- il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:01Générique
00:00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes.
00:00:13A-t-il reculé pour mieux frapper ?
00:00:15En tout cas, Donald Trump justifie aujourd'hui sa décision de ne pas attaquer l'Iran ce mardi.
00:00:20Mais cela pourrait être précistible d'ici deux ou trois jours.
00:00:23On verra aussi que l'OTAN, et c'est peut-être un tournant, envisage désormais d'envoyer ses moyens militaires
00:00:29pour débloquer Hormuz.
00:00:31C'est un article de la presse américaine bien informé qui l'affirme ce soir.
00:00:35On va en parler dans un instant avec le général Paloméros, ancien commandant allié de l'OTAN.
00:00:39Ça tombe bien.
00:00:40L'autre versant de ce conflit, c'est votre porte-monnaie, le porte-monnaie des Français.
00:00:43On sera avec celui qui défend le pouvoir d'achat des Français, la lutte contre la vie chère depuis des
00:00:48années.
00:00:49C'est Michel-Édouard Leclerc.
00:00:50Les Français sont-ils en train de passer en mode crise quand ils font leurs courses ?
00:00:54À quand la calmie ? À la pompe ?
00:00:55Et puis surtout, qui sont ceux qui font du fric avec la guerre ?
00:00:59Comme il les appelle, on lui posera toutes ces questions dans une petite demi-heure maintenant.
00:01:03D'abord, les images du jour, l'événement de 60 minutes.
00:01:05Images signés Raphaël Redon et Simon Terassier.
00:01:10Revirement de dernière minute de Donald Trump.
00:01:12Il annonce avoir annulé à la dernière minute ses frappes prévues aujourd'hui à la demande des pays du Golfe.
00:01:23Faux, selon le Wall Street Journal, les dirigeants de ces états n'étaient même pas au courant.
00:01:28Aucune source confirme ce que Donald Trump dit, au contraire.
00:01:31Ce qui compte, c'est une partie de son message qui montre que les frappes restent imminentes.
00:01:37Et en face, on a l'Iran qui parle d'ouvrir de nouveaux fronts.
00:01:46La tête de Donald Trump, mais aussi de Benyamin Netanyahou sont mises à prix à la télévision nationale.
00:01:52Ces nouveaux fronts, c'est aussi la possibilité d'attentats d'erroristes ou de nouvelles tentatives d'assassinat contre Donald
00:01:58Trump notamment.
00:01:59Et avec nous ce soir, le général Paloméros. Bonsoir.
00:02:02Bonsoir.
00:02:03Général, on a beaucoup de questions à vous poser sur, effectivement, les dernières déclarations de l'OTAN et ces révélations
00:02:09de la presse américaine.
00:02:10Vous êtes ancien commandant allié de l'OTAN, ancien chef d'état-major également de l'armée de l'air.
00:02:15Nicolas Poincaré, elle a lieu aussi. Bonsoir Nicolas.
00:02:16Nicolas Poincaré, rédacteur en chef de l'INROUGE, Philippe Carsanti. Bonsoir.
00:02:19Bonsoir.
00:02:20Porte-parole du comité Trump-France. Trump s'est-il dégonflé ?
00:02:23On posera la question dans quelques instants après cette nouvelle volte-face, puisqu'il affirme qu'il a renoncé in
00:02:30extremis à frapper l'Iran.
00:02:32À la demande, dit-il, des pays du Golfe qui ne sont pas tout à fait sur la même ligne.
00:02:36D'abord, cette question et cette information de dernière minute.
00:02:38Donc ce soir, l'OTAN va-t-elle voler au secours de Donald Trump et libérer le détroit d'Hormuz
00:02:44?
00:02:44C'est ce qu'écrit ce soir l'agence américaine Bloomberg, qui est extrêmement bien informée depuis le début de
00:02:50cette guerre,
00:02:50qui donne même d'ailleurs un calendrier, ce serait pour le mois de juillet, si les Iraniens ne libèrent pas
00:02:55ce détroit.
00:02:56Et c'est ce que laisse entendre également le chef des armées de l'OTAN en Europe.
00:03:00Écoutez bien.
00:03:02Dans le détroit d'Hormuz, l'Iran a attaqué des navires marchands, perturbé les flux énergétiques et a entravé la
00:03:07liberté de navigation.
00:03:09En réponse, la Belgique, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni envoient actuellement des navires dans la
00:03:15région.
00:03:16Nous sommes donc tous d'accord pour dire qu'il est dans notre intérêt de garantir la liberté de navigation
00:03:20dans les eaux internationales et les alliés se mobilisent.
00:03:24L'OTAN pour libérer Hormuz, général.
00:03:26Alors, il faut remettre un peu les choses en place.
00:03:30Le général Grinkiewicz est patron des forces américaines en Europe.
00:03:37Il a une première casquette ou une deuxième casquette commande.
00:03:39Et il est également commandeur de l'OTAN, commandeur suprême de l'OTAN, pour les opérations.
00:03:47Quelles opérations ? Pour les plans et les opérations.
00:03:50Commandeur opérationnel.
00:03:51En fonction des directives du Conseil de l'Atlantique Nord.
00:03:54Alors, c'est quoi le Conseil de l'Atlantique Nord ?
00:03:56C'est tout simplement les 32 pays de l'OTAN, puisqu'il y en a 32 maintenant,
00:04:00qui se réunissent et qui doivent décider, en particulier pour intervenir en dehors des zones de responsabilité de l'OTAN,
00:04:08qui sont évidemment les zones classiques et non pas du côté du Détroit d'Hormuz,
00:04:13donc autoriser l'OTAN à sortir en quelque sorte de sa zone de responsabilité,
00:04:18out of area, comme on dit en anglais, et d'aller intervenir.
00:04:21Donc, il prend ses rêves pour une réalité ?
00:04:25Non, mais il met un vrai sujet sur la table et il dit comment on va faire ?
00:04:30D'abord, Primo, il sent bien la pression, et nous aussi, combien de fois on l'a dit autour de
00:04:35cette table,
00:04:36la pression qui pèse sur nos épaules, sur les épaules de tous les acteurs de cette guerre,
00:04:43pour libérer Hormuz.
00:04:45Hormuz, j'étais un des premiers à dire, vous vous en souvenez, que Hormuz, c'était une bataille,
00:04:50c'était un élément central de la guerre contre l'Iran.
00:04:55Mais est-ce que c'est à l'OTAN de la mener, cette bataille ?
00:04:58Est-ce que vous imaginez les forces de l'OTAN mener une opération contre l'Iran ?
00:05:02Là, pour le coup, ce serait face à face.
00:05:04Si la peine n'est pas signée, c'est bien ce que précise Bloomberg.
00:05:07C'est une question qui se pose d'une manière beaucoup plus générale, avant de savoir qui va le faire.
00:05:14Est-ce que les pays principaux, qu'ils appartiennent à l'Union Européenne, à l'OTAN,
00:05:19ou qu'ils s'expriment en leur nom propre,
00:05:22sont prêts à aller faire la guerre à l'Iran pour libérer le détroit d'Hormuz ?
00:05:26C'est ça, la vraie question qui est posée.
00:05:29En gros, c'est la guerre que mène aujourd'hui Donald Trump,
00:05:33sauf que le détroit d'Hormuz n'avait pas été, et on peut le regretter,
00:05:37identifié comme une cible stratégique au départ.
00:05:40Mais peu importe, maintenant, on voit très bien que ça fait partie complètement de ce théâtre d'opération.
00:05:46Personne n'a vraiment la clé pour le faire, parce que c'est compliqué.
00:05:50Et on peut penser que soit il y aura effectivement une négociation,
00:05:54mais si négociations il y a, l'Iran tirera quelque chose.
00:05:59On est parti d'une situation où le détroit d'Hormuz était un détroit libre,
00:06:05en vertu du droit international,
00:06:07et il y avait eu quelques escarmouches, si vous voulez, par le passé.
00:06:11Mais n'empêche que ce n'était pas un problème.
00:06:12Ça l'est devenu, bon, la guerre a entraîné ses conséquences.
00:06:17On pouvait s'y attendre, des conséquences dans le détroit d'Hormuz,
00:06:20des conséquences sur les pays arabes.
00:06:21Mais on ne peut pas, et c'est ça le fond de ma pensée,
00:06:24on ne peut pas extirper, si vous voulez, le détroit d'Hormuz,
00:06:27pour dire on va le traiter avec des forces européennes.
00:06:30Nous, on est parti, on s'est prépositionné aussi,
00:06:33notre groupe à l'Urnaval, on s'est prépositionné pour intervenir.
00:06:36Mais d'un autre côté, pour l'instant en tout cas, ça peut changer.
00:06:41Pour l'instant, on n'a pas décidé vraiment d'intervenir,
00:06:44peut-être parce qu'il n'est pas encore temps,
00:06:46on n'a pas encore ressenti vraiment les effets de tout ça,
00:06:48mais ce qu'on peut prédire sans se tromper, c'est que les effets vont être exponentiels.
00:06:53Ça ne va pas monter comme ça graduellement, ça va être exponentiel.
00:06:58Et je rappelle, vous l'avez dit, la position de la France,
00:07:00c'est de dire que le Charles de Gaulle s'approche de la région,
00:07:02pas trop près, sans doute derrière les forces américaines qui font le blocus,
00:07:06et on interviendra quand les armes se seront tuées uniquement.
00:07:09Peut-être le dernier point sur ce sujet, mais il est central,
00:07:11c'est que, je me répète, depuis le début,
00:07:15le détroit d'Hormuz fait partie de la guerre contre l'Iran.
00:07:19On ne peut pas tirer le détroit d'Hormuz, l'exclure,
00:07:23comme s'il faisait partie d'un droit différent, c'est l'ensemble.
00:07:27Et les Iraniens l'ont bien compris.
00:07:28Maya Kadra, vous venez nous rejoindre.
00:07:30Bonsoir, enseignante, journaliste, spécialiste du Moyen-Orient.
00:07:33On évoquait ce soir ces articles de la presse américaine
00:07:35qui laissent entendre que l'OTAN se prépare à une intervention militaire à Hormuz
00:07:40d'ici deux mois, si les Iraniens ne libèrent pas le détroit.
00:07:43Est-ce que ça vous semble possible ?
00:07:44Et est-ce que ce serait un tournant ?
00:07:46En tout cas, c'est plausible,
00:07:47parce qu'il y a déjà une mission similaire au niveau de la mer Rouge.
00:07:50C'est la mission Aspides,
00:07:52et une autre mission, c'est Prosperity Guardians,
00:07:56menée par les Américains et les Britanniques.
00:07:58On va très bien.
00:07:59Pardon, Aspides est européenne.
00:08:01Aspides est européenne, oui, évidemment.
00:08:03Il y a la France, il y a d'autres pays européens qui y participent.
00:08:06Et très logiquement, pour sécuriser ce passage,
00:08:10il faudrait un jour former une certaine forme de coalition.
00:08:14On a très bien vu dernièrement que même l'Italie,
00:08:17elle a exprimé sa disposition, sa préparation,
00:08:22pour participer à cette mission.
00:08:24Il y a l'Australie qui enverrait un avion de surveillance.
00:08:27Ça, c'est les informations de la semaine dernière,
00:08:29quand le Charles de Gaulle est arrivé en mer d'Arabie.
00:08:31L'Italie qui veut envoyer deux chasseurs de mines,
00:08:33la Grande-Bretagne des drones de surveillance.
00:08:35La France, donc, évidemment, on a notre porte-avions Charles de Gaulle.
00:08:39Et les hélicoptères Tigre aussi pour sécuriser ce passage.
00:08:42Donc, on voit très bien qu'il y a, que dans les coulisses,
00:08:45il y a des choses qui convergent dans ce sens.
00:08:49Après, ils ont donné un horizon un peu temporel de deux mois.
00:08:53Début juillet.
00:08:54Début juillet.
00:08:56En espérant peut-être que les armes, comme vous l'avez dit, Marc,
00:09:00se taisent d'ici là.
00:09:02Mais rien n'est garanti.
00:09:03Parce qu'au niveau des négociations, ça patine encore.
00:09:06Et les Iraniens sont bien conscients que c'est leur seule carte de pression sur les Américains.
00:09:12Je suis d'accord avec ce que vous dites.
00:09:14Sauf qu'il y a quand même, ce n'est pas une imprécision, vous m'excuserez le terme,
00:09:17mais il y a un fait, c'est que tous ces gens-là, vous avez parlé des Australiens, des Français,
00:09:22c'est vrai.
00:09:22D'ailleurs, on a aussi des avions qui volent à partir des Émirats pour protéger les Émirats.
00:09:28Mais ils ne sont pas, ces pays-là, qui appartiennent à l'OTAN, qui appartiennent à l'UE,
00:09:32qui s'appartiennent à eux-mêmes, si je puis dire, ne sont pas prêts à faire la guerre.
00:09:36En tout cas, on est bien d'accord.
00:09:37Ça, on est bien d'accord que c'est sans être obéligérant.
00:09:41C'est une mission défensive uniquement.
00:09:43C'est pour ça que ça ressemble un petit peu à un coup de bluff des Américains.
00:09:46Parce qu'on sait bien que Donald Trump voudrait que l'OTAN intervienne.
00:09:49Mais les grands pays européens, c'est quand même la France, la Grande-Bretagne,
00:09:53l'Allemagne, l'Allemagne, l'Allemagne, l'Allemagne, l'Allemagne.
00:09:54Aïba, tous les grands pays européens disent qu'on n'interviendra qu'après un accord.
00:09:59Donc, on a un général américain qui dit, peut-être qu'on interviendra début juillet,
00:10:02mais la position de tous les grands membres européens de l'OTAN reste la même.
00:10:05On écoutera évidemment les grandes voix de l'OTAN dans les jours qui viennent,
00:10:09pour savoir s'il y a une mise au point ou pas.
00:10:10Le général Grinkiewicz, il fait son boulot.
00:10:14Il fait un peu de lobby.
00:10:15Non, on lui demande de préparer des choses.
00:10:17Il y a son chef américain qui lui demande d'être prêt, avec ses forces européennes,
00:10:21mais il y a aussi l'OTAN qui lui dit, écoutez, on ne peut pas être surpris
00:10:24donc ce n'est pas anormal qu'il prépare.
00:10:26Ce n'est pas lui qui va prendre la décision d'engager ou non une guerre dans les Trois-Dormous
00:10:30avec les forces de l'OTAN.
00:10:31Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
00:10:32Il y a aussi beaucoup de questions ce soir sur la reculade de Donald Trump
00:10:36qui nous dit aujourd'hui, j'avais prévu de frapper l'Iran ce jour, ce mardi,
00:10:42mais j'ai changé d'avis après avoir reçu des coups de fil des monarchies du Golfe.
