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  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à tous ravis de vous retrouver, bienvenue dans 60 minutes, un record après l'autre.
00:00:05C'est simple, net, précis, la France vient de connaître sa journée la plus chaude depuis qu'on mesure les
00:00:10températures
00:00:10et la nuit qui arrive s'annonce brûlante. On sera dans quelques instants avec une spécialiste du sommeil.
00:00:16Comment tenir le coup le jour quand on ne ferme pas l'œil de la nuit ?
00:00:20On sera également avec la ministre de la Santé, Stéphanie Risse.
00:00:23La situation à l'hôpital, faut-il des renforts ? Faut-il craindre une hécatombe semblable à celle de la
00:00:28canicule de 2003 ?
00:00:29On sera aussi bien sûr avec toutes les équipes de BFM sur le terrain, dans toute la France
00:00:34et notamment sur ses nombreux départs de feu ce soir encore.
00:00:38A 19h30, un témoignage très fort, c'est celui du maire de Florence, Grégory Beaubateau.
00:00:44Il sera sur ce plateau, il vient nous raconter ce qui s'est passé dans sa ville depuis la mort
00:00:48de la petite Liana.
00:00:49Son combat également aux côtés de la famille, il prend la parole ce soir et c'est dans 60 minutes.
00:00:53Soyez tous les bienvenus.
00:01:07Et d'abord, l'image du jour, ou plutôt les images du jour, c'est celle d'une France qui
00:01:12étouffe littéralement.
00:01:13Regardez bien ces images.
00:01:14A gauche, le musée du Louvre, fermé désormais à partir de 16h, fermé aux touristes pour cause de chaleur.
00:01:21La tour Eiffel, elle aussi, a dû fermer il y a un peu plus de deux heures.
00:01:24Maintenant, la dame de fer chauffée à blanc par la canicule et puis le Mont-Saint-Michel, la merveille.
00:01:29Les autorités recommandent aux visiteurs de ne plus y venir désormais.
00:01:34Et la raison, bien sûr, c'est ce thermomètre qui n'en finit plus de grimper partout en France.
00:01:39On va retrouver dans quelques minutes toutes les équipes de BFM TV sur le terrain.
00:01:44Images de cette France qui bouillonne au septième jour de cette canicule.
00:01:47On va prendre tout d'abord la direction de Cognac, Cognac en Charente.
00:01:51C'est depuis hier l'une des villes les plus chaudes de France, 42 degrés au thermomètre.
00:01:57Marie Roux, à l'embrangé, vous êtes avec un restaurateur de cette ville de Cognac.
00:02:02Restaurateur qui n'a pas beaucoup de clients ce soir.
00:02:07Oui, exactement, parce qu'on est sur l'une des places les plus chaudes de la ville.
00:02:11On est dans le vieux Cognac.
00:02:12Et regardez les matériaux.
00:02:13C'est de la pierre, du bitume, des matériaux qui emmagasinent la chaleur tout au long de la journée avant
00:02:18de la redistribuer.
00:02:19Et c'est pourquoi le pic de chaleur arrive souvent en fin de journée.
00:02:22Conséquence directe donc pour les commerçants, car les rues sont assez vides et les terrasses de café sont malheureusement désertes.
00:02:29C'est votre cas.
00:02:29Lewis, en temps normal, ça ressemble à quoi votre terrasse ?
00:02:32Là, on est sur un créneau horaire où normalement les gens sortent du travail, tout ça.
00:02:36Donc les terrasses tournent plutôt pas mal.
00:02:38Et puis là, du coup, depuis deux jours à Astorcy, c'est désert, comme vous disiez, c'est vraiment le
00:02:43pic à Astorcy.
00:02:45Et du coup, les terrasses sont vides.
00:02:46Vous me disiez, combien vous faites de couverts normalement et combien vous en faites aujourd'hui pour qu'on se
00:02:50rende bien compte ?
00:02:51Là, les midis, en général, on tourne à une centaine de couverts.
00:02:54Aujourd'hui, on a plus que divisé par deux.
00:02:56On est à 30, 40.
00:02:58Les gens ne mangent pas dehors.
00:02:59On n'a qu'une petite salle climatisée.
00:03:01Et du coup, ils veulent tous manger dedans à la clim, mais on est vite limités.
00:03:06Donc on a divisé facilement par un peu plus de 50% l'activité.
00:03:11Qu'est-ce qui est le plus dur à gérer pour vous, Lewis ?
00:03:13C'est les employés ?
00:03:14Comment s'organiser ?
00:03:15Les stocks ?
00:03:15Prévoir s'il y aura des gens ou pas ?
00:03:17C'est un peu ça.
00:03:18Déjà, on a réorganisé aussi les horaires de service pour les salariés, tout ça.
00:03:23Effectivement, les stocks, puisqu'on est obligé d'anticiper avec nos fournisseurs, tout ça.
00:03:26Surtout à cette période de l'année où on commande beaucoup en temps normal.
00:03:30Mais là, du coup, on se retrouve un petit peu en surstock.
00:03:32Donc on essaye de s'adapter, tout ça, au quotidien.
00:03:35Et vous me disiez, c'est l'une des premières fois que vous vivez ça ici à Cognac ?
00:03:38Oui, moi, ça fait 4 ans que je suis là.
00:03:39C'est la première fois, effectivement, qu'il y ait un tel pic de chaleur.
00:03:43Et du coup, un tel manque d'activité qui en découle.
00:03:48Oui, c'est ça.
00:03:49Merci beaucoup, Lewis.
00:03:51Et la nuit n'apportera aucun répit, car le thermomètre ne devrait pas être en dessous des 25 degrés cette
00:03:56nuit à Cognac.
00:03:57Merci, Marirou.
00:03:58Oui, ce sera le cas dans beaucoup de villes de France.
00:04:00Ce sera encore ce mercure qui retombe très peu.
00:04:02On va aller un peu plus au nord, du côté de la Bretagne Sud, du côté de Vannes, précisément.
00:04:07À présent, on pourrait se dire que la Bretagne est un peu épargnée par cette canicule.
00:04:11Apparemment, non.
00:04:12Adélaïde Malaveau, 37 degrés.
00:04:14Aujourd'hui, à Vannes, c'est 15 degrés de plus que les normales.
00:04:20Oui, vous l'avez dit, jusqu'à 37 degrés cet après-midi.
00:04:23Pour vous donner un ordre d'idée, il est à peu près 19h.
00:04:25Il fait toujours 36 degrés.
00:04:27Des températures records auxquelles, évidemment, les Bretons n'ont pas l'habitude.
00:04:30Tant et si bien que la mairie de la Commune, elle a décidé de prendre un certain nombre de mesures.
00:04:34Elle a, par exemple, fermé une trentaine de classes cet après-midi pour être sûre d'épargner les jeunes élèves.
00:04:39Des Bretons qui se sont donc retrouvés ici, juste derrière moi, au niveau de cette plage.
00:04:43Un moyen de se rafraîchir.
00:04:45Je vous propose d'écouter leur témoignage.
00:04:47Il faisait même tellement chaud à la maison qu'on a décidé de tenter la plage, en fait.
00:04:51Donc, finalement, on est bien mieux à la plage qu'à la maison.
00:04:54Parce qu'à la maison, je pense qu'il devait faire plus de 37.
00:04:57Même si j'avais baissé les volets ce matin, il faisait trop trop chaud et je la voyais transpirer.
00:05:02Donc, je me suis dit, on va tenter la plage.
00:05:04Mais c'est vrai qu'à vélo, il faisait très chaud sur le chemin pour venir.
00:05:08Mais là, à l'ombre, ça va.
00:05:09Plage, glace, boisson fraîche et voilà, avec les copains.
00:05:12La piscine, ça va.
00:05:13Mais à la maison, c'est dur.
00:05:14On est à la plage, ça va.
00:05:15Parce qu'on peut aller se baigner et tout.
00:05:17Mais sinon, c'est compliqué.
00:05:20Vous l'avez entendu, des Bretons qui ont décidé de s'adapter.
00:05:23L'Amérique a également décidé de laisser ouverts les jardins, les espaces verts de la ville
00:05:27pour permettre aux habitants de se rafraîchir, même en pleine nuit, s'ils le souhaitaient.
00:05:31Merci à vous Adelaide Malavaux avec Aristide Sadna.
00:05:34Voilà, donc à Vannes, 38, 39 degrés au thermomètre aujourd'hui en Bretagne Sud.
00:05:39On va refaire le point sur cette canicule avec vous dans un instant.
00:05:42Anthony Faury, bonsoir.
00:05:43Bonsoir Marc.
00:05:44Journaliste météo climat à BFM.
00:05:45Raphaël Grabli est à vos côtés, journaliste à la rédaction de BFM.
00:05:49Vous allez nous donner tout à l'heure des comparaisons entre la France et le reste du monde.
00:05:52C'est vrai que c'est extrêmement impressionnant, spectaculaire.
00:05:55Et bonsoir Alice de Sanctis.
00:05:56Vous êtes responsable du centre du sommeil au centre hospitalier de Versailles.
00:06:00Ça tombe bien parce que le sommeil, tout le monde en manque en ce moment à cause des nuits
00:06:04que nous passons depuis quasiment une semaine.
00:06:07Anthony, d'abord je disais dans les titres il y a quelques instants,
00:06:10la France vient de connaître sa journée la plus chaude depuis qu'on les mesure en fait.
00:06:14Depuis 1947, cette journée fera donc effectivement date avec une température moyenne de 29,9.
00:06:21Alors ça peut paraître extrêmement faible par rapport aux températures que vous avez énoncées tout à l'heure.
00:06:25Mais c'est parce que nous prenons sur 30 stations de référence les valeurs les plus fraîches du matin
00:06:30et les plus chaudes de l'après-midi pour en faire une moyenne.
00:06:32Et donc aujourd'hui nous n'avions jamais connu une telle température.
00:06:37Des records battus encore et encore et encore par centaines.
00:06:40On vient d'en voir quelques-uns.
00:06:42Localement ça a grimpé jusqu'à 47 degrés.
00:06:44Alors localement ça a grimpé jusqu'à 47 effectivement degrés, très très localement.
00:06:48Mais donc 336 records, déjà voilà c'est le chiffre qu'il faut retenir ce soir.
00:06:52Une ville notamment qui se détache particulièrement c'est Bordeaux
00:06:56où nous avons mesuré 44,6 degrés à l'ombre.
00:07:00C'est tout simplement exceptionnel pour cette ville.
00:07:04C'est même d'ailleurs un record pour un mois de juin.
00:07:07Donc sincèrement, en fait c'est toute la façade ouest qui a vraiment connu les 40 degrés
00:07:11voire même les 44 effectivement vous l'avez dit.
00:07:13mais nous venons d'atteindre un plateau et nous sommes sur ce plateau encore plusieurs jours.
00:07:17Combien de temps ? Il dure combien de temps ce plateau ?
00:07:20Alors ce plateau est déjà d'une sévérité exceptionnelle de jour comme de nuit
00:07:24et nous sommes sur ce plateau au moins jusqu'à jeudi.
00:07:27Ce que nous venons de connaître, nous le connaîtrons demain et nous le connaîtrons jeudi.
00:07:31C'est donc pas exclu.
00:07:32C'est copie conforme demain après demain ?
00:07:33C'est quasiment copie conforme.
00:07:34Il n'y a quasiment pas de changement.
00:07:35La masse d'air chaud va légèrement se déplacer vers l'est
00:07:38mais pour la façade ouest avec les 40 degrés c'est vraiment quasiment la même chose.
00:07:42Donc la nuit très difficile que nous avons connue
00:07:45et bien nous la retrouverons ce soir, nous la retrouverons demain
00:07:48et c'est ça qui est particulièrement inquiétant sincèrement.
00:07:53En fait tout simplement, ce plateau chaud va avoir des conséquences très graves
00:07:58sur nos organismes et c'est vraiment ça qu'il faut dire ce soir.
00:08:00Ça on va en parler dans un instant.
00:08:03Raphaël Grabli, vous avez comparé les températures en ce moment en France
00:08:05avec le reste de la planète.
00:08:06On est champion du monde quasiment de la chaleur.
00:08:10Là on va un petit peu dézoomer justement par rapport à ce qui vient d'être dit
00:08:13et je voudrais vous montrer une carte qui a été faite d'ailleurs par le Washington Post
00:08:17parce que cet épisode de chaleur il est évoqué dans la presse mondiale
00:08:20et cette carte je pense qu'elle sera assez parlante.
00:08:22Je vais vous expliquer, la France est plus chaude actuellement aujourd'hui
00:08:26que 99% des autres endroits du monde.
00:08:30Autrement dit, il y a seulement 1% de la surface de la Terre qui est plus chaude que chez
00:08:35nous.
00:08:36Alors vous le voyez...
00:08:37Un petit bout du Sahara.
00:08:37Exactement, vous avez un petit bout du Sahara, vous avez l'Arabie Saoudite, l'Irak aussi
00:08:42et puis vous avez aux Etats-Unis l'Arizona notamment.
00:08:45Autre élément à vous montrer ce soir...
00:08:47Elle est complètement dingue cette carte.
00:08:48Ah cette carte elle est vraiment incroyable, elle montre en fait l'ampleur historique
00:08:52de ce qu'on est en train de vivre.
00:08:53Autre, alors c'est pas une carte cette fois, c'est un classement,
00:08:55le classement des 100 villes les plus chaudes en temps réel.
00:08:58C'est mis à jour en temps réel, j'ai regardé à 16h et on se retrouve avec Angers
00:09:04qui est entre une ville iranienne et une ville du Koweït,
00:09:08juste au-dessus également d'une ville indienne.
00:09:10C'est simple, sur les 100 villes les plus chaudes qui étaient référencées à 16h vous aviez 32 villes françaises
00:09:17et puis une dernière carte cette fois qui a été élaborée par nos confrères du Parisien
00:09:21qui compare les températures maximales des villes françaises aujourd'hui
00:09:26aux températures habituelles en juin de villes alors qu'elles sont plus lointaines.
00:09:32Et puis on se retrouve avec un Paris qui a la même température que Dubaï habituellement,
00:09:36Lille qui a la même température que Niamey au Niger, Bordeaux qui est comparé à Bagdad
00:09:42ou encore Bourges où il fait aussi chaud en ce moment que normalement au mois de juin à Las Vegas.
00:09:50Ça c'est la journée évidemment.
00:09:52Anthony, la nuit on l'a dit, les températures restent un peu.
00:09:56Tous ceux qui ont tenté d'aérer leur maison ou leur appartement ces derniers jours
00:10:00l'ont constaté, on ne sait plus à quel moment ouvrir les fenêtres.
00:10:02Oui, en fait il ne faut pas ouvrir les fenêtres parce que la température dehors
00:10:06est souvent plus chaude que celle à l'intérieur.
00:10:09Quelques exemples, à Cholet par exemple, hier c'était un record absolu.
00:10:13Le plus frais c'était 26,9 degrés.
00:10:16Et quand je vous dis le plus frais, Marc, c'était à 5-6h du matin.
00:10:20À minuit...
00:10:20Quand personne ne dort, on peut ouvrir les fenêtres à 5-6h du matin aussi.
00:10:23Voilà, effectivement, on vient de se réveiller parce qu'on a mal dormi.
00:10:26Mais en tout cas, à minuit, à 23h, minuit, 1h ce soir, il fera encore quasiment sur tout le pays
00:10:32entre 27 et 33, 34 degrés à minuit, Marc.
00:10:38C'est-à-dire des températures plus chaudes que celles que l'on doit en théorie attendre en plein avril
00:10:42-midi.
00:10:4437 degrés à minuit.
00:10:45Sur une très large partie, effectivement, du territoire.
00:10:49Voilà ce qui vous attend ce soir et encore demain.
00:10:50Nous partons du côté de Paris, justement.
00:10:52Arthur Descudé, Arthur Grelais.
00:10:53Les parcs sont ouverts 24h sur 24 sur décision du maire de la capitale.
00:10:59Désormais, ouverture jour et nuit.
00:11:01Les périsiens, d'ailleurs, certains vont y passer la nuit dans les parcs.
00:11:04Je ne sais pas s'ils ont emmené un drap ou un petit duvet.
00:11:07Je ne suis pas sûr que ce soit nécessaire, d'ailleurs.
00:11:11Oui, certains vont sûrement venir y passer la nuit parce que, pour tout vous dire,
00:11:15il fait vraiment beaucoup plus frais ici.
00:11:17Il fait 37 degrés.
00:11:18Mais alors, à l'ombre, on peut vraiment compter quelques degrés de moins.
00:11:20Vous voyez, ces gens qui profitent encore de cette fraîcheur.
00:11:24Nous, on a rencontré Stella.
