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  • il y a 14 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:28Générique
00:00:29...
00:00:30...
00:00:31On en débattra tout à l'heure avec l'ancien patron des patrons, Geoffroy Roux-de-Bézieux, l'insoumise Aurélie
00:00:37Trouvé et le porte-parole du Rassemblement National, Philippe Ballard.
00:00:41Mais d'abord, ces images, ces images en direct de Cap Canaveral, c'est la base de la NASA en
00:00:47Floride.
00:00:47Vous voyez, le pas de tir est prêt, tout est prêt pour le décollage de la mission Artemis qui aura
00:00:52lieu la nuit prochaine, heure française.
00:00:55Dans quelques heures, un équipage d'astronautes va donc s'envoler vers la Lune pour la première fois depuis un
00:01:00petit peu plus d'un demi-siècle.
00:01:01On va en parler avec Michel-Ange Tonigny. Bonsoir, astronaute à l'Agence Spatiale Européenne. Vous êtes allé deux fois
00:01:06dans l'espace.
00:01:07Oui.
00:01:08On doit ressentir quelque chose en voyant ces images.
00:01:10Oui.
00:01:10Bonsoir, je suppose, avec Alain Sirou qui est directeur du magazine Ciel et l'Espace. Bonsoir, avec Martana qui est
00:01:15journaliste et auteure de Sophie Adnaud, de la Terre aux étoiles.
00:01:20Bonsoir.
00:01:20Dans quelques instants, bonsoir, on va assister à un moment important dans le cérémonial avant le décollage qui a lieu
00:01:25dans un peu plus de cinq heures.
00:01:26Les quatre membres de cet équipage vont enfiler leur combinaison qu'ils ne quitteront plus ensuite pendant un long moment.
00:01:34Je disais, ça rappelle forcément des souvenirs. À ce moment précis, il se passe quoi dans leur tête ?
00:01:39On est concentré sur sa tâche technique. Chacun sait ce qu'il va faire pendant sa mission. Donc il y
00:01:44a d'abord la vérification de la pressurisation des scaphandres, puis du vaisseau quand ils vont aller dans le vaisseau,
00:01:50vérification de tous les systèmes à l'intérieur et préparation pour la mission.
00:01:53On s'installe dans le vaisseau deux heures avant le décollage, deux heures à deux heures et demie avant le
00:01:56décollage. Un peu la même chose sur un Soyouz ou sur la navette spatiale. Tous ces vaisseaux sont toujours calibrés
00:02:02à deux heures et demie avant le décollage et après ils vont attendre le compte à rebours pour le décollage.
00:02:06Alain Sirou, c'est le moment où on ne peut plus faire demi-tour a priori ?
00:02:09Là encore, on peut faire demi-tour.
00:02:10On peut encore faire demi-tour, mais il ne vaut mieux pas quand même.
00:02:12En fait, il y a une succession qu'on appelle go no go, c'est-à-dire on y va
00:02:16et on arrête. Et donc, ça commence là, c'est-à-dire qu'effectivement, l'équipage va s'installer, ensuite
00:02:24il y aura des remplissages.
00:02:26Cette fusée est une fusée un peu particulière.
00:02:30Pourquoi ?
00:02:31Parce qu'en fait, ce n'est pas une fusée nouvelle, mais je dirais que c'est une fusée faite
00:02:35à partir d'éléments déjà existants, pour une large part.
00:02:38Vous avez beaucoup de morceaux de la navette spatiale, en particulier les boosters, qui sont les deux choses sur le
00:02:46côté en blanc, qui assurent une grande partie de la propulsion.
00:02:49Donc ça, c'est la technologie des navettes, et puis vous avez un corps central, et puis quelque chose de
00:02:54nouveau qui est au sommet, là où sont les astronautes.
00:02:58La capsule.
00:02:58La capsule, et en dessous de la capsule, un élément qui est un élément fabriqué par les Européens, donc la
00:03:05capsule Orion, qui va assurer, pour sa part, la fourniture en énergie, en eau.
00:03:13Je dirais que c'est un peu la partie technique du module, et tout ça, c'est nouveau.
00:03:19Donc tout ça va être pour la première fois expérimenté avec des hommes à bord.
00:03:23Oui, donc ce que vous imaginez, c'est que tout à l'heure, ces quatre astronautes, trois hommes et une
00:03:28femme, vont limper tout en haut, tout en haut de la fusée, dans la capsule, qui ensuite va se détacher,
00:03:33c'est ça ?
00:03:34Ben, disons que ce qui doit se passer, c'est qu'il y a un allumage, donc avec les boosters,
00:03:40qui sont ceux qui...
00:03:42Une fois qu'on a allumé les boosters, on ne fait plus demi-tour, alors là, ça c'est parti,
00:03:46c'est vraiment le pétard.
00:03:46Pas de parachute.
00:03:47Pas de parachute.
00:03:48Et il y a le corps principal, donc le premier étage qui est important, mais ce n'est pas lui
00:03:52qui va assurer la mise en orbite entièrement.
00:03:56Et puis vous avez un deuxième étage qui va rester accroché pendant un certain temps, pour justement faire des manœuvres.
00:04:02Donc, le premier objectif ce soir, c'est de positionner l'équipage qui est au sommet de la fusée, en
00:04:10orbite autour de la Terre.
00:04:11Donc ça, je dirais que c'est assez classique, en quelque sorte.
00:04:14On sait faire, même si la fusée est un peu compliquée, et que surtout, on ne peut pas prendre de
00:04:19risques, parce que dans une fusée qui n'a pas volé depuis quatre années,
00:04:23où il y a eu déjà ces dernières semaines des problèmes, il y a eu quelques fuites, on a dû
00:04:28la ramener au garage pour réparer des choses.
00:04:31Il y a sans doute un tout petit peu de stress du côté de la NASA ce soir.
00:04:34Alors, il y a du stress, et personne ne se permettra de faire une impasse technique en se disant, bon,
00:04:38ce n'est pas grave, on y va. Personne.
00:04:40Bon, il y a trois Américains et un Canadien qui sont à bord. Je sors mon petit drapeau bleu-blanc
00:04:45-rouge.
00:04:45Marc Danna, pourquoi ce n'est pas Sophie Adnaud qui part vers la Lune ?
00:04:49En tout cas, elle pourrait tout à fait être plus que candidate et aller autour, voire plutôt sur la Lune,
00:04:57dans le cadre de ce grand programme Artemis.
00:05:00Parce que, comme le disait Alain, l'Agence spatiale européenne est vraiment protagoniste de ce programme.
00:05:09Ce module européen ne donne pas que la température, il donne également l'oxygène.
00:05:15Et puis, surtout, il permet la propulsion autour de la Lune.
00:05:19En gros, j'allais dire, c'est toutes les parties vitales.
00:05:22Les Américains confient leurs astronautes aux Européens, aux technologies européennes.
00:05:26Sans nous, il n'y a pas d'oxygène, il n'y a pas de température, il n'y a
00:05:29pas de propulsion.
00:05:30Donc, c'est vraiment un signe de très, très grande confiance.
00:05:32Et nous, en échange de ça, parce que dans l'espace, rien ne se monnaie en dollars ou en carnet
00:05:38de chèques.
00:05:39Tout se fait en échange marchandises.
00:05:40En échange de cela, nous avons droit, théoriquement, à des fauteuils d'astronautes européens.
00:05:46Trois sont garantis.
00:05:47Le premier, on a appris au mois de novembre, lors de la ministérie de l'ESA à Brême, que ce
00:05:52serait un Allemand,
00:05:53parce que les Allemands mettent beaucoup d'argent dans le vol habité.
00:05:55Donc, il reste deux places ?
00:05:56Il reste deux places, voilà.
00:05:58Sachant que là, il y a quelques jours à peine, la NASA a décidé de tirer un trait sur la
00:06:04mini-station spatiale internationale,
00:06:05ou plutôt occidentale, puisque les Russes ne font pas partie de l'aventure.
00:06:09Il devait y avoir une petite station qui devait tourner en orbite autour de la Lune.
00:06:12Elle devait être américaine et européenne, canadienne, japonaise, mais beaucoup européenne.
00:06:18Et là, du coup, on ne sait plus très bien si les Européens vont pouvoir aller directement sur le sol.
00:06:23Ces accords sont à revoir.
00:06:25Mais une chose est sûre, c'est qu'on est protagoniste.
00:06:27D'ailleurs, on le voit sur l'image de votre plateau, sous le logo NASA, il y a quand même
00:06:31le logo de l'Agence spatiale européenne.
00:06:35Ce n'est pas rien.
00:06:35Là, il s'agit donc d'aller vers la Lune, mais c'est un aller-retour.
00:06:41C'est-à-dire qu'on ne pose pas le pied là-bas.
00:06:43Les plus anciens, qui ont peut-être le souvenir de 1969, vont se dire, mais pourquoi on n'y repose
00:06:48pas le pied aujourd'hui ?
00:06:49D'abord, parce qu'on n'a pas de lander, on n'a pas l'atterrisseur qui va se poser
00:06:52sur la Lune, chose qu'on avait en 1969.
00:06:54Vous voulez dire qu'on est moins avancé qu'en 1969 ?
00:06:56Non, on y va différemment.
00:06:57Comme on l'a dit à l'heure, à l'époque, on voulait aller sur la Lune, maintenant, on veut
00:07:00rester sur la Lune.
00:07:00Donc, on va y aller avec des bases plus importantes.
00:07:02La fameuse station Gateway qui était autour de la Lune va se transformer en base lunaire.
00:07:06Nos modules, on mettra des petits pieds pour que ces modules puissent arriver sur la Lune.
00:07:11Donc, on ira par la suite.
00:07:12On y va, mais avec des éléments et des modules européens, notamment italiens.
00:07:18Ce qui pourrait nous faire croire que le premier européen à fouler le sol lunaire sera un Italien.
00:07:25C'est mon analyse, parce que tout est question quand même de...
00:07:27Là, je remballe mon petit drapeau tricolore que j'avais sorti.
00:07:29Voilà, très sincèrement, on ne sait même pas si Thomas Pesquet ira un jour.
00:07:33Il y a d'autres pronostics.
00:07:34C'est pour ça que je considère que Sophie Adnaud, elle, fait partie vraiment de la génération de la promotion
00:07:392022
00:07:40qui a été sélectionnée pour finir sur ce programme Artemis.
00:07:44D'ailleurs, même le nom de cette promotion, Hoppers, une des raisons pour lesquelles ils ont métaphoriquement choisi le nom
00:07:50de Hoppers,
00:07:51c'est justement parce qu'on bondit sur le sol lunaire.
00:07:56Sachant qu'en plus, Sophie est la doyenne de cette promotion.
00:07:59Donc c'est vraiment une promotion qui a été sélectionnée pour finir sur la Lune.
00:08:02Oui, Sophie Adnaud est clairement concernée.
00:08:04Alain Sérou, ils vont donc faire un voyage de 4 jours environ pour aller en direction de la Lune,
00:08:11faire le tour de la Lune, aller du côté de la face cachée de la Lune ?
00:08:15Oui.
00:08:16Ils seront les premiers à la voir ou pas ?
00:08:17Alors, ils ne seront pas les premiers à la voir, d'ailleurs, ils ne vont certainement pas la voir.
00:08:21Ah bah zut.
00:08:22Tout ça pour ça.
00:08:23Il faut se resituer dans, je dirais, le contexte.
00:08:26La face cachée, c'est celle qu'on ne voit jamais, nous, pauvres petits terriens.
00:08:28Voilà, exactement.
00:08:30Ils ne vont pas la voir ?
00:08:31Non, ils ne vont pas la voir parce que là, dans la configuration astronomique,
00:08:34dans laquelle ils vont se retrouver si décolle ce soir, ça peut changer dans quelques jours,
00:08:39mais ils vont passer derrière la Lune au moment où la face cachée n'est pas visible,
00:08:44c'est-à-dire qu'elle n'est pas éclairée par le Soleil.
00:08:46Donc ils ne vont rien voir du tout ?
00:08:47Non, ils ne verront rien du tout.
00:08:49Par contre, ce qui est intéressant, et c'est ça le principe de cette expérience aujourd'hui,
00:08:55en tout cas de ce vol d'essai, c'est de faire un vol pour tourner autour de la Lune,
00:09:00mais pas tourner comme ceci, tourner pour faire...
00:09:05En fait, c'est un peu comme la Coupe de l'América, c'est-à-dire, vous avez un bateau,
00:09:08il va faire le grand tour de la bouée.
00:09:10Donc ils vont tourner autour de la bouée,
00:09:12mais l'idée, c'est de pouvoir être attrapé par l'attraction gravitationnelle de la Lune.
00:09:18Donc là, on fait confiance à Newton, aux forces newtoniennes.
00:09:21Donc le vaisseau va s'approcher de la Lune, va être assez loin,
00:09:25il va être attrapé par les forces gravitationnelles,
00:09:27et s'il y avait une panne moteur, il n'y a pas besoin de moteur,
00:09:30mais s'il y avait une panne moteur, par exemple,
00:09:31il reviendrait naturellement vers la Terre,
00:09:34et reviendrait donc...
00:09:37Scénario Apollo 13.
00:09:38Scénario Apollo 13.
00:09:408-9 jours plus tard, avant de retomber dans l'océan.
00:09:42On voit donc cette image de cette fusée,
00:09:45il faut se faire un ordre de grandeur, c'est à peu près 100 mètres de haut.
00:09:47Plus.
00:09:48C'est pas rien, je crois qu'elle est un peu plus petite que celle d'Apollo 13.
00:09:51On a réduit la taille...
00:09:53Et donc tout en haut, l'endroit, la fameuse capsule Orion,
00:09:57vous voyez à droite de l'écran,
00:09:58dans laquelle les 4 astronautes vont s'installer tout à l'heure,
00:10:022 heures avant le décollage,
00:10:04ils vont vivre là-dedans,
00:10:05c'est 9 mètres cubes, 4 mètres carrés au sol,
00:10:09c'est même pas une chambre d'étudiants,
00:10:10une demi-chambre d'étudiants, un quart de chambre d'étudiants,
00:10:13ils vont y passer 10 jours là-dedans enfermés.
00:10:14Oui.
00:10:15Comment on tient ?
00:10:16Bien.
00:10:18Rappelez-vous, les premiers vols en Soyouz...
00:10:30Moins gênés par ce manque de volume.