00:10:47Il s'en est expliqué cet après-midi depuis la Maison-Blanche.
00:10:49Écoutez, le président américain.
00:10:52Il savait que je me préparais à attaquer.
00:10:56Je ne l'aurais pas dit, je ne le dis jamais à personne.
00:10:59Mais il savait que nous étions tout proches d'une attaque.
00:11:02Je dirais que j'étais à une heure de prendre ma décision pour attaquer aujourd'hui.
00:11:07Et donc en ce moment même, nous ne serions probablement pas en train de parler d'une super salle de
00:11:11balle.
00:11:11Nous aurions parlé de l'attaque.
00:11:13Donc, c'est moi qui ai tranché et ils m'ont appelé disant qu'ils avaient eu vent de ma
00:11:17décision de leur donner quelques jours supplémentaires.
00:11:20Nous pensons qu'ils ont été raisonnables.
00:11:25J'étais à une heure de frapper l'Iran, dit Donald Trump, devant les travaux de la salle de balle
00:11:31de la Maison-Blanche.
00:11:32Nargis Hadji, vous nous avez rejoint.
00:11:34Bonsoir.
00:11:35Les changements de pieds de Donald Trump depuis le début de la guerre, on ne les compte plus.
00:11:38Oui, en plus de celui-ci, trois exemples à vous.
00:11:40Vous êtes le tout premier, nous sommes le 22 mars et Donald Trump lance cet ultimatum à Téhéran.
00:11:47Si vous ne rouvrez pas le détroit d'Hormuz, les Etats-Unis anérentiront les centrales en commençant par la plus
00:11:53grande.
00:11:53Ils laissent 48 heures.
00:11:55Deux jours plus tard, eh bien, pas de frappe et le délai est prolongé.
00:11:58Même mécanique, le 4 avril, Téhéran a quelques jours pour, je cite, conclure un accord ou rouvrir le détroit d
00:12:04'Hormuz.
00:12:05Sinon, les enfers vont se déchaîner.
00:12:08Le lendemain, la menace est une fois encore repoussée.
00:12:11Mais l'avertissement ultime a lieu trois jours plus tard.
00:12:15Sur son réseau social, le président américain utilise ces mots très forts.
00:12:19Il dit qu'une civilisation entière va mourir ce soir.
00:12:22Quelques heures plus tard, revirement, le cessez-le-feu provisoire est accepté.
00:12:26Trump qui menace et qui recule, il a même gagné un surnom chez ses opposants.
00:12:30Taco pour Trump always chickens out.
00:12:33Autrement dit, Trump se dégonfle toujours.
00:12:36Expression popularisée par un éditorialiste du Financial Times, c'était il y a un an.
00:12:40Il dénonce les volte-faces répétées du président américain.
00:12:43Et depuis, le hashtag Taco Trump circule massivement sur les réseaux sociaux.
00:12:46Merci beaucoup. Il s'est dégonflé, une fois de plus, Donald Trump.
00:12:51Alors, je dirais d'abord que Donald Trump est le seul président américain courageux
00:12:55qui a eu le courage d'affronter le diable iranien.
00:13:00Ce n'est pas tout à fait ma question.
00:13:01Mais oui, mais moi...
00:13:02Mais c'est votre réponse.
00:13:04Mais ce n'est pas ma question.
00:13:05Je ne suis pas Georges Marchais, mais je vais répondre à votre question.
00:13:07On a les références.
00:13:09Mais je veux dire simplement une chose.
00:13:11Aujourd'hui, il faut quand même voir le monde dont on parle.
00:13:14On parlait tout à l'heure d'Hormuz, de l'OTAN, etc.
00:13:17On fait de la com.
00:13:18Tout le monde fait de la com.
00:13:19Les Iraniens font leurs petits clips.
00:13:21L'OTAN fait sa communication.
00:13:23Et Trump fait sa communication,
00:13:25qui est aussi une communication de déstabilisation de l'adversaire.
00:13:28Mais vous ne pensez pas qu'à la fin, finalement, plus personne ne le croit ?
00:13:31Mais peu importe.
00:13:32Y compris peut-être les Iraniens.
00:13:33Mais peu importe.
00:13:33Moi, ce qui compte, c'est ce qu'il fait.
00:13:34Et ce que je vois, c'est que c'est le seul face au diable iranien.
00:13:38Et je voudrais juste, parce que, en fait, j'ai fait une liste,
00:13:40et je me suis dit, c'est dingue.
00:13:42L'Iran, c'est quoi ?
00:13:42C'est vraiment une épée de Damoclès sur le monde entier.
00:13:45C'est une nuisance.
00:13:46Alors, c'est du terrorisme international.
00:13:48C'est donc frapper les pays du Golfe, comme ils l'ont fait,
00:13:52frapper Israël.
00:13:53Ils sont même allés jusqu'à Diego Garcia,
00:13:55donc on peut imaginer qu'ils peuvent même frapper l'Europe.
00:13:57C'est donc leurs trois armées délocalisées,
00:14:00qu'on appelle les proxys,
00:14:01que je considère que c'est des vraies armées,
00:14:02le Hamas, le Hezbollah et les Houthis.
00:14:04C'est aussi le balistique qui dévaste des villes.
00:14:07Moi, j'étais à Tel Aviv, il y a encore quelques mois,
00:14:09j'ai vu des quartiers vraiment dévastés.
00:14:11Et le nucléaire, naturellement.
00:14:13Ils veulent aussi frapper, comme ils l'ont fait hier,
00:14:17proche d'une centrale nucléaire aux Émirats.
00:14:20Ce sont des drones qui ne partaient pas d'Iran,
00:14:21qui partaient a priori des proxys iraniens en Irak.
00:14:25Hormuz, alors ils disent, voilà, Hormuz, maintenant,
00:14:27tous les détroits dans le monde,
00:14:29et les détroits de Gibraltar, bientôt le Maroc et l'Espagne vont se l'approprier.
00:14:31Nous, on va pouvoir s'approprier la manche.
00:14:33Ils veulent aussi taxer les câbles.
00:14:35Et enfin, ils pendent les homosexuels,
00:14:37et ils lapident les femmes qui ne portent pas de voile.
00:14:39Et ils tuent 40 000 personnes chez eux.
00:14:41Donc, en fait, je vous fais la photo de ce que c'est que l'Iran aujourd'hui.
00:14:44À un moment donné, il va falloir comprendre une chose.
00:14:46Nous n'en sortirons pas tant que nous ne changerons pas de régime.
00:14:48C'est le seul objectif que nous avons.
00:14:51Alors, je vous dis une chose, Trump ne peut pas le dire,
00:14:53beaucoup de gens ne peuvent pas le dire,
00:14:54et les pays du Golfe...
00:14:55Ce que vous dites, c'est finalement, c'est revirement, c'est pas grave.
00:14:57Non, non, c'est pas grave.
00:14:58Ce qui compte, c'est que de toute façon, on va frapper.
00:15:00Je vous le dis, voilà, aujourd'hui, je vous le dis devant le général,
00:15:03on va frapper et on changera de régime,
00:15:05parce que c'est la seule solution.
00:15:06Et si on garde ce régime-là, le monde va à la catastrophe.
00:15:09Juste, pardon, juste lapider les femmes adultères,
00:15:12donc on a...
00:15:13Non, je n'ai pas des femmes qui portent pas le voile.
00:15:14J'ai dit adultères ?
00:15:15Non, mais vous avez dit lapider.
00:15:17Oui, ben, lapider, il pend.
00:15:19Alors, excusez-moi, il les pend, il les tue.
00:15:20Peu importe que c'est juste, je ne pouvais pas laisser passer...
00:15:22Le mot lapider, ce qu'il y a, donc, il les tue, ok.
00:15:25Il les tue dans les commissariats, comme on a pu voir.
00:15:28Dégonflé ou pas, Donald Trump ?
00:15:29Non, il a eu le courage, voire la témérité, d'y aller.
00:15:33Ça, je souscris assez bien à votre liste,
00:15:37mais la conclusion de tout ça,
00:15:40c'est qu'on ne peut pas faire la guerre à moitié.
00:15:42En 1991, une guerre a été lancée contre Saddam Hussein,
00:15:47qui avait attaqué le Koweït.
00:15:49En perspective, c'est beaucoup moins grave
00:15:51que ce qu'on a aujourd'hui.
00:15:52Le Koweït n'allait pas devenir...
00:15:54L'Irak n'allait pas devenir une puissance...
00:15:56Il n'y avait pas cette vocation.
00:15:58Enfin, peu importe.
00:15:59Comparaison n'est pas raison.
00:16:00N'empêche qu'à l'époque,
00:16:02on a eu ce qu'on peut qualifier de courage,
00:16:05de se dire, ben oui, c'est vrai,
00:16:07il y a toute cette liste-là.
00:16:08Est-ce qu'on peut laisser le monde dans cet état-là ?
00:16:10Donc, la vraie conclusion, c'est que,
00:16:12soit on part en guerre,
00:16:15et à ce moment-là,
00:16:18on accepte la perspective d'une guerre
00:16:19qui n'est pas qu'une guerre aérienne,
00:16:21parce qu'une guerre aérienne ne suffira pas,
00:16:22et c'est l'aviateur qui le dit,
00:16:24mais c'est nécessaire et c'est indispensable.
00:16:27Mais c'est une guerre beaucoup plus large,
00:16:30une vraie guerre,
00:16:30c'est-à-dire avec des forces terrestres,
00:16:32c'est une coalition.
00:16:33Soit une coalition de pays
00:16:35qui le souhaitent,
00:16:36pas forcément sous l'égide de l'OTAN,
00:16:38décide, oui, maintenant,
00:16:40il est temps de dire stop,
00:16:42et on y va,
00:16:43comme on l'a fait en 1991,
00:16:44tous ensemble,
00:16:45où soit on va continuer,
00:16:47et je ne pense pas que les frappes aériennes,
00:16:49alors les frappes aériennes,
00:16:50qu'est-ce qu'elles peuvent produire ?
00:16:51Elles vont affaiblir l'Iran,
00:16:53mais elles vont aussi entraîner,
00:16:55de la part de l'Iran,
00:16:58des retours et des frappes
00:17:00sur les pays du Golfe,
00:17:01et c'est pour ça que les pays du Golfe...
00:17:02Je vais vous parler dans un instant,
00:17:03parce que les menaces iraniennes du jour,
00:17:05c'est si les frappes reprennent,
00:17:07nous attaquerons désormais
00:17:09les champs de pétrole,
00:17:10les puits de pétrole du Golfe.
00:17:11Je voudrais d'abord qu'on réécoute ce que dit,
00:17:13qu'on écoute plutôt ce que dit
00:17:14Donald Trump ce soir,
00:17:15après avoir annoncé qu'il renonçait finalement à attaquer,
00:17:18il prévient que ça pourrait reprendre
00:17:19quasiment à tout instant.
00:17:23Ça pourrait arriver dans deux ou trois jours,
00:17:26peut-être vendredi, samedi, dimanche,
00:17:28ou peut-être en début de semaine prochaine,
00:17:31mais ça sera très limité dans le temps.
00:17:33Nous ne pouvons pas les laisser avoir
00:17:34la bombe nucléaire.
00:17:36S'ils l'avaient obtenue,
00:17:37ils auraient détruit Israël très rapidement.
00:17:42Ils en veulent aussi à l'Arabie saoudite,
00:17:44au Koweït, aux Émirats arabes unis, au Qatar.
00:17:48Je pense qu'ils s'en prendraient
00:17:50à tout le Moyen-Orient.
00:17:54Voilà, les frappes pourraient reprendre
00:17:56d'ici la fin de la semaine.
00:17:57Est-ce qu'il est possible qu'il ait reculé
00:17:58pour mieux frapper,
00:18:00pour frapper finalement dans deux jours ?
00:18:02C'est une des hypothèses,
00:18:04mais il faut revenir un peu
00:18:05à la nature de Donald Trump.
00:18:08Ce n'est pas un homme de guerre,
00:18:09ce n'est pas un homme qui aime
00:18:10les guerres prolongées.
00:18:11Il aime un peu les coups éclairs
00:18:13comme l'enlèvement par exemple
00:18:14de Maduro au Venezuela,
00:18:16à l'élimination de Qasem Soleimani,
00:18:20qui était le chef de la force Al-Khot
00:18:23durant son premier mandat.
00:18:25Et là, il est face à une guerre
00:18:26qui se prolonge,
00:18:27à une guerre où il n'est pas le seul acteur,
00:18:29où il a des alliés
00:18:30qui sont dans une situation dangereuse
00:18:32et compromise.
00:18:33Ce sont les pays du Golfe,
00:18:35où il a un autre allié, Israël,
00:18:38qui a plus d'inquiétudes existentielles
00:18:41à l'égard du programme nucléaire iranien.
00:18:44Donc, ce n'est pas le seul acteur,
00:18:46Donald Trump.
00:18:47Et vu qu'il n'est pas le seul
00:18:48dans ce concert des nations
00:18:50qui sont menacées par l'Iran,
00:18:52il a un devoir,
00:18:54il a une responsabilité,
00:18:55c'est de respecter les intérêts de tous.
00:18:56Or, on a très bien vu
00:18:57qu'il torpille presque
00:18:59les intérêts de tous.
00:19:01Premièrement, les pays du Golfe,
00:19:03quand il a parlé de cet appel
00:19:04passé avec MBZ,
00:19:06le président des Émirats,
00:19:08MBS, Ben Salman,
00:19:10le prince héritier
00:19:11et le prince qatarien,
00:19:13il a un peu humilié
00:19:14ces pays arabes
00:19:17en les montrant comme des froussards
00:19:19qui ont peur des représailles iraniennes.
00:19:24Deuxièmement, concernant les Israéliens,
00:19:28on voit très bien qu'il y a
00:19:29certaines divergences.
00:19:30Les Israéliens, ils sont plus
00:19:31avec le coup de massue,
00:19:32avec la reprise des frappes,
00:19:35surtout des frappes
00:19:36sur des structures énergétiques.
00:19:37On l'a déjà vu
00:19:38dans les premiers jours
00:19:39de cette guerre,
00:19:40les frappes sur les réservoirs
00:19:41de pétrole.
00:19:42Et aujourd'hui, on a,
00:19:43je ne dirais pas
00:19:44deux visions divergentes,
00:19:45mais deux visions
00:19:45qui commencent un peu
00:19:49stratégiquement
00:19:49à ne pas s'entendre.
00:19:51Justement, vous parlez du pétrole.
00:19:52Maya Cadran,
00:19:53on va retrouver Célia Vallet
00:19:54qui est l'envoyée spéciale
00:19:54de BFM TV au Qatar
00:19:56avec Chloé Berthaud.