00:11:25Stella, bonsoir.
00:11:26Merci de répondre à nos questions ce soir.
00:11:28On le disait, il y en a qui vont passer la nuit dans le parc.
00:11:30Vous, ça va être une partie de la soirée, en tout cas, parce que ça fait du bien.
00:11:33Racontez-nous.
00:11:34Oui, c'est vrai qu'il fait très chaud.
00:11:35Comme on vit dans des petits studios et que les loyers sont chers
00:11:39et qu'on ne peut pas avoir plus grand, ni la clim,
00:11:41on est au frais dans les parcs.
00:11:44Est-ce que vous verriez vous passer la nuit dans le parc ?
00:11:46Certains parisiens y ont pensé, l'ont déjà fait.
00:11:48Est-ce que ça pourrait être votre cas, Stella ?
00:11:50Moi, je suis une femme toute seule en robe, donc pour des raisons évidentes, non.
00:11:53Mais une bonne partie de la soirée, au moins, oui.
00:11:55Vous comprenez en tout cas que certains le fassent
00:11:57parce qu'il fait des chaleurs épouvantables dans certains appartements parisiens.
00:12:00Oui, évidemment.
00:12:01Et puis moi, encore, je suis en rez-de-chaussée, donc ça va.
00:12:03Mais c'est vrai que pour ceux qui sont plein sud, dans les étages,
00:12:06ça doit être compliqué, oui.
00:12:08Vous, en tout cas, vous allez passer une partie de la soirée ici.
00:12:10Vous allez pique-niquer.
00:12:11C'est ça, racontez-moi.
00:12:12Oui, voilà, j'ai ma copine qui va me rejoindre
00:12:14et on va dîner ici jusqu'à temps que ça baisse un petit peu
00:12:16et qu'il y ait une température un peu plus correcte.
00:12:20Eh bien, on vous souhaite une bonne soirée.
00:12:21Profitez de cette fraîcheur.
00:12:22Merci, Stella, d'avoir répondu à nos questions.
00:12:25Voilà, donc on le disait avec Stella, il fait bien plus frais ici.
00:12:28Donc, n'hésitez pas à profiter de ces parcs.
00:12:30Ils sont ouverts 24 heures sur 24 actuellement à Paris.
00:12:33Mais la chaleur va se maintenir tout au long de la nuit
00:12:36parce qu'on attend jusqu'à 30 degrés à minuit ici dans la capitale.
00:12:40Merci beaucoup, Arthur.
00:12:41Profitez-en un peu de la douceur toute relative dans la verdure parisienne.
00:12:45Alice de Sanctis, qu'est-ce qui nous fait le plus souffrir aujourd'hui, en ce moment ?
00:12:49Est-ce que ce sont les journées ou est-ce que ce sont les nuits ?
00:12:51Je dirais les deux.
00:12:52Les deux ?
00:12:53Bonsoir, oui.
00:12:54En fait, on sait depuis longtemps qu'on dort bien quand il fait frais.
00:12:58La température idéale de la chambre doit être entre 18 et 20 degrés.
00:13:02Et là, malheureusement, on est né loin.
00:13:04Et donc, il faut s'attendre à un mauvais sommeil.
00:13:06Un mauvais sommeil, c'est un sommeil plus fragmenté,
00:13:08c'est un sommeil avec plus de réveil.
00:13:10C'est un sommeil plus léger, donc moins réparateur.
00:13:13Et donc, on a des mauvaises nuits.
00:13:14Et forcément, moins de vigilance la journée.
00:13:16On est moins en forme.
00:13:18On a des bonnes têtes.
00:13:19On peut avoir des vertiges.
00:13:20On a moins de concentration.
00:13:22Et donc, il faut d'une part essayer de dormir aux bons horaires.
00:13:26Et d'autre part, essayer de pouvoir des siestes la journée.
00:13:28Et de ne pas avoir des activités trop intenses
00:13:31et qui nécessitent trop de concentration.
00:13:33Je parle par exemple des longs trajets en voiture aux horaires de pointe.
00:13:37Bien que dans la voiture de pointe de pic de chaleur, je veux dire.
00:13:39Bien que dans la voiture, on a la clim.
00:13:41On peut avoir des baisses de la tension,
00:13:43des moments de somnolence, de fatigue.
00:13:45Ou on pique du nez, on risque des accidents.
00:13:47Et donc, effectivement, il faut adapter un petit peu
00:13:49ces activités dans la journée au moment de fraîcheur.
00:13:53Comment faire pour ne pas être énervé toute la journée ?
00:13:55Ou à cran ?
00:13:56Moi, personnellement, je l'ai mesuré au nombre de coups de klaxon ce matin à Paris.
00:13:59C'est une spécialité locale.
00:14:00Mais il m'a semblé qu'il y en avait encore plus que d'habitude.
00:14:03Et qu'effectivement, au bout d'une semaine,
00:14:05les gens sont au mieux ronchons, au pire complètement énervés.
00:14:08Et comment on lutte contre ça ?
00:14:10Il faut accepter.
00:14:11Il faut accepter que pendant...
00:14:13Il faut accepter d'être ronchons.
00:14:13Ne dites pas ça aux Parisiens, ils le sont déjà.
00:14:15Il faut accepter de mal dormir.
00:14:17Il faut accepter que forcément, dans cette période,
00:14:19on va moins bien dormir.
00:14:21On va être moins en forme la journée.
00:14:24Il y a des façons de compenser un petit peu.
00:14:26On peut faire des siestes, par exemple,
00:14:28en début d'après-midi.
00:14:29Des siestes, comme je dis souvent, de 20 minutes, pas plus.
00:14:31Parce que sinon, on se réveille encore plus fatigué.
00:14:33Pourquoi est-ce qu'on arrive à faire la sieste en journée
00:14:35quand il fait très chaud,
00:14:35alors qu'on n'arrive pas forcément à s'endormir la nuit ?
00:14:38Alors, la sieste, on la fait dans la journée
00:14:39si on est dans des endroits frais.
00:14:40Et on la fait dans la journée
00:14:42parce qu'au bout d'un certain nombre d'heures de réveil,
00:14:44on a forcément plus sommeil.
00:14:47Et donc, c'est plus facile de faire une petite sieste de 20 minutes
00:14:49après une certaine période d'activité.
00:14:51Le soir, il y a la chaleur,
00:14:53il y a un petit peu l'angoisse,
00:14:55il y a peut-être la peur de ne pas dormir.
00:14:57Et tout ça fait qu'on a du mal à s'endormir.
00:14:59Alors que la journée,
00:15:01si on a effectivement un petit coup de barbe,
00:15:03il faut savoir s'écouter,
00:15:04il faut savoir s'arrêter.
00:15:05Et prendre 20 minutes,
00:15:07fermer le téléphone,
00:15:08fermer les stores si possible,
00:15:10être dans un endroit le plus frais possible
00:15:11et essayer de dormir en 20 ans de minutes.
00:15:14Et éventuellement, prendre un café juste avant
00:15:16pour après se réveiller plus en forme.
00:15:18À ceux qui n'arrivent pas à dormir ces derniers jours,
00:15:21qui n'en peuvent plus de se tourner dans le lit,
00:15:24même s'il n'y a plus de drap depuis plusieurs jours,
00:15:27ou de chercher un courant d'air qui n'arrive pas,
00:15:28même avec le ventilateur qu'on a installé juste à côté du lit,
00:15:31vous dites quoi ?
00:15:32Tenez, bon, il peut y avoir des choses à manger,
00:15:35à boire.
00:15:36Est-ce qu'il faut prendre des médicaments dans ces cas ?
00:15:37Alors, il ne faut surtout pas prendre des médicaments.
00:15:40Il faut essayer de privilégier des repas légers.
00:15:43Ça, je pense que vous l'avez entendu dans tous les plateaux télé.
00:15:45Des repas légers, 2-3 heures avant l'horaire prévue pour s'endormir.
00:15:50Il faut essayer de boire avant de se coucher.
00:15:54Si possible, quelque chose avec un peu de sucre,
00:15:56par exemple avec du miel,
00:15:57parce que tout ce qui est sucré favorise l'endormissement.
00:16:00Il faut privilégier les horaires plutôt vers après 2 heures.
00:16:05Effectivement, ne pas essayer de se coucher trop tôt.
00:16:08Regarder les matchs de foot de l'équipe de France à 23h jusqu'au bout,
00:16:11même quand il y a des orages, tant mieux, profitez-en.
00:16:12Et peut-être aménager son temps de travail pour commencer un peu plus tard,
00:16:15si possible, pour les personnes pour lesquelles c'est possible,
00:16:17de rentrer au travail un peu plus tard,
00:16:20prévoir la sieste,
00:16:21éviter tout ce qui est alcoolique,
00:16:22parce que l'alcool augmente la température corporelle,
00:16:25et en plus, ça fragmente le sommeil.
00:16:27Et donc, tout ce qui est alcool n'est pas bon pour le sommeil.
00:16:31Ne pas compenser avec le café,
00:16:33parce que boire beaucoup de café la journée pour télérôme...
00:16:35On peut avoir la tentation d'en boire encore plus le matin,
00:16:37parce qu'on n'arrête pas, mais ce sera pire la nuit d'après.
00:16:39On va encore moins bien dormir le soir,
00:16:40et donc ça, c'est vraiment pas bon.
00:16:42Ça, c'est un message pour vous, Raphaël Grappi.
00:16:44Combien de temps on va mettre à s'en remettre de cette canicule,
00:16:46si ça dure encore 4-5 jours,
00:16:49c'est-à-dire 2 semaines en dormant très mal ?
00:16:51Au bout de combien de temps notre corps va réussir à retrouver son état normal ?
00:16:55On est en privation de sommeil, soit disant courte,
00:16:57donc 11 semaines de privation de sommeil,
00:16:59de dette de sommeil.
00:17:00Ça peut se récupérer sur un week-end,
00:17:03ou en faisant la sieste, par exemple,
00:17:05les 3-4 jours qui suivent la canicule,
00:17:07on peut récupérer.
00:17:08On est loin, il faut surtout rassurer la population
00:17:10sur le fait que s'il y a des troubles de sommeil,
00:17:12en ce moment, c'est des troubles ponctuels.
00:17:14On sait que toutes les maladies du sommeil vont s'aggraver,
00:17:17les insomnies, le syndrome de Jean-Saint-Repos,
00:17:19l'apnée du sommeil, mais c'est ponctuel.
00:17:21C'est quelque chose qui va disparaître
00:17:23une fois que la canicule va passer.
00:17:25Donc surtout, rassurer les patients,
00:17:26c'est quelque chose de ponctuel,
00:17:27et ça va disparaître avec l'amélioration de la température.
00:17:31Je ne sais pas vous, docteur,
00:17:32mais il y a toujours eu,
00:17:34parmi les gens avec qui j'ai travaillé,
00:17:36des gens qui, même en période de canicule,
00:17:37disaient « moi, je dors très bien ».
00:17:39Pourquoi ?
00:17:39Est-ce qu'on est inégaux devant l'endormissement
00:17:42quand il fait 30 degrés dans la chambre ?
00:17:43Est-ce que c'est le cas ?
00:17:44Est-ce qu'il y a des types de personnes
00:17:46qui, de toute façon, peuvent dormir
00:17:47dans toutes les conditions ?
00:17:48On est, en général, tous différents vis-à-vis du sommeil.
00:17:50Il y a des courts-dormeurs, des longues-dormeurs,
00:17:52des personnes qui ont moins besoin de sommeil,
00:17:54ils auront un peu moins du mal
00:17:55pendant la période de canicule.
00:17:57En général, les personnes qui souffrent plus,
00:17:59c'est les personnes âgées,
00:18:00les personnes en surpoids,
00:18:01ceux qui ont des maladies chroniques,
00:18:02ceux qui ont déjà des maladies du sommeil.
00:18:04Les jeunes ou les courts-dormeurs,
00:18:05en général, ils tolèrent un petit peu mieux,
00:18:08mais comme vous disiez très justement,
00:18:10il y a des individualités dans le sommeil
00:18:11qui font qu'il y en a qui sont plus avantagées
00:18:13par rapport aux autres.
00:18:14Dernière question pratique pour ceux
00:18:15qui ont des bébés ou des enfants.
00:18:18Là, c'est la double peine.
00:18:19Parce que quand on arrive soi-même à s'endormir,
00:18:22souvent, c'est le bébé ou le plus grand
00:18:24qui n'arrive pas à dormir.
00:18:25Qu'est-ce qu'on peut faire, là aussi,
00:18:26pour les plus petits ?
00:18:27Pour les plus petits,
00:18:28essayer vraiment de garder les rideaux fermés
00:18:30toute la journée.
00:18:31Comme vous disiez très justement,
00:18:32il ne faut surtout pas ouvrir les fenêtres.
00:18:33Il faut essayer de maintenir des endroits frais à la maison.
00:18:37Parfois, il y a des amis
00:18:39où j'ai aussi des patients
00:18:40qui mettent la poussette dans la salle de bain
00:18:42parce que souvent, la salle de bain
00:18:43est le lieu où il fait plus frais.
00:18:46Et donc, il laisse l'enfant un peu dans la salle de bain.
00:18:48Comme ça, il fait frais.
00:18:50On peut aussi mettre des bouillottes d'eau fraîche
00:18:52sur le lit pour rafraîchir le lit.
00:18:55Et donc, on les met au frigo
00:18:56et après, on les met dans le lit.
00:18:57Et comme ça, quand on se couche,
00:18:58le lit est un peu frais.
00:19:00C'est des petits conseils.
00:19:01Il y a le ventilateur aussi
00:19:03avec le petit drap un peu mouillé
00:19:07qui envoie de l'air fraîche.
00:19:09C'est des petits conseils.
00:19:10Après, vis-à-vis d'une canicule à 35 degrés,
00:19:12s'il fait 35 degrés à la maison,
00:19:13malheureusement, même les enfants,
00:19:15ils dormiront moins bien.
00:19:16La bouillotte testée et approuvée hier soir
00:19:18juste sous la tête de l'oreiller,
00:19:20c'est parfait.
00:19:21Et la version la plus extrême,
00:19:22c'est-à-dire on mouille le lit,
00:19:23on sort de la douche mouillé
00:19:25et on se met directement dans le lit ?
00:19:27Alors, dormir mouillé,
00:19:28ce n'est pas une très bonne idée.
00:19:29Non, ce n'est pas une bonne idée.
00:19:29Ce n'est pas une très bonne idée.
00:19:30Par contre, la douche fraîche,
00:19:31avant de s'endormir,
00:19:32et surtout garder peut-être un petit seau
00:19:34avec de l'eau fraîche
00:19:36pour mettre les extrémités,
00:19:37les pieds et les mains,
00:19:38pendant la nuit,
00:19:39si on se réveille,
00:19:40parce que notre cerveau perçoit
00:19:41la fraîcheur des extrémités
00:19:43comme un rafraîchissement corporel.
00:19:44Et donc, le message au cerveau est
00:19:46« il fait frais, je peux dormir ».
00:19:48Alors, pardon, ça fait 10 jours
00:19:49qu'on posait la question
00:19:49douche fraîche ou tiède.
00:19:52Tout le monde nous avait dit
00:19:54jusqu'à présent tiède,
00:19:54parce que quand c'est trop frais,
00:19:56le corps se réchauffe pour lutter.
00:19:57Pour moi, c'est pas froid.
00:19:59Il ne faut pas prendre une douche chaude,
00:20:01il ne faut pas prendre une douche froide.
00:20:02Il faut prendre une douche
00:20:03à température, je dirais,
00:20:05autour de 26.
00:20:08Ça pourrait être une bonne solution,
00:20:09un bon compromis
00:20:10entre tiède et fraîche.
00:20:11Merci beaucoup, Alize de Santis,
00:20:13pour tous ces bons conseils.
00:20:14Tout le monde les a bien notés.
00:20:15Je veux dire, Raphaël Gravy,
00:20:15il était en train de noter sur sa feuille
00:20:17pendant que vous parliez.
00:20:18Dans un instant,
00:20:19c'est la ministre de la Santé,
00:20:19Stéphanie Ries qui sera avec nous.
00:20:21On va parler avec elle
00:20:22du nombre assez incroyable
00:20:23de noyades ces derniers jours.
00:20:24On va parler aussi
00:20:25de la situation à l'hôpital.
00:20:26On va y aller justement
00:20:28devant l'un des hôpitaux
00:20:29d'Île-de-France.
00:20:29C'est le CHU d'Argenteuil.
00:20:31C'est Hugo Smag qui est sur place.
00:20:33Les hôpitaux sous tension,
00:20:34c'est le cas ou pas
00:20:35dans l'hôpital devant lequel
00:20:37vous êtes ce soir ?
