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  • il y a 16 heures
Samedi 23 mai 2026, retrouvez Céline Puff Ardichvili (directrice générale, Look Sharp), Laure Sartout (Directrice RSE, Savencia), Aïna Queiroz (Conférencière et cofondatrice, Climate House) et Thomas Breuzard (Co-président, B Lab France) dans 4GOOD, une émission présentée par Alix Nguyen.

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02:51S'inspirer du vivant, c'est sans doute pas naturel pour tout le monde et c'est bien ça le
02:55problème, surtout pour le monde économique, parce que notre économie est construite sur l'extraction, la séparation des parties prenantes,
03:02la standardisation, alors que le vivant fonctionne exactement à l'inverse.
03:05Et ça, nos invités le diront sans doute mieux que moi, de l'interdépendance, de la sobriété, de la coopération
03:10et du temps long, ce qui n'est pas vraiment le prisme économique, surtout dans ce monde qui va si
03:14vite se décalage.
03:15Il est d'ailleurs probablement au cœur des crises que nous traversons aujourd'hui.
03:18Et alors pourquoi le monde économique a-t-il autant de mal à regarder le vivant comme une source d
03:21'apprentissage ?
03:22Eh bien, probablement déjà un manque de clairvoyance face à des signaux faibles qui deviennent de plus en plus majeurs.
03:26Pendant longtemps, la biodive, elle a été perçue comme un sujet naturaliste parfois, un enjeu périphérique, une sorte d'externalité
03:33non stratégique pour les entreprises,
03:35alors qu'aujourd'hui, et là vous allez voir que ce sont des acteurs économiques qui le disent, la situation
03:39devient très tendue.
03:42Commençons par le GIEC de la biodiversité, le IPBES, qui nous dit dernièrement que 75% des écosystèmes terrestres sont
03:48déjà significativement dégradés,
03:50et ça, ça a des conséquences économiques. Je glisse sur une étude du World Economic Forum, qui nous dit à
03:55quel point le PIB mondial dépend directement, indirectement de la nature, plus de 50%.
03:59On a aussi des études de la Banque Centrale Européenne qui le disent, le vivant donc n'est pas un
04:03décor de l'économie, c'est sans doute son infrastructure cœur, et aujourd'hui, trop négligé.
04:06Je termine sur de nouveau le World Economic Forum, qui classe la paire de la biodiversité parmi les dix principaux
04:12risques économiques des dix prochaines années.
04:14Et alors, qu'est-ce que le vivant oblige à changer dans la manière de piloter une entreprise ?
04:17Alors le problème, c'est que le vivant, dans sa complexité, ne peut pas se piloter comme on a pu
04:21le faire pour les euros ou pour le carbone, en ayant des logiques comptables,
04:25en cherchant des indicateurs toujours simples pour des systèmes qui sont en fait trop complexes, et aussi pour compenser ce
04:31qui ne peut pas réellement se compenser.
04:32Le vivant, lui, il est local, il est contextuel, il repose sur des équilibres fragiles, il oblige donc forcément à
04:37changer de logiciel, à penser les sols, les écosystèmes,
04:40les cycles à résonner en impacts cumulés et pas séparés, en acceptant aussi une dose d'incertitude, ce qui n
04:45'est pas vraiment ce qu'aiment les entreprises en général.
04:47Et du coup, comment est-ce qu'on motive le passage à l'action ?
04:49Alors, pour mieux protéger ce vivant, commencer déjà par s'en inspirer, on va beaucoup l'évoquer aujourd'hui.
04:54S'inspirer, c'est accepter aussi une remise en cause plus profonde du coup de nos modèles d'affaires, revoir
04:59la conception des produits, des services,
05:00repenser la relation au territoire sur lesquels on opère, travailler en collectif, investir ce le temps long.
05:06Autrement dit, le vivant révèle les limites de nos modèles économiques actuels, mais il y a aussi dans ce vivant
05:11un potentiel formidable,
05:12on va parler aujourd'hui du biomimétisme qui fait partie de ces potentiels, observer comment le vivant peut résoudre des
05:17problèmes complexes,
05:18comment il s'adapte, les stratégies d'adaptation deviennent un sujet cœur pour le monde économique,
05:22comprendre comment des systèmes sont robustes, sobres et résilients avec très très peu de ressources,
05:26et puis traduire ces principes dans nos façons de concevoir, de produire et même de décider.
05:30Parce que le biomimétisme n'apportera peut-être pas tant de réponses qu'il apportera les meilleures questions à se
05:34poser pour transformer ces modèles d'affaires.
05:37Alors, comment on passe de l'inspiration à des décisions concrètes et actionnables ?
05:41Alors ça, c'est surtout nos invités, et aux féminins cette semaine, puisque j'y tiens la semaine dernière, on
05:45a eu un petit décalage masculin au lendemain,
05:47qui sera plus féminin, nos invités plus que moi auront la réponse.
05:51Le vivant, ce n'est pas un supplément d'âme pour l'économie, c'est sa condition de viabilité, j
05:54'espère que cet édito l'a bien explicité.
05:56De plus en plus d'organisations explorent, et ça c'est ce qu'on va faire aujourd'hui,
06:00une gouvernance inspirée des écosystèmes qui intègrent la nature dans les processus de décision,
06:03des nouvelles formes de coopération pour répondre avec plus de justesse aux besoins de notre société qui est essoufflée,
06:09les humains s'essoufflent, le vivant s'essoufflent, il est temps de réinventer la machine,
06:12et puis développer des produits et services parfois révolutionnaires, par les solutions qu'ils proposent et par l'efficience de
06:16leur mise en oeuvre.
06:17Merci beaucoup Thomas, on passe au pour ou contre.
06:25Thomas vient de poser le cadre dans son édito, le sujet n'est plus seulement d'innover à partir du
06:29vivant,
06:30mais de savoir si ça transforme réellement les organisations, ou est-ce que ça reste un récit périphérique.
06:35Alors pour ou contre, s'inspirer du vivant, un nouveau récit séduisant mais encore marginal.
06:39Aïna, pour, contre, Thomas, je serai pour, je serai contre, Aïna, vous pouvez développer.
06:47Pour effectivement parce qu'aujourd'hui la nature, le vivant est sous-côté, sous-exploité en entreprise,
06:52on a beaucoup voulu extraire le vivant, extraire des ressources de la nature,
06:57mais on n'a pas forcément pris le parti franc de s'en inspirer à tous les niveaux.
07:01On a aujourd'hui le biomimétisme pourtant qui est une approche qui permettrait de tirer des enseignements,
07:06les stratégies dans la nature.
07:07Est-ce que justement, on peut en profiter pour que vous définissiez le biomimétisme ?
07:10Biomimétisme, c'est tout simplement s'inspirer de la nature pour innover durablement,
07:14et on peut le faire pour répondre à des solutions concrètes,
07:17pour répondre à des problèmes concrets des humains,
07:18que ce soit sur le plan technologique, environnemental, voire comportemental, organisationnel.
07:24Céline ?
07:24Alors moi j'ai dit contre parce que la phrase est sibylline, c'est une phrase tout à fait propre
07:30à la communication,
07:31s'inspirer du vivant, un nouveau récit séduisant mais encore marginal, il n'y a rien de précis là-dedans,
07:36et c'est là-dedans que la communication a pu s'engouffrer dans le passé.
07:42On s'est inspiré copieusement du vivant, donc ce n'était pas marginal quand on disait
07:47« Allez avec votre 4x4 dans la forêt, vous ressentirez mieux la nature,
07:51ou prenez l'avion pour aller à l'autre bout du monde,
07:52vous serez reconnectés ou mangez un yaourt qui est bon pour la planète ».
07:57Donc ce n'est pas marginal dans le sens où ça a été fait de s'inspirer du vivant,
08:01parce qu'en fait on est le vivant en alimentation, on ne mange que du vivant.
08:05D'ailleurs c'est ça qui me touche quand on parle, tu rappelais ces chiffres Thomas sur le PIB
08:11qui dépendrait du vivant, en fait tout dépend du vivant,
08:14si je ne mange plus je ne peux plus aller travailler,
08:15et même si je travaille dans une banque à la fin, voilà.
08:17Donc quelque part, je dis contre, parce que pour moi la condition que ça soit fait bien,
08:23elle passe par les produits, les services, et ensuite le récit viendra,
08:27et on construira des imaginaires qui seront plus compatibles avec notre vie sur la planète.
08:33Donc voilà.
08:34Thomas.
08:35Alors c'est vrai que la nature est très présente, notamment dans les publicités,
08:39et c'est vrai qu'il n'y a pas une pub sur des 4x4 ou des SUV qui ne
08:43se passent pas,
08:43soit dans une ville sans voiture, sans jamais d'embrayage, bizarrement.
08:46J'aimerais bien connaître cette ville où ils font les tournages, soit dans la nature.
08:50J'ai aussi souvenir de pub où on achetait un 4x4 et un arbre était planté par la marque
08:53qui vendait le 4x4, j'avais trouvé ça assez formidable.
08:56Mais plus sérieusement, sur l'affirmation, je dis plutôt pour, parce qu'il existe,
09:01et ça je laisserais plutôt à Inal développer, je pense, pléthore d'inspiration et de biomimétisme
09:06que l'on a tous pratiqués.
09:08Le scratch, par exemple, ou la façon dont les trains sont designés pour mieux fendre l'air
09:13et donc avoir une meilleure efficience dans leurs déplacements.
09:16Il y a énormément d'exemples qui sont devenus mainstream, qui nous touchent tous sans qu'on le sache forcément.
09:22Par contre, je constate que la grande majorité de notre économie aujourd'hui
09:27n'a pas du tout intégré le vivant dans son processus de décision, dans ses constructions de produits et de
09:32services,
09:32parce qu'elle provoque beaucoup trop de dégradations.
09:35Et c'est bien ce qui fait qu'aujourd'hui, des grandes institutions internationales nous alertent,
09:39là où on ne devrait sans doute pas en être aujourd'hui.
09:41Et donc, j'affirme plutôt pour cette affirmation, parce que je pense que les décideurs,
09:47politiques, institutionnels, politiques, économiques, n'ont pas encore sérieusement pris le sujet en main.
09:52Alors ?
09:52Alors moi, je pense que ce n'est pas marginal, parce qu'en fait, quand on travaille dans l'agroalimentaire,
09:56les produits, ils sont éminemment connectés aux vivants.
09:59Et quand on parle des fromages, techniquement, en fait, les fromages sont des produits vivants,
10:04puisqu'ils sont le fruit d'une transformation, l'activité microbienne,
10:07puisque dans votre frigo, votre produit, il vit en fait.
10:10Et donc, le fait que ces produits soient vivants nous connecte forcément de façon extrêmement forte,
10:17en fait, à l'amont de notre chaîne de valeur,
10:19que ce soit la filière laitière, quand on parle des fromages et produits laitiers,
10:23ou que ce soit la filière cacao, quand on parle du chocolat.
