie Saoudite
00:18:29et l'Iran.
00:18:30On a entendu Donald Trump
00:18:31ces dernières heures
00:18:32dire un accord
00:18:33est très possible
00:18:34avec l'Iran
00:18:36ces dernières heures
00:18:37parce que comme vous le disiez
00:18:38Christine O'Kren
00:18:38parfois Trump varie
00:18:39mais ça c'est
00:18:41la dernière prise de position
00:18:42du président américain
00:18:43en tout cas
00:18:44sur les discussions.
00:18:45Donald Trump
00:18:45qui a également publié
00:18:46ces dernières heures
00:18:47sur son réseau social
00:18:48ce message
00:18:50sur la durée
00:18:51de la guerre
00:18:51en Iran
00:18:52où il compare
00:18:53la guerre en Iran
00:18:54avec
00:18:56voilà
00:18:56merci on a enlevé
00:18:57le bandeau en bas
00:18:58parce que sinon
00:18:58on ne voyait pas
00:18:58l'excursion en Iran
00:19:00ce sont ses mots
00:19:01six semaines
00:19:03pour les amoureux d'histoire
00:19:04on verra qu'il remonte même
00:19:05à la guerre de 1812
00:19:07la guerre entre les Anglais
00:19:08et les Américains
00:19:09qui avait duré
00:19:10nous dit-il
00:19:10j'avoue que je n'ai pas vérifié
00:19:11ça en 39 semaines
00:19:12etc.
00:19:13et guerre d'Afghanistan
00:19:15543 semaines
00:19:16quand il dit ça
00:19:166 semaines d'excursion
00:19:18en Iran
00:19:19il s'adresse à qui ?
00:19:21alors là
00:19:21c'est une démonstration
00:19:23c'est de la communication stratégique
00:19:24il parle à son électorat
00:19:26il parle à sa base
00:19:27il parle aux conservateurs déçus
00:19:29il parle aux personnes
00:19:31qui l'attendaient
00:19:32comme étant un protectionniste
00:19:33qui aurait tourné le dos
00:19:34aux années Bush
00:19:35et donc il essaye de préparer
00:19:37les élections
00:19:37de mi-mandat
00:19:38de novembre
00:19:39qui est l'échéance politique
00:19:42la plus importante
00:19:43de l'année aux Etats-Unis
00:19:44et les premiers sondages
00:19:46et les ressentirs
00:19:48disent qu'il basculerait
00:19:49ce congrès
00:19:50du côté des démocrates
00:19:51donc Trump a tout intérêt
00:19:54à se présenter
00:19:56comme un chef de guerre
00:19:57extrêmement efficient
00:19:58qui a en 6 semaines
00:20:00changé la donne
00:20:01dans la région
00:20:02mais on en est loin aujourd'hui
00:20:04nous n'avons ni guerre
00:20:07ni paix
00:20:08ni diplomatie
00:20:09puisque ces accords
00:20:11et ces discussions en cours
00:20:12en réalité
00:20:14sont aujourd'hui menés
00:20:15par coup de téléphone
00:20:17entre le Pakistan
00:20:18les américains
00:20:19les iraniens
00:20:20avec un coup de fil
00:20:21qui a été annoncé
00:20:23aujourd'hui
00:20:23entre l'Arabie saoudite
00:20:25et l'Iran
00:20:26donc vous avez
00:20:28des coups de téléphone
00:20:31mais pas de la vraie diplomatie
00:20:33à savoir
00:20:33un cadre posé
00:20:35avec plusieurs semaines
00:20:36des négociateurs
00:20:36qui se déplacent
00:20:37GD Vance
00:20:38Jared Kushner
00:20:39et Steve Witkoff
00:20:40ne sont pas en déplacement
00:20:41actuellement au Pakistan
00:20:42pour poursuivre
00:20:43ces fameuses
00:20:44conversations
00:20:45avec les iraniens
00:20:47donc nous sommes
00:20:47très loin de voir
00:20:49le début
00:20:50d'un véritable accord
00:20:51en revanche
00:20:52une forme de désescalade
00:20:53qui permet de reprendre
00:20:55un peu contrôle
00:20:55de l'économie mondiale
00:20:58et proposer
00:20:58une accalmie
00:21:00avant l'été
00:21:01mais surtout
00:21:02avant l'échéance
00:21:03de novembre
00:21:03c'est tout à fait
00:21:04le scénario
00:21:05vers lequel on est en train
00:21:06de se diriger
00:21:07un entre-deux
00:21:08je retiens ce que vous avez dit
00:21:09c'est pas la guerre
00:21:09c'est pas la paix
00:21:10c'est dans cet entre-deux
00:21:11que la France a donc
00:21:12communiqué hier
00:21:13sur l'avancée
00:21:14du porte-avions
00:21:15Charles de Gaulle
00:21:16qui a franchi hier
00:21:17le canal de Suez
00:21:19il se trouve en ce moment même
00:21:20dans les eaux de la mer Rouge
00:21:21et il va traverser
00:21:23maintenant la mer Rouge
00:21:23peut-être
00:21:24pour se rendre
00:21:25en quelques jours
00:21:26au large du détroit
00:21:27d'Hormuz
00:21:27pour participer
00:21:28à la sécurisation
00:21:30de ce détroit
00:21:31voilà les images
00:21:32Didier François
00:21:33de sa traversée
00:21:34un peu accélérée
00:21:35dans les images
00:21:35parce que c'est plus long que ça
00:21:37je précise
00:21:38pour ceux qui penseraient
00:21:38qu'un
00:21:40on va se mettre à faire
00:21:41du ski nautique
00:21:41avec le porte-avions
00:21:42oui on imagine
00:21:42quelqu'un accrocher derrière
00:21:44effectivement
00:21:45pour faire du ski nautique
00:21:46ça c'est la traversée
00:21:47du canal de Suez
00:21:47maintenant c'est donc
00:21:48la mer Rouge
00:21:49les prochaines étapes
00:21:50c'est quoi ?
00:21:52grosso modo
00:21:52s'il est avec son escorte
00:21:54tranquille
00:21:54entre 15 et 20 nœuds
00:21:56pour être
00:21:57vous voyez
00:21:58sur le détroit
00:21:58de Babel-Manded
00:21:59là où il y a
00:21:59entre Yémen et Djibouti
00:22:01il lui faut
00:22:02allez quoi
00:22:0380 heures
00:22:05en 48 heures
00:22:06il est à la moitié du chemin
00:22:07donc voilà
00:22:08il doit être
00:22:09il doit être à peu près
00:22:10il doit arriver
00:22:11au milieu
00:22:12de la mer Rouge
00:22:13à la louche
00:22:14ensuite il lui faut
00:22:15combien de temps
00:22:15le jour où la France
00:22:17décide de l'envoyer
00:22:18au large
00:22:1848 heures
00:22:19enfin une fois
00:22:20qu'il sera posé
00:22:20l'avantage d'être
00:22:22au large de Djibouti
00:22:24d'abord un
00:22:24ça permet de contrôler
00:22:25le détroit de Babel-Manded
00:22:26qui est quand même
00:22:27important pour l'Europe
00:22:27puisque c'est par là
00:22:28que passe l'essentiel
00:22:29du commerce maritime
00:22:30venant d'Asie
00:22:32c'est à côté d'un port
00:22:33où on peut faire
00:22:33du ravitaillement
00:22:34et du bricolage
00:22:37s'il y a besoin
00:22:38et c'est en fait
00:22:39à la poignée de l'éventail
00:22:39c'est à 48 heures
00:22:40de mer
00:22:41de l'entrée
00:22:43du détroit d'Hormuz
00:22:43donc c'est extrêmement
00:22:45bien placé
00:22:46et c'est sûr
00:22:47c'est être présent
00:22:49sans être engagé
00:22:50dans la question de la guerre
00:22:51puisque ça
00:22:51vous avez bien compris
00:22:52que les Français
00:22:53ne voulaient absolument pas
00:22:54qu'on puisse les associer
00:22:55en quoi que ce soit
00:22:55mais pardon
00:22:56on n'était pas obligé
00:22:57de l'envoyer
00:22:58il n'y a rien
00:22:59qui nous dictait
00:23:00d'aller
00:23:00notre engagement diplomatique
00:23:02parce que là
00:23:03pour le coup
00:23:05honnêtement
00:23:06on était
00:23:06alors vous voyez bien
00:23:07il y a eu deux phases
00:23:10à la fois on dit
00:23:11on ne fait pas partie
00:23:11de cette guerre
00:23:12on n'a pas été prévenu
00:23:13on n'a pas été consulté
00:23:14on n'y participe pas
00:23:15d'accord
00:23:16on ne fait que du défensif
00:23:17ce qui est vrai
00:23:17puisque d'ailleurs
00:23:18par ailleurs
00:23:18on a abattu des drones
00:23:19en protection
00:23:21de nos partenaires locaux
00:23:22particulièrement
00:23:23les Qataris
00:23:23et les Émiratis
00:23:25la deuxième chose
00:23:26qu'on a faite
00:23:26et qui était importante
00:23:27c'était de protéger
00:23:28Chypre
00:23:29et l'Union Européenne
00:23:30parce qu'il y a eu
00:23:31des tirs
00:23:31je le rappelle
00:23:32de drones
00:23:32par le Hezbollah
00:23:33sur un pays
00:23:34membre de l'Union Européenne
00:23:36et il a bien fallu montrer
00:23:37que la puissance française
00:23:38s'appliquait
00:23:39dans une solidarité
00:23:40européenne
00:23:41et ça
00:23:41ça a été fait
00:23:43donc il était
00:23:43en Méditerranée Oriental
00:23:44face au Liban
00:23:45Tranquilou Marlou
00:23:46à faire son truc
00:23:46voilà
00:23:47et là
00:23:48Tranquilou Marlou
00:23:49ça doit être un langage
00:23:50de Marlou
00:23:50allez-y
00:23:51allez-y
00:23:51pardon
00:23:51ensuite
00:23:52donc l'affaire
00:23:53c'est que maintenant
00:23:54qu'on sent que ça peut
00:23:55un peu bouger
00:23:56sur la question
00:23:57des négociations
00:23:57et surtout
00:23:58qu'une résolution
00:24:00a été présentée
00:24:01c'est moi
00:24:02Tranquilou Marlou
00:24:03au Conseil de sécurité
00:24:04par les Etats-Unis
00:24:05et les pays de la région
00:24:07Arabie Saoudite
00:24:09Émiratis
00:24:09Qataris
00:24:10et Bahreïn
00:24:11qui sont des partenaires
00:24:13importants pour nous
00:24:14et qui ont aussi
00:24:15participé à la réunion
00:24:16de Paris
00:24:16sur la question
00:24:17de la liberté
00:24:18de circulation maritime
00:24:18sans être dans la guerre
00:24:20il était important
00:24:21que la France
00:24:22qui est très à l'initiative
00:24:24là-dessus
00:24:24avec les Britanniques
00:24:25montre que nous
00:24:26nous étions capables
00:24:27de faire avancer
00:24:28notre porte-avions
00:24:29pour pouvoir
00:24:30agglomérer autour
00:24:31si besoin était
00:24:32s'il y avait une volonté
00:24:34diplomatique internationale
00:24:35des pays d'Asie
00:24:36des pays d'Europe
00:24:37qui sans rentrer dans la guerre
00:24:38se préparent
00:24:39à une sortie de crise
00:24:40dans le cadre
00:24:40du droit international
00:24:41et donc de peser
00:24:42sur les discussions
00:24:43à l'ONU
00:24:43pour qu'on ne se fasse pas
00:24:44imposer une solution
00:24:45qui n'est pas celle qu'on veut
00:24:46on va voir justement
00:24:47en quoi consiste précisément
00:24:50cette armada française
00:24:51qui est tout doucement
00:24:52en route vers le Golfe
00:24:53avec vous
00:24:53général Pellistrandi
00:24:55bonsoir
00:24:55on dit le Charles de Gaulle
00:24:57c'est pour faire court
00:24:58c'est pour faire vite
00:24:59mais il n'est pas seul
00:25:00il y a des bateaux
00:25:01il y a des avions
00:25:03avec lui
00:25:04évidemment
00:25:04expliquez-nous un petit peu
00:25:05comment ça fonctionne
00:25:06quand le Charles de Gaulle
00:25:07se déplace
00:25:07alors il faut bien comprendre
00:25:08que le groupe aéronaval
00:25:10d'abord il est parti
00:25:11souvenez-vous
00:25:13dans le courant du mois de mars
00:25:14depuis Brest-Toulon
00:25:16vers donc la Méditerranée orientale
00:25:18et là donc
00:25:19hier à 16h30
00:25:20on apprend qu'il franchit
00:25:22alors bien sûr
00:25:22la pièce maîtresse
00:25:23c'est le porte-avions
00:25:24Charles de Gaulle
00:25:25porte-avions à propulsion nucléaire
00:25:27ça veut dire quoi ?
