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  • il y a 1 heure
Le député Charles Alloncle appelle à revoir de fond en comble le fonctionnement de France Télévisions pour faire à la fois des centaines de millions d'euros d'économies tout en assurant "la neutralité" du service public de l'audiovisuel. Pour l'instant, ses propositions n'ont guère de chance de voir le jour.

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Transcription
00:00Vous l'avez suivi d'ailleurs en direct, à travers nos discussions, à travers nos débats,
00:03l'Assemblée Nationale a été le théâtre pendant six mois des travaux sur la commission sur l'audiovisuel public.
00:10Le rapport, il a été publié hier, c'est un document de 550 pages, 69 recommandations.
00:17On va le commenter avec Jérémy Patriellet, qui est avec nous, le député, qui a été le président de cette
00:21commission sur l'audiovisuel.
00:23Bonsoir.
00:24Charles Consigny va nous rejoindre.
00:25Parce que ce sera au cœur du signé Consigny.
00:27Il arrive.
00:28Avant de vous accueillir tous les deux et d'écouter votre discussion, votre débat sur ce qu'il faut faire
00:33de ce rapport,
00:34est-ce qu'il faut tenir compte des propositions, on voulait faire réagir quelqu'un qui a été auditionné à
00:38l'Assemblée Nationale,
00:38qui a souvent donné de la voix à propos de l'audiovisuel public, c'est Patrick Sébastien qui est avec
00:43nous, l'animateur, producteur, chanteur.
00:46Bonsoir Patrick Sébastien, merci d'être avec nous.
00:50Ce qui est dit dans ce rapport, dans ces 550 pages, par le rapporteur Charles Aloncle, l'UDR Charles Aloncle,
00:56c'est que l'audiovisuel public, ce qu'il constate, c'est une perte de contact avec les attentes des
01:01Français,
01:02qu'il faut aujourd'hui revoir un audiovisuel qui est en crise financière.
01:07Vous êtes d'accord avec ces premiers constats ?
01:09– Je suis d'accord, mais j'en reviens à ce que j'ai dit le jour où je suis
01:13passé à la commission,
01:14c'est que tout ça ne changera rien.
01:17Pour moi, c'est une mascarade.
01:19Ce n'est pas le rapport, mais regarde ce qui se passe aujourd'hui.
01:24À l'heure où on parle, les grosses boîtes de prod continuent à engranger.
01:29Madame Ernotte, malgré qu'on ait relevé quelques malversations,
01:33elle est en place, elle est restée jusqu'au bout.
01:36Pour moi, ça ne changera rien.
01:38Et ça me désole parce qu'effectivement, le service public devrait être un service public
01:43qui s'adresse à tout le monde et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
01:46Ce n'est pas le cas.
01:47– Delphine Ernotte a un regard très critique sur ce rapport, sur ses conclusions.
01:51D'ailleurs, elle a réagi.
01:53Elle n'est pas toute seule, parce que beaucoup de responsables politiques,
01:57notamment à gauche, ont pris la parole pour défendre ce service public.
02:02– Évidemment.
02:03– Pourquoi selon vous ?
02:04– Évidemment que toute la presse de gauche, au lieu de relever les dérives
02:09qu'il y a eu dans le service public, il tape sur Aloncle.
02:12Parce qu'il faut que Madame Ernotte reste en place,
02:16parce que le service public est clairement de gauche.
02:21Moi, ça ne me gêne pas qu'il y ait une chaîne privée de gauche.
02:24Il y a CNews qui est une chaîne de droite, privée.
02:27Ça ne me gêne pas qu'il y ait une chaîne privée de gauche,
02:30mais pas un service public.
02:32Un service public doit s'adresser à tout le monde.
02:34Moi, je suis pour qu'on conserve le service public.
02:37Je ne suis pas pour une privatisation.
02:38Par contre, c'est vrai que ce que j'avais dit en passant à la commission,
02:41c'est que sur 4 milliards, on peut en enlever un
02:44pour le donner aux hôpitaux, par exemple.
02:46Je pense que ça serait juste.
02:47Et puis faire un peu le ménage.
02:49Et puis, tu sais, j'ai regardé par bribes hier soir
02:52la cérémonie des Molières.
02:54L'idéologie qui est développée là-dedans,
02:56je ne pense pas que ça corresponde à tous les Français qui payent.
03:01Moi, ce que je reproche au service public,
03:02c'est de ne plus être, d'être un service public politique.
03:05C'est tout.
03:06À gauche, moi, je n'ai rien contre la gauche,
03:07mais je préférais qu'il soit neutre.
03:10Voilà.
03:10Je préférais qu'il y en ait pour tout le monde.
03:12Et aujourd'hui, ça n'est pas le cas.
03:14Alors, bien sûr, on va garder Mme Bernot,
03:16puisqu'elle est la caution de tout ça, au moins jusqu'aux élections.
03:22Mais tout ça, je pense que c'est un coup d'épée dans l'eau.
03:25Le travail qu'ont fait, même le président, que je remercie,
03:29et à l'oncle, a été un très bon travail.
03:32Mais c'est comme si on n'avait rien fait à la sortie.
03:33Parce que tout continue comme avant.
03:36Et je ne vois pas ce qui pourrait changer.
03:39À part changer les gens qui dirigent ce service public,
03:44et à part revenir à un respect de tous les Français.
03:48C'est-à-dire tous ceux qui payent.
03:50Patrick Sébastien, vous faisiez allusion à la cérémonie des Moliens.
03:52Il y a un moment qui a beaucoup été commenté.
03:55C'est celui où on entend l'humoriste, voilà,
03:57Merwane Benlazard, qui est sur scène.
04:00Et voilà ce qu'il dit.
04:03Il y a un an, la ministre de la Culture, à l'époque,
04:05elle m'avait banni de France Télévisions
04:07pendant sa conquête de la mairie de Paris.
04:09Aujourd'hui, elle n'est plus ministre,
04:11elle n'est pas à la mairie.
04:12Et moi, je suis de retour sur France Télévisions.
04:14Donc, tout le monde est de retour à sa place, j'ai l'impression.
04:20Tu l'as vu ?