00:19:57L'armée iranienne dit aujourd'hui
00:19:59nous ouvrirons de nouveaux fronts
00:20:01si les Américains
00:20:02nous frappent à nouveau.
00:20:03Et parmi ces nouveaux fronts,
00:20:04ces nouveaux objectifs,
00:20:05Célia, il y a désormais
00:20:06les puits de pétrole
00:20:07de toute la région.
00:20:10Oui, absolument.
00:20:11Il y a les puits de pétrole
00:20:12qui sont visés.
00:20:13C'est ce qu'a affirmé l'Iran
00:20:14aujourd'hui.
00:20:15De son côté,
00:20:16les Émirats arabes unis
00:20:17ont enquêté sur les six drones
00:20:19qui ont passé l'espace aérien
00:20:22ces dernières 48 heures.
00:20:24Et on apprend que ces drones
00:20:25sont en provenance de l'Irak.
00:20:27Il faut se rappeler
00:20:28qu'il y a deux jours,
00:20:29l'un de ces drones
00:20:30a atterri sur la centrale nucléaire
00:20:32de Baraka.
00:20:33C'est une installation majeure.
00:20:35Et donc, cette frappe,
00:20:36elle n'est pas un hasard
00:20:37pour les Émirats arabes unis,
00:20:38mais bien une provocation.
00:20:39Une provocation également
00:20:41pour les pays du Golfe
00:20:42qui sont également visés
00:20:43à travers ces attaques.
00:20:46Eux qui sont pourtant
00:20:47en train de soutenir
00:20:48les négociations
00:20:48qui sont en cours en ce moment.
00:20:50Alors, est-ce que ces attaques
00:20:51vont changer leur position
00:20:52sur ces négociations ?
00:20:53Pour l'instant, on l'ignore.
00:20:54En tout cas, les Émirats arabes unis
00:20:56se donnent le droit
00:20:57de répondre à ces attaques.
00:20:59C'est ce qu'ils ont affirmé
00:21:00si la sécurité de leur pays
00:21:02était menacée.
00:21:04Merci beaucoup, Célia.
00:21:05S'attaquer au puits de pétrole
00:21:07de la région,
00:21:08après le blocage
00:21:09du détroit d'Hormuz,
00:21:09là, ça mettrait
00:21:10toutes les économies du Golfe
00:21:12et les nôtres aussi,
00:21:12sans doute, à terre.
00:21:14Ah oui, c'est l'expression
00:21:15à feu et à sang.
00:21:17C'est ce qu'on peut craindre.
00:21:18Il faut...
00:21:19Bon, voilà,
00:21:20la peur est une mauvaise conseillère,
00:21:21généralement,
00:21:21mais il faut être conscient
00:21:23des enjeux.
00:21:24On ne l'avait pas
00:21:25très bien vu au départ.
00:21:26On ne pensait pas
00:21:27qu'Iran irait frapper
00:21:28d'une manière
00:21:30préemptive,
00:21:31pratiquement,
00:21:32les pays du Golfe.
00:21:33Vous vous souvenez,
00:21:33pendant la guerre
00:21:34des 12 jours,
00:21:35ça s'était resté
00:21:36assez calme.
00:21:36Je pense qu'on a trop
00:21:37calé notre impression
00:21:39sur cette guerre
00:21:40des 12 jours,
00:21:41alors qu'en fait,
00:21:42les Iraniens,
00:21:42ils n'ont pas fait de quartier.
00:21:43Ils ont mis la table
00:21:44et puis ils ont bien montré
00:21:45qu'ils pouvaient frapper
00:21:46là où ils voulaient.
00:21:47La centrale nucléaire,
00:21:48c'était juste
00:21:48un coup d'épée
00:21:49pour montrer
00:21:50qu'ils sont capables
00:21:51de le faire.
00:21:52Ça ne sera pas forcément
00:21:53un enjeu.
00:21:54C'est quoi les nouveaux fronts
00:21:55qu'il y a aujourd'hui
00:21:56l'armée iranienne ?
00:21:57Écoutez,
00:21:58ils ont déjà commencé
00:21:58quand même largement.
00:21:59Regardez au Qatar
00:22:00combien de temps
00:22:00il va falloir pour restaurer.
00:22:02C'est compliqué
00:22:03le gaz naturel.
00:22:04Pour restaurer
00:22:05les capacités de transfert,
00:22:07c'est au moins trois ans.
00:22:09Imaginez qu'ils refrappent dessus.
00:22:10Et c'est vrai
00:22:11dans toutes les grandes centrales.
00:22:13Il y en a encore
00:22:14beaucoup à frapper
00:22:15et malheureusement,
00:22:15c'est très fragile.
00:22:16Une allumette,
00:22:17c'est le cas de le dire,
00:22:18peut tout enflammer.
00:22:20Les pays du Golfe
00:22:22ne peuvent pas
00:22:23défendre l'ensemble
00:22:24de leur front.
00:22:25C'est quasiment impossible.
00:22:28Ce qui veut dire
00:22:29qu'avec relativement
00:22:29peu de moyens,
00:22:31ils peuvent continuer
00:22:32à prouver
00:22:32à la situation.
00:22:32Ils ont une dissuasion
00:22:33conventionnelle.
00:22:34Celle de leurs voisins,
00:22:35celle de l'Anne-Athlène
00:22:36et la d'autre.
00:22:37La coalition,
00:22:38malheureusement,
00:22:38n'a pas pu affaiblir
00:22:40suffisamment pour l'instant
00:22:42ses capacités.
00:22:43Les services de renseignement
00:22:44sont très frileux là-dessus.
00:22:47Ils ont beaucoup tergiversé.
00:22:48Donc, l'Iran détient
00:22:50toujours cette capacité
00:22:51d'aller frapper
00:22:52là où elle le souhaite.
00:22:53Et les cibles
00:22:55les plus sensibles,
00:22:56y compris le dessalement
00:22:57de l'eau de mer,
00:22:57si nécessaire.
00:22:58J'allais le dire,
00:22:59c'est peut-être
00:23:00la bombe atomique iranienne.
00:23:01Le pétrole, l'eau.
00:23:02L'eau,
00:23:03parce que si les usines
00:23:04de dessalisation
00:23:05de ces pays,
00:23:06Bahreïn, le Qatar,
00:23:08l'Arabie Saoudite
00:23:09et les Émirats,
00:23:09ils dépendent à 80%
00:23:12pour avoir de l'eau potable.
00:23:13Et donc,
00:23:14c'est quelques frappes
00:23:15et vous faites crever
00:23:16de soif
00:23:16plusieurs dizaines
00:23:17de millions de personnes.
00:23:18Donc ça,
00:23:18c'est une arme
00:23:19qu'ils ont toujours.
00:23:20Et puis,
00:23:21il ne faut pas oublier
00:23:21le terrorisme.
00:23:23Depuis plusieurs années,
00:23:24il n'y a pas eu
00:23:24d'attentats terroristes
00:23:27commandités par l'Iran.
00:23:28Mais il ne faut pas oublier
00:23:28que dans les années 80,
00:23:29la France en a souffert
00:23:31largement.
00:23:31Ce n'est pas la peine
00:23:32de rappeler le Qatar,
00:23:33les enlèvements à Beyrouth,
00:23:34les attentats à Rudrenne à Paris.
00:23:36C'est une arme
00:23:37qu'ils n'utilisent plus
00:23:38mais qu'ils pourraient
00:23:39un jour réutiliser.
00:23:39Donc l'Iran
00:23:41n'est pas à terre.
00:23:42Ça veut dire que même
00:23:43après 81 jours de guerre,
00:23:45l'Iran,
00:23:46comme le dit Nicolas Poincaré,
00:23:47n'est pas à terre.
00:23:47Encore un pouvoir
00:23:48de nuisance
00:23:49sur toute la région
00:23:49qui est presque celui
00:23:51du début de la guerre.
00:23:52Alors, d'abord,
00:23:53il y a eu 40 jours de guerre,
00:23:5441 jours de cessez-le-feu.
00:23:56Oui, l'Iran
00:23:56est une puissance apocalyptique
00:23:59que l'on ne peut pas garder
00:24:00sur l'échiquier international.
00:24:01Je pense que
00:24:01c'est quelque chose
00:24:02qu'on doit tous comprendre.
00:24:03Et c'est pour ça que moi,
00:24:04quand j'entends
00:24:05les conversations de l'OTAN,
00:24:07les pays qui disent
00:24:08maintenant,
00:24:08on va peut-être s'y engager,
00:24:09en gros, ce qui s'est passé,
00:24:10c'est qu'il y a eu
00:24:11un moment donné,
00:24:12on a entendu beaucoup de pays
00:24:13qui disent
00:24:13ça n'est pas notre guerre,
00:24:14ça n'est pas notre guerre,
00:24:15alors qu'ils nous disaient
00:24:16il y a un an
00:24:17que l'Ukraine,
00:24:18c'était notre guerre.
00:24:19Là, on s'aperçoit
00:24:19que ça, c'est beaucoup plus
00:24:20notre guerre
00:24:21que la guerre en Ukraine
00:24:22en termes stratégiques
00:24:24parce que la Russie
00:24:25est un grand danger.
00:24:26On n'en reparlera pas ce soir.
00:24:28Ben si, vous savez quoi ?
00:24:28On va en parler dans un instant.
00:24:29D'accord, alors si vous voulez.
00:24:31Mais la Russie
00:24:32est un grand danger,
00:24:32donc vous savez,
00:24:33je fais la jonction.
00:24:34Mais ce qu'il faut comprendre,
00:24:35c'est que l'Iran,
00:24:35personne ne peut en vivre.
00:24:36Et je parle devant
00:24:37Mayakhadra aujourd'hui.
00:24:38Le Liban,
00:24:38qui est un pays pacifique,
00:24:40qui est un pays
00:24:41qui veut vivre en paix,
00:24:42qui veut vivre en prospérité,
00:24:43est dévasté
00:24:44par l'infiltration
00:24:45parce que le Liban
00:24:46aujourd'hui
00:24:46a été occupé
00:24:48par la Syrie
00:24:48pendant des décennies.
00:24:49Maintenant, c'est l'Iran
00:24:50à travers le Hezbollah.
00:24:52Il faut que ça s'arrête.
00:24:52Il faut que ce pays
00:24:53soit mis hors d'état de l'Iran
00:24:54et il faut finir le travail.
00:24:55Tant qu'on n'aura pas
00:24:56réduit ce régime-là,
00:24:57eh bien nous serons
00:24:58en danger de mort.
00:24:59Alors justement,
00:25:00Général Pellistrandi,
00:25:00vous nous avez rejoint.
00:25:02Bonsoir, soyez le bienvenu.
00:25:02On va parler de la Russie,
00:25:04on va parler des États-Unis
00:25:05puisqu'on apprend
00:25:06que les deux pays,
00:25:07les Américains et les Russes,
00:25:08vont mener demain
00:25:09des exercices nucléaires
00:25:11séparés,
00:25:12évidemment,
00:25:13chacun de leur côté.
00:25:14De quoi il s'agit ?
00:25:15Oui, sinon,
00:25:15c'est une autre info
00:25:16que je donne.
00:25:17C'est un élément
00:25:17qui est très important,
00:25:18d'autant plus que
00:25:20Vladimir Poutine
00:25:21est arrivé aujourd'hui
00:25:22à Pékin
00:25:23auprès de Xi Jinping
00:25:24et il a annoncé
00:25:26trois jours
00:25:26de manœuvre nucléaire
00:25:28avec 60 000 soldats
00:25:30engagés,
00:25:31des tirs de missiles
00:25:32notamment des missiles
00:25:34à partir de sous-marins nucléaires
00:25:37lanceurs d'engins
00:25:38et donc ces exercices nucléaires
00:25:40de la part de la Russie
00:25:41sont les plus importants
00:25:43depuis la fin
00:25:43de la guerre froide.
00:25:45Et donc le message,
00:25:46il est clairement adressé
00:25:47à qui ?
00:25:48Il est adressé
00:25:49notamment aux Européens
00:25:50avec des tirs.
00:25:52Vous voyez,
00:25:52toute la panoplie
00:25:53de la dissuasion nucléaire
00:25:54va être utilisée.
00:25:56En particulier,
00:25:56par exemple,
00:25:57il y a prévu
00:25:58200 lanceurs
00:25:59de ce type-là.
00:25:59Vous savez,
00:26:00ceux qu'on a l'habitude
00:26:01de voir
00:26:01pour le défilé
00:26:02du 9 mai
00:26:03sur la Place Rouge.
00:26:05Il y a une dizaine
00:26:06de sous-marins nucléaires
00:26:08dont 8 à capacité
00:26:10de missiles balistiques
00:26:11qui vont être déployés
00:26:12donc en mer de Barents.
00:26:14Et donc,
00:26:15ça c'est un signal
00:26:16stratégique majeur
00:26:17envoyé par
00:26:18Vladimir Poutine
00:26:20peut-être aux Américains
00:26:22mais surtout
00:26:23aux Européens.
00:26:24Voilà.
00:26:24Alors même
00:26:25qu'il est en difficulté
00:26:26en Ukraine.
00:26:28Rappelez-nous peut-être,
00:26:29d'abord côté américain aussi,
00:26:31alors côté américain,
00:26:32on est dans un schéma
00:26:33qui est tout à fait différent.
00:26:34Il va y avoir en fait
00:26:35un tir
00:26:36d'un missile
00:26:38Minuteman 3.
00:26:39Alors c'est un missile
00:26:40qui est tiré
00:26:40à partir d'un silo.
00:26:42Régulièrement,
00:26:43les Américains
00:26:43font un test.
00:26:45Ces missiles Minuteman,
00:26:46c'est une des composantes
00:26:48de la triade nucléaire
00:26:49américaine.
00:26:50Et donc,
00:26:51ils font un test
00:26:51à partir de la base
00:26:53aérospatiale
00:26:53de Vandenbergh
00:26:54qui est en Californie,
00:26:55près de Santa Barbara.
00:26:57Vous voyez,
00:26:57c'est un endroit
00:26:57qui est assez sympathique.
00:26:58Et donc,
00:26:59ce test permet
00:27:01de démontrer
00:27:02la fiabilité
00:27:03de la dissuasion américaine.
00:27:05Mais on n'est pas du tout
00:27:06dans les mêmes proportions
00:27:07entre un tir
00:27:08d'un missile,
00:27:09bien sûr,
00:27:10sans tête nucléaire,
00:27:11et ses exercices
00:27:12avec 60 000 soldats russes engagés.
00:27:15Bon, ça,
00:27:15c'est pour les Américains
00:27:16et c'est pour les Russes.
