- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:01Bonsoir à tous, la guerre au Moyen-Orient, on est au 67ème jour.
00:04Bonsoir Olivier Truchot.
00:05Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:07Iran et Etats-Unis qui sont proches de la reprise des hostilités militaires.
00:10Et c'est bien évidemment le détroit d'Ormuz, sa circulation et son contrôle
00:13qui cristallisent toute la tension.
00:17Les combats vont-ils reprendre ? Cette question, elle est là,
00:19elle est omniprésente dans les esprits des Etats-majors.
00:23D'ailleurs, on va aller tout de suite aux Etats-Unis,
00:24retrouver Axel Meunier pour BFM TV.
00:28Axel, est-ce que le président Trump a l'intention, oui ou non,
00:31de reprendre les frappes contre Téhéran ?
00:37Alors si seulement je le savais, je vous le dirai tout de suite.
00:40Le problème, c'est que depuis 48 heures, le président Trump,
00:43comme depuis le début de ce conflit, a encore envoyé beaucoup de signaux contradictoires.
00:48Hier, il a répété qu'il voulait rayer l'Iran de la carte
00:52si jamais les Iraniens touchaient à des navires américains.
00:56Et dimanche, il avait aussi dit qu'il n'écartait pas la possibilité de nouvelles frappes,
01:01notamment si, je cite, l'Iran se comportait mal.
01:04Oui, mais hier après-midi, lors d'un entretien avec un animateur radio,
01:08eh bien, il n'a pas voulu se prononcer sur l'état du cessez-le-feu.
01:12Et notamment, il n'a pas voulu dire si l'Iran avait rompu ce cessez-le-feu
01:16avec les différentes attaques de la journée.
01:18Il a aussi expliqué que cette guerre n'avait plus que trois semaines de durée, selon lui.
01:24Bref, Donald Trump donne peu d'informations et elles vont un peu dans tous les sens.
01:29Et il faut écouter aussi Pétexès, qui était en conférence de presse,
01:33le secrétaire à la guerre, qui, pour une fois, était beaucoup moins martiel que d'habitude.
01:37Il a répété que le projet Liberté, l'opération Liberté en cours pour faire passer les navires
01:42près du détroit d'Hormuz n'était qu'une action défensive
01:47qui n'avait pas pour but de durée dans le temps
01:51et surtout qui n'avait pas vocation à être considérée comme un acte de guerre.
01:55Nous ne cherchons pas le combat, écoutez les mots du secrétaire à la guerre.
02:03Cette opération est de durée limitée,
02:05avec pour seule mission de protéger la navigation commerciale contre l'agression iranienne.
02:09Les forces américaines n'auront pas besoin de pénétrer dans les eaux territoriales
02:14ou l'espace aérien iranien. Cela n'est pas nécessaire.
02:16Nous ne cherchons pas le conflit,
02:18mais l'Iran ne peut pas non plus empêcher des pays innocents
02:21et leurs marchandises d'accéder aux eaux internationales.
02:23L'Iran est clairement l'agresseur.
02:26Il harcèle des navires, menace sans distinction les marins de toutes les nations,
02:31se sert du détroit comme d'une arme financière
02:33ou du moins tente de le faire.
02:37Alors, dans quelques minutes,
02:38Donald Trump va faire une proclamation.
02:40Ici, depuis la Maison-Blanche,
02:42on imagine que derrière, il y aura des questions de journalistes
02:45sur son objectif dans cette guerre
02:48et notamment sur l'impossible reprise des frappes.
02:51Alors, on suivra ça, bien sûr, en direct.
02:52Merci, Axel Monnier, en direct de Washington pour BFM TV.
02:55En attendant, la défense aérienne des Émirats Arabes Unis
02:58a activé une nouvelle fois son dispositif face à des attaques de drones
03:04et de missiles iraniens.
03:05Pourquoi les Émirats sont ainsi visés,
03:08Benjamin Petrovert, bonsoir,
03:09par les Iraniens depuis deux jours ?
03:12Alors, il y a une raison économique et une raison politique.
03:15La raison économique, c'est parce que les Émirats sont d'une part sortis de l'OPEP
03:19et d'autre part ont leur propre système puisqu'ils ont un oléoduc
03:21qui permet de contourner le détroit d'Hormuz.
03:24Et ça, ça ne plaît pas aux Iraniens qui veulent bloquer totalement la région
03:27et toute circulation de biens économiques et notamment du pétrole.
03:30Ça, c'est la raison économique.
03:31La raison politique, c'est le partenariat qui existe maintenant
03:35de manière très scellée et très officielle entre les Émirats et Israël.
03:39Les accords d'Abraham, qui n'est pas juste un vain mot,
03:43c'est une réalité, notamment dans cette guerre où face aux attaques,
03:46il faut rappeler que les Émirats sont le pays qui a été le plus touché
03:49par les Iraniens avec Israël en matière de missiles et roquettes.
