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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News. La guerre va-t-elle reprendre ? Nous sommes à 30 jours
00:00:05de cesser le feu mais le détroit d'Hormuz est toujours bloqué et une opération liberté menée par les Etats
00:00:10-Unis est difficile à déchiffrer.
00:00:12Nous irons à Dubaï où des raffineries ont à nouveau été touchées par des drones iraniens. Nous évoquerons aussi les
00:00:18conséquences chez nous en France, sur le carburant bien sûr.
00:00:21Ce matin, le patron de coopérative U a ciblé les courtiers en pétrole à Rotterdam. Ce sont eux qui se
00:00:27gavent sur la revente de l'or noir.
00:00:30Les conséquences également sur le plastique et les éléments plastiques. Le rapport à l'oncle publié aujourd'hui, quel avenir
00:00:37pour l'auditiel public ?
00:00:39Les avis divergent. Le périscolaire. Des centaines de témoignages glaçants à travers toute la France alors qu'un premier éducateur
00:00:45est jugé aujourd'hui à Paris,
00:00:47accusé de harcèlement sexuel sur 9 fillettes et agression sexuelle sur 3 autres fillettes.
00:00:53La loi Philippine portée par le député Charles Rodoual sur la durée de rétention des criminels et des terroristes dangereux
00:00:59dans les CRA,
00:01:00les centres de rétention administrative. La proposition de loi Rotaillot au Sénat sur l'entrisme islamiste qui fait suite à
00:01:06la loi Darmanin
00:01:07qui précède la loi Nunez. A autant de lois, y aura-t-il autant d'efficacité ? C'est la
00:01:12question qu'on posera dans ce Midi News.
00:01:13Et puis à 14h, Mathieu Bocoté sera avec nous pour évoquer son dernier livre, livre d'entretien.
00:01:19Sans doute jusqu'à présent le livre le plus personnel, le pessimiste joyeux, titre qui se réfère à son papa
00:01:25récemment décédé.
00:01:27Il nous en parle tout à l'heure, mais d'abord les dernières informations.
00:01:29Le journal avec Somaia Labidi. Bonjour Somaia.
00:01:32Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:34À la une de l'actualité au lendemain du lancement de l'opération Projet Liberté,
00:01:38Merckx, le géant danois du transport de marchandises par conteneur, a annoncé que l'un de ses navires a quitté
00:01:44le détroit d'Hormuz sous escorte américaine.
00:01:47Le transit s'est déroulé sans incident et tous les membres d'équipage sont sains et saufs, précise un communiqué
00:01:53de l'armateur.
00:01:55Pendant ce temps, le chef de la diplomatie iranienne Abbasar Akshi, attendu en Chine au menu,
00:02:00entretient avec son homologue chinois et échangent sur les relations bilatérales ainsi que sur l'actualité régionale et internationale.
00:02:06Le ministre des Affaires étrangères, qui avant son départ, a déclaré que le projet Liberté des Etats-Unis, et je
00:02:12cite, un projet impasse.
00:02:15Et puis en France, mort de deux militaires de 24 et 30 ans lors d'un accident de plongée survenu
00:02:20cette nuit à Angers,
00:02:21lors d'un exercice organisé dans la rivière Maine.
00:02:24L'un des deux plongeurs appartenait au 6e régiment du génie d'Angers, l'autre au 1er régiment étranger du
00:02:29génie de l'Odin.
00:02:31Merci Somaia Labidi, à tout à l'heure, pour d'autres informations sont à table.
00:02:35Yvan Riouffol, bonjour Yvan, Elodie Huchard, du service politique de CNews, Régis Le Sommier, qui rentre tout juste du Liban.
00:02:42Donc vous allez pouvoir nous raconter aussi ce qui se passe là-bas.
00:02:45Arnaud de Benedetti est avec nous également, et Nelly Dénac, spécialiste internationale de CNews.
00:02:50L'escalade se poursuit dans le golfe autour du détroit d'Ormous, comme vous pouvez l'avoir constaté dans les
00:02:55dernières informations de Somaia.
00:02:56L'Iran affirme ne même pas avoir commencé son bras de fer avec les Etats-Unis, tout en revendiquant une
00:03:02posture de plus en plus offensive,
00:03:03après des accrochages, des attaques qui visent notamment des infrastructures, des sites pétroliers de la région.
00:03:09Nous irons dans quelques instants rejoindre notre correspondante à Dubaï.
00:03:14Mais d'abord, François Tiskevitch nous explique.
00:03:21Sur ces images, un incendie vient de se déclarer sur le site pétrolier de Fujairah.
00:03:27Il vient d'être la cible d'un drone iranien.
00:03:30Les Emirats ont également annoncé avoir été visés par quatre missiles lancés depuis l'Iran,
00:03:36dont trois ont été interceptés et un s'est abîmé en mer.
00:03:40Un pétrolier d'une compagnie nationale a également été ciblé par deux drones.
00:03:45Des attaques, démenties par le régime iranien, qui assurent n'avoir eu aucun projet de cibler les Emirats,
00:03:52dénonçant l'aventurisme militaire américain en référence à l'opération Projet Liberté,
00:03:57visant à débloquer les navires piégés par la fermeture du détroit d'Hormuz.
00:04:02En conférence de presse hier soir, Donald Trump l'affirme, tout se passe très bien dans le détroit.
00:04:09Ils n'ont ni marine, ni armée de l'air, ni équipement anti-aérien, ni radar.
00:04:13Ils n'ont absolument rien. En fait, ils n'ont pas de dirigeants.
00:04:17Il se trouve que les dirigeants ont eux aussi disparu.
00:04:20On ne peut pas les laisser se doter d'une arme nucléaire.
00:04:23Sinon, on va se retrouver face à des problèmes que personne ne pourrait imaginer.
00:04:28Tout se passe très bien.
00:04:30Sur son réseau social, le président américain a par ailleurs indiqué
00:04:34que les Etats-Unis avaient détruit cette embarcation iranienne
00:04:37qui menaçait la navigation commerciale, selon le commandement américain pour la région.
00:04:42Deux navires marchands battant pavillons américains ont franchi avec succès le détroit d'Hormuz ce lundi.
00:04:48Voilà. Entre ce que dit Donald Trump, et c'est difficile un peu à suivre,
00:04:52mais on le verra parce que le fait qu'il n'y ait plus de marine, ça fait au moins
00:04:55trois semaines qu'il le dit.
00:04:56En tout cas, Emmanuel Macron, de son côté, a un langage constant.
00:05:00Si vous voyez sa dernière déclaration,
00:05:02les frappes iraniennes aujourd'hui contre des infrastructures civiles émiriennes
00:05:06sont injustifiées, inacceptables, comme elle l'a fait depuis le début du conflit.
00:05:10La France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.
00:05:16Nelly Dénac, on approche, je l'ai dit, au premier mois de Bocuse américain dans le détroit d'Hormuz.
00:05:20Qui maîtrise vraiment ce passage ?
00:05:23On a vu que la situation s'était nettement tendue ces dernières heures.
00:05:26Ça s'apparente quand même aux grandes manœuvres.
00:05:29Trump parlait même cette nuit, on l'a entendu tout à l'heure, de mini-guerre.
00:05:32Alors vous avez l'Iran qui dit d'un côté, le bras de fer n'a pas encore commencé.
00:05:36Quand Donald Trump dit, on vient de l'entendre, tout va très bien, tout est sous contrôle.
00:05:40Alors de fait, oui, il y a des bateaux battant pavillons américains notamment,
00:05:45plus ce bateau danois qu'on a vu tout à l'heure, qui ont pu passer.
00:05:48Pas escortés, comme on aurait pu le penser, mais guidés.
00:05:52Ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:05:53Guidés, c'est-à-dire par des avions, les escortes, ce sont vraiment les destroyés.
00:05:57Pour l'instant, on n'en a pas vraiment vu la couleur.
00:06:00Et puis il faut quand même relativiser, je trouve, la fluidité apparente de tout ce qui se passe dans le
00:06:04détroit.
00:06:04Parce qu'il y a quand même 900 bateaux qui restent bloqués dans le Golfe.
00:06:1020 000 marins immobilisés, de fait.
00:06:12Donc ça reste beaucoup de communication jusqu'ici, de part et d'autre.
00:06:16Les frappes iraniennes sur les Émirats sont un jeu dangereux.
00:06:19Parce que cette provocation, évidemment, ne fait qu'antagoniser la réaction des pays sunnites
00:06:24et leur adhésion au Project Freedom.
00:06:27De même que la Corée du Sud, il va falloir surveiller aussi ce que fait la Corée du Sud.
00:06:31Car elle est ultra dépendante du pétrole iranien.
00:06:35Je crois qu'à 90%, elle dépend du pétrole iranien.
00:06:38Et elle s'interroge sur sa participation plus active à un soutien.
00:06:42Et puis l'Arabie Saoudite le dit très bien, puisqu'on parle d'escalade militaire.
00:06:46Attention à une nouvelle escalade dans cette région.
00:06:49On peut s'interroger quand même sur la faiblesse des moyens iraniens lorsqu'ils attaquent les Émirats.
00:06:55Évidemment, des drones, quelques missiles de croisière.
00:06:58Ce n'est pas un déluge de feu à proprement parler.
00:07:00Mais ça nous dit deux choses.
00:07:02Un, que l'arsenal est loin d'être tari, comme on a pu le penser.
00:07:06Deux, que les Iraniens jouent la montre, l'usure, l'enlisement.
00:07:09Ça a toujours été leur stratégie depuis le début.
00:07:12Duré, sachant que les Américains ont quand même une patience limitée.
00:07:15Sous-entendu le peuple et le Congrès.
00:07:16D'autant plus à l'approche des mid-terms.
00:07:19des mid-terms.
00:07:20Bien sûr.
00:07:21Eva Dipadzi est correspondante de CNews à Dubaï.
00:07:24Eva, les infrastructures énergétiques ont été touchées, on l'a dit.
00:07:27Quelle est la situation concrète sur place à Dubaï ?
00:07:33En effet, un terminal pétrolier de Fujaira, à l'est des Émirats arabes unis,
00:07:37a été visé par une attaque de drone.
00:07:39Hier soir, précisément, il s'agit du terminal de pétrole de VTPI,
00:07:43un des leaders mondiaux dans le stockage et la gestion des réservoirs pétroliers.
00:07:46L'entreprise est détenue conjointement par le fonds australien,
00:07:50l'IFM Global Infrastructure Fund, le géant de négoce Vitol,
00:07:53et Adnok, la compagnie nationale de pétrole d'Abu Dhabi.
00:07:56Donc, un important incendie s'est déclaré.
00:07:59Il a été pris en charge immédiatement par les équipes de la défense civile,
00:08:03mais trois ressortissants indiens ont été blessés.
00:08:07Et selon certains rapports, le feu se serait propagé à une raffinerie de pétrole.
00:08:12C'est encore à confirmer.
00:08:15Certaines opérations de chargement de pétrole ont été temporairement suspendues ou ralenties.
00:08:21Et cette attaque est survenue aussi quelques heures après une frappe de drone iranienne
00:08:27contre un pétrolier d'Adnok au large des Côtes d'Omane.
00:08:30Mais justement, ce n'est pas la première fois que Fujairah a été attaqué par l'Iran.
00:08:35En effet, en mars, déjà, une attaque de drone avait touché le port,
00:08:39provoquant une suspension partielle des opérations de chargement de pétrole.
00:08:43Fujairah, en fait, est un point stratégique pour les Émirats.
00:08:47situé à l'est du pays, sur la côte du Golfe d'Omane,
00:08:53le port permet de contourner le détroit d'Ormuz et d'exporter une partie du pétrole émirien.
00:09:01C'est par là qu'en fait, qu'arrive le duc Abshan Fujairah.
00:09:08Donc, il connecte Abu Dhabi à Fujairah.
00:09:10Et aujourd'hui, 60% des volumes que le pays exportait, avant la guerre, partent de Fujairah.
00:09:17Et c'est aussi là que les Émirats ont des réserves stratégiques de bruts,
00:09:22plusieurs millions de barils stockés sous terre.
00:09:25L'Iran veut donc maintenir la pression sur les marchés de l'énergie.
00:09:29Mais il faut dire aussi que les Émirats ont adopté une ligne plus dure envers Téhéran
00:09:33que les autres pays du Golfe.
00:09:35Abu Dhabi est un allié historique de Washington.
00:09:37Il s'est aussi rapproché d'Israël.
00:09:41Ce dernier a envoyé, par exemple, le système d'hommes de fer
00:09:44avec des soldats en soutien à la défense aérienne émirienne.
00:09:49Et selon plusieurs sources, le centre de commandement aérien du programme Liberté
00:09:54serait basé sur la base émirienne d'Al Darfa.
00:09:58C'est donc un message fort envoyé à Washington.
00:10:02Merci beaucoup Eva Dipat, correspondante de CNews aux Émirats Arabes Unis à Dubaï.
00:10:08Régis Le Sommier, stratégie de l'Iran, frapper justement les pays,
00:10:13on ne va pas dire alliés, mais en tout cas qui sont évidemment dans cette coalition ?
00:10:17Ce n'est pas du tout un hasard si l'Iran frappe les Émirats Arabes Unis
00:10:21et uniquement les Émirats Arabes Unis.
00:10:23En effet, comme l'a dit votre correspondante,
00:10:26le positionnement depuis le début de la guerre, depuis le 28 février,
00:10:29des Émirats Arabes Unis est clairement dans le camp d'Israël et des États-Unis.
00:10:33Il y a depuis longtemps des relations qui ont été faites,
00:10:36d'ailleurs des ambassades, les Émirats Arabes Unis,
00:10:38il ne faut pas l'oublier, dans le cadre des accords d'Abraham,
00:10:41avaient été l'un des premiers à ouvrir un lien diplomatique avec Israël.
00:10:47Et donc, de ce point de vue-là, ces frappes ont lieu sur le terminal de Fujairah,
00:10:52mais elles n'ont pas lieu, par exemple, sur le terminal de Yambou,
00:10:55sur la mer Rouge qui appartient aux Saoudiens,
00:10:58et grâce auxquelles ils écoulent la majorité de leur pétrole actuellement.
00:11:04Pourquoi ? Parce que les Saoudiens ont une position beaucoup plus mesurée,
00:11:09préservant d'un côté les Américains et d'un côté les Iraniens,
00:11:12et avertissant qu'ils ne souhaitent absolument pas une reprise des hostilités
00:11:17en raison de la fragilité des infrastructures.
00:11:19Parce que là, à ce moment-là, on ne serait plus dans une phase de blocage du détroit d'Hormuz,
00:11:23mais dans une phase de destruction des outils de production, des puits de pétrole,
00:11:28et ça pourrait faire une crise bien plus importante.
00:11:31Donc on voit que l'Iran force ses voisins à adopter une position vis-à-vis du blocus américain.
00:11:38Et donc certains, comme le Qatar et l'Arabie Saoudite, se retrouvent dans une neutralité absolue,
00:11:46et d'autres, les Émirats, pensent qu'il y a encore une manière de jouer les Américains et les Israéliens
00:11:52pour abattre le régime de Téhéran.
00:11:55Rien n'est certain, c'est deux stratégies,
00:11:57et on voit bien que c'est Téhéran qui tire les ficelles quand même dans cette histoire.
00:12:01Oui, et on voit qu'effectivement, la France reste, comme je vous l'avais dit,
00:12:05avec une position, j'allais dire, stable sur, on ne fait pas la guerre, on ne rentre pas dedans,
00:12:10on continue de préserver les alliés, les Émirats arabes unis.
00:12:15Bon, on a vu quand même, et on le verra tout à l'heure,
00:12:17le président de la République chantait la bohème en Arménie.
00:12:20Il y a peut-être un clin d'œil, vous me direz peut-être que ça n'a rien à
00:12:22voir,
00:12:23mais enfin bon, on est quand même très très loin de ce qui se passe là dans ce golfe.
00:12:26Oui, mais parce que la position de la France, de toute façon, vous dites qu'elle est constante, certes,
00:12:30mais les conditions ont quand même évolué.
00:12:32Quand on a perdu trois soldats sur place, il n'y a pas de réaction ni d'inversion de la
00:12:36position française.
00:12:37La position de la France au tout début de ce conflit était de dire,
00:12:40on est uniquement dans le défensif et on est là pour aider nos alliés,
00:12:45avec qui de toute façon nous sommes liés par traité.
00:12:47C'est ce que j'avais appelé la guerre sans la guerre.
00:12:49Voilà, mais au bout d'un moment, quand vous perdez trois soldats qui sont tués
00:12:52et que vous évoquez toujours la même stratégie,
00:12:54c'est-à-dire on est là pour aider les alliés, pas pour défendre les alliés.
00:12:56Et que vous chantez la bohème au lieu d'aller aux obsèques des soldats en question.
00:12:59Il y avait aussi quand même un symbole là-dessus.
00:13:01On attendait le président quand même aux obsèques de ces soldats
00:13:04tombés effectivement pour la défense de différents, comment dirais-je, intérêts de la France.
00:13:09Iran, Yvan Riaufol, là-dessus.
00:13:11Moi, je n'ai jamais été convaincu par l'argument du président de la République
00:13:14de dire que cette guerre n'était pas notre guerre.
00:13:16Il voit, lui, la guerre vis-à-vis de la Russie.
00:13:18Il ne voit que les Russes commettant la menace existentielle pour l'Europe
00:13:21et singulièrement pour la France.
00:13:22Je persiste à dire que la première des menaces aujourd'hui, c'est l'islamisme.
00:13:26Et d'ailleurs, on voit que le ministre de l'Intérieur aujourd'hui se réveille
00:13:29pour dire qu'effectivement, il faudrait lutter contre l'entrisme islamiste.
00:13:32En fait, il faut lutter contre l'islamisme tout court.
00:13:34Et là, ce que l'on voit, c'est une guerre qui est déclarée
00:13:36d'abord contre l'islamisme, contre l'islam totalitaire.
00:13:39Et c'est surtout, et c'est ce qui n'apparaît pas maintenant,
00:13:41ce qui n'apparaît jamais dans les commentaires,
00:13:43et je m'en désole, c'est que c'est un peuple iranien
00:13:45qui majoritairement est musulman,
00:13:47qui se révolte contre sa propre religion, contre l'islam.
00:13:50Et donc, il y a un bouleversement sociologique,
00:13:52une entité culturelle qui se passe là-bas,
00:13:54que l'on ne veut pas voir précisément pour ne pas avoir à affronter
00:13:57cet islamisme-là.
00:13:58Et donc, moi, je persiste à penser que cette guerre est notre guerre.
00:14:02Et même en dépit, naturellement, des erreurs stratégiques
00:14:05commises par les États-Unis notamment, mais également par Israël,
00:14:08je continue à être solidaire parce que j'ai toujours en perspective
00:14:11cette volonté du peuple iranien de se libérer enfin de cette épouvante.