00:27:17Rapidement,
00:27:17qui aujourd'hui a la bombe
00:27:18sur la planète
00:27:19et qui est en train
00:27:20de la fabriquer ?
00:27:21Alors,
00:27:22regardez cette carte.
00:27:23On a les 5 puissances,
00:27:25membres permanents
00:27:25du Conseil de sécurité.
00:27:26Alors,
00:27:26je vais faire dans l'ordre
00:27:27chronologique d'acquisition,
00:27:28bien sûr,
00:27:29les États-Unis.
00:27:30On a la Russie,
00:27:32la France
00:27:32et le Royaume-Uni,
00:27:33la Chine.
00:27:34Et deux nations
00:27:35qui sont impliquées,
00:27:36qui ont des intérêts
00:27:37d'ailleurs dans le golfe
00:27:38arabo-persique,
00:27:39le Pakistan,
00:27:40intermédiaire.
00:27:41On a l'Inde à côté.
00:27:43Un pays
00:27:43dont on n'a pas beaucoup parlé
00:27:45ces derniers temps,
00:27:46mais qui, lui,
00:27:47a su conduire
00:27:47son projet
00:27:49d'armes nucléaires,
00:27:50c'est la Corée du Nord.
00:27:51Il y a Israël
00:27:52qui est une puissance
00:27:53non déclarée
00:27:54et puis des pays
00:27:55qui ont des ambitions
00:27:56nucléaires,
00:27:57dont l'Iran.
00:27:59Général,
00:27:59deux exercices
00:28:00le même jour,
00:28:01ce n'est pas tout à fait
00:28:01un hasard.
00:28:02Américains et Russes,
00:28:03ils ont calé
00:28:04leur calendrier
00:28:05les uns sur les autres.
00:28:05Je n'en suis même pas certain.
00:28:07Vous savez,
00:28:08les Américains,
00:28:09ils conduisent,
00:28:10c'est des tests
00:28:10de bon fonctionnement.
00:28:12Il n'y a pas,
00:28:13enfin,
00:28:14ce n'est pas un exercice majeur
00:28:15sur le sol européen
00:28:16ou des choses comme ça.
00:28:17On conduit
00:28:18des exercices.
00:28:19De toute façon,
00:28:20la dissuasion,
00:28:20elle repose sur
00:28:23la volonté
00:28:23et la crédibilité
00:28:24de ces armes.
00:28:25Donc,
00:28:25il faut les montrer.
00:28:26Il faut montrer
00:28:27qu'on est capable.
00:28:28Nous,
00:28:29pour notre composante
00:28:31aéroportée,
00:28:31les sous-marins,
00:28:32ils sont cachés
00:28:33et c'est normal,
00:28:34il faut qu'il leur reste.
00:28:35Mais autrement,
00:28:35pour la composante aéroportée
00:28:36que j'ai eu l'honneur
00:28:37de diriger,
00:28:39eh bien,
00:28:39on montre systématiquement
00:28:41des exercices
00:28:41de grande ampleur
00:28:42pour montrer
00:28:43qu'on est capable
00:28:43de le faire.
00:28:44Ce n'est pas pour ça
00:28:45qu'on va le faire
00:28:45et qu'on est capable
00:28:46de le faire.
00:28:46Et donc,
00:28:48là,
00:28:49mais Poutine,
00:28:49il a deux objectifs.
00:28:51C'est montrer sa puissance,
00:28:52mais ça,
00:28:52personne n'en doutait,
00:28:53sa puissance nucléaire.
00:28:54Mais c'est aussi
00:28:55un petit peu
00:28:56de détourner le regard
00:28:56par rapport
00:28:57à l'échec manifeste
00:28:58qui est en Ukraine
00:29:01en ce moment.
00:29:02Il faut voir
00:29:03le nombre de morts russes
00:29:04ne cesse d'augmenter
00:29:06sous les assauts
00:29:07des drones ukrainiens.
00:29:08Il y a une guerre
00:29:09des drones en ce moment
00:29:10qui fait rage,
00:29:11qui est terrible
00:29:11du côté des Russes,
00:29:13qui fait des dégâts
00:29:14extraordinaires.
00:29:14On est revenu
00:29:15au temps de la guerre froide,
00:29:16dans la course au nucléaire
00:29:17aujourd'hui
00:29:17sur toute la planète
00:29:18quand on voit la carte
00:29:19de Donner Général
00:29:20il y a un instant.
00:29:21Tous les traités,
00:29:22en fait,
00:29:23vous avez raison,
00:29:23tous les traités ont sauté.
00:29:25Tous les traités START
00:29:27qui étaient les traités
00:29:27les plus stratégiques
00:29:28entre la Russie
00:29:29et les États-Unis.
00:29:31C'était bilatéral,
00:29:32il faut s'en souvenir.
00:29:33Les traités
00:29:33sur les armes intermédiaires,
00:29:35et ça,
00:29:35ça touche directement
00:29:36les armes balistiques.
00:29:37Entre 550 et 5000 kilomètres,
00:29:39on n'avait pas le droit
00:29:40d'en faire,
00:29:41des missiles de cette nature.
00:29:43Maintenant,
00:29:43c'est monnaie courante.
00:29:45C'est les Russes
00:29:45qui ont commencé
00:29:46et donc tout le monde
00:29:47maintenant se donne
00:29:48l'autorisation de le faire,
00:29:50y compris l'Iran,
00:29:50bien sûr.
00:29:51Merci beaucoup.
00:29:52Peut-être juste une image,
00:29:53Philippe Karsanti,
00:29:53pour vous.
00:29:54Vous avez peut-être vu
00:29:54cette image diffusée
00:29:55par les médias iraniens
00:29:57ces dernières heures.
00:29:58On voit des personnes
00:30:00qui ciblent,
00:30:01on voit là,
00:30:02qui ciblent directement
00:30:04le visage de Donald Trump.
00:30:06un membre du pouvoir iranien
00:30:07dit également aujourd'hui
00:30:09que l'État est prêt
00:30:10à relancer une fatwa
00:30:11en versant 50 millions de dollars
00:30:13à toute personne
00:30:13qui éliminerait
00:30:14Benjamin Netanyahou
00:30:15ou Donald Trump.
00:30:16Juste votre réaction
00:30:17sur cette image.
00:30:19La même que ce que je disais
00:30:20tout à l'heure,
00:30:20on ne peut pas vivre
00:30:21avec ce pays-là
00:30:22qui met des fatwa.
00:30:23N'oubliez pas aussi,
00:30:24j'ai oublié tout à l'heure,
00:30:26Salman Rushdie.
00:30:27Salman Rushdie a une fatwa
00:30:28qui a été exécutée
00:30:2935 ans plus tard.
00:30:30Donc voilà,
00:30:31les gens dont on parle
00:30:32sont des gens
00:30:33qui nous mettent
00:30:34en danger de mort.
00:30:36Et c'est ça.
00:30:37Et c'est ça
00:30:37qu'il faut nettoyer.
00:30:38C'est cette planète.
00:30:39On ne pourra pas vivre en paix
00:30:40tant que ce régime sera en place.
00:30:41Il faut faire attention
00:30:42à la communication mensongère
00:30:43du régime iranien
00:30:45et des gardiens
00:30:46de la révolution.
00:30:47Une fatwa,
00:30:47c'est un prélat,
00:30:49c'est un mollah
00:30:50qui peut émettre une fatwa
00:30:51et pas un député,
00:30:53encore moins
00:30:54le Parlement iranien.
00:30:55Merci beaucoup
00:30:56à tous les quatre
00:30:56ce soir d'être venus
00:30:57sur le plateau de 60 Minutes.
00:30:58On va parler maintenant
00:30:59des conséquences économiques.
00:31:01Elles sont très nombreuses
00:31:02de cette guerre au Moyen-Orient
00:31:03avec Michel-Édouard Leclerc
00:31:04qui va nous rejoindre à présent.
00:31:06Il est président
00:31:06du comité stratégique
00:31:07des magasins Leclerc,
00:31:09le numéro un français
00:31:10de la grande distribution.
00:31:12700 magasins,
00:31:13140 000 salariés
00:31:14et l'homme qui lutte
00:31:16depuis des années
00:31:17contre la vie chère.
00:31:18On va parler bien sûr
00:31:19des carburants,
00:31:20on va parler des Français.
00:31:21Sont-ils en train
00:31:22de se mettre en mode crise
00:31:23à la caisse
00:31:24de ces supermarchés ?
00:31:25Les prix vont-ils monter
00:31:26de combien ?
00:31:27Bonsoir Michel-Édouard Leclerc.
00:31:29Bonsoir Marc, ça va ?
00:31:30Très bien, très bien.
00:31:32C'est très sinistre.
00:31:34Quand on voit
00:31:35des missiles partout,
00:31:37notre général
00:31:38est imperturbable.
00:31:40Alors là,
00:31:40c'est moins sinistre.
00:31:41On vous a mis
00:31:42des stations essence.
00:31:44On va parler des carburants.
00:31:45Je voudrais d'abord
00:31:45vous faire entendre
00:31:46ce que dit Sébastien Lecornu,
00:31:47le Premier ministre,
00:31:47aujourd'hui à l'Assemblée
00:31:49sur ce qu'on vit en ce moment.
00:31:51Est-ce que c'est
00:31:51un choc pétrolier,
00:31:52une crise économique ?
00:31:53Est-ce que ça va durer ou pas ?
00:31:54Le Premier ministre
00:31:55donne le ton.
00:31:58Malheureusement,
00:31:58cette géopolitique
00:31:59s'est installée
00:32:00dans le réservoir
00:32:01des Françaises
00:32:01et des Français
00:32:02et malheureusement,
00:32:04nous le voyons,
00:32:04sous une forme
00:32:06ou sous une autre,
00:32:07cela va durer.
00:32:08Il ne faut pas mentir
00:32:09aux Françaises
00:32:10et aux Français.
00:32:10Les guerres hybrides
00:32:12ou malheureusement
00:32:12les guerres plus directes
00:32:13vont se multiplier
00:32:15et donc évidemment,
00:32:16nous payons cash
00:32:17nos dépendances
00:32:18en la matière.
00:32:18Vous l'avez dit vous-même,
00:32:20à chaque crise,
00:32:21ce sont toujours
00:32:22les mêmes qui paient.
00:32:23C'est vrai.
00:32:24Il ne faut pas mentir
00:32:25aux Français,
00:32:25la crise va durer.
00:32:26Vous êtes d'accord ?
00:32:27Oui, je suis d'accord
00:32:28sur trois points.
00:32:30Enfin, les trois principaux points
00:32:31qu'a évoqués
00:32:32M. Lecornu.
00:32:34D'abord,
00:32:34ça va durer.
00:32:36En tout cas,
00:32:36on ne sait pas
00:32:37combien de temps
00:32:37ça va durer.
00:32:38Et donc,
00:32:39le principe d'incertitude
00:32:40déjà crée un sujet
00:32:44inflationniste.
00:32:45Le deuxième,
00:32:46c'est que c'est toujours
00:32:47le consommateur
00:32:48qui paye.
00:32:49Et donc,
00:32:50ça mérite que tout le monde
00:32:52en fasse une priorité.
00:32:54Le consommateur,
00:32:55le salarié,
00:32:55le retraité,
00:32:56c'est toujours les gens
00:32:58qui ne sont pas acteurs
00:32:58qui subissent ça.
00:33:00Donc,
00:33:00ça mérite qu'on se retourne,
00:33:02qu'on soit aussi
00:33:03en mode combat
00:33:04contre l'inflation.
00:33:05Et puis,
00:33:06je trouve que finalement,
00:33:08ils ne gèrent pas trop mal
00:33:09le rapport à la finance publique
00:33:11parce qu'au fond,
00:33:12tout le monde
00:33:13voulait passer à la caisse.
00:33:14Tout le monde lui demande
00:33:14d'ouvrir le robinet
00:33:15en baissant la fiscalité
00:33:17ou en gelant
00:33:18les prix des carburants.
00:33:19Ça,
00:33:19ce n'est pas votre tasse de thé ?
00:33:20Je pense que,
00:33:21si,
00:33:22il faut aider les gens
00:33:23qui en ont besoin,
00:33:25les transporteurs,
00:33:27on appelle les gros rouleurs
00:33:28pour les carburants.
00:33:29Puis demain,
00:33:30il y a aussi des gens
00:33:32qui n'ont pas beaucoup
00:33:32de moyens pour vivre.
00:33:34Donc,
00:33:34il faut les aider
00:33:35sur le plan social.
00:33:36Vous trouvez
00:33:36ce qui est fait aujourd'hui
00:33:37est suffisant ?
00:33:38Non,
00:33:39je ne dis pas ça.
00:33:40Je dis que
00:33:41cette programmation
00:33:42de l'aide
00:33:43est à la fois
00:33:46concrète,
00:33:47réaliste,
00:33:47parce qu'on n'a pas
00:33:49des moyens à profusion.
00:33:50Et donc,
00:33:51le ciblage
00:33:52de sa politique
00:33:53me paraît sain.
00:33:54Le principe,
00:33:55on peut discuter après
00:33:56de qui il doit avoir.
00:33:58Je ne sais pas
00:33:58si les taxis sont aidés
00:33:59ou pas,
00:34:00ou pas encore.
00:34:00Les aides-soignantes,
00:34:01pour l'instant,
00:34:02les aides à domicile
00:34:03ne le sont pas.
00:34:04Ils vont l'être,
00:34:05évidemment.
00:34:05On voit que...
00:34:07Sur la philosophie générale,
00:34:08quand vous entendez,
00:34:09par exemple,
00:34:10Roland Lescure,
00:34:11le ministre de l'Économie,
00:34:12dire « je ne suis pas là
00:34:13pour aider tout le monde »,
00:34:14il n'y aura pas de chèque
00:34:15pour tous les Français.
00:34:16Vous êtes sur la même ligne
00:34:17que lui.
00:34:18En tout cas,
00:34:18il a raison de le dire.
00:34:20Parce que,
00:34:21il ne faut pas que...
00:34:21Si on lâche les vannes,
00:34:23tous les spéculateurs...
00:34:24Vous avez vu
00:34:25les taux de profit
00:34:25qui sont annoncés
00:34:26par les entreprises
00:34:28qui sont de la pétrochimie,
00:34:30pétrole.
00:34:30Vous allez sur Châche-GPT,
00:34:32vous allez vous regarder.
00:34:33Même sur d'autres secteurs
00:34:35des biens de grande consommation,
00:34:36au premier trimestre,
00:34:37il y a quand même
00:34:38beaucoup de gens
00:34:38qui se sont mis de l'argent,
00:34:40qui ont fait de l'argent.
