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  • il y a 14 heures
Retrouvez le debrief du jeudi 7 mai dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00Good Morning Market, le débrief.
00:03Il est 8h38 sur BFM Business et sur RMC Live, le club de la bourse.
00:07Aujourd'hui avec Bertil Bayard, rédactrice en chef au Figaro.
00:09Bonjour à côté de vous, Claudia Panseri, responsable de la stratégie d'investissement de la banque privée,
00:14UBS France et Etienne Braque évidemment avec nous.
00:17Etienne, on a eu plus 3 quasiment hier sur le CAC 40, là on devrait avoir une ouverture en hausse.
00:23Normalement c'est une journée de baisse, une journée de hausse, là ça semble se stabiliser un peu.
00:27Oui, ça semble se stabiliser. Donald Trump dort encore sûrement, donc on n'est pas à l'abri d'un
00:31tweet une nouvelle fois en majuscule comme il a pu le faire hier soir.
00:34On a quand même des négociations qui sont très fragiles, une nouvelle fois entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:38D'ailleurs hier soir, plusieurs responsables iraniens se sont montrés très prudents face aux propos, une nouvelle fois très encourageants
00:46sur l'issue de ce conflit de Donald Trump.
00:48Les marchés se sont emballés, il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup de volatilité avec des mouvements
00:52qui sont amplifiés à la hausse mais aussi à la baisse.
00:54L'exemple le plus frappant d'hier, c'est quand même Safran qui a pris 9%, sachant que ce conflit
01:00n'est pas réglé, le trafic au Moyen-Orient ne va pas se résoudre du jour au lendemain.
01:03Mais vous voyez quand même l'impact des produits dérivés qui amplifient des mouvements très importants sur des valeurs quand
01:09même importantes.
01:09Safran, c'est plus de 110 milliards de capitalisation boursière.
01:12Claudia Panséry, on a l'impression qu'il n'y a pas de petite hausse ou de petite baisse, c
01:15'est 9% ou moins 9%, c'est assez violent.
01:17En fait, c'est un peu dû au positionnement aussi des investisseurs et à l'usage effectivement des produits alternatifs
01:25qui amplifient le levier financier
01:27et donc augmentent à la volatilité ou la baisse dès qu'il y a un mouvement.
01:31Je pense que par rapport à ce que Étienne vient de dire, c'est très important, on n'a pas
01:36de négociations terminées,
01:37mais il y a quand même une volonté des deux parts de terminer ce conflit.
01:41Et donc le marché regarde un horizon temporel qui est X+,
01:45et donc effectivement une certaine volonté de revenir sur les marchés de la part des investisseurs qui ont beaucoup de
01:51liquidités.
01:52Mais comment on fait quand on est comme vous, responsable d'une stratégie d'investissement, pour naviguer dans cet environnement
01:58-là ?
01:59C'est quoi votre cap à vous ?
02:00Ce n'est pas le Twitter de Donald Trump, qu'est-ce que vous regardez ?
02:03En fait, on regarde tout simplement les fondamentaux du marché, on travaille sur des scénarios,
02:10on prend en considération notre scénario des bases et on fait les allocations en fonction du scénario des bases,
02:15et puis les scénarios des risques, scénario des risques à la hausse et scénario des risques à la baisse.
02:20Ce qu'on a dit depuis le début du conflit, c'était que ce conflit et la hausse du prix
02:25du pétrole
02:25a un impact limité sur la croissance et un impact temporaire sur l'inflation.
02:30On voit bien qu'il y a des énormes différences par rapport à ce qu'on a vécu en 2022.
02:35En 2022, on avait des niveaux d'inflation déjà très élevés post-Covid,
02:40avec des niveaux d'inflation entre 6 et 8 % selon les différentes régions,
02:44mais aussi un niveau des taux extrêmement bas.
02:47Les banques centrales avaient baissé les taux.
02:49Aujourd'hui, nous sommes dans un environnement où l'inflation est beaucoup plus faible.
02:53On est autour de 2,5 % après hausse du prix du pétrole.
02:56Une croissance qui est, je dirais, plus stable, mais aussi une capacité éventuellement des banques centrales
03:03à débaisser les taux s'il le faut.
03:05Tout le monde attend une hausse des taux d'intérêt, mais effectivement aujourd'hui...
03:08Capacité à baisser les taux en Europe ou...
03:10Aux Etats-Unis, aux Etats-Unis, parce que les taux d'intérêt sont encore à 3,715,
03:15alors qu'en 2022, on avait des taux d'intérêt à 0 %.