04:22T'as vu ?
04:23T'as vu la ministre ?
04:24T'as vu Katoch ?
04:25Elle la sourit.
04:25Il y a de la retenue, il y a de la retenue.
04:27C'est sport.
04:28Mais Merwane Benlazard,
04:29qui avait été mis sur la touche, écarté,
04:32parce que, juste une seconde, Patrick,
04:33parce qu'il avait tenu des propos,
04:34on avait retrouvé...
04:36Attendez, attendez une seconde,
04:37parce qu'on avait retrouvé des propos
04:38qu'il avait tenus sur les réseaux sociaux.
04:41On va les revoir.
04:42Comme ça, vous allez pouvoir comprendre
04:44pourquoi il était au cœur.
04:45Il estimait que les gens qui regardaient Miss France
04:47étaient notamment des porcs.
04:49C'était, entre autres,
04:51ces propos qu'il avait tenus.
04:53Et là, il a pris sa revanche en direct.
04:55Qu'est-ce que vous en dites, alors ?
04:57Moi, j'ai fait une émission de radio,
04:59et puis il était adorable, ce mec.
05:01Mais après, non, c'est un meeting politique.
05:03Voilà, c'est ça.
05:04Et il y a Mme Ernotte dans la salle
05:05qui sourit et qui est contente.
05:07Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
05:08Est-ce que ça correspond à un service public ?
05:11C'est-à-dire à un service
05:12qui est censé représenter
05:13toute une population qui paye ?
05:15Je ne crois pas.
05:17Moi, je souhaiterais plus de diversité,
05:20même de vraie diversité.
05:22Aujourd'hui, le service public
05:24est clairement politisé.
05:26Là, c'est un meeting politique,
05:27ce qu'on a vu.
05:28Ça n'a rien à voir avec le théâtre.
05:30Moi, je tiens au service public
05:33parce que, justement,
05:34la culture a besoin de différences
05:36que ne soient pas que sur des chaînes commerciales.
05:40Mais je ne me fais aucune illusion,
05:42pas plus que je m'en faisais
05:43quand je suis allé parler devant la commission.
05:45Je sais que ces gens-là
05:46ont des réseaux surpuissants.
05:48Mme Ernotte a été installée,
05:50prolongée par des réseaux surpuissants
05:53contre lesquels on ne peut rien faire.
05:56La chanson à la con que j'ai faite,
05:57elle est terriblement outrancière,
05:59mais elle a la hauteur de l'outrance
06:01de l'impunité de ces gens-là.
06:02Voilà.
06:03Merci Patrick Sébastien.
06:05Merci d'avoir réagi à la publication
06:06du rapport Charles Lalong
06:08sur l'audiovisuel public.
06:09Monsieur le président de la commission,
06:11enfin, je ne sais pas si on doit encore
06:13vous appeler président
06:14parce que la commission est terminée.
06:15C'est vrai.
06:15Président de la commission
06:16sur l'audiovisuel public.
06:17Vous avez regardé les Molières hier soir ?
06:18Je n'ai pas pu
06:19parce que j'étais en train
06:19de préparer la publication
06:21du rapport de...
06:22Et l'extrait qu'on vous a montré,
06:23cet humoriste qui prend un peu
06:24sa revanche sur Achille Adati ?
06:27Écoutez, un humoriste,
06:28je crois que Patrick Sébastien
06:29a fait une chanson
06:30sur Delphine Ernotte.
06:31Moi, le droit à l'irrévérence,
06:32le droit à l'humour.
06:33En revanche, moi,
06:33c'est des vrais sujets
06:34sur l'utilisation des réseaux sociaux
06:35qui est un autre sujet.
06:36Quand on est un salarié,
06:37un agent du service public,
06:38ce n'est pas le cas
06:39de cet humoriste,
06:40mais on a une exigence
06:41de neutralité.
06:42J'ai des propositions
06:42sur la manière
06:43dont on utilise
06:43les réseaux sociaux
06:44pour faire passer
06:45ces idées politiques.
06:46C'est certain que quand on est
06:47un salarié de l'audiovisuel public,
06:48et je ne parle pas
06:49de cet humoriste-là,
06:50on n'est pas un militant politique.
06:51C'est toute la question
06:52de l'impartialité.
06:53D'accord.
06:53Est-ce que les Molières,
06:54ça doit être une tribune politique
06:55sur le service public ?
06:56C'est aussi le reproche
06:57que vous avez posé.
06:58Moi, je n'ai pas regardé,
06:58donc je ne sais pas
06:58s'hier c'était une tribune politique.
06:59J'ai vu aussi de l'humour,
07:00j'ai vu Laurence Stocker
07:01nous caricaturer,
07:02Charles Aloncle et moi,
07:04hier,
07:05dans le seul extrait
07:06que j'ai lu.
07:06Est-ce que le service public
07:07ne prenait pas un peu
07:08sa revanche
07:08sur cette commission d'enquête ?
07:09Je ne l'ai pas vue,
07:10cette série de manière.
07:11Je ne vais pas vous commenter,
07:12je ne l'ai pas regardée,
07:12je préparais la sortie du rapport.
07:14Effectivement,
07:14c'est une soirée culturelle
07:15pour promouvoir les artistes,
07:17parce que le service public,
07:18c'est ça,
07:18c'est la promotion de la culture.
07:19Ce n'est pas une tribune politique,
07:20mais comme je ne l'ai pas regardée,
07:21je ne vais pas la commenter
07:22plus longuement.
07:23Charles,
07:23vous vouliez réagir ?
07:24Non,
07:24un bel artiste,
07:25en tout cas,
07:25cet humoriste,
07:28il a toute sa place,
07:29bien sûr,
07:29sur le service public,
07:31il fait du prosélytisme,
07:33il traite de porc
07:34les gens qui regardent
07:35Miss France,
07:36on sait bien
07:36ce que ça veut dire,
07:37on n'est pas débile,
07:39donc moi,
07:39je ne suis pas sûr
07:40que c'était une bonne idée
07:41de l'inviter,
07:42franchement.
07:43Ça montre bien
07:44la dérive woke
07:45dans laquelle...
