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  • il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00On en est au 61e jour, s'il vous plaît. L'Iran doit devenir intelligent. Monsieur Gentil, c'est fini.
00:06Ça, c'est Donald Trump qui le dit. À travers ses expressions, on voit bien qu'il s'impatiente.
00:12Laurent Saïm, le président des États-Unis, donc il va jouer à fond la carte du blocus, sûrement.
00:19Oui, absolument. Vous avez raison de le dire, même si le président refuse de s'exprimer complètement face à la
00:25caméra par rapport à ça.
00:26Avec la vidéojournaliste Valentine Rieb, qui m'accompagne désormais, nous traquons chaque instant, chaque chose que fait le président américain.
00:37Ce qu'on a appris, qui est quand même très intéressant, c'est la réunion qui a eu lieu hier,
00:41à la Maison-Blanche, évidemment sans caméra,
00:44avec ce qui s'appelle désormais le clan des fidèles sur le dossier iranien.
00:49Suzy Weiss, la chief of staff, mais aussi le secrétaire au Trésor, Jared Kouchner, et également Steve Witkoff, les émissaires,
00:56étaient là avec Donald Trump pour parler de l'énergie, avec également le PDG de l'entreprise Chevron.
01:03Et Donald Trump affirme que le blocus peut tenir pendant des mois et des mois,
01:10et que les Américains ne manqueront pas d'essence.
01:13Donald Trump donc, qui décide que ce conflit peut encore durer, que les négociations latentes peuvent encore durer,
01:21et qu'il veut, excusez-moi, on a pas mal de petits problèmes techniques aujourd'hui,
01:26mais en tout cas, un président américain qui veut rassurer les Américains en disant qu'ils ne manqueront pas d
01:31'essence,
01:31et en insistant sur le fait qu'il y a le Venezuela qui peut fournir du pétrole et de l
01:37'essence aux Américains.
01:38Laurence Seuillement direct de Washington pour BFMTV.
01:41Arnaud Dangean, bonsoir.
01:42Bonsoir.
01:43Plus d'options militaires, l'option blocus, c'est celle qui tient la corde, c'est la bonne stratégie ?
01:48Un blocus, c'est une opération militaire déjà.
01:50Donc il y a toujours un élément militaire, sans frappe pour l'instant, mais le blocus, c'est un élément
01:55militaire.
01:57Mais c'est certain qu'un blocus seul ne peut pas suffire.
02:01Miser sur un blocus économique pour mettre fin à un conflit, c'est très risqué,
02:06parce que d'abord, ils l'admettent, ça va prendre beaucoup de temps,
02:09c'est une course contre la montre qui va tenir le plus longtemps,
02:12il y a très peu de conflits auxquels il est mis fin de façon exclusivement économique,
02:18parce que l'Iran n'est pas totalement isolé sur le plan économique,
02:21d'ailleurs sur le plan diplomatique, et bien sûr, ça fait mal à l'Iran.
02:25Mais vous savez, une dictature, un régime qui se prépare depuis 40 ans à ce type de configuration,
02:30qui a résisté 8 ans à la guerre Iran-Irak, où ils étaient totalement isolés, pour le coup,
02:35ils n'avaient personne avec eux, ce qui n'est pas le cas cette fois, encore une fois.
02:38Je pense que c'est quand même très audacieux de tout miser sur un seul blocus économique
02:43pour faire plier les Iraniens.
02:44– Le président des États-Unis qui dit de toute façon que l'Iran est détruit militairement,
02:48c'est vrai ou pas ça alors ? Est-ce qu'on a une certitude ?
02:52– Alors, ce qu'on peut dire c'est que…
02:53– Au-delà des redomontades de Donald Trump.
02:55– Oui, bien sûr, il ne faut pas prendre tout ce qu'il dit au pied de la lettre,
02:58mais en même temps, factuellement, si on regarde l'évolution du régime iranien depuis 1979,
03:03aujourd'hui, l'Iran a un guide suprême qu'on n'a pas encore vu,
03:07dont on ne connaît pas l'État de santé, on ne sait même pas s'il est vivant.
03:11Donc, politiquement, si vous voulez, l'État est très affaibli.
03:14D'ailleurs, il y a un problème que relève souvent Trump et qui n'est pas faux,
03:17qui est quels sont les interlocuteurs qu'il a en face,
03:20qui dirige exactement aujourd'hui l'Iran ?
03:21Deuxième élément sur un plan militaire,
03:24c'est vrai que les frappes israélo-américaines ont quand même profondément affaibli l'Iran.
