- il y a 11 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 Minutes.
00:00:13Ça grimpe encore et ce n'est pas fini.
00:00:15La canicule, la fournaise même, s'installe sur une bonne partie de la France.
00:00:19Il va faire jusqu'à 39 degrés par endroit.
00:00:22Voilà ce que dit ce soir Météo France.
00:00:23Les records tombent par dizaines, les records de température ce soir, par centaines même.
00:00:27On va être à vos côtés ce soir, bien sûr, sur le terrain avec ceux qui sont encore au travail,
00:00:32ceux qui rentrent à la maison.
00:00:34BFM vous accompagne ce soir.
00:00:36Les infos, toutes les prévisions, c'est dans un instant.
00:00:38On parlera aussi de ce regain de tension au Moyen-Orient
00:00:40puisque l'Iran accuse les États-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu
00:00:45après des frappes américaines la nuit dernière.
00:00:47Quelles conséquences sur la guerre ?
00:00:49Quelles conséquences sur les négociations ?
00:00:50On recevra Bruno Tertrait pour en parler.
00:00:53Et puis l'invité de 60 Minutes ce soir, c'est le bras droit de Jean-Luc Mélenchon,
00:00:56Manuel Bompard, le coordinateur national des Insoumis.
00:00:59Que feraient les Insoumis, par exemple, sur la crise des carburants,
00:01:02s'ils étaient analysés ?
00:01:03D'abord, les images du jour, cette canicule du mois de mai.
00:01:06Un peu partout en France, images signées Raphaël Redon et Manuel Abraune.
00:01:11La canicule et la vague de chaleur qui se renforcent encore aujourd'hui.
00:01:15Épisode inédit dans l'Ouest.
00:01:17On a battu des records.
00:01:19Il y a toujours six départements qui sont en vigilance orange.
00:01:24Ce que l'on vit, c'est exceptionnel.
00:01:26Chaque journée est historique en ce moment.
00:01:28On dépasse les 34, 35, parfois 36 en ressenti.
00:01:36Le corps, il en prend un coup aussi.
00:01:37C'est sûr qu'on n'est pas habitués.
00:01:38On était en plus de la semaine dernière et puis on se retrouve en short-t-shirt.
00:01:42Et cette chaleur qui tue déjà.
00:01:44Au moins sept décès liés à la chaleur, selon le gouvernement.
00:01:48Des cas de noyade, on en dénombre au moins cinq.
00:01:50Et des décès liés à la forte chaleur lors de compétitions sportives.
00:01:55Les populations vulnérables, elles souffrent d'ores et déjà de cette chaleur.
00:01:59Et ce n'est pas fini.
00:02:01Jeudi et vendredi, on pourrait localement atteindre les 38, 39, voire 40 degrés vers la Nouvelle-Aquitaine.
00:02:07Plus les jours passent, plus la vague de chaleur est intense et évidemment durable.
00:02:13Et BFM TV vous accompagne donc ce soir encore dans cette canicule de printemps.
00:02:18Puisque c'est sans doute le nom qu'il faut lui donner.
00:02:21On va vous donner les dernières prévisions dans quelques instants.
00:02:23On va faire le tour de France à vos côtés ce soir direction Bordeaux.
00:02:27Tout d'abord c'est Marine Mulsay qui nous attend du côté de la gare Saint-Jean de Bordeaux.
00:02:31Avec les Bordelais, les Girondins qui rentrent d'une journée de travail et qui rentrent à la maison maintenant.
00:02:38Oui c'est ça.
00:02:39Ici il fait encore 33 degrés et il va faire chaud encore toute la nuit.
00:02:43On ne devrait pas passer en dessous de 20 degrés avant 5h du matin.
00:02:47Et donc ici je me trouve avec Christophe qui a pris le train qui était à Toulouse.
00:02:51Et Christophe vous me disiez vous avez eu chaud dans le train là pour revenir.
00:02:53Ah oui en effet il fait très chaud actuellement.
00:02:56Oui 33-34 degrés donc oui dans le train.
00:03:00Même si c'est climatisé il fait relativement chaud oui.
00:03:02Et là vous allez faire comment cette nuit ?
00:03:04C'est quoi vos astuces pour lutter contre la chaleur ?
00:03:06J'ai la chance là je vais à l'hôtel donc ça devrait être climatisé.
00:03:10Mon astuce c'est la clim.
00:03:12Et on est un peu en dehors du centre-ville donc on est sur Mérignac.
00:03:16Donc il devrait faire un peu moins chaud.
00:03:18Et quand on travaille la journée est-ce que vous sentez que ça pèse sur votre organisme la chaleur ?
00:03:24Oui oui surtout quand on est devant des ordinateurs il fait vite très très chaud.
00:03:29Donc heureusement qu'on a des bureaux qui sont climatisés parce que sinon en effet c'est compliqué.
00:03:36Écoutez merci Christophe et bon courage.
00:03:38Vous avez de la chance avec la clim parce que ici à partir de demain midi la Gironde passe en
00:03:44alerte orange canicule.
00:03:4736 degrés sont attendus à Bordeaux.
00:03:49Merci beaucoup Marine Mulchette.
00:03:50Ça c'était les situations du côté de Bordeaux.
00:03:51On file maintenant bien plus au nord à Laval avec Saskia Jeunier du Binskiv.
00:03:56Là Saskia vous êtes vous avec des gens qui travaillent, qui sont obligés de travailler.
00:04:00Ceux qui travaillent dans la restauration.
00:04:02Bonsoir.
00:04:04Oui bonsoir.
00:04:05Alors je suis à Laval avec Jean-Marie Mirou qui est cuisinier dans cette pizzeria.
00:04:10Alors dehors la température est à 32 degrés mais à l'intérieur devant les fours elle grimpe bien au-dessus
00:04:15de cette température.
00:04:17J'imagine que pour vous c'est compliqué.
00:04:18Est-ce que vous pouvez me décrire un peu vos conditions de travail en ce moment ?
00:04:20En cuisine il fait entre 35 et 40 degrés.
00:04:25Et puis c'est vrai que dans les gros moments de rush c'est compliqué à gérer avec la chaleur
00:04:30ambiante.
00:04:30Du coup on s'hydrate assez régulièrement.
00:04:37Et puis dans les moments de calme on n'hésite pas à aller prendre l'air ou à se refroidir
00:04:42le visage de temps en temps.
00:04:45J'allais vous demander, ça doit être compliqué là, comment on s'adapte ?
00:04:48Parce qu'en plus la canicule est arrivée très vite sans prévenir.
00:04:50Comment on s'adapte rapidement ?
00:04:52Avec le changement de température soudain puisqu'on est passé de 20 à une trentaine de degrés d'un coup.
00:04:58Le changement il s'est fait assez vite et puis on a été pris de court.
00:05:03Et puis on a des clims et puis on s'hydrate assez régulièrement.
00:05:11On essaie de boire entre 1 litre et 2 litres d'eau entre les services.
00:05:15Merci beaucoup et bon courage pour les prochains jours puisque la canicule continue.
00:05:20Le département de la Mayenne a été placé en vigilance orange pour demain aussi.
00:05:24Merci beaucoup Saskia.
00:05:25On a ce soir 13 départements qui sont placés en vigilance orange pour cette canicule.
00:05:29Des dizaines d'autres sont en vigilance jaune.
00:05:32On va en parler tout de suite avec tous nos invités et nos spécialistes.
00:05:35Anthony Ferry, journaliste météo et climat à BFM TV.
00:05:38Bonsoir.
00:05:38Margot de Frouville, chef du service santé puisqu'on parle beaucoup de santé.
00:05:42Des conseils également pour passer cet épisode.
00:05:45Soyez là bienvenue.
00:05:45Aurel Getsch, bonsoir.
00:05:46Médecin, consultant BFM TV et François Gemmène, bonsoir.
00:05:50Bonsoir.
00:05:51Chercheur à l'université de Liège, membre du GIEC et professeur à HEC.
00:05:55D'abord cette canicule, on en parlait déjà hier, qui s'installe, qui se durcit.
00:06:01Les températures ont encore monté d'un cran aujourd'hui.
00:06:03On a des centaines et des centaines de records de température battus pour un 26 mai.
00:06:07Alors deux informations tout à fait, Marc.
00:06:09La première, vous en parliez le nombre de records.
00:06:11402, pour être tout à fait précis, 402 records de chaleur mensuels pour un mois de mai.
00:06:16On a donc été battus ce mardi.
00:06:18Je vous en donne vraiment quelques-uns pour vous montrer vraiment l'ampleur de ce phénomène.
00:06:22Alors déjà, les records de température minimales, c'est-à-dire la température la nuit.
00:06:26Elle n'est pas descendue en dessous de 21,9 degrés à Nantes.
00:06:30Le précédent record, c'était 20,8.
00:06:33Et c'était quand, Marc ? C'était hier.
00:06:35Et puis ensuite, un autre exemple, cette fois, de température maximale.
00:06:38Eh bien, c'est par exemple les 34,4 degrés qui ont été relevés aujourd'hui au Mans.
00:06:42Le précédent record, Marc, c'était 33,3.
00:06:45Et c'était quand ? Eh bien, hier aussi.
00:06:47Ce mardi est tout simplement la journée la plus chaude jamais enregistrée en France pour un mois de mai.
00:06:52Mais ce record pourrait être battu dès demain.
00:06:55Je lis ce qu'a écrit Météo France aujourd'hui.
00:06:57C'est un épisode exceptionnel, historique et inédit.
00:07:00On a l'impression que même les prévisionnistes de Météo France n'ont plus les mots pour définir ce qu
00:07:05'on vit en ce moment.
00:07:06Eh bien, ce qui est inédit, c'est déjà effectivement l'intensité de ces températures.
00:07:11On a déjà connu des périodes effectivement en France où il a fait par exemple 33 degrés à Paris au
00:07:15mois de mai.
00:07:16Mais déjà, ces températures effectivement sont inédites.
00:07:18Mais ce qui est vraiment exceptionnel et historique, eh bien, c'est la durée justement de cette période de vagues
00:07:24de chaleur.
00:07:25On peut vraiment parler de ce terme, de vagues de chaleur.
00:07:28C'est ça vraiment qui est historique, c'est sa durée, c'est quasiment une semaine.
00:07:30On n'a jamais vu ça aussi précocement en France en mai.
00:07:35Pourquoi, François Gemmène, il fait aussi chaud aussi tôt dans l'année ?
00:07:39Et quel lien avec le réchauffement ou le bouleversement climatique ?
00:07:42Alors, on sait qu'un des effets du réchauffement climatique sur la France et globalement sur l'Europe,
00:07:47ça va être effectivement d'accentuer les phénomènes extrêmes.
00:07:50Et donc, en ce qui concerne les vagues de chaleur, on va avoir des vagues de chaleur qui vont être
00:07:54plus fréquentes,
00:07:55qui vont être beaucoup plus intenses, notamment dans leur durée,
00:07:58et surtout qui vont arriver beaucoup plus tôt, vers le mois de mai, potentiellement vers le mois d'avril,
00:08:03et qui vont également se produire beaucoup plus tard, jusqu'à septembre, octobre.
00:08:07Alors, ce phénomène-ci, c'est ce qu'on appelle en météo un dôme de chaleur,
00:08:10donc de l'air chaud qui va être piégé sur une zone géographique.
00:08:13Et évidemment, il va être amplifié par le changement climatique.
00:08:18Et ce qui est très frappant...
00:08:19Je vous pose une question qui n'est absolument pas une question de climato-sceptique.
00:08:22On va en parler d'ailleurs tout à l'heure des climato-sceptiques.
00:08:25Mais est-ce qu'on est sûr à 100% que ce n'est pas normal ?
00:08:27Que ce n'est pas juste quelque chose qui arrive tous les 100 ans ou tous les 1000 ans qui
00:08:30nous arrive cette année ?
00:08:31Alors, ça pourrait être un événement isolé.
00:08:34Et certains vont dire, on a déjà connu par le passé des grandes chaleurs dans les années 20, dans les
00:08:38années 40.
00:08:39On a toujours connu ça.
00:08:40Certains vont relativiser en disant, c'est juste un petit coup de chaud, ça va passer.
00:08:44Ce qui est vraiment inédit, et on l'a rappelé, c'est l'ampleur effectivement de cette vague de chaleur
00:08:50qui va durer longtemps, qui arrive très tôt.
00:08:53Et puis, c'est une branche de la climatologie qu'on appelle la science de l'attribution
00:08:57qui par la suite pourra dire si tel ou tel phénomène extrême est ou non lié au changement climatique.
00:09:03Bien entendu, il est impossible au moment où nous parlons de relier un phénomène extrême,
00:09:09comme celui-ci en particulier, au changement climatique.
00:09:12Par contre, on sait que le changement climatique...
00:09:13C'est l'accumulation.
00:09:14C'est l'accumulation, bien entendu.
00:09:16Pour donner un exemple qui parlera sans doute aux téléspectateurs,
00:09:19on sait qu'il y a un lien très fort entre le tabagisme et le cancer des poumons.
00:09:24Mais ce n'est pas parce qu'on a un cancer qu'on a forcément fumé, et l'inverse.
00:09:27Exactement, nous connaissons tous des grands fumeurs qui sont morts écrasés par un bus,
00:09:30et à l'inverse, des gens qui ont fait un cancer du poumon alors qu'ils n'ont jamais touché
00:09:33une cigarette.
00:09:33Et le docteur Gage, à vos côtés, acquiesce à ce diagnostic.
00:09:38Le gouvernement nous dit aujourd'hui, l'épisode caniculaire est certainement le premier d'une série cette année.
00:09:44Est-ce que c'est parce qu'on a une canicule dès le mois de mai,
00:09:47qu'on va forcément en avoir plein d'autres cette année, ou ça n'est pas lié ?
00:09:53En tout cas, ça peut être un signe qui laisse présager d'un terrain potentiel
00:10:00apte à de nouvelles canicules au fur et à mesure des mois, en l'occurrence cet été.
00:10:04C'est probable.
00:10:05Après, on n'est pas encore assez proche de la saison estivale
00:10:09pour dire avec certitude s'il y aura ou pas une canicule.
00:10:12En tout cas, ce que je peux rajouter aux propos de François Gemmène pour l'illustrer,
00:10:16c'est qu'entre 1947 et 2000, Marc, on a relevé 17 épisodes de forte chaleur.
00:10:21Depuis 2000, on en a compté 32.
00:10:24Ça montre bien, effectivement, que ces phénomènes extrêmes deviennent de moins, de plus en plus fréquents.
00:10:28On va être dans quelques instants avec le ministre de l'Éducation,
00:10:30qu'on a vu aujourd'hui, si vous étiez sur les réseaux sociaux,
00:10:33des photos envoyées par des profs ou des élèves de salles de classe,
00:10:35où il fait 30, 31, 32, 33, 34 degrés.