10:26Et donc, ça nous oblige, en fait, à être connectés aux vivants et à en prendre soin.
10:32Et l'autre point aussi que j'ai envie d'amener, c'est que les produits, nos produits, en fait,
10:38c'est la mémoire des territoires qui les ont vus naître,
10:41parce que les territoires, c'est le lieu où il y a les élevages laitiers.
10:46Les territoires d'approvisionnement dans le cacao, ils sont certes lointains,
10:49mais il faut prendre soin des cacaoyers, parce que c'est ça qui fait le goût du produit.
10:53Donc, cette mémoire, en fait, que les produits ont des territoires, il faut en prendre soin.
10:58Et on est en train, aujourd'hui, de faire ce lien entre viabilité business et viabilité des territoires.
11:03J'en parlerai tout à l'heure. C'est extrêmement important.
11:05Donc, cette mémoire des territoires, c'est aussi le produit.
11:10S'il n'y a pas du savoir-faire fromager ou chocolatier, le produit n'a pas le même goût.
11:14Et le consommateur, il s'attend à avoir le même goût tout le temps,
11:17encore dans les 50 prochaines années, parce qu'on est sur des marques extrêmement iconiques.
11:20Des marques comme Elévire, des marques comme Valrona, des marques comme Caprice des Dieux.
11:24Il faut qu'on sécurise notre chaîne d'approvisionnement, qu'on sécurise la qualité.
11:28Et on sait que les aléas climatiques, les tensions aussi dans les territoires, sur l'emploi,
11:34l'attractivité à la crise dans l'hyper-ruralité, ça peut mettre à mal, en fait, notre modèle d'affaires.
11:41Cette connexion vivante chez nous, parce qu'on est dans l'agroalimentaire,
11:44parce qu'on est dans les fromages plutôt premium, est essentielle.
11:47Donc on prend soin du vivant, et ces produits sont la mémoire de ces territoires.
11:52Aïna, je rebondis sur ce que Thomas disait sur notre lien, notre connexion évidente aux vivants.
11:58En fait, le sujet de fond, c'est qu'on n'en a pas conscience, on ne l'a pas
12:02intégré ?
12:02En fait, on passe à côté d'une information très simple,
12:05c'est que le monde vivant qui nous entoure a plus de 3,8 milliards d'années d'expérience.
12:10C'est-à-dire qu'il a éprouvé toutes sortes de problèmes qu'on rencontre, nous, aujourd'hui, les humains.
12:14Et on ne prend pas le temps de décortiquer ces stratégies, ces mécanismes,
12:18qui pourraient pourtant nous apporter des solutions très simples à nos problématiques.
12:22Et à partir de là, quand on comprend déjà qu'on a face à nous un chercheur,
12:25un ingénieur très expérimenté de plusieurs milliards d'années,
12:28on peut aller chercher à répondre à nos problèmes en allant passer par le prisme du vivant.
12:34Ça a été longtemps fait pour les chercheurs, les ingénieurs, les personnes en innovation,
12:38qui s'emparaient de ces outils méthodologiques pour trouver de la donnée et trouver des solutions.
12:45Mais en fait, aujourd'hui, pour que ça prenne plus d'ampleur,
12:47moi, je suis convaincue qu'on a besoin aussi de s'adresser,
12:50notamment aux entreprises, en leur parlant des services rendus par la nature,
12:53évidemment, comme le disait Thomas, les services écosystémiques,
12:55mais aussi de la manière dont ils pourraient s'en inspirer pour améliorer leur performance,
13:02leur efficacité, leur manière de booster leur système de coopération,
13:06d'organisation, de reconnaissance.
13:08Évidemment qu'on a une galerie d'exemples,
13:09moi, j'ai travaillé sur plus de 200 espèces dans ma carrière, vraiment, au laboratoire,
13:14où on avait des solutions directes sur mieux coopérer,
13:18comme des dauphins turciopes qui sont capables de chasser à plusieurs des poissons
13:23et qui ont une coordination très fine pour y arriver et un partage des bénéfices,
13:26comment les lycaons prennent des décisions en éternuant,
13:29comment les suricates sont les champions pour éviter le conflit au sein d'un groupe
13:32avec des systèmes de leadership tournant.
13:34Je parle même du leadership du pigeon qui est fascinant
13:37quand on comprend comment il est capable.
13:38C'est quoi le leadership du pigeon ?
13:39On y reviendra, c'est plus du retour de terrain,
13:42mais bon, là je suis trop intriguée, il faut que je sache.
13:44Le pigeon, il n'y a pas que le parisien avec sa patte cassée là qu'on voit
13:47quand on sort du métro à Paris,
13:48il y a celui qui fait des grandes migrations, le pigeon migrateur,
13:51et lui, il a des systèmes de leadership et de gouvernance hyper intéressants,
13:55notamment pour prendre des décisions en vol.
13:57On sait qu'un pigeon seul va être beaucoup moins bon qu'un pigeon associé à un groupe.
14:03On a plus de 20% d'efficacité de navigation à condition de voler à plusieurs
14:07et de faire du compromis en vol,
14:09c'est-à-dire que chacun aura des informations différentes de terrain
14:12et il faudra faire passer ce leadership pour que le groupe soit plus efficace.
14:17On a des leaders en binôme au sein de certaines volées.
14:19On a plein de données, ce n'est pas moi qui ai documenté ça,
14:22il y a des chercheurs, si vous tapez leadership plus pigeon.
14:24Mais c'est ce que vous transmettez,
14:26néanmoins le leadership plus pigeon, on peut le trouver dans vos côtés.
14:28C'est provocateur, exactement.
14:29En conférence, je fais même exprès de commencer par ça
14:31parce qu'il y a plein d'espèces stylées, jolies, charismatiques dont je parle.
14:34C'est vrai que le pigeon, ce n'est pas le plus jamais.
14:35Personne ne veut être comparé au pigeon.
14:36Mais je vous assure qu'il y a vraiment des enseignements puissants à tirer de là.
14:41Et évidemment, on change de perception, de regard sur toutes les espèces qui nous entourent.
14:44Et moi, c'est ma petite victoire quand, à la fin de cette intervention,
14:46on regarde un pigeon, un rat, une limace de mer ou un bousier
14:50avec une envie de s'inspirer même de ces espèces qui ne sont pas très sexies.
14:54C'est une petite victoire.
14:55Et je pense qu'on a besoin de se réemparer de ces récits-là aussi.
14:58Céline, on parle donc beaucoup de nouveaux récits autour du vivant, de la biodiversité.
15:03Vous le disiez, il y a un risque aujourd'hui que le discours aille plus vite
15:06que la transformation réelle des entreprises.
15:08Néanmoins, il faut communiquer.
15:10Oui, complètement.
15:11Et c'est même indispensable.
15:13Une fois qu'on a le savoir-faire, il faut le faire savoir.
15:17Parce que ça permet donc...
15:19Pardon.
15:20Tu vois, ce n'est pas toi, c'est moi.
15:23Une fois qu'on a le savoir-faire, il faut le faire savoir.
15:31Et plus il y aura de récits inspirants,
15:35et plus d'autres entreprises auront envie d'aller dans cette direction-là.
15:42Tout simplement parce que le consommateur, en fait, ce n'est pas Madame Michu,
15:47ce n'est pas une cible.
15:48C'est des gens comme vous et moi, et qu'on a aussi envie d'être inspirés.
15:51On a envie que les marques de tous les jours prennent soin de nous.
15:56On l'a dit, le vivant, c'est tout ce qui est issu de la nature,
15:59mais c'est tout ce qui est à l'intérieur de nous.
16:01On a une biodiversité incroyable en nous, à faire vivre aussi,
16:05parce qu'elle nous soutient, elle nous aide à être en bonne santé, etc.
16:09Donc le récit et ce que tu racontais sur comment ça peut transformer l'entreprise
16:15doit être incarné.
16:18On doit aussi avoir, je serais contente de donner quelques pistes de communication,
16:24mais il faut que ça soit incarné, qu'il y ait un engagement réel,
16:28des preuves qu'on puisse montrer une progression.
16:31Tu parlais d'humilité, il y a ce qu'on appelle l'effet Pratfall.
16:34Quand on fait des erreurs ou qu'on est en test and learn
16:37et que parfois on n'a pas les résultats escomptés,
16:40mais qu'on apprend de ses erreurs et qu'on informe son public,
16:43la confiance sera au rendez-vous.
16:45Parce qu'on a plus confiance en quelqu'un qui dit
16:47« j'ai essayé, je me suis trompé »
16:48que quelqu'un qui arrive en disant « regarde, j'ai tout compris du premier coup ».
16:51Donc oui, il faut communiquer, même avant d'avoir tout bon,
16:57parce qu'on montre qu'on est sur un chemin.
16:59Si tenté qu'on a montré où on voulait aller,
17:02pourquoi on voulait aller, qu'on a donné le contexte
17:03c'est qu'on met les moyens de cette transformation.
17:06Donc pas la charrue avant les bœufs,
17:07mais néanmoins un petit coup de fouet pour se mettre en marche.
17:11Oui.
17:12En fait, j'allais réagir parce que ce que dit Céline,
17:15« peuvent digiviller » est intéressant.
17:17Merci.
17:18C'est puf.
17:21En fait, il y a un rapport qui a fait date en fin d'année 2025
17:24d'une entreprise assez iconique en la matière qui s'appelle Patagonia,
17:27qui a démarré, c'était son premier rapport d'impact
17:29de l'histoire de cette entreprise.
17:31D'ailleurs, c'était très étonnant sur la première,
17:32qui commençait en disant « rien de ce que nous faisons n'est soutenable ».
17:35Fabriquer des vêtements, dégrader l'impact de toute façon,
17:38et à part se mettre d'accord à 8 milliards pour dire qu'on vive tout nu,
17:41a priori, il n'y a pas de solution.
17:42Ce qui est une idée quand même.
17:43Ce qui est une idée que je ne tenterai pas.
17:45Mais ça a été pour le coup très inspirant
17:48d'assumer dès le départ dans un rapport cette posture
17:51qui crédibilise aussi le fait qu'on n'est pas parfait,
17:54on a des échecs, on a des modèles d'affaires
17:55qui doivent évoluer progressivement.
17:57Et je vais me permettre du coup de faire le lien
17:59avec ce que je mets en place en ce moment chez Norcisse.
18:02Aujourd'hui, et c'est ça qui est très complémentaire
18:04de ce que disait Laure.
18:05Laure, dans une activité qui dépend directement
18:07de la vitalité des écosystèmes pour fabriquer les produits
18:09qui sont ensuite vendus,
18:11évidemment intrinsèquement l'intègre dans ces processus.