00:25:28ça veut dire qu'il peut
00:25:29rester extrêmement longtemps
00:25:30à la mer
00:25:31et bien sûr
00:25:32un porte-avions
00:25:33qu'est-ce qui est important ?
00:25:34ce sont les avions
00:25:35et notamment la vingtaine
00:25:37d'avions Rafale
00:25:37avions de combat polyvalent
00:25:39ultra-moderne
00:25:40capables
00:25:41d'effectuer
00:25:42de très nombreuses missions
00:25:43surveillance
00:25:44frappe
00:25:45renseignement
00:25:46ces avions
00:25:47ils sont également accompagnés
00:25:48de cet avion radar
00:25:50on en a beaucoup parlé
00:25:51parce que
00:25:52les américains ont le même
00:25:53c'est le E2C
00:25:54ok
00:25:54voilà il a un radome
00:25:56et ce radome
00:25:57qu'est-ce que ça lui permet ?
00:25:57ça lui permet
00:25:58de voir
00:25:59en haut
00:26:00tout ce qui se passe
00:26:01donc
00:26:01acquérir
00:26:02du renseignement
00:26:03et ensuite
00:26:04on le voit là
00:26:05sur ces images
00:26:05donc c'est vraiment
00:26:06un outil extrêmement
00:26:07utile
00:26:08pour avoir une appréciation
00:26:10de situation
00:26:10ensuite
00:26:11et bien
00:26:12le porte-avions
00:26:13il n'est pas tout seul
00:26:14il y a ce groupe aéronaval
00:26:16qui est constitué
00:26:17donc
00:26:17à côté du porte-avions
00:26:19notamment
00:26:20de frégates
00:26:21on a un certain nombre
00:26:22de frégates
00:26:22des frégates
00:26:23qui sont extrêmement modernes
00:26:25des frégates
00:26:25multimissions
00:26:26voilà
00:26:27dans frégates
00:26:28multimissions
00:26:29ça veut dire
00:26:29qu'elles peuvent aussi bien
00:26:31faire
00:26:31du renseignement
00:26:33de l'interception
00:26:34de l'escorte
00:26:35de la lutte
00:26:36anti-sous-marine
00:26:37et c'est ça
00:26:38ce qui est extrêmement important
00:26:39également par exemple
00:26:40la guerre électronique
00:26:41écoutez
00:26:42pourquoi pas
00:26:43les réseaux justement
00:26:45des passes d'Aran
00:26:45donc
00:26:46du renseignement
00:26:47et ça permet
00:26:48en quelque sorte
00:26:49autour de ce groupe aéronaval
00:26:50d'agréger
00:26:51et bien
00:26:52des frégates
00:26:53qui viendraient
00:26:53d'Espagne
00:26:54d'Italie
00:26:55du Royaume-Uni
00:26:56parce que c'est vraiment
00:26:57un outil extrêmement puissant
00:26:58et puis
00:26:59on va rajouter
00:27:00à côté des frégates
00:27:01un bâtiment ravitailleur de force
00:27:03c'est hyper important
00:27:05parce que le bâtiment
00:27:06ravitailleur de force
00:27:06c'est pas qu'un simple
00:27:07pétrolier
00:27:08il transporte des munitions
00:27:10il transporte des capacités
00:27:11pour faire durer
00:27:12à la mer
00:27:13cette flotte
00:27:13et puis
00:27:14éventuellement
00:27:15mais on le verra pas
00:27:16il y a peut-être
00:27:17un sous-marin nucléaire
00:27:18d'attaque
00:27:19au fond de l'eau
00:27:20de l'océan indien
00:27:21on n'en parlera pas
00:27:22mais lui aussi
00:27:24il permet d'avoir
00:27:25du renseignement
00:27:25et ça c'est très important
00:27:27vu d'en haut
00:27:28sur la mer
00:27:29et sous la mer
00:27:30et tout ça
00:27:31ça va permettre
00:27:32à ce groupe aéronaval
00:27:33d'être une force
00:27:34extrêmement puissante
00:27:35et qui pourrait
00:27:36participer
00:27:37une fois qu'il y a
00:27:38une solution diplomatique
00:27:39à la sécurisation
00:27:40du détroit d'Hormuz
00:27:40Merci beaucoup
00:27:41Général Pellistrandi
00:27:42Général Sido
00:27:43s'en parle de renseignement
00:27:44c'est un mot
00:27:44qui est beaucoup revenu
00:27:45dans la bouche
00:27:45de Jérôme Pellistrandi
00:27:47une fois que le porte-avions
00:27:49Charles de Gaulle
00:27:49sera à quelques centaines
00:27:52de kilomètres
00:27:52du détroit d'Hormuz
00:27:53qu'est-ce qu'il va pouvoir
00:27:54exactement surveiller
00:27:55dans la région
00:27:56intercepter des communications
00:27:58des Iraniens
00:27:59en quoi ça consiste
00:27:59le renseignement ?
00:28:01Dans ce cas-là
00:28:02j'espère qu'il y a
00:28:03beaucoup de linguistes
00:28:06sur les bateaux français
00:28:08je pense qu'on a prévu ça
00:28:09depuis des dizaines d'années
00:28:10donc c'est pas un problème
00:28:11C'est vraiment à l'ancienne
00:28:12avec le cas
00:28:12parce qu'on écoute
00:28:13les conversations
00:28:13ça se passe encore comme ça
00:28:14Plus tout le reste
00:28:16plus toute l'interception
00:28:17électromagnétique
00:28:18de tout ce qui peut voler
00:28:19dans la zone
00:28:19et là on devient indépendant
00:28:21on devient complètement autonome
00:28:22je pense qu'également
00:28:23on a des satellites
00:28:24qui doivent être orientés
00:28:25sur la zone
00:28:25on l'avait déjà fait
00:28:26pour la Russie
00:28:27on avait des satellites
00:28:27indépendants des Américains
00:28:28ça aussi c'est quelque chose
00:28:29qui est très important
00:28:30donc on démontre
00:28:32une fois de plus
00:28:32notre indépendance opérationnelle
00:28:34et ça c'est quand même
00:28:35très important
00:28:36mais surtout avec cette affaire-là
00:28:38en dehors
00:28:38effectivement de l'aspect
00:28:39du renseignement
00:28:40on avait déjà
00:28:4124 rafales sur zone
00:28:42il ne faut pas oublier
00:28:43entre les Émirals
00:28:44peut-être le Comet
00:28:45on avait été très discret
00:28:46sur cette affaire-là
00:28:47on n'avait pas d'informations
00:28:48il n'y avait pas de grande communication
00:28:49mais là on a une communication visible
00:28:51donc 20 plus 24
00:28:53ça fait 44 rafales
00:28:54vous avez utilisé le terme de communication
00:28:55quelle est la part de com ?
00:28:59la France qui déploie le Charles de Gaulle
00:29:01on en parle ici
00:29:02est-ce qu'on en parle vraiment ?
00:29:03est-ce que militairement ça compte ?
00:29:04quelle est la part de
00:29:05pardon de poser la question
00:29:06à un militaire
00:29:07de chauvinisme
00:29:07et est-ce que le Charles de Gaulle
00:29:09va jouer un vrai rôle
00:29:12dans la libération d'Hormuz ?