00:10:33En apesanteur, on flotte dans l'espace,
00:10:34donc on peut s'arranger,
00:10:35le Soyouz faisait 10 mètres cubes,
00:10:36on était tout à fait à l'aise dans le Soyouz.
00:10:39Si les étudiants,
00:10:40parce que Michel est un éternel étudiant,
00:10:42si les étudiants vivaient dans des mètres cubes
00:10:44et plutôt que des mètres carrés,
00:10:45ils auraient plus de place.
00:10:46Mais si les étudiants volaient, on le saurait.
00:10:47Merci beaucoup à tous les trois.
00:10:49On suivra évidemment ce décollage tout à l'heure,
00:10:51minuit, 24 heures françaises,
00:10:53à suivre en direct sur BFMTV.
00:10:54Le Comte-Arbour, donc à Cap Canaveral,
00:10:56le Comte-Arbour également,
00:10:57du côté de Washington à 3 heures du matin,
00:11:00cette fois heure française.
00:11:01Donald Trump va s'adresser aux Américains.
00:11:03Premier discours à la nation
00:11:04depuis le début de la guerre,
00:11:06depuis le 28 mars.
00:11:07Va-t-il ouvrir la porte à une sortie du conflit
00:11:10ou entrer dans une nouvelle phase
00:11:12avec l'envoi de troupes au sol ?
00:11:13Antoine Hollard, vous êtes à Washington.
00:11:15Donald Trump multiplie cet après-midi
00:11:17les confidences aux médias américains.
00:11:19De quel côté va pencher la balance ?
00:11:25Difficile à dire à cette heure
00:11:26parce que Donald Trump multiplie
00:11:28les déclarations contradictoires
00:11:29depuis ce matin.
00:11:31D'un côté, il laisse entendre
00:11:33que certains objectifs sont atteints,
00:11:34notamment la question du nucléaire.
00:11:36Il explique par exemple
00:11:37que l'uranium enrichi
00:11:38est désormais profondément enterré
00:11:40sous terre, enfoui sous terre
00:11:42grâce au bombardement américain
00:11:44et que les Iraniens n'y ont pas accès.
00:11:45Il estime que désormais,
00:11:47il suffit de contrôler par satellite
00:11:48que les Iraniens ne relancent pas
00:11:50leur programme nucléaire.
00:11:51Ce qui laisse donc peut-être entendre
00:11:53que Donald Trump n'envisage pas
00:11:54de déployer des troupes pour aller récupérer
00:11:56ces fameux 450 kg d'uranium enrichis.
00:12:00Mais d'un autre côté,
00:12:01Donald Trump dit aussi
00:12:02qu'il pourrait anéantir l'Iran
00:12:04si les Iraniens ne rouvrent pas
00:12:05le détroit d'Hormuz.
00:12:06Alors ça, c'est une surprise
00:12:07parce que hier,
00:12:08Donald Trump expliquait que Hormuz,
00:12:09ça n'était plus son problème.
00:12:11Trump explique que désormais,
00:12:12les Iraniens réclament un cessez-le-feu.
00:12:14Il se dit prêt à considérer cette demande,
00:12:17mais à condition que la circulation,
00:12:19la navigation reprenne sur le détroit.
00:12:22Donald Trump, qui donc multiplie
00:12:24les déclarations contradictoires,
00:12:26alors les uns y voient le fait
00:12:28que le président navigue à vue
00:12:29et improvise.
00:12:31Les autres, ses soutiens louent
00:12:32son ambiguïté stratégique
00:12:34et son imprévisibilité
00:12:36qui serait une stratégie
00:12:37pour déstabiliser les Iraniens.
00:12:40On y verra peut-être
00:12:41un peu plus clair ce soir.
00:12:42Ce qui est certain aussi,
00:12:43c'est que Donald Trump, ce soir,
00:12:44va parler de l'OTAN
00:12:45pour taper sur l'alliance atlantique.
00:12:47Trump dit qu'il envisage
00:12:48de quitter l'OTAN.
00:12:50Il n'a toujours pas dit gérer
00:12:51que les pays de l'OTAN
00:12:52ne soient pas venus l'aider en Iran.
00:12:54Et donc, il pourrait,
00:12:55et c'est ce qu'il dit en tout cas
00:12:57à certains médias,
00:12:58parler beaucoup de l'OTAN ce soir
00:13:00pour dire tout son dégoût
00:13:01qu'il a de cette alliance atlantique.
00:13:04Les derniers signaux de fumée
00:13:06en direct de Washington
00:13:06avec Antoine Aulard.
00:13:07Pour en parler ce soir,
00:13:08Ulysse Gosset, bonsoir.
00:13:10Bonsoir.
00:13:10Éditorialiste à BFM TV,
00:13:12Emmanuel Galichet, bonsoir.
00:13:13Vous êtes spécialiste en physique nucléaire,
00:13:15enseignante et chercheuse.
00:13:16Marie-Laure Buisson, bonsoir.
00:13:18Bonsoir.
00:13:19Officier de réserve citoyenne,
00:13:20autrice de espionne
00:13:21aux presses de la cité.
00:13:22Général Eric Delaprel,
00:13:23bonsoir.
00:13:24Général, vous êtes ancien conseiller
00:13:25auprès des forces armées libanaises.
00:13:27Et Philippe Carsanti, bonsoir.
00:13:28Vous êtes porte-parole
00:13:29du comité Trump France.
00:13:31Ulysse Gosset,
00:13:32on ne va évidemment pas faire de Paris
00:13:33ce soir,
00:13:35avant cette déclaration de Donald Trump.
00:13:36Mais on a le sentiment
00:13:38qu'il prépare quand même les esprits
00:13:39depuis plusieurs heures
00:13:41à un retrait.
00:13:43Oui, c'est la première fois d'abord
00:13:44que Trump s'exprime
00:13:45de façon aussi officielle
00:13:46devant la nation américaine.
00:13:48Jusqu'à présent,
00:13:48ça a été des interviews
00:13:49plus ou moins longues,
00:13:51par téléphone,
00:13:52à la télé,
00:13:53dans la presse écrite.
00:13:54Mais jamais,
00:13:54il n'avait pris le soin
00:13:56d'une annonce comme ça
00:13:57aussi importante.
00:13:58Donc ça va être...
00:13:59Et la Maison-Blanche dit
00:14:00il y aura une mise au point
00:14:01importante ce soir.
00:14:02Eh oui.
00:14:02Alors,
00:14:03est-ce qu'il annonce
00:14:03la fin de la guerre ?
00:14:04Il va annoncer sans doute
00:14:06un calendrier de sortie,
00:14:08non pas de la guerre,
00:14:09mais de l'opération
00:14:10qu'il a menée en Iran.
00:14:12Parce que,
00:14:13jusqu'à preuve du contraire,
00:14:14il n'a jamais annoncé
00:14:15qu'il avait déclaré
00:14:16la guerre à l'Iran.
00:14:16Il a annoncé
00:14:17qu'il avait mené
00:14:18une opération
00:14:19destinée à empêcher
00:14:21les Iraniens
00:14:22de produire
00:14:23la bombe nucléaire
00:14:24et de continuer
00:14:25à produire
00:14:26des missiles balistiques
00:14:27menaçant la sécurité
00:14:28d'Israël
00:14:29et même de l'Europe
00:14:30et des États-Unis.
00:14:32Donc ce soir,
00:14:33ce qui va se passer
00:14:34sans aucun doute,
00:14:35c'est qu'il va déclarer
00:14:36qu'il a atteint
00:14:37ses objectifs
00:14:38et il va préparer
00:14:39l'opinion publique
00:14:40américaine
00:14:41à une fin du conflit.
00:14:42Avec une autre chose
00:14:43importante pour nous
00:14:44les Européens,
00:14:45c'est qu'il pourrait annoncer
00:14:47non seulement
00:14:47qu'il ne croit plus
00:14:48en l'OTAN,
00:14:49mais qu'il envisage
00:14:50de retirer
00:14:51l'Amérique de l'OTAN,
00:14:52ce qui mettrait fin
00:14:53à l'Alliance Atlantique
00:14:55telle qu'on la connaît
00:14:55depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:14:56Général,
00:14:57ça ce serait un tremblement de terre.
00:14:58L'OTAN sans les Américains,
00:15:00ça semble un peu,
00:15:00comment dire,
00:15:01bancal.
00:15:03Alors,
00:15:03moi je suis venu
00:15:04fondamentalement
00:15:05pour parler du Liban,
00:15:05mais je vais quand même
00:15:08beaucoup de camarades
00:15:09qui travaillent
00:15:11au sein de l'OTAN.
00:15:13On a beaucoup
00:15:13d'officiers,
00:15:14de sous-officiers
00:15:15qui sont dans les différentes
00:15:16implantations européennes
00:15:18et aux États-Unis.
00:15:19L'OTAN sans les États-Unis,
00:15:21c'est un schéma
00:15:21que ma génération
00:15:22n'a pas connu.
00:15:23Donc on est habitués
00:15:24à travailler
00:15:25avec les Américains,
00:15:27les Anglais,
00:15:28tous ceux qui forment l'OTAN,
00:15:30parce que construire la paix,
00:15:31c'est se parler.
00:15:32Et si les Américains
00:15:34ne travaillent plus avec nous,
00:15:35on risque de perdre
00:15:36de l'interopérabilité
00:15:38on risque de perdre
00:15:40de la connaissance mutuelle
00:15:42et ça,
00:15:42pour le service de la paix,
00:15:43ce serait dramatique.
00:15:45Marie-Laure Buisson,
00:15:46qu'est-ce que vous imaginez
00:15:47dans la bouche
00:15:47de Donald Trump
00:15:49ce soir ?
00:15:50Je rappelais
00:15:50ses dernières déclarations,
00:15:51il en a fait énormément
00:15:52aujourd'hui,
00:15:53en appelant directement
00:15:54des journalistes,
00:15:54en donnant des interviews
00:15:55à d'autres médias américains.
00:15:57Est-ce qu'il peut annoncer
00:15:58que les boys sont de retour
00:16:00à la maison ?
00:16:00Que c'est fini ?
00:16:01Que les 50 000 rentrent au pays ?
00:16:02Alors, il peut tout annoncer.
00:16:04Ce qui est sûr,
00:16:04c'est qu'il maintient
00:16:05sa férule de fer jusqu'à la fin,
00:16:08puisqu'il a fait un communiqué
00:16:09tout à l'heure
00:16:10pour dire que
00:16:11nous les bombarderons
00:16:13jusqu'à ce qu'ils retournent
00:16:14à l'âge de pierre,
00:16:16qui est quand même une phrase
00:16:17qu'il a reprise
00:16:18du général Curtis LeMay,
00:16:20qu'il avait prononcé
00:16:20en 1965
00:16:24au Vietnam.
00:16:25Et Curtis LeMay,
00:16:26à l'époque,
00:16:26était chef d'état-major
00:16:27de l'armée de l'air,
00:16:28qui était réputé
00:16:28pour son carpet bombing,
00:16:30c'est-à-dire son tapis de bombe.
00:16:31Donc, ça veut dire
00:16:31qu'il maintient jusqu'au bout
00:16:32la pression,
00:16:33mais effectivement,
00:16:34ça ne veut pas dire
00:16:35que peut-être tout à l'heure,
00:16:36il ne va pas annoncer
00:16:37un échéancier
00:16:38pour la fin de la guerre.
00:16:40On ne sait pas.
00:16:42Personne ne sait.
00:16:42Toujours est-il
00:16:43que si jamais il annonçait
00:16:44qu'il se retirerait de l'OTAN,
00:16:46qu'est-ce qui resterait ?
00:16:47L'OTAN, c'est les États-Unis
00:16:49et des pays européens.
00:16:50Donc, s'il n'y a plus d'OTAN,
00:16:51il reste l'Europe de la défense
00:16:52et charge aux Européens
00:16:54enfin de s'organiser
00:16:55et de prendre en main
00:16:55leur défense.
00:16:56Philippe Carcenti,
00:16:57vous le connaissez mieux que nous.
00:16:59On est habitué à quelques surprises,
00:17:00parfois même d'une heure sur l'autre.
00:17:03Prendre la parole
00:17:03devant la nation américaine
00:17:04pour dire quoi ?
00:17:05Alors, d'abord,
00:17:07je tiens à dire que,
00:17:08parce qu'on a parlé
00:17:09avec Ulysse avant,
00:17:10très clairement,
00:17:11j'ai essayé d'avoir
00:17:11des informations précises.
00:17:12Vous en avez eu ?
00:17:13Je vais vous répondre
00:17:14à Washington
00:17:15et à l'ambassade à Paris.
00:17:17Pour l'instant,
00:17:17je n'ai rien eu d'officiel,
00:17:19rien eu de concret.
00:17:21J'ai envie de dire
00:17:21que c'est assez bon signe
00:17:23avec tout le respect
00:17:24que j'ai pour vous.
00:17:24En revanche,
00:17:26j'ai essayé de comprendre
00:17:27un petit peu
00:17:28ce qui se disait
00:17:28dans certains think tanks
00:17:29à Washington.
00:17:30Et alors ?
00:17:31Très clairement,
00:17:32je ne crois pas
00:17:32à tout ce que j'ai pu entendre
00:17:34aujourd'hui
00:17:34chez vous
00:17:35et sur d'autres médias.
00:17:36Je ne crois pas au retrait.
00:17:38Je ne crois pas
00:17:39au retrait de la guerre.
00:17:40Je ne crois pas
00:17:41au retrait de l'OTAN.
00:17:43En revanche,
00:17:44je pense qu'il va y avoir
00:17:44un message très clair
00:17:45pour certains pays,
00:17:46notamment l'Espagne.
00:17:47Je pense que l'Espagne
00:17:49est en train de devenir
00:17:50un vrai problème
00:17:51au sein de l'OTAN
00:17:52et au sein de l'axe occident.
00:17:54L'Espagne a refusé
00:17:54le survol de son territoire.
00:17:55Oui, mais pas seulement.
00:17:56Je veux dire,
00:17:56l'Espagne qui s'est placée
00:17:57très clairement
00:17:58depuis, on va dire,
00:18:00deux ans
00:18:00depuis le début
00:18:01de la guerre à Gaza
00:18:02dans l'axe hostile
00:18:05aux démocraties occidentales.