00:20:37Hugo, bonsoir.
00:20:40En tout cas,
00:20:41ce que je peux vous dire,
00:20:41c'est que la pression augmente
00:20:43à mesure que cette vague de chaleur continue.
00:20:46Et la raison est simple,
00:20:47parce que les organismes
00:20:48les plus fatigués
00:20:49qui jusqu'à présent
00:20:50ont réussi à encaisser
00:20:51cette vague de chaleur
00:20:52vont commencer à avoir
00:20:53de plus en plus de mal
00:20:55à la supporter.
00:20:56Or, on sait que cette vague de chaleur
00:20:57est particulièrement longue
00:20:58et qu'on s'attend
00:20:59à ce qu'elle continue
00:21:00au moins jusqu'à ce week-end.
00:21:02Alors, la pression augmente
00:21:03sur le service de santé.
00:21:05Et d'ailleurs,
00:21:05le gouvernement a fait des annonces
00:21:06aujourd'hui.
00:21:07Sébastien Lecornu
00:21:08qui a annoncé
00:21:09le lancement du dispositif
00:21:11Orsan 2.
00:21:12Aujourd'hui,
00:21:12c'est une mesure inédite
00:21:15au niveau national
00:21:15parce que le plan Orsan,
00:21:17qui normalement est prévu
00:21:18pour ces vagues de chaleur,
00:21:19est toujours déployé
00:21:20au niveau régional.
00:21:21Cette fois-ci,
00:21:22pour la première fois,
00:21:22il est déployé
00:21:23au niveau national
00:21:24et au niveau 2.
00:21:25Alors, à quoi correspond
00:21:26ce niveau 2 sur 4
00:21:28du plan Orsan ?
00:21:29Eh bien, cela permet
00:21:29notamment la mobilisation
00:21:31accrue de la médecine de ville
00:21:32pour essayer de désengorger
00:21:33justement les hôpitaux.
00:21:35Ça permet également aussi
00:21:36un suivi resserré
00:21:37des capacités hospitalières.
00:21:39Et enfin,
00:21:39le troisième point
00:21:40qui est extrêmement important,
00:21:41c'est que si nécessaire,
00:21:42il y aura les premières
00:21:43déprogrammations d'intervention
00:21:44à condition que ce soit fait
00:21:46localement,
00:21:47ciblé et en dernier recours.
00:21:49Donc ça,
00:21:49c'est vraiment
00:21:50la grosse annonce
00:21:51d'aujourd'hui
00:21:51du gouvernement
00:21:52concernant cette vague de chaleur.
00:21:54Parce que pour vous donner
00:21:55une idée un petit peu
00:21:56de cette pression
00:21:56qui augmente
00:21:57sur le système de santé,
00:21:58par exemple,
00:21:59nous avons des chiffres.
00:22:00Celui du SAMU de Paris
00:22:01avec une augmentation
00:22:02de plus de 50%
00:22:03du nombre de dossiers
00:22:04traités hier.
00:22:05C'est également le cas
00:22:06dans les yvelines
00:22:07avec 25% d'augmentation
00:22:08de l'activité
00:22:11pour le SAMU.
00:22:12Donc effectivement,
00:22:12le service santé
00:22:13n'est pas à la rupture
00:22:14aujourd'hui,
00:22:15mais la pression
00:22:16devrait largement augmenter
00:22:17sur lui
00:22:18dans les prochains jours.
00:22:19Merci beaucoup,
00:22:20Hugo Smac,
00:22:21devant ce CHU
00:22:22d'Argenteuil.
00:22:23Bonsoir,
00:22:24Madame la Ministre.
00:22:24Bonsoir, Marc.
00:22:25Merci d'être avec nous.
00:22:26Margot de Frouville
00:22:27nous a rejoint,
00:22:28chef du service santé
00:22:29de BFM TV.
00:22:30On va parler des mesures
00:22:30pour l'hôpital,
00:22:31évidemment,
00:22:32dans un instant.
00:22:33Mais qu'est-ce que vous dites
00:22:34simplement aux Français
00:22:35qui n'en peuvent plus
00:22:36de transpirer la journée,
00:22:37qui n'en peuvent plus
00:22:38de ne pas dormir la nuit ?
00:22:39Est-ce que le message
00:22:39du gouvernement,
00:22:40au fond,
00:22:40c'est juste
00:22:41te débon et attendez
00:22:43la fin de cette canicule ?
00:22:44Oui, je dis
00:22:45de continuer
00:22:47à prendre
00:22:48les mesures
00:22:49de prévention,
00:22:50continuer à boire
00:22:51beaucoup d'eau,
00:22:52à rester le plus possible
00:22:54à l'abri
00:22:54pendant les heures chaudes,
00:22:56à ne pas faire de sport
00:22:57quand vous êtes
00:22:58dans un département
00:22:58en vigilance rouge
00:23:00et à vraiment
00:23:02continuer à vous alimenter.
00:23:04Mais continuer
00:23:05à vous alimenter,
00:23:06c'est presque du bon sens.
00:23:08Est-ce que ça veut dire
00:23:09que finalement,
00:23:10vous ne pouvez pas
00:23:11aller au-delà de ça
00:23:12parce que la France
00:23:13n'est pas assez préparée
00:23:15à ce genre d'épisodes ?
00:23:16Ce que vous venez
00:23:17de rappeler là,
00:23:17buvez de l'eau,
00:23:19continuez à bien
00:23:20vous alimenter,
00:23:21tout le monde le fait,
00:23:22je crois.
00:23:23Je pense que c'est important
00:23:24de continuer à le faire
00:23:25puisque c'est une accumulation
00:23:26de la chaleur
00:23:27qui fait que le corps
00:23:28va moins bien supporter
00:23:30au fur et à mesure,
00:23:31de ne pas arrêter
00:23:32les efforts de prévention
00:23:33qui sont faits
00:23:34et que ces mesures
00:23:35de prévention
00:23:35évitent les malaises
00:23:37et d'aller aux urgences.
00:23:38Donc c'est vraiment important
00:23:40de le rappeler là.
00:23:42Éviter aussi
00:23:42d'encombrer peut-être
00:23:44les urgences
00:23:44pour des choses
00:23:45qui n'étaient pas indispensables
00:23:46ou qu'on aurait pu éviter.
00:23:47C'est peut-être ça aussi le message ?
00:23:48En tout cas,
00:23:48ne pas hésiter aussi
00:23:49à appeler le 15
00:23:50si on ne se sent pas bien
00:23:52parce que plus on prendra
00:23:53le malaise,
00:23:54le coup de chaleur très tôt
00:23:55et mieux on arrive
00:23:56à le soigner.
00:23:58Vous pouvez appeler le 15
00:23:59et on voit un nombre
00:24:00vous l'avez dit
00:24:01d'appels
00:24:01qui a nettement augmenté
00:24:03ces derniers jours
00:24:04mais ce qui permet
00:24:05aux régulateurs du SAMU
00:24:07d'envoyer éventuellement
00:24:09un médecin
00:24:10SOS médecin
00:24:11ou de vous dire
00:24:12d'aller aux urgences
00:24:13s'il y a besoin.
00:24:14Ne pas hésiter non plus
00:24:15à appeler
00:24:16et effectivement
00:24:18les comportements
00:24:18de prévention
00:24:19éviter d'aller faire du sport
00:24:21en pleine journée
00:24:21ou vos courses
00:24:22en plein milieu de la journée
00:24:23si vous le pouvez
00:24:25fait que vous n'allez pas
00:24:26engorger les urgences
00:24:27en faisant un malaise.
00:24:28On est face à un épisode
00:24:30inédit
00:24:30parce qu'on bat des records
00:24:31sur record
00:24:32et on a du mal
00:24:32à endater la fin.
00:24:33Est-ce que vous êtes inquiète
00:24:34ce soir ?
00:24:36En tout cas
00:24:36on est concentré
00:24:38et vigilant
00:24:38et c'est pour ça
00:24:39qu'on a ce matin
00:24:40à la cellule de crise
00:24:42renforcé notre niveau
00:24:43de vigilance.
00:24:44On avait démarré
00:24:45depuis le mois de mai
00:24:46maintenant
00:24:46cette anticipation
00:24:47depuis les premières
00:24:49chaleurs
00:24:49où il y avait
00:24:50des mesures
00:24:50et des leviers
00:24:51qui étaient
00:24:53mis en place
00:24:54comme des plans
00:24:55de crise
00:24:55dans certains hôpitaux
00:24:57quand il y a besoin
00:24:58etc.
00:24:59Mais on a
00:25:00aujourd'hui décidé
00:25:01avec le Premier ministre
00:25:03de passer au niveau 2
00:25:04du plan Orsan
00:25:06qui est en fait
00:25:06le plan vigipirate
00:25:08du système de santé.
00:25:09Essayons d'être concrets
00:25:10qu'est-ce que ça change
00:25:11de passer au niveau 2
00:25:12de ce plan Orsan ?
00:25:13Alors c'est un plan
00:25:14de vigilance
00:25:15de surveillance
00:25:16un peu comme le plan
00:25:17vigipirate
00:25:18face à un risque
00:25:19et là on est face
00:25:20à un risque
00:25:20de tension
00:25:21sur le système
00:25:22de santé
00:25:23Vous savez
00:25:23si on arrive
00:25:24à protéger
00:25:25notre système
00:25:25de santé
00:25:26en fait
00:25:26on protège
00:25:27les Français
00:25:27donc notre objectif
00:25:28c'est d'anticiper
00:25:29parce qu'on estime
00:25:31qu'en raison
00:25:32de la durée
00:25:33de l'épisode
00:25:34de l'intensité
00:25:35des températures
00:25:37on anticipe
00:25:39le fait
00:25:39que notre système
00:25:40de santé
00:25:40puisse être en tension
00:25:41et pour mieux protéger
00:25:42les Français
00:25:43dans cette anticipation
00:25:44on déclenche
00:25:45le niveau 2
00:25:46qui va nous permettre
00:25:47très concrètement
00:25:48de savoir
00:25:49combien on a
00:25:50de lits disponibles
00:25:51en soins intensifs
00:25:52en réanimation
00:25:53Sans le niveau 2
00:25:54on ne sait pas
00:25:55combien il y a de lits
00:25:55Sans le niveau 2
00:25:56vous le savez
00:25:57les établissements
00:25:57savent évidemment
00:25:58leur capacitaire
00:26:00comme on dit
00:26:00c'est-à-dire
00:26:01leur nombre
00:26:01de lits disponibles
00:26:02vous ne le savez pas
00:26:03forcément
00:26:03au niveau national
00:26:04et si jamais
00:26:05on a besoin
00:26:06d'activer des mesures
00:26:07de solidarité
00:26:08ça met plus de temps
00:26:09donc c'est une mesure
00:26:10c'est des mesures
00:26:11d'anticipation
00:26:12aujourd'hui
00:26:13le système hospitalier
00:26:14n'a pas
00:26:15il y a effectivement
00:26:16une augmentation
00:26:17sur le SAMU
00:26:17mais il n'y a pas
00:26:18de retentissement
00:26:19encore sur
00:26:20les hôpitaux
00:26:21C'est-à-dire que l'hôpital
00:26:22aujourd'hui tient le coup
00:26:23Aujourd'hui
00:26:24il tient le coup
00:26:25et le niveau 2
00:26:26du plan Orsan
00:26:27est un niveau
00:26:29de vigilance
00:26:30renforcée
00:26:31d'anticipation
00:26:32pour qu'il continue
00:26:33à tenir le coup
00:26:34c'est ça l'objectif
00:26:3540 noyades
00:26:36depuis jeudi
00:26:37qu'est-ce que
00:26:38l'on n'a pas assez fait
00:26:39qu'est-ce que l'on a mal fait
00:26:40qu'est-ce que l'on aurait pu mieux faire
00:26:42Alors depuis
00:26:43ces dernières années
00:26:44on voit une augmentation
00:26:45du nombre
00:26:46de noyades
00:26:47qui est quand même
00:26:48en tant que ministre
00:26:49de la Santé
00:26:50évidemment
00:26:50qui m'inquiète
00:26:52malgré la prévention
00:26:53qui a été faite
00:26:54dès le mois de mai
00:26:55la ministre des Sports
00:26:56a redit
00:26:58les mesures
00:26:59nécessaires
00:27:00pour ne pas
00:27:01surtout ne pas
00:27:02aller se baigner
00:27:02là où c'est interdit
00:27:03les baignades
00:27:04qui sont interdites
00:27:05c'est qu'il y a
00:27:06des risques
00:27:06et quand en plus
00:27:07vous avez une chaleur
00:27:08telle que maintenant
00:27:09vous renforcez le risque
00:27:10puisque vous pouvez
00:27:11faire encore plus
00:27:12d'hydrocution
00:27:13comme on dit
00:27:14des chocs thermiques
00:27:15quand vous allez dans l'eau
00:27:17et en plus
00:27:17si vous avez bu de l'alcool
00:27:18alors là
00:27:19on n'y arrive plus du tout
00:27:20Mais est-ce qu'il ne faudrait pas
00:27:21justement autoriser
00:27:22des baignades
00:27:24avec de la surveillance
00:27:26exceptionnellement
00:27:27dans certaines communes
00:27:28puisque en fait
00:27:29parfois les jeunes
00:27:30ont l'habitude
00:27:31de se baigner
00:27:31l'été précédent
00:27:32reviennent dans cet endroit
00:27:33il y a juste
00:27:34un panneau
00:27:35baignade interdite
00:27:36mais ça ne suffit pas
00:27:37à faire passer le message
00:27:38Vous avez raison
00:27:39je pense que c'est
00:27:40un renforcement
00:27:41de responsabilité collective
00:27:42qu'on doit avoir
00:27:43quand vous passez
00:27:44à côté de jeunes
00:27:46qui se baignent
00:27:46il y a un endroit
00:27:47où c'est interdit
00:27:48peut-être les informer
00:27:50et leur dire
00:27:50sortez aller un peu plus loin
00:27:51là où c'est autorisé
00:27:53peut-être travailler
00:27:54à ce qu'il y ait
00:27:55des zones autorisées
00:27:56mais rappelez aussi
00:27:57moi je crois beaucoup
00:27:58vous savez pour l'alcool
00:27:59à la fête de la musique
00:28:00j'ai eu beaucoup de messages
00:28:02de jeunes
00:28:02qui m'ont dit
00:28:03merci d'avoir expliqué
00:28:05ce qui se passait
00:28:05avec l'alcool
00:28:06et la chaleur
00:28:07et je crois que
00:28:08Vous avez vraiment dit ça ?
00:28:10Certains
00:28:10Vous avez vraiment croisé
00:28:11des jeunes
00:28:11qui vous ont remerci
00:28:12pour les messages ?
00:28:12J'ai vraiment été étonnée
00:28:14du nombre de 16-22 ans
00:28:17de messages de retour
00:28:19que j'ai pu avoir
00:28:20sur les réseaux sociaux
00:28:21par exemple
00:28:22de jeunes
00:28:23qui m'expliquaient
00:28:25de remercier
00:28:26de cette mesure
00:28:27et des explications
00:28:28et je crois qu'il faut
00:28:29réexpliquer
00:28:30que la baignade
00:28:31interdite
00:28:31est vraiment dangereuse
00:28:32Question rapide
00:28:33réponse rapide
00:28:34si vous voulez bien
00:28:34Est-ce que vous dites
00:28:36comme la patronne
00:28:36de la région
00:28:37Ile-de-France
00:28:37Valérie Pécresse
00:28:38à tous ceux
00:28:39qui le peuvent
00:28:39ne prenez plus
00:28:40les transports en commun ?
00:28:42Je dis que
00:28:43le comportement individuel
00:28:44doit s'adapter
00:28:45aux températures
00:28:46c'était le cas
00:28:47pour l'alcool
00:28:48parce qu'il y a
00:28:49un retentissement
00:28:50de la température
00:28:50si vous êtes
00:28:51quelqu'un par exemple
00:28:52qui a des problèmes
00:28:53de cœur
00:28:54et qui est fatigué
00:28:55aller prendre
00:28:56un train
00:28:57un transport
00:28:58où on sait
00:28:59qu'il y a un risque
00:28:59d'augmentation
00:29:00de la chaleur
00:29:01C'est plutôt sur la ligne
00:29:01Jean Castex
00:29:03Castex
00:29:03patron de la SNCF
00:29:04qui dit
00:29:05qu'il faut que
00:29:05les personnes vulnérables
00:29:06ne montent plus
00:29:07à bord des trains
00:29:07en cas de panne
00:29:08de clim
00:29:09En fait derrière ça
00:29:10on a collectivement
00:29:11à s'adapter à la chaleur
00:29:12mais on a aussi
00:29:13individuellement
00:29:14à s'adapter à la chaleur
00:29:15donc tout va dépendre
00:29:16aussi de vos capacités
00:29:17mais si vous êtes
00:29:18quelqu'un
00:29:19avec des antécédents
00:29:20des maladies chroniques
00:29:21ça va être très dur
00:29:22de supporter
00:29:23une chaleur
00:29:24encore plus intense
00:29:25dans un transport
00:29:25Question très simple
00:29:26Vous avez la clim au ministère ?