00:10:40On va lui demander ce qu'on peut faire à l'école et ce qu'il fait déjà aujourd'hui.
00:10:42Mais est-ce que notre corps, Margot, il s'habitue déjà à ces chaleurs ?
00:10:47Est-ce que notre corps est différent de celui de nos parents, de nos grands-parents ?
00:10:50Non, là, c'est surtout pour ceux qui vivent dans le nord de la France.
00:10:53Je pense qu'on ne peut pas s'habituer aussi vite.
00:10:55Et en plus, là, c'était tellement brutal.
00:10:56On a eu un grand écart des températures.
00:10:57Et on voit d'ailleurs que ça entraîne des malaises.
00:11:01Ce week-end, c'était plutôt des malaises suite à des événements sportifs ou autres.
00:11:05Là, aujourd'hui, c'est malaises sur le lieu de travail ou dans des établissements scolaires.
00:11:09C'est surtout marqué à l'ouest, là où la vague de chaleur est la plus puissante.
00:11:14Puisque, par exemple, à Rennes, on est sur une augmentation d'appels au SAMU de l'ordre de 30%.
00:11:18On avait à peu près 2500 appels hier, le 1800, un mardi habituel de cette période.
00:11:25Donc, on voit que ça augmente.
00:11:26Ça ne se traduit pas forcément par un engorgement des urgences.
00:11:29Et bien heureusement, parce que l'augmentation des passages aux urgences est plutôt de l'ordre de 20%.
00:11:33Mais on voit que ça bouge.
00:11:34Dans la Manche aussi, on retrouve des augmentations de fréquentation aux urgences de 5 à 15%.
00:11:38Donc, c'est complètement absorbable pour l'instant.
00:11:40Mais on voit clairement qu'il y a un effet, dès les premiers jours de chaleur, sur l'organisme.
00:11:44On le rappelle, on a un thermostat qu'il faut maintenir à 37%.
00:11:47Ça bosse, ça bosse, ça bosse.
00:11:48On a les vaisseaux qui se dilatent à la peau, le cœur qui s'accélère et la transpiration.
00:11:52Sauf que parfois, ces mécanismes, ils sont débordés.
00:11:54Et ça peut arriver, y compris chez les personnes jeunes qui se prétendent en bonne santé.
00:11:57Alors justement, on va parler du thermostat des jeunes et du thermostat des enseignants avec le ministre de l'Éducation
00:12:01nationale.
00:12:02Bonsoir, Edouard Geffrey.
00:12:04Qu'est-ce que vous dites aux enseignants, aux élèves qui aujourd'hui ont eu cours dans des classes à
00:12:0830 ?
00:12:09J'en parlais il y a quelques instants.
00:12:10Je ne sais pas si vous étiez déjà avec nous.
00:12:11Dans des classes à 30 ou 35 degrés.
00:12:13Qu'est-ce que vous leur dites ?
00:12:17Évidemment, ce ne sont pas des conditions optimales.
00:12:20Ce ne sont pas des conditions optimales, évidemment, pour apprendre.
00:12:23Pas plus d'ailleurs que pour travailler, etc.
00:12:26J'allais dire en dehors des écoles.
00:12:29Maintenant, ce sont des épisodes, malheureusement, auxquels on a déjà été exposés.
00:12:33Généralement plus tard, ce qui est, comme vous l'avez dit tout à l'heure, ce qui est frappant, c
00:12:36'est le caractère très précoce de cet épisode.
00:12:38Et donc, ce qui compte, c'est qu'on adopte collectivement les bons comportements.
00:12:42La ligne, c'est vraiment à la fois anticiper sur les jours à venir et puis évidemment s'adapter.
00:12:46Donc, ça veut dire aérer les locaux, évidemment, aux bonnes heures.
00:12:50Ça veut dire sortir aussi plus souvent, notamment aux heures un peu plus fraîches.
00:12:55Ça veut dire s'hydrater régulièrement.
00:12:57Enfin, tous ces conseils, finalement, de comportement de bon sens qui nous aident collectivement à nous adapter à cette chaleur.
00:13:02Vous avez raison.
00:13:03Ça, ce sont des conseils de bon sens.
00:13:04Et je suis sûr qu'à peu près tous les enseignants le font.
00:13:06C'est une évidence d'ouvrir la fenêtre de matin et de la fermer quand il fait un peu plus
00:13:09chaud.
00:13:09Est-ce que dans ces cas-là, vous envisagez aussi de fermer, est-ce que c'est le cas aujourd
00:13:14'hui, des classes ou des écoles où il fait trop chaud ?
00:13:19Alors, aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
00:13:20Mais c'est évidemment toujours possible.
00:13:23Nous avons, enfin, sur les autorités préfectorales, dans ce cas-là, qui le décident, parce qu'elles sont en lien
00:13:27avec les autorités sanitaires, etc.
00:13:28Donc, c'est toujours une décision locale.
00:13:31Si jamais la vague de chaleur devait s'amplifier ou si, localement, il devait y avoir des conditions météorologiques particulières,
00:13:37j'allais dire plus dures,
00:13:38effectivement, c'est toujours possible.
00:13:40À ce stade, ce n'est pas envisagé pour les prochaines heures ou pour les tous prochains jours.
00:13:46Il y a également le bac pro qui débute après-demain jeudi.
00:13:51Est-ce qu'il est envisageable, M. le ministre, de repousser les épreuves qui vont tomber quasiment au pic de
00:13:57cette canicule ?
00:13:58Pour les élèves qui planchent pendant 2, 3, 4 heures, ce n'est pas forcément l'idéal.
00:14:05Alors là aussi, à ce stade, les différents éléments qu'on a ne nous conduisent pas à le faire.
00:14:11On est évidemment en train de préparer les choses pour que les centres d'examen puissent choisir les salles qui
00:14:16sont les moins exposées,
00:14:17donc, en clair, les plus à l'ombre.
00:14:18Alors, ça peut se créer d'ailleurs éventuellement par des conséquences pour les autres élèves qui éventuellement auraient cours au
00:14:24même moment dans le lycée.
00:14:25Mais en tout cas, pour les examens eux-mêmes, on fait tout pour les préserver, tout simplement parce que les
00:14:30élèves sont préparés
00:14:31et que derrière, il y a un calendrier aussi par rapport auquel ils attendent le résultat.
00:14:35Merci beaucoup, Edouard Jeffrey.
00:14:36À ce stade, j'entends ce que vous dites, à ce stade, pas de fermeture de classe et à ce
00:14:40stade, pas de report des épreuves du bac prévu jeudi.
00:14:43On a vraiment tiré les leçons des canicules précédentes ?
00:14:45Alors, on pourrait croire ça sur certains aspects, oui.
00:14:48C'est-à-dire qu'on a des bons outils de mesure, c'est-à-dire qu'on voit, on
00:14:50déclenche même d'un point de vue média.
00:14:52Regardez, vous voyez, on est en train de faire de la prévention.
00:14:54On prévient mieux.
00:14:54On prévient mieux.
00:14:55Mais moi, je peux vous dire, par exemple, dans l'exercice de mon hôpital, la climatisation n'est pas obligatoire.
00:14:58C'est-à-dire qu'on a des patients qui cuisent aux urgences.
00:15:00C'est ça, ce qu'on dit.
00:15:01Moi, j'y étais hier.
00:15:03Hier, vous voyez, il fait extrêmement chaud.
00:15:05Il fait combien dans les salles ?
00:15:06Il fait facilement plus de 30 degrés.
00:15:07Vous imaginez, vous avez quelqu'un qui est déjà, souvent, parfois, il y a des problèmes de déshydratation sous-jacent.
00:15:12Il y a déjà des problèmes de troubles ioniques, c'est-à-dire des troubles au niveau du sang pour
00:15:15équilibrer, etc.
00:15:16Vous rajoutez la chaleur dessus.
00:15:18Ce n'est pas possible.
00:15:18Donc, est-ce qu'il y a vraiment eu une adaptation réelle sur le terrain efficace ?
00:15:24Pour l'instant, je ne pense pas.
00:15:25Et je pense qu'au contraire, malheureusement, dans les mois qui suivent, puisqu'on risque d'avoir peut-être d
00:15:29'autres épisodes similaires,
00:15:30est-ce qu'on risque d'être à bout de souffle ?
00:15:32Ça, je ne sais pas.
00:15:33Il faut climatiser l'hôpital.
00:15:36Il y a un débat sur la clim aussi, François Gemmène.
00:15:38Très clairement, ne pas le faire serait criminel.
00:15:40Aujourd'hui, sur la question des bâtiments publics, des hôpitaux, des EHPAD et des écoles, je suis désolé de le
00:15:45dire,
00:15:46à mon sens, il n'y a pas débat.
00:15:48Alors, sur la question des logements particuliers, on peut en discuter parce que c'est un coût, c'est un
00:15:51investissement pour les particuliers,
00:15:52mais sur les bâtiments publics, il y a urgence à climatiser tous les bâtiments qui accueillent du public,
00:15:58a fortiori des publics plus vulnérables.
00:16:00Et je suis 100% d'accord sur le fait qu'on a progressé en matière de prévention, en termes
00:16:04de messages.
00:16:05Mais concrètement, on reste complètement sous-équipé en climatisation, alors que c'est une solution d'adaptation qui sauve des
00:16:11vies.
00:16:12Sur la question du report des examens, j'étais assez désolé d'écouter le ministre de l'Éducation.
00:16:17On sait que jeudi, ça sera le jour des plus fortes chaleurs.
00:16:20On sait qu'un des effets des chaleurs sur la santé, c'est sur nos capacités cognitives, sur nos capacités
00:16:25de réflexion et de concentration.
00:16:27Ça ne sert à rien d'investir des milliards dans l'éducation de nos élèves, de dédouler les classes, de
00:16:32faire de la remédiation,
00:16:33si c'est pour leur faire passer des examens, le jour où leurs capacités cognitives sont les plus affaiblies.
00:16:38C'est complètement débile, il faut pouvoir le dire.
00:16:39Vous avez noté qu'Étouard Jeffrey a dit à ce stade, peut-être qu'une décision pourra arriver.
00:16:44C'est vrai que ces prévisions sont assez certaines.
00:16:47Elles sont assez certaines, ce n'est pas comme si on allait être pris par surprise jeudi.
00:16:51Juste encore un mot sur l'état du débat public.
00:16:54On voit les attaques aujourd'hui que subissent les journalistes Climat et Météo,
00:16:58notamment de votre chaîne, ceux des autres chaînes ne sont pas logés à meilleure enseigne.
00:17:02On verra encore...
00:17:03Il y a des journalistes qui sont attaqués, mais on va en parler dans quelques instants,
00:17:05sur la couleur des cartes, et on va en parler dans quelques instants.
00:17:09Et vraiment, je voudrais adresser un mot de soutien à tous les journalistes Climat et Météo
00:17:12sur cette chaîne et sur vos collègues à la radio et à la télé,
00:17:15qui font, je trouve, un travail assez remarquable de prévention et d'information
00:17:19et qui s'en ramassent plein la figure sur les réseaux sociaux.
00:17:21Et vous avez évidemment tout notre soutien et tout le soutien de la rédaction de BFM.
00:17:24Il y a eu des menaces absolument inqualifiables, des menaces de mort, des insultes,
00:17:28parce que la carte est rouge, parce que la carte météo est rouge,
00:17:31et qu'on accuse les journalistes de jouer dans la catastrophe.
00:17:36Les chercheurs qui travaillent sur le climat sont logés à la même enseigne.
00:17:38Julien, vous nous rejoignez, Julien Migomiller, vous nous rejoignez,
00:17:40puisqu'on parle de la France depuis tout à l'heure,
00:17:42mais quand on regarde en ce moment chez nos voisins,
00:17:44la canicule, elle touche toute une partie de l'Europe.
00:17:47Oui, le Royaume-Uni, notamment, le mercure a dépassé, cet après-midi,
00:17:51les 35 degrés dans la capitale, à Londres, un record historique.
00:17:54Le précédent datait de 1944.
00:17:58D'ordinaire, en cette période de l'année, il fait plutôt 17-18.
00:18:01Une vague de chaleur qui a déjà fait plusieurs morts outre-manche,
00:18:054 adolescents qui se sont noyés.
00:18:07Grosse bouffée de chaleur également en Italie.
00:18:09Il a fait cet après-midi 33 degrés dans la région de Rome,
00:18:12ou encore 34 degrés plus au nord, à Milan,
00:18:15à tel point que les autorités ont dû prendre des mesures.
00:18:18Le travail, je cite, avec exposition prolongée au soleil,
00:18:21est désormais limité entre 12h30 et 16h, c'est-à-dire aux heures les plus chaudes.
00:18:26Elle restera en vigueur jusqu'à la fin septembre.
00:18:29La Fournaise également en Espagne, à Bilbao.
00:18:3236 degrés aujourd'hui, c'est 19 degrés de plus que la normale.
00:18:37Ce n'est pas normal du tout cette nuit.
00:18:38La température n'est pas descendue en dessous des 25 degrés.
00:18:41Les services météos locaux prévoient des nuits tropicales.
00:18:44Généralisées dans le sud-ouest de la péninsule,
00:18:46à partir de demain, il pourrait y avoir des maximales allant de 36.
00:18:51Regardez d'ailleurs, le pays affronte ses premiers feux de forêt.
00:18:54Ce sont des images ici qui ont été filmées dans le parc national de la Doniana.
00:18:58C'est en Andalousie.
00:18:59Les flammes ont déjà ravagé plus de 250 hectares.
00:19:03Images également de Vienne.
00:19:04Vienne, la capitale de l'Autriche où les habitants et les touristes tentent de se rafraîchir.
00:19:08En pleine ville, il a fait plus de 31 degrés aujourd'hui.
00:19:12C'est 10 degrés de plus que la moyenne.
00:19:13La ville, regardez, a installé des fontaines un peu partout dans la ville,
00:19:16mais aussi des brumisateurs.
00:19:18Et ça, ça fait du bien.
00:19:19Et puis, pas très loin de là, à Bratislava, la capitale de la Slovaquie,
00:19:23à une heure de route de Vienne, qui suffoque également 30 degrés aujourd'hui, 31 demain.
00:19:28D'habitude, il fait plutôt 20 degrés.
00:19:30Voilà, l'Europe en canicule.
00:19:32Merci beaucoup, Julien.
00:19:34On entend des bons conseils.
00:19:36Le ministre de l'Éducation, les Aralplés, il y a quelques minutes,
00:19:38on ouvre les fenêtres la nuit, on s'hydrate.
00:19:42Qu'est-ce qu'on n'entend pas ?