00:29:14la libération d'Hormuz
00:29:15on n'en est pas encore là
00:29:17attention
00:29:19la dernière opération
00:29:20ça n'a pas très bien fonctionné
00:29:21mais néanmoins
00:29:22là on poursuit
00:29:24cette politique du porte-avions
00:29:26qu'on avait commencé au Liban
00:29:27on est là
00:29:27pour des missions humanitaires
00:29:29pas forcément des missions
00:29:30de guerre pure
00:29:31mais on démontre
00:29:32une présence
00:29:33concrète
00:29:34présente
00:29:35réelle dans la zone
00:29:36effectivement
00:29:37c'est lié
00:29:37avec la résolution de l'ONU
00:29:38c'est lié
00:29:39à notre rôle européen
00:29:40on marque le terrain
00:29:41avec ça
00:29:42on est les seuls
00:29:43à pouvoir marquer le terrain
00:29:44on a un argument
00:29:45si on reprend
00:29:47ce qui était marqué
00:29:47sur les canons de Louis XIV
00:29:49l'ultima radio
00:29:51ratio regis
00:29:52pour le président Macron
00:29:54c'est un atout essentiel
00:29:55il va pouvoir parler
00:29:58Christine Ocran
00:29:59je reviens juste sur ma question
00:30:00si on dézoome
00:30:01si on n'était pas français
00:30:03est-ce que le fait
00:30:04que la France envoie
00:30:05le Charles de Gaulle
00:30:06serait une grosse information
00:30:07est-ce que ça compte
00:30:08ou est-ce que
00:30:09c'est parce qu'on est français
00:30:10et un petit peu fier de l'être
00:30:12aussi qu'on en parle
00:30:12non je crois
00:30:14enfin évidemment
00:30:15on en parle
00:30:16parce que c'est
00:30:16le porte-avions
00:30:18à propulsion nucléaire
00:30:20que nos amis britanniques
00:30:21hélas
00:30:22leurs moyens
00:30:25sont dans un état
00:30:28tellement déplorable
00:30:29que lorsque
00:30:30l'Hezbollah
00:30:30a envoyé
00:30:31à bombarder Chypre
00:30:33ils ont mis 15 jours
00:30:35avant de pouvoir
00:30:36mettre à la mer
00:30:37un destroyer
00:30:38donc c'est vrai
00:30:39la France
00:30:40est la seule puissance européenne
00:30:42à avoir
00:30:42cette capacité
00:30:43de projection
00:30:44mais ce qui est intéressant
00:30:45comme toujours
00:30:46c'est la géographie
00:30:47or au débouché
00:30:49il y a le détroit
00:30:51de Babel-Mandem
00:30:52qui est évidemment
00:30:53avec les outils
00:30:54qui font aussi partie
00:30:56qui bizarrement
00:30:56sont très calmes
00:30:58depuis quelques semaines
00:30:59mais qui font partie
00:31:01de la nébuleuse
00:31:03iranienne
00:31:03et qu'on a vu à l'oeuvre
00:31:05voilà
00:31:05donc il est tout à fait important
00:31:07mais je parle évidemment
00:31:08sous votre contrôle
00:31:09que le Charles de Gaulle
00:31:11soit dans cette partie-là
00:31:13de l'océan Indien
00:31:15pour essayer de calmer
00:31:17d'éventuelles ardeurs
00:31:20des outils
00:31:21et puis il faut bien voir aussi
00:31:22que l'Arabie Saoudite
00:31:23est le seul pays pétrolier
00:31:25qui avec un pipeline
00:31:27qui traverse
00:31:28dans sa largeur
00:31:30cette partie-là
00:31:31du désert d'Arabie
00:31:32peut exporter du pétrole
00:31:34vers la Mer Rouge
00:31:35donc tout cela
00:31:36fait partie
00:31:37de missions de sécurisation
00:31:38qui sont très importantes
00:31:40pour la France bien sûr
00:31:41mais pour l'Europe
00:31:42Thierry Arnaud
00:31:43vous allez peut-être
00:31:43me trouver définitivement
00:31:44rabat-joie ce soir
00:31:45mais est-ce que c'est
00:31:46le job de la France
00:31:47d'aller assurer
00:31:48le service après-guerre
00:31:51à Hormuz
00:31:51et quelque part
00:31:52de payer un peu
00:31:53les pots cassés
00:31:54d'une guerre
00:31:54qu'on n'a absolument
00:31:54pas déclenchée ?
00:31:56Alors déjà
00:31:56je pense que
00:31:57la question
00:31:58déjà c'est sur le rabat-joie
00:31:59des transports ?
00:32:00Non on les paye déjà
00:32:01Ah oui vous avez raison
00:32:02c'est pas comme sur les paysans
00:32:05pardon je l'avais pris pour moi
00:32:06Non non non
00:32:06désolé
00:32:07ça dépend de la manière
00:32:08dont on pose la question
00:32:10si la question
00:32:11c'est de savoir
00:32:12est-ce que c'est
00:32:13dans l'intérêt
00:32:14de la France
00:32:14de garantir
00:32:16qu'une fois
00:32:16ce conflit
00:32:19terminé
00:32:19dans sa partie
00:32:20Iran
00:32:22Israël
00:32:22Etats-Unis
00:32:23de garantir
00:32:24que
00:32:25le défrat d'Hormuz
00:32:26sera de manière
00:32:27pérenne
00:32:27ouvert
00:32:28avec une sécurité
00:32:30garantie
00:32:31premier point
00:32:31et deuxième point
00:32:32qui ne soit pas du coup
00:32:33parce qu'une fois
00:32:34qu'ils auront leur accord
00:32:35les Etats-Unis vont partir
00:32:36qui ne soit pas
00:32:37entièrement dépendante
00:32:38de l'Iran
00:32:40et je pense qu'on peut répondre
00:32:41oui à cette question
00:32:42et donc
00:32:42en étant présent
00:32:44la France
00:32:45envoie un message
00:32:46qui consiste à dire
00:32:48on ne se paie pas de mots
00:32:50quand on dit
00:32:51qu'on est prêt
00:32:51à participer
00:32:52à la garantie
00:32:53d'une sécurité pérenne
00:32:55dans le détroit d'Hormuz
00:32:56on joue à le geste
00:32:57à la parole
00:32:58on a des moyens militaires
00:32:59puissants
00:32:59qu'on peut le cas échéant
00:33:01déployer
00:33:01donc on veut faire partie
00:33:02de la discussion
00:33:03qui va définir
00:33:04les règles de circulation
00:33:07dans le détroit
00:33:08dans la durée
00:33:09c'est ça à mon sens
00:33:10le sens du message
00:33:11Yasmina Sarkis
00:33:12est-ce qu'il y a aussi
00:33:12un message envoyé
00:33:13à Donald Trump
00:33:14quand la France envoie
00:33:15un porte-avions
00:33:15après avoir refusé
00:33:16de participer
00:33:17aux opérations
00:33:18jusqu'à présent
00:33:19c'est-à-dire une façon
00:33:20de dire on arrive
00:33:21mais on arrivera
00:33:22uniquement quand
00:33:23vous aurez réglé
00:33:24la situation
00:33:24quand il n'y aura plus
00:33:25de tir de drone
00:33:26ou de tir de missile
00:33:28Alors je pense
00:33:30que la présidence
00:33:31de la République
00:33:32et Alice Ruffo
00:33:33l'a expliqué
00:33:33sur votre antenne
00:33:34ce matin
00:33:35et dans une démonstration
00:33:36de puissance
00:33:37puisque nous ne pouvons
00:33:39pas parler
00:33:41de la région
00:33:42et être spectateurs
00:33:44systématiquement
00:33:44des conflits
00:33:45et des guerres
00:33:46qui s'y jouent
00:33:47donc il y a un véritable
00:33:48besoin pour la France
00:33:49et l'Europe
00:33:50de manière générale
00:33:51de montrer
00:33:51que nous nous tenons
00:33:53aux côtés
00:33:53de nos alliés
00:33:55et que nous sommes présents
00:33:56par la force
00:33:56puisqu'aujourd'hui
00:33:57la force
00:33:58est un moyen
00:34:00également
00:34:00de peser
00:34:01quelque part
00:34:02dans l'échiquier géopolitique
00:34:04mais la traduction
00:34:05si vous voulez
00:34:06de cette présence militaire
00:34:07aujourd'hui
00:34:07elle ne conduit pas
00:34:09à une participation
00:34:10à la table des négociations
00:34:11et c'est véritablement là
00:34:12que le bas blesse
00:34:13puisque
00:34:14que ce soit
00:34:15sur le Liban
00:34:15sur le détroit d'Hormuz
00:34:17ou les récents
00:34:20ou même
00:34:21les accords d'Abraham
00:34:22nous ne sommes jamais
00:34:23à la table des négociations
00:34:24et là demain
00:34:25à partir de demain
00:34:26vous avez
00:34:26deux jours de négociations
00:34:28entre les Libanais
00:34:29et les Israéliens
00:34:31par médiation américaine
00:34:32au département d'État
00:34:33à Washington
00:34:34nous sommes
00:34:35spectateurs
00:34:36par ailleurs
00:34:37notre politique
00:34:38est de soutenir
00:34:39l'État libanais
00:34:39et d'aider le Liban