00:29:28Alors pas partout
00:29:29Dans votre bureau ?
00:29:30Dans mon bureau
00:29:31j'ai la chance
00:29:32d'avoir de la clim
00:29:34Est-il normal
00:29:35que la plupart
00:29:36des hôpitaux
00:29:37aujourd'hui
00:29:37n'en soient pas équipés ?
00:29:39Alors
00:29:39les hôpitaux
00:29:41vous savez
00:29:41il y a 40%
00:29:42des hôpitaux
00:29:43qui ont été
00:29:44rénovés
00:29:45depuis la dernière canicule
00:29:46sur ces 40%
00:29:48en tout cas
00:29:49dans ceux
00:29:50qui sont ces dernières années
00:29:51ils sont tous
00:29:51soit rafraîchis
00:29:53et climatisés
00:29:54en fait
00:29:54il y a des parties
00:29:55de l'hôpital
00:29:55qui est climatisée
00:29:57les blocs opératoires
00:29:59les salles de réanimation
00:30:00là où il y a des soins
00:30:01très intensifs
00:30:01Mais parfois
00:30:02pas la seule
00:30:02la salle d'accueil
00:30:03des urgences
00:30:04où on vient justement
00:30:05parce qu'on a eu
00:30:05un coup de chaud
00:30:05Non vous avez raison
00:30:06on est en train
00:30:07de regarder de près
00:30:09notamment sur les financements
00:30:10qu'on donne
00:30:11vous savez que j'ai annoncé
00:30:12un plan de 6 milliards
00:30:13pour les 10 prochaines années
00:30:14d'investissement hospitalier
00:30:17et on est en train
00:30:18de regarder
00:30:19si nous devons
00:30:20rajouter des mesures
00:30:22pour faire que
00:30:23ces hôpitaux
00:30:24soient climatisés
00:30:26en tout cas
00:30:26adaptés au changement climatique
00:30:27Avec des vrais clims
00:30:28ou avec des clims mobiles ?
00:30:29Des petites clims mobiles ?
00:30:30Non
00:30:31là je parle des hôpitaux
00:30:32qui vont être reconstruits
00:30:33donc dans cela
00:30:34il faudra un système
00:30:36en tout cas
00:30:36d'adaptation à la chaleur
00:30:37très clairement
00:30:39Une question Madame la Ministre
00:30:41Le déclenchement
00:30:42d'une vigilance rouge
00:30:42se prend conjointement
00:30:43entre Météo France
00:30:44et les autorités sanitaires
00:30:46les ARS
00:30:46Aujourd'hui les départements
00:30:47des Hauts-de-France
00:30:48sont passés à leur tour
00:30:49justement en vigilance rouge
00:30:50Pourtant le critère
00:30:51justement de température
00:30:53ne nécessitait pas forcément
00:30:54le passage d'une vigilance orange
00:30:56et une vigilance rouge
00:30:57Est-ce que vous
00:30:57vous avez des remontées
00:30:58qui montrent que les hôpitaux
00:30:59des Hauts-de-France
00:31:00connaissent une certaine
00:31:01saturation aujourd'hui ?
00:31:03Alors pas plus
00:31:03dans les Hauts-de-France
00:31:04que ailleurs
00:31:05sur la saturation aujourd'hui
00:31:06mais ce n'est pas
00:31:07le seul critère
00:31:08Il y a aussi les habitudes
00:31:11de l'endroit
00:31:12où la température est élevée
00:31:13On sait qu'il y a
00:31:14des endroits en France
00:31:15où on a plus l'habitude
00:31:16de vivre
00:31:17on a plus un comportement
00:31:18individuel
00:31:19en fait
00:31:19qui est un peu plus adapté
00:31:22Souvent
00:31:22enfin c'était
00:31:23c'est un peu
00:31:24ce qu'on dit
00:31:25de la vie
00:31:26des Espagnols
00:31:27par exemple
00:31:27où on dit
00:31:28la journée
00:31:29ils font la sieste
00:31:30Voilà
00:31:30Ce comportement individuel
00:31:32Il faut vivre à l'Andalouse
00:31:33C'est ce que dit
00:31:33Jean-Luc Mélenchon
00:31:33Voilà
00:31:33Il faut vivre à l'Andalouse
00:31:34En tout cas
00:31:35il va falloir adapter
00:31:37On a trouvé un point commun
00:31:38entre le gouvernement
00:31:39et Jean-Luc Mélenchon
00:31:39ça fait longtemps que ça n'était pas arrivé
00:31:40Vous dites comme lui
00:31:41Pardon je pense
00:31:42à ce genre de boutade
00:31:43mais il faut s'habituer
00:31:44à vivre à l'Andalouse
00:31:45Mais je pense qu'on a
00:31:46une adaptation
00:31:46de notre pays à faire
00:31:48Quel est le bilan
00:31:49dont vous disposez ?
00:31:50Le bilan de la mortalité
00:31:52sera fait bien après
00:31:53mais aujourd'hui
00:31:53qu'est-ce que vous pouvez nous dire
00:31:54sur le premier bilan
00:31:55de cette canicule inédite ?
00:31:57Ce qu'on sait
00:31:58c'est que
00:31:59les retentissements
00:32:00des canicules
00:32:01elles arrivent
00:32:025 à 10 jours après
00:32:03donc on n'est pas encore
00:32:05dans ce moment-là
00:32:06et puis le bilan
00:32:08est fait vraiment
00:32:08plusieurs mois après
00:32:10puisqu'on fait
00:32:10des enquêtes
00:32:12c'est Santé publique France
00:32:13qui a le nombre
00:32:15de gens
00:32:16qui sont décédés
00:32:17et il y a des enquêtes
00:32:18qui sont faites
00:32:18pour savoir
00:32:19si c'est lié
00:32:19à la canicule
00:32:20en ce moment
00:32:20aucun chiffre
00:32:22qui indiquerait
00:32:22une surmortalité
00:32:23à l'hôpital
00:32:24en EHPAD ?
00:32:25Non, parce qu'il faut
00:32:27faire des enquêtes
00:32:27vous pouvez mourir
00:32:29mais c'est vrai
00:32:29qu'il y a eu des remontées
00:32:29ces derniers jours
00:32:30des personnes qui sont décédées
00:32:31on a parlé des personnes
00:32:32noyées
00:32:34il y a quelques instants
00:32:35il n'y a pas de chiffre
00:32:35aujourd'hui au ministère
00:32:36de la santé
00:32:37non
00:32:38sur les décès
00:32:39en fin d'année
00:32:40par contre
00:32:40je voudrais redire ici
00:32:42que les personnes isolées
00:32:45repassaient le message
00:32:46de la vigilance
00:32:46pour les personnes
00:32:47qui habitent toutes seules
00:32:48notamment les personnes
00:32:49âgées ou fragiles
00:32:50et qu'il y a des registres
00:32:51communaux
00:32:52sur lesquels on peut
00:32:52inscrire ces personnes
00:32:54et c'est vraiment important
00:32:56parce que nos EHPAD
00:32:57depuis la canicule de 2003
00:32:58sont organisées
00:32:59connaissent les bons réflexes
00:33:01les personnes isolées
00:33:02je crois qu'on peut
00:33:02améliorer encore
00:33:04la vigilance collective
00:33:06pour ces personnes
00:33:07Merci Stéphanie
00:33:08Vous étiez où
00:33:10lors de la canicule de 2003
00:33:11et quels souvenirs
00:33:12vous en gardez ?
00:33:13J'ai un souvenir
00:33:14d'incompréhension
00:33:15j'étais à l'hôpital
00:33:16en région parisienne
00:33:17et j'ai un souvenir
00:33:18d'incompréhension
00:33:19avec des personnes
00:33:21qui décédaient
00:33:21on voyait bien
00:33:22qu'il y avait une déshydratation
00:33:23mais on ne savait pas
00:33:25on n'avait pas
00:33:26autant la connaissance
00:33:27du retentissement
00:33:28avec certains médicaments
00:33:29etc.
00:33:29Et votre prédécesseur
00:33:31en l'occurrence
00:33:33qui avait raté le coche
00:33:34intervenant depuis
00:33:36son jardin
00:33:37en polo
00:33:38pour expliquer aux français
00:33:39que la situation
00:33:40était sous contrôle aussi
00:33:40La science n'était pas la même
00:33:42on n'avait vraiment pas
00:33:44la connaissance
00:33:45autant
00:33:46enfin vraiment
00:33:46quand les gens
00:33:47on était un peu démunis
00:33:49on avait beaucoup
00:33:50de gens qui arrivaient
00:33:52vraiment pas bien
00:33:54et on ne savait pas
00:33:55tout à fait
00:33:57ce qui se passait
00:33:57Merci à vous
00:33:58Stéphanie Rix
00:33:59Merci Margot de Frouville
00:34:00On retourne sur le terrain
00:34:01on retourne à Cognac
00:34:01l'une des villes
00:34:02les plus chaudes de France
00:34:03depuis plusieurs heures
00:34:05plusieurs jours
00:34:06maintenant
00:34:0642 degrés au thermomètre
00:34:07Marie Gros
00:34:08tout à l'heure
00:34:08vous étiez avec un restaurateur
00:34:10qui guettait les clients
00:34:12qui n'arrivaient pas ce soir
00:34:14où êtes-vous à présent ?
00:34:17Eh bien écoutez
00:34:18on est dans une concession automobile
00:34:19dans un atelier
00:34:20pour être précis
00:34:21et juste pour vous dire
00:34:22cet après-midi
00:34:23on a frôlé les 48 degrés
00:34:25dans cet atelier
00:34:25il faut vous imaginer
00:34:26normalement
00:34:27il y a 27 ouvriers
00:34:28qui travaillent en continu
00:34:30avec des appareils
00:34:31qui chauffent
00:34:31et justement
00:34:32Sébastien
00:34:33le responsable de cet atelier
00:34:34a dû adapter
00:34:35les horaires de ces ouvriers
00:34:36expliquez-nous
00:34:36comment vous avez fait
00:34:37nous avons changé
00:34:39les horaires de travail
00:34:43par rapport à ces pics de chaleur
00:34:45nous avons fait en sorte
00:34:46de démarrer
00:34:47beaucoup plus tôt
00:34:47le matin
00:34:48pour qu'ils puissent
00:34:51commencer à travailler
00:34:52à la fraîcheur
00:34:53et les diminuer
00:34:55sur les horaires
00:34:57de l'après-midi
00:34:58car on sait que les pics
00:34:59sont entre 15 et 18h
00:35:02voire même 19h
00:35:05donc pour le bien-être
00:35:07et la santé
00:35:07de mes collaborateurs
00:35:09nous avons fait en sorte
00:35:10de changer
00:35:11leur grille horaire
00:35:12nous avons fait en sorte
00:35:13aussi
00:35:14de leur apprévisionner
00:35:16de l'eau fraîche
00:35:17en permanence
00:35:18pour qu'ils puissent
00:35:19se déshydrater
00:35:21parce que justement
00:35:22là vous me disiez
00:35:22il fait à peu près 48 degrés
00:35:23l'après-midi
00:35:24donc impossible de travailler
00:35:25dans ces conditions
00:35:26et avec les machines
00:35:26qu'utilisent vos ouvriers
00:35:28notamment la cabine de peinture
00:35:29c'est pas possible
00:35:30de travailler comme ça
00:35:31au niveau carrosserie
00:35:33au-delà de ça
00:35:34c'est surtout
00:35:35les cabines de peinture
00:35:37et mes carrossiers
00:35:39ont besoin
00:35:39de la peinture
00:35:42une trop forte chaleur
00:35:44peut détériorer
00:35:45leur travail
00:35:46et leurs conditions
00:35:47donc on essaye
00:35:49de travailler
00:35:50rapidement à la fraîche
00:35:52dès le matin
00:35:53pour qu'ils puissent
00:35:54avancer
00:35:55et la qualité de nos clients
00:35:56merci beaucoup Sébastien
00:35:58Sébastien qui va se lever
00:35:59un peu plus tôt
00:36:00demain matin
00:36:00pour ouvrir
00:36:01les grandes portes
00:36:02que vous voyez là
00:36:02pour aérer
00:36:03le plus possible
00:36:04le plus possible
00:36:05car cette nuit
00:36:06va être encore très chaude
00:36:07le thermomètre
00:36:08devrait encore afficher
00:36:09environ 27 degrés
00:36:10au cours de la nuit
00:36:11merci beaucoup
00:36:13Marie Roux
00:36:13si vous nous rejoignez
00:36:14à 19h21
00:36:15vous regardez 60 minutes
00:36:16soyez les bienvenus
00:36:16l'info de ce début de soirée
00:36:18c'est donc ce record
00:36:20battu un de plus
00:36:21celui-là est simple
00:36:22très net
00:36:22la France a connu
00:36:24aujourd'hui sa journée
00:36:24la plus chaude
00:36:25depuis qu'on mesure
00:36:26les températures
00:36:27c'est-à-dire
00:36:28depuis 80 ans
00:36:29Anthony
00:36:29depuis toute son histoire
00:36:31des relevés météorologiques
00:36:32avec une moyenne
00:36:33de 29,9$
00:36:35alors vous allez peut-être
00:36:36vous dire que cela
00:36:37paraît faible
00:36:37face aux 44$
00:36:39que nous avons pu relever
00:36:39par exemple à Bordeaux
00:36:40en fait c'est extrêmement simple
00:36:42c'est une moyenne
00:36:43des températures
00:36:44sur 30 stations
00:36:45le matin au plus frais
00:36:46et l'après-midi
00:36:47lorsqu'il fait le plus chaud
00:36:48et ça nous donne donc
00:36:4929,9$
00:36:50nous n'avions
00:36:50Marc
00:36:51jamais relevé
00:36:52une telle température
00:36:53y compris
00:36:54lors de la canicule de 2003
00:36:55l'info qu'on attend tous
00:36:57c'est de savoir
00:36:57jusqu'à quand ça va durer
00:36:59dans un premier temps
00:37:00ça devait s'arrêter
00:37:00en début de semaine
00:37:01ça joue un peu
00:37:02les prolongations
00:37:03on y voit plus clair
00:37:03sur la fin
00:37:04des très très grosses chaleurs
00:37:06ce qui ne veut pas dire
00:37:07qu'il va faire 15 degrés
00:37:07du tout
00:37:08alors ça joue les prolongations
00:37:09la semaine dernière
00:37:10sur ce même plateau
00:37:10quand vous me demandiez
00:37:12quand est-ce que ça va se terminer
00:37:13je n'ai pas oublié
00:37:13je vous avais dit
00:37:15ça va se terminer dimanche
00:37:16c'est-à-dire avant-hier
00:37:17ou lundi
00:37:18on est dedans
00:37:18on est même sur le plateau haut
00:37:21donc très concrètement
00:37:22la journée que nous avons connue
00:37:23aujourd'hui
00:37:24on peut la prendre
00:37:25en copier-coller
00:37:26pour demain
00:37:26et pour jeudi
00:37:27voici d'ailleurs
00:37:28regardez à l'écran
00:37:28ce qui vous attend pour demain
00:37:30encore localement
00:37:31des 42-43 degrés
00:37:32sur la façade ouest
00:37:33en journée à l'ombre
00:37:35évidemment
00:37:35sans prendre en compte
00:37:37l'effet d'îlot de chaleur
00:37:38la nuit ce sera pareil
00:37:3930 degrés
00:37:40à peu près
00:37:40à minuit
00:37:41une heure du matin
00:37:42ce soir
00:37:43demain et après-demain
00:37:43quand est-ce que ça va se terminer
00:37:45Marc ?
00:37:45et bien ce sera
00:37:46un palier assez dégressif
00:37:48comment ça va fonctionner ?