07:47C'était une cérémonie woke,
07:47les Molières ?
07:49Là,
07:49en tout cas,
07:50ce genre de spectacle,
07:52c'est l'éternel
07:54wokeisme et gauchisme
07:55du monde
07:56de la culture française,
07:57c'est tout,
07:58et je pense
07:59que c'en est
08:00une nouvelle preuve.
08:01Alors,
08:01ce rapport,
08:02justement,
08:02et ses préconisations,
08:04si 550 pages
08:05après six mois de travaux,
08:06on le garde,
08:07on en tient côte
08:07ou on le met au pilon ?
08:08Alors,
08:09j'ai lu ce rapport,
08:10en tout cas,
08:10la liste des recommandations
08:12qu'il formule.
08:14À une réserve près
08:16ou à deux réserves près,
08:19d'abord,
08:20le rapport insiste pas mal
08:21sur une obligation
08:22de neutralité
08:23qu'il voudrait
08:23pour les salariés
08:25de l'audiovisuel public,
08:26je ne suis pas sûr
08:27de souscrire à ça
08:28à 100%,
08:30et il réclame
08:31le retour
08:32à la nomination
08:32du président de France Télévisions
08:33par le président de la République,
08:35je ne suis pas favorable
08:35non plus,
08:36mais je pense qu'il faut trouver
08:37d'ailleurs un autre système
08:38que le système actuel
08:39qui n'est pas génial.
08:41En revanche,
08:42cet excellent rapport
08:45demande la suppression
08:46de slash
08:47de France 4
08:47et du move,
08:48je pense qu'il faut le faire,
08:50il faut faire des économies.
08:52Un milliard d'euros
08:52d'économies.
08:53Il réclame la fusion
08:53de France 2
08:54avec France 5,
08:55de France Info
08:56avec France 24,
08:57de France Bleu
08:58qui s'appelle maintenant
08:59ici,
08:59avec France 3 Régions,
09:01ça me paraît
09:02de bonne alloi.
09:02Il demande
09:03l'internalisation
09:05des émissions,
09:06c'est-à-dire le fait
09:06qu'on ne recourt plus
09:07à des sociétés
09:08de production extérieures
09:09mais qu'on produise
09:10en interne
09:10quand on a
09:1110 000 salariés
09:12et 4,5 milliards
09:13de budget,
09:14effectivement,
09:15je pense qu'on peut le faire.
09:16Il demande la fin
09:17du système animateur-producteur.
09:19Quand on voit
09:19le salaire d'Hugo Clément
09:21qui gagne plus
09:22qu'un patron du CAC 40
09:23avec ses petites émissions
09:24pour l'écologie,
09:25je pense que c'est
09:26de bonne alloi.
09:27Il réclame
09:28la réduction
09:29aux trois quarts
09:29des budgets
09:30jeux et divertissements
09:31sur le service public,
09:32ça me paraît
09:32de bonne alloi.
09:33Le plafonnement
09:34a quand même
09:353 millions d'euros
09:36du budget
09:37des dépenses
09:38de France Télévisions
09:38au Festival de Cannes
09:39parce que jusque-là
09:40c'était 6 millions d'euros.
09:41Là, ils font des efforts.
09:42Ils ont réduit la voilure.
09:44Et la suppression
09:44des 53 véhicules de fonction,
09:46ça me paraît
09:47de bonne alloi aussi.
09:48Donc je suis désolé.
09:49Ça va dans le bon sens.
09:50Ceux qui disent
09:50que ce serait une occasion manquée,
09:52que ce serait ceci,
09:53que ce serait cela,
09:54ils font une grave erreur
09:55et j'en terminerai par là.
09:57En gros,
09:57il estime qu'on peut faire
09:59un milliard d'euros
09:59d'économies
10:00à France Télévisions.
10:01J'ai cru lire
10:02que vous estimiez
10:03que c'était trop,
10:04monsieur le président
10:05de la commission.
10:06Moi, je pense
10:07que c'est largement
10:08ce qu'il faut faire.
10:08Je pense que c'est
10:09ce qu'il faut faire même
10:09à l'échelle
10:10de toutes les dépenses publiques.
10:12C'est-à-dire que je pense
10:12qu'on doit réduire
10:13les dépenses publiques.
10:14Donc il faut montrer
10:14l'exemple avec le service public.
10:15Donc d'un quart à peu près.
10:17Commençons.
10:18On peut commencer par ça
10:19et il faut le faire
10:20pour tout le reste.
10:22D'accord avec cette cure
10:23d'austérité préconisée
10:25par le rapporteur Aloncle ?
10:26Alors j'ai une différence
10:27fondamentale avec le rapporteur.
10:28C'est que les économies
10:29de gestion, oui,
10:30il faut en faire.
10:31Des vraies économies de gestion,
10:32supprimer les véhicules
10:33de fonction, réduire les frais
10:34à Cannes, lutter contre
10:39contrairement à ce qui a été dit.
10:40Vous avez arrêté votre boulot alors ?
10:41Écoutez, je n'étais pas
10:41ministre de la Culture,
10:42il me semble.
10:43Ou alors on ne vous a pas écouté.
10:45Alors demandez,
10:46et je l'ai dit Charles Aloncle,
10:47les comptes rendus
10:48des conseils d'administration
10:49que je sais j'ai à Radio France,
10:50je peux vous dire
10:50que j'étais exigeant.
10:51Et je peux vous dire
10:52que j'étais sans complaisance,
10:54y compris sur la question
10:54de l'impartialité du service public,
10:56par exemple au moment
10:57de l'affaire Guillaume Meurice
10:58où je n'ai pas tremblé
10:59quand il fallait rappeler
10:59quand même cette exigence
11:00de loyauté.
11:01Les conflits d'intérêt,
11:02bien sûr qu'il faut
11:03des règles plus strictes.
11:04L'impartialité du service public,
11:05bien sûr.
11:06Ensuite, j'ai une différence,
11:07je pense, philosophique
11:08avec Charles Aloncle.
