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  • il y a 11 heures
Ce jeudi 30 avril, François Sorel a reçu Clément David, président de Theodo Cloud, Enguérand Renault, directeur de la rédaction de Satellifacts, et Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Le débrief de l'actu ce soir avec, sur le plateau de Tech & Co, Clément David.
00:12Salut Clément.
00:13Comment ça va ?
00:13Ça va très bien Clément, ravi de te retrouver.
00:16Bien sûr.
00:16T-shirt blanc, il illumine le plateau de Tech & Co.
00:19Et pas en chemise.
00:20Et pas en chemise.
00:21Pour une raison très précise.
00:22Est-ce que Maman David va être d'accord ?
00:24Justement, Virginie David, je vais dire coucou, ne regarde pas.
00:27Madame Virginie.
00:28Madame Virginie.
00:31Madame David fait une retraite dans une abbaye là en ce moment,
00:33donc elle n'enverra pas l'émission.
00:35Tu sais que ça existe ?
00:36C'est vrai, mais je ne lui ai pas dit que je passais à un résultat.
00:38Donc quand le chat n'est pas là, les souris dansent pas de chemise ce soir.
00:41Moi je pense qu'en guérant, il faut quand même dire à Maman Clément
00:44qu'il passe ce soir.
00:46Est-ce que tu en penses ?
00:47C'est une sainte femme.
00:49On va quand même essayer de lui passer le message.
00:52Je pense qu'il va falloir qu'on fasse ça.
00:54Salut Anguérant, ravi de te retrouver.
00:56Salut François.
00:56Anguérant Renaud, journaliste spécialisé dans la tech depuis des années.
01:01Tu as travaillé au Figaro, tu as travaillé aux Echos et tu es aujourd'hui directeur de la rédaction de
01:05SatelliFact.
01:06D'ailleurs, tu viens avec une petite news intéressante concernant M6 et OpenAI.
01:10Exactement.
01:11On en parlera tout à l'heure.
01:11Tu as dégoté cette news en exclu et tu viendras nous en parler.
01:16Il est avec nous en visio.
01:17Quel plaisir de retrouver mon camarade de toujours, Bruno Gugui et Minetti.
01:21Salut Bruno.
01:23Bonsoir François.
01:24Comment ça va depuis le Québec ?
01:27Oh ben, le soleil est arrivé, il fait beau, on est heureux.
01:30Le soleil est arrivé, mais il fait combien là en ce moment à Québec ?
01:35C'est la question qu'il ne faut pas poser.
01:37Pardon ?
01:38Non, tu ne veux pas le savoir ce soir, il y a des risques de gel au soleil.
01:41Oh là là là là là, ce n'est pas bon ça.
01:44Bon, alors on va laisser tomber, on ne va pas parler de ça.
01:46Une actualité quand même assez chargée, plein de sujets passionnants.
01:50Tout à l'heure, on va parler de ChatGPT et ces autres chatbot-IA qui devaient tuer Google.
01:55Et bien finalement, Google se porte comme un charme.
01:57Parce que finalement, la recherche chez Google, ça marche toujours.
02:01L'IA n'est pas encore venue à bout de tout ça.
02:03On évoquera, je le disais tout à l'heure, le Vision Pro.
02:06Est-ce que c'est la fin aussi de la TNT ?
02:09Sacré sujet ça, qui est quand même assez tech.
02:12Parce que la TNT, ça a été une petite révolution dans les années 2000.
02:16C'est toi qui nous as proposé ce sujet, Clément.
02:18On va en parler. On parlera aussi de M6 et de OpenAI.
02:21Avec ce partenariat, cette application de streaming qui arrive sur le store de ChatGPT.
02:26Si on a le temps, on reviendra aussi sur la réussite d'Ariane 6.
02:30Avec ce lancement de 32 Léo, on en parlait hier.
02:34Ce n'était pas encore fait.
02:35Écoutez, tout s'est bien passé, c'était ce matin.
02:37Bravo Ariane Espace.
02:39Mais pour débuter donc, je vous le disais, avalanche de résultats dans la tech.
02:42Cette nuit, Google, Microsoft, Amazon, Meta publiaient tous leur trimestriel en même temps.
02:47Et ils racontent un peu tous la même histoire quand même.
02:50L'IA est devenue l'obsession numéro un des GAFAM avec une ruée vers la puissance de calcul.
02:56Anthony Morel nous en parlait ce matin.
02:59On l'écoute.
03:00Et après, les réactions de Bruno, d'Anguéran et de Clément, bien sûr.
03:05Le point commun, si on devait en retenir un, de toutes ces publications, c'est l'explosion des dépenses d
03:10'investissement dans les infrastructures.
03:12C'est-à-dire les puces, les data centers.
03:14Et les chiffres, c'est vrai, donnent le vertige.
03:15Google, par exemple, qui augmente ses prévisions de dépense à 190 milliards de dollars pour cette année.
03:21Et ils nous disent que ce sera encore pire, ou encore plus en tout cas, l'an prochain.
03:24Tout simplement parce que la demande des entreprises, notamment en intelligence artificielle, n'a jamais été aussi forte.
03:30L'expression utilisée par Sundar Pichai, je l'aime beaucoup, il dit « aujourd'hui, notre entreprise est compute constrained
03:36».
03:36Alors, on pourrait traduire ça par « contraint par la capacité de calcul ».
03:39Autrement dit, on a une demande qui est tellement massive qu'on n'a pas assez de machines pour y
03:43répondre, tout simplement.
03:44D'ailleurs, si on doit raisonner en termes de gagnants et de perdants pour ce trimestre, clairement, c'est Google
03:48qui tire son épingle du jeu.
03:51Ils ont enregistré le meilleur trimestre de leur histoire pour l'IA grand public, avec une force qui devient de
03:56plus en plus évidente au fil des trimestres.
03:57C'est leur modèle qui est complètement intégré.
03:59En fait, Google, ils sont à tous les échelons de la chaîne de valeur.
04:02Ils ont leur propre puce aujourd'hui, leur TPU.
04:04Ils ont leur propre modèle avec Gemini.
04:06Et ils ont leur propre data center et leur propre cloud, dont les revenus explosent.
04:10C'est un peu la même approche chez Amazon, avec AWS qui connaît sa plus forte croissance depuis 4 ans.
04:14Et eux aussi développent des propres puces en interne, avec des revenus de 20 milliards de dollars.
04:19Et l'ambition à terme, peut-être, de concurrencer Nvidia, c'est quand même pas rien.
04:23Meta, là aussi, même point commun, explosion des investissements, 145 milliards de dollars dans les infrastructures,
04:29avec l'idée d'avancer sur la fameuse super intelligence, c'est-à-dire le pari de Mark Zuckerberg d
04:33'avoir une IA qui serait hyper personnalisée, très puissante,
04:36et qui s'intégrerait notamment dans des lunettes connectées.
04:39Dans cette course, si on doit finir le panorama, Microsoft qui marque un tout petit peu le pas,
04:43en tout cas comparativement aux autres, Azure c'est quand même plus 40%,
04:46mais c'est vrai qu'on voit qu'ils sont un petit peu moins spectaculaires que les autres,
04:50ils ont perdu leur exclusivité avec OpenAI,
04:52et donc l'avance qu'ils avaient prise au début de la révolution de chat de GPT semble un tout
04:56petit peu s'effriter.
04:58Au fond, tous ces résultats, ils racontent la même chose,
05:00c'est que la tech est en train de devenir une industrie lourde, les gars-femmes.
05:02C'est plus seulement du logiciel, aujourd'hui, c'est du béton, des puces et des mégawatts.
05:07Des puces et des mégawatts, la conclusion d'Anthony, tout ça est bien résumé les amis.
05:12Bon alors il y a plein de choses à raconter, on ne va pas évidemment rentrer dans le détail de
05:17chaque résultat,
05:18mais la tendance, vous l'avez vu, est quand même assez folle.
05:23Donc record pour Alphabet, qui double presque son bénéfice, vous vous rendez compte ?
05:28Bénéfice net à 62,6 milliards de dollars, plus 81%.
