- il y a 1 heure
Mardi 5 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Racem Flazi, cofondateur et directeur général de LegalPlace, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:05Vous êtes bien dans le 18-19, on fait un peu le grand écart, un peu le patron d'Arte,
00:10c'est le patron de LegalPlace,
00:12Hassan Flazi qui est avec nous. Bonsoir Hassan Flazi.
00:15Bonsoir.
00:15Merci d'être là. On parle de LegalTech parce que LegalPlace, on en disait un mot tout à l'heure
00:21avec Bruno Patino,
00:23l'IA est en train complètement de bousculer.
00:25Et vous, en fait, vous surfez sur l'IA, l'intelligence artificielle, et vous bousculez tout ce qui est les
00:31professions du chiffre,
00:32les experts comptables, les fiscalistes, même les avocats, enfin les avocats fiscalistes,
00:36puisque vous avez créé avec nos autres associés LegalPlace, et là votre actualité du jour,
00:43c'est que vous venez de signer une levée de fonds pour racheter votre concurrent LegalSart.
00:49Donc vous devenez vraiment l'un des acteurs majeurs de la fiscalité ou de la gestion d'entreprises auprès des
00:59entrepreneurs.
00:59Je crois que vous en gérez combien des entrepreneurs à peu près ?
01:02Alors aujourd'hui, un entrepreneur sur cinq qui se lance, se lance via LegalPlace, LegalSart.
01:07D'accord, dans la création d'entreprises.
01:09Exactement.
01:10Alors expliquez-nous en deux mots, beaucoup mieux que moi, ce que c'est que LegalPlace.
01:13Alors LegalPlace, comme vous venez de le dire, c'est l'outil le plus utilisé en France pour créer sa
01:17société et gérer la société.
01:19C'est-à-dire qu'on a beaucoup travaillé sur la création de sociétés pour la rendre la plus simple
01:23possible en France,
01:24et vous savez à quel point c'est laborieux de créer sa société avec l'administratif.
01:28On a un terme, la phobie administrative, qui est un terme français.
01:31Et ensuite, une fois qu'on a bien réglé ce problème-là, on s'est attaqué à la gestion de
01:35la société.
01:35La gestion, c'est principalement de la comptabilité, le compte pro, la fiscalité, comme vous l'avez dit, la paye,
01:42etc.
01:42Toute cette vie administrative, il y a à peu près 2 millions d'entrepreneurs en France qui gèrent quotidiennement la
01:49société
01:49et qui vivent avec cette lourdeur administrative-là.
01:52Oui, d'accord.
01:53Alors, vous avez créé cette société.
01:55On va parler de votre actualité dans un instant, mais comme vous avez aussi un joli parcours,
02:00je vais peut-être faire un petit détour parce que vous incornez l'entrepreneuriat, vous aussi.
02:06Vous êtes algérien ?
02:09Je suis à moitié algérien, moitié syrien.
02:11Je suis arrivé en France pour mes études d'ingénieur de grande école.
02:13Superlec ?
02:14Exactement.
02:15Aujourd'hui, ça s'appelle Centrale Superlec, mais à l'époque, c'était Superlec.
02:17Ensuite, j'ai fait Cambridge et je suis revenu.
02:19J'ai fait le choix de revenir en France.
02:21Et dans ce parcours étudiant-là, pour me financer, j'avais fait ma première société.
02:25C'était une petite boîte de prestations de services.
02:27Et j'avais vécu le parcours du combattant qu'on a en France en tant que jeune entrepreneur
02:32avec toute cette lourdeur administrative-là.
02:34Et c'est comme ça que vous avez eu l'idée de créer Legal Place ?
02:37Exactement.
02:37C'est comme ça que j'ai eu l'idée de...
02:38Parce que quand même, il y a dix ans, on était un peu loin de tout ça.
02:41On n'était pas...
02:42Aujourd'hui, ça paraît presque normal de tout faire sur Internet.
02:45Il y a dix ans, ce n'était pas encore du tout évident.
02:47Il y a dix ans, il fallait connaître un bon juriste, avocat, expert comptable,
02:52selon chacun son réseau et ses connaissances.
02:54Prendre rendez-vous, avoir des prix qui étaient à la tête un peu du client.
03:00Et se débrouillait avec ce qu'on pouvait faire.
03:02Et certains faisaient eux-mêmes leur administratif.
03:05Ça prenait des heures et des heures.
03:07Et ce n'était pas leur métier.
03:07Leur job, c'est de faire leur business.
03:09Mais beaucoup perdaient du temps sur ça.
03:12Votre métier, en fait, il repose sur quoi ?
03:16Sur la technologie ?
03:17Vous, vous êtes le roi du codage ?
03:18Vous êtes quoi, Rassin Flasie ?
03:21Moi, personnellement, je suis ingénieur de formation.
03:23Mais la solution que LegalPlace a amenée sur le marché,
03:27se base sur la technologie.
03:28C'était automatiser au maximum pour rendre le prix le plus accessible possible
03:32et que l'entrepreneuriat soit le plus accessible aux Français.
