- il y a 18 heures
Retrouvez le club de la Bourse du lundi 11 mai dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:048h38, sur BFM Business, le before de la séance boursière avec nos deux invités.
00:09Bonjour Wilfried Galland, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel,
00:13Kevin Tauzet, à vos côtés, membre du comité d'investissement de Carmignac.
00:17Bienvenue, Étienne Braque avec nous toujours pour nous accompagner dans ce before,
00:22un peu moins de 30 minutes de l'ouverture des marchés parisiens.
00:25Good Morning Market, vous serez aux manettes à partir de 9h.
00:27Alors, Étienne, peut-être pour commencer l'actu de la semaine, la valeur du jour.
00:32Kevin Tauzet, qu'est-ce que vous regardez particulièrement aujourd'hui ?
00:36Aujourd'hui, je pense qu'on va regarder quand même le secteur de la santé notamment,
00:40avec tout ce flot de nouvelles liées à ce potentiel nouveau virus,
00:47après 6 ans après l'anniversaire du Covid.
00:50AntaVirus, le Premier ministre qui tiendra une nouvelle réunion cet après-midi.
00:55On a un cas confirmé en France, une Française qui a été rapatriée, testée positive,
01:01et 22 cas contacts, c'est ce que dit ce matin le gouvernement.
01:07On voit quand même que c'est un phénomène, alors bon, encore petit,
01:10mais qu'il va falloir surveiller.
01:12Oui, oui, alors c'est sûr, c'est la probabilité qu'on ait quelque chose de la même échelle que
01:18du Covid.
01:18Pas encore, pas encore Kevin, pas encore.
01:22On va enregistrer ce passage, c'est toujours bien, ça va servir.
01:25On en parle dans 15 jours.
01:26Certains indicateurs qu'on a beaucoup regardés avec Wilfried,
01:29il y a des tas, du R0, le nombre de contacts qui peuvent recevoir,
01:38en tout cas sont exposés à ce virus-là.
01:40On est plutôt sur un R021, donc voilà, ça veut dire que si j'avais le virus,
01:43et que je parlais à Wilfried de très près, c'est lui qui serait touché,
01:47et pas forcément vous, Erwann, ni Étienne.
01:50Donc sur cette base-là, on est moins inquiet que ce qu'on a pu l'être il y a
01:55six ans de ça.
01:55Pour autant, les taux de mortalité qui sont absolument élevés.
01:59Et puis les règles de confinement, vous parlez de cas contacts en France
02:05qui sont mis à l'isolement pendant 45 jours,
02:06je crois que ce n'est pas tout à fait la même chose outre-Atlantique,
02:09à forcerie avec une administration qui est quand même bien plus sceptique à l'endroit de...
02:14Je ne sais pas si c'est un rapport, mais mon chauffeur Uber,
02:16cette nuit quand je suis arrivé, avait une vitre.
02:18Vous savez, la vitre qu'on mettait pendant le Covid entre le chauffeur et le passager.
02:23Est-ce que déjà on est en train de se préparer à ça ?
02:25Ça s'appelle le délit de sale gueule.
02:27Je ne sais pas, peut-être, peut-être.
02:28Qu'est-ce que vous regardez, Wilfried ?
02:30Alors il y a effectivement ce secteur-là.
02:32Je pense que plus globalement, moi aujourd'hui,
02:36je trouve que ce qui est très intéressant,
02:38c'est de regarder l'évolution des valeurs liées à tout ce qui est secteur pétrolier.
02:43parce qu'on voit qu'on a toujours quand même ce sujet d'Hormuz
02:48qui reste extrêmement prégnant et sur lequel on a un vrai sujet
02:52de capacité supplémentaire.
02:55Est-ce que les Américains qui ont été jusqu'à présent
02:59la soupape de sécurité du système énergétique mondial,
03:02est-ce qu'ils vont continuer à avoir ce rôle ?
03:06Est-ce qu'on va avoir une augmentation de la production américaine
03:11ou est-ce qu'avec, on parlait du virus tout à l'heure,
03:17avec les leçons de l'histoire,
03:19les producteurs de pétrole américains vont se dire
03:21non, non, moi ce que je veux d'abord, c'est le retour à l'actionnaire,
03:25augmenter la rentabilité, certainement pas augmenter la production,
03:27ce qui peut avoir un impact sur, on en parlait déjà un peu ce matin,
03:31sur de potentielles pénuries.