05:31Le cloud qui bandit de 63%, Microsoft, là aussi 82 milliards de chiffre d'affaires,
05:37qui commence là-dessus, peut-être Clément, après en guérant, et après ce sera Bruno.
05:41Clément.
05:42On va attaquer après les cloud providers, etc.
05:44On n'a pas parlé de méta dans le petit sujet d'Anthony Morel,
05:47c'est quand même eux qui prennent une claque, je crois qu'ils perdent 6%.
05:50Et 9%.
05:52Alors ils gagnent beaucoup d'argent, mais en fait comme ils investissent énormément, ça fait peur.
05:56Il essaie de voler mon introduction, regarde ce qu'il essaie de faire.
05:58T'as vu ? Il essaie de te couper la parole.
06:00Non mais je fais ça rapidement.
06:02En fait c'est intéressant parce que c'est-à-dire que dans ce marché,
06:05l'idée c'est le train fou continue.
06:06Bon, ok.
06:07C'est-à-dire que dans ce train complètement dingue,
06:09les analystes et les investisseurs,
06:13ils ont quand même un tout petit peu d'analyse sur le ROI,
06:17parce que les profits augmentent, mais on va en parler, c'est une question de CapEx aussi.
06:20Et ils voient que celui qui certes investit beaucoup,
06:25gagne beaucoup plus d'argent, etc.
06:26mais qui a le chemin le moins facile vers la rentabilité,
06:30vers le retour sur investissement,
06:32est celui qu'on sanctionne le plus.
06:34Et là où on se dit, un Google, un Amazon, etc.
06:36qui ne sont pas tout à fait dans la même situation, on en parlera,
06:38mais où on voit très bien que déjà ça se traduit en lien substantiel
06:42parce que tu l'intègres au produit cloud,
06:43tu l'intègres, etc.
06:45Là, Lama, leurs produits open source,
06:49tu ne sais pas exactement.
06:50Leurs lunettes Ray-Ban non plus, tu te dis,
06:51oui, c'est de l'IA, mais il y a quand même des usages à créer.
06:54Et donc, pour eux, où le chemin est un peu plus long,
06:56tu dis la proportion d'investissements qu'ils font
06:58et de cash flow qui réinvestissent dans l'IA,
07:01là, on les sanctionne un peu parce que quand même, ça fait peur.
07:04Les autres sont dans les mêmes proportions,
07:05mais au moins, le chemin est plus rapide.
07:06Voilà, donc, petite introduction sur ce sujet.
07:10Tu vois que, méta, ça veut quand même dire
07:13qu'on réfléchit à ce qui est en train de se passer.
07:14Oui, 130 milliards, méta, investi cette année dans l'IA.
07:17Vous vous rendez compte ? 130 milliards.
07:18Et l'ensemble des hyperscalers qui devaient investir 650 milliards
07:23vont investir finalement 725, 300 milliards de plus que l'année dernière.
07:28Et je rebondis sur ce que tu disais, il y a une différence majeure.
07:32Parce que si on regarde un tout petit peu dans le détail,
07:35en prenant un tout petit peu,
07:37en fait, toutes les big tech ont des très bons résultats,
07:39mais on voit que, grosso modo, la croissance,
07:42pour à peu près tous, c'est entre 20 et 30 %,
07:44ce qui est déjà pas mal.
07:45Mais l'activité cloud, chez Google, chez Microsoft, chez Amazon,
07:50c'est deux fois plus.
07:51Et donc, qu'est-ce qui manque chez méta ?
07:53C'est le cloud.
07:53Donc, en fait, c'est tiré par le cloud.
07:55Et qu'est-ce que les investisseurs ont sanctionné chez méta ?
07:59Les chiffres sont très bons.
08:01Pourquoi ça plonge de 9 % ?
08:02Parce que c'est la première fois que le nombre
08:06d'utilisateurs actifs mensuels baisse.
08:0920 millions au moins, je crois, non ?
08:10Oui.
08:11Et donc, ça veut dire qu'ils n'ont pas de cloud.
08:1320 millions, ce n'est pas une petite claque, quoi.
08:14Alors, à l'échelle de méta,
08:16il y a des milliards d'utilisateurs, OK ?
08:182 milliards et demi.
08:20Mais bon, 20 millions...
08:20Ce que c'est la première fois où, effectivement...
08:23Et donc là, il y a vraiment un investissement dans le cloud.
08:26Extraordinaire, c'était un papier du Wall Street
08:29en fin d'après-midi.
08:29Les chiffres du PIB américain sont tombés, d'accord ?
08:34Ils sont en croissance annuelle, annualisée de 2,2 %,
08:38ce qui est quand même assez remarquable.
08:40Les économistes américains estiment que la moitié,
08:43la moitié de la croissance du PIB américain
08:47viendrait de tout ce qui est des investissements autour de l'IA.
08:50Ce qu'on disait, c'est-à-dire...
08:52Et donc là, c'est quand même un phénomène...
08:56Je pense que je n'ai jamais vu une seule explication
08:59faisait la moitié de la croissance du PIB américain.
09:02Bruno, ton point de vue sur tout ça,
09:04sur ces chiffres qui sont incroyables ?
09:06Ben, en guérant à déjà mis la table,
09:09ce que j'entendais dans le topo,
09:11c'était l'absence de l'info nuagique, la cloud.
09:13Et je pense que ça, c'est ça la donnée
09:16qui vient rajouter du mordant au résultat.
09:18C'est-à-dire qu'on parle beaucoup de l'impact
09:20de l'intelligence artificielle,
09:21mais pas d'info nuagique, pas de cloud, pas d'IA.
09:25Et c'est justement celui qui a perdu des notes
09:29au fil de la remise des bulletins, c'est méta.
09:31Pourquoi?
09:32Parce qu'il n'y a pas d'info nuagique dans son décor,
09:34mais tout le monde, sinon, a bénéficié
09:36des structures qu'ils ont mises en place
09:37et qui sont toujours en progression.
09:39Pourquoi?
09:40Parce qu'il y a une telle demande au niveau de l'IA
09:42que tout le monde est en train de construire partout
09:45pour arriver simplement à répondre à la base de la demande.
09:48Alors, ça va être intéressant.
09:49Puis probablement que les prochains résultats
09:52ressembleront encore, parce qu'il y a encore
09:54au moins un trimestre, sinon deux,
09:56à devoir investir encore, peut-être trois même,
09:59à investir pour arriver à répondre,
10:02à s'installer avec une infrastructure
10:04qui va répondre aux besoins de la planète
10:08en matière d'IA.
10:09Un mot sur peut-être AWS.
10:11Enfin, je ne sais pas, tu voulais...
10:12Oui, je voulais juste revenir, mon père.
10:13Ça fait attention.
10:14Je voulais juste revenir sur cette notion de cloud.
10:16En fait, il y a deux choses vraiment très différentes
10:18qui se combinent, en effet, sur le fait
10:19que ce soit le cloud qui tracte.
10:21Tu as une partie qui est évidente,
10:23qui est, c'est dans le cloud,
10:26que ce soit chez Google, chez Amazon, chez Microsoft,
10:28on compte les outils IA, on compte les outils data.
10:30C'est-à-dire que, par exemple, Google,
10:31chez Google Cloud France,
10:33dans les résultats de Google Cloud France,
10:34au monde, tu vas avoir aussi
10:35Gemini Enterprise, qui est la suite IA pour les entreprises.
10:38Tu vas avoir Databricks,
10:40pardon Databricks, tu vas avoir BigQuery,
10:42qui est leur logiciel de data engineering, etc.
10:46Et en fait, quand on dit cloud,
10:49c'est l'IA et la data vendues aux entreprises,
10:52mais sous le label cloud.
10:53Donc, en fait, c'est ce grand ensemble.
10:55Et c'est là que ça fait le chemin vers les entreprises
10:57que Meta a part.
10:58Le deuxième truc qu'il faut avoir en tête,
11:00c'est que les purs players de l'IA
11:03sont des énormes consommateurs de cloud.