00:34:42Et donc,
00:34:42si vous lâchez les vannes
00:34:43en aval
00:34:44et qu'on dit
00:34:45« on va répercuter tout ça »,
00:34:47vous pouvez y aller,
00:34:48c'est foutu.
00:34:48C'est-à-dire que si,
00:34:49par exemple,
00:34:49on baisse la TVA
00:34:50sur le carburant,
00:34:51vous considérez
00:34:52que le lendemain
00:34:53ou le surlendemain,
00:34:55les pétroliers,
00:34:56la grande distribution
00:34:57va en reprendre
00:34:58une partie dans sa poche ?
00:34:59Si vous enlevez le couvercle,
00:35:01la vapeur va monter.
00:35:03Et donc,
00:35:04je dis que c'est un bon...
00:35:05Je trouve qu'aujourd'hui,
00:35:06le principe politique
00:35:08de gérer dans le temps
00:35:10avec une économie de moyens
00:35:11un ciblage
00:35:12est un bon principe.
00:35:13Vous avez dit
00:35:14il y a quelques jours,
00:35:14vous le dites presque
00:35:15de la même façon ce soir,
00:35:16il y a beaucoup de gens
00:35:17qui font du fric
00:35:18pendant la guerre.
00:35:19Qui fait du fric ?
00:35:21Regardez,
00:35:22alors,
00:35:23si on fait le focus
00:35:24sur les cartes
00:35:24que vous avez présentées
00:35:26qui étaient derrière
00:35:27le général Podemos,
00:35:28là,
00:35:28on voit toute cette zone,
00:35:30même si elle est en conflit,
00:35:32ça fait monter
00:35:32le prix du pétrole,
00:35:34la raréfaction
00:35:35des denrées
00:35:36crée une revalorisation
00:35:38de leur prix,
00:35:38donc ceux qui ont,
00:35:39ils s'enrichissent,
00:35:42et toute la chaîne,
00:35:43après,
00:35:45va revendiquer
00:35:46une augmentation
00:35:46de ses coûts.
00:35:47tous les entrepreneurs
00:35:49envisagent aujourd'hui
00:35:50une augmentation
00:35:50des coûts de transport.
00:35:51– Ce n'est pas la même chose.
00:35:53Dire,
00:35:53il y a des gens
00:35:54qui font du fric,
00:35:55c'est dire,
00:35:55il y a des profiteurs de guerre.
00:35:56– Non, mais ça,
00:35:56vous en avez parlé.
00:35:57– Est-ce qu'il y en a pour vous ?
00:35:58– Non, vous voyez,
00:35:59quand vous dites profiteurs de guerre,
00:36:01vous limitez le propos.
00:36:03La guerre cause
00:36:05l'enrichissement de gens.
00:36:07Et en fait,
00:36:08et d'ailleurs,
00:36:10enfin,
00:36:10Trump lui-même amène
00:36:12autour de lui
00:36:13des oligarques,
00:36:14des gens.
00:36:14– Il gagne lui-même
00:36:15et de sa famille
00:36:16beaucoup d'argent.
00:36:16– Non, mais est-ce que,
00:36:18par exemple,
00:36:18vous considérez
00:36:19que les profits…
00:36:19– Non, mais vous rendez compte,
00:36:20attendez,
00:36:20juste pour expliquer
00:36:21trois points comme ça.
00:36:22Le Venezuela,
00:36:23on nous a dit
00:36:24que c'était pour la cocaïne,
00:36:25que le mec qui était un…
00:36:26le président du Venezuela
00:36:28était un burglard,
00:36:29c'était un…
00:36:30– Un bandit.
00:36:30– Un bandit.
00:36:31– On l'enlève,
00:36:32mais la phrase d'après,
00:36:34c'est j'invite
00:36:34les compagnies pétrolières
00:36:35à venir forer au Venezuela,
00:36:36d'accord ?
00:36:37Et puis Tintin,
00:36:38pour le Cuba,
00:36:38tu n'auras pas le pétrole
00:36:39pas cher.
00:36:40Donc, business.
00:36:42Détroit d'Hormuz,
00:36:43je viens faire la police
00:36:44du Détroit d'Hormuz,
00:36:45ce n'est pas pour libérer
00:36:46le peuple iranien,
00:36:47et il a même dit
00:36:49à un moment donné
00:36:49que c'est lui
00:36:49qui allait taxer
00:36:50le Détroit d'Hormuz.
00:36:51Rappelez-vous que,
00:36:52pour Panama,
00:36:54on le prend pour un dingue,
00:36:55il a une drôle de manière
00:36:56de s'exprimer,
00:36:57mais BlackRock,
00:36:59fond américain,
00:37:00est allé racheter le chinois
00:37:01qui gérait les flux
00:37:02du canal de Panama.
00:37:04Et quand il parle
00:37:05du Groenland,
00:37:05c'est pour les terres rares.
00:37:07– Mais pardon,
00:37:07quand vous dites,
00:37:10il y a des gens
00:37:11qui font du fric,
00:37:12vous ne parlez pas
00:37:12de Donald Trump.
00:37:13– Non, je parle
00:37:13de tous les gens.
00:37:13– Vous parlez d'entreprises
00:37:15françaises,
00:37:16européennes ou mondiales
00:37:17qui gagnent de l'argent
00:37:18à cause ou grâce
00:37:20à la guerre.
00:37:21Je prends l'exemple
00:37:21de Total.
00:37:22Est-ce que vous êtes tombé
00:37:23de votre chaise
00:37:23quand vous avez vu
00:37:24les profits faramineux
00:37:26de plusieurs milliards
00:37:27d'euros de Total
00:37:28au premier trimestre
00:37:29qui sont dus en partie
00:37:31au fait que Total fait
00:37:32ce qu'il fait d'ailleurs
00:37:32depuis des années,
00:37:33c'est-à-dire qu'il mise
00:37:34en bourse sur le pétrole
00:37:34et puis quand le pétrole monte,
00:37:36il gagne de l'argent.
00:37:40qui fait des milliards
00:37:41et qui donc va payer
00:37:42un peu plus d'impôts.
00:37:43– Non mais je dis
00:37:44chapeau l'artiste
00:37:45pour M. Pouyanné
00:37:46qui a réussi à piquer
00:37:4770 bateaux
00:37:50avant la fermeture
00:37:51d'Ormuz
00:37:52et donc il a fait
00:37:53un bingo là-dessus
00:37:54et pour ses actionnaires
00:37:55et même ses salariés.
00:37:56N'oubliez pas que les salariés
00:37:57sont des gros actionnaires
00:37:58de Total.
00:37:59C'est presque 6%
00:38:00du capital de Total,
00:38:01l'épargne des salariés.
00:38:03Et donc il a fait un bingo.
00:38:04Après, c'est immoral.
00:38:06C'est sûr.
00:38:09J'adorais ce professeur
00:38:10de philosophie
00:38:12Consponville
00:38:12qui disait
00:38:13le capitalisme est-il moral
00:38:14et il concluait
00:38:15que c'était amoral,
00:38:16que les affaires
00:38:16c'était amoral.
00:38:17Là, c'est immoral.
00:38:18– C'est immoral
00:38:19ou c'est,
00:38:20comme vous l'avez dit,
00:38:21Total est dans une forme
00:38:22d'illégalité.
00:38:23– Ça c'est autre chose.
00:38:24– Non mais on ne parle
00:38:25pas du même sujet.
00:38:26– Qu'est-ce que Total
00:38:27fait d'illégal ?
00:38:29– Là, on mélange
00:38:31un peu les choses.
00:38:31On parle de ce qui se passe
00:38:32autour de la guerre.
00:38:34Je ne parle pas
00:38:34des conséquences
00:38:35sur la distribution, etc.
00:38:38Regardez même,
00:38:39plus près de nous,
00:38:40est-ce que vous entendez
00:38:41contre la guerre,
00:38:43vraiment,
00:38:44la Norvège,
00:38:45l'Angleterre,
00:38:46tous les pays
00:38:47qui exploitent
00:38:48le pétrole
00:38:49et le gaz
00:38:49d'Europe du Nord ?
00:38:50Vous les entendez vraiment ?
00:38:51Moi, je lis
00:38:52les journaux internationaux,
00:38:53je n'entends pas
00:38:55tellement...
00:38:55Nous, Français,
00:38:57on dit qu'on a des valeurs,
00:38:58alors on regarde
00:38:59de manière idéale
00:39:01le monde,
00:39:01mais même en Europe,
00:39:03il y a des pays
00:39:05aujourd'hui
00:39:05qui sont en train
00:39:06de s'enrichir.
00:39:06Les fonds norvégiens,
00:39:07aujourd'hui,
00:39:08ils se font des machins en or.
00:39:09Vous voyez,
00:39:10je parle mal,
00:39:10mais...
00:39:10– Donc, quand vous dites
00:39:11il y a des profiteurs,
00:39:12vous n'aimez pas l'expression,
00:39:14des pays en profitent
00:39:15aujourd'hui.
00:39:16– Des pays en profitent,
00:39:17des très grosses sociétés,
00:39:18des grosses entreprises
00:39:19en profitent.
00:39:19– Des fonds,
00:39:19parmi lesquels peut-être
00:39:21votre banquier
00:39:22qui place votre épargne.
00:39:24Il n'y a que...
00:39:25Sur le marché
00:39:26du gasoil
00:39:27à Londres
00:39:28et du pétrole,
00:39:30il n'y a que 10%
00:39:31d'utilisateurs
00:39:32qui achètent
00:39:32et qui revendent du pétrole.
00:39:33Tout le reste,
00:39:34c'est de la spéculation.
00:39:36Ce sont des financiers
00:39:38qui, avec l'aide
00:39:39d'algorithmes,
00:39:40on ne parle même pas
00:39:41d'intelligence artificielle,
00:39:43achètent à la baisse,
00:39:44à la hausse
00:39:44et font du fric
00:39:46avec des liquidités monétaires
00:39:47qui sont peut-être
00:39:48les nôtres, d'ailleurs.
00:39:49C'est un paradoxe.
00:39:50Donc, on est dans un monde
00:39:51qu'il faut arrêter
00:39:52de voir idéal.
00:39:53C'est un monde
00:39:54de rapports de force
00:39:55dans lequel la finance,
00:39:56aujourd'hui,
00:39:57s'autorise
00:39:58de se mettre derrière
00:39:59des États,
00:40:00voire pilote des États,
00:40:01pour entretenir une guerre
00:40:03dont, je répète,
00:40:04vous n'entendez plus
00:40:05qu'on dise
00:40:06que c'est pour libérer
00:40:07le bon peuple iranien.
00:40:08Je reviens, Michel.
00:40:09Je ne suis pas cynique
00:40:10quand je dis ça.
00:40:11J'entends que vous dites
00:40:12que c'est immoral
00:40:13mais on vit dans ce monde-là.
00:40:15On peut le regretter,
00:40:16on peut ne pas le regretter
00:40:17mais en tout cas,
00:40:17c'est un état de fait.
00:40:19Je reviens à ce qui se passe
00:40:20à la pompe.
00:40:21Oui, ce n'est pas pareil.
00:40:22Non, je reviens
00:40:23dans le quotidien sans doute.
00:40:24C'est de la concurrence,
00:40:25ce n'est pas de la guerre.
00:40:25Mais c'est la même chose.
00:40:27Non, non, non.
00:40:28La consommation des Français
00:40:29en carburant,
00:40:30elle chute de manière spectaculaire.
00:40:32Depuis le début du mois,
00:40:33on est à moins 30%.
00:40:34Ce qui montre
00:40:34que les consommateurs
00:40:35sont intelligents.
00:40:36Est-ce que c'est le cas aussi chez vous ?
00:40:36Est-ce que vous constatez
00:40:37que les Français
00:40:39ne font plus le plein jusqu'au bout ?
00:40:41Multiplient les petits pleins
00:40:42parce qu'ils n'arrivent pas
00:40:43tout simplement
00:40:43à payer un plein
00:40:45à 50, 60 ou 70 euros ?
00:40:46Oui, il y a une conséquence
00:40:48pour les Français
00:40:50qui d'ailleurs valide aussi
00:40:51un propos de M. Lecornu
00:40:52et de Roland Lescure
00:40:56qui dit
00:40:56qu'il faut sortir
00:40:57de ce système de dépendance
00:40:59à une source d'énergie unique,
00:41:00le thermique,
00:41:01le pétrole
00:41:01et aller ailleurs.
00:41:02La course poursuite maintenant,
00:41:04ça fait deux fois.
00:41:05Il y avait la guerre en Ukraine,
00:41:06là c'est aujourd'hui
00:41:07avec la guerre en Iran,
00:41:08on voit bien
00:41:08qu'on est hyper dépendant,
00:41:11on est addict au pétrole.
00:41:13Donc ça y est,
00:41:14il faut que tous les entrepreneurs,
00:41:16il faut que les particuliers
00:41:19se disent
00:41:20on va passer à l'électrique.
00:41:21Il faut que les constructeurs automobiles
00:41:22arrêtent de tergiverser,
00:41:23il faut y aller quoi.
00:41:24Les Chinois,
00:41:24ils sont partis là-dessus.
00:41:26Et donc,
00:41:27oui, mais ils partent avant nous
00:41:28et maintenant on dit
00:41:28les voitures chinoises.
00:41:29Donc il faut trancher.
00:41:30Pour ce qui est des consommateurs,
00:41:31c'est sûr,
00:41:33en bout de chaîne,
00:41:33c'est toujours eux qui payent.
00:41:35Donc aujourd'hui,
00:41:36on n'a pas,
00:41:37le pétrole a l'air
00:41:39relativement stabilisé
00:41:39pour le moment.
00:41:41Je ne sais pas
00:41:42combien de temps ça va durer,
00:41:42mais ça coûte cher
00:41:43pour les petits budgets,
00:41:44pour les grands rouleurs,
00:41:45pour les gens qui sont obligés
00:41:46de venir au travail,
00:41:47y compris dans les centres de clair,
00:41:48dans un abattoir,
00:41:50dans une usine.
00:41:52Donc ça leur coûte cher.
00:41:53Donc ils arbitrent.
00:41:54Et vous voyez
00:41:55le côté dangereux
00:41:56pour la consommation française
00:41:57qui est un moteur
00:41:58de la croissance,
00:41:59qui est le moteur
00:42:00de la croissance française
00:42:01aujourd'hui,
00:42:02puisque l'export
00:42:03est menacé aussi.
00:42:05Eh bien,
00:42:06la consommation
00:42:07des carburants,
00:42:08ce n'est pas plus mal
00:42:09qu'elle baisse un peu
00:42:09parce que ça laisse une chance
00:42:11à vendre des produits alimentaires
00:42:12et ça laisse une chance
00:42:13sur l'agriculture.