18:13Mais dans d'autres univers, notamment des métiers du conseil,
18:16de l'informatique qui est le mien,
18:17c'est beaucoup beaucoup moins évident.
18:19Le seul lien vivant qu'on a,
18:20c'est l'extraction de minerais à l'autre bout du monde
18:22pour fabriquer des équipements numériques
18:24qui sont nécessaires pour faire tourner les services
18:25des ordinateurs, des téléphones, des infrastructures.
18:28Et donc, en fait, nous, ce qu'on essaie de commencer à faire
18:30et ce qu'on arrive beaucoup mieux à faire maintenant,
18:32notamment grâce à la présence de cet actionnaire
18:34au conseil d'administration qui représente la nature,
18:36c'est déjà de savoir où sont nos impacts,
18:38où sont nos dépendances,
18:39donc où nous sommes à risque dans les années qui viennent
18:41si on a des effondrements de biodiversité,
18:44si on a des ruptures de chaînes de valeur,
18:45si on a des problématiques d'accès à l'énergie,
18:47si on a des températures qui augmentent, etc.
18:49On est capable aussi, du coup, de mieux cibler nos actions
18:52et c'est très intéressant parce qu'en fait,
18:55même si on essaie d'être sincère dans la démarche des pionniers,
18:57en fait, on a un boulot encore dingue à faire
18:59pour que le modèle d'affaires dans son ensemble
19:01soit lui inspiré du vivant.
19:02Et donc, le message, c'est que
19:04c'est extrêmement intéressant à faire,
19:07y compris stimulant intellectuellement,
19:09c'est source de solutions face à des problèmes
19:10où aujourd'hui, beaucoup d'entreprises
19:11se retrouvent sans solution.
19:13Par contre, il vaut mieux commencer aujourd'hui
19:14parce que si on attend encore dix ans,
19:16il n'y aura plus moyen d'oeuvrer.
19:17En fait, il sera trop tard.
19:18Laure, ça aurait du sens, chez Savensia,
19:20d'avoir, comme chez Narcisse, un représentant de la nature ?
19:23Alors, moi, ça fait partie des sujets
19:24que, dans mon plan long terme,
19:25qu'on est en train de faire,
19:27je vais poser, en fait, d'avoir des...
19:29dans le board, d'avoir, en fait, un représentant.
19:32Il y a plein de formations qui existent, justement,
19:33pour être administrateur de la nature.
19:35Donc ça, pourquoi pas ?
19:36C'est un peu rupturiste, mais je vais tenter le coup.
19:39Ce que je voulais aussi ajouter, en fait,
19:42c'est que nos produits, ils sont éminemment,
19:45comme vous l'avez dit, Thomas,
19:46en lien avec le vivant.
19:47Mais nous, on est passé par un chemin
19:50pour faire prendre conscience
19:52qu'il y avait urgence à agir.
19:53C'est qu'on s'est dit, on a dit,
19:56attention, notre modèle, notre business
19:59risque de ne plus être viable
20:00parce qu'en fait, notre chaîne d'approvisionnement
20:02va fournir du lait de moins bonne qualité,
20:05va fournir des fèves de cacao de moins de qualité.
20:08Et on le voit aujourd'hui,
20:10nos chefs qui font les couvertures de cacao
20:12disent le goût du cacao,
20:14le goût du chocolat est différent
20:16parce qu'aujourd'hui,
20:17il y a moins de matière grasse dans les fèves de cacao
20:19parce qu'il y a des aléas climatiques
20:20et donc le goût change.
20:22Donc ça nous met face à des choses très concrètes.
20:25Et donc le chemin qu'on a pris,
20:26c'est de dire, attention,
20:28notre business peut être à risque
20:30et donc on a finalement agité plutôt
20:33la carte vulnérabilité économique.
20:36Mais c'est un chemin qu'il faut prendre
20:37parce que c'est le chemin qui est aujourd'hui
20:39à l'écoute, en fait.
20:40Mais par contre, derrière,
20:42ce qu'on a fait,
20:42et on a des terrains d'expérimentation là intéressants,
20:45c'est qu'on a montré qu'en fait,
20:47on avait une action,
20:48que nous, on était responsable
20:49sur les territoires dans lesquels on opère,
20:51de régénérer la biodiversité,
20:54de travailler sur une maille
20:57qui est très intéressante,
20:58qui est le bassin versant.
21:00Donc maintenant, nous, sur les territoires,
21:01on n'est plus à se dire,
21:02on regarde à côté,
21:03autour de notre site industriel,
21:05on raisonne bassin versant.
21:08Et donc ça, c'est vraiment une vision écosystémique,
21:11bassin versant, du coup.
21:12Vous avez repensé toute la filière.
21:13On a repensé la filière
21:14et on travaille vraiment non plus
21:16à l'horizon, en fait,
21:18de notre entité juridique,
21:20mais chêne de valeur.
21:22Ce qui importe à la moindre agricole
21:25va avoir un impact chez nous,
21:26donc c'est notre affaire.
21:27Et donc on va se mettre
21:28dans un mode de coopération.
21:30Aïna, je repense au leadership du Pigeon.
21:34Certaines entreprises commencent
21:35à se regrouper en collectif
21:36autour des sols vivants,
21:38de la biodiversité.
21:39C'est ça aussi le leadership du Pigeon
21:42ou ça n'a rien à voir ?
21:43Non, on peut y voir.
21:44Alors, je donnerai un autre exemple là-dessus.
21:45C'est sur notre capacité
21:46à faire varier le leadership
21:48comme les suricates.
21:49C'est-à-dire qu'on est capable,
21:50plutôt que d'être en conflit
21:51et en compétition permanente
21:52au sein d'une même industrie,
21:53on va coopérer pour faire grandir
21:55les thématiques qui nous tiennent à cœur.
21:57Moi, il y a une industrie
21:58pour laquelle j'ai travaillé
21:59pendant près de 10 ans
22:00en tant que directrice de la recherche,
22:02mais j'allais proposer des solutions
22:04pour la cosmétique.
22:05Et effectivement,
22:06ce que j'ai pu voir
22:07au sein de cet écosystème,
22:09c'est qu'il y a une envie
22:09de mettre en commun
22:10les problèmes qu'on rencontre
22:11pour faire élever les solutions.
22:14Et là, clairement,
22:15on a des consortiums
22:15qui se forment autour du biomimétisme
22:18au sein de l'industrie cosmétique.
22:20Moi, j'ai eu la chance
22:20de faire monter à bord
22:21plus de 60 experts
22:22pour un livre
22:24qui a vraiment permis
22:25de comprendre
22:26comment le biomimétisme
22:27pourrait être un levier d'avenir
22:28pour une cosmétique plus durable.
22:29Et c'était intéressant
22:30de voir qu'autour de la table,
22:31on a beau avoir des marques,
22:32des très grands groupes
22:33qui sont concurrents au quotidien,
22:34qui étaient capables
22:35de se mettre à un niveau
22:37d'association des idées
22:38pour améliorer clairement
22:39nos pratiques
22:40et faire en sorte
22:41que toute la chaîne
22:42soit plus vertueuse
22:43à condition de partager
22:44nos pratiques.
22:44Donc, il faut changer
22:45de logique relationnelle.
22:46En fait, ça n'empêche pas
22:47sur le terrain
22:48d'avoir des territoires propres
22:49et de les défendre
22:50et d'être dans un mode
22:51de compétition
22:52qu'on ne peut peut-être pas
22:53aujourd'hui
22:54mettre complètement au placard.
22:56Pour autant,
22:57on a compris que sur des sujets
22:58qui nous concernent tous,
22:59mieux on met en commun,
23:01plus les ressources
23:02qu'on va mettre à disposition
23:03seront communes
23:04et on va éviter chacun
23:06de faire nos dépenses,
23:06chacun dans notre coin.
23:08On va les mutualiser
23:09et surtout,
23:09on va communiquer
23:10d'une même voie
23:10sur certains thèmes
23:11qu'on estime
23:12que c'est crucial.
23:13et ça change tout.
23:15Et en fait,
23:15même la nature,
23:16globalement,
23:17elle fonctionne par compétition
23:18mais aussi par coopération.
23:20Et ce qui est même
23:20comme règle
23:21qu'on peut retenir,
23:22c'est que plus c'est la crise,
23:24plus les organismes
23:25ont tendance à coopérer,
23:26plus l'abondance est là,
23:27plus elles peuvent se permettre
23:28de se tirer dans les pattes
23:29et d'être en compétition.
23:30Et ça, l'humain a tendance
23:31peut-être à l'oublier.
23:32C'est qu'en fait,
23:33quand le contexte extérieur
23:34est hostile,
23:35on devrait plutôt
23:36mettre en commun
23:37et chercher
23:37à se rendre
23:38des services mutuels
23:39plutôt qu'à encore plus
23:41mettre en difficulté les autres.
23:43Les entreprises adorent
23:44l'efficacité
23:45et il est quand même
23:46très étonnant,
23:47je vais prendre le sujet
23:47du climat
23:48mais on pourra le répliquer
23:49sur la biodiversité
23:50ou le vivant au sens large,
23:51il est quand même très étonnant
23:52que face à un enjeu planétaire,
23:53global,
23:54chaque entreprise
23:54ait sa propre stratégie.
23:55C'est nombriliste
23:56et totalement inefficace.
23:58Il faut œuvrer collectivement
23:59pour essayer de travailler
24:00sur cet enjeu
24:01plutôt que d'œuvrer
24:02dans son coin
24:02sur un truc
24:02qui nous dépasse complètement.
24:04Et donc ça,
24:04c'est vrai sur le climat
24:05comme sur la biodive.
24:06C'est peut-être par hasard d'ailleurs
24:07si dans le nouveau standard
24:08de Bicor
24:09qui a certifié aujourd'hui
24:10plus de 10 000 entreprises
24:11dans le monde
24:11et plus de 600 en France,
24:12il y a une nouvelle verticale
24:13qui s'appelle Action Collective
24:15qui acte que pour être
24:16une entreprise
24:16qui s'investit
24:17pour résoudre des enjeux de société,
24:18on doit faire la preuve
24:19de collaboration,
24:20de coopération
24:21entre des entreprises
24:22par exemple
24:22dans le même secteur
24:23pour œuvrer.
24:24Et dans le cas de Norcisse
24:25par exemple,
24:26on est en train d'œuvrer
24:26dans un collectif
24:27qui s'appelle Descens,
24:28qui est un collectif
24:28d'entreprises numériques
24:30indépendantes.
24:30On veut créer des communs
24:31sur l'éco-conception,
24:32sur l'analyse
24:33du cycle de vie
24:33des services
24:34ou sur l'accessibilité
24:35de ces services
24:36pour qu'ils soient
24:36plus justes
24:37et plus soutenables.