03:53Les Émirats ont vu qu'ils n'ont pas été aidés par les autres pays arabes
03:57en matière de protection militaire.
03:58Et qui les a aidés ?
03:59Eh bien, c'est Israël qui a exporté aux Émirats le système d'Omnefer.
04:03D'ailleurs, exporter, ça veut dire que ça n'a pas été vendu,
04:05ça a été prêté.
04:07Il y a des soldats israéliens qui sont partis aux Émirats
04:09avec des rampes de dôme de fer.
04:12Exactement, vous savez, ce sont des grosses caisses.
04:14Ce sont des missiles dans des grosses caisses, le système d'Omnefer.
04:17Et évidemment, un logiciel.
04:18Parce que tout est évidemment dans le logiciel de reconnaissance de l'Émirat.
04:21C'est-à-dire que le logiciel, c'est les Israéliens qui le pilotent du sol émirati ?
04:25Exactement.
04:26Ce n'est pas donné aux soldats émiratis, on est d'accord.
04:27Il n'a pas été donné, c'est pour ça que je dis ça.
04:29C'est prêter le temps des opérations avec des soldats israéliens qui sont sur place.
04:34Mais la réalité est là.
04:36Aujourd'hui, visiblement, les Émirats ont pu être protégés grâce au système d'Omnefer.
04:40Le général Bernard d'Orlin est avec nous,
04:42l'ancien commandant de la Force aérienne de combat.
04:44Bonsoir.
04:45Donc, nouvelle attaque contre les Émirats arabes unis de la part des gardiens de la Révolution.
04:52Donald Trump qui doit s'exprimer d'ici quelques instants en direct sur BFM TV depuis la Maison Blanche à
04:58Washington.
04:59Pour l'instant, les Américains n'ont pas répliqué à ces attaques depuis maintenant 48 heures.
05:06Comment vous l'expliquez ?
05:07Écoutez, c'est vrai, pour l'instant, ils n'ont pas vraiment répliqué à ces attaques.
05:11Vous savez, c'est un peu comme le jeu de la barbichette.
05:13Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.
05:15Le problème, c'est que la tapette, ça risque de se concrétiser en un conflit, une relance du conflit.
05:21C'est ça le vrai problème.
05:22Mais pourquoi est-ce que les Américains sont relativement modérés dans leur riposte ?
05:26C'est que derrière tout ça, il y a des discussions.
05:29En ce moment, il y a des discussions.
05:31Et donc, peut-être que Trump va d'ailleurs en parler maintenant.
05:35Discussion diplomatique.
05:36Et que donc, je crois qu'ils misent tous les deux partis, ils misent quand même là-dessus.
05:41– Alors, à quoi servent les frappes iraniennes ?
05:44– Comme il a été justement rappelé, c'est d'abord pour punir un peu les Émirats arabes unis
05:51de leur politique très pro-israélienne.
05:54Donc, ça a été très bien expliqué tout de suite.
05:57Et aussi le problème économique.
06:00– Parce qu'un site pétrolier notamment a été visé.
06:03– Alors, il faut relier ça aussi au fait que les Émirats arabes unis ont quitté l'OPEP.
06:08Donc, il y a une politique des Émirats arabes unis qui se distingue en particulier de la politique
06:14collective de l'OPEP en matière de quotas de pétrolier, mais aussi en matière de solidarité
06:19des pays du Golfe.
06:21Ça, je pense que c'est très important.
06:23Et derrière tout ça, il y a cette perspective d'explosion.
06:29Enfin, ce n'est pas une explosion, mais le fait qu'ils se séparent,
06:31qu'il y ait une séparation, que cette OPEP et cette solidarité,
06:35qui était à géométrie variable au sein des pays du Golfe,
06:40est en train d'éclater.
06:42Et je crois que ça, c'est vraiment très important.
06:44Et bon, ça explique aussi le fait que les Iraniens appuient là où ça fait mal.
06:48– On va aller retrouver l'une de nos envoyés spéciales, justement.
06:51C'est Laura Cambo, qui est à Doha, au Qatar, pour BFMTV.
06:54On disait que la défense aérienne des Émirats est activée.
06:58Ce qui veut dire qu'il y a des frappes qui visent les états du Golfe, hein, Laura ?
07:02– Oui, en effet, c'est ce qu'affirme le ministre de la Défense des Émirats.
07:08Il y a actuellement l'armée des Émirats qui est en train d'intercepter
07:12des missiles de croisière, des missiles balistiques et des drones
07:15qui sont envoyés en ce moment même par Téhéran.
07:18C'est le deuxième jour de suite que l'Iran vise les Émirats.
07:22Vous avez expliqué pourquoi.
07:24Et en effet, l'Iran s'est exprimé sur les réseaux sociaux
07:28via le comte de Moshtaba Khamenei, le père plutôt, son père.