03:33Ah oui, Etienne, vous nous en parlez ce matin.
03:34Et ça, ça peut être un vrai sujet.
03:36Oui, les Américains qui vont faire moins d'essence, plus de kérosène.
03:39Oui, des raffineries.
03:40Plus rentable.
03:40Les Etats-Unis, mais aussi en Europe, en Asie,
03:43qui réorganisent un petit peu leurs exportations, leurs flux,
03:46c'est-à-dire produire moins d'essence pour se focaliser sur le diesel,
03:50et puis également, bien sûr, sur le kérosène,
03:52puisque c'est plus rentable de raffiner du kérosène
03:54que raffiner de l'essence, et ça a des conséquences
03:56sur les contrats à terme, puisque vous avez également
03:59des contrats à terme sur les prix de l'essence,
04:01puisque nous sommes ce matin sur des plus hauts de 2022
04:04sur ces fameux prix de l'essence à 3,50 dollars,
04:08sachant que ce ne sont pas les prix à la pompe,
04:10ce sont les prix sur les marchés financiers.
04:12Les prix à la pompe aux Etats-Unis,
04:13c'est plutôt 4,50 dollars le galon.
04:16On est sur d'autres...
04:17Et encore, ça, c'est plutôt dans les Etats les plus ruraux,
04:22on ne parle pas de la Californie, qui est plutôt à 6 dollars.
04:24On va regarder aussi la Chine, cette semaine,
04:27bien sûr, on ne pourra pas y échapper.
04:29Etienne Braque, on le raconte depuis ce matin,
04:31l'ouverture de Good Morning Business,
04:32la visite d'État de Donald Trump confirmée,
04:35dès mercredi, à Pékin.
04:37Il va rencontrer son homologue chinois, Xi Jinping.
04:40Il y a beaucoup de sujets, ils ont deux jours,
04:43alors les sujets ont été préparés, probablement,
04:46en amont par les équipes, c'est sûr même.
04:49Mais il y a quand même beaucoup de points de tension.
04:51Est-ce que tout va être abordé ou pas ?
04:53Pour l'instant, on ne sait pas.
04:55Mais il y a l'Iran, il y a le pétrole,
04:59il y a beaucoup de...
05:00les exportations, les semi-conducteurs,
05:02l'intelligence artificielle.
05:04On va surveiller ça de très près, Wilfried ?
05:06Qu'est-ce que vous en attendez ?
05:07En fait, on va d'autant plus surveiller ça de très près
05:09qu'il y a eu hier un rapport de Rodium Group,
05:12qui est un cabinet de conseil,
05:14qui a fait pas mal de bruit,
05:16disant que les pays occidentaux
05:19avaient très peu de temps pour réagir
05:21à la puissance industrielle chinoise
05:23qui allait se déverser dans des secteurs
05:26extrêmement stratégiques pour les chaînes de valeur
05:28et qui, grâce à des aides d'État,
05:32voulaient assurer leur domination,
05:34et on l'a vu sur déjà un certain nombre de points,
05:36en particulier liés aux terres rares,
05:38mais pas que,
05:39assurer leur domination sur des secteurs entiers
05:42et permettant, effectivement,
05:43d'avoir, vis-à-vis des pays occidentaux,
05:46des effets de levier tels
05:48que, d'un point de vue géopolitique,
05:50la Chine pouvait se permettre énormément de choses.
05:52Donc, là-dessus,
05:54on voit qu'on va avoir un sujet très important là-dessus,
05:56et le deuxième sujet, bien sûr,
05:57et je pense que Kevin en parlera également,
05:59c'est tout ce qui est autour de l'intelligence artificielle.
06:01On va avoir cette semaine
06:02des résultats d'Alibaba et de Tencent, je crois.
06:05Et donc, on va avoir un sujet
06:08qui est un sujet américano-chinois,
06:11autour de ces méga-modèles,
06:13voire de ces systèmes agentiques,
06:16où on voit qu'on peut avoir
06:17des impacts systémiques
06:19sur les économies en général,
06:22et ça n'est plus uniquement
06:23des sujets macroéconomiques basiques
06:26sur l'augmentation de la productivité,
06:28on est véritablement sur
06:29comment est-ce qu'on est,
06:31est-ce qu'on est une force de croissance,
06:33est-ce qu'on est une force de stabilité
06:34ou d'instabilité ?
06:35Et ça, effectivement,
06:36les Chinois s'attachent beaucoup
06:37à cette notion de stabilité.