11:09C'est que je pense
11:10qu'à un moment
11:11où on constate la concurrence
11:12des plateformes étrangères,
11:14à un moment où la souveraineté
11:15culturelle de la France
11:16est menacée,
11:17à un moment où on assiste
11:18à une guerre de l'information
11:19et vous le savez quotidiennement,
11:20moi je pense que le duel public
11:21doit être renforcé.
11:22Et je pense que les économies
11:23de gestion,
11:24qui sont nécessaires,
11:25je rejoins Charles Consigny,
11:26elles doivent servir
11:27à renforcer
11:27l'offre culturelle,
11:29l'offre d'information.
11:30Donc il n'y a pas d'économie,
11:31c'est-à-dire que vous réaffectez
11:32une partie de l'argent
11:34à d'autres choses
11:35dans le service public ?
11:36Je pense que le duel public
11:38il doit se réformer.
11:39Il y a un éléphant dans la pièce.
11:40Il ne coûte pas trop cher,
11:40c'est ce que vous dites.
11:41S'il est utile.
11:43Il y a un éléphant dans la pièce,
11:44dans le rapport de Charles Aloncle,
11:46c'est qu'il propose
11:46beaucoup de fusion,
11:47beaucoup d'économies,
11:48mais qui va piloter ?
11:49Quelle gouvernance ?
11:50Comment on va mener
11:51la fusion de France Info
11:52et de France 24 ?
11:53Qui va organiser
11:53la fusion de France 2-France 5 ?
11:54Moi, je propose
11:55une mesure plus ambitieuse
11:56que Charles Aloncle.
11:57Je propose la fusion
11:58des entreprises
11:59de l'audiovisuel public
11:59parce que c'est gentil
12:00de parler des véhicules
12:01de fonction et de cannes.
12:02Mais si on veut
12:02des vraies optimisations,
12:04si on veut des vraies synergies,
12:05il faut rapprocher des structures.
12:07Vous le voyez bien.
12:08Elle voulait faire
12:08à Chérati.
12:09Elle voulait une holding.
12:10Moi, je vais plus loin.
12:10Je pense qu'il faut
12:11une entreprise unique
12:12de l'audiovisuel public,
12:13qu'on rassemble les forces.
12:14Là, vous aurez des optimisations.
12:15Là, vous aurez des synergies.
12:16Et là, vous pourrez,
12:23télévision, radio,
12:24réseaux sociaux.
12:25Si vous fusionnez
12:26les entreprises
12:26de l'audiovisuel public,
12:27vous pouvez réfléchir
12:28par mission.
12:28Vous voulez refaire le RTF, quoi, en fait.
12:29Rien à voir.
12:30Le faire réfléchir
12:31par grande mission.
12:32Information, culture,
12:34divertissement, sport.
12:35C'est ça, l'enjeu.
12:36C'est ce que l'audiovisuel public
12:36répond au défi.
12:37Est-ce que vous voulez faire
12:37un milliard d'euros d'économie ou pas ?
12:39Non.
12:40Non ?
12:41Donc, combien ?
12:41Moi, des économies de gestion,
12:43il faudra en faire.
12:44Mais il faut réaffecter l'argent.
12:46Moi, je vais vous dire.
12:46Je pense qu'il faut faire
12:47des économies de gestion,
12:48je pense.
12:49Mais à quelle hauteur ?
12:49Écoutez, je ne sais pas
12:50ce que la fusion...
12:51Maintenant, il faut travailler.
12:53La fusion, par exemple,
12:53si on fusionne l'audiovisuel public,
12:55qu'est-ce que ça permettra
12:55de faire comme économie ?
12:57Mais moi, je vous le dis,
12:57et là, on a peut-être
12:58une différence,
12:59c'est un mauvais débat.
13:00Le premier débat,
13:01la première question
13:02qu'il faut poser,
13:02c'est qu'est-ce qu'on demande
13:03au service public ?
13:04Qu'est-ce qu'on lui demande
13:04de faire ?
13:05Est-ce qu'on lui demande
13:06de financer 400 films par an ?
13:07Est-ce qu'on lui demande
13:08de financer la plupart
13:10des documentaires de ce pays ?
13:11Est-ce qu'on lui demande
13:12de faire des films d'animation ?
13:13Est-ce qu'on lui demande
13:13d'informer ?
13:14Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
13:15Moi, ma réponse est oui.
13:16Ah bah, ma réponse est non.
13:18Il y a effectivement
13:19une petite différence.
13:20Ça sert à quoi pour vous,
13:21Charles, le service public ?
13:22Par exemple, je pense que
13:23la fusion de France 2 et 35
13:25pour faire une grande chaîne
13:27généraliste,
13:27pour informer les gens,
13:28pour faire de l'histoire,
13:29pour faire des missions
13:30que ne peut pas faire le privé.
13:32Pour moi, le secteur public
13:33doit faire ce que le secteur privé
13:34ne peut pas faire.
13:35L'info, il y en a dans le privé.
13:37Sauf que s'il ne fait pas d'audience,
13:39qu'est-ce que vous allez dire ?
13:39Il doit aussi être populaire
13:40le service public audiovisuel.
13:42Ah non, pas du tout.
13:43Admettez qu'il doit aussi être populaire
13:44le service public audiovisuel.
13:45Il doit parler à tous les Français.
13:46Je m'en fiche.
13:48Les jeux de Nagui, par exemple,
13:49on l'écritait beaucoup.
13:50Je m'en fiche ce qu'il fasse pas.
13:50On regardait les succès d'audience.
13:51On va regarder la moyenne d'âge
13:52du téléspectateur.
13:53Il y a des vrais défis.
13:54C'est pour ça que moi,
13:55je pense qu'il faut
13:55une entreprise unique.
13:56Mais vous voyez,
13:57Monsieur Patry,
13:58le problème,
13:59c'est qu'on a une dette
14:02qui n'a jamais été aussi élevée
14:03après dix ans de macronisme
14:05dont vous étiez
14:06un des fervents soutiens.
14:08On propose de faire des économies.
14:10On soulève quand même
14:11un certain nombre de lièvres intéressants.
14:13Vous citez Nagui.
14:14Il a finalement refusé
14:15de transmettre les documents
14:16qu'il s'était engagé
14:17à transmettre sous serment.