03:35Aujourd'hui, ça coûte une centaine d'euros,
03:37parfois même moins, chez LegalPlace pour monter son activité.
03:40Et donc, ce n'est plus une question de
03:42« Ah, combien ça va me coûter ? Ça me coûte trop cher,
03:44je n'ai même pas envie de tester mon business. »
03:46C'est « J'ai une idée, je veux la tester, je suis encore salarié. »
03:50Et bien maintenant, la barrière est tellement basse
03:51que je peux lancer un test les week-ends, les soirées,
03:54pour voir si mon business prend ou pas.
03:56La plupart des business commencent comme ça.
03:57On est salarié, on essaie de faire quelque chose.
04:00Ensuite, on active son chômage pour continuer à monter sa société.
04:03Ensuite, on devient entrepreneur.
04:05C'est le parcours de la majorité des entrepreneurs en France.
04:08Oui, à condition, c'est ça, de pouvoir déclencher son chômage
04:12et que l'entreprise qu'on quitte pour créer son entreprise l'accepte, non ?
04:15C'est vrai.
04:15C'est un peu tout le débat.
04:16C'est ce qui vous est arrivé, vous ?
04:18Exactement, c'est exactement ce qui m'est arrivé.
04:20Et beaucoup de mes confrères qui, aujourd'hui,
04:22gèrent des grosses startups françaises iconiques,
04:25aujourd'hui qu'on connaît tous, sont passées par ce parcours.
04:28Donc là, donnez-moi quand même quelques chiffres,
04:30même si je sais que je connais déjà la réponse.
04:33Si je vous demande vos revenus, votre chiffre d'affaires,
04:35vous me répondez quoi ?
04:36Cette année, on fera 100 millions de chiffres d'affaires.
04:38Ah quand même, il y en a un qui me répond, oui.
04:40Oui, avec le groupe qui résulte, exactement.
04:43C'est le plan 2026.
04:44Avec le rachat, donc avec le rachat de votre challenger Legal Start.
04:50Exactement.
04:50Et on sera 470 salariés, à peu près.
04:56Et vous avez racheté ça pour 70 millions ?
04:59Alors, on a levé 70 millions d'euros
05:03pour financer en partie cette opération,
05:04mais aussi avec une poche d'investissement
05:07pour financer des investissements IA
05:09qu'on est en train de faire.
05:10Vous parliez de surfer sur la vague IA.
05:13Aujourd'hui, notre vision, c'est qu'aujourd'hui,
05:17le marché, c'était comment ?
05:18Il fallait 10 prestataires pour gérer une toute petite boîte.
05:23Il fallait le fiscaliste, le banquier, l'assureur,
05:26l'expert comptable, le gestionnaire de paix,
05:28et j'en passe.
05:28En moyenne, c'est une dizaine et plus de 5 000 euros annuels
05:32pour gérer une toute petite entreprise française.
05:34Maintenant, imaginez un seul cerveau
05:36qui connaît tout sur votre société,
05:38qui sait faire de la comptabilité française,
05:40qui connaît les formalités juridiques en France,
05:42et à qui vous pouvez demander
05:45n'importe quel service administratif,
05:46mais au même endroit.
05:48Ça résout un énorme problème,
05:50c'est qu'avant, jusqu'aujourd'hui,
05:52il fallait se demander quel prestataire a quel papier.
05:55C'est le fiscaliste qui va vous demander un papier
05:57qui est chez l'expert comptable,
05:58qui ne connaît pas tout sur vous,
05:59parce qu'il ne fait pas votre paye,
06:00qui n'est pas aussi non plus votre banquier,
06:02donc il n'a pas tout sur vous.
06:03Et donc, nous, l'idée,
06:04c'est d'avoir tout au même endroit,
06:05et c'est ce qu'on construit chez LegalPlace,
06:07et c'est ça qu'on va financer
06:08avec une partie de l'argent qu'on lève.
06:10Et c'est ça que va apporter l'intelligence artificielle.
06:12Exactement.
06:13Oui.
06:13Et donc, c'est une vraie révolution de l'intelligence artificielle
06:16pour ça, dans le sens où,
06:18comme disait Bruno Patineau,
06:20le patron d'Arte,
06:21on aura tout sur...
06:23Il peut trouver...
06:26Comment dire ?
06:27Il peut nous fournir tout ce qu'on veut.
06:29On devient sa relation principale.
06:32Ça devient vraiment notre assistant.
06:34Aujourd'hui, il y a énormément de gens
06:36qui se font leur thérapie sur Tchal GPT.
06:40Nous, on est sur la partie administrative,
06:42et le but, c'est qu'on soit vraiment
06:43l'accompagnateur administratif
06:45qui connaît un peu tout sur l'administratif français,
06:47le juridique et le comptable,
06:49pour l'entrepreneur.
06:50Et c'est un luxe énorme,
06:51parce que l'entrepreneur, jusqu'ici,
06:52n'avait pas accès à quelqu'un H24 présent
06:54dans sa poche,
06:56capable de répondre à tous ses questionnements.