00:37:50à partir de vendredi
00:37:51c'est un palier
00:37:52en pente très douce
00:37:52quand même
00:37:53oui en pente très douce
00:37:54mais en fait
00:37:54ça va être vraiment régional
00:37:56vendredi
00:37:57et bien ce seront
00:37:59les départements
00:37:59de la façade ouest
00:38:01qui grâce à un changement
00:38:02d'orientation
00:38:03de sens du vent
00:38:04et bien vont perdre
00:38:04une dizaine de degrés
00:38:05donc si vous habitez
00:38:06sur la Bretagne
00:38:08sur la Normandie
00:38:09sur le ballon
00:38:10le littoral de la Manche
00:38:11dès vendredi
00:38:12vous allez pouvoir
00:38:12enfin respirer
00:38:13pour les autres
00:38:14comme ceux qui vivent
00:38:15par exemple en Ile-de-France
00:38:16mais aussi sur les régions
00:38:17plus centrales
00:38:18il va vraiment falloir
00:38:19attendre encore dimanche
00:38:20ou lundi
00:38:21pour ceux qui habitent
00:38:21à l'est du pays
00:38:23ce sera plutôt vers
00:38:24mercredi jeudi
00:38:25malheureusement
00:38:26pour ceux qui sont
00:38:26sur le pourtour méditerranéen
00:38:28je n'ai pas de date de fin
00:38:29à vous donner
00:38:30il va vraiment falloir
00:38:31prendre votre mal en patience
00:38:32ça c'est pour la France
00:38:33en surchauffe
00:38:34il y a également
00:38:34la France à l'arrêt
00:38:35on va en parler dans un instant
00:38:36le temps de vous présenter
00:38:37nos invités ce soir
00:38:38Eric Daniel Lacombe
00:38:39bonsoir
00:38:39vous êtes architecte
00:38:41docteur en urbanisme
00:38:42soyez le bienvenu
00:38:42Ludovic Margano
00:38:43bonsoir
00:38:43consultant gestion de crise
00:38:45ABFM TV
00:38:46fondateur du cabinet
00:38:47Atrisque
00:38:48et bonsoir
00:38:48Mathias Vargon
00:38:49vous êtes chef
00:38:50du service des urgences
00:38:52et du SMUR
00:38:52du centre hospitalier
00:38:54de La Fontaine
00:38:55qui est installé
00:38:56à Saint-Denis
00:38:56en Seine-Saint-Denis
00:38:58je voudrais vous montrer
00:38:58simplement
00:38:59quelques-unes
00:39:00des images du jour
00:39:01on pourrait dire
00:39:02de cette France
00:39:04à l'arrêt
00:39:04en surchauffe
00:39:05puisqu'on a appris
00:39:06cet après-midi
00:39:07coup sur coup
00:39:08que le Louvre
00:39:08désormais serait fermé
00:39:09tous les jours
00:39:10à partir de 16h
00:39:11la tour Eiffel
00:39:11s'est faite depuis aujourd'hui
00:39:12plus de visiteurs
00:39:14depuis 16h
00:39:15le Mont-Saint-Michel
00:39:16il est recommandé
00:39:17de ne plus y aller
00:39:18à tous les visiteurs
00:39:20quasiment les 3 sites touristiques
00:39:21les plus visités
00:39:23en France
00:39:24Eric Daniel Lacombe
00:39:25c'est un avant-goût
00:39:26de ce qui nous attend
00:39:27c'est-à-dire
00:39:27on attaque par les bâtiments
00:39:29historiques
00:39:30ou récents
00:39:30et bientôt
00:39:31la France sera inhabitable
00:39:32je trouve ça très astucieux
00:39:34de votre part
00:39:34de présenter le Louvre
00:39:35parce que ça a été
00:39:35une grande maison
00:39:36à Paris
00:39:36et ça va parler
00:39:37à tous ceux
00:39:38qui habitent
00:39:38dans une maison
00:39:39et le Louvre
00:39:40a déjà des particularités
00:39:42pourtant essentielles
00:39:43à noter
00:39:44presque toutes ses façades
00:39:46sont nord et sud
00:39:48puisqu'il est parallèle
00:39:49à la Seine
00:39:49une façade nord
00:39:50c'est ce qu'il faut dessiner
00:39:51demain
00:39:51c'est-à-dire que le soleil
00:39:52ne rentre plus
00:39:52on ne verra plus le soleil
00:39:54dans les maisons de demain
00:39:54une façade sud
00:39:56c'est très facile
00:39:57d'enlever le soleil
00:39:58puisque comme le soleil
00:39:59arrive d'en haut
00:39:59avec simplement
00:40:00un volet
00:40:01ou un ombrage
00:40:02vous fermez la chose
00:40:03je vous laisserai
00:40:03Marc Fauvel
00:40:04présenter à l'architecte
00:40:05des bâtiments de France
00:40:06les volets sur la façade
00:40:07sud du Louvre
00:40:07et on verra bien
00:40:08mais c'est des choses
00:40:09formidables
00:40:09à l'intérieur du Louvre
00:40:11les épaisseurs des bâtiments
00:40:12sont très faibles
00:40:13c'est-à-dire que c'est
00:40:147-8 mètres
00:40:15à l'intérieur du bâtiment
00:40:16c'est-à-dire que
00:40:17vous ouvrez vos fenêtres
00:40:18au nord
00:40:18et vous les fermez au sud
00:40:19c'est ce qu'on appelle
00:40:19des traversants
00:40:20ce qu'on n'a pas fait
00:40:21depuis 50 ans
00:40:21et qu'il faut
00:40:22recommencer à faire
00:40:23le Louvre a une particularité
00:40:25encore plus formidable
00:40:26c'est qu'il contient
00:40:27des patios
00:40:27et les patios
00:40:29il y en a déjà 4
00:40:30qui ont été fermés
00:40:31avec des pyramides
00:40:32à nouveau
00:40:32et des sols durs
00:40:34et bien
00:40:35le dernier
00:40:35qui nous restait
00:40:36la cour carrée
00:40:37qui fait quand même
00:40:37140 par 140
00:40:38on aurait pu y faire
00:40:40un jardin
00:40:41en creusant
00:40:42en faisant peut-être
00:40:43rentrer l'eau de la Seine
00:40:44en rafraîchissant
00:40:45exactement comme
00:40:46les patios de la Lambra
00:40:47à Grenade
00:40:48et de se servir
00:40:49de la chaleur
00:40:50pour faire ce qu'on appelle
00:40:51circuler la fraîcheur
00:40:52on s'énerve toujours
00:40:54avec la canicule
00:40:54alors que c'est de l'énergie
00:40:56on aurait fait ça
00:40:57y compris les douves
00:40:58que Malraux a creusées
00:40:59en 67 devant le Louvre
00:41:00et bien on aurait gagné
00:41:01et bien c'est pas ça
00:41:03qu'on va faire
00:41:03on va tout étancher
00:41:05on va continuer
00:41:06à en faire un centre commercial
00:41:07on va mettre
00:41:08de la clim partout
00:41:09ça aurait pu être pourtant
00:41:10le plus beau
00:41:11des jardins français
00:41:12pour tous nos immeubles
00:41:13maisons de France
00:41:14je viens de finir une école
00:41:16sur ce principe là
00:41:17avec un patio
00:41:18comme un cloître autour
00:41:20plus d'ombre
00:41:22de l'ombre partout
00:41:23avec un sans clim
00:41:24l'école
00:41:24évidemment sans clim
00:41:25évidemment sans clim
00:41:26avec un cloître autour
00:41:28j'ai enlevé
00:41:28parce que la vraie question
00:41:29c'est l'argent
00:41:30j'ai enlevé
00:41:31à coups et identiques
00:41:32tous les couloirs de l'école
00:41:33pour les mettre dans les classes
00:41:34vous voyez
00:41:34pour refaire des classes fines
00:41:36comme au Louvre
00:41:36vous ouvrez au nord
00:41:38vous fermez au sud
00:41:40et la cour est fraîche
00:41:41ça c'est des leçons
00:41:42formidables
00:41:42et je viens de finir
00:41:43à Trèbes
00:41:44une façon de remettre
00:41:45la plage dans la ville
00:41:47Trèbes qui a été touchée
00:41:48de manière meurtrière
00:41:48en 2018
00:41:49avec vraiment des dégâts
00:41:51et bien finalement
00:41:52on a libéré
00:41:53toute la rive
00:41:53droite du fleuve
00:41:54et aujourd'hui
00:41:56qu'est-ce que c'est ?
00:41:57c'est la plus belle plage
00:41:58de la ville
00:42:00avec une question
00:42:01qu'il nous reste à traiter
00:42:02comme les volets tout à l'heure
00:42:03la question de la noyade
00:42:04oui je veux une architecture
00:42:05qui apprenne à nager
00:42:07vous voyez
00:42:07ou qui apprenne la chaleur
00:42:08Mathias Vargon
00:42:09je ne sais pas si votre hôpital
00:42:10est aussi beau
00:42:11que le musée du Louvre
00:42:12ce n'est pas vraiment
00:42:13le même style
00:42:14il faisait combien
00:42:15aujourd'hui à l'intérieur
00:42:16de l'hôpital ?
00:42:16ça dépend des endroits
00:42:17en fait
00:42:18il y a des endroits
00:42:18où il fait 25-30
00:42:20et des endroits
00:42:21où il fait 22-23
00:42:22quand c'est climatisé
00:42:23puis des endroits
00:42:24où on n'a pas mis
00:42:24la température
00:42:25mais il doit faire 35-40
00:42:2735-40 ?
00:42:28oui oui
00:42:28il y a des bureaux
00:42:29des bureaux médicaux
00:42:30qui sont insupportables
00:42:32il y a des salles d'attente
00:42:33aussi où c'est insupportable
00:42:34ça dépend vraiment
00:42:35des endroits
00:42:36qu'est-ce qui est climatisé
00:42:37qu'est-ce qui ne l'est pas ?
00:42:38alors il n'y a pas grand chose
00:42:39de climatisé
00:42:40il y a le bureau
00:42:40de mes infirmières
00:42:42en unité d'observation
00:42:43qui est climatisé
00:42:45il y a quelques salles de soins
00:42:46c'est-à-dire là où il y a
00:42:47les infirmières
00:42:47où c'est climatisé
00:42:48il y a le scanner
00:42:49qui est climatisé
00:42:51il y a
00:42:51la salle d'attente
00:42:52le bloc opérateur
00:42:56est climatisé
00:42:58quelques bureaux
00:42:58à la direction
00:42:59qui sont climatisés
00:43:00alors on va dire
00:43:01ouais c'est les directeurs
00:43:01en fait c'est parce que
00:43:02ça a été construit différemment
00:43:03et que les normes
00:43:04ne sont pas les mêmes
00:43:05on peut mettre
00:43:07des climatisants
00:43:07et on a des clims mobiles
00:43:08dans l'établissement
00:43:10donc on a des normes
00:43:11à respecter
00:43:11mais à un moment
00:43:12on met des clims mobiles
00:43:12je crois que vous avez demandé
00:43:14récemment à l'occasion
00:43:15d'une rénovation
00:43:16de votre hôpital
00:43:16qu'on installe des clims
00:43:19qu'est-ce qu'on vous a répondu ?
00:43:20au début on avait dit
00:43:20ah bah non
00:43:21on va mettre des rafraîchisseurs
00:43:22ça marche aussi bien
00:43:22alors moi je pense
00:43:23que ça ne marche pas aussi bien
00:43:25et puis depuis
00:43:26avec l'ingénieur des travaux
00:43:26on a regardé si
00:43:28effectivement
00:43:28parce qu'on raconte
00:43:29beaucoup de choses
00:43:29sur la clim à l'hôpital
00:43:30comme quoi ça interdit
00:43:31tout ça c'est absolument faux
00:43:33et donc je pense
00:43:33que j'aurais moins de mal
00:43:34à demander une clim maintenant
00:43:36donc il faut voir
00:43:37dans toute chose négative
00:43:39il y a du positif
00:43:39grâce à la canicule
00:43:41nous aurons peut-être
00:43:42la clim dans notre futur
00:43:43service d'urgence
00:43:43c'est un bâtiment
00:43:44qui date de quand
00:43:45votre hôpital ?
00:43:45je pense qu'en fait
00:43:46il y a beaucoup de parties
00:43:47je pense qu'il date
00:43:48des années 50-60
00:43:49mais c'est les bâtiments
00:43:51c'est les bâtiments en béton
00:43:53avec des façades en verre
00:43:54c'est insupportable
00:43:56mais c'est pas fait pour ça
00:43:57quoi
00:43:58Raphaël vous vous êtes
00:43:58penchez-vous
00:43:59sur quelques bâtiments
00:44:01des exemples de construction
00:44:03et de rénovation
00:44:04pas forcément réussis
00:44:05vous parliez de récents
00:44:06moins de 50 ans
00:44:06vous parliez de verre
00:44:07vous allez voir
00:44:07on va être en plein dedans
00:44:09on en a parlé hier soir
00:44:10d'ailleurs
00:44:11cette garde nante
00:44:11avec la fameuse mezzanine
00:44:13qui a été inaugurée
00:44:13en 2020
00:44:15entièrement en verre
00:44:17sans climatisation
00:44:18résultat
00:44:19ça devient totalement
00:44:20irrespirable
00:44:20en cas de canicule
00:44:22alors la SNCF
00:44:23a trouvé une solution
00:44:24provisoire
00:44:24avec des ventilateurs
00:44:25des films anti-chaleur
00:44:26qui sont en train
00:44:27d'être posés
00:44:28sur les vitres
00:44:29mais toujours pas de solution
00:44:30définitive
00:44:31il y a aussi un autre exemple
00:44:32à Toulouse
00:44:33la piscine Alban
00:44:35Mainville
00:44:35dans le quartier du Mirail
00:44:36qui a été rénovée
00:44:384,5 millions d'euros
00:44:39en 2019
00:44:40le problème c'est qu'elle a gardé
00:44:41son toit en verre
00:44:42là encore
00:44:42enfin plus précisément
00:44:44en plexiglas
00:44:45résultat
00:44:45il fait très chaud
00:44:46elle est fermée
00:44:46tous les après-midi
00:44:47de canicule
00:44:48ce qui est quand même
00:44:49un peu problématique
00:44:50pour une piscine
00:44:51avec des températures
00:44:52insupportables
00:44:53notamment pour les
00:44:53pour les maîtres nageurs
00:44:54je voulais aussi vous parler
00:44:55de la défense
00:44:56on parle beaucoup
00:44:56des constructions modernes
00:44:59une piscine intérieure
00:45:00qui est fermée
00:45:00quand il fait chaud
00:45:01il y a d'autres piscines
00:45:02qui sont ouvertes
00:45:02extérieures
00:45:03mais c'est vrai que
00:45:03celle-ci doit fermer
00:45:04dès qu'il fait chaud
00:45:05la défense aussi
00:45:06on en a parlé aujourd'hui
00:45:06ça fait sourire
00:45:07mais bon
00:45:08malheureusement
00:45:08pour les habitants
00:45:09du quartier
00:45:09c'est problématique
00:45:10la défense
00:45:11qui pourrait être
00:45:12en panne de climatisation
00:45:13avec le réseau
00:45:13de froid urbain
00:45:14qui est actuellement
00:45:14sous tension
00:45:15là encore
00:45:15des immenses tours en verre
00:45:16et puis je vais citer
00:45:17la tour triangle
00:45:19à la porte de Versailles
00:45:21là encore tout en verre
00:45:22et donc c'est vrai
00:45:22que par rapport
00:45:23à ce que vous disiez
00:45:23on peut se poser la question
00:45:24est-ce qu'il faut arrêter
00:45:25avec ce tout en verre
00:45:27ces immenses baies vitrées
00:45:28qui font finalement
00:45:29un gigantesque effet de serre
00:45:31pour les salariés
00:45:32ou tous ceux qui y rentrent
00:45:32évidemment
00:45:33évidemment
00:45:34au bureau
00:45:35je suis en train de dessiner
00:45:36des maisons
00:45:37des immeubles
00:45:37je n'ose vraiment plus
00:45:38dessiner autre chose
00:45:40pour l'instant
00:45:40votre question est formidable aussi
00:45:42qu'une fenêtre au nord
00:45:43c'est-à-dire que
00:45:44toutes celles qui sont
00:45:46avec du soleil
00:45:46sont immédiatement
00:45:48des dangers
00:45:49alors
00:45:49on parle d'argent
00:45:50sur la clim
00:45:51vous savez ce que ça va coûter
00:45:53personne ne va la payer
00:45:54pour tout le monde
00:45:55alors évidemment
00:45:55on ne peut pas
00:45:56comme ça
00:45:57critiquer les hôpitaux
00:45:58mais vous savez bien
00:45:59que ça sera à nouveau
00:46:00les plus vulnérables
00:46:01qui vont encore
00:46:02le plus trinquer
00:46:03donc plutôt que la clim
00:46:04c'est pour ça que je ne lâche pas
00:46:05tout de suite
00:46:05la clim nous rend aveugles
00:46:06à l'idée qu'on va être à l'abri
00:46:07en permanence tout le temps
00:46:09et moi je pense que
00:46:10la question des idées
00:46:11peut être encore au rendez-vous
00:46:13posons-nous la question
00:46:14des volets
00:46:14posons-nous la question
00:46:15des chambres
00:46:16au dernier étage
00:46:16parce que
00:46:17les toitures
00:46:18on dit toujours
00:46:18qu'il faut les isoler
00:46:19mais dès que je suis sur un chantier
00:46:20vous isolez la toiture
00:46:22mais elle garde la chaleur l'été
00:46:23il faut au contraire
00:46:24les ventiler
00:46:25donc faire tourner
00:46:26des petits moteurs
00:46:27à l'énergie solaire
00:46:28pour faire évacuer la chaleur
00:46:30ce sont des choses
00:46:31bien plus simples
00:46:32que de continuer à demander
00:46:33à tous les ministres
00:46:33de l'argent
00:46:34pour mettre de la clim
00:46:35je voudrais qu'on parle
00:46:37d'un autre aspect
00:46:37de cette canicule
00:46:38en ce moment
00:46:39ce sont les départs de feu
00:46:40qui se multiplient
00:46:41notamment dans
00:46:42une grande moitié
00:46:44sud de la France
00:46:45c'est le cas près de Millau
00:46:46en ce moment
00:46:46où notre équipe vient d'arriver
00:46:47Jérémy Normand
00:46:48les dernières infos
00:46:49sur cet incendie sur place
00:46:53Oui c'est une bataille
00:46:54d'une rare intensité
00:46:55que sont en train de mener
00:46:56les pompiers de l'Aveyron
00:46:57depuis près de 48 heures
00:46:59maintenant
00:46:59contre un feu de forêt
00:47:00qui s'est déclenché
00:47:02juste un petit peu
00:47:03plus loin derrière moi
00:47:04colonel Stéphane Coulon
00:47:05vous menez ce combat
00:47:07avec vos hommes
00:47:07il y a plus de 130 pompiers
00:47:08qui sont mobilisés
00:47:09depuis 48 heures
00:47:11parce que le feu
00:47:12a d'abord semblé
00:47:13quasiment sous contrôle
00:47:14et puis il est reparti
00:47:15de plus belle
00:47:15à cause vous me disiez
00:47:17de la chaleur
00:47:18du vent
00:47:18et c'est cette canicule
00:47:19aujourd'hui
00:47:19qui renforce
00:47:21le danger incendie
00:47:22vous allez pouvoir
00:47:22nous montrer
00:47:23sur cette montagne
00:47:24juste derrière nous
00:47:25où le feu a pris
00:47:26et où vos hommes
00:47:27mènent le combat
00:47:28alors qu'on aperçoit
00:47:29je le vois ici
00:47:29la trace
00:47:30laissée passer
00:47:31laissée par le passage
00:47:32du feu
00:47:33expliquez-moi
00:47:33comment vous menez
00:47:34cette bataille
00:47:34Alors tout à fait
00:47:35c'est une action
00:47:36qui a été menée
00:47:37évidemment par des moyens
00:47:37terrestres
00:47:38comme vous l'avez dit
00:47:39près de 130 sapeurs-pompiers
00:47:40mais également
00:47:41des moyens aériens
00:47:42des moyens nationaux
00:47:43des avions
00:47:43et des hélicoptères
00:47:44bombardiers d'eau
00:47:45qui sont venus
00:47:45prêter main-force
00:47:46aux moyens au sol
00:47:47qui étaient constitués
00:47:49des moyens avéronnés
00:47:49mais également
00:47:50de départements
00:47:51autres au niveau français
00:47:53Un feu de cette ampleur
00:47:54si tôt dans la saison
00:47:56vous avez déjà connu ça
00:47:57est-ce que les fortes chaleurs
00:47:58évidemment on peut l'imaginer
00:47:59renforcent le risque
00:48:00et rendent cette bataille
00:48:01que vous menez
00:48:02encore plus difficile ?