14:19Ça n'a pas l'air
14:19de vous bouleverser.
14:21Attendez,
14:21parce que moi,
14:22je voudrais aussi,
14:22si vous permettez d'être là,
14:23de rétablir quelques contre-vérités.
14:25Moi, je n'ai jamais entravé
14:25le travail du rapporteur.
14:26Il a transmis ces documents
14:27ou pas Nagui ?
14:28Nagui a dit que Baniget
14:30les transmettrait.
14:31Baniget ne l'avait pas fait.
14:33Mais moi,
14:34quand le rapporteur...
14:36Monsieur Consigne,
14:36c'est important.
14:37Il y a eu beaucoup de contre-vérités
14:38de la part du rapporteur.
14:39Moi, quand le rapporteur
14:40n'a pas obtenu ces documents,
14:41je me suis insurgé.
14:42Je l'ai aidé tout au long
14:43de la commission d'enquête
14:44quand il n'obtenait pas
14:45les documents.
14:46Il a auditionné 234 personnes.
14:48Moi, je ne peux pas
14:48le laisser dire
14:49que je l'ai entravé
14:51dans son travail parlementaire.
14:51Si les documents n'ont pas
14:52été transmis, il se passe quoi alors ?
14:53Rien.
14:54Aujourd'hui,
14:55il s'en offusque
14:56et il a raison de le faire.
14:57Oui, mais au tas de s'offusqués...
14:59Mais il a raison de le faire.
15:00Qu'est-ce que je vous dise ?
15:01Moi, je n'ai pas...
15:02Pourquoi Charles Alonc
15:03n'est pas allé sur place
15:04et sur pièce ?
15:05Attendez, monsieur Consigne.
15:06Il aurait pu aller
15:06chez Baniget.
15:07Sans doute, mais je suis d'accord.
15:09Non, chez Baniget,
15:09il ne pouvait pas.
15:10Mais il pouvait aller...
15:11Non, non, pardon.
15:12C'est important
15:12parce qu'il faut être précis.
15:13Moi, je ne peux pas laisser dire
15:14que je l'ai entravé
15:15dans son travail.
15:16Il pouvait aller contrôler
15:18sur place et sur pièce
15:19si moi, je n'ai pas le droit
15:21de le faire.
15:21Vous avez suspendu
15:22cette commission
15:22pendant plus d'un mois.
15:25Oui, parce que je...
15:25Oui ?
15:26Ça, ce n'est pas une entrave ?
15:27Monsieur Consigne,
15:28j'ai interrompu les auditions
15:30pendant 15 jours
15:31car je considérais...
15:32Plus d'un mois, moi, j'ai l'entravé.
15:33Non, non, non.
15:33Ça, c'est encore une contre-vérité.
15:34Ce n'est pas vous
15:35qui l'avez proféré.
15:3615 jours, comment ?
15:3615 jours qu'on a rattrapé
15:38à la fin de la commission d'enquête.
15:40Est-ce que le rapporteur
15:41a pu auditionner
15:41l'ensemble des personnes
15:43qu'il souhaite auditionner ?
15:43La réponse est oui.
15:44Est-ce que j'ai passé 200 heures
15:45un record dans l'histoire
15:47des commissions d'enquête
15:48à ses côtés
15:48pour pouvoir auditionner
15:50l'ensemble des personnes
15:50auditionnées ?
15:51Je l'ai fait.
15:52Il a pu travailler.
15:53Honnêtement, moi,
15:54j'ai plutôt eu l'impression
15:55un peu comme vous le faites ce soir
15:56que vous avez plutôt cherché
15:58à enfumer les choses.
15:59Honnêtement, vous avez fait
16:00beaucoup de tweets,
16:01vous avez beaucoup communiqué,
16:03vous lui avez reproché
16:03de communiquer,
16:04mais vous avez vous-même
16:05beaucoup communiqué.
16:06Moi, je n'ai rien compris
16:07à ce que vous avez dit.
16:08Autant lui, je voyais à peu près
16:09où il voulait en venir,
16:10à savoir, il faut faire des économies.
16:12Peut-être qu'il était assez idéologue
16:13dans sa démarche, pourquoi pas ?
16:14Après tout, c'est un homme politique
16:16comme vous l'êtes
16:17et puis chacun a sa vision des choses.
16:19Mais je comprenais
16:20où il voulait aller.
16:22Vous, honnêtement,
16:23je ne comprenais pas
16:23à part essayer, en gros,
16:25de préserver vos relations
16:27avec telle ou telle personne
16:29de l'audiovisuel public.
16:30C'est ça que j'ai compris à la fin.
16:31C'est que je me suis dit,
16:33Jérémy Patrie et l'étus,
16:34il veut continuer à être invité
16:36avec les honneurs
16:37dans la matinale de France Inter,
16:39donc il va quand même
16:41ou à cet avou
16:42ou à que sais-je
16:43de ces émissions-là
16:44et donc il ne va pas trop
16:45se brouiller avec les uns et les autres.
16:46C'est comme ça que je l'ai compris.
16:48Et honnêtement,
16:48je pense que c'est dommage
16:49et je pense que vous loupez le coche
16:50sur le plan politique
16:52parce que les Français
16:53qui payent pour tout ça,
16:55pour tous ces gens surpayés
16:56qui ne veulent pas donner
16:57leur salaire aux députés,
16:58par exemple,
16:59pour ces milliardaires
17:00qui vendent des émissions
17:01aux services publics,
17:02les Français payent.
17:03Eh bien, ils se disent
17:04là, il faut remettre
17:06une bonne gestion
17:07et on a eu l'impression
17:07que vous étiez plutôt
17:09en train d'essayer
17:09d'empêcher les choses
17:10comme vous nous le dites ce soir.
17:11Vous nous dites
17:12qu'il ne faut pas faire d'économie
17:13à part sur de la gestion
17:14et vous ne les chiffrez pas.
17:15Alors, je vais essayer
17:16de vous répondre.
17:17Est-ce qu'il fallait contrôler
17:19le service public audiovisuel ?
17:20Faire la transparence ?
17:21Bien évidemment que oui.