06:58Il réservait ses questions
06:59aux petits rendez-vous mensuels
07:01qu'il a avec son expert comptable, par exemple.
07:03Aujourd'hui, le but, c'est de donner cet accès-là
07:06instantanément, tout le temps.
07:07Ok, mais si j'ai envie de parler à quelqu'un,
07:08est-ce que je peux parler à quelqu'un chez vous ?
07:11Pas beaucoup, parce que vous avez
07:13300 000 entreprises,
07:14donc à peu près 20% des créations d'entreprises
07:16qui passent par chez vous, ça fait beaucoup.
07:19Mais vous avez 250 salariés,
07:21j'imagine que c'est quand même compliqué
07:23d'avoir une réponse
07:24si j'ai envie de parler à quelqu'un.
07:26C'est compliqué si vous n'avez pas déjà une première ligne
07:31où l'IA pouvait répondre à une partie des questionnements
07:34et que ça n'escalade que quand c'est nécessaire,
07:36que quand le client le demande et veut vraiment un humain.
07:39Parfois, la partie humaine apporte
07:40un réconfort psychologique important,
07:42une rassurance,
07:43parce que c'est un humain qui l'a dit,
07:44c'est important pour moi.
07:45Mais ce n'est pas 10 questions sur 10
07:47où je vais avoir besoin de cet humain-là.
07:49Il y en a plein qui sont des micro-questions
07:51sur lesquelles je vais me satisfaire,
07:52qui n'ont pas un enjeu énorme.
07:54Et aujourd'hui, les clients sont plutôt intelligents
07:56quand ils demandent un accès à un humain.
08:00Ils le feront avec le dosage qu'il faut.
08:03Donc là, vous avez été, vous, financé par qui ?
08:07Et là, vous avez levé 70 millions d'euros,
08:09qui est quand même une somme,
08:10auprès en plus, je crois, de nouveaux investisseurs.
08:13Et comment va se passer cette fusion
08:15avec votre concurrent ?
08:17Parce que même si vous êtes deux boîtes dans la tech,
08:20dans la Legal Tech,
08:21c'est quand même, c'était votre concurrent.
08:23Ce n'est jamais très facile,
08:24un rapprochement ou une fusion,
08:25parce qu'en plus, c'est vous qui prenez le contrôle.
08:27Pour l'anecdote, ce concurrent-là,
08:30donc Legal Start, était notre voisin de rue.
08:32On était à quelques numéros sur la même rue.
08:34On se connaît depuis un moment.
08:36Et en fait, ce qui nous finance,
08:38c'est des fonds français institutionnels connus.
08:42Donc Eurasio, Xange,
08:44c'est des fonds historiques
08:45qui sont chez nous depuis 4 ans
08:46et qui ont remis pour cette opération-là.
08:48Et c'est rajouté un nouveau fonds
08:49qui s'appelle Move Capital,
08:50qui est un nouveau fonds français
08:52qu'on est ravis d'accueillir aujourd'hui dans le capital.
08:54Donc ça, c'est le financement.
08:55À côté de ça, il y a bien sûr d'autres petits fonds
08:57qu'on ne cite pas ici,
08:58mais qui sont importants dans notre développement.
09:01Culturellement, ce qui est très intéressant,
09:02c'est que Legal Start,
09:03c'est une boîte rentable depuis un moment.
09:05Ah, ça, c'est rare.
09:06Oui, ça, c'est rare, exactement.
09:08Vous gagnez combien ?
09:09Comment ?
09:09Vous gagnez combien ?
09:10Moi, personnellement ?
09:12Non, bah si, répondez.
09:14Si vous voulez répondre,
09:15Rassel, vas-y, allez-y.
09:17Répondez, oui.
09:18Vous vous payez combien, tiens ?
09:20Je me paye dans le benchmark
09:21des dirigeants français de ma taille, en fait.
09:24Ce n'est pas beaucoup plus.
09:25Pas de Patrick Poyané, non ?
09:27Non.
09:28Mais en fait, Legal Start,
09:30c'était une boîte qui était rentable,
09:31ce qui rajoute un ADN
09:32qui est très intéressant pour nous
09:33parce qu'avoir des salariés
09:34qui ont l'habitude
09:35d'avoir une boîte rentable...
09:37C'est un levier qui a créé ça, non, au départ ?
09:39C'était un des trois cofondateurs,
09:41mais les deux principaux fondateurs,
09:43c'est Timothée et Pierre
09:44qui ont lancé ça.
09:45Lui, il avait quitté l'aventure assez tôt.
09:47Et en fait,
09:48quand vos dirigeants
09:50ont la culture de la rentabilité,
09:53ça facilite beaucoup
09:53les décisions aujourd'hui
09:54parce qu'aujourd'hui,
09:55la rentabilité est clé.
09:56Cash is king, comme on dit.
