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  • il y a 24 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Voilà, je suis le boss, je suis le patron, c'est donc le boss qui va débarquer ce soir du
00:00:03côté du château de Versailles
00:00:06pour ce dîner d'État avec Emmanuel Macron. Voilà les équipes de BFM TV qui sont sur place dans ce
00:00:12château,
00:00:12dans la cour du château, Marie Chantret, Patrick Sos, à l'aéroport d'Orly, où se posera l'avion du
00:00:18président américain
00:00:19et puis tout autour, puisque les invités arrivent également. Comment va se passer, Patrick, Marie,
00:00:25comment va se passer ce dîner tout à l'heure ? On commence à en avoir un peu les détails.
00:00:29La première info, c'est qu'il va être très, très, très en retard et qu'on ne passera pas
00:00:32à table avant 8h30, 9h, semble-t-il.
00:00:37Oui, il faudra attendre un certain temps. Heureusement, le trajet va être court entre Orly et ici.
00:00:42On table sur 25 minutes. On a une pensée émue, Marie, quand même, pour les automobilistes du sud parisien,
00:00:47notamment sur la 86 qui va être totalement fermée. On a une question aussi, savoir si la voiture présidentielle,
00:00:52notamment si c'est la biste, va réussir à passer cette fameuse grille dorée ici dans la cour royale du
00:00:59château de Versailles.
00:00:59Et puis, il va être accueilli, le président américain, par le président Macron, pour commencer une visite privée du château.
00:01:06Absolument, avec une déambulation dans la galerie des glaces, emblématique, mais également la chapelle royale.
00:01:12Et puis, tout ce beau monde, parce qu'Emmanuel Macron sera entouré de certains de ses ministres,
00:01:16de l'économie ou encore des affaires étrangères.
00:01:17Pareil pour Donald Trump, se dirigeront vers la galerie basse où se tiendra ce dîner.
00:01:24Attention, Patrick, pas dîner de gala, pas dîner de travail.
00:01:27Regardez, sur le badge, c'est un dîner avec Donald Trump.
00:01:31Ce n'est pas de dîner de travail ni dîner d'État.
00:01:32On a essayé de faire le plus simple possible et le plus diplomatique.
00:01:35Et Emmanuel Macron répond à ses détracteurs, à ceux qui dénoncent le fait que l'on reçoit peut-être aujourd
00:01:41'hui
00:01:41Donald Trump avec un peu trop de faste, mais c'est un instrument de diplomatie, c'est un instrument de
00:01:48notre puissance.
00:01:49Et il assume parfaitement, Emmanuel Patrick, Emmanuel Macron, d'utiliser ce lieu emblématique pour recevoir ce chef d'État.
00:01:56Eh bien, nous sommes près de 150 journalistes accrédités ici et on attend maintenant la voiture présidentielle.
00:02:01Il faut déjà qu'Air Force One arrive sur le territoire français.
00:02:03Ça va venir.
00:02:04Il faudrait déjà que Donald Trump quitte et vient pour arriver à Orly puis à Versailles.
00:02:08Autant dire qu'on n'a pas fini d'attendre avec vous et on vous retrouvera évidemment tout à l
00:02:12'heure devant ce château de Versailles.
00:02:14On en vient maintenant à 18h54 à l'affaire Liana qui tourne une nouvelle fois la passe d'armes à
00:02:19l'Assemblée.
00:02:19Ça, on va en parler dans quelques instants.
00:02:21On va en débattre également, mais d'abord ces nouvelles révélations de BFM sur le profil du suspect de la
00:02:27mort de Liana.
00:02:28Bonsoir Alexandra González.
00:02:29Bonsoir.
00:02:30Chef adjointe du service police-justice de BFM.
00:02:32On est également avec Julien Cressan qui est à Florence dans le Gers.
00:02:37Bonsoir Julien, puisque vous nous dévoilez ce soir de nouveaux échanges entre Jérôme Barrella et une petite fille,
00:02:43une petite fille qui a 13 ans, qui dit aujourd'hui qu'elle a sans doute échappé au pire.
00:02:50Eh bien écoutez, c'est un témoignage bouleversant que l'on a recueilli avec Régis Desconclois cet après-midi.
00:02:55Celui de Lise, une fillette, à qui Jérôme Barrella a écrit pendant plusieurs mois, en 2025, des dizaines de messages.
00:03:03Il était alors âgé d'une quarantaine d'années, elle de seulement 13 ans.
00:03:07Ils étaient tous les deux membres du club de Taekwondo-dosh.
00:03:10Alors ces messages, on a pu les consulter.
00:03:12Ils sont aussi déconcertants qu'intéressants sur la manière dont Jérôme Barrella a tenté de s'immiscer dans la vie
00:03:18privée de la jeune fille,
00:03:19puisqu'il va tout d'abord lui écrire le soir afin de savoir si elle dort.
00:03:23Au réveil, le lendemain, il lui demande ce qu'elle compte faire de sa journée.
00:03:26Et très vite, il va lui demander de lui envoyer des photos d'elle, ce qu'elle va faire une
00:03:31première fois.
00:03:32Réponse très surprenante de Jérôme Barrella qui lui dit
00:03:35« Ah, mais cette photo, elle date », signe que tous les moyens sont bons pour lui pour récupérer des
00:03:40photos de l'enfant.
00:03:41On va vous donner un autre exemple.
00:03:43Au cours de la discussion, la jeune fille lui confie avoir des coups de soleil.
00:03:47Jérôme Barrella lui répond alors immédiatement « Montre-les-moi avant qu'ils ne disparaissent. »
00:03:53Jérôme Barrella ne s'est pas contenté de demander des photos à la jeune fille.
00:03:56Il l'a aussi invité à plusieurs reprises chez lui pour des soirées pyjamas, pour des sorties à la piscine.
00:04:02Elle a toujours refusé.
00:04:03Elle dit qu'il y a eu 15 à 20 invitations.
00:04:05Je vous propose de retrouver son témoignage.
00:04:09Il me dit « Tu veux aller à la piscine à Solomiac demain après-midi ? »
00:04:14Moi, je lui dis que je ne pense pas que je peux.
00:04:17Et ce jour-là, quand il vous invite à la piscine, ses filles vous ont mises au courant ?
00:04:21Elles vous en ont parlé ?
00:04:23Euh, non.
00:04:25Donc l'invitation vient de lui ?
00:04:26Oui.
00:04:27Combien de fois il vous a invité chez lui ou ailleurs ?
00:04:30Il m'invitait très souvent.
00:04:32Je pense que c'est une quinzaine de fois, à peu près.
00:04:35C'était vraiment...
00:04:37Surtout dans les derniers mois, c'était vraiment presque toutes les semaines, quoi.
00:04:42Il vous a notamment demandé à plusieurs reprises des photos de vous,
00:04:45en écrivant une petite photo avec un beau sourire.
00:04:49Comment vous réagissez quand il vous demande ça ?
00:04:51J'avais pas envie de lui envoyer, en fait, mais je me suis dit...
00:04:56Enfin, j'avais pas envie...
00:04:58Enfin, je me doutais qu'il allait forcer avec ça et tout ça.
00:05:01Et donc, je me suis dit « Je lui envoie vite fait. »
00:05:04Et après, il va me laisser tranquille.
00:05:07Et voilà.
00:05:08Et de toute façon, je l'ai bloqué pas longtemps après,
00:05:10parce qu'il devenait vraiment trop attrégé.
00:05:12Il m'a dit que j'ai échappé belle.
00:05:14Parce que ça aurait pu vraiment aller loin et ça aurait été très grave, quoi.
00:05:19Alors, on a pu passer une heure cet après-midi avec Lise.
00:05:22Elle est extrêmement choquée.
00:05:23Et elle nous a confié cette phrase qui nous a profondément marquée avec Régis Desconclois.
00:05:27Elle nous a dit « Ça aurait pu être moi. J'aurais pu y passer.
00:05:30Il faut contextualiser, car Lise n'est autre que l'une des meilleures amies de la petite Rosa
00:05:35qui accuse elle, Jérôme Barrella, de viol. »
00:05:38Lise est extrêmement choquée, mais extrêmement mature.
00:05:41Elle nous a confié qu'elle souhaitait porter plainte contre Jérôme Barrella.
00:05:44Sa mère, qui a refusé de témoigner face caméra, mais qui nous a reçus chez elle,
00:05:47dit qu'elle réfléchit pour l'instant.
00:05:49Enfin, une dernière information importante.
00:05:51La famille dit avoir contacté les gendarmes au début de l'affaire Liana,
00:05:55quand elles ont reconnu Jérôme Barrella pour être entendues par les gendarmes.
00:05:59Chose qui n'a toujours pas été faite, à l'heure où je vous parle, selon la famille.
00:06:03Merci beaucoup, Julien.
00:06:04Julien Cressan, donc à Florence, dans le Gers.
00:06:07Alexandra, cette petite fille, elle dit aujourd'hui,
00:06:09« J'ai peut-être échappé au pire. Ça aurait pu être moi. »
00:06:13Oui, alors nous avons contacté l'avocate de Jérôme Barrella pour savoir comment il se défend.
00:06:18Est-ce qu'il dit, par exemple, que ce n'est pas lui derrière ses messages ?
00:06:21Quelle est sa ligne là-dessus ?
00:06:23Alors, l'avocate n'a pas souhaité nous répondre.
00:06:26Elle nous a dit qu'elle ne commenterait pas ses révélations.
00:06:28Donc, pour l'instant, on ne sait pas ce que lui dit, comment il le justifie.
00:06:32Mais c'est vrai que lorsqu'on lit ces messages, parce qu'ils existent encore par écrit,
00:06:38ce n'est pas que de l'oral, du témoignage oral de cette petite fille.
00:06:41Et lorsque nos reporters sur place l'ont écouté, ça semble dessiner le profil d'un prédateur.
00:06:49Presque un mode opératoire.
00:06:50Elle tourne à ce moment-là autour de plusieurs enfants, des filles à chaque fois,
00:06:54qui gravitent dans l'entourage amical de ses propres filles à lui,
00:06:57qui ont, on le rappelle, 7 et 11 ans.
00:07:01Donc maintenant, elles devraient avoir un peu plus.
00:07:03Ça, c'était l'an dernier.
00:07:03Et qui essaye, par tous les moyens, de se rapprocher de ces fillettes,
00:07:12qui ont moins de 12 ans, sur les faits qui sont dénoncés,
00:07:15en ayant à minima des comportements totalement inappropriés,
00:07:19avec notamment ces messages,
00:07:20et pour certaines, des comportements criminels,
00:07:24puisque certaines d'entre elles dénoncent des viols.
00:07:27Alors, autre affaire qui concerne Jérôme Barrella,
00:07:29et on en parlait hier, ici même,
00:07:32c'est ce signalement qui a été fait par l'aide sociale à l'enfance,
00:07:35l'ASE, au sujet d'une petite fille qu'on appellera Léa.
00:07:38Signalement qui n'a pas été traité par la justice,
00:07:40et on essaie de comprendre ce qui s'est passé, là encore.
00:07:43Alors, là, il faudra aussi des explications de la justice
00:07:48pour comprendre s'il y a eu des responsabilités individuelles,
00:07:50parce que c'est un signalement qui est fait en mars dernier,
00:07:53par mail, d'après nos informations,
00:07:55sur deux adresses mail différentes du Parc et Doche,
00:07:58envoyé par l'aide sociale à l'enfance,
00:08:00qui dit qu'une de nos éducatrices a recueilli les confidences
00:08:03d'une petite fille qui dit avoir subi des attouchements
00:08:07et des comportements inappropriés de la part d'un homme,
00:08:10Jérôme Barrella, à l'été dernier, lors d'une soirée pyjama.
00:08:13Ce signalement ne sera jamais traité, jamais examiné.
00:08:17Aujourd'hui, d'après nos informations,
00:08:20le parquet dit ne l'avoir pas reçu.
00:08:22Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:08:23Pourtant, ces mails ont été envoyés, ces signalements ont été faits.
00:08:26Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là pour que ce signalement
00:08:29ne trouve pas écho, ne débouche pas sur une enquête
00:08:32et ne débouche pas, comme dans le cas de la petite Rosa,
00:08:35sur un placement en garde à vue, une audition de Jérôme Barrella ?
00:08:39Il y a des explications possibles des mails qui partent
00:08:40et qui n'arrivent pas, en tout cas qui ne sont pas traités.
00:08:43Les magistrats répondent aujourd'hui qu'ils sont submergés de plaintes,
00:08:48submergés de procédures et pas que sur la pédocriminalité
00:08:51et que nul n'est infaillible et que parfois, effectivement,
00:08:54des choses peuvent échapper.
00:08:55Mais là encore, c'est un signalement qui aurait pu permettre
00:08:59d'interpeller Jérôme Barrella avant la disparition de Liana.
00:09:02Il y a une question que beaucoup de gens se posent légitimement en ce moment,
00:09:06c'est pourquoi les résultats de l'autopsie de Liana
00:09:08ne sont toujours pas connus ?
00:09:10Il y a eu une autopsie pratiquée juste après la découverte du corps
00:09:13dans ce silo, on est maintenant un certain nombre de jours après.
00:09:16Qu'est-ce qui se passe là aussi ?
00:09:18Ça signifie que lors de la première autopsie,
00:09:20les causes de la mort n'étaient pas évidentes pour le médecin légiste
00:09:23et donc, il a été demandé des expertises complémentaires,
00:09:28notamment des expertises toxicologiques,
00:09:30des expertises sur des tissus organiques.
00:09:35Et tout ceci prend du temps,
00:09:37c'est-à-dire qu'il faut attendre 4 à 5 semaines
00:09:40que ces tissus, par exemple ces tissus organiques,
00:09:43soient immergés dans du formol
00:09:44et ensuite examinés au microscope pour que des lésions puissent apparaître
00:09:48et par exemple mettre au jour une strangulation
00:09:51ou des choses comme cela.
00:09:53Donc c'est pour ça que ça prend du temps,
00:09:54que les causes de la mort ne sont pas encore connues.
00:09:56Pour autant, le corps de la petite fille a pu être rendu
00:09:59à la famille, à ses parents,
00:10:00et c'est pour ça qu'il y a eu des obsèques.
00:10:01Tout ça, c'est donc sur Jérôme Barrella.
00:10:03Il y a aussi le frère, Yannick,
00:10:05qui a été mis en examen ces derniers jours
00:10:07pour des viols conjugaux sur ses deux ex-compagnes mineures.
00:10:12Mineur pour l'une d'elles, au moment où la relation commence
00:10:15et les viols qu'elle dénonce se poursuivent alors qu'elle est majeure.
00:10:18Elle a 17 ans quand ça commence et oui.
00:10:22Et aujourd'hui, il a été laissé en liberté.
00:10:24Là encore, expliquez-nous pourquoi la justice prend cette décision.
00:10:27Donc il est mis en examen.
00:10:29C'est-à-dire que la justice estime à ce stade
00:10:31qu'il y a des indices graves et concordants,
00:10:34pour reprendre l'expression consacrée,
00:10:35contre lui de l'existence de viols,
00:10:38et en l'occurrence de viols conjugaux,
00:10:39commis dans le cadre de relations avec deux jeunes femmes successivement.
00:10:44Pour autant, les investigations se poursuivent.
00:10:46À ce stade, il n'est pas encore jugé.
00:10:47Il n'y a pas eu de procès.
00:10:48Donc il est ce qu'on appelle présumé innocent.