00:19:43Quel type de conseils, aujourd'hui, on peut donner aux gens qui nous regardent ce soir,
00:19:47à part aérer son logement, ce qui, dans la plupart des logements mal isonnés, ne suffit pas.
00:19:52Qu'est-ce qu'on peut faire pour tenter de ne pas finir épuisé dans trois jours ?
00:19:56L'idée, en fait, c'est toujours la même.
00:19:58C'est bien de se dire, OK, j'ai une agression extérieure, j'ai la température,
00:20:01soit j'évite le fait d'être tout simplement dans cette situation qui est le fait qu'il fasse chaud.
00:20:06Donc, on a dit, on aère, si on a une clim, on met une clim.
00:20:10On essaie justement d'éviter les zones où il fait le plus chaud.
00:20:13Bon, ça, d'accord, c'est j'évite l'agression.
00:20:15Et qu'est-ce que je peux faire pour aider mon système, pour compenser ?
00:20:18La douche froide, ça marche ou pas ?
00:20:19La douche froide, ça permet de refroidir le corps de façon extérieure.
00:20:22C'est ce qu'on fait dans les situations.
00:20:23Généralement, on a encore plus chaud après.
00:20:24C'est mon cas personnel, mais ça marche vraiment ?
00:20:26C'est ce qu'on utilise pour les patients qui sont hyperthermes.
00:20:29Par exemple, pour les patients qui ont fait des malaises,
00:20:32la meilleure méthode, la meilleure thérapeutique qu'on leur propose, c'est l'immersion.
00:20:35Par contre, les choses qu'on peut faire et qui ne sont pas instinctives,
00:20:38je sais que la crème solaire, ça paraît anecdotique de dire ça,
00:20:40mais il faut savoir que la peau lésée, elle va moins bien transpirer.
00:20:43L'idée, c'est de faciliter la transpiration et d'avoir des réserves suffisantes.
00:20:46D'abord, il faut beaucoup boire.
00:20:48Ensuite, on n'oublie pas de mettre de la crème solaire pour éviter d'avoir des coups de soleil,
00:20:50puisque les coups de soleil, ça va faire que vous allez moins bien transpirer,
00:20:53donc moins bien réguler votre température.
00:20:54C'est les choses qu'on essaie de faire le plus possible.
00:20:56Et surtout, on essaie d'être proche des personnes les plus fragiles.
00:21:00La douche aussi, avant de se coucher, pas trop froide,
00:21:04mais on ne se sèche pas.
00:21:04Pas trop froide, finalement.
00:21:05On se met dans les gras sans se sécher.
00:21:06Non, mais c'est trempé après.
00:21:08Ce n'est pas grave, il fait frais.
00:21:09On va aller du côté de Concarneau, à présent,
00:21:12puisque c'est le maire de Concarneau qui nous attend.
00:21:14Bonsoir, Quentin Legayard.
00:21:16Merci de prendre quelques minutes avec nous en direct ce soir.
00:21:19J'ai une question toute bête.
00:21:20Quelle température il a fait aujourd'hui chez vous, à Concarneau ?
00:21:22Écoutez, là, il est 19h et il fait encore 31 degrés.
00:21:2631 degrés dans le Finistère, donc à Concarneau.
00:21:28Si on vous avait dit un jour, il fera 31 degrés chez moi, fin mai,
00:21:32vous l'auriez cru ou pas ?
00:21:34Alors, on a déjà eu ces températures-là,
00:21:35mais je ne dois avouer pas cette époque de l'année.
00:21:38Je pense que c'est le record que nous ayons connu dans le secteur ici.
00:21:43Pour vous donner un exemple, ce matin,
00:21:45moi, je me suis levé à 6h et il faisait déjà 26 degrés.
00:21:48Donc, ça donne un petit peu aussi un aperçu
00:21:52de ce que nous vivons depuis quelques jours.
00:21:55Ça donne un aperçu de ce que nous vivons.
00:21:57Vous, en tant que maire, qu'est-ce que vous faites aujourd'hui
00:21:59quand la ville, aussitôt dans l'année,
00:22:02passe en mode canicule ou pas loin ?
00:22:04Comment vous aidez vos administrés ?
00:22:06Écoutez, déjà, nos services municipaux sont à pied d'œuvre depuis ce matin
00:22:12pour pouvoir répondre en cas d'urgence aux besoins.
00:22:16Donc, déjà, nos agents ont commencé un petit peu plus tôt
00:22:20pour finir aussi un petit peu plus tôt,
00:22:23pour travailler dans des conditions un petit peu meilleures.
00:22:26Donc, ils ont commencé à 6h ce matin au lieu de 7h30.
00:22:29On a également notre service des sports qui a passé consigne
00:22:34et quelques informations, qui a relayé quelques informations
00:22:37à l'ensemble de nos associations.
00:22:39Et enfin, au niveau de la direction éducation jeunesse,
00:22:42nous avons passé consigne à l'ensemble de nos agents municipaux
00:22:47de bien penser à s'hydrater eux
00:22:53et également à hydrater aussi les enfants
00:22:57parce qu'ils n'ont pas forcément l'habitude de cela par eux-mêmes.
00:23:01Voilà.
00:23:02Merci beaucoup, M. le maire.
00:23:03Concarneau, 31 degrés.
00:23:05Donc, aujourd'hui, ce n'est pas le record absolu dans cette ville,
00:23:08mais c'est le record, en tout cas, pour un 26 mai.
00:23:12Jusqu'à demain.
00:23:13Jusqu'à demain, parce que ça va continuer.
00:23:15Le pic, c'est pour jeudi, c'est ça ?
00:23:17En tout cas, on est sur un plateau.
00:23:19On ne parle même plus vraiment de pic
00:23:20puisque les jours sont tous aussi chauds les uns que les autres, quasiment.
00:23:23Donc, on est vraiment sur un plateau chaud.
00:23:25Ce mercredi et ce jeudi, on attend effectivement des températures
00:23:28qui pourraient aller jusqu'à 38, 39 degrés dans le sud-ouest.
00:23:31Et même, très localement, peut-être jusqu'à 40 degrés dans ce sud-ouest.
00:23:3540 degrés. Bonsoir, Raphaël Grabli.
00:23:37Bonsoir, Marc.
00:23:38À chaque canicule, on a le même débat.
00:23:40Je sais que ça désole parfois François Gemmènes
00:23:42qui m'a dit la dernière fois
00:23:43« Vous ne m'invitez que quand il y a une catastrophe ».
00:23:44Ce qui est sans doute vrai, François Gemmènes.
00:23:46Et on avait d'ailleurs promis de vous inviter aussi
00:23:49quand il y aurait des bonnes nouvelles.
00:23:50Ce qu'on n'a pas fait, et je m'en excuse.
00:23:52À chaque canicule, on a le même débat sur
00:23:54« Cette fois-ci, il va y avoir une prise de conscience
00:23:56sur le réchauffement climatique ».
00:23:57Et pourtant, dans le même temps, Raphaël,
00:23:58on nous dit qu'il n'y a jamais eu autant de climato-sceptiques en France.
00:24:01C'est quoi la vérité ? C'est quoi la réalité ?
00:24:03Alors, dans l'immense majorité des cas,
00:24:05les Français ont conscience de la situation,
00:24:08ont conscience du réchauffement climatique.
00:24:09Il y a des études qui sortent régulièrement,
00:24:12notamment un sondage Ipsos pour EDF de fin 2025.
00:24:15Neuf Français sur dix reconnaît l'existence
00:24:18d'un changement climatique.
00:24:20Mais, il faut le rappeler, être climato-sceptique,
00:24:22c'est un mot qu'on emploie beaucoup,
00:24:24ce n'est pas seulement nier le changement climatique,
00:24:26c'est aussi ne pas croire le consensus scientifique
00:24:29qui fait un lien direct entre le réchauffement climatique
00:24:32et l'activité humaine.
00:24:34Et là, on constate toujours une défiance envers la science,
00:24:37notamment pour près d'un tiers des Français,
00:24:40vous le voyez à droite, au global, 32%.
00:24:42Le réchauffement climatique est un phénomène naturel,
00:24:46comme la Terre a toujours connu, ce qu'on entend parfois,
00:24:48et je le répète, ce qui est évidemment contraire
00:24:50au consensus scientifique.
00:24:51François Gemmène, qu'est-ce que vous dites ?
00:24:52J'en ai autour de moi, aux gens qui disent,
00:24:55ce n'est pas que l'homme n'y est pour rien,
00:24:56mais l'homme n'est pas le seul responsable.
00:24:57C'est aussi un cycle.
00:24:58– Bien sûr, on entend cela,
00:25:00et c'est vrai que la Terre a connu des changements climatiques
00:25:03par le passé, elle en connaîtra dans le futur,
00:25:05qui n'était pas lié à l'activité humaine.
00:25:08Je pense que c'est important de rappeler
00:25:09qu'une des conclusions phares du dernier rapport du GIEC,
00:25:11c'est que l'activité humaine est intégralement responsable
00:25:14du changement climatique que nous vivons actuellement.
00:25:17– 100% ?
00:25:18– 100%, et c'est une bonne nouvelle,
00:25:20parce que ce n'est pas une fatalité,
00:25:21ça veut dire qu'il est possible de lutter contre le changement climatique.
00:25:23– Vu comme ça, oui.
00:25:24– Si c'était un cycle naturel,
00:25:26sincèrement, ça serait à désespérer,
00:25:27parce que ça voudrait dire qu'il n'y a rien à faire
00:25:29contre le changement climatique.
00:25:31Mais je comprends effectivement que certains
00:25:34puissent mettre en doute le consensus scientifique.
00:25:37Quand on sait que de plus en plus de gens
00:25:38s'informent sur YouTube ou sur les réseaux sociaux,
00:25:41sur YouTube, 52% des vidéos qui concernent le climat
00:25:43sont climato-sceptiques et remettent en cause le consensus scientifique.
00:25:47Et puis, il faut dire que parfois,
00:25:49ce qui nous arrive est parfois un peu vertigineux
00:25:51et qu'on voudrait aussi croire qu'on n'est pas tout à fait responsable
00:25:54et que parfois, on se sent culpabilisé.
00:25:57Et donc, c'est pour ça qu'il faut travailler beaucoup,
00:25:59je crois, sur les messages,
00:25:59notamment pour mettre en évidence les bénéfices
00:26:02que nous avons à la transition.
00:26:03– Il y a un portrait robot, Raphaël, du climato-sceptique ?
00:26:06– Pas vraiment.
00:26:07Franchement, j'ai eu beaucoup de mal à établir ce portrait robot.
00:26:09C'est vrai que si on regarde,
00:26:10j'ai regardé une dizaine de sondages des cinq dernières années,
00:26:14plutôt, on va dire, à droite,
00:26:16mais sans que ce soit flagrant.
00:26:17Il y en a aussi à gauche.
00:26:19Et on a parfois des résultats contre-intuitifs.
00:26:21Vous parliez de YouTube,
00:26:22alors je ne sais pas s'il y a un lien direct,
00:26:24mais on pensait que les jeunes étaient plutôt éduqués à la question.
00:26:27Et en fait, regardez ce qui s'affiche à l'écran.
00:26:29Les Français les plus climato-sceptiques
00:26:32dans la dernière étude, dans le dernier baromètre de la DEME,
00:26:34– Ce sont les jeunes ?
00:26:3518-24 ans, 51%, une majorité est climato-sceptique.
00:26:40C'est-à-dire, soit on pense qu'il n'y a pas de réchauffement climatique,
00:26:42soit que c'est un phénomène naturel.
00:26:43C'est plus, justement…
00:26:44– Alors, il y a une génération climatique.
00:26:46– Exactement, il n'y en a pas forcément.
00:26:47Et c'est plus que les plus de 65 ans,
00:26:49les fameux boomers, comme on dit parfois,
00:26:51qui, eux, sont 33%,
00:26:51donc à peu près dans la moyenne des Français.
00:26:53Et juste…
00:26:54– Voilà, attendez, j'essaie de comprendre vos chiffres.
00:26:55S'il y a la moitié des jeunes qui sont climato-sceptiques
00:26:58et un tiers des plus de 60 ans,
00:26:59et qu'un Français sur 10, c'est-à-dire qu'entre les deux…
00:27:02– Donc, climato-sceptique, c'est à peu près 32%.
00:27:04– Oui, c'est ça, en 32%.
00:27:05Donc, les plus de 65 ans sont dans cette moyenne.
00:27:08J'ai pris les moyennes par âge, par tranche d'âge.
00:27:10Et donc, les plus de 65 ans sont à peu près conformes à cette moyenne.
00:27:13Je disais un tiers des Français, 32%.
00:27:15Mais il y a une surreprésentation,
00:27:18surreprésentation chez les 18-24 ans.
00:27:20En revanche, il y a une certitude.
00:27:21Vous parliez de YouTube, notamment.
00:27:23Il y a un intérêt, c'est que ça fait vendre le climato-scepticisme.
00:27:26J'ai fait une petite expérience tout à l'heure.
00:27:28– Ah ben, il y a le livre de François Gémeine.
00:27:29– J'ai tapé le mot climat sur Amazon
00:27:32pour voir les livres sur le climat.
00:27:34Alors, il y a le vôtre qui est apparu en premier.
00:27:36C'est vrai, ce n'est pas pour vous faire de la pub.
00:27:37C'est vraiment ce qui est apparu.
00:27:39Mais sur trois livres, il y en a quand même deux.
00:27:41Les deux sur la droite qui sont des livres de climato-sceptiques
00:27:44et qui fonctionnent visiblement très bien sur Amazon, en tout cas.
00:27:47– Parce que ça fait vendre.
00:27:48– Et qui vont être placés sur les tables des librairies,
00:27:51aux côtés du mien, par exemple.
00:27:51Et donc, effectivement, les gens de bonne foi vont se dire
00:27:54« Tiens, c'est qu'il n'y a pas de consensus scientifique.
00:27:56Vous avez un livre pour, deux livres contre. »
00:27:58Je sais que le doute subsiste.
00:28:00Et ça, effectivement, c'est la pratique.
00:28:02Et puis, il y a aussi, parfois, il faut le dire,
00:28:03une certaine forme de rejet politique ou sociologique.
00:28:06Certains vont estimer que les mesures de lutte
00:28:07contre le changement climatique sont inéquitables
00:28:10ou ne vont pas vouloir être associées
00:28:12à ce qu'ils vont percevoir comme des militants climat
00:28:14qui vont être très radicaux sur certaines questions.
00:28:16Et donc, il va y avoir un phénomène de rejet sociologique
00:28:19de tout ce qui concerne le climat.
00:28:20Et on va vouloir croire, évidemment,
00:28:22des thèses un peu iconoclastes.