09:58Et donc, ça fait partie
09:59de cet ADN
10:01qu'on va rajouter à LegalPlace
10:02et qu'il y a un apport pour nous.
10:05Oui, et donc,
10:06vous allez quoi ?
10:07Vous reprenez tout le monde.
10:08Vous avez combien ?
10:09250 salariés ?
10:10Il y a combien de salariés
10:11chez LegalPlace ?
10:12170.
10:13Donc, ça fait...
10:14Là, vous attenez 400, quoi,
10:15grosse moto.
10:16Entre 4 et 500, oui.
10:17Oui, entre 4 et 500.
10:18Vous allez garder tout le monde ?
10:19Ça fait beaucoup.
10:21Il y en a qui...
10:22Alors, la grosse majorité, oui.
10:25Il se trouve que nous,
10:26chez LegalPlace,
10:26on a fait le choix,
10:27et je pense aussi de l'autre côté,
10:28de geler des recrutements
10:29depuis un moment
10:30en anticipation de cette opération-là
10:32en disant que
10:33l'opération arrive,
10:34on gèle le recrutement
10:35parce qu'on aura des équipes
10:36en renfort
10:36qui vont nous rejoindre.
10:38Le LegalSart a de très belles équipes.
10:40Là, on est en train
10:41de prendre connaissance
10:42des deux équipes
10:43des deux côtés, etc.
10:44L'intégration a déjà commencé,
10:45d'ailleurs.
10:46Vous avez dit...
10:46Alors oui, c'est un sujet
10:47d'intégration
10:48qui est toujours un peu complexe,
10:50mais quand on vient
10:51du même métier,
10:52qu'on connaît le métier de l'autre,
10:53l'un et l'autre,
10:54c'est beaucoup plus fluide
10:55parce qu'on prend
10:56les meilleures astuces,
10:57les meilleures techniques
10:58des deux côtés,
10:59on les fusionne.
11:00On connaît parfaitement
11:01le métier.
11:01Il n'y a pas de choc culturel.
11:02Ce n'est pas un énorme groupe
11:04français d'un siècle
11:05qui achète une pépite
11:08de boîte jeune
11:09qui a 30 ans
11:09de moyenne d'âge.
11:10On a les moyennes d'âge
11:11qui sont similaires.
11:12On a les mêmes cultures.
11:14C'est assez rare
11:15dans la tech, en fait,
11:15d'avoir deux équipes
11:17jeunes comme ça
11:18qui ont une
11:18qui rachète l'autre.
11:20Honnêtement,
11:20moi, j'en ai peu vu
11:21ici sur ce plateau.
11:23C'est assez rare.
11:24Et d'ailleurs,
11:24c'est pour ça que
11:25beaucoup de journalistes
11:26s'y intéressent
11:27parce qu'on ne voit pas ça
11:27beaucoup en France.
11:28Mais moi, je pense
11:29qu'à partir de fin 2026,
11:31début 2027,
11:31il y aura beaucoup
11:32plus de consolidations
11:33que jusqu'ici.
11:34Je pense qu'il y a
11:34une opération
11:35qui est similaire un peu.
11:36C'était Doctolib
11:36qui avait racheté à l'époque
11:37mon docteur.
11:38Oui, c'est vrai.
11:39Mais il fomentait
11:41beaucoup d'années
11:42pour trouver
11:43quelque chose de similaire.
11:44Et à la limite,
11:45la question qu'on peut se poser,
11:46c'est pourquoi
11:46est-ce que vous avez voulu
11:48ne pas faire
11:49de la croissance organique ?
11:52Pourquoi racheter
11:53votre concurrent ?
11:53Alors, vous me direz,
11:54ça fait disparaître
11:54votre concurrent.
11:55C'est une très bonne question.
11:57Déjà, on ne veut pas
11:57faire disparaître
11:58le concurrent
11:58parce que la marque
11:58va rester.
11:59D'accord.
12:00Donc, on va garder
12:00les deux marques.
12:00Donc, il y aura
12:01LegalPlace,
12:02LegalStar,
12:03et LS Compta ?
12:05Exactement,
12:05qui va rester aussi.
12:06Et Compta Place
12:07qui est l'équivalent
12:08chez nous.
12:08En fait,
12:09ce qui est intéressant
12:10dans cette histoire,
12:11c'est que les deux marques
12:12sont très puissantes.
12:13Donc, il n'y a pas une marque
12:13qui est plus forte que l'autre.
12:14Donc, on garde les deux.
12:18Pourquoi c'est vous
12:19qui avez racheté
12:19et pas l'inverse ?
12:20En fait, vous parliez
12:21de croissance externe
12:22versus croissance organique.
12:26de croissance en 2025
12:27versus 2024.
12:28Donc, c'est une hyper croissance.
12:3065% même.
12:31On est sur une bonne tendance
12:33au-delà même
12:34de cette acquisition-là
12:34sur l'année de 2026.
12:36Mais c'est une opportunité
12:37pour nous
12:37qui est très, très logique
12:38dans le sens où
12:40on vient du Legal
12:40tous les deux.