07:33Et il affirme, eh bien, que les Émirats sont visés
07:36à cause de leur stratégie de normalisation des relations avec Israël
07:40depuis les accords d'Abraham qui ont été signés en 2020.
07:44Alors, comment vont réagir les Émirats,
07:46qui sont donc visés pour le deuxième jour d'affilée ?
07:48Eh bien, pour l'instant, ils condamnent les attaques,
07:50mais ils ne répliquent pas militairement les Émirats,
07:54qui restent un peu sur la retenue.
07:55Ils s'assurent surtout du soutien des pays voisins du Golfe.
07:59Laura Kambo, qui évoquait,
08:01Moshtaba Khamenei, c'est le fils, bien sûr, de l'Ayatollah Khamenei,
08:04qui a été tué par les Américains
08:06au premier jour de ses frappes contre l'Iran.
08:08Mais une chose, quand même, sur cette stratégie.
08:10Donc, il y a l'Iran qui conduit de frapper,
08:12avec des drones,
08:13alors que les États-Unis ne cessaient de nous dire
08:16que l'arsenal iranien avait été détruit, Amiral.
08:19Donc, il y a encore de la réserve, quoi.
08:21Non, non, mais ça n'a plus rien à voir.
08:23L'arsenal ne peut pas être détruit.
08:25Il en reste.
08:26Il y avait des stocks.
08:28Mais que reste-t-il ?
08:29C'est ça ?
08:29À ça, personne ne le sait.
08:31Et peut-être même pas les Iraniens,
08:33parce que c'est tellement en mosaïque.
08:35Si les Iraniens ne savent pas, qui le sait, alors ?
08:38Chaque commandement iranien, c'est à peu près.
08:41Oui, il y a à la fois l'armée, à la fois les gardés.
08:43Voilà, mais la synthèse nous fait...
08:44Mais je voulais revenir sur l'OPEP.
08:46Je ne crois pas que l'OPEP ait une influence en ce moment,
08:49c'est-à-dire le retrait des Émirats de l'OPEP.
08:53Parce que le débit de l'oléoduc,
08:56c'est 1,7 million de barils par jour.
08:59Or, le quota autorisé par l'OPEP plus aux Émirats,
09:04c'est autour de 3 millions de barils par jour.
09:07Donc on n'en est pas encore à la mise en vigueur
09:13de cette nouveauté du retrait des Émirats de l'OPEP.
09:17Ça ne sera en action que quand le détroit sera ouvert
09:20et que les pétroliers seront passés.
09:22Non, moi je pense que les frappes iraniennes,
09:25c'est une réplique au passage en force des Américains
09:27avec les deux frégates dans le détroit d'Angouz.
09:31Et les deux bâtiments...
09:32Est-ce qu'on doit s'attendre à une réplique américaine ?
09:35Alors déjà, hier soir, au même moment où il se gossait,
09:37on en parlait ici même,
09:39on disait attention, cette nuit ça va frapper,
09:41ça n'a pas frappé, Donald Trump doit prendre la parole.
09:44Est-ce qu'aujourd'hui, les Américains temporisent, oui ou non ?
09:48Alors d'abord, moi je ne vous ai jamais dit à l'antenne
09:50que ça allait frapper.
09:52Pas vous, mais c'est une question qu'on posait.
09:53Oui, oui, mais certains l'ont dit.
09:55Moi je ne l'ai pas dit parce qu'effectivement,
09:58l'Amérique est plutôt sur une ligne de négociation
10:02et de cesser le feu qu'elle ne veut pas rompre.
10:05Malgré le fait que ça a été confirmé aujourd'hui
10:08par le ministre de la Défense,
10:09le ministre de la Guerre à Washington,
10:11les Iréliens ont attaqué à dix reprises.
10:14Les Américains, c'est beaucoup.
10:15Mais, c'est là où il y a toute la subtilité,
10:18le chef d'état-major des armées américaines,
10:20Duncan, a dit ceci, et je le cite,
10:22« Ces attaques se situaient en dessous du seuil
10:26nécessitant la reprise d'opérations de combats majeurs à ce stade. »
10:29Donc des attaques acceptables.
10:31Donc ça veut dire qu'ils considèrent,
10:32les Américains, les militaires américains,
10:34considèrent que ce qu'a fait l'Iran,
10:35c'est finalement en dessous d'un seuil
10:38qui ne les oblige pas à réagir.
10:40Et j'ajoute, sur ce plateau aussi,
10:42on demandait aux généraux, qui sont des experts,
10:44« Est-ce qu'il y a eu rupture de cessez-le-feu ? »
10:47La réponse a été oui, et là, je confirme,
10:49il y a eu cessez-le-feu.
10:49Mais que dit aujourd'hui le ministre de la guerre ?
10:54Il dit, « Le cessez-le-feu n'est pas rompu.
