- il y a 8 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00:00Dans un instant, nous serons à Davos avec nos envoyés spéciaux.
00:00:02On va commenter l'intervention de Donald Trump, un peu plus de 60 minutes pour le président américain
00:00:06qui a fait, vous vous en doutez, sale comble.
00:00:08Et il a fait le show à la mode Trump en parlant bien évidemment des dossiers chauds du moment,
00:00:12le Groenland, mais aussi en faisant des digressions sur sa merveilleuse et magnifique politique
00:00:17qui a permis aux États-Unis d'être de nouveau le moteur du monde.
00:00:21Donald Trump à propos du Groenland, ce qu'il appelle le bout de banquise.
00:00:27On ne demande jamais rien en retour.
00:00:30On n'a jamais rien eu en retour.
00:00:32On n'aura sûrement jamais rien en retour, à moins que je n'ai recours à une force excessive
00:00:37où ce serait tout simplement inarrêtable.
00:00:41Mais je ne ferai pas ça.
00:00:42Je n'ai pas envie d'avoir recours à la force.
00:00:45Tout ce que les États-Unis demandent, c'est d'avoir le Groenland.
00:00:49On veut un bout de banquise en échange de la paix mondiale et ils ne veulent pas nous la donner.
00:00:54Vous avez le choix.
00:00:56Vous pourriez dire oui, nous serons très reconnaissants.
00:01:00Ou alors vous pouvez dire non et on s'en souviendra.
00:01:04Voilà, on va retrouver Thierry Arnon en direct de Davos pour BFM TV.
00:01:07Thierry, donc Donald Trump à la mode Trump met le marché en main aux Européens.
00:01:12Voilà, c'est un bout de banquise.
00:01:13On négocie, sinon on se rend sans souvenir.
00:01:14Exactement Alain, c'est vrai que parfois on se demandait pourquoi il le voulait tellement ce bout de banquise
00:01:21qu'il décrivait comme un petit morceau de glace.
00:01:24Mais il fait une concession majeure dans ce discours.
00:01:26Elle a été évidemment attendue, pour ne pas dire espérée en particulier par les Européens.
00:01:30Il a été très clair, l'Amérique ne recourra pas à la force pour conquérir le Groenland et y planter son drapeau.
00:01:37Pour autant, évidemment sur le fond, il ne renonce pas.
00:01:40Il demande l'ouverture de négociations immédiates et puis il explique que si vous dites oui, nous serons très reconnaissants.
00:01:47Si vous dites non, nous nous en souviendrons.
00:01:50Donc il y a une forme de menace qui se situe davantage sur le registre économique désormais,
00:01:55sur des sanctions commerciales, sur ce que peut être aussi, dans un avenir un peu plus lointain,
00:01:59la coopération américaine et son rôle évidemment prédominant au sein de l'OTAN.
00:02:03La menace continue de planer, mais en tout cas à courte échéance.
00:02:07L'intervention militaire américaine est une option qui a été écartée par le président des États-Unis.
00:02:14De mauvaise grâce, il n'en est pas satisfait, mais c'est ce qu'on retiendra essentiellement de, vous l'avez dit,
00:02:19ce long discours fleuve tellement typique du président américain Donald Trump.
00:02:22Racontez-nous un peu l'ambiance dans la salle.
00:02:25A-t-il été beaucoup applaudi ?
00:02:27Alors il y a bien sûr la délégation américaine qui, j'imagine, appréciait son discours.
00:02:32Mais les autres, les grands chefs d'entreprise, les grands acteurs économiques, comment ont-ils suivi le discours ?
00:02:40Franchement non, il a été finalement relativement peu applaudi.
00:02:44Il y a eu différentes phases dans ce discours.
00:02:47Au moment où il se met à parler du Groenland, ça fait à peu près 20 minutes qu'il a commencé sa prise de parole.
00:02:51Et là on a plutôt l'impression qu'on est en train de s'endormir un peu dans la salle.
00:02:55On regarde les téléphones et surtout pour regarder l'évolution des marchés financiers parce que vous savez que depuis deux jours,
00:03:00ces tensions entre l'Europe et les Etats-Unis ont fait dégringoler les bourses, y compris aux Etats-Unis et d'ailleurs également à la valeur du dollar.
00:03:06Donc on est en train de se demander comment tout ça va continuer de se répercuter sur les marchés financiers.
00:03:12Il y a eu une remarque qui n'a pas du tout été appréciée dans la salle.
00:03:15C'est lorsque le président américain dit « Sans nous, vous parleriez allemand et sans doute un peu japonais ».
00:03:20Là il y a eu un peu des grognements sur une remarque qui était vraiment perçue comme étant de mauvais goût.
00:03:26Il n'y a pas beaucoup d'enthousiasme ici, c'est le moins qu'on puisse dire pour la parole de Donald Trump.
00:03:30Et je vous donne deux exemples rapides.
00:03:32Il y a eu un dîner hier soir où s'exprimait un ministre de son administration de manière très hostile vis-à-vis de l'Europe.
00:03:37Il a été hué à ce point qu'on a dû interrompre le dîner, c'était Howard Lutnik.
00:03:41Et parmi ceux qui se trouvaient dans la salle, il y avait Christine Lagarde, la présidente de la Banque Centrale Européenne,
00:03:46qui a quitté la salle.
00:03:47Ça vous donne un petit peu une idée de l'ambiance.
00:03:49Et puis il y a aussi ce moment où on interroge un grand PDG d'une banque américaine
00:03:55et on lui demande pourquoi il ne critique jamais Donald Trump,
00:03:59pourquoi il ne met jamais en cause tout ce qui est en train de se passer,
00:04:01qui peut être préjudiciable à l'économie américaine.
00:04:04Et lorsque cette question est posée à Jamie Dimon, en l'occurrence qui est le patron de JP Morgan Chase,
00:04:08eh bien elle est applaudie par ceux qui sont dans la salle.
00:04:10Donc ça, ça vous donne une idée et ça vous permet de comprendre
00:04:13ce qu'était l'ambiance face à Donald Trump aujourd'hui ici.
00:04:16Alors il était évidemment très attendu, on continue à se dire que c'est l'économie la plus puissante du monde
00:04:20avec laquelle il faut faire du business,
00:04:23mais le moins qu'on puisse dire, c'est que l'accueil n'a pas été enthousiaste pour ce président américain.
00:04:28Voilà, restez avec nous en direct de Davos, Thierry Arnaud, bien sûr.
00:04:30Général Desportes, bonsoir.
00:04:32Bonsoir.
00:04:32La bonne nouvelle, en tout cas le grand soulagement, ce sont ces mots,
00:04:35« Je n'emploierai pas la force pour obtenir le Groenland ».
00:04:39Donc pas d'intervention militaire américaine.
00:04:41Alors c'est évidemment un grand soulagement et je dirais que c'est aussi une grande satisfaction
00:04:46parce que la position unie des Européens, leur manœuvre militaire, a sûrement participé...
00:04:52L'envoi des troupes européennes, même symbolique, ça a joué ?
00:04:56Écoutez, on ne saura jamais, mais en tout cas, il a dit « Je ne le ferai pas ».
00:05:01Donc c'est bien l'unité, l'action des Norvégiens, des Britanniques,
00:05:04qui ont tenu une position ferme, même de Mme Meloni,
00:05:07puisse l'envoi de ses troupes, qui a fait qu'il est revenu en arrière.
00:05:12Et nous ne pouvons évidemment que nous en féliciter.
00:05:15– Ce n'est pas terminé, l'affaire n'est pas terminée quand même.
00:05:17– L'affaire n'est pas terminée.
00:05:18– Elle n'est plus militaire pour l'instant.
00:05:18– Non, elle n'est plus militaire pour l'instant, il n'y a plus aucune menace militaire.
00:05:21– Mais pardon, est-ce qu'on peut imaginer aussi que son propre état-major…
00:05:25– Dissuadé d'intervenir ?
00:05:28– Il est clair, on a des liens tellement forts entre les armées américaines et françaises,
00:05:34on est amis de combats, si vous voulez,
00:05:36et que donc ça aurait été évidemment totalement insupportable pour les armées américaines
00:05:40d'avoir à mener une manœuvre de force contre les Européens.
00:05:45Donc évidemment, c'est un soulagement,
00:05:47et il est clair que son état-major était opposé dans le principe,
00:05:52mais que l'état-major aurait exécuté.
00:05:54– Il y a aussi un soulagement économique, il y a le soulagement du côté limité,
00:05:58et puis on voit que les bourses réagissent tout de suite et repartent dans le vert,
00:06:02c'est-à-dire que tout le monde dit ouf.
00:06:03– Oui, on peut dire que les bourses disent ouf,
00:06:07mais en même temps avec quand même une épée de Damoclès sur les marchés financiers,
00:06:11parce qu'il a parlé du miracle économique.
00:06:13Alors il faut rappeler qu'à Davos, il est avant tout devant des grands chefs d'entreprise.
00:06:17– C'est un forum économique, rappelons-le.
00:06:18– C'est censé être un forum économique, on peut se poser la question.
00:06:22Il y a une première partie qui était évidemment à l'adresse des chefs d'entreprise,
00:06:26il a vanté d'une manière absolument ahurissante le miracle économique américain.
00:06:31Il y a des choses de vraies, mais il y a des choses de fausses.
00:06:34Et puis la deuxième partie, il y avait un côté…
00:06:35– Il a aussi tapé sur l'Europe.
00:06:37– Oui, la deuxième partie, pardon, il y avait un côté un peu la géopolitique expliquée aux enfants.
00:06:41Vous voyez, je veux dire, il nous a rappelé la guerre d'une manière un peu basique.
00:06:45– En gros, grâce aux Américains, on ne parle pas japonais ni allemand.
00:06:48– Voilà, bon, ça a été moyennement apprécié comme l'a rappelé Thierry Arnault.
00:06:51Mais juste, on voit bien que sur le côté économique, il veut convaincre,
00:06:56il a du mal à convaincre devant les Américains.
00:06:58Il y a des côtés positifs, évidemment, il y a plus d'usines, il y a plus d'investissements,
00:07:02il y a moins de déficit commercial avec ses droits de douane.
00:07:04Mais en même temps, il y a une inflation qui est toujours là.
00:07:06Il a dit qu'il voulait avoir, encore une fois, la peau du patron de la Federal Reserve,
00:07:11qui est l'équivalent de la banque centrale américaine,
00:07:14parce qu'il veut absolument baisser les taux.
00:07:16Pourquoi ? Parce que derrière, c'est le pouvoir d'achat des Américains.
00:07:18Et pour l'instant, il n'a pas du tout compris.
00:07:20Ce qui est intéressant, c'est de voir que les bourses américaines ont baissé hier lourdement,
00:07:26et que là, il n'a pas convaincu.
00:07:28Ça se voyait avec les applaudissements, et on voit bien qu'il y a quand même un doute
00:07:34de la part des chaînes d'entreprise, et notamment du banquier.
00:07:37– Mais vous qui connaissez bien Davos, vous avez souvent couvert ce rendez-vous économique.
00:07:41– Oui, 15 ans, oui.
00:07:42– On n'a jamais vu un président parler autant ?
00:07:45– Non, en général, vous savez, c'est très… c'est très… c'est suisse, c'est la Suisse allemande.
00:07:51Donc il y a un président, déjà, c'est un président français qui est arrivé en retard,
00:07:54chose qui ne se fait pas.
00:07:55– C'était quel président ?
00:07:56Nicolas Sarkozy, et du coup, il a parlé très peu de temps,
00:08:00parce qu'il était prévu qu'à 15h, ça s'arrête.
00:08:03Lui, vous avez vu, il avait trois heures de retard pour un problème technique,
00:08:06il a quand même réussi à arriver à 14h32, donc il n'avait que deux minutes de retard.
00:08:11En revanche, il a parlé une heure et quart.
00:08:13Ça, c'est rarissime, même la première fois où il est venu, j'y assistais,
00:08:18c'est toujours les meutes quand il y a le président américain,
00:08:20c'est là où on voit quand même la puissance américaine.
00:08:22Mais parler aussi longtemps, ça s'est rarement vu.
00:08:25– On va retourner. Thierry Arnaud, à Davos, vous voulez rajouter, donner une précision, Thierry.
00:08:32– Oui, simplement, c'est effectivement le deuxième président de l'histoire des États-Unis seulement qui vient.
00:08:36Bill Clinton était venu, et il aimait venir à Davos quand il était président,
00:08:40et quand il ne l'était plus d'ailleurs.
00:08:41Donald Trump était venu, lui, effectivement, comme le racontait De Vige en 2018,
00:08:46je crois que c'était au début de son mandat, et de son premier mandat.
00:08:49– Mais à part ça, effectivement, jamais Barack Obama, jamais Joe Biden, jamais George W. Bush,
00:08:56ce n'était pas nécessairement le club favori des présidents américains,
00:09:00parce qu'effectivement, il y a aussi aux États-Unis cette perception que c'est les chefs d'entreprise,
00:09:05cette espèce d'élite économique mondiale, et les patrons qui se parlent entre eux.
00:09:10Mais c'est un monde que Donald Trump connaît, c'est un monde qu'il voulait conquérir aujourd'hui,
00:09:14et on a bien senti son plaisir à venir devant ce public, ce millier de personnes qu'il a tenu en haleine lorsqu'il est arrivé.
00:09:23Et ça, c'était très important pour lui.
00:09:25Vous avez remarqué qu'il termine son discours en disant qu'il y a 1000 personnes dans la salle,
00:09:28et qu'il y avait 50 candidats pour chaque fauteuil.
00:09:31Il voulait ce public devant lui.
00:09:34Il savait que les caméras du monde entier étaient braquées sur ce discours qu'il allait prononcer.
00:09:38Et c'est évidemment aussi pour cela qu'il était venu à Davos aujourd'hui,
00:09:43même s'il y a ce discours un peu noyé au milieu de cette prise de parole très longue,
00:09:50ce qui est quand même, de son point de vue, un recul.
00:09:52Il faut dire les choses.
00:09:53Il a accepté qu'il était nécessaire, au moins pour le moment,
00:09:57de retirer cette menace militaire pour le Groenland.
00:10:00Merci Thierry Arnaud.
00:10:01Le ministre danois des Affaires étrangères vient de dire à l'instant
00:10:05que l'ambition de Donald Trump sur le Groenland restait intacte.
00:10:08Et ça, c'est la réalité.
00:10:10Il veut des négociations immédiates.
00:10:11Alors où est-ce qu'on en est dans cette histoire, Thierry ?
00:10:13Alors la première chose, c'est quand même que l'air de rien,
00:10:16et ça c'est intéressant,
00:10:17on a démontré que la fermeté,
00:10:21sans partir dans de l'escalade, une folie,
00:10:24évidemment qu'on n'allait pas se les prendre mano à mano,
00:10:25mais que la fermeté, en déployant quelques troupes
00:10:28sur des bases qui jusqu'à présent étaient vides,
00:10:31fait que même s'il n'y avait qu'une centaine de soldats
00:10:34danois appuyés par un peu d'européens,
00:10:39maintenant, ces bases, l'air de rien, elles sont occupées.
00:10:42Donc pour les prendre, il faut quand même faire un geste militaire
00:10:45qui politiquement coûte plus cher.