12:41On est sur un marché
12:42de l'entrepreneur
12:43où il y a des acteurs
12:44qui viennent du comptable,
12:45des acteurs qui viennent
12:45de la banque en ligne
12:46ou de la néobanque.
12:47Et puis, il y a nous
12:48qui venons du Legal.
12:49Et en fait,
12:50c'est beaucoup plus intelligent
12:50pour nous
12:51de rassembler les deux forces
12:52au lieu de se disperser,
12:54à se battre entre nous.
12:56Et créer une force
12:57très importante
12:57qui peut créer un géant
12:58dans ce secteur
12:59de l'entrepreneuriat français.
13:02Sachant que derrière,
13:03ça accélère aussi
13:03notre roadmap.
13:04Et dans notre roadmap,
13:04il y a l'Europe.
13:05Le fait d'avoir fait
13:06cette opération-là.
13:06C'est la question, j'allais dire.
13:07C'est quoi la next step ?
13:08C'est quoi, Razem Fazi ?
13:10C'est quoi votre ambition ?
13:11En fait, la next step,
13:12c'est que ça nous accélère
13:13beaucoup sur les investissements
13:14en IA qu'on voulait faire
13:15parce que d'un coup,
13:15on est deux fois plus gros.
13:16On peut faire plus d'investissements
13:17que prévu.
13:18Et de deux,
13:19on peut aller vers l'Europe
13:19plus vite
13:26un terrain de jeu pour nous
13:26qui est hyper intéressant
13:27qui va arriver
13:28dans les deux prochaines années.
13:29Et vous commencez par quoi ?
13:31Par où ?
13:32C'est une très bonne question
13:32mais ça sera certainement
13:33un pays voisin,
13:34limitrophe.
13:36Oui, on est en Europe.
13:37Je ne pense pas
13:37que vous allez faire ça en Hongrie.
13:39Non, ce sera
13:41Allemagne, Hispagne, Italie.
13:42Un de ces pays-là.
13:44L'arrivée de l'intelligence artificielle,
13:46c'est presque ça
13:47qui vous a bousculé,
13:48qui fait que vous avez dit
13:50qu'il faut faire plein d'investissements.
13:52Donc, on va essayer
13:53de grossir
13:54et d'où le rachat
13:55quand même important pour vous.
13:57C'est une table très importante.
13:59C'est une bonne question.
14:01Avec l'avènement de l'IA,
14:03il y a beaucoup d'acteurs SaaS
14:04qui sont en difficulté aujourd'hui.
14:05Alors, les acteurs SaaS,
14:06expliquez ce que c'est.
14:07Oui, le SaaS,
14:07c'est le Software as a Service
14:09et tous les logiciels
14:09qu'on connaît aujourd'hui,
14:10les Salesforce,
14:12les HubSpot, etc.,
14:13que tout le monde utilise
14:14tous les jours,
14:14qui est devenu un peu
14:15le business model
14:16le plus sexy de l'histoire.
14:18Tous les investisseurs
14:19adorent les SaaS
14:20qui valent très cher, etc.
14:21Et d'un coup,
14:22l'IA est arrivée
14:22et a fait un énorme coup
14:24sur la valorisation
14:25de ces sociétés SaaS.
14:26Aujourd'hui,
14:26le software a perdu
14:2715-20% de sa valeur
14:29aux Etats-Unis
14:29parce qu'aujourd'hui,
14:31quelqu'un d'un jeune
14:32de 19 ans
14:33avec une IA et du code
14:35peut recoder beaucoup.
14:37C'est ce que pense le marché.
14:38Je parle de ce que le marché pense.
14:40Et en fait,
14:40nous, on n'a jamais été
14:41vraiment un acteur
14:42purement software
14:43parce qu'il y avait
14:43le côté humain.
14:44Donc, on était
14:44une société de service
14:46mais qui fonctionne
14:48avec de la tech.
14:49Et d'un coup,
14:50notre catégorie
14:52devient sexy
14:53parce que le côté humain
14:54fait qu'on ne peut pas
14:55reproduire LegalPlace
14:57avec un petit codeur
14:58de 19 ans
14:58en une semaine.
15:00Et donc,
15:01la défensabilité
15:01d'un acteur comme nous
15:02devient beaucoup plus forte.
15:03Donc,
15:04l'avènement de l'IA
15:04a bousculé notre marché
15:05et a donné l'appétit
15:07aux investisseurs
15:07d'investir dans
15:09LegalPlace
15:09pour cette opération-là.
15:11D'accord.
15:11Donc,
15:11c'est vraiment ça.
15:13Vous avez d'autres concurrents
15:14qui restent encore
15:15en ligne de mire
15:16pour vous ?
15:17Pas exactement
15:19dans notre segment.
15:20En même temps,
15:20la question qu'on peut se poser,
15:21c'est que vous,
15:24que ce soit des cabinets
15:25d'avocats,
15:25que ce soit
15:27des experts comptables,
15:28que ce soit des biguets,
15:30etc.,
15:30ils ont quand même,
15:32eux aussi,
15:33ils se développent beaucoup
15:34dans la LegalTech.