10:56Nous avons dit que nous défendrions nos intérêts
10:58et que nous le ferions avec détermination.
11:00L'Iran le sait, et c'est au président
11:02qu'il revient de décider
11:03si une situation visait à dégénérer
11:05en violation du cessez-le-feu. »
11:07C'est-à-dire que, pour le ministre de la guerre américain,
11:10il n'y a pas eu violation de cessez-le-feu.
11:11Alors que tous les militaires en conviennent,
11:13il y a eu violation.
11:14Ça veut dire que Trump ne veut pas mettre de l'huile sur le feu.
11:17Il veut encore se garder une marge de manœuvre
11:19pour tenter d'arracher un accord aux Iraniens.
11:22Et d'ailleurs, les négociations se poursuivent en coulisses
11:25sur le fameux plan iranien en 14 points.
11:28Qui pour l'instant est un plan inacceptable
11:30à rappeler le secrétaire à la guerre.
11:32Absolument, vous avez tout à fait raison.
11:33Alors, si vous voulez, c'est une situation assez unique.
11:35Et en même temps, les cessez-le-feu dans l'histoire
11:37ont toujours été violées.
11:39Et ça ne voulait pas dire qu'il y avait une reprise de la guerre.
11:41On est exactement dans cette situation-là.
11:44Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas un risque de nouvelle escalade.
11:47Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas peut-être
11:49une intervention même militaire importante des Américains
11:52dans les heures ou les jours qui viennent.
11:54Mais on voit bien qu'il y a une tentative, si vous voulez,
11:56de sauver ce qui peut l'être.
11:57Et dernier point important ce soir,
11:59ce n'est pas un hasard.
12:00Le ministre des Affaires étrangères iranien va se rendre à Pékin.
12:05Nous sommes en direct du détroit d'Hormuz avec Rahman Kapoor.
12:09Rahman Kapoor est capitaine d'un navire bloqué dans le détroit
12:12depuis le 28 février dernier.
12:14Il est avec nous.
12:16Il va y avoir une traduction de cet entretien.
12:18Bonsoir, commandant Kapoor.
12:20Merci d'être en direct à la télévision française sur BFM TV.
12:24Déjà, quel est le quotidien ?
12:26Combien d'équipages avez-vous à bord ?
12:28Est-ce qu'il a été relevé ?
12:29Est-ce que c'est un équipage qui est fatigué,
12:31qui n'en peut plus de la situation ?
12:39Bonjour à toutes et à tous.
12:41Alors, je n'ai pas très bien entendu votre question,
12:45ou en tout cas pas au début,
12:47parce qu'il y avait beaucoup de bruit de fond là où je suis.
12:50Alors, je suis effectivement le capitaine Rahman Kapoor.
12:54On est coincé ici depuis le début de la guerre.
12:58On a 24 membres d'équipage qui sont avec nous à bord.
13:04Et depuis le 28 février, nous sommes bloqués.
13:09Dans quel état d'esprit est votre équipage ?
13:12Comment va-t-il ?
13:13Est-ce que vous avez suffisamment de vivre à bord ?
13:16Est-ce qu'il a été relevé en partie ou pas ?
13:28Alors, nous, on s'occupe des activités au quotidien à faire.
13:35Je pense que le moral est bon, précisément,
13:37parce que nous avons ces tâches quotidiennes à exécuter.
13:41On a entendu parler du cessez-le-feu.
13:44Avant cela, la situation était beaucoup plus tendue.
13:47On a connu des moments vraiment difficiles à entendre des explosions.
13:52Il y a des attaques qui ont été menées contre des navires marchands.
13:57Donc, je pense que l'état d'esprit est meilleur maintenant.
14:02Mon rôle en tant que capitaine, c'est justement de veiller
14:05au bon moral de l'équipage.
14:08Mais oui, la situation va mieux maintenant,
14:11mais ça n'a pas toujours été facile.
14:12– Des questions très pratiques.
14:15Quel est le pavillon de votre navire ?
14:17Que transportez-vous ?
14:18Et quelle était votre destination ?
14:24– Alors, tout d'abord, pour des raisons de sécurité,
14:30je ne peux pas vous donner le nom entier du bateau,
14:35ni l'armateur, ni sous quel pavillon nous naviguons.
14:39Mais je peux vous dire que ce navire n'appartient pas aux Etats-Unis
14:44ou à un autre de ces pays-là.
14:46On a du pétrole brut à bord et la destination n'a pas été fixée.
14:53On attend maintenant la décision des bureaux de l'entreprise qui gère le bateau.
14:57– Vous pourriez prendre le risque de passer le détroit,
15:01puisque les Américains expliquent qu'aujourd'hui,
15:04ils veulent rouvrir ce détroit et assurer la sécurité ?
15:08– Alors, effectivement, nous avons entendu cette information,
15:16mais non, nous n'allons pas, à l'heure actuelle, prendre ce risque.