00:34:40mais nous ne sommes pas
00:34:41à la table des négociations
00:34:42donc il y a un peu
00:34:43ce manque de continuité
00:34:46entre notre volonté
00:34:47d'être très présents
00:34:48sur le plan militaire
00:34:49avec une démonstration
00:34:51de force
00:34:51qui est à l'honneur
00:34:52de la France
00:34:53et en même temps
00:34:54une difficulté
00:34:55à peser
00:34:56face aux Américains
00:34:57qui veulent maintenir
00:34:58leur monopole
00:34:58sur la géopolitique
00:35:00moyen-orientale
00:35:01en particulier
00:35:03entre Arabes
00:35:04et Israéliens
00:35:05Un dernier mot
00:35:06peut-être Thierry
00:35:07avec vous
00:35:07sur ce qui se passe
00:35:08en Iran
00:35:08et sur les dernières nouvelles
00:35:11du guide suprême
00:35:13Mojtabar Abenei
00:35:14celui qu'on surnomme
00:35:15l'homme invisible
00:35:15on ne l'a toujours pas vu
00:35:16on ne l'a toujours pas entendu
00:35:17puisque la seule fois
00:35:18où il s'est exprimé
00:35:20c'était une présentatrice
00:35:21à la télé
00:35:22qui a lu son message
00:35:24aujourd'hui
00:35:24le président iranien
00:35:25j'allais dire
00:35:26nous rassure
00:35:27en tout cas
00:35:28affirme qu'il l'a rencontré
00:35:29qu'il a passé deux heures et demie
00:35:30avec lui
00:35:30il ne donne pas d'infos
00:35:31sur son état de santé
00:35:33non mais le message
00:35:34c'est
00:35:35le régime est en place
00:35:36le régime fonctionne
00:35:37le leader est là
00:35:39on ne le voit pas
00:35:40certes
00:35:41mais c'est bien lui
00:35:42qui est en commande
00:35:43c'est bien lui
00:35:44qui donne le cap
00:35:47et globalement
00:35:47les institutions
00:35:48sont intactes
00:35:49on parlait tout à l'heure
00:35:50de l'état de l'économie
00:35:52de l'état de l'arsenal
00:35:53le troisième message
00:35:54du jour
00:35:54c'est que
00:35:55institutionnellement
00:35:56le régime
00:35:57à tous les niveaux
00:35:57c'est ça le message
00:35:58que le président
00:35:59Peséchelon
00:35:59va nous faire passer
00:36:01fonctionne comme il le doit
00:36:02le guide suprême
00:36:03il est présent
00:36:04il peut rester invisible
00:36:05pendant des mois
00:36:06ou des années
00:36:06écoutez
00:36:07il n'y a pas de
00:36:08pour l'instant
00:36:08ça tient
00:36:09c'est l'imam caché
00:36:10c'est le principe même
00:36:12du schisme
00:36:12ce qui est intéressant
00:36:14c'est que
00:36:15Peséchelon
00:36:15a réussi à le voir
00:36:16parce que ça fait
00:36:173-4 jours
00:36:17qu'il faisait savoir
00:36:18nous dit qu'il a réussi
00:36:19à le voir
00:36:19c'est ce qu'il dit
00:36:20on peut supposer
00:36:22que c'est vrai
00:36:23mais on n'en a pas
00:36:24la preuve
00:36:25parce que depuis
00:36:252-3 jours
00:36:26il lui-même
00:36:27faisait savoir
00:36:27qu'on lui interdisait
00:36:29l'accès au guide
00:36:29et que c'était le fait
00:36:30du patron des gardiens
00:36:32de la révolution
00:36:32donc c'est intéressant
00:36:33cette espèce de bataille
00:36:34autour de qui voit qui
00:36:36parce que c'est
00:36:37le fond du problème
00:36:38et le nœud du problème
00:36:39sur la réponse
00:36:40à est-ce qu'on ouvre
00:36:41ou pas des négociations
00:36:42Merci beaucoup
00:36:43voilà ce que vous pouvez dire
00:36:43ce soir
00:36:44merci beaucoup
00:36:44à tous les 5
00:36:45d'être venus ce soir
00:36:45sur le plateau de 60 minutes
00:36:46on va parler maintenant
00:36:48d'une toute autre chose
00:36:49c'est l'affaire Epstein
00:36:50qui revient à la une
00:36:51aujourd'hui
00:36:52avec les toutes dernières
00:36:53révélations
00:36:54nous sommes 6 ans
00:36:55après la mort
00:36:56d'un millionnaire américain
00:36:57prédateur sexuel
00:36:58Jeffrey Epstein
00:36:59aujourd'hui une lettre
00:37:01ressurgit aux Etats-Unis
00:37:03une enquête passionnante
00:37:05lui est consacrée en France
00:37:06et BFM TV dévoile ce soir
00:37:07le témoignage de l'un de ces
00:37:10rabatteurs présumés en France
00:37:11on va en parler avec vous
00:37:12Raphaël Grabli
00:37:13bonsoir
00:37:13vous êtes grand reporter
00:37:14à BFM
00:37:16vous suivez cette affaire
00:37:16depuis le début
00:37:17tout comme Pauline Revena
00:37:18qui est à vos côtés
00:37:19c'est la chef du service
00:37:19police-justice
00:37:20bonsoir Pauline
00:37:21vous avez rencontré aujourd'hui
00:37:22Daniel Siad
00:37:23qui est je le disais
00:37:24il y a quelques instants
00:37:24soupçonné
00:37:25d'avoir été
00:37:27l'un des rabatteurs
00:37:28présumés d'Epstein
00:37:29en France
00:37:29on va l'entendre
00:37:30vous avez pu le rencontrer
00:37:32Laurent Valdiguier
00:37:33bonsoir
00:37:33journaliste d'investigation
00:37:34et consultant à BFM TV
00:37:35vous connaissez cette affaire
00:37:36parfaite pour vous aussi
00:37:37tout comme Virginie Villard
00:37:38grand reporter
00:37:39à complément d'enquête
00:37:40bonsoir
00:37:41qui a consacré un numéro
00:37:42passionnant à l'affaire Epstein
00:37:43et je sais que vous travaillez
00:37:44là-dessus depuis des mois
00:37:45et maître Nathalie Buquet
00:37:47bonsoir
00:37:47vous êtes l'avocat
00:37:47de l'association
00:37:48Innocence en danger
00:37:49qui a été la première
00:37:50en France
00:37:51à alerter la justice
00:37:52sur l'affaire Epstein
00:37:53on fera le point avec vous
00:37:54tout à l'heure
00:37:54puisque vous avez lancé
00:37:55il y a quelques semaines
00:37:56un appel à témoigner
00:37:57pour les victimes
00:37:58de Jeffrey Epstein
00:37:59on commence peut-être
00:38:00avec vous
00:38:01Raphaël Grabli
00:38:02par cette lettre
00:38:03qui a été dévoilée hier
00:38:04par la justice américaine
00:38:05lettre peut-être posthume
00:38:07de Jeffrey Epstein
00:38:08exactement
00:38:09c'est une lettre
00:38:10qui a été dévoilée
00:38:11par le New York Times
00:38:11par le ministère de la justice
00:38:13au New York Times
00:38:13qui est assez spécifique
00:38:15parce que c'est un document
00:38:15qui n'était pas
00:38:16dans les fameux documents
00:38:18publiés
00:38:19en début d'année
00:38:21c'est une lettre
00:38:22qui a été diffusée
00:38:23par un juge fédéral
00:38:24et qui avait été retrouvée
00:38:26par un co-détenu
00:38:27de Jeffrey Epstein
00:38:28lors de sa première
00:38:29tentative de suicide
00:38:30parce qu'on ne l'a pas
00:38:31forcément beaucoup dit
00:38:33mais avant sa mort
00:38:34le 10 août 2019
00:38:37il y a une première
00:38:38tentative de suicide
00:38:39c'est le 23 juillet
00:38:40et son co-détenu
00:38:43affirme avoir retrouvé
00:38:44cette lettre
00:38:45alors je vais lire
00:38:45dans les pages
00:38:46d'une bande dessinée
00:38:47pour être très précis
00:38:49dans les pages
00:38:49d'une bande dessinée
00:38:50ils ont enquêté sur moi
00:38:51donc ça c'est la lettre
00:38:52présumément
00:38:53de Jeffrey Epstein
00:38:54ils ont enquêté
00:38:55sur moi pendant des mois
00:38:56rien trouvé
00:38:57ils n'ont rien trouvé
00:38:58c'est une chance
00:38:59de pouvoir choisir
00:39:00le moment de faire
00:39:01ces adieux
00:39:01qu'est-ce que vous voulez
00:39:02que je fasse
00:39:03me mettre à pleurer
00:39:03pas drôle
00:39:04ça ne vaut pas la peine
00:39:06alors deux précisions
00:39:07importantes
00:39:08un c'est que cette lettre
00:39:09elle n'est pas authentifiée
00:39:10c'est-à-dire que le New York Times
00:39:11précise qu'ils ne peuvent pas
00:39:13affirmer avec certitude
00:39:14au même titre
00:39:15que la justice américaine
00:39:16que cette lettre a bien été écrite
00:39:18par Jeffrey Epstein
00:39:20mais on précise aussi
00:39:21que cette lettre
00:39:23elle est crédible
00:39:24pourquoi ?