17:22Pardon, quand il y a eu
17:23l'affaire Guillaume Meurisse,
17:24est-ce que Charles Alon
17:25s'est élevé à saisir l'Arcom ?
17:26Quel est le seul député de France ?
17:27De France.
17:28A avoir saisi l'Arcom
17:29au moment de Guillaume Meurisse
17:30car je considérais
17:30qu'il y avait un manque
17:31de loyauté et de neutralité.
17:32C'est moi qui l'ai fait.
17:33Je vous avoue
17:33que je ne me souviens pas
17:34de l'affaire Guillaume Meurisse.
17:35Et j'y suis même allé le commenter.
17:36C'était l'humoriste de France
17:37qui avait qualifié
17:38de Benjamin Netanyahou
17:39ou de nazi avec un peu
17:39sans prépuce.
17:40Donc je crois que les Français
17:42savent que vis-à-vis de...
17:43Non mais, je n'ai aucune complaisance
17:45avec l'audiovisuel public.
17:47En revanche, est-ce qu'on peut...
17:48Non, M. Consigny,
17:49j'ai une différence de méthode.
17:50Est-ce qu'on peut contrôler
17:50l'audiovisuel public ?
17:52Est-ce qu'on peut mener
17:52une commission d'enquête
17:53sans la transformer
17:54en tribunal politique ?
17:55Est-ce que vous considérez,
17:56vous, M. Consigny,
17:57qu'avoir interpellé
17:58les personnes auditionnées
17:58avant même des auditions
17:59dans les médias
18:00et sur les réseaux sociaux,
18:01ça garantit des auditions
18:03qui soient sérieuses ?
18:03Regardez le règlement de compte
18:05qui a eu lieu
18:05entre Nagui et le rapporteur.
18:07Est-ce que c'est de nature
18:08à travailler efficacement ?
18:10Mais le fait que Nagui
18:10n'ait pas transmis les pièces
18:12qu'il s'était engagé à transmettre
18:13montre qu'il y avait bien
18:14un os sur ce sujet-là
18:16et que le rapporteur
18:17avait raison de s'énerver
18:18s'agissant de Nagui.
18:19Il ne veut pas faire
18:19la transparence.
18:20Vous me demandez
18:21quelle a été ma démarche,
18:23M. Consigny.
18:24Moi, je considérais
18:25que c'était important
18:26de mener ce travail de contrôle.
18:28Est-ce que je considérais
18:28que mon rôle de président,
18:29ça devait de garantir,
18:31c'était de garantir,
18:31mais c'est terminé,
18:32un cadre digne et respectueux.
18:33Si vous, ça ne vous dérange pas
18:35qu'un rapporteur live tweet
18:36en temps réel,
18:37moi, ça me pose une difficulté.
18:38Mais vous-même,
18:39vous avez fait des tweets
18:39et non, ça ne me dérange pas.
18:41Je suis désolé.
18:42Je suis désolé, la forme...
18:43L'audition, elle était publique.
18:44La forme, c'est bien gentil.
18:46Ce qui est intéressant,
18:47c'est le fond.
18:48D'ailleurs, vous l'avez vous-même vécu
18:50et j'étais plutôt scandalisé pour vous
18:54quand Xavier Niel vous a engueulé
18:55tous les deux
18:56comme si vous étiez des moins que rien
18:58et quand il a bien montré
18:59qui avait le pouvoir
19:00entre lui et vous.
19:01Et vous lui avez tous les deux...
19:03Je ne crois pas
19:03que j'ai été complaisant.
19:04Non, non, à l'époque,
19:05vous l'avez effectivement rappelé
19:06à une certaine tenue
19:07vis-à-vis de la représentation nationale.
19:08Mais pour moi,
19:09la tenue vis-à-vis
19:10de la représentation nationale,
19:11elle implique aussi
19:12de transmettre les pièces
19:13que demandent les députés
19:15et de répondre.
19:15Xavier Niel a déqualifié
19:16la commission de cire.
19:17Oui, et puis c'était énervé.
19:19C'était très excessif.
19:20Il y avait quelque chose
19:21d'impuissant qui n'aiment pas
19:24s'érangé.
19:26Écoutez, on va essayer
19:26d'avancer sur le fond.
19:27France Télévisions a transmis
19:28des milliers de documents.
19:29Quand le rapporteur
19:30ne les a pas obtenus,
19:31j'ai dit à France Télévisions
19:32que ce n'était pas acceptable
19:33qu'ils ne les obtiennent pas.
19:35Maintenant, parlons pas
19:36des conclusions du rapport
19:37parce que là,
19:37on refait la commission.
19:38Mais par exemple,
19:39est-ce que c'est normal ?
19:39Oui, mais c'est important
19:40parce que quand on dit
19:41que j'ai entravé
19:41une commission d'enquête
19:42alors que j'ai essayé
19:43qu'elle aille à son terme,
19:44si elle est allée à son terme
19:44cette commission d'enquête...
19:45Mais vous n'avez cessé
19:46de la discréditer cette commission ?
19:48Vous n'avez pas arrêté
19:50d'aller dans les médias
19:51pour expliquer
19:51que ce qui se passait
19:52dans cette commission
19:53vous gênait
19:53et que vous essayiez
19:55en gros de limiter la casse
19:56parce que vous étiez
19:57très mal à l'aise ?
19:57Pas du tout, monsieur Consigny.
19:58Si c'est ça,
19:59soutenir la commission...
19:59Monsieur Consigny, pas du tout.
20:01J'ai convoqué...
20:01On aurait dit
20:02Mme Broun-Pivet
20:03pendant la commission
20:03Benalla.
20:04Monsieur Consigny...
20:05Vous voyez ?
20:05Elle essayait de toute évidence
20:07de faire en sorte
20:07que cette commission
20:08ne fasse la lumière sur rien.
20:09Monsieur Consigny...
20:10La même Broun-Pivet
20:11qui a été le jour
20:12de l'audition de Sibylle Veil,
20:13la patronne de Radio France,
20:14elle s'est précipitée
20:15à France Inter
20:15pour faire son interview
20:16histoire de bien montrer
20:17avec qui elle était.
20:18Monsieur Consigny,
20:18qui a convoqué ces personnes ?