15:20Et comme je l'ai dit, nous attendons les instructions
15:27de notre entreprise, de celle qui opère le navire dans lequel nous sommes.
15:34Et à l'heure actuelle, moi, je n'ai pas le sentiment
15:37que le détroit est un endroit suffisamment sûr.
15:41Donc, on reste là où nous sommes
15:43et nous n'avons pas reçu de consignes supplémentaires.
15:46– Justement, capitaine, vous avez parlé des tâches quotidiennes
15:50qui soutiennent le moral de l'équipage,
15:54mais qui vous ravitaille et avec qui êtes-vous en contact au quotidien,
15:58justement, pour reconnaître l'évolution de la situation ?
16:07– Eh bien, nous avons un contact régulier
16:12et avec notre entreprise, notre opérateur,
16:16on leur signale notre localisation,
16:21on fait aussi un point sur la situation à bord,
16:24on reçoit des notifications de la part de l'entreprise
16:27sur la situation d'un point de vue de la sécurité
16:30dans le détroit et la région.
16:33Donc, on reçoit les informations qui sont nécessaires
16:37pour qu'on puisse, eh bien, avancer et, le cas échéant,
16:44fixer un cap.
16:45Donc, oui, on est en contact régulier avec notre opérateur
16:49et pour ce qui est de l'approvisionnement,
16:52c'est pareil, c'est notre opérateur qui s'occupe de nous.
16:56Nous avons re-rempli, par exemple, les stocks de nourriture
17:01avec un petit bateau qui a été affrété par notre opérateur.
17:04– Capitaine, sur les images que vous nous avez confiées
17:07et que vous avez vous-même prises,
17:09on voit autour de vous, de votre navire, d'autres navires.
17:12Est-ce que vous êtes en contact avec les autres capitaines ?
17:14Est-ce que vous parlez ?
17:20– Eh bien, oui.
17:21Comme vous le voyez ici à l'écran,
17:24il y a plusieurs navires qui sont autour de nous
17:27qui attendent, eux aussi, depuis le début de la guerre
17:30et qui attendent que la situation se normalise
17:35de sorte à ce que les navires puissent à nouveau avancer
17:40et aller dans le sens de leur destination.
17:43Alors, on n'échange pas beaucoup les uns avec les autres
17:47parce que moi, je ne sais pas qui est capitaine,
17:50je n'ai pas forcément d'amis.
17:51Donc, on n'a pas de communication, vraiment,
17:53entre capitaines de navire.
17:57Mais nous, on fait un suivi de notre périmètre immédiat,
18:01de notre équipage, et puis on suit les consignes
18:03de notre opérateur.
18:05– Vous avez des informations sur le fait
18:08que le détroit d'Hormuz ait pu être miné ou pas ?
18:11– Eh bien, nous avons reçu certaines informations
18:20par le biais des chaînes d'information,
18:22mais aussi par d'autres sources qui nous disent
18:25qu'il y a plusieurs mines qui ont été posées
18:29dans le détroit d'Hormuz et qui sont sur l'itinéraire principal.
18:36On ne nous a pas parlé du retrait de ces mines,
18:41mais je pense qu'aucun navire n'oserait passer
18:44cette zone-là sans avoir une confirmation claire
18:49et fiable que les mines ont été retirées.
18:55Sans ça, l'itinéraire n'est pas sécurisé.
18:58– Pour bien comprendre, et on montrera peut-être une carte aussi
19:01pour essayer de vous situer, vous êtes plutôt du côté Oman
19:04ou du côté des côtes iraniennes ?
19:11– Alors, notre navire est dans le golfe Persique,
19:18dans le nord du golfe Persique.
19:20Quand on rentre par le détroit d'Hormuz,
19:23on est assez profondément dans cette zone-là.
19:25– Mais capitaine, encore une question.
19:28Est-ce que vous avez vu passer à proximité
19:31ces fameux bateaux iraniens,
19:33cette flottille rapide de l'armée iranienne ?
19:40– Non, nous n'avons pas vu ces bateaux-là,
19:46nous n'avons pas vu de vedettes, non, en effet.
19:50– Vous en voulez, au président américain, aux Israéliens,
19:55d'avoir déclenché cette guerre, aux Iraniens également,
19:57qui ont décidé les premiers de bloquer le détroit d'Hormuz ?
20:00– Eh bien, écoutez, je ne suis pas forcément en colère contre eux.
20:11Vous savez, ça fait partie de la géopolitique,
20:14et moi, je ne suis pas là pour commenter la situation.
20:18La réalité, c'est que c'est une grosse perte
20:20pour l'économie mondiale,
20:22et on a beaucoup de pays qui souffrent des pénuries de gaz,
20:26d'engrais, de pétrole.