24:37Et si je peux me permettre,
24:40la coopération
24:42intersectorielle
24:43ou sur un territoire,
24:44c'est évidemment
24:45ce qu'il y a
24:45de plus efficace.
24:47C'est pour ça
24:48que la Convention
24:49des entreprises
24:49pour le climat
24:50a fait des parcours
24:52territoriaux
24:52pour que les entreprises
24:55qui partagent
24:56des lieux
24:57puissent aussi partager
24:58concrètement
24:59qui de la logistique,
25:01qui des entreprises
25:02les intrants
25:03de l'un
25:04pourraient être
25:05les déchets
25:06de l'autre,
25:06etc.
25:08Et il y a aussi,
25:09comme dans le vivant,
25:12les interactions
25:13entre espèces.
25:15Et c'est drôle
25:15parce que ça ne fait pas
25:16si longtemps
25:17qu'on voit
25:17que les espèces
25:18communiquent entre elles
25:19le végétal
25:19avec l'animal
25:20et vice-versa,
25:21les différentes espèces
25:22d'animaux.
25:22Et le comparo
25:23est un peu bizarre,
25:24mais entre communicants.
25:26On était tous
25:27en compétition
25:28et puis chaque métier
25:30est segmenté.
25:31et dans cette
25:34irrésistible alliance
25:35du Bénier
25:35qu'on a fondée,
25:37c'est vraiment ça.
25:37Est-ce qu'on peut
25:39retisser cette chaîne
25:40de valeurs
25:42et jusqu'où
25:43on peut la remonter ?
25:44Est-ce qu'on peut
25:45embarquer aussi
25:47l'annonceur,
25:47embarquer les médias ?
25:49Est-ce qu'on peut réaliser
25:51que tout seul,
25:52on ne peut rien ?
25:52Et d'ailleurs,
25:53au lieu de se rejeter
25:54la faute les uns
25:54sur les autres,
25:55plutôt embarquer
25:58en cercle vertueux.
25:59si j'ai une action positive,
26:01comment je peux
26:01t'en faire bénéficier ?
26:02Au lieu de dire
26:03que tu n'as pas fait
26:04ton travail,
26:04donc je ne pourrais pas
26:05le faire.
26:05C'est intéressant
26:06et ça veut dire
26:10reset nos logiciels
26:12de métier,
26:13quelque part.
26:14Et Laure,
26:15vous faites partie
26:15d'un collectif ?
26:16Alors en fait,
26:17nous,
26:17on travaille aujourd'hui
26:19sur un outil
26:19pour mesurer
26:20l'impact territorial
26:22et on a travaillé
26:24avec Oré,
26:25qui est une association,
26:26avec plusieurs acteurs.
26:27On a dit,
26:28il faut pouvoir mesurer
26:29en fait,
26:30l'impact qu'on a
26:31sur le territoire.
26:32Si on veut agir,
26:33il faut qu'on objective
26:34les choses.
26:35Et dans cette revisite
26:37de cet indicateur
26:37qui existait
26:38depuis 2018,
26:40on y a mis justement
26:41beaucoup de coopération.
26:43Le scoring dépend
26:44si on est en interaction,
26:46en interconnexion,
26:47en mode coopératif
26:48avec les autres acteurs
26:49du territoire,
26:50que ce soit des acteurs
26:52de nos chaînes de valeur,
26:53mais aussi d'autres acteurs
26:54du territoire,
26:55d'autres acteurs industriels.
26:56Et cet outil,
26:57on a une version bêta
26:59qu'on va tester
27:00sur deux territoires pilotes
27:01et ça sera finalement
27:02un prérequis
27:03pour engager une stratégie
27:05à l'échelle du territoire
27:06et ensuite,
27:07ça permettra d'aller voir
27:09les parties prenantes
27:10pour dire,
27:10on s'engage collectivement
27:12sur quoi
27:12et notamment vis-à-vis du vivant.
27:14Restez avec nous,
27:15on passe au retour de terrain.
27:21Et on enchaîne
27:22avec le retour de terrain.
27:23On entrait déjà
27:23dans le concret,
27:24il était temps de passer
27:25à la prochaine séquence.
27:27Aïna,
27:27vous étudiez
27:28des systèmes naturels
27:29très différents.
27:30Les gorilles,
27:30les poissons,
27:31les zones bleues,
27:32qu'est-ce que c'est
27:32les zones bleues ?
27:32C'est les endroits
27:33où il y a le plus
27:34de centenaires sur notre planète.
27:35Il y a cinq régions
27:36qui sont notamment reconnues
27:37comme ayant une démographie
27:38très intéressante
27:39sur le nombre de centenaires.
27:41Et en quoi est-ce
27:41que ces observations du vivant,
27:43est-ce qu'elles vous servent
27:44pour accompagner
27:45les entreprises ?
27:46Vous nous avez déjà parlé
27:47du leadership du pigeon,
27:48mais est-ce que vous avez
27:48d'autres exemples ?
27:49Comment ça se traduit concrètement ?
27:50En fait,
27:51ce qui est intéressant,
27:52c'est qu'en ayant fait
27:53de la recherche sur le terrain
27:53pour observer ces espèces
27:55et en ayant travaillé
27:56en entreprise
27:56pendant plus de dix ans,
27:57j'ai aussi la sensation
27:59qu'on peut relier
28:00ces deux mondes-là.
28:01Et il y a quatre piliers
28:02sur lesquels
28:02je me suis appuyée
28:03comme étant problématique
28:05en entreprise.
28:05C'est nos capacités
28:06à coopérer,
28:07notre capacité à communiquer,
28:09innover
28:09ou d'être résilient
28:13comme je le disais tout à l'heure,
28:15plus de 3,8 milliards d'années
28:17d'expérience là-dessus
28:18et que sur chacun
28:19de ces piliers,
28:19on peut aller trouver
28:20une galerie d'exemples
28:20intéressantes.
28:21Par exemple,
28:22sur l'innovation
28:22et la créativité,
28:23c'est un moteur du vivant
28:25en tant que tel.
28:26Il y a plein de sujets
28:27qu'on peut faire émerger
28:28comme l'éloge de l'erreur.
28:29La nature ne fait pas tout bien
28:30du premier coup,
28:31entre guillemets.
28:32Elle n'a pas des fonctionnalités
28:33qui arrivent parfaites.
28:34L'exemple que je trouve
28:35hyper pertinent sur ça,
28:37c'est l'exemple des dinosaures.
28:38Comme vous le savez sûrement,
28:39ils avaient à l'époque déjà
28:40des plumes
28:41pour la plupart d'entre eux.
28:42On a nos descendants
28:43aujourd'hui d'ailleurs
28:44qui sont actuellement
28:44les oiseaux.
28:45Mais à l'époque,
28:46cette plume,
28:46elle ne servait pas à voler.
28:48À l'époque,
28:48c'était sûrement
28:49pour se réchauffer
28:50ou aussi pour faire des parades
28:51comme le font aussi
28:53nos amis oiseaux aujourd'hui.
28:55Pour le coup,
28:55quand on comprend
28:56que le dinosaure
28:57n'a pas fait venir la plume,
28:59qu'elle n'a pas émergé
29:00avec une fonctionnalité directe
29:01mais que c'est apparu
29:02sur des millions d'années,
29:03des milliards d'années,
29:04le fait que ça serve
29:05aujourd'hui à certaines espèces,
29:07ça montre que dans une entreprise,
29:08on peut aussi fonctionner
29:09par itération.
29:10Ce n'est pas grave
29:10si notre innovation
29:12n'est pas parfaite
29:13dès le début
29:13et que par système
29:14d'amélioration,
29:16on va finir par trouver
29:17le chef-d'oeuvre
29:17qui est la plume actuelle
29:18et qui leur permet de voler.
29:20Il y a plein d'exemples
29:20aussi d'adaptation
29:22et de résilience.
29:23Moi, j'adore parler
29:23de l'axolot.
29:24Je ne sais pas
29:24si vous voyez à quoi
29:25ça ressemble.
29:26Si on peut essayer
29:27de prendre des animaux
29:27qui sont connus.
29:30Mais on est là
29:30pour prendre l'axolot.
29:32L'axolot,
29:33c'est une sorte
29:35de salamandre mexicaine
29:36qui va la plupart du temps
29:37vivre dans l'eau.
29:38On dit qu'elle va rester
29:39adolescente,
29:40juvénile toute sa vie
29:41puisqu'elle n'a pas besoin
29:42de respirer dans l'air.
29:43Sauf que cette salamandre mexicaine,
29:45si l'eau vient à manquer,
29:47elle a déjà
29:47dans son répertoire génétique
29:49la capacité
29:50à se faire pousser
29:51des poumons.
29:52Donc ça va être
29:52une espèce adaptée à l'eau
29:53qui peut,
29:55par opportunisme
29:56ou en tout cas
29:56pour s'adapter
29:57à un changement,
29:58faire pousser des poumons,
29:59remplacer ses branchies
30:00par ses fameux poumons
30:00qui lui permettent
30:01de respirer dans l'air.
30:02Et là,
30:02on est face à une espèce
30:03qui n'a pas juste
30:04rajouté une fonctionnalité
30:05pour s'adapter
30:06à des circonstances extérieures.
30:07Elle a déjà prévu
30:08dans son programme,
30:09entre guillemets,
30:10la capacité à s'adapter
30:11à une nouvelle situation.
30:12Et nos entreprises,
30:13elles mériteraient
30:14d'avoir déjà imaginé
30:15leur futur poumon,
30:16en tout cas d'imaginer
30:17qu'elle serait leur réponse
30:18à un changement
30:19qui est en train
30:20de se pointer son nez
30:21comme l'IA,
30:22la réglementation,
30:23un contexte géopolitique.
30:24Mais quelque part,
30:25on a besoin aussi
30:26de s'inspirer de ces espèces
30:27qui ont déjà anticipé
30:29le mouvement et le changement
30:30pour survivre à long terme.
30:31Et en termes d'outils,
30:32comment est-ce qu'on dépasse
30:33juste la comparaison,
30:34l'image, l'inspirationnel
30:35et on transforme ça
30:37en outil en fait ?
30:38Il y a plein d'outils possibles.
30:39Évidemment,
30:39la conférence,
30:40la keynote,
30:40c'est la première partie
30:41pour acculturer les entreprises
30:43et leur donner déjà
30:44un socle d'exemples.
30:45Ensuite,
30:46je pense qu'il faut passer
30:46par des outils type atelier.
30:48J'ai conçu des jeux de cartes
30:49qui consistent vraiment
30:50à s'emparer
30:52de ces stratégies animales,
30:54végétales,
30:54bactériennes
30:54pour les mettre au quotidien
30:56dans la vie de l'entreprise.
30:58Il y a des workshops,
30:59il y a des séminaires
31:00d'entreprise évidemment
31:01ou du team building.
