- il y a 7 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00Générique
00:00:04Bonsoir, bonsoir à tous, ravis de vous retrouver.
00:00:07Nous payons déjà, nous payons déjà, c'est la déclaration surprise du jour.
00:00:10Elle est signée du ministre de l'économie Roland Lescure au sujet du péage du détroit d'Hormuz,
00:00:16celui que les Iraniens tentent d'imposer pour gagner des millions ou des dizaines de millions de dollars.
00:00:21La France est-elle en train de changer de position sur cette question du péage et pourquoi ?
00:00:24On va tenter d'y voir clair.
00:00:26Sur le terrain, l'Iran menace désormais de bloquer la mer Rouge.
00:00:29On verra comment et quelles en seraient les conséquences.
00:00:32Et puis, l'ombre de la Chine qui se rapproche du conflit avec notamment des satellites espions chinois.
00:00:37On vous expliquera quel rôle il joue déjà.
00:00:39Enfin, notre invité à 19h30, c'est la ministre de l'énergie et donc des carburants.
00:00:43Maude Bréjon qui sera avec nous.
00:00:45Sa mesure pour encadrer les marges des distributeurs provoque une levée de boucliers
00:00:49chez les principaux vendeurs de carburants en France qui la jugent totalement inefficace pour faire baisser les prix.
00:00:54Écran de fumée ou pas, elle viendra en tout cas s'expliquer sur ce plateau.
00:00:58D'abord, les images du jour.
00:00:59Elles sont signées Stéphanie Zenati et Sophie Ardé.
00:01:03La situation est toujours très tendue dans le détroit d'Ormouge.
00:01:07Le blocus américain tient.
00:01:08L'armée américaine a déployé 10 000 soldats, 12 navires de guerre et des dizaines d'avions de chasse.
00:01:15Rien ne rentre, rien ne sort des ports iraniens.
00:01:17C'est ce qu'affirment en tout cas les Américains.
00:01:19Quand on parle de barrages, ça ne veut pas dire des bateaux côte à côte.
00:01:23Simplement, la marine américaine surveille la zone.
00:01:27Tout ça se passe dans la plus grande politesse.
00:01:29Ils les refoulent, ils leur disent non, vous repartez.
00:01:31Il n'y a pas de bataille navale.
00:01:33Les Iraniens ont imposé un blocus.
00:01:36Les Américains ont imposé un contre-blocus.
00:01:39Donc blocus contre blocus.
00:01:40On s'oriente, on prépare les conditions pour négocier.
00:01:44Les négociations entre Washington et Téhéran pourraient donc reprendre d'ici 48 heures.
00:01:48C'est Donald Trump qui l'a dit.
00:01:49Je pense que c'est près de l'arrivée.
00:01:50Je pense que c'est très près de l'arrivée.
00:01:53On va voir ce qui se passe.
00:01:54Je pense qu'ils veulent faire un débat très mal.
00:01:56Nous ne sommes plus en état de guerre chaude.
00:01:59On n'échange plus des missiles.
00:02:00Donc ça veut dire que tout est prêt pour que les négociations continuent.
00:02:05Voilà donc pour les images du jour.
00:02:06Cette question à présent, la France est-elle en train de se convertir à l'idée d'un péage sur
00:02:11le détroit d'Hormuz ?
00:02:12On va en parler ce soir avec Ulysse Gosset, éditorialiste en politique internationale à BFM TV.
00:02:17Bonsoir et bienvenue avec Emmanuel Galichet.
00:02:19Bonsoir.
00:02:19Bonsoir.
00:02:20Enseignante, chercheuse en physique nucléaire avec le général Patrick Dutard.
00:02:23Bonsoir.
00:02:24Bonsoir.
00:02:24Générale de l'armée de l'air avec le vice-amiral Michel Olagara.
00:02:28Bonsoir.
00:02:28Soyez le bienvenu également.
00:02:30Ancien directeur du Centre des Hautes Études Militaires et avec Bernard Guetta.
00:02:33Soyez le bienvenu également.
00:02:34Député orientéen Renew et spécialiste de géopolitique.
00:02:38On a un petit peu de mal à comprendre précisément ce qui se passe autour de ce péage que les
00:02:43Iraniens veulent donc imposer ou imposent peut-être d'ailleurs déjà ces derniers jours.
00:02:47Hier, c'est le patron de Total, Patrick Pouyanné, qui disait mieux vaut un péage qu'une fermeture.
00:02:53Aujourd'hui, c'est le ministre de l'économie, Roland Lescure, en déplacement aux États-Unis qui semble, écoutez bien,
00:02:58qui semble lui emboîter le pas.
00:03:01Est-ce que la France est d'accord avec le fait de payer un droit de passage pour transiter dans
00:03:05le détroit d'Hormuz ?
00:03:09Nous payons déjà, tout le monde paie.
00:03:13Donc tout ce qui peut permettre au pétrole de naviguer librement est le bienvenu.
00:03:16Mais il y a une grande réserve.
00:03:23Nous pensons que les lois internationales concernant la circulation maritime doivent être appliquées.
00:03:27Il s'agit d'un détroit international, il doit être libre.
00:03:31Nous n'aimons pas l'idée d'avoir un péage dans un lieu qui devrait appartenir à nous tous.
00:03:39Bernard Guetta, nous payons déjà, tout le monde paye.
00:03:43Attendez, attendez, attendez, parce que nous payons déjà, nous, la France, ou on paye déjà ?
00:03:49Je ne sais pas que ce n'est pas clair pour moi, d'autant moins clair.
00:03:53La question est-elle, la France paye-t-elle ?
00:03:56On peut le récouter si vous voulez.
00:03:58Non, je ne sais pas.
00:03:59C'est d'autant moins clair qu'il enchaîne en disant que la circulation maritime doit être libre.
00:04:08Libre avec un péage ?
00:04:10Non, libre avec un péage, ce n'est pas libre.
00:04:12Donc je suis très surpris, d'abord, très surpris, mais aussi très réservé, très prudent.
00:04:19Mais est-ce qu'on peut réentendre le début de la phrase ?
00:04:23On le réécoute, parce qu'effectivement, ces propositions sont importantes.
00:04:26Parce que Emmanuel Macron, il y a 24 heures encore, disait l'inverse, la France n'acceptera pas ça.
00:04:31Je suis aussi surpris que peu.
00:04:32On écoute attentivement, et chez vous, vous écoutez attentivement aussi, parce que la question qui lui est posée très clairement
00:04:36est celle-ci.
00:04:39Est-ce que la France est d'accord avec le fait de payer un droit de passage pour transiter dans
00:04:43le détroit d'Hormuz ?
00:04:47Nous payons déjà, tout le monde paie.
00:04:51Donc tout ce qui peut permettre au pétrole de naviguer librement est le bienvenu.
00:04:54Mais il y a une grande réserve.
00:04:56Mais, et c'est un grand but, nous pensons que les lois internationales concernant la circulation maritime doivent être appliquées.
00:05:05Il s'agit d'un détroit international, il doit être libre.
00:05:10Nous n'aimons pas l'idée d'avoir un péage dans un lieu qui devrait appartenir à nous tous.
00:05:17Général, ça semble relativement clair, non ?
00:05:20Non, mais moi je pense que quand il dit « on paye », que tout le monde paye, ça veut
00:05:23dire que tout le monde paye le surplus des carburants en ce moment.
00:05:26C'est-à-dire que, mais pas forcément un droit de péage, je pense que c'est une...
00:05:30Il faut être clair, il faut lui demander, mais je ne pense pas du tout qu'on fasse un chèque.
00:05:35Ça, j'y crois pas pour l'instant en tout cas.
00:05:36Et moi je crois plutôt que tout le monde paye parce que tout le monde à la pompe voit le
00:05:40prix du carburant augmenter.
00:05:41Je pense que c'est ce qu'il veut dire.
00:05:42Alors peut-être qu'il n'a pas compris la question, mais la question qui lui est posée l'est
00:05:44assez clairement.
00:05:45Est-ce que la France...
00:05:45Mais il continue en disant « non, la circulation est libre », donc ça irait tout à fait dans le
00:05:50sens de cette interprétation.
00:05:52On paye déjà, tout le monde paye parce qu'on est impacté par ce bloc.
00:05:56Parce qu'on est tous impactés.
00:05:57Je trouve l'interprétation très séduisante.
00:05:59Et vous savez ce qu'on fera tout à l'heure dans quelques minutes, dans une grosse demi-heure.
00:06:03On posera la question à la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon,
00:06:05qui a dû sans doute découvrir elle aussi ses propos qui sont tombés il n'y a pas très longtemps
00:06:10dans l'après-midi.
00:06:11Et qui nous dira si, un, la France soutient désormais ce péage des Iraniens sur Hormuz.
00:06:16Et si, deux, il arrive déjà, il est arrivé déjà que des bateaux français payent pour passer ce détroit.
00:06:22Vous savez, cyniquement parlant, si c'était vrai, il ne le dirait pas.
00:06:26Vous comprenez ce que je peux dire ?
00:06:28Mais ça veut dire que c'est sans doute vrai.
00:06:29Non, pas forcément.
00:06:31Non, non, moi, je...
00:06:32Vraiment, j'adhère beaucoup à votre interprétation.
00:06:36En tout cas, ce qu'il faut rappeler, c'est que la France condamne tout péage sur le détroit d
00:06:40'Hormuz,
00:06:41comme sur toutes les voies maritimes à travers le monde.
00:06:44Ça, c'est la position très claire.
00:06:45Et d'ailleurs, la France prépare une coalition avec peut-être réunion vendredi à Paris pour préparer éventuellement une force
00:06:53internationale avec la Grande-Bretagne qui pourrait se joindre à la France pour sécuriser le détroit d'Hormuz après la
00:07:00fin de la guerre.
00:07:00Donc, ça veut dire que la France ne veut pas instaurer ou accepter un système de péage, ce qui rejoint
00:07:05la position américaine.
00:07:06Mais ce qui a déclenché le toibou, c'est la position du patron de Total hier, qui a dit...
00:07:11– Mieux vaut un péage qu'un blocage, qu'une fermeture.
00:07:14– Mieux vaut une compensation, il dit, et non pas un péage.
00:07:17– On a compris, il parlait quand même.
00:07:18– Total peut avoir des intérêts en Iran.
00:07:20– Voilà, non, mais c'est ça qui a suscité, en fait, c'est pour cela qu'on a étudié
00:07:24à la loupe les propos du ministre.
00:07:26Est-ce que ça rejoignait ce Total ou pas ?
00:07:29– Mais vous savez, je crois qu'il est très important de rappeler pourquoi il est très important de préserver
00:07:34la liberté de circulation dans le détroit d'Hormuz.
00:07:37Parce que si demain, il y avait un péage, il n'y en aurait un au détroit de Gibraltar,
00:07:40il n'y en aurait rien sur le Bosphon.
00:07:42– On va vous dire qu'il y en a déjà un canal de Suez.
00:07:46– Non, non, c'est tout à fait différent.
00:07:48C'est tout à fait différent parce que le canal de Suez a été une entreprise humaine.
00:07:53Ce n'est pas le...
00:07:54– Mais on continue de rémunérer 150 ans après.
00:07:57– Mais bien sûr, bien sûr.
00:07:59– Ce n'est pas dans les accords de convention internationale des droits de la mer à Montego Bay.
00:08:03Les Panama, Suez ne sont pas là-dedans.
00:08:05Les détroits, oui, sont très spécifiquement visés et très spécifiquement définis.
00:08:10– Il y a une différence à faire entre un détroit et un passage organisé, créé par l'homme.
00:08:15C'est tout à fait différent.
00:08:16– On va retrouver, comme tous les mercredis, Nadiel Cohn-Bendit qui est en ligne avec nous.
00:08:20Vous avez entendu, comme nous, même deux fois,
00:08:22la question posée à Roland Lescure, le ministre de l'Économie,
00:08:25et la réponse qu'il y apporte.
00:08:27Est-ce que pour vous, il y a un flou ?
00:08:30Est-ce que vous avez le sentiment que la France est en train de se...
00:08:34comment dire, de rejoindre tout doucement cette idée d'un péage ou pas ?
00:08:39– Non, alors d'abord, je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit avant.
00:08:43En fait, ce que Roland Lescure dit, c'est qu'on est en train de payer les pots cassés.
00:08:46Voilà ce qu'il voulait dire.
00:08:48Tout le monde paye parce que la fermeture du détroit fait monter les prix de l'essence et du diesel.
00:08:57Deuxièmement, ce qu'a dit le président Total est complètement inacceptable.
00:09:02Et Bernard Guetta a raison.
00:09:03Alors les Français, les Allemands et les Français et les Anglais vont dire
00:09:07pour payer la lutte contre l'immigration illégale,
00:09:12on va prendre un peu d'argent entre Douvres et Calais.