00:10:51Dans l'attente de ce procès,
00:10:53la justice, comme pour toute autre personne qui est mise en examen,
00:10:56doit décider s'il faut incarcérer en détention provisoire
00:11:00ou si la personne peut être laissée en liberté
00:11:02avec plus ou moins un contrôle judiciaire.
00:11:05Il faut savoir qu'en France,
00:11:07la détention provisoire, c'est l'exception.
00:11:09Parce que ça veut dire qu'on place quand même en prison
00:11:12quelqu'un qui est présumé innocent,
00:11:13qui n'a pas encore été jugé.
00:11:14Donc c'est un acte fort.
00:11:15Et il faut répondre à un certain nombre de critères.
00:11:17Et elle a estimé que concernant Yannick Barrella,
00:11:20pour le moment, il n'y avait pas de critère
00:11:22susceptible de le placer en détention provisoire.
00:11:25Pas de risque de réitération, c'est ça ?
00:11:27C'est ça. Alors ça ne veut pas dire qu'il ne sera jamais jugé.
00:11:30Il y aura un procès, il y aura peut-être une condamnation,
00:11:33peut-être même une incarcération.
00:11:34Mais pour l'instant, elle est estimée
00:11:36qu'il n'était pas suffisamment dangereux
00:11:38pour le placer en détention provisoire,
00:11:40alors que présumé innocent.
00:11:41Alexandra, vous restez avec nous.
00:11:42Alexis Cuvillier vient de nous rejoindre.
00:11:43Bonsoir, chef adjoint du service politique de BFM TV.
00:11:46Parce qu'il y a l'autre volet de cette affaire,
00:11:48le volet politique.
00:11:49On sait qu'il y a eu des appels à la démission
00:11:51contre Gérald Darmanin.
00:11:53Et aujourd'hui, séance un peu houleuse
00:11:55à l'Assemblée nationale,
00:11:56entre les Insoumis et le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:11:59Séance très houleuse.
00:12:00À un moment de cette séance,
00:12:02lorsque Mathilde Panot,
00:12:03la présidente du groupe La France Insoumise,
00:12:05a interpellé le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:12:08Elle lui a posé une question sur les moyens.
00:12:12Les moyens de la justice,
00:12:13les moyens des associations.
00:12:14Vous savez que sur ce sujet,
00:12:16depuis la réaction très rapide du chef de l'État,
00:12:20après la découverte terrible du corps de l'IANA,
00:12:22sur le fait que dans cette affaire,
00:12:24il n'y avait pas un manque de moyens,
00:12:25on sait que ce sujet est resté dans le débat politique depuis lors.
00:12:29Et c'est là-dessus que Mathilde Panot a posé une question.
00:12:32Elle a dit que, selon elle,
00:12:34il fallait 3 milliards d'euros
00:12:36pour que la justice travaille mieux.
00:12:39On l'écoute, Mathilde Panot et Sébastien Lecornu.
00:12:42Notre groupe demande les 3 milliards d'euros que vous refusez de donner aux associations.
00:12:47Mettez cet argent sur la table maintenant pour l'éducation à la vie effective et sexuelle,
00:12:51pour la médecine scolaire, pour la police judiciaire et la justice,
00:12:54pour l'aide sociale à l'enfance.
00:12:56Voici ce qu'il faut pour enrayer la fabrique des agresseurs.
00:12:59– Pardonnez-moi la tonalité de la question,
00:13:01la manière dont vous l'avez posée,
00:13:03sous-tend et indique une volonté très forte de politisation de ce qui se passe.
00:13:08– Monsieur le Premier ministre, dans la France de Macron,
00:13:10le planning familial licencie.
00:13:12C'est ça la réalité.
00:13:14Assumez vos responsabilités politiques,
00:13:16mettez les 3 milliards.
00:13:17– Flagrant délit de récupération,
00:13:19quel est le rapport entre l'affaire Liana et le planning familial ?
00:13:23Soyons précis, soyons sérieux.
00:13:26– Il y a une pression aujourd'hui sur Sébastien Lecornu.
00:13:29– Oui, cette accusation de récupération
00:13:31qui a provoqué beaucoup de colère sur les rangs de la France insoumise,
00:13:34Mathilde Panot s'en était exprimée à l'issue
00:13:37dans la salle des 4 colonnes devant les journalistes.
00:13:39C'est vrai qu'aussi bien dans la question,
00:13:42dans cet échange, dans les réponses du Premier ministre,
00:13:44on sent qu'il y a une forme de pression
00:13:46sur Sébastien Lecornu.
00:13:47Elle s'est un peu détournée, la pression.
00:13:49Rappelez-vous, c'était beaucoup sur Gérald Darmanin.
00:13:51Mathilde Panot n'évoque pas le garde des Sceaux dans cette question,
00:13:54en tout cas pas directement.
00:13:55Elle ne demande pas sa démission.
00:13:56Cette fois-ci, elle demande au Premier ministre
00:13:58de se positionner sur le sujet des moyens.
00:14:00Lui répond qu'il forme le vœu que les moyens augmentent aussi.
00:14:04Et il demande à la France insoumise de ne pas avoir, je cite,
00:14:07le cynisme de brandir des menaces de censure sans autre discussion
00:14:10parce qu'on sait que ce sera un point central
00:14:12sur la discussion budgétaire à l'automne.
00:14:15Mais d'ici là, bien sûr, il y a une pression à plus court terme.
00:14:18La question des rapports administratifs
00:14:20qui seront rendus à Matignon en début de semaine prochaine.
00:14:23On est justement avec Xavier Iacovelli.
00:14:25Bonsoir.
00:14:25Vous êtes sénateur macroniste des Hauts-de-Seine,
00:14:27vice-président du Sénat également.
00:14:29Et Sarah Legrim, bonsoir.
00:14:30Bonsoir.
00:14:31Députée insoumise de Paris.
00:14:33Sébastien Lecornu vous accuse,
00:14:34il accuse les insoumis en tout cas de récupération politique,
00:14:36de cynisme également.
00:14:38Que lui répondez-vous ?
00:14:39Écoutez, je pense que les téléspectateurs le voient.
00:14:41On fait simplement notre travail.
00:14:42Notre travail politique, c'est d'analyser les causes
00:14:45de la situation face à laquelle on est.
00:14:47Nous, c'est des causes que nous dénonçons depuis très longtemps.
00:14:49Parce que depuis très longtemps, nous exigeons,
00:14:50avec les associations, avec tout le mouvement féministe,
00:14:533 milliards contre les violences sexistes et sexuelles.
00:14:56Et sans doute que d'ailleurs, si on veut vraiment intégrer
00:14:57toute la question de l'enfance, il en faudrait encore davantage.
00:15:00Mais nous demandons au moins ces 3 milliards.
00:15:02Je crois que c'est notre responsabilité politique.
00:15:03Et je crois que c'est indigne de faire comme s'il s'agissait
00:15:06d'une bataille politicienne.
00:15:08Alors que précisément, nous nous adressons au Premier ministre
00:15:10parce que nous savons qu'il a ce pouvoir.
00:15:12Figurez-vous qu'actuellement, ils sont en train d'annoncer
00:15:14une coupe par décret de 10 milliards d'euros.
00:15:16Donc il pourrait aussi, par décret, déjà décider de rajouter des milliards.
00:15:19Et s'il ne veut pas le faire à la méthode autoritaire,
00:15:21nous, on est d'accord pour ne pas prendre la méthode autoritaire ?
00:15:23On lui propose un budget de loi rectificatif.
00:15:26Il pourrait le poser là.
00:15:27Et il ne peut pas en même temps dire, d'ailleurs en contredisant,
00:15:30vous l'aurez remarqué, le président de la République,
00:15:31il dit effectivement, il y a peut-être un sujet de moyens,
00:15:33ce que nous disons depuis des années.
00:15:35Et je formule le vœu qu'en octobre prochain,
00:15:37dans les débats budgétaires, on puisse en parler.
00:15:39Parce que nous, ça fait des années qu'il balaye nos amendements,
00:15:42y compris à coup de 49-3, qu'il refuse de mettre les moyens.
00:15:44Et là, il est encore en train de renvoyer à l'automne prochain.
00:15:46Je crois que ce n'est pas à la hauteur de ce qui se passe dans le pays.
00:15:48Ce qu'il pourrait faire comme geste fort,
00:15:49justement pour qu'on ne soit pas dans le débat politicien,
00:15:51c'est dire dès maintenant, projet de loi de finances rectificatif,
00:15:55au moins sur ce sujet, de la protection de l'enfance,
00:15:56on met tout le paquet là-dessus,
00:15:58puisqu'on peut peut-être bénéficier,
00:16:00et je l'espère à l'Assemblée nationale,
00:16:01d'une unanimité pour mettre ces moyens-là.
00:16:03Peut-être que ce sera le moyen que tout le monde le vote,
00:16:04alors qu'à chaque année, il nous refuse de le voter
00:16:06au moment du budget global à l'automne.
00:16:09Votre réponse, Xavier Iacovini,
00:16:10il y a un double discours du gouvernement qui d'un côté dit
00:16:12on entend et qui d'autre côté,
00:16:14de l'autre côté, rabote les budgets,
00:16:17et notamment le budget de la justice.
00:16:18Non, le budget de la justice ne peut pas dire qu'il soit raboté,
00:16:21il est augmenté, pardonnez-moi,
00:16:23je ne vous ai pas interrompu, madame la députée,
00:16:25je pense qu'en fait ce débat et le drame
00:16:27que vit aujourd'hui la famille de Liana,
00:16:30l'émotion qui a été provoquée par ce meurtre
00:16:32sur l'ensemble des Français,
00:16:34mérite un débat en fait avec de la dignité,
00:16:36et ne pas effectivement faire de la récupération
00:16:38d'un côté comme de l'autre.
00:16:39Moi, je ne dis juste qu'aujourd'hui,
00:16:42on est effectivement nombreux dans l'hémicycle,
00:16:44dans les hémicycles au Sénat et à l'Assemblée
00:16:46à s'occuper de la protection de l'enfance.
00:16:47Nous étions très peu à alerter
00:16:50et le gouvernement et les parlementaires de tous bords
00:16:52sur la question des manques de moyens,
00:16:54notamment sur la protection de l'enfance.
00:16:55Et je veux bien aujourd'hui que nous mettions,
00:16:57pardonnez-moi, mais je faisais partie de ces très peu,
00:16:59et donc je peux me permettre de le dire
00:17:01puisque ça fait neuf ans que je travaille
00:17:02sur la question de la protection de l'enfance,
00:17:03mais nous étions effectivement très peu,
00:17:04et je ne suis pas sûr aujourd'hui
00:17:06que le fait de mettre la question des violences
00:17:09sur les femmes
00:17:10et la question de la protection de l'enfance
00:17:12sur le même niveau,
00:17:13parce que vous avez vu,
00:17:14même dans votre discours,
00:17:15le mouvement féministe demande que,
00:17:18sauf qu'il n'y a pas que le mouvement féministe,
00:17:19il y a aussi tout le mouvement infantiste,
00:17:21il y a effectivement toutes les associations
00:17:23de la protection de l'enfance
00:17:24qui n'ont pas été écoutées,
00:17:27y compris par les partis politiques.
00:17:28Moi, vous savez,
00:17:29quand j'ai proposé la création
00:17:30d'une délégation aux droits de l'enfant
00:17:32il y a encore quelques années au Sénat,
00:17:34on m'a dit
00:17:34mais la délégation aux droits des femmes
00:17:35peut s'en occuper.
00:17:36Je suis l'auteur de plusieurs propositions
00:17:38de loi sur la protection de l'enfance.
00:17:39On galère, pour vous dire clairement,
00:17:41on galère à faire passer
00:17:42des propositions de loi
00:17:43qui défendent les enfants,
00:17:45et pas parce que le gouvernement est opposé.
00:17:47C'est parce qu'aujourd'hui,
00:17:48on se rend compte que la protection de l'enfance
00:17:50est un enjeu national,
00:17:52mais ce n'était pas encore le cas
00:17:53il y a encore quelques jours,
00:17:54voire quelques semaines.
00:17:55Alexis.
00:17:55Est-ce que, Madame la députée,
00:17:57en guise, en gage de bonne volonté
00:17:59à l'égard du Premier ministre,
00:18:01est-ce que vous allez vous montrer
00:18:03constructif à la France insoumise
00:18:04pour le texte de loi
00:18:06qui doit arriver dans les toutes prochaines semaines ?
00:18:08On sait que certains chez vous
00:18:09espéraient la proposition de loi intégrale.
00:18:11Est-ce que le texte de la protection de l'enfance
00:18:15doit être soutenu ?
00:18:16Excusez-moi, mais là,
00:18:16vous parlez d'un projet de loi, par exemple,
00:18:18qui n'est demandé par personne dans le pays,
00:18:19par aucune association spécialiste
00:18:21de la protection de l'enfance.
00:18:22Et pas du tout,
00:18:22parce que ça n'a aucun rapport avec le sujet.
00:18:24Moi, je vais vous dire,
00:18:25pardon de vous contretire,
00:18:26je n'ai pas envie, moi,
00:18:27de faire de polémique.
00:18:28Oui, il y a un rapport,
00:18:29excusez-moi,
00:18:29mais il y a un rapport
00:18:30entre les violences sexuelles
00:18:31faites aux enfants
00:18:32et la façon dont traitent les enfants
00:18:33dans la société
00:18:33et la question des violences faites aux femmes.
00:18:35Ça s'appelle le patriarcat.
00:18:36Voilà.
00:18:37Et c'est ça aussi
00:18:38qui fait l'ampleur systémique
00:18:39de ce problème.
00:18:40Donc, je ne prétends pas
00:18:41que ça se règle d'un coup
00:18:41de baguette magique.
00:18:42Mais en revanche,
00:18:43il faut pouvoir l'entendre.
00:18:44Il faut pouvoir entendre
00:18:44que ces agresseurs,
00:18:45ce sont des hommes,
00:18:46ce sont des hommes
00:18:47qui commettent des actes
00:18:48parce qu'ils ont l'opportunité
00:18:49de le faire,
00:18:50parce que les corps des femmes
00:18:51et les corps des enfants
00:18:52dans notre société
00:18:52sont encore trop
00:18:53à la disposition des hommes.
00:18:55Et donc, ça demande
00:18:55des mesures d'ampleur.
00:18:56Ça demande des mesures
00:18:57de prévention.
00:18:58Quand nous, nous défendons
00:18:58l'éducation à la vie sexuelle,
00:18:59affective et relationnelle
00:19:01à l'école
00:19:01et que nous défendons aussi
00:19:02des moyens pour la médecine scolaire,
00:19:04des moyens pour les infirmières scolaires,
00:19:06etc.,
00:19:06c'est parce que nous pensons
00:19:07qu'à cet endroit-là,
00:19:08il peut y avoir la prévention
00:19:09qui est faite pour l'avenir.
00:19:10J'entends ce que vous dites.
00:19:11Pardon, je vous interromps un instant.
00:19:12Est-ce qu'il fallait,
00:19:12j'entends ce que vous dites
00:19:13et les mesures
00:19:14à la fois du projet de loi
00:19:16du gouvernement
00:19:17et de la loi intégrale
00:19:18que vous réclamez,
00:19:18est-ce qu'il fallait rentrer
00:19:20dans ce débat
00:19:20en demandant la tête
00:19:21de Gérald Darmanin ?