03:29L'armée iranienne a été très touchée, la marine iranienne,
03:32la marine classique, conventionnelle, est au fond des mers.
03:35L'armée de l'air iranienne n'est pas très opérationnelle.
03:37Donc, l'Iran survit, elle survit avec une stratégie du faible au fort,
03:42la flotte moustique, les capacités de frappe avec des drones.
03:46Mais c'est vrai qu'en tant qu'État, elle n'a plus aujourd'hui un appareil militaire aussi puissant
03:50qu'autrefois.
03:50Et puis enfin, il y a l'économie, Arnaud Dangean vient d'en parler.
03:53Alors, là aussi, on connaît la capacité de résistance du régime,
03:56mais je crois qu'il n'y a pas de précédent depuis 1979,
03:59il n'y a pas de situation dans laquelle l'Iran s'est retrouvé dans l'incapacité d'exporter le
04:04pétrole et le gaz.
04:05Et pour un État qui vient de subir des bombardements massifs,
04:09200, 300 milliards de dollars de dommages, en tout cas c'est les estimations qui sont faites,
04:14il y a quand même un impératif qui est de trouver, de payer les fins de mois,
04:17de payer les salaires, de payer la population, y compris les membres qui soutiennent le régime.
04:21Donc il y a quand même un vrai sujet.
04:23Alors, est-ce que ça veut dire que la puissance iranienne est complètement affaiblie ?
04:26Non, mais certains dans la région se disent,
04:28on est face à un régime qu'on pourrait appeler un régime zombie.
04:31C'est-à-dire, il n'est plus aussi fort qu'auparavant,
04:33mais il peut encore survivre, comme dans les films de zombies, assez longtemps.
04:37Il faut bien comprendre ce qui se passe aujourd'hui.
04:39C'est qu'on a critiqué, notamment sur les plateaux,
04:42l'opération militaire pure et dure qu'on a connue pendant un mois et demi,
04:46à savoir matraquer par les airs l'Iran parce que ce n'était pas la bonne méthode.
04:53Trump a espéré que l'Iran pouvait être plié par cette façon-là
04:57et qu'il reviendrait à raison et discuterait avec des intervenants
05:02comme les Pakistanais à Islamabad.
05:04Cela a échoué.
05:05Je rappelle juste que le blocus, le détroit d'Ormus a été bloqué d'abord par les Iraniens.
05:11Il ne faut pas oublier parce que la réponse américaine n'est venue qu'une fois
05:15qu'on a constaté qu'il n'y avait pas de négociation, discussion possible,
05:18que l'issue était très limitée, que les Iraniens pouvaient profiter quand même
05:22de filtrer qui rentre, qui sort dans ce détroit,
05:25s'enrichir alors que le but nucléaire, la menace nucléaire continuait en Iran.
05:31Et donc, de cette façon-là, Trump dit qu'on fera la guerre d'une manière différente,
05:37on va vous asphyxer économiquement jusqu'à qu'on puisse avoir des discussions.
05:41Et l'objectif est et a toujours été récupérer le nucléaire
05:45qui est entre les mains d'un régime très dangereux.
05:47Et ça, ça doit uniquement parler, pas uniquement parler aux États-Américains,
05:50aux Israéliens ou aux pays voisins à l'Iran,
05:52mais à tous les pays occidentaux pour dire qu'un Iran avec une arme nucléaire
05:57peut être extrêmement dangereux pour tout le monde.
05:59– Mais c'est ce qu'a dit Donald Trump, c'est ce qu'a dit EpiTexès,
06:02donc cet après-midi à la Commission de défense.
06:03– Ça a été confirmé.
06:04– Ce qui veut dire que le ministre américain de la Défense
06:07et le président des États-Unis avec le blocus
06:09sont en train de préparer leur opinion en disant
06:11« On va continuer, ça va coûter des milliards de dollars,
06:14ça va vous coûter cher aussi à la pompe,
06:16et peu importe les élections de demi-mandat au mois d'octobre-novement prochain ? »
06:21– Oui, sachant qu'on sait bien que Donald Trump démarre pratiquement chaque jour
06:27avec une page blanche, beaucoup de choses peuvent changer
06:29dans les prochains jours et dans les prochaines semaines d'une part,
06:32d'autre part, elles sont à la fois loin et proches ces élections,
06:35on est fin avril, c'est début novembre, il peut encore se passer beaucoup de choses,
06:40si Donald Trump nous a démontré quelque chose depuis qu'il est en politique,
06:45c'est sa capacité à rebondir, à saisir les occasions qui se présentent avec lui,
06:48donc il ne faut pas le donner battu tout de suite.