11:05Et donc, en fait, comme ils n'ont pas leur propre cloud,
11:08que ce soit ChatGPT, on voit tout le temps des alliances,
11:10maintenant, de plus en plus avec Amazon pour ChatGPT,
11:12alors qu'avant, il y a OpenAI, ils étaient avec Microsoft, ça.
11:15C'est qu'ils tractent aussi la demande de cloud
11:17parce qu'ils achètent une quantité de puissance de calcul
11:21pour entraîner leur modèle, pour l'inférence, etc.,
11:23qui est colossale.
11:24Et c'est même un problème pour les Européens,
11:26chez Google, chez Amazon, etc.,
11:28pour expliquer à leur direction
11:29pourquoi ils ne font pas la croissance cloud
11:31que les entités américaines des mêmes entreprises font.
11:34Ils essaient de leur expliquer.
11:35C'est une vraie discussion en interne,
11:37en disant, mec, on n'a pas Anthropik,
11:38on n'a pas OpenAI.
11:40Donc oui, c'est vrai que là, vous avez...
11:44Et en fait, c'est un peu compliqué en tant qu'Européen aujourd'hui
11:47dans ces entreprises américaines
11:48d'expliquer que nous, on n'a pas cette traction sur le cloud...
11:50Oui, les filiales européennes ne carburent pas aussi rapidement
11:52que les filiales américaines.
11:54Mais il faut savoir que ces pure players de l'IA,
11:56comme ils n'ont pas leur infrastructure cloud,
11:57ils consomment énormément et participent à cette croissance.
11:59Et sur Amazon, non, Amazon,
12:00il y a un truc très intéressant qui est,
12:02ils sont objectivement dans la course à l'IA,
12:04en tout cas dans l'imaginaire collectif,
12:06dans les produits qu'ils proposent, en arrière.
12:08Parce qu'ils n'ont pas leurs propres produits maison à proposer.
12:10Mais en revanche, ils s'en sortent parce que d'une part,
12:12ils ont l'infrastructure cloud à fournir à tout le monde.
12:16Donc de toute façon, c'est toujours pareil,
12:17tu fournis la pelle et la pioche
12:18et tu gagnes de l'argent quoi qu'il arrive.
12:19Puis ils ont quand même Bedrock,
12:22qui leur permet de vendre un peu les solutions de tout le monde.
12:24Oui, ils sont agnostiques en fait.
12:26Exactement.
12:27Donc, ils s'en sortent quand même.
12:28Après, juste un truc qui est...
12:30En revanche, il y a un truc,
12:32si tu regardes Amazon qui est assez symptomatique du marché en général,
12:34qui est le cash flow.
12:37J'ai lu un chiffre, il me paraît tellement...
12:38Je l'ai lu, il est au-dessus des 90 %,
12:40donc je ne veux pas le...
12:41Je ne sais pas à quel point c'est officiel,
12:43mais ça me paraît gigantesque.
12:44Mais en tout cas,
12:44le cash flow réinvesti par Amazon
12:47en proportion par rapport à ce qu'il gagne
12:48est tellement énorme,
12:49il y a investi quasiment tout,
12:52que tu te dis...
12:53Et évidemment, là, je parle d'Amazon,
12:54ça va être le cas pour de nombreux d'entre eux.
12:56Tu te dis, ce rythme n'est pas soutenable.
12:58Ce n'est pas possible.
12:59À un moment, il va falloir quand même
13:00commencer à coffrer de l'argent,
13:02à en mettre de côté.
13:02Tu ne peux pas réinvestir 100% de ce que tu as.
13:04C'est ce que dit n'importe quel conseiller
13:06en gestion de patrimoine.
13:06Mais peut-être qu'on a un moment clé...
13:08Où il faut aller vite.
13:09Où il faut aller vite.
13:10Parce que si tu n'investis pas,
13:12les autres le feront à ta place.
13:14Et en fait, tu es en train de préparer,
13:16de semer ce que tu récolteras
13:18dans quelques années.
13:19Je finis avec une dernière phrase,
13:20parce que j'ai parlé longtemps,
13:21mais ils sont persuadés tous de ça,
13:23que tout se joue en 2026.
13:25Et il y a une pression folle
13:26sur les équipes de vente sur l'IA,
13:28parce qu'en fait,
13:29leur théorie, c'est que la bulle de l'IA,
13:30ce n'est pas le ROI machin.
13:31La théorie, c'est que tout le monde
13:32investit dans l'IA
13:33parce que personne n'est équipé.
13:35Un marché mature,
13:36tu renouvelles 5 à 7% des gens
13:38qui renouvellent leurs prestataires.
13:40La personne, notre prestataire,
13:41ça n'arrive jamais d'avoir 90% des gens
13:43qui doivent choisir leur solution cette année.
13:45Et donc en fait, de toute façon,
13:46c'est pour ça que c'est maintenant ou jamais,
13:48parce qu'à la fin de l'année,
13:49tout le monde sera équipé.
13:50Et ah, ce sera trop tard.
13:52Bruno ?
13:53Je veux revenir sur ce que Clément disait.
13:55Il faut faire attention,
13:56parce que oui, il y a la solution Bedrock
13:58où on retrouve tous les grands modèles.
14:00Inclure maintenant tous les outils d'Open AI.
14:02Ça vient d'être signé cette semaine.
14:03Mais il y a aussi les solutions
14:06d'IA Maison de AWS
14:08avec la suite Nova.
14:09C'est entre 9 et 12 modèles
14:11qu'ils offrent pour différents besoins.
14:13Et ça, c'est la deuxième année
14:15que ça existe.
14:16Et ça, pour bien de leur clientèle,
14:19ça répond à leurs besoins.
14:20Alors de dire, ils sont agnostiques, oui,
14:22mais ils ont leur suite
14:23et ils ont leur solution
14:24à offrir à leur clientèle.
14:25Oui, mais leur empreinte sur le marché
14:27est quand même assez faible.
14:28Si tu compares aux autres géants de l'IA,
14:32les chiffres ne sont pas les mêmes.
14:33Les faibles, oui,
14:34mais ils desservent quand même
14:35leur million de clientèle avec ça.
14:37Oui, en guérant là-dessus.
14:38Non, non, je voulais,
14:40à moins que tu veuilles rebondir
14:43sur ce que tu disais.
14:45L'IA, on disait que l'IA,
14:46c'est la mort de Google.
14:48Oui, voilà, c'est ça.
14:48Je me souviens.
14:49Enfin, c'est la mort.
14:50C'est potentiellement dangereux pour Google.
14:52Tout à fait.
14:52C'est bien d'enchaîner là-dessus, effectivement.
14:55Et quand on regarde,
14:56c'est le contraire.
14:57Parce que c'est ce qu'on se disait
14:59il y a quelques mois.
14:59Ils ont toutes les briques.
15:01Mais on le disait
15:02et on s'est manifestement trompés.
15:05Tu le disais à peu près,
15:06toutes les briques.
15:07Et ils commencent à vendre leur TPU,
15:10ce qui est quand même une nouveauté.
15:12Ça, c'est une première chose.
15:13Et puis, dans le Search,
15:15qui était quand même la base
15:16de leur modèle,
15:19eh bien, le Google Search n'a pas baissé.
15:22Encore en croissance de 20%.
15:23Et en même temps,
15:25le Search Eye, Overview,
15:28lui, a explosé.
15:29Il a doublé son nombre de requêtes
15:34aux États-Unis en quelques mois.
15:37Donc, c'est ça qui est génial chez Google,
15:41c'est qu'ils ont été en danger.
15:42On l'a dit.
15:43Ils étaient partis un petit peu en retard.
15:45Ils avaient eu des premiers pas
15:47un petit peu compliqués.
15:48Et non seulement ils ont rattrapé,
15:50mais ils ont organisé
15:51leur propre concurrence.
15:53C'est ça que les grands,
15:54ils savent toujours se cannibaliser eux-mêmes.
15:57En disant, quitte à être mangé,
15:58autant que ce soit par moi-même.
15:59Et donc, Overview,
16:00si le Search baisse,
16:04Overview mon train.