15:35Donc,
15:35la concurrence,
15:36elle vient surtout de là
15:37parce que vous,
15:38vous les avez dominés
15:39dans un premier temps
15:40mais là,
15:41ils vont vous rattraper.
15:42C'est ça le danger.
15:43On ne domine pas
15:43parce qu'à 20% du marché,
15:46il reste encore
15:47de la place
15:47pour beaucoup de monde.
15:48Le marché est plutôt gros
15:50si on prend la compta,
15:51le Legal,
15:51etc.
15:52Vous avez raison,
15:53les acteurs traditionnels
15:54du marché vont s'adapter
15:55parce qu'il y aura
15:56des outils,
15:57des logiciels
15:57faits pour eux
15:58qui vont améliorer
15:59leur productivité
16:00et j'espère du coup
16:01leur service pour le...
16:02En fait,
16:02le gagnant final,
16:03ça va être le consommateur
16:04qui est l'entrepreneur
16:04dans notre marché
16:05qui va avoir
16:06une multitude d'offres.
16:07Certains vont préférer
16:08un truc hyper automatisé
16:10comme le nôtre
16:10et vont augmenter
16:12notre part de marché
16:12et puis d'autres
16:13vont aller chez des avocats
16:14ou des experts comptables,
16:15des juristes.
16:17Aujourd'hui,
16:17il y a plein des fiscalistes,
16:18il y a plein d'acteurs
16:19qui peuvent faire ce qu'on fait
16:20et qui vont être dotés
16:22de nouveaux outils.
16:22Vous, au départ,
16:23c'est la création d'entreprise,
16:24c'est-à-dire je veux créer
16:25ma boîte,
16:25je vais chez vous.
16:27Legal Start,
16:28c'est aussi des entreprises
16:29un peu plus développées.
16:30Vous, maintenant,
16:31vous visez de remonter
16:32sur la chaîne
16:33ou vous restez
16:34sur ce positionnement,
16:36c'est ce qui fait votre force ?
16:37C'est ce qui fait notre force,
16:38c'est notre spécialité
16:39et c'est un gros marge.
16:40Et puis ce sont des jeunes
16:40comme vous ?
16:42Non, vous détrompez-vous,
16:43c'est très, très réparti.
16:45C'est entre...
16:46La moyenne d'âge
16:47d'un entrepreneur chez nous,
16:49elle est plutôt
16:50autour de 40.
16:53Donc, c'est...
16:54Pour arriver à avoir
16:55de quoi créer une société
16:56un peu de capital,
16:57de la connaissance,
16:58du réseau,
16:59de la maturité,
17:00la capacité aussi
17:01à se prendre des risques
17:02sans trop se mettre
17:04dans une position difficile,
17:05il faut un certain âge
17:07pour pouvoir rentrer dedans.
17:08Donc, il y a quelques-uns
17:09qui démarrent à 20 ans,
17:10la majorité,
17:10c'est quand même
17:11à partir de 35 et plus.
17:12Oui, d'accord, ok.
17:14Vous avez deux autres associés,
17:17Mehdi Oushalal
17:18et Samuel Goldstein.
17:19Vous avez intégré
17:23les associés
17:23de Legal Start
17:24ou alors c'est vous
17:24qui restez
17:25les trois piliers
17:27du nouveau groupe ?
17:28Les associés fondateurs
17:30de Legal Start
17:30s'en vont,
17:31ils vont assurer
17:31une transition
17:32et ils vont partir.
17:33C'est une opération de vente,
17:35donc ils ont vendu
17:36complètement leur actif.
17:38Et donc, c'est vous
17:39qui reprenez le dessus ?
17:40Exactement,
17:40ce qui facilite beaucoup
17:42la gouvernance
17:42d'une société.
17:43Absolument,
17:43c'était l'objectif
17:44de ma question
17:45parce que c'est souvent
17:47le deal.
17:47La valorisation,
17:48parce que la valorisation
17:50des Legal Tech,
17:51c'était up and down,
17:53c'est-à-dire qu'effectivement,
17:54ça dépend du...
17:57Après,
17:57on veut dire
17:57de l'humour des marchés,
17:58comme toujours.
17:59Mais là,
18:00vous avez valorisé
18:00combien à peu près ?
18:01Là, on ne communique pas
18:02sur la valo,
18:03mais on est sur des valorisations
18:04qui sont bonnes
18:05et qui, je pense,
18:06qui sont records
18:06pour la Legal Tech française.
18:07On n'a pas...
18:08À ma connaissance,
18:09il n'y a pas...
18:10Non, mais grosso modo,
18:10vous n'êtes pas encore
18:10une licorne, évidemment, non ?
18:11Pas encore une licorne.
18:12Non ?
18:13Pas loin ?
18:14Pas encore,
18:15mais je pense que
18:16c'est la prochaine phase.
18:18C'est ce à quoi
18:19on va aspirer maintenant.