00:09:16Et puis les Marocains et les Espagnols vont dire
00:09:20on va faire la même chose avec le détroit de Gibraltar, etc.
00:09:23Tout ça, c'est du bidon, tout ça, c'est inacceptable.
00:09:27Mais vous savez, le pire, c'est que dans la manière de penser de Trump,
00:09:33qui avait déjà, rappelez-vous, il y a une semaine, parlé d'un joint venture.
00:09:38Nous faisons des affaires avec les Iraniens.
00:09:40Donc on dit, si on payait un droit à Hormuz, ça rapporte environ 90 milliards par an.
00:09:49Donc Trump, il dit 45 pour moi et 45 pour les Iraniens.
00:09:53Et là, je crois que le pire, c'est que Trump peut penser des choses comme cela.
00:09:58Mais c'est inacceptable, c'est inacceptable, il faut le refuser.
00:10:03Les maires sont libres et si cette liberté n'est pas garantie,
00:10:08mais alors c'est le commerce international qui va exploser de partout.
00:10:13Et puis les Turcs vont commencer avec les Dardanelles et le Bosphore.
00:10:17Enfin, inimaginable, inimaginable, idiot, et je ne comprends pas qu'un grand patron puisse dire autant de bêtises.
00:10:25– Inimaginable, idiot, les propos de Patrick Pouyanné vus par Daniel Konbany.
00:10:28De général, vous acquiescez, un grand patron ne doit pas parler comme ça,
00:10:32même s'il a des intérêts économiques qui sont absolument colossaux.
00:10:35– Oui, je n'ai pas le jugé, mais en tout un été, cette parole pour moi était très maladroite.
00:10:40Moi, je l'ai ressenti comme ça.
00:10:41– Maladroite.
00:10:41– Oui, j'ai dit qu'il était maladroite, on peut comprendre le côté, bien sûr,
00:10:45mais moi je l'ai ressenti de manière maladroite, ça n'engage que moi.
00:10:49– Mais si vous ne pouvez pas exporter votre pétrole quand vous êtes un pétrolier
00:10:53et qu'ensuite on vous reproche de faire augmenter le prix de l'essence à la pompe,
00:10:57qu'est-ce que vous répondez à M. Pouyanné ?
00:10:58– Non, mais il faut que le commerce soit libre, comme le dit Daniel.
00:11:03Il faut que, voilà, des règles du jeu international depuis 150 ans,
00:11:08on peut tout en mettre en cause, mais pourquoi pas bloquer le droit de Gibraltar ?
00:11:12On peut tout faire.
00:11:14– Parce que cyniquement parlant, mieux vaut mettre 2 millions de dollars
00:11:17pour faire passer un pétrolier que…
00:11:20– Comptablement, comptablement, oui, sur le coup.
00:11:23– Mais c'est très cynique.
00:11:23– Mais au niveau du droit, de la morale, on parle dans tous les sens.
00:11:27– Et puis à ce compte-là, cyniquement parlant, mieux vaut payer les mafias qui vous imposent…
00:11:33– C'était sûr que j'allais vous…
00:11:34– Bah oui, oui, j'essaye de comprendre qu'on peut gagner ça.
00:11:36– Exactement, on accepte le racket.
00:11:38– Bernard Guetta, et on peut le dire également à Daniel Cohn-Bendit,
00:11:42Donald Trump a reculé, il a changé d'avis.
00:11:45Alors certes, il a dit une première fois qu'il ferait bien une joint venture avec l'Iran,
00:11:49mais aujourd'hui, il est contre tout péage dans le détroit d'Hormuz.
00:11:53– Ce n'est pas moi qui vais vous apprendre qu'il change d'avis toutes les heures.
00:11:57– Oui, oui, c'est maintenant la position américaine.
00:11:58– Je sais, bien sûr, bien sûr.
00:11:59– Bon, je disais, on va aller dans quelques instants du côté du détroit d'Hormuz.
00:12:03Daniel Cohn-Bendit, vous voulez réagir à ce qui vient d'être dit par Ulysse Gosset ?
00:12:08– Que ce qu'a dit il y a une semaine, Trump ne vaut plus aujourd'hui,
00:12:14c'est impossible, c'est impossible.
00:12:16Dans le type de négociation, dans la manière dont il agit,
00:12:20c'est tout à fait possible.
00:12:21Et c'est pour cela qu'il n'y aura pas, je ne crois pas que les pays, mais même
00:12:30les Chinois,
00:12:31tout le monde, refuseront le péage.
00:12:33Donc, il faut arrêter, ça ne se fera pas.
00:12:36Et oui, c'est vrai, la pompe, c'est vrai.
00:12:39Il faut débloquer le détroit d'Hormuz, ça c'est vrai.
00:12:42Il faut remettre les choses en ordre, mais on ne peut pas le faire n'importe comment.
00:12:47– Il faut débloquer le détroit d'Hormuz, Daniel Cohn-Bendit,
00:12:51et il faudra peut-être aussi débloquer un jour la mer Rouge,
00:12:54général Pellistrandi, puisque les Iraniens, désormais,
00:12:57on va réviser la géographie de la région avec vous ce soir,
00:13:00puisque les Iraniens et leurs alliés dans la région
00:13:02menacent désormais de bloquer la mer Rouge.
00:13:05Expliquez-nous les enjeux militaires et économiques.
00:13:07– Alors, on va regarder cette carte pour bien resituer un petit peu
00:13:11tous ces fameux détroits.
00:13:13Alors évidemment, on parle depuis tout à l'heure,
00:13:17depuis le détroit d'Hormuz, avec l'Iran ici,
00:13:21le golfe Persique, par où transitent tous les pétroliers chargés d'hydrocarbures,
00:13:26et le golfe d'Omane, vers lequel se situe quelque part par là la flotte américaine.
00:13:31Mais il y a un autre détroit qui est extrêmement important,
00:13:34c'est le détroit de Bab-el-Manded.
00:13:35En fait, il donne entre l'océan Indien, qui est tout en bas,
00:13:39et la mer Rouge, et puis d'ailleurs, on en a parlé à l'instant,
00:13:43le canal de Suez, vers la Méditerranée et l'Europe.
00:13:46Et ce détroit de Bab-el-Manded, effectivement, c'est un élément clé,
00:13:50parce que si vous bloquez le détroit de Bab-el-Manded,
00:13:52vous bloquez la route qui va, en quelque sorte, de l'Asie vers l'Europe.
00:13:58Et en particulier, la problématique, c'est que vous avez les rebelles Houthis.
00:14:02Et les rebelles Houthis, ils sont en fait, vous savez ce qu'on appelle les proxys,
00:14:05c'est-à-dire, en fait, un des bras armés de Téhéran.
00:14:08Ils sont situés dans cette partie du Yémen.
00:14:10Et donc, régulièrement, depuis notamment le 7 octobre 2023,
00:14:14ils ont attaqué des navires de commerce qui transitaient par la mer Rouge.
00:14:20Alors, depuis le 28 février, ils ont effectué quelques tirs.
00:14:24Mais, globalement, ils ont des capacités.
00:14:27Vous avez, par exemple, ces images où, en fait, les rebelles Houthis ont été capables
00:14:31de prendre le contrôle d'un navire arrivant par hélicoptère.
00:14:36Vous voyez, ce sont, quand on dit des rebelles, ils sont très organisés.
00:14:39Et ils ont saisi ce bateau.
00:14:41Et puis après, ils vont demander, par exemple, une rançon.
00:14:44Mais ils sont même allés beaucoup plus loin, puisqu'ils ont même coulé des navires de commerce.
00:14:49Donc, les rebelles Houthis pourraient, en quelque sorte, penser, agir sur ordre de Téhéran
00:14:54pour bloquer le détroit de Bab-el-Mondel, cet accès vers la mer Rouge,
00:14:59avec un point qui est essentiel, c'est qu'au bout, il y a le canal de Suez.
00:15:02Et ce qui est très important, c'est que l'Égypte a besoin du trafic sur le canal de Suez,
00:15:07puisque dans le canal de Suez, effectivement, on paye une redevance.
00:15:10Vous voyez, vous avez ici ces images d'un cargo, d'un pétrolier qui a été coulé par les Houthis.
00:15:17Alors maintenant, il reste aussi une autre cible potentielle pour Téhéran.
00:15:22Vous savez, la problématique, c'est que le pétrole, il faut le transporter par pétrolier.
00:15:26Et donc, on a ici le terminal de Yambou, en Arabie Saoudite, avec un pipeline
00:15:31qui part, vous voyez, pratiquement de Bahreïn, et qui traverse toute l'Arabie Saoudite.
00:15:37Et là, vous pouvez charger vos pétroliers.
00:15:39Et ça peut être une cible potentielle pour Téhéran,
00:15:42parce que si vous frappez, bien sûr, le terminal de Yambou,
00:15:45vous privez beaucoup de clients d'hydrocarbures.
00:15:49Et ils l'ont déjà fait depuis le 28 février.
00:15:51Voilà les menaces qui sont autour, donc, de la région.
00:15:55– Merci beaucoup, Général Michel Lagarde.
00:15:57Il y a l'impression que les Iraniens ont déjà fermé une porte
00:16:00et qu'ils sont prêts à fermer aussi la sortie de secours
00:16:03qu'amène au canal de Suez.
00:16:05Et que ça peut continuer comme ça assez longtemps, non ?
00:16:07– Écoutez, peut-être pas si longtemps que ça,
00:16:09parce que leurs sous-traitants, comme dit M. Guetta,
00:16:12ne sont pas si nombreux que ça.
00:16:13– Les sous-traitants, c'est les outils du Yémen.
00:16:14– Ce sont les outils, c'est le Hezbollah, etc.,
00:16:16donc ce qu'on appelle les proxys.
00:16:18Parce que jusqu'à quand l'Iran peut-il soutenir
00:16:21et tenir à bout de bras les outils et le Hezbollah ?
00:16:26Nous sommes déjà encore extraordinairement surpris
00:16:28de la résistance du Hezbollah contre une armée régulière.
00:16:31Ce qui vous montre, d'ailleurs, toute la difficulté
00:16:33qu'aurait une armée régulière éventuellement américaine
00:16:36d'entamer une action de vive force sur le territoire iranien.
00:16:39Donc vous voyez déjà ce qui se passe avec Israël.
00:16:41Israël, pour qui déjà 13 morts ou 14 morts maintenant,
00:16:44c'est quelque chose de considérable.
00:16:45Donc sur l'opinion publique américaine,
00:16:48imaginez-ce que ça pourrait être une armée américaine à terre.
00:16:51Donc là, quand vous voyez la position où sont les outils,
00:16:54les outils sont au-dessus du détroit de Babel Mandeb.
00:16:58Donc c'est toute la mer Rouge qui, elle, serait une grande partie
00:17:01la mer Rouge qui pourrait être sous le feu, si vous voulez, des outils.
00:17:04Mais là, la configuration est différente.
00:17:06Il y a déjà deux opérations dans cette région-là.
00:17:09Une opération américaine avec Grande-Bretagne
00:17:12qui se permet de frapper le départ des missiles
00:17:15sur le territoire yéménite.
00:17:16Et il y a une opération Union européenne
00:17:18qui s'appelle Aspides.
00:17:19Avec des navires français.
00:17:21Un navire français, sous la direction grecque d'ailleurs,
00:17:24qui, elle, se contente, entre guillemets,
00:17:26de défendre les navires marchands en frappant les missiles
00:17:31qui sont déjà en vol.
00:17:32S'il y avait une forte menace sur le commerce international,
00:17:38et je pense qu'ils en parleront dans cette réunion,
00:17:41en visio d'ailleurs, de vendredi prochain,
00:17:43là, il y aurait une coalition beaucoup plus grande.
00:17:46Et là, pour une fois, on ferait plaisir à Trump,
00:17:48mais simplement en disant, oui, mais ça, c'est notre intérêt à tous,
00:17:52que ce soit...
00:17:53Et là, les forces seraient différentes.
00:17:54Ce qui pourrait changer les choses,
00:17:56c'est qu'actuellement, le porte-avions Bush,
00:17:58qui est parti depuis une dizaine de jours
00:18:02des côtes est des États-Unis,
00:18:04semble faire le tour de l'Afrique
00:18:06pour rejoindre ce territoire,
00:18:09le territoire de combat, si vous voulez,
00:18:11le champ d'opération.
00:18:13Et là, avec deux porte-avions,
00:18:15on pourrait peut-être, à la fois,
00:18:17surtout si la guerre n'est pas chaude avec l'Iran,
00:18:20on pourrait aussi se positionner
00:18:22pour défendre le trafic commercial contre les Houthis.