00:14:15C'est vrai que ça, on en parle moins.
00:14:16On parle de l'uranium, on parle du détroit d'Hormuz,
00:14:18on parle du carburant, mais on ne parle plus du tout du fait
00:14:21si on veut changer du régime des Mollahs ou pas.
00:14:24En effet, Arnaud Bénédicte.
00:14:26Le problème, c'est qu'on est sur le logiciel de la guerre en Irak.
00:14:28C'est-à-dire qu'on imagine que, finalement,
00:14:31ce qui s'est passé en Irak se reproduira en Iran
00:14:34et on essaye de tirer les enseignements
00:14:37de ce qui s'était passé en Irak.
00:14:39Sauf que c'est vrai, et je rejoins ce que dit Yvan Riaufol,
00:14:41c'est que la société iranienne n'est pas la société irakienne.
00:14:44Ce n'est pas du tout la même civilisation.
00:14:46On a une société civile qui existe en Iran.
00:14:49On a un niveau d'éducation qui est extrêmement important.
00:14:52Tu en as des études très différents.
00:14:53Non, mais le problème, finalement,
00:14:55je ne vais pas me faire l'avocat d'Emmanuel Macron, en l'occurrence.
00:14:58Mais la difficulté, c'est qu'il y a quand même,
00:15:01c'est le moins qu'on puisse dire,
00:15:02une dimension très désordonnée dans l'intervention américaine
00:15:05et on ne sait pas véritablement
00:15:06quels sont les buts de guerre de Donald Trump.
00:15:08Ce qui, quand même, ne facilite pas, si vous voulez,
00:15:10d'une certaine manière, le positionnement des Européens
00:15:13et notamment de la France dans cette affaire.
00:15:15Après, il est clair que, de toute façon,
00:15:17certes, on n'est officiellement pas en guerre,
00:15:19mais la difficulté, c'est qu'on le voit bien.
00:15:21On a des accords de défense avec un certain nombre de pays,
00:15:23notamment les Émirats Arabes Unis,
00:15:24et que, in fine...
00:15:25Nos avions interviennent beaucoup.
00:15:27Et voilà, et que nos avions interviennent beaucoup.
00:15:28Donc, de fait, on est quand même, d'une certaine manière,
00:15:31un peu en guerre.
00:15:32En tout cas, même si, effectivement,
00:15:34c'est une corrélation ici en France,
00:15:37ça nous préoccupe beaucoup.
00:15:38L'affaire des carburants,
00:15:40la flambée des prix à doper les recettes de l'État,
00:15:43190 millions d'euros supplémentaires
00:15:45entre mars et avril.
00:15:48Le ministre Tabarro s'est d'ailleurs exprimé là-dessus,
00:15:51on l'entendra peut-être tout à l'heure.
00:15:52Mais d'abord, je voudrais qu'on revienne sur ce qu'a dit Dominique Schellcher.
00:15:54Dominique Schellcher, c'est le patron de la coopérative U.
00:15:58Donc, système U, les hyper U, les super U, etc.
00:16:01C'est intéressant parce que je crois que c'est la première fois
00:16:04que, ce matin, sur une chaîne nationale,
00:16:06en l'occurrence sur CNews,
00:16:08et en co-diffusion avec Europe 1,
00:16:10il dit la chose suivante.
00:16:11Parce que vous savez qu'il y a la droite qui dit
00:16:13qu'il faut baisser les taxes,
00:16:15donc une partie de la droite,
00:16:16et puis il y a la gauche qui dit qu'il faut taxer Total
00:16:18et les superpétroliers.
00:16:19Et Dominique Schellcher de système U,
00:16:21il dit, attendez, il y a un marché du carburant à Rotterdam
00:16:25où il y a des traders, des courtiers en pétrole
00:16:27qui achètent et qui revendent.
00:16:29Et c'est là le nœud gordien de tout le problème.
00:16:31On l'écoute.
00:16:33Je cite particulièrement les acteurs du marché du carburant à Rotterdam
00:16:39où il y a évidemment des raffineurs, des grandes entreprises,
00:16:42mais il y a aussi des gens qui achètent et revendent du carburant
00:16:44et se font sans doute actuellement des marges très importantes.
00:16:47C'est eux que je cible.
00:16:48Et eux devraient faire un effort pour l'ensemble des Français
00:16:51et finalement des Européens puisque c'est un marché européen.
00:16:54Voilà, l'effort à faire à Rotterdam
00:16:56et concernant Total, alors où est-ce qu'il se positionne ?
00:16:59Est-ce qu'il est dans le Total bashing ?
00:17:01Même si aujourd'hui, il y a eu une sorte d'évolution
00:17:03de la classe politique sur le Total bashing
00:17:05puisque même à droite, certains se posent la question.
00:17:08J'ai entendu Marine Le Pen dire
00:17:09si les comptes n'y sont pas sur le capage des prix à 1,99,
00:17:15il faudra peut-être regarder sur les superprofits.
00:17:17En tout cas, Dominique Schellcher, qu'est-ce qu'il dit ?
00:17:19Il dit que Total devrait aider les autres distributeurs.
00:17:23Le maillon qui aujourd'hui, je pense, pourrait faire plus
00:17:26et j'avais déjà lancé un appel et je le relance ce matin,
00:17:30c'est le maillon des raffineurs.
00:17:33Total Énergie, moi j'ai un immense respect pour Total Énergie,
00:17:38cette belle réussite, la formidable réussite de Patrick Pouyanné
00:17:41à la tête de cette entreprise,
00:17:43mais il a une immense responsabilité.
00:17:45Alors, il retourne une partie de ses bénéfices
00:17:49avec les actions qu'il fait dans ses stations.
00:17:51Plafonnement des prix.
00:17:51Plafonnement des prix, etc.
00:17:53Mais il pourrait faire un effort supplémentaire
00:17:55en vendant moins cher à l'ensemble des distributeurs
00:17:58pour que tous les Français en profitent.
00:18:00Les stations Total Énergie ne touchent pas tous les Français.
00:18:03Donc, s'il nous vendait son carburant un peu moins cher,
00:18:06on pourrait nous aussi le vendre moins cher.
00:18:07Donc, nouvel appel ce matin à votre micro.
00:18:09Bon, l'appel est lancé, monsieur Schellscher.
00:18:12Mais enfin bon, la stratégie de Total, c'est de vendre
00:18:15et d'être, comment dirais-je, aussi concurrentiel.
00:18:18Donc, s'il commence à revendre le carburant qu'il achète,
00:18:23peut-être dans des conditions intéressantes aux autres,
00:18:25du coup, il n'y a plus de marché.
00:18:27C'est-à-dire que les stations que Total a grappillées ici et là
00:18:31et qu'a rachetées pour justement fournir de l'essence moins chère aux Français,
00:18:35ça risque qu'effectivement, on n'est plus dans la concurrence.
00:18:38Moi, il me semble que l'on arrive là, à la fin d'un système,
00:18:42on arrive là à l'épreuve de vérité qui est en fait de voir
00:18:44qu'un État n'a pas réussi à se réformer depuis maintenant des années
00:18:48et qu'il est obligé par la force des évidences, par la force des faits,
00:18:52à trouver dans l'urgence des économies.
00:18:54Parce que j'entends bien l'argument qu'il y ait des spéculations sur le pétrole,
00:18:58comme il y en avait eu sur le sucre, naguère, etc.
00:19:00Mais cela ne suffit pas à faire baisser les prix.
00:19:02Il me semble malgré tout que les évidences montrent déjà que si l'on ne baisse pas les taxes,
00:19:07alors vous me dites que c'est la droite qui le réclame, il n'y a pas que la droite,
00:19:10mais en tout cas, je veux bien assumer une position de droite,
00:19:13en tout cas une position libérale, de dire qu'aujourd'hui,
00:19:16l'État doit se réguler lui-même et faire en sorte de laisser le marché librement s'exprimer.
00:19:23Et donc, en baissant les taxes...
00:19:24Donc vous n'êtes pas dans le total bashing ?
00:19:26Vous n'êtes pas pour prendre les 51% de bénéfices de Total ?
00:19:29Simplement, je dis qu'il est temps maintenant pour l'État de concevoir qu'il y ait des économies à
00:19:33faire.
00:19:33On me dit qu'il y aurait des économies à faire sur l'éolien qui coûte 12 milliards d'euros,
00:19:37qu'il y aurait des économies à faire sur l'aide aux développants qui coûterait 14 milliards d'euros,
00:19:40ou de mémoire, ou je ne sais pas.
00:19:42Enfin, il y a des milliards d'euros à trouver.
00:19:44Ou l'éolien, oui.
00:19:46L'éolien, à force de faire des ajustements et des atermoiements,
00:19:50puisqu'on avance, puis finalement on recule, on construit, on déconstruit,
00:19:53et à la fin, finalement, ça représente peanuts.
00:19:55Là, on est sur des projets à la fois...
00:19:57Et ça coûte beaucoup, bien sûr.
00:19:58Vous avez raison.
00:19:59L'éolien offshore, des projets assez significatifs,
00:20:02que ce soit en mer de Manche ou en Atlantique, en Bretagne,
00:20:05il y a des parcs entiers avec...
00:20:07Mais parce que ça prend beaucoup de place.
00:20:09Mais quand vous regardez ce que ça représente comme production d'électricité à l'année...
00:20:12Oui, nous sommes d'accord, mais le coût de l'investissement est considérable.
00:20:16Oui, oui, je suis bien d'accord.
00:20:16Et dans la situation actuelle, on se demande si ce n'est pas un peu hors-sol de continuer ce
00:20:20genre de...
00:20:21Hors-sol ou hors-mer.
00:20:24Bon, en tout cas, offshore, merci.
00:20:26Philippe Tabarro, invité des 4V ce matin sur France 2,
00:20:30a parlé du fameux surplus de taxes.
00:20:32Parce qu'on a dit, tiens, mais vous savez, il y a 170 millions, finalement, c'est 180.
00:20:35Où est-ce qu'ils sont ces 180 millions, M. Philippe Tabarro, le ministre des Transports ?
00:20:39Aujourd'hui, le surplus de taxes est d'environ 180 millions de taxes.
00:20:46Et le Premier ministre a rappelé que les mesures ciblées qu'il a souhaitées
00:20:50auprès des transporteurs routiers, auprès des agriculteurs,
00:20:54auprès des pêcheurs, auprès du bâtiment,
00:20:57vont coûter à notre pays pratiquement le double.
00:21:00Donc, en tout cas, au niveau de l'État, il n'y a pas de profiteur de guerre.
00:21:03Bon, c'est toujours pareil, c'est-à-dire qu'on pense avoir des sommes inouïes,
00:21:07puis finalement, on n'a plus rien.
00:21:08Le problème, c'est qu'à partir du moment où les caisses sont vides,
00:21:10forcément que le surplus sert à financer l'argent, le peu d'argent,
00:21:14que le gouvernement a dégagé pour les aides.
00:21:17C'est-à-dire qu'on n'est pas aujourd'hui dans une situation
00:21:19où on arrive à financer les aides,
00:21:21et en plus, à la rigueur, à encaisser un surplus de taxes.
00:21:24Pourquoi pas, à la rigueur, ça renflouerait un peu les caisses.
00:21:26Donc, on voit bien aussi la raison pour laquelle
00:21:28on n'arrive pas à donner davantage d'aides,
00:21:30des aides plus larges à un public plus large.
00:21:32C'est parce qu'on en est au point où le peu de surplus qu'on récupère,
00:21:35on le met dans les aides.
00:21:36Vous savez qu'il y a des cagnottes que fait le gouvernement,
00:21:39par exemple pour France 2030.
00:21:40Hier, je recevais sur Europe 1 la ministre du Numérique,
00:21:43parce qu'il y a eu le scandale de la NTS,
00:21:44ce jeune hacker de 15 ans qui a réussi quand même
00:21:46à vendre plus de 11 millions de codes sur le Darknet.
00:21:49Elle dit, enfin, ce n'est pas elle qui dit,
00:21:51c'est le Premier ministre, il dit on va mettre 200 millions.
00:21:53Ah ! Où est-ce qu'on a trouvé 200 millions ?
00:21:54On a trouvé 200 millions dans la cagnotte qui est réservée à France 2030.
00:21:57Donc en fait, d'un côté on met, on écope de l'autre côté.
00:22:01C'est quand même, on est dans une situation absolument épouvantable.
00:22:04Oui, c'est pas bien de sur mon terme,
00:22:05parce qu'on met un peu d'argent de côté pour financer un projet.
00:22:07Finalement, on va prendre dans cet argent-là pour un autre projet.
00:22:09Vous voyez bien qu'à un moment donné, ça va coincer.
00:22:11Dans un instant, le rapport de Charles Aloncle sur l'audioselle publique.
00:22:14Restez bien sur Midi News.
00:22:16A tout de suite.
00:22:20Dans un instant, le point sur le rapport de Charles Aloncle sur l'audioselle publique.
00:22:24Mais d'abord, les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:22:26Et au lendemain du lancement de l'opération Projet Liberté,
00:22:31Mersk, le géant danois du transport de marchandises par conteneur,
00:22:35a annoncé que l'un de ses navires a quitté le détroit d'Hormuz sous escorte américaine.
00:22:39Le transit s'est déroulé sans incident
00:22:42et tous les membres d'équipage sont sains et saufs, précise un communiqué de l'armateur.
00:22:46Vous l'aurez compris, situation inflammable dans le détroit d'Hormuz.
00:22:50Le président du Parlement iranien prévient.
00:22:53Téhéran n'a même pas encore commencé son bras de fer avec les Etats-Unis
00:22:56et ajoute que Washington et ses alliés ont mis en péril la sécurité du transport maritime,
00:23:00mais aussi énergétique.
00:23:02De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Arachie,
00:23:06est attendu en Chine au menu.
00:23:07Entretien avec son homologue chinois.
00:23:09Échange sur les relations bilatérales et la situation au Moyen-Orient, évidemment.
00:23:13Et puis retour en France avec ce jeune homme âgé de 17 ans
00:23:17tué par Balsetni près du quartier sensible de Montclar en Avignon
00:23:20par deux individus toujours en fuite.
00:23:23La victime était défavorablement connue des services de police,
00:23:26notamment pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.
00:23:30Selon la procureure, les premiers éléments recueillis
00:23:33permettent d'envisager un lien avec le narcotrafic.
00:23:36Merci beaucoup Sommayel Abidier.
00:23:37On viendra sur ces violences en France,
00:23:39notamment à Rieux-Lapape avec Sabrina Birlin-Bouillet
00:23:43qui nous a rejoints dans ce studio.
00:23:44Sont à table Elodie Bouchard,
00:23:47et non pas Bouchard, c'est quelqu'un d'autre ça.
00:23:50Yvan Riouffol est toujours là,
00:23:53Régis Le Sommier et Arnaud Benedetti.
00:23:56Le rapport de Charles à l'oncle est donc publié aujourd'hui.
00:24:02Il contient 69 recommandations,
00:24:04il vise plus d'un milliard d'euros d'économies
00:24:05pour réformer l'auditiel public et notamment France Télé.
00:24:10Corentin Alonso nous a rejoints.
00:24:12Pour faire le point sur le financement,
00:24:15le fonctionnement de l'auditiel public,
00:24:17le député UDR détaille les recommandations.
00:24:20Que préconise-t-il Corentin ?
00:24:22D'abord, il préconise une réorganisation
00:24:24des chaînes du service public.
00:24:26Regardez, plusieurs fusions sont sur la table,
00:24:29notamment celles de France 2 et France 5
00:24:32pour créer, je cite,
00:24:33une chaîne généraliste de premier plan,
00:24:36mais aussi France Info et France 24.
00:24:38Le député souhaite également mutualiser les réseaux de France 3 Région
00:24:43et d'ici, ex-France Bleu pour créer une chaîne unifiée,
00:24:46je cite, de l'information et de la vie locale.
00:24:49A noter également sa volonté de supprimer la chaîne France 4
00:24:52ou encore la Radio Move, notamment.
00:24:55Concernant les programmes du service public,
00:24:57Charles à l'oncle souhaite interdire la diffusion
00:24:59d'émissions de télé-réalité.
00:25:02Il veut réduire également le budget d'un tiers des sports,
00:25:05tout en maintenant la diffusion de grandes compétitions sportives
00:25:08comme le Tour de France ou bien Roland-Garros.
00:25:11Réduction également de 75% du budget des jeux et des divertissements.
00:25:15Enfin, et ça a beaucoup animé les débats,
00:25:18le député souhaite plafonner à 3 millions d'euros maximum
00:25:21les dépenses annuelles pour le Festival de Cannes.
00:25:24Actuellement, le président de France Télévisions est nommé par l'ARCOM
00:25:26et Charles Alonc veut faire évoluer ce mode de désignation.
00:25:29Oui, en se basant sur l'article 13 de la Constitution,
00:25:32le député UDR propose que ce soit directement le président de la République
00:25:36qui nomme le président de France Télévisions.
00:25:39Un choix qui sera soumis cependant au vote des commissions des affaires culturelles,
00:25:43du Parlement et à un avis de l'ARCOM.
00:25:46Enfin, concernant la rémunération variable du président de France Télévisions,
00:25:49Charles Aloncle recommande à ce qu'elle soit plus transparente
00:25:52et ne dépendent seulement d'indicateurs de performance.
00:25:56Enfin, sur la question de la neutralité du service public,
00:26:00le député milite pour une diversification des éditorialistes,
00:26:04notamment chez Radio France,
00:26:05avec davantage d'éditorialistes issus de la presse privée d'opinion.
00:26:11Il recommande aussi l'instauration d'un devoir de réserve renforcé
00:26:14aux présentateurs, animateurs, producteurs et décideurs éditoriaux de France Télévisions.
00:26:19Et enfin, pour finir, le rapporteur veut mettre fin au système des animateurs producteurs.
00:26:23Merci beaucoup Corentin Alonso.
00:26:25Et peut-être que le rapporteur a déjà été entendu,
00:26:28puisqu'on a appris que notre consoeur du Figaro et éditorialiste chez nous,
00:26:34Eugénie Bastier, va participer à la nouvelle mouture de l'heure de vérité sur France Télévisions.
00:26:40Alors, vous le savez, il y a le rapporteur Charles Aloncle,
00:26:43et puis il y a le président de cette commission qui est Jérémy Patriel-Lettus.
00:26:46Et lui aussi a fait part de ses propositions sans détour,
00:26:50pour explication de Célia Judas et François Tiskevitch.
00:26:55Réformer en profondeur l'audiovisuel public,
00:26:58c'est la proposition de Jérémy Patriel-Lettus.
00:27:01Parmi les mesures avancées par le député et président de la commission d'enquête,
00:27:05fusionner les grands acteurs publics comme Radio France, France Télévisions,
00:27:09l'INA ou encore France Média Monde.