31:02Et il y a aussi
31:03ces fameuses sorties
31:04en nature commune
31:05où là,
31:06on va faire vivre
31:07un moment commun
31:08et on va expliciter
31:10les stratégies du vivant
31:11au sein de l'industrie.
31:12En tout cas,
31:12ce qui est sûr,
31:13c'est qu'on peut le faire
31:13soit de manière très haute altitude,
31:15soit sur des ateliers spécifiques
31:17sur l'éloge de l'erreur,
31:18la résolution du conflit,
31:19l'adaptation au changement.
31:20Et à chaque fois
31:21qu'on design un atelier comme ça,
31:22on ressort avec des solutions
31:23que l'entreprise
31:24a déjà sous la main
31:25mais n'a pas fait émerger
31:28c'est souvent une excuse,
31:29le biomimétisme
31:30et la bio-inspiration
31:31pour faire émerger
31:32ces solutions
31:33et les faire concrètement
31:34advenir du groupe.
31:37Lors,
31:37vous allez pouvoir
31:38nous en parler
31:39puisque vous sortez
31:39d'une grande marche collective
31:40chez Saventia.
31:41Oui.
31:42Est-ce que vous mettez en place
31:44ce genre d'atelier
31:45au sein de l'entreprise ?
31:46Alors,
31:46on met en place
31:47ce genre d'atelier
31:48mais c'est surtout,
31:49j'ai des territoires
31:50en fait d'expérimentation
31:52notamment autour
31:53de notre bassin historique
31:54d'Ilou
31:55qui est le berceau
31:56de la marque
31:56Caprice des Lieux.
31:57On est né en 1956
31:59dans ce territoire-là
32:00et en fait
32:01on a une approche
32:02qui est vraiment
32:03de s'inspirer du vivant
32:04dans la manière
32:04dont on va
32:06en fait trouver
32:08les points d'acupuncture
32:11pour résoudre
32:12des problématiques
32:13sur le territoire
32:13qui sont bien évidemment
32:15en lien avec nos business
32:16c'est-à-dire
32:17si on arrive
32:17à améliorer
32:18la qualité de l'eau
32:19à améliorer
32:20la santé des forêts
32:21on s'intéresse
32:21beaucoup aux forêts
32:22qui sont situées
32:23en amont
32:24en fait
32:25de nos exploitations
32:26des exploitations
32:28éleveurs laitiers
32:30considérant que
32:31les forêts
32:32jouent un rôle déterminant
32:33dans la qualité de l'eau
32:34et qu'ensuite
32:35l'eau qui se déverse
32:36au niveau des pâturages
32:37joue un rôle fondamental
32:39dans la qualité du lait.
32:40Donc on a fait ce lien-là
32:41donc on a acculturé
32:43en fait
32:43cette équipe projet
32:45à eau vivant
32:46et on a surtout
32:47considéré en fait
32:48qu'on allait jouer
32:49sur ces points
32:50d'acupuncture.
32:51Donc on est en train
32:52un petit peu
32:52et j'aime bien
32:53ce que vous dites
32:53Aïna
32:53de se dire
32:54que de façon
32:55organisationnelle
32:56on considère le territoire
32:57comme quelque chose
32:58de vivant
32:58et on va jouer
33:00sur des points particuliers
33:01et on a fait le choix
33:02de choisir des forêts
33:03de régénérer
33:04en fait des forêts
33:05qui sont situées
33:06en amont
33:07justement des exploitations
33:09en amont
33:09d'eau basse en versant
33:10donc comment on fait ça ?
33:11On fait ça
33:11en mode coopération
33:13avec en fait
33:14de la concertation
33:15avec à la fois
33:16des forêts privées
33:17des forêts
33:18en fait publiques
33:19dans le cadre
33:20de plans
33:21sylvicoles territoriaux
33:22donc là
33:23c'est complètement
33:23s'ouvrir en fait
33:24sur quelque chose
33:25qu'on ne maîtrise pas
33:25qui est la gestion forestière
33:27et en fait
33:27on se dit
33:28que le bien
33:29qu'on va faire
33:30au bien commun
33:30ça va nous servir
33:32nous parce que
33:32c'est la qualité
33:33de notre lait
33:33mais c'est aussi
33:34en fait servir
33:35le bien commun
33:36et ce qui est
33:37assez génial
33:38c'est qu'en fait
33:38c'est un peu
33:39la finalité
33:40qu'avait fixée
33:41Jean-Noël Bongrain
33:41qui est le fondateur
33:42du groupe
33:42en 1956
33:43il était éminemment
33:45en fait audacieux
33:46et précurseur
33:46il a inscrit
33:47en finalité
33:48de développer
33:50les territoires
33:52sous l'angle économique
33:53sous l'angle environnemental
33:54et social
33:55et contribuer
33:56à servir
33:56le bien commun
33:57et en fait
33:58avec ce projet
33:58qui associe
33:59l'ensemble
34:00de la filiale
34:01que ce soit
34:03toute barrière
34:04hiérarchique
34:04enfin on a fait
34:05tomber complètement
34:06les barrières hiérarchiques
34:07on est en train
34:08de mettre
34:08cette finalité
34:09qui est contribuée
34:10à servir le bien commun
34:11qui est très intello
34:12on est en train
34:13de le faire toucher
34:13du doigt
34:14à tous nos collaborateurs
34:15et ça crée
34:16une énergie
34:16qui est exceptionnelle
34:18en train de vivre ça
34:19et on ne l'avait pas prévu
34:20et c'est une énergie
34:21dingue
34:22qui célèbre en fait
34:23le vivant
34:24et donc c'est plein d'espoir
34:25et l'idée c'est que
34:26ces territoires pilotes
34:27on en fasse un corps modèle
34:28on déploie ensuite
34:29sur d'autres territoires
34:30et c'est ça
34:30servir le bien commun
34:31ça sert à d'autres
34:32ça sert à un autre modèle
34:33d'affaires
34:33et on se réinvente
34:34et c'est très itératif
34:35comme démarche
34:37Aïnane
34:38n'importe quelle entreprise
34:38peut appréhender le sujet
34:40et passer à l'action
34:41complètement
34:41moi j'ai l'habitude
34:42d'intervenir au début
34:43avec les premières de la classe
34:44les entreprises
34:45qui sont déjà acculturées
34:46sur le sujet
34:47de la biodiversité
34:48et en fait
34:48j'en fais presque
34:49une mission
34:50c'est de mettre
34:50le pied dans la porte
34:51dans des organisations
34:51qui à la base
34:52ne prêtent pas d'intérêt
34:54particulier
34:54à cette biodiversité
34:55parce que ça ne fait pas
34:56partie de leur ADN
34:58ou même de leurs ressources
34:59principales
35:00et le fait
35:01d'aller justement
35:02angler sur la dimension
35:03purement organisationnelle
35:05comportementale
35:05là on finit par intéresser
35:07à peu près tout le monde
35:07je me suis surprise
35:08ces deux dernières années
35:09à intervenir dans des industries
35:10qui se disaient
35:11pourquoi on met une biologiste
35:12en plénière
35:13de notre événement
35:14pas compris
35:15donc j'essayais d'être discrète
35:16pendant tout le repas
35:16pour ne pas dévoiler
35:18le secret
35:19c'était quel type de secteur
35:20vous pouvez nous dire
35:21en fait aujourd'hui
35:22il y a la téléphonie
35:22les banques
35:23les gros groupes
35:24d'informatique
35:26évidemment
35:27toute l'industrie cosmétique
35:28alimentaire
35:29était déjà inscrite
35:30dans ces sujets
35:30mais j'intéresse
35:31aujourd'hui
35:31et on intéresse
35:32tous les acteurs
35:33de la biodiversité
35:33des secteurs
35:34qui ne voulaient pas
35:36comprendre l'enjeu
35:37qu'il y avait pour eux
35:38et l'excuse
35:39qui est clairement affichée
35:41pour moi
35:41de dire
35:41mais en fait
35:41on va vous apprendre
35:42à être meilleur
35:43être plus efficace
35:44dans vos process
35:45via ces outils-là
35:46fait qu'on a plus d'écoute
35:48et évidemment
35:49une fois qu'on est sur place
35:50on peut distiller
35:51une palette de messages
35:52beaucoup plus large
35:52mais je pense qu'aujourd'hui
35:54le sujet du biométisme
35:56et de la biodiversité
35:56ne doit plus être réservé
35:57à des experts
35:58qui prennent la parole
35:59de manière un peu descendante
36:00avec une connaissance
36:02un jargon
36:02que personne ne comprend
36:03ça il y a un vrai sujet
36:04on a été formé scientifiquement
36:06à ne pas toujours être
36:07très compréhensible
36:08parce que ça faisait partie
36:09du package
36:09et quelque part
36:10le fait de vulgariser
36:12et d'aller chercher
36:12des ponts et des liens
36:13entre nos sujets de recherche
36:15et les vrais problèmes
36:16que rencontre l'entreprise
36:17ça crée de l'adhésion
36:19beaucoup plus forte
36:20et on accepte
36:21de ne plus être
36:21le plus intelligent
36:22de la pièce
36:22mais de rendre tout le monde
36:23beaucoup plus intelligent
36:24à notre contact
36:25et c'est clairement
36:26quelque chose qui est attendu
36:27parce que la biodiversité
36:28était perçue
36:29comme un peu
36:31énigmatique, néguleuse
36:32réservée à des scientifiques
36:33à des experts
36:33alors qu'en fait
36:34avec des moyens
36:35très simples
36:36on peut s'emparer
36:37de ces sujets-là
36:37changer de regard
36:38mettre en place
36:39des pratiques très simples
36:41moi j'ai toujours
36:41trois tips par espèce
36:42l'espèce va être convoquée
36:44à chaque exemple
36:45pour nous donner
36:45ces trois tips
36:46qui sont applicables
36:47dès demain
36:47et avec ça
36:49on change le regard
36:49des personnes industriellement
36:51qui pensaient
36:51que la biodiversité
36:52est très loin
36:53de leur considération
36:54donc le premier step
36:55en fait pour une entreprise
36:56si elle veut se toucher
36:58le sujet
36:59c'est l'organisation
37:00pour moi c'est là
37:00en tout cas
37:01qu'on va parler
37:01à tous les collaborateurs
37:02tous les dirigeants
37:02c'est-à-dire que
37:03si on leur parle tout de suite
37:04des trains à grande vitesse
37:06des pales d'éoliennes
37:07ou des médicaments
37:08comme tout le monde
37:08ne cherche pas
37:09à faire ça dans les équipes
37:09on risque de s'adresser
37:11à une typologie particulière
37:12des personnes dans l'entreprise
37:14qui sont des scientifiques
37:15ou des curieux
37:15là où quand on leur dit
37:17qu'ils vont pouvoir
37:17éviter du conflit inutile
37:19être plus résilents
37:20face au changement
37:21être stratège
37:22quand il s'agit
37:23de défendre une idée
37:24et de faire preuve de leadership
37:25on fait adhérer
37:26à plus de monde
37:27en même temps
37:29et on évite de cloisonner
37:31ce sujet-là
37:31à des types particuliers
37:33d'entrepreneurs
37:34ou de salariés
37:35Céline Wout
37:36qui est au contact
37:37d'entreprises
37:38de différents secteurs
37:39est-ce que vous le constatez aussi
37:40n'importe quelle entreprise
37:41peut appréhender le sujet ?