00:19:21Est-ce que c'était
00:19:22le meilleur moyen
00:19:23d'aboutir à la fin ?
00:19:23La première des choses
00:19:24que nous avons voulu faire,
00:19:25c'est empêcher,
00:19:26et d'ailleurs nous avons réussi,
00:19:27que Gérald Darmanin nous explique,
00:19:29referme le couvercle
00:19:29en disant
00:19:30il y a eu des défaillances individuelles.
00:19:31Il y a eu une enquête
00:19:32administrative en cours
00:19:33qui, sans doute,
00:19:34pointera peut-être
00:19:34des défaillances individuelles.
00:19:35Mais ce que tout le monde
00:19:36a dit à ce moment-là,
00:19:37c'est pardon,
00:19:37mais dans le pays,
00:19:38il faut 10 mois en moyenne
00:19:40pour une enquête
00:19:41de viol sur mineurs.
00:19:42Dans le pays,
00:19:42nous avons 4 fois moins
00:19:43de procureurs
00:19:44que dans le reste de l'Europe,
00:19:452 fois moins de jugs
00:19:45que dans le reste de l'Europe
00:19:46et qui est responsable de ça ?
00:19:47M. Darmanin
00:19:48qui alors, pour le coup,
00:19:49lui, a la continuité des politiques
00:19:50que ce soit ministère de l'Intérieur
00:19:51ou ministère de la Justice,
00:19:52il a détruit la police judiciaire
00:19:54et puis maintenant,
00:19:56il veut demander des comptes
00:19:57au magistrat.
00:19:58Donc nous, nous avons dit
00:19:59c'est un problème
00:20:00de politique menée.
00:20:01C'est pour ça
00:20:01que ce n'est pas politicien.
00:20:02Nous avons dit à Gérald Darmanin
00:20:03vous devriez assumer
00:20:04vos responsabilités
00:20:05parce que c'est un problème politique,
00:20:06ce n'est pas un cas individuel,
00:20:07ce n'est pas un fait divers,
00:20:09c'est un problème systémique.
00:20:10Et c'est pour ça
00:20:11que nous demandons maintenant
00:20:12les budgets à M. Lecornu
00:20:13car c'est lui,
00:20:14en tant que Premier ministre,
00:20:15c'est à lui qu'il faut s'adresser
00:20:16pour demander maintenant
00:20:16la loi de finances.
00:20:17Sur ce point-là,
00:20:18est-ce que...
00:20:19Pardon, je reprends juste...
00:20:20Pardonnez-moi,
00:20:20mais ce n'est pas un monologue
00:20:21non plus, a priori.
00:20:22C'est pour ça que vous donne la part.
00:20:24Les budgets que vous refusez
00:20:25chaque année.
00:20:26Enfin, je veux dire,
00:20:26vous n'avez jamais voté
00:20:29depuis 2017,
00:20:30aucun budget présenté,
00:20:31y compris ceux en augmentation.
00:20:32Je vous rappelle
00:20:33que le budget de la justice
00:20:35a augmenté depuis 2017
00:20:37de 46%.
00:20:37Pour des places de prison.
00:20:38Bien sûr que ce n'est pas assez.
00:20:40Et moi, je suis le premier à le dire
00:20:41et je le dis depuis plusieurs années
00:20:42que ce n'est pas assez
00:20:43parce qu'on a 40 ans
00:20:45de délaissement de politique
00:20:46de gauche comme de droite.
00:20:48Vous soutenez ce gouvernement,
00:20:48ce qui n'est pas mon cas
00:20:49et je l'assume effectivement.
00:20:50Mais moi, en fait,
00:20:51je soutiens les augmentations
00:20:52quand on en a besoin.
00:20:52Non, mais en l'occurrence,
00:20:53là, vous venez des budgets
00:20:54qui coupent.
00:20:54Je suis désolée.
00:20:55En l'occurrence,
00:20:5646% d'augmentation,
00:20:57ce n'est pas des budgets
00:20:57qui coupent.
00:20:58Alors, comment vous expliquez
00:21:00les 4 fois moins de juges
00:21:01que dans le reste de l'Union Procureur ?
00:21:02Mais vous avez raison.
00:21:03Donc les budgets.
00:21:04Et nous, nous avons porté
00:21:05des amendements pour les mettre.
00:21:05Je ne me suis pas permis
00:21:06de vous interrompre
00:21:07pour que vous puissiez
00:21:08faire votre monologue.
00:21:09Si vous pouviez me laisser
00:21:10juste en placer une,
00:21:11ça me permettrait peut-être
00:21:12de répondre à vos questions.
00:21:13Donc, en l'occurrence,
00:21:14oui, nous avons...
00:21:14Assumé ?
00:21:15Mais j'assume complètement.
00:21:16Moi, je sais que nous manquons
00:21:17effectivement de juges.
00:21:18Nous manquons de greffiers.
00:21:20Ça fait 9 ans
00:21:20que je travaille
00:21:20sur la protection de l'enfance.
00:21:21Je peux vous dire
00:21:21qu'on se bat quotidiennement,
00:21:23main dans la main,
00:21:24avec les juges,
00:21:24avec les avocats,
00:21:25avec les procureurs
00:21:26pour faire en sorte
00:21:27effectivement que nous ayons
00:21:28plus de moyens,
00:21:28notamment sur la question
00:21:29de l'enfance.
00:21:29Et vous n'avez pas voté
00:21:30nos amendements, je crois.
00:21:31C'est pour ça que nous,
00:21:32nous demandons également
00:21:34un parquet spécialisé
00:21:36sur la question
00:21:36de la pédocriminalité.
00:21:37Parce que nous pensons
00:21:38qu'il faut avoir
00:21:39des budgets spécifiques
00:21:40sur la question
00:21:41de la protection
00:21:43de l'enfance.
00:21:44Après, sur la question
00:21:45du projet de loi
00:21:46en France,
00:21:47mais effectivement,
00:21:47ça fait 2 ans
00:21:48qu'on l'attend.
00:21:492 ans que nous,
00:21:49on hurle auprès du gouvernement
00:21:51pour avoir ce projet de loi.
00:21:52Il arrive maintenant...
00:21:53Alors, pourquoi il ne passait pas avant ?
00:21:54Mais parce qu'il n'y avait pas
00:21:56le temps...
00:21:56C'est une question de quoi ?
00:21:57Il n'y avait pas la place
00:21:58à l'Assemblée et au Sénat ?
00:21:58Écoutez, nous, ça fait 2 ans
00:21:59qu'on le demande.
00:22:00Je le vois bien
00:22:00que ce n'était pas une priorité
00:22:02de l'ensemble
00:22:03de la classe politique.
00:22:04de l'ensemble
00:22:05de la classe politique.
00:22:05Parce qu'il faut vous dire
00:22:06que si l'ensemble
00:22:07de la classe politique
00:22:08avait demandé un projet de loi
00:22:09sur l'enfance rapidement
00:22:11et de façon unanime,
00:22:13il serait inscrit
00:22:13dans un temps y compris
00:22:14du Parlement.
00:22:15Ça n'a jamais été le cas.
00:22:16Ça n'a jamais été le cas.
00:22:17Et donc, effectivement,
00:22:18il arrive maintenant
00:22:19avec un peu déconnecté
00:22:20de la réalité
00:22:21de ce que nous vivons aujourd'hui.
00:22:22Donc, il va falloir l'amender.
00:22:23Il va falloir faire en sorte
00:22:24que ce projet de loi
00:22:25de protection de l'enfance
00:22:26soit vraiment protecteur
00:22:27des enfants
00:22:28et pas seulement un projet de loi
00:22:29qui va faire des mesurettes
00:22:31supplémentaires
00:22:31par rapport à tous les projets
00:22:32que nous avons eus
00:22:33ces dernières années.
00:22:34Sarah Legrin,
00:22:34vous disiez il y a quelques minutes
00:22:35en fait, Gérald Darmanin
00:22:36en annonçant ces deux rapports
00:22:38sur les dysfonctionnements
00:22:39de l'affaire Liana
00:22:40s'est exonéré
00:22:41de ses responsabilités
00:22:42et s'est exonéré
00:22:43de la question des moyens
00:22:44accordés à la justice.
00:22:45Est-ce que vous en attendez
00:22:46quand même quelque chose ?
00:22:47Les deux rapports
00:22:48sont remis lundi,
00:22:49ils seront publics.
00:22:50Est-ce qu'il faudra des sanctions
00:22:51si on apprend par exemple
00:22:52que des gendarmes
00:22:54n'ont pas pris le temps nécessaire
00:22:56pour entendre une petite fille
00:22:57qui avait porté plainte
00:22:58ou qu'une procureure
00:22:59ou un procureur
00:23:00n'a pas traité
00:23:00comme il aurait dû le faire
00:23:02un dossier
00:23:03qui a amené à l'affaire Liana ?
00:23:05Bien sûr qu'évidemment
00:23:05on attend des réponses
00:23:07aux rapports
00:23:07mais ce serait quand même
00:23:08le comble
00:23:09qu'il y ait une réponse
00:23:09pour ces rapports-là
00:23:10qui permettent de mettre
00:23:11la faute individuelle
00:23:12sur les personnes
00:23:13alors qu'il n'y a pas eu
00:23:14de réponse aux rapports
00:23:15qui étaient commandés
00:23:16faits par la civise
00:23:17et où là tout est montré
00:23:18que depuis, par exemple
00:23:19depuis 2022
00:23:20vous avez des alertes
00:23:21sur l'État
00:23:21mais de clochardisation
00:23:22de la justice
00:23:23vous avez des alertes
00:23:24qui vous disent
00:23:25mais en fait les plaintes
00:23:25vous avez 73%
00:23:27des plaintes pour viol
00:23:28concernant les mineurs
00:23:29qui sont classés sans suite
00:23:30sans acte d'enquête
00:23:31sans le moindre acte d'enquête
00:23:33ce n'est pas que c'est
00:23:33difficile de prouver
00:23:34c'est qu'on n'a même pas
00:23:35été chercher les preuves
00:23:36pourquoi ?
00:23:36parce que vous avez
00:23:37des enquêteurs
00:23:37qui ont 200 dossiers
00:23:38par an sur leur bureau
00:23:39ça veut dire qu'ils n'ont
00:23:40même pas une journée
00:23:41dans l'année
00:23:41à consacrer à un dossier
00:23:43pour mener des actes d'enquête
00:23:44ça c'est le résultat
00:23:45de politique budgétaire
00:23:46ce n'est pas autre chose
00:23:47et aussi, il faut le dire
00:23:48le résultat des priorités
00:23:49de M. Darmanin
00:23:50parce que M. Darmanin
00:23:51il a passé
00:23:51ces différentes années
00:23:58mener cette politique du chiffre
00:23:59et à démanteler
00:24:01les services de police judiciaire
00:24:02et j'aimerais dire
00:24:03une dernière chose
00:24:04mais je vais vous poser
00:24:04une question vous
00:24:05dans votre projet de loi
00:24:07il y a combien
00:24:08de recommandations de la civise
00:24:09parce que voyez
00:24:10il y a 75%
00:24:11des recommandations de la civise
00:24:12qui n'ont pas été mises en oeuvre
00:24:13alors que ça pouvait être
00:24:14mis en oeuvre
00:24:14même par décret
00:24:15et ils ont même osé
00:24:16limoger le juge Durand
00:24:18qui était justement
00:24:18celui qui a dit
00:24:19oui il y a un problème
00:24:20de violence patriarcale
00:24:21dans la société
00:24:21le même juge Durand
00:24:22qui s'oppose à l'avocat
00:24:23obligatoire pour les enfants placés
00:24:24que j'ai fait voter au Sénat
00:24:26donc vous avez du mal
00:24:28à entendre les propositions
00:24:29de la civise
00:24:29comme quoi vous savez
00:24:30parfois il faut faire attention
00:24:31mais on est d'accord
00:24:32est-ce que vous pouvez accepter
00:24:33en tout cas valider
00:24:35le fait qu'il y a eu
00:24:36une circulaire
00:24:37du ministre de la Justice
00:24:38Gérald Darmanin
00:24:39avant le drame de l'IANA
00:24:41pour demander
00:24:42est-ce que tous les dossiers
00:24:43concernant l'enfance
00:24:45soient traités en priorité
00:24:46est-ce que vous pouvez au moins
00:24:47le valider
00:24:48effectivement
00:24:49vous avez raison
00:24:49il y a eu une circulaire
00:24:51parmi 114
00:24:53114
00:24:53d'accord
00:24:54dont 50 en 2026
00:24:56les 114 c'est sur
00:24:57les deux années précédentes
00:24:58d'accord
00:24:59et sur ces 114 circulaires
00:25:00vous avez une circulaire
00:25:01dans laquelle effectivement
00:25:02en deuxième priorité
00:25:03après le narcotrafic
00:25:04vous avez la question
00:25:05des violences sur les personnes
00:25:07et vous avez deux lignes
00:25:08sur les violences faites aux enfants
00:25:08donc si vous vous pensez
00:25:10que ça
00:25:10ça signifie donner la priorité
00:25:12à la question des violences sexuelles
00:25:13de la part d'ailleurs
00:25:14d'un ministre
00:25:14et j'ai envie de le dire
00:25:15d'un ministre qui est accusé
00:25:16de violences sexuelles lui-même
00:25:17non je crois que tout le monde
00:25:18dans le pays aura compris
00:25:19qu'il n'a jamais donné la priorité
00:25:20sur ce sujet-là
00:25:21et c'est aussi pour cela
00:25:22que nous demandons cette émission
00:25:23pour qu'on puisse tourner la page
00:25:24mais honnêtement
00:25:24mais non
00:25:25c'est pas une polémique je crois
00:25:26vous ne croyez pas
00:25:27que honnêtement
00:25:27sur un sujet aussi
00:25:30prioritaire
00:25:30que l'enfance
00:25:31et la protection de nos enfants
00:25:32d'accord
00:25:33vous ne pensez pas
00:25:33que ça mériterait
00:25:34permettez-moi de le dire
00:25:35non mais l'encre grand
00:25:36cela en parle de Liana
00:25:37c'est aussi parce qu'elle est
00:25:40une enfant
00:25:40une femme
00:25:41non parce que
00:25:42je suis désolé
00:25:42mais il y a aussi
00:25:43des jeunes garçons
00:25:44des enfants qui sont aussi agressés
00:25:46et il y a aussi
00:25:47des femmes qui agressent
00:25:48Xavier Yacobali
00:25:49par le vin
00:25:50je vous invite à voir
00:25:51parce que vous devriez écouter plus
00:25:52ce mouvement féministe
00:25:52je vous interromps
00:25:53je vous interromps
00:25:56tous les deux
00:25:57je vous interromps
00:25:58tous les deux
00:25:58je vous invite un petit peu
00:26:00à aller voir également
00:26:02la protection de l'enfance
00:26:03et les foyers
00:26:03pour voir
00:26:04ceux qui ont subi
00:26:05et c'est pas seulement
00:26:06je vous interromps
00:26:07tous les deux
00:26:07parce que je voudrais
00:26:07qu'on parle de quelque chose
00:26:08qui est important aussi
00:26:10je n'ai défendu
00:26:10aucune proposition de loi
00:26:11c'est une idée
00:26:11je vous interromps
00:26:12tous les deux
00:26:12c'est mes recommandations
00:26:13du mon rapport
00:26:13sur les familles monoparentales
00:26:14s'il vous plaît
00:26:15je voudrais qu'on parle
00:26:16du Paris scolaire à Paris
00:26:17hier avait lieu