16:05Et donc, ils sont à tous les étages.
16:08Parce que c'est vrai que c'est ce qu'on se disait,
16:09Clément et Bruno,
16:10il y a quelques mois.
16:11Avec Perplexity,
16:14avec JPT Search,
16:16on va dire forcément, inexorablement,
16:18ces services-là vont prendre des parts de marché à Google.
16:21Sauf que, tu le disais justement...
16:23Je le pense toujours.
16:24À terme,
16:25Search disparaîtra.
16:26À terme.
16:27Mais tu vois,
16:27le Search IA,
16:28donc,
16:28la manière très intelligente
16:30que Google a poussée,
16:32c'est-à-dire que,
16:33en fait,
16:33quand tu es sur le moteur de recherche,
16:34sur la page,
16:35on va dire,
16:36légendaire de Google,
16:37où tu tapes ce que tu veux,
16:38tu as le petit mode Search IA,
16:40et il paraît que ça marche très, très bien.
16:42Google voit les premiers résultats
16:44de cette nouvelle fonctionnalité.
16:46Et donc,
16:48on voit que ça marche plutôt pas mal.
16:50ça marche très bien.
16:52Il n'y a jamais eu autant de requêtes,
16:54etc.
16:54Et en fait,
16:55c'est marrant,
16:56c'est très humain,
16:57c'est-à-dire que
16:58tu fais une requête,
16:59tu as une réponse,
17:00on voit qu'une requête avant,
17:02que tu avais ta réponse,
17:02tu allais sur un site
17:03et donc tu sortais de Google.
17:05Maintenant,
17:05comme tu as la réponse sur Google,
17:06tes autres questions,
17:07tu les poses aussi sur Google
17:08et donc tu ne sors pas de Google.
17:09Donc,
17:10Google a réussi à garder les gens
17:11sur le Search.
17:13Problème,
17:13tu as 83% des recherches
17:16qui finissent sans aucun clic externe.
17:18Le problème,
17:19c'est qui finance
17:19le modèle de pub de Google ?
17:21Les sites
17:23qui payaient
17:23pour que tu aies des liens,
17:25etc.
17:26pour cliquer chez eux.
17:27On a un problème qui est,
17:28oui,
17:29on a réussi à regarder les users,
17:30en revanche,
17:31on perd petit à petit,
17:33on est en train de scier la branche
17:34sur laquelle on est assis,
17:35entre guillemets,
17:35parce qu'on détruit le modèle du clic.
17:38Il va falloir trouver autre chose.
17:39Google,
17:39pour l'instant,
17:40a deux alternatives,
17:41enfin,
17:41a deux parades à ça.
17:42La première,
17:43assez court terme,
17:44c'est
17:46on a augmenté le coût
17:47par clic.
17:48Donc en fait,
17:49oui,
17:49les gens cliquent moins,
17:50mais comme en fait,
17:51les annonceurs payent plus,
17:53bon,
17:53en fait,
17:54on maintient les revenus publicitaires.
17:56La deuxième,
17:57c'est,
17:57on a augmenté la quantité de pubs
17:59dans les recherches
18:02et overview.
18:04Avant,
18:04c'était 5%,
18:05je crois que maintenant,
18:05c'est 25%.
18:06Donc,
18:07on en affiche plus aussi dans l'IA.
18:09Pour compenser.
18:10Exactement.
18:10Ça reste un peu des russines,
18:11parce que combien de temps,
18:12tu vois,
18:12dans trois ans,
18:13et c'est là que tu dis,
18:14le search,
18:14il y a quand même un modèle
18:15à inventer pour le futur.
18:16Je pense que Google,
18:16c'est très bien autodisrupté,
18:18comme tu veux,
18:18mais qu'il y a un modèle de fonds
18:20à réinventer,
18:20parce que les investisseurs,
18:21pardon,
18:22les investisseurs,
18:22les acheteurs ne vont pas,
18:23qui achètent de la pub,
18:25ne vont pas accepter longtemps
18:26de payer plus pour moins de trafic.
18:27Mais les acheteurs,
18:29effectivement,
18:29ils achetaient de la pub,
18:30et puis,
18:31effectivement,
18:31il y avait tout le système du SEO,
18:34mais je pense qu'ils vont réussir
18:37à vendre aux annonceurs,
18:39effectivement,
18:40le fait d'apparaître dans les réponses
18:42d'Overview.
18:44Oui,
18:44mais tu ne peux pas biaiser les réponses.
18:45Non,
18:46mais le fait d'être référencé.
18:49Oui,
18:49mais tu vois,
18:49si par exemple,
18:50tu veux,
18:51quel est le meilleur téléphone du moment ?
18:52Voilà.
18:52Il peut te dire,
18:53voilà,
18:53il y a ça,
18:54ça,
18:54ça et ça,
18:54et t'envoyer le lien sponsorisé
18:56de Samsung ou d'Apple.
18:58ChatGPT a arrêté ça,
18:59parce qu'en fait,
19:00dans l'expérience IA,
19:01c'est difficile de rendre natif
19:02sans casser la partie,
19:04bon,
19:04après,
19:04ils n'avaient pas la même culture de la pub,
19:05mais c'est simple.
19:06Ce n'est pas aussi copié-collé
19:09que ce qu'on imagine.
19:10Il y a quand même un truc à faire.
19:11Mais oui,
19:11ils vont trouver.
19:12On est d'accord qu'ils ont,
19:14déjà,
19:14effectivement,
19:15il fallait gérer cette transition,
19:18ce qui est déjà bien réussi.
19:19Deuxièmement,
19:19on va falloir trouver de nouvelles sources de revenus.
19:22Mais là,
19:22on l'a vu,
19:24la fusée cloud,
19:25tu l'as dit,
19:26il y a quand même
19:27quelques années,
19:28ce n'était pas encore ça.
19:29Et maintenant,
19:30ils commencent à vendre
19:33leurs propres GPU.
19:35Donc,
19:35ils ont toujours des sources de revenus.
19:37Puis n'oublions pas,
19:37et je regarde ça de très près,
19:40n'oublions pas qu'il y a YouTube aussi.
19:42On est là,
19:44c'est hallucinant.
19:46C'est 10 milliards par trimestre.
19:50Bruno,
19:50Google,
19:51le search.
19:53Oui,
19:53pour faire du push
19:54sur ce qu'Anguéran disait,
19:56il faut rappeler que YouTube,
19:58c'est quand même
19:58le deuxième moteur de recherche
20:00le plus utilisé dans le monde.
20:02Exactement.
20:03Et ça,
20:03ça reste toujours vrai.
20:05Et c'est autant d'argent
20:06qui rentre dans les caisses de Google
20:08quand on utilise cet outil-là.
20:10Parallèlement,
20:11moi,
20:11ce que j'ai hâte de voir,
20:13et c'est une bonne nouvelle pour Google
20:14parce qu'effectivement,
20:15ils ont investi des deux côtés,
20:17alors que ce soit des IA génératives
20:19ou que ce soit de la recherche
20:21en guillemets traditionnelle,
20:22ce que j'ai hâte de voir dans l'équation,
20:24ça va être le déploiement
20:26de Apple Intelligence ou Siri.
20:28On ne sait plus comment ils vont l'appeler
20:30quand ils vont l'annoncer.
20:31Mais ça,
20:32ça va aussi avoir des répercussions
20:34sur l'utilisation qu'on a
20:36de la recherche traditionnelle
20:37avec Google Search
20:38ou qu'on va avoir en passant par Siri
20:41qui va aller taper dans du Gemini.
20:45Alors ça,
20:46c'est une équation qui est importante
20:47parce qu'on parle de centaines de millions,
20:50sinon de milliards,
20:51de recherches qui vont être faits
20:53par les milliards d'appareils
20:55qui vont être équipés de ça.
20:56Et ça,
20:57ça va changer aussi une équation.
20:58Et ça,
20:58on va le savoir d'ici un mois.
21:00Et tu as encore Google derrière.
21:01Et tu as encore Google derrière.
21:02Le mouvre...
21:03Tu ouvres n'importe quelle porte,
21:05tu as Google.