00:10:47Parce que des soldats américains, bien sûr qu'ils pourraient encore,
00:10:50ils auraient pu prendre par la force les bases,
00:10:52mais sauf que ça veut dire qu'ils allaient attaquer des Danois et des Français.
00:10:55Ça coûtait politiquement beaucoup plus cher.
00:10:57Et donc on lui a fermé cette porte.
00:10:59Et c'est bien ce qu'il a dit.
00:11:01Aujourd'hui, quand il dit « je veux continuer à avoir »,
00:11:03regardez ce qu'il a dit exactement,
00:11:05c'est « je suis maintenant, il veut maintenant négocier avec les Danois
00:11:10le fait de pouvoir, pour pouvoir maintenir à distance des ennemis très puissants »,
00:11:14il parle de là.
00:11:15« Je veux que nous puissions obtenir l'autorisation d'une nouvelle base
00:11:20pour le Dôme d'or ».
00:11:23Donc en fait, on est passé de « je prends tout le Groenland »
00:11:25qui continue à dire,
00:11:26à « en fait, ce que je voudrais bien,
00:11:28c'est que vous me donniez la possibilité d'installer une nouvelle base
00:11:31et des nouveaux radars pour faire mon Dôme de protection
00:11:34contre les missiles américains ».
00:11:36La petite phrase, évidemment, ça fait très technique,
00:11:38ça emmerde tout le monde, mais enfin, l'air de rien.
00:11:41On est quand même sur la clé de sortie de la situation.
00:11:45Il insiste beaucoup d'ailleurs sur le fait qu'il ne veut pas les terres rares
00:11:48en disant que c'est très compliqué d'aller chercher
00:11:51et qu'avant tout, c'est une question de sécurité en fait.
00:11:54Alors justement, vous avez évoqué le Dôme d'or.
00:11:55Petite précision venue de Davos avec Thierry Arnaud.
00:12:01Oui, je voulais simplement vous dire qu'effectivement,
00:12:03au-delà de ce que dit Didier, qui est évidemment parfaitement juste,
00:12:06il y a aussi des cordes de rappel américaines
00:12:08auxquelles forcément Donald Trump est sensible.
00:12:11Il a vu, et on en parlait il y a quelques instants,
00:12:13la bourse aux États-Unis dégringoler
00:12:14et ça, c'est pas bon pour l'économie américaine,
00:12:17c'est pas bon non plus pour la cote de popularité de Donald Trump.
00:12:20Il lit les sondages dans lesquels une écrasante majorité d'Américains,
00:12:24à peu près 4 Américains sur 5,
00:12:26désapprouve cette conquête américaine du Groenland.
00:12:29Il ne sait pas nécessairement expliquer pourquoi il faudrait
00:12:31signer un chèque de plusieurs dizaines de milliards de dollars,
00:12:35voire davantage, pour conquérir ce qu'il appelle lui-même
00:12:38un petit territoire de glace,
00:12:40plutôt que de consacrer cet argent aux Américains
00:12:43qui sont dans la difficulté.
00:12:46Et toutes ces cordes de rappel fonctionnent,
00:12:47et elles fonctionnent d'ailleurs,
00:12:49même si c'est pas une majorité pour l'instant,
00:12:51et même si c'est pas une vague,
00:12:53mais on sent quand même des élus républicains,
00:12:56de son propre camp,
00:12:58tirer le signal d'alarme,
00:13:00mettre en garde le président contre cette tentative.
00:13:02Il y a plusieurs sénateurs et gouverneurs républicains
00:13:05qui se sont exprimés,
00:13:07et ce contexte-là est important.
00:13:09Il ne faut pas oublier qu'on est en allée électorale aux Etats-Unis.
00:13:12Il y a des élections à mi-mandat qui sont en début novembre,
00:13:16qui ne s'annoncent pas forcément très bien pour Donald Trump,
00:13:18et ça, c'est certainement aussi,
00:13:20quelque part dans un coin de sa tête,
00:13:22des éléments qui expliquent la décision qu'il a annoncée aujourd'hui.
00:13:27Thierry Arnaud, toujours en direct de Davos,
00:13:29avec Bruno Ferrault pour Rapport BFM TV.
00:13:30Bonsoir, Guy Lagache.
00:13:31Vous avez signé un documentaire qui a été diffusé hier soir
00:13:34sur le service public,
00:13:36et qu'on peut d'ailleurs revoir en replay sur France.tv,
00:13:39un documentaire qui s'intitule
00:13:40« La guerre, Donald Trump et nous ».
00:13:42Alors, la guerre, semble-t-il, militaire s'éloigne,
00:13:45la guerre économique est toujours bel et bien là,
00:13:47mais ce qui est intéressant à suivre dans le discours de Donald Trump,
00:13:49c'est qu'il s'est beaucoup victimisé en disant
00:13:51« Nous, les Américains, ça fait quand même des décennies
00:13:54qu'on vous protège, qu'on vous sauve, qu'on vous aide,
00:13:57vous pourriez quand même faire un effort,
00:13:58être sympathique avec nous ».
00:13:59C'est assez intéressant à suivre, ça.
00:14:01On parlerait tous japonais ou américains
00:14:04sans les États-Unis, depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:14:06En fait, la guerre s'éloigne.
00:14:09Elle s'éloigne peut-être, et encore faut-il s'en assurer,
00:14:13parce qu'une parole de Trump peut changer
00:14:15dans la même semaine.
00:14:18La deuxième chose, c'est que la guerre,
00:14:19elle ne s'éloigne pas quand on regarde à l'Est.
00:14:21C'est-à-dire qu'on a quand même une guerre
00:14:23à nos portes qui s'appelle l'Ukraine
00:14:25et qui, elle, continue à faire rage.
00:14:27Ensuite, Trump a manifestement, depuis maintenant un an,
00:14:33entamé une rupture majeure vis-à-vis de son allié
00:14:38le plus présent, le plus…
00:14:42– Historique, fidèle.
00:14:44– Historique, fidèle, exactement, qui est l'Europe.
00:14:47– Ah, il n'y a pas de mots assez durs contre nous, là.
00:14:49On a pris cher, si j'ose dire.
00:14:50– On a pris super cher.
00:14:53Donc, et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on peut être
00:14:57à la fois très optimiste sur ce qu'il a dit
00:15:00et en même temps être un peu dubitatif.
00:15:03D'abord, parce que je crois que sa volonté expansionniste américaine,
00:15:08elle reste toujours présente.
00:15:10Et ça veut dire quoi ?
00:15:11C'est augmenter le nombre de mètres carrés des États-Unis.
00:15:15Et ça passe, notamment, par l'annexion de ce territoire européen
00:15:19qui est donc le Groenland.
00:15:21Après, ensuite, comment va-t-il y arriver ?
00:15:24Alors, il fait baisser un peu la pression.
00:15:26Question, est-ce que c'est effectivement la position des Européens,
00:15:30la position de Macron notamment,
00:15:32effectivement, l'envoi des hommes, des troupes au Groenland ?
00:15:37Est-ce que c'est…
00:15:38– Les réactions aussi intérieures.
00:15:39– Les réactions intérieures.
00:15:41– On est à moins d'un an des élections à mi-mandat.
00:15:46Lui-même a une crainte, c'est de les perdre.
00:15:48Et derrière cette crainte, c'est quoi ?
00:15:50C'est d'être destitué.
00:15:52Donc, il l'a dit, il l'a ouvertement dit, il y a 15 jours,
00:15:55c'est que si je perds les élections, je risque la destitution.
00:15:59Donc, il parle aussi à son électorat
00:16:01qui, comme on le disait à l'instant,
00:16:04est très défavorable à cette façon très agressive et belliqueuse
00:16:10d'observer le Groenland.
00:16:12– Mais Guy Layage, dans ce documentaire
00:16:13que l'on peut voir en replay, donc la guerre,
00:16:15Donald Trump et nous,
00:16:16on voit des Européens qui sont parfois en train de se dire,
00:16:21« Ouh là là, qu'est-ce qu'on va faire ? On marche sur des œufs ! »
00:16:23Alors que lui, il ne prend pas de gants.
00:16:25Regardez cet extrait significatif et symbolique
00:16:28de notre rapport avec Donald Trump.
00:16:29« Bonjour, comment est-ce qu'il vous plaît ? »
00:16:33« Donald, je sais que c'est très early pour vous.
00:16:37Je suis désolée de vous dire à ce moment-là.
00:16:40Je peux vous dire dans deux minutes
00:16:42avec Zelensky, Starmer et Mertz ?
00:16:46Est-ce qu'il vous plaît ? »
00:16:48« Oui, comment est-ce qu'il vous plaît ? »
00:16:50« Parce qu'il acceptait ce que vous proposez sur votre message,
00:16:55c'est-à-dire un ceasefire pour 30 jours et tout ça.
00:16:58Donc il est prêt à annoncer. »
00:16:59« Est-ce qu'il accepte aussi ? »
00:17:01« Oui. »
00:17:03« Oh, bien.
00:17:04Nobel Prize pour ça. »
00:17:06« Je vous remercie. »
00:17:06« Vous êtes le plus grand. »
00:17:09« Non, merci. »
00:17:11« Merci. »
00:17:12« Hello. »
00:17:14« Hello, Donald. »
00:17:16« Nous sommes en Kiev. »
00:17:17« OK. »
00:17:17« Je suis avec le président Zelensky. »
00:17:20« Donc, nous sommes tous ensemble. »
00:17:22« Et par contre, nous avons eu une très bonne discussion ce matin. »
00:17:25« Et nous avons eu l'occasion de votre proposer »
00:17:27« d'un inconditionnel ceasefire pour 30 jours. »
00:17:31« Et bien sûr, nous avons besoin de grande pression, je pense, sur la Russie. »
00:17:35« Si ils ne veulent pas soutenir, si ils ne veulent pas soutenir le ceasefire,
00:17:38nous avons besoin de sanctions sur eux. »
00:17:42« Je pense que ça peut fonctionner. »
00:17:45« Qu'est-ce que vous pensez, Monsieur le Président ? »
00:17:46« Je pense qu'il va faire. »
00:17:47« Je pense qu'il va faire. »
00:17:49« Hello, the rising of the time. »
00:17:51« Elle est incroyable, cette séquence de dialogue direct. »
00:17:55« Lui, il se dit, bon, ça y est, j'ai pris Nobel. »
00:17:57« On voit quand même que c'est lui qui mène la danse. »
00:18:00« Mais ce n'est pas complètement anormal. »
00:18:02« Vous avez une rupture qui se fait au mois de février. »
00:18:08« On se détourne de son plus fidèle allié pour, en fait, se tourner vers les Russes. »
00:18:16Il y a un vrai sujet parce qu'il faut rappeler que le soutien militaire et surtout le soutien en matière de renseignement à l'Ukraine,
00:18:24il est indispensable de la part des États-Unis.
00:18:28Donc, certes, les Européens prennent des décisions très rapidement.
00:18:31En février, on crée la coalition des volontaires, on augmente évidemment les budgets en matière de défense.
00:18:38Mais néanmoins, entre le moment où vous prenez ces décisions politiques et le moment où elles vont vraiment voir le jour,
00:18:45il se passe des mois, voire des années.
00:18:47Donc, pendant ce temps-là, il ne faut pas lâcher l'Ukraine.
00:18:50Donc, vous avez encore besoin des Américains.
00:18:53Parce que si vous lâchez l'Ukraine, si l'Ukraine tombe, derrière, on est en deuxième ligne.
00:18:59Et c'est donc toute la problématique, me semble-t-il, en gros, des Européens et notamment de Macron,
00:19:05c'est de maintenir le dialogue, de continuer à engager les Américains, sans se résigner évidemment,
00:19:10mais parce qu'on est à un moment donné qui est un entre-deux, me semble-t-il.
00:19:14On a vu là Donald Trump et le président français parler en se tutoyant.
00:19:20Aujourd'hui, Donald Trump a fait allusion à l'intervention du président de la République hier à Davos.
00:19:25Vous savez, Emmanuel Macron, avec ses lunettes pour cause de problèmes à l'œil,
00:19:29et puis qui a affiché sa fermeté en qualifiant Donald Trump de brut.
00:19:33Voilà la réponse du président des États-Unis tout à l'heure à Davos.
00:19:36J'ai appelé Emmanuel Macron.
00:19:40J'ai écouté son discours hier avec ses très belles lunettes de soleil.
00:19:43« Qu'est-ce qui s'est passé ? »
00:19:48Je l'ai regardé, il a essayé de faire le dur, le dur à cuire,
00:19:56et je lui ai dit « Emmanuel, vous allez doubler, tripler les prix. »
00:19:59« Non, non, non. »
00:20:00Je lui ai dit « Je vais te raconter une histoire, Emmanuel. »
00:20:03« Vous allez le faire, vous allez le faire vite. »
00:20:05Sinon, j'imposerais des droits de douane de 25% sur tout ce que vous envoyez aux États-Unis,
00:20:11et des droits de douane de 100% sur les vins et champagne.
00:20:16Dix fois plus.
00:20:17Là, il parle du prix des médicaments.
00:20:19Il dit « Finalement, j'ai fait plier Emmanuel Macron sur le prix des médicaments en trois minutes. »
00:20:24Au-delà de la fable, il parle à son électorat.
00:20:27Encore une fois, la campagne des mid-term a commencé.
00:20:30Il se trouve que les dépenses de santé, c'est un des sujets les plus concernants pour les Américains.
00:20:34L'Europe exporte beaucoup des médicaments vers les États-Unis, il faut le rappeler.
00:20:38Plus de 25% de plus les droits de douane.
00:20:39Donc, pour lui, il est en train d'essayer de leur démontrer, à ces Américains qui pourraient le lâcher au mid-term,
00:20:46qu'il est en train de tout faire, dans leur intérêt.
00:20:49On va retrouver Anthony Lebos, qui est à proximité du Palais de l'Elysée pour BFM TV.
00:20:54Anthony, est-ce que le Duracuir a répondu à la brute ?
00:20:59Non, pas de réaction officielle de l'Elysée au discours de Donald Trump à Davos.
00:21:06C'est sans doute une volonté de ne pas participer à la surenchère verbale
00:21:09et surtout de rester fidèle à la ligne, à la consigne que s'est lui-même fixée.
00:21:13Emmanuel Macron hier à Davos ne pas se laisser impressionner et rester calme, selon les mots du président.
00:21:19C'est clair qu'Emmanuel Macron est sans doute le dirigeant européen le plus ciblé en ce moment par Donald Trump
00:21:25parce qu'il assume un rapport de force et un rapport de fermeté en Europe face au président américain,
00:21:31notamment quand il menace de brandir ce fameux bazooka anticoercition sur les menaces tarifaires.
00:21:36Quand il refuse aussi d'intégrer ce conseil de paix voulu par Washington, sorte d'organisation internationale parallèle à l'ONU
00:21:45ou quand il dénonce par exemple aussi hier dans son discours, je cite,
00:21:48la brutalité et les ambitions impériales de son homologue américain sans le nommer.
00:21:52Alors vous l'avez entendu, Donald Trump a répondu en se moquant de son homologue français
00:21:56sur ses lunettes de soleil qu'il porte en raison d'un problème bénin à l'œil.