00:18:25Donc là, ça ferait beaucoup.
00:18:26Je ne sais pas si les Houthis pourraient vraiment
00:18:29beaucoup résister en ce domaine-là.
00:18:31– On va garder cette carte à l'œil.
00:18:33On voit bien, donc, ce danger éventuel du côté de la mer rouge.
00:18:36On va remonter vers le détroit d'Hormuz,
00:18:38qu'on surveille maintenant depuis plusieurs jours,
00:18:40avec ce double blocus,
00:18:42d'une part par les Iraniens au niveau même du détroit,
00:18:44d'autre part, beaucoup plus à l'est dans le golfe d'Omane,
00:18:47par les Américains.
00:18:48C'est là où se trouve la marine américaine aujourd'hui
00:18:50qui demande aux pétroliers qui tentent
00:18:52de contourner le blocus de faire demi-tour
00:18:54et de patienter, là, donc, à l'est de ce détroit d'Hormuz.
00:18:57Je voudrais vous faire entendre un document sonore
00:18:59publié aujourd'hui par le CENCOM,
00:19:00le centre de commandement américain.
00:19:03C'est un message radio envoyé par l'US Navy
00:19:06à un pétrolier qui tente, justement,
00:19:08de contourner le blocus.
00:19:09Tendez bien l'oreille.
00:19:13– Ici, la marine des États-Unis,
00:19:15blocus maritime des ports et des côtes iraniennes en vigueur.
00:19:17Tous les navires doivent immédiatement regagner le port
00:19:20ou interrompre toute route vers l'Iran.
00:19:23Ne tentez pas de franchir le blocus.
00:19:25Les navires seront arraisonnés, interceptés et saisis.
00:19:28Faites demi-tour et préparez-vous à être arraisonnés.
00:19:31En cas de non-respect, la force sera utilisée.
00:19:33Terminé.
00:19:37– Général Dutard, dans ces cas-là, on obéit.
00:19:41– Quand vous êtes une dizaine de civils qui disent
00:19:44« Écoutez, je suis pour la paix des ménages ».
00:19:47Les Américains, ils ne plaisantent pas.
00:19:49En plus, parfois, ils tirent sans préavis.
00:19:51Donc ça, c'est exactement la manœuvre que les Américains
00:19:55devaient faire et font, en fait, tout simplement.
00:19:56On appelle sur le Chanel international.
00:19:59En tout cas, c'est une fréquence particulière dans cette zone-là.
00:20:02– Oui, je suis à 13.
00:20:03– Et le Chanel 16.
00:20:04Et puis, ils appellent et disent « Les gars,
00:20:07on vous demande de rentrer chez vous
00:20:09ou de ne pas essayer de passer dans le Détroit ».
00:20:12Et là, je peux vous dire que ça exécute.
00:20:14Personne ne veut jouer au malin.
00:20:16C'est l'intérêt de personne.
00:20:17– On fait machine arrière assez rapidement.
00:20:19– Ah oui, on se contourne.
00:20:20– Pardon ?
00:20:21– Pardon, vice-amiral, vous avez déjà entendu
00:20:22ce type de message dans votre carrière ?
00:20:24– On a échangé, effectivement, avec des…
00:20:27Moi, quand j'ai commandé une petite frégate
00:20:29qui a escorté les bâtiments, les tankers français
00:20:31en 84-85 durant la guerre Iran-Irak,
00:20:34et nous tournions en rond en attendant l'arrivée des tankers
00:20:37avec une frégate iranienne et une frégate américaine.
00:20:39Alors, on se parlait de temps en temps sur Chanel 16
00:20:41puisque c'est un chenal ouvert à tout le monde.
00:20:45– C'est le canal pour les conversations un peu sérieuses ?
00:20:48– Non, non, ouverte en mer, on peut se parler,
00:20:51on sait qu'on peut toujours parler à un bâtiment sur Chanel 16,
00:20:54en particulier lorsqu'il y a danger d'abordage
00:20:56ou des choses comme ça, ou de fortune de mer.
00:20:58Donc, ce canal est ouvert, et puis ensuite,
00:21:00pour continuer la conversation,
00:21:02on gifle sur un autre canal.
00:21:05Mais, vous remarquez, il y a une chose que j'ai remarqué,
00:21:07c'est, dans le message que vous avez passé,
00:21:10c'est que tous les navires doivent respecter ce blocus.
00:21:14Or, ça n'est pas tous les navires, si j'ai bien compris,
00:21:16les navires transportant des denrées alimentaires peuvent passer, etc.
00:21:20Le message américain est beaucoup plus net et brutal,
00:21:22c'est que tous les navires doivent retourner, donc voilà.
00:21:24Alors, c'est poli, c'est bien fait.
00:21:26La seule chose que je trouve assez intéressante,
00:21:29c'est qu'il parle d'arraisonné.
00:21:31Alors, arraisonné, ça veut dire que si un navire tente de passer,
00:21:35eh bien, il y aura action de vive-force,
00:21:37il y aura prise de contrôle du bar.
00:21:38Arraisonné, c'est prise de contrôle du navire.
00:21:40– Ce qui n'est pas arrivé jusqu'à présent.
00:21:41– Ce qui n'est pas arrivé, ça m'étonnerait beaucoup,
00:21:43je rejoins le général Duterte,
00:21:44on voit mal un navire civil,
00:21:45sauf à vouloir délibérément provoquer un incident,
00:21:48ce qui là serait d'une extrême gravité,
00:21:51on voit mal un navire civil,
00:21:52ou alors un navire chinois qui arrive
00:21:54sur instruction de Xi Jinping directement,
00:21:56et qu'est-ce qu'on fait ?
00:21:58Quid là ?
00:21:59Donc, pour l'instant, c'est très net, très brutal,
00:22:02les Américains appliquent, mais vraiment strictement,
00:22:06les ordres qu'ils ont reçus,
00:22:08et pour l'instant, apparemment,
00:22:09il n'y a pas grand-chose qui passe,
00:22:11je n'ai pas connaissance de bâtiments qui soient pas.
00:22:13– Alors, il n'y a pas grand-chose qui passe,
00:22:14on a, d'après les derniers chiffres,
00:22:15une dizaine de bateaux qui ont fait demi-tour,
00:22:18après avoir reçu ce genre de message qu'on vient d'entendre,
00:22:21mais on va retrouver Boris Karlamov,
00:22:22qui est aux Émirats Arabes Unis,
00:22:24du côté d'Abu Dhabi,
00:22:25parce qu'il y a aussi des petits malins,
00:22:26en quelque sorte,
00:22:27des capitaines plus malins,
00:22:29ou moins malins d'ailleurs,
00:22:30que les autres,
00:22:30qui tentent de contourner ce blocus.
00:22:32Expliquez-nous comment ils font, Boris ?
00:22:34– Oui, absolument, Marc,
00:22:38parce qu'il y a les bateaux que l'on voit
00:22:40sur les sites de suivi du trafic maritime,
00:22:43et puis les autres,
00:22:44ceux qui ont coupé leur transpondeur,
00:22:47cette balise qui permet de suivre en temps réel
00:22:49tous les navires,
00:22:50c'est ce que l'on appelle le spoofing,
00:22:52une technique qu'utilisent de plus en plus de navires
00:22:55liés à l'Iran,
00:22:56quand ils se trouvent dans le détroit d'Hormuz,
00:22:59ou bien quand ils approchent de l'armada américaine
00:23:02dans le golfe d'Omane.
00:23:04Une technique frauduleuse
00:23:06qui consiste à falsifier de manière intentionnelle
00:23:09les messages envoyés par les navires.
00:23:12L'objectif est de perturber le suivi du trafic maritime,
00:23:16mais surtout de se faire plus discret
00:23:18à l'approche des navires américains,
00:23:21car il existe un risque d'arraisonnement
00:23:23pour tous ces navires
00:23:24qui franchiraient le blocus américain
00:23:27en vigueur depuis maintenant plus de 48 heures.
00:23:31Merci beaucoup Boris Karlamov.
00:23:32Le spoofing, comment ça s'appelle le spoofing ?
00:23:35Ça marche ça ?
00:23:36On peut couper la radio et passer entre...
00:23:38Non, non, non, c'est un répondeur,
00:23:39un transpondeur qui dit
00:23:41voilà je suis tel bâtiment,
00:23:43j'ai telle et telle caractéristique.
00:23:44C'est pour ça que votre correspondant a dit
00:23:46qu'il pouvait aussi modifier les caractéristiques.
00:23:48Ils peuvent bien sûr l'éteindre,
00:23:50mais enfin l'éteindre ça ne les fait pas disparaître
00:23:51de la surface de la mer.
00:23:53Or dans cette zone-là,
00:23:54chaque bâtiment est suivi,
00:23:55mais alors avec une précision extraordinaire,
00:23:58il faut imaginer qu'il y a pour cette région
00:24:01un système de régulation,
00:24:03de contrôle américain
00:24:04qui est considérable.
00:24:06Personne ne passe au travers des radars,
00:24:08des satellites ?
00:24:09D'ailleurs nous allons peut-être parler
00:24:11du satellite,
00:24:12soi-disant chinois,
00:24:15de...
00:24:15Alors là vous montrez une transition,
00:24:17vous lisez dans ce que j'allais dire.
00:24:19Absolument, je lis dans vos yeux.
00:24:22Alors j'y vais dans ces cas-là,
00:24:23si vous permettez.
00:24:24Oui, allons-y, parce que si on se dit
00:24:25que le satellite iranien peut tout voir,
00:24:28vous imaginez bien que toutes les forces
00:24:30de renseignement qui sont mobilisées
00:24:31de la part des Américains
00:24:33et des autres démarchés du Golfe
00:24:35qui sont mobilisées pour surveiller
00:24:37sont extraordinairement efficaces.
00:24:39Les boutres peuvent passer outre, bien sûr,
00:24:41mais bon, voilà, le reste...
00:24:42La marine applique en fait ce qu'on fait
00:24:44en aviation depuis 50 ans
00:24:46et maintenant ils le font,
00:24:48mais si vous coupez le transpondeur,
00:24:49si vous avez le radar primaire,
00:24:51ça qu'il faut, il faut un radar primaire
00:24:52qui va détecter
00:24:53et comme vous avez des radars à voie
00:24:55qui sont permanents,
00:24:56c'est des drones en fait,
00:24:57vous affichez la carte réelle,
00:25:00enfin la carte de ceux qui émettent
00:25:02ce que vous voyez actuellement
00:25:04sur une application
00:25:04et puis vous affichez la détection radar brut
00:25:09et vous comparez en fait qui est là
00:25:11et qui aimait, qui n'aimait pas.
00:25:13Alors, comme vous avez décidé
00:25:14de prendre les commandes de cette émission,
00:25:15on va effectivement parler de la Chine
00:25:17à présent et du rôle...
00:25:19Je vais vous laisser les clés bientôt,
00:25:20vice-amérale.
00:25:21Et du rôle de la Chine en ce moment
00:25:23auprès de l'Iran.
00:25:25D'abord, il y a cette déclaration
00:25:26de Donald Trump aujourd'hui
00:25:27qui dit j'ai écrit au président chinois Xi Jinping
00:25:31pour lui demander très gentiment
00:25:32de ne pas livrer d'armes à l'Iran.
00:25:35Écoutez bien le président américain.
00:25:38C'est quelqu'un qui a besoin de pétrole.
00:25:40Pas nous.
00:25:41C'est quelqu'un avec qui je m'entends très bien.
00:25:44Il vient de m'écrire une très belle lettre.
00:25:46Il a répondu à une lettre
00:25:47que je lui avais écrite
00:25:48parce que j'avais entendu dire
00:25:49que la Chine fournissait des armes à l'Iran.
00:25:51On le voit partout.
00:25:54A-t-il dit qu'il leur en fournissait ?
00:25:56Je lui ai écrit une lettre
00:25:57pour lui demander de ne pas le faire
00:25:59et il m'a répondu par une autre lettre
00:26:01disant qu'il ne le faisait pas.
00:26:03Voilà, c'est formidable.
00:26:03J'avais entendu dire qu'il livrait des armes à la Chine.
00:26:07Je lui ai écrit.
00:26:08Il m'a répondu une lettre très gentille.
00:26:09Ce n'est pas le cas.
00:26:10Fermez le rideau.
00:26:11Pas tout à fait.
00:26:12Pauline Sarafi.
00:26:13Bonsoir puisqu'on apprend
00:26:14grâce à plusieurs enquêtes de presse aujourd'hui
00:26:16que la Chine aide déjà l'Iran.
00:26:19Oui, il y a d'abord cette enquête de CNN.
00:26:21Elle révèle que la Chine se prépare
00:26:23à envoyer des systèmes de défense antiaérienne à l'Iran.