00:42:13Vous savez où elle baisse de combien
00:42:14la consommation de carburants ?
00:42:15C'est 15 à 20 %.
00:42:1715 à 20 %.
00:42:18Est-ce que vous souffrez aussi
00:42:19de la concurrence totale ?
00:42:20qui a depuis plusieurs semaines
00:42:22plafonné ses prix
00:42:23et même parfois
00:42:24sous-plafonné
00:42:25pendant les week-ends
00:42:26et les mois de mai ?
00:42:27Pour une fois qu'il le fait,
00:42:29c'est quand même...
00:42:30Moi,
00:42:31ça fait...
00:42:31Leclerc,
00:42:32ça fait 30 ans...
00:42:35C'est moi qui ai créé
00:42:36la société
00:42:37qui permet à Leclerc
00:42:38aujourd'hui
00:42:38de vendre moins cher
00:42:39et aujourd'hui,
00:42:41on achète nos carburants
00:42:41avec système U
00:42:42et on achète aussi
00:42:43pour des transports
00:42:45de la RATP,
00:42:46de la SHF.
00:42:46Et vous l'achetez à total ?
00:42:47Non.
00:42:48En partie ?
00:42:48En partie.
00:42:49Et donc,
00:42:49il ne nous fait pas
00:42:50les conditions
00:42:50qui nous permettent...
00:42:52Donc,
00:42:52il vous vend
00:42:53le carburant,
00:42:54M. Pouyanné,
00:42:55enfin,
00:42:55Total,
00:42:56vous vend le carburant
00:42:56plus cher
00:42:57que ce qu'il le vend
00:42:57dans ses stations ?
00:42:59Peut-être pas plus cher,
00:43:00mais en tout cas,
00:43:01on ne peut pas faire
00:43:01sans être à perte,
00:43:02on ne peut pas
00:43:03les suivre ponctuellement.
00:43:05Vous lui avez demandé,
00:43:06je suppose,
00:43:07de...
00:43:07Mais vous m'avez déjà
00:43:08posé à chaque fois
00:43:10cette question.
00:43:10Non,
00:43:11je ne crois pas,
00:43:12vraiment.
00:43:12Vous lui avez demandé,
00:43:13je suppose,
00:43:13de vous vendre
00:43:14le carburant moins cher.
00:43:16Tous les acheteurs
00:43:17voudraient que Total
00:43:17leur vende moins cher.
00:43:19Il vous dit quoi ?
00:43:20Et d'abord,
00:43:22ce n'est pas une affaire personnelle,
00:43:23donc ce n'est pas la même société
00:43:25qui nous vend
00:43:26et la même société...
00:43:27C'est un débat juridique
00:43:28et ça ne fait pas baisser les prix.
00:43:30Donc,
00:43:30je ne vais pas dire
00:43:31que je m'en fous.
00:43:33Laissons Total
00:43:33faire un effort.
00:43:36Que les consommateurs,
00:43:37quand ils voient
00:43:38que c'est...
00:43:38aillent là où c'est moins cher.
00:43:40De toute façon,
00:43:40ça n'impacte pas.
00:43:41aujourd'hui,
00:43:43la marge de nos hypermarchés
00:43:45parce que,
00:43:46pour le coup,
00:43:46Leclerc
00:43:47et même mes collègues
00:43:49dans une saine concurrence
00:43:50des mes collègues
00:43:51de Carrefour,
00:43:52U,
00:43:52Intermarché,
00:43:53etc.,
00:43:53Coopérative U,
00:43:55franchement,
00:43:55aujourd'hui,
00:43:56on compense
00:43:57dans le prix du Cadiz
00:43:58ce qu'on ne peut pas donner
00:43:59sur les carburants.
00:44:01La marge,
00:44:02aujourd'hui,
00:44:03ça a fait
00:44:03beaucoup d'argent.
00:44:04C'est un centime.
00:44:05C'est un centime.
00:44:06On a entendu un centime,
00:44:07parfois trois centimes,
00:44:08parfois cinq centimes.
00:44:09Chez Leclerc,
00:44:10c'est un centime.
00:44:10Vous gagnez...
00:44:11La moyenne.
00:44:11Un centime,
00:44:12une fois payé.
00:44:12On a des petites stations
00:44:13en zone de montagne,
00:44:15en entrée de vallée,
00:44:16etc.
00:44:17Non,
00:44:18mais c'est un centime
00:44:19à peu près.
00:44:20Et donc,
00:44:20oui,
00:44:20ça nous avait irrités
00:44:21quand on nous désignait.
00:44:22Enfin,
00:44:22vous voyez bien.
00:44:23Il y a eu un pré-rapport
00:44:24de Bercy
00:44:24qui a fuité
00:44:25en disant
00:44:25que finalement,
00:44:27les marges brutes
00:44:27sont bien plus importantes
00:44:29que ce que disent
00:44:29les distributors.
00:44:29Je crois que cette période,
00:44:31quand même,
00:44:31avec les profits de Total,
00:44:32les profits de Chevron,
00:44:33les profits de BP,
00:44:34etc.,
00:44:35je crois que personne
00:44:36ne reproche aux pompistes,
00:44:37même qu'il y a
00:44:38un petit supermarché
00:44:39ou autre,
00:44:39aujourd'hui,
00:44:40ça n'a rien à voir.
00:44:40Est-ce que vous sauriez
00:44:41nous dire ce soir
00:44:42si les prix à la pompe
00:44:43vont baisser ou augmenter
00:44:44dans les jours qui viennent ?
00:44:45Je ne sais pas dire ça.
00:44:46Ce que je peux vous dire,
00:44:47c'est que si
00:44:49il est obligé,
00:44:50j'allais dire
00:44:50qu'il est obligé
00:44:51de se barrer,
00:44:51si l'armée des États-Unis
00:44:54s'en va,
00:44:55parce que...
00:44:55Sujet, verbe, complément.
00:44:56Oui.
00:44:57Si...
00:44:57Non.
00:44:58Allez-y.
00:44:59S'ils doivent partir
00:45:00et que les 1 200 bateaux
00:45:04bourrés de pétrole,
00:45:05je ne parle même pas du gaz,
00:45:08quittent le golfe Persique
00:45:10pour repartir,
00:45:11là, ça va faire chuter
00:45:12le prix des carburants
00:45:13sacrément.
00:45:14Au prix d'avant ?
00:45:15Ah ouais, ouais, ouais.
00:45:16Moi, je pense que
00:45:17c'est pour ça qu'il y a
00:45:19des forces...
00:45:21J'entendais tout à l'heure
00:45:22le groupe d'amitié
00:45:23Trumpiste, là.
00:45:24Il y en a beaucoup,
00:45:25quand même,
00:45:26qui voudraient
00:45:26qu'ils ne partent pas
00:45:27comme ça, quoi.
00:45:28Mais vous pensez que si...
00:45:30Ce que dit Donald Trump,
00:45:31d'ailleurs, aujourd'hui,
00:45:31si la guerre s'arrête,
00:45:32les prix vont descendre
00:45:34en flèche et reviendront.
00:45:35Ce sera aussi simple
00:45:36que ça ?
00:45:36Ce n'est pas aussi simple
00:45:37parce qu'il y a un temps de...
00:45:38Oui, il faudra du temps.
00:45:39Mais ça va les faire partir...
00:45:42Si vraiment la sortie est libre,
00:45:45oui, ça va faire chuter énormément.
00:45:47Et s'il faut payer ?
00:45:48Écoutez, quand vous voyez
00:45:50que même la parole
00:45:51d'un président
00:45:52fait monter ou descendre
00:45:53les prix,
00:45:54alors vous pensez
00:45:54un lâcher de 1 200 pétroliers
00:45:57de 50 000 à 300 000 tonnes
00:45:59qui passent Hormuz...
00:46:00Ça, les bourses vont adorer.
00:46:01Non, non, non, non, non.
00:46:03Tous les spéculateurs, là,
00:46:04vont voir les gains s'effondrer.
00:46:07Oui.
00:46:08Oui.
00:46:08Et ça fera baisser...
00:46:09Je souhaite pour les consommateurs français
00:46:10que c'est...
00:46:11D'abord, je souhaite pour les gens
00:46:13qui habitent dans cette région
00:46:14que cette guerre s'arrête.
00:46:16Je souhaite pour les consommateurs
00:46:17que cette guerre s'arrête.
00:46:19Mais je pense que...
00:46:21Il faut tirer les conclusions
00:46:22et pas simplement viser ça.
00:46:24Il faut vraiment investir.
00:46:26Et moi, je suis en mode combat
00:46:27avec mes collègues de Leclerc
00:46:28pour passer tout de suite
00:46:29à l'électrique.
00:46:31On est...
00:46:31Non seulement on a installé des bornes,
00:46:32mais ça y est,
00:46:33on lance la compétition
00:46:34sur le prix de la recharge électrique.
00:46:36D'ailleurs, Lidl,
00:46:38qui, je cite aussi mes concurrents,
00:46:40Lidl est à 0,29
00:46:42quand nous, on est à 0,27.
00:46:44Ça va être ça.
00:46:45Demain, on va se battre aussi
00:46:46ce prix recharge le moins cher.
00:46:47Et alors, si j'ai une suggestion
00:46:49à faire à M. Lecornu,
00:46:51c'est que le Premier ministre...
00:46:53Ça tombe bien,
00:46:53il fait une conférence après-midi.
00:46:54Oui, oui.
00:46:54Par exemple,
00:46:55il a, pour aller plus vite
00:46:56sur l'électrique,
00:46:57il a remis des bonifications
00:46:59sur l'achat
00:47:00de certaines voitures électriques.
00:47:02Et si on veut que les voitures
00:47:03se soient des voitures françaises
00:47:04qui soient achetées,
00:47:05il faut...
00:47:05Je pense qu'il faut
00:47:06qu'il donne cette modification
00:47:08aux flottes d'entreprises,
00:47:10aux flottes un peu massives
00:47:11de voitures électriques.
00:47:12Parce qu'on sait que c'est comme ça
00:47:13qu'il s'achète beaucoup de voitures
00:47:14qui ensuite repartent
00:47:15sur le marché de l'occasion.
00:47:16Et là, je peux m'engager
00:47:18à vous dire,
00:47:19parce que je peux le faire
00:47:19avec des voitures chinoises
00:47:21ou coréennes ou japonaises,
00:47:22mais on pourrait faire
00:47:23des locations de voitures
00:47:25à 200 euros,
00:47:26comme le voulait d'ailleurs
00:47:27le Président de la République,
00:47:28200 euros le mois,
00:47:29assurances comprises,
00:47:30et avec des prix de recharge,
00:47:32vous voyez,
00:47:33de 0,27 à 0,29,
00:47:35c'est assez génial
00:47:36pour des jeunes
00:47:37qui ne peuvent pas encore
00:47:38se payer une bagnole
00:47:40et qui peuvent la louer
00:47:41par nécessité
00:47:42ou pour le plaisir.
00:47:45On a parlé des carburants,
00:47:46les courses maintenant.
00:47:47Est-ce que vous constatez là aussi
00:47:48que ça change ces derniers temps ?
00:47:50Est-ce que les Français
00:47:50changent leur comportement ?
00:47:52Est-ce que le prix du panier
00:47:53ou du 4-10 moyen baisse ?
00:47:55Comment ça se passe ?
00:47:56Alors là, il a augmenté un petit peu
00:47:58parce que quel que soit
00:48:00le produit de consommation,
00:48:02il y a un coût de transport dedans.
00:48:03Et là, pour le coup,
00:48:04on ne peut pas le reprocher
00:48:06aux transporteurs.
00:48:07Forcément,
00:48:08tous les industriels
00:48:09de biens de consommation
00:48:10et qui doivent faire transporter
00:48:12l'euro-minéral,
00:48:13le lait,
00:48:14les oeufs.
00:48:15Je vois des oeufs à l'écran.
00:48:17Forcément,
00:48:18il y a un surcoût
00:48:19et c'est ce qui se traduit
00:48:20par les 2,4 % d'inflation
00:48:22qui sont annoncées
00:48:23et dont on peut imaginer
00:48:25qu'ils vont augmenter
00:48:26au moins jusqu'en juillet.
00:48:28Donc, jusqu'en juillet,
00:48:29l'inflation,
00:48:30on parle d'inflation alimentaire,
00:48:31c'est la plus dure.
00:48:33C'est l'inflation avant la guerre.
00:48:36Si ça dure la guerre,
00:48:37ça va être beaucoup plus fort.
00:48:39Mais déjà,
00:48:41pour répercuter
00:48:42le surcoût actuel
00:48:44pour tous les industriels,
00:48:47excusez-moi,
00:48:48je n'ai pas bu de lait,
00:48:49mais de l'eau,
00:48:52l'inflation peut monter
00:48:53à 3 %,
00:48:543-4 % d'ici juillet.
00:48:56L'inflation de 3,
00:48:58à 4 %
00:48:58en rythme annuel
00:48:59sur l'alimentaire.
00:49:00Mais nous,
00:49:00nous, distributeurs,
00:49:02non, je vous donne la tendance
00:49:04et nous, distributeurs,
00:49:05aujourd'hui,
00:49:06nous nous battons contre ça.
00:49:07Et ça,
00:49:07après avoir donné un conseil
00:49:09à M. Lecornu,
00:49:10je vous excuse,
00:49:10c'est un peu construit,
00:49:11mais je pense qu'il faut
00:49:12que tous nos amis industriels,
00:49:14tous nos fournisseurs
00:49:15n'attendent pas simplement
00:49:17de Leclerc, de Carrefour,
00:49:18etc.,
00:49:18qu'on répercute leurs coûts,
00:49:20mais qu'eux-mêmes...
00:49:21Ce qui vous demandent aujourd'hui,
00:49:21ils disent qu'il faut rouvrir
00:49:22les négociations.
00:49:23Mais moi,
00:49:23je voudrais que
00:49:25tous nos fournisseurs
00:49:26se retournent en amont
00:49:27vers leurs propres fournisseurs
00:49:29de matières premières,
00:49:30de coûts d'emballage,
00:49:32de produits de plastique,
00:49:34etc.,
00:49:34pour ne pas laisser passer
00:49:35l'inflation.
00:49:36Parce que quand ça arrive
00:49:36chez Leclerc ou chez Carrefour,
00:49:38c'est déjà trop tard.
00:49:39Ça a déjà été incorporé
00:49:41à un produit.