06:51Ce qui est clair, c'est que les sondages lui sont très défavorables,
06:53à la fois à titre personnel, il n'a jamais été aussi impopulaire
06:56depuis qu'il est président, premier mandat compris,
06:59les pronostics pour ces élections à mi-mandat ne sont pas bons du tout,
07:03il semble à ce stade, encore une fois, avec toutes les précautions que je viens de prendre,
07:07presque assuré de perdre la Chambre des représentants
07:10et le Sénat qui devait rester républicain sera peut-être mis en jeu,
07:14donc ces élections se présentent comme étant difficiles pour lui,
07:16mais il en a pris son parti et désormais il considère que ce qu'il se croit.
07:21– Mais c'est un coût, 25 milliards de dollars de dépensés
07:23et il demande une enveloppe globale pour la défense de 1 500 milliards de plus.
07:27– 500 milliards de plus, de manière générale, le budget, c'est de manière légère anticipée.
07:32Et il y avait en plus de ça, si j'ose dire, une rallonge supplémentaire
07:37spécifiquement pour cette opération qui a été demandée,
07:39et donc elle est extraordinairement coûteuse.
07:44Si on dit 25 milliards de dollars dépensés depuis le début de la guerre,
07:48ça veut dire qu'en 40 jours, les États-Unis ont dépensé à peu près la moitié du budget de
07:52la France.
07:53Pour vous donner une idée des ordres de grandeur.
07:56– Je vais revenir quand même sur le no more Mr Nice Guy.
07:59Alors c'est du Donald Trump bien sûr, c'est sur son réseau,
08:02on le voit avec un fusil mitrailleur,
08:04mais ça veut dire à tout moment, je peux cartonner ou c'est une boutade ?
08:08– Non, c'est une boutade, on a eu un Maverick nous.
08:11On a eu un Forchure aussi.
08:12Donc c'est la com d'aujourd'hui de 2026 qui parle aux jeunes,
08:16qui parle à tout le monde, qui parle à M. le monde.
08:17Donc ça c'est de la com, c'est pas méchant.
08:19Par contre, il envoie des messages.
08:21Trump est quelqu'un qu'il ne faut jamais prendre au premier degré.
08:23C'est quelqu'un très stratège et très intelligent.
08:25Souvent on l'a sous-estimé, on parlait des sondages.
08:27Moi je suis convaincu que les sondages lui donnaient perdant
08:29lors du premier mandat, le deuxième mandat aussi de VPR,
08:35en tout cas les médias ou le mainstream voulaient qu'ils perdent.
08:37Et on a vu de quoi il est capable.
08:39Donc moi je ne suis pas sûr que les mi-termes soient perdus d'avance.
08:42C'est un challenge, ça va être un défi certes,
08:44mais là il annonce la couleur à nouveau.
08:45Il essaye de parler aux Iraniens en leur disant
08:48vous voulez être raisonnable, vous voulez sauver votre peuple ou votre pays.
08:52– Soyez intelligents.
08:53– Soyez intelligents, discutons.
08:54Et ils discutent, et ça discute.
08:55Et il y a des propositions sur la table,
08:56mais jamais le nucléaire est réellement discuté.
09:00Et c'est ça que Trump attend des Iraniens.
09:01– Et si jamais c'est la reprise des hostilités,
09:04ce sera de la même manière ?
09:05Ce sera la même stratégie de frappe intense ?
09:08– Il n'y a plus grand-chose, ça a été dit par Guillaume tout à l'heure,
09:11militairement parlant, il n'y a plus grand-chose à détruire.
09:14Donc reprendre des frappes, ça veut dire quoi ?
09:16Continuer à frapper le régime,
09:18les éliminations plus ou moins ciblées sur les dirigeants du régime.
09:22– Frapper dans le détroit d'Hormuz peut-être ?
09:31– Qu'il l'était avant le conflit, bon.
09:35Et sans doute, alors il avait menacé à un moment
09:37de frapper des installations énergétiques, électriques notamment,
09:40parce que si vous voulez conduire un blocus,
09:42une vraie asphyxie économique, le blocus, je suis d'accord,
09:45le blocus maritime fait très mal par rapport à l'exportation de gaz et de pétrole.
09:49Mais encore une fois, moi je me méfie toujours de ces analyses
09:51qui vous disent qu'un régime comme le régime iranien
09:55va être à court de cash ou des choses comme ça.