00:18:07Donc, ces pays-là,
00:18:08je pense qu'ils vont avoir
00:18:09à subir des conséquences.
00:18:11Et ça va plutôt être,
00:18:12selon moi,
00:18:13j'ai un coup de semence
00:18:14aux pays européens
00:18:16et de leur dire
00:18:17oui, hostile.
00:18:17Non, pas seulement
00:18:18hostile à la guerre.
00:18:18Ce que vous nous dites,
00:18:20c'est qu'il est possible
00:18:21que Donald Trump
00:18:21parte ce soir,
00:18:22non pas pour parler
00:18:23de la situation militaire
00:18:25en Iran,
00:18:25mais pour parler
00:18:26de ses alliés et de l'OTAN.
00:18:26Il parlera naturellement
00:18:28de la guerre,
00:18:28mais moi,
00:18:29je ne crois en aucun cas.
00:18:30Je pense qu'il faut bien
00:18:31comprendre que Donald Trump
00:18:32est rentré dans cette guerre
00:18:33pour faire un changement
00:18:34drastique,
00:18:34c'est-à-dire après 47 ans
00:18:36du régime des Mollahs.
00:18:37Il n'a rien contre
00:18:38le peuple iranien,
00:18:39il a tout contre les Mollahs.
00:18:40Et son objectif est clair,
00:18:41c'est un changement de régime
00:18:42pour obtenir une démocratie
00:18:45ou au moins un régime
00:18:46qui ne sera plus
00:18:48un régime qui met en danger
00:18:49toute la région.
00:18:50Il faut comprendre
00:18:50que l'Iran,
00:18:51qui a pris des otages
00:18:52dans le monde entier,
00:18:53prend en otage
00:18:54l'économie
00:18:55et la population
00:18:56du Proche-Orient
00:18:57depuis le début de cette guerre.
00:18:58On est en ligne
00:18:58avec Daniel Cohn-Bendit
00:18:59comme chaque mercredi.
00:19:01Bonsoir Daniel,
00:19:01ravi de vous retrouver.
00:19:02Est-ce que vous y voyez-vous
00:19:04un peu plus clair
00:19:05sur ce que va peut-être
00:19:06dire Donald Trump
00:19:07tout à l'heure
00:19:07ou est-ce que vous considérez
00:19:08au vu de ses dernières déclarations
00:19:09qu'il est tout doucement
00:19:11en train de se dégonfler,
00:19:12c'est-à-dire par exemple
00:19:13en expliquant que c'est l'Iran
00:19:14qui veut un cessez-le-feu
00:19:15aujourd'hui
00:19:16et qu'il ne fait finalement
00:19:16que répondre à Téhéran ?
00:19:20Écoutez, en fait,
00:19:22ça n'a aucune importance.
00:19:24Ce qui va dire,
00:19:25ça a de l'importance,
00:19:27il va peut-être
00:19:27continuer la guerre,
00:19:28il va peut-être arrêter,
00:19:30mais ce qu'on est en train
00:19:31de comprendre,
00:19:32ce que je comprends,
00:19:34c'est qu'on assiste
00:19:35à une chronique
00:19:36d'une défaite annoncée,
00:19:38d'une défaite politique
00:19:39annoncée de Donald Trump.
00:19:41Pourquoi ?
00:19:42Parce que plus rien ne fonctionne.
00:19:45Sa parole est complètement démonétisée,
00:19:49ses discours sont erratiques
00:19:52et incompréhensibles.
00:19:54La politique migratoire
00:19:56dure et terrifiante
00:19:57a été telle
00:19:59qu'il a perdu tout un soutien
00:20:01des Hispaniques
00:20:02qui lui avaient permis
00:20:04de gagner les dernières élections.
00:20:06La politique économique
00:20:08ne fonctionne pas.
00:20:09c'est-à-dire que
00:20:11les gens d'en bas,
00:20:13comme on dit
00:20:13aux États-Unis,
00:20:15ne vont pas mieux.
00:20:16Sa politique étrangère
00:20:18est le contraire
00:20:19de ce qu'il avait annoncé
00:20:20pendant sa campagne électorale.
00:20:23Et donc,
00:20:23aujourd'hui,
00:20:25changement de régime
00:20:27en Iran,
00:20:28alors là,
00:20:28vraiment,
00:20:29j'aimerais
00:20:30que ça arrive.
00:20:31Mais personne,
00:20:32aujourd'hui,
00:20:33ne voit comment.
00:20:34puisque le régime
00:20:36est terroriste
00:20:37et faible
00:20:39et fort en même temps
00:20:40contre les Iraniens.
00:20:41Donc,
00:20:41en fait,
00:20:42un changement de régime
00:20:43voudrait dire
00:20:44100 000 soldats,
00:20:45au moins,
00:20:48allant conquérir
00:20:49le pouvoir
00:20:50et aider
00:20:50à faire
00:20:51un changement de régime.
00:20:52Je ne vois pas ça.
00:20:54Donc,
00:20:54je crois que
00:20:55Donald Trump
00:20:56a un véritable problème.
00:20:58Ses meilleurs généraux
00:20:59l'avaient averti.
00:21:00Son talon d'achide,
00:21:02c'est le détroit d'Ormuz.
00:21:03Il a dit
00:21:04mais non,
00:21:04mais non,
00:21:04en 48 heures,
00:21:05tout sera fini.
00:21:06Et aujourd'hui,
00:21:07le piège iranien
00:21:08se referme
00:21:10sur son incohérence.
00:21:11Et donc,
00:21:12il peut continuer,
00:21:14il peut arrêter,
00:21:15mais dans l'opinion
00:21:16publique américaine,
00:21:18il est en train
00:21:19de perdre
00:21:20et je crois
00:21:21que les mid-terms
00:21:23s'annoncent
00:21:24très mal pour lui.
00:21:25Philippe Carsenti,
00:21:26le détroit est bloqué,
00:21:27le pétrole
00:21:27est toujours au plus haut,
00:21:28il y a un choc pétrolier,
00:21:29le régime iranien
00:21:30est toujours là,
00:21:31défaites annoncées.
00:21:32de votre président
00:21:33dit Daniel Cohn-Bendit.
00:21:34Tout est faux
00:21:34dans ce que j'ai à entendre,
00:21:35la politique d'immigration
00:21:36aux Etats-Unis.
00:21:36Actuellement,
00:21:37il y a des choses
00:21:37qui se disent en tout cas.
00:21:38En termes de la politique
00:21:40immigratoire,
00:21:40Fabien,
00:21:41la défaite,
00:21:42c'est grotesque,
00:21:42on est quand même
00:21:43au 33ème jour de guerre,
00:21:45sur un pays
00:21:45de 90 millions d'habitants
00:21:47qui fait plus de 3 fois
00:21:48la France,
00:21:48qui est un pays
00:21:49qui s'arme depuis 47 ans
00:21:50pour nous détruire.
00:21:52Donc,
00:21:52il y a une campagne
00:21:53militaire
00:21:53qui est menée
00:21:54rondement
00:21:54et fantastiquement bien
00:21:56par les Américains
00:21:56et par les Israéliens.
00:21:57qui est un succès
00:21:58à vos yeux.
00:21:58Pour l'instant,
00:21:59qui est un immense succès.
00:22:00Rendez-vous compte,
00:22:01le nombre de sorties aériennes
00:22:03se chiffre en dizaines de milliers
00:22:05depuis le début de la guerre.
00:22:06Il n'y a pas un avion
00:22:07qui a été perdu
00:22:08face à l'ennemi.
00:22:09Il y a eu 3 tirs amis
00:22:11qui ont abattu
00:22:12des avions au Koweït.
00:22:13Autrement,
00:22:14tout se passe pour l'instant
00:22:15parfaitement bien.
00:22:17Naturellement,
00:22:19l'administration américaine
00:22:20et l'administration de Jérusalem
00:22:22s'adaptent au terrain.
00:22:24On voit bien
00:22:24qu'il y a des choses
00:22:25qui cèdent,
00:22:25il y a des choses
00:22:26qui ne cèdent pas.
00:22:26Le pays,
00:22:27aujourd'hui l'Iran,
00:22:28et j'insiste bien
00:22:29sur une chose très importante,
00:22:30l'Iran,
00:22:30et comme je le disais
00:22:31hier chez vous,
00:22:32est infiltré
00:22:33d'espions israéliens
00:22:35et américains.
00:22:36Aujourd'hui,
00:22:36les seuls qui savent
00:22:37la réalité,
00:22:38ce ne sont pas les gens
00:22:39qui écoutent les médias,
00:22:40mais le dispositif
00:22:42américain et israélien
00:22:43sur le terrain
00:22:43et qui font remonter
00:22:44les informations.
00:22:44Et je peux vous dire
00:22:45qu'objectivement,
00:22:47les gens sont très confiants.
00:22:49Ulysse,
00:22:49que c'est ?
00:22:50Face à ce que vient de dire
00:22:51Philippe Carcenti,
00:22:52tout se passe comme prévu.
00:22:54À part quelques frappes
00:22:55de pays alliés.
00:22:56Je résume en quelques mots.
00:22:58Vous me dites
00:22:58que le plan se passe parfaitement.
00:23:00Et on s'adapte au terrain.
00:23:01On va aller du côté de Terran,
00:23:02si vous voulez bien.
00:23:03Le fait se rétabli
00:23:04avec Syavosh Ghazi,
00:23:05le correspondant des RFI
00:23:06de France 24,
00:23:07sur place.
00:23:08Qu'est-ce qu'on en dit
00:23:09chez vous ce soir, Syavosh ?
00:23:10Donald Trump dit
00:23:11c'est l'Iran
00:23:12qui me réclame,
00:23:13qui nous réclame
00:23:14un CCFE,
00:23:15mais le régime iranien,
00:23:16il dément catégoriquement
00:23:17ce soir.
00:23:20Oui, écoutez,
00:23:21Donald Trump change
00:23:22de discours
00:23:23toutes les deux heures
00:23:24pratiquement.
00:23:28Il disait
00:23:29qu'il allait frapper
00:23:30et détruire
00:23:31le terminal
00:23:32de Khark,
00:23:34les centrales électriques.
00:23:37Et aujourd'hui,
00:23:39il parle
00:23:39de messages
00:23:41des responsables iraniens
00:23:42pour un cessez-le-feu.
00:23:43Ce qu'il faut savoir,
00:23:44c'est que l'Iran
00:23:45a démenti
00:23:45par la bouche
00:23:46du court-parole
00:23:47du ministère
00:23:48des Affaires étrangères,
00:23:49mais aussi
00:23:49d'un membre
00:23:50du bureau
00:23:51de la présidence
00:23:54qui ont affirmé
00:23:55qu'il n'y avait
00:23:55aucune demande
00:23:56de cessez-le-feu.
00:23:57L'Iran n'est pas du tout
00:23:58dans cet esprit-là,
00:24:00en tout cas,
00:24:01le pouvoir iranien.
00:24:02L'esprit,
00:24:02c'est plutôt
00:24:03un esprit de victoire.
00:24:05L'Iran estime
00:24:07qu'il est sorti
00:24:09victorieux
00:24:10dans ce conflit
00:24:11et qu'il a
00:24:13la possibilité
00:24:14d'imposer
00:24:14ces conditions
00:24:15aux Américains,
00:24:16notamment
00:24:17le contrôle
00:24:18total
00:24:18du détroit
00:24:19d'Hormuz,
00:24:20des taxes
00:24:21qui seront perçues
00:24:21par l'Iran
00:24:22pour le passage
00:24:23de chaque navire.
00:24:24Il n'est pas question
00:24:25que les Américains
00:24:26ou les Israéliens
00:24:27ou les alliés
00:24:28des Américains
00:24:29puissent
00:24:30traverser ce détroit
00:24:31tant que le conflit
00:24:33ne sera pas terminé
00:24:34et ensuite,
00:24:35il y aura des conditions
00:24:36encore plus dures
00:24:37pour les pays
00:24:39de la région
00:24:40ou pour les Américains.
00:24:41L'Iran va continuer
00:24:43son programme nucléaire,
00:24:44son programme balistique
00:24:45et donc,
00:24:46il faut que les Américains,
00:24:47comme l'a dit
00:24:48le chef de la force
00:24:49Rothschild
00:24:50dans la révolution,
00:24:51il faudrait que les Américains,
00:24:52les Israéliens
00:24:53et les autres pays
00:24:54de la région
00:24:54s'habituent
00:24:56à ce nouvel ordre
00:24:57régional
00:24:58qui est sorti
00:25:00du conflit
00:25:00puisque l'Iran,
00:25:02selon des responsabilités
00:25:03iraniens,
00:25:04est sorti victorieux
00:25:05de ce conflit
00:25:06et donc a la possibilité
00:25:08d'imposer ces conditions
00:25:10pour la fin de la guerre.
00:25:11Merci beaucoup,
00:25:12Syavosh Ghazi.
00:25:13Vous vouliez réagir ?
00:25:14Il faut sans doute
00:25:14tempérer un peu
00:25:15ce que disent les Iraniens
00:25:16parce que si en effet
00:25:17il y a des discussions
00:25:18entre les Iraniens
00:25:19et les Américains,
00:25:20ce qui est très probable
00:25:20parce qu'on se parle toujours
00:25:22en temps de guerre,
00:25:22quoi qu'il arrive,
00:25:24il est clair que les Iraniens
00:25:25ne peuvent en aucun cas
00:25:26jamais le reconnaître.
00:25:28À la minute
00:25:29où ils reconnaissent
00:25:29qu'ils ont échangé
00:25:30ne serait-ce qu'une phrase
00:25:31avec les Américains,
00:25:32les passes d'Aran se démobilisent,
00:25:34les gens sortent dans la rue
00:25:36et le régime s'effondre.
00:25:37C'est terminé.
00:25:38Donald Trump a donné le nom
00:25:39du négociateur possible iranien.
00:25:40Si on voulait vraiment
00:25:41le protéger,
00:25:43c'était peut-être
00:25:43pas le meilleur moyen.
00:25:44C'est parce qu'il rêvait
00:25:45de l'avoir en face de lui
00:25:46parce que c'est un ancien spécialiste
00:25:48de l'immobilier à Téhéran,
00:25:50très corrompu
00:25:51et donc fort corruptible.
00:25:53Qu'en est-il
00:25:53de ce qui était
00:25:54le but de guerre
00:25:55de Donald Trump
00:25:55avant de lancer
00:25:56les premières frappes
00:25:57le 28 février ?