00:49:42Moi, je voudrais que
00:49:42toutes les grandes boîtes françaises,
00:49:45peut-être que je suis naïf
00:49:46ou peut-être que j'en rajoute trop,
00:49:49mais il me semble que déjà,
00:49:50tout le secteur industriel,
00:49:52avant d'annoncer
00:49:53la répercussion des coûts,
00:49:54essaye d'acheter moins cher,
00:49:56se regroupe,
00:49:57et même au niveau européen,
00:49:58comme nous, on le fait,
00:49:59pour acheter leurs plastiques
00:50:00moins chers.
00:50:01Parce que, par exemple...
00:50:02Pardon, si demain,
00:50:03on rouvre,
00:50:03comme vous le demandent
00:50:04aujourd'hui les fournisseurs,
00:50:06les négociations annuelles,
00:50:07qui normalement...
00:50:08Ce serait la même erreur
00:50:10que d'ouvrir le budget de l'État
00:50:11à tout le monde aujourd'hui.
00:50:13Il faut commencer par...
00:50:13Si on le fait,
00:50:14ça fait augmenter les prix,
00:50:15demain ou dans un mois.
00:50:16C'est un effet d'aubaine
00:50:16pour tout le monde.
00:50:17Donc, moi, je dis que...
00:50:20Enfin, je propose au Premier ministre
00:50:21de ne pas rouvrir les négociations,
00:50:24de faire comme il fait,
00:50:26de gérer aussi,
00:50:27comme le budget de l'État,
00:50:28de dire,
00:50:29le guichet n'est pas ouvert,
00:50:30pour obliger les entreprises,
00:50:33pour inciter les entreprises
00:50:34à négocier en amont
00:50:36le coût de leur approvisionnement.
00:50:37Si on ne négocie pas...
00:50:38Donc, vous dites au Danone
00:50:39ou autre...
00:50:40Oui, mais aussi,
00:50:40l'ego au final...
00:50:41C'est aussi l'ego pour les plastiques.
00:50:43Les jouets, c'est du plastique,
00:50:44c'est de la plasturgie,
00:50:45c'est tout ce qui est
00:50:46des emballages pour...
00:50:47Il faut que l'actalis
00:50:47aille négocier.
00:50:49empêche l'augmentation
00:50:51du prix de ses bouteilles de lait,
00:50:52de ses contenants.
00:50:53Il faut que Evian
00:50:56n'accepte pas tout de suite
00:50:57l'augmentation de ses bouteilles
00:50:59dans lesquelles il met l'eau.
00:51:00Et si chacun ne fait pas ce rôle-là,
00:51:02alors c'est le consommateur
00:51:03qui va payer.
00:51:04Et si le consommateur doit payer
00:51:05et qu'il...
00:51:06Outre que c'est injuste,
00:51:07que c'est immoral,
00:51:08en tout cas que c'est pas juste,
00:51:10on va aussi pénaliser la consommation
00:51:12et donc la croissance française.
00:51:13Donc il faut qu'ensemble
00:51:15on ait un esprit de filière
00:51:17pro-consommateur,
00:51:17qu'on se retourne en amont
00:51:19et qu'on aille failliter
00:51:21contre les spéculateurs
00:51:22et les faiseurs d'inflation.
00:51:23Qu'on aille failliter
00:51:24contre les spéculateurs.
00:51:25Il y a également des solutions
00:51:26qui reviennent très régulièrement,
00:51:27Michel-Édouard Leclerc,
00:51:27sur la grande distribution,
00:51:29sur les marges
00:51:30de la grande distribution.
00:51:30Il y a une commission
00:51:31d'enquête parlement
00:51:32qui travaille depuis six mois.
00:51:33Elle vous a entendue ?
00:51:34Ça fait 40 ans
00:51:35que je suis auditionné.
00:51:36Mais celle-là
00:51:36vous a entendue ?
00:51:37Bien sûr.
00:51:38Elle va rendre son rapport
00:51:39après-demain.
00:51:40La rapporteuse écologiste
00:51:42dit qu'on a découvert
00:51:43un Far West
00:51:44où les grandes centrales
00:51:45dont celles de Leclerc
00:51:47dictent leurs lois,
00:51:48font à peu près
00:51:49ce qu'elles veulent.
00:51:51Est-ce que vous êtes inquiet
00:51:52avant la publication
00:51:52de ce rapport ?
00:51:53Non, je ne suis pas inquiet
00:51:54parce que je suis rodé à ça.
00:51:55Ça fait 40 ans.
00:51:56Et rien à déclarer ?
00:51:57Je suis d'abord assez stupéfait
00:51:58de voir des députés
00:51:59qui posent des questions.
00:52:01Moi, je suis président
00:52:02d'une école de commerce
00:52:02qui s'appelle Néoma,
00:52:03qui est une des meilleures
00:52:04écoles françaises.
00:52:05Le moindre étudiant
00:52:07de la première année de Néoma,
00:52:08il sait répondre
00:52:09à ces questions.
00:52:10Il ne fait pas semblant
00:52:10de découvrir le monde.
00:52:12Et je fais un métier
00:52:14qui est noble.
00:52:14Négocier n'est pas un péché.
00:52:16C'est justement...
00:52:17C'est une culture
00:52:18qui devrait y avoir aussi
00:52:19dans l'intendance publique,
00:52:21dans la fonction publique.
00:52:22Vous ne passerez pas
00:52:22une nuit blanche
00:52:23dans la nuit mercredi à jeudi
00:52:24en attendant la publication
00:52:25du rapport ?
00:52:25D'ailleurs, je vous ferai remarquer
00:52:27que c'est assez curieux
00:52:28au moment où l'inflation menace,
00:52:30ce qu'on me reproche,
00:52:32c'est d'acheter pas cher
00:52:33et de vendre pas cher.
00:52:34Posez-vous la question
00:52:35de cette contradiction.
00:52:36Acheter pas cher,
00:52:37ce que dit la rapporteuse,
00:52:39en étranglant
00:52:40au bout de la chaîne
00:52:41les agriculteurs.
00:52:43Quand le consommateur
00:52:43veut acheter pas cher,
00:52:45il étrangle quelqu'un ?
00:52:46Quand un industriel
00:52:48achète pas cher,
00:52:48il étrangle quelqu'un ?
00:52:50Et moi,
00:52:51parce que je suis commerçant,
00:52:53ce n'est pas bien ?
00:52:54Mais vous voyez,
00:52:55ça, c'est français.
00:52:58Moi, à un moment donné,
00:52:59je pensais que c'était
00:52:59les pays d'obédience catholique
00:53:01qui disaient
00:53:01le commerce,
00:53:02c'est parasite,
00:53:03ça ne crée pas de valeur et tout.
00:53:04Mais non,
00:53:04vous regardez même en Italie,
00:53:06le commerce,
00:53:07tous les pays méditerranéens
00:53:09valorisent le commerce.
00:53:11Les Chinois font la route
00:53:12de la soie
00:53:12parce qu'ils font d'abord
00:53:13le commerce
00:53:14avant de faire l'industrie.
00:53:15Ils savent qu'ils ont un canal.
00:53:16Les anglo-saxons,
00:53:17les pays protestants,
00:53:19ils annoblissent même
00:53:20leurs commerçants,
00:53:21je ne demande pas ça pour nous.
00:53:22Ce serait pas possible.
00:53:23Et d'ailleurs,
00:53:24ce serait bien
00:53:25que les députés
00:53:26qui aujourd'hui
00:53:28instruisent à charge
00:53:29les dossiers
00:53:29contre la distribution
00:53:31se demandent
00:53:31pourquoi moi,
00:53:32par exemple,
00:53:33je suis populaire
00:53:34et coté à la bourse
00:53:35des présidentiables
00:53:36quand eux
00:53:37continuent de taper
00:53:39quand eux
00:53:40continuent à nous taper dessus.
00:53:41Vous voyez la contradiction ?
00:53:44C'est...
00:53:45Je retiens l'expression.
00:53:46Coté à la bourse
00:53:47des présidentiables,
00:53:47si vous voulez bien,
00:53:48on va en parler dans
00:53:48quelques minutes.
00:53:49Un mot,
00:53:50est-ce qu'il y a plus de vol
00:53:50en ce moment dans vos...
00:53:52Non, il n'y a pas
00:53:52un effet...
00:53:54Non, non.
00:53:54Non, non, il y a des gens
00:53:55qui rament,
00:53:57qui arbitrent,
00:53:58c'est compliqué dans les familles,
00:53:59j'en suis témoin
00:54:00quand je vais dans les magasins,
00:54:03ça me stresse
00:54:05et ça me...
00:54:07Quand je vois des gens
00:54:08qui ne sont pas pauvres
00:54:09mais qui sont...
00:54:10qui se serrent la ceinture...
00:54:11Mais qui n'y arrivent pas quand même.
00:54:12Bah ouais, ouais.
00:54:13Raphaël Grabli,
00:54:14bonsoir.
00:54:14Bonsoir.
00:54:14Je parlais des vols
00:54:15dans les supermarchés,
00:54:16Michel-Édouard Leclerc,
00:54:17parce qu'il y a un texte
00:54:18qui est proposé en ce moment même
00:54:19au Parlement
00:54:20qui propose d'autoriser
00:54:21des caméras gonflées
00:54:23à l'intelligence artificielle
00:54:25dans les supermarchés,
00:54:26ça fonctionne comment ?
00:54:27Vous nous direz dans un instant
00:54:28si vous allez les installer ou pas.
00:54:29Alors, je vous laisse imaginer
00:54:30la scène, Marc,
00:54:31vous êtes au supermarché,
00:54:32discrètement,
00:54:33vous essayez de voler
00:54:34une tablette de chocolat,
00:54:35alors je précise,
00:54:35c'est une pure fiction.
00:54:36Ça me tombe dessus, forcément.
00:54:37Ça ne peut pas tomber
00:54:38sur le chocolat,
00:54:39il est juste...
00:54:40Exactement,
00:54:41je connais un petit peu Marc.
00:54:42Et au moment même
00:54:43où vous glissez
00:54:43cette tablette de chocolat
00:54:44dans votre poche,
00:54:45la sécurité du magasin
00:54:46reçoit une alerte
00:54:48immédiatement
00:54:48et automatiquement,
00:54:50ce n'est pas le futur,
00:54:51la technologie,
00:54:51elle existe,
00:54:52vous voyez comment ça fonctionne
00:54:53d'ailleurs à l'écran,
00:54:54ça s'appelle
00:54:55la vidéosurveillance
00:54:56dite intelligente,
00:54:57des caméras boostées
00:54:58à l'intelligence artificielle
00:55:00capables
00:55:00de détecter seules
00:55:02de façon autonome
00:55:03des comportements douteux.
00:55:04Souvenez-vous,
00:55:05ça avait déjà été testé
00:55:06lors des JO 2024
00:55:07dans le cadre
00:55:08d'une expérimentation,
00:55:09par exemple,
00:55:10pour détecter
00:55:10des colis abandonnés
00:55:12avec toutefois
00:55:13une précision,
00:55:14ces caméras,
00:55:15elles ne font pas
00:55:15de reconnaissance faciale,
00:55:16elles ne sont pas là
00:55:17pour identifier les gens
00:55:19mais seulement détecter
00:55:20des types de mouvements.
00:55:21Ça va arriver
00:55:22dans les supermarchés,
00:55:23ça ou pas ?
00:55:23C'est en tout cas
00:55:24ce que voudraient
00:55:24des sénateurs LR,
00:55:26des députés Renaissance
00:55:27également qui poussent
00:55:28en ce sens,
00:55:28donc à l'Assemblée
00:55:29et au Sénat.
00:55:30C'est aussi ce que voudrait
00:55:31le lobby de la distribution,
00:55:33Perifem,
00:55:33dont vous faites partie,
00:55:35Michel-Edouard Leclerc,
00:55:36car pour le moment,
00:55:36en fait,
00:55:36il n'existe aucun
00:55:39encadrement juridique.
00:55:39La situation,
00:55:40elle est assez floue.
00:55:41D'un côté,
00:55:42vous avez,
00:55:42selon mes informations,
00:55:43environ 3000 commerçants indépendants
00:55:45qui ont déjà recours
00:55:47à cette solution,
00:55:48notamment des franchisés
00:55:49dans la distribution
00:55:50et de l'autre,
00:55:51la CNIL,
00:55:51le gendarme des données personnelles
00:55:54qui estime que ces caméras
00:55:55sont illicites,
00:55:56qui freinent justement
00:55:57l'enthousiasme
00:55:59des très grandes enseignes
00:56:00comme la vôtre.
00:56:00Vous le faites déjà ou pas ?
00:56:01Moi, je ne suis pas
00:56:02un enthousiaste de ça,
00:56:04je suis pour
00:56:05qu'on surveille le vol
00:56:06parce que c'est toujours
00:56:07ceux qui payent
00:56:08qui payent pour les autres.
00:56:10les voleurs
00:56:11et ils volent le consommateur
00:56:12ou les salariés.
00:56:13Et vous mettriez-vous
00:56:14des caméras intelligentes
00:56:15dans les marchés locaux ?
00:56:16Moi, je suis pour
00:56:16que ce soit,
00:56:17je pense que,
00:56:17de toute façon,
00:56:18ça va venir.
00:56:19Et si vous en parlez comme ça,
00:56:20c'est qu'il y a des vendeurs
00:56:21de matériel.
00:56:22Ah, ils sont...
00:56:23Oui, il y a des vendeurs
00:56:24qu'on sait même, bien sûr.
00:56:24Donc moi,
00:56:25je suis pour qu'on régule ça.
00:56:26J'ai été créé...
00:56:28J'ai lu beaucoup
00:56:29de livres de science-fiction.
00:56:31C'est le genre de...
00:56:32Les Philippe Cadic,
00:56:35les...
00:56:35Je ne sais pas si les jeunes
00:56:36ont lu ces livres
00:56:37de science-fiction,
00:56:38mais on est rattrapés...
00:56:38Et ça ne vous inquiète pas ?
00:56:39Ah, si, si.
00:56:40La dictature technologique,
00:56:42ça me fait peur.
00:56:43Ça m'inquiète,
00:56:43mais je vais le faire.
00:56:44La reconnaissance faciale
00:56:45avec...
00:56:46Non, non, je suis pour
00:56:46que vous vivez
00:56:50dans un monde,
00:56:50vous,
00:56:51où il y a des caméras
00:56:51partout.
00:56:52On peut même s'en parler
00:56:53de dictature,
00:56:53sur les données personnelles.
00:56:55On a la Coupe
00:56:55qui a rendu un rapport
00:56:56avec une explosion
00:56:57des vols de données,
00:56:58notamment d'ailleurs
00:56:58chez certains
00:56:59de vos concurrents.
00:57:00Est-ce que vous ne craignez
00:57:00pas qu'il y ait une méfiance ?