37:43En tout cas
37:43je constate que ça intéresse
37:45de plus en plus d'entreprises
37:46ça c'est sûr
37:47et ce sujet
37:50du biomimétisme
37:52il est sur la table
37:53il est éminemment intéressant
37:55parce que
37:56comme vous le soulignez
37:57c'est un sujet
37:58à la fois organisationnel
38:00et qui peut rentrer
38:01dans le produit
38:02et il faut savoir
38:02le raconter
38:03et on ne va pas venir
38:05le plaquer
38:05sur une publicité
38:06par définition
38:07on ne va pas dire
38:07ça c'est biomimétisme
38:09il y a toute une chaîne
38:10d'explications
38:11à remonter
38:12et surtout
38:13il faut que ça soit
38:13du vécu
38:14en entreprise
38:15parce qu'il y a deux biais
38:17il y a le biais
38:18le raconter
38:19de façon trop scientifique
38:21en mode blouse blanche
38:23et puis avec
38:24la table de Mandalayev
38:25où il y a le biais
38:26du rêve
38:27je vous rends du rêve
38:28parce qu'il y a marqué
38:29biomimétisme
38:29on a déjà testé
38:31tous ces modes
38:32de communication
38:33c'est pas du tout
38:35plus du tout ça le sujet
38:36en revanche
38:36prendre le sujet
38:38de manière systémique
38:40dans l'entreprise
38:41et j'ai bien aimé
38:42ce que vous racontiez
38:42sur
38:43d'aller embarquer
38:44d'abord
38:46en interne
38:47de voir
38:47en quoi
38:48les choses se traduisent
38:49concrètement
38:49sur le territoire
38:50de remonter
38:51toute la chaîne de valeur
38:52c'est ça qui va faire
38:53un bon ancrage
38:56pour votre histoire
38:56donc la communication
38:57institutionnelle
38:58la communication
38:59corporate
38:59la communication
39:00interne
39:01avant la communication
39:03éventuellement
39:04produit
39:05il y a vraiment
39:06des règles
39:07je pense que
39:07le sujet du biomimétisme
39:09ou si on va
39:10dans la biodiversité
39:11impose
39:12d'accepter la complexité
39:15quand on est communiquant
39:16et ensuite
39:17d'apprendre
39:17à bien vulgariser
39:19ça ne veut pas dire
39:21faire des strates
39:22entre guillemets
39:23cibles
39:24toi tu ne vas pas
39:25comprendre grand chose
39:25je vais te mettre
39:26des mots simples
39:27en revanche
39:27non c'est pas ça
39:29la vulgarisation
39:30c'est noble
39:31en fait
39:31et je trouve
39:32que
39:34je disais
39:34que ça rend
39:36des
39:36ça redonne
39:37de l'intérêt
39:38à tous les métiers
39:40finalement
39:40de regarder
39:41de changer de regard
39:42de mettre
39:43le vivant ensemble
39:44moi je trouve
39:44que ça redonne
39:45de l'intérêt
39:45aux métiers
39:46de communiquant
39:47de manière monumentale
39:50il y a quelque chose
39:51de très pragmatique
39:51dans ce que dit Céline
39:53et Aïna d'ailleurs
39:54c'est que
39:54et c'est vrai
39:55de façon générale
39:56pour la durabilité
39:57en particulier
39:57ces deux dernières années
39:58où le sujet
39:59est peut-être moins
39:59d'odeur de sainteté
40:00c'est qu'il faut rentrer
40:02par
40:02ce qui pose le plus
40:03de difficultés
40:04aux entreprises
40:05et à celles et ceux
40:06qui sont dedans
40:06aujourd'hui
40:06donc c'est
40:07des problématiques
40:08de fonctionnement
40:08d'équipe
40:08de prise de décision
40:10de chaînes de valeur
40:11qui se tendent
40:11et donc
40:12de solutions à trouver
40:13pour qu'on cesse
40:14de constamment réduire
40:16les coûts
40:16les prix
40:17et donc mettre
40:18tout le monde en tension
40:18et là
40:19on commence à toucher
40:21du doigt
40:21à un intérêt
40:22beaucoup plus direct
40:23pour ensuite
40:24prendre le temps
40:24peut-être
40:24de pédagogie plus longue
40:26d'exploration plus profonde
40:27de la complexité
40:28du vivant
40:29chez nous
40:30on l'a beaucoup vu
40:30quand il y a 5-6 ans
40:32on a ressenti le besoin
40:33de réinventer
40:33l'entreprise
40:34et sa stratégie
40:35après avoir empilé
40:37beaucoup de dispositifs
40:38de certification
40:39en durabilité
40:40en RSE
40:41etc
40:41et qu'on a été
40:43on s'est retrouvé
40:44à découvrir
40:45ce qu'est la permaculture
40:47jusqu'à décider
40:48d'en faire
40:48le nouveau socle
40:49de fonctionnement
40:49de la boîte
40:50à inventer un modèle
40:51qui s'appelle
40:51la permentreprise
40:52et donc
40:52c'est peut-être
40:53le meilleur exemple
40:53que je puisse donner
40:54pour une société
40:54de conseil
40:55j'insiste
40:55mais éminemment
40:57déconnectée
40:57de ce vivant
40:59de cette biodiversité
41:00on n'en dépend pas
41:02directement
41:02mais en même temps
41:03vos clients
41:03sont potentiellement
41:05c'est ça qui est fou
41:07c'est que dans la chaîne
41:08de valeur
41:08si
41:08alors que quand on est
41:09une activité
41:10certains bien sûr
41:11mais simplement
41:11la réalité opération
41:13de notre métier
41:13c'est que nous
41:13on discute avec
41:14des directions
41:15de systèmes d'information
41:15et ces personnes-là
41:17n'ont pas un métier
41:18qui les lie
41:19éventuellement
41:19des enjeux business
41:20de leur entreprise
41:21quand bien même
41:22ils travaillent
41:22pour des acteurs
41:23de l'agro-industrie
41:24ou de la cosmétique
41:26qui sont effectivement
41:26deux secteurs
41:27qui sont eux
41:28dépendants très directement
41:29de la vitalité
41:31de ressources naturelles
41:32qui sont utilisées
41:33pour fabriquer les produits
41:34donc voilà
41:35quand on arrive
41:36à rentrer
41:37par des problématiques
41:38très réelles
41:39que les équipes rencontrent
41:40le sujet devient
41:41beaucoup plus intéressant
41:43et chez Stabencia
41:44vous avez mis
41:44des choses en place
41:45d'un point de vue
41:46organisationnel
41:47alors en fait
41:47ça s'est devenu
41:48très naturellement
41:49notamment sur ces deux
41:50territoires pilotes
41:51notamment celui
41:51du berceau du groupe
41:52en fait je pense
41:53qu'on est revenu
41:54à beaucoup de bon sens
41:55et ce qui fait
41:56que les gens
41:57se sont levés
41:58pour agir
41:58c'est que c'est là
41:59où ils habitent
42:00c'est là
42:01on est dans l'hyper-réalité
42:02c'est là
42:03où leurs enfants
42:03vont habiter
42:04et c'est là
42:04où leurs grands-parents
42:06arrière-grands-parents
42:06habitaient
42:07donc il y a quelque chose
42:08de très émotionnel
42:09qui fait que cet amour
42:11et je parle de ce mot-là
42:12d'amour des territoires
42:13fait qu'il y a cette
42:15envie commune
42:15de coopérer
42:16de se lever
42:17d'agir
42:17le projet
42:18sur la régénération
42:19des forêts
42:19ça fait l'unanimité
42:21du directeur général
42:22de la filiale
42:23à l'opérateur
42:24qui a été associé
42:25on a un peu décloisonné
42:27et dans l'équipe projet
42:28on a mis
42:29tous les représentants
42:30de toutes les strates
42:31sociales de l'entreprise
42:32et c'est ça
42:33qui a créé
42:34vraiment
42:35ce lien
42:36en fait
42:36au vivant
42:37il est venu
42:38de façon très naturelle
42:39parce que c'est du bon sens
42:40on revient
42:41donc il n'y a pas nécessairement
42:42de protocole
42:43mis en place
42:44pas des protocoles
42:45intuitifs
42:45exactement
42:46on a voulu ce programme
42:47comme vraiment
42:49lâcher la bride
42:49en fait à l'équipe
42:51pour qu'elle s'approprie
42:52son territoire
42:53qu'est-ce qu'elle a envie
42:54de faire
42:54on s'est rendu compte
42:55je parlais des points
42:56d'acupuncture
42:57on a décidé
42:58d'agir sur la forêt
42:59d'agir aussi
43:00sur
43:01on a associé
43:02à un plan
43:04appel à manifestation
43:05d'intérêt
43:05qui s'appelle
43:06le plan herbe
43:06où on va travailler
43:08sur le fait
43:09de ne pas retourner
43:10les pâturages
43:11considérant
43:11qu'en fait
43:11les pâturages
43:12sont un lieu
43:13énorme de biodiversité
43:14donc voilà
43:15on se mène
43:15dans ce type de projet
43:16et c'est venu
43:17assez naturellement
43:18on a laissé faire
43:18cette espèce
43:19de mouvement
43:20très humain
43:21et voilà
43:22on a décidé
43:22d'agir
43:23et là on agit
43:23on se met en mode
43:24coopération
43:24on travaille
43:25avec des experts
43:26forestiers
43:26on travaille
43:27avec des chambres
43:28d'agriculture
43:28les agences de l'eau
43:29et en fait
43:30on a créé du lien
43:31entre les acteurs
43:32les chambres d'agriculture
43:33entre les Vosges
43:34et Haute-Marne
43:34ne sont pas forcément
43:36en connexion
43:36alors qu'en fait
43:38le champ
43:40il n'a pas de frontières
43:41idem
43:41les agences de l'eau
43:42là c'est ce qu'on appelle
43:43la manifestation d'intérêt
43:45c'est avec les trois agences de l'eau
43:46parce que le Ilou
43:47est près du point triple
43:49en fait
43:49de partage des eaux
43:50et c'est énorme
43:51ce point triple
43:51c'est quasiment
43:54trois quarts
43:54de la population française
43:56qui en dépend
43:57donc je trouve
43:58que c'est plein d'espoir
43:59parce qu'en fait
44:00c'est retour à du bon sens
44:02et que chacun dans l'organisation
44:04s'approprie ça
44:04parce que c'est juste
44:05l'amour du vivant
44:06en fait
44:07au-delà du bon sens
44:08et on l'a évoqué ici
44:09d'ailleurs
44:09un truc fondamental
44:10pour le développement
44:11d'activités économiques futures
44:12on l'a notamment évoqué
44:13dans l'émission
44:13on avait beaucoup parlé
44:14des industries
44:15notamment sur le recyclage
44:16des batteries etc
44:17on est dans une séquence
44:18en plus
44:18qui politiquement
44:19va voir la réindustrialisation
44:21du pays
44:21massivement présente
44:22dans les médias
44:22aussi au moment
44:23où on s'est retrouvé
44:24face à nos dépendances
44:25à des acteurs hégémoniques
44:27qui peuvent nous couper
44:28des services numériques
44:29ou l'accès à certaines matières
44:32en réalité aujourd'hui
44:33il y a plein d'entreprises
44:33qui sont bien en difficulté
44:34pour développer des projets
44:35notamment industriels
44:36parce que les habitants
44:38les citoyennes
44:38les citoyens des territoires
44:39ne veulent pas voir venir
44:40ces industries
44:40qui vont générer
44:41des pollutions
44:42des externalités
44:43des nuisances
44:43et là on a un dépassement
44:45de fonction de l'entreprise
44:46qui est un formidable exemple
44:47parce que ça montre
44:48que derrière aussi
44:48évidemment
44:49les projets futurs
44:50de développement
44:51sont beaucoup mieux acceptés
44:52que l'entreprise
44:53aura joué le jeu
44:54de la vitalité du territoire
44:55plutôt que des stratégies
44:56que je vais qualifier
44:57d'archaïques
44:58mais qui existent encore
44:58beaucoup aujourd'hui
44:59pour des grandes corpos
45:00qui vont faire du mécénat financier
45:01pour s'abonner la planche
45:03et derrière surtout
45:04essayer de faire accepter
45:05par ce biais-là
45:05des externalités
45:06générées par leur business
45:07c'est une autre façon
45:08de procéder
45:09et je pense que c'est celle
45:10qui gagnera demain
45:11Aïna, est-ce que s'inspirer
45:13du vivant en entreprise
45:14ça veut aussi dire
45:14changer son rapport au temps
45:16nécessairement ?