00:25:58C'est-à-dire la question
00:25:59de l'uranium enrichi,
00:26:00ces fameux 400 kilos
00:26:01d'uranium enrichi
00:26:02cachés par le régime iranien.
00:26:04Général Pellistrandi,
00:26:05Bonsoir.
00:26:06On va essayer de comprendre
00:26:08ce qu'on savait avant la guerre
00:26:09et ce qu'on sait aujourd'hui.
00:26:10D'abord,
00:26:10ce qu'on savait
00:26:11au moment des premières frappes
00:26:12sur cet uranium.
00:26:12Alors, ce que l'on sait,
00:26:13c'est qu'au mois de juin
00:26:15l'année dernière,
00:26:16il y a eu de très nombreuses frappes
00:26:18pendant la fameuse guerre
00:26:19des 12 jours
00:26:19qui ont en fait
00:26:21largement ralenti le programme.
00:26:23Mais, ce que l'on sait,
00:26:24c'est que ces 480 kg
00:26:26d'uranium enrichi à 60%,
00:26:30ils sont quelque part
00:26:31sur le territoire iranien
00:26:33et très certainement
00:26:34très protégés
00:26:36et très cachés.
00:26:37Et ça, c'est un véritable problème
00:26:39parce que, bien entendu,
00:26:40les Iraniens ne vont pas dire
00:26:41on les a mis là
00:26:42ou on les a mis ailleurs.
00:26:43L'autre,
00:26:44vous avez ici sur cette carte,
00:26:46regardez,
00:26:46ce sont les sites nucléaires
00:26:48connus,
00:26:51voilà.
00:26:52Mais, ces sites nucléaires,
00:26:54ce sont de gigantesques complexes
00:26:56avec, pour certains,
00:26:57des installations en surface.
00:26:59Ces installations ont été détruites.
00:27:01Mais, pour d'autres,
00:27:02des installations en sous-sol
00:27:04très profonds,
00:27:05sous la montagne,
00:27:06à plusieurs dizaines de mètres.
00:27:07C'est ce qui avait été tenté
00:27:09au mois de juin l'année dernière
00:27:11et ce qui, visiblement,
00:27:13a été recommencé
00:27:14depuis, maintenant,
00:27:16plus d'un mois
00:27:16pour essayer de détruire
00:27:18ces infrastructures.
00:27:19Et, maintenant,
00:27:20qu'est-ce qu'on sait
00:27:20de ce qui reste de cet uranium ?
00:27:22Ah, ben, c'est bien ça,
00:27:23la difficulté.
00:27:24C'est qu'on peut penser
00:27:26qu'ils sont, quelque part,
00:27:27peut-être, sous terre,
00:27:29très profondément enfouis,
00:27:32donc, cachés,
00:27:33quelque part,
00:27:34protégés,
00:27:35voire, peut-être, dispersés.
00:27:37Raphaël Grossi,
00:27:38le patron de l'Agence internationale
00:27:39pour l'énergie atomique,
00:27:40a dit que, peut-être,
00:27:42qu'il y en avait
00:27:42une grosse moitié à Ispahan,
00:27:44mais, en tout état de cause,
00:27:46il va falloir aller
00:27:47les chercher
00:27:48et les trouver.
00:27:49Et, on a eu
00:27:50ces frappes, donc,
00:27:52avant-hier sur Ispahan,
00:27:54très profondes,
00:27:54et qui ont, peut-être,
00:27:56amené, là,
00:27:57en quelque sorte,
00:27:57la destruction
00:27:58d'installations
00:27:59qui étaient déjà
00:28:00en sous-sol.
00:28:01Mais, bon,
00:28:01il faut rester très prudent.
00:28:02En tout cas,
00:28:03les Américains ont
00:28:05cherché,
00:28:05avec les Israéliens,
00:28:06à détruire
00:28:07tout ce qui aurait pu rester
00:28:09de ces installations nucléaires,
00:28:11sauf que,
00:28:12où sont les 480 kilos ?
00:28:13On ne le sait toujours pas.
00:28:15Emmanuel Galichet,
00:28:16question simple,
00:28:17est-ce que l'Iran,
00:28:18à l'heure où on se parle,
00:28:18a encore de l'uranium enrichi ?
00:28:21Alors, sûrement,
00:28:22dans quel état ?
00:28:23Ça, je n'en sais rien,
00:28:24évidemment,
00:28:25puisque, je vous rappelle
00:28:26qu'il n'y a que l'AIEA
00:28:27qui est là
00:28:27pour vérifier les stocks
00:28:29et les installations.
00:28:30Et, pas de chance,
00:28:30l'AIEA n'a plus le droit d'y aller.
00:28:32Donc, vous dites sûrement,
00:28:33il y en a encore sûrement.
00:28:34Oui, parce que,
00:28:37leurs installations,
00:28:38comme le disait tout à fait
00:28:39correctement en général,
00:28:41elles sont vraiment
00:28:42extrêmement dispersées,
00:28:43elles sont très souvent
00:28:45en souterrain,
00:28:46avec des tunnels
00:28:47qui n'en finissent pas,
00:28:48avec même une architecture
00:28:49assez baroque.
00:28:52Et donc,
00:28:52ils ont sûrement
00:28:54caché un petit peu...
00:28:55Sûrement,
00:28:56je retiens ce mot.
00:28:57Est-ce qu'ils en ont assez
00:28:57pour faire un jour
00:28:59une bombe atomique ?
00:29:00Ça, personne ne le sait.
00:29:01Mais, encore une fois,
00:29:02il n'y a qu'eux qui le savent.
00:29:04Encore est-il que,
00:29:06bon,
00:29:06les dernières frappes
00:29:07sur Ispahan,
00:29:07nous n'avons aucune certitude.
00:29:09Il n'y a aucune image
00:29:10aujourd'hui satellite.
00:29:11J'ai encore regardé
00:29:12toutes les images
00:29:13et je suis allée regarder
00:29:14tous les sites d'experts
00:29:15qui regardent correctement
00:29:17ces images.
00:29:18Il n'y a pas
00:29:20de traces
00:29:20d'installations
00:29:22à Ispahan
00:29:22qui ont été bombardées
00:29:23ces deux derniers jours.
00:29:24J'ai bien écouté
00:29:25ce qu'a dit le général
00:29:26Pellistrandi
00:29:26il y a quelques instants.
00:29:27Il a dit
00:29:27que c'est la carte
00:29:28des sites connus.
00:29:29Est-ce qu'il y a
00:29:29des sites inconnus ?
00:29:30Oui,
00:29:31on en a déjà
00:29:32d'ailleurs découvert
00:29:33un il y a dix jours,
00:29:35Midsanaï,
00:29:36qu'on ne le connaissait
00:29:37absolument pas.
00:29:38Et puis,
00:29:39il y en a un dernier
00:29:39qui s'appelle
00:29:40la Montagne de la Bloche.
00:29:41Il n'est pas inconnu
00:29:42puisqu'on l'a découvert
00:29:43au mois de juin.
00:29:45Mais il n'a jamais
00:29:46pu être à bombarder
00:29:48puisqu'il est encore
00:29:49plus profondément enterré
00:29:50que ne l'était
00:29:51fort d'eau.
00:29:52Et donc,
00:29:52c'est un site
00:29:53où il y a effectivement
00:29:54encore la possibilité
00:29:55d'enrichir.
00:29:55De tout cela,
00:29:56est-ce que vous diriez
00:29:57avec certitude
00:29:57la guerre a permis
00:29:59d'éliminer
00:29:59l'arsenal nucléaire iranien ?
00:30:01Non,
00:30:02très clairement.
00:30:02Non,
00:30:03pour l'instant,
00:30:04je vous rappelle,
00:30:05c'est la compétence aussi
00:30:06qui est importante.
00:30:07Un pays aussi richement
00:30:10instruit
00:30:11que ne l'est l'Iran
00:30:13avec un projet politique
00:30:15que l'on connaît
00:30:15n'a encore
00:30:17les capacités
00:30:18pour continuer
00:30:20son projet
00:30:21macabre.
00:30:22Philippe Carcenti,
00:30:22vous allez trouver
00:30:23que je vous en veux,
00:30:23mais il est où
00:30:24votre but de guerre ?
00:30:25Le but de guerre
00:30:25est très clair
00:30:26depuis le début.
00:30:27Il n'est pas.
00:30:28Il n'est pas atteint.
00:30:30Il est changement de régime.
00:30:31Et le changement de régime...
00:30:32Le premier but de guerre ?
00:30:34Le premier but de guerre,
00:30:35quoi qu'il arrive,
00:30:35avant même l'élection
00:30:36de Donald Trump,
00:30:37quand on en parlait même
00:30:38dans les milieux...
00:30:39Là, vous avez le fils
00:30:40à la place du père.
00:30:41En termes de changement de régime,
00:30:42on reste dans la famille.
00:30:43On n'est pas encore atteint.
00:30:44Sur le nucléaire.
00:30:45Notre objectif,
00:30:46très clairement,
00:30:46en tout cas dans cette opération militaire
00:30:48et qui était même déjà
00:30:49pré-existant
00:30:50avant même l'élection
00:30:51de Donald Trump,
00:30:52c'est un changement de régime.
00:30:53Parce qu'on a bien vu
00:30:53que l'Iran,
00:30:54aujourd'hui,
00:30:55avec les moyens
00:30:56dont il dispose balistique
00:30:57et le nucléaire,
00:30:59est une menace
00:30:59pour le monde entier.
00:31:00Vous avez pu le voir,
00:31:01notamment,
00:31:01avec le missile balistique
00:31:03qui a touché
00:31:04Diego Garcia.
00:31:06qui n'était pas chargé.
00:31:08Qui n'a pas touché,
00:31:08je précise.
00:31:09Qui a décollé
00:31:10et qui a été intercepté.
00:31:11Qui a été intercepté.
00:31:12Mais laissez-leur encore six mois,
00:31:13ils auront été en mesure
00:31:14de mettre au moins
00:31:14une petite charge explosive.
00:31:16Donc tout ça pour vous dire quoi ?
00:31:17Que c'est une menace
00:31:17pour le monde entier.
00:31:18Aujourd'hui,
00:31:19Donald Trump
00:31:19et Benjamin Netanyahou
00:31:20rendent un service
00:31:22à la planète toute entière
00:31:23de nous débarrasser
00:31:24de ce régime
00:31:24qui terrorise
00:31:26et qui prend en otage
00:31:26la planète
00:31:27depuis 47 ans.
00:31:29Général Eric Delaprel,
00:31:30est-ce que Donald Trump
00:31:30peut,
00:31:32ce soir,
00:31:33dire aux Américains
00:31:33j'ai coché les cases
00:31:35que je m'étais fixées ?
00:31:36Alors moi,
00:31:37en tant que petit général français,
00:31:39je me garderais bien
00:31:42de prendre des positions
00:31:43sur ce que va dire
00:31:44le président américain.
00:31:45J'ai dit peu.
00:31:45Est-ce qu'il peut le dire ?
00:31:46Il peut faire ce qu'il veut,
00:31:47manifestement.
00:31:49Vous avez raison.
00:31:51Mais je ne souhaite pas
00:31:52commenter ça,
00:31:53encore une fois,
00:31:53pour rester à ma place.
00:31:55Et on viendra peut-être
00:31:56tout à l'heure
00:31:56sur le Liban
00:31:57qui me permettra
00:31:58de vous apporter
00:31:58des éléments plus concrets.
00:32:00Et là où vous avez raison
00:32:01et je vous rejoins,
00:32:02la vérité vient du terrain.
00:32:04Elle vient moins
00:32:05des plateaux de télévision
00:32:06que de la réalité
00:32:08qu'on peut vivre
00:32:08sur le terrain.
00:32:09Et surtout,
00:32:10moi je suis quasiment certain
00:32:11qu'il ne pourra pas dire victoire
00:32:13parce que,
00:32:13alors je vous le dis
00:32:13très objectivement,
00:32:14il ne dira pas
00:32:15j'ai gagné.
00:32:15Vous pourrez me réinviter
00:32:16demain pour m'humilier,
00:32:17mais je vous dis simplement
00:32:18une chose.
00:32:19S'il annonce victoire...
00:32:19On crie une volonté
00:32:20d'humilier personne.
00:32:20Non mais dans clair,
00:32:22s'il annonce victoire ce soir,
00:32:24pour moi ce serait
00:32:24une défaite stratégique considérable
00:32:26et ça voudrait tout simplement
00:32:27dire que l'Iran est renforcé
00:32:29et continuera à menacer
00:32:31la terre entière.
00:32:32Mais ce qu'on peut dire quand même
00:32:33par rapport à ce qui a été dit
00:32:34précédemment,
00:32:35c'est que le régime certes
00:32:36a perdu une cinquantaine
00:32:37de dirigeants,
00:32:38mais le gardien de la révolution
00:32:39reste au pouvoir.
00:32:41Le conseiller du guide,
00:32:42du nouveau guide iranien,
00:32:44c'est un gardien de la révolution.
00:32:45Le chef des gardiens,
00:32:46le commandant de la révolution,
00:32:46c'est un ancien gardien de la révolution.
00:32:47Ils sont tous là.
00:32:48Donc quand Trump parle
00:32:50de nouveau régime,
00:32:51en fait,
00:32:51ça ne veut pas dire grand-chose
00:32:53aujourd'hui.
00:32:53Tout à fait d'accord,
00:32:54mais la seule chose
00:32:54que je peux dire,
00:32:55c'est que l'objectif final
00:32:57et le changement de régime
00:32:58est de faire en sorte
00:32:58que ce soir il n'a pas gagné.
00:33:00Absolument,
00:33:01il ne peut pas annoncer
00:33:01une victoire.
00:33:02Voilà, je vous le dis,
00:33:03ce soir il ne peut pas annoncer.
00:33:03On l'entend.
00:33:04Et s'il annonce une victoire,
00:33:05ce sera une erreur.
00:33:06Bon, on va s'intéresser
00:33:07à la situation dans la région
00:33:08maintenant,
00:33:09après un peu plus
00:33:10d'un mois de guerre.
00:33:11Donald Trump semble
00:33:13aujourd'hui laisser penser
00:33:14que le sort du détroit d'Hormuz
00:33:15est un peu le dernier
00:33:15de ses soucis.