18:20Oui, et ça,
18:20c'est pour qu'on est
18:21en combien de temps ?
18:22Peut-être trois ans ?
18:23Oui.
18:24Qu'est-ce qu'il faut...
18:25Ça y est,
18:26peut-être...
18:29Ce marché des entrepreneurs,
18:31aujourd'hui,
18:31vous le sentez comment ?
18:32Vous-même,
18:33étant entrepreneur,
18:33vous avez quel âge ?
18:35Vous avez dû commencer par ça ?
18:3536.
18:3636, à vous.
18:37Donc, vous commencez à être vieux.
18:38Mais c'est...
18:40Les entrepreneurs que vous avez,
18:41c'est la moyenne d'âge,
18:42c'est à peu près quoi ?
18:43Vous avez dit 40 ans ?
18:44Oui, 35 et 40.
18:45Première création d'entreprise ?
18:47Deuxième création ?
18:48Non, c'est beaucoup une deuxième...
18:49Et c'est des vraies créations d'entreprise
18:50ou c'est des salariés qui...
18:52En fait,
18:52parce qu'aujourd'hui,
18:53on vous demande
18:53de créer votre entreprise,
18:54souvent les entreprises,
18:55de toute manière,
18:56de payer moins de cotisations sociales,
18:58c'est quoi ?
18:59Si on fait une typologie ?
19:01Il y a beaucoup de gens
19:02qui vont tester déjà
19:04leur appétence à être entrepreneurs.
19:05On ne sait pas
19:05si on est fait pour l'être
19:06ou pas avant de tester.
19:08D'ailleurs, nous,
19:09on facilite ce test-là.
19:11Donc, j'invite un max de gens
19:12à juste voir
19:13s'ils sont faits pour
19:14avec un mini-projet à côté
19:15de son boulot.
19:16C'est quoi votre test, alors ?
19:17Il y a beaucoup de gens
19:19qui ont des idées
19:19d'e-commerce,
19:20qui vont monter
19:21un petit shop en ligne
19:22avec Shopify ou autre,
19:24qui ont une idée
19:26de prestation de service.
19:27Il y a un expertise
19:27qu'ils maîtrisent bien.
19:28Ils peuvent faire à côté
19:30quelques prestations de service,
19:31etc.
19:33En fait, en gros,
19:33en France,
19:34quand vous prenez l'INSEE
19:35qui est à peu près
19:35les mêmes stats que nous,
19:37c'est une partie,
19:3815-20% des freelancers
19:40de knowledge economy,
19:41donc le marché de connaissances.
19:43Donc, ça va être
19:44des designers,
19:45les développeurs,
19:46les consultants,
19:47tous les experts
19:47qui ont un métier intellectuel.
19:49De l'autre côté,
19:50de l'autre extrait,
19:50vous avez tout le blue collar,
19:52donc l'école bleue.
19:53Donc, tous les artisans de France,
19:55c'est des entrepreneurs.
19:56Beaucoup doivent créer.
19:57Donc, ça va être les peintres,
19:58les artisans
20:00qu'on connaît tous.
20:01Et ensuite, au milieu,
20:02vous allez avoir
20:03beaucoup de sociétés
20:04de commerce de proximité,
20:05de commerce en ligne,
20:07et puis,
20:08plein d'autres types
20:09de boîtes diverses
20:10et variées
20:10qu'on connaît,
20:11qui ne sont pas représentatives,
20:14qui ont une masse
20:15peut-être de 15-20%,
20:17on va dire,
20:18c'est des activités autres
20:19qui sont en ligne.
20:20Donc, ça,
20:21c'est à peu près
20:21l'économie telle qu'elle existe
20:23et c'est à peu près
20:24les créateurs d'entreprises
20:26qui viennent chez nous.
20:26Ce qui fait qu'on doit
20:27s'adapter à des typologies
20:28très différentes
20:29parce qu'il y a des gens
20:30qui sont très, très éduqués,
20:32diplômés, etc.,
20:33qui lisent tout ce que vous leur envoyez
20:35et qui peuvent être autonomes.
20:36Puis, il y a des gens
20:37qui sont sur chantier,
20:38qui n'ont pas le temps
20:39de lire
20:40et qui veulent parler
20:41à quelqu'un
20:41parce qu'ils s'en passent
20:42devant un PC
20:43confortablement installé.
20:44Et puis, il y a aussi
20:45la vieille France
20:45où c'est l'épouse
20:47qui gère l'administratif
20:48de l'entrepreneur
20:49qui font à deux à peu près.
20:51Enfin, on dit entrepreneur
20:52que pour l'homme.
20:53Mais en fait,
20:54il y a la femme
20:54dans l'ombre derrière
20:55qui est en train
20:56de gérer l'administratif.
20:57C'est bien votre expression
20:58de la vieille France.
20:58On va l'utiliser.
21:01Donc, c'est des clichés
21:03mais qui existent beaucoup
21:04et on les connaît bien.
21:05Donc, ça, c'est les typologies.