00:28:24Et puis, bien entendu, ça donne l'impression
00:28:26comme cet iconoclaste et comme il y a aujourd'hui
00:28:28un grand consensus politique et médiatique
00:28:30sur la réalité du réchauffement climatique.
00:28:32– On est un peu rebelles.
00:28:33– On est un peu rebelles.
00:28:34Et effectivement, il y a cette tentation
00:28:36de vouloir croire des thèses un peu iconoclastes,
00:28:38ce qu'on vous a caché, etc.
00:28:39– 19h13 sur BFM TV, si nous vous rejoignez à l'instant,
00:28:44le point sur cette canicule qui dure,
00:28:46qui s'inscrit dans la durée et qui s'intensifie également.
00:28:49Anthony Ferry, puisqu'on commence à y voir clair
00:28:51maintenant sur ce qui va arriver dans les jours qui viennent,
00:28:54cette canicule va durer, s'étendre
00:28:56avec des pics de chaleur quasiment jusqu'à 40 degrés.
00:29:00– Alors, à y voir clair, vous êtes optimiste.
00:29:02Parce que je vous aime beaucoup.
00:29:05– Alors, très concrètement, soyons effectivement concrets et précis.
00:29:08– On est donc sur un plateau de chaleur
00:29:10jusqu'à au moins, effectivement, jeudi.
00:29:12C'est-à-dire que jusqu'à jeudi, dans le sud-ouest,
00:29:15on va suffoquer avec 38, 39, voire même 40 degrés par endroit,
00:29:18des températures vraiment 15 degrés au-dessus des normales.
00:29:21À partir de dimanche, gardons dimanche en ligne de mire.
00:29:24Pourquoi ? Parce que ce jour-là,
00:29:25on attend une baisse des températures,
00:29:27globalement de 6 à 10 degrés.
00:29:29Ce n'est pas un rafraîchissement,
00:29:31car on sera encore 5 degrés en moyenne
00:29:33au-dessus des normales de saison.
00:29:35Mais le problème, c'est que nous sommes encore dans le flou.
00:29:39Météo France indique que lundi, il y a des modèles
00:29:41qui indiquent qu'il y aura une masse d'air plus chaude
00:29:44qui va arriver.
00:29:45D'autres modèles qui disent, en fait, pas vraiment.
00:29:47Ou d'autres qui disent, on ne sait pas.
00:29:48Donc, en fait, Météo France tout simplement explique
00:29:49qu'on est dans le flou, on est dans l'incertitude.
00:29:51On ne sait pas précisément quand se terminera
00:29:54cette vague de chaleur, Marc.
00:29:55– En revanche, ce qu'on sait, c'est que des records ont été battus
00:29:57par centaines, des records de chaleur aujourd'hui.
00:29:58– 402 records ont été battus au total aujourd'hui.
00:30:02Ce qui fait de cette journée de mardi la plus chaude,
00:30:04jamais enregistrée en France pour un mois de mai,
00:30:06jusqu'à peut-être demain.
00:30:07– Merci beaucoup à tous les cinq d'être venus ce soir
00:30:10sur le plateau de 60 minutes.
00:30:11On va aborder maintenant la situation au Moyen-Orient
00:30:13avec ce regain, là aussi, regain de tension,
00:30:16puisque l'Iran accuse désormais les États-Unis
00:30:18d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines
00:30:21la nuit dernière dans le détroit d'Hormuz
00:30:24sur des bateaux iraniens.
00:30:26Un site de lancement de missiles a également été touché
00:30:28par les Américains.
00:30:29J'ajoute qu'un pétrolier, lui, a été touché
00:30:31par une explosion aujourd'hui au large d'Omane,
00:30:34c'est-à-dire pas très loin de ce détroit d'Hormuz.
00:30:36On va en parler avec Bruno Tertrait qui nous rejoint à présent.
00:30:39Bonsoir, M. Tertrait, ravi de vous retrouver.
00:30:40Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique.
00:30:43Votre dernier livre géopolitique de comptoir
00:30:45est publié aux éditions Erol, Ulysse Gosset.
00:30:48Bonsoir.
00:30:48– Bonsoir.
00:30:49– Et Didier François, bonsoir.
00:30:50Direction les États-Unis.
00:30:52Tout d'abord, Washington, Antoine Aulard,
00:30:54l'information du jour, c'est donc l'Iran
00:30:56qui accuse Donald Trump, qui accuse les États-Unis
00:30:59d'avoir violé le cessez-le-feu
00:31:01après ces frappes de la nuit dernière.
00:31:03Est-ce qu'il y a ce soir une réaction
00:31:05du côté de Donald Trump et de la Maison-Blanche ?
00:31:07– Non, écoutez, pas de réaction directe à Téhéran,
00:31:14mais il faut préciser qu'avant même
00:31:16ces accusations des Iraniens,
00:31:18les États-Unis avaient bien pris soin de signaler
00:31:21que les frappes menées la nuit dernière
00:31:23ne constituent en aucun cas une violation du cessez-le-feu.
00:31:26Le Pentagone parle de frappes d'autodéfense.
00:31:29C'est le cas en particulier de ces frappes
00:31:32qui ont visé des batteries de missiles iraniennes
00:31:34situées du côté du port de Bandarabas,
00:31:37sur la bande côtière, le long du détroit d'Hormuz,
00:31:40parce que les États-Unis affirment bien que ces missiles
00:31:44constituaient un danger immédiat pour les troupes américaines
00:31:47dans la région.
00:31:48Précisément, ces missiles menaçaient plusieurs navires
00:31:51de l'US Navy.
00:31:52C'est en tout cas ce que dit le Pentagone,
00:31:55qui affirme donc que le cessez-le-feu tient toujours,
00:31:57qu'il n'a pas été rompu par les États-Unis.
00:31:59Il y a un peu le même son de cloche du côté de Marco Rubio,
00:32:02qui affirme en tout cas que malgré ces frappes,
00:32:06les discussions entre Américains et Iraniens continuent
00:32:09en vue de trouver un accord.
00:32:11Rubio qui dit qu'un accord est possible dans les prochains jours.
00:32:15Le chef de la diplomatie américaine précise néanmoins
00:32:18que le détroit d'Hormuz devra être rouvert
00:32:21d'une façon ou d'une autre,
00:32:23laissant toujours un peu planer la menace
00:32:25d'un recours à la force pour débloquer le détroit d'Hormuz.
00:32:28Merci beaucoup Antoine Delar.
00:32:30Les États-Unis qui estiment que la trêve n'est pas rompue.
00:32:32Techniquement, elle est rompue la trêve
00:32:34à partir du moment où il y a des frappes.
00:32:36Ils n'auront pas forcément une trêve.
00:32:38C'est fait pour être rompue.
00:32:39C'est fait pour être rompue.
00:32:40Je ne pense pas être en train de dire que c'est fait pour être rompue.
00:32:42Une trêve, ce n'est pas forcément 100%.
00:32:45Si c'était effectivement un geste de légitime défense,
00:32:49qui reste à montrer,
00:32:51on peut dire que la trêve peut tenir encore.
00:32:54Pourquoi les Américains ont frappé
00:32:57ces quelques cibles militaires,
00:32:59des bateaux iraniens,
00:33:00un site de lancement de missiles,
00:33:01au milieu d'une trêve ?
00:33:02Je n'en ai aucune idée.
00:33:04Je ne suis pas à l'actualité dans le Golfe,
00:33:05heure par heure.
00:33:06Didier François,
00:33:07est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:33:08ce qui s'est passé hier ?
00:33:09Pourquoi au milieu de cette trêve ?
00:33:11Pourquoi non ?
00:33:13Mais ce qu'on peut comprendre,
00:33:14c'est ce qui s'est passé.
00:33:15C'est-à-dire que grosso modo,
00:33:16je pense qu'il y a deux choses.
00:33:17Il y a Donald Trump
00:33:18et ses équipes qui négocient,
00:33:20qui font de la diplomatie.
00:33:22Et consignes ont été données aux militaires,
00:33:24ce qu'on appelle en général une...
00:33:26Règle d'engagement.
00:33:27Alors, il y a des règles qui vont se décliner
00:33:30en règles d'engagement,
00:33:31mais qui sont en fait des directrices endurantes,
00:33:33qui sont grosso modo,
00:33:35s'ils vont attaquer un bateau,
00:33:38vous prendre un parti,
00:33:39poser de la mine, etc.,
00:33:41là, c'est ouverture du feu.
00:33:42C'est ce qu'on appelle...
00:33:43Ce qui était le cas hier des bateaux iraniens,
00:33:44qui étaient, d'après les Américains,
00:33:46posés des mines.
00:33:46Et que donc, dans ce cadre-là,
00:33:50l'Opconner, le chef,
00:33:51a donc délégué la liberté de manœuvre,
00:33:54selon les règles d'engagement,
00:33:57comme vient de l'expliquer Bruno,
00:34:02ils ont la possibilité d'intervenir
00:34:04pour ne pas se laisser marcher sur les pieds.
00:34:05Pourquoi ?
00:34:05Parce que vous avez en face des loustis,
00:34:07quand même,
00:34:07qui ont tendance à vous tester.
00:34:08Et si vous leur laissez franchir régulièrement
00:34:10ou grignoter la ligne rouge,
00:34:12il y a un moment où ce n'est plus possible.
00:34:13Donc, je pense qu'on leur a donné l'attitude
00:34:15avec une certaine fermeté
00:34:17sur la liberté de circulation
00:34:19pendant les négociations.
00:34:20Ça a été franchi, ils ont tapé.
00:34:22Après, qu'est-ce qu'il ait voulu
00:34:22de faire une démonstration ?
00:34:23Pas une démonstration,
00:34:24ils ont reçu l'ordre.
00:34:25Honnêtement, j'en sais rien.
00:34:26Mais c'est comme ça que ça se passe.
00:34:27En général, ils dissocient les choses.
00:34:29Après, rompu, pas rompu,
00:34:30ça dépend de ce que disent les deux.
00:34:31Si les Américains disent que c'est pas rompu
00:34:33et que les Iraniens disent que c'est pas rompu,
00:34:35ce qui était le cas les deux fois précédentes,
00:34:36c'est pas rompu.
00:34:38Donc, Bruno Tertret,
00:34:39pas de conséquences sur les discussions.
00:34:41Ce qui se passe à Hormuz reste à Hormuz
00:34:42et on peut continuer à discuter ?
00:34:44J'ai envie de dire que
00:34:45si l'une des deux parties
00:34:47tirait argument de ce qui s'est passé
00:34:50pour rompre ou suspendre les négociations,
00:34:52ça veut dire qu'on cherche un prétexte.
00:34:54A l'inverse,
00:34:55si ces discussions se poursuivent,
00:34:58ça veut dire qu'elles sont sérieuses
00:34:59et que les deux parties ont envie de discuter.
00:35:02Je ne dis même pas négocier à ce stade
00:35:03parce que je ne suis même pas sûr
00:35:04que ce soit une vraie négociation.
00:35:05Donc voilà, c'est quelque part,
00:35:07c'est un test justement du sérieux
00:35:08des discussions qui ont commencé
00:35:10depuis quelques jours.
00:35:11Ces discussions,
00:35:12qu'est-ce qu'on en sait aujourd'hui ?
00:35:13Je ne vais pas vous dire avec certitude
00:35:14parce que les informations fuitent
00:35:17de part et d'autre.
00:35:18Mais est-ce que d'abord,
00:35:19il y a une volonté des deux côtés d'aboutir ?
00:35:21Non, alors écoutez,
00:35:22moi je vais vous dire
00:35:23ce que je pense très clairement
00:35:24de cette discussion.
00:35:26Premièrement,
00:35:26les deux parties ont commencé à discuter
00:35:28parce qu'on est à un moment
00:35:29où les deux estimaient
00:35:31que c'est dans leur intérêt,
00:35:33économique, politique, diplomatique, militaire,
00:35:36de faire semblant au moins de négocier.
00:35:38Ça, c'est le premier point.
00:35:39Le deuxième,
00:35:40personne ne sait exactement
00:35:41ce qu'il y a dans les projets d'accord
00:35:44puisqu'il n'y a pas de projet d'accord.
00:35:45C'est aussi simple que ça.
00:35:46On connaît en revanche
00:35:47les lignes rouges
00:35:49telles qu'elles ont été réitérées
00:35:50plusieurs fois
00:35:51par les dirigeants américains
00:35:53et par les dirigeants iraniens.
00:35:55Et pour l'instant,
00:35:56telles qu'on les comprend,
00:35:57ces lignes rouges,
00:35:58si tentées qu'elles sont inamovibles
00:36:00parce que parfois
00:36:01les lignes rouges, ça bouge,
00:36:02sont totalement irréconciliables.
00:36:04Donc moi, je pense que
00:36:05de deux choses l'une.
00:36:07Soit il y a vraiment
00:36:07une volonté politique des deux côtés
00:36:09d'avancer
00:36:10et on va avoir un accord
00:36:12de première phase
00:36:13sur Hormuz,
00:36:14ce qui n'est pas du tout
00:36:15gagné à ce stade.
00:36:17Et dans ce cas-là,
00:36:18il y aura une deuxième discussion
00:36:20substantielle
00:36:20qui porterait notamment
00:36:21sur le nucléaire.
00:36:23On n'y est absolument pas.
00:36:24Là, pour l'instant,
00:36:25il est probable
00:36:25que les négociateurs
00:36:27n'aient pas encore
00:36:27prononcé le mot nucléaire.
00:36:29Je suis certain...
00:36:30Ils savent que c'est tellement compliqué
00:36:31qu'il faut le faire après.
00:36:32Je pense que la logique voudrait
00:36:34et certaines déclarations
00:36:35du côté américain,
00:36:36en tout cas du côté iranien
00:36:37dans une certaine mesure,
00:36:39semblent aller en faveur
00:36:40d'une négociation
00:36:42en deux phases.
00:36:43Mais franchement,
00:36:43pour l'instant,
00:36:44je suis toujours
00:36:46extrêmement sceptique
00:36:47quant à la capacité même
00:36:49d'obtenir rapidement
00:36:50un accord
00:36:51sur la première phase,
00:36:52c'est-à-dire
00:36:52sur déblocage
00:36:54contre fin du blocus.
00:36:55C'est là que Donald Trump
00:36:57a eu quand même...
00:36:58Il faut reconnaître
00:36:59que l'idée
00:37:00d'imposer un blocus
00:37:01contre le filtrage
00:37:02du détroit d'Hormuz,
00:37:03le filtrage iranien,
00:37:05ça avait quelque chose
00:37:06qui était un coup de poker
00:37:08et qui aura peut-être,
00:37:09on le dira après,
00:37:10s'il y a un accord
00:37:11permis de débloquer
00:37:12la situation.
00:37:13On n'y est pas du tout.