20:20Qui a convoqué deux fois
20:21la présidente de France Télévisions ?
20:22Qui n'a pas fixé
20:23de limite aux durées d'audition ?
20:25C'est la première fois
20:25dans une commission d'enquête
20:26qu'il n'y a aucune limite
20:27aux durées d'audition.
20:28On a siégé 4h30
20:31avec Mme Broun-Pivet.
20:32S'il vous plaît,
20:32messieurs,
20:33parce qu'il faut avancer là.
20:34Est-ce que c'est normal
20:35que la présidente
20:37de France Télévisions
20:39réponde au rapport ?
20:40Est-ce que c'est son rôle,
20:41finalement,
20:42parce que c'est
20:42la représentation nationale,
20:44il y a une séparation
20:45des pouvoirs ?
20:46Est-ce qu'elle a raison
20:46de faire une réponse
20:47très critique
20:48sur les conclusions du rapport ?
20:49Est-ce que c'est son rôle ?
20:50Elle dit que ce que propose
20:51ce rapport,
20:51c'est le plus grand plan social
20:53de l'histoire culturelle française.
20:54Voilà ce que dit
20:55Mme Delphine Ernaud-Conchi.
20:57Écoutez, moi,
20:57j'aurais préféré
20:58qu'elle le fasse
20:58sur ses réseaux sociaux,
20:59effectivement.
21:00On n'est pas obligé
21:00d'utiliser le réseau social
21:02de l'entreprise.
21:03Maintenant,
21:03il faut dire les choses
21:04franchement.
21:05L'entreprise est mise en cause.
21:06D'ailleurs,
21:06M. Consigny, ce soir,
21:07relaie des malversations,
21:09des délits.
21:10Vous avez dit
21:10qu'il y a des malversations.
21:11Faire des économies,
21:12ce n'est pas remettre
21:12en cause une...
21:13Non, non, mais les économies,
21:14elles sont importantes.
21:14Mais attendez,
21:14avec le rapporteur,
21:15on est d'accord
21:16sur ces questions-là.
21:16Pardon,
21:17j'ai fait 40 propositions.
21:19Mais non,
21:21pas substantiel,
21:21vous ne les chiffrez pas,
21:22en tout cas.
21:23M. Consigny,
21:24il faut dire des choses clairement.
21:25Aujourd'hui,
21:26l'audiuel public
21:26est le principal financeur
21:28du cinéma français,
21:29des documentaires français,
21:30du film d'animation.
21:31C'est un financeur important
21:32de l'information.
21:33Il doit faire des choses
21:34que l'audiuel privé
21:35ne fait pas.
21:35Et je vous rejoins parfaitement.
21:37On doit renforcer
21:37la spécificité
21:38et la singularité.
21:40Et je vous le redis,
21:40lutter contre les conflits
21:41d'intérêts,
21:42oui,
21:42j'ai des mesures pour cela.
21:43Garantir l'impartialité
21:44du service public audiovisuel
21:46qui appartient
21:46à tous les Français.
21:47Lesquels ?
21:48Sur les conflits d'intérêts ?
21:49Par exemple,
21:50je veux interdire moi
21:51que les salariés
21:51de l'audiuel public
21:52puissent travailler
21:54ou diriger
21:54des sociétés de production.
21:55C'est une mesure concrète
21:56sur les réseaux sociaux.
21:57Est-ce que c'est pour internaliser
21:58par exemple
21:59la production des émissions ?
22:00D'informations ?
22:01Oui.
22:02Je l'ai proposé d'ailleurs.
22:03D'informations ?
22:03Mais qu'est-ce que vous mettez
22:05dans l'information ?
22:06Est-ce que vous pensez
22:07vraiment, Charles Consigny,
22:12faire qu'en externalisant ?
22:13Ça, c'est une vraie question.
22:14Vous êtes un libéral.
22:15Absolument.
22:16Je pense que
22:17quand on a 10 000 salariés,
22:19on peut normalement
22:20produire une émission de télé.
22:22Vous voyez ?
22:22Et qu'il n'y a pas forcément
22:23besoin d'aller chercher
22:24une société de production
22:25à l'extérieur.
22:26C'est tout.
22:27Sauf qu'aujourd'hui,
22:28vous pouvez se concilier.
22:28De même que
22:29ce n'était pas la peine
22:30de passer par McKinsey
22:31pour faire des tableaux Excel
22:32à Bercy.
22:33Vous voyez,
22:33c'est un peu la même chose.
22:34Il faut dire les choses clairement.
22:36Qui a demandé à France Télévisions
22:37de faire appel
22:38à des sociétés de production ?
22:39C'est la loi.
22:40C'est les députés.
22:41C'est les députés eux-mêmes
22:42qui, il y a quelques années,
22:43ce n'est pas France Télévisions.
22:44Mais il faut changer ça.
22:44Mais je suis d'accord avec vous.
22:45J'ai une proposition,
22:46et je vous le redis très calmement,
22:47pour que les magazines d'information
22:50soient plus produits en interne
22:51par France Télévisions.
22:52En plus,
22:53parce que ça permettra
22:53de garantir l'impartialité
22:55et le pluralisme.
22:56D'accord.
22:56Mais moi,
22:57ce que je retiens,
22:57c'est que vous ne voulez pas
22:58faire d'économie.
22:59Alors,
23:01le rapporteur à l'oncle
23:03parle beaucoup aussi des jeux.
23:04Et il trouve qu'il y a
23:05trop de jeux télévisés,
23:07notamment sur France 2,
23:08et dit que ce n'est pas
23:08la mission principale
23:10d'un service public
23:11d'audiovisuel.
23:11Qu'en pensez-vous ?
23:12Mais c'est la vraie tension
23:13et le paradoxe.
23:14On demande au service public
23:15quand même de toucher
23:16l'ensemble des Français
23:17et d'être populaires.
23:18M. Consigny lui dit
23:18que les audiences,
23:19ce n'est pas important,
23:19mais c'est faux.
23:20Quand le service public
23:21fait des mauvaises audiences,
23:22il y a des députés
23:23pour expliquer
23:23que c'est beaucoup d'argent public
23:24pour des émissions
23:25qui sont regardées par personne.