00:33:16Je le cite,
00:33:17ce n'est plus le problème
00:33:18des Etats-Unis.
00:33:19C'est ce qu'il a dit
00:33:19ces dernières heures.
00:33:21Milar Narjolas,
00:33:22vous êtes à Doha,
00:33:28est une priorité.
00:33:29Ça, je suppose
00:33:30que ça inquiète aujourd'hui
00:33:31tous les pays du Golfe
00:33:32qui se disent
00:33:33si jamais la guerre s'arrête
00:33:34et que le blocage continue,
00:33:36on est un peu ruiné quand même.
00:33:40D'abord, Marc,
00:33:41pour rappeler l'enjeu
00:33:42de ces sujets,
00:33:43il faut rappeler
00:33:43ce chiffre
00:33:44que l'on commence
00:33:45à bien connaître
00:33:45depuis le début
00:33:46de la guerre.
00:33:47Le blocage du détroit d'Hormuz
00:33:49empêche de transiter
00:33:5020% du pétrole
00:33:52et du gaz mondial,
00:33:53ce qui fait donc
00:33:53perdre beaucoup d'argent
00:33:55au pays du Golfe
00:33:56à commencer par le Qatar
00:33:57où nous nous trouvons
00:33:58avec Léa Fernandez
00:33:59car le Qatar est un pays
00:34:00important en termes
00:34:02d'exportation.
00:34:03Et donc,
00:34:04si Donald Trump
00:34:04venait à décider
00:34:05de ne plus faire
00:34:06du détroit d'Hormuz
00:34:07une priorité
00:34:08et donc de lâcher,
00:34:09pour dire les choses
00:34:09assez simplement,
00:34:10cette histoire
00:34:11du détroit d'Hormuz,
00:34:12alors cela pourrait
00:34:13potentiellement laisser
00:34:14le contrôle total
00:34:15du détroit aux Iraniens,
00:34:17les gardiens de la révolution
00:34:18qui auraient la main libre
00:34:19sur le détroit d'Hormuz
00:34:20pour décider
00:34:21de laisser passer
00:34:22tel bateau
00:34:23ou de ne pas laisser
00:34:23traverser d'autres bateaux.
00:34:25D'ailleurs,
00:34:25on le sait,
00:34:26depuis le début
00:34:26de la guerre en Iran,
00:34:28les gardiens de la révolution
00:34:29ont pu demander
00:34:30une taxe,
00:34:30un prélèvement
00:34:31d'environ 2 millions
00:34:32de dollars
00:34:33pour laisser passer
00:34:34certains bateaux.
00:34:35Pour l'instant,
00:34:36face à cette situation,
00:34:37les pays du Golfe
00:34:38restent sur la défensive
00:34:39plutôt en retrait
00:34:41mais cette situation
00:34:42pourrait évoluer
00:34:43car selon
00:34:44le Wall Street Journal,
00:34:45selon le quotidien américain,
00:34:47les Emirats Arabes Unis
00:34:48pourraient décider
00:34:49d'aider les Etats-Unis
00:34:50à ouvrir par la force
00:34:52le détroit d'Hormuz,
00:34:53ce qui en ferait
00:34:54le premier pays
00:34:56du Golfe
00:34:57à s'impliquer
00:34:58directement
00:34:58dans le conflit
00:34:59après avoir été touché
00:35:00par des attaques iraniennes.
00:35:01Merci beaucoup,
00:35:02Mélane.
00:35:03Marine Orbusso,
00:35:03est-ce que ça peut être,
00:35:04après moi,
00:35:04le déluge ?
00:35:05Je renvoie
00:35:06mes boys à la maison,
00:35:08débrouillez-vous
00:35:08avec ce détroit
00:35:09qui me pourrit ma guerre.
00:35:11Après tout,
00:35:12du pétrole,
00:35:12j'en ai,
00:35:13du pétrole de schiste
00:35:14aux Etats-Unis.
00:35:14Il peut parfaitement dire ça
00:35:15parce qu'il peut tout dire,
00:35:16il est le président des Etats-Unis,
00:35:17mais je ne crois pas
00:35:18que ce soit faisable.
00:35:19Et si, en effet,
00:35:19il laissait tomber
00:35:20le détroit d'Ormuz.
00:35:21De toute façon,
00:35:21ma thèse à moi,
00:35:22c'est que
00:35:23et l'Arabie Saoudite
00:35:24et les Émirats Arabes Unis
00:35:25rentreront en guerre
00:35:26contre les Iraniens.
00:35:27C'est une certitude.
00:35:28Ils ne laisseront pas faire.
00:35:29L'Arabie Saoudite,
00:35:30il faut voir quand même
00:35:30qu'ils ont une armée
00:35:32format otanienne quand même.
00:35:33C'est une armée
00:35:34de 227 000 soldats.
00:35:36Ils sont surarmés
00:35:37et le GCC,
00:35:38qui est le groupement
00:35:39des pays du Golfe,
00:35:40a un budget militaire
00:35:42qui s'approche
00:35:42des 120 milliards
00:35:43de dollars annuels.
00:35:44Donc,
00:35:45ils sont parfaitement capables
00:35:46de taper l'Iran.
00:35:46J'ajoute à ça
00:35:47quand même quelque chose
00:35:48de très important.
00:35:49C'est qu'on a appris
00:35:50aujourd'hui par les climatologues
00:35:52qu'il y a probablement
00:35:53un super El Niño,
00:35:54vous savez,
00:35:55ce phénomène climatique
00:35:56de réchauffement
00:35:57qui arrive pour la deuxième partie
00:35:58de l'année de 1926.
00:36:00Ça veut dire qu'on va avoir
00:36:00des températures invraisemblables.
00:36:02Donc,
00:36:02tous les pays de la planète
00:36:03qui reposent,
00:36:05qui ont besoin
00:36:06des hydrocarbures
00:36:06pour assurer leur climatisation,
00:36:08c'est le cas de,
00:36:09par exemple,
00:36:10un milliard et demi de Chinois.
00:36:12Je rajoute à ça
00:36:12un milliard et demi d'Indiens.
00:36:14Je rajoute à ça
00:36:16685 millions d'habitants
00:36:17d'Asie du Sud-Est.
00:36:18Vous voyez,
00:36:18à peu près 4 milliards de personnes,
00:36:20plus tous les autres.
00:36:21Tous ces gens-là
00:36:22qui ont besoin
00:36:22de gaz naturel
00:36:24pour produire leur électricité,
00:36:26ils n'auront plus accès
00:36:28à l'air conditionné
00:36:29et ça va être
00:36:30une catastrophe mondiale.
00:36:31Général,
00:36:32même question.
00:36:33On a parlé
00:36:33du détroit d'Ormouz.
00:36:34Est-ce que Donald Trump
00:36:35peut se laver les mains,
00:36:36dire le Liban,
00:36:38ça n'est plus mon affaire,
00:36:39cette guerre peut continuer
00:36:40si Israël veut la continuer,
00:36:43si moi je me retire d'Iran ?
00:36:44Pas d'Iran,
00:36:45de la guerre en Iran,
00:36:46évidemment.
00:36:47Est-ce qu'une guerre
00:36:47peut continuer
00:36:48quand une autre s'arrête ?
00:36:49Israël fera ce qu'elle souhaite faire
00:36:52au Liban
00:36:53et c'est un peu la problématique
00:36:54à laquelle ce pays est confronté
00:36:57parce qu'aujourd'hui,
00:36:58il subit deux radicalités.
00:37:00La radicalité de la violence
00:37:01du Hezbollah
00:37:02et la radicalité
00:37:03de la force d'Israël.
00:37:05Et aujourd'hui,
00:37:06le sud du Liban,
00:37:08encore une fois,
00:37:08il faut prendre cette zone
00:37:09en France,
00:37:10si on prenait
00:37:10la similitude
00:37:11qui va de Bordeaux
00:37:13jusqu'à l'est
00:37:15de la France,
00:37:17ça fait à peu près
00:37:1810 millions de personnes
00:37:19qui remontent.
00:37:20Aujourd'hui,
00:37:21la situation au Liban
00:37:21est assez catastrophique
00:37:23pour plein de raisons
00:37:24et une des raisons,
00:37:26c'est un risque
00:37:26de déstabilisation du pays
00:37:28et de guerre civile
00:37:30par des frictions confessionnelles.
00:37:33Et c'est ça
00:37:33qu'il faut comprendre au Liban,
00:37:34c'est que
00:37:35cette action israélienne
00:37:36qu'on peut comprendre
00:37:38en retour du 7 octobre
00:37:39et en retour
00:37:40des bombardements du Hezbollah,
00:37:42malheureusement,
00:37:43elle tombe sur un Liban
00:37:45qui lui-même
00:37:46est déjà malade
00:37:47de pas mal de choses
00:37:49et qui souffre
00:37:50et que
00:37:51je pense,
00:37:52et c'est mon analyse,
00:37:53si on prend
00:37:54l'image
00:37:55des plaques tectoniques
00:37:56de la géopolitique,
00:37:57entre le Liban
00:37:58et Israël,
00:37:59vous aurez toujours
00:38:00deux mondes
00:38:00qui sont totalement différents.
00:38:02Vous aurez toujours
00:38:0318 communautés
00:38:04au nord,
00:38:05au Liban
00:38:05et vous aurez toujours
00:38:07l'Occident
00:38:07au sud.
00:38:09Et j'ajoute juste
00:38:10un petit mot
00:38:10sur la finule
00:38:11qui a été un peu
00:38:12décrié ces derniers jours,
00:38:13d'abord,
00:38:14pour saluer...
00:38:15Déclué, je ne sais pas,
00:38:15mais qui a perdu des hommes.
00:38:16Absolument.
00:38:17Et on a rappelé
00:38:18sur ce plateau général
00:38:19ici même
00:38:20que des soldats français
00:38:21ont été mis en joue
00:38:22et même un général français
00:38:23par des soldats israéliens
00:38:25au sud Liban.
00:38:25Absolument.
00:38:26Et c'est intéressant
00:38:27parce que ça montre bien
00:38:28qu'ils gênent
00:38:28et que la paix gêne.
00:38:31C'est-à-dire que cette finule,
00:38:32elle est là depuis 50 ans bientôt.
00:38:33Sur 50 ans,
00:38:34il y a au moins eu
00:38:3530 ans de paix.
00:38:36Moi, j'ai vu au Liban
00:38:36les champs d'Olivier,
00:38:37j'ai vu les maisons,
00:38:38j'ai vu les chrétiens
00:38:39qui vivaient avec les chiites,
00:38:40j'ai vu un équilibre.
00:38:42Évidemment que j'ai vu
00:38:43ces tirs du Hezbollah.
00:38:44Mais ce qui est certain,
00:38:45c'est qu'on arrive
00:38:47dans une situation
00:38:47où ce sud du Liban
00:38:49souffre,
00:38:50que ce sont des hommes
00:38:52et des femmes
00:38:52et des enfants,
00:38:54pour la plupart,
00:38:55innocents,
00:38:55victimes du Hezbollah
00:38:56et de cette mafia
00:38:57qui souffrent.
00:38:58Et je termine juste
00:38:58en saluant aussi
00:39:00les 13 militaires français
00:39:01qui ont été tués
00:39:02depuis 78,
00:39:03dans la finule.
00:39:04Je ne parle pas
00:39:05de Drakkar.
00:39:06Et puis,
00:39:07enfin,
00:39:07un dernier mot
00:39:08sur nos militaires
00:39:09présents là-bas actuellement
00:39:10et leurs familles.
00:39:11Parce que
00:39:12l'actualité internationale
00:39:14va vite,
00:39:14ils vous regardent,
00:39:15ils attendent de savoir
00:39:16ce qui va se passer,
00:39:17ils sont disponibles,
00:39:18c'est l'honneur de la France
00:39:19et leurs familles
00:39:20les attend avec beaucoup
00:39:21de dignité.
00:39:22Philippe Carsanti,
00:39:23en quelques mots,
00:39:24si vous voulez bien,
00:39:24on a le sentiment,
00:39:26simplement d'un mot,
00:39:26on a le sentiment
00:39:27que Donald Trump
00:39:27a craqué une allumette,
00:39:29qu'il a un peu
00:39:30pris le feu à la région,
00:39:31si vous me passez l'expression,
00:39:32et qu'aujourd'hui,
00:39:32il dit à vous
00:39:33d'éteindre tout ça.
00:39:34À nous d'éteindre tout ça.
00:39:35Je voudrais juste faire
00:39:36un point un petit peu
00:39:37spirituel sur ce qui
00:39:38est en train de se passer.
00:39:39Spirituel ?
00:39:39Oui, spirituel.
00:39:40Il y a Pâques,
00:39:41le lundi de Pâques
00:39:42sera lundi prochain.
00:39:43Ce soir,
00:39:44c'est la fête de Pessah
00:39:44pour les Juifs.
00:39:45Vous savez,
00:39:46Pharaon,
00:39:46il a capitulé
00:39:48au bout de dix plaies.
00:39:49Aujourd'hui,
00:39:50l'Iran est en train
00:39:50d'être frappé,
00:39:51enfin,
00:39:51les mollas sont en train
00:39:52d'être frappés.
00:39:53Attendez la dixième plaie
00:39:54pour que les mollas
00:39:55capitulent définitivement.
00:40:02Peut-être,
00:40:03c'est une guerre de religion,
00:40:04c'est une guerre justement
00:40:04pour qu'on puisse vivre
00:40:05librement dans le monde entier.
00:40:07Merci beaucoup
00:40:08à tous les cinq
00:40:08d'être venus ce soir
00:40:09sur ce plateau.
00:40:10Le discours de Donald Trump,
00:40:11c'est donc à trois heures,
00:40:13heure française,
00:40:14avec une édition spéciale
00:40:15à suivre évidemment
00:40:16sur BFM TV
00:40:18dès 2h30 cette nuit.
00:40:20Troupe au sol
00:40:21ou retrait immédiat
00:40:23ou peut-être
00:40:24autre chose encore.
00:40:25En tout cas,
00:40:25discours sans doute
00:40:26très offensif
00:40:26contre l'OTAN
00:40:27à suivre donc
00:40:29sur BFM TV
00:40:30ce soir.
00:40:30Ce discours
00:40:31à la nation
00:40:33de Donald Trump.
00:40:34L'actualité ce soir,
00:40:35c'est aussi en France
00:40:36la cagnotte des carburants.