00:37:14Et puis même s'il y a un accord,
00:37:16les mines,
00:37:16l'irandier qui va déminer,
00:37:17mais attendez,
00:37:18on va mettre des semaines
00:37:19à déminer,
00:37:19et puis s'il reste encore
00:37:20des mines,
00:37:21les assureurs,
00:37:21vous croyez qu'ils vont
00:37:22continuer à assurer
00:37:23les bateaux
00:37:23qui vont reprendre
00:37:25les chenots
00:37:27dans la partie
00:37:28dite internationale
00:37:29du détroit
00:37:29au sud
00:37:31du détroit d'Hormuz,
00:37:32franchement,
00:37:33on n'y est pas du tout.
00:37:34Ça fait trois jours
00:37:35que Donald Trump
00:37:35n'a pas pris la parole
00:37:36publiquement sur la question
00:37:37de l'Iran,
00:37:38ce qui, dans le cas de la guerre,
00:37:39c'est sans doute la première fois
00:37:41qu'il se tait
00:37:41pendant trois jours.
00:37:42Ça ne l'empêche pas
00:37:42de pianoter
00:37:43sur son téléphone portable
00:37:44et notamment au réveil.
00:37:46Le dernier message du jour
00:37:48à son réveil
00:37:49à la Maison-Blanche,
00:37:50c'est celui-ci,
00:37:50« The dealmaker in chief ».
00:37:52Je suis le...
00:37:52Avec une photo négociée...
00:37:55Enfin, j'allais dire
00:37:56négociée par l'IA,
00:37:56générée par l'IA.
00:37:57Je suis le négociateur en chef.
00:37:59Je suis le faiseur de paix.
00:38:00C'est de la méthode Coué,
00:38:01ça,
00:38:02il y se gossait,
00:38:03ou est-ce que tout doucement,
00:38:04il y arrive ?
00:38:08Vertigineux pour Donald Trump.
00:38:09Pourquoi ?
00:38:10Parce qu'on est proche
00:38:11d'un mois seulement
00:38:12des fantastiques célébrations
00:38:15de la déclaration
00:38:16d'indépendance des États-Unis
00:38:17qui vont avoir lieu
00:38:18le 4 juillet prochain.
00:38:20Vous imaginez
00:38:21si cette guerre n'est pas terminée,
00:38:22si le blocus continue,
00:38:23s'il n'y a pas d'accord de paix,
00:38:25qu'est-ce que va célébrer
00:38:26Donald Trump le 4 juillet ?
00:38:28Donc, il est pressé par le temps,
00:38:30c'est ça.
00:38:30Alors que les Iraniens, eux,
00:38:32ils continuent à danser,
00:38:34à faire danser Donald Trump.
00:38:35Ça, c'est la première chose.
00:38:36La deuxième chose,
00:38:37c'est qu'il y a une autre image
00:38:38qu'a publiée tout à l'heure
00:38:39Donald Trump,
00:38:40c'est une image
00:38:41où on le voit impériale
00:38:43et où il dit
00:38:44la paix par la force.
00:38:46C'était une façon d'expliquer
00:38:47les frappes
00:38:48de la nuit dernière.
00:38:50C'est-à-dire que,
00:38:51oui, on négocie,
00:38:52mais pour être sûr
00:38:52qu'on va aboutir
00:38:53et que l'adversaire va céder,
00:38:55eh bien,
00:38:56on donne une piqûre de rappel,
00:38:57c'est le sens de ces frappes.
00:38:58Enfin, il y a un troisième symbole
00:39:00que je trouve intéressant.
00:39:01On a appris aujourd'hui
00:39:02que Donald Trump
00:39:03allait se rendre demain
00:39:05pour la deuxième fois seulement
00:39:06depuis le début de son mandat
00:39:07à Camp David.
00:39:09Vous savez,
00:39:09c'est la résidence militaire sécurisée
00:39:10qui se trouve dans le Maryland,
00:39:12à une centaine de kilomètres
00:39:13de Washington,
00:39:14et c'est là que se tiennent
00:39:15historiquement
00:39:16tous les grands sommets
00:39:17destinés à faire la paix.
00:39:18Pourquoi c'est important
00:39:19qu'il y a eu là-bas ?
00:39:19Le plus célèbre,
00:39:20c'est les accords
00:39:22de Camp David
00:39:23en 1973,
00:39:25mais il y en a eu d'autres.
00:39:25Il y a eu également
00:39:26Bill Clinton,
00:39:27il y a eu
00:39:27beaucoup de réunions
00:39:29qui ont permis
00:39:30de débloquer parfois
00:39:31des situations impossibles.
00:39:33Et donc,
00:39:33le fait que Trump
00:39:35réunisse son cabinet
00:39:36à Camp David,
00:39:37ça peut avoir deux symboles,
00:39:38c'est-à-dire,
00:39:39on se réunit
00:39:39d'une façon totalement inhabituelle
00:39:41pour faire le point
00:39:42sur la guerre en Iran,
00:39:44sur les conséquences économiques
00:39:45de cette guerre
00:39:46et peut-être
00:39:47sur la façon d'en sortir.
00:39:48Et donc,
00:39:49c'est donner l'image
00:39:50d'un président
00:39:51qui veut rejoindre
00:39:52finalement ses prédécesseurs
00:39:54dans justement
00:39:55ce que vous disiez,
00:39:55c'est-à-dire celui
00:39:56qui est capable
00:39:57de faire la médiation.
00:39:59Ce n'est pas moi
00:39:59qui le disais,
00:40:00c'est lui qui l'a posté,
00:40:01je ne gère pas
00:40:01les pouces du président américain.
00:40:03Vous l'avez souligné,
00:40:03donc quand David,
00:40:04comme il y va très rarement,
00:40:06il a envie de marquer les esprits.
00:40:07Est-ce qu'il va en sortir
00:40:08en disant,
00:40:09il y a un accord
00:40:10ou bien il n'y en a pas ?
00:40:12Évidemment,
00:40:12il ne va pas faire venir
00:40:13des émissaires iraniens
00:40:14à Camp David,
00:40:15on est tellement loin.
00:40:17Mais je trouve
00:40:17que le symbole est intéressant
00:40:18et on va voir
00:40:19ce qui nous sort
00:40:19de son chapeau de Bruno Tertraire.
00:40:20Camp David,
00:40:21ça marche
00:40:21quand on a déjà
00:40:22décidé de faire la paix.
00:40:24Ce qui s'est passé
00:40:25en 1977 précisément,
00:40:27c'est effectivement
00:40:28quelque chose
00:40:29qui, entre Israël
00:40:30et l'Égypte,
00:40:31c'était quelque chose
00:40:32qui était déjà
00:40:33quasiment décidé
00:40:34sur le principe.
00:40:35Il est tout à fait possible
00:40:37que Donald Trump
00:40:38s'imagine
00:40:39que dans deux mois,
00:40:40il va convoquer
00:40:41les Saoudiens,
00:40:42les Émiratis,
00:40:44les Israéliens
00:40:45et les Iraniens
00:40:46et les autres
00:40:46pour dire
00:40:47maintenant,
00:40:48on va célébrer
00:40:49la deuxième phase
00:40:51des accords d'Abraham,
00:40:52vous allez tous
00:40:52vous réconcilier,
00:40:54et c'est moi
00:40:54qui aurai le prix Nobel
00:40:55de la paix.
00:40:55Il est tout à fait possible
00:40:56que ça soit ça
00:40:57qui soit dans sa tête.
00:40:59Mais alors là,
00:41:00on est vraiment,
00:41:01on passe un stade
00:41:02dans la folie
00:41:03qui, à mon sens,
00:41:04est assez significatif.
00:41:06On va aller au Liban
00:41:07dans quelques instants,
00:41:08mais d'abord,
00:41:08cette information
00:41:09Didier François
00:41:09donnée ce soir
00:41:10par le Wall Street Journal
00:41:12qui dit que les Américains
00:41:14escortent à nouveau,
00:41:15ont escorté à nouveau
00:41:17un super pétrolier.
00:41:18Vous me dites non ?
00:41:18Non, le Centre Com a démenti.
00:41:19Ça a été démenti ?
00:41:20Oui.
00:41:21Donc, cette non-information
00:41:22du Wall Street Journal
00:41:22qui s'est entièrement démenti.
00:41:23ils ne reprennent pas.
00:41:24J'adore parce que
00:41:25j'apprends les informations
00:41:26avec vous.
00:41:26On en a parlé juste avant
00:41:27de rentrer sur le plateau.
00:41:28Il n'y a pas très longtemps.
00:41:29Les Américains ne reprennent pas
00:41:30leur opération
00:41:31d'escorte des bateaux
00:41:32à Hormuz.
00:41:33Il n'y a jamais eu d'escorte.
00:41:33Ça a été ce que les Américains
00:41:35ont appelé du guidage.
00:41:36C'est-à-dire qu'il ne s'agissait pas
00:41:37d'avoir des pétroliers
00:41:38encadrés par deux destroyers américains.
00:41:40C'était la perspective
00:41:41de naviguer de façon plus sûre.
00:41:43Parfois, ça a marché.
00:41:44Parfois, ça n'a pas fonctionné.
00:41:46L'avire d'Hormuz,
00:41:49ça a été démenti là
00:41:50par le Sainte-Com.
00:41:51C'est 58 minutes par Sainte-Com.
00:41:53Affirmation des récents reportages
00:41:54médiatiques affirme
00:41:55que la marine américaine
00:41:55a repris l'escorte
00:41:56ou l'assistance
00:41:57de navires commerciaux
00:41:58lors des transits
00:41:59à travers les détroits d'Hormuz.
00:42:00C'est faux.
00:42:01Le projet Freedom
00:42:02n'a pas repris
00:42:03et les forces américaines
00:42:04n'escortent actuellement
00:42:05pas de navires commerciaux
00:42:06dans le détroit d'Hormuz.
00:42:07Bruno Tertré,
00:42:08les Iraniens hier
00:42:09ont changé le nom du péage
00:42:11sur Hormuz.
00:42:12Ils ont expliqué
00:42:13que c'était désormais
00:42:14une taxe logistique
00:42:16et pour l'environnement.
00:42:17Une sorte d'éco-taxe iranienne.
00:42:19C'est bien un péage.
00:42:21On change juste l'étiquette.
00:42:22Je crains que ça ait
00:42:23un petit peu plus d'avenir
00:42:24que les péages
00:42:25qui avaient été mis
00:42:26sur les portiques
00:42:27au-dessus des autoroutes.
00:42:29Cher à Madame Ségolène Royal.
00:42:32Malheureusement,
00:42:33puisque vous m'interrogez
00:42:33sur l'avenir d'Hormuz,
00:42:35je crois que dans quelques mois,
00:42:38Hormuz sera rouvert
00:42:39mais qu'Hormuz
00:42:40ne sera plus jamais Hormuz.
00:42:41Autrement dit,
00:42:42ça a été un tel choc
00:42:43non seulement pour la circulation
00:42:45des hydrocarbures,
00:42:46mais aussi pour tout ce qui concerne,
00:42:48vous le savez très bien maintenant,
00:42:49vous en avez déjà parlé,
00:42:51les engrais azotés,
00:42:52pour tout ce qui concerne
00:42:54l'hélium
00:42:55qui est quelque chose
00:42:56de très important
00:42:56à la fois pour les armes,
00:42:57pour les semi-conducteurs,
00:42:59que maintenant,
00:42:59tout le monde cherche
00:43:01des alternatives à Hormuz
00:43:02et qu'au fil des mois et des années,
00:43:05il y aura plus en plus de choses
00:43:07qui ne passeront plus par Hormuz.
00:43:08Attention,
00:43:08ça ne veut pas dire
00:43:09que le Détroit
00:43:11ne servira plus à rien.
00:43:12Je crois que le Hormuz
00:43:14que nous avons connu,
00:43:15entre guillemets,
00:43:17c'est terminé,
00:43:18même s'il faudra bien
00:43:18que les pétroliers
00:43:20ou les gaziers
00:43:21qataris,
00:43:23saoudiens ou iraniens,
00:43:24d'ailleurs,
00:43:25passent par là.
00:43:27Mais je crois
00:43:27qu'il y a énormément d'États
00:43:29qui sont en train
00:43:30d'étudier,
00:43:32voire de réaliser déjà,
00:43:33parce qu'on est déjà
00:43:34en train,
00:43:34pour le pétrole,
00:43:36en train de réparer
00:43:38des vieux zoléoducs
00:43:40qui passaient
00:43:40par la péninsule arabique.
00:43:42Je crois qu'Hormuz
00:43:43sera quelque chose
00:43:43de différent,
00:43:45qui sera moins important
00:43:46dans quelques années
00:43:48qu'il ne l'était
00:43:48encore jusqu'à fin février.
00:43:50L'autre guerre
00:43:51dans la guerre,
00:43:51c'est s'est entre Israël
00:43:52et le Hezbollah.
00:43:53Ces dernières heures,
00:43:54Benjamin Netanyahou
00:43:55a promis d'intensifier
00:43:58ces frappes
00:43:59contre le Hezbollah.
00:44:00On va aller sur place
00:44:00au Liban,
00:44:01justement,
00:44:01retrouver Jérémy Normand,
00:44:02puisque vous avez rencontré,
00:44:04bonsoir Jérémy,
00:44:05aujourd'hui,
00:44:05le porte-parole
00:44:06de ce mouvement
00:44:07qui est l'un des alliés,
00:44:08on le rappelle,
00:44:09de l'Iran dans la région.
00:44:14Oui, Marc,
00:44:15acculé sur le champ de bataille,
00:44:17le Hezbollah libanais
00:44:17tente de reprendre la main
00:44:19sur le plan
00:44:19de la communication.
00:44:21Quitte à exposer
00:44:22ses plaies béantes
00:44:23aujourd'hui,
00:44:24exceptionnellement,
00:44:24au lendemain d'une journée
00:44:26extrêmement violente,
00:44:27ici à Thiers,
00:44:27où nous nous trouvons,
00:44:28le porte-parole
00:44:29du Hezbollah
00:44:29pour la région
00:44:30du Sud Liban
00:44:31nous a accordé
00:44:32une interview
00:44:32à l'endroit même
00:44:33où une frappe
00:44:34a détruit,
00:44:35ce qui est apparenté
00:44:36selon le salle,
00:44:37à une infrastructure
00:44:38utilisée par le Hezbollah
00:44:39pour frapper
00:44:40les soldats israéliens.
00:44:41Écoutez-le.
00:44:42Chaque jour,
00:44:42l'armée israélienne
00:44:43poursuit sa campagne
00:44:44de frappe
00:44:45contre,
00:44:45dit-elle,
00:44:46les infrastructures
00:44:46du Hezbollah
00:44:47et elle affaiblit
00:44:48votre milice
00:44:49dont vous êtes
00:44:49le porte-parole
00:44:50ici dans la région
00:44:51du Sud Liban.