03:18Malgré une pression inflationniste qui existe quand même aux Etats-Unis ?
03:21Oui, parce que le mandat de la Banque centrale américaine, c'est un double mandat.
03:25C'est un mandat de stabilité des prix et c'est un mandat sur la croissance macroéconomique.
03:30Un faiblissement du marché de l'emploi, une croissance négative,
03:34amène à la Banque centrale à baisser les taux, même si l'inflation est élevée.
03:37Cela s'est déjà arrivé en 2003.
03:40Donc on a vu en 2003 une inflation supérieure au target, on était autour de 2,5 %.
03:44Un taux de chômage qui remontait autour de 100 %,
03:47et la Banque centrale qui, effectivement, baissait les taux,
03:50bien que l'inflation était plus élevée que le target de la Banque centrale.
03:55Berthi Bayer, dans les grands débats macro,
03:58sur est-ce que la Banque centrale européenne va augmenter ses taux ?
04:02Alors certains pensent trois fois, il y avait des discussions,
04:04Étienne nous a raconté ça,
04:05trois fois c'était certains économistes au sein de la Banque centrale européenne
04:07qui misaient sur trois, ça fait beaucoup trois quand même.
04:10Ça fait beaucoup trois.
04:11Après tout dépend bien sûr de ce baril de pétrole,
04:12et sur les scénarios centrales, ce qui commence à devenir problématique,
04:16c'est que là on est un petit peu entre deux scénarios.
04:18On approche quand même de fin mai, début juin,
04:21on a un baril de pétrole qui est à 100 dollars,
04:23ce n'était pas le scénario envisagé quand même au début du mois de mars,
04:26au début de cette guerre.
04:27On va avoir Berthi un nouveau banquier central du côté de la France,
04:30Emmanuel Moulin qui va succéder a priori à François-Ville au ras de Gallo.
04:34Pas sûr que le fait que ça commence par des hausses de taux
04:37soit une bonne nouvelle pour la France ?
04:39Non, effectivement, on n'a pas besoin d'avoir une politique de faucon
04:42à la Banque centrale en ce moment,
04:43vu le niveau de croissance qu'on voit à la fois en France,
04:47donc ce fameux zéro au premier trimestre,
04:49qui est quand même un point d'alerte assez fort,
04:53à la fois sur ce que ça veut dire de ce qu'était l'activité économique de la France
04:56avant le début du conflit et de l'impact au cas de conflit.
05:00On voit qu'aussi en Allemagne, c'est extrêmement difficile,
05:03donc l'arbitrage, alors effectivement la BCE a les yeux rivés sur l'inflation,
05:08mais l'arbitrage par rapport au niveau de l'activité est quand même difficile à faire
05:12et donc je serais assez d'accord pour dire que s'il y a hausse de taux
05:16par la BCE, ce ne sera certainement pas trois.
05:20Je doute qu'on arrive à ces niveaux-là et une ou deux grands maximums,
05:25et je pense le plus tard possible, sachant que sur l'inflation,
05:29on a à la fois, pareil, on est très divisé selon quelle partie du verre on regarde,
05:35on a cet effet inflationniste évidemment des prix de l'énergie,
05:38même si c'est effectivement cantonné au pétrole,
05:41ce n'est vraiment pas la situation de 2022,
05:44on n'est pas du tout dans la situation de rebond post-Covid
05:46qui avait complètement déformé les sources de consommation en Europe notamment,
05:53et le marché de l'énergie se réorganise manifestement,
05:57on n'a plus cet écart entre le prix du pétrole papier et le prix du pétrole physique,
06:03ça veut dire que les choses ne sont pas en train de rentrer dans l'ordre,
06:06mais en tout cas le marché se réorganise et il y a la destruction de la demande,
06:10ça c'est le premier point,
06:12et le dernier facteur peut-être aussi,
06:13c'est qu'on continue à importer de la déflation chinoise,
06:16et que ça pèse énormément sur la façon dont se forment les prix,
06:19y compris en Europe.
06:20Et bon, on était avec la représentante de l'ameublement français
06:23il y a quelques instants juste auparavant,
06:24elle disait que sur la colle, pour les panneaux de bois,
06:27ça avait pris 75% quand même au mois de mars,
06:30et qu'elle allait devoir augmenter les prix
06:32parce qu'elle n'avait pas de possibilité de renier sur ses marges,
06:36est-ce que vous la voyez Claudia, cette inflation ?