23:26Et c'est toute la difficulté
23:27du service public.
23:28On lui demande d'être populaire,
23:29d'être regardé par les Français.
23:31Il appartient à tous
23:31et il est financé par tous.
23:33Et en même temps,
23:33on doit lui demander
23:34de pouvoir produire,
23:35de pouvoir offrir aux Français
23:37des programmes
23:37que le privé ne fait pas.
23:39Mais il n'y a pas que les jeux
23:40qui font de l'audience
23:41sur le service public.
23:43Donc il n'y a pas besoin de jeux.
23:43Mais regardez Patrick Sébastien,
23:45c'était une formidable émission
23:46de divertissement.
23:47Mais ce n'était pas
23:49la route de la fortune non plus.
23:50Mais c'est pour ça que...
23:51Ce n'était pas un jeu.
23:52Mais c'est pour ça que moi,
23:53je trouve que la proposition
23:54de Charles Long
23:54de dire on diminue de trois quarts...
23:55Il y a trop de jeux à la télé
23:56selon vous Charles.
23:57Mais je pense que ce n'est pas
23:58la mission du service public.
23:59Surtout si on réduit
24:00le nombre de chaînes
24:01et je pense qu'il faut le faire.
24:02C'est tout.
24:03Charles, moi je vous le dis franchement,
24:05sur France 5,
24:05je trouve que c'est une erreur majeure.
24:06France 5,
24:07c'est ce que doit être
24:08le service public audiovisuel.
24:09C'est la culture.
24:10Ça veut dire que les autres
24:10ne le sont pas ?
24:11Non mais c'est le cœur même
24:12de ce que doit être
24:13le service public audiovisuel.
24:14C'est la culture.
24:15C'est le patrimoine.
24:16C'est les documenteurs.
24:17France 4, vous êtes d'accord
24:19qu'on supprimez France 4 ?
24:20Charles Consigny,
24:20moi j'ai du mal à vous suivre.
24:21Vous me dites,
24:22et on est d'accord sur le show.
24:23D'ailleurs, Emmanuel Macron
24:24voulait supprimer France 4.
24:25Je vous assure que c'est plutôt moi
24:26qui ai du mal à vous suivre.
24:27Je ne comprends rien
24:27de ce que vous dites.
24:28Je suis désolé.
24:29C'est une langue incroyable.
24:30On dirait que vous apprenez ça.
24:32Ça me rappelle ce tableau excellent
24:34qui avait été fait sur l'ENA.
24:36Il y avait un tableau avec des cases
24:38et on choisissait n'importe quelle case
24:39dans chaque ligne.
24:40À la fin, ça faisait une phrase.
24:42Mais la phrase ne voulait rien dire.
24:43Parce que vous ne m'écoutez pas.
24:44Moi je pense qu'il faut
24:45un audiovisuel public
24:46fort, souverain.
24:47Je pense que face à la concurrence
24:48des plateformes étrangères,
24:49moi je n'ai pas envie
24:50que mes gamins,
24:50je vais vous le dire plus clairement,
24:51passent leur journée
24:52à regarder Netflix
24:53ou les plateformes américaines.
24:54Et je pense que l'audiovisuel public,
24:56il doit retrouver...
24:57Mais ce n'est pas la peine
24:57de surpayer les gens.
24:58Non mais ce qui est intéressant
25:01c'est qu'on avait lancé
25:01la plateforme Salto
25:02pour concurrencer
25:03les plateformes américaines
25:04via l'audiovisuel public.
25:05Moi je ne sais pas.
25:06Je suis venu vous expliquer
25:07mes propositions.
25:08Hugo Clément qui s'ouvre
25:10768 000 euros de dividendes
25:11en 2025
25:13sur l'audiovisuel public.
25:14Ça ne vous choque pas ?
25:17768 000 euros,
25:18je pense que même
25:18le patron de Renaud
25:19il ne se verse pas ça.
25:20Mais quand vous ai-je dit
25:21que ça ne me choquait pas ?
25:23Donc ça vous êtes pour le rationaliser.
25:24Parce que moi je veux dire,
25:25je sais pourquoi
25:26certains ont refusé
25:27de donner leur rémunération.
25:28Vous essayez depuis le début
25:28de me caricaturer.
25:29Je pense que certains
25:30ont refusé de donner
25:30leur rémunération
25:31parce qu'elle est tellement indécente
25:33que ça aurait choqué
25:34les Français
25:34qu'ils la donnent
25:35devant les députés.
25:36Et c'est pour ça d'ailleurs
25:36qu'ils la décomposent
25:38entre un salaire d'animateur
25:39et des dividendes
25:40de producteurs
25:41auxquels on ne comprend rien.
25:41En même temps,
25:42une partie du service public
25:44est financée par la pub,
25:44notamment France 2,
25:45donc c'est aussi de l'argent
25:46qu'il génère.
25:47Supprimons la pub.
25:47Il y a un acquis
25:48rapport de l'argent
25:49à France 2.
25:49Je ne suis pas la suppression
25:50de la pub.
25:51Donc on est d'accord,
25:52Charles Consigny,
25:52on est d'accord.
25:53Il faut renforcer
25:54la spécificité,
25:55la singularité
25:55du service public.
25:56Lui demander de faire
25:57ce que le privé
25:58ne fait pas.
25:59La culture,
26:00l'information,
26:00le patrimoine.
26:01C'est clair ça.
26:01Vous voyez,
26:02vous y venez.
26:02Mais c'est dans mes propositions.
26:04Je crois que vous avez manqué
26:06les 40 mesures.
26:07Maintenant,
26:07il y a des divertissements
26:08et des jeux
26:09que le service public
26:10peut faire
26:10qui sont différents
26:11de l'usiel privé.
26:11Mais les économies de gestion,
26:12Charles Consigny,
26:13bien sûr que oui.
26:14Mais les économies de gestion,
26:15bien sûr que oui.
26:16On est d'accord là-dessus.
26:17Merci,
26:18Monsieur le Président.
26:18Patrice Aletus,
26:19merci Charles Consigny.
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