06:38On va voir comment est-ce que
06:39Donald Trump,
06:40qui se définit lui-même
06:41comme un génie très stable,
06:44va rebondir sur ce sujet-là.
06:46Oui, Kevin Tozet.
06:47Oui, c'est quand même historique
06:48ce qui se passe cette semaine.
06:49Ça fait quoi, dix ans
06:50qu'il n'y a pas eu une visite d'État ?
06:51Huit ans, c'était Donald Trump d'ailleurs,
06:53le dernier à y être allé
06:54lors de son précédent mandat.
06:55Je l'avais été en Chine.
06:57Oui, je ne suis pas dans les tractations,
07:00mais voilà,
07:00ce qu'on peut essayer de dessiner,
07:02c'est qu'on est, côté américain,
07:04quand même, sans doute,
07:05une volonté de voir la Chine
07:07s'engager à acheter
07:08davantage de produits
07:10issus de l'agriculture,
07:12davantage de machines outils
07:14ou de machineries également.
07:16Et ça, voilà,
07:17on va dire,
07:17dans une année électorale
07:18aux États-Unis,
07:19on regarde là aussi
07:21les sites de probabilité
07:22ou les sondages,
07:24M. Trump a quand même
07:25très faible chance
07:25de l'emporter.
07:26Donc, s'il veut éviter
07:27une vague bleue,
07:27il faut quand même
07:28qu'il fasse tout ce qu'il puisse
07:30de son côté,
07:32peut-être moins de tarifs aussi,
07:34c'est une forme de levier,
07:36et puis de l'autre,
07:37eh bien, voilà,
07:37la capacité ou la possibilité
07:38pour la Chine
07:39d'exporter sans condition,
07:41sans restriction,
07:42davantage de cartes graphiques
07:45et de cartes graphiques
07:46évoluées notamment,
07:47et puis peut-être
07:47certaines concessions
07:49sur Taïwan.
07:50Et pour rejoindre
07:51ce que disait Wilfrid,
07:53il y a quand même
07:53là deux modèles
07:54qui s'affrontent.
07:55On a quand même
07:55le modèle d'intelligence artificielle,
07:58on va dire,
07:58à l'américaine,
07:59donc voilà,
08:00couvert par des grandes entreprises
08:03et puis le modèle chinois,
08:04plutôt dans le domaine public.
08:06Et là aussi,
08:07c'est aussi un levier,
08:08parce que ce qui fait
08:09la force des États-Unis
08:10aujourd'hui,
08:10c'est sans doute pas,
08:11d'épiter ce que dit M. Trump,
08:12la grande visibilité,
08:13la grande stabilité
08:14que lui apporte,
08:16ça tient sans doute
08:17à, eh bien,
08:18voilà,
08:18son avance technologique,
08:20notamment liée
08:21à l'intelligence artificielle.
08:22Et je crois que c'est un peu
08:23la pierre d'achoppement
08:24de tout ça,
08:24c'est-à-dire que c'est ça
08:25qui porte beaucoup
08:26les flux d'investissement,
08:28c'est ça qui fait
08:28que le dollar se tient bien aussi,
08:30parce que nous,
08:31investisseurs,
08:31et j'espère aux auditeurs aussi,
08:32ont plutôt envie
08:33d'acheter ces actions américaines
08:34qui croissent,
08:36qui ont des taux de croissance
08:36à deux,
08:38voire trois chiffres
08:38pour certaines d'entre elles.
08:39Et donc,
08:40c'est toute la pierre d'achoppement
08:41de ce système-là,
08:42je crois,
08:42qui se joue.
08:43Et donc là,
08:43voilà,
08:44des vraies tensions,
08:46des vraies oppositions potentielles.
08:46D'un mot sur la guerre commerciale,
08:48parce que c'est vrai
08:48qu'ils se sont quand même attaqués,
08:54de manière réciproque.
08:55Là,
08:56il n'y va pas en vainqueur,
08:58en tout cas,
08:58il n'y va pas en force,
08:59Donald Trump,
08:59la semaine dernière,
09:00le tribunal de commerce
09:01international des Etats-Unis
09:02a invalidé la taxe de 10%
09:04qu'il avait mis en place
09:06sur les importations
09:07et qu'il avait imposé
09:08à tous les pays.
09:09Encore une fois,
09:09c'est un revers,
09:10là,
09:10pour le président américain,
09:11au moment où il y a
09:12cette semaine très importante
09:13et ce déplacement,
09:14Wilfried.