00:48:03Évidemment
00:48:03le contexte lié
00:48:05au relief particulièrement
00:48:06complexe
00:48:07de ce feu
00:48:08et aux conditions météo
00:48:10qui sont des températures
00:48:11qui sont rarement connues
00:48:14créent des difficultés
00:48:15pour arriver à bout
00:48:16de ce type de feu
00:48:17Alors voilà
00:48:18là ce feu qui commence
00:48:19à être maîtrisé
00:48:20c'est ce que vous me disiez
00:48:21à l'instant
00:48:21avec ces 130 soldats du feu
00:48:23qui ont été mobilisés
00:48:24sur le terrain
00:48:25mais les fortes chaleurs
00:48:26parce qu'ici il fait
00:48:26quasiment 40 degrés
00:48:28et bien vous obligent
00:48:30à rester extrêmement vigilants
00:48:31et c'est donc un poste
00:48:32de commandant
00:48:32qui a été installé ici
00:48:34pour surveiller
00:48:34la situation de très près
00:48:35Rémi Normand
00:48:36Sébastien Savoie
00:48:37donc sur ce départ de feu
00:48:39aujourd'hui
00:48:40Ludovic Pinguenot
00:48:41on a quasiment la moitié
00:48:42de la France aujourd'hui
00:48:43qui est en alerte extrême
00:48:45aux incendies
00:48:45ça aussi c'est une situation
00:48:47qu'on ne connaît pas
00:48:47aussitôt dans la saison
00:48:49Non complètement
00:48:49c'est encore un effet direct
00:48:51de la calicule
00:48:51on a beaucoup parlé
00:48:52des noyades dernièrement
00:48:53ben voilà
00:48:53le feu de forêt
00:48:54c'est la même chose
00:48:54alors on parle de feu de forêt
00:48:55mais il faut aussi parler
00:48:56des feux de récolte
00:48:57plus on monte
00:48:57plus on se retrouve
00:48:58dans des zones
00:48:58de récolte importantes
00:49:00et les agriculteurs
00:49:00Feux de récolte
00:49:01c'est quand c'est un outil agricole
00:49:03qui provoque une étincelle
00:49:04Une moissonneuse batteuse
00:49:05qui va commencer à moissonner
00:49:06et puis la moindre étincelle
00:49:07comme la végétation
00:49:09est extrêmement sèche
00:49:10et bien ça provoque
00:49:11tout de suite un départ de feu
00:49:12les agriculteurs
00:49:13s'y préparent également
00:49:14puisqu'en général
00:49:15maintenant à côté
00:49:15d'une moissonneuse batteuse
00:49:16pour ceux qui s'y connaissent un peu
00:49:17on trouve une déchaumeuse
00:49:18donc qui permet justement
00:49:20de faire ce qu'on appelle
00:49:21la part du feu
00:49:22autour de ce qui commence à brûler
00:49:23pour éviter
00:49:23de circonstruire l'incendie
00:49:25c'est ça
00:49:25on coupe le blé par exemple
00:49:27tout autour
00:49:27pour voir que ça prenne feu
00:49:28de toute façon
00:49:28ce qui n'est plus de combustible
00:49:29voilà
00:49:30mais là on voit
00:49:31on voit cette période
00:49:32feu de forêt
00:49:33qui a déjà démarré
00:49:34ce qui est quand même
00:49:34assez inquiétant
00:49:36avec des moyens
00:49:39qui ne sont pas encore
00:49:41forcément dimensionnés
00:49:42pour faire face
00:49:42à ces feux de forêt
00:49:44et on n'est que
00:49:45à la fin du mois de juin
00:49:46donc c'est très inquiétant
00:49:47pour la saison à venir
00:49:48Est-ce qu'on est mieux préparé
00:49:49qu'il y a quelques années
00:49:50à ça ou pas ?
00:49:51Non
00:49:51alors on n'est pas mieux préparé
00:49:54pour intervenir
00:49:55fin juin
00:49:55c'est toujours un problème
00:49:56de ressources
00:49:57de moyens mobilisables
00:49:59c'est toute la campagne
00:50:00feu de forêt
00:50:00qui doit se mettre en place
00:50:01alors oui
00:50:01les sapeurs-pompiers départementaux
00:50:03sont prêts à ça
00:50:03oui le COGIC
00:50:04le Centre Opérationnel
00:50:05de Gestion Interministérielle
00:50:06de Crise
00:50:06qui est basé à Beauvaux
00:50:08bien sûr est sur le pied de guerre
00:50:10et est prêt déjà
00:50:10à mobiliser des moyens nationaux
00:50:12mais on commence déjà
00:50:13à fatiguer les équipes
00:50:14à fatiguer les engins
00:50:16on a des saisons
00:50:17de feux de forêt
00:50:17qui sont de plus en plus longues
00:50:19avec des feux
00:50:19qui sont de plus en plus importants
00:50:22sur des surfaces
00:50:23qui sont de plus en plus importantes
00:50:24là on parle déjà
00:50:25des feux de forêt importants
00:50:26dans le sud de la France
00:50:27mais on sait que c'est en train
00:50:28de remonter au nord de la Loire
00:50:29donc à un moment donné
00:50:31ce qui est en train de se passer
00:50:32c'est que la nature
00:50:33est en train de nous déborder
00:50:34et qu'on n'a pas été en capacité
00:50:36forcément d'investir
00:50:37à la fois dans les moyens matériels
00:50:38des moyens terrestres
00:50:40mais aussi aériens
00:50:41mais sur des moyens humains
00:50:42mobilisables
00:50:43pour pouvoir tenir aussi longtemps
00:50:44sur des feux aussi importants
00:50:45c'est vrai que cette question
00:50:46on se la pose ces derniers jours
00:50:48est-ce qu'on est mieux préparé
00:50:49aujourd'hui qu'on l'était en 2003
00:50:50pour les incendies
00:50:51à l'hôpital aujourd'hui
00:50:52Mathias Vargo par exemple
00:50:53après
00:50:54sans doute possible
00:50:55on est beaucoup mieux
00:50:56oui non
00:50:57la situation n'est pas comparable
00:50:58en 2003
00:50:59on a vu arriver
00:50:59les patients
00:51:00le lundi matin
00:51:01alors ça faisait quelques jours
00:51:03que ça chauffait un peu
00:51:04mais enfin
00:51:04on n'en avait aucune notion
00:51:06on les a vu arriver
00:51:06on a vu un tsunami de patients
00:51:08arriver le lundi
00:51:09on était en veille de patients
00:51:10il n'y avait pas de régulation
00:51:12
00:51:13alors évidemment
00:51:13il y a un énorme reporting
00:51:15vers les ARS
00:51:16qui reportent
00:51:17vers la ministre
00:51:18les agences régionales de santé
00:51:19les agences
00:51:19mais à l'intérieur de l'hôpital
00:51:21on a des cellules de crise
00:51:22nous ça fait
00:51:23aujourd'hui
00:51:24c'était la deuxième cellule de crise
00:51:25qu'on menait
00:51:26pour préparer l'hôpital
00:51:27pour savoir
00:51:28où il manque des ventilos
00:51:29par exemple
00:51:30des clims mobiles
00:51:31préparer l'arrivée
00:51:33est-ce qu'on va rouvrir des lits
00:51:34est-ce qu'on va déprogrammer
00:51:35c'est des discussions
00:51:36qu'on commence déjà à voir
00:51:37c'est le cas chez vous
00:51:38il y a des lits en plus déjà
00:51:39alors les lits en plus
00:51:40on n'en a pas besoin
00:51:41donc pour l'instant
00:51:42pour l'instant
00:51:43aujourd'hui
00:51:44on n'en avait pas besoin
00:51:44donc on ne va pas rouvrir des lits
00:51:45parce que ça nécessite
00:51:46du personnel en plus
00:51:47ça nécessite aussi
00:51:49de mettre des médecins
00:51:49qu'il va falloir prendre
00:51:50d'autres services
00:51:51à cet endroit-là
00:51:52ou alors déprogrammer
00:51:54c'est des discussions
00:51:55qu'on peut avoir
00:51:55c'est une des mesures du plan
00:51:56décidé aujourd'hui
00:51:57le plan 5
00:51:57la possibilité de déprogrammer
00:51:58quand vous déprogrammez
00:52:00on déprogramme de moins
00:52:01enfin les patients
00:52:02qui ont besoin d'être hospitalisés
00:52:03c'est plus tout à fait
00:52:05les mêmes patients
00:52:05qu'en 2003
00:52:06en 2003
00:52:06il y avait moins de chirurgie
00:52:09ou de médecine ambulatoire
00:52:10d'hôpital de jour
00:52:11là des programmations
00:52:12là c'est des patients
00:52:13qui ont besoin
00:52:13donc c'est très compliqué
00:52:14et puis après
00:52:15il faut les reprogrammer
00:52:16et après ça va être
00:52:18les vacances
00:52:18donc c'est pas
00:52:19rembouteillage possible
00:52:20à la rentrée aussi
00:52:20ouais c'est pas évident
00:52:21et puis ils perdent deux mois
00:52:22enfin il faut pas
00:52:23donc on est quand même
00:52:24mieux préparé
00:52:25ça veut dire que
00:52:27une jour
00:52:27je sais que vous étiez
00:52:28au travail aujourd'hui
00:52:29à l'hôpital
00:52:29est-ce que vous constatez
00:52:30déjà les effets
00:52:31de cette canique ?
00:52:32Nul ?
00:52:32Non absolument pas
00:52:33sur les statistiques
00:52:35parce que je suis aussi
00:52:36le président de l'observatoire
00:52:37régional des urgences
00:52:38d'Ile-de-France
00:52:39sur les statistiques
00:52:40on les voit
00:52:40sur le SAMU
00:52:41il y a un vrai impact
00:52:42avec une augmentation
00:52:43des appels
00:52:44qui est quand même
00:52:45assez importante
00:52:46sur les urgences
00:52:46pour l'instant
00:52:48tout le monde est un peu
00:52:49dans la fourchette haute
00:52:50de l'activité
00:52:51mais ça reste une fourchette normale
00:52:53sur les hospitalisations
00:52:54pour l'instant
00:52:54on a un peu l'impression
00:52:56que c'est le lait
00:52:56sur le feu
00:52:57que ça commence à frémir
00:52:59mais que ça déborde pas
00:52:59on sait pas à quel moment
00:53:01ça va déborder
00:53:01ça peut être demain matin
00:53:03comme ça peut être
00:53:04après-demain
00:53:04on pense tous
00:53:05que ça va déborder
00:53:06et on surveille ça
00:53:08de très près
00:53:08Merci beaucoup
00:53:09à tous les cinq
00:53:09d'être venus
00:53:10ce soir sur ce plateau
00:53:11on surveille ça de très près
00:53:12vous avez raison
00:53:12Mathias Vargon
00:53:13on vous réinvitera
00:53:14évidemment vous
00:53:14et les autres urgentistes
00:53:17de ce pays
00:53:18surtout moi
00:53:18vous surtout
00:53:21merci d'avoir été
00:53:22avec nous ce soir
00:53:23dans 60 minutes
00:53:24on va recevoir à présent
00:53:25l'un des visages
00:53:27de la colère
00:53:28l'un des visages
00:53:29de la colère
00:53:29après l'affaire Liana
00:53:31il a été en première ligne
00:53:32dans les recherches
00:53:32il a été également
00:53:33en première ligne
00:53:34aux côtés des familles
00:53:34il a été reçu hier
00:53:35à l'Elysée
00:53:36et il réagira bien sûr
00:53:37sur ce plateau
00:53:38aux premières sanctions
00:53:39qui sont tombées
00:53:39dans cette affaire
00:53:41bonsoir Grégory Bobateau
00:53:42bonsoir
00:53:43merci d'être avec nous ce soir
00:53:44vous êtes le maire de Florence
00:53:45ville que tout le monde
00:53:46aujourd'hui connaît en France
00:53:48dans le Gers
00:53:48c'est là qu'habitait
00:53:50la petite Liana
00:53:50à mes côtés
00:53:51pour vous interroger ce soir
00:53:52Pauline Rovna
00:53:53bonsoir
00:53:53la chef du service police
00:53:54justice de BFM
00:53:56et Bruno Jeudy
00:53:57le patron de la tribune
00:53:58dimanche
00:53:58bonsoir à vous
00:53:59Bruno
00:54:00Grégory Bobaton
00:54:01vous a découvert
00:54:02ces dernières semaines
00:54:03après ce drame
00:54:04après la mort de Liana
00:54:06et on a encore
00:54:06sans doute
00:54:07pour beaucoup d'entre nous
00:54:09en tête vos mots
00:54:10c'était le soir
00:54:11de la marche blanche
00:54:13en hommage à Liana
00:54:14quand vous avez dit
00:54:14Florence est une ville
00:54:15en colère
00:54:16dans un pays
00:54:17qui est en colère
00:54:18ces mots là
00:54:19on les a vus
00:54:19et entendus absolument partout
00:54:21est-ce que vous êtes
00:54:22toujours aujourd'hui
00:54:23en colère ?