06:37Alors, c'est assez intéressant,
06:39parce que jusqu'à maintenant, on ne la voit pas,
06:41sur la publication qu'on a eue le mois dernier,
06:44on voit effectivement que l'inflation sous-jacente,
06:48donc à ce qui prend en considération le prix de l'énergie,
06:51l'inflation augmente,
06:52sur l'inflation encore, donc hors énergie,
06:55l'inflation ne bouge pas.
06:56Et quand on regarde à l'État et les données macroéconomiques,
07:00on voit que les prix des productions augmentent,
07:03mais les prix des ventes n'augmentent pas à la même vitesse.
07:06Donc, en fait, il y a une sorte d'écrasement des marges
07:09sur certaines sociétés,
07:11donc elle va voir, par exemple,
07:12vous avez 60% des hausses du prix de l'alcool,
07:15mais vous n'allez pas répercuter 60% sur la vente du produit.
07:19Parce que le consommateur n'est pas très élastique.
07:20Voilà.
07:21Donc, après, il y a un ajustement sur le consommateur.
07:24La fonction des comportements du consommateur change.
07:27Par exemple, vous voyez que le prix du pétrole augmente,
07:30ceux qui peuvent éviter d'utiliser la voiture avant un vélo,
07:34ils vont avec les transports,
07:35donc ça fait aussi que la demande va s'écraser progressivement,
07:40et donc moins des demandes,
07:42et donc des prix qui vont réagir à la baisse.
07:44Donc, c'est pour cette raison aussi que nous, par exemple,
07:47on ne voit pas des hausses des taux d'intérêt
07:49de la part de la Banque centrale européenne.
07:51C'est très important.
07:52Le marché intègre trois hausses des taux
07:55sur les 12 mois à venir,
07:56des taux d'intérêt qui passent des 2 à 2,8.
08:00Et en même temps, comme vous regardez,
08:02le premier trimestre en France n'était pas bon.
08:05Les indicateurs avancés sur l'inflation.
08:07C'est vrai que la Banque centrale n'a pas,
08:09je dirais, ce target de stabilité de la croissance,
08:12mais la Banque centrale a fait aussi attention
08:14au fait qu'il y a des tensions sur les maux de croissance,
08:18et qu'on voit que le premier trimestre est assez décevant,
08:21globalement, et l'Europe.
08:22Sur la question des marges,
08:23il y avait une réunion à Bercy, hier,
08:25Berthi Bayard,
08:26où on a ouvert le capot pour aller regarder
08:27qui faisait des marges.
08:28Ce qu'on voit quand même,
08:29c'est que l'opération Total Énergie à la pompe,
08:30ça a coûté sur les marges de Total.
08:33Vous, vous avez regardé ce qu'on dit de Total Énergie.
08:35Moi, j'ai l'impression que Patrick Pouyanné,
08:36c'est vraiment devenu un ministre à part entière.
08:38C'est lui qui s'occupe du carburant,
08:40de la politique énergétique de la France.
08:42Vous avez regardé toutes les bêtises qu'on dit
08:43sur Total Énergie pour essayer de les contrer.
08:45J'ai regardé un petit peu, pas mal de plateaux télé,
08:48notamment pendant le week-end,
08:49et c'est vrai qu'en écoutant le nombre de choses
08:52qui pouvaient être dites sur le sujet
08:54de Total Énergie et du carburant,
08:56c'est toujours assez spectaculaire
08:58et un peu désarçonnant, on va dire.
09:00Si je prends un petit fleur-illège,
09:03on va commencer du côté de la France insoumise
09:06avec l'entrain de créer un espèce de mythe
09:08qui était que Total Énergie était une compagnie d'État
09:10jusqu'à sa privatisation en 1993.
09:13Et que ça marchait bien.
09:14Et Sophie Binet nous dit que tout allait bien
09:16quand Total était nationalisé, etc.
09:19Total nationalisé, je vais quand même
09:21revérifier un petit peu les choses.
09:22Alors Total a été créé en 1924,
09:25c'était une société à capitaux privés.
09:27Alors à l'initiative du gouvernement
09:29pour les sujets de sécurité d'approvisionnement
09:32du pays, mais c'était une société privée
09:34dont l'État a pris 35% en 1931.
09:37Et ce sont ces 35% qui sont demeurés
09:40jusqu'en 1992.
09:42Ce n'est pas le gouvernement Balladur
09:43qui a fait le retrait de l'État
09:47du capital de cette entreprise.
09:49C'était le gouvernement Béré-Gauvois
09:51et Balladur l'a achevé.
09:53Ça, c'est la première petite précision à porter.