00:26:18enfin ces derniers jours
00:26:19avait lieu le premier procès
00:26:20d'un animateur jugé
00:26:21il y avait eu neuf jeunes plaignantes
00:26:23et il a été cet homme relaxé
00:26:26c'est une décision
00:26:27que beaucoup de monde
00:26:27a du mal à comprendre
00:26:29y compris parce qu'on se demande
00:26:29s'il va pouvoir retravailler
00:26:31demain matin
00:26:32puisque aux yeux de la justice
00:26:33et c'est la vérité judiciaire
00:26:35il n'y a rien sur son casier judiciaire
00:26:37d'abord que dit le jugement
00:26:38Alexandra
00:26:39vous avez pu le consulter
00:26:40il y a quelques minutes
00:26:41je crois
00:26:41comment la justice explique
00:26:43que cet homme
00:26:43qui était donc accusé
00:26:44par neuf enfants
00:26:46ait été finalement relaxé
00:26:48neuf fillettes
00:26:48âgées de dix ans
00:26:50pour la plupart
00:26:51il était jugé
00:26:52pour harcèlement sexuel
00:26:54et agression sexuelle
00:26:55il a été relaxé
00:26:57sur ces deux chefs
00:26:58j'ai pu effectivement
00:27:00consulter jugement
00:27:01à titre personnel
00:27:02j'ai du mal
00:27:03à comprendre la relax
00:27:04notamment sur le harcèlement sexuel
00:27:06puisque
00:27:07il est établi
00:27:08en procédure
00:27:09par les juges
00:27:11dans cette motivation
00:27:12que les récits
00:27:14de ces fillettes
00:27:15font tout état
00:27:16d'un comportement
00:27:17complètement inapproprié
00:27:19d'un adulte
00:27:19envers des enfants
00:27:20en l'occurrence
00:27:21donc ces filles
00:27:22avec des câlins
00:27:24insistants
00:27:24avec des récits de viol
00:27:26qu'il leur faisait
00:27:27en leur disant
00:27:28qu'il avait vu ça
00:27:28à la télé
00:27:29dans des émissions
00:27:30et que derrière
00:27:31les mamans
00:27:32qui étaient là
00:27:32à l'audience
00:27:32les papas
00:27:33ont raconté
00:27:34que ça provoquait
00:27:35des cauchemars
00:27:35chez certaines de ces filles
00:27:38avec des compliments
00:27:40là encore inadaptés
00:27:42quand on parle d'enfant
00:27:43tu es la plus belle
00:27:44tu es délicieuse
00:27:45mon bébé d'amour
00:27:46ma puce
00:27:48des mots qu'il reconnaît
00:27:49ne pas avoir employé
00:27:50pour les garçons
00:27:50du même âge
00:27:51qu'il appelait
00:27:51mon pote président
00:27:53copain
00:27:54donc une vraie différenciation
00:27:55entre les filles
00:27:56et les garçons
00:27:56pour autant
00:27:58la justice
00:27:59dit que
00:27:59sur les bisous
00:28:01et les câlins
00:28:02forcés
00:28:03et bien
00:28:04les fillettes
00:28:04ne sont pas allées
00:28:05suffisamment loin
00:28:07dans la description
00:28:08des faits
00:28:09pour que ça soit
00:28:09bien caractérisé
00:28:10qu'il y ait bien
00:28:11agression sexuelle
00:28:11et sur le harcèlement sexuel
00:28:13il n'a pas été prouvé
00:28:15dit la justice
00:28:15que ça avait pu
00:28:16dégrader
00:28:17leur état
00:28:19psychologique
00:28:20et que donc
00:28:20ça pouvait constituer
00:28:21du harcèlement sexuel
00:28:22à titre personnel
00:28:24j'ai du mal
00:28:25à comprendre
00:28:26que le harcèlement sexuel
00:28:27à minima
00:28:27ne soit pas constitué
00:28:29et pour vous connaître
00:28:30un tout petit peu
00:28:30si vous permettez
00:28:31vous donnez rarement
00:28:32votre avis
00:28:32sur des décisions de justice
00:28:33que vous le fassiez ce soir
00:28:36dit peut-être quelque chose
00:28:37oui
00:28:37après
00:28:38ce procès
00:28:39est à huis clos
00:28:40donc ça complique aussi
00:28:41notre tâche
00:28:42en tant que chroniqueur
00:28:43judiciaire
00:28:43on ne sait pas
00:28:44comment s'est déroulée
00:28:45cette audience
00:28:46mais c'est vrai
00:28:47qu'il est difficile
00:28:48en lisant le jugement
00:28:49de comprendre
00:28:50que ça n'ait pas été
00:28:52suffisamment caractérisé
00:28:52selon la justice
00:28:53quand on entend
00:28:54ce que dit Alexandra
00:28:55on n'est pas
00:28:56forcément dans une question
00:28:56de moyens de la justice
00:28:57on est dans une question
00:28:58d'interprétation
00:28:59de la loi
00:29:00et du droit
00:29:01c'est-à-dire savoir
00:29:02ce qu'on met derrière
00:29:03les mots
00:29:04attouchement
00:29:04ou agression sexuelle
00:29:06et harcèlement sexuel
00:29:07ça rejoint la question
00:29:08des priorités
00:29:09qui sont données aussi
00:29:10et de la question
00:29:10de la formation
00:29:11parce que ça
00:29:11ça fait partie
00:29:12des budgets
00:29:12de la formation
00:29:13des magistrats
00:29:13et des enquêteurs
00:29:15également
00:29:15c'est-à-dire de dire
00:29:16comment est-ce qu'on doit
00:29:17interpréter les faits
00:29:18moi je ne suis pas non plus
00:29:20je ne connais pas
00:29:20comme vous le détail
00:29:21parce que je n'étais pas
00:29:22dans le huis clos
00:29:23je veux juste souligner
00:29:23quelque chose aussi
00:29:24moi ce qui m'alerte
00:29:25c'est que souvent
00:29:26il se passe ça
00:29:26souvent il n'y a pas
00:29:27de condamnation
00:29:27vous n'avez que 3%
00:29:29des plaintes pour viol
00:29:30qui donnent lieu
00:29:31à des condamnations
00:29:31sur mineurs
00:29:32et je vous rappelle
00:29:33que vous avez 8 mineurs
00:29:33sur 10 qui ne parlent pas
00:29:34c'est vertigineux
00:29:35donc il y a cette question
00:29:36de la justice
00:29:37mais il y a aussi la question
00:29:38du rôle et de la responsabilité
00:29:39je veux le dire ici
00:29:40et je le dis en tant qu'élu parisienne
00:29:41parce que souvent je suis interpellé
00:29:41sur le sujet
00:29:42et on pense que
00:29:43nous couvrons les choses
00:29:44moi je pose aussi
00:29:45la question des administrations
00:29:47parce que quand j'entends ça
00:29:48sur la question
00:29:48des attouchements etc
00:29:49il n'y a pas de témoins
00:29:50bon ok
00:29:51c'est la justice qui tranche
00:29:52mais s'il y a des témoins
00:29:54qui ont entendu
00:29:55cet animateur
00:29:55dire
00:29:56mon coeur
00:29:57ma belle etc
00:29:59qui ont vu cet animateur
00:30:00dessiner des dessins
00:30:02sexualisés
00:30:02c'était ça qui était dit
00:30:03raconter des histoires
00:30:04dans lesquelles il y a
00:30:05des histoires de viol
00:30:05le niveau de défaillance
00:30:07que ça dit
00:30:08en termes de signalement
00:30:09au niveau de l'administration
00:30:10et moi je pose la question
00:30:11cette personne est relaxée
00:30:12est-ce que ça veut dire
00:30:13est-ce que demain
00:30:14elle peut travailler
00:30:15légalement elle le peut
00:30:16peut-être
00:30:17mais mon sujet
00:30:17c'est que
00:30:17c'est pour ça
00:30:18je veux poser un sujet
00:30:20qui est le sujet
00:30:20de l'employeur
00:30:21et il y a des lois
00:30:23dans ce pays
00:30:23qui font que l'employeur
00:30:24il doit protéger
00:30:25et alors en plus
00:30:26quand il s'agit des enfants
00:30:26encore plus
00:30:27avoir ses rôles de protéger
00:30:28mais ça veut dire
00:30:28pardon
00:30:29Xavier Diacobé
00:30:29il faut aussi
00:30:30que je donne la parole
00:30:30à celui qui est face à vous
00:30:31le blan aurait dû être donné
00:30:33et cette personne
00:30:33même relaxée par la justice
00:30:34on peut avoir aussi
00:30:35un employeur qui considère
00:30:36que là
00:30:36il y a des faits
00:30:38qui sont du point de vue
00:30:38administratif
00:30:39pas acceptables
00:30:40est-ce qu'il faut interdire
00:30:41à cet homme
00:30:42de travailler à nouveau
00:30:43avec des enfants
00:30:43même s'il a été relaxé
00:30:45mais moi je pense effectivement
00:30:46que la question
00:30:47de la condamnation
00:30:48de la mise en examen
00:30:49on en parlait tout à l'heure
00:30:50hors plateau
00:30:50effectivement c'est inscrit
00:30:51dans le fichier
00:30:53des traitements
00:30:54des antécédents judiciaires
00:30:56de violences sexuelles
00:30:57bref
00:30:57donc ce fichier là
00:30:59effectivement
00:30:59il ne sera pas inscrit
00:31:00puisqu'il n'a pas eu
00:31:01de mise en examen
00:31:02sauf qu'aujourd'hui
00:31:04moi c'est pour ça
00:31:04que nous on a fait une tribune
00:31:05avec le Mouve Enfant
00:31:07avec Arnaud Gallet
00:31:08et toute l'association
00:31:09de protection de l'enfance
00:31:10Arnaud Gallet de la civile
00:31:11voilà de la civile
00:31:12justement pour faire en sorte
00:31:13qu'il y ait une évaluation
00:31:14psychologique sur les recrutements
00:31:15sur tout ce qui touche
00:31:16en fait à l'encadrement
00:31:17des enfants
00:31:18au-delà de la consultation
00:31:19des fichiers
00:31:20de ces fichiers judiciaires
00:31:22il faut qu'il y ait
00:31:22un entretien maintenant
00:31:24psychologique
00:31:25pour tous les encadrants
00:31:26que ce soit dans le milieu sportif
00:31:27parce qu'on le voit
00:31:28dans le milieu sportif
00:31:29c'est une catastrophe également
00:31:30les associations
00:31:31le périscolaire
00:31:32le scolaire
00:31:32on ne peut plus laisser
00:31:33nos enfants
00:31:34parce qu'à chaque fois
00:31:35à chaque fois qu'il y a des enfants
00:31:37il y a des prédateurs
00:31:38c'est systématique
00:31:39Alexis vous vouliez ajouter un mot
00:31:40une très rapide précision
00:31:42madame la députée
00:31:43suite à un propos
00:31:43que vous avez tenu
00:31:44et vous êtes évidemment libre
00:31:45de critiquer une décision de justice
00:31:46mais il faut rappeler
00:31:47que dans l'affaire
00:31:48qui a concerné
00:31:48Gérald Darmanin
00:31:49l'actuel garde des Sceaux
00:31:50la justice
00:31:51la cour de cassation
00:31:52avait validé un non-lieu
00:31:54en février 2020
00:31:55vous avez dit
00:31:56on a un ministre
00:31:58accusé de violence sexuelle
00:31:59accusé oui
00:32:00je maintiens exactement
00:32:01ce que j'ai dit
00:32:02je maintiens par plusieurs femmes
00:32:04voilà ce qu'on pouvait dire
00:32:05ce soir
00:32:05merci beaucoup
00:32:07messieurs
00:32:08mesdames
00:32:08on va revenir sur l'autre actualité
00:32:10du jour
00:32:11du soir
00:32:12c'est le dîner de Versailles
00:32:13le dîner entre Emmanuel Macron
00:32:14et Donald Trump
00:32:15qui va commencer sans doute
00:32:15très en retard
00:32:16parce que vous avez peut-être suivi
00:32:17tout à l'heure
00:32:18la dernière conférence de presse
00:32:19de Donald Trump
00:32:20à Evian
00:32:21autant dire qu'entre les deux
00:32:22il y a un petit saut de puce
00:32:23à faire en avion
00:32:24voici toutes nos équipes
00:32:25sur place
00:32:26sous le soleil de Versailles
00:32:27sous le soleil de Genève
00:32:28à Orly
00:32:29où on attend toujours
00:32:30l'avion du président américain
00:32:32et aux abords
00:32:33et devant ce château de Versailles
00:32:35où on va retrouver tout de suite
00:32:36Marie Chantret
00:32:37et Patrick Sos
00:32:39on sait que les deux hommes
00:32:40sont très en retard
00:32:41je ne sais pas à quelle heure
00:32:41ils vont arriver sur place
00:32:43mais racontez-nous
00:32:43surtout comment va s'organiser
00:32:45ce dîner
00:32:46qui a fait débat
00:32:46ces derniers jours en France
00:32:47dîner de travail
00:32:49dîner de gala
00:32:50feu d'artifice
00:32:51pas feu d'artifice
00:32:52expliquez-nous
00:32:53comment ça va se passer ce soir
00:32:57Dîner, Marc
00:32:58on va dire
00:32:58de travail
00:32:59le faste n'est pas forcément
00:33:01au rendez-vous
00:33:02c'est la volonté
00:33:02du président de la République
00:33:03Donald Trump
00:33:04vous l'avez dit
00:33:05qu'il y a beaucoup
00:33:06beaucoup de retard
00:33:07il aurait dû normalement
00:33:08sur un programme communiqué
00:33:09arriver au moment même
00:33:10où l'on se parle
00:33:11pas de tapis rouge
00:33:12installé derrière nous
00:33:13peut-être un premier indice
00:33:15à la différence par exemple
00:33:16de la précédente réception
00:33:17d'un précédent chef d'état
00:33:18qui était Charles III
00:33:19là c'était un dîner d'état
00:33:21c'était juste ici
00:33:22au même endroit
00:33:22mais il y avait eu tapis rouge
00:33:23on était en septembre 2023
00:33:24et puis effectivement
00:33:26Donald Trump va arriver
00:33:28il a déjà Patrick
00:33:29à l'occasion de sa conférence de presse
00:33:31donné un peu le ton
00:33:32il y a des sujets ce soir
00:33:33qui vont être abordés
00:33:33lors de ce dîner
00:33:34oui et ce ne sont pas forcément
00:33:35les sujets auxquels
00:33:36nous nous attendions
00:33:37à la sortie de ce G7
00:33:39il sera question d'immigration
00:33:41Donald Trump
00:33:42vous l'avez entendu
00:33:43sur BFM TV en direct
00:33:44parler de bêtises
00:33:45ou d'erreurs
00:33:46qu'Emmanuel Macron
00:33:47aurait faites
00:33:48ils vont parler d'énergie aussi
00:33:49puis je crois qu'on a compris
00:33:50après les propos
00:33:51d'Emmanuel Macron
00:33:52qu'il y avait un sujet
00:33:53tout à fait économique
00:33:54c'est pour ça que vous aviez
00:33:55Scott Besson
00:33:57le secrétaire au Trésor
00:33:58et bien il y aura
00:33:58son homologue français
00:33:59avec Roland Lescure
00:34:01qui sera là
00:34:01il y a d'autres ministres
00:34:02qui sont présents
00:34:03oui tout à fait
00:34:03avec évidemment
00:34:05nous sommes à Versailles
00:34:06et Emmanuel Macron