00:26:27Des Manpads, ces missiles solaires portables
00:26:30que vous voyez à l'image,
00:26:32ils sont capables d'atteindre des avions
00:26:34jusqu'à 3 voire 4 000 mètres d'altitude
00:26:37pour éviter les sanctions.
00:26:39Eh bien, Pékin ferait transiter ses armes
00:26:40par des pays tiers pour masquer leur origine.
00:26:44Deuxième élément, toujours selon CNN,
00:26:46des entreprises chinoises auraient continué
00:26:49à vendre certains composants à Téhéran.
00:26:51Des technologies utiles à l'armée iranienne,
00:26:54notamment pour produire des armes
00:26:56et améliorer ses systèmes de navigation.
00:26:58Et puis enfin, il y a cette enquête
00:27:01du Financial Times cette fois.
00:27:02L'Iran aurait utilisé un satellite espion chinois,
00:27:06son nom, le TEE-01B.
00:27:09Ce satellite, le voici.
00:27:11Il a été acheté par les gardiens de la révolution
00:27:13fin 2024, juste après son lancement par la Chine.
00:27:17Grâce à lui, eh bien l'Iran a pu cartographier
00:27:20et surveiller les bases américaines
00:27:22partout dans la région.
00:27:24Celle-ci est intéressante, celle du prince sultan
00:27:27en Arabie Saoudite.
00:27:29Je vous dis ça parce que, eh bien,
00:27:31ce satellite a survolé la zone
00:27:35le 13 et 14 mars ce dernier.
00:27:37Coïncidence, eh bien, dix jours plus tard,
00:27:40cette même base a été frappée.
00:27:42Un avion Hawax, utilisé par le renseignement américain,
00:27:46a été entièrement détruit.
00:27:48Voilà ce qui expliquerait donc
00:27:50comment la République islamique par l'intermédiaire de la Chine
00:27:54a pu cibler de manière aussi précise
00:27:57les sites stratégiques de ses ennemis.
00:27:59Cette image, merci Pauline, d'ailleurs,
00:28:00elle a été abondamment reprise par le régime iranien
00:28:02comme une preuve qu'ils étaient capables
00:28:03de frapper un peu partout.
00:28:05Je résume, l'Iran utilise un satellite espion chinois
00:28:08pour cartographier la région
00:28:10et avoir des frappes encore plus précises.
00:28:11Non, ce n'est pas ça.
00:28:13Ce qui se passe, c'est que nous,
00:28:15on vend des satellites à des pays qui nous le demandent.
00:28:17Les Chinois ont vendu un satellite à l'Iran
00:28:19qui a choisi un satellite technologie dual,
00:28:22moitié civile, moitié militaire,
00:28:23qui lui fournit des images.
00:28:25Ce n'est pas au départ la Chine
00:28:27qui a fait exprès de dominer tous les renseignements.
00:28:29C'est que l'Iran a commercé tout simplement avec la Chine
00:28:32et la Chine a dit,
00:28:33oui, bien sûr, je vais vous mettre un satellite en vol.
00:28:39Évidemment que l'Iran ne s'est pas privé
00:28:41d'aller faire des images
00:28:42sur toutes les bases du Moyen-Orient.
00:28:46Donc ça, c'est sur l'aspect satellite vendu par la Chine ?
00:28:49Sur les manpads, ce n'est pas trouvé actuellement.
00:28:52Ce serait extrêmement dangereux
00:28:53parce que là, il suffit de retrouver un manpad chinois,
00:28:57c'est-à-dire un système solaire chinois que vous détectez.
00:29:01Et là, il y avait une vraie crise à ce moment-là
00:29:04entre les Américains et la Chine.
00:29:08Et la troisième chose, par contre,
00:29:10ce que font les Chinois,
00:29:12c'est qu'ils vendent des technologies duales.
00:29:14C'est-à-dire que soit des guides à GPS,
00:29:16je rappelle qu'ils ont leur système aussi,
00:29:19non pas Starlink, mais système de GPS,
00:29:22ce qui permet éventuellement
00:29:24d'envoyer des drones avec une très grande précision.
00:29:28Et puis, ils ont un peu d'intelligence artificielle
00:29:31qu'ils peuvent mettre éventuellement sur des drones
00:29:33ou sur des systèmes.
00:29:34Donc ça, c'est effectivement un vrai sujet.
00:29:36Et la dernière chose, c'est qu'ils ont des missiles sol-mer.
00:29:39Il faut espérer qu'ils n'en ont pas vendus
00:29:41parce que ça, ça peut être extrêmement dangereux
00:29:42pour les navires.
00:29:44Je peux poser une question naïve
00:29:46parce que dans le nucléaire,
00:29:49vous avez le Nuclear Supplier Group,
00:29:52qui est le groupe des fournisseurs nucléaires.
00:29:55Et donc, il y a vraiment des réglementations très fortes.
00:29:58Et on va aller regarder toutes les technologies
00:30:02jusqu'au dernier boulon, quoi.
00:30:04Et on regarde s'il y a des pays qui sont sur une liste noire,
00:30:07et en particulier l'Iran est sur cette liste-là.
00:30:09Et donc, aucun pays n'a le droit, normalement,
00:30:13de commercer, même sur des technologies civiles et duales.
00:30:18Donc là, sur le conventionnel,
00:30:20il n'y a pas un groupe comme ça qui existe ?
00:30:22Non, ce qui se passe, c'est qu'il y a interdiction occidentale
00:30:25de vendre à la Chine certains systèmes très sophistiqués
00:30:29parce qu'on ne veut pas qu'ils utilisent dans leur armement.
00:30:32Il y a une restriction extrêmement importante.
00:30:34Par contre, la Chine, maintenant, évidemment,
00:30:35elle sait faire beaucoup de choses en matière de drones,
00:30:38en matière de batteries électriques,
00:30:40en matière de fournitures qui peuvent être utilisées
00:30:44comme des propergoles ou des systèmes pour les missiles.
00:30:47Mais actuellement, on n'a pas la preuve, en tout cas,
00:30:49contrairement à ce qui a été évoqué,
00:30:51c'est qu'il y ait des vrais missiles chinois made in China,
00:30:55en fait, qui étaient vendus à l'Iran.
00:30:57Pas encore.
00:30:58Non. Est-ce que ça veut dire, Bernard Guetta,
00:30:59je me tourne vers vous,
00:31:00que pour vous, les Chinois ont un bout d'ongle,
00:31:02un orteil, un pied dans cette guerre
00:31:04où ils s'en tiennent à l'écart en disant,
00:31:06comme le rappelait le général il y a quelques instants,
00:31:08si on retrouve un jour un de nos missiles
00:31:09avec un drapeau iranien dessus,
00:31:12ça risque de ne pas arranger d'en relation avec Donald Trump ?
00:31:14Non. Moi, je dirais que les Chinois veulent ménager
00:31:18leur relation avec le régime iranien,
00:31:21parce qu'ils se disent que si ce régime tient au bout du compte,
00:31:25ce sera toujours bien de lui avoir fait
00:31:28quelques gestes d'amitié en le soutenant.
00:31:32Mais vous savez, au-delà de tout cela,
00:31:34moi, ce qui me frappe là,
00:31:36c'est que chacune des deux parties,
00:31:38les Américains d'un côté et les Iraniens de l'autre,
00:31:41sait très bien que l'autre partie
00:31:43ne peut pas tenir éternellement.
00:31:46Et donc, il y a une surenchère verbale des deux côtés.
00:31:49Et donc, il y a des gesticulations militaires
00:31:51pour essayer, des deux côtés,
00:31:54d'intimider l'autre
00:31:56et de le faire céder dans les négociations
00:31:58qui ne sont pas complètement ininterrompues
00:32:00et qui même, apparemment, pourraient reprendre,
00:32:02dit-on, dans quelques jours par l'intermédiaire...
00:32:04Bon, quand vous avez décidé de prendre le pouvoir sur cette émission,
00:32:07on va en parler dans trois minutes.
00:32:08Ah pardon !
00:32:08– Allez-y, allez-y, continuez !
00:32:10– Par l'intermédiaire du Pakistan.
00:32:13Et donc, chacune des deux parties dit
00:32:16« Tu vas voir ce que je vais te faire,
00:32:18je vais te bloquer la mer rouge,
00:32:19je vais te faire ceci, je vais te faire cela, etc. »
00:32:22Mais...
00:32:25Qu'est-ce qu'ils visent, l'un et l'autre ?
00:32:28Intimider à la veille de la réouverture de négociations.
00:32:31Cela étant, ça peut très très bien aussi
00:32:34complètement déraper.
00:32:35Ça, on ne peut pas l'exclure, malheureusement.
00:32:38Ce n'est pas le plus probable.
00:32:38– On va en parler dans un instant des discussions.
00:32:40– Je voulais juste apporter une précision sur les satellites.
00:32:42L'Iran possède déjà en propre des satellites.
00:32:45Celui dont nous venons de parler,
00:32:46ils ne le possèdent pas.
00:32:47Ils ne l'ont pas acheté.
00:32:49Ce satellite appartient et est exploité
00:32:51par une société privée chinoise.
00:32:53Alors, privée chinoise, on peut se poser des questions.
00:32:55Donc, il achète un accès à ces images
00:32:58qui sont d'une précision bien plus grande
00:33:01que celle dont il disposait avec ses propres satellites.
00:33:03C'est-à-dire que, pour l'instant,
00:33:04c'est un satellite un peu intermédiaire.
00:33:07Il peut voir quelle est à peu près la marque d'un véhicule.
00:33:12Ce qui est déjà pas mal.
00:33:13Mais il dispose de cela.
00:33:15C'est un satellite qui n'est pas géostationnaire.
00:33:17Donc, il passe un certain nombre de fois.
00:33:19Et il faut qu'il renvoie également ces images
00:33:22à une station à terre.
00:33:24Peut-être y a-t-il une station à terre en Iran
00:33:26parce que ça rendrait la boucle beaucoup plus rapide.
00:33:29Autrement, ils sont tributaires
00:33:31d'autres systèmes satellitaires qui renvoient ces images,
00:33:34peut-être en Chine, peut-être à un tel de Chine.
00:33:36Donc, dans ce segment-là, il y a plusieurs choses.
00:33:39La qualité des images qu'ils reçoivent,
00:33:41bien meilleure que celle des satellites disposés,
00:33:44mais qui permettent effectivement de cibler
00:33:47de façon beaucoup plus précise les objectifs.
00:33:51Et il y a aussi la rapidité de ce renseignement-là
00:33:55parce que s'il arrive en live,
00:33:57ils peuvent même voir des déplacements éventuels,
00:34:01en déduire des déplacements de leurs cibles.
00:34:03Donc, il me semble que mise à disposition
00:34:07de systèmes d'images est beaucoup plus engageant
00:34:10pour le système chinois que d'avoir vendu
00:34:12une fois pour toutes un satellite à l'Iran
00:34:14et il en ferait ce qu'il voudrait.
00:34:16Là, il y a manifestement ce que l'on supposait
00:34:19venir de la part des Russes.
00:34:21Au début, je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:34:22il y a quelques jours, quelques semaines,
00:34:24on disait oui, les Russes fournisaient renseignements,
00:34:26ce qui est tout à fait possible.
00:34:27Donc, on les suspectait de fournir ces renseignements
00:34:29et on trouvait que Trump était très patient
00:34:31vis-à-vis de Poutine,
00:34:32qui fournissait des renseignements.
00:34:34Eh bien, maintenant, va-t-il continuer
00:34:36à être patient vis-à-vis de Xi Jinping,
00:34:38sachant que ces renseignements-là,
00:34:39c'est une société privée, entre guillemets,
00:34:42chinoise, qui les fournit à Lyon ?
00:34:43Et sachant aussi que les deux hommes
00:34:45doivent se retrouver en tête à tête
00:34:46les 13 et 14 mai, j'ai retenu les dates,
00:34:49puisque c'est Donald Trump et Xi Jinping,
00:34:51dans trois semaines, un mois, dans un mois.
00:34:53Les paris sont ouverts pour savoir
00:34:55si la rencontre va être repoussée ou pas
00:34:56et ça dépendra évidemment de la discussion
00:34:58d'Islamabad si elle a lieu.
00:35:00Mais c'est vrai que la Chine a considéré
00:35:02que le blocage du détroit d'Hormuz
00:35:05était un affront.
00:35:06Et c'est elle qui en paye le prix le plus élevé,
00:35:08avec 80% du passage qui lui est destiné.
00:35:11Donc, ils ne sont pas contents, les Chinois,
00:35:13mais ils ne font pas une guerre ouverte
00:35:15à Donald Trump.