21:05C'est...
21:06En embuscade.
21:07En embuscade.
21:08Le mouvre stratégique de Google
21:09de se positionner pour le cloud
21:11que pendant jusqu'à il y a deux ans,
21:12on analyse uniquement
21:13sous le prisme du cloud.
21:15Quand tu regardes comment
21:15ça les positionne maintenant
21:17dans ce nouvel écosystème,
21:19mais en fait,
21:19à postérieure,
21:21extraordinaire.
21:21Ouais.
21:23Voilà pour ces résultats financiers.
21:24Il y aura encore plein de choses à dire,
21:25mais j'aimerais qu'on avance
21:26et qu'on évoque cette fois-ci
21:28une nouvelle qui vient d'Apple,
21:30dont les résultats,
21:32évidemment,
21:33sont tombés déjà,
21:33je crois,
21:34pour Apple,
21:34ou ça tombe la semaine prochaine,
21:35je ne sais plus.
21:36Bon.
21:37En tout cas,
21:37ce n'est pas ça qu'on va évoquer.
21:38On va parler du Vision Pro.
21:41Vous savez que Vision Pro,
21:43qui est sorti il y a deux ans de cela,
21:45et n'a pas rencontré le succès escompté,
21:47mais ça, c'était prévisible,
21:49étant donné que c'était un produit
21:50qui coûte plus de 4000 dollars.
21:52Sauf que, visiblement,
21:53Apple commencerait un peu à jeter l'éponge
21:55concernant le Vision Pro,
21:56et surtout les,
21:57comment dirais-je,
21:58les générations futures
22:00de ce masque.
22:01Alors,
22:02ce n'est pas clair,
22:02parce que,
22:03évidemment,
22:03rien n'est officiel,
22:04mais il y a pas mal de rumeurs
22:06qui,
22:08encore une fois,
22:08enfoncent le clou,
22:09et qui disent que
22:10Apple pourrait arrêter
22:11le développement du Vision Pro.
22:13Personnellement,
22:13je n'y crois pas.
22:14je pense qu'ils vont continuer
22:16à faire de la recherche
22:17et le développement
22:18sur ce type de sujet,
22:19attendre que tout se miniaturise,
22:21etc.,
22:22etc.,
22:22mais c'est quand même
22:24une info assez intéressante,
22:25et je voulais avoir
22:25votre point de vue là-dessus.
22:26Clément,
22:27toi,
22:27qu'est-ce que tu en penses ?
22:28Est-ce que tu crois
22:28qu'Apple pourrait
22:29jeter l'éponge
22:30sur ce type de masque ?
22:32Je pense que ça dépend
22:33de ce qu'on entend
22:33par jeter l'éponge.
22:35C'est-à-dire que
22:35si jeter l'éponge,
22:36c'est vouloir faire
22:37un grand produit,
22:39grand public
22:39que tu vends à tout le monde,
22:41etc.,
22:41oui,
22:41je pense qu'il faut
22:42qu'ils arrêtent,
22:42il faut qu'ils arrêtent hier,
22:43il faut qu'ils arrêtent
22:44avant même d'avoir commencé.
22:46En revanche,
22:47si ce qu'on entend
22:48par jeter l'éponge,
22:49c'est arrêter
22:50les développements
22:51qui sont autour
22:51sur comment est-ce
22:52qu'on a des écrans
22:54qui permettent
22:55d'afficher
22:56de la réalité virtuelle
22:57sur d'autres appareils,
23:00comment est-ce qu'on
23:01miniaturise de plus en plus,
23:02comment est-ce qu'en UX,
23:04on apprend de ce qu'on peut faire
23:05avec les mains
23:06dans un monde
23:06de réalité augmentée,
23:07ça,
23:07ils vont continuer
23:08parce que de toute façon,
23:09c'est le futur.
23:09Le problème avec le Vision Pro,
23:11c'est qu'on n'avait pas la vision,
23:13qu'on ne la comprenait pas
23:14et qu'en fait,
23:14manifestement,
23:15ils ne la comprennent pas non plus
23:15parce que ça fait quand même
23:1710 ans qu'on dit
23:18cette année,
23:18c'est l'année de la réalité augmentée
23:20et qu'à chaque fois,
23:20les gens qui défendent
23:21la réalité augmentée
23:22disent qu'il y a quand même
23:23la formation
23:24et puis le jeu vidéo.
23:25Une fois de temps en temps,
23:26tu as un médecin
23:26qui fait un truc
23:27et ça fait la une
23:28de tous les journaux
23:28mais qu'il n'y a pas d'usage
23:30et la force d'Apple,
23:32ça a toujours été
23:33de te positionner dans des domaines,
23:34tu regardes l'AirPods,
23:35tu regardes l'iPhone
23:35où il y avait des usages
23:36et tu venais apporter
23:37une surcouche d'UX
23:38et d'excellence hardware
23:41qui faisait que
23:42t'embarquais le marché avec toi
23:43et là,
23:44ils ont essayé de créer
23:44les usages tout seuls.
23:45Ce n'était pas leur écosystème,
23:47ça n'avait aucun sens
23:47et donc je pense
23:48qu'ils ne vont pas arrêter
23:49la R&D
23:50mais quand même,
23:51j'espère qu'ils vont arrêter
23:52la commercialisation
23:52au grand public.
23:53Bruno,
23:54cette rumeur de Vision Pro
23:55à l'arrêt,
23:57tu y crois ou pas ?
23:59Oui,
24:00mais je penche tout à fait
24:01du côté de ce que Clément disait.
24:03Moi,
24:04j'ai l'impression
24:04que ça va s'arrêter
24:05le moment
24:05où on va commencer
24:07à commercialiser
24:08les fameuses lunettes
24:10qu'on attend d'Apple
24:12mais Clément avait toujours,
24:14avait vraiment raison
24:15à toute la recherche
24:17et le développement
24:17qui a été fait
24:18au niveau
24:18de la projection
24:20d'informations
24:21et même l'ergonomie
24:24et l'expérience
24:25et la lecture
24:25de la gestuelle,
24:27tout ça va servir
24:28dans le déploiement
24:29d'un nouveau support,
24:31un nouveau support en limet
24:32que sont des lunettes
24:34branchées
24:34et moi,
24:35j'ai l'impression
24:35que c'est une partie
24:37de l'investissement
24:37un peu comme
24:38quand on a dit
24:39toutes ces années passées
24:40à développer
24:41ce qui normalement
24:42n'existait pas,
24:42le projet de la voiture
24:44autonome.
24:44Il y a quand même
24:44des équipes
24:45qui ont travaillé là-dessus,
24:46il y a quand même
24:46des équipes
24:46qui ont développé
24:47des technologies
24:48qui par la suite
24:49ont servi à autre chose.
24:50Alors,
24:50c'est la même chose
24:51avec le Vision Pro.
24:52Alors,
24:52600 000 exemplaires
24:55vendus,
24:56ça a donné ça,
24:57mais j'ai l'impression
24:58qu'on va arrêter ça.
24:59Écoutez,
24:59ils ont augmenté
25:00la puissance,
25:01ils ont mis du M5,
25:03ils ont augmenté
25:05le rendu à l'écran,
25:07mais c'est trop cher,
25:08ça ne va pas.
25:08Ils ont été chercher
25:09la clientèle
25:10qu'ils pouvaient aller chercher,
25:11alors maintenant,
25:11ils doivent espérer
25:12sur un autre type
25:13de support
25:13et le prochain support
25:15qui semble avoir
25:16plus de traction,
25:18c'est celui des lunettes.
25:19Alors,
25:19j'ai l'impression
25:19qu'ils vont utiliser
25:20leur savoir-faire
25:21pour les mettre là-dedans.
25:22Et puis,
25:22visiblement,
25:23on regarde,
25:23John Ternus,
25:24qui est le nouveau CEO
25:25d'Apple,
25:25n'a jamais cru
25:26au Vision Pro.
25:27Donc,
25:27ça,
25:27ce n'est pas forcément
25:28une très bonne information.