09:57Deuxième chose, les LFI nous disent
09:58qu'ils veulent nationaliser Total.
10:01Ça coûte cher quand même,
10:02180 milliards d'euros en bourse et tout.
10:03Non, on va nationaliser uniquement
10:05le raffinage et la distribution.
10:08Les activités qui parfois perdent de l'argent.
10:09Je me dis que Patrick Pouyani
10:10n'est peut-être pas signé à toper
10:12avec la France insoumise
10:12parce que finalement, effectivement,
10:13ce sont les activités qui sont réputées
10:15les moins rentables, voire déficitaires,
10:17en particulier pour le raffinage français,
10:19tout particulièrement.
10:20Donc je ne suis pas sûre
10:21que ce soit l'idée du siècle
10:22ou alors on pourra redire
10:23qu'on nationalise les pertes
10:24et qu'on privatise les profits,
10:25mais c'est une option
10:26que vous n'attendez pas
10:27de la France insoumise.
10:29Voilà, on peut continuer comme ça,
10:31mais on a cette idée répandue
10:33qui est que les profits de Total,
10:35les fameux 5,8 milliards de dollars
10:37au premier trimestre,
10:38on a dans la même phrase
10:39les profits de 5,8 milliards
10:40sur le dos des Français.
10:42C'est tout l'inverse, j'allais dire.
10:43Ce sont des profits faits à l'étranger
10:45qui, à ce titre d'ailleurs,
10:46sont difficilement taxables.
10:48Mais c'est un autre débat,
10:49y compris juridique.
10:50Ce sont ces profits à l'étranger
10:51qui permettent de faire le plafonnement
10:53des prix qui aujourd'hui existent en France.
10:56Grâce à des investissements
10:57et une gestion quand même...
10:59On peut le juger insuffisant,
11:00mais le fait est que c'est bien
11:01ce qui abaisse aujourd'hui
11:02le prix à la pompe
11:04et ça a été confirmé en partie
11:06par ce qu'on a vu dans le tableau
11:07sur les marges hier.
11:08Claudia Panser et nous,
11:09on est obsédés par Total Énergie
11:10en France.
11:11On a l'impression qu'il n'y a
11:12qu'une seule compagnie pétrolière
11:13au monde.
11:13Quand on regarde la classe d'actifs
11:14de l'ensemble des pétroliers,
11:16tous les cours ont augmenté
11:18dans la même veine
11:18que Total Énergie ?
11:20Oui, à plus près,
11:20surtout aux Etats-Unis
11:21parce que ce sont ceux qui en profitent
11:23le plus en exportant davantage
11:25compte tenu qu'aujourd'hui
11:27le flux qui vient du Moyen-Orient
11:28est coupé.
11:29Il y a 10 millions de barils par jour
11:31qui sont bloqués.
11:32Donc, une grosse partie des sociétés
11:34aussi au Moyen-Orient
11:35qui exportaient,
11:36elles ont aujourd'hui
11:37face à des difficultés.
11:38Par contre,
11:39les sociétés européennes,
11:40les sociétés américaines
11:41ont bien performé.
11:42Etienne, on a eu cette journée
11:43en bourse hier de 3%,
11:45mais on a aussi une journée
11:46sur le marché obligataire corporate
11:47avec 17 entreprises
11:49qui ont fait des émissions.
11:50Et au total,
11:51ces entreprises ont levé
11:5230 milliards d'euros.
11:53Alors, quand on parle
11:54des missions corporate,
11:55ce sont des entreprises privées,
11:56qu'elles soient cotées en bourse ou non,
11:57qui décident d'aller
11:58sur le marché obligataire
11:59pour lever de l'argent.
12:01Et donc, hier,
12:01ces entreprises ont profité
12:02d'une fenêtre de tir
12:03qui était visiblement très bonne
12:05dans le sens où,
12:06hier matin,
12:06il y a eu un marché action
12:08qui s'est emballé.
12:09À l'inverse,
12:10un marché obligataire
12:11qui s'est détendu
12:11avec ses espoirs
12:12de cesser le feu.
12:14Disant français, par exemple,
12:15qui a perdu 8 points de base
12:16et donc des sociétés
12:17qui se sont dit
12:18« Allez, c'est le moment
12:18d'émettre de l'argent.
12:19On peut gagner
12:20quelques points de base
12:20sur notre dette
12:21et ça s'est très bien passé.
12:23Comme sur Alphabet,
12:24souvenez-vous,
12:25mardi,
12:25dans le sens où
12:26il y a beaucoup de cash
12:27à louer,
12:27que ce soit de la part
12:28des assureurs
12:29mais également
12:29des maisons de gestion.