00:35:15Ils préfèrent user de leurs droits de veto
00:35:17aux Nations Unies, ce qu'ils ont fait,
00:35:19et puis faire passer le message
00:35:21qu'évidemment, un accord de cessez-le-feu
00:35:23et un accord tout court est le bienvenu.
00:35:26C'est ça que veut Xi Jinping,
00:35:27c'est rétablir la circulation des navires chinois,
00:35:30en particulier dans le détroit.
00:35:31– On retourne justement à Washington,
00:35:32Axel Meunier, pour prendre les dernières informations
00:35:35sur une éventuelle reprise de ces discussions,
00:35:38de ces négociations entre les Américains
00:35:40et les Iraniens, avec un Donald Trump du jour
00:35:42plutôt optimiste, qui nous dit
00:35:44la guerre est bientôt finie et qui dit même
00:35:45les négociations pourraient reprendre d'ici deux jours.
00:35:48– Exactement, la guerre est bientôt finie,
00:35:54sauf que ce petit refrain, on l'a déjà entendu
00:35:56à de nombreuses reprises pendant ce conflit.
00:35:58Et même la première fois, c'était seulement quelques jours
00:36:01après les premières frappes des États-Unis contre l'Iran.
00:36:04Alors il faut toujours prendre avec évidemment
00:36:06beaucoup de prudence les propos du commandant-chef,
00:36:10du commander-in-chief des États-Unis,
00:36:11mais Donald Trump donne aussi quelques autres indications.
00:36:14Par exemple, il dit qu'il n'est nul besoin, selon lui,
00:36:16d'aller chercher à prolonger le cessez-le-feu
00:36:19parce qu'il pense que d'abord, il privilégie un accord
00:36:22et qu'il pense qu'il est tout à fait faisable
00:36:24en l'État dans les prochains jours, les prochaines heures.
00:36:28On voit aussi que Donald Trump diminue
00:36:29un petit peu sa rhétorique guerrière.
00:36:31Il parle par exemple du fait que les États-Unis
00:36:34pourraient très bien détruire en une heure,
00:36:37s'il le fallait, dit-il, tous les ponts
00:36:39et toutes les centrales électriques de l'Iran.
00:36:42Mais, ajoute-t-il, nous ne le voulons pas.
00:36:44Et ce que veut Donald Trump, apparemment,
00:36:47clairement, c'est effectivement un accord.
00:36:49Il dit que les négociations devraient reprendre
00:36:51très prochainement, que ça se fera au Pakistan.
00:36:54D'ailleurs, en coulisses,
00:36:56alors, il n'y a pas de confirmation officielle de cela,
00:36:58mais en coulisses, on sait que les acteurs
00:37:01des deux pays continuent à se parler
00:37:03de façon indirecte, justement, via le Pakistan.
00:37:06C'est tout simplement la preuve que Donald Trump
00:37:08semble vraiment motivé à l'idée de chercher
00:37:10une porte de sortie à ce conflit qui lui coûte cher
00:37:14politiquement et économiquement,
00:37:16et surtout, qui dure déjà maintenant
00:37:18depuis plus longtemps que ce qu'il avait promis
00:37:20au début de la guerre.
00:37:21– Merci beaucoup, Axel Monnier.
00:37:22À Washington, j'ajoute cette citation de Donald Trump
00:37:25aujourd'hui dans le texte.
00:37:26Ça, c'est pour vous, Ulysse Gosset.
00:37:28J'ai arrêté huit guerres.
00:37:29Ça, ce n'est pas nouveau, il l'avait déjà dit
00:37:30ces derniers mois.
00:37:31Bientôt une neuvième.
00:37:32– On ne prête qu'au riche.
00:37:33– La sienne, oui.
00:37:34– On ne prête qu'au riche.
00:37:35– C'est ce qui a commencé.
00:37:35– Non, mais si vous voulez,
00:37:37je pense que Trump a besoin d'un accord
00:37:39et qu'il va vraiment faire le maximum pour l'obtenir.
00:37:42Il y a une énorme manœuvre diplomatique
00:37:44qui a lieu en ce moment.
00:37:45Vous avez vu que le fameux maréchal Mounir du Pakistan,
00:37:47le maréchal préféré de Donald Trump,
00:37:49il est parti où ?
00:37:50À Téhéran.
00:37:51Et il rencontre les dirigeants iraniens,
00:37:54notamment le président du Parlement.
00:37:55Il a été accueilli, mais vraiment à bras ouverts,
00:37:57à collade, en brassade, etc.
00:37:59Donc, ils vont essayer d'arracher aux Iraniens,
00:38:01les Pakistanais, des concessions.
00:38:03Et puis ensuite, le Premier ministre irakien
00:38:06va se rendre en Arabie saoudite,
00:38:08en Turquie et au Qatar.
00:38:09Tout ça, d'ici quelques jours,
00:38:11pour revenir au Pakistan,
00:38:13avec, ils l'espèrent en tout cas,
00:38:14une proposition d'accord
00:38:15qui serait acceptable par les deux parties.
00:38:17Donc, tant que tout ce balai diplomatique
00:38:19n'a pas eu lieu,
00:38:19il n'y aura pas Pakistan version 2,
00:38:21les deuxièmes discussions ?
00:38:22Alors, ça peut commencer avant la fin du balai,
00:38:24mais, disons que pour qu'il y ait un accord,
00:38:27il faudra que le balai soit terminé.
00:38:28Il faudra qu'effectivement,
00:38:29le Premier ministre irakien,
00:38:31le chef d'état-major de l'armée irakienne
00:38:34revienne à Islamabad pour faire le point
00:38:36et proposer aux Américains
00:38:38une solution qui sera acceptable.
00:38:40On parle beaucoup,
00:38:41non pas d'un accord ou d'un échec,
00:38:43mais d'un mémorandum
00:38:44qui permettrait de gagner encore un peu de temps,
00:38:47éventuellement de prolonger le cessez-le-feu,
00:38:49en attendant mieux.
00:38:50Mémorandum qui rime avec uranium.
00:38:52Il y a autre chose.
00:38:53Emmanuel Gallichet,
00:38:54aujourd'hui,
00:38:54cette déclaration du ministre des Affaires étrangères
00:38:57iranien qui dit
00:38:58sur l'enrichissement de l'uranium,
00:39:00on ne lâchera pas.
00:39:00Nous voulons continuer à pouvoir enrichir l'uranium,
00:39:03mais le taux d'enrichissement est négociable.
00:39:07Évidemment,
00:39:07ce mot négociable qu'on a retenu aujourd'hui,
00:39:09là,
00:39:09il faut nous expliquer.
00:39:10Qu'est-ce qui est négociable
00:39:11dans un taux d'enrichissement de l'uranium ?
00:39:13On peut imaginer
00:39:14qu'il est en train de dire
00:39:16en dessous de 5%
00:39:17ou en dessous de 20%,
00:39:19nous pourrions lâcher
00:39:22et au-dessus de 60%,
00:39:23nous pourrions dire
00:39:25« Ok, nous ne le faisons plus ».
00:39:27Excusez-moi,
00:39:28ça sert à quoi d'enrichir de l'uranium ?
00:39:31Je vais prendre exprès entre les deux,
00:39:32à 50% ?
00:39:33C'est quand même pour avoir un jour une bombe, non ?
00:39:36À 50%, oui.
00:39:37Mais c'est dans plus longtemps.
00:39:37Mais c'est dans un tout petit peu plus longtemps.
00:39:39Effectivement,
00:39:39plus vous vous approchez de 90%,
00:39:42plus vous êtes à un seuil
00:39:44d'avoir une bombe assez rapidement.
00:39:46Il faut imaginer les émissaires au Pakistan,
00:39:48sans doute,
00:39:49dans les jours qui viennent.
00:39:49Il y en a un qui va partir de 5%,
00:39:51c'est presque du nucléaire civil,
00:39:53c'est moins que ça.
00:39:54L'autre qui va dire
00:39:55« Moi, je pars à 90%
00:39:56et on va tirer chacun la corde
00:39:57d'un côté ou de l'autre. »
00:40:00C'est ça, l'un des enjeux ?
00:40:02Je pense que l'enjeu,
00:40:03vraiment,
00:40:03là, on parle sur le taux d'enrichissement,
00:40:05l'enjeu,
00:40:06c'est vraiment les vérifications.
00:40:08La confiance a été rompue
00:40:10depuis très longtemps
00:40:11entre les deux équipes,
00:40:12entre les Américains et les Iraniens.
00:40:14Et donc, il faut qu'il y ait
00:40:16dans la négociation
00:40:18quelque chose
00:40:19qui permette la vérification
00:40:21et donc que les experts de l'AEA
00:40:22puissent retourner sur place
00:40:24et vérifier chacune
00:40:25des points,
00:40:27des bullet points,
00:40:28on va dire,
00:40:29qu'il y aura dans le traité.
00:40:31Oui, dans le traité.
00:40:32Vous savez, les Iraniens viennent
00:40:33de remettre sur la table
00:40:35la proposition de deal
00:40:37que leur ancien ministre
00:40:39des Affaires étrangères,
00:40:40M. le Tarif,
00:40:41avait mise sur la table
00:40:42il y a déjà maintenant
00:40:43presque trois semaines,
00:40:44qui est lever des sanctions économiques
00:40:47contre un abaissement drastique,
00:40:50spectaculaire,
00:40:51et évidemment,
00:40:52des mesures de contrôle
00:40:53du taux d'enrichissement.
00:40:55ce qui permettrait
00:40:56à Trump
00:40:57de dire
00:40:58« Ouais, ouais, ça y est,
00:40:59c'est formidable,
00:41:00je les ai empêchés
00:41:02de se doter
00:41:04d'une bombe »
00:41:05et ce qui permettrait
00:41:07aux Iraniens,
00:41:08pour le plus grand
00:41:09des plaisirs
00:41:10des Israéliens,
00:41:11de consolider
00:41:12leur régime
00:41:13parce que la levée
00:41:14des sanctions économiques,
00:41:15ce serait
00:41:15la consolidation du régime.
00:41:17Et il y a une autre modalité
00:41:18qui a été envisagée,
00:41:19c'était
00:41:19ne plus enrichir
00:41:21pendant cinq ans,
00:41:22ce qui était la demande
00:41:23des Iraniens,
00:41:24ne plus enrichir
00:41:25pendant 20 ans,
00:41:25ce qui était la demande
00:41:26des États-Unis.
00:41:27Ce qui est quand même
00:41:29assez surprenant
00:41:30puisque jusqu'à présent,
00:41:31Trump avait dit
00:41:31« Plus jamais d'enrichissement,
00:41:33lui ».
00:41:33Donc, il y a
00:41:34deuxième concession.
00:41:35Ensuite,
00:41:35il ne faut pas oublier
00:41:36que les liens de Téhéran
00:41:38avec le Pakistan
00:41:39sont quelque chose
00:41:40d'assez particulier.
00:41:41Le Pakistan
00:41:42est une puissance nucléaire
00:41:43proliférante.
00:41:44Elle a aidé,
00:41:45en particulier,
00:41:46la Corée du Nord
00:41:47à se doter
00:41:48de l'arme nucléaire.
00:41:48Alors,
00:41:49pourquoi ne le ferait-elle pas
00:41:52avec l'Iran ?
00:41:53Que ce soit
00:41:53un chef d'État-major
00:41:54des armées,
00:41:55parce qu'on sait
00:41:55où le pouvoir
00:41:56est à peu près
00:41:56aux mains des armées
00:41:57au Pakistan quand même,
00:41:58que ce soit
00:41:59le chef d'État-major
00:41:59des armées
00:42:00qui soit lui-même
00:42:01l'homme de confiance,
00:42:02curieusement,
00:42:04de Trump
00:42:04qui négocie avec Téhéran,
00:42:06alors que le Pakistan
00:42:08est inféodé à la Chine,
00:42:10la Chine soutient
00:42:11le Pakistan
00:42:12parce qu'auparavant,
00:42:13la Russie soutenait l'Inde.
00:42:14Enfin,
00:42:14ça commence à être compliqué,
00:42:16l'Inde qui se détache
00:42:16de la Russie maintenant,
00:42:17mais il n'empêche
00:42:17que les liens
00:42:19Pakistan, Corée du Nord,
00:42:21Chine,
00:42:22éventuellement Téhéran
00:42:23font un ensemble
00:42:24qui me paraît
00:42:25extraordinairement explosif.
00:42:26Et j'ajoute
00:42:27au tableau,
00:42:28parce qu'on n'en a pas parlé
00:42:29depuis tout à l'heure,
00:42:30on est allé loin,
00:42:30on est allé du côté
00:42:31de la Chine,
00:42:32il y a le Liban également,
00:42:34l'Iran exige
00:42:35pour pouvoir reprendre
00:42:36le cycle de négociation
00:42:37à cesser le feu
00:42:38au Liban,
00:42:39c'est-à-dire qu'Israël
00:42:40stoppe son bombardement
00:42:41qui vise d'après Israël
00:42:43le Hezbollah.