25:31Ça sera facile pour lui,
25:32effectivement,
25:33de dire,
25:33c'est à moi.
25:35C'est une ancienne stratégie.
25:37Ce que dit Clément,
25:39c'est très simple.
25:40C'est,
25:40il faut y...
25:41Apple,
25:42c'est quand même
25:43de la masse,
25:44d'accord ?
25:44C'est quand même
25:45une base
25:48d'iPhone,
25:51de Mac
25:52qui est d'un milliard
25:54et demi.
25:55Enfin,
25:55600 000,
25:56ce n'est pas leur marché.
25:58Ils savent...
25:59Enfin...
25:59Oui,
25:59pour eux,
26:00ce n'est même pas...
26:01Ce n'est pas un marché
26:02pour eux.
26:02Ce n'est pas un marché
26:03pour eux.
26:03Ils ne peuvent pas investir
26:04autant pour 600 000
26:05d'exemplaires vendus.
26:05Ce n'est pas un usage
26:06pour les clients.
26:08Il y a très certainement
26:09des technologies
26:11qui seront réutilisables.
26:13C'est ce qu'on avait vu
26:14avec Amazon.
26:16Amazon s'était planté
26:17sur son smartphone,
26:18mais il a réussi
26:19à retrouver
26:20et à recycler
26:23des technologies.
26:24Donc,
26:24les technologies se recyclent,
26:25mais clairement,
26:26ce n'est pas un succès.
26:27Et quand on s'appelle Apple,
26:29on ne va pas traîner
26:30comme ça
26:30des mois et des mois
26:32ou des trimestres
26:33et des trimestres
26:34à un truc
26:35qui ne décollera jamais,
26:36qui décollera peut-être
26:37via des lunettes.
26:38Et encore,
26:39on parle du succès
26:41des lunettes de méta,
26:42mais ce n'est quand même
26:43pas un marché gigantesque.
26:45Et puis,
26:46c'est vrai ce que tu disais.
26:47que tu n'as aucun intérêt
26:48quand tu es un nouveau boss
26:49à traîner les boulets des autres.
26:51Aucun intérêt.
26:51Quand tu as un nouveau boss...
26:52Sauf si tu es d'accord.
26:53Sauf si tu es d'accord
26:54et que tu dis
26:54« Ok, j'y crois ».
26:55En football américain,
26:56tu fais un write-off.
26:57Tu mets une croix,
27:00ils ont tellement d'argent
27:01que ça ne va pas se voir.
27:02C'était la draft
27:02de NFL cette semaine.
27:03En football américain,
27:04quand tu changes d'entraîneur,
27:05le premier truc
27:05qu'il fait le mec,
27:06c'est qu'il prend
27:06tous les choix de draft
27:07des années précédentes,
27:08il en dégage 80%
27:09en disant
27:09« Ce n'est pas moi
27:10qu'il choisit les mecs
27:10et puis il choisit
27:11ses mecs à lui. »
27:12Ça va faire la même chose
27:13avec les projets Apple.
27:16Écoutez,
27:17tout ça va se confirmer
27:18ou s'infirmer
27:19dans les semaines qui viennent.
27:20Rappelons que ce ne sont
27:21que des rumeurs,
27:22bien évidemment.
27:24Apple n'évoque pas
27:25ce type de sujet.
27:26Vous le savez bien.
27:28Bruno Anguéran,
27:29Clément,
27:30il est bientôt 20h.
27:31On fait une toute petite pause
27:33et on revient
27:34pour poursuivre
27:34ce déroute de l'actu tech
27:35sur BFM Business
27:37et Tech & Co.
27:37La quotidienne.
27:38A tout de suite, les amis.
27:40Tech & Co.
27:41La quotidienne.
27:42Le débrief de la tech.
27:44Voilà le retour
27:44de Tech & Co.
27:45La quotidienne
27:45avec Bruno Gugier-Minetti
27:47depuis le Québec
27:47qui est avec nous.
27:49L'auteur du podcast
27:50« Mon carnet
27:50et des 120 secondes de tech. »
27:53C'est écrit derrière lui.
27:54Il est malin ce petit Bruno.
27:55Vous avez vu à la télé.
27:55C'est très fort.
27:56Il a mis les deux petits posters
27:57avec ses deux émissions phares.
28:00Je devrais faire ça moi aussi.
28:02D'un côté de quoi je me mets,
28:03de l'autre côté Tech & Co.
28:04On arrive tous avec des kakemonos.
28:07Les kakemonos, ça fait cheap.
28:08Et une photo de ton chien à côté.
28:10Il n'y a pas de chien.
28:11Il faudrait que je l'invente avec l'IA.
28:12T'as un chat ?
28:13Non, je n'ai pas de chat.
28:14Je suis allergique.
28:15De ta maison encore, ça ?
28:16Il y a une ligne de MMA polonaise
28:18où ils ont des tatouages éphémères
28:19avec leurs sponsors sur le corps.
28:20On peut tenter ça.
28:21Allez.
28:22Pourquoi pas ?
28:24Là, il y a de la place.
28:27Au niveau du front.
28:28Au moment où je l'ai dit,
28:29c'est ça.
28:29Non, je vais trop loin.
28:31Il ne va pas enchaîner.
28:32Pourtant, il a enchaîné.
28:33Tout va bien, Bruno,
28:34depuis le Québec ?
28:36Oui, tout à fait.
28:37Je n'ai aucun chat qui est arrivé.
28:40plus que maintenant sur l'écran.
28:42Je vous rappelle que de temps en temps,
28:43il y a le chat passe devant le micro
28:44de Bruno Guilleminetti.
28:46Et comment s'appelle le chat ?
28:48Je ne sais plus.
28:49François Béligan.
28:50Non, il s'appelle GPT.
28:51Ah, GPT.
28:52Ah, oui.
28:54Le chat de GPT.
28:55Le chat de GPT.
28:56Wow, c'est beau.
28:58C'est bien joué.
28:59OK.
28:59On sait.
29:00Il y a Clément qui dit OK.
29:02Non, non, non.
29:03C'est un OK un peu...
29:03Non, mais je suis en train de me dire,
29:04il s'est dit que c'est un jeune chat.
29:06Oui, c'est un jeune chat.
29:08Exactement.
29:08Il a trois ans, oui.
29:09C'est un chat de novembre 2020.
29:11C'est ça, ça.
29:12Il s'appelle Claude.
29:15Maintenant, tu l'appelles Claude.
29:16On s'égare, les amis.
29:18Demain, c'est le 1er mai.
29:19On commence un peu...
29:20C'est un peu ambiance apéro.
29:22C'est un peu ambiance apéro, ce soir.
29:23La TNT.
29:23C'est ça.
29:24Tout le monde en week-end.
29:26C'est ça.
29:27Tiens, Bruno, première question.
29:28Est-ce que la TNT, ça marche au Québec ?
29:32Ça existe toujours ?
29:34Au Canada, oui, mais le Canada a été un des pays, et le Québec inclus, a été un des pays
29:42qui a passé très rapidement à la câble aux distributions, un peu comme en Belgique.
29:46Et donc, les antennes qui servaient à faire la diffusion, on est passé comme du artien aux câbles et aux
29:52satellites.
29:53Et donc, la télé numérique, le reste, ça n'a pas fonctionné longtemps chez.
30:00OK.
30:00Donc, vous n'avez plus de TNT, finalement.
30:02Tout passe par le câble, c'est ça ?
30:04Ou aujourd'hui, par Internet, si vous avez une connexion, c'est ça ?
30:08Il y a un peu de HD qui traîne ici et là.
30:12Mais l'essentiel du parc de téléviseurs au pays est ou câblé ou satellite.
30:18Je posais cette question à Bruno.
30:20Il y a un peu de 100 minutes, ils sont fous, en fait.
30:21Oui, c'est vrai.
30:23Je posais cette question à Bruno parce que chez nous, ça bouge.