00:39:24parce qu'il y a des expressions
00:39:26une façon d'écrire
00:39:28qui est utilisée
00:39:29par Jeffrey Epstein
00:39:30qu'on retrouve cette fois
00:39:31dans les milliers de mails
00:39:33qu'on a vus par ailleurs
00:39:35voilà
00:39:35donc crédible
00:39:36mais on ne peut pas
00:39:37affirmer aujourd'hui
00:39:38avec certitude
00:39:39que cette lettre
00:39:40qui entre guillemets
00:39:42confirmerait la volonté
00:39:44de Jeffrey Epstein
00:39:44de se suicider
00:39:45c'est ce que je vais vous dire
00:39:46si on parle de cette lettre
00:39:47voilà
00:39:47si on parle de cette lettre
00:39:49c'est qu'il y a toujours
00:39:49l'ombre du doute
00:39:50sur le fait que ce soit un suicide
00:39:51elle est dans un autre dossier
00:39:53cette lettre
00:39:54dans le dossier de son co-détenu
00:39:55qui était un policier véreux
00:39:56qui est en prison pour meurtre
00:39:58et le New York Times
00:40:00a obligé la justice américaine
00:40:01par une décision de justice
00:40:03d'obtenir cette lettre
00:40:04alors c'est vrai que si elle dit
00:40:06quand même
00:40:07qu'il avait l'intention
00:40:08de se suicider
00:40:08c'est quand même intéressant
00:40:10parce qu'il s'est suicidé
00:40:11et il s'est suicidé
00:40:12vous voulez dire
00:40:12la théorie qui veut
00:40:14que ce soit un suicide maquillé
00:40:15dans l'enquête
00:40:16il y a une énorme enquête
00:40:17américaine
00:40:18sur la condition de son suicide
00:40:19qui dit quand même
00:40:20que le directeur de la prison
00:40:21avait dit qu'il fallait
00:40:21le surveiller
00:40:22parce qu'il était suicidaire
00:40:23qui dit qu'il fallait
00:40:24jamais qu'il soit seul
00:40:25et qui dit qu'il fallait
00:40:26qu'il y ait des rondes
00:40:26toutes les demi-heures
00:40:27alors il n'y a jamais eu de ronde
00:40:28les caméras de viso-surveillance
00:40:29ne se marchait pas
00:40:30il était seul en détention
00:40:31et en plus
00:40:32inexplicablement
00:40:33il a eu un sur
00:40:34un sur
00:40:35un suréquipement
00:40:36de draps
00:40:38qui lui ont permis
00:40:38en fait
00:40:38je vais vous dire
00:40:39quelque chose justement
00:40:40sur Nicolas Tartaglion
00:40:42qui est justement
00:40:43le policier
00:40:44le policier
00:40:45d'une brutalité folle
00:40:47condamné à perpétuité
00:40:49pour un quadriple meurtre
00:40:50et en fait
00:40:51et comme vous disiez
00:40:52il y a eu un incident
00:40:53trois semaines avant
00:40:54le décès de Jeffrey Epstein
00:40:56où un matin
00:40:57Jeffrey Epstein
00:40:58est retrouvé inconscient
00:40:59dans sa cellule
00:41:00lui va dire
00:41:01c'est Tartaglion
00:41:02qui a essayé
00:41:03de m'étrangler cette nuit
00:41:04et Tartaglion va dire
00:41:05non non pas du tout
00:41:07quelques jours plus tard
00:41:08Jeffrey Epstein dira
00:41:09je ne me souviens plus trop
00:41:10ce qui s'est passé
00:41:11il aurait dû être
00:41:12évidemment sous surveillance
00:41:13et à partir de ce moment là
00:41:15Jeffrey Epstein
00:41:16va être seul
00:41:16dans sa cellule
00:41:17et il va se passer
00:41:18ce qui va se passer
00:41:19c'est à dire qu'un matin
00:41:20il va être retrouvé mort
00:41:21avec un drap autour du cou
00:41:22oui parce qu'il est changé
00:41:23de cellule
00:41:24à la suite
00:41:25de cet incident
00:41:26dans une division
00:41:27de la prison
00:41:28une cellule
00:41:30spécifiquement dédiée
00:41:30aux détenus
00:41:32suicidaires
00:41:33donc il est vraiment
00:41:33changé de cellule
00:41:34à ce moment là
00:41:35il y a un doute
00:41:35sur le fait
00:41:36qu'il s'est suicidé ?
00:41:37il n'y a rien qui va
00:41:38dans ces heures
00:41:40dans cette nuit
00:41:41où il se suicide
00:41:41il ne doit pas être tout seul
00:41:43il doit y avoir des caméras
00:41:44il y a malheureusement
00:41:44les caméras sont en panne
00:41:46donc dans le rapport d'enquête
00:41:47il n'y a qu'une somme
00:41:48de négligence
00:41:50et cette somme de négligence
00:41:51c'est le fait
00:41:51que ce suicide
00:41:53a été possible
00:41:54et il y a aussi
00:41:55des questions
00:41:55sur l'autopsie
00:41:56et il y a des questions
00:41:57sur l'autopsie
00:41:57parce que c'est vrai
00:41:58que son frère
00:41:59a fait faire
00:41:59une autopsie privée
00:42:01c'est ça ?
00:42:02tout à fait
00:42:02il a fait appel
00:42:03à un médecin légiste
00:42:04indépendant
00:42:04qui dit
00:42:05vous savez
00:42:05dans le cou
00:42:06il y a des os
00:42:09spéciaux
00:42:10que les médecins légistes
00:42:11vont voir en priorité
00:42:12dans les cas
00:42:12de strangulation
00:42:13et qui sont brisés
00:42:16si vous avez été étranglé
00:42:17et là c'est pas le cas
00:42:18et là d'après l'autopsie
00:42:19le docteur Baden
00:42:20dit ce que j'ai vu
00:42:20moi
00:42:21ça ressemble plus
00:42:22à des fractures
00:42:23causées par
00:42:23des strangulations
00:42:25qu'une pendaison
00:42:27donc lui
00:42:27il dit
00:42:28c'était plus
00:42:33un assassinat
00:42:34qu'un suicide
00:42:35avec une précision
00:42:37importante
00:42:37c'est que
00:42:37le médecin légiste
00:42:39qui fait
00:42:41l'autopsie
00:42:42officielle
00:42:44conclut
00:42:44un suicide
00:42:45et que
00:42:46le médecin légiste
00:42:47mandaté par la famille
00:42:48lui est dans la pièce
00:42:50mais ne pratique pas
00:42:51l'autopsie
00:42:52et effectivement
00:42:52il y a tout un débat
00:42:54sur ces fameux os
00:42:55dans le cou
00:42:56pour savoir si
00:42:57parce qu'en fait
00:42:57il faut quand même rappeler
00:42:58comment il se suicide
00:43:00Jeffrey Epstein
00:43:00c'est-à-dire qu'il ne se pend pas
00:43:01au plafond
00:43:02il se pend en fait
00:43:04à une barre
00:43:05de son lit
00:43:06à genoux
00:43:07et donc en fait
00:43:07il faut théoriquement
00:43:09de la force
00:43:09pour s'auto-briser la nuque
00:43:11quelque part
00:43:12et là il y a tout un débat
00:43:13pour savoir
00:43:14si est-ce que les os
00:43:15de Jeffrey Epstein
00:43:15sont suffisamment
00:43:16entre guillemets
00:43:18robustes
00:43:19pour ne pas se suicider
00:43:20tout seul
00:43:20ou pour se briser
00:43:21et après voilà
00:43:22il y a tout un bas
00:43:23sur est-ce qu'à son âge
00:43:24il aurait pu se briser
00:43:25les os seul
00:43:26donc il y a
00:43:27il y a un débat là-dessus
00:43:28voilà
00:43:28c'est pas
00:43:29c'est pas définitivement
00:43:30non on a beaucoup parlé
00:43:31non on a beaucoup parlé
00:43:31de complotisme
00:43:32dans cette affaire
00:43:33il n'y a pas de complotisme
00:43:35là-dedans
00:43:35il y a la place au doute
00:43:36il y a clairement
00:43:37de la place au doute
00:43:38évidemment
00:43:38ça c'est pour la fin de vie
00:43:40de Jeffrey Epstein
00:43:41le magazine Society
00:43:43dévoile aujourd'hui
00:43:43une très très longue enquête
00:43:45d'une trentaine de pages
00:43:46sur on va dire
00:43:48le volet français
00:43:49de l'affaire Epstein
00:43:50plutôt le volet américain
00:43:51le volet français
00:43:51visiblement
00:43:52c'est la deuxième partie
00:43:52qui arrive dans le monde
00:43:53je reprends ma phrase
00:43:54en tout cas
00:43:54confirme en tout cas
00:43:56ce qu'on a beaucoup dit
00:43:57sur ce plateau
00:43:57qu'on va faire à éclater
00:43:58notamment grâce à vous
00:44:00c'est à dire que
00:44:00Jeffrey Epstein aimait la France
00:44:02qu'il y passait beaucoup de temps
00:44:04qu'il y avait son appartement
00:44:05à Paris
00:44:06800 mètres carrés
00:44:07avenue Foch
00:44:09et Society révèle en tout cas
00:44:11Raphaël
00:44:12le témoignage
00:44:12du fameux majordome
00:44:15qui ouvrait la porte
00:44:16et qui a dû voir
00:44:17un petit peu
00:44:17qu'il rentrait
00:44:18et qu'il sortait
00:44:18de cet appartement
00:44:19effectivement
00:44:20ce majordome
00:44:21qui s'occupait
00:44:22de l'appartement
00:44:23de Jeffrey Epstein
00:44:23pendant des années
00:44:25qui témoigne
00:44:26alors qui témoigne
00:44:27évidemment du fait
00:44:28d'avoir vu
00:44:28beaucoup
00:44:29beaucoup de femmes
00:44:31alors de filles
00:44:32plus ou moins jeunes
00:44:33après la question
00:44:34c'est est-ce qu'elles étaient
00:44:35toutes majeures ou pas
00:44:36c'est aussi la grande question
00:44:36qui était tenue aussi
00:44:38à l'écart
00:44:38par Jeffrey Epstein
00:44:39qui n'avait pas le droit
00:44:39de rentrer
00:44:40dans la pièce
00:44:41qui dit quand même
00:44:42quelque chose d'intéressant
00:44:44et on a beaucoup
00:44:45évoqué un réseau
00:44:47de
00:44:48soit de pédocriminalité
00:44:49soit de
00:44:50de viol
00:44:52Jeffrey Epstein
00:44:53semblait
00:44:54selon ce qu'explique
00:44:55le majordome
00:44:55d'ailleurs
00:44:56comme s'il s'était passé
00:44:57aux Etats-Unis
00:44:59conserver
00:44:59si on peut utiliser
00:45:00ce mot
00:45:00les victimes
00:45:01ils ne partageaient
00:45:03pas ces victimes
00:45:04ils ne partageaient
00:45:04pas ces victimes
00:45:05c'est comme ça
00:45:06c'est clairement
00:45:08ce qui ressort
00:45:09il y a un élément
00:45:10qui pour le coup
00:45:10est plutôt nouveau
00:45:11c'est Harvey Weinstein
00:45:12qu'on connaît
00:45:13malheureusement aussi
00:45:14pour des agressions
00:45:15sexuelles
00:45:15le producteur américain
00:45:16qui se trouve
00:45:17être à un moment
00:45:17chez Jeffrey Epstein
00:45:20qui se fait masser
00:45:22dans la salle de massage
00:45:24de Jeffrey Epstein
00:45:25par l'une des victimes
00:45:26de Jeffrey Epstein
00:45:27et à un moment donné
00:45:28Harvey Weinstein
00:45:29cherche à agresser
00:45:30la victime
00:45:31de Jeffrey Epstein
00:45:31et Jeffrey Epstein
00:45:32sort Harvey Weinstein
00:45:34de chez lui
00:45:35le Médor
00:45:35et il ne mettra plus
00:45:36un pied chez lui
00:45:37et en fait
00:45:37c'est vrai
00:45:38que ça donne aussi
00:45:39l'impression
00:45:40alors je ne sais pas
00:45:40s'il faut utiliser
00:45:41le terme
00:45:42loup solitaire
00:45:43parce que c'est peut-être
00:45:43déjà ce n'est pas le cas
00:45:44rien qu'avec Guylaine Maxwell
00:45:45violeur solitaire
00:45:45mais en tout cas
00:45:47un homme
00:45:48qui semblait
00:45:49mettre
00:45:49une certaine
00:45:51comment dire
00:45:52où il n'y avait pas forcément
00:45:53de porosité
00:45:54très importante
00:45:54entre
00:45:57ces activités mondaines
00:45:58on a vu
00:45:59beaucoup de noms
00:45:59et
00:46:01ces activités
00:46:02d'agresseurs sexuels
00:46:04de violeurs
00:46:04ou de pédocryptes
00:46:05vous avez lu cette enquête
00:46:06Nathalie Buquet ?