45:17Complètement
45:17on a évoqué
45:18les marges du temps profond
45:19qui consistent justement
45:20à se mettre en position
45:21de vivre
45:23ce qu'il a fallu
45:24pour la nature
45:25à se mettre en place
45:26elle est apparue
45:26il y a 3,8 milliards d'années
45:27par saut évolutif
45:30et le fait de se réinscrire
45:31dans ce temps long
45:32ça nous rappelle la place
45:33qu'on occupe
45:34et d'ailleurs
45:34j'ai l'impression
45:35que ce sujet de biodiversité
45:37on pourrait l'aborder aussi
45:38avec plus de plaisir
45:39et d'enchantement
45:41parce qu'on a l'impression
45:42quand même
45:42que dès qu'on parle
45:43de sujets liés
45:44de près ou de loin
45:44à l'écologie
45:45à la biodiversité
45:46on le voit comme forcément
45:48un prisme punitif
45:49avec l'impression
45:49que ça va contraindre
45:51l'entreprise
45:51et là
45:53dernier exemple
45:53peut-être
45:54sur la notion
45:54de plaisir
45:55dans la nature
45:56on a des espèces
45:57pour lesquelles
45:57le levier
45:58de prise de plaisir
45:59est un levier
46:00d'efficacité
46:01je ne sais pas
46:02si vous connaissez
46:02l'histoire de la loutre
46:03qui jongle
46:04avec des cailloux
46:05vous savez
46:05il y a des loutres
46:06qui doivent casser
46:07des coquillages
46:07pour en extraire
46:08la moelle
46:09qui les intéresse
46:10et en fait
46:11le fait de jongler
46:11de s'entraîner
46:13entre deux moments
46:14de pêche
46:14ça améliore
46:16leur décérité
46:17du poignet
46:17et en fait
46:17ce jeu
46:18participe au plaisir
46:19qu'elles ont
46:20à se mettre
46:21à la tâche
46:22dans les entreprises
46:23on a exactement
46:23les mêmes leviers
46:24on sait qu'aujourd'hui
46:25si on pose la question
46:26à des salariés
46:26de qui a pris du plaisir
46:28cette semaine
46:28au centre du travail
46:29les équipes les plus engagées
46:31associent la prise de plaisir
46:32à leur efficacité
46:33donc on a intérêt aussi
46:35à déplacer le sujet
46:37alors évidemment
46:37qu'il y a des enjeux
46:38purement écologiques
46:40et systémiques
46:41qu'on doit adresser
46:41mais ça peut se faire
46:42de manière joyeuse
46:44heureuse
46:45et quelque part
46:45réembarquer les salariés
46:47avec des récits
46:47on en parlait tout à l'heure
46:48qui vont faire
46:49que tout le monde
46:49souscrit
46:50à une histoire commune
46:52et je crois énormément
46:53à ça
46:54et fier
46:55ça rend fier
46:56je trouve
46:57c'est beau
46:58d'avoir
46:59de reconnecter
47:02et de voir
47:02que votre business
47:03est forcément connecté
47:05et d'avoir
47:05la possibilité
47:06d'en parler
47:07je trouve que c'est
47:07une source de fierté
47:08et la fierté
47:09est un moteur
47:10donc oui
47:11on a envie
47:12d'embarquer
47:13en interne
47:14on devient
47:16un véhicule
47:17de sa propre entreprise
47:19quand on est fier
47:21on est un influenceur
47:22soi-même
47:22alors qu'on est salarié
47:24je trouve que ça
47:25c'est un levier énorme
47:27et est-ce qu'on mesure
47:27déjà l'impact
47:28du biomimétisme
47:30en entreprise
47:30est-ce qu'on a des outils ?
47:31on est capable
47:32de comprendre
47:33qui se forme
47:34il y a une explosion
47:36de la demande
47:36pour se former
47:37déjà comprendre
47:37quels sont les leviers
47:38la méthodologie
47:39puisqu'elle ne s'improvise pas
47:40mais on a aussi
47:41de plus en plus
47:42d'innovations
47:42qui voient enfin le jour
47:43et qui permettent
47:44d'aller driver
47:46justement le modèle
47:46et de montrer
47:47à d'autres industries
47:48que c'est possible
47:49donc on commence là
47:50à toucher du doigt
47:51toutes ces innovations
47:52qui voient le jour
47:53et qui ont vraiment
47:54pu naître
47:56mais en tout cas
47:57ce qui est sûr
47:57c'est qu'il y a une explosion
47:58de la demande
47:59à mieux comprendre
48:00les enjeux
48:00à se former
48:01et à tester l'outil
48:03il y a même des IA
48:03qui se développent
48:04maintenant aujourd'hui
48:05pour aider les salariés
48:07à utiliser
48:09le prisme
48:10du biométisme
48:10pour répondre
48:11à des problèmes
48:11donc clairement
48:12les indicateurs
48:13sont surtout
48:14sur comment les salariés
48:15et les entreprises
48:16s'emparent de la méthodologie
48:17et là on a une croissance aussi
48:18du nombre d'innovations par an
48:20qui permet
48:20de mettre en lumière
48:22cette méthode
48:23Chez Savincia
48:24vous mesurez l'impact
48:25de vos...
48:26Alors sur les territoires
48:28d'expérimentation
48:28on voit qu'il y a
48:29une énergie collective
48:30qui est au-delà
48:31de ce qu'on avait imaginé
48:32donc ça ça se sent
48:33tout le monde veut être
48:34sur le projet
48:36On a...
48:37On dit que c'est pas
48:37des KPI classiques
48:38Non
48:39C'est la fierté
48:41C'est le bon sens
48:41C'est l'immatériel aussi
48:43Et en fait
48:43on va mettre à l'honneur
48:44tout ce programme
48:45dans le cadre des 70 ans
48:46en fait
48:47de la marque Caprice des Dieux
48:48qui a lieu en juin
48:49Et justement
48:50au cœur de tout ça
48:52il y a les salariés
48:54on invite aussi
48:55les anciens salariés
48:56enfin il y a tout un côté
48:57très transmission
48:59transgénérationnel
48:59et c'est se dire
49:00on fête les 70 ans
49:02sur ce territoire
49:03et on veut que ce territoire
49:04il soit encore là
49:04dans 70 ans
49:05Donc pour que rien ne change
49:07il faut que plein de choses
49:08changent
49:08donc c'est vraiment ça
49:10qu'on met au cœur
49:11au cœur du jeu
49:12Restez avec nous tous les quatre
49:13on passe à notre
49:14dernière séquence
49:15le Paris d'Avenir
49:20Et on termine avec
49:22le Paris d'Avenir
49:23bien sûr
49:23un moment pour découvrir
49:24une initiative
49:25un outil
49:26ou une actualité
49:27qui vous inspire
49:27et Céline vous commencez
49:29Merci
49:29Mon Paris d'Avenir
49:31c'est que tous les métiers
49:33se forment
49:34sur ces sujets
49:35climat en général
49:36et biodiversité en particulier
49:38c'est un sujet
49:39comme on l'a vu
49:39assez technique
49:41qui peut être assez technique
49:42mais qui est tellement
49:42indispensable
49:43donc je prends
49:46le mot au pied de la laisse
49:47se former
49:47quand on est communiquant
49:48c'est déjà
49:50accepter qu'on ne sait pas tout
49:51et qu'on ne va pas
49:51s'en sortir
49:52avec des étincelles
49:54et des paillettes
49:55à chaque fois
49:56qu'il faut vraiment
49:56retourner à l'école
49:58donc Laure et moi
49:59on a eu la chance
50:00de retourner
50:01sur les bancs
50:02de l'université
50:03c'est un privilège
50:04et c'est un luxe
50:05aujourd'hui
50:06il y a plein
50:06de formations gratuites
50:08des MOOC
50:09Auré
50:10LPO
50:11font des formations
50:13fantastiques
50:13sur ces sujets
50:14et vous avez
50:15l'indispensable
50:16ADEME
50:17qui a un site dédié
50:19à la communication responsable
50:20avec quelques 6000 visites
50:22par mois
50:22et des guides
50:24donc il y a un guide
50:25de communication responsable
50:27qui est sorti
50:27il y a quelques années
50:28il y a un guide spécial
50:29sur les relations médias
50:31responsables
50:31il y a un guide
50:32sur l'influence responsable
50:33qui vient de sortir
50:34donc il n'y a vraiment
50:35plus d'excuses
50:36et le communicant
50:37ce n'est pas anecdotique
50:38il y a plusieurs centaines
50:40de
50:40j'ai cherché
50:41combien de communicants
50:42en France
50:43mais en fait
50:43la profession
50:44est tellement vaste
50:45il y a des freelances
50:46on peut être en interne
50:47on peut être en agence
50:47mais il y a plusieurs centaines
50:48de milliers de personnes
50:49qui sont potentiellement
50:51des chevilles
50:51de transformation
50:52parce que tout ce qu'on fait
50:54c'est de la communication
50:55quand on convainc
50:56on communique
50:57et ces formations
50:58elles sont facilement
50:59accessibles
50:59mais gratuites ?