30:26Concernant, vous savez, cette consultation publique que l'ARCOM, qui est l'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
30:33numérique, a faite,
30:35et qui lève un tabou quand même important, et se pose la question, alors qu'il a toujours défendu la
30:42TNT, l'ARCOM,
30:43il se pose la question là de se dire, est-ce qu'il ne faudrait pas, à terme, pas tout
30:47de suite, mais demain, fermer la TNT ?
30:50Il y a... L'ARCOM est lucide, d'accord ? Il fait un constat, donc il lance une consultation jusqu
30:57'au 15 juin, donc on va consulter, mais enfin, on a quand même déjà une partie des réponses.
31:01Le premier, c'est l'usage.
31:03D'accord ? L'usage, il n'y a plus qu'un tiers des Français qui reçoivent la télévision via
31:09le RTIEN, via la TNT.
31:1134,7% exactement.
31:13Ce qui n'est pas anodin, quand même.
31:15Ce qui n'est pas anodin, mais on vient quand même de 80%.
31:18Bien sûr, ça baisse d'année en année.
31:20Le reste, c'est 74%, c'est l'IPTV, ce qu'on appelait la télévision par internet.
31:26Les box, les box des opérateurs.
31:28Il reste un petit peu de câbles, enfin voilà, c'est à peu près ça.
31:30Donc, l'usage.
31:31Et comme c'est du coup fixe, quand l'usage baisse, ça va devenir de plus en plus cher.
31:37Puisque les coûts de diffusion par la TNT pour une chaîne deviennent hors de prix.
31:44Mais vraiment hors de prix.
31:45Il y a des études qui disent qu'en 2030, ça sera même plus cher que les recettes publicitaires.
31:52Alors, on explique pourquoi.
31:53Parce que la TNT, évidemment, ce sont des émetteurs qui couvrent toute la France.
31:57C'est des milliers d'émetteurs qui consomment de l'électricité.
32:01C'est TDF qui gère ça.
32:03Il y a d'autres, il y a Towercast, enfin il y a des boîtes qui sont spécialisées là-dedans.
32:07Et qui diffusent en fait ces chaînes.
32:09Mais ces chaînes, les éditeurs de chaînes, par exemple BFMTV, payent à TDF la diffusion nationale de sa chaîne via
32:17la TNT.
32:18Et ça a un coût, c'est plusieurs millions d'euros.
32:20Voire peut-être dizaines de millions.
32:22Exactement.
32:22C'est ce qu'on appelle des multiplexes.
32:25C'est un coût.
32:26Et puis la troisième chose, c'est que ces fréquences qui sont de moins en moins utilisées par les télés,
32:32qui elles ne payent pas les fréquences.
32:33On paye la diffusion, mais on ne paye pas les fréquences.
32:36On obtient les fréquences auprès de l'ARCOM.
32:38Ces fréquences, ce qu'on appelle des fréquences en or, c'est des fréquences basses à 600 MHz.
32:44D'accord ?
32:46Il fait bien la fréquence comme ça.
32:48Comme un artiste avec son fuseau, il dessine les fréquences.
32:53Eh bien, elles sont convoitées par les télécoms.
32:55Et là, ça change tout, puisque les fréquences, on les attribue gratuitement aux télévisions, mais on les vend très très
33:02très cher aux opérateurs télécoms.
33:04Donc, pour l'État, c'est une manne financière qui est bienvenue.
33:07Voilà, la dernière fois qu'on avait vendu la 5G, ça avait rapporté 7 milliards.
33:12Si on vend d'autres fréquences 6G, on peut imaginer que ça rapporte 7 milliards.
33:18Donc, quand l'usage baisse, quand le coût pour les téléviseurs devient important,
33:22et quand ces mêmes fréquences sont convoitées par les télécoms,
33:26ça fait quand même trois indices qui disent que peut-être on va y arriver.
33:30Et le quatrième indice, c'est que même les télés n'en veulent plus.
33:33Il y a... Canal a cédé quatre fréquences.
33:38Eh bien, elles ne sont même pas remises en jeu.
33:40Et en 2027, il y a six nouvelles fréquences.
33:43Elles devraient être remises en jeu, mais ce que je veux dire, c'est que ça...
33:47Il y a quand même... Tu disais, la TNT a été lancée en 2005.
33:51Mais en 2005, c'était l'Eldorado.
33:54On était... Les groupes de télé étaient persuadés qu'une fréquence,
33:58la valeur même de tenir une fréquence, ça valait 500 millions d'euros.
34:02Il y avait eu des études.
34:03Aujourd'hui, ben... Canal en a rendu quatre.
34:07Oui, c'est-à-dire que l'Internet est arrivé, le très haut débit est arrivé,
34:10et finalement, toutes ces chaînes qu'on consomme maintenant, la plupart du temps,
34:13en replay, ben c'est plus par la TNT,
34:15parce qu'en plus, la TNT ne permet pas le replay, c'est que du live.
34:18Mais malgré tout, ça a des avantages, la TNT.
34:21C'est hyper robuste.
34:22C'est hyper robuste.
34:22OK, il suffit d'avoir une petite antenne sur ton toit,
34:25tu reçois tes chaînes, c'est totalement gratuit,
34:27parce que je te rappelle que tous ces services d'IPTV,
34:30aujourd'hui, tu veux regarder TF1 sur ton ordinateur
34:34ou sur ta télé connectée sans TNT,
34:36ben ça, tu payes.
34:37Tu es obligé de payer MyCanal ou Molotov, etc.
34:40Et ton accès à Internet.
34:42Et ton accès à Internet.
34:43L'IPTV, c'est les opérateurs télécoms qui te donnent ce qu'on appelait...
34:49Et puis, il y a des zones aussi.
34:51Il y a des zones en Guéron où tu ne reçois que la TNT,
34:53où tu n'as pas la fibre qui arrive,
34:56où il n'y a pas de 5G.
34:57Et ben là, même tu peux être à 50-60 kilomètres de ton émetteur,
35:01tu mets ton antenne et tu capes la TNT.
35:04Et c'est toute la difficulté,
35:06parce qu'il y a des obligations de couverture.
35:09Il y a des obligations de couverture.
35:10Et donc, ça veut dire qu'on va se retrouver dans une situation,
35:13comme tu dis, la majorité...
35:16Parce que, grosso modo, il y a la moitié des foyers en France
35:21qui habitent dans la ville.
35:22D'accord ?
35:22Ça, ils peuvent recevoir par Internet.
35:24L'autre moitié qui habite à la campagne, là...
35:26Oui, c'est déjà plus complexe.
35:28C'est déjà assez complexe.
35:30Donc, ce que je dis, c'est que c'est une réflexion
35:32qui est engagée aujourd'hui,
35:34qui ne sera pas tranchée avant 2030,
35:37mais il faut déjà y arriver.
35:392030, ça va vite arriver.
35:40C'est dans 4 ans.
35:42En fait, c'est pour ça que je voulais qu'on en parle ce soir.
35:44Parce que oui, c'est de la tech,
35:45mais en fait, c'est un sujet social.
35:47Social ?
35:47C'est que la population,
35:49ce qu'on n'a pas évoqué,
35:50c'est que la population qui utilise la TNT
35:52et qui s'est quand même passée en 10 ans de...
35:54On disait 35.
35:55Il y a 10 ans, on était à 55 %.
35:57Donc, la chute est dramatique.
35:58C'est une population...
35:59Il y a 25 à 80.
36:01C'est une population qui est rurale et âgée, en gros.
36:05Donc, c'est aussi les populations
36:07qu'il faut le plus protéger de la fracture numérique.
36:09Bien sûr.
36:10Et donc, en fait, on a quand même un devoir aussi
36:12d'accompagner ces gens-là.
36:14Le problème, c'est que quand on est passé de l'analogique
36:15à la TNT,
36:17en fait, on avait une autre solution gratuite.
36:18L'État, vous vous souvenez des pubs,
36:20on vient l'installer chez vous, machin.
36:21Et puis, surtout, on passait de 6 chaînes à 25.
36:24Il y avait un gain.
36:25Mais c'est vrai que...
36:26Ou 30.
36:28On avait quelque chose à proposer.
36:30Là, le fait de passer par IPTV,
36:31on n'a rien de gratuit.