00:46:07j'étais en train
00:46:08de commencer
00:46:08à la lire
00:46:09quand on vous a appelé
00:46:10quand on m'a appelé
00:46:11vous en étiez à quelle page ?
00:46:12au tout début
00:46:13bon je suis désolé
00:46:14j'ai quand même beaucoup
00:46:15j'entends tout ce que vous dites
00:46:16et c'est vrai que
00:46:17ce qui moi m'interpelle
00:46:18c'est qu'on a eu quand même
00:46:20des témoignages
00:46:20et qui ne sont pas
00:46:21tout à fait concordants
00:46:22avec ce que les uns
00:46:23et les autres disent
00:46:26notamment sur le fait
00:46:27de partager ces victimes
00:46:28alors
00:46:28de ce qu'on sait
00:46:31il n'y a pas eu
00:46:31de viol en réunion
00:46:32il n'y a pas eu
00:46:33d'agression sexuelle
00:46:33en réunion
00:46:34mais en tout cas
00:46:34ce qu'on sait
00:46:35c'est qu'à un moment donné
00:46:37ces victimes se retrouvent
00:46:38à plusieurs
00:46:39dans des soirées
00:46:40donc on ne se retrouve pas
00:46:41sur des scènes
00:46:42avec des co-auteurs
00:46:43au même moment
00:46:44mais pour autant
00:46:44on est quand même
00:46:45dans un moment
00:46:46où l'idée
00:46:47c'est quand même
00:46:48de se rencontrer
00:46:49et ensuite
00:46:49que chacun parte
00:46:51de son côté
00:46:51on n'est quand même
00:46:52pas non plus
00:46:52c'est pour ça
00:46:54que j'ai un peu réagi
00:46:55sur l'histoire
00:46:55du loup solitaire
00:46:57ça ne veut pas dire
00:46:58ça ne veut pas dire
00:46:58qu'il n'y avait pas
00:46:58un système
00:46:59des rabateurs
00:47:00et puis c'est surtout
00:47:01que souvent
00:47:02les victimes
00:47:02se retrouvaient
00:47:03au préalable
00:47:04au cours de soirées
00:47:06et qu'ensuite
00:47:06effectivement
00:47:07on avait ces scènes
00:47:08qui se déroulaient
00:47:11du coup
00:47:12dans un huis clos
00:47:12mais pour autant
00:47:13on avait avant
00:47:14des soirées mondaines
00:47:16où les unes
00:47:17et les autres
00:47:17se côtoyaient
00:47:18et ensuite
00:47:18étaient emmenées
00:47:19par Epstein
00:47:19Oui effectivement
00:47:20il ne prêtait pas
00:47:21entre guillemets
00:47:22ses victimes
00:47:22une fois qu'il avait
00:47:23sélectionné
00:47:24ses victimes
00:47:25en revanche
00:47:26effectivement
00:47:27il y a un vrai réseau
00:47:28et là c'est très clair
00:47:28il y a des dîners
00:47:29qui sont organisés
00:47:30avec des rabatteurs
00:47:31qui placent
00:47:32à des dîners
00:47:33des jeunes femmes
00:47:34en général
00:47:34des jeunes mannequins
00:47:36qui viennent parfois
00:47:37des pays de l'Est
00:47:39et des hommes
00:47:40plus âgés
00:47:41et là effectivement
00:47:41il y a un vrai réseau
00:47:43d'hommes
00:47:43avec des jeunes femmes
00:47:44Et rappelons juste aussi
00:47:45que Virginia Djouffray
00:47:46est l'une des principales victimes
00:47:47dans l'affaire Epstein
00:47:48qui s'est suicidée
00:47:50avait justement
00:47:50été l'une des premières femmes
00:47:52à raconter
00:47:52que Djouffray Epstein
00:47:54l'avait présentée
00:47:55au prince Andrew
00:47:56qu'elle avait été agressée
00:47:57et à d'autres hommes
00:47:58qu'elle n'a jamais nommés
00:47:59donc effectivement
00:47:59restons prudents là-dessus
00:48:01En fait les deux sont vrais
00:48:02c'est-à-dire qu'il y a
00:48:03à la fois Society
00:48:04qui fait le réseau
00:48:07Epstein
00:48:08et ses femmes à lui
00:48:09parce qu'il a un chef-tel
00:48:11à lui
00:48:11c'est ça qui est terrible
00:48:13Society l'appelle Inès
00:48:15on l'avait appelé Malika
00:48:16en février dernier
00:48:18il a des esclaves sexuels
00:48:20pour lui
00:48:21qui ne partagent pas
00:48:22en France
00:48:23aux Etats-Unis
00:48:24ça c'est son volet à lui
00:48:25et puis Epstein
00:48:26il est aussi dans une vie
00:48:27plus urbaine
00:48:28notamment avec Brunel
00:48:30le français
00:48:30où là
00:48:31c'est des hommes en groupe
00:48:33dans les plaintes de Brunel
00:48:35il y a une jeune fille
00:48:36qui se souvient
00:48:36qui était
00:48:37pour le coup
00:48:38l'esclave sexuel de Brunel
00:48:39qui se souvient
00:48:40avoir répondu
00:48:41à une maman
00:48:42à une américaine
00:48:43parce que 14 jeunes mineurs
00:48:45venaient de Los Angeles
00:48:47et atterrissaient à Paris
00:48:48et la maman
00:48:49l'américaine
00:48:49elle voulait savoir
00:48:50si sa fille était bien arrivée
00:48:51et Brunel lui dit
00:48:52occupe-t-en de la maman
00:48:54et elle a répondu
00:48:55à la maman
00:48:55que la fille était bien arrivée
00:48:56avec les 14 autres
00:48:58et elle ajoute
00:48:59aux policiers
00:48:59qui l'interrogent en 2022
00:49:01aux policiers français
00:49:01qui lui disent
00:49:02mais ce soir-là
00:49:03il y avait 14 hommes
00:49:05avec Brunel
00:49:06dont Epstein
00:49:08il y avait de la cocaïne
00:49:10sur la table
00:49:10et Brunel a expliqué
00:49:12à ces 14 jeunes américaines
00:49:13qui débarquaient à Paris
00:49:14vous allez coucher
00:49:15avec l'un de ceux-là
00:49:16et en fonction
00:49:17vous ferez la couverture
00:49:18de tel ou tel magazine
00:49:20donc en réalité
00:49:21oui il y avait le volet tout seul
00:49:23mais oui il y avait
00:49:23un espèce de volet
00:49:25complètement collègue
00:49:26Brunel
00:49:27c'était ça aussi
00:49:27il y a un autre nom
00:49:29dans cette affaire
00:49:30dans la galaxie Epstein
00:49:31en France
00:49:32Pauline Revenas
00:49:33c'est Daniel Siad
00:49:34c'est un nom dont on a parlé
00:49:35quand l'affaire a éclaté
00:49:37en France
00:49:37soupçonné
00:49:38d'avoir été
00:49:39l'un des rabatteurs
00:49:40sexuels
00:49:41de Jeffrey Epstein
00:49:42vous l'avez rencontré
00:49:43aujourd'hui
00:49:45cet homme
00:49:45il vit en France
00:49:46il vit en France
00:49:47il vit en France
00:49:48qu'est-ce qu'il dit ?
00:49:49il veut en tout cas
00:49:50paraître serein
00:49:51parce qu'il n'a jamais
00:49:52été entendu par la justice
00:49:54Virginie l'avait retrouvé
00:49:55avant nous
00:49:56et il avait répondu
00:49:57à des questions
00:49:58et là il veut prendre le temps
00:50:00d'expliquer
00:50:00qu'il n'est pas rabatteur présumé
00:50:02qu'il n'a jamais violé
00:50:03personne de sa vie
00:50:04qu'il ne connaît pas
00:50:06Eh bien Carlson
00:50:06qui est la première suédoise
00:50:08qui l'accuse de viol
00:50:09en France
00:50:09à l'été 90
00:50:11dans un local de piscine
00:50:12dans le sud de la France
00:50:13donc plus vous lui donnez
00:50:14de détails
00:50:15moins il connaît
00:50:16il ne connaît pas
00:50:17dit-il
00:50:17Eh bien Carlson
00:50:18il ne connaît pas
00:50:19les quatre autres femmes
00:50:20qui l'accusent
00:50:21et donc je me suis permis
00:50:22de joindre l'avocate
00:50:24de ces cinq plaignantes
00:50:25qui explique
00:50:26qu'elle se réjouit
00:50:27évidemment que
00:50:28Danielle Siad
00:50:29aujourd'hui
00:50:29se tienne à la disposition
00:50:31de la justice
00:50:31parce que qu'est-ce qu'il dit ?