00:22:00Il y a un peu un en même temps de Donald Trump aussi parce que d'un côté, il dit, je cite,
00:22:05il a essayé de faire son dur à cuire et dans la même phrase, il poursuit ensuite en disant qu'il aime bien Emmanuel Macron
00:22:10pensant même qu'il était dans la salle à Davos en train de l'écouter.
00:22:14Non, Emmanuel Macron est parti hier soir, il était à l'Elysée ne voulant pas changer son azenda pour croiser Donald Trump.
00:22:20Emmanuel Macron à l'Elysée attendait peut-être aussi une réponse de Donald Trump à la proposition qu'a formulée la France ce matin.
00:22:25Vous savez que la France a proposé de mener des exercices militaires au Groenland dans le cadre de l'OTAN
00:22:31pour inclure les États-Unis, impliquer Washington directement.
00:22:35Pas de réponse ferme, catégorique, définitive du président américain qui s'est plutôt livré à une diatribe,
00:22:42une critique très violente de l'OTAN, de l'Europe, argant d'ailleurs que seuls les États-Unis étaient en mesure
00:22:49et en capacité de défendre le Groenland et qu'aucune nation, groupe de nations, dit-il, n'est en capacité de le faire.
00:22:54C'est déjà une forme de réponse.
00:22:56Anthony Lébos en direct du Palais de l'Elysée avec Raphaël Perrault pour BFM TV.
00:23:01Donc on est bien dans une édition spéciale consacrée à cette intervention de Donald Trump aujourd'hui au Forum économique de Davos.
00:23:07Il a exigé des négociations immédiates pour l'acquisition du Groenland.
00:23:11Pour le moment, il ne recourrait pas à la force.
00:23:14Et il a tenu à dire aux Européens, vous ne pouvez rien faire sans moi.
00:23:17Nous sommes le moteur économique mondial.
00:23:19Donc on va regarder un tableau des valeurs dans un instant.
00:23:22C'est l'édition spéciale qui continue.
00:23:24L'édition spéciale consacrée à l'après-intervention de Donald Trump au Forum de Davos,
00:23:30au cours duquel le chef d'État américain a exigé des négociations immédiates en vue.
00:23:35Il continue de dire, il veut acquérir le Groenland, mais pas question d'utiliser la force.
00:23:40Je veux des négociations immédiates.
00:23:41Et il a surtout fait la leçon aux Européens, Donald Trump.
00:23:44Mais il n'y a que les États-Unis qui peuvent défendre ce grand territoire couvert de glace,
00:23:52le développer et en faire un atout pour l'Europe et un atout pour nous.
00:23:59Voilà pourquoi j'ai entamé des négociations immédiates pour discuter de l'acquisition du Groenland par les États-Unis,
00:24:07comme nous l'avons fait dans toute notre histoire.
00:24:11Sans nous, beaucoup pays ne fonctionnent pas.
00:24:13Il n'y a que les Américains qui peuvent aujourd'hui défendre le Groenland.
00:24:17La puissance américaine est allée durant 75 minutes par Donald Trump.
00:24:21On va regarder ça quand même avec vous, Narji Sajji,
00:24:24parce qu'il entame ce bras de fer avec l'Europe.
00:24:28On voit mal comment l'Europe peut répondre,
00:24:30parce qu'une gueule commerciale entre les États-Unis et l'Europe,
00:24:32si jamais il devait y avoir des rétorsions, ce ne serait pas bon, pas bon pour tout le monde.
00:24:36Oui, parce que la France, comme le reste de l'Europe,
00:24:39consomme principalement des services américains,
00:24:41que ce soit les réseaux sociaux ou Netflix par exemple.
00:24:44Alors ça, c'est pour le côté loisir,
00:24:46mais pas seulement, les conséquences peuvent être très handicapantes au quotidien.
00:24:50C'est notamment ce qui est arrivé à des juges de la CPI, la Cour pénale internationale.
00:24:53Ils ont été placés sous sanctions américaines en août dernier.
00:24:57Et depuis, l'un de ces anciens juges raconte à BFM s'être réveillé un matin,
00:25:02tout comme ses collègues,
00:25:03et il ne pouvait plus avoir accès à son compte Amazon car il ne fonctionnait plus.
00:25:06Plus grave encore, sa carte bleue Visa ou encore Mastercard ne fonctionnait pas.
00:25:11Il faut savoir qu'en France, nous sommes très dépendants du stockage américain.
00:25:1580% des données générées par les internautes français
00:25:18sont hébergées par des serveurs qui se trouvent aux États-Unis.
00:25:21Alors on parle d'Android, de ChatGPT ou encore de Google,
00:25:25entre autres, qu'on utilise au quotidien.
00:25:27Ça, c'est pour les particuliers, mais il y a aussi les institutions.
00:25:30Elles dépendent en grande partie de ces entreprises américaines.
00:25:34Microsoft est utilisée dans de très nombreux ministères.
00:25:37La santé, l'éducation nationale, l'armée.
00:25:39Les conséquences, notamment sur la santé, peuvent être dramatiques.
00:25:43Par exemple, comment assurer la continuité des soins dans les hôpitaux ?
00:25:47Enfin, il faut savoir que SNCF Connect dépend des services de cloud Amazon depuis 2021.
00:25:54Et donc, comment acheter un billet de train en ligne sans ces services ?
00:25:58– Merci, Nargis Hadji.
00:25:59– Soulagement parce que Donald Trump ne va pas intervenir, a priori, militairement
00:26:04pour récupérer le Groenland.
00:26:06Soulagement également parce qu'il n'a pas reparlé des fameux droits de douane à 200%
00:26:10sur les vins français et le champagne français.
00:26:12C'était sa menace hier matin.
00:26:14Vous vous souvenez sur le tarmac parce qu'il reproche à Emmanuel Macron
00:26:17de ne pas vouloir adhérer à son conseil de la paix.
00:26:20Là, finalement, Donald Trump n'en a pas parlé de ses droits de douane.
00:26:24– Oui, vous disiez tout à l'heure qu'en fait, l'Europe en a pris pour son grade,
00:26:27j'en veux dire, oui, dans les formules.
00:26:28– Dans les formules.
00:26:28– Mais en fait, lorsqu'on regarde le fond de son discours,
00:26:31on s'attendait à ce qu'il revienne sur le Groenland.
00:26:33Là, effectivement, il a été quand même très clair.
00:26:35Mais on s'attendait aussi à ce qu'il revienne sur cette menace,
00:26:39notamment formulée à l'encontre de la France et d'Emmanuel Macron,
00:26:42sur les droits de douane à 200% sur les vins et au champagne.
00:26:45Donc, tout le monde est monté au créneau en disant,
00:26:48attention, ça va être une de nos filières.
00:26:50Mais il n'en a pas dit un mot de ce point de vue-là.
00:26:53Donc, on va voir la suite, évidemment.
00:26:55– Et est-ce que les viticulteurs français peuvent être rassurés
00:26:58à ne pas avoir entendu le discours de la France ?
00:27:00– Ah non, certainement pas.
00:27:00Enfin, en tous les cas, on pouvait croire qu'il allait dire,
00:27:04il allait donner des précisions,
00:27:05notamment puisque Emmanuel Macron a refusé de participer
00:27:09à ce conseil de la paix, vous savez, qu'il veut créer
00:27:12pour quelque part remplacer les Nations Unies qui ne fonctionnent pas.
00:27:15Et là, il n'en a même pas mentionné un mot.
00:27:19Donc, de ce point de vue-là, on n'est pas rassurés.
00:27:22On va voir ce qui se passe il y a un sommet européen jeudi soir.
00:27:24On va voir ensuite la suite que va donner à tout ça Donald Trump.
00:27:30Mais, en tous les cas, c'était plutôt une bonne surprise de ce côté-là.
00:27:35– Alors, c'est vrai qu'il n'a pas parlé de 200%.
00:27:38D'ailleurs, on peut peut-être se dire, on peut presque se dire
00:27:40que c'était un peu un mouvement d'humeur.
00:27:42Il adore jouer avec les chiffres, que ce soit les ultimatums.
00:27:46En revanche, il n'a pas renoncé à sa menace
00:27:49de mise en place de taxes douanières de 10% à partir du 1er février
00:27:54et de 25% à partir du 1er juin.
00:27:57Donc, ça, c'est toujours en cours.
00:27:59– Et ça s'ajoute aux droits douanes qui ont augmenté l'été dernier.
00:28:03– Tout à fait.
00:28:04– Il ne l'a pas précisé, ça ?
00:28:06– Non, justement, il n'est pas revenu.
00:28:08– Il n'est pas revenu, mais il n'a pas renoncé à cela.
00:28:11C'est ce que je voulais dire par là.
00:28:12– Il n'a pas réitéré non plus.
00:28:14– Voilà, il n'a pas réitéré non plus.
00:28:15Donc, on peut l'interpréter de le verre à moitié plein
00:28:18ou le verre à moitié vide.
00:28:19– Oui, mais quand il y a un loup, quand il y a un flou, c'est qu'il y a un loup.
00:28:23– C'était lié à la présence des soldats aussi, cette affaire-là.
00:28:26C'est à cause des soldats.
00:28:28Et donc, comme l'affaire militaire a disparu,
00:28:31cette affaire-là s'évapore en elle-même,
00:28:33puisque c'est bien une réaction par rapport au déploiement de soldats.
00:28:38– Bon, maintenant, cette affaire-là est terminée,
00:28:40puisqu'il n'y a plus de menace militaire.
00:28:42– Si je peux me permettre, il y avait le déploiement des soldats,
00:28:44mais surtout l'opposition qui était affirmée,
00:28:47de la part notamment du président français et d'autres européens,
00:28:50à l'idée même qu'il puisse y avoir une annexion de…
00:28:52– Mais les 200, les 200…
00:28:54– Oui, oui, je ne parlais pas des 200.
00:28:55– C'était les pays qui avaient envoyé des soldats.
00:28:57Donc, il y avait un lien, cette affaire-là a disparu.
00:29:00– Mais Donald Trump, il faut rappeler une chose aussi,
00:29:02c'est qu'aux États-Unis, il y a le contre-pouvoir
00:29:04qui s'appelle la Cour suprême,
00:29:05et que ces fameux droits de douane,
00:29:07ils sont sous la menace de la Cour suprême américaine aussi.
00:29:09– Absolument, de ce point de vue-là,
00:29:11il attend toujours, parce qu'on parle beaucoup
00:29:13de l'imprévisibilité de Donald Trump,
00:29:16mais il y a aussi l'imprévisibilité de la Cour suprême,
00:29:18et même Donald Trump ne sait pas exactement
00:29:20quand est-ce que la Cour suprême va rendre son verdict
00:29:23de dire si ces droits de douane sont acceptables ou pas.
00:29:26– C'est-à-dire que si c'est annulé, qu'est-ce qu'il faudra ?
00:29:28Il faudra que Donald Trump rembourse,
00:29:29enfin que les États-Unis remboursent ?
00:29:30– Je pense qu'on n'a aucun scénario,
00:29:32on est sur la table, on ne sait pas,
00:29:34on est dans le flou le plus grand possible, le plus total.
00:29:38Donc, c'est un point, c'est une épée d'amoclès,
00:29:41cette fois-ci, au-dessus de Donald Trump.
00:29:43Nous, on a notre accord qui n'est pas ratifié
00:29:45par le Parlement européen,
00:29:46on attend de voir ce qui se passe,
00:29:48mais on en sera peut-être un peu plus jeudi soir,
00:29:50comme je disais, il y a un sommet européen,
00:29:51mais de ce point de vue-là, il ne se passe rien pour l'Assemblée.
00:29:54– Général ?
00:29:54– Il y a un contre-pouvoir dont on n'a pas parlé,
00:29:57ou d'une force de rappel,
00:29:59c'est que oui, il a été montré
00:30:00que l'arrêt de l'apport des GAFAM en Europe
00:30:05nous ferait du mal,
00:30:06mais l'autre contre-pouvoir, c'est le business.
00:30:08Les GAFAM font 40% de leur business en Europe.
00:30:11Et il est évident que…
00:30:12– C'est un marché essentiel pour les GAFAM.
00:30:14– C'est essentiel.
00:30:15Donc, ça nous ferait du mal à nous,
00:30:17mais ça ferait du mal à eux.
00:30:18Et avant les mi-termes,
00:30:20c'est quelque chose qui est sûrement très sensible.
00:30:21– Alors, nous sommes avec un des porte-parole
00:30:24des Républicains.
00:30:25Le parti de Donald Trump en France,
00:30:27c'est Isaac Barchicha qui est avec nous.
00:30:30Bonsoir, on retiendra quand même de son intervention.
00:30:33Le renoncement, pour l'instant,
00:30:34à une intervention militaire
00:30:35pour récupérer le Groenland.
00:30:37Il veut négocier directement avec le Danemark.
00:30:41Alors, s'il refuse, on s'en souviendra,
00:30:42mais pour l'instant, on parle de négociation
00:30:44et non pas d'intervention militaire.
00:30:46– Je pense que c'est une bonne nouvelle
00:30:48pour les Européens et les Français qui s'inquiétaient,
00:30:50mais au final, ça montre concrètement
00:30:52que Donald Trump, qu'on veut montrer
00:30:55sur la scène internationale comme le méchant loup,
00:30:57n'est pas si méchant que ça.
00:30:59Encore une fois, je le dis souvent,
00:31:00c'est un décodeur qui manque souvent aux Français
00:31:03et aux Européens du langage Trump,
00:31:05qui n'est pas un diplomate,
00:31:07qui n'est pas un politique,
00:31:09qui est juste un businessman,
00:31:11qui essaye, par des méthodes
00:31:12qui peut-être ne sont pas tout à fait
00:31:14les plus classiques,
00:31:15de négocier,
00:31:17de ramener les sujets autour d'une table.
00:31:18Et aujourd'hui,
00:31:19son focus n'est pas uniquement
00:31:20la scène internationale,
00:31:21c'est aussi le Groenland,
00:31:23pour plusieurs raisons.
00:31:24Et je le souhaite
00:31:25que les négociations aient lieu,
00:31:27ou du moins des discussions aient lieu apaisé.
00:31:29Et plutôt que de la surenchère,
00:31:30discutons.
00:31:31– Peut-être qu'aussi,
00:31:32il s'aperçoit qu'aux États-Unis,
00:31:33tout ça n'est pas très populaire.
00:31:35Les sondages ne sont pas bons,
00:31:36les sondages d'opinion,
00:31:37pour lui, en ce moment,
00:31:38les Américains, sans doute,
00:31:39ne comprennent pas,
00:31:40et son électorat,
00:31:41pourquoi il est aussi obstiné
00:31:42par le Groenland ?
00:31:43Ça pourrait d'ailleurs lui coûter cher,
00:31:45puisqu'on parle peut-être
00:31:45d'un achat du territoire.
00:31:47Ce sont des douzaines,
00:31:49enfin des milliers de dollars
00:31:50qui seraient dépensés,
00:31:52peut-être pour rien,
00:31:53selon certains Américains ?
00:31:54– Alors, j'aimerais beaucoup
00:31:56en dire autant du président Macron
00:31:57et de me vanter
00:31:58que Trump a eu un taux de réussite
00:32:00ou un taux d'appréciation
00:32:02des Américains aujourd'hui,
00:32:04qui n'est peut-être pas au niveau
00:32:05qu'on pourrait tous attendre,
00:32:06mais en tout cas un niveau très élevé
00:32:07par rapport à d'autres dirigeants,
00:32:09notamment Européens et Français,
00:32:11qui sont très très loin
00:32:12du taux de satisfaction des Américains.