00:44:52En face,
00:44:53quelles armes
00:44:53vous restent-ils
00:44:54pour vous opposer
00:44:55à Israël ?
00:44:56On parle notamment
00:44:57des drones filaires
00:44:58qui ont causé
00:44:59la mort de plusieurs
00:45:00soldats israéliens
00:45:00ces derniers jours.
00:45:01Qu'est-ce qu'il vous reste
00:45:02dans votre arsenal
00:45:03pour poursuivre
00:45:04le combat ?
00:45:06Tant que nous sommes
00:45:08capables d'inventer
00:45:09des méthodes
00:45:10et des armes
00:45:11pour nous battre,
00:45:11nous pourrons
00:45:12poursuivre la bataille.
00:45:15Même si les forces
00:45:16militaires d'Israël
00:45:17surpassent celles
00:45:18du Hezbollah,
00:45:19tant en ombre
00:45:20qu'en puissance de feu,
00:45:21nous nous battrons
00:45:22comme jamais,
00:45:23même avec le minimum
00:45:24de moyens.
00:45:25Nous irons jusqu'au bout.
00:45:30Voilà le jusqu'au boutisme
00:45:32du Hezbollah
00:45:33très affaibli
00:45:34qui plonge
00:45:35le Liban
00:45:36encore un peu plus
00:45:37dans la guerre
00:45:38où nous nous trouvons
00:45:39ici à Tyre.
00:45:40On a vu
00:45:40beaucoup de populations
00:45:41qui sont obligées
00:45:42de fuir leur maison
00:45:43pour se réfugier,
00:45:44notamment ici
00:45:45où nous nous trouvons
00:45:45dans le quartier chrétien
00:45:46pour espérer
00:45:47échapper aux bombardements
00:45:48qui se poursuivent.
00:45:49Après ce soir,
00:45:50il y a quelques instants,
00:45:51un nouvel appel à évacuer
00:45:52émis par l'armée israélienne
00:45:53qui concerne les localités
00:45:54de la ville de Tyre
00:45:55où nous nous trouvons.
00:45:56Merci à vous Jérémy Normand
00:45:57avec Clément Granon
00:45:58donc au Liban,
00:45:59dit François-Ulysse Gosset.
00:46:00Est-ce que cette guerre
00:46:01Israël, Hezbollah
00:46:02peut continuer
00:46:03si l'autre s'arrête
00:46:04et quand l'autre s'arrêtera ?
00:46:05Alors les Iraniens
00:46:08vont essayer
00:46:09de lier les deux choses
00:46:10parce qu'ils sont
00:46:11un peu embêtés
00:46:11de lâcher en leur race campagne
00:46:12leur supplétif principal
00:46:14qui est le Hezbollah.
00:46:16Mais enfin,
00:46:17les reines ont toujours
00:46:18sacrifié les pions
00:46:19donc s'ils sont obligés
00:46:20de le faire,
00:46:20ils le feront.
00:46:21Ce qui va se passer,
00:46:22on l'a vu,
00:46:23c'est comme sur le reste
00:46:24des négociations
00:46:24où l'idée,
00:46:26c'est que chacun puisse dire
00:46:27maintenant moi j'ai gardé
00:46:28le droit d'enrichir,
00:46:29j'ai gardé les stocks
00:46:31de...
00:46:32Ben là,
00:46:32ils vont dire
00:46:33il y a des négociations
00:46:34entre le gouvernement
00:46:36libanais
00:46:37et le gouvernement israélien
00:46:39sans parler du Hezbollah
00:46:40et la question du Hezbollah,
00:46:41les Israéliens
00:46:42continuent à le traiter
00:46:43parce que c'est une menace
00:46:44qui est alors...
00:46:46Ils vont essayer
00:46:46de trouver une façon
00:46:47de découpler
00:46:48la question
00:46:49s'ils veulent trouver
00:46:50une solution.
00:46:52On voit bien
00:46:52que sur tous les sujets,
00:46:53que ce soit Hormuz,
00:46:55que ce soit le nucléaire,
00:46:56l'enrichissement,
00:46:56etc.
00:46:58Comme personne
00:46:59n'est un franc vainqueur
00:47:01et que tout le monde
00:47:02veut dire qu'en fait
00:47:02il a gagné
00:47:04sur ses positions,
00:47:05ils sont en train
00:47:05de chercher des solutions
00:47:06qui permettent
00:47:07à tout le monde
00:47:08de sauver la face
00:47:09et de trouver
00:47:10une solution
00:47:10qui puisse les satisfaire.
00:47:13Et bien ça sera
00:47:13la même chose
00:47:13sur le Liban,
00:47:14sinon il n'y aura pas d'accord,
00:47:15c'est tout.
00:47:16Merci beaucoup
00:47:16à tous les trois.
00:47:17Géopolitique de Comptoir,
00:47:18comment répondre
00:47:19aux idées reçues,
00:47:20fantasmes et clichés
00:47:21sur le monde ?
00:47:22C'est votre dernier livre
00:47:23qui vient de sortir
00:47:24aux éditions.
00:47:25Et Roll,
00:47:25merci à tous les trois
00:47:26d'être venus
00:47:27sur ce plateau.
00:47:28On va recevoir à présent
00:47:29le coordinateur
00:47:30de la France Insoumise,
00:47:31le bras droit
00:47:32de Jean-Luc Mélenchon,
00:47:33Manuel Bompard,
00:47:34qui nous rejoint
00:47:35sur ce plateau,
00:47:36député des Bouches-du-Rhône.
00:47:38On va parler
00:47:38des solutions
00:47:39des Insoumis
00:47:39face à la crise
00:47:40des carburants
00:47:41dans quelques instants,
00:47:42mais aussi
00:47:44des candidats
00:47:44de leurs propositions
00:47:46dans ce début de campagne.
00:47:46Bonsoir Manuel Bompard.
00:47:47Bonsoir.
00:47:48Un mot d'abord
00:47:48sur cette canicule.
00:47:50On en parlait
00:47:50il y a quelques minutes,
00:47:51sans précédent
00:47:51à ce moment de l'année
00:47:53en France.
00:47:54On va atteindre
00:47:55les 40 degrés
00:47:55dans les jours qui viennent.
00:47:57Est-ce qu'il faut
00:47:57s'habituer
00:47:59ou est-ce qu'il faut
00:47:59s'adapter
00:48:00ou les deux ?
00:48:01Il faut s'adapter
00:48:03et il faut lutter
00:48:05contre le réchauffement climatique
00:48:06parce que l'augmentation
00:48:07de ces événements
00:48:08climatiques extrêmes
00:48:09est liée
00:48:10à l'augmentation
00:48:11de la température
00:48:12et donc au réchauffement climatique.
00:48:14Quelle est la mesure
00:48:15que vous prendriez
00:48:16tout de suite
00:48:16qui n'a pas encore été prise ?
00:48:18Il y en a beaucoup
00:48:19mais par exemple
00:48:20il y a quelque chose
00:48:21de très simple
00:48:21et qui devrait normalement
00:48:23réunir tout le monde.
00:48:24C'est qu'aujourd'hui
00:48:25on a un rythme
00:48:26de rénovation thermique
00:48:27des logements
00:48:28qui n'est pas du tout
00:48:29à la hauteur de la situation.
00:48:30On estime qu'il faudrait
00:48:31rénover autour de
00:48:31600 000 logements par an.
00:48:33On rénove
00:48:34100 000, 200 000 logements
00:48:35par an chaque année
00:48:36depuis des années et des années.
00:48:38C'est une mesure
00:48:38à laquelle tout le monde
00:48:40aurait un intérêt.
00:48:41Mais ça coûte très cher.
00:48:42Oui mais à un moment
00:48:43il faut faire des priorités budgétaires.
00:48:45Vous réduisez
00:48:46les bouilloires thermiques
00:48:47c'est-à-dire ces logements
00:48:47dans lesquels les gens vivent
00:48:49alors qu'ils sont mal isolés.
00:48:51Évidemment
00:48:51ça a un intérêt climatique
00:48:53et écologique
00:48:53et c'est un intérêt économique
00:48:55puisque c'est des entreprises
00:48:56et le secteur du bâtiment
00:48:57que vous relancez
00:48:58à qui vous donnez une activité
00:48:59pendant des années et des années.
00:49:00Donc la priorité
00:49:01des insoumis sur le climat
00:49:02ce serait la rénovation
00:49:03du permis
00:49:04s'il en fallait une.
00:49:05Je vous donne celle-là
00:49:07mais il y a beaucoup
00:49:07d'autres choses à faire.
00:49:09Il faut évidemment
00:49:10avoir une politique
00:49:11de lutte contre le réchauffement climatique
00:49:13ça en fait partie
00:49:14la transition énergétique
00:49:16est nécessaire
00:49:16sortir des énergies carbonées
00:49:18et il faut une politique
00:49:19d'adaptation au changement climatique
00:49:20parce qu'on sait
00:49:21qu'une partie du réchauffement climatique
00:49:22on ne pourra pas l'annuler
00:49:24aujourd'hui
00:49:24c'est irréversible.
00:49:25Il faut lutter
00:49:26contre la dépendance au pétrole ?
00:49:27Évidemment.
00:49:28Il faut préparer la pré-pétrole.
00:49:29Est-ce que bloquer les prix
00:49:31des carburants
00:49:31c'est lutter contre la dépendance
00:49:33puisque je rappelle
00:49:33que c'est la mesure
00:49:34que vous préponisez ?
00:49:35Je comprends sincèrement
00:49:36votre question
00:49:37mais vous devez distinguer
00:49:38Il y a quelque chose
00:49:38d'un peu paradoxal ?
00:49:39Non, je ne crois pas
00:49:40je crois qu'il faut
00:49:41que vous distinguiez
00:49:42dans les réponses politiques
00:49:43les réponses politiques
00:49:44qui sont de l'ordre
00:49:45du court terme
00:49:45c'est-à-dire des gens
00:49:46aujourd'hui
00:49:47qui n'ont pas d'alternative
00:49:48et qui sont obligés
00:49:49d'utiliser leur voiture
00:49:50qui fonctionne avec du carburant
00:49:52et donc issu du pétrole
00:49:54vous ne pouvez pas
00:49:55du jour au lendemain
00:49:55leur dire
00:49:56désolé vos voitures
00:49:56elles ne vont plus pouvoir rouler
00:49:57et ensuite avoir une politique
00:49:59à moyen et à long terme
00:50:00qui effectivement électrifie
00:50:02qui sort de la dépendance
00:50:03aux énergies carbonées
00:50:05il faut faire les deux choses
00:50:06ce qui est quand même
00:50:07assez surprenant
00:50:07c'est que vous avez
00:50:08un gouvernement
00:50:09qui attend
00:50:09qu'on soit dans une crise terrible
00:50:11d'augmentation des prix du carburant
00:50:13pour commencer à se poser
00:50:14la question de l'électrification
00:50:15il fallait peut-être y penser avant
00:50:16précisément
00:50:16quand on se retrouvait
00:50:17dans cette situation
00:50:18Sur votre mesure
00:50:19sur le blocage des carburants
00:50:20Manuel Bompard
00:50:20le gouvernement
00:50:21et pas que lui
00:50:22d'ailleurs
00:50:22certains économistes aussi
00:50:23vous disent
00:50:23le blocage des prix
00:50:24c'est la pénurie
00:50:26donc on aura
00:50:26des prix bloqués moins chers
00:50:28mais il n'y aura plus
00:50:28de carburant
00:50:29à la pompe
00:50:30qu'est-ce que vous répondez là-dessus ?
00:50:31que le blocage des prix
00:50:32ça existe dans les départements
00:50:33et territoires d'outre-mer
00:50:34aujourd'hui
00:50:35on a un blocage des prix
00:50:36et un blocage des marges
00:50:37et qu'il n'y a pas de pénurie
00:50:37mais ce n'est pas un blocage des prix
00:50:39en outre-mer
00:50:40il y a un plafonnement des prix
00:50:42qui est revu
00:50:43tous les mois
00:50:44par le préfet
00:50:45j'ai regardé les chiffres
00:50:46avant de vous savoir
00:50:46parce que c'est vrai
00:50:47que depuis des semaines
00:50:48vous citez notamment
00:50:49le cas de la réunion
00:50:50de la Guadeloupe
00:50:51et de la Martinique
00:50:52tous les mois
00:50:53le préfet là-bas
00:50:55réhausse
00:50:55vous savez ce qui s'est passé
00:50:56en Guadeloupe
00:50:56et en Martinique
00:50:57le mois dernier
00:50:5831 centimes de plus
00:50:59pour le gazole
00:50:59et 17 centimes
00:51:01pour le super
00:51:01là où je vous donne le point
00:51:02là où c'est vrai
00:51:03c'est qu'il reste moins cher
00:51:04qu'en métropole
00:51:05mais ça augmente quand même
00:51:07et ça augmente le mois d'après
00:51:08je vous remercie
00:51:08d'avoir fait ce travail
00:51:09parce qu'aucun de vos collègues
00:51:10quasiment l'avait fait
00:51:11c'est à force de vous entendre
00:51:12je vous remercie de l'avoir fait
00:51:13mais ce n'est pas un blocage
00:51:18le blocage des prix
00:51:18c'est fixer un prix
00:51:19et cette fixation du prix
00:51:20elle a lieu chaque mois
00:51:22dans une réunion
00:51:22donc ça augmente
00:51:23avec un mois de retard
00:51:24et ça baisse
00:51:24avec un mois de retard
00:51:25vous avez raison
00:51:27il y a des mesures
00:51:27de contrôle des prix
00:51:28et des mesures
00:51:29d'encadrement des marges
00:51:30ce qu'il faut dire
00:51:31c'est que les prix
00:51:32sont aujourd'hui plus bas
00:51:33que ce qu'ils sont
00:51:33aujourd'hui dans l'hexagone
00:51:35et que la hausse
00:51:36elle a mis beaucoup plus de temps
00:51:38un mois
00:51:38elle a mis un mois
00:51:39à se répercuter
00:51:39un mois c'est pas négligeable
00:51:40mais ce sera peut-être
00:51:41la même chose à la baisse
00:51:42donc au final
00:51:43dans la poche des automobilistes
00:51:44de la Réunion
00:51:45ou de Guadeloupe
00:51:46je pense qu'aujourd'hui
00:51:46les automobilistes
00:51:47de la Réunion
00:51:48ou de Guadeloupe
00:51:48ils sont contents
00:51:49de voir que les prix
00:51:50du carburant
00:51:51sont plus faibles
00:51:51que ce qu'ils sont
00:51:52aujourd'hui dans l'hexagone
00:51:53ensuite est-ce que
00:51:54cette mesure-là
00:51:55elle est parfaitement appliquée
00:51:56est-ce qu'on peut pas faire mieux
00:51:57je pense qu'on peut faire
00:51:58bien mieux
00:51:58c'est-à-dire que
00:51:59même ces mesures
00:52:00de contrôle
00:52:01et de fixation du prix
00:52:02elles pourraient permettre
00:52:03de s'en prendre davantage
00:52:04aux marges
00:52:05parce que pourquoi
00:52:06on veut fixer le prix
00:52:06c'est parce qu'aujourd'hui
00:52:08il faut que tout le monde
00:52:08qui nous écoute
00:52:09le comprenne
00:52:09ça coûte pas plus cher
00:52:10de produire
00:52:11un litre de carburant
00:52:12aujourd'hui
00:52:12qu'avant le déclenchement
00:52:13de la guerre
00:52:14ça coûte pas plus cher
00:52:15vous êtes d'accord
00:52:15si aujourd'hui
00:52:16les prix sont plus importants
00:52:17ça dépend si on le produit
00:52:18ou si on l'achète
00:52:18sur les marchés
00:52:20sur les marchés
00:52:21il coûte plus cher
00:52:21à la production
00:52:22ça ne coûte pas plus cher
00:52:23il n'y a pas eu
00:52:23quelque chose
00:52:24qui fait que c'est
00:52:24bon pourquoi
00:52:25parce qu'il y a des mécanismes
00:52:26de spéculation au milieu
00:52:27bon donc la question
00:52:28d'une mesure de contrôle
00:52:29des prix c'est face
00:52:30à des mécanismes spéculatifs
00:52:32arrêtez cette situation
00:52:33dans laquelle vous avez
00:52:33l'immense majorité
00:52:35des français
00:52:35qui tirent la longue
00:52:36qui se serrent la ceinture
00:52:37qui n'arrivent pas
00:52:38à s'en sortir
00:52:38qui réduit y compris
00:52:39ses déplacements
00:52:40et de l'autre côté
00:52:41des grandes entreprises
00:52:42qui font
00:52:42vous entendez bien
00:52:43chaque jour
00:52:43en France
00:52:44les pétroliers
00:52:4512 millions d'euros
00:52:46de super profit
00:52:47chaque jour
00:52:48pendant que de l'autre côté
00:52:49vous avez des gens
00:52:50qui ne vont plus
00:52:52se déplacer
00:52:52qui ont des difficultés
00:52:53pour aller travailler
00:52:54bon cette situation
00:52:55elle est inacceptable
00:52:56donc la seule mesure
00:52:57pour répondre à ça
00:52:57c'est le blocage des prix
00:52:58et c'est la seule mesure
00:53:00qui coûte 0 euro à l'état
00:53:01ça coûte 0 euro à l'état
00:53:02ça met à contribution
00:53:03les marges des profiteurs
00:53:04de crise
00:53:04Manuel Bompard
00:53:05l'immigration
00:53:06est-ce qu'il faut
00:53:07un moratoire de 3 ans
00:53:09sur l'immigration légale
00:53:10en France
00:53:10comme le propose
00:53:11Gérald Darmanin ?