00:50:32Il dit moi je suis prêt
00:50:32à être confronté
00:50:33à ces cinq femmes
00:50:34mais l'avocate des parties civiles
00:50:36enfin pas des parties civiles
00:50:37des plaignantes pour l'instant
00:50:38elle dit que
00:50:39si Danielle Siad
00:50:40nie aujourd'hui
00:50:41connaître l'une de ses clientes
00:50:42ce qui est intéressant
00:50:43c'est que ce sont plusieurs femmes
00:50:44qui ne se connaissent pas
00:50:45qui ont dénoncé
00:50:46des faits similaires
00:50:47et qu'il appartient désormais
00:50:48au parquet
00:50:49de décider ce qu'il faut faire
00:50:50ce qui est assez dingue
00:50:51c'est que Danielle Siad
00:50:52certes il ne se cache pas
00:50:53mais il n'a toujours pas été entendu
00:50:55on écoute ce que dit Danielle Siad
00:50:56aujourd'hui
00:50:57et je vous demanderai
00:50:58si vous voulez bien
00:50:58de réagir juste après
00:51:00Je n'ai jamais violé
00:51:01quelqu'un de ma vie
00:51:02ça déjà
00:51:03pour dire
00:51:04ça c'est
00:51:05voilà
00:51:05c'est tout ce que je peux vous dire
00:51:07Violé ou agressé sexuellement ?
00:51:09Jamais de la vie
00:51:09de ma vie
00:51:10vraiment
00:51:10je dis
00:51:11ce n'est pas seulement
00:51:12ça
00:51:13j'ai une éducation
00:51:14vous pouvez vous imaginer
00:51:15d'un jour à l'autre
00:51:16comme ça
00:51:17avec tout ce que j'ai fait
00:51:18le travail que j'ai fait
00:51:19pendant des années
00:51:20on me traite
00:51:22de rabatteur
00:51:24je suis plutôt une personne spirituelle
00:51:25pour les gens qui me connaissent
00:51:27je suis vraiment
00:51:27quelqu'un de très spirituel
00:51:29j'ai même peur
00:51:31de faire mal
00:51:32à une moustique
00:51:34tellement que je suis
00:51:34tellement de
00:51:35non je ne suis pas
00:51:38j'étais mariée
00:51:40et je n'ai jamais sorti
00:51:42avec un mannequin
00:51:43de ma vie
00:51:44Nathalie Buquet
00:51:44quand vous entendez ses propos
00:51:46heureusement qu'on est
00:51:47sur un sujet grave
00:51:48parce que sinon
00:51:48j'ai envie de rire
00:51:49tellement je trouve ça ridicule
00:51:50je trouve ça cynique
00:51:52je
00:51:55il est présumé innocent
00:51:56donc c'est compliqué
00:51:57pour moi
00:51:57de vous donner
00:51:58de plus d'éléments
00:51:59pour autant
00:52:00ce que je ne comprends pas
00:52:00c'est qu'il est parfaitement
00:52:01identifié par effectivement
00:52:03certaines femmes
00:52:04des plaintes ont été déposées
00:52:05depuis plusieurs semaines
00:52:07on était au même endroit
00:52:08il y a deux mois
00:52:10on attendait
00:52:11moi tous les jours
00:52:11j'attendais qu'on me dise
00:52:12que monsieur Siyad
00:52:13était placé en garde à vue
00:52:14pour au moins être entendu
00:52:15je ne préjuge pas
00:52:17de ce qui va se passer
00:52:18ça va arriver un jour
00:52:19j'espère mais sincèrement
00:52:21je ne comprends
00:52:22c'est une incompréhension totale
00:52:24moi j'ai posé la question
00:52:25on m'a répondu
00:52:26en général
00:52:27c'est classique
00:52:27la justice amasse
00:52:29des témoignages
00:52:30et ensuite
00:52:31ils vont l'interroger
00:52:32mais je suis comme vous
00:52:33je me pose la question
00:52:34pourquoi ça peut être
00:52:34il doit y avoir
00:52:35beaucoup de témoignages
00:52:36beaucoup de personnes à entendre
00:52:37alors ce qui était intéressant
00:52:38c'est qu'il parle justement
00:52:39de l'avenue Foch
00:52:39dont on parlait
00:52:40il explique
00:52:41donc il a déjà essayé
00:52:42de m'expliquer
00:52:42en quoi consistait son métier
00:52:43de scout
00:52:44que nous on ne connait pas
00:52:44chasseur de mannequins
00:52:45et il explique
00:52:46qu'il met en relation
00:52:47moyenne en rémunération
00:52:48bien sûr
00:52:48donc on a parlé des montants
00:52:49il met en relation
00:52:50des jeunes filles
00:52:51avec Jeffrey Epstein
00:52:52et que le 22 Avenue Foch
00:52:53oui oui en fait
00:52:54il y est allé
00:52:54mais pour des rendez-vous
00:52:56uniquement professionnels
00:52:58écoutez ça dure
00:52:5910 à 15 minutes
00:52:59il arrive avec les mannequins
00:53:01mais attention
00:53:01il repart avec les mannequins aussi
00:53:05mes relations
00:53:06avec monsieur Epstein
00:53:08étaient strictement professionnelles
00:53:10quand il venait à Paris
00:53:11quelquefois
00:53:12j'organisais des castings
00:53:14justement
00:53:14pour Victoria's Secret
00:53:16donc combien de jeunes femmes
00:53:17vous lui avez présenté
00:53:18un ordre d'idée
00:53:2010
00:53:2120
00:53:22100
00:53:23300
00:53:23je pense que pas plus
00:53:25d'une dizaine
00:53:27d'une quinze
00:53:28de 10 à 15aine
00:53:29de mannequins
00:53:31de françaises
00:53:31et des étrangères
00:53:33donc ce qui s'est passé
00:53:33dans l'appartement
00:53:34et ce qui est décrit
00:53:35par certaines jeunes femmes
00:53:36oui
00:53:36agression sexuelle
00:53:38viol
00:53:39vous n'avez pas vu
00:53:40jamais
00:53:40jamais
00:53:41il n'était
00:53:42jamais
00:53:42jamais
00:53:43ça s'est passé quelque chose
00:53:44avec moi
00:53:45en ma présence
00:53:46je vais avec le mannequin
00:53:48je sors avec le mannequin
00:53:51il sera confronté
00:53:53avec
00:53:53on l'appelle Malika
00:53:54c'est un nom d'emprunt
00:53:56pour la protéger
00:53:56elle a été donc
00:53:58l'esclave sexuelle
00:53:59d'Epstein
00:53:59pendant au moins deux ans
00:54:01il dit qu'il l'a recrutée
00:54:02comme l'assistante d'Epstein
00:54:03elle dit que c'est lui
00:54:05qui l'a recrutée
00:54:05elle était en train
00:54:06de distribuer
00:54:07des parfums
00:54:08pour le bon
00:54:09de l'Alma
00:54:10il l'a recrutée
00:54:11il lui a dit
00:54:11qu'il avait
00:54:12qu'il avait
00:54:13un ami richissime
00:54:15elle, elle voulait faire
00:54:16des études de finance
00:54:18un ami américain
00:54:20qui pourrait l'embaucher
00:54:20comme assistante
00:54:21et puis elle s'est retrouvée
00:54:22dans les filets
00:54:23d'Epstein
00:54:24elle a raconté tout ça
00:54:25aux policiers
00:54:27très émue
00:54:29la lecture de ces auditions
00:54:31c'est toujours bouleversant
00:54:32parce que les policiers
00:54:32notent qu'elle s'arrête
00:54:33pour pleurer
00:54:34donc c'est un choc
00:54:36même des années après
00:54:37mais surtout
00:54:38elle raconte
00:54:38que Daniel Sade
00:54:40qui a vu Pauline
00:54:41tout à l'heure
00:54:42savait parfaitement
00:54:43dans quelle griffe
00:54:45il envoyait
00:54:46les jeunes femmes
00:54:48à tel point
00:54:49que dit-elle
00:54:50après c'est paroles
00:54:51contre paroles
00:54:52il faudra l'expliquer
00:54:53c'est pour ça
00:54:53que le travail
00:54:53de la police
00:54:54est long
00:54:54mais dit-elle
00:54:56il lui a aussi
00:54:57demandé
00:54:58notamment à Marrakech
00:54:59au Maroc
00:55:00de recruter
00:55:01des jeunes
00:55:02des jeunes femmes
00:55:03des jeunes marocaines
00:55:04pour devenir
00:55:05elles aussi
00:55:06esclaves
00:55:07sexuelles
00:55:08d'Epstein
00:55:09comme Sfletana
00:55:10la collaboratrice
00:55:13très proche
00:55:14qui a travaillé
00:55:15à Avenue Foch
00:55:16et qui d'après Malika
00:55:17a été elle aussi
00:55:18recrutée
00:55:19elle aussi
00:55:20à des fins sexuelles
00:55:21par le Daniel Sade
00:55:23donc ça fait
00:55:24beaucoup de monde
00:55:26vous lui avez demandé
00:55:28s'il s'attend
00:55:29à Daniel Sade
00:55:30s'il s'attend
00:55:31à être convoqué
00:55:31il attend que ça
00:55:33il le demande
00:55:34ils ont fait un courrier
00:55:35au parquet
00:55:35le parquet a reçu
00:55:36le courrier
00:55:37et il attend
00:55:38d'être convoqué
00:55:39sous quel régime
00:55:39on le verra
00:55:40dans les prochains jours
00:55:41ce qui va être
00:55:41parfaitement intéressant
00:55:42aussi c'est que
00:55:43ce qui ressort
00:55:43de certains témoignages
00:55:44c'est que Daniel Sade
00:55:45aurait fourni des jeunes femmes
00:55:46à Jeffrey Epstein
00:55:47et à d'autres
00:55:48mais pas seulement
00:55:48je lui ai posé la question
00:55:49je lui ai posé la question
00:55:51cet après-midi
00:55:52et évidemment
00:55:52on va l'écouter Pauline
00:55:53si vous voulez bien
00:55:54Daniel Sade
00:55:56j'attends que ça
00:55:57je suis là
00:55:58je ne me cache pas
00:55:58j'ai jamais
00:56:00voilà
00:56:01je suis
00:56:02j'attends
00:56:02confronter
00:56:03la justice française
00:56:05au contraire
00:56:06vous êtes prêts
00:56:07à rencontrer
00:56:07ces jeunes femmes
00:56:08qui vous accusent
00:56:09d'être confronté
00:56:09à ces cinq femmes
00:56:10absolument
00:56:11c'est tout à fait normal
00:56:13je suis là
00:56:14pour ça
00:56:14à 100%
00:56:15j'ai jamais
00:56:16et j'ai aucune raison
00:56:18je gagne bien ma vie
00:56:19avec toutes ces agences
00:56:20de mannequins
00:56:20pourquoi je vais rentrer
00:56:22dans un réseau
00:56:25qui n'a rien à faire
00:56:26avec ça
00:56:27non
00:56:28c'est pas mon genre
00:56:29de travail
00:56:31j'ai une très bonne réputation
00:56:33et je suis très fier de ça
00:56:34j'ai une très bonne réputation
00:56:35maître
00:56:36je suis prêt à rencontrer
00:56:37celle qui m'accuse
00:56:38dit Daniel Sade
00:56:40est-ce que la réciproque
00:56:41est vraie ?