51:00alors l'ADEME
51:01il y a beaucoup
51:01de formations gratuites
51:02ces derniers guides
51:04et ce site
51:05est gratuit
51:06le site
51:07de communication responsable
51:08de l'ADEME
51:09et il y a même
51:10un guide
51:10anti-greenwashing
51:11qui est complètement gratuit
51:12merci beaucoup Céline
51:14merci
51:14Aïna
51:15moi je voudrais vous parler
51:16de l'ordonnance verte
51:16qui apparaît en France
51:17donc le fait de prescrire
51:18de la nature
51:19ce qui est fou
51:20c'est que ça a été fait
51:21dans d'autres pays
51:21avant nous
51:22au Royaume-Uni
51:22en Nouvelle-Zélande
51:23au Japon
51:24ou en Corée du Sud
51:25les médecins ont compris
51:26qu'il ne fallait pas juste
51:27prescrire des molécules
51:28mais aussi des sorties
51:29pour se reconnecter
51:30à la nature
51:31qui a des effets
51:32impressionnants
51:33sur notre santé
51:33ça joue évidemment
51:34sur le taux de cortisol
51:35donc la diminution du stress
51:36qui est significative
51:37le fait d'avoir
51:38des meilleures capacités
51:39de concentration
51:40voire même
51:41une meilleure immunité
51:42grâce à ses liens
51:44avec le vivant
51:44on a besoin
51:46d'environ 120 minutes
51:47par semaine
51:48à minima
51:48et c'est aujourd'hui
51:49une prescription
51:50très sérieuse
51:51donc c'est pas
51:51de marche au contact
51:52de la nature
51:53exactement
51:53de jardinage
51:54de contact
51:56avec des parcs natureaux
51:57ou même
51:58d'un espace vert
51:59et ça aujourd'hui
52:00ça va être
52:01avec un protocole précis
52:03pour permettre
52:03aux gens d'améliorer
52:04leur santé
52:05et même en entreprise
52:06ce que je trouve dingue
52:07c'est qu'il y a
52:07une prise de conscience
52:08de ça
52:08puisqu'il y a deux leviers
52:09sur lesquels
52:10les entreprises peuvent jouer
52:11c'est de revégétaliser
52:12les bureaux
52:12ça permet aussi
52:13d'améliorer
52:14la productivité
52:15l'efficacité
52:16des salariés
52:16voire même
52:17de leur proposer
52:18des sorties
52:19en pleine nature
52:20c'est pas juste
52:21envoyer ses salariés
52:22en colo
52:22c'est vraiment
52:23de leur proposer
52:23des vraies immersions
52:25et on améliore
52:25aussi les capacités
52:26moi j'ai vu
52:27une explosion
52:27des demandes
52:28concernant
52:29des formats
52:29à l'extérieur
52:30pour justement
52:31remobiliser
52:32les salariés
52:33à tous les niveaux
52:33mais donc aujourd'hui
52:34il y a des médecins
52:35généralistes
52:35en France
52:36qui prescrivent
52:37on a des premières
52:38prescriptions
52:38c'est un phénomène
52:39qui va sûrement
52:39s'amplifier
52:40il y a des phases
52:41de tests
52:41dans plusieurs régions
52:42en France
52:42pour voir
52:43effectivement
52:43comment on peut
52:45rendre ça
52:45avec un protocole
52:46bien défini
52:47on dit pas juste
52:47aux gens
52:48allez-vous balader
52:48trois minutes
52:49dans le parc
52:49oui ça s'inscrit
52:50dans le parcours
52:51de soins
52:51exactement
52:51il y a des pays
52:52pour lesquels
52:52il y a même
52:53des métiers
52:53qui existent
52:53maintenant
52:54pour accompagner
52:54ces personnes
52:55en souffrance
52:56pour leur établir
52:58une forme de recette
52:59pour qu'ils améliorent
53:00toutes leurs fonctions
53:01sur la santé mentale
53:02et physique
53:02merci Aïna
53:04Laure
53:04c'est marrant
53:05parce qu'on sort
53:06d'une immersion
53:07en forêt
53:08avec l'équipe
53:08de marche profonde
53:09en forêt
53:09donc je comprends
53:10complètement
53:10et l'effet
53:11hyper bénéfique
53:12donc là vous vous sentez
53:12très bien
53:12c'était la semaine
53:14dernière
53:14mais j'ai encore
53:15les coups bénéfiques
53:16c'était quoi ?
53:16c'était une après-midi
53:17c'était une après-midi
53:18en reconnection
53:19en fait avec la forêt
53:20donc on a une forêt
53:21qui est à côté
53:21du siège social
53:22et l'idée était
53:23de faire une marche profonde
53:24on avait un coach
53:26qui nous a accompagnés
53:27dans cette découverte
53:29redécouverte
53:30j'ai envie de dire
53:30de la nature
53:31de la forêt
53:31et on a fait un bilan
53:33après
53:33et on s'est senti
53:34extrêmement reconcentrés
53:36collectivement
53:37et donc le vivant
53:38comme une force
53:39qui nous inspire
53:41ce n'est pas votre pari d'avenir
53:42c'est pas mon pari d'avenir
53:43mais je trouve intéressant
53:44de rebondir là-dessus
53:45mon pari d'avenir
53:46en fait c'est une association
53:47qui m'inspire énormément
53:48c'est l'association
53:49des enfants et des arbres
53:51pilotée par Marie-France Barrier
53:52qui en fait
53:54met en connexion
53:55à la fois
53:56des agriculteurs
53:57et des jeunes enfants
53:59des collégiens
54:00ou des primaires
54:01entre 8 et 15 ans
54:02et l'idée
54:04c'est de planter
54:05des arbres
54:05au sein
54:06en fait
54:07des exploitations agricoles
54:08et je trouve
54:10que c'est extrêmement
54:12plein d'espoir
54:13en fait
54:13de se dire
54:14qu'en mettant les mains
54:14dans la terre
54:15on se reconnecte
54:15au vivant
54:16on comprend énormément
54:17de choses
54:17et c'est très intergénérationnel
54:19et j'adore le slogan
54:20de Marie-France
54:21c'est
54:21plantons des arbres
54:23pour ne pas planter l'avenir
54:24je trouve que c'est
54:25énormément inspirant
54:26et c'est vraiment
54:27connecter et apprendre
54:28le cycle du vivant
54:30de façon extrêmement
54:31concrète
54:31donc vraiment
54:34et c'est quasiment
54:35sur la saison
54:3625-26
54:37ça a été
54:3880 000
54:40arbres plantés
54:418 000 enfants
54:42qui ont été
54:43en fait
54:44investis
54:44dans cette opération
54:45sur 56 départements
54:47y compris en Corse
54:48merci pour ces trois
54:49beaux paris d'avenir
54:50Thomas pour finir
54:51je vais d'abord faire
54:52un petit aparté
54:52puisque Céline parlait
54:53de la communication
54:53et il faut qu'on arrive
54:54à bien raconter
54:55l'intérêt de se lancer
54:56dans ces démarches là
54:57on a une phase
54:58de quelques années
54:59de surabondance
55:00de communication
55:01en matière environnementale
55:02on parlait de greenwashing
55:02beaucoup
55:03avec des retours de bâtons
55:04parfois pour des grandes
55:05entreprises
55:05qui parfois
55:07maquillent un petit peu
55:08la réalité
55:08qui les a fait entrer
55:09plus récemment
55:10dans une phase de silence
55:11et aujourd'hui
55:11on a un risque
55:12c'est de ne plus communiquer
55:13du coup
55:14par risque
55:14de voir ces communications
55:16déconstruites
55:17contestées
55:17notamment par la société civile
55:19et le mouvement Bicor
55:20vient de produire
55:21un document
55:21sur une alternative
55:23un juste milieu
55:24qui prône surtout
55:25une transparence
55:25d'assumer
55:26notamment le fait
55:27qu'on n'est pas parfait
55:27et qu'on a encore
55:28des zones de faiblesse
55:29j'ai essayé de le faire
55:30chez Norcise
55:30dans une publication
55:31récente
55:32qui s'appelle
55:32Diriger avec la nature
55:33et donc ce guide
55:33il est gratuit
55:34et je voulais le mentionner aussi
55:35mon pari d'avenir
55:36et il sera lié
55:37avec ce que l'on fait
55:37chez Norcise
55:38c'est que comme je l'évoquais
55:39notamment dans l'édito
55:40et on en a parlé ensemble
55:41aujourd'hui
55:41même si on n'est pas
55:41toujours d'accord
55:43il est évident
55:43que le monde économique
55:44devient percuté
55:45de plein fouet
55:46dans ces modèles d'affaires
55:47par l'effondrement
55:48de la biodiversité
55:49le World Economic Forum
55:57je pense que cette conséquence
56:00de plus en plus visible
56:00pour la viabilité économique
56:01des entreprises
56:02doit les faire bouger
56:02et plus à la marge
56:04en innovant sur quelques lignes
56:05de produits ou de services
56:05et sans doute peut-être
56:07en démarrant par la gouvernance
56:08des prises de décisions stratégiques
56:09qui sont beaucoup plus connectées
56:11aux conséquences
56:12qu'elles ont sur le vivant
56:12par exemple
56:13en positionnant
56:14des administrateurs nature
56:15des représentants de la nature
56:16dans leur gouvernance
56:17c'est ce que nous faisons
56:17en ce moment chez Norcise
56:18et je peux témoigner
56:19de la valeur ajoutée
56:19que cela a
56:20de plus en plus d'entreprises
56:21qui intéressent à ça
56:22donc mon pari d'avenir
56:23c'est une gouvernance
56:24de la nature
56:24dans le monde économique
56:25Merci Thomas
56:26Merci à tous les quatre
56:27Merci Laure Sartou
56:29directrice RSE
56:30de Saventia
56:31Aïna Kéros
56:32conférencière
56:32chroniqueuse
56:33et chercheuse
56:34en biomimétisme
56:35et Céline Puff
56:36Ardigvili
56:37directrice générale
56:39de Look Sharp
56:39Thomas on se dit
56:41à dans deux semaines
56:42Merci à Alexis Mathieu
56:44aux manettes de cette émission
56:45à très bientôt
56:45sur Bismarck for Change
56:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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