00:27:11Le but, rivaliser avec les réseaux sociaux,
00:27:14mais aussi les plateformes étrangères,
00:27:16et permettre de faire des économies de gestion.
00:27:18Autre point clé, revoir la notion d'impartialité
00:27:22en s'appuyant à la fois sur la neutralité des journalistes
00:27:25et la pluralité des opinions.
00:27:27Pour ce faire, Jérémy Patriel-Lettus souhaite rendre obligatoires
00:27:30les formations à la déontologie
00:27:32pour encadrer davantage l'usage des réseaux sociaux.
00:27:35Plus largement, pour le président de la commission d'enquête,
00:27:38le mode de nomination des dirigeants est là aussi à revoir.
00:27:41Les PDG des grandes entreprises de l'audiovisuel public
00:27:44seraient ainsi désignés par les conseils d'administration
00:27:47et non plus par l'ARCOM.
00:27:48Objectif de ces mesures,
00:27:50instaurer un service public restructuré
00:27:52et imperméable à toute influence politique.
00:27:56Voilà, alors c'est un peu le jeu des sept erreurs
00:27:59entre les deux préconisations,
00:28:01sachant que ça avait bien commencé
00:28:04cette idylle entre Jérémy Patriel-Lettus et Charles Aloncle.
00:28:07Maintenant, c'est la guerre.
00:28:07C'est la guerre, et c'est la guerre de tout le monde presque contre Charles Aloncle.
00:28:11Et on le voit sur ce rapport encore aujourd'hui.
00:28:13Le Premier ministre qui explique que selon lui,
00:28:15Charles Aloncle passe à côté du sujet.
00:28:17En tout cas, il y a un rapport qui sort avec beaucoup de chiffres,
00:28:20beaucoup de préconisations.
00:28:21Certes, l'exécutif réfléchissait aussi de son côté
00:28:24sur tout un tas de sujets.
00:28:25Et on en parlera d'ailleurs plus tard.
00:28:27Il y a à la fois l'exécutif qui réfléchit et le Parlement.
00:28:29Et ça n'est pas choquant.
00:28:30Et c'est très bien si on voit aussi que le groupe
00:28:32de France Télévisions a réagi sur les réseaux sociaux.
00:28:35Et là, Charles Aloncle a été soutenu par Aurélien Saint-Toulle.
00:28:38Figurez-vous, le député La France Insoumise.
00:28:40Parce qu'Aurélien Saint-Toulle a rappelé
00:28:41que certes, il était en désaccord avec ce rapport,
00:28:44mais qu'il n'était pas normal que France Télé
00:28:45se permette de le commenter.
00:28:47C'est la team rapporteur.
00:28:48Oui, mais c'est surtout parce que je pense que là,
00:28:51Aurélien Saint-Toulle se rend compte aussi
00:28:52de la limite de l'exercice.
00:28:54Un rapport est sur la table,
00:28:55comme tout rapport parlementaire.
00:28:57Ça pourra être suivi d'une loi, ça pourra être repris.
00:29:00Ça peut aussi ne rien donner, malheureusement.
00:29:02Mais il ne faut pas non plus aller uniquement dans la polémique.
00:29:04Et jusqu'au bout, on voit bien qu'aujourd'hui,
00:29:06il y avait une conférence de presse de Jérémy Patriletus ce matin.
00:29:09Il y en aura une de Charles Aloncle cet après-midi.
00:29:11Et ce qui est dommage, c'est qu'il s'attaque
00:29:13à un énorme morceau qu'est l'audiovisuel public
00:29:15qui mérite ce travail et qui malheureusement
00:29:17a été un travail gâché par les polémiques
00:29:20lancées notamment par le président.
00:29:21Et il mérite aussi l'unité, évidemment,
00:29:24ce rapport à Arnaud Benedetti.
00:29:26Mais il n'y aura pas unité.
00:29:27Mais justement, on le voit très bien.
00:29:29Vous savez, le sujet d'audiovisuel public,
00:29:31il a toujours donné lieu d'ailleurs
00:29:33à des dissensions, à des conflits,
00:29:35à des divergences. Donc ce n'est pas fondamentalement
00:29:37nouveau. Mais l'avantage avec ce rapport,
00:29:40c'est que c'est un rapport qui finalement
00:29:42met deux sujets sur la table
00:29:43qui sont absolument essentiels.
00:29:45Le premier sujet, c'est évidemment la maîtrise des coûts
00:29:47quand même de l'argent public.
00:29:49Et ça, c'est important. Et le deuxième sujet,
00:29:51en effet, c'est la question du pluralisme
00:29:53et de l'impartialité.
00:29:55Parlons plutôt de pluralisme que d'impartialité,
00:29:56parce que l'impartialité est un objectif toujours très difficile
00:29:59à atteindre, mais en tout cas, le pluralisme
00:30:01dans l'audiovisuel public.
00:30:02Donc ça, c'est un sujet.
00:30:04Après, moi, je suis un peu surpris quand même
00:30:06de la déclaration du Premier ministre,
00:30:07parce que c'est une déclaration très convenue.
00:30:09D'abord, il y a une séparation des pouvoirs.
00:30:11Il faut le rappeler quand même.
00:30:12C'est un point essentiel.
00:30:13C'est donc un produit venant d'une commission
00:30:16d'enquête parlementaire.
00:30:18Et ensuite, on voit bien que cette déclaration,
00:30:21c'est la déclaration de quelqu'un
00:30:22qui est quand même assez gênée aux entournures.
00:30:25C'est-à-dire qu'en fait, en effet,
00:30:26il ne veut pas donner quittus à Charles Aloncle,
00:30:29parce que Charles Aloncle est dans une formation politique,
00:30:31qui est une formation politique d'opposition,
00:30:33l'UDR, alliée au Rassemblement national.
00:30:36Mais en même temps, il dit, oui, quelque part,
00:30:39c'est subliminal.
00:30:40En tout cas, dans son propos, le sujet est important.
00:30:43Il faut en traiter.
00:30:46Par contre, ce qui est en effet beaucoup plus choquant,
00:30:47c'est la réaction de la direction générale
00:30:51de France Télévisions,
00:30:53qui se permet de commenter un rapport parlementaire,
00:30:57oubliant quand même que les parlementaires
00:30:59ont un pouvoir de contrôle sur les activités
00:31:02d'un établissement public,
00:31:04ce qui est quand même tout à fait légitime,
00:31:06me semble-t-il.
00:31:06On parle beaucoup d'impartialité du service public,
00:31:09notamment dans les commentateurs.
00:31:12Stricto sensu sur votre domaine, Régis Le Sommet,
00:31:14c'est-à-dire l'international.
00:31:16Est-ce que, sur des zones de tensions, de conflits,
00:31:21vous arrivez à percevoir aussi un traitement de l'information
00:31:26qui est différent par le service public ?
00:31:28Moi, je ne suis pas aussi clair que quand il s'agit
00:31:31de la politique française, je dirais,
00:31:34où là, c'est bien plus évident, en termes d'opinion,
00:31:37quand on voit des stations de radio comme France Inter,
00:31:40je crois qu'il y avait eu un sondage,
00:31:41où il y avait 90% des gens qui étaient invités
00:31:44qui se réclamaient de gauche, par exemple.
00:31:46Quand on sait que c'est payé avec l'argent des Français,
00:31:49il y a quand même un truc, quelque chose d'assez choquant.
00:31:51Dans l'international, c'est plus, on dirait, plus équilibré.
00:31:55Et les confrères que je rencontre sur le terrain
00:31:59peuvent avoir des opinions très diverses
00:32:01ne sont pas moins touchées par cette espèce de phénomène
00:32:07de citadelle auquel on assiste depuis de trop nombreuses années
00:32:11sur le service public.
00:32:12Yvan Riouffol, vous qui êtes le futur président de France Télévisions.
00:32:16Je n'ai jamais été invité, justement, dans la maison.
00:32:19Non, jamais.
00:32:20Précisément, parce que le pluralisme en avait été évacué.
00:32:23Moi, au-delà des...
00:32:24Nicolas Dupont-Aignan, que je recevais dans le grand rendez-vous dimanche,
00:32:27m'a dit que ça fait trois ans que je n'ai pas été invité par France Inter.
00:32:29Oui, moi, ça fait 30 ans.
00:32:32Mais au-delà des mesures qui seront à discuter
00:32:34et qui sont naturellement très intéressantes,
00:32:36moi, je trouve que c'est vraiment un événement politique
00:32:39qui est presque un événement quasi révolutionnaire
00:32:41dans la mesure où ce sont des citadelles
00:32:42qui s'étaient appropriées par la gauche
00:32:45et exclusivement par la gauche,
00:32:46sur le dos de tous les...
00:32:48D'abord sur le dos de la droite,
00:32:49mais également sur le dos des Français,
00:32:50qui commencent à être ébranlés grâce à Charles Lalonde, notamment.
00:32:53C'est-à-dire qu'au-delà de la citadelle de l'audiovisuel,
00:32:56on attendrait également maintenant des commissions d'enquête,
00:32:58pourquoi pas sur la citadelle de la justice
00:33:00qui est également phagocytée par une partie des syndicats
00:33:02qui se réclament de l'extrême-brouche,
00:33:03pourquoi pas la citadelle de l'éducation nationale.
00:33:06Enfin, on voit bien qu'il y a aujourd'hui tout un pan
00:33:09d'une société qui a été confisquée
00:33:10à travers des privilèges, dans le fond,
00:33:12et c'est un petit peu une sorte de nuit du 4 août
00:33:14qui est en train de se mettre en place
00:33:16avec un ébranlement de tout un système
00:33:19qui, depuis 50 ans, verrouille
00:33:20l'information, la justice, l'éducation
00:33:23au profit d'une caste.
00:33:24Et c'est ceci.
00:33:24En cela, je dis que, je vois, moi,
00:33:27les prémices d'une révolution
00:33:28que l'on sent dans l'air.
00:33:29Cette révolution...
00:33:30Vous avez raison de dire les prémices
00:33:31parce qu'il faudrait que ce soit suivi
00:33:33parce que ça peut également tomber aux oubliettes.
00:33:35Bien sûr, bien sûr.
00:33:35On est dans une sorte d'atmosphère révolutionnaire.
00:33:38Je précise ma pensée.
00:33:40Non, mais ce que je veux dire,
00:33:41c'est que ça peut accoucher d'une souris aussi.
00:33:42Bien sûr.
00:33:43Il peut y avoir beaucoup de recommandations
00:33:44et finalement, il y a beaucoup de...
00:33:45Au-delà de ça, cela montre quand même
00:33:47que les seules formations politiques
00:33:49qui ont tout fait pour faire taire ce rapport
00:33:52sont des formations de gauche
00:33:53qui, avec la France insoumise,
00:33:56les écologistes, les verts,
00:33:57se sont liguées pour que le rapport ne...
00:33:59Vous entendez encore le Premier ministre aujourd'hui
00:34:01qui dit qu'on passe à côté de quelque chose.
00:34:02Voilà.
00:34:02Pour que le rapport ne sorte pas.
00:34:04Le rapport n'est sorti,
00:34:05et ça, c'est le rapporteur Lalonde
00:34:08qui l'a dit,
00:34:09d'après lui,
00:34:10ce rapport n'est sorti
00:34:11que sous la pression des réseaux sociaux.
00:34:13Et ça encore, c'est intéressant à remarquer
00:34:14parce que les réseaux sociaux
00:34:15deviennent de plus en plus
00:34:16un acteur politique,
00:34:17voire un acteur médiatique.
00:34:18Et c'est toute une démocratie participative
00:34:20qui est en train de se mettre.
00:34:21Rélodie.
00:34:22Non, mais sur les suites,
00:34:22effectivement,
00:34:23on sait que Charles Lalonde,
00:34:24dans la niche parlementaire de son groupe,
00:34:26il va proposer des choses,
00:34:27mais ce n'est pas un groupe, évidemment,
00:34:28qui est majoritaire.
00:34:30Et puis, il faut dire aussi
00:34:31que là, le Rassemblement National
00:34:32n'a pas franchement aidé Charles Lalonde
00:34:34qui a rappelé pendant toute
00:34:35cette commission d'enquête
00:34:36que lui n'était pas pour la privatisation
00:34:37du service public.
00:34:39À peine le rapport est publié,
00:34:40le Rassemblement National
00:34:41monte au créneau en disant
00:34:42qu'on veut la privatisation.
00:34:44Donc, en plus,
00:34:44Charles Lalonde se retrouve
00:34:45à justifier quelque chose
00:34:46qu'il n'a jamais demandé.
00:34:48Et toute cette polémique
00:34:50ne m'étonne pas.
00:34:50J'étais au moment de l'ouverture
00:34:52de cette commission d'enquête
00:34:53à la conférence de presse
00:34:54de présentation de la commission d'enquête.
00:34:57Tout de suite,
00:34:57tous les députés ont dit
00:34:58mais attention,
00:34:58qu'est-ce qu'ils vont dire
00:34:59de l'audiovisuel public ?
00:35:00Qu'est-ce qui va se passer ?
00:35:01On sentait qu'il ne fallait
00:35:02pas trop déranger.
00:35:06Est-ce qu'il faut une privatisation
00:35:09ou est-ce qu'il faut revenir
00:35:10à un service public
00:35:12comme moi j'ai connu
00:35:13quand j'étais enfant,
00:35:14c'est-à-dire où on apprenait
00:35:15des choses,
00:35:16où on apprenait aux gens.
00:35:18Il y avait des jeux,
00:35:19entre guillemets,
00:35:21culturels, divertissants
00:35:22et éducatifs,
00:35:23ne serait-ce qu'avec
00:35:23les chiffres et les lettres.
00:35:26Il y avait des dessins animés
00:35:27comme Il était une fois l'espace,
00:35:28Il était une fois la vie,
00:35:29il est toute la série
00:35:30d'Il était une fois.
00:35:30Aujourd'hui, ça n'existe plus.
00:35:32Aujourd'hui, il y a plus de jeux
00:35:33sur le service public
00:35:34que...
00:35:37...que sur TF1.
00:35:38C'est totalement anormal.
00:35:39Si c'est privatisé,
00:35:41forcément,
00:35:41ça rentrera dans une concurrence.
00:35:43Donc, on sera peut-être
00:35:44sur le même schéma.
00:35:45Ce n'est peut-être pas
00:35:45forcément la bonne solution.
00:35:47Un ancien animateur,
00:35:48aujourd'hui,
00:35:48d'une école du 11e arrondissement,
00:35:50est jugé pour agression sexuelle,
00:35:52je vous le disais tout à l'heure,
00:35:53en titre,
00:35:53et harcèlement sur 9 fillettes
00:35:54âgées de 9 et 10 ans.
00:35:56Les faits dénoncés en 2024
00:35:57concernent un encadrant
00:35:59très apprécié des enfants
00:36:02sur les familles.
00:36:03Et ce procès, aujourd'hui,
00:36:05est très, très attendu.
00:36:06Sur place,
00:36:07Juliette Sadat
00:36:08avec Axel Rebeau.
00:36:09Bonjour à tous les deux.
00:36:10Vous êtes au tribunal
00:36:11de grande instance de Paris.
00:36:13Dans le détail,
00:36:14Juliette,
00:36:14quels sont les faits reprochés
00:36:16à cet éducateur
00:36:17de 47 ans ?
00:36:26Voilà, j'ai 47 ans.
00:36:27Il était animateur
00:36:28à l'école Titon
00:36:29dans le 11e arrondissement.
00:36:33Vous m'entendez ?
00:36:35Il était animateur
00:36:37dans cette école Titon
00:36:38du 11e arrondissement.
00:36:39Ce sont des petites filles.
00:36:41Ce sont des petites filles
00:36:42en classe de CM2
00:36:44qui ont eu le courage
00:36:45de dénoncer
00:36:47ces agissements problématiques
00:36:48de la part de cet animateur.
00:36:50Elles ont été évoquées,
00:36:51entre autres,
00:36:52des câlins forcés,
00:36:54non sollicités,
00:36:55des propos
00:36:56et des surnoms inappropriés
00:36:58ainsi que des attouchements.
00:37:00Alors,
00:37:00la directrice
00:37:00de cet établissement
00:37:01a pris très au sérieux
00:37:03ces propos
00:37:03et a fait elle-même
00:37:04un signalement
00:37:05à sa hiérarchie.
00:37:06L'animateur a été suspendu
00:37:07à la fin de l'année 2024.
00:37:09Aujourd'hui,
00:37:10il comparaît libre
00:37:11au tribunal.
00:37:13Il est sous contrôle judiciaire.
00:37:15Il est jugé
00:37:16pour harcèlement sexuel
00:37:17sur donc neuf fillettes
00:37:18et agression sexuelle
00:37:20sur trois d'entre elles
00:37:21pour lesquelles
00:37:21il encourt jusqu'à
00:37:22dix années de prison
00:37:23et 150 000 euros d'amende.
00:37:25Juliette,
00:37:25dans quelle ambiance
00:37:26s'ouvre ce procès ?
00:37:31Alors,
00:37:31vous l'avez dit,
00:37:32c'est un procès
00:37:33très attendu,
00:37:35évidemment,
00:37:36très difficile.
00:37:37C'est le premier
00:37:38qui s'ouvre
00:37:38pour des violences
00:37:39dans le périscolaire
00:37:40à Paris
00:37:41depuis que le scandale
00:37:42a éclaté.
00:37:43Vous le voyez derrière moi,
00:37:45beaucoup de médias présents,
00:37:47beaucoup de parents d'élèves,
00:37:48beaucoup d'associations
00:37:49aussi qui viennent assister
00:37:50à ce procès.
00:37:51Ça va être un moment
00:37:52difficile, évidemment,
00:37:53pour les petites victimes,
00:37:54surtout pour leurs parents
00:37:55qui vont être présents
00:37:56dans la salle d'audience
00:37:58des parents.
00:37:59Le suspense pour l'instant,
00:38:01c'est de savoir
00:38:01si le huis clos
00:38:02va être ordonné
00:38:03par le tribunal
00:38:04eut égard justement
00:38:05à la minorité
00:38:06de ces petites victimes.
00:38:07Merci beaucoup,
00:38:08Juliette Sadat.
00:38:09Et effectivement,
00:38:11depuis ce scandale
00:38:13du périscolaire
00:38:14à Paris,
00:38:15c'est toute la France
00:38:15qui est touchée.
00:38:17Des signalements
00:38:18qui viennent
00:38:18des quatre coins
00:38:19de l'Hexagone.
00:38:20Anne est fondatrice
00:38:21du collectif
00:38:22SES Périscolaire
00:38:23et au micro
00:38:24de CNews ce matin.
00:38:26Elle regrette
00:38:27que les parents
00:38:28ne soient pas
00:38:28plus au fait
00:38:29des personnes
00:38:29qui s'occupent
00:38:30de leurs enfants.