00:42:44On va retrouver Nicolas Poincaré
00:42:45qui est justement
00:42:45à Tel Aviv ce soir.
00:42:47Où est-ce qu'on en est
00:42:48ce soir de l'hypothèse
00:42:49d'un cessez-le-feu ?
00:42:51Est-ce que Benyamin Netanyahou
00:42:52est prêt à retenir
00:42:54son bras désormais ?
00:42:57Eh bien,
00:42:58il y a à l'heure
00:42:59où on parle
00:42:59une réunion
00:43:00très très importante
00:43:01qui a commencé
00:43:01à Jérusalem.
00:43:03Benyamin Netanyahou
00:43:04a réuni son conseil,
00:43:06son cabinet de sécurité
00:43:07avec autour de lui
00:43:08ses principaux ministres
00:43:09et les principaux chefs militaires,
00:43:11chefs des agences
00:43:12de renseignement
00:43:12avec,
00:43:13à l'ordre du jour,
00:43:14un cessez-le-feu
00:43:15avec le Hezbollah
00:43:17entre Israël
00:43:17et le Hezbollah.
00:43:18Un cessez-le-feu
00:43:19dont on a d'abord
00:43:20entendu parler
00:43:20cet après-midi
00:43:21par les Libanais
00:43:23et en particulier
00:43:24par le Hezbollah
00:43:25à travers une télévision
00:43:26qui lui est très proche
00:43:27qui s'appelle
00:43:27Al-Mayadine
00:43:28et qui a annoncé
00:43:29qu'un cessez-le-feu
00:43:30allait intervenir
00:43:31cette nuit
00:43:32et entrer en vigueur
00:43:33pour une semaine.
00:43:34Dans un premier temps
00:43:35pas du tout
00:43:35de confirmation
00:43:36côté israélien
00:43:37même au contraire
00:43:38des propos assez belliqueux
00:43:39et martiaux
00:43:40du chef d'état-major
00:43:41des armées
00:43:41du grand patron
00:43:42de Tzal
00:43:43jusqu'à l'annonce
00:43:44tout à l'heure
00:43:45de cette réunion
00:43:45à 20h
00:43:46avec au programme
00:43:47l'étude
00:43:48de ce possible
00:43:49cessez-le-feu
00:43:50qui interviendrait
00:43:50dès à présent
00:43:52dès cette nuit
00:43:52et pour une semaine
00:43:53au minimum.
00:43:55Ce qui apparaît
00:43:56c'est que
00:43:56ce sont les Etats-Unis
00:43:58qui ont fortement
00:43:59fait pression
00:44:00sur les Israéliens
00:44:01pour accepter
00:44:02ce cessez-le-feu
00:44:03à la demande
00:44:04des Libanais
00:44:05parce que
00:44:05la poursuite
00:44:06des combats
00:44:07au sud-Liban
00:44:08et au nord d'Israël
00:44:09est un obstacle majeur
00:44:11à un éventuel
00:44:12accord beaucoup plus large
00:44:13entre les Etats-Unis
00:44:14et les Iraniens.
00:44:15Nicolas Poincaré
00:44:15Benjamin Danan
00:44:16merci beaucoup
00:44:17on suivra évidemment
00:44:18avec vous
00:44:19la situation
00:44:19du côté de Tel Aviv
00:44:20Nicolas Poincaré
00:44:21disait
00:44:22Donald Trump
00:44:23a fait pression
00:44:24sur Benjamin Netanyahou
00:44:25mais l'Iran
00:44:26a fait pression
00:44:26sur le Hezbollah
00:44:27qui il y a quelques ans
00:44:28encore
00:44:28tirait des roquettes
00:44:29sur l'Israël
00:44:29exactement
00:44:30et le Hezbollah
00:44:32annonce sa volonté
00:44:33on peut le croire
00:44:35ou ne pas le croire
00:44:36mais annonce sa volonté
00:44:38d'organiser un cessez-le-feu
00:44:40si on est optimiste
00:44:41est-ce qu'on n'est pas loin
00:44:42d'un alignement de planètes ?
00:44:45oui oui
00:44:45je suis optimiste
00:44:46j'entends le silence
00:44:47je reprends ma question
00:44:49c'est une feuille de cible
00:44:51il y a un problème institutionnel
00:44:52aux Etats-Unis
00:44:53c'est que
00:44:54cet état de guerre
00:44:55doit passer devant le Congrès
00:44:56au bout de 60 jours
00:44:58on s'approche des 60 jours
00:44:59extensibles éventuellement
00:45:00à 90
00:45:01donc Trump
00:45:02est pressé aussi
00:45:03ce qui est en sa défaveur
00:45:04dans la négociation
00:45:05parce que
00:45:06normalement
00:45:06alors il se refranchit
00:45:07souvent des règles institutionnelles
00:45:08on peut lui en faire crédit
00:45:10mais il doit passer
00:45:12devant le Congrès
00:45:12or en ce moment
00:45:13le Congrès reflète
00:45:15l'opinion publique américaine
00:45:16qui semble n'être pas
00:45:17tout à fait d'accord
00:45:18avec cette guerre
00:45:18et les Iraniens le savent
00:45:19et je retiens le long silence
00:45:21de trois secondes
00:45:21quand je vous ai dit
00:45:22est-ce qu'il y a peut-être
00:45:22un alignement de planète
00:45:23vers un cessez-le-feu
00:45:25ou plus
00:45:26non mais c'est pas impossible
00:45:27c'est pas impossible
00:45:27mais on va rester
00:45:28extrêmement prudents
00:45:29c'est loin d'être certain
00:45:30merci beaucoup
00:45:31à tous les cinq
00:45:32d'être venus ce soir
00:45:32sur ce plateau
00:45:33on va recevoir à présent
00:45:34la porte-parole du gouvernement
00:45:36qui est également
00:45:36ministre chargé de l'énergie
00:45:37et qui dit énergie
00:45:39dit carburant
00:45:40c'est Maude Bréjon
00:45:41qui nous rejoint
00:45:42à présent
00:45:43bonsoir Madame la porte-parole
00:45:45je vous laisse vous installer
00:45:46évidemment on va parler
00:45:48du projet de gouvernement
00:45:49d'encadrer les marges
00:45:50des distributeurs
00:45:51qui rend fou furieux
00:45:52d'ailleurs tous les distributeurs
00:45:53depuis hier
00:45:55je voudrais d'abord
00:45:56vous entendre précisément
00:45:57sur ce qu'a dit
00:45:59Roland Lescure
00:45:59aujourd'hui
00:46:00le ministre de l'économie
00:46:02au sujet du détroit d'Hormuz
00:46:03on a cru comprendre
00:46:05à ses propos
00:46:05qu'il ouvrait la voie
00:46:06à ce que la France
00:46:07accepte l'idée d'un péage
00:46:09sur ce détroit d'Hormuz
00:46:10pour être parfaitement clair
00:46:11ce soir avec vous
00:46:13je ne sais pas si vous avez
00:46:13entendu ses propos
00:46:14je vous propose
00:46:14qu'on les écoute
00:46:16avec la question
00:46:17qui lui est posée
00:46:18pour qu'il n'y ait pas
00:46:18de place aux doutes
00:46:18et avec sa réponse
00:46:19en anglais
00:46:20parce qu'il parlait
00:46:21à Washington
00:46:22traduit par les soins
00:46:23de BFM TV
00:46:26Est-ce que la France
00:46:27est d'accord avec le fait
00:46:28de payer un droit de passage
00:46:30pour transiter
00:46:30dans le détroit d'Hormuz ?
00:46:34Nous payons déjà
00:46:35tout le monde paie
00:46:36donc tout ce qui peut
00:46:39permettre au pétrole
00:46:40de naviguer librement
00:46:41est le bienvenu
00:46:41mais il y a une grande réserve
00:46:48nous pensons que les lois
00:46:49internationales concernant
00:46:50la circulation maritime
00:46:51doivent être appliquées
00:46:52il s'agit d'un détroit
00:46:53international
00:46:54il doit être libre
00:46:57nous n'aimons pas l'idée
00:46:58d'avoir un péage
00:46:58dans un lieu
00:46:59qui devrait appartenir
00:47:00à nous tous
00:47:02Est-ce que la France
00:47:05est d'accord pour un péage
00:47:06on paye déjà
00:47:07tout le monde le fait
00:47:08c'est une boulette
00:47:08ou c'est un changement
00:47:09de position de la France ?
00:47:10Non nous ne sommes pas d'accord
00:47:11et il y a de toute évidence
00:47:12de l'incompréhension
00:47:13dans l'interprétation
00:47:14des propos de mon collègue
00:47:15Roland Lescure
00:47:16nous sommes évidemment
00:47:17comme nous l'avons toujours été
00:47:19opposés à tout paiement
00:47:20de droit de passage
00:47:21de droit de douane
00:47:23nous sommes favorables
00:47:24et nous défendons
00:47:25la libre circulation
00:47:26dans le détroit d'Hormuz
00:47:27hors de toute contrainte
00:47:29encore une fois
00:47:29droit de douane
00:47:30ou droit de passage
00:47:30il n'en est pas question
00:47:32ce que dit Roland Lescure
00:47:33c'est qu'on paie en réalité
00:47:36déjà
00:47:36que les français
00:47:37paient en réalité
00:47:38déjà que notre économie
00:47:39paie en réalité
00:47:40déjà les conséquences
00:47:42de ce qui se passe
00:47:43dans le détroit d'Hormuz
00:47:43Il peut avoir un moment
00:47:44de fatigue
00:47:45un moment de mauvaise
00:47:46traduction dans son oriente
00:47:47mais ce n'est pas du tout
00:47:48la question qui lui est posée
00:47:49vous nous confirmez
00:47:50ce soir
00:47:51la position ne change pas
00:47:52c'est celle d'Emmanuel Macron
00:47:53la position de la France
00:47:54n'a pas changé
00:47:55il est hors de question
00:47:56pour nous
00:47:57de payer un droit de passage
00:47:58pour une raison simple
00:47:59c'est parfaitement contraire
00:48:01au droit international
00:48:02Mais quand Patrick Pouyanné
00:48:03le patron de Total
00:48:05dit
00:48:05c'était également
00:48:06à Washington
00:48:07il y a quelques heures
00:48:08mieux vaut un péage
00:48:09qu'une fermeture
00:48:11qu'est-ce que vous lui répondez
00:48:12nous vous interdisons
00:48:13de payer ce péage
00:48:14au détroit d'Hormuz ?
00:48:15Patrick Pouyanné
00:48:17parle de là où il est
00:48:18nous ce qui nous importe
00:48:20c'est un
00:48:21de faire respecter
00:48:22le droit international
00:48:23et deux
00:48:23de contribuer
00:48:24à libérer le détroit d'Hormuz
00:48:25le plus rapidement possible
00:48:27et de la manière la plus pacifique
00:48:28possible
00:48:29Mais la France déconseille
00:48:30à ces entreprises
00:48:31interdit à ces entreprises
00:48:32de payer ?
00:48:33Mais aujourd'hui
00:48:34en tout état de cause
00:48:35il n'y a pas de bateau
00:48:35de navire qui circule
00:48:37et donc
00:48:38notre position
00:48:39elle est extrêmement simple
00:48:40et c'est la position française
00:48:42nous n'acceptons pas
00:48:44de payer
00:48:44des droits de passage
00:48:45encore une fois
00:48:46parce qu'on doit
00:48:47défendre
00:48:48ce droit international
00:48:50sauf à ce que cela
00:48:51puisse nous emmener très loin
00:48:52et donc nous nous refusons
00:48:53évidemment à ça
00:48:53et elle est assez
00:48:55pardonnez-moi
00:48:55notre position
00:48:56elle est constante
00:48:57sur tous les sujets
00:48:58depuis le début
00:48:58de ce conflit
00:48:59Oui à l'exception
00:49:00de ces propos
00:49:00de Roland Lescure
00:49:01vous votre précision
00:49:03ce matin
00:49:03qui est utile
00:49:06avouez que les propos
00:49:07de Roland Lescure
00:49:08laissaient une place
00:49:09Il y a de la compréhension
00:49:10parce qu'il n'a jamais
00:49:12été question
00:49:12jamais
00:49:13pour nous
00:49:14de payer des droits de passage
00:49:15ou des droits de douane
00:49:16dans le détroit d'Hormuz
00:49:17le président de la République
00:49:18s'est exprimé sur X
00:49:20encore hier
00:49:21sur le sujet
00:49:21avec une position
00:49:22d'une grande constance
00:49:24donc voilà
00:49:25il y a probablement
00:49:26peut-être de l'incompréhension
00:49:27de la question
00:49:28ou dans sa réponse
00:49:29voilà
00:49:30en tout état de cause
00:49:30je vous donne la ligne
00:49:32Les Français
00:49:33ils ne sont pas les seuls
00:49:34s'inquiètent évidemment
00:49:35de la situation
00:49:36au Moyen-Orient
00:49:37et des conséquences
00:49:38que ça a déjà
00:49:38sur leur vie quotidienne
00:49:39Sondage et Lab
00:49:40aujourd'hui pour BFM TV
00:49:419 Français sur 10
00:49:42s'inquiètent
00:49:43de ce que ça change
00:49:44déjà dans leur vie quotidienne
00:49:45est-ce qu'ils ont raison
00:49:46de s'inquiéter ?