09:57Vous savez, les dictatures, surtout des dictatures, encore une fois,
09:59qui ne sont pas totalement isolées.
10:01On sait très bien que les Russes soutiennent les Iraniens.
10:04On sait que la Chine n'est pas très loin non plus.
10:06Le Pakistan a une frontière terrestre avec l'Iran.
10:09– Ça veut dire qu'ils abriteraient quoi ?
10:10– Non, mais ça veut dire qu'ils sont capables de fournir des choses à l'Iran pour tenir.
10:14– Du cash.
10:15Moi je me souviens très bien du conflit syrien.
10:18Au début du conflit syrien, vous avez un ministre français
10:21qui très imprudemment avait dit, dans quatre mois,
10:23le régime syrien tombera parce qu'il sera, il runs out of cash.
10:27Il n'aura plus de cash.
10:29Ça a duré quatre ans de plus.
10:30Vous savez, une dictature sait remplir les caisses de cash.
10:34Après, ce n'est peut-être pas suffisant pour faire tenir l'intégralité d'un pays,
10:38l'intégralité d'un État.
10:39Mais une dictature, ce qui lui importe,
10:42c'est de faire les fins de mois de son régime répressif,
10:45parce que c'est comme ça qu'il tient.
10:46– La population, elle subit, c'est une fois et demie.
10:48– La population, j'allais dire, ça fait des années et des années.
10:51– La population, c'est une fois et demie la France.
10:55– Il faut faire attention, ça ne va pas s'effondrer du jour au lendemain
11:00par un blocus maritime.
11:01Donc évidemment, vous êtes obligé de manier d'autres instruments,
11:04dont éventuellement des frappes.
11:06Mais là, vous vous aventurez sur un terrain.
11:08Si vous frappez autre chose que des cibles militaires
11:10et des cibles liées précisément au régime,
11:11vous entrez dans des frappes beaucoup plus compliquées quand même,
11:15y compris sur le plan de la légalité internationale.
11:18– Alors, on a parlé de ce front qui est le front principal,
11:21bien évidemment, Iran-États-Unis.
11:23Puis il y a l'autre front, c'est le front Israël-Liban.
11:26On va retrouver Milan Arjenas qui est à Tel Aviv pour BFM TV
11:29parce qu'au sud-Liban et dans l'est du Liban,
11:32l'armée israélienne continue ses frappes
11:34contre toutes les positions du Hezbollah
11:35ou tout ce qui peut être lié au Hezbollah.
11:39– Oui Alain, les frappes israéliennes sur le sud-Liban se poursuivent
11:43et d'ailleurs, Tsaal communique sur ses frappes comme hier
11:45avec les destructions de tunnels du Hezbollah longs de 2 km.
11:50Aujourd'hui, l'armée israélienne publie des images
11:52de la destruction d'un bâtiment civil du Hezbollah
11:56à l'intérieur duquel, selon Tsaal,
11:57il y avait un lance-roquette du Hezbollah dirigé vers Israël
12:01ce qui constituait donc une menace pour l'État hébreu
12:05et d'ailleurs Israël affirme avoir ciblé 20 infrastructures du Hezbollah
12:10au cours des dernières heures.
12:11Selon l'agence de presse nationale du Liban,
12:14ces frappes israéliennes ont fait 5 nouveaux morts aujourd'hui
12:18ce qui s'ajoute donc aux 8 personnes tuées la nuit dernière.
12:21Parmi eux, il y avait d'ailleurs des membres de la défense civile libanaise.
12:25Suite à tout cela, le président du Liban, Joseph Aoun,
12:28a demandé à Washington de fixer une nouvelle date
12:31pour les négociations entre le Liban et Israël
12:34en fixant tout de même un préalable
12:36puisque le Liban demande à Israël
12:38de respecter pleinement le cessez-le-feuille,
12:40de se retirer du sud du Liban.
12:43Aujourd'hui d'ailleurs au nord d'Israël,
12:45des sirènes d'alarme ont retenti
12:47après des tirs de roquettes du Hezbollah,
12:49des tirs de roquettes qui ont été interceptés
12:51par l'armée israélienne.
12:53Milan Argelas avec Juan Palencia à Tel Aviv.
12:55Ce qui se passe au sud Liban,
12:57c'est un agenda différent de l'agenda de Donald Trump ou pas ?
13:00Alors c'est un agenda différent certes,
13:02mais les destins sont liés.