09:15Oui,
09:16là,
09:16on a l'impression
09:17qu'il va effectivement
09:17de victoire en victoire,
09:20pour prendre ces termes.
09:22C'est so much winning.
09:25Je pense que
09:25le véritable sujet
09:26de Donald Trump,
09:27c'est comment
09:29je continue
09:30à être
09:31le centre d'attention
09:32du monde
09:33et comment je continue
09:34à imprimer mon narratif.
09:36Et effectivement,
09:37il est en train
09:37de changer
09:39d'un narratif
09:40qui était basé sur
09:42« si vous n'êtes pas content,
09:43je vous mets des droits de douane »
09:44à un narratif
09:46de puissance
09:47quasi militaire
09:51de la part des Etats-Unis
09:52en disant
09:52« si vous n'êtes pas avec moi,
09:55vous êtes contre moi »
09:56et « si vous êtes contre moi,
09:57ça veut dire que
09:57l'appareil militaro-industriel américain
10:00sera contre vous ».
10:01On va voir comment est-ce que
10:03par rapport
10:03à la deuxième puissance mondiale,
10:06comment est-ce que
10:06les rapports vont s'établir
10:09à un moment,
10:10effectivement,
10:11où le parti républicain,
10:13plutôt que Donald Trump,
10:14c'est le parti républicain
10:15qui est en difficulté.
10:16Je suis persuadé
10:18que l'intérêt unique
10:19de Donald Trump,
10:20c'est Donald Trump.
10:21Ce n'est pas le parti républicain.
10:22Donc,
10:23perdre les élections,
10:24c'est un problème pour lui,
10:26mais le Congrès ne l'a jamais empêché
10:27de faire quoi que ce soit.
10:28Donc,
10:29je pense qu'il voudra absolument
10:32continuer à montrer
10:33que lui-même,
10:34Donald Trump,
10:35est aux commandes
10:36et qu'il est capable
10:37par ses leviers
10:38qui sont aujourd'hui
10:39pas ses leviers
10:39de chef de l'armée,
10:42être régulièrement
10:44celui qui dicte
10:45le tempo
10:47de la stratégie mondiale.
10:48Kevin Tozet.
10:49C'est vrai que,
10:49pour prendre un parallèle
10:50qu'il utilise lui-même,
10:52il aime se comparer
10:53à un super joueur de poker.
10:54Là,
10:54il dit,
10:55c'est quoi,
10:55il joue en quatre dimensions,
10:56quelque chose comme ça.
10:57Il a toujours
10:58toutes les cartes en main.
10:59Et,
10:59je veux dire,
11:00on l'a vu l'été dernier,
11:02c'est-à-dire que,
11:02quand même,
11:02sur le volet
11:03des négociations tarifaires,
11:05voilà,
11:05je vous ferai de parler
11:06des terres rares tout à l'heure,
11:07on a vu que
11:08les atouts,
11:09ils n'étaient pas forcément
11:10dans la poche
11:11des autorités américaines.
11:12Et sans doute que,
11:13dans ce qui va se discuter,
11:14là,
11:14cette semaine,
11:15il y a aussi
11:16ce volet des terres rares,
11:17Wilfried l'a mentionné
11:17encore une fois,
11:19on parle de ce chef de guerre,
11:21on va dire,
11:22un chef de guerre
11:23ou un général sans armée
11:24ou avec une armée
11:26diminuée,
11:26c'est quand même
11:27pas tout à fait le même.
11:28Et il y a quand même,
11:29de ce qu'on peut lire,
11:30entendre,
11:30écouter,
11:31beaucoup du stock
11:32d'armement militaire américain
11:34qui a été utilisé
11:35pendant le conflit iranien,
11:37pour refaire
11:38ce stock d'armement-là,
11:38il faut
11:39l'accès à ces fameuses
11:41terres rares,
11:42à ces fameux aimants
11:43également,
11:44qui sont quasiment
11:45exclusivement
11:45produits en Chine.
11:47Et ça,
11:47c'est un volet
11:48important de la négociation.
11:50Etienne Braque,
11:50on le voit en tout cas
11:51depuis ce matin,
11:51vous nous le racontez,
11:52les marchés,
11:53ils en attendent beaucoup
11:54de ce rendez-vous
11:55cette semaine.
11:56Oui,
11:56il y a énormément
11:56d'attentisme
11:57avant ce rendez-vous
11:58avec l'enjeu
11:59des terres rares,
12:00l'enjeu également
12:00des semi-conducteurs.