00:49:47En tout cas
00:49:48je le comprends
00:49:49évidemment
00:49:49ça fait plusieurs semaines
00:49:51maintenant que ce conflit dure
00:49:52nous avons toutes et tous
00:49:53et on le voit
00:49:54sur BFM TV
00:49:55chaque jour
00:49:55les yeux rivés
00:49:56vers le Moyen-Orient
00:49:58nous sommes dans un conflit
00:49:59qui est extrêmement incertain
00:50:02avec des prix
00:50:02qui sont profondément volatiles
00:50:05et beaucoup de Français
00:50:06n'ont pas d'autre choix
00:50:07que d'aller faire le plein
00:50:08à la station service
00:50:09beaucoup d'entreprises
00:50:10n'ont pas d'autre choix
00:50:11que de subir
00:50:11cette hausse du carburant
00:50:13c'est pourquoi
00:50:14nous avons fait le choix
00:50:15depuis le début du conflit
00:50:16d'aider d'abord
00:50:17les secteurs
00:50:18les plus exposés
00:50:19avec des mesures
00:50:20extrêmement ciblées
00:50:21qui ont un coût
00:50:22de 70 millions d'euros
00:50:24on entend les arguments
00:50:25du gouvernement
00:50:25qui sont contestables
00:50:26si on n'est pas d'accord
00:50:27avec vous
00:50:27on ne peut pas baisser
00:50:28la TVA
00:50:29comme le réclame
00:50:30le Rassemblement National
00:50:31ça coûterait trop cher
00:50:32on ne peut pas bloquer
00:50:33les prix
00:50:33comme le réclame
00:50:36les insoumis
00:50:36mais est-ce que vous ne pensez pas
00:50:37que le risque
00:50:39c'est que ça finisse
00:50:39comme les gilets jaunes
00:50:40c'est-à-dire qu'en essayant
00:50:43de tenir le budget
00:50:45ça finisse
00:50:46avec un chèque
00:50:46encore plus gros
00:50:47à la fin
00:50:47les gilets jaunes
00:50:48de mémoire
00:50:48c'était 17 milliards d'euros
00:50:50à la fin
00:50:51là on est à 70 millions
00:50:53il n'y a pas plus aujourd'hui
00:50:54je crois que le rapprochement
00:50:55entre ce qu'on a vécu
00:50:56pendant les gilets jaunes
00:50:57et ce qu'on vit aujourd'hui
00:50:59et je pense que c'est
00:51:00deux situations
00:51:01qui sont quand même
00:51:01très différentes
00:51:02les prix sont bien plus élevés
00:51:03aujourd'hui
00:51:03oui mais les ressorts
00:51:04me semblent
00:51:05très différents
00:51:07nous on fait le choix
00:51:08encore une fois
00:51:08d'être ciblés
00:51:09pour aider les secteurs
00:51:10économiques
00:51:10qui sont les plus exposés
00:51:11parce que derrière
00:51:12ce qui est en jeu
00:51:13ce sont les emplois
00:51:14et ce sont les salaires
00:51:15des gens qui travaillent
00:51:16dans ces secteurs
00:51:17les pêcheurs en sont
00:51:18un excellent exemple
00:51:19on pense que c'est
00:51:20la réponse la plus efficace
00:51:22et la plus respectueuse
00:51:24des finances publiques
00:51:25et c'est vrai
00:51:26quand vous êtes au gouvernement
00:51:27peut-être moins
00:51:28que quand vous êtes
00:51:28dans l'opposition
00:51:29vous ne pouvez pas
00:51:30vous permettre
00:51:31d'avoir un discours
00:51:32populiste
00:51:33on doit à la fois
00:51:33dire la vérité
00:51:34sur les chiffres
00:51:35et les chiffres
00:51:36c'est un déficit
00:51:37qu'on doit maintenir
00:51:38à 5%
00:51:38c'est déjà beaucoup
00:51:39pour cette année
00:51:39et en même temps
00:51:41on aide les entreprises
00:51:42les secteurs
00:51:43les plus exposés
00:51:43et on continuera à le faire
00:51:45vous savez que c'est des aides
00:51:45qui ont été annoncées
00:51:46pour le mois d'avril
00:51:48si la situation
00:51:49venait à perdurer en Maine
00:51:51nous ne lâcherons pas
00:51:52les secteurs économiques
00:51:53les plus exposés
00:51:53une question concrète
00:51:54Maud Bréjon
00:51:55il y a ces 70 millions
00:51:56qui sont pour les professions
00:51:57les plus menacées
00:51:58vous avez cité
00:51:58les pêcheurs
00:51:59les agriculteurs
00:52:00ça fait plusieurs semaines
00:52:01maintenant que le gouvernement
00:52:02explique qu'il va y avoir
00:52:03une mesure pour les gros rouleurs
00:52:05ceux qui doivent prendre
00:52:06leur voiture
00:52:07pour aller travailler
00:52:07sans être pour autant
00:52:09pêcheurs
00:52:09où il faut remplir le chalutier
00:52:11ou autre
00:52:12elle arrive quand
00:52:12cette mesure ?
00:52:13on adapte la situation
00:52:15en tant que possible
00:52:15et on ne maîtrise pas
00:52:16la suite du conflit
00:52:18au Moyen-Orient
00:52:19ce qui va se passer
00:52:20sur les coûts de pétrole
00:52:20mais là ça fait presque 50 jours
00:52:22et beaucoup de gens disent
00:52:23on va faire le plein
00:52:25aujourd'hui pour aller travailler
00:52:26ça devient très compliqué
00:52:26on voit que les choses évoluent
00:52:27depuis plusieurs jours
00:52:28quand même
00:52:29au Moyen-Orient
00:52:30on voit qu'il y a des discussions
00:52:31qui ont lieu
00:52:32la France est très impliquée
00:52:33encore une fois
00:52:34pour travailler à la désescalade
00:52:35avec les relations diplomatiques
00:52:37que l'on mène
00:52:38et impliquer évidemment
00:52:39pour libérer aussi vite
00:52:40que possible
00:52:41le détroit d'Ormousse
00:52:41parce que c'est la vraie réponse
00:52:42qui permettra aux Français
00:52:44de payer
00:52:44c'est quand même
00:52:46la réponse structurelle
00:52:47qui permettra
00:52:48au prix de descendre
00:52:49à la pompe
00:52:50sur les gros rouleurs
00:52:50est-ce qu'il y a
00:52:51un calendrier d'annonce ?
00:52:52on ne s'interdit rien
00:52:53je n'ai pas d'annonce
00:52:53à vous faire aujourd'hui
00:52:54on ne s'interdit rien
00:52:55on continue à aider
00:52:56les secteurs exposés
00:52:57il faut quand même rappeler
00:52:58que les pêcheurs
00:52:59c'est 20 centimes par litre
00:53:00en moins
00:53:00les transporteurs
00:53:01c'est aussi 20 centimes par litre
00:53:02s'il y a besoin
00:53:03d'aller plus loin
00:53:04parce que le conflit dure
00:53:05parce que ça s'enlise
00:53:07parce que ça devient trop dur
00:53:08on sera aux côtés des Français
00:53:10qui travaillent
00:53:11et qui en ont le plus besoin
00:53:12mais aujourd'hui
00:53:13on est dans une situation
00:53:14où on doit être
00:53:15je le dis
00:53:16vigilant
00:53:16avec les finances publiques
00:53:18parce que c'est l'argent
00:53:19du contribuable
00:53:20et en même temps
00:53:21adapter des dispositifs
00:53:22parce qu'on sait
00:53:22que c'est difficile pour beaucoup
00:53:23Raphaël Grabli
00:53:24nous a rejoint
00:53:24pour évoquer une mesure
00:53:26proposée par le gouvernement
00:53:27aujourd'hui
00:53:27bonsoir Raphaël
00:53:28c'est l'encadrement
00:53:29des marges
00:53:30des distributeurs
00:53:31les Leclerc, Carrefour
00:53:33Intermarché
00:53:33et autres
00:53:34vous avez réussi
00:53:35Maude Bréjean
00:53:35avec cette mesure
00:53:36à tous vous les mettre à dos
00:53:37depuis hier
00:53:39expliquez-nous pourquoi Raphaël
00:53:40Injuste
00:53:41inapplicable
00:53:41illégal
00:53:42c'est trois mots
00:53:43qui sont repris en cœur
00:53:44par la grande distribution
00:53:45qui étrille votre idée
00:53:47d'encadrer ces marges
00:53:48sur la vente de carburant
00:53:49alors injuste pourquoi
00:53:50parce que selon eux
00:53:51elle se trombe de cible
00:53:52notamment pour Dominique Schielcher
00:53:54le patron de coopérative
00:53:55U ce matin
00:53:56sur France Inter
00:53:57sur France Info
00:53:58ce sont les raffineurs
00:53:59qui font de la marge
00:54:00pour lui
00:54:00ceux qui transforment
00:54:01le pétrole en carburant
00:54:03pas les stations-service
00:54:04surtout en temps de crise
00:54:06écoutez-le
00:54:08quand il y a un moment
00:54:09de tension comme celui-là
00:54:10tout le monde
00:54:11se compare au quotidien
00:54:13et veut avoir le prix
00:54:13le plus bas
00:54:14pour ne pas perdre ses clients
00:54:15donc on gagne souvent
00:54:16encore moins
00:54:17dans ces phases-là
00:54:18donc le sujet
00:54:19n'est pas chez nous
00:54:20et chez les raffineurs
00:54:21Alors il y a un autre patron
00:54:22qui est en colère
00:54:23Michel Edouard Leclerc
00:54:24pour lui
00:54:24les distributeurs
00:54:26risquent d'être contraints
00:54:27de vendre à perte
00:54:28ce qui est à ses yeux
00:54:29illégal
00:54:30et puis votre idée
00:54:31elle est jugée inutile
00:54:33par Thierry Cotillard
00:54:34le patron d'Intermarché
00:54:35pour lui
00:54:36elle vise à limiter
00:54:37des marges
00:54:38qui sont déjà inférieures
00:54:40à cette limite
00:54:41toujours pour la même raison
00:54:42la concurrence
00:54:43écoutez-le
00:54:43il était sur le plateau
00:54:44de BFM TV
00:54:45il y a quelques instants
00:54:46J'ai envie de vous dire
00:54:47on n'a pas attendu
00:54:48le gouvernement
00:54:48pour faire notre métier
00:54:49de commerçant
00:54:49c'est-à-dire qu'on le fait
00:54:51même pas parce qu'il nous le demande
00:54:52c'est parce qu'on sait
00:54:53C'est votre intérêt
00:54:54Mais oui c'est notre intérêt
00:54:55et c'est la demande
00:54:56de nos consommateurs
00:54:57donc bien évidemment
00:54:58aujourd'hui il faudrait être fou
00:55:00pour être à 5-6 centimes
00:55:01en tout
00:55:01Donc ça sert à rien
00:55:02c'est illégal
00:55:03c'est un peu du vent
00:55:04cette mesure-là
00:55:05Il faut que chacun
00:55:06se calme et respire un bon coup
00:55:09nous n'avons pris
00:55:10aucune décision
00:55:11il faut expliquer aux français
00:55:12qu'il y a des travaux
00:55:13qui sont menés
00:55:14et qui ont été transmis
00:55:17pour consultation
00:55:18et parmi ces travaux
00:55:19il y a effectivement
00:55:20un décret
00:55:20qui vise à étudier
00:55:21la possibilité d'encadrer
00:55:23les marges pour les distributeurs
00:55:24Il n'y a aucune décision
00:55:25C'est pas une annonce
00:55:26du gouvernement ?