00:38:32Les parents
00:38:33veulent savoir
00:38:33qui s'occupe
00:38:34de leurs enfants,
00:38:35comment et qui
00:38:37à quel groupe
00:38:37à quelle heure.
00:38:38C'est absolument anormal
00:38:39que rétrospectivement,
00:38:41même une fois
00:38:41que l'affaire
00:38:42est en cours,
00:38:43on ne puisse pas
00:38:44donner aux parents
00:38:45de quoi savoir
00:38:46si l'enfant
00:38:46a été au contact
00:38:47du ou des prédateurs.
00:38:49On demande aussi
00:38:50un trombinoscope.
00:38:51C'est quand même
00:38:51incroyable
00:38:52qu'encore aujourd'hui,
00:38:53on ne puisse pas
00:38:54avoir accès
00:38:54aux visages
00:38:55et aux noms
00:38:56des gens
00:38:57qui s'occupent
00:38:57de nos enfants
00:38:58alors que
00:38:58dans nos maisons,
00:39:00personne ne ferait
00:39:00jamais venir
00:39:01un ou une baby-sitter
00:39:01sans savoir
00:39:02comment il s'appelle
00:39:03et à quoi il ressemble
00:39:04avant qu'il arrive.
00:39:05Sabrina Birelain-Bouillet,
00:39:06c'est un scandale
00:39:07qui prend de l'ampleur.
00:39:08Qui prend de l'ampleur.
00:39:09Imaginez-vous à Paris,
00:39:10ce sont 78 animateurs
00:39:12qui ont été suspendus
00:39:12entre janvier
00:39:13et fin mars 2026,
00:39:15dont 31
00:39:16pour abus sexuels.
00:39:17Alors aujourd'hui,
00:39:18c'est un procès important
00:39:19symboliquement
00:39:19parce que
00:39:20les familles
00:39:21de ces victimes,
00:39:22les parents
00:39:22espèrent ouvrir
00:39:23une voie de condamnation
00:39:25parce qu'on le sait
00:39:26aujourd'hui
00:39:26que la condamnation
00:39:26c'est très important
00:39:27pour les victimes
00:39:28pour leur guérison
00:39:29et donc
00:39:30ils redoutent
00:39:31plus que tout
00:39:32un classement sans suite.
00:39:33Donc il y a
00:39:33une véritable tension
00:39:34aujourd'hui
00:39:35qui va se faire sentir.
00:39:36Un autre procès important
00:39:37est attendu
00:39:38concernant l'autre école
00:39:39qui était concernée
00:39:40à Paris,
00:39:40l'école Alphonse Baudin
00:39:41et ce procès,
00:39:42cette audience
00:39:43tiendra le 26 mai prochain.
00:39:45Alors Sabrina,
00:39:46puisque vous êtes
00:39:47en plateau,
00:39:48parlons aussi
00:39:49de ces violences
00:39:49dont parlait tout à l'heure
00:39:51Somaïa Labidi
00:39:51dans son journal
00:39:52avec cette policière
00:39:53municipale
00:39:54blessée dimanche soir
00:39:55à Rieux-la-Pape
00:39:56près de Lyon,
00:39:57c'était lors
00:39:58d'une intervention
00:39:59qui donc a dégénéré.
00:40:00Tout à fait,
00:40:01une intervention
00:40:01dite de routine,
00:40:03c'était dimanche soir
00:40:04peu avant minuit,
00:40:04des policiers municipaux
00:40:06qui procèdent au contrôle
00:40:07de deux adolescents
00:40:08dans le quartier
00:40:08des Alaniers,
00:40:09ils sont soupçonnés
00:40:10de s'être introduits
00:40:11dans les locaux municipaux
00:40:12avec un paquet
00:40:13pouvant contenir
00:40:14de la drogue
00:40:15et c'est dans les conduisants
00:40:16en voiture
00:40:17vers le commissariat
00:40:18que les policiers
00:40:18sont devenus
00:40:19la cible
00:40:19d'un groupe d'individus,
00:40:21ils sont une quinzaine
00:40:22d'individus
00:40:23habillés en noir,
00:40:24visage dissimulé,
00:40:25ils lancent des projectiles
00:40:26sur les véhicules
00:40:27de police
00:40:28et face à cette attaque
00:40:29les agents de police
00:40:30ils ripostent
00:40:31à l'aide de moyens
00:40:32de dispersion,
00:40:33ça veut dire quoi ?
00:40:33Ça veut dire des grenades
00:40:34lacrymogènes
00:40:35et puis des tirs de LBD,
00:40:37le lanceur de balles
00:40:38de défense.
00:40:38Les individus
00:40:39prennent la fuite
00:40:40mais au cours de l'attaque
00:40:41une pierre traverse
00:40:43le pare-brise
00:40:43du véhicule de police
00:40:45et atteint
00:40:46une policière municipale.
00:40:47Elle a été touchée
00:40:48au niveau de la tête,
00:40:49elle a subi
00:40:49une plaie ouverte
00:40:50de 8 cm,
00:40:51une fracture du crâne,
00:40:52donc des blessures graves.
00:40:54La policière
00:40:55a dû être opérée
00:40:55en urgence,
00:40:56une opération
00:40:56qui a duré 5 heures.
00:40:58Que sait-on exactement
00:40:59des circonstances
00:41:00du guet-tapant
00:41:01et de l'enquête
00:41:02qui est toujours en cours ?
00:41:03Vous l'avez dit,
00:41:03l'enquête est en cours.
00:41:05Les policiers redoutent
00:41:06qu'il n'y ait pas
00:41:07d'interpellation
00:41:08parce qu'il y a un mode
00:41:08opératoire
00:41:09que maintenant
00:41:09les policiers connaissent
00:41:10même s'ils le redoutent.
00:41:12c'est le fait
00:41:13de se dissimuler le visage,
00:41:15d'être plusieurs,
00:41:16un groupe qui se disperse
00:41:18assez vite.
00:41:18Et puis,
00:41:19il y a aussi tout de suite
00:41:20la priorité
00:41:21qui est de porter secours
00:41:22à leurs collègues,
00:41:23la policière municipale
00:41:24qui a été touchée.
00:41:25Donc,
00:41:25on va voir
00:41:26ce que donne l'enquête,
00:41:27mais malheureusement,
00:41:28ce type de guet-tapant
00:41:29est de plus en plus répandu.
00:41:30Voilà,
00:41:30donc pour ces violences
00:41:31et on parlera
00:41:32de la loi Philippine
00:41:33qui est portée
00:41:34par Charles Rodwell
00:41:35dans la deuxième partie
00:41:37de Midi News.
00:41:38Juste un sujet comme ça,
00:41:40vous qui êtes un jeune papa,
00:41:43Régis Le Sommier,
00:41:44quand vous voyez
00:41:45ce qui se passe
00:41:45dans le périscolaire,
00:41:46vous êtes inquiet ?
00:41:48Oui,
00:41:48je trouve que c'est un peu
00:41:49comme si,
00:41:50vous savez,
00:41:51il y a une époque
00:41:51sur la pédophilie
00:41:53et sur ces terribles choses.
00:41:58C'était surtout
00:41:59l'Église catholique
00:41:59qui était visée,
00:42:02montrée du doigt,
00:42:04caricaturée,
00:42:04moquée.
00:42:05Voilà,
00:42:05exactement.
00:42:06Alors,
00:42:06il y avait,
00:42:07et l'Église catholique
00:42:08a fait des choses,
00:42:09a fait son mea culpa
00:42:10et a justement
00:42:12traité le problème.
00:42:13Au niveau de l'archevêché,
00:42:14au niveau des élèves franches.
00:42:15On avait quand même
00:42:15l'impression
00:42:16que quelque part,
00:42:18il y avait moins
00:42:19d'attention
00:42:20sur d'autres.
00:42:21Et là,
00:42:21on se rend compte
00:42:22que c'est en train
00:42:23de nous sauter au visage
00:42:26et on découvre
00:42:27le pot au rose
00:42:28et c'est terrible.
00:42:28Yvan Riaufalleux.
00:42:29Il y a deux scandales.
00:42:30Il y a ce scandale
00:42:31de la pédocriminalité
00:42:33qui a été dénoncée.
00:42:34Mais l'autre scandale
00:42:35qui est pire encore,
00:42:36c'est celui de l'Omerta
00:42:37parce que ce sont
00:42:38en fait des faits
00:42:39qui existent
00:42:39depuis des années.
00:42:40cela me fait penser
00:42:43au réseau
00:42:43qui avait été
00:42:45camouflé
00:42:45en Grande-Bretagne
00:42:46de ces pédophiles
00:42:47pakistanais
00:42:48qui,
00:42:48au prétexte
00:42:49qu'ils étaient pakistanais
00:42:50et qu'il ne fallait pas
00:42:51désigner une minorité,
00:42:52avaient été tués.
00:42:53et là,
00:42:53c'était des centaines
00:42:54de fillettes anglaises
00:42:56qui avaient été violées
00:42:57ou mises en prostitution.
00:42:59Et donc,
00:43:00cette Omerta
00:43:00est absolument dégoûtante.
00:43:02A tout de suite
00:43:02dans Midi News.
00:43:03On se retrouve
00:43:04dans quelques instants.
00:43:07Suite de Midi News
00:43:08avec Mathieu Bocoté
00:43:09qui va nous rejoindre
00:43:10dans un instant.
00:43:11Mais d'abord,
00:43:11les dernières informations
00:43:12de Sommayal Abiti.
00:43:13Et face au regain de tension
00:43:15dans le détroit d'Hormuz,
00:43:16Emmanuel Macron annonce
00:43:17qu'il va s'entretenir
00:43:18avec son homologue iranien
00:43:19dans le courant de la journée.
00:43:21Entre menaces
00:43:22et reprises de frappe,
00:43:23le bras de fer s'intensifie
00:43:24entre l'Iran
00:43:25et les Etats-Unis.
00:43:26Résumé des dernières 24 heures
00:43:28avec Mathilde Couvillier-Flornois.
00:43:31La trévie irano-américaine,
00:43:33plus fragilisée que jamais.
00:43:35Hier,
00:43:36le président américain
00:43:37Donald Trump
00:43:37a lancé l'opération
00:43:39Projet Liberté
00:43:40pour permettre à des bateaux
00:43:41de franchir le détroit d'Hormuz,
00:43:43bloqué depuis le 8 avril dernier.
00:43:45Plus de 100 avions
00:43:46et 15 000 militaires américains
00:43:48sont mobilisés
00:43:49dans cette opération.
00:43:50Mais l'Iran menace
00:43:51de reprendre les hostilités.
00:43:53Nous savons bien
00:43:53que la persistance
00:43:54de la situation actuelle
00:43:55est intolérable
00:43:56pour les Etats-Unis.
00:43:57Alors que nous n'avons
00:43:58même pas encore commencé.
00:44:00D'après Washington,
00:44:01deux navires marchands américains
00:44:03ont franchi avec succès
00:44:04le détroit d'Hormuz,
00:44:05mais les Iraniens, eux,
00:44:06démentent cette information.
00:44:08Hier,
00:44:08en conférence de presse,
00:44:09Donald Trump
00:44:10a poursuivi
00:44:11le bras de fer
00:44:11lancé avec Téhéran
00:44:12en réaffirmant
00:44:13la supériorité
00:44:14des Etats-Unis
00:44:15sur l'Iran.
00:44:17Ils n'ont ni marines,
00:44:18ni armées de l'air,
00:44:20ni équipements anti-aériens,
00:44:21ni radars.
00:44:22Ils n'ont absolument rien.
00:44:23En fait,
00:44:24ils n'ont pas de dirigeants.
00:44:25Il se trouve que les dirigeants
00:44:27ont eux aussi disparu.
00:44:29Pourtant,
00:44:30les hostilités
00:44:31ont bel et bien repris.
00:44:32Téhéran a répliqué
00:44:33par des tirs de missiles
00:44:34et de drones
00:44:35contre des bâtiments
00:44:36militaires américains
00:44:37qui ont été interceptés
00:44:38d'après le commandement
00:44:39américain de la région.
00:44:41Les Etats-Unis
00:44:42ont aussi assuré
00:44:43avoir détruit
00:44:43six embarcations iraniennes
00:44:45dans le Détroit.
00:44:46Sur la terre ferme,
00:44:47ce sont les Émirats Arabes Unis
00:44:48qui ont été visés
00:44:49par des missiles de croisière
00:44:51lancés depuis l'Iran.
00:44:53Retour en France
00:44:54avec la mort
00:44:55de deux militaires
00:44:56de 24 et 30 ans
00:44:57lors d'un accident
00:44:58de plongée
00:44:59survenu cette nuit à Angers
00:45:00lors d'un exercice
00:45:01organisé dans la rivière Mène.
00:45:03L'un des deux plongeurs
00:45:04appartenait au 6e régiment
00:45:05du génie d'Angers,
00:45:06l'autre au 1er régiment
00:45:08étranger
00:45:08du génie de l'Odin.
00:45:10Et puis,
00:45:11on termine ce journal
00:45:12avec l'Espagne
00:45:13qui a accepté
00:45:14l'accostage aux Canaries
00:45:15du bateau
00:45:16abritant un foyer
00:45:17d'antavirus.
00:45:18De son côté,
00:45:18l'Organisation mondiale
00:45:19de la santé
00:45:20soupçonne une transmission
00:45:22interhumaine
00:45:22et recherche les passagers
00:45:23d'un vol
00:45:24Sainte-Hélène-Johannesbourg,
00:45:26vol à bord duquel
00:45:27a voyagé
00:45:28une des trois victimes
00:45:29décédées.
00:45:30L'OMS fait également
00:45:31état de deux cas
00:45:32d'antavirus confirmés
00:45:33et cinq suspectés.
00:45:35Avec des passagers
00:45:36très très angoissés
00:45:37à bord,
00:45:38on a pu le voir
00:45:39notamment sur les réseaux sociaux.
00:45:40Merci beaucoup Somaïa Labidi.
00:45:42L'économie tout de suite.
00:45:45– Retrouvez votre programme
00:45:46avec Mieux Fiscal
00:45:47pour implanter votre activité
00:45:48en Andorre
00:45:49et optimiser facilement
00:45:50la fiscalité
00:45:51de votre entreprise.
00:45:52Mieux Fiscal,
00:45:53votre programme
00:45:54avec Bienici.
00:45:55– On est bien ici.
00:45:57– Trouvez votre futur logement
00:45:58par vie de quartier
00:45:59et temps de trajet
00:45:59sur bienici.com.
00:46:01– Et la chronique économie
00:46:03elle concerne directement
00:46:04l'actualité politique
00:46:05puisqu'on va revenir
00:46:06sur le rapport consacré
00:46:07aux économies
00:46:07dans l'audiovisuel public
00:46:09le rapport à l'oncle.
00:46:10Bonjour Eric de Ritmatène.
00:46:11– Bonjour Pierre.
00:46:12– On dispose désormais
00:46:13d'un chiffrage précis.
00:46:15– Oui, alors je vais vous donner
00:46:16les grandes lignes
00:46:16parce que l'objectif
00:46:17c'est un milliard d'euros
00:46:19d'économies
00:46:20sur un audiovisuel public
00:46:22qui coûte au total
00:46:23à peu près 4 milliards.
00:46:24Donc la liste
00:46:25est très très longue.
00:46:26Mais les chiffres sont là.
00:46:27Comment y arriver ?
00:46:28En supprimant
00:46:29ou en fusionnant des médias.
00:46:31Par exemple,
00:46:32le plus important
00:46:32c'est France 2, France 5
00:46:33qui deviendrait
00:46:34une seule chaîne généraliste
00:46:35avec une économie
00:46:36de 200 millions d'euros par an.
00:46:38France Info TV, France 24
00:46:39fusion également
00:46:40avec mise en commun
00:46:41des correspondants.
00:46:42Économie possible 20 millions.
00:46:43Fusion aussi
00:46:44de France 3 Région
00:46:45avec le réseau France Bleu
00:46:46qui s'appelle maintenant
00:46:47ICI
00:46:47qui est dédié au local.
00:46:49138 millions d'euros
00:46:50d'économies.
00:46:51Le MOUV aussi
00:46:52qui est une radio
00:46:53sur le net
00:46:53pour seulement 200 000 auditeurs
00:46:55serait supprimé.
00:46:56Le rapport propose aussi
00:46:58de mutualiser
00:46:58les fonctions support
00:46:59de France TV
00:47:00et de Radio France
00:47:00pour éviter les doublons
00:47:01dans tous les services
00:47:03administratifs.
00:47:03Comprendre pourquoi aussi
00:47:04il y a autant de directeurs
00:47:05et de secrétaires généraux.
00:47:07Donc là aussi
00:47:08des économies en vue.
00:47:09Alors le rapport à l'oncle
00:47:11confirme aussi
00:47:11le poids
00:47:12des sociétés
00:47:12de production privée.
00:47:13Et oui,
00:47:14donc il propose
00:47:14d'internaliser
00:47:16au moins un tiers
00:47:17des émissions
00:47:17c'est-à-dire
00:47:18qui seraient produites
00:47:19par l'audiovisuel public
00:47:20et non plus
00:47:20par des sociétés privées.
00:47:21d'ailleurs Mediapart
00:47:22avait dénoncé
00:47:23le poids
00:47:24des sociétés
00:47:24de production privée
00:47:26343 millions d'euros
00:47:27versés aux privés
00:47:27c'est ce que disait
00:47:28Mediapart
00:47:29et tout cela
00:47:29offrait du contribuable
00:47:30et ça enrichit
00:47:31les animateurs producteurs.
00:47:32Donc en finir aussi
00:47:33avec la télé-réalité
00:47:34est-ce que c'est la place
00:47:35de France Télévisions
00:47:36de faire cela ?
00:47:37Réduire de trois quarts
00:47:38les dépenses dédiées
00:47:38aux jeux,
00:47:39aux divertissements.
00:47:40On économiserait
00:47:41120 millions d'euros par an.
00:47:43Voilà.
00:47:43Bon, il y aura aussi
00:47:44moins de budget
00:47:44pour le sport.
00:47:45On voit qu'il y aurait
00:47:46d'autres mesures variées
00:47:47comme limiter le nombre
00:47:48de concerts de Radio France.
00:47:49Il y en a 200 par an
00:47:50donc il y aurait
00:47:50moins de formation musicale.
00:47:52D'autres pistes
00:47:53comme la fusion
00:47:54de l'INA et de la BNF,
00:47:56la Bibliothèque Nationale de France.
00:47:58Tout cela additionné
00:47:59bout à bout
00:48:00ferait un milliard d'économies.
00:48:02Alors il reste quand même
00:48:03une marge importante
00:48:03si vous avez fait le calcul
00:48:04de tout cela
00:48:05on n'arrive pas à un milliard
00:48:06mais il y a les salaires
00:48:08en question,
00:48:09il y a les voitures
00:48:09de fonctions.