12:01Typiquement,
12:02pour rappel,
12:03Nvidia ne peut pas exporter
12:04ses dernières cartes graphiques
12:05sur le sol chinois
12:06parce que les autorités
12:09on le voit bien quand même
12:10que la Chine aujourd'hui
12:11arrive à trouver
12:11d'autres moyens.
12:12Elle fabrique ses propres puces,
12:14avec notamment
12:14ses propres modèles
12:15d'intelligence artificielle.
12:18Et alors,
12:18c'est assez frappant
12:19de voir que malgré
12:20les grands sujets,
12:22que ce soit sur la Chine,
12:23sur l'Iran,
12:24etc.,
12:25Wall Street est sur
12:25des plus hauts historiques.
12:26Le Nasdaq a quand même
12:27gagné 4,5%
12:28la semaine dernière.
12:29L'Asie encore ce matin
12:30à Séoul a touché
12:31des plus hauts historiques.
12:32Il n'y a que l'IA
12:33en fait en ce moment
12:34qui passionne les investisseurs
12:35et qui les fait acheter
12:36ce type de valeur.
12:37Il y a le pétrole.
12:38Il y a le pétrole, oui.
12:39Et le pétrole,
12:40deux secteurs qui surperforment
12:42très clairement
12:42depuis le début de l'année
12:43avec notamment,
12:45eh bien aujourd'hui,
12:46des pénuries de mémoire RAM
12:48qui propulsent des acteurs
12:50comme SKINX
12:51ou encore Samsung
12:52sur des plus hauts historiques
12:53et à l'inverse,
12:54qui pénalisent
12:55certains acteurs.
12:56Typiquement,
12:56l'exemple du jour,
12:57c'est Nintendo
12:57qui a perdu jusqu'à 10%
12:59cette nuit
12:59au cours de la séance
13:00car le groupe
13:01provoie à la baisse
13:01ses objectifs
13:02à cause notamment
13:03de l'envolée
13:03de certains semi-conducteurs
13:05et ces fameuses
13:06mémoires RAM
13:07qui ont vu leur prix
13:08plus que doublé
13:08sur ces tous derniers mois
13:10qui sont des puces
13:11qui sont très utilisées
13:12pour faire fonctionner
13:13l'intelligence artificielle.
13:15Elles sont utilisées
13:16notamment pour les cartes graphiques.
13:17L'IA,
13:18c'est le sujet des marchés
13:19là en ce moment,
13:20clairement,
13:20quand on regarde aussi
13:21l'emploi,
13:22c'est le sujet de l'emploi
13:23aux États-Unis.
13:24Attention,
13:25comment vous regardez ça
13:26Kevin Tozet ?
13:27Oui,
13:28c'est-à-dire que
13:30l'IA,
13:32ça bénéficie
13:33beaucoup plus
13:33aux actions américaines
13:34que ça bénéficie
13:35à l'économie américaine.
13:36C'est ça.
13:37C'est beaucoup
13:37en point de PIB.
13:39On essaie de mesurer
13:40l'impact de l'IA
13:41sur la croissance américaine
13:44et on va dire
13:44sur 2% de croissance
13:45aux États-Unis,
13:46il y en a 1,5%
13:47qui vient
13:48de l'intelligence artificielle.
13:50Le problème,
13:50c'est qu'il y a quand même,
13:51je crois qu'Étienne
13:51le soulignez très bien,
13:53il y a quand même
13:53beaucoup de pièces
13:54qui sont utilisées
13:54ou beaucoup d'intrants
13:55qui sont importées.
13:56Donc ça n'impacte pas
13:57directement,
13:57au moins directement,
13:58l'économie américaine
13:59que ça n'impacte
14:00les marchés d'action américains.
14:01Ça, c'est un premier point.
14:02Le deuxième,
14:03c'est sur l'emploi
14:04et sur le rapport d'emploi
14:05qu'on a eu vendredi dernier.
14:07Je crois qu'il y a quand même
14:08des bonnes nouvelles
14:09qui se dessinent.
14:10C'est-à-dire que
14:11ce qu'on a pu voir
14:12sur les précédents rapports
14:13de l'emploi,
14:13c'est que la quasi-totalité
14:15des emplois
14:16créés aux États-Unis
14:17était dans le secteur
14:18de la santé,
14:18dans le secteur social.