00:32:14Donc oui, les Américains
00:32:15sont satisfaits dans l'ensemble.
00:32:17Certes, il y a des sujets
00:32:18comme la politique internationale
00:32:20ou le Groenland
00:32:20qui ne sont pas tout à fait compris
00:32:22des Américains
00:32:22du pourquoi de la chose,
00:32:24mais il faut rappeler aussi
00:32:25que c'est un terrain
00:32:26où les Européens vendent,
00:32:28enfin les Américains
00:32:29vendent aux Américains
00:32:30et aux Européens
00:32:31énormément d'armements,
00:32:32énormément de matières premières
00:32:35à développer,
00:32:36et cette fameuse route,
00:32:37ce fameux canal,
00:32:38cette route qui va s'ouvrir maintenant
00:32:39via le Groenland,
00:32:41qui va permettre aussi
00:32:42de renforcer les relations commerciales
00:32:44entre les États-Unis
00:32:44et les autres pays du monde.
00:32:4675% des Américains
00:32:47sont contre une intervention
00:32:49sur le Groenland.
00:32:50Quand même,
00:32:50il faut rappeler ce sondage,
00:32:52donc ça veut dire
00:32:52qu'aujourd'hui,
00:32:53c'est très impopulaire.
00:32:55Donald Trump
00:32:56rentre dans une période
00:32:57de négociation.
00:32:58Il a besoin de résultats aussi
00:33:00parce que dans quelques mois,
00:33:01il a des élections intermédiaires
00:33:03qu'il doit gagner,
00:33:04qui s'annoncent quand même
00:33:04difficiles pour lui.
00:33:05D'ailleurs,
00:33:06elles sont toujours difficiles
00:33:06pour le président en place,
00:33:07il faut le rappeler aux États-Unis.
00:33:09La politique,
00:33:10en général,
00:33:11c'est toujours compliqué,
00:33:12c'est jamais simple,
00:33:12il peut y avoir des coups bas,
00:33:13il peut y avoir des retournements
00:33:15de situation.
00:33:16De manière générale,
00:33:17on considère quand même
00:33:19que Trump a un bilan
00:33:20à son actif
00:33:21qui est tout à fait honorable
00:33:22du point de vue des Américains,
00:33:24même si certaines décisions
00:33:25ne sont pas tout à fait comprises,
00:33:27et vous avez cité encore une fois
00:33:28la statistique
00:33:29qui peut être débattue
00:33:30sur le Groenland ou pas,
00:33:32mais de manière générale,
00:33:33ce que les Américains attendent,
00:33:34c'est un respect des promesses
00:33:36que Trump a fait
00:33:37lors de sa campagne.
00:33:39Remettre l'Amérique en premier,
00:33:41rendre du pouvoir d'achat
00:33:42aux Américains,
00:33:43qui a commencé notamment
00:33:44avec cette fameuse
00:33:45guerre commerciale,
00:33:46ou j'appellerais moi
00:33:47plutôt un rééquilibrage
00:33:48du commerce international,
00:33:50qui a quand même fait rentrer
00:33:51énormément d'argent
00:33:52dans les caisses des Américains,
00:33:53et qui va peut-être aussi
00:33:54permettre d'offrir des chèques
00:33:56dans les impôts des Américains.
00:33:57Et ce sont les vrais sujets
00:33:59qui permettront peut-être
00:34:00à Trump de défendre
00:34:00sa politique et son bilan
00:34:02en vue des midterms
00:34:03qui arrivent dans les prochaines semaines.
00:34:04Merci d'avoir été avec nous
00:34:06Albert Chicha,
00:34:07donc vice-président
00:34:07des Républicains en France.
00:34:09On donne la parole aux Républicains,
00:34:10mais on donne aussi la parole
00:34:11aux représentants des Démocrates.
00:34:13Bonjour.
00:34:13Kenny Porter,
00:34:14bonsoir ici en France.
00:34:16Pourquoi ce recul
00:34:17de la part de Donald Trump,
00:34:18selon vous ?
00:34:18Attendez, d'abord,
00:34:20il faudrait que je dise
00:34:21que j'ai beaucoup de compassion
00:34:22pour Isaac,
00:34:23parce qu'il essaie
00:34:24de défendre l'indéfendable.
00:34:25Donc ça doit être
00:34:26très très compliqué.
00:34:27Je dirais que
00:34:28dans sa cinquième année
00:34:29de présidence,
00:34:30il est temps que Trump
00:34:31commence à parler
00:34:32comme un diplomate,
00:34:34comme un homme politique
00:34:35et ne plus lancer
00:34:36n'importe quoi
00:34:37à n'importe quel moment.
00:34:38Donc ça, c'est mon avis personnel.
00:34:41Sur l'histoire des droits de douane,
00:34:42il est vrai que la décision
00:34:44est imminente
00:34:44en l'attente d'une minute
00:34:45à l'autre
00:34:46de la Cour suprême.
00:34:48S'il faut rembourser
00:34:49les je ne sais pas combien
00:34:51de mille milliards
00:34:51qui ont déjà été collectés,
00:34:53je ne sais pas comment
00:34:54ça se passera.
00:34:55Évidemment,
00:34:56toute cette histoire
00:34:56de déficit,
00:34:58ça tombera à l'eau.
00:34:59J'ai fait un petit fact-checking
00:35:01tout à l'heure
00:35:01du discours de Trump.
00:35:03Pas un seul chiffre
00:35:05qu'il n'a donné
00:35:06n'est exact.
00:35:07Pas un.
00:35:08Donc il ne faut
00:35:08absolument pas croire.
00:35:09De quoi, par exemple ?
00:35:10Donnez-nous un exemple.
00:35:11Par exemple,
00:35:12il a dit que
00:35:13l'inflation est en baisse,
00:35:14elle est en hausse.
00:35:16Elle est stable,
00:35:17pardonnez-moi,
00:35:18elle est stable.
00:35:18Il a dit que
00:35:19le prix de l'essence
00:35:20est à 2,30 dollars
00:35:21le gallon,
00:35:23donc 4 litres.
00:35:24La moyenne,
00:35:24c'est entre 2,80
00:35:25et 3,34.
00:35:26Donc,
00:35:27même pour quelque chose
00:35:28qui est si facilement
00:35:29vérifiable,
00:35:30vous avez juste à sortir
00:35:31de chez vous
00:35:31pour regarder
00:35:32combien ça coûte
00:35:33les 4 litres d'essence.
00:35:35Alors,
00:35:35pourquoi il persiste
00:35:36à dire des choses
00:35:36comme ça ?
00:35:38Il a dit que
00:35:39les dépenses
00:35:41du gouvernement
00:35:43ont baissé
00:35:43de 200 000 milliards.
00:35:45Ce n'est pas vrai.
00:35:47C'est 100 000 milliards,
00:35:48j'ai les chiffres.
00:35:49Le déficit commercial
00:35:50n'a pas baissé
00:35:51de 77 %,
00:35:52elle a baissé
00:35:53de 38 %.
00:35:53Enfin bon,
00:35:54vous prenez n'importe
00:35:55quel chiffre,
00:35:56il sort des chiffres
00:35:57comme ça.
00:35:57Il a dit qu'il n'utiliserait
00:35:59pas la force
00:35:59pour le Groenland
00:36:00mais qu'il voulait
00:36:01des négociations immédiates.
00:36:02Alors,
00:36:02est-ce qu'on va négocier
00:36:03avec Donald Trump ?
00:36:04On ne peut pas négocier
00:36:04avec des gens
00:36:05qui ne veulent pas négocier.
00:36:06Enfin,
00:36:06moi j'ai compris
00:36:07qu'en face,
00:36:08personne ne souhaite négocier
00:36:09donc je ne sais pas
00:36:10avec qui il compte faire ça.
00:36:12Je ne sais pas,
00:36:13avec le Danemark
00:36:13parce qu'il a dit
00:36:14qu'il continuerait
00:36:14de mettre la pression.
00:36:15Le Danemark a déjà dit non
00:36:16donc je ne vois pas
00:36:16pourquoi...
00:36:17Dans une négociation,
00:36:18on veut bouger dans...
00:36:18Le dossier est terminé ou pas ?
00:36:20Le dossier est clos ?
00:36:20Pour moi,
00:36:21l'histoire du Groenland
00:36:22c'est ni plus ni moins
00:36:24qu'une énorme distraction
00:36:27pour nous distraire
00:36:28de ce qui se passe
00:36:29vraiment aux Etats-Unis
00:36:31c'est-à-dire que
00:36:32les gens...
00:36:33Les gens sont kidnappés
00:36:35dans la rue
00:36:36sans aucune charge
00:36:37retenue contre détenue
00:36:39on ne sait pas où
00:36:39on ne sait pas pourquoi.
00:36:40L'affaire Epstein ?
00:36:41L'affaire Epstein,
00:36:43le fait que les prix augmentent
00:36:45les gens ne peuvent plus
00:36:46se chauffer,
00:36:47ne peuvent plus manger,
00:36:48ne peuvent plus payer
00:36:49leur loyer.
00:36:50Vous savez,
00:36:51les reprises de maisons
00:36:52foie-clos,
00:36:53justement on dit ça.
00:36:55D'ailleurs,
00:36:55pardon,
00:36:56mais à propos de l'affaire Epstein
00:36:56on a appris aujourd'hui
00:36:57que la complice d'Epstein,
00:36:59Guylaine Maxwell,
00:36:59sera entendue
00:37:00par le Congrès américain
00:37:01le 9 février prochain.
00:37:03Elle est en prison d'ailleurs.
00:37:04Un moment important aussi
00:37:06là pour Donald Trump.
00:37:07Mais bon,
00:37:07je veux dire,
00:37:07ce qui se passe vraiment
00:37:08aux Etats-Unis,
00:37:09c'est catastrophique.
00:37:11Donc les gens,
00:37:12ils perdent leur maison,
00:37:13ils perdent leur couverture santé,
00:37:16des millions de gens
00:37:17qui ne sont plus couvertes,
00:37:19donc il leur arrive une tuile,
00:37:20c'est pichu quoi.
00:37:22Pardonnez-moi,
00:37:23j'ai une question.
00:37:24Quand on voit
00:37:25tous les chiffres avancés
00:37:26qui sont exacts,
00:37:27mais pourquoi ce grand silence
00:37:29du côté des démocrates ?
00:37:30Excusez-moi,
00:37:30c'est vraiment là.
00:37:31Ils commencent à ne pas
00:37:32se réveiller.
00:37:32C'est incroyable.
00:37:33Notamment le gouverneur californien.
00:37:35Il y a le gouverneur
00:37:35de Californie
00:37:36qui a fait une apostrophe.
00:37:42Il reprochait aux Européens
00:37:43d'être pas assez fermes
00:37:44face à Donald Trump.
00:37:44Voilà.
00:37:45C'est vrai,
00:37:45la question qu'on peut se poser,
00:37:46c'est la question
00:37:47sur les américains.
00:37:48Allez-y,
00:37:48j'entends souvent
00:37:49où sont les démocrates.
00:37:50Mais oui,
00:37:51Barack Obama,
00:37:52oui.
00:37:52Alors déjà,
00:37:53les anciens présidents,
00:37:54à l'exception de Donald Trump,
00:37:56ont comme habitude
00:37:57de ne pas parler
00:37:58de ce qu'il fasse
00:37:59chez leur successeur.
00:38:01Les traditions sont mises.
00:38:02Pour l'instant,
00:38:02je suis un peu d'accord avec vous,
00:38:04mais ce n'est pas moi
00:38:04qui décide.
00:38:06En fait,
00:38:07les démocrates
00:38:08ne sont pas du tout silencieux,
00:38:09mais nous avons l'impression
00:38:10d'un peu hurler
00:38:11dans le vide
00:38:12parce que Donald
00:38:14absorbe
00:38:15toute l'attention médiatique
00:38:16sur lui
00:38:17en faisant quelque chose
00:38:19de plus
00:38:20frappadingue
00:38:22un jour
00:38:22que l'autre.
00:38:24Vous n'arrivez pas
00:38:25à le suivre ?
00:38:26C'est-à-dire que tous les jours,
00:38:27ils lancent un nouveau dossier ?
00:38:28Nous, on n'est pas
00:38:29dans le suivi.
00:38:30Nous,
00:38:31nous avons nos valeurs,
00:38:32on sait ce qu'on souhaite,
00:38:35mais il y a une grosse différence
00:38:36entre la structure politique
00:38:38aux États-Unis
00:38:39et qu'en France.
00:38:39En France,
00:38:40vos responsables de parti
00:38:41sont les présidentiables.
00:38:43Ce n'est pas du tout
00:38:44comme ça aux US.
00:38:45Le responsable du parti
00:38:46est un manager professionnel.
00:38:48Le présidentiable
00:38:49émerge
00:38:50tous les quatre ans
00:38:51par le biais
00:38:52des élections primaires
00:38:54et jusque-là,
00:38:55il y a plusieurs voix
00:38:56des gouverneurs,
00:38:56des sénateurs,
00:38:57des représentants,
00:38:58etc.
00:38:58On l'entend quand même
00:38:58le gouverneur de Californie
00:39:00qui sait d'occuper le terrain.
00:39:02Il est loin d'être le seul.
00:39:04On va continuer bien évidemment
00:39:05d'évoquer
00:39:07ce qui s'est passé aujourd'hui
00:39:08à Davos.
00:39:10Pas d'usage de la force,
00:39:11négociation immédiate,
00:39:13c'est ce que souhaite
00:39:13Donald Trump
00:39:14qui a fait la leçon
00:39:14à l'Europe
00:39:15à propos de la puissance américaine,
00:39:18moteur de l'économie mondiale
00:39:19et sans qui on ne peut rien faire.
00:39:22On sera de nouveau
00:39:23en direct de Davos,
00:39:24on sera en direct
00:39:24du Groenland
00:39:25et on regardera
00:39:26la réponse de l'Elysée
00:39:27qui est en train d'arriver
00:39:28sur les réseaux sociaux
00:39:29puisque le président Macron
00:39:30a été traité
00:39:31de dur à cuire
00:39:32par Donald Trump
00:39:33mais de manière
00:39:33un peu ironique.
00:39:34Édition spéciale sur BFM TV
00:39:37consacrée bien sûr
00:39:39à l'après-discours
00:39:40de Donald Trump,
00:39:41le président des Etats-Unis
00:39:42qui a fait le show
00:39:43à sa manière à Davos
00:39:44où on l'attendait
00:39:45au rendez-vous économique mondial
00:39:47savoir ce qu'il voulait faire
00:39:48avec le Groenland.
00:39:50Pas d'action militaire,
00:39:52il veut des négociations immédiates
00:39:53a dit Donald Trump
00:39:54qui a distribué des mauvais points
00:39:56surtout à l'Europe
00:39:57et qui a ironisé
00:39:58sur Emmanuel Macron,
00:40:00le président de la République
00:40:00qui hier le traitait de brut.
00:40:04J'ai appelé Emmanuel Macron.
00:40:08J'ai écouté son discours hier
00:40:10avec ses très belles lunettes de soleil.