00:57:02Vous mélangez un petit peu tout.
00:57:03Non, je pense que
00:57:04ce qui me fait peur,
00:57:05c'est la société de surveillance.
00:57:07D'accord ?
00:57:08Ça, ça me fait peur.
00:57:09D'abord,
00:57:10parce que je suis un libertaire.
00:57:13Et puis, je pense
00:57:13qu'à un moment donné,
00:57:15je ne veux pas
00:57:15que notre vie soit gouvernée
00:57:17par des robots
00:57:17et que finalement,
00:57:19ce soit la soviétisation
00:57:20par les robots.
00:57:20Et pourtant,
00:57:21est-ce que j'ai mal compris ?
00:57:21Vous avez dit,
00:57:22il y a deux minutes,
00:57:22je suis prêt à installer ça.
00:57:23Non, non,
00:57:24je ne vous ai pas dit ça.
00:57:25Non, alors j'ai mal compris.
00:57:26Ah oui, moi j'ai compris ça.
00:57:27Il n'y aura pas ça
00:57:27chez vos clients.
00:57:28Non, non, mais il y en a
00:57:29certainement en test
00:57:30parce que c'est des tests
00:57:32qui se font
00:57:32et les fournisseurs de matériel
00:57:34doivent le tester
00:57:35dans les magasins.
00:57:36Et si c'est autorisé,
00:57:37vous le déploierez ?
00:57:39Moi, je souhaite
00:57:41que le cahier des charges
00:57:41soit très précis, quoi.
00:57:43À n'importe quelle condition.
00:57:45On en a dit
00:57:45un tout petit mot
00:57:46tout à l'heure,
00:57:46Michel Delogue.
00:57:47Franchement,
00:57:49je suis étonné.
00:57:50Le sujet,
00:57:51aujourd'hui,
00:57:52notre sujet,
00:57:53ce n'est pas celui-là,
00:57:54ce n'est pas le voleur,
00:57:55c'est le consommateur normal
00:57:57pour qu'il ne se fasse pas
00:57:58voler par l'inflation,
00:58:00pour qu'il ne se passe pas
00:58:01à voir même
00:58:02par des cavaliers parlementaires
00:58:05où on va nous limiter
00:58:07la capacité de vendre moins cher
00:58:08parce que c'est ça
00:58:08qui est en train de se passer
00:58:09à l'Assemblée nationale.
00:58:10Ce n'est pas le vol.
00:58:12C'est aujourd'hui des lois
00:58:13qui nous obligent
00:58:14à vendre plus cher.
00:58:15Est-ce que vous savez
00:58:16qu'aujourd'hui,
00:58:17par exemple,
00:58:18sous prétexte
00:58:18d'aider les agriculteurs,
00:58:21ce sont des amendements
00:58:23dans le cadre
00:58:23de la loi d'urgence agricole,
00:58:26il y a une loi
00:58:27qui s'appelle
00:58:28la loi d'écrosailles
00:58:29dont on n'a absolument
00:58:30pas fait l'impact
00:58:32mais qui m'empêche
00:58:32de faire des promotions
00:58:34importantes
00:58:35sur les couches,
00:58:36sur les produits d'entretien,
00:58:37sur les produits d'hygiène
00:58:39alors que ce sont
00:58:39ces produits-là
00:58:40qui vont augmenter le plus
00:58:41parce qu'ils sont
00:58:42très dépendants
00:58:42de la pétrochimie
00:58:43et ne serait-ce que
00:58:45leur emballage.
00:58:46Et donc,
00:58:47moi,
00:58:47mon combat,
00:58:48là,
00:58:48ce n'est pas le vol.
00:58:53Le législateur
00:58:54va-t-il
00:58:54continuer
00:58:55à m'empêcher
00:58:56à vendre moins cher,
00:58:58à faire des grosses
00:58:59opérations promotionnelles
00:59:01face à des consommateurs,
00:59:02nous avons 18 millions
00:59:02de consommateurs
00:59:03pour qui un sou
00:59:04est un sou,
00:59:05quoi.
00:59:05Et ça,
00:59:06c'est un vrai sujet.
00:59:07Est-ce qu'on va reconduire
00:59:09cette obligation
00:59:10pour les distributeurs
00:59:11de prendre une marge
00:59:12de 10%
00:59:13sur des produits
00:59:14qui ne profitent pas
00:59:14à l'agriculture française ?
00:59:16Et c'est en cours d'examen.
00:59:18Et c'est en cours d'examen.
00:59:19Et le message est passé.
00:59:20Et est-ce que,
00:59:21à moi,
00:59:22à qui on demande
00:59:23de respecter
00:59:24l'origine France,
00:59:25est-ce que le législateur
00:59:26va obliger mon fournisseur
00:59:28de me le dire ?
00:59:29Parce que c'est incroyable.
00:59:31Sous prétexte
00:59:32d'aider
00:59:33les agriculteurs français,
00:59:34et je suis pour aider
00:59:35la ferme France,
00:59:36et je suis du côté
00:59:37de la ferme France,
00:59:38aujourd'hui,
00:59:39on me fait payer plus cher
00:59:40la matière agricole
00:59:41sans savoir
00:59:41s'il y a les Français
00:59:42espagnols.
00:59:43Michel est dans le cœur.
00:59:44Le cacao et le café,
00:59:45on ne cultive pas en France.
00:59:46Oui, mais j'en profite,
00:59:47je suis chaud.
00:59:48Je vous écoute votre message,
00:59:48je crois qu'il est...
00:59:49Non, mais c'est un combat.
00:59:51Il nous reste trois minutes.
00:59:52Vous parlez de la ferme France.
00:59:53Ah, je peux y aller
00:59:54si j'ai trois minutes ?
00:59:54Non, je vais vous parler
00:59:55de la France.
00:59:56À chaque fois que vous êtes
00:59:57à l'aider depuis des mois,
00:59:58sur un plateau télé,
00:59:59dans un studio de radio,
01:00:01on vous pose la même question.
01:00:02Oui.
01:00:02Est-ce que vous allez être
01:00:03candidat à l'élection présidentielle ?
01:00:04Regardez,
01:00:04on a fait un tout petit montage,
01:00:06on n'y comprend rien.
01:00:09Eh bien, écoutez,
01:00:10ça m'a toujours tenté.
01:00:12Ah !
01:00:13Oui, ça m'a toujours tenté.
01:00:18Qu'est-ce que je peux vous répondre ?
01:00:20Je suis disponible pour la nation ?
01:00:22Non, je n'ai pas de désir d'Elysée,
01:00:23d'accord ?
01:00:24Mais j'ai du désir
01:00:26de nourrir positivement
01:00:27la vie politique,
01:00:29la vie sociale.
01:00:30Si un jour je vais dans la politique,
01:00:31ce n'est pas pour jouer
01:00:32le second rôle,
01:00:33c'est pour faire avancer
01:00:34les choses.
01:00:35Le contexte politique
01:00:36fait qu'aujourd'hui,
01:00:37moi j'ai soif d'action,
01:00:39j'ai l'âge
01:00:39où il faut aller vite.
01:00:41J'ai 73 ans,
01:00:42c'est un âge de présidentielle.
01:00:43Je pense que de l'extérieur,
01:00:44je suis plus efficace
01:00:45qu'aujourd'hui,
01:00:46être député au Parlement
01:00:48ou même candidat
01:00:49à quoi que ce soit.
01:00:50Je n'aspire pas
01:00:51à être président,
01:00:51on est d'accord ?
01:00:52C'est oui ou c'est non ?
01:00:54C'est ce que je viens de dire.
01:00:55Ah bah oui,
01:00:55ça m'a tenté.
01:00:58Je suis intéressé.
01:00:59Je suis disponible.
01:01:01C'est oui ou c'est non ?
01:01:01Je veux aller vite.
01:01:02Je suis du bon côté.
01:01:03Là-dessus,
01:01:04on a deux minutes.
01:01:04Je suis pour le côté...
01:01:05Ah, regardez-moi ça.
01:01:06Allez-y, allez-y,
01:01:07je ne vous lâcherai pas.
01:01:08On croirait Didier,
01:01:11notre commentateur militaire
01:01:13qui...
01:01:13Non, non,
01:01:14je suis pour me battre,
01:01:15pour que les Français
01:01:18puissent acheter moins cher.
01:01:19Je ne trouve pas
01:01:19qu'à l'Assemblée nationale,
01:01:20alors que c'est la première
01:01:21préoccupation des Français,
01:01:23le pouvoir d'achat,
01:01:23je trouve qu'on n'en parle pas.
01:01:25Je trouve que le PS,
01:01:26qui devrait être en pointe
01:01:28sur un nouveau système
01:01:30de financement du modèle social
01:01:32et le maintien du modèle social.
01:01:33Vous n'allez pas réussir
01:01:34à arriver les deux minutes
01:01:35qui nous restent ?
01:01:35Je pense qu'à droite,
01:01:36il n'y a plus de droite sociale
01:01:38héritière de De Gaulle,
01:01:40Seguin,
01:01:40Chaband-Delmas,
01:01:41etc.
01:01:41Pardon,
01:01:42pour les plus jeunes,
01:01:42je cite des modèles disparus.
01:01:45Et donc,
01:01:46je n'essaye pas...
01:01:48Ce n'est pas moi
01:01:48qui me suis mis dans les sondages.
01:01:49J'essaye d'utiliser ce tremplin
01:01:51pour faire passer ces messages.
01:01:53Les Français méritent
01:01:54qu'on s'occupe
01:01:54de leur pouvoir d'achat,
01:01:55du droit d'acheter des bagnoles,
01:01:56du droit de manger bien.
01:01:58Et donc,
01:01:58est-ce que je serais plus efficace
01:02:00si j'étais ministre ou président
01:02:02ou aujourd'hui
01:02:02à la tête des centres Leclerc ?
01:02:03Je pense que je suis plus efficace
01:02:05à la tête des centres Leclerc.
01:02:06Donc,
01:02:06ça veut dire
01:02:06qu'il n'y aura pas de candidature
01:02:07Leclerc à l'élection
01:02:08ou ça continue
01:02:10à traîner quelque part
01:02:11dans votre cerveau ?
01:02:12Ça continue à traîner
01:02:13quelque part dans mon cerveau.
01:02:14Et oui,
01:02:15moi,
01:02:15je m'intéresse à la chose publique.
01:02:18Et d'ailleurs,
01:02:19vous n'arrêtez pas
01:02:19de me poser la question.
01:02:20Ça veut dire aussi
01:02:21que je peux peut-être
01:02:23faire quelque chose.
01:02:24Mais franchement,
01:02:25aujourd'hui,
01:02:28il y a un parti de l'inflation
01:02:29qui s'accommoderait bien
01:02:30de taper le portefeuille
01:02:32des Français.
01:02:34Et donc,
01:02:35je pense que je suis plus efficace
01:02:37dans les deux ans qui viennent
01:02:38là,
01:02:39sur le terrain.
01:02:40Mais j'entends que
01:02:41on vous rassemble le matin.
01:02:42Oui,
01:02:42une petite musique.
01:02:43Allez-y.
01:02:44Voilà,
01:02:44pourquoi pas.
01:02:46Vous êtes de droite
01:02:46ou de gauche ?
01:02:48Je suis devant.
01:02:49Ah non.
01:02:50Je me projette.
01:02:51Non,
01:02:51je suis un adolescent,
01:02:52pas fini.
01:02:52Je suis en mode projet.
01:02:54Vous êtes de droite
01:02:55ou de gauche ?
01:02:55Je suis...
01:02:56Les classifications,
01:02:57c'est les autres
01:02:58qui les font.
01:02:59Je suis progressiste.
01:03:00Quand vous vous déçuez
01:03:01avec vos copains,
01:03:02quand vous vous engueulez
01:03:02la table.
01:03:03Je suis progressiste.
01:03:04J'aime les gens.
01:03:06J'aime partager
01:03:07mon propre plaisir
01:03:08avec les autres.
01:03:09Je ne m'imagine pas
01:03:10sur mon île
01:03:12riche, puissant
01:03:13et célèbre.
01:03:14Donc,
01:03:14non,
01:03:14je...
01:03:15Mais par exemple,
01:03:16j'aime l'engagement.
01:03:17Leclerc président,
01:03:18il y a plus d'impôts
01:03:18ou moins d'impôts
01:03:19en France ?
01:03:19Il y en a moins.
01:03:20Il y en a moins ?
01:03:21Ouais.
01:03:22Et puis,
01:03:23il y a plus d'envie
01:03:23d'aller travailler
01:03:24dans mon projet personnel.
01:03:27Il y a plus de cohésion sociale.
01:03:28Il y a plus de fraternité.
01:03:30Ouais.
01:03:31Là,
01:03:31vous êtes en train
01:03:31de rôder le discours du candidat.
01:03:33C'est vous qui le commentez.
01:03:35Ça vous plaît ou pas ?
01:03:36Ouais.
01:03:36On en reparle pas.
01:03:38Michel,
01:03:38ça y est,
01:03:38les signatures,
01:03:39c'est fait.
01:03:39Vous voulez quoi ?
01:03:40Quel poste ?
01:03:41Secrétaire général de l'Elysée ?
01:03:43Surtout pas.
01:03:44Mais on sent quand même
01:03:45qu'il a ce...
01:03:46Marc Pauvel,
01:03:47Premier ministre.
01:03:47Oh là là,
01:03:48quel désastre.
01:03:49Ne le prenez pas.
01:03:50Mais vous n'avez plus
01:03:51qu'une minute,
01:03:51Monsieur Leclerc.
01:03:52Vous n'avez plus qu'une minute.
01:03:52Merci beaucoup,
01:03:53Michel-Édouard Leclerc.
01:03:54Merci d'être venu
01:03:55ce soir.
01:03:55Merci de votre accueil.
01:03:56Bonsoir,
01:03:57Julie Emmet,
01:03:57le programme du 20h.
01:03:59C'est avec vous.
01:04:00Deux invités,
01:04:01Hubert Védrine,
01:04:01ancien ministre
01:04:02des Affaires étrangères
01:04:03et Jean-François Colosimo,
01:04:05historien et théologien.
01:04:06Donald Trump dévoile
01:04:07son calendrier des frappes.
01:04:08Ce sera soit vendredi,
01:04:09soit samedi,
01:04:10soit dimanche.
01:04:10Vous l'entendrez.
01:04:11Le président américain
01:04:12dans la tête
01:04:13est mis à prix
01:04:13pour 50 millions d'euros.
01:04:15Vous verrez la séquence.
01:04:16Voilà pour le programme.
01:04:17Votez Ahmed,
01:04:17c'est à 20h.
01:04:18Bonne soirée sur des faits.
01:04:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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