00:48:11Il y a aussi
00:48:11la revalorisation
00:48:12des salaires
00:48:13avec des primes
00:48:14en fonction de l'efficacité
00:48:16comme dans le privé.
00:48:17Des économies
00:48:17sur les frais généraux
00:48:18je le disais
00:48:19et puis le festival de Cannes.
00:48:20Le rapport explique
00:48:22que France Télévisions
00:48:23dépense 3 millions de trop
00:48:24uniquement
00:48:25pour cette cérémonie.
00:48:26Merci beaucoup
00:48:27Éric Dorit-Matten.
00:48:29C'était votre programme
00:48:30avec Mieux Fiscal
00:48:31pour implanter
00:48:32votre activité en Andorre
00:48:33et optimiser facilement
00:48:35la fiscalité
00:48:35de votre entreprise.
00:48:36Mieux Fiscal
00:48:37c'était votre programme
00:48:38avec Bien Ici.
00:48:39On est bien ici.
00:48:41Trouvez votre futur logement
00:48:42par vie de quartier
00:48:43et temps de trajet
00:48:44sur Bien Ici.com
00:48:46Toujours à table
00:48:47avec Régis Le Semier
00:48:48avec Arnaud Benedetti
00:48:49avec Yves-Henri-Aufol
00:48:50Sabrina Bouillet
00:48:51est avec nous également.
00:48:53Birlin Bouillet
00:48:54l'Assemblée nationale
00:48:55vote aujourd'hui
00:48:56la loi Philippine.
00:48:57Les députés doivent adopter
00:48:58le texte porté
00:48:59par Charles Rodwell
00:49:00notamment
00:49:01parce qu'il y a aussi
00:49:01Michel Barnier
00:49:02qui prévoit de durcir
00:49:03la rétention des étrangers
00:49:05sous OQTF
00:49:06jugé dangereux.
00:49:07Je vous propose
00:49:07d'écouter
00:49:08le député
00:49:09EPR
00:49:10des Yvelines
00:49:11Charles Rodwell.
00:49:12Aujourd'hui c'est le grand jour
00:49:14où l'Assemblée
00:49:14va pouvoir décider
00:49:15si oui ou non
00:49:17nous voulons allonger
00:49:18la durée de rétention.
00:49:19Je parle
00:49:20pour rappel
00:49:21de terroristes
00:49:23et de criminels
00:49:24et de délinquants
00:49:25extrêmement graves
00:49:26sous OQTF
00:49:27illégaux
00:49:28qui n'ont rien à faire
00:49:29sur le territoire français
00:49:30et qui ont commis
00:49:31des actes
00:49:31comme
00:49:32de la torture
00:49:33des actes de barbarie
00:49:34des actes de séquestration grave
00:49:36ou même des viols.
00:49:37Je pourrais vous citer
00:49:38tant de cas
00:49:40d'actes
00:49:42terroristes
00:49:43ou d'actes criminels
00:49:44qui ont été commis
00:49:45par des personnes
00:49:46qui n'avaient rien à faire
00:49:47sur ce territoire
00:49:48et que nous devons pouvoir
00:49:50maintenir
00:49:51en centre de rétention
00:49:52plus longtemps
00:49:53avant de les expulser.
00:49:54C'est l'objet du texte
00:49:56qui passe en vote solennel
00:49:57aujourd'hui à l'Assemblée.
00:49:58Voilà,
00:49:58il l'explique très bien
00:49:59Charles Rodwell,
00:50:00Sabrina,
00:50:01c'est un texte
00:50:02qui vise à durcir
00:50:03la rétention des étrangers
00:50:03sous OQTF
00:50:04considérée comme dangereuse
00:50:05pour une solution
00:50:06de lois importante.
00:50:07On se souvient
00:50:08de plusieurs affaires
00:50:09et notamment
00:50:10de l'affaire Philippine
00:50:11dont cette loi
00:50:11porte le nom.
00:50:12Oui,
00:50:12je sais cher Pierre
00:50:13qu'avec des scies
00:50:14on refait le monde
00:50:15mais en allongeant
00:50:17la durée de rétention
00:50:18dans un crat
00:50:19on peut raisonnablement
00:50:20se demander
00:50:21si des vies
00:50:21auraient été sauvées.
00:50:22Je vais vous parler
00:50:23de deux affaires récentes
00:50:24et emblématiques
00:50:25concernant cette problématique.
00:50:26D'abord l'affaire Philippine
00:50:28dont la proposition de loi
00:50:29a repris symboliquement
00:50:30le prénom
00:50:31loi Philippine.
00:50:32Philippine,
00:50:33c'est cette jeune étudiante
00:50:34de 19 ans
00:50:35violée et tuée.
00:50:36Elle a été retrouvée morte
00:50:37dans le bois de Boulogne.
00:50:38C'était le 21 septembre 2024.
00:50:40Trois jours après
00:50:41un suspect
00:50:42est interpellé
00:50:43en Suisse
00:50:43et ce suspect
00:50:44vous allez le voir
00:50:45c'est à Eau.
00:50:46Il a 22 ans
00:50:47il est de nationalité marocaine
00:50:49et sous le coup
00:50:50d'une OQTF
00:50:51une obligation
00:50:51de quitter
00:50:52le territoire français.
00:50:53Il a un passé judiciaire chargé.
00:50:55Il était déjà condamné
00:50:56en 2021
00:50:57à 7 ans de prison
00:50:58pour viol.
00:50:59Il avait alors 17 ans.
00:51:00Sort de prison
00:51:01en juin 2024
00:51:02l'année du meurtre
00:51:03et une libération
00:51:04qui est assortie
00:51:05d'une OQTF
00:51:05et c'est là
00:51:06qu'il est placé
00:51:07dans un CRA
00:51:08un centre de rétention
00:51:10administrative.
00:51:10Ce placement
00:51:11il est fait en vue
00:51:12de l'expulser
00:51:13vers son pays d'origine
00:51:14le Maroc
00:51:14sauf que voilà
00:51:15problème
00:51:16il n'a aucun papier d'identité
00:51:18je précise au passage
00:51:20que c'est une situation
00:51:21assez fréquente
00:51:22chez les clandestins.
00:51:23Ce placement
00:51:24donc il a été fait
00:51:24en vue de l'expulser
00:51:25ce problème arrive
00:51:26les autorités françaises
00:51:27se mettent alors en lien
00:51:28avec le Maroc
00:51:29pour une demande
00:51:30de reconnaissance
00:51:31aux fins de délivrance
00:51:32d'un laissé passé
00:51:33donc vous voyez
00:51:33la lenteur administrative française
00:51:35d'abord il faut
00:51:36la reconnaissance
00:51:37d'identité
00:51:37qui est demandée
00:51:38puis seulement
00:51:39la demande
00:51:40de laisser passer
00:51:40et après
00:51:41on organise
00:51:42l'expulsion.
00:51:43Ici la réponse
00:51:44du Maroc
00:51:45elle se fait attendre
00:51:46trois prolongations
00:51:48en CRA
00:51:48sont décidées
00:51:49les mois passent
00:51:50il ne reste au préfet
00:51:51qu'une dernière possibilité
00:51:53de prolonger
00:51:53de 15 jours
00:51:54et c'est là
00:51:55que le juge
00:51:56des libertés
00:51:57de la détention
00:51:58doit trancher
00:51:58et il décide
00:51:59de dire non
00:52:00alors ce juge
00:52:01il constate bien
00:52:02la dangerosité
00:52:03de l'individu
00:52:04mais comme
00:52:04l'administration française
00:52:06ne peut pas garantir
00:52:07qu'elle parviendra
00:52:08à obtenir
00:52:09le laisser passer
00:52:10vers le Maroc
00:52:11d'ici les 15 jours restants
00:52:12ni d'organiser
00:52:13son retour en avion
00:52:14et bien l'individu
00:52:15il est libéré
00:52:16tout se joue
00:52:17à ce moment là
00:52:18écoutez bien
00:52:18le lendemain
00:52:19de la décision du juge
00:52:21le 4 septembre
00:52:22le Maroc
00:52:22fait parvenir
00:52:23l'autorisation
00:52:24d'expulsion
00:52:25à la France
00:52:26mais c'est trop tard
00:52:27l'individu
00:52:28il a déjà pris la fuite
00:52:29il est censé pointer
00:52:30et être assigné
00:52:31à résidence
00:52:31mais il ne mettra jamais
00:52:33les pieds dans l'hôtel
00:52:34où il est censé être logé
00:52:36et puis
00:52:3716 jours plus tard
00:52:3816 jours plus tard
00:52:39il viole
00:52:40et tue Philippine
00:52:41en tout cas
00:52:42ce sont les faits
00:52:42qui lui sont reprochés
00:52:43en attendant son jugement
00:52:44donc on peut se demander
00:52:45et si
00:52:46et si ce suspect
00:52:47avait été maintenu
00:52:49en cras
00:52:49quelques jours de plus
00:52:50il aurait été donc expulsé
00:52:52il n'aurait pas
00:52:53pu commettre
00:52:54ce meurtre
00:52:55et Philippine
00:52:55se serait peut-être
00:52:56en vie
00:52:57aujourd'hui
00:52:57on parle de l'affaire
00:52:58Philippine
00:52:59de nombreuses affaires
00:52:59auraient pu être évitées
00:53:01ça fait écho
00:53:02à l'attaque aussi
00:53:03du 22 février 2025
00:53:05on est près du marché
00:53:06du canal couvert
00:53:08à Mulhouse
00:53:08où une attaque au couteau
00:53:10a fait un mort
00:53:11et sept blessés
00:53:12oui une autre affaire
00:53:13qui avait bouleversé l'opinion
00:53:14et le ministre
00:53:14de l'intérieur de l'époque
00:53:16Bruno Retailleau
00:53:17nous sommes le samedi
00:53:1822 février 2025
00:53:19un homme commet
00:53:20une attaque au couteau
00:53:22dans les rues de Mulhouse
00:53:22au cri de Allah Akbar
00:53:24il tue un homme
00:53:25un portugais
00:53:25de 69 ans
00:53:26Lino Souza
00:53:27Louriro
00:53:27et il blesse
00:53:28sept autres personnes
00:53:29dont des policiers
00:53:30le principal suspect
00:53:32il est arrêté difficilement
00:53:33par la police municipale
00:53:34il s'appelle Brahim A
00:53:35c'est un Algérien
00:53:36de 37 ans
00:53:37arrivé illégalement
00:53:38en France en 2014
00:53:39il est déjà connu
00:53:40des services de renseignement
00:53:41pour des faits d'apologie
00:53:42du terrorisme
00:53:43faits pour lesquels
00:53:44il avait d'ailleurs
00:53:45été condamné
00:53:45à six mois de prison
00:53:46il était fiché
00:53:47au FSPRT
00:53:49le fichier qui recense
00:53:50les signalements
00:53:51d'éventuelles radicalisations
00:53:52à caractère terroriste
00:53:54et on découvre aussi
00:53:54qu'il était sous le coup
00:53:55d'une OQTF
00:53:56lui aussi
00:53:57il avait donc fait de la prison
00:53:58il sort 50 jours
00:53:59avant le terme de sa peine
00:54:01il est aussitôt placé
00:54:01en CRA
00:54:02au CRA de Strasbourg
00:54:03Gaispolsheim
00:54:04entre mars et juin 2024
00:54:06il atteint le plafond
00:54:08disons de la durée
00:54:09c'est-à-dire 90 jours
00:54:11il ressort libre
00:54:12pourquoi ?
00:54:13et bien parce que l'Algérie
00:54:14refuse de délivrer
00:54:16un laissé-passer consulaire
00:54:17c'est ce laissé-passer
00:54:18qui permet l'expulsion
00:54:20l'Algérie a refusé
00:54:21à plus de 10 reprises
00:54:23de délivrer ce document
00:54:25il n'y a pas d'autre choix
00:54:26possible donc
00:54:27que de le laisser libre
00:54:29sortir
00:54:29il est donc assigné
00:54:30à résidence
00:54:31placé sous contrôle judiciaire
00:54:33avec une obligation
00:54:33de pointer quotidiennement
00:54:35au commissariat
00:54:36et c'est justement
00:54:37après avoir refusé
00:54:38de pointer au commissariat
00:54:40de Mulhouse
00:54:40qu'il déclenche
00:54:41son action meurtrière
00:54:42j'ajoute que cette attaque
00:54:43elle est qualifiée
00:54:44d'attentat terroriste
00:54:45parce que le parquet national
00:54:47antiterroriste
00:54:47s'était saisi de l'affaire
00:54:48voilà donc pour ces précisions
00:54:50merci beaucoup Sabrina
00:54:51la loi Rodwell
00:54:53la loi Philippine
00:54:55actualité
00:54:56et agenda chargé
00:54:57aujourd'hui
00:54:57à l'Assemblée nationale
00:54:58puisqu'il y a également
00:54:59la loi Elodie Retailleau
00:55:02au Sénat
00:55:03cette fois-ci
00:55:03sur l'antrisme
00:55:04cette même loi
00:55:06succède à la loi
00:55:07de Gérald Darmanin
00:55:08et précède
00:55:09la loi Nunes
00:55:10et je le disais tout à l'heure
00:55:11en introduction
00:55:11on espère qu'il y aura
00:55:12autant de lois
00:55:13que d'efficacité
00:55:14justement pour lutter
00:55:15contre ce genre de scénario
00:55:17qui se répète
00:55:18comme on vient de l'entendre
00:55:19avec Sabrina
00:55:19oui mais le problème
00:55:20c'est qu'empiler des lois
00:55:21et on l'a vu notamment
00:55:22sur l'immigration
00:55:23on a toujours été très bon
00:55:24empiler des lois
00:55:25ne fait pas qu'il y a plus d'effet
00:55:26sinon ça se saurait
00:55:27et effectivement
00:55:28au moment où
00:55:29au Sénat
00:55:30Bruno Retailleau
00:55:31va commencer à expliquer
00:55:32pourquoi il veut cette loi
00:55:34une loi par exemple
00:55:34qui va faciliter
00:55:35la dissolution
00:55:36d'associations
00:55:37durcir les sanctions
00:55:38pour atteinte au principe
00:55:39de la République
00:55:39encadrer plus strictement
00:55:41la construction
00:55:41d'édifices religieux
00:55:43ou encore geler
00:55:43les avoirs
00:55:44des groupes séparatistes
00:55:45donc Bruno Retailleau
00:55:46va expliquer
00:55:46pourquoi cette loi
00:55:47est bien fondée
00:55:48et dans la foulée
00:55:49c'est Laurent Nunez
00:55:50lui-même
00:55:50qui va lui répondre
00:55:51qui est hostile
00:55:51à la version
00:55:52à la copie
00:55:53de Bruno Retailleau
00:55:54et qui veut défendre
00:55:55une autre loi
00:55:55chacun à sa chapelle
00:55:56donc chacun à sa chapelle
00:55:58on a aussi
00:55:59peut-être des ambitions
00:56:01présidentielles
00:56:01chez certains
00:56:01qui font qu'il faut
00:56:02un petit peu
00:56:03marteler le terrain
00:56:04en revanche
00:56:05on sait qu'au Sénat
00:56:06la gauche y est opposée
00:56:07mais il y a une majorité
00:56:08de droite
00:56:08donc l'étape du Sénat
00:56:09pour Bruno Retailleau
00:56:10sera assez facile
00:56:11on sait que notamment
00:56:12à l'Assemblée nationale
00:56:13sans doute
00:56:14que ça ne passera pas
00:56:15et puis attention
00:56:16aux effets d'annonce
00:56:16si on revient
00:56:17et Charles Rodouel
00:56:17le disait lui-même
00:56:18sur sa loi
00:56:19en réalité ça n'empêchera rien
00:56:20parce que Charles Rodouel
00:56:21le sait au bout de 210 jours
00:56:22ces personnes reviendront
00:56:24dans la nature
00:56:24plus au bout de 90
00:56:25au bout de 210
00:56:26avec la même dangerosité
00:56:27et c'est ce que disait
00:56:28Charles Rodouel
00:56:29c'est sa petite pierre
00:56:30à l'édifice
00:56:30il essaye de faire mieux
00:56:31que l'état du droit actuel
00:56:33en revanche
00:56:34ça ne changera pas
00:56:35franchement la date
00:56:35il n'y a pas de solution
00:56:36miracle là-dessus
00:56:37Arnaud
00:56:37il pousse jusqu'au maximum
00:56:39de ce que permet aujourd'hui
00:56:40l'état de la législation
00:56:42mais le vrai sujet
00:56:43en effet
00:56:43c'est que
00:56:45pour reprendre le contrôle
00:56:47aujourd'hui
00:56:47notamment de la politique migratoire
00:56:49parce qu'il s'agit de cela
00:56:50quand même
00:56:50d'une certaine manière aussi
00:56:51c'est qu'il faut
00:56:52inverser si vous voulez
00:56:54la norme
00:56:55en l'occurrence
00:56:55c'est ça qui est absolument essentiel
00:56:57c'est la capacité
00:56:58d'assurer la primauté
00:57:00du droit national
00:57:00sur notamment
00:57:02le droit européen
00:57:03ça va être un des enjeux
00:57:04d'ailleurs politiques
00:57:05de l'élection présidentielle
00:57:06on sait qu'à droite
00:57:07globalement
00:57:08pour aller vite
00:57:09de Bruno Rotaillot
00:57:10jusqu'au rassemblement national
00:57:12et à Éric Ciotti
00:57:13on est plutôt favorable
00:57:14à cette inversion
00:57:16mais ça va demander
00:57:17quand même
00:57:17une révision constitutionnelle
00:57:18d'abord si un président de droite
00:57:21est élu
00:57:21ou une présidente de droite
00:57:22est élu
00:57:22ce qui est déjà
00:57:23une première condition
00:57:24mais ça nécessitera
00:57:26quand même un parcours
00:57:27dont on sait très bien
00:57:27qu'il sera compliqué
00:57:29sur le plan constitutionnel
00:57:30là on a vu
00:57:31que les profils
00:57:31étaient notamment des Algériens
00:57:33vous vous étiez au Liban
00:57:34pendant que la polémique
00:57:35sur les maboules
00:57:36vous avez entendu
00:57:36la polémique sur les maboules ?