00:40:12Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:40:17Je l'ai regardé.
00:40:22Il a essayé de faire le dur,
00:40:23le dur à cuire.
00:40:24Et je lui ai dit
00:40:25Emmanuel, vous allez doubler,
00:40:26tripler les prix.
00:40:27Non, non, non.
00:40:29Je lui ai dit
00:40:29je vais te raconter une histoire, Emmanuel.
00:40:32Vous allez le faire,
00:40:32vous allez le faire vite.
00:40:33Et sinon,
00:40:34j'imposerai des droits de douane
00:40:36de 25%
00:40:37sur tout ce que vous envoyez
00:40:38aux Etats-Unis
00:40:39et des droits de douane
00:40:40de 100%
00:40:41sur les vins
00:40:42et champagne.
00:40:44Dix fois plus.
00:40:46Alors, il faut préciser
00:40:47que le président américain
00:40:49ironisait aussi
00:40:51sur la France
00:40:51qui augmente très largement
00:40:53le prix de ses médicaments.
00:40:54Ce qui a valu une réponse
00:40:55de l'Elysée.
00:40:56Il y a quelques minutes
00:40:57sur les réseaux sociaux,
00:40:58voilà ce qu'a écrit
00:40:59le chef de l'État,
00:41:01Emmanuel Macron.
00:41:02C'est une fake news,
00:41:03a dit l'Elysée.
00:41:04Il paraît que le président
00:41:05Emmanuel Macron
00:41:06veut augmenter
00:41:06les prix des médicaments.
00:41:08Ils ne fixent pas leurs prix.
00:41:09Ceux-ci sont encadrés
00:41:10par la sécurité sociale.
00:41:11Ils sont d'ailleurs restés stables.
00:41:12Tous ceux qui sont entrés
00:41:14dans une pharmacie française
00:41:15le savent.
00:41:16Alors, c'est quoi cette histoire
00:41:17de médicaments,
00:41:18Gaëtan Mellin ?
00:41:18Bonsoir.
00:41:19On sait que le président américain
00:41:20fait pression sur les laboratoires
00:41:22aux États-Unis
00:41:23pour faire baisser
00:41:24le prix des médicaments.
00:41:25Effectivement,
00:41:26le prix des médicaments
00:41:27aux États-Unis
00:41:27n'a rien de comparable
00:41:29avec ceux
00:41:30qui sont payés aujourd'hui
00:41:31en France.
00:41:33Les laboratoires, en fait,
00:41:34font la grande majorité
00:41:36de leurs bénéfices
00:41:36aux États-Unis.
00:41:37Et ça, pour Donald Trump,
00:41:39c'est tout à fait inenvisageable.
00:41:40Et pour le président américain
00:41:42qui mélange un peu tout,
00:41:43il se dit que si les laboratoires
00:41:45font un peu moins de bénéfices
00:41:46aux États-Unis
00:41:46et un peu plus en France,
00:41:48notamment,
00:41:49eh bien, ça rééquilibrera
00:41:51finalement le prix
00:41:52de ces médicaments.
00:41:53Mais là où le président
00:41:54de la République française
00:41:55a parfaitement raison,
00:41:57c'est qu'effectivement,
00:41:58ce n'est pas Emmanuel Macron
00:42:00qui fixe le prix des médicaments.
00:42:02Ce prix, il est tout à fait
00:42:03ordonné, fixé, réglementé.
00:42:06Ça répond à des critères
00:42:08importants.
00:42:10Et ce qui permet aussi,
00:42:11aujourd'hui, à la France,
00:42:12eh bien, de pouvoir justement
00:42:13avoir des prix des médicaments
00:42:15qui sont tout à fait abordables.
00:42:18– L'Europe vend beaucoup
00:42:19de médicaments aux États-Unis.
00:42:20– Oui, mais les grands laboratoires,
00:42:22il faut dire aussi,
00:42:22sont présents en grande majorité
00:42:25aux États-Unis.
00:42:26Et finalement, pour Donald Trump,
00:42:28il ne comprend pas pourquoi
00:42:29ces laboratoires produisent
00:42:31aux États-Unis,
00:42:32recherchent aux États-Unis
00:42:33et finalement exercent,
00:42:35encore une fois,
00:42:36une pression tarifaire.
00:42:38Il faut le dire,
00:42:39les prix des médicaments
00:42:40sont juste exorbitants
00:42:41aux États-Unis.
00:42:42– Mais on voit bien,
00:42:43Didier François,
00:42:44que la France ne veut plus
00:42:45rien laisser passer.
00:42:46Il y a eu le discours
00:42:47offensif d'Emmanuel Macron
00:42:50hier et d'ailleurs,
00:42:51Donald Trump l'a entendu
00:42:53puisqu'il a réagi tout à l'heure.
00:42:55Là, l'Élysée, tout de suite,
00:42:56rectifie une fake news
00:42:58du président américain
00:42:59sur le prix des médicaments.
00:43:00C'est la stratégie française,
00:43:02elle n'est pas forcément partagée
00:43:03d'ailleurs par tous
00:43:04les voisins européens.
00:43:05– Non, mais en fait,
00:43:07on a tiré leçon
00:43:10de nos relations
00:43:11avec malheureusement
00:43:13d'autres grands prédateurs
00:43:14qui pourtant,
00:43:15eux, sont nos ennemis
00:43:15voire nos adversaires.
00:43:17Là, on est avec un allié,
00:43:18mais il se trouve
00:43:18qu'ils se comportent
00:43:19exactement comme se comporterait
00:43:20un Xi Jinping ou un Poutine.
00:43:22C'est-à-dire que grosso modo,
00:43:23ils ne comprennent
00:43:23que le rapport de force
00:43:24à un moment donné.
00:43:25Donc évidemment,
00:43:26c'est la première puissance mondiale,
00:43:27militaire, économique,
00:43:28on ne va pas leur rentrer dedans
00:43:29bêtement.
00:43:30Mais en revanche,
00:43:31céder pour céder est idiot
00:43:32parce que vous allez continuer
00:43:34à provoquer de l'agression.
00:43:35Je vais prendre un exemple
00:43:35tout bête là
00:43:36sur la question de la chimie.
00:43:37Malgré les pourcentages
00:43:38de douanes
00:43:39qu'il avait mis en place
00:43:40à partir de la dernière fois,
00:43:42finalement,
00:43:44ça marche sur certains produits.
00:43:45Malheureusement,
00:43:46par exemple,
00:43:47les spiritueux
00:43:49ou les cosmétiques,
00:43:50parce que ça,
00:43:51ils peuvent trouver
00:43:51de l'américain à acheter.
00:43:52En revanche,
00:43:53typiquement,
00:43:54les médicaments et la chimie
00:43:55ou l'aéronautique
00:43:56ou là, pour le coup,
00:43:57les chaînes de valeur,
00:43:58c'est très difficile
00:43:59de changer.
00:44:00Eh bien, malgré
00:44:01les droits de douane,
00:44:02on a gagné 37%
00:44:04et 36%
00:44:05et 33%.
00:44:06Donc, en fait,
00:44:06c'est pour ça
00:44:07qu'il ne faut jamais
00:44:07se laisser impressionner.
00:44:09À chaque fois,
00:44:10que ce soit militairement,
00:44:11là, on a répondu
00:44:12en étant des bons camarades
00:44:13européens
00:44:14et de l'OTAN,
00:44:16en aidant
00:44:16à résoudre
00:44:18le problème de sécurité
00:44:18en déployant
00:44:19peu d'hommes,
00:44:20mais suffisamment.
00:44:21Parce qu'une fois que
00:44:21les...
00:44:22Oui, parce que
00:44:23ce n'est pas la même chose
00:44:23de prendre une base vide
00:44:24et d'être obligé
00:44:26d'arrêter
00:44:26100 soldats danois
00:44:28et 10 soldats français
00:44:29qui sont dans la base.
00:44:30Politiquement,
00:44:31ça n'a pas le même poids.
00:44:32Donc, le fait
00:44:32qu'ils y soient
00:44:33changent le calcul
00:44:34et comme, par ailleurs,
00:44:36Donald Trump,
00:44:37on peut lui reprocher
00:44:37plein de trucs,
00:44:38mais le calcul de risque,
00:44:39il sait ce que c'est.
00:44:40Regardez sur l'Iran.
00:44:41Il a vu qu'il n'avait pas
00:44:42les moyens d'y aller
00:44:43parce qu'il n'avait pas
00:44:43les options.
00:44:44Ça ne veut pas dire
00:44:45qu'il ne va pas le faire
00:44:45plus tard
00:44:45quand il aura les options.
00:44:47Mais il n'est pas fou.
00:44:48Il fait attention
00:44:49à ce qu'il fait.
00:44:49Donc, il ne faut arrêter
00:44:50de croire.
00:44:51C'est bien.
00:44:51Je sais qu'aujourd'hui,
00:44:53c'est la journée du câlin.
00:44:55Mais enfin,
00:44:55face au prédateur,
00:44:56le câlin,
00:44:56ça marche peu.
00:44:57Que pense le militaire
00:44:58que vous êtes,
00:44:59Général Desportes ?
00:44:59C'est-à-dire que face
00:45:00à la brutalité
00:45:01d'un Donald Trump,
00:45:02pour reprendre le terme
00:45:03qui a été utilisé
00:45:03par Emmanuel Macron hier,
00:45:04qui parlait de brutalité,
00:45:06il faut, nous,
00:45:07en Europe,
00:45:07être un peu plus dur,
00:45:08un peu plus ferme.
00:45:09Sinon, on se bouffait.
00:45:11Face à ce genre de garçon,
00:45:12il faut accepter le combat.
00:45:14Il faut accepter
00:45:15le bras de fer.
00:45:16On a vu que le petit bras de fer,
00:45:18vous l'avez dit,
00:45:19qui a été fait sur Danemark,
00:45:20il a marché.
00:45:22Il faut accepter,
00:45:23et on a bien vu
00:45:24que Trump écrase
00:45:25les faibles
00:45:26et plus vous couchez,
00:45:28plus il vous fait grâle.
00:45:28Et il pense que nous sommes faibles.
00:45:30Il le dit d'ailleurs.
00:45:31Il a encore rappelé
00:45:32qu'on l'avait appelé
00:45:32dégui, etc.
00:45:33Il l'a rappelé
00:45:34très largement
00:45:35et il respecte l'effort.
00:45:39Pour revenir,
00:45:40tout à l'heure,
00:45:40on parlait du marchandage
00:45:43sur les affaires du Danemark.
00:45:46Alors, quelqu'un ici a dit,
00:45:48en fait,
00:45:48tout est fait
00:45:49puisque Danemark a dit
00:45:50qu'il ne voulait pas.
00:45:51En fait,
00:45:52il a passé tout le début
00:45:53de son discours
00:45:54à expliquer ce qu'on lui devait
00:45:56et il a passé
00:45:57encore une partie du discours
00:45:58à expliquer le mal
00:45:59qu'il pouvait nous faire.
00:46:00Quand il expliquait
00:46:01ce qu'on lui devait,
00:46:02il a rappelé que
00:46:03l'Amérique possédait
00:46:04le Groenland
00:46:05jusqu'en 1945
00:46:06et que par gentillesse,
00:46:08il l'a rendu.
00:46:09Donc, au fond,
00:46:09on lui doit.
00:46:10– Et que c'était une erreur.
00:46:11– Que c'était une erreur,
00:46:12on lui doit.
00:46:12Ensuite,
00:46:13il a expliqué
00:46:13qu'il nous avait défendus
00:46:15pendant 80 ans
00:46:17pour rien,
00:46:18ce qui est faux.
00:46:18– Grâce à ça,
00:46:19nous ne parlons pas
00:46:20allemands ni japonais.
00:46:21– Quand les Américains
00:46:21font quelque chose,
00:46:22c'est toujours
00:46:23dans leur intérêt
00:46:24et l'OTAN
00:46:25était évidemment
00:46:26dans leur intérêt.
00:46:27Donc, c'est dans leur intérêt,
00:46:28ne l'oublions pas,
00:46:29qu'ils sont venus.
00:46:30– Oui, mais ces arguments
00:46:31de sécurité,
00:46:32parce qu'il a dit,
00:46:33moi, je ne veux pas
00:46:33le Groenland pour les terres rares,
00:46:35je veux pour assurer
00:46:36la sécurité des États-Unis.
00:46:38Est-ce que ce sont
00:46:38des arguments
00:46:38qu'on peut entendre
00:46:39néanmoins quand même
00:46:40face à une menace chinoise,
00:46:42une menace russe
00:46:43dans ce secteur ?
00:46:45– Eh bien,
00:46:45la bonne réponse,
00:46:46c'est de faire
00:46:46ce que propose
00:46:47le président Macron,
00:46:49c'est de lancer
00:46:49une grande opération
00:46:50OTAN-Pouvoir
00:46:51avec nos bateaux,
00:46:52nos avions,
00:46:53si on est capable
00:46:53de le faire.
00:46:54Et alors,
00:46:54si on n'est pas capable
00:46:55de le faire,
00:46:56alors il faudra peut-être
00:46:56que Trump s'en occupe,
00:46:57mais pour l'instant,
00:46:58rien ne prouve
00:46:59que l'OTAN,
00:47:00avec l'aide des États-Unis,
00:47:01puisque les États-Unis
00:47:02sont dans l'OTAN,
00:47:03n'est pas capable
00:47:04de défendre
00:47:05ces routes maritimes.
00:47:07Alors, ce qui est important,
00:47:08c'est ce qu'il a dit
00:47:08qu'il pouvait faire,
00:47:09comme mal.
00:47:10Il a dit en particulier,
00:47:11moi, l'OTAN existe
00:47:11à cause de moi,
00:47:12alors qu'on sait
00:47:13que c'est lui.
00:47:14Mais je peux vous faire
00:47:15encore plus mal.
00:47:16Aujourd'hui,
00:47:16vous êtes fort,
00:47:17d'ailleurs,
00:47:17on m'entend en disant
00:47:18les Européens,
00:47:18vous payez 5%,
00:47:19on ne paie pas 5%,
00:47:20on est toujours à 2%,
00:47:21peut-être,
00:47:22montra-t-on.
00:47:23Et puis,
00:47:24il a lancé clairement
00:47:26la menace
00:47:27d'arrêter complètement,
00:47:28ce qui est déjà fait d'ailleurs,
00:47:29sa menace dans l'aide
00:47:30pour l'Ukraine.
00:47:31Il estime que c'est
00:47:32à l'Europe et à l'OTAN
00:47:33de s'occuper de l'Ukraine,
00:47:34pas aux États-Unis.
00:47:35Mais il verra Zelensky
00:47:36demain quand même.
00:47:36Il verra Zelensky.
00:47:37Non, mais c'est-à-dire
00:47:37que pour lui,
00:47:38il y a encore
00:47:38quelque chose à marchander.
00:47:39D'abord,
00:47:39on a une énorme dette.
00:47:41On pourrait lui donner
00:47:42un petit morceau de banquise
00:47:43pour payer ce qu'on n'a pas payé
00:47:44pendant 80 ans.
00:47:45Et d'autre part,
00:47:46si on ne veut pas ça,
00:47:46alors il peut nous faire payer.
00:47:48Donc, pour lui,
00:47:49il y a encore
00:47:49un marchandage.