00:54:25non vous savez
00:54:26les mots ont un sens
00:54:27et quand je les ai prononcés
00:54:28ils avaient un sens particulier
00:54:29vous l'avez relevé
00:54:30vous les avez repris
00:54:31en plateau
00:54:32c'est donc
00:54:33je pense avoir tapé
00:54:34juste à ce moment là
00:54:36la colère
00:54:37aujourd'hui
00:54:38elle peut y être
00:54:39mais c'est plus
00:54:40une colère froide
00:54:40aujourd'hui c'est du recul
00:54:42qui est pris sur les choses
00:54:42à l'époque
00:54:44et je le disais tout à l'heure
00:54:45hors plateau
00:54:46je portais une parole
00:54:47de témoignage
00:54:48aujourd'hui je suis
00:54:48dans la peau d'un acteur
00:54:49qui a vécu la chose
00:54:50et qui maintenant
00:54:53parle avec le recul
00:54:54qui est pris sur les choses
00:54:55et sur les faits établis
00:54:57vous êtes un jeune maire
00:54:58vous aviez été élu
00:54:59vous avez été élu
00:55:00il y a à peine trois mois
00:55:01c'est votre premier mandat
00:55:02dans cette ville
00:55:03vous avez eu à affronter
00:55:06quelque chose
00:55:06d'absolument terrible
00:55:07c'est-à-dire la disparition
00:55:08puis la mort
00:55:09d'une petite fille
00:55:10de votre ville
00:55:12tout le drame
00:55:12qui s'en est suivi
00:55:13le déferlement médiatique
00:55:14aussi sur votre ville
00:55:16est-ce qu'il y a des moments
00:55:17où vous avez failli craquer ?
00:55:19non craquer non
00:55:21parce que j'ai toujours été guidé
00:55:24par cette nécessité
00:55:26de faire mon devoir
00:55:26de faire mon travail
00:55:27de mère
00:55:27et d'accompagner cette famille
00:55:29qui par sa dignité
00:55:35le recul qu'elle arrivait à prendre
00:55:36par rapport à la tragédie
00:55:37qui la frappait
00:55:39m'a galvanisé
00:55:40et m'a donné la force
00:55:41de me battre
00:55:42pour elle essentiellement
00:55:43donc vous la protégez
00:55:44cette famille
00:55:46c'est votre rôle ?
00:55:47oui je ne sais pas
00:55:47si je peux m'exprimer ainsi
00:55:49en tout cas je l'ai accompagné
00:55:50du mieux que j'ai pu
00:55:52avec coeur
00:55:52avec courage
00:55:53avec passion
00:55:55et avec foi
00:55:56alors les premières sanctions
00:55:57sont tombées
00:55:58contre une magistrate
00:55:59et deux gendarmes
00:55:59qui n'ont pas réagi
00:56:00assez rapidement
00:56:01à la plainte
00:56:01d'une autre petite fille
00:56:03Rosa
00:56:03déposée en août 2025
00:56:05BFMTV avait révélé
00:56:06cette plainte
00:56:07d'abord est-ce que ce sont
00:56:08des fusibles qui sautent
00:56:09est-ce que c'est facile
00:56:10trop facile
00:56:11de couper des têtes
00:56:12qu'est-ce que vous dites
00:56:12aujourd'hui ?
00:56:13oui c'est sans doute
00:56:14un vieux réflexe français
00:56:15que de couper des têtes
00:56:16et de s'en satisfaire
00:56:18en tout cas aujourd'hui
00:56:19ce qu'on peut voir
00:56:20et ce qu'on ressent
00:56:22nous
00:56:23depuis le terrain
00:56:24les personnes
00:56:25qui ont vécu ça
00:56:25et qui ont partagé
00:56:27le quotidien
00:56:27avec des gens
00:56:28que nous ne connaissions pas
00:56:29avant l'enquête
00:56:30le commandant de condom
00:56:31les gendarmes
00:56:33j'ai été lu
00:56:33comme vous le disiez
00:56:34en commençant
00:56:35il y a à peine deux mois
00:56:36donc je ne connaissais pas
00:56:37ces personnes-là
00:56:38j'ai découvert
00:56:39pendant l'enquête
00:56:39pendant l'enquête
00:56:40pour retrouver
00:56:40la petite Lyanna
00:56:42des personnes
00:56:43affairées
00:56:44à faire leur travail
00:56:45et essayer de bien le faire
00:56:46et pendant les cinq jours
00:56:48j'ai dit ma solitude
00:56:49au bout du quatrième jour
00:56:51de recherche
00:56:52j'ai dit la solitude
00:56:53dans laquelle j'étais
00:56:53en tant que maire
00:56:54et cette solitude
00:56:56elle a
00:56:59elle a été
00:57:02pensée
00:57:02que par la présence
00:57:03des gendarmes
00:57:04pendant quatre jours
00:57:04et ils faisaient leur travail
00:57:06donc aujourd'hui
00:57:06venir dire
00:57:07tel ou tel est responsable
00:57:09moi je ne suis pas
00:57:10ministre
00:57:10je ne suis pas
00:57:12responsable
00:57:12de quelle enquête
00:57:13administrative
00:57:14ou autre
00:57:15qui dira la vérité
00:57:16et j'en suis conscient
00:57:18mais quand même
00:57:19oui un fusible
00:57:20ce n'est pas la solution
00:57:21on le sait très bien
00:57:22il faut qu'on aille
00:57:23dans le fond des choses
00:57:23et on est là pour en parler
00:57:24je pense
00:57:25vous n'êtes pas ministre
00:57:26vous l'avez dit
00:57:26mais qu'est-ce que vous avez
00:57:27envie de lui dire au ministre
00:57:28à Gérald Darmanin ?
00:57:31j'ai envie de dire
00:57:31au gouvernement en général
00:57:32parce que je ne vais pas
00:57:33citer de ministre en particulier
00:57:34je pense qu'il y a besoin
00:57:36de faire un travail de fond
00:57:37parce que le problème
00:57:39il n'est pas sur l'affaire Liana
00:57:40il n'est pas uniquement
00:57:41sur l'affaire
00:57:42de la petite Rosa
00:57:43sur laquelle je sais
00:57:44que vous avez beaucoup
00:57:44beaucoup travaillé
00:57:45et enquêté aussi
00:57:46le problème il est en 2022
00:57:48lorsque les premières plaintes
00:57:50sont classées sans suite
00:57:52si la plainte
00:57:53n'avait pas été classée
00:57:54sans suite en 2022
00:57:55alors que déjà
00:57:56la civise existait
00:57:57toutes les choses existaient
00:57:58pour mettre en place
00:57:59les mesures nécessaires
00:58:01pour combattre
00:58:02la pédocriminalité
00:58:03si cette plainte
00:58:04n'avait pas été classée
00:58:04sans suite
00:58:05et 75% de plaintes
00:58:07classées sans suite
00:58:08je crois qu'il y a des chiffres
00:58:09qui parlent
00:58:09plus que des fusibles
00:58:10qui sautent
00:58:11on cherche des responsabilités
00:58:13individuelles
00:58:13pour se cacher
00:58:16derrière les responsabilités
00:58:17qu'on ne veut pas prendre
00:58:18aujourd'hui
00:58:19si on attaque
00:58:20les responsabilités
00:58:22individuelles
00:58:22en faisant sauter
00:58:24un commandant de gendarmerie
00:58:25mais remonter la chaîne
00:58:27voyons quelles sont les responsabilités
00:58:28jusqu'où il faut aller
00:58:28jusqu'au bout de la chaîne
00:58:29jusqu'au ministre
00:58:30jusqu'en haut
00:58:31oui
00:58:32mais monsieur le maire
00:58:33la colère que vous avez exprimée
00:58:34elle a fini par être entendue
00:58:36en tous les cas
00:58:37vous avez été reçu à l'Elysée
00:58:40si je ne me trompe pas
00:58:42un contact a été établi
00:58:45est-ce que ça vous
00:58:46votre solitude
00:58:47est-ce que vous l'avez exprimée
00:58:50au plus haut sommet
00:58:50au plus haut sommet de l'Etat
00:58:52est-ce que vous avez été surpris
00:58:53vous dites que vous êtes maire
00:58:54depuis à peine 100 jours
00:58:55est-ce que vous avez été surpris
00:58:56que personne ne vous téléphone
00:58:58au fond
00:58:59oui bien sûr
00:59:00c'est ce qui m'a fait m'exprimer
00:59:03dès les premiers jours
00:59:04et effectivement
00:59:05par la suite
00:59:06j'ai eu des contacts
00:59:07avec la présidence de la République
00:59:09qui a humanisé un peu
00:59:11on va le dire
00:59:12à nos téléspectateurs
00:59:13le chef de cabinet
00:59:13du président de la République
00:59:14qui se trouve
00:59:15qui est ancien préfet
00:59:16du Gers
00:59:17et c'est par cet intermédiaire-là
00:59:20que vous avez été contacté
00:59:21tout à fait
00:59:21il m'a contacté
00:59:22ça nous a permis
00:59:24d'avancer
00:59:25dans un rapport de confiance
00:59:26avec la présidence en direct
00:59:27pour accompagner
00:59:29premièrement la famille
00:59:29et puis pour parler
00:59:31des sujets de fond
00:59:31parce que je pense
00:59:32que c'est de ça qu'il s'agit
00:59:33mais quand Emmanuel Macron
00:59:34dans cette affaire dit
00:59:34je ne veux pas entendre
00:59:35parler de moyens
00:59:36ça vous dit quoi ?
00:59:38c'était
00:59:40avant nos échanges
00:59:41et ça me dit quoi ?
00:59:43il a avancé ?
00:59:44ça me dit que dans tous les cas
00:59:46moyen ou pas moyen
00:59:47on parle de moyen ou pas
00:59:48en moyen constant
00:59:50on priorise les choses
00:59:51quand on est responsable politique
00:59:52on priorise et on ose dire
00:59:54qu'est-ce qu'on priorise
00:59:54par rapport à quoi ?
00:59:55et si on priorise certaines choses
00:59:57ça veut dire qu'on dépriorise
00:59:58d'autres choses
00:59:58et à un moment donné
01:00:00on ne peut pas
01:00:01en permanence le voyer
01:00:03en faisant sauter des fusibles
01:00:04en espérant que
01:00:06les choses se tassent
01:00:08ou que la canicule
01:00:09prenne le relais médiatique
01:00:10c'est pas possible
01:00:11on est à 8 mois
01:00:12d'une élection présidentielle
01:00:14l'écueil dans lequel ne pas tomber
01:00:15c'est la récupération politique
01:00:17je crois que ce sujet est transversal
01:00:19ce sujet parle à tout le monde
01:00:20est-ce qu'il y a des hommes politiques
01:00:22des candidats
01:00:23d'autres formations
01:00:26en tous les cas
01:00:27d'autres politiques
01:00:27que les collaborateurs
01:00:29du président de l'Université
01:00:29qui vous ont contacté ?
01:00:30oui
01:00:31plusieurs
01:00:31c'était transversal
01:00:34je tairai leur nom
01:00:35parce que je ne suis pas là
01:00:36pour faire ma politique ce soir
01:00:38mais vraiment
01:00:40de tous les partis
01:00:40de toutes les couleurs
01:00:41de toutes les couleurs politiques
01:00:42et vous les avez tous pris au téléphone ?
01:00:44je ne les ai pas tous pris au téléphone
01:00:45à qui vous n'avez pas parlé ?
01:00:48j'ai pris leur message
01:00:49j'ai pris leurs encouragements
01:00:51je ne les ai pas tous rappelés
01:00:52pourquoi certains et pas les autres ?
01:00:54j'essaie de comprendre simplement
01:00:55parce que simplement
01:00:55parce que
01:00:56il y en avait que je connaissais personnellement
01:00:58et qui m'ont contacté amicalement
01:01:00alors je parle de politiques
01:01:02beaucoup plus locaux
01:01:03mais ce qui concerne
01:01:04les politiques nationaux
01:01:05si vous voulez
01:01:06il me semble
01:01:07il me semble évident
01:01:09que ce n'était pas le temps
01:01:10de tout mélanger
01:01:11il y avait le temps de l'affaire
01:01:12le temps d'accompagnement des parents
01:01:13puis le temps
01:01:14du débat
01:01:15de la discussion viendra
01:01:16et quand vous dites
01:01:17qu'il y a eu des tentatives
01:01:18de récupération politique
01:01:19il faut dire à nos téléspecteurs
01:01:20que vous êtes sans étiquette
01:01:23que vous venez
01:01:23des rangs des républicains
01:01:24que vous avez quitté
01:01:25je crois
01:01:26j'ai été
01:01:27vous savez
01:01:28j'ai un parcours
01:01:29un peu atypique
01:01:30je suis élevé
01:01:31dans une famille
01:01:32où la famille de ma maman
01:01:33est une famille de gauche
01:01:34la famille de mon papa
01:01:35est une famille plutôt de droite
01:01:36de centre-droite
01:01:36ça fait un enfant de
01:01:37centriste
01:01:37ça fait de moi
01:01:39un bon gaston
01:01:41vous savez
01:01:41mais au-delà de tout ça
01:01:43ça fait surtout
01:01:44quelqu'un
01:01:45qui sait que
01:01:46quand on est élevé
01:01:47dans une famille aimante
01:01:49qui ne juge pas
01:01:51ni pour ce qu'on est
01:01:52ni pour ce qu'on pense
01:01:52ni pour ce que l'on devient
01:01:54en devenant adulte
01:01:55on sait
01:01:56l'importance
01:01:57de ce qu'est
01:01:59une enfance
01:02:00aimée
01:02:01adorée
01:02:02et accompagnée
01:02:03et quand on est frappé
01:02:04de plein fouet
01:02:04comme j'ai pu l'être
01:02:05par cette affaire
01:02:06en voyant des enfants
01:02:07maltraités
01:02:08des enfants qui ne se remettront
01:02:10jamais
01:02:10en voyant des grands-mères
01:02:12de 85 ans
01:02:13qui nous écrivent des lettres
01:02:13pour nous dire
01:02:15j'ai vécu ce que
01:02:16la petite Rosa a vécu
01:02:19aujourd'hui
01:02:19j'en pleure encore
01:02:20j'ai 85 ans
01:02:21qu'est-ce qu'on fait
01:02:22est-ce qu'on se contente
01:02:24de fusibles
01:02:25est-ce qu'on rentre
01:02:26dans le détail
01:02:27en disant
01:02:27le vrai problème
01:02:28c'est le classement
01:02:29sans suite
01:02:30le vrai problème
01:02:31c'est la libération
01:02:33de la parole des enfants
01:02:35on est en train
01:02:35de libérer la parole
01:02:36des enfants
01:02:37on ne l'entend pas
01:02:38le souci est là
01:02:39il faut creuser ça
01:02:40il faut avancer
01:02:41aujourd'hui le premier ministre
01:02:42Sébastien Lecornu
01:02:43a dit qu'il était prêt
01:02:45à inscrire à l'agenda du Parlement
01:02:46à la rentrée au mois d'octobre
01:02:47la loi intégrale
01:02:48il n'a pas exactement précisé
01:02:50s'il reprendrait
01:02:50toutes ces mesures
01:02:51qui sont portées
01:02:52par les associations
01:02:53ou s'il piocherait dedans
01:02:54qu'est-ce que vous dites
01:02:56c'est une victoire
01:02:57je me méfie
01:02:58j'attends de voir
01:02:59ce qu'il y a
01:03:00avant de me prononcer
01:03:01quelle est votre position
01:03:01là-dessus
01:03:02de la même façon
01:03:03que je vous dis
01:03:04que
01:03:07ce qui est sorti hier
01:03:08ne réglera pas le problème
01:03:09une énième loi
01:03:10ne réglera pas le problème
01:03:11je crois qu'il faut
01:03:12prendre ça à la racine
01:03:13tant qu'on ne prend pas
01:03:14ça à la racine
01:03:15on n'y arrivera pas
01:03:16donc loi intégrale
01:03:17oui
01:03:17c'est quelque chose
01:03:18qu'il faut débattre
01:03:20qu'il faut avancer
01:03:21il y a des mois
01:03:21et des mois
01:03:22que ça attend
01:03:22donc oui
01:03:23il faut aller vite
01:03:24et il faut avancer
01:03:24mais au-delà de ça
01:03:26au-delà de ça
01:03:27il faut parler
01:03:30des liens
01:03:31qu'il faut faire
01:03:31entre la gendarmerie
01:03:33et la justice
01:03:34l'éducation nationale
01:03:36combien de signalements
01:03:37aujourd'hui
01:03:38restent dans les tiroirs
01:03:39de l'éducation nationale
01:03:39ça ne va pas au bout
01:03:40et combien d'instituteurs
01:03:42de professeurs des écoles
01:03:43de personnel
01:03:45de l'éducation nationale
01:03:46sont venus aussi
01:03:47porter témoignage
01:03:48en me disant
01:03:48monsieur le maire
01:03:49portez notre parole
01:03:50voilà
01:03:51aujourd'hui
01:03:51entre les victimes
01:03:52les personnels
01:03:54au contact d'enfants
01:03:56les seuls
01:03:57les seuls
01:03:58qu'on inquiète pas
01:03:59et qui ne sont
01:04:00jamais inquiétés
01:04:00ce sont les pédocriminels
01:04:02et excusez-moi de vous dire
01:04:03dans quel monde vit-on
01:04:04dans quel pays
01:04:05vivons-nous
01:04:07pour
01:04:08se laisser signaler
01:04:09par les Etats-Unis
01:04:11que monsieur
01:04:11qui vit dans le Gers
01:04:13a des problèmes
01:04:15avec ses consultations
01:04:17de vidéos
01:04:18et de pornographiques
01:04:19on est où ?