00:56:42alors je ne suis pas
00:56:43l'avocate des partis civils
00:56:44mais d'après ce que je comprends
00:56:45sur les éléments
00:56:47qu'a communiquée Pauline
00:56:48c'est que
00:56:50maître Lejeune
00:56:50qui est l'avocate
00:56:51de ces partis civils
00:56:52voilà
00:56:53elle n'a pas l'air
00:56:54elle est prête
00:56:55à ce que ses clientes
00:56:55acceptent a priori
00:56:56une confrontation
00:56:57c'est ce qu'elle a l'air de dire
00:56:58en tout cas dans le message
00:56:59alors on verra sous quelle forme
00:57:02oui bien sûr
00:57:03ça se fera dans le cadre
00:57:04mais en même temps
00:57:05j'ai envie de vous dire
00:57:07à l'antenne
00:57:07que voulez-vous
00:57:08qui tienne d'autre
00:57:08comme discours
00:57:09monsieur Sade
00:57:10que celui qui tient aujourd'hui
00:57:11il ne va évidemment pas dire
00:57:12à l'antenne
00:57:12qu'il est coupable
00:57:13d'avoir commis
00:57:14des affections
00:57:15de nature sexuelle
00:57:16ça me paraît
00:57:18Raphaël
00:57:18il y a autre chose
00:57:18dans l'enquête de Society
00:57:19aujourd'hui
00:57:21qui rappelle qu'en 2019
00:57:22il y avait eu un appel
00:57:23à témoignages en France
00:57:24qui avait été lancé
00:57:25et qu'il y a eu
00:57:25pas mal de témoignages
00:57:26à l'époque
00:57:27oui effectivement
00:57:28on parle justement
00:57:29parfois de la lenteur
00:57:30de la justice
00:57:31il y a eu un appel à témoignages
00:57:33alors c'est
00:57:33au moment à peu près
00:57:35de la perquisition
00:57:35après le suicide
00:57:36de Jeffrey Epstein
00:57:37c'est un appel à témoignages
00:57:38qui a d'ailleurs été diffusé
00:57:40partout
00:57:40sur les réseaux sociaux
00:57:41il est toujours en ligne
00:57:44effectivement
00:57:45dans le papier de Society
00:57:46on apprend qu'il y a eu
00:57:46des dizaines
00:57:48des dizaines de témoignages
00:57:49qui sont arrivés
00:57:50qui sont arrivés
00:57:51sur le bureau
00:57:51du procureur de la République
00:57:52alors il parle de témoignages
00:57:53qui viennent de France
00:57:54des Pays-Bas
00:57:54mais aussi de l'étranger
00:57:56avec notamment
00:57:57des témoignages
00:57:58qui font état
00:57:59de viols commis
00:57:59en France
00:58:00et où ils en sont
00:58:02je vais peut-être d'ailleurs
00:58:02me tourner vers des avis
00:58:03plus autorisés que les miens
00:58:04mais c'est vrai qu'a priori
00:58:06on n'a pas l'impression
00:58:07que ça a beaucoup avancé
00:58:09c'est ce qui manque
00:58:09depuis le début
00:58:11puisque dans les neuf plaintes
00:58:12dans l'affaire Brunel
00:58:13la première
00:58:13elle est de 1975
00:58:16donc c'est vrai
00:58:17qu'il y a une telle échelle
00:58:18de temps
00:58:191975
00:58:20c'est une femme
00:58:21qui a déjà témoigné
00:58:22alors c'est évidemment
00:58:23prescrit
00:58:23mais ces neuf plaintes
00:58:25elles étaient prescrites
00:58:26elles racontent
00:58:28un mode opératoire
00:58:30qui a duré
00:58:30pendant 40 ans
00:58:31et avec ces neuf plaintes
00:58:33les policiers
00:58:34ont besoin
00:58:34d'en avoir davantage
00:58:35c'est pour ça
00:58:36que depuis 2023
00:58:37et encore récemment
00:58:38avec la procureure de Paris
00:58:39ils appellent
00:58:41à témoins
00:58:41à témoigner
00:58:42y compris pour des affaires
00:58:44prescrites
00:58:44et Innocence en danger
00:58:45l'a fait aussi
00:58:47récemment
00:58:47relancer un appel
00:58:48à témoins
00:58:48on a nous lancé
00:58:49un appel à témoins
00:58:50parce que
00:58:51des témoignages
00:58:52que nous pouvions avoir
00:58:53en direct
00:58:53ou par des intermédiaires
00:58:54ce qui revenait très souvent
00:58:56c'était la peur
00:58:56de parler
00:58:58parce que
00:58:58pas de volonté
00:58:59d'être exposé
00:59:00pas de volonté
00:59:01d'avoir son récit
00:59:02dans un article de presse
00:59:04même si la plupart
00:59:05saluent le travail
00:59:06qui est fait
00:59:07par les journalistes
00:59:07en disant
00:59:08voilà
00:59:08on a besoin des journalistes
00:59:09parce qu'aujourd'hui
00:59:10cette affaire
00:59:10si elle vit
00:59:12c'est aussi
00:59:13grâce au travail
00:59:14des journalistes
00:59:14mais pour une victime
00:59:15c'est extrêmement compliqué
00:59:16d'avoir son agression
00:59:17évidemment
00:59:17et on a des témoignages
00:59:19on a des témoignages
00:59:20mais vous savez
00:59:20dans ce type d'affaires
00:59:21c'est extrêmement compliqué
00:59:22d'aller au bout du processus
00:59:23parce que
00:59:24depuis deux mois et demi
00:59:25ces victimes
00:59:26elles entendent
00:59:28qu'on a ouvert
00:59:29trois enquêtes 4
00:59:29qu'est-ce que sont devenus
00:59:30ces enquêtes 4 ?
00:59:31et bien en fait
00:59:31on n'a absolument
00:59:32aucune information
00:59:33on n'a aucun retour du parquet
00:59:35nous-mêmes
00:59:36les avocats
00:59:37d'Innocence en danger
00:59:37on est cinq avocats
00:59:38particulièrement mobilisés
00:59:40on ne connaît toujours pas
00:59:41le nom des soi-disant
00:59:43magistrats référents
00:59:44c'est vrai qu'on peut imaginer
00:59:45que dans un dossier
00:59:46comme celui-ci
00:59:46avec l'implication
00:59:47qu'il peut y avoir
00:59:48de la part de cinq avocats
00:59:49et de plein d'autres personnes
00:59:50c'était d'ailleurs
00:59:52la procureure de Paris
00:59:54qui avait évoqué
00:59:55le fait de travailler
00:59:56avec des sources ouvertes
00:59:57moi très sincèrement
00:59:58je pensais que dans ce dossier
00:59:59on aurait peut-être
01:00:00quelque chose d'inédit
01:00:01à savoir d'avoir
01:00:01une réunion
01:00:02pour
01:00:03alors on ne peut pas
01:00:04mettre en commun
01:00:04les informations
01:00:05en tout cas nous
01:00:06en tant que l'équipe d'avocats
01:00:06parce qu'on est tenu
01:00:07par le secret professionnel
01:00:08pour autant on est quand même
01:00:09pardon je voudrais juste le dire
01:00:11destinataire
01:00:12d'un certain nombre de choses
01:00:13on travaille aussi
01:00:14avec les Etats-Unis
01:00:14on a des choses
01:00:15à pouvoir dire
01:00:16et je trouve ça fou
01:00:17que dans un dossier comme ça
01:00:18où tout le monde sait
01:00:19qu'on a un problème
01:00:19de ressources
01:00:20et de moyens humains
01:00:21pour y travailler
01:00:22on n'est pas une concertation
01:00:24pour avancer
01:00:24le message est passé
01:00:25le message je crois est passé
01:00:27merci beaucoup
01:00:27à tous les cinq détenus
01:00:28ce soir sur ce plateau
01:00:29vous avez rendez-vous
01:00:29avec le forum
01:00:31BFM TV ce soir
01:00:32c'est avec vous
01:00:33Maxime Switek
01:00:34comme chaque jeudi
01:00:35BFM vous donne la parole
01:00:36on va parler de la guerre
01:00:37avec vous ce soir
01:00:38avec les français
01:00:39qui seront à vos côtés
01:00:40bien sûr
01:00:41de la guerre et ses conséquences
01:00:42oui absolument
01:00:43on va reparler du pouvoir d'achat
01:00:44Marc ce soir
01:00:45et regardez
01:00:45on a déjà fait les courses
01:00:46on va vous révéler tout à l'heure
01:00:47le menu 100% inflation
01:00:49le menu qui fait chauffer
01:00:50la carte bleue
01:00:51parce que certains prix en rayon
01:00:52ont recommencé à grimper
01:00:54à cause de la guerre
01:00:55et pour d'autres raisons aussi
01:00:56mais parfois
01:00:57ça chauffe effectivement en rayon
01:00:58on va reparler du carburant
01:01:00bien sûr
01:01:01on veut vous entendre
01:01:02on vous donne la parole
01:01:03ce soir sur BFM TV
01:01:04sur votre pouvoir d'achat
01:01:06c'est à partir de 21h
01:01:08en direct
01:01:08ici sur BFM
01:01:15c'était votre...
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