12:30Quand vous leur donnez
12:31de l'argent,
12:31leur but,
12:32c'est d'aller l'investir.
12:33Donc, il y a beaucoup d'argent
12:34à aujourd'hui investir.
12:35Donc, vous avez aujourd'hui
12:36des entreprises
12:37qui n'ont aucun mal
12:38à lever de l'argent
12:39avec notamment
12:40des bilans solides.
12:41On sort de ces résultats
12:42trimestriels.
12:43On en a beaucoup parlé.
12:44Dans l'ensemble,
12:44il n'y a pas de catastrophe
12:45et mine de rien,
12:46ça prouve quand même
12:47l'agilité des sociétés
12:48aujourd'hui.
12:49Avec des entreprises
12:49qui n'avaient pas été
12:50sur ce marché
12:50depuis des années.
12:52Notamment Airbus
12:52qui a levé plus de 4 milliards.
12:53Ça faisait 6 ans
12:54qu'ils n'étaient pas allés
12:55sur le marché obligataire.
12:56Comment vous regardez ça, Bertil ?
12:58Effectivement,
12:59cette fenêtre de tir,
13:00on a parlé de l'instabilité avant
13:01et de la possibilité
13:02que la pièce iranienne
13:05tombe d'un côté ou de l'autre
13:06sans qu'on maîtrise
13:07exactement la situation.
13:08Ce qui est frappant,
13:09effectivement,
13:09c'est aussi les levées
13:11par les entreprises tech
13:12et les entreprises tech américaines
13:14qui font qu'on voit bien
13:15qu'il y a un changement
13:16de nature,
13:16j'allais dire,
13:17dans le business model
13:18de ces entreprises
13:19qui les amènent
13:20à être de très gros émetteurs
13:22obligataires.
13:23Ils font du béton,
13:24ils fabriquent des data centers,
13:26ils ont besoin
13:26de beaucoup d'argent.
13:27C'est là qu'on commence
13:28à avoir du très gros capex
13:29et ça change un petit peu
13:31la nature de la situation.
13:33Claudia ?
13:34Après le mouvement des tours,
13:35moi je le prends
13:36comme une très bonne nouvelle
13:37car effectivement,
13:38quand vous avez des rendements
13:39et des spreads
13:40qui se racèlent,
13:42c'est surtout
13:42les conditions financières
13:43qui s'améliorent
13:44et donc c'est un bus
13:45à la croissance
13:46des investissements.
13:47Donc je vois
13:49le placement
13:49des 30 milliards
13:50comme quelque chose
13:51de très positif,
13:52ça veut dire
13:52qu'il y a d'optimisme
13:53chez les entreprises
13:54et ils se placent facilement.
13:56Donc encore une fois,
13:57il y a beaucoup
13:58de liquidités
13:58dans la portefeuille
13:59des investisseurs
14:00qui va être réengagée
14:02lorsque la visibilité est là.
14:03Donc je pense
14:04qu'il y a encore
14:04sur la hausse
14:05les marchés à venir
14:06si les choses
14:07deviennent de plus en plus claires.
14:09Etienne,
14:10ouverture du CAC
14:10dans 7 minutes
14:11et 35 secondes.
14:12On refait un petit point.
14:13On refait un petit point
14:14avec un CAC 40
14:15qui est attendu
14:15dans le vert.
14:17Dans un instant,
14:18allez,
14:18dans 5-6 minutes,
14:19on sera avec les équipes
14:20du Zé Gestion.
14:20On parlera
14:21des dernières publications
14:22d'entreprises
14:23avec notamment
14:24ces dernières heures
14:25Novo Nordisk
14:26à publier.
14:27Est-ce qu'il faut privilégier
14:27Novo Nordisk
14:28ou encore
14:28Elie Lili,
14:29élément de réponse ?
14:30Et puis on reviendra
14:31notamment
14:31sur les produits structurés
14:35avec certains porteurs
14:36qui ont vécu
14:36des séances difficiles
14:37ces derniers jours
14:38sur les produits structurés
14:39Stellantis.
14:39Vous avez quand même
14:40plus de 2 milliards de pertes.
14:41Il faut dire que la session
14:41Stellantis est sur des plus
14:42bas historiques
14:43sous les 6 euros.
14:44Ça a eu des effets
14:44techniques importants
14:46et donc des pertes.
14:47Vous verrez ça
14:47avec Olivier Lévy.
14:48Ça sera à partir
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