20:29Donc évidemment, ce n'est pas une bonne chose pour le monde,
20:35mais il y a des choses qui nous dépassent,
20:38que nous ne maîtrisons pas,
20:39et il y a beaucoup de marins qui ont beaucoup souffert.
20:43On est quelque 22 500 coincés dans le détroit d'Hormuz,
20:48et on est devenus des victimes collatérales,
20:50et pourtant, nous n'avons rien fait de mal.
20:53Donc oui, on aimerait lancer un appel aux autorités
20:57pour qu'il y ait une désescalade, ça c'est évident,
21:00et on aimerait être aidés,
21:02on aimerait aussi être protégés,
21:04laisser-nous travailler en toute sécurité
21:06et traverser le détroit,
21:08et laisser-nous faire avancer nos bateaux et l'économie mondiale.
21:13– Vous êtes finalement comme une sorte d'otage de cette guerre,
21:19vous tenez déjà depuis plusieurs semaines,
21:21est-ce que vous pensez pouvoir tenir encore deux, trois semaines,
21:24un mois, un mois et demi, deux mois ?
21:28– Oui, écoutez, je ne sais pas si « otage », c'est le bon mot,
21:36mais en tout cas, nous sommes tenus à rester sur notre navire,
21:40après, nous sommes des marins, nous sommes formés,
21:42nous avons l'habitude, nous pouvons rester sur…
21:46– Merci, capitaine, on va écouter le président des États-Unis
21:48qui parle de l'Iran.
21:52– Ils n'ont pas de chef,
21:57j'ai lu les journaux,
22:00on lit qu'ils se sentirent très bien,
22:02ce n'est pas le cas, ils ne sont pas crédibles,
22:05pas crédibles,
22:06ce sont des fausses nouvelles,
22:07ils n'ont pas de crédibilité.
22:14Nous allons faire une présentation très spéciale
22:17à Johnny qui a été exceptionnel
22:21dans l'organisation de ces événements.
22:27Donc il y a eu plus de tickets
22:28qui ont été vendus pour cette Coupe du Monde
22:31que jamais auparavant dans l'histoire de cette compétition…
22:33– C'est un échange à bâton rompu
22:35avec le président américain
22:37où il parle à la fois de la situation internationale
22:40puis il répond à des questions politiques intérieures
22:42dans un cadre bien spécifique, Ulysse Gosset.
22:44– Remercions simplement quand même
22:46Rahman Kapoor qu'on a été obligé
22:48de couper un peu rapidement pour ça.
22:51– Oui, c'est…
22:51– On peut penser à lui,
22:53parce qu'à ce capitaine courageux.
22:55– Merci d'avoir été avec lui en direct.
22:56– Merci, effectivement.
22:57Ça fait quand même 66 jours qu'il est là
23:01et 68 jours même qu'il est dans son bateau
23:03et ça pourrait durer encore longtemps
23:05si la crise ne trouve pas une solution.
23:08Alors Trump, il est à la Maison-Blanche,
23:09il reçoit des organisateurs,
23:12des gens qui ont facilité,
23:13des volontaires qui ont facilité
23:14l'organisation de la prochaine Coupe du Monde de football
23:16qui a lieu aux États-Unis au mois de juin.
23:18Donc à cette occasion,
23:19que dit Trump ?
23:20Il dit les Iraniens…
23:22– Le président reparle de la situation en Iran.
23:25– Ah, très bien.
23:29– Et puis, j'ai atteint 7 000.
23:36Le S&P a atteint un nouveau record boursier.
23:45Nous avons réussi à atteindre ces chiffres
23:48avant la fin de la première année
23:50de mon second mandat.
23:51Autant de choses dont on disait
23:52que c'était impossible à faire en quatre ans,
23:54mais que nous avons réussi à atteindre
23:55en moins d'un an.
23:57Et puis, j'ai appelé mon équipe
23:59et je leur ai dit
24:02« On casse tous les records. »
24:04J'ai mis l'économie
24:05et puis j'ai mis fin à huit guerres.
24:09Et la personne qui a gagné,
24:12Maria, la personne qui a remporté le prix Nobel,
24:15a dit qu'elle ne me l'héritait pas,
24:16que c'était moi qui le méritais.
24:18Parce que j'ai mis fin à huit guerres,
24:19y compris la guerre Inde-Pakistan,
24:22ça aurait été une guerre nucléaire.
24:23Donc, huit guerres.
24:25J'ai appelé tout le monde et je leur ai dit
24:26« Nous avons brisé tous les records. »
24:33Et maintenant,
24:34il faut que nous agissions sur l'Iran
24:36afin que l'Iran n'ait pas d'armes nucléaires.
24:41Vous vous rappelez,
24:42on a envoyé nos magnifiques bombardiers B2.
24:43Nous avons détruit
24:46leur capacité nucléaire,
24:48complètement anéantie.
24:49Alors, pour ceux qui ne savent pas
24:50ce que c'est qu'un B2,
24:51voilà, j'ai une maquette.