00:40:38Je mets quelques guillemets
00:40:39au mot cagnotte
00:40:40mais pour la première fois,
00:40:41le gouvernement reconnaît
00:40:42en tout cas
00:40:42que la flambée des prix
00:40:43à la pompe
00:40:43a rapporté plus
00:40:44que prévu
00:40:45aux caisses de l'État
00:40:46mais que faut-il faire
00:40:47de cet argent ?
00:40:48On va en parler
00:40:48avec vous,
00:40:49Aurélie Trouvé.
00:40:49Bonsoir,
00:40:50vous êtes député
00:40:50de la France Insoumise
00:40:51de Seine-Saint-Denis.
00:40:52Vous avez déposé d'ailleurs
00:40:52une proposition de loi
00:40:53pour bloquer les prix
00:40:55du carburant.
00:40:55On va en parler.
00:40:56Geoffroy Roux de Bézieux.
00:40:57Bonsoir.
00:40:58Ancien président du MEDEF,
00:40:59Philippe Ballard.
00:41:00Bonsoir.
00:41:01Porte-parole du Rassemblement
00:41:02National et député de l'Oise
00:41:03et d'abord avec vous,
00:41:04Raphaël Grappli.
00:41:05Bonsoir également.
00:41:06D'abord,
00:41:07de quoi on parle ?
00:41:07Qu'est-ce que c'est
00:41:08que cette cagnotte
00:41:08qui arrive dans l'actualité ?
00:41:09Je vous corrige,
00:41:10Marc.
00:41:10Ce n'est pas une cagnotte
00:41:11pour Matignon.
00:41:11C'est ce qu'on appelle
00:41:12un surplus fiscal.
00:41:14Très concrètement,
00:41:15c'est quoi ?
00:41:15C'est de la TVA
00:41:16en plus sur votre plein.
00:41:17C'est assez simple
00:41:18à comprendre.
00:41:26Elle augmente.
00:41:27Il y a combien dans la cagnotte
00:41:28qui n'est pas une cagnotte ?
00:41:29Alors, on ne le sait pas encore.
00:41:30Merci n'a pas encore
00:41:31consolidé les chiffres
00:41:32comme on le dit.
00:41:33On imagine que ce sera
00:41:34publié bientôt.
00:41:35Seul indice,
00:41:36c'est ce qu'a dit
00:41:36le gouvernement aujourd'hui,
00:41:38ça ne se compte pas
00:41:39en milliards.
00:41:40Donc, on imagine
00:41:41que c'est estimé
00:41:42à moins d'un milliard.
00:41:43Laurent Wauquiez,
00:41:44de son côté,
00:41:45le patron des LR,
00:41:46évoque un chiffre
00:41:47de 2 à 3 milliards d'euros
00:41:49selon sa propre estimation.
00:41:51Alors, j'ai quand même
00:41:51fait quelques calculs
00:41:52pour essayer d'estimer ça.
00:41:54Déjà, je suis parti
00:41:55d'un plein de gazole
00:41:55à 50 litres
00:41:56pour que ça parle
00:41:57au plus grand nombre.
00:41:58En février 2026,
00:42:00on payait 8 euros de TVA.
00:42:02En mars 2026,
00:42:03j'ai pris à chaque fois
00:42:03la moyenne mensuelle.
00:42:05On était à 11 euros,
00:42:06donc le fameux surplus fiscal
00:42:08sur votre plein.
00:42:093 euros par plein ?
00:42:10Exactement.
00:42:103 euros par plein,
00:42:11donc l'État gagne,
00:42:12entre guillemets,
00:42:133 euros de plus.
00:42:14En appliquant ce surplus
00:42:15à la moyenne nationale
00:42:17d'une consommation par mois,
00:42:18j'arrive à environ
00:42:19200 milliards d'euros.
00:42:22200 millions ?
00:42:22Pardon, 200 millions.
00:42:23Alors là,
00:42:24ce n'est plus une cagnotte.
00:42:25Là, ça va créer
00:42:25une petite polémique,
00:42:26je pense.
00:42:27Pourquoi je dis ça ?
00:42:27Pourquoi je pensais
00:42:28aux milliards ?
00:42:28200 millions par mois ?
00:42:30Par mois,
00:42:31200 millions d'euros
00:42:32sur le mois de mars.
00:42:35Pourquoi je disais milliards ?
00:42:36Justement,
00:42:36parce que je voulais
00:42:37quand même rapporter ça
00:42:38au déficit
00:42:39qui, lui,
00:42:40est bien en milliards.
00:42:41C'est 150 milliards par an.
00:42:43Philippe Ballard,
00:42:44Marine Le Pen,
00:42:45la patronne des députés
00:42:46de votre parti,
00:42:47a dit aujourd'hui
00:42:48que le gouvernement ment.
00:42:49Pourquoi ?
00:42:50Je crois qu'elle a été interrogée.
00:42:51Alors, je n'ai pas eu
00:42:52toute la séquence.
00:42:53Sur la cagnotte ?
00:42:54Sur la cagnotte ?
00:42:57Oui, il ment.
00:42:58Vous avez le droit
00:42:58de ne pas être d'accord
00:42:58avec elle.
00:42:59Je vous apprends cette...
00:43:01Ce n'est pas rien.
00:43:01Nous, on a des idées.
00:43:03Sur quoi le gouvernement ment ?
00:43:05Non, mais je n'ai pas vu la séquence.
00:43:06Donc là, j'ai un peu de mal
00:43:07à vous répondre.
00:43:09Il n'y a pas de cagnotte cachée,
00:43:11il n'y a pas de secret,
00:43:11il n'y a pas de 200 millions
00:43:12sous le pays.
00:43:123 500 milliards d'euros de dettes.
00:43:15Avoir une cagnotte,
00:43:15ça semble quand même assez fort.
00:43:18Nous, on a quand même
00:43:18des solutions pour...
00:43:20Parce qu'il y a l'aspect humain.
00:43:22Moi, j'écoute...
00:43:23Ben, il fait tout le temps
00:43:24de la journée,
00:43:24j'écoute les brillants analyses,
00:43:27mais moi, j'étais dans
00:43:29ma circonscription
00:43:30où non seulement les gens,
00:43:32mais quand un euro
00:43:33déconomisait sur un plein,
00:43:34ils sont contents.
00:43:36Enfin, il y a l'aspect humain.
00:43:37Moi, j'étais devant
00:43:38une personne qui vend
00:43:40des fromages et les oeufs.
00:43:41Il y avait une brave grand-mère
00:43:42qui ne prenait que 3 oeufs
00:43:43parce que 6 oeufs à 2,65 euros,
00:43:45c'était trop cher.
00:43:46Donc, il ne faut pas...
00:43:46Il faut avoir ça présent à l'esprit.
00:43:47Donc, nous, on est pour une baisse
00:43:49des taxes de la TVA
00:43:51de 20 à 5,5%.
00:43:53Une baisse,
00:43:54ce qu'on appelle les assises,
00:43:55c'était la TICPE.
00:43:57Ça a été chiffré,
00:43:57les deux TICPE,
00:43:58les assises maintenant,
00:44:00et la TVA,
00:44:0014 milliards d'euros.
00:44:02Par an ou par mois ?
00:44:03Ah non, en année pleine.
00:44:05Par an.
00:44:05J'essaie de ne plus
00:44:06prendre les prix dans les chiffres.
00:44:07Non, mais attendez,
00:44:07et ça s'inscrit dans le cadre
00:44:08d'un contre-budget
00:44:10parce qu'effectivement,
00:44:10on dit comme ça,
00:44:11quand on est à 3 500 milliards d'euros
00:44:13et que le gouvernement,
00:44:15M. Lecournus,
00:44:16s'en orgueille
00:44:16d'arriver à 5,1% de déficit,
00:44:19on est loin des...
00:44:19Je reste...
00:44:20Il y a des économies à faire
00:44:21et je vous donnerai les pistes.
00:44:22Je reste sur cette idée de cagnotte.
00:44:24200 millions d'euros
00:44:25d'après les calculs
00:44:26de Raphaël Graveli,
00:44:272 à 3 milliards d'euros,
00:44:28dit Laurent Wauquiez,
00:44:29le gouvernement qui dit
00:44:30pour l'instant,
00:44:31ça ne se compte pas
00:44:32en milliards d'euros.
00:44:33Geoffroy Roux de Bézieux,
00:44:34il faut y toucher ou pas ?
00:44:35D'abord, le calcul me paraît
00:44:37en ordre de grandeur le bon.
00:44:39Il y a aussi un effet
00:44:39sur la consommation.
00:44:40Donc, on ne sait pas exactement...
00:44:42Vous voulez dire
00:44:43qu'on met moins d'essence
00:44:45dans ces cas-là ?
00:44:45Oui, enfin, ceux qui peuvent...
00:44:46Après, il y a des gens
00:44:46qui sont contraints.
00:44:49Non, on ne peut pas se permettre,
00:44:50même si cette surtaxation
00:44:52est discutée en l'avance,
00:44:53on ne peut pas se permettre,
00:44:54avec la dette
00:44:55qu'a souligné le député,
00:44:58d'utiliser 200 millions.
00:45:00Alors, j'ai vu que le gouvernement
00:45:01proposait de faire
00:45:02un plan d'électrification.
00:45:03Avec notamment, par exemple,
00:45:05ça permettrait d'offrir des...
00:45:06Enfin, d'offrir...
00:45:07De faire accéder
00:45:08le leasing social,
00:45:09les voitures électriques
00:45:10aux infirmières libérales.
00:45:11Quand même,
00:45:11je ne voudrais pas être trop critique,
00:45:13mais je vais l'être quand même.
00:45:15Oui, si le pétrole,
00:45:17et c'est probablement le cas,
00:45:17est durablement au-dessus de 100 dollars,
00:45:20pardon,
00:45:21on a un sujet avec l'énergie fossile,
00:45:22on a un sujet de l'électrification.
00:45:23Mais on ne va pas le résoudre
00:45:25avec 200 millions en trois semaines.
00:45:27C'est absurde.
00:45:28C'est des...
00:45:30J'ai vu que la mise de la mer,
00:45:31Catherine Chabot,
00:45:32devait faire un plan
00:45:33pour électrifier les bateaux de pêche.
00:45:35Bon, je connais tout petit peu le sujet.
00:45:37Pas simple, hein ?
00:45:39D'électrifier les bateaux de pêche.
00:45:40D'abord, ça coûte un bras.
00:45:40Il faut le faire un jour.
00:45:42Mais...
00:45:42Donc, je trouve que c'est vraiment
00:45:44la mauvaise,
00:45:44la mauvaise côté de la politique.
00:45:46Une polémique.
00:45:47On fait un plan
00:45:47qui, intellectuellement,
00:45:49est pour en monde juste,
00:45:50mais on ne peut pas le faire en 48 heures.
00:45:52Ça n'a pas de sens.
00:45:52Tout ça n'a pas de sens.
00:45:53Oui, pardon, juste pour finir,
00:45:55je pense qu'on rentre,
00:45:56on en discutait en coulisses,
00:45:58dans un nouveau monde
00:45:59sur le plan du prix du pétrole.
00:46:01Tous les traders,
00:46:02vous savez,
00:46:03qui parient sur le prix du pétrole,
00:46:05voient un baril durablement
00:46:06au-dessus de 100 dollars.
00:46:07Et ça, ça change l'économie du monde.
00:46:08Et la nôtre en particulier.
00:46:09Aurélie, trouver la cagnotte,
00:46:10on y touche ou on n'y touche pas ?
00:46:12Mais en fait,
00:46:13ça ne permet de ne pas parler
00:46:14des véritables profiteurs de la guerre.
00:46:16Et je vais parler de Total, moi.
00:46:18Parce que Total,
00:46:19on vient de l'apprendre
00:46:20dans le Financial Times lundi,
00:46:22Total s'est fait 1 milliard de dollars
00:46:24en un mois.
00:46:25Comment ils ont fait ça ?
00:46:26En fait, ils ont spéculé
00:46:28sur la flambée des prix du pétrole
00:46:31il y a déjà un mois.
00:46:33Ils ont acheté plein de quantités de pétrole
00:46:34et puis maintenant,
00:46:35ils vendent au prix fort.
00:46:37Mais je ne vais pas me faire
00:46:38le porte-parole de Total.
00:46:39J'apporte un élément.
00:46:40Non, non, laissez-moi faire.
00:46:41Je vais y aller.
00:46:43Ça permet peut-être à Total
00:46:44de plafonner les prix.
00:46:45Alors, justement, on y arrive.
00:46:47Premièrement, ceci.
00:46:49Deuxièmement, Total a multiplié
00:46:52ses bénéfices et profits
00:46:53par 4 en 10 ans.
00:46:55Notamment grâce à la flambée
00:46:57des prix déjà de 2022.
00:46:59Donc, aujourd'hui, il est urgent
00:47:01et nous sommes la seule force politique
00:47:02à le proposer aujourd'hui,
00:47:04il est urgent de bloquer les prix,
00:47:06de les plafonner.
00:47:07Pas à 2 euros le sans-plomb 95
00:47:10comme le propose Total,
00:47:11alors que c'est à 1,70 euros
00:47:13il y a trois semaines
00:47:14et c'est de ce prix-là
00:47:15dont a profité Total à l'achat.
00:47:17Mais évidemment, il faut le bloquer
00:47:19au prix d'avant la guerre.
00:47:20Vous comprenez bien ?
00:47:21Et je vais finir en disant
00:47:22que le gouvernement
00:47:23peut tout à fait le faire,
00:47:24mais il refuse de le faire.
00:47:26C'est un décret.
00:47:27Il suffit de l'appliquer.
00:47:28Et ensuite, il y a plein d'autres pays
00:47:30qui l'ont déjà fait.
00:47:31La Grèce, la Hongrie, la Pologne,
00:47:33rien qu'en Europe, la Croatie
00:47:35et plein d'autres pays dans le monde.
00:47:37Pourquoi le gouvernement
00:47:38ne bloque-t-il pas les prix
00:47:39pour plafonner les super-profits de Total ?
00:47:44Geoffroy Roux de Bézué,
00:47:44Total profiteur de crise,
00:47:46dit Aurélie Trouvé.
00:47:47Moi, je suis très heureux
00:47:48que Total ait anticipé cette hausse.
00:47:51C'est le seul pétrolier qui l'a fait.