00:34:07assume cet instrument diplomatique
00:34:09cet instrument de puissance
00:34:10il l'a dit encore
00:34:11en répondant aussi
00:34:12à ses détracteurs
00:34:13à ses critiques
00:34:14ils vont visiter
00:34:16la Galerie des Glaces
00:34:17mais également
00:34:17la Chapelle Royale
00:34:18et puis ce dîner
00:34:19Patrick se tiendra
00:34:20sous la Galerie des Glaces
00:34:22dans la Galerie Basse
00:34:23en effet
00:34:23à 30 mètres de nous
00:34:24mais vraiment en dessous
00:34:25pour tout vous dire
00:34:26l'Elysée ne veut pas
00:34:27nous donner pour l'instant
00:34:28le menu
00:34:29vous allez dans la Galerie Basse
00:34:31en fait
00:34:31n'importe qui peut la réserver
00:34:32vous allez sur le site
00:34:33de Versailles
00:34:34c'est un espace privatisable
00:34:36donc vous voyez
00:34:36on en est vraiment là
00:34:38mais il y a tout de même
00:34:39l'or qui est prévu
00:34:40vous voyez
00:34:40avec les rayons de soleil
00:34:41c'est tout ce que veut
00:34:42Donald Trump
00:34:43vous savez
00:34:43ici c'est pas du plaqué or
00:34:44on est au summum
00:34:46vraiment
00:34:46de ce que la France
00:34:47peut faire
00:34:48le plus beau palais au monde
00:34:49vous allez d'ailleurs
00:34:50voir que ce château de Versailles
00:34:52il a été reproduit
00:34:53des dizaines de fois
00:34:54sur la côtesse des Etats-Unis
00:34:55au 19ème siècle
00:34:56à la fin du 19ème siècle
00:34:57c'est ce qu'on appelait déjà
00:34:58l'âge d'or
00:34:59aux Etats-Unis
00:35:00ça devrait lui plaire
00:35:00ça c'est certain
00:35:02merci à tous les deux
00:35:03on vous retrouvera
00:35:03dans quelques minutes
00:35:04on a regardé le prix
00:35:05on a été comme vous
00:35:06le prix de location
00:35:07de cette galerie
00:35:09parce qu'effectivement
00:35:09on peut s'inscrire
00:35:10à Versailles
00:35:10pour louer cette galerie
00:35:11c'est pas celle
00:35:12qu'on voit derrière vous
00:35:13c'est pas la galerie des glaces
00:35:13c'est celle qui est
00:35:14donc juste en dessous
00:35:15le prix malheureusement
00:35:16n'est pas communiqué
00:35:17sur le site
00:35:17du château de Versailles
00:35:18on va en parler
00:35:19avec Elsa Vidal
00:35:20de ce dîner
00:35:21entre Emmanuel Macron
00:35:22et Donald Trump
00:35:22bonsoir
00:35:23éditorialiste politique
00:35:24internationale à BFM TV
00:35:25avec Maurice Safran
00:35:26bonsoir
00:35:28éditorialiste à Challenge
00:35:29avec Philippe Carcenti
00:35:30qui est le porte-parole
00:35:30du comité Trump France
00:35:32bonsoir
00:35:32bienvenue à vous
00:35:34et avec Fabien Opperman
00:35:35bonsoir
00:35:35historien
00:35:36auteur du Versailles
00:35:38des présidents
00:35:38et c'est un livre
00:35:39qui retrace le lien
00:35:41finalement entre
00:35:41la République
00:35:42et le château de Versailles
00:35:44parce qu'on va voir
00:35:45ce soir
00:35:46qu'il en a accueilli
00:35:46du beau monde
00:35:47pas toujours d'ailleurs
00:35:48dans les mêmes conditions
00:35:49question très simple
00:35:50est-ce qu'il fallait inviter
00:35:51Donald Trump
00:35:51c'est-à-dire un homme
00:35:52qui nous tape dessus
00:35:52à longueur d'année
00:35:53dans le joyau
00:35:55de la royauté
00:35:56et quelque part aussi
00:35:57de la République
00:35:58Maurice Safran
00:35:58on sent une petite gêne
00:36:00ne serait-ce que par l'anecdote
00:36:01que vous venez de raconter
00:36:02sur le fait qu'à 19h30
00:36:04on ne veut toujours pas
00:36:05nous faire connaître le menu
00:36:07ni la liste des invités
00:36:08ni la liste
00:36:09il y a cette gêne
00:36:11bon
00:36:11c'est traduit
00:36:12les présidents français
00:36:13de la 5ème
00:36:14ont souvent reçu
00:36:15dans ce château
00:36:16donc il y a
00:36:17Emmanuel Macron
00:36:18si on fait les comptes
00:36:19un peu plus que les autres
00:36:20mais là
00:36:21avec Trump
00:36:22la situation est si difficile
00:36:23qu'on sent effectivement
00:36:25cette gêne
00:36:26et puis
00:36:27il y a tout le spectacle
00:36:29tout l'or
00:36:30cet or
00:36:30auquel tient tant
00:36:32le président Trump
00:36:34ce bling bling
00:36:35parce que c'est très bling bling
00:36:36de toute façon
00:36:37et ça se cogne
00:36:38avec l'état d'esprit
00:36:39des français
00:36:40aujourd'hui
00:36:40qui n'est pas du tout à ça
00:36:42donc c'est assez compliqué
00:36:43quand même
00:36:43on a un peu honte
00:36:45d'inviter Donald Trump
00:36:47à Versailles
00:36:48on le fait un peu
00:36:48en catimini
00:36:50finalement on ne l'invite pas
00:36:51à la galerie des glaces
00:36:52on ne donne pas
00:36:53le nom des participants
00:36:54ces 30 personnes
00:36:55qui seront autour de la table
00:36:56tout à l'heure
00:36:57il était question
00:36:58d'un feu d'artifice
00:36:58il n'y a plus de feu d'artifice
00:37:00il devait y avoir peut-être
00:37:00les grandes eaux
00:37:01il n'y aura pas
00:37:02les grandes eaux
00:37:03on l'invite
00:37:04pour les faire plaisir
00:37:04mais on le fait en douce
00:37:06oui enfin objectivement
00:37:07je pense que le vrai sujet
00:37:09c'est ce qui s'est passé
00:37:10avant à Evian
00:37:12objectivement aussi
00:37:13je pense que ce n'est pas
00:37:14une grande victoire
00:37:15pour Donald Trump
00:37:15très clairement
00:37:16là où parlez l'Iran
00:37:17oui
00:37:17je parle du deal
00:37:18qu'il a vanté
00:37:20et le fait qu'il considère
00:37:21que c'est une grande victoire
00:37:22je pense qu'aucun objectif
00:37:23n'a été atteint
00:37:24que ce soit le nucléaire
00:37:26que ce soit le balistique
00:37:27que ce soit les proxys
00:37:29ou que ce soit simplement
00:37:30la libération du peuple iranien
00:37:32donc en fait
00:37:32je trouve que cette séquence
00:37:35est assez désempêchée
00:37:37désemparente
00:37:37parce qu'on ne comprend pas
00:37:38ce qu'on vient fêter
00:37:39et donc c'est pour ça
00:37:40que moi je pense
00:37:41que c'est mieux
00:37:41que Versailles
00:37:42ne se soit pas en trop grande pompe
00:37:43parce que vraiment
00:37:44je ne vois pas
00:37:45ce qu'on a à gagner
00:37:46c'est vraiment
00:37:46que vous allez me dire
00:37:47le contraire
00:37:47c'est quand même normal
00:37:48qu'on reçoive le président
00:37:49des Etats-Unis
00:37:51pour célébrer l'amitié
00:37:52entre eux
00:37:52vraiment je ne m'attendais pas
00:37:53à ça
00:37:53je sais je comprends
00:37:54mais il me reste un cerveau
00:37:55je peux être porte-parole
00:37:56mais il me reste un cerveau
00:37:57il vous arrive de ne pas être d'accord
00:37:58avec votre président
00:37:59c'est une petite remarque
00:38:00on nous expliquait encore
00:38:01la semaine dernière
00:38:02qu'on le recevait là
00:38:03pour les 250 ans
00:38:04à l'anniversaire
00:38:05c'est exactement ce que j'allais dire
00:38:06ça a disparu tout d'un coup
00:38:07c'est très bizarre
00:38:08vous avez raison
00:38:09Maurice Safran
00:38:10Maurice Safran a entièrement raison
00:38:11pour moi
00:38:11c'est les 250 ans
00:38:13qui valent le coup
00:38:14dans ces cas-là
00:38:14il aurait fallu quelque chose
00:38:15de plus grandiose
00:38:16mais là
00:38:16plus grandiose que Versailles ?
00:38:18non je veux dire
00:38:19non
00:38:20je voulais dire
00:38:21le galerie des glaces
00:38:22mais ce que je veux simplement dire
00:38:23c'est que là
00:38:24il n'y a rien à fêter
00:38:25l'accord qui a...
00:38:26si
00:38:27attendez je précise bien
00:38:28si l'accord qui est révélé
00:38:29par les médias
00:38:30notamment par Blomberg
00:38:30est réel
00:38:31parce qu'on n'a pas encore lu
00:38:33définitivement le texte définitif
00:38:34si le texte définitif
00:38:35est ce dont on entend parler
00:38:36alors je pense qu'il n'y a pas de quoi fêter
00:38:38il n'y a rien à fêter
00:38:39allez je voudrais le regard
00:38:40de l'historien
00:38:41Fabien Opperman
00:38:41est-ce que
00:38:42c'est pas la première fois
00:38:43Emmanuel Macron a ouvert
00:38:45son premier quinquennat
00:38:45en invitant
00:38:47Vladimir Poutine
00:38:47à Versailles
00:38:48et on y a reçu récemment
00:38:50le Roi Chou
00:38:51à l'Universaire
00:38:52donc c'est pas le premier
00:38:53qui vient dîner
00:38:54à Versailles
00:38:55mais c'est vrai que le diable
00:38:58Galerie des Glaces
00:38:58pas Galerie des Glaces
00:39:00le spectacle pyrotechnique
00:39:02ou pas dans l'échelle de Versailles
00:39:03Donald Trump
00:39:04il a droit à quel traitement ce soir ?
00:39:06alors tout dépend
00:39:07si on parle de Versailles
00:39:08ou si on parle d'un président américain
00:39:11le président américain
00:39:12et bien c'est le quatrième
00:39:13à être reçu
00:39:14à dîner au château de Versailles
00:39:15finalement c'est pas beaucoup
00:39:17il y a eu Kennedy
00:39:17reçu en grande pompe
00:39:19dans la Galerie des Glaces
00:39:21et c'est le seul président américain
00:39:23à avoir eu droit
00:39:23à un dîner
00:39:24dans la Galerie des Glaces
00:39:25il paraît que c'est le jour
00:39:26qu'on avait dû
00:39:27mettre l'électricité
00:39:28pour la première fois
00:39:28dans la Galerie des Glaces
00:39:29pour Kennedy
00:39:30parce qu'avant il n'y avait pas le courant
00:39:31il n'y avait pas le courant
00:39:32on ne pouvait pas organiser de dîner
00:39:33avant d'organiser que des déjeuners
00:39:34il faut remercier Kennedy
00:39:35si on a l'électricité
00:39:36le premier à avoir bénéficié
00:39:38c'est le roi de Belgique
00:39:38qui est arrivé quelques jours avant
00:39:39mais ça a été fait pour Kennedy
00:39:42le deuxième
00:39:43c'est Richard Nixon
00:39:44qui a eu droit
00:39:45à un déjeuner de travail
00:39:48à Trianon
00:39:49ensuite il y a eu
00:39:49Jimmy Carter
00:39:50qui a eu droit
00:39:51à un dîner
00:39:51au Grand Trianon
00:39:52et à une grande fête
00:39:53mais pas un dîner
00:39:54dans la Galerie des Glaces
00:39:55puis aujourd'hui
00:39:57Donald Trump
00:39:57dans la Galerie Basse
00:39:59la Galerie Basse
00:40:00c'est un peu low cost
00:40:00quand même
00:40:01Versailles
00:40:02en haut il y a ça
00:40:03ce qui est derrière vous
00:40:04Elsa Vidal
00:40:04chic
00:40:06on aimerait tous avoir
00:40:07un salon comme ça
00:40:07je sais que le vôtre
00:40:08s'en approche
00:40:10mais c'est un peu
00:40:11Cathy Mini
00:40:11encore une fois
00:40:12ils vont être juste
00:40:12en dessous de cette galerie
00:40:13la Galerie Basse
00:40:14c'est la galerie
00:40:15sous la Galerie des Glaces
00:40:16de plus petite dimension
00:40:18assez minérale
00:40:19avec beaucoup moins d'or
00:40:20mais c'est ici
00:40:22qu'on recevait
00:40:22un certain nombre
00:40:23de chefs d'État
00:40:24sous la Troisième
00:40:25et la Quatrième République
00:40:25il n'est pas le premier
00:40:26à être reçu
00:40:27dans la Galerie Basse
00:40:27il y aura une promenade
00:40:28dans la Galerie des Glaces
00:40:29naturellement
00:40:30si magnificante
00:40:31oui il y a effectivement
00:40:32cet exercice d'équilibrisme
00:40:34ne pas choquer les Français
00:40:35tout en recevant
00:40:37et célébrant
00:40:38l'amitié franco-américaine
00:40:40il y a quand même un message
00:40:40dans ce que vous évoquiez
00:40:41Maurice Safran
00:40:42qui a moins été dit
00:40:44peut-être aujourd'hui
00:40:44dans cette célébration
00:40:46du lien entre la France
00:40:47et les États-Unis
00:40:48c'est que les présidents
00:40:50passent
00:40:50et les États-Unis restent
00:40:51et c'est peut-être aussi
00:40:52et Versailles aussi
00:40:53et Versailles reste
00:40:54et c'est cela aussi
00:40:55qu'on peut entendre
00:40:56en sous-texte
00:40:57après il n'en reste pas moins
00:40:58que ça reste un lieu
00:40:59de puissance
00:41:00de rayonnement français
00:41:02extrêmement
00:41:03extrêmement
00:41:05impressionnant
00:41:05et c'est ça qu'on veut
00:41:06on veut
00:41:07conclure la séquence
00:41:08du G7
00:41:09en sécurisant
00:41:11tout ce qui a pu être
00:41:12pour une fois
00:41:13un peu cranté
00:41:15au G7
00:41:15un G7
00:41:16plutôt productif
00:41:17plutôt unanimiste
00:41:18ça nous change
00:41:19les dernières éditions
00:41:20on voit là
00:41:21l'hélicoptère
00:41:22de l'armée américaine
00:41:23qui est en train
00:41:23de transporter
00:41:26Donald Trump
00:41:26qui est donc
00:41:26extrêmement en retard
00:41:27parce qu'à l'heure
00:41:28qu'il est
00:41:28il aurait dû arriver
00:41:29à être déjà accueilli
00:41:30par Emmanuel Macron
00:41:31il n'est même pas encore
00:41:32arrivé à Orly
00:41:33c'est-à-dire que le président
00:41:34on est très très en retard
00:41:36le président Trump
00:41:36arrive à être plus en retard
00:41:38qu'Emmanuel Macron
00:41:39après deux jours avec lui
00:41:40deux jours avec lui
00:41:41c'est l'exploit quand même
00:41:42c'est contagieux
00:41:43on est avec
00:41:44Danny Cohn-Bendit
00:41:45comme chaque mercredi
00:41:46bonsoir
00:41:47Danny
00:41:47hier
00:41:48Mathilde Panot
00:41:49la chef de file
00:41:50des députés insoumis
00:41:50disait
00:41:51nous n'avons pas
00:41:52à dérouler le tapis rouge
00:41:53à un suprémaciste
00:41:54est-ce que vous comprenez
00:41:56ce débat là ?