00:47:51Donc, il est encore
00:47:52dans la négociation.
00:47:53Mais sur l'Ukraine,
00:47:54il ne donne plus rien.
00:47:56C'est les pays de l'OTAN,
00:47:58les pays d'Europe
00:47:58qui payent
00:48:00pour que les armes
00:48:01soient livrées
00:48:03à l'Ukraine.
00:48:04Mais il donne du renseignement.
00:48:04En revanche,
00:48:05en effet,
00:48:05il y a le renseignement.
00:48:06Et c'est sûr que là,
00:48:07on ne peut pas encore
00:48:08s'y substituer.
00:48:09Mais de toutes les façons,
00:48:10on est rentré
00:48:11dans une époque
00:48:14de transaction
00:48:15depuis juillet dernier
00:48:17dans l'aide militaire
00:48:19en équipement,
00:48:20en armes
00:48:21pour les Ukrainiens.
00:48:23Mais il y a quand même
00:48:23quelque chose...
00:48:23Que disent les Américains
00:48:24justement du rapport
00:48:27entre Donald Trump
00:48:28et l'Ukraine ?
00:48:30Son électorat,
00:48:31le sort des Ukrainiens,
00:48:34c'est...
00:48:34Je peux vous dire
00:48:35que les démocrates
00:48:35soutiennent nos armes.
00:48:36de la vie historique
00:48:38et nous les soutiendrons
00:48:39toujours.
00:48:40Et le chaos
00:48:41qui est causé
00:48:41par Donald Trump
00:48:42n'est pas quelque chose
00:48:44qui est bon
00:48:44ni pour les États-Unis,
00:48:45ni pour les Américains,
00:48:46ni pour les autres.
00:48:47Je voudrais réagir
00:48:48sur son histoire
00:48:49de Go and Land
00:48:50en 1945.
00:48:51C'est faux.
00:48:51C'est complètement faux.
00:48:53Alors,
00:48:53je ne suis pas historienne,
00:48:54mais des fois,
00:48:55il y a des petites pépites
00:48:56comme ça
00:48:57de l'histoire
00:48:58qui viennent se croiser.
00:48:59les États-Unis
00:49:02ont signé un traité
00:49:03avec le Danemark
00:49:04en 1919
00:49:06pour confirmer
00:49:10que le Groenland
00:49:11était la propriété
00:49:13du Danemark.
00:49:14Et en échange,
00:49:15les Danois
00:49:16nous ont donné
00:49:18quelques îles
00:49:18dans les Caraïbes,
00:49:20dont Little St. James,
00:49:22par ailleurs,
00:49:23et l'île d'Epstein.
00:49:24Je trouve ça
00:49:28assez fascinant.
00:49:30C'est cocasse.
00:49:31Mais moi,
00:49:32je ne prends pas du tout
00:49:33Trump pour un stratège
00:49:34quand on dit
00:49:34qu'il n'est pas fou.
00:49:35Si, il est un peu fou.
00:49:36Ça vous arrange
00:49:37de dire ça ?
00:49:38Non, mais quand il pense
00:49:39que le président français
00:49:40détermine le prix
00:49:42des médicaments
00:49:42comme il pense
00:49:43que le gouvernement
00:49:44norvégien décide
00:49:45qui va avoir
00:49:45le prix Nobel,
00:49:46c'est qu'il n'est plus
00:49:47vraiment en contact
00:49:48avec la réalité
00:49:49à un certain niveau.
00:49:52Et dans la session
00:49:54question-réponse
00:49:55qui a suivi
00:49:57le discours d'aujourd'hui,
00:49:58il est parti
00:49:59en plein délire
00:50:01dire que la Somalie
00:50:02n'était pas un pays,
00:50:03que l'élection
00:50:05de 2020
00:50:05avait été puqué.
00:50:06Il n'y avait pas
00:50:06d'éoliennes en Chine
00:50:07alors qu'il y en a
00:50:08des milliers.
00:50:09C'est du grand
00:50:10n'importe quoi.
00:50:11Et à un moment donné,
00:50:12il faut vraiment
00:50:12se poser la question.
00:50:14Soit il a des conseillers
00:50:16qui lui donnent
00:50:17toutes ces infos
00:50:18qu'il répète
00:50:19et il ne se rend pas compte
00:50:21que ce n'est pas vrai,
00:50:23que c'est des mensonges.
00:50:24Soit il les croit
00:50:25vraiment
00:50:26et dans les deux cas,
00:50:27pour moi,
00:50:27c'est grave.
00:50:28Plus c'est gros,
00:50:28plus ça passe aussi.
00:50:30Non, justement.
00:50:31Il a été élu
00:50:32et réélu aussi
00:50:33grâce à ça.
00:50:34Il y a quelque chose
00:50:35quand même
00:50:35sur le fond général
00:50:36que je ne comprends pas.
00:50:37On a créé
00:50:38l'Alliance Atlantique Nord
00:50:39pour se prémunir
00:50:40justement
00:50:41avec les Américains
00:50:42des ennemis.
00:50:44C'était la Russie
00:50:45à l'époque.
00:50:45Monsieur, monsieur.
00:50:46Pourquoi ne pas utiliser
00:50:47cette Alliance Atlantique Nord
00:50:48pour garder le Groenland
00:50:49et dire
00:50:50on est là,
00:50:50on ne bouge pas ?
00:50:51Pourquoi d'un coup
00:50:51cette lubie
00:50:52d'avoir tout seul
00:50:53le Groenland ?
00:50:54Parce qu'il n'a qu'une limite,
00:50:54vous le savez bien.
00:50:55C'est sa morale
00:50:56et il n'en a pas.
00:50:57Donc, c'est tout.
00:50:58Moi, je crois
00:50:58que c'est une véritable lubie.
00:50:59Enfin, je parle
00:50:59du vôtre de contrôle.
00:51:00Mais cette affaire
00:51:01de Groenland...
00:51:02Il se vend de bien
00:51:02s'entendre avec Marc Ruteux
00:51:03qui est le patron
00:51:04de l'OTAN en plus.
00:51:05C'est complètement mal.
00:51:06Mais vous savez
00:51:06que Dieu est très content
00:51:07de lui.
00:51:08Il l'a encore dit hier soir.
00:51:09C'est quand même un type
00:51:10qui est assez étonnant.
00:51:11Ça, c'est sûr.
00:51:12Moi, je crois
00:51:12qu'il a des lubies
00:51:13et qu'ensuite,
00:51:14on essaie de donner des arguments
00:51:15pour justifier un peu
00:51:16ces lubies.
00:51:17L'une des explications,
00:51:18c'était aussi
00:51:18une façon de faire diversion
00:51:20par rapport à la politique
00:51:22intérieure
00:51:23américaine
00:51:24et au mi-terme
00:51:24qui arrive.
00:51:25C'est ça ?
00:51:25Absolument.
00:51:26Enfin, je pense que
00:51:26ce n'est pas que ça.
00:51:28Il y a aussi une volonté
00:51:29d'expansion.
00:51:30Ça fait partie
00:51:31de la doctrine.
00:51:32Oui, mais on se projette
00:51:34du domaine d'or.
00:51:35Il se vente d'être
00:51:37le président
00:51:37qui aura le plus fait
00:51:38cesser les guerres
00:51:39et signer des accords
00:51:40de paix
00:51:40et puis en même temps
00:51:41il veut en déclarer une.
00:51:42Mais tout ça
00:51:43est complètement incroyable.
00:51:44C'est inventé.
00:51:45Mais néanmoins,
00:51:47c'est ce qu'on appelle
00:51:47des ambivalences.
00:51:48C'est-à-dire que
00:51:49par ailleurs,
00:51:50il veut augmenter
00:51:52la puissance
00:51:53des États-Unis.
00:51:54Il est dans un truc
00:51:55de sphère d'influence.
00:51:57Il y a Xi Jinping,
00:51:58il y a Poutine,
00:51:59il y a Trump
00:52:00et une des façons symboliques
00:52:02et pas seulement symboliques
00:52:03de pouvoir marquer
00:52:05son territoire,
00:52:06c'est précisément
00:52:06de l'augmenter.
00:52:07Et il est toujours
00:52:08dans le reste
00:52:08de la destinée manifeste.
00:52:10Il a dit
00:52:10la destinée manifeste
00:52:11c'est le début
00:52:12de la conquête
00:52:12de l'Ouest, etc.
00:52:13Il a dit
00:52:14nous avons une destinée manifeste.
00:52:15Il veut agrandir
00:52:16les États-Unis.
00:52:16J'appelle Dieu
00:52:17parce qu'il y a une destinée
00:52:18manifeste, c'est Dieu.
00:52:19Justement,
00:52:20je trouve que
00:52:20il ne faut jamais oublier
00:52:23vous n'êtes pas loin.
00:52:25Il ne faut jamais oublier
00:52:26que tout ce que Trump fait
00:52:28et tout ce qu'il dit,
00:52:30on peut l'interpréter
00:52:31dans la façon
00:52:32dont ça l'affecte lui
00:52:34personnellement.
00:52:35personnellement.
00:52:36Quand il dit
00:52:36je suis très ami
00:52:37avec Shijinbi,
00:52:38mais on s'en fout
00:52:39qu'il soit ami.
00:52:40Enfin,
00:52:41quel hors-sujet, quoi.
00:52:45Mont-Rochemore,
00:52:46le fameux
00:52:47montagne
00:52:48avec les quatre
00:52:49têtes
00:52:50des quatre présidents.
00:52:52Trois de ces quatre
00:52:53ont agrandi
00:52:54les États-Unis
00:52:55en achetant
00:52:56du territoire.
00:52:57Louisiane,
00:52:58Alaska,
00:52:59je ne sais plus.
00:52:59Il pense à ça.
00:53:01Il veut sa tête ?
00:53:01Il veut sa tête
00:53:02sur le Mont-Rochemore.
00:53:03Donc, il se dit
00:53:04j'achète le Groenland,
00:53:05je suis bon
00:53:05pour le Mont-Rochemore.
00:53:07C'est de la fiction pure.
00:53:10On va continuer
00:53:10d'en parler
00:53:11dans la deuxième partie
00:53:12de l'émission.
00:53:13Mais si vous nous rejoignez
00:53:13maintenant,
00:53:14il est 18h,
00:53:14on va regarder quand même
00:53:15bien évidemment
00:53:16ce qui s'est passé à Davos.
00:53:18Édition spéciale
00:53:19avec aujourd'hui
00:53:20l'intervention de Donald Trump
00:53:21au Forum économique de Davos.
00:53:22Le président des États-Unis
00:53:23était attendu
00:53:24et on n'a pas été déçus
00:53:26parce qu'on l'a suivi
00:53:26en direct.
00:53:27L'intervention
00:53:28durant 75 minutes
00:53:29de l'homme
00:53:30le plus puissant
00:53:31de la planète
00:53:31comme il le dit lui-même,
00:53:32le leader de l'économie mondiale
00:53:34qui a rassuré
00:53:36et je mets des guillemets
00:53:37pas d'intervention militaire
00:53:39au Groenland.
00:53:39On ne demande jamais rien
00:53:45en retour.
00:53:46On n'a jamais rien eu
00:53:47en retour.
00:53:49On n'aura sûrement
00:53:50jamais rien en retour
00:53:51à moi que je n'ai recours
00:53:53à une force excessive
00:53:54où ce serait tout simplement
00:53:55inarrêtable.
00:53:58Mais je ne ferai pas ça.
00:53:59Je n'ai pas envie
00:53:59d'avoir recours
00:54:00à la force.
00:54:01Tout ce que les États-Unis
00:54:02demandent,
00:54:04c'est d'avoir le Groenland.
00:54:06On veut un bout de banquise
00:54:07en échange
00:54:07de la paix mondiale
00:54:08et ils ne veulent pas
00:54:09nous la donner.
00:54:11Vous avez le choix.
00:54:13Vous pourriez dire oui.
00:54:15Nous serions très reconnaissants.
00:54:16Ou alors vous pourriez dire non
00:54:17et on s'en souviendra.
00:54:20Il a fait sale compte,
00:54:21Thierry Arnaud,
00:54:22le président des États-Unis.
00:54:24Il fallait s'en douter,
00:54:25bien évidemment.
00:54:26Comment est-ce que ça s'est passé
00:54:27justement dans la salle
00:54:28pendant cette intervention ?
00:54:29Alors Salkan,
00:54:32vous avez raison Alain,
00:54:33pour autant une salle
00:54:34qui n'était pas remplie
00:54:35de fans de Donald Trump.
00:54:36C'est le moins que l'on puisse dire.
00:54:37Les applaudissements
00:54:38ont été timides.
00:54:39On a entendu parfois même
00:54:40quelques grognements.
00:54:41Par exemple,
00:54:41lorsque le président américain
00:54:43a dit que sans les États-Unis,
00:54:44ici en Europe,
00:54:45on serait en train de parler allemand
00:54:46et ailleurs dans le monde
00:54:47peut-être un peu japonais.
00:54:49Le moins qu'on puisse dire,
00:54:49c'est que ça n'est pas passé
00:54:50très bien cette remarque.
00:54:52Et si effectivement
00:54:54il y avait beaucoup d'attentes
00:54:55avant d'entendre Donald Trump,
00:54:57c'est plus parce qu'on retenait
00:54:58son souffle en attendant
00:54:59de savoir ce qu'allait dire
00:55:00le président américain
00:55:01et singulièrement
00:55:02sur le grand England,
00:55:03bien entendu,
00:55:04plutôt que parce qu'on se réjouissait
00:55:06à l'avance d'accueillir ici
00:55:08le leader du monde libre.
00:55:10Alors évidemment,
00:55:11tout le monde est ressorti
00:55:11de cette salle un peu soulagé
00:55:13pour la raison que l'on vient d'entendre
00:55:15parce qu'il a exclu
00:55:16une intervention militaire.
00:55:18Je ne recourrai pas à la force,
00:55:20a dit le président Trump.
00:55:21Soulagement à Davos,
00:55:22soulagement sur les marchés financiers.
00:55:23Je vous signale le passage
00:55:24parce qu'évidemment,
00:55:25dans la salle,
00:55:26la plupart de ceux qui étaient là
00:55:27avaient l'œil rivé
00:55:28sur leur téléphone
00:55:29et sur les cours de bourse
00:55:31et des autres indicateurs
00:55:32des marchés financiers.
00:55:34Et on a bien conscience,
00:55:35cela étant que les tensions
00:55:37vont continuer à être là
00:55:38puisque Donald Trump
00:55:39a été très clair aussi,
00:55:40Alain, sur ce sujet.
00:55:41Il ne renonce pas au Danemark.
00:55:43Il demande l'ouverture
00:55:44de négociations immédiates.
00:55:46Et il dit aux Européens,
00:55:47il dit aux autres membres de l'OTAN,
00:55:49si vous dites oui,
00:55:50je serai très reconnaissant.
00:55:52Si vous dites non,
00:55:53je serai mon souvenir.
00:55:54Mais quelle est la suite maintenant
00:55:55de l'agenda suisse
00:55:56du président des Etats-Unis ?
00:55:58Que va-t-il faire
00:55:59dans les prochaines heures
00:56:00à Davos ?
00:56:01Alors, il va continuer
00:56:03ses entretiens,
00:56:04mais cette fois-ci
00:56:04sous un format bilatéral.