14:21Et aujourd'hui,
14:21on a quand même
14:22une forme d'élargissement,
14:23on va dire.
14:24C'est moins de la moitié
14:24des emplois créés
14:25qui sont sur ce secteur
14:26de la santé.
14:26Donc c'est quand même
14:27plutôt une bonne nouvelle
14:27pour l'économie américaine
14:29puisque le secteur de la santé,
14:30par construction,
14:30c'est un secteur
14:31qui est non cyclique.
14:32Donc ça donne
14:32une bonne indication d'eux.
14:34Après, pour autant,
14:34est-ce qu'on a une surchauffe
14:35de l'économie américaine ?
14:36Je ne crois pas.
14:37Il y en avait
14:38et pour les accommodants
14:39et pour les restrictifs
14:40dans ce rapport de l'emploi,
14:42on voit quand même
14:43le taux de salaire
14:45horaire moyen
14:47qui réduit,
14:47qui se tasse un petit peu.
14:48Wilfried Galland,
14:49un mot là-dessus ?
14:50Oui, je pense que
14:52la clé pour éviter
14:53la récession,
14:54c'est l'emploi américain.
14:55Et en fait,
14:56les marchés,
14:58l'inflation,
14:58ça ne les intéresse pas tellement.
15:00Ce qui les intéresse,
15:01c'est les probabilités
15:02de récession.
15:03Et ce qu'on voit,
15:04c'est que la consommation
15:05tient aux États-Unis,
15:07même si le moral
15:08des consommateurs
15:08baisse un peu,
15:09mais la consommation tient.
15:10Et elle tient
15:11parce que le marché
15:11de l'emploi est bon.
15:13Et en revanche,
15:14on voit quand même
15:14qu'on a deux signaux
15:16contradictoires
15:17et je terminerai là-dessus.
15:18Le signal un peu négatif,
15:20c'est une baisse
15:20de la participation
15:21au marché de l'emploi.
15:22Donc ça veut dire
15:22qu'effectivement,
15:22on a moins de volonté
15:25véritablement d'aller
15:26vers l'emploi.
15:27Et côté positif,
15:29c'est qu'on a une remontée
15:29du travail temporaire
15:30aux États-Unis
15:31depuis six mois.
15:32Et ça, c'est un signal avancé
15:33qui est là aussi
15:34quand même très positif.
15:35D'un mot,
15:35Kevin Tozet,
15:36qu'est-ce qu'on fait
15:36aujourd'hui en portefeuille ?
15:39Aujourd'hui dans un portefeuille,
15:40je crois qu'il faut avoir
15:41des actions.
15:42Si je regarde
15:43les ponts phares
15:43qu'on peut gérer,
15:44on est plutôt au niveau
15:45de la fourchette,
15:45autour de 45%
15:46d'exposition nette
15:47à ces marchés d'actions
15:48avec, on va dire
15:49comme grande dynamique,
15:50le secteur technologique
15:52toujours.
15:53Et puis de l'autre,
15:54les marchés émergents.
15:55Et je crois qu'à l'inverse,
15:56ce qu'il ne faut pas faire
15:56dans un portefeuille,
15:57parce que quand on fait
15:57de la gestion active,
15:58c'est aussi important
15:59ce qu'on fait
15:59que ce qu'on ne fait pas,
16:00il ne faut pas acheter
16:02des obligations
16:02et des obligations
16:03longues gouvernementales.
16:05Pourquoi ?
16:05Parce que,
16:06dans le contexte qu'on peut voir,
16:08le principal risque,
16:08on en a un petit peu parlé,
16:09c'est une remontée
16:10des taux longs,
16:10parce que c'est là
16:12qu'il y a un peu,
16:12je crois, le nexus,
16:13le point d'achoppement
16:14de l'investissement
16:15dans l'intelligence artificielle,
16:16parce que des taux d'intérêt,
16:17ça veut dire un coût
16:17de capital plus élevé,
16:19des déficits qui sont
16:20toujours importants
16:20aux Etats-Unis,
16:21en France,
16:22au Royaume-Uni,
16:23au Japon.
16:24Donc c'est un peu
16:24ce point d'achoppement.
16:25Donc j'achèterai des actions
16:31en directeur général
16:31adjoint de Montpensier-Arbevel.
16:33Merci messieurs
16:33pour ce before.
16:35Merci d'avoir été avec nous
16:36pour ce briefing boursier.
16:38La séance, bien sûr,
16:39est à suivre en direct.
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