00:41:57non
00:41:57enfin moi si par exemple
00:41:59on lui offrait un ballet
00:42:01le ballet de l'opéra
00:42:04puisque c'est Louis XIV
00:42:05qui avait créé ce ballet
00:42:06pourquoi pas
00:42:07moi j'en ai rien à cirer
00:42:08écoutez franchement
00:42:10il est à
00:42:11est-ce que
00:42:12Emmanuel Macron
00:42:13veut essayer de sécuriser
00:42:14une position de Trump
00:42:16sur l'Ukraine
00:42:17s'il faut passer
00:42:18par Versailles
00:42:20faire des catimini
00:42:21faire ceci
00:42:22qu'est-ce qu'on en a à cirer
00:42:24si c'est pour cela
00:42:25soyons un peu sérieux
00:42:28le problème
00:42:29il est
00:42:29est-ce qu'on arrive
00:42:30à faire basculer
00:42:31les américains
00:42:32de nouveau
00:42:33du côté des ukrainiens
00:42:34alors je ne sais pas
00:42:37si Emmanuel Macron
00:42:38va arriver
00:42:39je ne sais pas
00:42:40si c'est son idée
00:42:40mais si c'est
00:42:42une idée
00:42:43qu'il a derrière la tête
00:42:44et il faut chatouiller
00:42:45un peu du bon côté
00:42:47Donald Trump
00:42:48parce qu'il a
00:42:48le caractère
00:42:49d'un monde
00:42:50de 14 ou 15 ans
00:42:51et bien faisons-le
00:42:52faisons-le
00:42:53arrêtons de nous casser
00:42:55les pieds
00:42:55et Mme Pano
00:42:57elle a bien dit
00:42:57mais comment on fait
00:42:58pour arriver
00:42:59à ce que les ukrainiens
00:43:01puissent gagner
00:43:01c'est ça la question
00:43:03et s'il faut faire
00:43:04des bisous à Trump
00:43:06et bien laissez-lui faire
00:43:07des bisous à Trump
00:43:08oh là là là là
00:43:10la France ne va pas
00:43:11s'effondrer avec ça
00:43:12il n'y avait pas de bisous
00:43:13au programme ce soir
00:43:14à Versailles
00:43:14a priori dans le programme
00:43:15officiel
00:43:15mais est-ce que ça peut marcher
00:43:17est-ce que ça peut marcher
00:43:18ce cadre-là
00:43:19pour Donald Trump
00:43:19qui aime un peu
00:43:20les dorures
00:43:21on va dire ça
00:43:21comme ça
00:43:22est-ce que ça peut permettre
00:43:23de décrocher des choses
00:43:24que Emmanuel Macron
00:43:26n'aurait pas décroché sinon
00:43:27alors être reçu à Versailles
00:43:28en tout cas dans l'histoire
00:43:29de Versailles et la République
00:43:31ne sert pas
00:43:31à décrocher quelque chose
00:43:33en particulier
00:43:34ça sert à affirmer
00:43:35la puissance
00:43:36la force
00:43:37d'une relation
00:43:37qu'on souhaite
00:43:38avec un État
00:43:39partenaire
00:43:40la relation bilatérale
00:43:41le cas échéant
00:43:42avec un chef d'État
00:43:44étranger
00:43:44mais pas sur un sujet précis
00:43:46lorsqu'on a reçu Kennedy
00:43:48en 1961
00:43:48c'est parce qu'on avait reçu
00:43:50à Versailles
00:43:50l'année précédente
00:43:51Khrouchev
00:43:52c'était De Gaulle
00:43:53il ne souhaitait pas
00:43:54il souhaitait affirmer
00:43:55la différence de la France
00:43:56dans la guerre froide
00:43:57entre les États-Unis
00:43:58et l'URSS
00:43:59et donc il a reçu
00:44:00les deux à Versailles
00:44:01mais je me pose
00:44:02une question toute bête
00:44:03on sait que Donald Trump
00:44:04est un grand amateur de coca
00:44:05est-ce que ce soir
00:44:06il faut lui servir
00:44:07à côté de sa canette de coca
00:44:08un verre de vin français
00:44:09même si je sais
00:44:10qu'il ne boit plus
00:44:11depuis longtemps
00:44:12parce que le vin français
00:44:13il est arrivé en France
00:44:14il y a trois jours
00:44:14en disant
00:44:14je vais le taxer à 100%
00:44:15est-ce qu'on ne peut pas
00:44:16envoyer des messages
00:44:16pendant qu'on mange ?
00:44:17La diplomatie
00:44:18est aussi une diplomatie culinaire
00:44:21lorsqu'on organise
00:44:22un repas de ce niveau-là
00:44:23au château de Versailles
00:44:24ou à l'Elysée
00:44:25évidemment ce sont des attentions
00:44:27que le chef du protocole
00:44:28que l'ensemble des équipes
00:44:30du quai d'Orsay
00:44:31et l'Elysée
00:44:32savent tout à fait gérer
00:44:33on sait tout à fait
00:44:34recevoir des chefs d'État
00:44:36qui pour des raisons
00:44:37soit personnelles
00:44:38soit religieuses
00:44:38ne boivent pas d'alcool
00:44:39et qui sont quand même reçus
00:44:41avec faste
00:44:42dans les palais de la République
00:44:43Voilà on peut lui glisser
00:44:44un petit mot au passage
00:44:45en disant que le vin français
00:44:46c'est aussi important
00:44:47que Versailles
00:44:48et que si on le tacle
00:44:48ce sera sans doute difficile
00:44:50pour la profession
00:44:51Bonsoir
00:44:51Et il n'y a pas que lui
00:44:52dans la délégation
00:44:53il y en a d'autres
00:44:53qui boivent autour de lui
00:44:55Exactement
00:44:55mais la délégation
00:44:56elle est secrète
00:44:56alors ça
00:44:5830 personnes
00:44:59dit l'Elysée
00:44:59mais nous ne publierons pas
00:45:00la liste
00:45:01on sait qu'il y a un ministre
00:45:01français de l'économie
00:45:03Roland Lescaux
00:45:04mais le reste de la liste
00:45:05est secrète
00:45:06Bonsoir
00:45:07Raphaël Grabley
00:45:07il va être dans son élément
00:45:08tout à l'heure
00:45:09Donald Trump
00:45:09l'or il aime ça
00:45:10les dorures
00:45:11il aime ça
00:45:12et parfois même
00:45:13il copie un peu la France
00:45:14Oui alors les dorures
00:45:15c'est sa spécialité
00:45:15d'ailleurs il a décrit
00:45:16le palais il y a quelques secondes
00:45:18comme un palais
00:45:18où il y a beaucoup d'or
00:45:20effectivement il connaît
00:45:21il suffit de regarder
00:45:22Mar-a-Lago
00:45:23son célèbre club
00:45:24en Floride
00:45:25dont la salle de balle
00:45:26était déjà mise à l'honneur
00:45:27dans des magazines
00:45:28notamment un magazine
00:45:29d'architecture
00:45:30Florida Design
00:45:31en 2005
00:45:32l'article parlait
00:45:34notamment de dorures
00:45:35à la feuille d'or
00:45:3524 carats
00:45:36et dans cet article
00:45:37Donald Trump
00:45:38était interrogé
00:45:39sur son inspiration
00:45:40pour cette salle de balle
00:45:41où il s'est d'ailleurs
00:45:42marié avec Mélania
00:45:43son inspiration
00:45:43je le cite
00:45:44je l'ai imaginé
00:45:45comme Versailles
00:45:46à l'époque déjà
00:45:47en 2005
00:45:49cette passion d'ailleurs
00:45:49de salle de balle
00:45:50on la retrouve aujourd'hui
00:45:51avec celle qui fait construire
00:45:52à la Maison Blanche
00:45:538000 mètres carrés
00:45:56600 millions de dollars
00:45:57de budget
00:45:57ça c'est la salle de balle
00:45:58de la Maison Blanche
00:45:59c'est pas la galerie des glaces
00:46:00c'est la salle de balle
00:46:01enfin en tout cas
00:46:01c'est le projet
00:46:02qui baissait déjà en travaux
00:46:03ça a commencé
00:46:05600 millions de dollars
00:46:06dont la moitié
00:46:07au frais du contribuable
00:46:08une haute passion
00:46:09de Donald Trump
00:46:10non non non
00:46:11tout n'est pas gravement
00:46:13payé
00:46:13non ça a évolué
00:46:15pour l'instant
00:46:15c'est intégralement payé
00:46:16par les fonctions
00:46:17non non ça a évolué
00:46:18il y aura une partie
00:46:19qui devrait être financée
00:46:21par le contribuable
00:46:21haute passion de Donald Trump
00:46:23l'arc de triomphe
00:46:24à la française évidemment
00:46:25il veut le même
00:46:26mais en plus gros
00:46:27il a lancé le projet
00:46:28à Washington
00:46:29vous le voyez à l'écran
00:46:3076 mètres de haut
00:46:32ce serait le plus grand
00:46:33arc de triomphe
00:46:34au monde
00:46:35et le volet esthétique
00:46:36du projet
00:46:37il vient d'être approuvé
00:46:38par la commission américaine
00:46:39des beaux-arts
00:46:40un détail quand même
00:46:41tous les membres
00:46:42de cette commission
00:46:43ont été nommés
00:46:43par Donald Trump
00:46:45parmi les autres
00:46:46inspirations françaises
00:46:47il y a évidemment
00:46:47le défilé militaire
00:46:48du 14 juillet
00:46:49Donald Trump
00:46:50il était convié en 2017
00:46:51il avait dit
00:46:51il voulait le même
00:46:52en mieux
00:46:53il a réalisé son rêve
00:46:54l'an dernier
00:46:54à Washington
00:46:55pour les 250 ans
00:46:57de l'armée américaine
00:46:58avec un heureux hasard
00:46:59ça tombait le 14 juin
00:47:01c'était le jour
00:47:01de ses 79 ans
00:47:02co-estimé 45 millions de dollars
00:47:04dans une grande partie
00:47:05d'ailleurs pour réparer
00:47:06les routes
00:47:06abîmées par les chats
00:47:07et puis je voulais
00:47:08simplement vous montrer
00:47:09un tweet
00:47:10de février 2025
00:47:11de la Maison Blanche
00:47:12tweet officiel
00:47:13de la Maison Blanche
00:47:14Donald Trump
00:47:16avec une couronne
00:47:17et avec ce message
00:47:18longue vie au roi
00:47:20donc c'est vrai
00:47:20que Donald Trump
00:47:21il aime nos dorures
00:47:22mais il n'est pas
00:47:23non plus totalement
00:47:24infensible à notre
00:47:25ancienne monarchie
00:47:26en fait votre président
00:47:27Philippe Carsanti
00:47:28il passe son temps
00:47:28à nous taper dessus
00:47:29mais il nous abîme
00:47:30il vous aime
00:47:31moi je ne sais pas
00:47:32il vous aime tous
00:47:33et en tout cas
00:47:34moi je dis à Raphaël
00:47:36honnêtement
00:47:36à l'époque de Napoléon
00:47:37je pense qu'on pouvait
00:47:38aussi imaginer
00:47:39que son arc de triomphe
00:47:39était impressionnant
00:47:41on va dire
00:47:43mégalomaniac
00:47:43et bien il a effectivement
00:47:45un caractère mégalomaniac
00:47:46l'arc de triomphe
00:47:47de Donald Trump
00:47:47moi je le trouve
00:47:48assez beau
00:47:49et je pense que
00:47:49c'est un monument
00:47:51à Washington
00:47:51si vous connaissez
00:47:52cette ville de Washington
00:47:53c'est magnifique
00:47:53il y a plein de monuments
00:47:54et je pense que c'est important
00:47:55de rajouter un nouveau monument
00:47:56de la même façon
00:47:57que François Mitterrand
00:47:58a ajouté la pyramide du Louvre
00:47:59qui était quelque chose
00:48:01étonnant à l'époque
00:48:01qui a été beaucoup critiqué
00:48:03là je pense que c'est quelque chose
00:48:04qui apportera beaucoup
00:48:05à l'architecture
00:48:05du coup il y a une question
00:48:06à laquelle on n'a pas répondu
00:48:07depuis tout à l'heure
00:48:08qui est un peu l'objet
00:48:09de la polémique
00:48:10depuis deux jours
00:48:10est-ce que c'est un dîner de travail
00:48:12ou est-ce que c'est un dîner de gala
00:48:13c'est un dîner de travail
00:48:15c'est ça le mystère
00:48:16elle a raison
00:48:17moi dans un premier temps
00:48:18on a cru que c'était
00:48:19un dîner de gala
00:48:20dans la tradition de Versailles
00:48:22et puis tout d'un coup
00:48:22c'est 30 couverts
00:48:23donc on sent un petit gêne
00:48:24mais est-ce que pour 30 couverts
00:48:26ça vaut la peine de venir ici
00:48:27c'est ça la question
00:48:28et effectivement
00:48:30il y a cette explication
00:48:31d'Emmanuel Macron
00:48:32qui vaut ce qu'elle vaut
00:48:33ce qu'elle vaut
00:48:34que c'est un instrument diplomatique
00:48:36que c'est montrer la force
00:48:39et l'histoire de la France
00:48:41ce que dit Danikon Bendit
00:48:42est absolument juste
00:48:43si Macron obtient des résultats
00:48:45ce dont je doute très fortement
00:48:46mais s'il obtient des résultats
00:48:48sur l'Ukraine
00:48:49alors il faut le féliciter absolument
00:48:51la preuve du pouding
00:48:52c'est qu'on le mange
00:48:53et donc oui
00:48:53si après ce dîner
00:48:55il y a un pouding réel
00:48:57sur l'Ukraine
00:48:58notamment
00:48:59ces coproductions
00:49:00d'armement
00:49:01faites en Ukraine
00:49:02notamment une aide
00:49:03pour la défense aérienne
00:49:04et un soutien
00:49:05pour les frappes
00:49:06dans la profondeur
00:49:07alors ça aura bien valu
00:49:08un dîner
00:49:09de gala
00:49:10ou de travail
00:49:11à Versailles
00:49:12mais en attendant
00:49:13Donald Trump
00:49:14n'est pas à Versailles
00:49:15il n'est pas même à Evian
00:49:16il arrive à Genève
00:49:17en Suisse
00:49:1819h41
00:49:19l'heure où normalement
00:49:20l'aurait dû passer à table
00:49:22Anthony Lebeau
00:49:22vous êtes au château de Versailles
00:49:24aux abords
00:49:24de ce château
00:49:25avant le couple
00:49:28Macron
00:49:28et avant Donald Trump
00:49:29ce sont les invités
00:49:30qui étaient censés arriver
00:49:32à partir de 18h
00:49:33j'espère qu'il y avait
00:49:33des petits fours
00:49:34pour faire patienter
00:49:34tout le monde
00:49:39Malheureusement
00:49:39les petits fours
00:49:40on ne les a pas vus Marc
00:49:41en revanche
00:49:41on a vu effectivement
00:49:42les équipes du président
00:49:43arriver
00:49:43on a vu son conseiller
00:49:45diplomatique
00:49:45on a vu aussi
00:49:46les responsables
00:49:47du protocole
00:49:48de l'Elysée
00:49:48arriver il y a à peine
00:49:49cinq minutes
00:49:50ici au château de Versailles
00:49:52nous sommes ici
00:49:52dans la cour d'honneur
00:49:53du château de Versailles
00:49:54les équipes
00:49:55du protocole de l'Elysée
00:49:56qui étaient là sans doute
00:49:57pour faire une première reconnaissance
00:49:58du chemin
00:49:59qu'emprateront
00:49:59les deux présidents
00:50:01après l'accueil
00:50:02de Donald Trump
00:50:03par Emmanuel Macron
00:50:04et Brigitte Macron