00:57:37j'ai pas entendu
00:57:38avec Emmanuel Macron
00:57:39qui a répondu
00:57:41à un médecin
00:57:41en Ariège
00:57:42qui lui disait
00:57:43ben voilà
00:57:43ici on a aussi du staff
00:57:45qui n'est pas forcément français
00:57:46mais on fait appel
00:57:46à des médecins algériens
00:57:47sinon on n'arrive pas
00:57:48à soigner les gens
00:57:49et Emmanuel Macron
00:57:50a répondu
00:57:51en visant bien sûr
00:57:52Bruno Rotaillot
00:57:53a répondu
00:57:54en disant
00:57:55mais attendez
00:57:55ceux qui veulent se fâcher
00:57:56avec l'Algérie
00:57:56ce sont des maboules
00:57:57voilà
00:57:58c'est le problème principal
00:58:00moi je me souviens
00:58:00avoir fait un reportage
00:58:02sur les CRA
00:58:03j'avais été en visiter
00:58:04j'avais passé pas mal de temps
00:58:05à discuter justement
00:58:06avec les personnes
00:58:07à l'intérieur du CRA
00:58:08ce qui m'avait marqué
00:58:09c'était la certitude
00:58:11quasi unanime
00:58:13de sortir au bout de 3 mois
00:58:15c'est de toute façon
00:58:17une impunité
00:58:17quand on sait qu'on est coupable
00:58:20exactement
00:58:20et également
00:58:22le mélange des genres
00:58:23c'est à dire
00:58:24qu'il y avait
00:58:24beaucoup de personnes
00:58:25qui étaient incarcérées
00:58:26pour des affaires de viol
00:58:27ou des affaires de meurtre
00:58:28et au milieu de ça
00:58:29un type avec des liens
00:58:31avec Daesh
00:58:32par exemple
00:58:33et tout ça
00:58:34un savant mélange
00:58:36avec des personnels pénitentiaires
00:58:38qui sont obligés
00:58:39de gérer ça au quotidien
00:58:40mais c'est surtout
00:58:42l'absurdité
00:58:43de ce type d'établissement
00:58:44c'est à dire
00:58:45comme ils savent
00:58:46que le blocage
00:58:47est quasi systématique
00:58:48au niveau des laissés-passés consulaires
00:58:50ils sont tranquilles
00:58:51parce qu'à un moment
00:58:52ou à un autre
00:58:52ils vont se retrouver
00:58:53dans la nature
00:58:54et pour l'instant
00:58:55méthode douce
00:58:55méthode dure
00:58:56pour ces visas consulaires
00:58:57on ne sait pas
00:58:58c'est à dire qu'on peut
00:58:59toujours multiplier
00:59:00les mesures techniques
00:59:01mais elles ne serviront à rien
00:59:02s'il n'y a pas
00:59:03des mesures politiques
00:59:03c'est à dire que
00:59:04on peut naturellement
00:59:05décider de mesures techniques
00:59:07contre l'entrisme islamique
00:59:08mais si on ne s'arrête pas
00:59:09à la manière
00:59:10dont on arrête
00:59:11l'islamisme lui-même
00:59:12cela ne servira à rien
00:59:13on peut naturellement
00:59:14allonger
00:59:15les procédures de détention
00:59:17dans l'écran
00:59:17mais si on ne se décide pas
00:59:19à tordre le bras
00:59:20des pays
00:59:21qui ne veulent pas
00:59:22reprendre leurs ressortissants
00:59:23l'Algérie singulièrement
00:59:24ou le Maroc
00:59:25cela ne servira à rien
00:59:26cela ne servira à rien
00:59:27non plus
00:59:27si l'on est réticent
00:59:29à accélérer
00:59:30des procédures
00:59:30de déchéance de nationalité
00:59:32dans le cas
00:59:33de double nationalité
00:59:33qui commettent
00:59:34des délits
00:59:35pour l'instant
00:59:35ou des crimes naturellement
00:59:36or ceci n'est pas fait
00:59:37donc on peut toujours
00:59:38effectivement se donner
00:59:39bonne conscience
00:59:40en multipliant
00:59:40des mesures techniques
00:59:41comme c'est fait aujourd'hui
00:59:43par Bruno Rotaillot
00:59:44ou par Laurent Nunes
00:59:45mais encore une fois
00:59:46s'il n'y a pas le courage
00:59:47d'affronter l'ennemi en face
00:59:49et l'ennemi en face
00:59:50c'est encore en l'occurrence
00:59:51l'islamisme
00:59:52ou les états
00:59:53qui se réclament
00:59:53d'un islam politique
00:59:55d'un islam radical
00:59:56en tout cas
00:59:56sinon de l'islamisme lui-même
00:59:58et bien cela ne servira à rien
00:59:59en tout cas
00:59:59ce sont des questions
01:00:00que l'on posera
01:00:00avec Laurent Serraï
01:00:01ce soir à Jordan Bardella
01:00:03qui je vous le rappelle
01:00:04est l'invité exceptionnel
01:00:05de la France
01:00:05en face
01:00:06avec donc à 21h
01:00:08ce format spécial
01:00:09le président du RN
01:00:11Jordan Bardella
01:00:12Mathieu Bocoté
01:00:13est avec nous
01:00:13bonjour cher Mathieu
01:00:14bonjour
01:00:14le pessimiste
01:00:16joyeux entretien
01:00:17avec Laurent Dandrieux
01:00:19on va venir sur le côté
01:00:20plus personnel
01:00:21de ce livre
01:00:21dans quelques instants
01:00:22mais d'abord
01:00:23ce qu'on est en train
01:00:24justement d'évoquer
01:00:25ça fait partie aussi
01:00:26des sujets
01:00:27que vous évoquez
01:00:28également dans le livre
01:00:29il y a deux éléments
01:00:30d'un côté
01:00:31il y a une incapacité
01:00:32manifeste
01:00:33à contenir
01:00:34les flux migratoires
01:00:35au point
01:00:36il y a un changement
01:00:36de population en France
01:00:37qui s'opérait
01:00:38sur une quarantaine d'années
01:00:39on pourrait parler
01:00:40d'un coup d'état démographique
01:00:41une sorte de changement
01:00:42de peuple programmé
01:00:43ou à tout le moins
01:00:44qu'on a toléré
01:00:45deuxième élément
01:00:46dans tout cela
01:00:47il y a une transformation
01:00:48sur le plan de la sécurité
01:00:49de l'identité
01:00:50on craint l'islamisation
01:00:51mais l'islamisation
01:00:52ne vient pas
01:00:53d'un mouvement soudain
01:00:54de conversion massif
01:00:55en Normandie
01:00:56ou dans l'Ariège
01:00:57ou quand sais-je
01:00:58donc c'est un effet
01:00:59de l'immigration
01:01:00c'est pas le débarquement
01:01:01de l'Ombandie
01:01:02c'est pas Omavitch
01:01:03ce n'est pas
01:01:04le grand moment
01:01:05de conversion intérieure
01:01:06qui pousserait la France
01:01:07enfin l'islam
01:01:08est la seule vraie vérité
01:01:09c'est pas comme ça
01:01:09que ça s'est passé
01:01:10donc une fois que vous avez
01:01:11cette situation
01:01:12plus l'islamisation
01:01:13plus l'insécurité
01:01:14qui est liée
01:01:14à cette déstabilisation
01:01:15de la société
01:01:16parce que des cultures
01:01:17s'entrechoquent
01:01:18qui n'ont pas les mêmes normes
01:01:19qui n'ont pas les mêmes valeurs
01:01:20qui n'ont pas le même rapport
01:01:20à la femme
01:01:21qui n'ont pas le même rapport
01:01:22à la sécurité
01:01:23quoi qu'il en soit
01:01:23une fois que vous avez tout ça
01:01:24l'État se demande
01:01:25que faire
01:01:26une fois qu'on a laissé
01:01:27l'instabilité générale
01:01:29s'installer
01:01:29et là il y a deux solutions
01:01:31je le vois bien
01:01:31d'un côté
01:01:31il y a la volonté
01:01:32la solution Rotario
01:01:33qui consiste à nommer
01:01:35l'islamisme
01:01:36et à chercher à contenir
01:01:37cet islamisme
01:01:38vous savez
01:01:38il y a par ailleurs
01:01:39une forme d'illusion républicaine
01:01:40qui me fascine toujours
01:01:41on a l'impression
01:01:42qu'on peut faire en sorte
01:01:42au-delà même de l'islamisme
01:01:44on a l'impression
01:01:44que si l'islam arrive en France
01:01:46il suffirait ensuite
01:01:46d'un coup de baguette laïque
01:01:47sur sa tête
01:01:48pour d'un coup
01:01:49c'est une forme de conversion générale
01:01:50baguette laïque
01:01:51je vais les retenir
01:01:51c'est une forme de conversion générale
01:01:53à la république
01:01:54ou de l'autre côté
01:01:55et qui est plus inquiétant
01:01:56je pense
01:01:56c'est chez M. Nunez
01:01:57qui est un homme de qualité
01:01:58sans le moindre doute
01:01:58mais qui propose une loi
01:02:00assez inquiétante
01:02:01pour ne pas dire liberticide
01:02:02quand on voit la définition
01:02:04qu'il propose de l'antrisme
01:02:05il le dit
01:02:06ce n'est plus centré
01:02:06spécialement sur l'islamisme
01:02:08il veut s'en prendre
01:02:09à l'ensemble des associations
01:02:10qui tiendraient des discours
01:02:11dits discriminatoires
01:02:12ou haineux
01:02:13mais quand on voit
01:02:14que depuis une vingtaine d'années
01:02:15sinon une trentaine d'années
01:02:16toute critique de l'immigration massive
01:02:18de l'islamisation de la France
01:02:19toute critique du multiculturalisme
01:02:22peut être pensée
01:02:23comme un discours haineux
01:02:25à terme le résultat de cela
01:02:26c'est que je crains
01:02:26que cette loi ne se retourne
01:02:27contre ceux qui veulent résister
01:02:29au basculement démographique
01:02:31en France
01:02:31au multiculturalisme
01:02:32à l'islamisme
01:02:33de grands retournements étonnants
01:02:34voilà donc on parlera
01:02:36de ce livre
01:02:36dans quelques instants
01:02:37je voudrais qu'on fasse
01:02:38un petit passage
01:02:39par le théâtre de Paris
01:02:41où il y a eu
01:02:41la 37ème nuit
01:02:43des Molières
01:02:44cérémonie
01:02:45qui a décerné
01:02:46un Molière d'honneur
01:02:47notamment à Muriel Robin
01:02:49soirée qui a pris
01:02:51une dimension politique
01:02:52je ne sais pas si on a
01:02:53on a pu voir cet article du Monde
01:02:55qui a dit que la 37ème cérémonie
01:02:57alors on peut voir
01:02:57voilà
01:02:5837ème cérémonie
01:02:59sans polémique
01:03:00qui a su inscrire
01:03:02le théâtre dans le Monde
01:03:03alors plus que jamais
01:03:04le Monde dit la vérité
01:03:05voilà comme ça
01:03:06au moins on saura
01:03:07qu'il n'y a pas eu de polémique
01:03:08et qu'il n'y a eu aucun incident
01:03:09dans cette soirée
01:03:11où pour le coup
01:03:12nous à Europe 1
01:03:13et à CNews
01:03:14on a su
01:03:15en décortir
01:03:16quelques-uns
01:03:17des incidents
01:03:18en tout cas
01:03:19ça ce n'est pas un incident
01:03:21mais c'est une prise de parole
01:03:22forte
01:03:22celle de Muriel Robin
01:03:23et qui
01:03:24a dénoncé
01:03:26le plaidé coupable
01:03:27pour les crimes graves
01:03:28elle s'adresse directement
01:03:29à Gérald Darmanin
01:03:33je voudrais juste dire
01:03:34rapidement quelques mots
01:03:35sur la nouvelle loi sûre
01:03:36dont vous avez peut-être
01:03:38entendu parler
01:03:39c'est le plaidé coupable
01:03:40proposé par Gérald Darmanin
01:03:42elle permettrait
01:03:43à un violeur
01:03:44de négocier sa peine
01:03:45dans le bureau d'un juge
01:03:47sans procès
01:03:48en échange
01:03:50d'un aveu
01:03:52mais un viol
01:03:53ça ne se négocie pas
01:03:54ça se juge
01:03:55les victimes
01:03:56n'ont pas besoin
01:03:57d'une justice plus rapide
01:03:58mais d'une justice
01:03:59à la hauteur
01:04:00on ne combat pas
01:04:01une violence massive
01:04:02avec une justice allégée
01:04:04qui simplifie la procédure
01:04:06mais pas la vie des victimes
01:04:07le procès est important
01:04:09pour les victimes
01:04:09et pour la société
01:04:11je vous demande donc
01:04:12monsieur le ministre
01:04:13s'il vous plaît
01:04:14d'être à la hauteur
01:04:15de ce fléau
01:04:16et de ne pas infliger
01:04:17aux victimes
01:04:18une seconde peine
01:04:19n'est-il d'ailleurs
01:04:20pas question là aussi
01:04:21d'honneur
01:04:22je vous remercie
01:04:24infiniment
01:04:32voilà prise de parole
01:04:34poignante
01:04:34de Muriel Robin
01:04:35et pourtant
01:04:36il faut décortiquer
01:04:37Elodie Huchard
01:04:38c'est émouvant
01:04:38de voir autant de personnes
01:04:39applaudir ce qu'elle vient de dire
01:04:40qui visiblement
01:04:41n'ont pas lu
01:04:41le projet de loi
01:04:42de Gérald Darmanin
01:04:43alors c'est très bien
01:04:44c'est très émouvant
01:04:44pour une cérémonie
01:04:45des Molières
01:04:46on va regarder juste
01:04:46dans le détail
01:04:47parce que évidemment
01:04:48personne ne va proposer
01:04:49aux violeurs
01:04:50de négocier
01:04:50et de ne pas être puni
01:04:51c'est l'idée de personne
01:04:52et ça semble évident
01:04:54le plaidé coupable
01:04:55ça existe déjà
01:04:55ça sera plus élargi
01:04:57à d'autres crimes
01:04:57et délits
01:04:58et donc sur les viols
01:04:59en l'occurrence
01:04:59le procureur
01:05:01pourrait faire une demande
01:05:01de plaidé coupable
01:05:02pour qu'effectivement
01:05:03la procédure aille plus vite
01:05:04ça serait jugé en quelques mois
01:05:06alors que pour l'instant
01:05:07on est plutôt sur quelques années
01:05:08et il y a aussi des victimes
01:05:09que visiblement
01:05:10Muriel Robin
01:05:10n'a pas rencontré
01:05:11qui estiment que tout ce temps
01:05:13de procédure est très long
01:05:14et qu'en fait
01:05:14ce temps de réparation
01:05:16n'arrive pas
01:05:16donc le procureur
01:05:17pourrait demander
01:05:18un plaidé coupable
01:05:19il faudrait l'accord
01:05:19du procureur
01:05:20de la victime
01:05:21et de l'accusé
01:05:22et je dis bien
01:05:22y compris de la victime
01:05:24si les trois sont d'accord
01:05:25il y aura effectivement
01:05:26une justice plus rapide
01:05:27avec une audience solennelle
01:05:28qui sera publique
01:05:29rien ne se fera
01:05:30dans le bureau d'un juge
01:05:31comme elle laisse le penser
01:05:32et effectivement
01:05:33s'il y a un aveu
01:05:33le condamné
01:05:35pourrait écoper
01:05:35des deux tiers
01:05:36de la peine encourue
01:05:37on peut se dire
01:05:38et pourquoi pas
01:05:38de la peine encourue totalement
01:05:40parce que déjà
01:05:40dans les faits
01:05:41aujourd'hui
01:05:41personne n'écope
01:05:42de la peine complète
01:05:43donc en réalité
01:05:44ça ne changera pas les peines
01:05:46ça accélérera
01:05:46les procédures
01:05:48et si elle avait lu le texte
01:05:49et bien il aurait pu
01:05:49s'en rendre compte
01:05:50et si on avait
01:05:51un peu mieux préparé
01:05:53aussi la cérémonie
01:05:54si nous quand on fait
01:05:55un sujet
01:05:56on le met en situation
01:05:57on fait ce qu'on appelle
01:05:59un lancement
01:05:59c'est à dire que le présentateur
01:06:00fait un lancement
01:06:01et Sabrina par exemple
01:06:02fait un papier derrière
01:06:03et donc du coup
01:06:04comme ça on se complète
01:06:05c'est à dire que moi
01:06:05j'essaye d'élaguer
01:06:07et je voilà
01:06:08et puis
01:06:09on se complète
01:06:10et puis derrière
01:06:11voilà vous faites
01:06:12un angle bien précis
01:06:13si on avait dit
01:06:14aux téléspectateurs
01:06:15voilà ce qu'on va vous expliquer
01:06:16mais là évidemment