00:53:11d'abord je vous fais remarquer
00:53:12que monsieur Darmanin
00:53:13lui-même
00:53:14a reculé sur sa propre proposition
00:53:16c'est-à-dire que dimanche dernier
00:53:17il nous disait
00:53:17il faut qu'il y ait un moratoire
00:53:18c'est-à-dire
00:53:19tous les gens qui avaient entendu
00:53:20cette proposition
00:53:21plus aucune immigration en France
00:53:22et je l'ai écouté
00:53:23je l'ai entendu ce matin
00:53:24à la radio
00:53:25dire non non
00:53:26mais le moratoire
00:53:26c'est pas vraiment pour
00:53:27c'est sur le regroupement familial
00:53:29pour les familles
00:53:30de ceux qui sont venus
00:53:31travailler en France
00:53:32il l'avait
00:53:32c'était déjà dans l'interview
00:53:34dimanche dernier
00:53:34mais c'est vrai qu'il l'a expliqué
00:53:35mais c'était écrit dimanche
00:53:36c'est pas un moratoire
00:53:37un moratoire ça revient à dire
00:53:39on arrête
00:53:39bon donc c'est la première chose
00:53:41c'est juste pour montrer
00:53:42que monsieur Darmanin
00:53:42fait de la communication
00:53:43et qu'ensuite la mesure
00:53:44qu'il propose
00:53:45ne correspond évidemment pas
00:53:46à un moratoire
00:53:46et bien heureusement
00:53:47parce qu'un moratoire
00:53:48c'est absolument impossible
00:53:49quant à la proposition
00:53:50qui consiste
00:53:50à demander à des gens
00:53:52qui viennent légalement
00:53:53sur le territoire français
00:53:54avec un titre de séjour
00:53:56au titre du travail
00:53:58c'est-à-dire des gens
00:53:58qui travaillent en situation régulière
00:54:00de leur dire
00:54:01c'est sympa
00:54:02vous venez travailler
00:54:03et occuper des emplois
00:54:04qui sont essentiels
00:54:04en situation régulière
00:54:05mais vous n'allez pas pouvoir
00:54:06avoir vos enfants
00:54:07ou votre famille
00:54:08et prétendre que cette mesure-là
00:54:10elle va faciliter l'intégration
00:54:12des personnes qui sont immigrées
00:54:14et qui travaillent en France
00:54:15c'est absolument absurde
00:54:16mais vous voyez ce que je dis
00:54:17je suis absolument en désaccord
00:54:18avec cette mesure
00:54:18je la trouve absolument inhumaine
00:54:20et absolument contre-productive
00:54:22demander à des gens
00:54:23de venir travailler
00:54:23en situation régulière en France
00:54:25je ne sais pas
00:54:26peut-être que les gens
00:54:26qui nous écoutent
00:54:27je sais qu'il est de bon ton
00:54:28aujourd'hui
00:54:29je ne parle pas de vous
00:54:30de cracher sur les immigrés
00:54:31à longueur d'antenne
00:54:32mais peut-être que quelqu'un
00:54:33s'imagine une minute
00:54:34qu'il peut aller travailler
00:54:35dans un autre pays
00:54:35et qu'il n'a pas le droit
00:54:36de faire venir sa famille
00:54:38et ses enfants
00:54:38c'est des êtres humains
00:54:39qui ont des relations familiales
00:54:41qui ont des enfants
00:54:42peut-être qu'on peut
00:54:43le prendre en compte
00:54:43un peu dans nos propositions
00:54:44il n'est pas le seul
00:54:45aujourd'hui Gérald Darmanin
00:54:46à dire
00:54:47il faut réguler
00:54:48diminuer l'immigration
00:54:49Gabriel Attal veut des quotas
00:54:52Raphaël Glucksmann dit
00:54:53il y aura une convention citoyenne
00:54:54sur l'immigration
00:54:55et François Ruffin
00:54:56qui est de votre camp
00:54:58peut-être même
00:54:59de votre famille politique
00:55:00dit
00:55:01je ne veux plus
00:55:01d'immigration de travail
00:55:02je ne veux plus
00:55:03d'immigration de travail
00:55:04parce que
00:55:05quand on fait venir
00:55:06un médecin à l'hôpital
00:55:06on pille son pays d'origine
00:55:09et en plus
00:55:10on fait baisser les salaires
00:55:11est-ce que vous êtes d'accord
00:55:12avec lui là-dessus ?
00:55:12Non mais François Ruffin
00:55:13ne dit pas que ça
00:55:14et ce qui a déclenché
00:55:15la polémique
00:55:16c'est ce qu'il a dit
00:55:16autour de cette proposition
00:55:18François Ruffin a dit
00:55:19en gros on ne va pas faire
00:55:20comme les services
00:55:21je cite sa citation
00:55:22la même chose
00:55:23que ce qu'on a fait
00:55:23pour l'industrie
00:55:24qui revenait en quelque sorte
00:55:25à expliquer que
00:55:26toutes les personnes
00:55:27qui vivent en France aujourd'hui
00:55:28ou qui ont eu des enfants
00:55:29qui sont français
00:55:30et qui sont issus
00:55:31d'une histoire
00:55:32de l'immigration
00:55:33liée notamment à l'industrie
00:55:34de tous ces gens
00:55:35qui sont venus pour travailler
00:55:36dans les mines
00:55:36dans les usines
00:55:37de la sidérurgie etc
00:55:38en gros c'était un problème
00:55:39de les avoir sur le territoire français
00:55:40c'est ça qui était inacceptable
00:55:42dans les propos de François Ruffin
00:55:43et qui a produit
00:55:44je crois une polémique
00:55:45sur le fond
00:55:46sur l'immigration de travail
00:55:47mais moi pour le reste
00:55:48sur le fond
00:55:49je vais vous dire
00:55:49notre position elle est très claire
00:55:50il y a des gens qui partent
00:55:52et qui partent
00:55:53parce qu'ils sont conduits
00:55:53à partir de leur pays d'origine
00:55:55et la première chose
00:55:56qu'on pourrait se poser
00:55:57comme question
00:55:58c'est de savoir
00:55:58comment on fait en sorte
00:55:58qu'ils n'aient pas besoin de partir
00:56:00parce qu'en fait
00:56:01c'est jamais un bonheur
00:56:02de partir de son pays
00:56:03vous n'alignerez jamais
00:56:04les salaires
00:56:05dans un pays d'origine
00:56:05avec ceux en France
00:56:06par exemple
00:56:06vous n'allignez pas
00:56:07d'aligner les salaires
00:56:08mais je vous dis
00:56:08que s'il y a des gens
00:56:09qui partent aujourd'hui
00:56:10c'est parce que par exemple
00:56:11il y a des accords commerciaux
00:56:12qui sont passés
00:56:13entre la France
00:56:13et un certain nombre de pays
00:56:14qui sont très inégaux
00:56:15pour ces pays
00:56:16parce qu'il y a des situations
00:56:17de guerre
00:56:17parce qu'il y a des situations
00:56:18de conflits
00:56:19il y a des gens
00:56:19qui fuient la misère
00:56:20qui fuient la situation économique
00:56:21qui fuient la guerre
00:56:21Vous dites quoi ?
00:56:22On ne peut pas dire ça
00:56:23et être de gauche
00:56:23on ne peut pas être
00:56:24contre l'immigration de travail
00:56:26et être de gauche
00:56:27Non mais j'essaye de voir
00:56:28jusqu'où pour vous
00:56:31ça discrédite François Ruffin
00:56:32Mais c'est les électrices
00:56:34et les électeurs
00:56:34qui le décideront
00:56:35Moi ma position
00:56:36c'est essayer de faire en sorte
00:56:37que les gens
00:56:37quand ils le peuvent
00:56:38n'aient pas besoin de partir
00:56:39parce que c'est jamais
00:56:40un bonheur l'exil
00:56:40et par contre
00:56:41les gens qui sont
00:56:42sur le territoire national
00:56:43il faut leur donner
00:56:44des papiers
00:56:45parce que
00:56:46que tout le monde comprenne
00:56:47il y a des gens aujourd'hui
00:56:48qui arrivent ici
00:56:48et qui se retrouvent
00:56:49confrontés à des difficultés
00:56:51administratives
00:56:51qui en vérité
00:56:52posent des problèmes
00:56:53les gens sont obligés
00:56:53pour travailler
00:56:54ils sont obligés
00:56:55de contourner
00:56:55alors qu'on leur donne
00:56:58un titre de séjour
00:56:59qu'on les régularise
00:57:00et en plus
00:57:01vous le savez
00:57:01y compris d'un point de vue économique
00:57:02ça va aider nos caisses
00:57:04nos comptes sociaux
00:57:04à être à l'équilibre
00:57:05ça rapporte de l'argent
00:57:06les personnes qui travaillent
00:57:07aujourd'hui
00:57:07et qui sont des immigrés
00:57:08donc il faut arrêter
00:57:09de les pointer du doigt
00:57:10il faut peut-être
00:57:11commencer par les remercier
00:57:12bien souvent
00:57:12ils occupent des emplois
00:57:13qui sont essentiels
00:57:14à la vie de la nation
00:57:14Manuel Loupard
00:57:15est-ce qu'il faut vous appeler
00:57:16monsieur le premier ministre ?
00:57:18non
00:57:19je suis
00:57:20monsieur le ministre
00:57:21coordinateur de la France insoumise
00:57:22et je suis en campagne
00:57:25présidentielle
00:57:25avec Jean-Luc Mélenchon
00:57:27j'en suis très heureux
00:57:27vous avez sans doute
00:57:28eu les papiers
00:57:28partout dans la presse
00:57:29ces derniers jours
00:57:30ces dernières semaines
00:57:30qui disent
00:57:31Jean-Luc Mélenchon
00:57:32est tellement sûr de lui
00:57:33cette fois-ci
00:57:34que chez les insoumis
00:57:35on commence même
00:57:36à essayer de voir
00:57:37qui sera à Matignon
00:57:38qui sera ministre
00:57:38c'est le cas ou pas ?
00:57:39non mais on n'est pas sûr de nous
00:57:40on prépare
00:57:42une campagne présidentielle
00:57:43et peut-être
00:57:44contrairement à d'autres
00:57:45on la prépare sérieusement
00:57:46et quand on prépare
00:57:47Jean-Luc Mélenchon
00:57:48à la liste
00:57:49déjà aujourd'hui
00:57:49vous l'avez vous ?