00:50:05alors je vous le disais
00:50:06nous sommes au centre
00:50:07de cette cour d'honneur
00:50:08du château de Versailles
00:50:09et vous l'apercevez
00:50:10au loin sur ces images
00:50:11d'Anthony Métro
00:50:11il y a cette grille
00:50:12cette grille d'entrée
00:50:13et ce n'est pas du plaqué or
00:50:15comme disait Donald Trump
00:50:16il y a quelques heures
00:50:17c'est par là
00:50:18qu'il arrivera
00:50:19en voiture
00:50:19et il remontera
00:50:21cette cour d'honneur
00:50:22il longera d'ailleurs
00:50:22la zone presse
00:50:23dans laquelle nous sommes ici
00:50:24juste à ma droite
00:50:26avant ensuite
00:50:27d'être accueilli
00:50:28quelques mètres plus loin
00:50:30par Emmanuel Macron
00:50:31le président de la République
00:50:32et son épouse
00:50:33Brigitte Macron
00:50:34sans doute une poignée de mains
00:50:35à la fois franches
00:50:36et chaleureuses
00:50:37c'est un peu
00:50:38leur même temps diplomatique
00:50:39que tente de trouver
00:50:40Emmanuel Macron
00:50:41avec son homologue américain
00:50:43il y aura une déambulation
00:50:44après
00:50:45de la galerie des glaces
00:50:46de la chapelle royale
00:50:48et puis ils visiteront ensemble
00:50:49aussi une exposition consacrée
00:50:51à l'indépendance
00:50:52des Etats-Unis
00:50:53parce que
00:50:53Emmanuel Macron
00:50:54l'a martelé
00:50:55non ce n'est absolument pas
00:50:56un dîner de gala
00:50:57répondant en quelque sorte
00:50:58aux critiques
00:50:58qu'ont formulé
00:50:59un certain nombre
00:51:00de ses opposants
00:51:01qu'il accusait
00:51:01de dérouler
00:51:02en quelque sorte
00:51:02le dapis rouge
00:51:03à Donald Trump
00:51:04qui menaçait encore une fois
00:51:05la France
00:51:06de menaces tarifaires
00:51:08non non ce sera
00:51:08un dîner de travail
00:51:09dans la galerie basse
00:51:10donc vraiment juste en dessous
00:51:11de la galerie des glaces
00:51:13vous regardez ici
00:51:14tous ces journalistes
00:51:15et photographes
00:51:16qui sont là
00:51:16près de 150
00:51:17sont accrédités
00:51:18de tous médias
00:51:19de tous pays
00:51:20beaucoup d'américains
00:51:21évidemment
00:51:21et puis ensuite
00:51:22après cet accueil
00:51:23d'Emmanuel Macron
00:51:24à Donald Trump
00:51:25les deux présidents
00:51:26rentreront par cette porte
00:51:28pour commencer
00:51:29leur visite
00:51:30et ensuite
00:51:30et bien ils descendront
00:51:32dans la galerie basse
00:51:33pour dîner
00:51:33avec des membres
00:51:34de l'administration
00:51:35mais aussi des ministres
00:51:36du gouvernement français
00:51:37Tony Le Boss
00:51:38Anthony Métro
00:51:39donc dans cette cour
00:51:40du château de Versailles
00:51:42Fabien Opperman
00:51:42je voudrais qu'on se glisse
00:51:43dans la peau
00:51:44des deux présidents
00:51:45qui vont arriver tout à l'heure
00:51:46sur place
00:51:47pour ceux qui ne connaissent pas
00:51:48le château de Versailles
00:51:49il y en a beaucoup
00:51:49qui l'ont déjà visité
00:51:50mais beaucoup
00:51:50ne le connaissent pas
00:51:52si on refait le trajet
00:51:54qu'ils vont faire tout à l'heure
00:51:55donc ils commencent
00:51:56par la visite
00:51:56de la galerie des glaces
00:51:57c'est le clou du spectacle
00:51:58quand on visite Versailles
00:51:59c'est évidemment
00:52:00le clou du spectacle
00:52:01mais avant déjà
00:52:01il faut monter à l'étage
00:52:02et on arrive dans la cour
00:52:05on stationne sur la gauche
00:52:06et on va prendre
00:52:07généralement l'escalier
00:52:08de la Rennes
00:52:09puisque l'escalier
00:52:10le plus bel escalier
00:52:12du château de Versailles
00:52:12se trouve sur le côté
00:52:14et non pas au centre
00:52:15et donc on va monter
00:52:17ce magnifique escalier
00:52:18qui a déjà
00:52:19beaucoup d'or
00:52:20et de marbre
00:52:21pour monter à l'étage
00:52:23on va traverser
00:52:24les appartements
00:52:25le grand appartement
00:52:26de la Rennes
00:52:26pour arriver enfin
00:52:28dans la galerie des glaces
00:52:29et après
00:52:30soit on dîne
00:52:31dans la galerie des glaces
00:52:32si le dîner
00:52:33y est organisé
00:52:34soit on continue la visite
00:52:36peut-être
00:52:36par le grand appartement
00:52:37du roi
00:52:38on va passer
00:52:39par la chambre de parade
00:52:40donc le salon de Mercure
00:52:42puis passer devant
00:52:44le vestibule
00:52:45de la chapelle
00:52:46pour observer
00:52:46la chapelle
00:52:47qui est également
00:52:48un lieu magnifique
00:52:48où ils vont s'arrêter
00:52:49tout à l'heure
00:52:50dans la chapelle royale
00:52:51peut-être
00:52:52nous dit-on
00:52:53peut-être
00:52:53un petit concert privé
00:52:54c'est souvent
00:52:55pas du Bon Jovi
00:52:56je précise
00:52:58pour ceux qui
00:52:58sont un peu plus latifs
00:52:59c'est souvent ce qui se faisait
00:53:00dans les années 60-70
00:53:01au moment où il y avait
00:53:02énormément de dîners
00:53:04de galas
00:53:04au château de Versailles
00:53:05donc sous De Gaulle
00:53:07Pompidou
00:53:08et Giscard d'Estaing
00:53:09il y avait donc ce dîner
00:53:10dans la galerie des glaces
00:53:11et puis un moment
00:53:13musical
00:53:14dans la chapelle
00:53:15avant ensuite
00:53:16d'aller généralement
00:53:17à l'opéra
00:53:17où il y avait un spectacle
00:53:18qui était donné à l'opéra
00:53:19quand on dit moment musical
00:53:20il y a un petit orchestre
00:53:21qui est là
00:53:21un petit orchestre
00:53:23ça peut être des chanteurs
00:53:25non non
00:53:25c'est un vrai concert
00:53:28le dîner donc ensuite
00:53:29dans la galerie basse
00:53:30qui n'est je le redis pas celle
00:53:32malheureusement Elsa
00:53:33qui est derrière vous
00:53:34la galerie basse
00:53:35elle représente quoi à Versailles ?
00:53:37la galerie basse
00:53:38c'était un lieu
00:53:40à l'origine
00:53:40un lieu de passage
00:53:41qui servait
00:53:43à aller vers les jardins
00:53:44puisque ça donne
00:53:44de plein pied
00:53:46vers les jardins
00:53:47ce n'est pas non plus
00:53:47sous le terrain
00:53:48tout va bien
00:53:50il y a des fenêtres
00:53:51c'est pas la cave
00:53:53c'est pas la cave
00:53:53me voilà assuré
00:53:54mais c'est une très belle galerie
00:53:56qui en effet
00:53:59est moins impressionnante
00:54:00moins haute
00:54:00moins longue
00:54:01moins dorée
00:54:02que la galerie des glaces
00:54:04mais une galerie
00:54:05dans laquelle
00:54:05on peut tout à fait organiser
00:54:06un dîner en effet
00:54:08plus restreint
00:54:0930 personnes
00:54:10un dîner de 30 personnes
00:54:11dans la galerie des glaces
00:54:12ce serait ridicule
00:54:13c'est 73 mètres
00:54:14350 miroirs
00:54:16donc il semblerait
00:54:17un peu perdu
00:54:18ce qu'il faut avoir en tête
00:54:20c'est qu'Emmanuel Macron
00:54:21finalement n'a pas reçu
00:54:22tant de chefs d'état étrangers
00:54:23au château de Versailles
00:54:24mais à chaque fois
00:54:26il l'a fait
00:54:26de manière très singulière
00:54:28il n'y a pas
00:54:29une soirée
00:54:30qui a ressemblé à une autre
00:54:31ou une réception
00:54:31qui a ressemblé à une autre
00:54:32on dit
00:54:34quelque chose de modeste
00:54:35finalement
00:54:35pour Donald Trump
00:54:36lorsqu'il reçoit
00:54:37Vladimir Poutine
00:54:38en 2017
00:54:39c'est également modeste
00:54:40c'est un déjeuner
00:54:41dans les appartements
00:54:43de princiers
00:54:45de mémoire
00:54:46il n'y a pas un dîner
00:54:47avec 150 personnes
00:54:48le seul grand dîner
00:54:49de Guy Lard
00:54:50il a été mieux
00:54:51Donald Trump
00:54:51il est mieux traité
00:54:52aujourd'hui
00:54:52que l'était
00:54:52Vladimir Poutine
00:54:54si on compare
00:54:55à l'époque
00:54:55de Vladimir Poutine
00:54:56c'était également
00:54:57une réception
00:54:58un déjeuner de travail
00:55:00là c'est un dîner
00:55:01ce n'est pas un déjeuner
00:55:03mais il y avait
00:55:04un prétexte
00:55:05en tout cas
00:55:05initialement
00:55:06qui était un petit peu
00:55:06le même
00:55:07là aujourd'hui
00:55:09initialement
00:55:09c'était les 250
00:55:10ans
00:55:10de l'indépendance
00:55:11américaine
00:55:12à laquelle la France
00:55:12a beaucoup
00:55:13beaucoup contribué
00:55:14et le traité
00:55:15de paix
00:55:16de 1783
00:55:16a été signé
00:55:18à Versailles
00:55:18en 2017
00:55:19c'était
00:55:20la célébration
00:55:21de la première
00:55:22visite
00:55:23d'un souverain
00:55:24russe
00:55:24à Paris
00:55:25en France
00:55:26et à Versailles
00:55:26la visite
00:55:27du tsar
00:55:28Pierre Legrand
00:55:28à Versailles
00:55:29alors qu'on a aperçu
00:55:30il y a quelques instants
00:55:31Marine One
00:55:32c'est-à-dire
00:55:32l'hélicoptère
00:55:33de Donald Trump
00:55:34se posait
00:55:35enfin
00:55:36à Genève
00:55:37il est donc parti
00:55:37tout à l'heure
00:55:38déviant
00:55:39à la fin du G7
00:55:40on a suivi tout à l'heure
00:55:40cette conférence de presse
00:55:43il arrive maintenant
00:55:43à Genève
00:55:44il y a un petit saut de puce
00:55:45en avion encore
00:55:46pour aller se poser
00:55:47à Orly
00:55:48c'est-à-dire
00:55:48l'aéroport du sud de Paris
00:55:50et puis encore
00:55:5125 minutes environ
00:55:52en voiture
00:55:53et encore
00:55:54toutes les routes
00:55:54ont été dégagées
00:55:56on a une grosse pensée
00:55:56pour tous les automobilistes
00:55:57de la région
00:55:58qui sont en ce moment
00:55:59même dans les bouchons
00:56:00parce qu'il faut faire
00:56:00de la place
00:56:00pour le convoi
00:56:01d'Emmanuel Macron
00:56:02et celui de Donald Trump
00:56:03donc il n'est pas rendu
00:56:05et le dîner
00:56:06va se transformer
00:56:07en dîner
00:56:08très très tard
00:56:09en soupé
00:56:10en soupé
00:56:11comme on dit
00:56:12comme on disait
00:56:13il y a quelques années
00:56:14il a eu une phrase
00:56:15tout à l'heure
00:56:15Donald Trump
00:56:16avant de quitter
00:56:17Evian
00:56:17il est arrivé en retard
00:56:19à une réunion
00:56:19du G7
00:56:21et il s'est amusé
00:56:22devant la caméra
00:56:23à dire
00:56:24I'm the boss
00:56:24façon de dire
00:56:25on m'attend
00:56:26avant que la réunion
00:56:27avant que la réunion
00:56:28commente
00:56:29je suis le patron
00:56:30surtout qu'il arrive
00:56:31au réolé
00:56:32de son point de vue
00:56:33en tout cas
00:56:33d'un app core
00:56:35avec Léand
00:56:35c'est le patron
00:56:36vraiment ce soir
00:56:37c'est le patron
00:56:37à Versailles
00:56:38c'est lui qui domine
00:56:38les débats
00:56:40alors
00:56:41c'est le patron
00:56:42en général
00:56:43c'est le big boss
00:56:44moi je trouve
00:56:45que cette séquence
00:56:45est très mauvaise
00:56:46pour le président américain
00:56:47je pense qu'on a vraiment
00:56:50c'est très compliqué
00:56:51vous êtes à deux doigts
00:56:51de voter démocrate
00:56:52
00:56:52je ne vous ai jamais vu
00:56:53je suis à deux doigts
00:56:54moi je suis très proche
00:56:55de Pitexet
00:56:55et de Marco Rubio
00:56:56donc c'est plutôt
00:56:57cette branche-là
00:56:58de l'administration américaine
00:57:00qui est vraiment
00:57:01une branche
00:57:02qui était plutôt opposée
00:57:03à l'accord
00:57:04qui est annoncé
00:57:05encore une fois
00:57:05vous auriez continué la guerre
00:57:07je finis d'abord
00:57:09vous avez raison
00:57:10de poser la question
00:57:10moi je pense que
00:57:11l'accord qui est annoncé
00:57:12et celui qui est annoncé
00:57:13est très mauvais
00:57:14j'en ai pas la certitude
00:57:15pour ce qui concerne
00:57:17la continuation de la guerre
00:57:18je crois que
00:57:19la victoire
00:57:20était au bout du canon
00:57:20et je pense que
00:57:21c'est une erreur
00:57:22d'avoir cessé les combats
00:57:23je pense que c'est une erreur
00:57:24d'avoir
00:57:25on était en train
00:57:25de faire plier
00:57:26les gardiens de la révolution
00:57:27et je crois
00:57:28effectivement
00:57:29que l'objectif
00:57:31aurait dû être
00:57:32atteint jusqu'au bout
00:57:33c'est-à-dire
00:57:33faire chuter le régime
00:57:34qui doit être
00:57:35l'objectif final
00:57:38qu'on doit obtenir
00:57:39via Vidé Mola
00:57:39on ne peut pas laisser
00:57:41cette alliance
00:57:42quatari
00:57:44Iran
00:57:44Pakistan
00:57:45il faut quand même
00:57:45se souvenir
00:57:45le Qatar
00:57:46c'est la patrie
00:57:47des frères musulmans
00:57:48qui soutient le terrorisme
00:57:49international
00:57:49le Pakistan
00:57:50le pays qui a hébergé
00:57:51Ben Laden
00:57:52et qui soutient le terrorisme
00:57:53l'Iran
00:57:54on va pas demander
00:57:55de raconter
00:57:55tout son historique
00:57:56de terrorisme
00:57:57et tous ces gens-là
00:57:57alliés en plus
00:57:58avec la Turquie
00:57:59viennent nous vendre
00:58:00un accord
00:58:00et on nous fait croire
00:58:01qu'on est gagnant
00:58:02non
00:58:02je pense que le monde
00:58:03occidental
00:58:05nos sociétés libérales
00:58:06ouvertes
00:58:07ne sont pas gagnantes
00:58:08quand ce sont ces 4 pays
00:58:10qui fêtent la victoire
00:58:11d'un accord
00:58:12Maurice Safran
00:58:12c'est un vainqueur
00:58:13c'est un winner
00:58:14qui arrive à Versailles
00:58:15tout à l'heure ou pas ?