13:04Comme on est dans une incertitude aujourd'hui face à l'Iran
13:07dont on ne sait pas avec qui parler,
13:08les Américains ne savent pas concrètement où ils en sont
13:10et que les offres posées sur la table ne conviennent pas à Trump,
13:14alors du coup les Libanais sont malheureusement mis de côté à tort
13:19puisqu'on voit bien que les Libanais souhaitent revenir
13:21à la table de négociation avec les Israéliens
13:23pour un cessez-le-feu permanent.
13:24Mais il faut rappeler aussi que le problème ici
13:26n'est pas les Libanais ni les Israéliens,
13:28c'est le Hezbollah.
13:29C'est le Hezbollah qui tout le temps casse ce cessez-le-feu
13:33face à Israël et qu'Israël est obligé de répondre
13:36et malheureusement quand elle répond,
13:37elle fait de la communication et montre bien
13:39tout ce qui se passe et tout ce qui se cache dans le sud Liban.
13:42Ça veut dire maintenant on a réellement la visibilité
13:45de ce qui se cache et ce qu'on voit les tunnels
13:47et ce n'est pas acceptable pour quelconque pays de l'Occident
13:51de vivre avec une menace permanente
13:54et avoir des voisins comme ça qui toutes leurs journées
13:56passent leur temps à créer des caches
13:58pour ranger des armes, pour attaquer un pays voisin.
14:01Et c'est ça qui se joue ici,
14:03c'est que si on veut la paix au Liban,
14:05il faut absolument que tous les partis,
14:07la France inclue, fassent le nécessaire
14:09pour éradiquer le Hezbollah.
14:11Guillaume Lagannes ?
14:12Non, juste une réflexion là-dessus
14:13parce que si on lit les deux questions,
14:16c'est-à-dire la négociation irano-américaine
14:19et le Liban,
14:20moi ce qui me frappe quand même,
14:22c'est que rappelez-vous, au tout début du cessez-le-feu,
14:23l'Iran a dit, le Liban est inclus dans le cessez-le-feu,
14:26donc là aussi, les opérations militaires doivent s'arrêter.
14:30Et c'est vrai que les États-Unis ont demandé à Israël
14:31de ralentir son offensive,
14:33en particulier les frappes sur Beyrouth ont été interrompues.
14:36Maintenant, le cessez-le-feu au Liban,
14:38en réalité, on voit que le Hezbollah continue de tirer sur Israël
14:41et qu'Israël ne se prive pas de détruire des capacités du Hezbollah
14:44sans que l'Iran réagisse.
14:46Et donc, c'est ce qui m'amène à me dire
14:48que quand même, quand on fait le bilan,
14:50on a quand même l'impression que les Iraniens
14:51sont quand même dans une position un peu de faiblesse
14:53parce que s'ils étaient si forts que cela,
14:55ils n'accepteraient pas que ce mouvement qui leur est très lié,
14:58qui est une milice qu'ils ont créée, financée, soutenue,
15:01soit aujourd'hui l'objet des frappes d'Israël.
15:04Donc, je ne dis pas qu'on est dans cette situation,
15:06mais ça ressemble un peu,
15:08de manière très très concrète,
15:09à une forme d'abandon du Hezbollah par l'Iran.
15:12Thierry Arnaud, votre conclusion ?
15:14Oui, il y a plusieurs choses qu'il faut avoir en tête.
15:16La première, c'est que tant que le régime iranien,
15:18c'est l'un des liens qui existe évidemment entre les deux sujets,
15:20sera en place, le Hezbollah pourra survivre
15:23puisque évidemment, il continuera à être soutenu par Téhéran.
15:27Ensuite, la difficulté, c'est un, le format des discussions
15:31puisqu'il y a d'un côté des négociations
15:34entre le gouvernement d'Israël et le gouvernement du Liban
15:36dont le Hezbollah n'est pas partie prenante par définition.
15:40Et enfin, on a deux adversaires dans cette guerre
15:45dont en réalité, aucun ne veut faire la paix.
15:48Le Hezbollah n'est absolument pas prêt à déposer les armes.
15:50Et de l'autre côté, Benyamin Netanyahou veut aller jusqu'au bout
15:54pour éradiquer au moins militairement cette menace pour Israël.
15:59On n'a jamais été aussi prêt d'un cessez-le-feu permanent et d'une paix.
16:02C'est ça qu'il faut doter aussi.
16:03Pour l'instant, Benyamin Netanyahou, sous la pression américaine,
16:09se prête au jeu des négociations.
16:11Mais on aura quand même remarqué jour après jour
16:13qu'Israël se saisit de la moindre opportunité
16:15pour aller frapper de nouveau.
16:16Merci messieurs.
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