01:06:17c'est totalement politique
01:06:18oui ça ne devait pas échapper
01:06:20c'est totalement politique
01:06:21c'est à dire qu'on essaye
01:06:22quand même de détourner
01:06:24c'est une façon de détourner
01:06:26ce qui n'existe pas
01:06:28c'est à dire qu'en plus
01:06:29on imagine quand même mal
01:06:30Gérald Darmanin
01:06:32vouloir minimiser
01:06:34le cas d'un violeur
01:06:36on imagine assez mal
01:06:37un ministre de la justice
01:06:38se dire
01:06:38n'importe quelle
01:06:39ministre de la justice
01:06:40oui puis vous ressortez
01:06:40on est content
01:06:41en plus il y a quand même
01:06:42un côté
01:06:42c'est un peu poussé
01:06:43on va en parler encore
01:06:44de cette cérémonie
01:06:45des Molières
01:06:46parce qu'il y a quand même
01:06:47deux autres pépites
01:06:48que je voulais vous faire écouter
01:06:49et on recevra bien sûr
01:06:50Mathieu Bocoté
01:06:51pour son livre
01:06:52à tout de suite
01:06:52dans Midi News
01:06:55suite de Midi News
01:06:56et dans un instant
01:06:57Mathieu Bocoté
01:06:58pour le pessimiste
01:07:00joyeux chez Fayard
01:07:01mais d'abord
01:07:01les dernières informations
01:07:02Sommayal Abidi
01:07:03et on commence par
01:07:05les derniers développements
01:07:06de la guerre
01:07:06au Moyen-Orient
01:07:07Pierre Washington
01:07:08promet une réponse
01:07:09dévastatrice
01:07:10à toute attaque iranienne
01:07:11contre un navire commercial
01:07:12les Etats-Unis
01:07:14ne cherchent pas
01:07:15à se battre
01:07:15le blocus naval
01:07:16est toujours en place
01:07:17six navires ont dû
01:07:18rebroucher ses chemins
01:07:19mais nous sommes prêts
01:07:20à faire feu
01:07:21pour protéger nos bateaux
01:07:22à déclaration
01:07:23il y a quelques minutes
01:07:24de Pitexet
01:07:25ministre américain
01:07:25de la Défense
01:07:26au 67ème jour de guerre
01:07:28et après
01:07:28un regain de tension
01:07:29depuis hier
01:07:30dans le détroit d'Ormose
01:07:33situation hautement inflammable
01:07:34je vous le disais
01:07:35dans ce passage
01:07:36hautement stratégique
01:07:37un navire danois
01:07:37a pu être escorté hier
01:07:38grâce à la marine américaine
01:07:40ce qui a provoqué
01:07:41les foudres de Téhéran
01:07:42qui a tiré sur des bâtiments
01:07:44américains
01:07:44et repris ses frappes
01:07:45sur les Émirats Arabes Unis
01:07:47Téhéran
01:07:47qui dans le même temps
01:07:48promet que le régime
01:07:49n'a même pas encore
01:07:50commencé son bras de fer
01:07:51avec les Etats-Unis
01:07:52et dénonce
01:07:53l'opération liberté
01:07:54de Donald Trump
01:07:55comme étant un projet impasse
01:07:57Et puis en France
01:07:58un jeune homme âgé de 17 ans
01:08:00tué par Balset
01:08:01près du quartier sensible
01:08:02de Montclar en Avignon
01:08:04par deux individus
01:08:05toujours en fuite
01:08:06la victime était défavorablement
01:08:08connue des services de police
01:08:10notamment pour des infractions
01:08:11à la législation
01:08:12sur les stupéfiants
01:08:13selon la procureure
01:08:15les premiers éléments recueillis
01:08:17permettent d'envisager
01:08:18un lien avec le narcotrafic
01:08:19merci Somaïa
01:08:21Labidi
01:08:22sont à table avec moi
01:08:23Sabrina Bialin-Bouillet
01:08:24du service police-justice
01:08:26de CNews
01:08:27Yvan Riouffol
01:08:28Régis Le Sobier
01:08:29Arano Bédédetti
01:08:30et Mathieu Bocoté
01:08:32nous ne sommes pas dimanche
01:08:33et pourtant nous nous voyons
01:08:35le pessimiste joyeux
01:08:36entretien avec Laurent Dandrieux
01:08:38c'est votre dernier livre
01:08:40et cette fois-ci
01:08:41sous forme d'entretien
01:08:42on en apprend beaucoup
01:08:43sur votre vie personnelle
01:08:45on en apprend beaucoup
01:08:46sur vos parents
01:08:46sur votre papa
01:08:47qui vient de nous quitter
01:08:49et nous sommes tous
01:08:50très éprouvés
01:08:51par ce qui vous arrive
01:08:53mon cher Mathieu
01:08:54je disais que vous allez
01:08:54peut-être nous quitter
01:08:55quelques jours
01:08:56pour justement
01:08:57les obsèques de votre cher père
01:08:59et en fait c'est lui
01:09:00le pessimiste joyeux
01:09:01Oui
01:09:01c'est le titre à l'origine du livre
01:09:03c'est-à-dire
01:09:03lorsque je faisais l'entretien
01:09:04avec Laurent Dandrieux
01:09:05on cherchait un autre titre
01:09:06évidemment c'est toujours
01:09:06la partie la plus compliquée
01:09:07pour un bouquin
01:09:08et à un moment donné
01:09:09je parle de mon paternel
01:09:10en disant
01:09:10c'est un pessimiste joyeux
01:09:11c'est-à-dire globalement
01:09:12quelqu'un qui appréhende
01:09:13l'existence
01:09:13avec le sentiment
01:09:14de la possible
01:09:15et probable disparition
01:09:17de toute chose
01:09:17et tout va toujours mal se passer
01:09:19l'Empire romain est tombé
01:09:20nos pays disparaîtront
01:09:22un jour nous ne serons que poussière
01:09:23donc pessimisme
01:09:24point de départ
01:09:24mais néanmoins
01:09:25l'existence est une grâce
01:09:26l'existence est merveilleuse
01:09:27il y a trois ou même
01:09:28quatre pas par jour
01:09:29comme j'aime dire
01:09:30donc dès lors
01:09:31il y a trois ou quatre raisons
01:09:32au moins d'être heureux par jour
01:09:33à travers cela
01:09:34c'est une espèce de tension
01:09:35à la différence
01:09:36des terribles optimistes
01:09:37tristes de gauche
01:09:38qui quant à eux
01:09:39nous promettent
01:09:40un monde absolument lumineux
01:09:41mais tant que le monde
01:09:42ne sera pas parfait
01:09:43ils vont nous accabler
01:09:44au quotidien
01:09:44de leur tristesse
01:09:45politiquement chargée
01:09:46donc oui c'est une forme
01:09:47d'hommage à mon père
01:09:48qui dans les circonstances
01:09:49me plaît
01:09:49alors à part Bergman
01:09:51le cinéaste
01:09:52il vous a quand même
01:09:53transmis pas mal de choses
01:09:54oui vous avez raison
01:09:55pour mentionner Bergman
01:09:56en fait mon paternel
01:09:57était un grand cinéphile
01:09:58et il y avait
01:09:59la grande plus jeune
01:10:00il y avait cette idée
01:10:01de nous éduquer au cinéma
01:10:02ça n'a pas fonctionné avec moi
01:10:03moi j'ai arrêté
01:10:04au stade Chuck Norris
01:10:05ou Jean-Claude Van Damme
01:10:06mais bon quoi qu'il en soit
01:10:07il y a quand même
01:10:07une philosophie politique
01:10:08présente chez ces gens
01:10:10chez Jean-Claude Van Damme
01:10:11surtout chez Chuck Norris
01:10:13mais non plus
01:10:14quand il est mort
01:10:15tout récemment
01:10:15c'est un événement mondial
01:10:16vous le noterez
01:10:17c'est vrai
01:10:18presque aussi important
01:10:19que la mort de mon père
01:10:19mais cela dit
01:10:21non non
01:10:21c'est que c'est un homme
01:10:22qui a le sens
01:10:22en fait je dis des gens
01:10:24comme mon père
01:10:24mais il y en a dans chaque pays
01:10:26on a besoin de 15
01:10:2820 ou 30 personnes
01:10:29comme ça par génération
01:10:30pour tenir un pays vivant
01:10:31si 30 personnes comme ça
01:10:33arrivent à chaque génération
01:10:33le pays peut être transmis
01:10:35à ceux qui viendront
01:10:36et dans le cas d'une histoire
01:10:37comme le Québec
01:10:38qui est quand même le point de départ
01:10:39de tout ça pour moi
01:10:40le Québec est une nation improbable
01:10:42en Amérique
01:10:42qui aurait dû disparaître
01:10:43depuis longtemps
01:10:45les 60 000 français
01:10:46oubliés
01:10:47abandonnés
01:10:48du traité de Paris
01:10:49en 1763
01:10:50auraient dû devenir anglais
01:10:51au bout de deux
01:10:51ou deux ou trois générations
01:10:53et pourtant nous sommes encore là
01:10:54400 ans plus tard
01:10:56l'arrivée des français
01:10:57250 ans après la conquête
01:10:58conquête anglaise
01:10:59après la perte de la souveraineté
01:11:01la disparition programmée
01:11:02de notre identité
01:11:03nous sommes encore là
01:11:04et de ce point de vue
01:11:06Finkielkraut avait dit
01:11:06en 1999
01:11:07ça m'avait frappé
01:11:08nous sommes tous des Québécois
01:11:09dit-il aujourd'hui
01:11:09pourquoi ?
01:11:10parce que toutes les nations
01:11:11savent aujourd'hui
01:11:12qu'elles peuvent disparaître
01:11:13leçon québécoise
01:11:14et là c'est aujourd'hui
01:11:15je crois une leçon française
01:11:16et aujourd'hui effectivement
01:11:18ce côté indépendantiste
01:11:20que vous avez toujours
01:11:21il ressort évidemment dans le livre
01:11:22la question c'est de savoir
01:11:24pourquoi est-ce que vous n'êtes pas rentré
01:11:25dans un rôle politique d'indépendantiste ?
01:11:28alors il y a plusieurs manières
01:11:29de mener une vie publique
01:11:30une vie dans la cité
01:11:31il y a des gens qui ont
01:11:32la vocation politique
01:11:33c'est une vocation à part entière
01:11:35et il y a aussi la vocation publique
01:11:37sous le signe de la vie intellectuelle
01:11:38et de ce point de vue
01:11:39j'ai toujours eu une fascination
01:11:41par la vie intellectuelle française
01:11:42pour ces beaux dissidents en fait
01:11:43parce que d'un côté
01:11:44il y a les intellectuels
01:11:45qui se trompent à répétition
01:11:46et qui embrassent à pleine bouche
01:11:48les régimes totalitaires
01:11:49en Sartre et compagnie
01:11:50mais de l'autre côté
01:11:51il y a les gens comme Raymond Aron
01:11:53comme Julien Freund
01:11:54et on pourrait en nommer
01:11:55plusieurs autres
01:11:56qui ont été dissidents
01:11:58dans leur propre milieu
01:11:58et qui ont tout au long
01:12:00du XXe siècle
01:12:01alerté les français
01:12:02mais plus largement
01:12:03les occidentaux
01:12:03sur les dangers du totalitarisme
01:12:05et pour cela
01:12:06ils ont toujours été stigmatisés
01:12:07traités de tous les noms
01:12:09on les a insultés à répétition
01:12:10et il y a une tradition
01:12:11de la liberté intellectuelle française
01:12:13qui peut être transposée
01:12:14ensuite dans le cas québécois
01:12:15vous connaissez la formule
01:12:16qu'on disait sur Aron
01:12:17le spectateur engagé
01:12:18c'est ma manière à moi
01:12:20de contribuer dans la vie publique
01:12:21donc je garde ma distance
01:12:22des partis
01:12:23tout en étant
01:12:23comme on disait
01:12:24chez les communistes
01:12:25compagnons de route absolu
01:12:26de l'indépendantisme québécois
01:12:27et sachez que
01:12:28à mon avis
01:12:28dans les prochaines années
01:12:29un nouveau pays
01:12:30mettra en Amérique
01:12:30le Québec
01:12:31le Québec libre
01:12:32et puis surtout
01:12:32pour ceux qui ne le savent pas
01:12:34il y a le Mathieu Bocoté
01:12:35de jour
01:12:36et puis le Mathieu Bocoté
01:12:37de nuit
01:12:37c'est-à-dire que nous
01:12:38quand on met notre pyjama
01:12:40et bien Mathieu Bocoté
01:12:41il est à la radio canadienne
01:12:42et à la télé canadienne
01:12:43pour des programmes
01:12:44que vous défendez
01:12:45je ferais semblant
01:12:46de ne pas avoir compris
01:12:46que vous avez dit
01:12:47canadien plutôt que québécois
01:12:49donc oui
01:12:49évidemment
01:12:49tous les soirs
01:12:50comme hier soir
01:12:51à 1h du matin
01:12:51ce soir à 22h
01:12:52je fais exprès
01:12:53vous savez bien
01:12:53ça va
01:12:54je comprends
01:12:55c'est une provocation
01:12:57presque une provocation haineuse
01:12:58mais non non sérieusement
01:13:01oui c'est la vie publique
01:13:02se poursuit
01:13:03donc quand j'ai traversé
01:13:03l'Atlantique
01:13:04pour revenir ici
01:13:04lorsqu'on m'a fait
01:13:05cette proposition
01:13:06qui m'avait touché
01:13:07que j'avais accepté
01:13:07de rejoindre ces news
01:13:08ma petite condition personnelle
01:13:10c'était de pouvoir
01:13:11continuer à mener la vie
01:13:12que j'avais de mon côté
01:13:12de l'Atlantique
01:13:13donc chaque soir
01:13:14alors que normalement
01:13:15vous dormez
01:13:16ou vous faites la fête
01:13:16ou autre chose
01:13:17quant à moi
01:13:18j'explique pourquoi
01:13:18le Québec doit devenir indépendant
01:13:19la télévision
01:13:20et la radio québécoise
01:13:21c'est ma manière
01:13:22c'est une forme de sacerdoce
01:13:23oui
01:13:23c'est un sacerdoce
01:13:24en tout cas
01:13:25il y a en commun
01:13:26à la fois
01:13:27chez le pessimiste joyeux
01:13:28qui est votre père
01:13:29que vous découvriez très bien
01:13:30dans votre livre
01:13:31et vous
01:13:31la lutte contre l'establishment
01:13:33et aujourd'hui
01:13:34quand on regarde
01:13:34effectivement
01:13:35cette cérémonie
01:13:36des Molières
01:13:37dont on parlait
01:13:38il y a quelques instants
01:13:39on se demande
01:13:39s'il n'y a pas quand même
01:13:40une forme d'establishment
01:13:41évidemment je suis ironique
01:13:42quand je dis ça
01:13:43je vous propose
01:13:44d'écouter un extrait
01:13:45qu'on n'a pas eu le temps
01:13:46de passer tout à l'heure
01:13:46c'est l'humoriste
01:13:48Nerwan Benlazar
01:13:49qui avait
01:13:49sous l'un vous
01:13:50été épinglé
01:13:51lors de sa venue
01:13:51sur le plateau de Cetavou
01:13:52en janvier 2025
01:13:53il s'élèverait un discours
01:13:54anti-républicain
01:13:56notamment sur
01:13:57cet extrait
01:13:58sur son allégeance
01:13:59à la République
01:13:59on regarde
01:14:01Alors moi
01:14:02ce que je propose
01:14:03c'est parce qu'on va
01:14:04aller au bout des choses
01:14:04avec des accessoires
01:14:06évidemment
01:14:08mon allégeance
01:14:09à la République
01:14:10a des limites
01:14:10mais
01:14:11j'aimerais
01:14:12évidemment rapidement
01:14:13vous remercier
01:14:14de m'accueillir ici
01:14:15c'est prestigieux
01:14:16c'est chic
01:14:17c'est un honneur
01:14:18de remettre un prix
01:14:18surtout dans le contexte
01:14:20que Alex a rappelé
01:14:21il y a un an
01:14:22la ministre de la Culture
01:14:23à l'époque
01:14:23elle m'avait banni
01:14:24de France Télévisions
01:14:25pendant sa conquête
01:14:26de la mairie de Paris
01:14:27aujourd'hui
01:14:28elle n'est plus ministre
01:14:29elle n'est pas à la mairie
01:14:30et moi je suis de retour
01:14:31sur France Télévisions
01:14:32donc tout le monde
01:14:33est de retour à sa place
01:14:34j'ai l'impression
01:14:38tu l'as vu ?
01:14:40t'as vu ?
01:14:41t'as vu la ministre ?
01:14:42t'as vu Katoch ?