01:04:22Je voudrais
01:04:22Grégory Bobateau
01:04:23si vous le permettez
01:04:24qu'on revienne
01:04:25un peu en arrière
01:04:25ça fait quasiment un mois
01:04:27qu'aujourd'hui
01:04:28Liana a été
01:04:30enlevée
01:04:31et qu'on l'a retrouvée
01:04:31quelques jours après
01:04:32morte dans ce silo
01:04:34est-ce que vous vous souvenez
01:04:35du moment
01:04:35où on vous a annoncé
01:04:37qu'une petite fille
01:04:38de votre ville
01:04:39avait disparu
01:04:39d'ailleurs je ne sais pas
01:04:40si vous la connaissiez
01:04:41à ce moment-là
01:04:41est-ce que vous vous souvenez
01:04:42où vous étiez
01:04:43et comment on vous l'a dit ?
01:04:45Une des choses
01:04:46qui m'a permis
01:04:46de rester à ma place
01:04:47et de faire mon travail
01:04:48de maire
01:04:49c'est de ne pas avoir
01:04:51connu la famille
01:04:52de Liana avant
01:04:53et ne pas avoir connu
01:04:55la famille
01:04:55du présumé coupable
01:04:56aujourd'hui
01:04:57avant
01:04:58Ça aurait été encore plus dur
01:04:59Ça aurait été encore plus dur
01:05:00parce qu'on connaît
01:05:01les liens
01:05:01qui peuvent se lier
01:05:04dans nos villes rurales
01:05:06mais ça
01:05:08ça m'a quelque part
01:05:09aidé
01:05:09à garder la tête froide
01:05:11et à me détacher
01:05:12un peu émotionnellement
01:05:14tant que j'ai pu le faire
01:05:17de cette affaire
01:05:18Ce coup de fil
01:05:19vous vous en souvenez
01:05:20aujourd'hui ?
01:05:20Ce moment où on vous l'annonce
01:05:21qu'une petite fille
01:05:22n'est pas rentrée chez elle ?
01:05:23Mais vous savez
01:05:23ça se fait
01:05:24je suis en mairie
01:05:26on me dit
01:05:27quelque chose se passe
01:05:28les gendarmes
01:05:28viennent d'appeler
01:05:29il y a une petite fille
01:05:30qui a disparu
01:05:32les parents sont déjà
01:05:33à la recherche
01:05:35Vous comprenez tout de suite
01:05:36que c'est grave ?
01:05:37Passe la soirée
01:05:37on parle du vendredi
01:05:38après-midi
01:05:39passe la soirée
01:05:41le matin
01:05:42dans la fin de nuit
01:05:45les gendarmes
01:05:45les gendarmes
01:05:46dont on parle
01:05:46depuis hier
01:05:48nous appellent
01:05:49en demandant
01:05:49les caméras de surveillance
01:05:50de la ville
01:05:50de Florence
01:05:51parce que déjà
01:05:51l'enquête a avancé
01:05:53dès 6h du matin
01:05:54il les consulte
01:05:55il identifie le suspect
01:05:57il l'interpelle
01:05:593h après
01:06:00les choses se sont passées
01:06:01comme elles devaient se passer
01:06:02à ce moment-là
01:06:04et les fusibles
01:06:05qui sautent aujourd'hui
01:06:05ce sont les personnes
01:06:06qui ont résolu
01:06:07ces choses-là
01:06:08on ne le dit pas
01:06:09je peux le dire
01:06:10parce que je l'ai vécu
01:06:13et à ce moment-là
01:06:15je vois qu'il se passe
01:06:16quelque chose d'important
01:06:17parce que je croise le papa
01:06:18à 9h devant la gendarmerie
01:06:19et le papa me parle de sa fille
01:06:21et je comprends
01:06:21que sa fille n'a pas fugué
01:06:22je comprends qu'il se passe
01:06:23quelque chose de plus grave
01:06:23à ce moment-là
01:06:24je réunis ma cellule de crise
01:06:25la personne
01:06:26m'a chargé
01:06:27mon directeur de communication
01:06:29mon directeur de cabinet
01:06:30et mon adjoint
01:06:30à l'enfance
01:06:31évidemment
01:06:31à la petite enfance
01:06:32qui pour moi
01:06:33était essentiel
01:06:33dans la boucle
01:06:34par rapport à l'éducation nationale
01:06:36et on lance ça
01:06:38et effectivement
01:06:40on prend
01:06:41l'avance
01:06:42de ces quelques heures
01:06:43qu'on va garder
01:06:43après tout au long
01:06:44de l'affaire
01:06:46à quel moment
01:06:48vous comprenez
01:06:49parce que là
01:06:49les recherches vont commencer
01:06:51ça va durer plusieurs jours
01:06:52elles ont été suivies
01:06:52là encore
01:06:53par des médias
01:06:54du monde entier
01:06:54à quel moment
01:06:55vous comprenez
01:06:56que l'IANA
01:06:57on ne la retrouvera pas vivante
01:07:00c'est quelque chose
01:07:00que vous savez
01:07:01dès le début
01:07:02vous vous accrochez
01:07:03tout de même
01:07:03à cet espoir
01:07:03comment ça se passe ?
01:07:06à ce moment-là
01:07:08on fait tout
01:07:09pour pouvoir mettre
01:07:10à disposition
01:07:11des gendarmes
01:07:12et des forces
01:07:13de recherche
01:07:14tout ce qu'ils ont besoin
01:07:15au niveau logistique
01:07:16accompagnement
01:07:18et à la fois
01:07:19on prend en charge
01:07:20la population
01:07:20qui souhaite participer
01:07:21aux recherches
01:07:22donc le dimanche
01:07:23on fait la battue citoyenne
01:07:24on organise les choses
01:07:26du mieux que l'on peut
01:07:27et on accompagne aussi
01:07:28les groupuscules de Florentins
01:07:30qui essaient de rechercher
01:07:31les chasseurs
01:07:32les motards
01:07:33on les a tous vus
01:07:33et ces groupes de personnes
01:07:35souhaitent s'insérer
01:07:37à l'enquête
01:07:37mais ne savent pas
01:07:37comment faire
01:07:38et donc
01:07:38autant que faire se peut
01:07:40on les accompagne
01:07:40afin qu'ils n'entravent pas
01:07:41le bon déroulé de l'enquête
01:07:43et pendant qu'on fait ça
01:07:44à aucun moment
01:07:45on perd espoir
01:07:45à aucun moment
01:07:46on perd espoir
01:07:47parce que tous les espoirs
01:07:48étaient tournés
01:07:50vers le fait
01:07:50de retrouver cette petite fille
01:07:52au moment où
01:07:54on découvre
01:07:55que Liana est morte
01:07:56que son corps
01:07:57est retrouvé
01:07:57dans ce silo
01:07:58à ce moment-là
01:07:58vous avez un contact
01:07:59avec la famille ?
01:08:00à ce moment-là
01:08:01la famille est chez elle
01:08:04et moi
01:08:04en tant que mère de Florence
01:08:05on avait le contact
01:08:06avec la famille régulier
01:08:07et on s'est interdit
01:08:08d'aller chez elle
01:08:09pour pouvoir laisser
01:08:10à cette famille
01:08:11l'intimité
01:08:12dont elle avait besoin
01:08:12à ce moment-là
01:08:13donc on était là pour eux
01:08:15on restait à notre place
01:08:19et depuis ?
01:08:20on les accompagnait
01:08:21en essayant
01:08:21de parler aux médias
01:08:23régulièrement
01:08:23puisque la parole
01:08:25ne venait pas d'en haut
01:08:25il fallait bien
01:08:26qu'une parole se lève
01:08:27pour accompagner
01:08:28ça
01:08:29pour humaniser
01:08:30les choses
01:08:30parce que
01:08:31en communiquant
01:08:35simplement par communiquer
01:08:36on refroidit les choses
01:08:38et pour faire bouclier
01:08:39un peu
01:08:39c'est l'image qu'on retient
01:08:40de cette marche blanche
01:08:41avec vous
01:08:41à leur côté
01:08:44oui parce que
01:08:47à ce moment-là
01:08:48ils sont dans leur démarche
01:08:49dans leur peine
01:08:51et on n'a pas le droit
01:08:54quiconque soit
01:08:55on n'a pas le droit
01:08:56d'entrer dans leur intimité
01:08:58et dans leur démarche
01:08:59et ça
01:09:00c'est ce qui a guidé
01:09:01mes pas du premier jour
01:09:02au dernier
01:09:03et c'est ce qui continuera
01:09:04à les guider dans mes témoignages
01:09:06il y a une image
01:09:06qui a marqué beaucoup de monde
01:09:08le soir de cette marche blanche
01:09:10monsieur le maire
01:09:11quand la famille
01:09:12est venue faire un discours
01:09:14et je ne sais pas
01:09:15si on a la vidéo là
01:09:16mais cette image
01:09:17elle a bouleversé
01:09:18absolument tout le monde
01:09:19on voit que cette famille
01:09:19se tient, s'accroche
01:09:22littéralement
01:09:25vous les aviez revues
01:09:25ces images ?
01:09:32je ne les ai pas vues
01:09:33et je les ai ressentis
01:09:35au moment
01:09:35où ils l'ont fait
01:09:39mais c'est ce que j'ai ressenti
01:09:41depuis le début
01:09:41c'est-à-dire
01:09:42une solidité sans faille
01:09:44et une dignité sans faille
01:09:45comment vont-ils aujourd'hui ?
01:09:48vous me permettrez
01:09:48de garder pour moi
01:09:50les échanges que j'ai avec eux
01:09:52est-ce que je peux juste
01:09:53vous demander
01:09:53s'ils tiennent le coup ?
01:09:56ils continuent
01:09:57à être dignes
01:09:59et je continuerai
01:10:01à l'être pour eux
01:10:02on vous a vu aussi
01:10:05poursuivre votre
01:10:07toujours en colère
01:10:08notamment lorsqu'il y a eu
01:10:09les premières manifestations
01:10:10le lundi
01:10:13les rassemblements
01:10:14place Vendôme
01:10:15et devant les tribunaux
01:10:16vous êtes allé
01:10:16place Vendôme
01:10:18il me semble
01:10:19pourquoi êtes-vous venu
01:10:20et est-ce que vous avez
01:10:21l'intention de vous associer
01:10:23encore à ces mouvements
01:10:25citoyens
01:10:26féministes
01:10:26autres
01:10:27qui veulent faire bouger
01:10:28les choses ?
01:10:29je sortais du plateau
01:10:31de ces ce soir
01:10:31où je suis allé faire
01:10:32une intervention
01:10:35et sachant qu'il y avait
01:10:36cette manifestation
01:10:37vous savez
01:10:38je n'avais mis les pieds
01:10:39dans une manifestation
01:10:40avant dans ma vie
01:10:41qu'une seule fois
01:10:42en étant lycéen
01:10:43quand les manifestations
01:10:45on a manifesté
01:10:46contre Jospin à l'époque
01:10:47en 98 ou 19
01:10:48c'est pas pareil
01:10:49imaginez-vous
01:10:50ça c'est la branche
01:10:51mon rapport
01:10:52à la manifestation
01:10:52et à la vindicte populaire
01:10:54donc du coup
01:10:56je suis allé
01:10:57en ne sachant pas
01:11:00si j'allais m'exprimer
01:11:01ou pas
01:11:01parce que ce n'était pas
01:11:02mon but
01:11:02et puis j'ai traversé
01:11:04la foule
01:11:04et en traversant
01:11:07la foule
01:11:08ces femmes essentiellement
01:11:0980% de femmes
01:11:12j'ai vu nos mères
01:11:13nos grands-mères
01:11:13nos soeurs
01:11:15être là
01:11:16silencieuses
01:11:17pour la plupart
01:11:17avec évidemment
01:11:18des associations
01:11:20qui scandaient
01:11:20d'Hermanin démission
01:11:21et d'associations féministes
01:11:22qui portaient une parole
01:11:24de femmes écorchées
01:11:25de femmes blessées
01:11:28de femmes qui ont
01:11:29qui ont connu
01:11:29qui ont su ce que c'était
01:11:31que d'être blessées
01:11:32dans leur chair
01:11:33et donc on peut toujours juger
01:11:35enfin
01:11:35il faut rester à sa place
01:11:36et je suis resté à ma place
01:11:37là vous étiez à votre place
01:11:38et j'ai traversé
01:11:40cette place
01:11:40oui
01:11:42j'avais mon écharpe
01:11:43dans un sac à dos
01:11:45et arrivé au pied de la scène
01:11:46quand ils m'ont dit
01:11:46est-ce que vous voulez parler
01:11:47oui j'ai pris la parole
01:11:48pour demander l'inverse
01:11:49que ces féministes demandaient
01:11:50en disant
01:11:51je ne m'appellerai pas
01:11:52à la démission
01:11:52de qui que ce soit
01:11:53parce que déjà
01:11:54dans ma tête
01:11:55la solution
01:11:56c'était pas de faire sauter
01:11:57des fusibles
01:11:57ni gouvernementaux
01:11:59c'était d'aller au-delà
01:11:59ni chez les gendarmes
01:12:00c'était d'aller bien au-delà
01:12:01et d'essayer
01:12:02de faire tomber le mur
01:12:04qui aujourd'hui
01:12:05nous empêche
01:12:06de résoudre les problèmes
01:12:07pour les enfants
01:12:10parce que
01:12:11pendant des semaines
01:12:12on a entendu
01:12:14la disparition
01:12:15d'une petite fille
01:12:17dans un petit village
01:12:19du fin fond de la campagne
01:12:21c'était la disparition
01:12:22d'une enfant
01:12:22dans une ville du Gers
01:12:24et les mots ont un sens
01:12:25c'est une affaire
01:12:26qui a changé votre vie
01:12:29oui
01:12:29vous ne serez plus le même
01:12:32j'ai dit à la presse écrite
01:12:33l'autre jour
01:12:35quand elle m'interrogeait
01:12:37que j'avais sans doute
01:12:39perdu
01:12:41une partie
01:12:42de mon homme d'enfant
01:12:43vous savez
01:12:43cette partie
01:12:44qui fait que
01:12:45de temps en temps
01:12:46on se sent bien
01:12:47et que dans la vie d'adulte
01:12:48les choses ont un sens
01:12:50sans doute
01:12:50cette partie d'humanité
01:12:53que certains ont perdu
01:12:54avec l'exercice du pouvoir
01:12:56et je veux leur dire
01:12:59je veux leur dire
01:13:01pensez à ça
01:13:02quand vous exercez le pouvoir
01:13:04parce que
01:13:04ce qui nous manque
01:13:05c'est sans doute
01:13:05d'incarner quelque chose
01:13:07vous savez
01:13:07la 5ème république
01:13:09ne tient
01:13:10que lorsqu'il y a
01:13:12un homme au sommet de l'état
01:13:14qui tient les choses
01:13:14elle est faite pour ça
01:13:16aujourd'hui on en est où ?
01:13:18qui incarne quoi ?
01:13:19où on va ?
01:13:20et qu'est-ce qu'on veut
01:13:20comme société ?
01:13:21c'est la question je pense
01:13:22merci beaucoup
01:13:23Grégory Beaubaton
01:13:24merci d'être venu ce soir
01:13:25merci
01:13:25sur ce plateau
01:13:25vous retournez à Florence
01:13:26dans la foulée
01:13:27oui
01:13:28merci
01:13:28merci
01:13:28merci
01:13:29merci
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