24:55Nous ne laissons pas déblayer
24:57les sites détruits.
24:59Nous surveillons les sites en permanence.
25:03Il y aurait eu un Iran armé d'armes nucléaires
25:06et peut-être que si ça avait été le cas,
25:09on ne serait pas là aujourd'hui.
25:10Israël aurait été détruit,
25:11le Golfe aurait été détruit
25:13et puis ils s'en seraient pris à l'Europe
25:14et puis ensuite, nous.
25:17Car ce sont des malades.
25:18Ce sont des malades
25:19et nous n'allons pas laisser ces dingues
25:22avoir une puissance de ce niveau.
25:26C'est hors de question.
25:31Nous avons frappé durement.
25:34Ils en sont maintenant réduits
25:36à utiliser des petits hors-bord.
25:41Nous avons détruit leur marine.
25:43159 bâtiments ont été envoyés
25:46par le fond qui ont été coulés.
25:48Ils n'ont plus de marine.
25:50Plus de marine du tout.
25:52Et je crois que c'est la même chose
25:53avec leurs forces aériennes.
25:56Donc, nous faisons du très bon travail.
26:00Notre enjeu, c'est les Etats-Unis.
26:03Et l'une des choses que je remarque,
26:07c'est que tous les athlètes qui sont là,
26:10tous les gens qui sont autour de moi,
26:12ont un très bon moral.
26:14tout le monde est très content.
26:19Voilà, vous jouez du hockey,
26:21vous faites du sport, etc.
26:25Et vous avez
26:25non seulement un bon niveau physique,
26:29un bon niveau mental.
26:33et à partir du moment,
26:34à partir d'un certain niveau sportif,
26:36ce qui fait la différence,
26:37c'est le mental.
26:38Et je crois que vous en êtes l'expression.
26:40Bon.
26:43Il y a quelqu'un ici
26:44qui a fait un travail exceptionnel
26:46et qui a vendu...
26:51et qui m'a soutenu
26:54lorsque j'étais candidat.
27:00Un républicain,
27:02quelqu'un qui n'est pas du corps républicain,
27:04qui vient de la famille Kennedy,
27:06qui est important dans son groupe
27:07et qui le respecte beaucoup.
27:08Quelqu'un qui fait beaucoup
27:11et qui fait du très bon travail.
27:12Bobby.
27:13Bob.
27:14Merci, M. le Président.
27:18Mon oncle a été élu.
27:22Il était dans les années 60.
27:275% des enfants américains
27:29à l'époque étaient obèses.
27:32Et il était très préoccupé.
27:34C'est son ministre de la Santé,
27:35Robert Kennedy,
27:36qui parle maintenant.
27:37Celui qui s'est vanté d'ailleurs
27:38en régime de manger
27:39de la choucroute,
27:40juste le chou,
27:41avec un steak le matin.
27:42Il parait que c'était très bon
27:43pour la santé.
27:45Salut à nos téléspectateurs alsaciens.
27:47Mais pendant qu'on écoute
27:49le président Trump,
27:49est-ce qu'il aurait intérêt
27:51à reprendre les frappes,
27:52mais exactement de la même manière
27:54sur l'Iran ?
27:55Ou est-ce qu'il faut trouver
27:56une nouvelle stratégie
27:57si d'aventure,
27:58les hostilités devaient reprendre Amiral ?
28:00Non, je crois qu'il est...
28:02Comme on le disait sur le plateau,
28:05on est dans une stratégie
28:06de négociation.
28:07Donc, il faut absolument préserver
28:10ce fil qui est extrêmement faible
28:12de la négociation.
28:14Bien sûr.
28:28C'est le blocage du Détroit.
28:30Il y a eu le blocage du Détroit,
28:31il y a eu le passage en force,
28:33il faut trouver autre chose maintenant.
28:34Oui, mais Donald Trump a estimé
28:36un peu plus tôt que le conflit
28:37pourrait donc se prolonger
28:38encore deux à trois semaines,
28:40mais quoi qu'il arrive,
28:41les États-Unis ont déjà gagné.
28:43Qu'est-ce qu'il a gagné,
28:44Donald Trump,
28:44dans cette histoire ?
28:46Si la guerre s'est arrêtée aujourd'hui ?
28:48Je dirais qu'il faut lui demander
28:49à lui ce qu'il a gagné,
28:50parce que c'est lui qui dit
28:52que la victoire est chaque jour
28:53un peu plus grande,
28:54mais qu'est-ce qu'il a gagné ?
28:55Il affirme avoir décapité le régime,
28:58c'est un fait,
28:59dès le premier jour,
29:00dès le 28 février,
29:01mais on a vu que l'ayatollah Khamenei
29:04qui avait été éliminé
29:05a été remplacé par son fils.