00:56:06Ce soir,
00:56:07il s'est déjà entretenu
00:56:08avec le chef du gouvernement
00:56:09suisse,
00:56:10qu'il accueille ici
00:56:10à Davos, bien sûr.
00:56:12Il sort d'un entretien
00:56:13avec le président égyptien
00:56:14et puis en ce moment même,
00:56:15il parle à une petite délégation
00:56:17de chefs d'entreprise,
00:56:18de patrons,
00:56:19de grands groupes internationaux.
00:56:21Et on attend aussi,
00:56:22bien sûr et surtout Alain,
00:56:23cette journée de demain
00:56:24puisqu'il y aura
00:56:24l'autre sujet controversé
00:56:26qui sera sur la table.
00:56:27Vous savez,
00:56:27c'est ce fameux conseil
00:56:29de la paix
00:56:29que Donald Trump veut changer,
00:56:31qui a été initialement conçu
00:56:32pour instaurer
00:56:33et mettre en place
00:56:34la paix à Gaza,
00:56:35qui est devenue
00:56:35une initiative
00:56:36beaucoup plus ambitieuse
00:56:37avec une soixantaine
00:56:39de pays invités.
00:56:40La Maison-Blanche
00:56:40dit que 35 ont répondu
00:56:42oui aujourd'hui,
00:56:43moyennant un chèque
00:56:44de 3 milliards de dollars
00:56:45pour devenir membre
00:56:46de manière permanente
00:56:47de cette institution.
00:56:48Et c'est bien parce que
00:56:49le président français
00:56:50Emmanuel Macron
00:56:51a décliné cette invitation
00:56:52à participer
00:56:53à ce conseil de la paix
00:56:54que Donald Trump
00:56:55a de nouveau
00:56:56brandi la menace
00:56:57de droits de douane
00:56:57de 200%
00:56:58sur le vin
00:56:58et le champagne.
00:57:00Donc vous voyez
00:57:00que ça a un petit peu
00:57:01secoué aujourd'hui
00:57:02lorsque Donald Trump
00:57:03est arrivé à Davos
00:57:04et ce sera évidemment
00:57:05de nouveau le cas
00:57:06demain ici
00:57:07dans cette édition 2026
00:57:09du Forum économique mondial.
00:57:11Merci Thierry Arnault
00:57:12et Bruno Ferrault
00:57:12à Davos.
00:57:13Mon général,
00:57:14bonsoir,
00:57:14on retiendra quand même
00:57:15ce soir
00:57:16le fait que
00:57:17Donald Trump
00:57:18a assuré
00:57:19qu'il n'utilisera pas
00:57:20la force au Groenland
00:57:21donc pas d'intervention
00:57:22militaire
00:57:23pour le moment
00:57:24américaine au Groenland.
00:57:25Soulagement ?
00:57:27Je ne suis pas sûr
00:57:29qu'il ait dit
00:57:29exactement cela
00:57:30ou en tous les cas
00:57:31ce n'est pas tout à fait
00:57:31ce que j'ai entendu.
00:57:32Alors qu'est-ce que vous avez entendu ?
00:57:34Donc j'ai trouvé
00:57:35qu'il avait adopté
00:57:36un ton patelin
00:57:37sur la question
00:57:38un tout petit peu différente
00:57:40des vociférations
00:57:41auxquelles il nous a habitués
00:57:42depuis déjà un certain temps.
00:57:44Mais ensuite,
00:57:45il a brandi la menace.
00:57:46La fin de sa phrase
00:57:47c'est qu'il saura
00:57:48son souvenir.
00:57:49Je veux négocier
00:57:50pour attacher Danemark
00:57:51aux Etats-Unis.
00:57:52S'ils acceptent,
00:57:53c'est une bonne chose.
00:57:54S'ils refusent,
00:57:55on s'en souviendra.
00:57:56Le ton patelin
00:57:56c'est pour dire
00:57:57au fond
00:57:58vous êtes des ingrats.
00:58:00Nous assurons
00:58:00tout est l'essentiel.
00:58:02Sans nous,
00:58:03vous n'êtes rien.
00:58:04Comme chacun sait.
00:58:05Comme chacun sait.
00:58:05Et au moment
00:58:08où je vous demande
00:58:09un tout petit effort
00:58:10de me donner
00:58:11une terre déshéritée,
00:58:13glacée et déserte.
00:58:15C'est comme ça
00:58:15qu'il appelle
00:58:16le Groenland.
00:58:16La banquise.
00:58:17Un bout de glaçon
00:58:18qui flotte
00:58:19au milieu de l'Atlantique.
00:58:21Si j'ai bien compris
00:58:22où il le situe géographiquement
00:58:23entre l'Islande
00:58:24et le Groenland.
00:58:26Eh bien,
00:58:27tout d'un coup,
00:58:28il dit
00:58:29vous ne voulez même pas
00:58:30me l'accorder.
00:58:31Je m'en souviendrai.
00:58:32Nous nous en souviendrons
00:58:33parce que ça confirmera
00:58:34ce que je pense
00:58:35et donc il y aura des mesures.
00:58:37Oui, mais on voit
00:58:37qu'il y a un...
00:58:38Par contre,
00:58:39sur l'intervention militaire,
00:58:40il n'a pas dit
00:58:40qu'il ne ferait pas
00:58:42une démonstration.
00:58:44Il a dit, bien sûr,
00:58:45qu'il ne ferait pas
00:58:45un usage excessif
00:58:47de la force
00:58:48qui serait, au fond,
00:58:50s'en prendre
00:58:50à un pays de l'OTAN
00:58:51un territoire souverain.
00:58:52Il y a des soldats
00:58:53européens alliés
00:58:54qui sont sur place
00:58:55puisqu'on a envoyé
00:58:55quelques troupes.
00:58:56Et des soldats alliés.
00:58:57Ça, visiblement,
00:58:58il ne peut pas le faire.
00:58:59Il ne peut pas le faire.
00:59:00Mais il y a quand même,
00:59:01du côté aussi
00:59:02du monde économique
00:59:03et financier,
00:59:04aussi un soulagement.
00:59:05On a vu que les bourses
00:59:05sont en partie
00:59:06dans le vert.
00:59:08Tout le monde est sorti
00:59:09quand même de la salle
00:59:09en se disant, bon,
00:59:10voilà, on a évité
00:59:11le pire peut-être.
00:59:12Oui, on était...
00:59:13Et surtout qu'il n'a pas évoqué
00:59:14les droits de douane non plus
00:59:15lors de son discours
00:59:16et les menaces
00:59:17contre la France,
00:59:18ces fameux 200%
00:59:19sur nos vins et champagnes.
00:59:21On a effectivement
00:59:21évité la surenchère
00:59:22mais néanmoins,
00:59:23permettez-moi de vous dire
00:59:24que les pays européens
00:59:25s'en sont quand même pris...
00:59:26Plein la figure.
00:59:27Plein la figure, exactement.
00:59:28On a pris cher, comme on dit.
00:59:29On a pris cher, effectivement.
00:59:31On est tous nuls.
00:59:32La France, l'Angleterre,
00:59:34l'Allemagne.
00:59:35Les plus intelligents,
00:59:36ce sont les Chinois
00:59:37qui nous vendent
00:59:38des éoliennes
00:59:39mais qui ne les utilisent pas.
00:59:42Ce qui est faux
00:59:42parce que les Chinois
00:59:43ont des éoliennes
00:59:44sur leur territoire.
00:59:45On mise tout
00:59:46sur les énergies vertes
00:59:48alors que, regardez,
00:59:49les Britanniques,
00:59:50ils pourraient forer
00:59:51en mer du Nord
00:59:51et puis ils assuraient
00:59:53finalement leur croissance économique.
00:59:55Le déclin économique
00:59:57des pays européens
00:59:58est dramatique pour lui
01:00:01qui regarde nos pays
01:00:02en se disant
01:00:03mais mon Dieu,
01:00:04que font-ils ?
01:00:05Regardez-moi
01:00:05ce que j'ai fait
01:00:07depuis que je suis arrivé.
01:00:08La croissance est de retour.
01:00:10L'inflation est maîtrisée.
01:00:12Les usines sont en train
01:00:13d'être recréées
01:00:14alors qu'en Europe,
01:00:14les usines ont disparu.
01:00:16Donc oui,
01:00:17c'était quand même
01:00:17assez dramatique
01:00:19pour les pays européens.
01:00:21Mais concrètement,
01:00:22il n'a pas dit
01:00:23les 200% sont impliqués.
01:00:25Il n'est pas dans la surenchère.
01:00:26Effectivement,
01:00:26ça, il se le garde
01:00:27pour plus tard
01:00:28parce que je vous rappelle
01:00:29quand même qu'hier,
01:00:30le Parlement européen
01:00:31a décidé de stopper
01:00:32la ratification
01:00:33de l'accord commercial
01:00:35qui avait été trouvé
01:00:36l'été dernier.
01:00:38Effectivement,
01:00:38qui portait justement
01:00:39sur une baisse
01:00:40des droits de douane
01:00:40d'un certain nombre
01:00:41de produits européens
01:00:42en échange,
01:00:43parce que c'est donnant-donnant,
01:00:45en échange là aussi
01:00:46d'une réduction
01:00:47de droits de douane
01:00:48sur des produits américains
01:00:49à hauteur de 93 milliards de dollars.
01:00:52D'ailleurs,
01:00:53sur ces droits de douane,
01:00:54il a quand même expliqué
01:00:54que finalement,
01:00:56il avait fait le bon choix
01:00:57parce qu'aujourd'hui,
01:00:58ça rapportait
01:00:59beaucoup d'argent
01:01:00aux États-Unis.
01:01:02Donc, on va voir effectivement
01:01:03quelle est la réaction.
01:01:04En tout cas,
01:01:04une chose est certaine
01:01:05et vous l'avez dit,
01:01:06les marchés américains
01:01:07hier avaient chuté,
01:01:09craignant justement
01:01:10une surenchère
01:01:11de Donald Trump
01:01:12après les propos
01:01:13d'Emmanuel Macron.
01:01:15Ça n'a pas eu lieu
01:01:16aujourd'hui,
01:01:16ça a rassuré
01:01:17les marchés financiers,
01:01:18les marchés américains
01:01:19qui étaient en hausse,
01:01:19mais également
01:01:20les marchés européens
01:01:21qui avaient débuté
01:01:21la séance
01:01:22dans le rouge.
01:01:23Tout ceci, effectivement,
01:01:25permet de retrouver
01:01:27un peu de calme,
01:01:28mais on va voir
01:01:28effectivement où on en est.
01:01:30Puis, je vous rappelle
01:01:30juste une chose
01:01:31qui est aussi très importante.
01:01:32On parlait tout à l'heure
01:01:33de l'Ukraine.
01:01:34Ce sont effectivement
01:01:35les Européens
01:01:36qui aident l'Ukraine
01:01:37qui vont faire des emprunts
01:01:39pour financer l'Ukraine.
01:01:40Mais attention,
01:01:41l'Ukraine,
01:01:41elle va acheter ses armes
01:01:42où ?
01:01:43En Europe
01:01:43ou aux États-Unis ?
01:01:44Et en fait,
01:01:45c'est ça
01:01:45toute la problématique.
01:01:47C'est que...
01:01:47Il rencontre d'ailleurs
01:01:48le président Zelensky.
01:01:49L'effort aujourd'hui,
01:01:50il est porté
01:01:51par les pays européens,
01:01:52mais au final,
01:01:53qui sera le vainqueur ?
01:01:54Qui reconstruira l'Ukraine ?
01:01:55Est-ce que ce sera
01:01:56des Européens
01:01:56ou bien est-ce que
01:01:57ce sera des Américains ?
01:01:58On a entendu
01:01:59Donald Trump aussi répondre
01:02:00à répliquer
01:02:01à Emmanuel Macron,
01:02:02le président
01:02:02de la République française,
01:02:04qui hier
01:02:04le qualifiait
01:02:06de brute réponse
01:02:07du président
01:02:08des États-Unis.
01:02:10J'ai appelé
01:02:11Emmanuel Macron
01:02:12et j'ai écouté
01:02:14son discours hier
01:02:15avec ses très belles
01:02:15lunettes de soleil.
01:02:17Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:02:22Je l'ai regardé.
01:02:26Il a essayé
01:02:27de faire le dur,
01:02:28le dur à cuire.
01:02:29Et je lui ai dit
01:02:29Emmanuel,
01:02:30vous allez doubler,
01:02:31tripler les prix.
01:02:32Non, non, non.
01:02:34Je lui ai dit,
01:02:35je vais te raconter
01:02:35une histoire, Emmanuel.
01:02:37Vous allez le faire,
01:02:37vous allez le faire vite.
01:02:39Et sinon,
01:02:39j'imposerai
01:02:40des droits de douane
01:02:41de 25%
01:02:42sur tout ce que vous envoyez
01:02:43aux États-Unis
01:02:44et des droits de douane
01:02:45de 100%
01:02:46sur les vins
01:02:47et champagne.
01:02:48dix fois plus.
01:02:51Réponse cinglante
01:02:52pour le président français,
01:02:54Ulysse Gosset ?
01:02:55La France,
01:02:56c'est la tête de Turc
01:02:57de Donald Trump,
01:02:58c'est clair.
01:03:00Il faut bien
01:03:01attaquer quelqu'un
01:03:02quand on est face
01:03:03à une rébellion,
01:03:05on peut le dire,
01:03:05une menace de révolte
01:03:06des Européens
01:03:07qui disent qu'aujourd'hui,
01:03:08la seule façon
01:03:09de se faire respecter
01:03:10par Donald Trump,
01:03:10c'est la riposte
01:03:12pour éviter la soumission.
01:03:14Alors,
01:03:15tout à l'heure,
01:03:15vous demandez concrètement.
01:03:17Concrètement,
01:03:17il y a une date
01:03:18qu'a fixée Donald Trump,
01:03:19c'est le 1er février.
01:03:20On verra si dans dix jours,
01:03:21donc,
01:03:22effectivement,
01:03:23il applique
01:03:23des droits de douane
01:03:24supplémentaires,
01:03:25notamment à la France,
01:03:26si on refuse
01:03:27de jouer le jeu
01:03:28sur le Groenland,
01:03:29sur son conseil
01:03:30de la paix,
01:03:31etc.
01:03:32Il dit,
01:03:33aujourd'hui,
01:03:33je n'utiliserai pas la force.
01:03:34Ce n'est pas vraiment
01:03:35le calumet de la paix.
01:03:36On est loin de là
01:03:37puisque Trump
01:03:38a maintenu son ambition
01:03:39de s'emparer
01:03:41du Groenland.
01:03:42Oui,
01:03:42il a toujours l'objectif
01:03:44du Groenland.
01:03:44Je veux être propriétaire.
01:03:46Alors,
01:03:47est-ce qu'il rechigne
01:03:49à envoyer des avions,
01:03:50des soldats,
01:03:50etc. ?
01:03:51Ce n'est pas du tout évident.
01:03:52On ne le sait pas.
01:03:53C'est ce qu'il a dit.
01:03:54Non,
01:03:55il a dit,
01:03:56je pourrais employer
01:03:57une force excessive,
01:03:59mais je ne le ferai pas.
01:04:00Mais il peut avoir
01:04:01d'autres moyens.