21:06Donc, il y a à peu près tout.
21:08Est-ce que ce sera
21:09ma dernière question
21:10en termes de l'égaltech,
21:12vous disiez que la prochaine étape,
21:13maintenant, ça y est,
21:13vous avez racheté votre concurrent.
21:15Vous avez les moyens
21:16d'investir dans l'intelligence artificielle
21:18parce que c'est complètement
21:19en train de changer
21:21un peu votre...
21:22même votre business.
21:23On peut dire ça comme ça.
21:24Les Allemands,
21:25ils sont comment ?
21:26Ils sont en avance
21:27sur vous
21:28en termes de l'égaltech.
21:30Les Italiens,
21:31juste pour avoir une idée
21:32d'où se positionne la France,
21:34je crois qu'on est plutôt
21:35pas trop mauvais.
21:36On est plutôt très bons
21:37dans ce segment-là du marché
21:38par rapport au reste d'Europe.
21:40C'est pour ça que pour nous,
21:41c'était important
21:41de prendre le lead
21:41sur la France avant.
21:43d'aller en Europe
21:44pour ne pas se disperser
21:45parce qu'aller en Europe
21:46et ensuite perdre
21:47le marché français,
21:48ça n'aurait été
21:48pas très intelligent.
21:49Mais on est très bons.
21:51J'excuse l'Angleterre
21:52qui n'a pas le même droit.
21:54Non, c'est pour ça
21:54que je n'ai pas parlé.
21:55Même si vous avez fait Cambridge,
21:57c'est un autre monde.
21:58C'est un autre univers.
21:58Vous arrivez juste à trouver
22:03les ingénieurs suffisants
22:04pour développer vos technologies ?
22:07Raphaël Falzi ?
22:07Oui.
22:08La France,
22:09c'est un très bon pays d'ingénieurs.
22:11Je pense qu'il en faut
22:12même plus qu'aujourd'hui,
22:13mais déjà,
22:13il y en a suffisamment.
22:15Après,
22:15on se bat tous
22:15sur les mêmes ingénieurs.
22:16Donc,
22:16il faut vendre le bon projet.
22:18Notre chance aujourd'hui,
22:19c'est que la composante IA
22:20est devenue cœur
22:21à notre métier
22:22et c'est ce que veulent
22:23beaucoup d'ingénieurs.
22:24Ça attire tout le monde.
22:25Les gens veulent plutôt
22:27gagner dans la bataille de l'IA
22:29en construisant
22:30les futurs produits IA
22:31plutôt que de se faire
22:32remplacer par l'IA.
22:34Mais oui,
22:35la France,
22:36c'est un très bon pays d'ingénieurs.
22:37On a les talents qu'il faut.
22:38Et donc,
22:38vous arrivez à recruter suffisamment
22:40ou on ne vous les pique pas
22:42et vous les payez bien ?
22:43On les paye bien.
22:44Il faut bien payer.
22:45Mais les gens ne restent pas
22:46ou ne partent pas
22:47pour le salaire.
22:48Souvent,
22:48c'est plutôt pour le projet
22:49et le manager en face.
22:51Donc,
22:51il faut faire gaffe
22:52à ce que les gens
22:52soient bien managés
22:53et qu'ils n'aient pas...
22:54L'envie d'aller ailleurs
22:55parce que j'imagine
22:56vous leur donnez des actions
22:57en rémunération.
22:58Une grande partie
22:59des salariés de LegalPlace
23:01sont actionnaires.
23:01Ils ont combien ?
23:02C'est variable.
23:03Il y a une politique
23:04selon le salaire.
23:05C'est proportionnel.
23:05Non, mais au total ?
23:06Au total,
23:07je n'ai pas le chiffre exact
23:09mais je pense qu'on n'est pas
23:10loin de 10%.
23:10D'accord.
23:11Et vous,
23:11vous avez combien ?
23:13On ne communique pas sur ça.
23:14Pourquoi ?
23:15C'est la politique
23:17du bord des actionnaires
23:18donc je respecte.
23:19Vous êtes...
23:20Je respecte.
23:20C'est lui qui décide.
23:21C'est pas mal.
23:22Je respecte.
23:23Vous vous respectez vous-même.
23:25C'est un tiers-un tiers
23:26ou vous êtes plus que les autres ?
23:28Les investisseurs
23:29ont quasiment la moitié
23:30et l'autre moitié
23:31c'est fondateurs
23:32et salariés.
23:33D'accord.
23:34Ok.
23:35Début de réponse.
23:36Ce sera pour la prochaine fois.
23:37Merci beaucoup
23:38en tous les cas.
23:39Et puis,
23:39c'est la naissance
23:40d'un numéro 1
23:42du LegalTech.
23:43Merci beaucoup
23:43d'avoir été
23:44avec nous.
23:45Rassim Fadzi
23:45donc cofondateur
23:46vous l'avez compris
23:47et CEO de LegalPlace
23:48qui nous vient donc
23:49d'absorber LegalSat.
23:51Merci.
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