29:07Il a effectivement décapité
29:08les chefs des gardiens de la révolution,
29:10mais ils ont été remplacés par d'autres.
29:12Donc si vous voulez,
29:13le régime n'a pas été renversé,
29:15mais il y a eu des changements dans le régime.
29:17Le stock d'uranium n'a pas été récupéré.
29:19Les installations nucléaires
29:21ont été sans doute encore plus endommagées
29:23qu'elles ne l'avaient été six mois plus tôt,
29:25en juin 2025.
29:27Mais où sont les 440 kilos d'uranium enrichi ?
29:30Ça, c'est l'une des grandes questions.
29:32Ce que dit Trump,
29:33c'est qu'en fait,
29:34il a réduit à néant la capacité de l'Iran
29:37de menacer à nouveau Israël
29:39et le reste du monde avec des armes atomiques.
29:41On n'en a pas la preuve absolue.
29:43Il y a même des experts qui disent
29:44que ce n'est pas le cas.
29:46On verra à la fin.
29:48La victoire est un peu tôt pour être déclarée.
29:50Mais aujourd'hui,
29:51ce qui est flagrant,
29:52c'est que les États-Unis affirment
29:54contrôler le détroit d'Hormuz.
29:56Ils ont fait passer une cinquantaine de bateaux
29:59depuis que l'Iran a voulu le fermer.
30:03Mais c'est encore très peu.
30:05Et comme on l'a dit tout à l'heure,
30:07il y a actuellement,
30:08selon les Américains,
30:081600 navires
30:09qui sont actuellement dans le golfe Persique.
30:11Et on en a laissé passer 56.
30:14Et les derniers ont été escortés
30:16ou guidés par des navires de guerre américains.
30:19Il va falloir beaucoup de temps
30:20pour que tout le monde puisse sortir.
30:22Et en attendant,
30:24le prix du pétrole continue d'augmenter,
30:26plus 6%.
30:27Alors c'est vrai,
30:28Trump peut se féliciter
30:29d'avoir une bourse en pleine forme.
30:32Mais l'économie américaine souffre beaucoup
30:34de ce choc pétrolier
30:36qui affecte toute la planète.
30:38On a Nicolas Kouadou
30:40qui est en direct avec nous
30:41de Beyrouth au Liban.
30:43Parce que sur le sud du Liban,
30:44les frappes israéliennes continuent
30:46pour démanteler complètement
30:48l'arsenal du Hezbollah.
30:52Oui absolument.
30:53Vous savez,
30:53il y a un cessez-le-feu
30:54qui est censé être en vigueur.
30:55Ça fera d'ailleurs
30:56trois semaines après-demain
30:57depuis le 17 avril.
30:59Mais malgré cessez-le-feu,
31:00il y a toujours énormément de combats
31:01dans le sud du pays notamment.
31:02Alors certes,
31:03il n'y a plus de frappes sur Beyrouth,
31:04notamment sur la banlieue sud.
31:06Mais il y a toujours
31:06énormément de combats.
31:07Un chiffre tout de même
31:08pour illustrer cela,
31:09380 personnes ont perdu la vie
31:11depuis l'entrée en vigueur
31:12du cessez-le-feu.
31:13Alors c'est principalement
31:13dans le sud du pays là encore,
31:15mais pas que.
31:16Et ça montre bien
31:16qu'il y a encore des frappes.
31:18Ensuite,
31:18pour ce qui est
31:18de la poursuite de cessez-le-feu,
31:20parce qu'à un moment,
31:21ça va forcément arriver à échéance
31:23et les discussions
31:23sont déjà en cours.
31:24Il y a un point
31:25sur lequel s'accordent
31:26toutes les franges politiques
31:27de la société libanaise ici.
31:28C'est que ce cessez-le-feu,
31:30bien qu'imparfait,
31:31il faut qu'il continue.
31:32Là où il y a
31:33presque un schisme,
31:33je dirais,
31:34c'est sur la manière
31:35dont il faut mener
31:36ces négociations avec Israël.
31:37Avec d'un côté
31:38la frange chite
31:39représentée par le parti Hamal
31:40et le Hezbollah
31:41qui disent
31:43qu'il ne faut surtout pas
31:44discuter directement
31:45avec Israël
31:46parce qu'Israël
31:47n'est pas reconnu ici.
31:48Et une autre frange politique
31:49qui dit
31:49qu'il faut négocier
31:51quoi qu'il en coûte finalement
31:52pour pouvoir obtenir
31:54un accord de paix
31:55réellement PRN.
31:56Mais lorsqu'on discute
31:56avec les personnes ici,
31:58les Libanais,
31:59il n'y a personne,
32:00littéralement personne
32:00qui pense qu'une paix
32:02pourrait être proche ici
32:03et tout le monde
32:03est assez pessimiste.
32:05Merci Nicolas Kouadou
32:06en direct de Béroude au Liban
32:08pour BFM TV.
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