01:04:02Alors,
01:04:02il y a les moyens militaires
01:04:03et comme le général
01:04:05l'a rappelé
01:04:06sur nos plateaux,
01:04:06déjà,
01:04:07il y a effectivement
01:04:08des accords
01:04:08qui permettent
01:04:09aux Américains
01:04:10d'envoyer des troupes
01:04:11aujourd'hui
01:04:12sans même déclarer
01:04:13la guerre au Groenland
01:04:13ou au Danemark.
01:04:15Et puis,
01:04:16il y a les moyens économiques.
01:04:18Et là,
01:04:18en fait,
01:04:19on est effectivement
01:04:20au seuil
01:04:21d'une guerre économique
01:04:22entre Trump
01:04:23et l'Europe.
01:04:24C'est ça qu'il faut retenir.
01:04:26Et ce que je vois aussi,
01:04:27c'est qu'aujourd'hui,
01:04:28au Danemark
01:04:29et au Groenland,
01:04:30on n'est pas du tout
01:04:30convaincu
01:04:31par les volontés
01:04:32d'apaisement
01:04:33de Trump à Davos.
01:04:35Mais là,
01:04:35on parlait des relations
01:04:36entre Donald Trump
01:04:37et Emmanuel Macron.
01:04:38Il l'appelle son ami.
01:04:39Après,
01:04:39il se moque de lui,
01:04:40de ses lunettes.
01:04:41Rappelons qu'Emmanuel Macron
01:04:42porte des lunettes
01:04:43parce qu'il a un problème
01:04:43à l'œil.
01:04:45Et dans le documentaire
01:04:47que vous avez signé
01:04:48qui a été diffusé hier soir
01:04:49sur France 2
01:04:49et qui est disponible
01:04:50en replay aujourd'hui
01:04:51sur France TV,
01:04:52France.tv,
01:04:53on voit les relations
01:04:55entre les deux hommes
01:04:56et la façon
01:04:56dont Emmanuel Macron
01:04:57essaye de composer
01:04:59avec ce personnage
01:05:00en essayant
01:05:01de ne pas le braquer,
01:05:02par exemple,
01:05:02et en essayant
01:05:03de l'amener
01:05:05vers des positions
01:05:06françaises et européennes.
01:05:06En fait,
01:05:08Emmanuel Macron,
01:05:09il le connaît.
01:05:10Il le connaît maintenant
01:05:11depuis 2018,
01:05:132017,
01:05:142018.
01:05:16Et ce tempérament-là,
01:05:18il l'avait déjà vécu
01:05:19dans la première administration.
01:05:22Et d'ailleurs,
01:05:22moi,
01:05:22je me souviens,
01:05:23le président un jour
01:05:23m'a dit
01:05:24je ne vais pas commencer
01:05:26à m'émouvoir
01:05:28du comportement
01:05:30imprévisible,
01:05:31erratique.
01:05:32Ce n'est pas ça,
01:05:32mon sujet.
01:05:33Moi,
01:05:33j'ai un objectif.
01:05:35Je poursuis.
01:05:36La seule chose
01:05:36c'est respect.
01:05:38Il faut nous respecter
01:05:39maintenant.
01:05:40Et d'ailleurs,
01:05:41c'est assez intéressant
01:05:42parce que
01:05:42les relations
01:05:44ont eu des hauts,
01:05:45des bas,
01:05:46et on l'a vu même
01:05:47au cours de cette année
01:05:48entre janvier
01:05:50et décembre,
01:05:51au fond,
01:05:52et aujourd'hui encore plus,
01:05:54les relations
01:05:54ne sont pas exactement
01:05:55les mêmes.
01:05:56Et on a pu voir
01:05:58au moment
01:05:59où est sortie
01:06:00notamment
01:06:01la revue
01:06:02de sécurité nationale
01:06:04américaine
01:06:05au mois de décembre
01:06:07où l'administration
01:06:08Trump était extrêmement
01:06:09critique
01:06:10à l'égard de l'Europe.
01:06:12Notamment une autre
01:06:13interview
01:06:14de Donald Trump
01:06:16où il disait
01:06:16toutes les façons
01:06:17les Européens,
01:06:18en gros,
01:06:18ils font du bruit
01:06:18avec leur bouche
01:06:19et ils n'agissent jamais.
01:06:21Et ça a commencé
01:06:21un peu
01:06:22à agacer
01:06:23au fond
01:06:23de façon
01:06:24plus forte
01:06:25si vous voulez,
01:06:27en tout cas moi
01:06:28de ce que j'ai vu
01:06:28Emmanuel Macron
01:06:29le Président
01:06:30et pour autant
01:06:32je crois que sa conviction
01:06:35c'est d'être vif,
01:06:38d'être toujours
01:06:39pied à pied
01:06:39avec lui,
01:06:40de ne pas couper le lien
01:06:41mais de se faire respecter
01:06:43et d'être respectueux
01:06:44et d'une certaine façon
01:06:45c'est ce qu'il a dit
01:06:46hier dans son discours
01:06:47c'est-à-dire que
01:06:48c'est de ne pas
01:06:51à un moment donné
01:06:52lâcher
01:06:52mais
01:06:53je pense que là
01:06:54on a franchi un cap
01:06:55on a franchi un cap
01:06:56la bromure c'est fini
01:06:57quand Trump a carrément
01:06:59écarté Macron
01:07:00en disant
01:07:00il n'est plus là
01:07:01pour très longtemps
01:07:02donc je ne vais pas
01:07:03parler avec lui
01:07:03mais certes
01:07:04mais ça n'empêche pas
01:07:06ça n'empêche pas
01:07:07parce que la bromure
01:07:07c'est autre chose
01:07:08je n'ai pas voulu
01:07:10jouer au dur
01:07:13avec lui
01:07:13vous imaginez
01:07:14je suis d'accord
01:07:15mais ça n'empêche pas
01:07:16Macron
01:07:16d'incarner
01:07:18un des leaders européens
01:07:19qui dit stop maintenant
01:07:20mais ça veut dire
01:07:20que l'amitié
01:07:21entre les chefs d'État
01:07:21ce n'est pas
01:07:22une manière de négocier
01:07:23il y a des intérêts d'État
01:07:26ou des intérêts personnels
01:07:27l'amitié n'existe pas
01:07:28donc ça c'est
01:07:29c'est un exemple
01:07:30quand on dit mon ami
01:07:31mon ami
01:07:32il a essayé
01:07:32d'ailleurs l'Elysée
01:07:33a été ferme aujourd'hui
01:07:34dans la réponse
01:07:35qui est arrivée
01:07:35sur les réseaux sociaux
01:07:36on va la lire
01:07:37oui ça c'est immédiat
01:07:38tout de suite à l'Elysée
01:07:40on a voulu répliquer
01:07:41à Donald Trump
01:07:41parce qu'il disait
01:07:42en disant
01:07:42fake news
01:07:43à propos des médicaments
01:07:44ils ne fixent pas
01:07:45leur prix
01:07:45ceux-ci sont encadrés
01:07:46par la sécurité sociale
01:07:47ils sont d'ailleurs
01:07:47restés stables
01:07:48tous ceux qui sont entrés
01:07:49dans une pharmacie
01:07:49français le savent
01:07:50alors que Donald Trump
01:07:51disait qu'on avait
01:07:51augmenté le prix
01:07:52des médicaments
01:07:52de 100 ou 200%
01:07:53donc il accuse
01:07:53le président des Etats-Unis
01:07:54d'être l'auteur
01:07:55de fake news
01:07:56c'est fini
01:07:57le grand amour
01:07:58c'est fini
01:07:58mais est-ce que finalement
01:07:59ce n'est pas ce que respecte
01:08:01Donald Trump
01:08:02c'est de dire
01:08:02le rapport de force
01:08:03quelqu'un qui peut dire non
01:08:04aussi
01:08:04mais dans sa psychologie
01:08:07est-ce que effectivement
01:08:08le fait que Emmanuel Macron
01:08:09se dresse un peu
01:08:11et puis dit
01:08:11bah non il y a des limites
01:08:12c'est pas une façon aussi
01:08:14de créer quelque chose
01:08:15avec Donald Trump
01:08:16c'est absolument fondamental
01:08:17je pense que
01:08:19ce qu'il faut bien comprendre
01:08:19c'est la psychologie
01:08:20du personnage
01:08:21qui influe
01:08:22on le voit tous au quotidien
01:08:23sur le cours
01:08:24des relations internationales
01:08:25le phénomène de rupture
01:08:26auquel on assiste
01:08:28il ne faut pas avoir
01:08:28de nostalgie
01:08:29du monde antérieur
01:08:30il ne reviendra pas
01:08:31à ce monde
01:08:32par contre
01:08:32il faut prendre en compte
01:08:34la façon dont aujourd'hui
01:08:35les relations se font
01:08:36et cette irruption
01:08:37d'une télévision
01:08:39omniprésente
01:08:40des réseaux sociaux
01:08:42encore plus omniprésents
01:08:44et des réactions
01:08:45en direct
01:08:45il faut le prendre en compte
01:08:47et en jouer
01:08:48c'est ce que fait l'Elysée
01:08:49en réagissant quasiment en direct
01:08:50sur son compte twitter
01:08:52fait news
01:08:52quelques minutes
01:08:53après
01:08:54qu'un président
01:08:55le président des Etats-Unis
01:08:56se soit exprimé
01:08:57fait news
01:08:58ça veut dire
01:08:58vous mentez
01:08:59vous mentez
01:09:00et on dit au monde entier
01:09:01le président des Etats-Unis
01:09:03ment
01:09:04et on le dit franchement
01:09:05on ne le dit pas
01:09:06au travers d'une conversation
01:09:07téléphonique
01:09:08en tête à tête
01:09:08dont on sait
01:09:09qu'elle peut d'ailleurs
01:09:10être publiée
01:09:11alors que ça ne se fait pas
01:09:13dans les usages diplomatiques
01:09:14donc il y a
01:09:14une prise d'opposition
01:09:16qui est extraordinairement
01:09:17puissante
01:09:18mais ensuite
01:09:18on voit bien
01:09:20pour la France
01:09:20pour notre pays
01:09:21après tout
01:09:22je suis enchanté
01:09:24pour le développement
01:09:24des Etats-Unis
01:09:25d'Amérique
01:09:25mais ce qui m'intéresse
01:09:26c'est la France
01:09:27les autres pays
01:09:28m'intéressent quand même
01:09:29moins que notre pays
01:09:30ce qui est intéressant
01:09:32c'est qu'on redevient
01:09:34une puissance d'équilibre
01:09:35et pourquoi sommes-nous
01:09:37une puissance d'équilibre
01:09:38les français
01:09:38nous redevenons
01:09:41une puissance d'équilibre
01:09:42nous allons être
01:09:43autant critiqués
01:09:44du côté russe
01:09:45nous le sommes
01:09:45depuis
01:09:46de nombreuses années
01:09:47que nous allons l'être
01:09:49du côté de Washington
01:09:50et ça veut dire
01:09:51que nous reprenons
01:09:52traditionnellement
01:09:53le rôle
01:09:54qui a toujours été
01:09:54celui de la France
01:09:55notamment
01:09:56lorsque le général de Gaulle
01:09:58incarnait la fonction
01:09:59de président de la République
01:10:00mais est-ce que finalement
01:10:00il n'est pas en train
01:10:01de déclencher
01:10:02l'effet inverse
01:10:02de ce qu'il recherchait
01:10:03Donald Trump
01:10:04c'est-à-dire au lieu
01:10:04de nous diviser
01:10:04il est en train
01:10:05de nous ressouder
01:10:06de nous redonner
01:10:07du poids
01:10:08finalement
01:10:09tous les Européens
01:10:09sont passés
01:10:10alors il y a
01:10:11une question fondamentale
01:10:12effectivement
01:10:13c'est la capacité
01:10:14des Européens
01:10:14de rester unis
01:10:15dans cette crise
01:10:16ils ne sont pas vraiment
01:10:17ce qui est déjà
01:10:18très important
01:10:19c'est qu'il y a
01:10:20un sursaut
01:10:21et ce sursaut européen
01:10:22il est très important
01:10:23parce que ça permet
01:10:24d'engager
01:10:24par exemple
01:10:25avec les Allemands
01:10:26par exemple
01:10:27avec d'autres pays
01:10:28qui seraient favorables
01:10:29à une attitude
01:10:30plus ferme
01:10:31à l'égard des Etats-Unis
01:10:32même s'il y a
01:10:34des défections
01:10:34par exemple
01:10:35on ne sait pas exactement
01:10:36quel va être le rôle
01:10:36joué par l'Italie
01:10:37on sait que la Hongrie
01:10:39c'est non
01:10:40donc si vous voulez
01:10:40on sait que les Allemands
01:10:41ne veulent pas la rupture
01:10:43non plus
01:10:43l'état d'esprit
01:10:44des Européens
01:10:44a changé
01:10:45l'Europe se réveille
01:10:47et c'est souvent
01:10:47dans les crises
01:10:48d'ailleurs que ça se passe
01:10:48ça s'est passé en 2022
01:10:50il y a eu une espèce
01:10:50d'unité très forte
01:10:52très rapide
01:10:53pour l'Ukraine
01:10:53exactement
01:10:54et pour moi
01:10:55je pense que la chose
01:10:56qui était la plus inquiétante
01:10:58dans ce discours
01:10:58c'était cette partie
01:11:00autour de l'OTAN
01:11:01d'abord
01:11:02les Américains
01:11:03avaient 17 bases
01:11:04en Groenland
01:11:05il n'en a plus qu'une
01:11:06il aurait suffi
01:11:07de demander
01:11:07les Danois
01:11:09auraient dit
01:11:09allez-y
01:11:10arrêtez vos bases
01:11:11donc c'est comme ça
01:11:12qu'on traite avec un allié
01:11:13on ne les menace pas
01:11:14mais en tant que fille
01:11:15d'un GI
01:11:16qui a débarqué
01:11:17en Normandie
01:11:17en juin 1944
01:11:19je ne supporte pas
01:11:21quand il dit
01:11:21je ne suis pas certaine
01:11:23si l'OTAN
01:11:23certain
01:11:24si l'OTAN serait là
01:11:25si nous on en avait besoin
01:11:27nous on serait là pour eux
01:11:28je rappelle à monsieur Trump
01:11:30qui est complètement inculte
01:11:32qui ne connaît pas l'histoire
01:11:33que l'article 5
01:11:35du traité de l'OTAN
01:11:35n'a été invoqué
01:11:36qu'une seule fois
01:11:38en 80 ans
01:11:40et c'était après
01:11:41le 9 septembre
01:11:42et c'est les Danois
01:11:43et les Français
01:11:44qui sont allés
01:11:452001
01:11:462001
01:11:48en septembre 2001
01:11:50et ils sont allés
01:11:52combattre
01:11:54et mourir
01:11:55en Afghanistan
01:11:56j'ai encore la chair de poule
01:11:57je me souviens
01:11:58de l'énorme drape
01:11:59pour américain
01:12:00qu'ils avaient déroulé
01:12:02devant le Trocadéro
01:12:03je suis désolée
01:12:04évidemment
01:12:06tout ce qu'ils disent
01:12:08sur l'OTAN
01:12:09ça me
01:12:10ça vous hérisse le poil
01:12:12ça me hérisse le poil
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