00:58:16selon moi c'est un loser
00:58:17qui arrive à Versailles
00:58:19tout à l'heure
00:58:19mais on est dans une situation
00:58:22quand même extrêmement particulière
00:58:23parce que si on reprend
00:58:24tous les objectifs
00:58:26et je parle sous le contrôle
00:58:27d'Elsa
00:58:28qui connaît mieux que moi
00:58:29si on reprend
00:58:30tous les objectifs
00:58:31de cette opération
00:58:32de cette guerre
00:58:34il n'y a aucun point
00:58:36qui ressort
00:58:37de façon positive
00:58:37c'est invraisemblable
00:58:39c'est absolument
00:58:40on arrive à être d'accord
00:58:42tout est possible dans la vie
00:58:43on est dans une situation
00:58:44extrêmement compliquée
00:58:45et quand il dit
00:58:46I am the boss
00:58:47c'est le boss
00:58:49il fait bien de l'affirmer
00:58:50c'est du premier degré
00:58:50ou pas quand il dit ça ?
00:58:51ou c'est pour amuser la galerie ?
00:58:53il avait un petit sourire
00:58:54il faut reconnaître
00:58:54qu'il avait un petit sourire
00:58:57généralement
00:58:57quand on est le patron
00:58:58on n'a pas le droit
00:58:58on a besoin de le dire
00:58:59et je pense que là
00:59:00il a surjoué
00:59:01je crois qu'il surjoue
00:59:03il fait semblant
00:59:04d'avoir gagné
00:59:05je pense qu'au fond de lui
00:59:06il a compris
00:59:07que cette séquence diplomatique
00:59:08n'est pas très bonne
00:59:09mais effectivement
00:59:09il y a un problème majeur
00:59:11qui est politique
00:59:11et qui est moral
00:59:13c'est le sort du peuple iranien
00:59:14c'est qu'il a renforcé
00:59:15il a renforcé considérablement
00:59:17les éléments
00:59:18les plus durs
00:59:18de ce régime
00:59:19et il a eu jusqu'à dire
00:59:20aujourd'hui
00:59:20que désormais
00:59:22ce régime était constitué
00:59:23d'éléments raisonnables
00:59:24je dois rajouter un truc
00:59:25très important
00:59:26c'est que Donald Trump
00:59:27a fait appel à Joulani
00:59:29quand même
00:59:29membre d'Al-Qaïda
00:59:30pour se débarrasser
00:59:32du Hezbollah au Liban
00:59:32il faut se rendre compte
00:59:33de ce que doivent subir
00:59:35les Libanais
00:59:35les Libanais ont été envahis
00:59:37par la Syrie
00:59:38pendant 30 ans
00:59:39ils ont détruit le pays
00:59:40et là il fait appel
00:59:41aux Syriens
00:59:42pour venir
00:59:43dans le cas où
00:59:44ils n'obtiendraient pas
00:59:45raison de l'État
00:59:46en fait je pense
00:59:47qu'on est vraiment
00:59:48dans une situation
00:59:49très compliquée
00:59:49et encore une fois
00:59:50je suis d'accord
00:59:51avec Maurice Enfance
00:59:51ça me fait mal
00:59:52alors qu'on aperçoit
00:59:53toujours l'armada
00:59:54entre guillemets
00:59:55américaine
00:59:55qui est donc sur
00:59:56cet aéroport
00:59:56de Genève
00:59:59d'où
01:00:00tout ce beau monde
01:00:01va décoller
01:00:01dans quelques minutes
01:00:02de direction
01:00:03la région parisienne
01:00:04pour arriver à Versailles
01:00:06Emmanuel Macron
01:00:07il est déjà parti ?
01:00:08Emmanuel Macron
01:00:09devait se trouver
01:00:11sur place
01:00:11vers 19h
01:00:12accueillir à 19h45
01:00:14est-ce que je peux
01:00:15dire quelque chose
01:00:15en rapport avec
01:00:16BFM
01:00:17et l'indépendance
01:00:18des Etats-Unis
01:00:19vous savez que vous avez
01:00:20une journaliste
01:00:20qui s'appelle
01:00:20Karine de Ménonville
01:00:21dont l'ancêtre
01:00:22Thibaut de Ménonville
01:00:23a participé
01:00:25à la guerre d'indépendance
01:00:26des Etats-Unis
01:00:27et était liée
01:00:28à George Washington
01:00:29vous me la prenez
01:00:30je ne sais pas si
01:00:31elle voulait que vous le disiez
01:00:32mais en tout cas c'est fait
01:00:32moi je le dis
01:00:33c'est fait
01:00:34allez on retourne
01:00:35du côté de Versailles
01:00:36avec vous
01:00:37Fabien Opperman
01:00:38ce genre de
01:00:39de grand rendez-vous
01:00:40avec des rois
01:00:41avec des présidents
01:00:42comment ça se prépare ?
01:00:43est-ce qu'on sait ?
01:00:44est-ce que c'est l'hôte
01:00:45qui décide de tout
01:00:46y compris du menu
01:00:47y compris de la visite guidée
01:00:49etc.
01:00:50ou est-ce que tout ça se fait ?
01:00:51les deux délégations
01:00:52travaillent pendant des jours
01:00:53ou des semaines avant
01:00:54ensemble pour établir
01:00:55absolument tout
01:00:56alors les deux délégations
01:00:57travaillent évidemment ensemble
01:00:58pour établir tout
01:01:00depuis le menu
01:01:02les horaires
01:01:03alors quand on réussit
01:01:04évidemment les tenir
01:01:05il n'y a pas toujours un G7 avant
01:01:06il n'y a pas toujours un G7 avant
01:01:08en effet
01:01:09mais il y a eu un G7
01:01:10au château de Versailles
01:01:11en 1982
01:01:13la France
01:01:14c'est tout de même
01:01:14le pays qui invite
01:01:16a normalement un protocole
01:01:18et un protocole
01:01:19qui le suit
01:01:19mais qui évidemment
01:01:21tient compte
01:01:21des demandes
01:01:22des désidératas
01:01:23des goûts
01:01:24culinaires
01:01:26si on a un chef d'état
01:01:27qui est couche d'eau
01:01:28on tient compte de tout ça
01:01:30à nouveau
01:01:30c'est de la diplomatie
01:01:31donc ça se prépare
01:01:33ça ne s'improvise pas
01:01:35cette séquence à Versailles
01:01:37elle avait été évoquée
01:01:38il y a déjà plusieurs mois
01:01:39ça n'était pas certaine
01:01:40parce qu'on ne savait pas
01:01:41si le président américain
01:01:43allait rester ou pas
01:01:44après le G7
01:01:45on ne savait pas
01:01:46dans quel état
01:01:47seraient les relations
01:01:48franco-américaines
01:01:49à ce moment-là
01:01:50mais en tout cas
01:01:50ça se prépare
01:01:51ça se prépare de longue date
01:01:52les invités
01:01:54eux
01:01:54peuvent exprimer le souhait
01:01:56d'être à Versailles
01:01:57ça a été le cas
01:01:59ça se demande
01:02:00Versailles peut se demander
01:02:01en 2016
01:02:03lorsque
01:02:03de manière rarissime
01:02:05le président Hollande
01:02:06a ouvert les portes
01:02:07du château de Versailles
01:02:08pour le président chinois
01:02:09c'était une demande
01:02:10du président chinois
01:02:12il est arrivé
01:02:12qu'il y ait des couacs
01:02:13des choses qui ne se passent pas
01:02:14tout à fait
01:02:15comme c'était prévu
01:02:16à votre connaissance
01:02:17dans un dîner
01:02:19d'état
01:02:21en France
01:02:22probablement
01:02:22à Versailles
01:02:23je n'en ai pas vraiment
01:02:26eu
01:02:26je n'ai pas d'idée
01:02:28qui me vienne en tête
01:02:28si ce n'est
01:02:29quelque chose
01:02:29de très ancien
01:02:30en 1907
01:02:31le roi et la reine de Norvège
01:02:33étaient invités
01:02:34à déjeuner
01:02:34au château de Versailles
01:02:35il y a eu un accident
01:02:36du Lando
01:02:37dans lequel était
01:02:38la reine de Norvège
01:02:39dans le parc de Versailles
01:02:41avec des chevaux tués
01:02:42dont elle etc
01:02:43mais de manière plus récente
01:02:45non je n'ai pas connaissance
01:02:46de couac
01:02:48et généralement
01:02:49Versailles
01:02:50on fait ça le jour
01:02:50de la fermeture du public
01:02:51plutôt non
01:02:51quand on peut
01:02:52en tout cas
01:02:52quand un président
01:02:53réunit le congrès
01:02:54c'est à dire
01:02:55l'Assemblée nationale
01:02:55et le Sénat à Versailles
01:02:56par exemple
01:02:57pour réformer la constitution
01:02:58on essaie de faire ça lundi
01:02:59pour ne pas gêner
01:03:00et puis pour faire perdre
01:03:01un peu d'argent
01:03:02au musée
01:03:02là ça se passe
01:03:03en pleine semaine
01:03:04d'habitude pour les chefs d'Etat
01:03:05on essaie de régler ça
01:03:07sur le jour
01:03:07où c'est fermé
01:03:09alors qu'on aperçoit
01:03:10Donald Trump
01:03:11qui sort de Marine One
01:03:12et qui devrait embarquer
01:03:14dans Air Force One
01:03:15donc on s'attend
01:03:15à un décalage
01:03:16d'à peu près 2h
01:03:17sur le planning initial
01:03:19le dîner était censé
01:03:20se terminer
01:03:21à 22h
01:03:22à l'air
01:03:22sortez les plats du four
01:03:23il faudra les remettre
01:03:24tout à l'heure
01:03:24et il va commencer
01:03:25à 22h le dîner
01:03:26très probablement
01:03:27c'est toujours difficile
01:03:30ou pas d'ailleurs
01:03:30de lire sur le visage
01:03:32de Donald Trump
01:03:33qui vient de vivre
01:03:34une séquence
01:03:34depuis 3 jours
01:03:36assez dense
01:03:37entre son anniversaire
01:03:38à Washington
01:03:39ce spectacle de MMA
01:03:40qu'il s'est offert
01:03:42pour son anniversaire
01:03:43la signature du protocole
01:03:45avec l'Iran
01:03:46on aurait presque tendance
01:03:46à l'oublier
01:03:48l'arrivée en Europe
01:03:50le sommet des viands
01:03:51des rencontres
01:03:52avec Volodymyr Zelensky
01:03:54avec Emmanuel Macron
01:03:55avec les autres membres du G7
01:03:57là il sort quand même
01:03:57d'une séquence
01:03:58de 4 jours
01:03:59dense
01:04:00on va dire ça comme ça
01:04:01c'est très fatiguant
01:04:02et sans doute épuisé
01:04:02tous les voyages qu'il fait
01:04:03toute la pression qu'il a sur lui
01:04:05je pense qu'on n'est vraiment pas
01:04:05dans une situation
01:04:06où il doit être très désolée
01:04:07de regarder la photo
01:04:08qui est derrière vous
01:04:09qui illustre
01:04:10on voit qu'il n'est pas
01:04:11il a des petits yeux
01:04:12il a des petits yeux
01:04:13et la presse américaine
01:04:14c'est un homme tout jeune
01:04:14quand même
01:04:15il faut le reconnaître aussi
01:04:16ils sont des emplois du temps
01:04:17déjà extrêmement chargés
01:04:18pour n'importe qui
01:04:19dans la fleur de l'âge
01:04:21mais là c'est quand même
01:04:22un des présidents
01:04:23les plus âgés
01:04:23si ce n'est le plus âgé
01:04:26en tout cas
01:04:26à son entrée en fonction
01:04:2880 ans
01:04:29donc c'est tout à fait normal
01:04:31de lire la fatigue
01:04:32sur le physique
01:04:33des chefs d'état
01:04:34Fabien Opperman
01:04:35Donald Trump
01:04:37s'envole donc de Genève là
01:04:38une petite demi-heure de vol
01:04:39oui 40 minutes
01:04:41la même chose
01:04:41avec son convoi
01:04:43pour arriver à Versailles
01:04:44on peut dire que c'est
01:04:45Emmanuel Macron
01:04:46qui a relancé
01:04:47en quelque sorte
01:04:48l'outil diplomatique Versailles
01:04:49tout à fait
01:04:52De Gaulle avait essayé
01:04:53d'institutionnaliser
01:04:54la réception à Versailles
01:04:56et à Trianon
01:04:56pour les chefs d'état étrangers
01:04:57qui étaient d'ailleurs
01:04:58logés au Grand Trianon
01:04:59de 1966 à 1985 à peu près
01:05:02et puis dans les années 80
01:05:03cet usage du château de Versailles
01:05:05s'est un petit peu amenuisé
01:05:06pour tout un tas de raisons
01:05:07les visites officielles
01:05:09durent moins longtemps
01:05:10qu'auparavant
01:05:11et c'est Emmanuel Macron
01:05:13en 2017
01:05:13qui a voulu faire
01:05:14du château de Versailles
01:05:15un outil diplomatique
01:05:16politique
01:05:17et aussi économique
01:05:18avec le sommet de Chousse France
01:05:19chaque année
01:05:20En un mot
01:05:20il arrive qu'on offre
01:05:22une nuit à Versailles
01:05:22un chef d'état
01:05:23c'est déjà arrivé ?
01:05:24C'est arrivé
01:05:25c'était même le protocole
01:05:27entre 1966 et 1985
01:05:29au Grand Trianon
01:05:30le Grand Trianon
01:05:31a été aménagé
01:05:32pour être une résidence
01:05:33de chef d'état étranger
01:05:34Merci beaucoup
01:05:35à tous les quatre
01:05:35on va suivre évidemment
01:05:37ce dîner en retard
01:05:38ce dîner de Versailles
01:05:39qui aura lieu
01:05:39beaucoup plus tard
01:05:40dans la soirée
01:05:41on va le suivre
01:05:41notamment avec vous
01:05:42Julie Ahmed
01:05:43Bonsoir
01:05:43puisque voici une 20h
01:05:45de Versailles
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