00:47:52Ça veut dire que les équipes,
00:47:53je ne pense pas que ce soit le PDG d'ailleurs,
00:47:55c'est plutôt les équipes de trading,
00:47:56ont bien vu la crise,
00:47:57ont bien vu que probablement
00:47:59ce prix du pétrole à 100 dollars,
00:48:00il est de long terme,
00:48:02je ne sais pas combien de temps.
00:48:03Et la question,
00:48:05parce qu'on peut bloquer un mois,
00:48:06on peut bloquer deux mois,
00:48:07mais on ne va pas continuer.
00:48:09Fondamentalement,
00:48:10si le prix...
00:48:11Ah ben, allez, laissez-moi finir.
00:48:12Je suis d'accord avec vous.
00:48:15Je suis d'accord avec la France Assouci.
00:48:16J'allais arrêter.
00:48:16C'est pas bon.
00:48:17On va mettre l'image sur pause.
00:48:18Là, c'est pas bon.
00:48:19Là, c'est pas bon.
00:48:20Non, mais pour être sérieux deux minutes,
00:48:21si on pense,
00:48:22je pense qu'il y a peut-être
00:48:23un consensus autour de ce plateau
00:48:24de dire durablement
00:48:26ce qui se passe à Hormouz,
00:48:27que j'entendais,
00:48:28je fais une petite parenthèse,
00:48:29mais le représentant de M. Trump
00:48:30qui expliquait...
00:48:32Moi, je crois rêver
00:48:34que tout ça va se terminer
00:48:35dans 15 jours, etc.
00:48:37Les perses,
00:48:37c'est des joueurs d'échecs.
00:48:39Donc, il ne faut pas croire
00:48:40que ça va se terminer
00:48:41dans 15 jours
00:48:41et il ne faut pas croire
00:48:42que le prix du pétrole
00:48:43va baisser.
00:48:43Non.
00:48:44Je crois au contraire,
00:48:45malheureusement,
00:48:46je le crains et je le crois,
00:48:47qu'on va rester à 100 dollars
00:48:49et que donc,
00:48:49c'est toute l'économie
00:48:50qu'il faut penser.
00:48:51Et qui sont les victimes de ça ?
00:48:53L'Europe,
00:48:53alors la France un peu moins
00:48:54parce qu'on a le nucléaire,
00:48:55et la Chine,
00:48:56qui sont les gagnants,
00:48:57les Américains et les Russes.
00:48:58Et vous êtes en train de dire,
00:48:59Aurélie Trouvé,
00:48:59le blocage des prix,
00:49:00pourquoi pas ?
00:49:00Non mais,
00:49:01ça ne veut rien dire
00:49:01de bloquer pour un mois
00:49:02si c'est pour augmenter après.
00:49:03Il faut que ça soit le vrai prix.
00:49:04Déjà, vous pensez
00:49:05qu'il faut le faire maintenant ?
00:49:05Mais non,
00:49:06je vous ai dit,
00:49:07Aurélie Trouvé,
00:49:08je ne voudrais pas que...
00:49:10Je vous ai dit simplement
00:49:11que ça ne sert à rien
00:49:12de bloquer pour un mois
00:49:13si durablement,
00:49:14le prix,
00:49:14il faut mettre au vrai prix.
00:49:15Alors, vous,
00:49:16vous êtes pour une économie
00:49:17administrée,
00:49:17donc moi,
00:49:18je ne suis pas dans cette logique-là.
00:49:19Oui, bon,
00:49:20on peut jouer sur les mots
00:49:21si vous voulez,
00:49:22mais au total,
00:49:24moi, le message
00:49:25que je passe
00:49:25à vos téléspectateurs,
00:49:26c'est qu'il faut probablement
00:49:28se préparer à une économie
00:49:30où durablement
00:49:32le pétrole et le gaz
00:49:33seront très chers.
00:49:34Et c'est là où
00:49:35il faut quand même électrifier,
00:49:36mais pas avec un plan
00:49:38organisé en 48 heures.
00:49:39Ça n'a pas de sens.
00:49:39Philippe Ballard,
00:49:40l'idée de la France insoumise,
00:49:42bloquer les prix,
00:49:43est-ce que c'est une bonne idée ?
00:49:45Ne me dites pas
00:49:45que c'est une mauvaise
00:49:46parce que ça vient du camp d'en face.
00:49:47Est-ce que ça aurait pu être
00:49:48dans le programme du RN aujourd'hui ?
00:49:50Parce qu'on sait très bien
00:49:51que ça crée de la pénurie,
00:49:52tout simplement.
00:49:52Les pétroliers
00:49:53ne vont pas les vendre en France
00:49:55si les prix sont bloqués,
00:49:56voilà, tout simplement.
00:49:57Alors,
00:49:58qu'il y ait l'encadrement des marges,
00:50:00oui,
00:50:00nous,
00:50:00on est tout à fait d'accord,
00:50:01comme pour,
00:50:02éventuellement,
00:50:02et c'était dans notre contre-budget,
00:50:04taxer les sur-profits,
00:50:06pas les super-profits,
00:50:06ce que c'est deux notions différentes.
00:50:08Mais on est effectivement
00:50:09à l'aube,
00:50:10sans doute,
00:50:11d'un choc.
00:50:11L'Agence internationale
00:50:13de l'énergie a dit
00:50:14c'est un choc
00:50:15peut-être plus important
00:50:17que les deux chocs pétroliers
00:50:18additionnés.
00:50:18Et tous ceux qui ont suivi.
00:50:20Je reviens sur ce que vous venez de dire.
00:50:21Pourquoi ça crée la pénurie ?
00:50:22Parce qu'un pétrolier
00:50:23qui vend du pétrole,
00:50:25si le prix est plafonné
00:50:27dans un pays,
00:50:27il ne va pas aller le livrer
00:50:29dans ce pays.
00:50:29Nous,
00:50:29on a une autre,
00:50:30parce qu'on aurait dû trouver
00:50:31citer un certain nombre de pays
00:50:33qui ont,
00:50:34alors,
00:50:34ce n'est pas forcément
00:50:36du plafonnement,
00:50:37enfin,
00:50:37sans entraîner les détails,
00:50:38mais il y a des pays en Europe
00:50:39qui ont fait ce que nous,
00:50:40nous proposons,
00:50:41c'est-à-dire de baisser
00:50:42les taxes sur,
00:50:43c'est une matière première.
00:50:45Alors,
00:50:45quand on dit,
00:50:485%,
00:50:49pour les produits
00:50:49de première nécessité,
00:50:50l'alimentation notamment,
00:50:51mais c'est un produit
00:50:52de première nécessité.
00:50:53Moi,
00:50:54je suis élu d'une zone rurale,
00:50:55je peux vous dire
00:50:55que le gasoil,
00:50:56l'essence,
00:50:57c'est un produit
00:50:58de première nécessité.
00:51:00Aurélie Trouvé,
00:51:00si je suis Philippe Ballard,
00:51:02votre proposition,
00:51:02elle est formidable,
00:51:03ça fera baisser les prix
00:51:04du carburant,
00:51:04mais il n'y en aura plus
00:51:05à la pompe.
00:51:05Alors,
00:51:06d'abord,
00:51:06je veux dire que
00:51:07c'est la seule mesure aujourd'hui
00:51:08qui permet,
00:51:09qui ne coûte rien
00:51:10aux contribuables,
00:51:11vous êtes d'accord ?
00:51:12Bon.
00:51:12Par ailleurs,
00:51:13par exemple,
00:51:13baisser la TVA
00:51:14de 20 à 5%,
00:51:16je ne sais pas si c'est ça
00:51:17que vous voulez faire
00:51:17sur l'essence,
00:51:18ça coûte,
00:51:19on a fait le calcul,
00:51:2010 milliards d'euros,
00:51:21je ne parle pas de 200 millions,
00:51:22je parle de 10 milliards d'euros,
00:51:23et là,
00:51:24je pense qu'on pourra se rejoindre,
00:51:25en plus,
00:51:26à un moment
00:51:26où les taux d'intérêt
00:51:27de la dette
00:51:28sont en train d'exploser,
00:51:29enfin,
00:51:29excusez-moi,
00:51:30mais c'est complètement
00:51:33irresponsable,
00:51:33pour le coup,
00:51:34alors,
00:51:34et par ailleurs,
00:51:35avec des coupes budgétaires
00:51:37derrière,
00:51:37on nous annonce
00:51:384000 suppressions
00:51:38de postes d'enseignants
00:51:39à la rentrée,
00:51:40là,
00:51:40ça va être le tsunami.
00:51:42Bref,
00:51:42donc le blocage des prix,
00:51:43ça ne coûte rien aux contribuables,
00:51:44ça ne coûtera qu'à Total
00:51:45et aux multinationales du pétrole
00:51:47qui sont en train
00:51:48de faire exploser leur profit.
00:51:50on y arrive,
00:51:51là où je suis d'accord
00:51:52avec M. Roux de Bézieux,
00:51:53c'est que oui,
00:51:54on peut bloquer,
00:51:55on peut,
00:51:55c'est oui,
00:51:56mais c'est...
00:52:00Et on peut en avoir
00:52:01quand même
00:52:02des accords.
00:52:04Vous n'excusez pas
00:52:05parfois d'être d'accord,
00:52:05ça arrive au meilleur.
00:52:06On a une connaissance
00:52:06de l'économie,
00:52:08donc effectivement,
00:52:09sur 1, 2, 3, 4 mois,
00:52:11c'est faisable
00:52:11parce qu'en fait,
00:52:12Total,
00:52:13ça lui coûterait énormément cher
00:52:14à court terme
00:52:15de refaire
00:52:15tous ces circuits de vente,
00:52:18donc ça marche
00:52:19sur quelques mois.
00:52:20Le problème,
00:52:21c'est si ça dure.
00:52:21Mais vous n'avez pas répondu.
00:52:22Comment vous allez convaincre
00:52:25Patrick Pouyanné
00:52:26de vendre de l'essence
00:52:26en perdant de l'argent ?
00:52:27En fait, sur les mois qui viennent,
00:52:29la question ne se pose pas
00:52:30à court terme
00:52:30parce que ça coûte trop cher,
00:52:31même pour Total,
00:52:32de refaire tous ces circuits
00:52:33d'approvisionnement
00:52:34et d'aller vendre ailleurs.
00:52:35Par contre,
00:52:36le problème pourrait se poser
00:52:37d'ici 6 mois.
00:52:38C'est d'ailleurs pour ça
00:52:39qu'on a fait une proposition
00:52:39de loi,
00:52:403 mois renouvelable,
00:52:413 mois pour obliger
00:52:42le gouvernement
00:52:42à bloquer les prix.
00:52:44Et bien là,
00:52:45je suis désolée,
00:52:45se pose la question
00:52:46de la réquisition
00:52:47qui existe.
00:52:48C'est une possibilité
00:52:50donnée au préfet par l'État
00:52:51dans des circonstances
00:52:53particulières,
00:52:53notamment quand quasiment
00:52:55le caractère vital
00:52:56de la nation
00:52:56est en jeu.
00:52:57On peut tout à fait
00:52:59réquisitionner
00:52:59les stocks privés de Total
00:53:00qui sont à bloc par ailleurs.
00:53:01Mais nationaliser,
00:53:02aller au bout de votre conseil.
00:53:03Qui sont à bloc.
00:53:03Aller au bout de votre conseil.
00:53:05Si vous m'amenez
00:53:06sur la nationalisation...
00:53:07On a la chance
00:53:07d'avoir un pétrolier français.
00:53:09On est un des seuls pays d'Europe.
00:53:11Vous savez d'où ça vient,
00:53:11n'est-ce pas ?
00:53:12La compagnie française
00:53:15du pétrole.
00:53:15Non, non, non.
00:53:17Partez pas trop loin.
00:53:18Pardon,
00:53:18on va rester sur Total.
00:53:19C'est important de dire
00:53:20que Total a été public
00:53:21de 1924 à 1993.
00:53:22Là, vous dites
00:53:24réquisition nationalisation.
00:53:25Philippe Ballard,
00:53:25ça vous réjouit ?
00:53:26Il y aura un point d'accord
00:53:27aussi inattendu là-dessus
00:53:28ou pas ?
00:53:29Non, mais je redis
00:53:30ce que j'ai dit.
00:53:31Encadrement des marges
00:53:33pour toute la chaîne.
00:53:35Et puis,
00:53:36en cas de surprofit,
00:53:38taxation des surprofits.
00:53:39C'était dans notre contre-budget
00:53:40depuis plusieurs années,
00:53:41d'ailleurs,
00:53:41au moment de la crise Covid,
00:53:43notamment la grande distribution.
00:53:44On a mis plein les poches,
00:53:45pardon.
00:53:46On avait parlé
00:53:46de surprofit à ce moment-là.
00:53:48Là, ça pourrait être le cas.
00:53:50Oui, bien sûr.
00:53:51Parce que bloquer les prix
00:53:52comme ça...
00:53:53Non, mais il faut juste comprendre
00:53:54que je produis du pétrole.
00:53:56Si en France,
00:53:56on bloque le prix,
00:53:57il y a une demande mondiale,
00:53:59mais partout.
00:53:59En Sud-Est asiatique,
00:54:00aux Philippines,
00:54:01ils en sont à redécouvrir le vélo,
00:54:03à faire du télétravail.
00:54:04Il y a une demande.
00:54:05Je vais aller vendre
00:54:06au plus haut franc,
00:54:06tout simplement.
00:54:07Là, c'est Cuba
00:54:08et le Venezuela
00:54:09sans le soleil.
00:54:10Donc, il y a d'autres mesures
00:54:11plus efficaces.
00:54:13Ça a été présenté
00:54:14par Jean-Philippe Tanguy hier.
00:54:15C'est 14 euros
00:54:16sur un litre.
00:54:17Et je voudrais juste finir
00:54:18parce qu'effectivement,
00:54:19c'est 14 milliards
00:54:21ce que ça coûte
00:54:22aux finances publiques.
00:54:23Et on rappelait le chiffre,
00:54:233500 milliards d'euros de dettes.
00:54:25Mais en contrepartie,
00:54:26on a des économies structurelles
00:54:28dans notre contre-budget.
00:54:29C'est à l'arrivée,
00:54:30c'est 50 milliards d'euros.
00:54:31Par exemple, très simplement,
00:54:32là, on a remis au pot
00:54:346 milliards d'euros
00:54:35pour notre contribution
00:54:35au budget de l'Union européenne.