01:14:43elle la sourit
01:14:43il y a de la retenue
01:14:44il y a de la retenue
01:14:46c'est sport
01:14:46alors Katoch
01:14:49c'est madame Catherine Pégard
01:14:51qui est la ministre de la Culture
01:14:52qui n'était pas
01:14:52ministre de la Culture
01:14:53au moment où
01:14:54il y a eu l'affaire Ben Lattard
01:14:56pas plus qu'elle est
01:14:57ministre de la Justice
01:14:59quand Meryl Rubin
01:14:59parle de la ministre
01:15:01moi je trouve
01:15:01qu'elle a
01:15:02beaucoup de sang-froid
01:15:03Catherine Pégard
01:15:04quand elle reste
01:15:04effectivement digne
01:15:06et ni souriante
01:15:07ni rien du tout
01:15:08avec un regard neutre
01:15:09alors qu'en réalité
01:15:09les caméras de France Télévisions
01:15:11sont braquées sur elle
01:15:12elle est face à des propos
01:15:14tellement pathétiques
01:15:15qu'en réalité
01:15:15je pense qu'elle est peut-être
01:15:17un peu sidérée
01:15:18la ministre
01:15:18effectivement
01:15:19on peut penser ce qu'on veut
01:15:20de Catherine Pégard
01:15:21pour toutes les raisons
01:15:21que vous venez d'évoquer
01:15:22de toute façon
01:15:22elle n'est pas concernée
01:15:23par cette affaire
01:15:24et puis on peut juste
01:15:25ne pas manquer de respect
01:15:27à une ministre
01:15:27ou à un élu en général
01:15:29et puis effectivement
01:15:29il y a toujours
01:15:30mais la norme est différente
01:15:31aujourd'hui
01:15:31c'est-à-dire qu'on peut
01:15:32manquer de respect au ministre
01:15:33oui oui bien sûr
01:15:33mais on peut manquer de respect
01:15:34à tout le monde
01:15:35mais il ne faut pas s'étonner
01:15:36après de l'état
01:15:37de notre société
01:15:37et accessoirement
01:15:38on voit bien le petit jeu
01:15:39quand Gérald Darmanin
01:15:40est évoqué par Muriel Robin
01:15:41on filme Catherine Pégard
01:15:43alors pardon
01:15:43mais elle n'est toujours
01:15:44pas ministre de la Justice
01:15:45c'est le fameux
01:15:46vous représentez le gouvernement
01:15:47ce soir
01:15:47il y a un moment donné
01:15:48où en fait
01:15:48on voit l'exercice
01:15:49d'une ministre
01:15:49qui doit supporter
01:15:50cette cérémonie
01:15:52enfin je ne sais pas
01:15:52comment elle-même
01:15:53la trouver
01:15:53et qui en plus
01:15:54chaque fois qu'il est question
01:15:55de gouvernement
01:15:55ou de politique
01:15:56doit rester droite
01:15:57dans son fauteuil
01:15:58sans rien laisser paraître
01:15:58je ne suis pas sûre
01:15:59que l'exercice
01:16:00soit extrêmement sympathique
01:16:01pour elle
01:16:01en tout cas
01:16:03Nerwan Benlazar
01:16:04Yvan Rayouffol
01:16:05arrive donc en marinière
01:16:06en lui tend une bouteille de vin
01:16:07et il dit
01:16:08mon allégeance à la République
01:16:09d'une certaine manière
01:16:11en fait
01:16:11ça rejoint
01:16:13le sondage
01:16:13qui avait été
01:16:14fait par l'institut IFOP
01:16:16à l'automne dernier
01:16:17où il disait
01:16:18qu'il y avait
01:16:18un très grand nombre
01:16:19de musulmans de France
01:16:20en l'occurrence
01:16:21c'était les jeunes
01:16:2115-24 ans
01:16:2257% d'entre eux
01:16:23plaçaient les lois de l'islam
01:16:24avant les lois de la République
01:16:25là pour le coup
01:16:26on y est
01:16:27on parle qu'il faut se préoccuper
01:16:28de l'entrisme islamique
01:16:29on en voit là
01:16:30en pleine scène
01:16:31effectivement une démonstration
01:16:32et moi je regrette
01:16:33que les Molières
01:16:34s'intitulent les Molières
01:16:36parce que Molière rirait
01:16:37naturellement
01:16:37il nous manque d'ailleurs
01:16:38un Molière
01:16:38je ne sais pas s'il rirait beaucoup
01:16:39je pense qu'il ferait
01:16:40des saltois arrière
01:16:41dans sa tombe
01:16:41il rirait précisément
01:16:42de ce conformisme là
01:16:43Molière
01:16:44toute l'oeuvre de Molière
01:16:45a été construite
01:16:46précisément pour dénoncer
01:16:48cet entre soi
01:16:48ces pensées mondaines
01:16:50en fait
01:16:50cette facilité
01:16:51ce confort intellectuel
01:16:52dans le fond
01:16:52et on est là au coeur
01:16:55du malaise culturel
01:16:56aujourd'hui
01:16:56d'ailleurs on se rend compte
01:16:57que ce petit monde culturel
01:16:59est en train de perdre
01:16:59son hégémonie
01:17:00son aura
01:17:01on le voit à travers
01:17:02d'ailleurs l'audiovisuel
01:17:03qui est un de ses réceptacles
01:17:04et qui commence à être
01:17:04a été branlé
01:17:05on le voit à travers
01:17:06cette petite comédie ridicule
01:17:08qui met en scène
01:17:09maintenant effectivement
01:17:09des personnes
01:17:10qui se moquent
01:17:11très ouvertement
01:17:12de ce que sont les français
01:17:13et les français applaudissent
01:17:14il est censé être
01:17:15un humoriste aussi
01:17:16c'est pareil
01:17:17on voit bien que même
01:17:18Delphine Ernaut
01:17:19ne rit pas
01:17:20donc ça revient peut-être
01:17:22à ce que disait
01:17:22Mathieu Bocoté
01:17:23tout à l'heure
01:17:24sur le fait que cette gauche
01:17:25qui attend le monde idéal
01:17:27et qui en attendant
01:17:28se retient
01:17:28mais ils n'ont pas l'air
01:17:30de se marrer
01:17:31je ne sais pas
01:17:31si elle attend
01:17:32le monde idéal
01:17:32ou si elle estime
01:17:33être déjà
01:17:34dans un monde idéal
01:17:35mais c'est au-delà
01:17:37de cet exemple
01:17:38de la sérémonie
01:17:39des milionières
01:17:40ce qui vous anime
01:17:42aussi Mathieu Bocoté
01:17:42c'est la lutte
01:17:43contre ce qu'on appelle
01:17:43l'establishment
01:17:44l'establishment
01:17:45tel qu'il est
01:17:46il est bien
01:17:47qu'il y ait des élites
01:17:48dans toute société
01:17:48personne ne rêve
01:17:49d'une société
01:17:49sans élite
01:17:50mais les élites
01:17:50que nous avons
01:17:51aujourd'hui
01:17:51sont culturellement
01:17:53effondrées
01:17:53psychiquement déréglées
01:17:54et politiquement ruineuses
01:17:56donc il y a
01:17:56ces élites-là
01:17:57franchement
01:17:58cet establishment-là
01:18:00mérite de se faire balayer
01:18:01par les vents de l'histoire
01:18:02ça, ça me semble évident
01:18:03par ailleurs
01:18:04que ce qu'on voit
01:18:05quand on voit ça
01:18:05et je reviendrai ce soir
01:18:06à 19h dans Face à l'Info
01:18:07c'est le sujet
01:18:08de mon premier édito
01:18:08on vous suivra
01:18:09c'est un clergé
01:18:10c'est le clergé
01:18:12des temps présents
01:18:12c'est la puissante église
01:18:14des temps présents
01:18:15qui explique
01:18:16aux communs des mortels
01:18:17aux égarés que nous sommes
01:18:18à quel moment
01:18:19quelle devrait être
01:18:20la direction de la société
01:18:21ce qu'on ne doit pas dire
01:18:22si on veut être bien vu
01:18:23en société
01:18:24à quel moment
01:18:25on doit rire
01:18:25pour montrer qu'on est branché
01:18:26qu'on fait partie
01:18:27du petit club
01:18:28des gens
01:18:28qui savent à quel moment
01:18:30rire au bon moment
01:18:31c'est un festival
01:18:33de l'auto-célébration
01:18:34c'est l'exhibitionnisme
01:18:35de la vertu à temps plein
01:18:36on connait ça par coeur
01:18:38et c'est surtout
01:18:38encore une fois
01:18:39redisons-le
01:18:40avec notre argent
01:18:41c'est ça qui est embêtant
01:18:42moi j'ai pas de problème
01:18:42parce que des farceurs
01:18:43sans talent
01:18:44décident de s'agiter
01:18:45sur la place publique
01:18:46mais j'ai un problème
01:18:47dès lors qu'on leur donne
01:18:47beaucoup d'argent
01:18:48pour nous faire la morale
01:18:49au même moment
01:18:49quand c'est l'argent
01:18:50surtout du contribuable
01:18:51mais d'ailleurs
01:18:51le rapport de Charles Aloncle
01:18:53a ouvert une brèche là-dessus
01:18:54et ce que vous êtes
01:18:55en train d'écrire
01:18:56est en train de s'effriter
01:18:58et je reprends
01:18:58ce que disait Alexis Brézé
01:18:59ce matin sur Europe 1
01:19:00dans son édito
01:19:01Alexis Brézé du Figaro
01:19:02il disait que
01:19:03ce rapport aussi
01:19:05parce qu'on tire le fil d'Ariane
01:19:06et à la fin
01:19:06on arrive à quoi ?
01:19:07On arrive à l'affaire
01:19:08de Patrick Cohen
01:19:09avec Pierre Jouvet
01:19:10je veux dire
01:19:10s'il n'y avait pas eu
01:19:11cette affaire
01:19:11peut-être que ça n'aurait pas
01:19:13permis ensuite
01:19:13ou donné l'idée
01:19:14au rapporteur député
01:19:16Aloncle
01:19:17de faire cette commission
01:19:18sur le visage public
01:19:19etc.
01:19:21sur le biais idéologique
01:19:22de l'audiovisuel public
01:19:23je me permets de donner
01:19:24un exemple qui est un peu
01:19:25à l'écart de cette célémonie
01:19:26mais c'est dans le même
01:19:27état d'esprit
01:19:28vous avez peut-être vu
01:19:29la campagne menée
01:19:30en ce moment
01:19:31contre le canon français
01:19:33qui organise
01:19:34des grands banquets
01:19:35traditionnels français
01:19:36la dernière frappe
01:19:37qui nous vient
01:19:38de l'audiovisuel public
01:19:38on a envoyé un journaliste
01:19:40s'infiltrer dans un banquet
01:19:42il a trouvé le moyen
01:19:43d'enregistrer
01:19:43quelques crétins
01:19:44qui disaient des propos odieux
01:19:45qu'on m'en trouve
01:19:46en tout lieu
01:19:46depuis la nuit des temps
01:19:47jusqu'à la fin des temps
01:19:48il prend ces quelques propos odieux
01:19:50il ajoute des photos
01:19:51où des gens lèvent le bras
01:19:52dans les airs
01:19:53lorsqu'ils dansent
01:19:53et ce type voit
01:19:54dans les bras en l'air
01:19:55lorsque les gens dansent
01:19:56il voit des cellules nazis
01:19:57et au final on dit
01:19:58le banquet français
01:19:59c'est l'autre nom aujourd'hui
01:20:00de la xénophobie
01:20:01du racisme
01:20:01et du nazisme
01:20:02qui renaîtrait en France
01:20:03quand on est dans la fabrication
01:20:05de la fausse information
01:20:07à ce niveau-là
01:20:07donc une forme de falsification
01:20:09du réel
01:20:10on ne doit pas se surprendre
01:20:11que le commun et mortel
01:20:12se dise
01:20:12est-ce que je dois en plus payer
01:20:13pour qu'on me mente
01:20:14en pleine face à temps plein
01:20:16Arnaud Benedetti
01:20:17c'est vrai qu'on assiste parfois
01:20:18à des interprétations
01:20:20si ce n'est à de la fabrication
01:20:21totalement délire
01:20:22parce qu'on est dans une guerre idéologique
01:20:23alors la guerre idéologique
01:20:24elle a toujours existé en France
01:20:26c'est la France
01:20:27qui a inventé la guerre idéologique
01:20:28la révolution française
01:20:29c'est la guerre idéologique
01:20:30déjà d'une certaine manière
01:20:31mais ce qui est vrai
01:20:32c'est qu'aujourd'hui
01:20:33si vous voulez
01:20:34le camp dit du bien
01:20:36le camp dit du progrès
01:20:38à proportion qu'il perd
01:20:40d'une certaine manière
01:20:40du terrain
01:20:41dans la bataille culturelle
01:20:42se radicalise de plus en plus
01:20:44il se radicalise
01:20:45dans la dénonciation
01:20:46évidemment de ses adversaires
01:20:47il se radicalise parfois
01:20:48en préconisant des mesures
01:20:50qui sont de fait
01:20:52des mesures liberticides
01:20:53donc c'est ce à quoi
01:20:55nous sommes en train d'assister
01:20:56les combats idéologiques
01:20:58quand même dans les années 60 et 70
01:20:59c'était très dur aussi
01:21:00mais il y avait malgré tout
01:21:02malgré les différences
01:21:04disons un socle commun
01:21:05qui faisait qu'in fine
01:21:06on pouvait d'une certaine manière
01:21:08s'entendre parfois
01:21:09pas sur l'essentiel
01:21:10mais sur un certain nombre de choses
01:21:11là manifestement
01:21:12cette radicalisation
01:21:14elle est beaucoup plus intense
01:21:16qu'elle ne l'était
01:21:17vraisemblablement
01:21:18dans les années 60 et 70
01:21:19il y avait des émissions
01:21:20je me souviens
01:21:21à l'émission de Polak
01:21:22on pouvait discuter
01:21:23qui était quand même
01:21:23sur le service public
01:21:24moi je me souviens
01:21:25d'une joute entre Gainsbourg
01:21:27et Antoine Blondin
01:21:28que tout séparait politiquement
01:21:30mais ça existait
01:21:31aujourd'hui
01:21:32on ne voit plus ça nulle part
01:21:33c'est quand même assez
01:21:34il n'y a plus de contradictions
01:21:34il n'y a plus de contradictions
01:21:35et surtout
01:21:36on ne la recherche pas
01:21:38non surtout pas
01:21:38on n'a surtout pas
01:21:39et je me souviens
01:21:41d'un article du JDD
01:21:42qui a été rédigé
01:21:44par Raphaël Staville
01:21:46et c'était une grande enquête
01:21:47sur l'école Stanislas
01:21:49dont vous savez
01:21:50effectivement il y a eu un scandale
01:21:51en disant que voilà
01:21:52et France Télévisions
01:21:54justement recherchait
01:21:54des témoignages
01:21:56de lycéens
01:21:57et Raphaël rapporte
01:22:00qu'effectivement
01:22:00France Télévisions recherchait
01:22:02et quand les élèves
01:22:03appelaient en disant
01:22:03moi je veux bien témoigner
01:22:04mais c'est pour vous dire
01:22:05que tout va bien à Stan
01:22:06les journalistes de France Télévisions
01:22:08répondaient
01:22:08non non mais
01:22:09c'est pas le genre de témoignages
01:22:10qu'on recherche
01:22:10voilà
01:22:11donc ça vous donne quand même
01:22:13une idée du truc
01:22:15il faut remarquer
01:22:16malgré tout
01:22:17c'est que les succès
01:22:18les grands succès populaires
01:22:19d'aujourd'hui
01:22:19et qui irritent
01:22:21la gauche notamment
01:22:22ce sont des succès
01:22:23qui se réclament
01:22:24de la France enracinée
01:22:25et le canon français
01:22:26en fait partie
01:22:26c'est à dire que
01:22:27le canon français
01:22:28aujourd'hui
01:22:28a rameute
01:22:30des centaines de personnes
01:22:31pour ces grands banquets
01:22:32où l'on chante
01:22:33où l'on mange du cochon
01:22:33où l'on boit
01:22:34enfin où l'on revient
01:22:36où l'on se réclame
01:22:37de son identité française
01:22:38et ceci
01:22:39et ceci est donc
01:22:41visible à travers
01:22:42ces grands banquets
01:22:43mais cela l'est aussi
01:22:44à travers
01:22:46la résurgence
01:22:47des processions
01:22:48par exemple
01:22:49ou la résurgence
01:22:50des baptêmes
01:22:50enfin la résurgence
01:22:51d'une sorte de girondisme
01:22:52d'enracinement plus général
01:22:53des français
01:22:54qui en effet
01:22:55face au déracinement
01:22:57d'une partie
01:22:58de la classe mondialiste
01:23:00préfèrent par résistance
01:23:01se raciner
01:23:02dans leur localité
01:23:03mais trois petits exemples
01:23:04c'est à dire
01:23:05hier je crois
01:23:06ça circule beaucoup
01:23:07sur les réseaux sociaux
01:23:08aujourd'hui
01:23:08une dame
01:23:09dans un jeu télévisé
01:23:10dans une émission
01:23:10dit on va en faire
01:23:11son chemin de croix
01:23:12et là l'animateur
01:23:13d'un instant
01:23:13son chemin d'étoile
01:23:14son chemin de croissant
01:23:16mais on ne va pas privilégier
01:23:17une religion
01:23:17sur une autre
01:23:18premier élément
01:23:19deuxième élément
01:23:20on comprend
01:23:21la quête menée
01:23:22par une partie
01:23:23de la gauche radicale
01:23:24contre le canon français
01:23:25on dit vous mangez du cochon
01:23:26dans les fesses
01:23:27c'est de la nourriture
01:23:28d'exclusion
01:23:29rappelez-vous au début
01:23:29des années 2000
01:23:30quand les gens faisaient
01:23:31de la soupe au cochon
01:23:31on disait
01:23:32c'était de la soupe discriminatoire
01:23:33rappelez-vous au temps
01:23:34de l'apéro
01:23:35saucisson pinard
01:23:35au début des années 2010
01:23:36on disait
01:23:37c'était un geste haineux
01:23:38donc le fait de manger
01:23:39de la culture
01:23:40de la gastronomie traditionnelle
01:23:42en France
01:23:42c'est un geste haineux
01:23:43et tout récemment
01:23:44je crois que c'était
01:23:45le 1er mai
01:23:45où Marion Maréchal
01:23:47a été prise
01:23:47dans un banquet
01:23:48du 1er mai
01:23:49pour Jeanne d'Arc
01:23:50à chanter
01:23:51vous connaissez
01:23:51au 31 du mois d'août
01:23:53cette chanson
01:23:53et bien là
01:23:54Jérémie
01:23:57est intervenu
01:23:57sur les réseaux sociaux
01:23:58pour dire
01:23:59attention
01:23:59on est en république
01:24:00madame
01:24:00depuis 1792
01:24:01et ce chant
01:24:02est peut-être
01:24:02anti-républicain
01:24:03donc entonnez
01:24:04des chants de joie
01:24:05des chants paillards
01:24:06des chants de marins
01:24:07vous basculez aujourd'hui
01:24:08dans l'anti-républicanisme
01:24:09je suis au courant
01:24:10mais le monsieur
01:24:11le savait pas
01:24:11apparemment c'est lui
01:24:12qui est député
01:24:12et dès lors
01:24:13vous faites un chant de marins
01:24:14vous basculez
01:24:15dans l'anti-républicanisme
01:24:16potentiel
01:24:16tout ça en quelques jours
01:24:18oui c'est ça
01:24:18mais c'est le problème
01:24:19de la qualité intellectuelle
01:24:21mais conjugué
01:24:22l'inculture
01:24:24plus le fanatisme
01:24:25ça donne la classe politique
01:24:26de la classe politique
01:24:27d'aujourd'hui
01:24:27vous en parlez
01:24:28dans le livre
01:24:28et vous parlez aussi
01:24:29vous l'évoquez brièvement
01:24:30mais vous parlez aussi
01:24:31de l'historien Boucheron
01:24:32qui évidemment
01:24:34refait
01:24:34mais en tout cas
01:24:35oui
01:24:36parfois falsifie
01:24:37certaines choses
01:24:38alors j'ai souvent parlé
01:24:38de Boucheron
01:24:39dans mes livres précédents
01:24:39je le mentionne
01:24:40tout simplement
01:24:40pour dire que
01:24:41la vision
01:24:42qu'il a de l'histoire
01:24:43l'histoire mondiale
01:24:44de la France
01:24:45ce qu'il nous dit
01:24:46à la fin
01:24:46c'est qu'il n'y a pas
01:24:46de substance française
01:24:47il n'y a pas
01:24:48de peuple français
01:24:49au sens d'une réalité
01:24:50historique
01:24:51identitaire
01:24:52démographique
01:24:52il y a une forme
01:24:53de grand flux
01:24:54insaisissable
01:24:55sur un territoire
01:24:56arbitrairement nommé
01:24:57France
01:24:57qui vit son pays
01:24:59comme un grand flux
01:25:00insaisissable
01:25:00comme une espèce
01:25:01d'aéroport
01:25:02sans intérêt
01:25:03Boucheron
01:25:03de ce point de vue
01:25:04qui est un homme intelligent
01:25:05produit une oeuvre étonnante
01:25:06vous savez
01:25:06c'est comme dans
01:25:07les bandes dessinées
01:25:07et pendant ce temps-là
01:25:08dans un pays
01:25:09très lointain
01:25:09enfin c'est pas si lointain
01:25:10que ça
01:25:10c'est en Arménie
01:25:12alors qu'effectivement
01:25:13il y a cette guerre
01:25:14on a commencé
01:25:15l'émission par le détroit
01:25:16d'Hormuz
01:25:16et les déclarations
01:25:18quand même assez tièdes
01:25:19du président de la république
01:25:20on a retrouvé
01:25:22le président de la république
01:25:22il est filmé
01:25:24en train de pousser
01:25:25la chansonnette
01:25:26il fredonne
01:25:27la bohème
01:25:27le classique de Charles Aznavour
01:25:29avec un premier ministre arménien
01:25:30à la batterie
01:25:55on est même en train
01:25:57de rechercher les paroles
01:25:58et de retrouver la partition
01:25:59parce qu'on ne connait pas
01:26:00la chanson par cœur
01:26:01oui écoutez
01:26:02c'est une séquence légère
01:26:04voilà
01:26:04on va dire que c'est
01:26:05une séquence légère
01:26:06alors séquence légère
01:26:07livre joyeux
01:26:10il y a pire comme ça
01:26:11chanter comme ça
01:26:12ça me le rend plutôt
01:26:13sépaté qu'à ce moment précis
01:26:14bon
01:26:15sympathique et joyeux
01:26:16comme vous
01:26:17et comme votre papa
01:26:17le pessimiste joyeux
01:26:19Mathieu Bocoté
01:26:19entretien avec Laurent Dandrieux
01:26:21chez Fayard
01:26:21restez bien avec nous
01:26:22dans un instant
01:26:23120 minutes info
01:26:24bien sûr
01:26:24avec l'ami Pasquier
01:26:26et puis surtout
01:26:28ce soir
01:26:2921h
01:26:29Jordan Bardella
01:26:31La France en face
01:26:32avec Laurence Ferri
01:26:33à ce soir
01:26:34la France en face
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