00:57:51non
00:57:51personne n'a de liste
00:57:52il n'y a pas de liste composée
00:57:53il y a une réflexion
00:57:54ce ne serait pas honteux
00:57:56Marine Le Pen a dit
00:57:57si j'arrive à l'Elysée
00:57:58Jordan Bardella
00:57:58est à Matignon
00:57:59il n'y aurait rien de honteux
00:58:00monsieur Fauvel
00:58:00mais ça ne correspond pas
00:58:01à la réalité
00:58:02par contre ce qui est certain
00:58:03c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:58:04dans cette campagne
00:58:05de l'élection présidentielle
00:58:06est entouré d'une équipe
00:58:08unie
00:58:09soudée
00:58:09avec des personnes
00:58:11de grande qualité
00:58:11de grand talent
00:58:12et qu'on a
00:58:14parmi les militantes
00:58:15et les militants
00:58:15les élus de la France insoumise
00:58:17et celles et ceux
00:58:17qui voudront nous rejoindre
00:58:18de quoi composer
00:58:19plusieurs gouvernements
00:58:20de grande qualité
00:58:20ça c'est certain
00:58:21maintenant la composition
00:58:23du gouvernement
00:58:23c'est après la victoire
00:58:24aux élections présidentielles
00:58:25donc on reprend les choses
00:58:27étape par étape
00:58:28Théodora
00:58:28la chanteuse
00:58:29l'éna de situation
00:58:30l'influenceuse
00:58:31Squeezie le youtubeur
00:58:33et Yannick Noir
00:58:33l'ancien vainqueur
00:58:34de Roland Garros
00:58:35le parisien nous dit ce matin
00:58:37que vous cherchez
00:58:38à les recruter
00:58:40dans une sorte de comité
00:58:41de soutien people
00:58:42c'est le cas
00:58:42non
00:58:43je suis obligé de vous dire
00:58:44que je ne sais pas
00:58:44d'où sortent ces informations
00:58:45vous les connaissez
00:58:46les personnalités
00:58:47dont vous avez cité le nom
00:58:48oui
00:58:49vous aimeriez le soutien
00:58:50de Théodora
00:58:51je suis obligé de vous dire
00:58:52que contrairement à ce que
00:58:53dit le parisien
00:58:53je suis désolé pour eux
00:58:54les informations qui font état
00:58:56de prise de contact
00:58:57de notre part
00:58:57auprès de ces personnalités
00:58:58sont absolument fausses
00:58:59donc j'en suis désolé pour eux
00:59:01mais là
00:59:02si on les appelle
00:59:02si demain
00:59:03certains journais se les appellent
00:59:04ils confirmeront
00:59:05qu'il n'y a pas eu de contact
00:59:05avec les insoumis
00:59:06je ne veux pas les mettre
00:59:07en difficulté
00:59:07mais j'imagine qu'ils le confirmeront
00:59:09puisqu'en l'occurrence
00:59:09il n'y a pas eu de contact
00:59:10avec eux maintenant
00:59:11que les choses soient claires
00:59:12et ça concerne ces personnalités
00:59:13comme d'autres
00:59:14moi je considère
00:59:15que la campagne présidentielle
00:59:16qui vient va sans doute
00:59:17être une des plus importantes
00:59:18depuis plusieurs décennies
00:59:19et je trouve ça très bien
00:59:21si des personnalités
00:59:23engagées
00:59:23des artistes
00:59:24des personnes du monde
00:59:26de la culture
00:59:26du monde des arts
00:59:27du sport
00:59:28des intellectuels
00:59:29décident de s'engager
00:59:30dans l'élection présidentielle
00:59:31et si certains veulent
00:59:32participer de la dynamique
00:59:34de notre campagne présidentielle
00:59:35ils sont évidemment
00:59:36les bienvenus
00:59:36moi je crois que cette campagne
00:59:37elle a bien démarré
00:59:38pour la France Insoumise
00:59:40et pour Jean-Luc Mélenchon
00:59:41vous le savez
00:59:42on a déclenché
00:59:43lancé notre candidature
00:59:44il y a un mois
00:59:45on a déjà près de 300 000 soutiens
00:59:47sur le site
00:59:48mélenchon2027.fr
00:59:49d'ailleurs j'invite les gens
00:59:49qui nous écoutent
00:59:50et qui veulent nous appuyer
00:59:51à aller soutenir
00:59:52et puis on a un grand rendez-vous
00:59:53à venir le 7 juin prochain
00:59:55un meeting qui aura lieu
00:59:55à Saint-Denis
00:59:56et là aussi j'invite
00:59:56les gens qui nous écoutent
00:59:57à venir y participer
00:59:583 minutes
00:59:59et 2 dossiers judiciaires
01:00:00d'abord l'affaire
01:00:01des assistants parlementaires
01:00:02de la France Insoumise
01:00:03c'est celle qui a valu
01:00:03des ennuis judiciaires
01:00:04également au Modem
01:00:06ces dernières années
01:00:07et au Rassemblement National
01:00:08on apprend aujourd'hui
01:00:09que les juges
01:00:09ont clôturé l'instruction
01:00:11sans mise en examen
01:00:12c'est ce qu'on apprend
01:00:13de la France Insoumise
01:00:15le communiqué
01:00:16date d'il y a 3 quarts d'heure
01:00:17il y en a peut-être eu
01:00:17un plus récent
01:00:18ça veut dire que
01:00:19vous vous attendez
01:00:20dans cette affaire
01:00:21qui a fait trembler
01:00:22d'autres partis politiques
01:00:23à un non-lieu maintenant ?
01:00:24Alors monsieur Fauvel
01:00:25pour préciser les choses
01:00:25pardonnez-moi
01:00:26on nous a informé
01:00:27qu'il y avait une publication
01:00:28d'un article dans le canard enchaîné
01:00:29de demain
01:00:30qui faisait cette annonce
01:00:31et donc on nous a demandé
01:00:32notre réaction
01:00:33et on a confirmé
01:00:34cette information
01:00:34et effectivement
01:00:35il y a une clôture
01:00:36de l'instruction
01:00:36sans aucune mise en examen
01:00:39aucune mise en examen
01:00:40alors qu'il y a eu
01:00:40plusieurs juges d'instruction
01:00:41c'est une affaire
01:00:41qui a duré pendant 8 ans
01:00:43qui avait valu à Jean-Luc Mélenchon
01:00:44d'être entendu
01:00:45bien sali
01:00:47que la probité
01:00:47de Jean-Luc Mélenchon
01:00:48a été mise en cause
01:00:49dans cette affaire
01:00:50et aujourd'hui
01:00:50les juges d'instruction
01:00:54confirment qu'en gros
01:00:56on avait raison
01:00:57de dire qu'il n'y avait
01:00:58en aucun cas
01:00:59des éléments
01:00:59permettant de nous attaquer
01:01:00sur cette affaire
01:01:01Autre affaire
01:01:02le parquet de Paris
01:01:03ouvre une enquête aujourd'hui
01:01:05sur une éventuelle
01:01:05ingérence étrangère
01:01:07visant des candidats
01:01:08de la France Insoumise
01:01:09au municipal
01:01:10pour être très clair
01:01:12qu'est-ce que c'est
01:01:12que cette ingérence
01:01:13qui a peut-être eu lieu
01:01:15pendant la campagne
01:01:15de quoi on parle ?
01:01:16Il y a eu un rapport
01:01:17qui a été publié d'ailleurs
01:01:18enfin pas encore publié
01:01:19mais qui est en cours
01:01:20par les instances de l'État
01:01:22qui surveillent
01:01:23ce qu'on appelle
01:01:24les ingérences étrangères
01:01:25c'est-à-dire des acteurs
01:01:27étrangers
01:01:28qui ne sont pas français
01:01:29qui interviennent
01:01:30dans le processus électoral
01:01:31par exemple
01:01:31pour vous donner un exemple
01:01:32c'est mon collègue
01:01:32Sébastien Delogu
01:01:33qui était tête de liste
01:01:34aux élections municipales
01:01:35à Marseille
01:01:35et on a vu fleurir
01:01:36dans la ville
01:01:37des affiches
01:01:37d'une personne
01:01:38qui n'existe pas
01:01:39qui l'accusait
01:01:40de violences sexuelles
01:01:41et de viol
01:01:41c'était une personne
01:01:42qui n'existait pas
01:01:43sur un site
01:01:44qui n'existait pas
01:01:45avec des informations
01:01:46qui étaient absolument inexactes
01:01:47et certains de vos collègues
01:01:48journalistes
01:01:49ont réussi à remonter
01:01:50le fait qu'il y avait
01:01:50une officine
01:01:51qui était derrière
01:01:51cette opération
01:01:52qui s'appelle
01:01:53le Black Corps
01:01:53qui est proche
01:01:54des services israéliens
01:01:56et à qui ils ont imputé
01:01:59l'initiative
01:01:59de cette ingérence étrangère
01:02:00des services proches
01:02:03c'est important
01:02:04parce que Jean-Luc Mélenchon
01:02:05il y a quelques jours
01:02:05a dit
01:02:05les ingérences étrangères
01:02:07d'Israël
01:02:08contre les insoumis
01:02:09elles sont
01:02:10à l'initiative d'officines
01:02:11qui sont installées
01:02:12et qui sont de nationalité israélienne
01:02:13oui
01:02:14mais c'est pas la même chose
01:02:15si une entreprise française
01:02:16est accusée d'eux
01:02:17vous ne pourrez pas dire
01:02:18que c'est la France
01:02:19elles viennent d'Israël
01:02:20aujourd'hui
01:02:20pour vous c'est une ingérence
01:02:22d'Israël
01:02:22en tout cas
01:02:23elles proviennent
01:02:24d'entreprises
01:02:25qui sont installées
01:02:26en Israël
01:02:26donc vous pouvez l'appeler
01:02:27comme vous voulez
01:02:27maintenant si la question
01:02:28que vous me posez
01:02:29c'est est-ce que le commanditaire
01:02:31identifié
01:02:31est le gouvernement israélien
01:02:33personnellement
01:02:33je n'en sais rien
01:02:34et j'imagine
01:02:35donc on ne peut pas dire
01:02:36pardon mais les mots
01:02:37sont importants
01:02:38les ingérences étrangères
01:02:40d'Israël
01:02:41si demain
01:02:42une entreprise française
01:02:43fait une ingérence
01:02:43vous direz
01:02:44je ne confonds pas
01:02:45l'entreprise et l'Etat
01:02:46je dirais qu'elles viennent de France
01:02:47maintenant monsieur
01:02:48on joue un peu sur les mots
01:02:49là c'est vous qui jouez avec les mots
01:02:50si je peux me permettre
01:02:51pour essayer de construire une polémique
01:02:52et à mon avis
01:02:53il n'y en a absolument aucune
01:02:53mais c'est pas grave
01:02:54donc vous n'avez pas idée
01:02:54du commanditaire
01:02:55par définition
01:02:56personne ne peut le savoir
01:02:57et j'imagine qu'y compris
01:02:58si le gouvernement israélien
01:03:00lui-même était à l'initiative
01:03:01de cette opération
01:03:02ils auraient pris
01:03:03les dispositions nécessaires
01:03:04pour qu'on puisse pas remonter sur eux
01:03:05j'imagine
01:03:06donc voilà
01:03:07ce que j'observe
01:03:07c'est qu'il y a une officine
01:03:08que les personnes
01:03:09qui sont à la tête
01:03:09de cette officine
01:03:10sont des proches
01:03:11de monsieur Netanyahou
01:03:13et des services secrets israéliens
01:03:14ça c'est documenté
01:03:15par certains de vos collègues
01:03:16et ça me suffit
01:03:18si vous voulez
01:03:18pour imputer la responsabilité
01:03:20à des proches
01:03:21du gouvernement
01:03:22de monsieur Netanyahou
01:03:23et je pense que tout le monde
01:03:24comprendra
01:03:25que ce n'est pas déconnecté
01:03:26des prises de position
01:03:27qu'on a pu avoir
01:03:28depuis maintenant
01:03:28plusieurs mois
01:03:30pour dénoncer
01:03:30le génocide en cours à Gaza
01:03:32il y a une enquête
01:03:33et c'est une bonne chose
01:03:34qu'il y ait une enquête
01:03:34qui soit ouverte
01:03:35et j'espère qu'au-delà
01:03:36de cette enquête
01:03:36il y aura aussi des mesures
01:03:37qui seront prises par le pouvoir
01:03:38pour protéger l'élection
01:03:39présidentielle à venir
01:03:40de ces ingérences étrangères
01:03:41parce qu'elles seront
01:03:42vous avez raison
01:03:43un mot
01:03:43parce qu'à chaque fois
01:03:44qu'on vous pose une question
01:03:45sur un plateau
01:03:45c'est mon cas depuis des mois
01:03:46sur un sondage
01:03:48pas forcément favorable
01:03:49à Jean-Luc Mélenchon
01:03:50vous dites que les sondages
01:03:50n'ont aucun sens
01:03:51on ne les regarde pas
01:03:52arrêtez etc
01:03:53aujourd'hui il se trouve
01:03:54qu'il y a un sondage
01:03:54au Doxac
01:03:55qui est plutôt favorable
01:03:55à Jean-Luc Mélenchon
01:03:56qui le donne au coude à coude
01:03:57avec Edouard Philippe
01:03:58en troisième place
01:04:00de l'élection présidentielle
01:04:01et là
01:04:02Clémence Guettet
01:04:03votre collègue
01:04:04dit ça y est
01:04:05il se passe quelque chose
01:04:06l'horoscope sondagé
01:04:07du jour est sorti
01:04:08si un espoir se lève
01:04:09nous ne sommes plus
01:04:10condamnés à subir
01:04:11ou à regarder faire
01:04:13finalement les sondages
01:04:14il y a les bons
01:04:15et les mauvais
01:04:15ça dépend des jours
01:04:16vous savez quoi
01:04:17je m'attendais absolument
01:04:18à votre question
01:04:19à monsieur Fauvel
01:04:20mais je vais vous dire
01:04:21quelque chose
01:04:21moi j'ai toujours dit
01:04:21la même chose
01:04:22c'est que les sondeurs
01:04:23avaient l'habitude
01:04:24en élection présidentielle
01:04:24de nous sous-estimer
01:04:25et d'ailleurs
01:04:26le sondage au Doxa
01:04:27puisqu'on parle de cette boîte
01:04:29au Doxa
01:04:30en 2022
01:04:31au Doxa
01:04:32la dernière fois qu'au Doxa
01:04:33a sondé Jean-Luc Mélenchon
01:04:34à 16%
01:04:34vous savez quand c'était ?
01:04:356 jours avant le premier tour
01:04:363 jours du premier tour
01:04:37de l'élection présidentielle
01:04:38de 2022
01:04:38et Jean-Luc Mélenchon
01:04:39avait fait 22%
01:04:40donc il était annoncé à 16
01:04:42et il avait fait à 22
01:04:42donc là il nous annonce à 16
01:04:45je ne vous dis pas
01:04:45que c'est le bon chiffre
01:04:46vous allez faire 30
01:04:47j'espère qu'on fera plus
01:04:48mais en tout cas
01:04:49merci
01:04:49j'ai la même méfiance
01:04:50sur les sondages
01:04:51et ce n'est pas sur la base
01:04:52des sondages
01:04:53que je vois la dynamique
01:04:54de la belle campagne
01:04:54qui est engagée
01:04:55je donne rendez-vous
01:04:56à tout le monde
01:04:56le 7 jour
01:04:57vous l'avez déjà dit
01:04:57à Saint-Denis
01:04:57et je les invite à signer
01:04:59sur Mélenchon 2027
01:05:00pour nous aider
01:05:01merci Manuel
01:05:05bonsoir Marc
01:05:06notre invité ce soir
01:05:07c'est le général
01:05:07Philippe Sidos
01:05:08on lui posera la question
01:05:09la guerre est-elle
01:05:09en train de reprendre en Iran
01:05:11les Etats-Unis ont refrappé
01:05:12le sud du pays
01:05:12la nuit dernière
01:05:13ce sera dans quelques instants
01:05:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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