00:54:37On a déjà contributeurs nets.
00:54:39Ces 6 milliards,
00:54:39on ne les verse pas.
00:54:40Voilà.
00:54:41Alors, on va faire à Bruxelles
00:54:42un bras de fer
00:54:43et on récupère déjà
00:54:44quasiment la moitié
00:54:45de la somme dont on parle.
00:54:45Je suis un peu surpris.
00:54:46Je vous écoute tous
00:54:46avec beaucoup d'attention
00:54:47depuis tout à l'heure.
00:54:48Baisse de la TVA massive,
00:54:4914 milliards par an,
00:54:50blocage des prix,
00:54:51pourquoi pas réquisition,
00:54:52nationalisation de total.
00:54:53Réquisition déjà.
00:54:54À aucun moment,
00:54:56l'un d'entre vous dit
00:54:56« Bon, vu l'état des finances
00:54:59et puis, après tout,
00:55:00les filles sont un parti de gauche.
00:55:01On ne va pas donner
00:55:02la même chose
00:55:03à celui qui remplit son SUV
00:55:04pour partir à Deauville
00:55:05le week-end
00:55:05et à l'infirmière libérale
00:55:07qui a besoin de prendre sa voiture
00:55:08pour faire de... »
00:55:09Là, vous proposez des baisses
00:55:10pour tout le monde.
00:55:10Alors là, je vais m'expliquer.
00:55:12Sur le SUV, je vous ai...
00:55:13Non, mais parce qu'en fait,
00:55:14il faut comprendre
00:55:15que quand il y a une hausse
00:55:16des prix du carburant,
00:55:17ça frappe d'abord
00:55:18les classes populaires
00:55:18parce qu'en part du revenu...
00:55:22Pourquoi vous ne mettez pas le paquet
00:55:23qui prennent le plus
00:55:25quand le prix de l'essence flambe ?
00:55:26C'est des gens, bien souvent,
00:55:28qui sont contraints
00:55:28de prendre leur voiture,
00:55:29notamment parce que
00:55:30les transports en commun
00:55:30ont été considérablement affaiblis
00:55:33depuis que le gouvernement...
00:55:34Les gouvernements Macron,
00:55:36je veux dire, quand même,
00:55:37le ferroviaire,
00:55:38tous ces transports,
00:55:39le train coûte une fortune aujourd'hui.
00:55:41Donc les gens sont contraints
00:55:42souvent de prendre la voiture,
00:55:44y compris pour aller faire les courses
00:55:45ou aller au travail.
00:55:46Je pense aux très petites entreprises
00:55:47qui sont les premières aussi
00:55:50frappées par ça.
00:55:51Je pense...
00:55:51On a parlé des agriculteurs
00:55:53pêcheurs de soi,
00:55:53mais quitte des aides-soignants,
00:55:54des infirmiers,
00:55:55des chauffeurs de taxi.
00:55:55Mais là, vous arrosez tout le monde.
00:55:57Alors, j'y arrive.
00:55:58Le blocage des prix,
00:55:59c'est là, en urgence.
00:56:01À 1,70€,
00:56:02le sans-plomb,
00:56:0395 d'avant la guerre.
00:56:05À 1,80€,
00:56:06le gazole,
00:56:06le niveau d'avant la guerre,
00:56:07c'est la seule mesure aujourd'hui
00:56:10efficace
00:56:10pour toutes ces entreprises
00:56:12et ces classes populaires.
00:56:12Mais pas répondu.
00:56:13Et alors, le Cuba...
00:56:14Attendez, Cuba...
00:56:15Mais excusez-moi,
00:56:16la Croatie, Grèce...
00:56:17Ils n'ont pas de pétrole.
00:56:18Croatie, Grèce,
00:56:19Hongrie, Pologne, Thaïlande,
00:56:21Corée du Sud,
00:56:21ce n'est pas Cuba.
00:56:22Et pourtant,
00:56:22ils font du blocage de prix actuellement.
00:56:23La France, en 1990,
00:56:25ce n'était pas Cuba.
00:56:26Elle a appliqué le blocage des prix
00:56:27au moment de la guerre du Golfe.
00:56:28Vous voyez, en fait,
00:56:29c'est vraiment une mesure de bon sens.
00:56:31Moi, je suis même frappée
00:56:32qu'il y ait que la France insoumise
00:56:33qui soutienne cette mesure,
00:56:35vraiment,
00:56:35qui est la seule
00:56:36qui protège la courte terme.
00:56:37C'est Cuba ou ce n'est pas Cuba,
00:56:39Geoffroy Raud-Bézieux,
00:56:39de bloquer ?
00:56:40Une économie administrée,
00:56:42régulée,
00:56:43pour faire plaisir à ma voisine.
00:56:44Oui, ça nous mène tout droit à Cuba.
00:56:46Bon, et non,
00:56:47on n'y est pas.
00:56:47Mais encore une fois,
00:56:48je pense qu'il faut sortir
00:56:50de cette polémique
00:56:51qui est un peu sérieuse.
00:56:52C'est-à-dire,
00:56:52qu'est-ce que ça veut dire,
00:56:53le baril,
00:56:54pendant un an,
00:56:55deux ans,
00:56:56trois ans,
00:56:56ou dix ans,
00:56:57à 100 dollars ?
00:56:58Et ça veut dire,
00:56:58effectivement,
00:56:59que la voiture,
00:57:00la voiture traditionnelle,
00:57:02diesel ou thermique,
00:57:03devient un problème.
00:57:04Et je vois que c'est très compliqué,
00:57:05parce que ça a une double conséquence,
00:57:08quand même.
00:57:08Il faut juste réfléchir à ça.
00:57:09On a un problème
00:57:10d'industrie automobile,
00:57:11et on va être obligé
00:57:12d'accéder à l'électrification.
00:57:13Et on n'a pas les compétences.
00:57:15Les Chinois envahissent l'Europe
00:57:18à tout craint.
00:57:18Qu'est-ce qu'on fait ?
00:57:19C'est ça,
00:57:19les vraies questions
00:57:20qu'on devrait débattre.
00:57:21Les vraies questions
00:57:22qu'on devrait débattre,
00:57:23c'est ça.
00:57:23Vous savez,
00:57:24moi j'ai fait...
00:57:24Oui, sur pause.
00:57:25Deuxième moment d'accord
00:57:26entre tout le monde.
00:57:27Ça devient terrible, ça.
00:57:28Non, mais sur le constant,
00:57:29on peut être d'accord.
00:57:30Sur les voies chinoises...
00:57:30On est pour un plan
00:57:31d'électrification massive
00:57:32en France, par exemple,
00:57:33ou pas ?
00:57:34Il faut avoir le mode d'emploi,
00:57:35parce qu'on va reprendre
00:57:36l'exemple des automobiles chinoises.
00:57:37Moi, j'ai fait un voyage parlementaire
00:57:38en décembre 2023 en Chine
00:57:39et c'est à peine
00:57:40s'ils ne se fichaient pas
00:57:41de la figure des Français
00:57:42et des Européens
00:57:43en nous disant
00:57:43vous savez, nous,
00:57:45on subventionne
00:57:45la fabrication de nos voitures.
00:57:47C'était Antis,
00:57:47Renault,
00:57:47ils ne peuvent pas le faire.
00:57:48Et puis on subventionne,
00:57:49nous, Français,
00:57:51on subventionne à l'achat.
00:57:53Je veux dire,
00:57:53on est quand même
00:57:54les dindons de la farce.
00:57:55Donc merci l'Europe
00:57:56qui, soi-disant,
00:57:57devrait nous protéger
00:57:58mais qui ne fait rien de cela
00:58:00et qui a ouvert
00:58:01grandent les portes
00:58:02et on se ferait
00:58:02au-delà et ruiner.
00:58:04Ce n'est pas juste
00:58:04un problème de subvention.
00:58:05Aujourd'hui,
00:58:06la Chine fait des meilleurs produits.
00:58:08Technologiquement,
00:58:08oui, oui,
00:58:09c'est tout à fait vrai.
00:58:10C'est bien le problème.
00:58:10Il y a un syndrome très simple.
00:58:12Bon, moi,
00:58:13je suis venu en vélo
00:58:13mais si vous prenez un Uber
00:58:14ou un chauffeur de taxi,
00:58:15vous lui demandez
00:58:16qu'est-ce qu'il pense
00:58:16d'une BYD
00:58:17ou d'un,
00:58:17je ne vais pas faire de pub
00:58:18ou d'une voiture chinoise.
00:58:19Il vous dit maintenant
00:58:20les meilleurs.
00:58:20C'est terrible.
00:58:22C'est terrible.
00:58:22Quand on a vendu
00:58:31des arbres
00:58:31et là,
00:58:32on est arrivé à un moment
00:58:33où il n'y a plus
00:58:34de juste échange.
00:58:35Clément Beaune,
00:58:36commissaire au plan,
00:58:37c'est marrant,
00:58:38c'est tombé
00:58:38dans l'indifférence générale.
00:58:40C'est un même de gauche.
00:58:41Je suis là de centre-gauche
00:58:42si je ne me trompe pas.
00:58:43Pas assez à gauche pour vous.
00:58:44Il n'est pas à droite,
00:58:45on va dire.
00:58:46Et le commissariat au plan,
00:58:48le truc de De Gaulle,
00:58:49de Monet et compagnie,
00:58:50il dit
00:58:50qu'il faut mettre
00:58:50des droits de douane violents,
00:58:5230%,
00:58:53généralisés
00:58:53pendant une période
00:58:54pour qu'on puisse
00:58:55se remettre
00:58:56à produire
00:58:57à un coût général.
00:58:58Je trouve que c'est
00:59:02on va être d'accord,
00:59:03c'est très convivial
00:59:04cet après-midi.
00:59:05C'est Clément Beaune,
00:59:06effectivement,
00:59:06j'ai été étonné
00:59:07que ce rapport
00:59:08ne soit pas...
00:59:09On en parle davantage.
00:59:10On vous a entendu.
00:59:12Moi, j'ai essayé
00:59:12de communiquer là-dessus
00:59:13puis après,
00:59:14vous savez,
00:59:14on reprend les questions
00:59:15des journalistes.
00:59:15Mais il évoque même
00:59:17la priorité nationale.
00:59:18Tant mieux.
00:59:18Il parle effectivement
00:59:19de protectionnisme.
00:59:20Mais on alerte
00:59:21depuis des dizaines d'années
00:59:22sur cette mondialisation
00:59:24qui devait être heureuse
00:59:25et qui est en fait
00:59:25un véritable cauchemar.
00:59:26On nous a mis en compétition
00:59:28avec des pays
00:59:28qui n'ont pas les mêmes règles
00:59:30fiscales, sociales, environnementales.
00:59:32Vous le savez sans doute mieux que moi.
00:59:33Et maintenant,
00:59:34on est là en pays
00:59:34les pots cassés.
00:59:35Je voudrais dire
00:59:35que la grosse différence
00:59:36quand même,
00:59:37à mon avis,
00:59:37avec l'économie chinoise
00:59:38chez nous,
00:59:39c'est qu'on n'a pas de plan.
00:59:39On n'a pas de planification.
00:59:41Nous, en tout cas,
00:59:41on a sorti à la France Assoumise
00:59:43ce plan,
00:59:43le plan d'urgence
00:59:44de bifurcation
00:59:45face à la flambée
00:59:46des prix,
00:59:47mais aussi de bifurcation énergétique
00:59:48qu'il est urgent
00:59:49de prendre face
00:59:50pour être indépendant
00:59:51des hydrocarbures.
00:59:52Vous n'avez pas
00:59:53ni l'un ni l'autre
00:59:53répondu à ma question
00:59:54pourquoi vous arrosez
00:59:55tout le monde
00:59:55et pas uniquement
00:59:56ceux qu'on en plus besoin.
00:59:57En dix secondes,
00:59:57Aurélie, trouver.
00:59:58Par ailleurs,
00:59:59il faut des mesures
01:00:00justement qui vont protéger
01:00:01les classes populaires.
01:00:02Je pense par exemple
01:00:03à l'envolée de l'inflation.
01:00:05Nous, on demande
01:00:06une indexation.
01:00:07Là, on va avoir
01:00:08un désaccord.
01:00:09Une indexation des salaires
01:00:10et des prestations sociales
01:00:12sur les prix.
01:00:13Et en dix secondes,
01:00:14Philippe Ballard,
01:00:14il va rester 20.
01:00:15Je le partage en deux.
01:00:16Eh bien parce qu'on prend
01:00:16la moins mauvaise
01:00:17des solutions.
01:00:18Et vous assumez le côté
01:00:19on arrose un peu de sable aussi.
01:00:21L'infirmière libérale,
01:00:23à la limite,
01:00:23elle se fiche complètement
01:00:24qu'effectivement,
01:00:25le type qui prend son 4-4
01:00:26pour aller à Deauville
01:00:27passer le week-end,
01:00:28il en bénéficie.
01:00:29Oui, c'est dommage,
01:00:29mais c'est la moins mauvaise
01:00:31des solutions.
01:00:32Merci beaucoup à tous les quatre.
01:00:34J'ai beaucoup de plaisir
01:00:35à retrouver.
01:00:35Maxime Switek.
01:00:36Partagé.
01:00:37Aux commandes du 20h.
01:00:38Dans un instant,
01:00:38quel est le programme ?
01:00:39Deux événements,
01:00:40deux images
01:00:41que l'on attend ce soir.
01:00:42Trump, évidemment,
01:00:43que va-t-il annoncer ?
01:00:44Il a choisi la forme
01:00:45la plus solennelle
01:00:45pour s'adresser aux Américains.
01:00:46l'allocution présidentielle.
01:00:48Ce sera ce soir,
01:00:49ce sera cette nuit.
01:00:49On va préciser ça
01:00:50parce qu'il y a toujours
01:00:51un grand suspense.
01:00:52Est-ce qu'il s'en va ?
01:00:53Est-ce qu'il arrête la guerre ?
01:00:54Ou au contraire,
01:00:54est-ce qu'il renforce
01:00:55encore l'arme américaine ?
01:00:56Première image.
01:00:57Et la deuxième,
01:00:57c'est Artemis.
01:00:58Décollage prévu ce soir.
01:01:00L'homme repart vers la Lune.
01:01:02Bonne soirée à tous.
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