00:55:26Aucune décision
00:55:27n'a été prise
00:55:28Donc là on nous demande
00:55:29de revenir sur une décision
00:55:30que nous n'avons pas prise
00:55:31Vous avez quand même soumis
00:55:33Le message
00:55:33il est assez simple
00:55:34et on le dit depuis le début
00:55:36il faut que les baisses
00:55:38soient répercutées
00:55:39aussi vite
00:55:40que les hausses
00:55:41l'ont été
00:55:41Est-ce que c'est le cas aujourd'hui ?
00:55:43Est-ce que c'est le cas aujourd'hui ?
00:55:44Aujourd'hui
00:55:45le prix du baril
00:55:46n'a pas suffisamment descendu
00:55:47pour qu'on soit en mesure
00:55:49de mesurer
00:55:49pour qu'on puisse mesurer
00:55:51des baisses
00:55:52importantes à la pompe
00:55:53mais on sera extrêmement vigilant
00:55:55et ce décret
00:55:55c'est un outil
00:55:57qui
00:55:59le cas échéant
00:56:00si on n'observait pas
00:56:01de baisses
00:56:02suffisamment importantes
00:56:03alors même
00:56:04que le cours du baril diminue
00:56:07c'est un outil
00:56:07qu'on pourrait utiliser
00:56:08pour contraindre
00:56:10l'encadrement des marges
00:56:11C'est un outil
00:56:11qui au maximum
00:56:13fera baisser
00:56:13d'un ou deux centimes
00:56:15Qu'est-ce que sont les marges ?
00:56:16Aujourd'hui
00:56:16on ne peut pas aller
00:56:17au-delà des marges
00:56:18La meilleure façon
00:56:19de s'en sortir
00:56:20intelligemment
00:56:21collectivement
00:56:22c'est de travailler
00:56:23ensemble
00:56:23gouvernement
00:56:24distributeur
00:56:25c'est ce qu'on fait
00:56:26depuis le départ
00:56:27les distributeurs
00:56:28n'ont pas affiché
00:56:29de hausse indu de marge
00:56:30nous l'avons contrôlé
00:56:31nous leur demandons
00:56:33de répercuter
00:56:33les baisses
00:56:35aussi vite
00:56:36que les hausses
00:56:37ont été répercutées
00:56:37c'est du bon sens
00:56:39et là encore
00:56:39c'est de la justice
00:56:40pour les français
00:56:41et moi ce que je souhaite
00:56:42c'est qu'on n'ait pas besoin
00:56:43d'aller jusqu'à la promulgation
00:56:45de décrets
00:56:46comme celui
00:56:46qu'on vient d'évoquer
00:56:47mais qu'on travaille
00:56:49encore une fois
00:56:50avec justice
00:56:51avec éthique
00:56:52avec bon sens
00:56:52je crois que beaucoup
00:56:53y sont prêts
00:56:53donc tant mieux
00:56:54allons-y comme ça
00:56:55La grande distribution
00:56:56elle vous a fait
00:56:56une contre-proposition
00:56:59dans tous les médias
00:57:00parce qu'ils sont venus
00:57:01à peu près partout
00:57:02parler depuis hier
00:57:03ils disent
00:57:04plutôt que d'encadrer
00:57:05les marges
00:57:06on voit que ça ne marche
00:57:07pas forcément
00:57:07il faudrait suspendre
00:57:09provisoirement
00:57:09ce qu'on appelle
00:57:10les CEE
00:57:11les certificats
00:57:12d'économie d'énergie
00:57:13qui financent
00:57:14par ailleurs
00:57:14la transition énergétique
00:57:16la rénovation
00:57:17des bâtiments
00:57:18pendant quelques jours
00:57:19ou quelques semaines
00:57:19ça permettrait
00:57:20de faire baisser
00:57:20en prenant l'argent
00:57:21de ces CEE
00:57:22de 15 centimes
00:57:23les prix à la pompe
00:57:24est-ce que vous êtes prêt
00:57:25à le faire
00:57:25ou est-ce que vous dites
00:57:26pas question ?
00:57:27Ce n'est pas de l'argent
00:57:27que l'État touche
00:57:29C'est pas ce que j'ai dit
00:57:30Bien sûr mais je le précise
00:57:31pour vos téléspectateurs
00:57:32c'est des contributions
00:57:34obligatoires
00:57:35des énergéticiens
00:57:36contributions
00:57:37qui financent
00:57:38effectivement
00:57:38de la transition énergétique
00:57:40et très concrètement
00:57:41c'est changement
00:57:42de mode de chauffage
00:57:42pour les Français
00:57:43c'est le passage
00:57:44de véhicules thermiques
00:57:45à un véhicule électrique
00:57:46et on ne peut pas dire
00:57:47le matin
00:57:48il faut sortir
00:57:49des énergies fossiles
00:57:50c'est 60%
00:57:51de notre consommation
00:57:52c'est insoutenable
00:57:53ça nous rend dépendants
00:57:54des pays du Moyen-Orient
00:57:55d'Algérie
00:57:56de Russie
00:57:56et des Etats-Unis
00:57:57et en même temps
00:58:00débrancher des aides
00:58:00qui visent à accompagner
00:58:02les Français
00:58:02dans cette transition
00:58:03pour financer
00:58:04des énergies fossiles
00:58:05on voit bien
00:58:06que tout ça
00:58:06est incohérent
00:58:07donc c'est non
00:58:08très clairement
00:58:09pour répondre
00:58:09à Michel-Édouard Leclerc
00:58:10nous on dit que
00:58:11le financement
00:58:12de cette transition énergétique
00:58:13c'est ce qui protégera
00:58:13durablement
00:58:14les Français
00:58:15des futures crises
00:58:16parce qu'il y aura
00:58:16d'autres crises énergétiques
00:58:17c'est pas la dernière
00:58:18et la meilleure façon
00:58:20d'y être protégée
00:58:21c'est d'avoir opéré
00:58:22cette transition énergétique
00:58:23c'est d'être moins dépendant
00:58:24du gaz
00:58:24c'est d'être moins dépendant
00:58:25du pétrole
00:58:25pendant que vous parliez
00:58:26on a vu apparaître
00:58:27la carte d'Europe
00:58:30en vert
00:58:30ce sont tous les pays
00:58:31qui ont mis en place
00:58:32des aides globales
00:58:34et en rouge
00:58:34c'est nous
00:58:36moi je crois
00:58:37encore une fois
00:58:37chacun fait ce qu'il veut
00:58:39je crois encore une fois
00:58:40que la bonne réponse
00:58:40c'est d'aider
00:58:41les secteurs économiques
00:58:42touchés
00:58:43pour ne pas mettre
00:58:43en difficulté
00:58:44des entreprises
00:58:44et pour ne pas mettre
00:58:45en difficulté
00:58:46des emplois
00:58:46et c'est en même temps
00:58:47tenir un discours
00:58:48de vérité
00:58:49rappelez-vous
00:58:49les discussions
00:58:50qu'on a eues
00:58:50sur le budget
00:58:51en fin d'année dernière
00:58:52on a passé des semaines
00:58:54et des semaines
00:58:54à discuter
00:58:55autour de ce budget
00:58:56comment est-ce qu'on trouve
00:58:57des économies
00:58:58où va l'argent
00:59:00on arrive à la fin
00:59:01avec 5% de déficit
00:59:02et ça c'est l'argent
00:59:03des français
00:59:03il faut bien comprendre
00:59:04que l'argent
00:59:05qu'on dépenserait
00:59:06aujourd'hui
00:59:06dans des chèques
00:59:07universels
00:59:08non ciblés
00:59:09qui coûteraient
00:59:10des milliards d'euros
00:59:10c'est de l'argent
00:59:12que les français
00:59:12paieraient demain
00:59:13par leurs impôts
00:59:14et qu'on n'aurait pas
00:59:15les moyens de dépenser
00:59:16pour l'école
00:59:17pour la santé
00:59:18ou pour la sécurité
00:59:18et donc
00:59:19quand on est en responsabilité
00:59:21effectivement
00:59:22on doit gérer
00:59:23les comptes de l'État
00:59:24c'est pas facile
00:59:25c'est pas facile
00:59:26quand il y a un déficit
00:59:27à 5%
00:59:27et qu'on traverse une crise
00:59:28mais pourtant
00:59:29c'est nécessaire
00:59:30et ça a de la valeur
00:59:31à l'avenir
00:59:31il nous reste une minute
00:59:32pour évoquer
00:59:33le sujet
00:59:33qui a déchiré
00:59:34la classe politique
00:59:35depuis le début
00:59:35de la semaine
00:59:35le 1er mai
00:59:37il y avait encore
00:59:38une réunion
00:59:38aujourd'hui même
00:59:39question toute simple
00:59:40est-ce que les boulangers
00:59:41et les fleuristes
00:59:43pourront ouvrir
00:59:44le 1er mai
00:59:44sans recevoir une amende
00:59:45ce que je peux vous dire
00:59:46c'est que le premier ministre
00:59:47met tout en oeuvre
00:59:48pour trouver une solution
00:59:50effectivement
00:59:50ce sera ma réponse
00:59:52effectivement
00:59:52pour les commerces
00:59:54de proximité
00:59:54pour les fleuristes
00:59:55pour les boulangers
00:59:57des 7 années
00:59:57ou pas des 7 années ?
00:59:58encore une fois
00:59:59je ne peux pas
01:00:00m'engager devant vous
01:00:01parce qu'il y a
01:00:02des solutions
01:00:03et des discussions
01:00:04qui sont à l'étude
01:00:05si on prend un peu
01:00:06de recul
01:00:06si on prend un peu
01:00:07de recul
01:00:08moi je suis assez
01:00:09attristée
01:00:09de voir
01:00:11avec quelle ampleur
01:00:12ma famille
01:00:13il y a eu des propos
01:00:14d'une violence
01:00:15incroyable
01:00:15Maude Bréjon
01:00:16après le recul
01:00:16du gouvernement
01:00:16sur le 1er mai
01:00:18j'en cite deux
01:00:19si vous le permettez
01:00:20et que ceux
01:00:21qui ont des oreilles
01:00:21un peu chassent
01:00:21se les bouchent
01:00:22pendant 10 secondes
01:00:23car l'olive
01:00:24député de votre camp
01:00:24vous nous pissez dessus
01:00:25Guillaume Casbarian
01:00:27ancien ministre
01:00:27député
01:00:28la gauche et les syndicats
01:00:29tiennent le gouvernement
01:00:29par les couilles
01:00:31oui en fait
01:00:32ce qui est dramatique
01:00:33là-dedans
01:00:34c'est qu'on est
01:00:34globalement
01:00:35d'accord sur le fond
01:00:37que ce soit
01:00:38bah si
01:00:38je vais vous expliquer
01:00:39que ce soit
01:00:40les députés EPR
01:00:41ou le gouvernement
01:00:42ou le Premier ministre
01:00:43on est d'accord
01:00:44pour dire qu'il y a
01:00:45aujourd'hui des gens
01:00:45qui sont dans une zone grise
01:00:46qui travaillent déjà
01:00:47le 1er mai
01:00:48et qu'il faut aménager
01:00:49cette zone grise
01:00:49pour leur permettre
01:00:50de travailler
01:00:50quand ce sont des commerçants
01:00:52encore une fois
01:00:52de proximité
01:00:54boulangers
01:00:55fleuristes
01:00:55le Premier ministre
01:00:56a estimé
01:00:57et à juste titre
01:00:58qu'il y avait besoin
01:00:59d'un peu de discussion
01:01:00et d'un peu de temps
01:01:01donc il peut y avoir
01:01:02des différences de méthode
01:01:03on est d'accord
01:01:04sur le fond
01:01:05et je trouve que l'ampleur
01:01:05que ça a pris
01:01:06ces derniers jours
01:01:07est honnêtement
01:01:08un peu démesurée
01:01:09Merci beaucoup
01:01:09Maude Bréjon
01:01:10Julia Mech
01:01:10vous bouchez les oreilles
01:01:12pendant que je rappelais
01:01:12les propos de quelques-uns
01:01:13des députés
01:01:13vous pouvez enlever
01:01:14les doigts
01:01:15pour nous donner le sommaire
01:01:16du 20h
01:01:17bonsoir
01:01:18Bonsoir Marc
01:01:18bonsoir à tous
01:01:19ce soir notre invité
01:01:20à 20h40
01:01:20Michel Polacco
01:01:21spécialiste des questions
01:01:22de défense
01:01:23on a beaucoup de questions
01:01:23à lui poser
01:01:24sur ces milliers d'hommes
01:01:25envoyés en renfort
01:01:26en ce moment
01:01:26dans le golfe
01:01:28ou sur la menace
01:01:29de l'Iran
01:01:29de verrouiller
01:01:30la mer rouge
01:01:31et puis à 20h20
01:01:32Gilles Kepel
01:01:32le régime iranien
01:01:33va-t-il s'incliner
01:01:34alors qu'une reprise
01:01:39et à tous
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