36:33On a des zones qui ne sont pas forcément couvertes, etc.
36:35Donc, ça va quand même être un vrai sujet.
36:37Et c'est une population sensible.
36:38Après, il y a deux problèmes.
36:39En effet, c'est qu'il n'y a pas juste l'État qui va décider.
36:41C'est que les opérateurs,
36:42ils ont de moins en moins de...
36:43Tu vois, ça leur coûte de plus en plus cher.
36:45Ça leur apporte de moins en moins d'argent.
36:46Donc, pas les opérateurs, pardon, les chaînes.
36:48Oui, les éditeurs.
36:48Est-ce qu'il ne va pas y avoir un...
36:49Les éditeurs de chaînes.
36:50En bon français, un slow quitting, tu vois,
36:52où à un moment, toutes les fréquences vont sauter.
36:54Oui.
36:54Et puis, il y a une autre question qui se pose,
36:56qui est que ça peut rapporter de l'argent à l'État.
36:58Mais surtout, ces fréquences qui sont réclamées par les opérateurs,
37:02parce que c'est des fréquences basses.
37:05L'intérêt, c'est...
37:06Alors, c'est la physique à laquelle je ne comprends rien,
37:07mais l'intérêt, c'est que ça passe à travers les murs,
37:10ça passe à travers les sous-sols.
37:11Avec une antenne, tu peux couvrir une très large zone.
37:13Tu n'as pas besoin de répéteurs.
37:16Exactement.
37:17Donc, ça veut dire quoi ?
37:17Ça veut dire que les opérateurs, ce qu'ils disent aussi,
37:19c'est, attendez, nous aussi, c'est social.
37:20C'est comme ça qu'on va enfin couvrir les zones blanches.
37:23Et ce n'est pas débile comme raisonnement non plus.
37:25Donc, en fait, les gouvernements qui arrivent,
37:27bien malin, celui qui sera capable de dire lequel,
37:31vont devoir faire des choix,
37:32mais il n'y a pas de bons ou de méchants dans l'histoire,
37:34ça va être compliqué.
37:35Et en plus, on a vu, juste parenthèse,
37:36qu'on a vu tout ce qui se passe autour de l'audiovisuel public.
37:39Je pense que c'est un truc,
37:40même si l'impact peut paraître faible,
37:42que les gens vont regarder très précisément,
37:43parce que c'est un sujet aujourd'hui qui est très étudié
37:46et que les gens comprennent très bien.
37:47Après, on va donner la parole à Bruno, bien sûr,
37:49parce que son avis outre-Atlantique va être très intéressant.
37:53Mais il y a aussi un autre sujet,
37:55c'est qu'aujourd'hui, la TNT,
37:56vous prenez votre télécommande,
37:58vous commencez par la 1, c'était F1,
38:00la 2, c'est France 2, la 3, c'est France 3, etc.
38:03Vous avez une téléconnectée,
38:04parce qu'aujourd'hui, c'est vraiment le canal le plus,
38:09où en fait, les gens regardent le plus sa télévision,
38:12leur téléconnectée qui est branchée au Wi-Fi ou à Internet.
38:15Là, on ne retrouve pas forcément cette numérotation.
38:18Et l'Arcom, d'ailleurs, appuie sur ce sujet,
38:21en disant que si demain, on arrête la TNT,
38:23il va falloir obliger à tous les diffuseurs de télévision téléconnectés
38:29ou même les box opérateurs,
38:31de proposer une offre gratuite équivalente à celle de la TNT sur les téléconnectés.
38:38Il va falloir dire à Samsung,
38:40tu nous offres les 25 chaînes de la TNT,
38:42tu te débrouilles,
38:43tu les envoies sur ton réseau,
38:45et surtout, ça sera la première chaîne qui sera TF1,
38:48la deuxième, ça sera France 2, etc.
38:50Donc, il faut aussi qu'il y ait un accord technique et technologique
38:53avec tous les constructeurs de télévision.
38:58Ce n'est pas gagné.
38:58Ça, c'est une grosse difficulté.
39:01Alors, tous les constructeurs, il y en a quand même deux principaux.
39:04Il y a Samsung et LG.
39:06Et tous les autres vont être obligés de signer si tu veux.
39:08Et en fait, c'est le piège de la CTV,
39:12de la télévision connectée.
39:14C'est-à-dire qu'effectivement,
39:15ce sont eux qui font les gatekeepers
39:18et qui décident si on met...
39:21Alors, déjà, sur les...
39:25Téléphones ?
39:25Non, non, non, sur les appettes, là,
39:28il y a les boutons Netflix.
39:30Les appettes, les télécommandes.
39:32Les télécommandes, quand même.
39:34Non, non, j'ai l'impression qu'il y a des boutons Netflix.
39:36Les appettes, pas.
39:37Et donc, ils ont déjà mis la main sur les télécommandes.
39:41Et ça va être extrêmement compliqué
39:43parce que là, aujourd'hui, ça peut être un système d'enchaire.
39:48Samsung peut dire,
39:49vous mettez combien pour être en numéro 1 et autres.
39:51Et là, effectivement...
39:51C'est pour ça qu'il y aurait une réglementation...
39:54Il y aura une réglementation.
39:55Et là, ça va être très compliqué.
39:57Enfin, tout est toujours très compliqué.
39:59Mais il y a ce qu'on appelle
40:02les obligations must carry et must deliver
40:05en France,
40:06où on est obligé, effectivement,
40:07de délivrer les chaînes gratuites.
40:10Enfin, on voit que c'est un sujet qui est...
40:11Ça ne va pas être simple.
40:12Oui, ça ne va pas être simple.
40:13Ça ne va pas être simple.
40:13Et bien malin, celui qui arrivera
40:15à détricoter ce truc-là.
40:16Exactement.
40:17Bruno, ton point de vue là-dessus.
40:19Bien, peut-être deux points.
40:20D'une part, ça arrive aussi dans un contexte
40:22où encore récemment,
40:23il y a un mois ou deux,
40:25il y avait la télévision publique française
40:27qui disait que maintenant,
40:28elle a axé sa programmation et sa production
40:30pour desservir presque d'abord l'Internet,
40:33sachant que maintenant,
40:34les gens passaient par son site Web,
40:36par les services auxquels elle participe,
40:37et même sur YouTube,
40:38pour aller voir sa programmation.
40:40Donc, l'ARCOM, ils sont de leur temps
40:43en lançant cette réflexion-là.
40:45Ça, c'est une chose.
40:46Maintenant, je reviens avec quelque chose
40:48qui se passe chez nous.
40:50Ce qu'on est en train de voir,
40:51c'est tout le problème de la découvrabilité
40:55des télévisions connectées
40:56parce que si vous n'arrivez pas
40:58à encadrer de façon officielle,
41:00puis vous êtes bon en France comme ça
41:02pour légiférer,
41:03mais si vous ne le faites pas,
41:05qu'est-ce que vous allez avoir?
41:06Ce sont des chaînes américaines
41:09qui vous seront offertes d'abord
41:10et évidemment, la plupart des gens
41:12vont cliquer sur ce qu'ils voient
41:13sur la page d'accueil
41:14et ils ne se rendront peut-être pas
41:16au contenu français.
41:17Et ça, il faut faire attention à ça.
41:19Oui, c'est ce qu'on appelle
41:20l'exception culturelle française.
41:22Il faut la préserver.
41:23Donc, je pense qu'il va falloir
41:25accompagner réglementairement parlant
41:28de tous ces changements
41:30qui vont forcément arriver.
41:32Ce que dit Bruno, c'est le cœur.
41:34C'est vraiment le cœur de la problématique.
41:38C'est-à-dire qu'effectivement,
41:40aujourd'hui, il va y avoir
41:41ou des chaînes américaines
41:43ou des services YouTube.
41:46Le deuxième écran de YouTube,
41:48c'est le téléviseur.
41:49Et donc, il va falloir réfléchir,
41:53d'où cette consultation de l'ARCOM,
41:55réfléchir à la manière de préserver
41:58les éditeurs et les diffuseurs français.
42:00C'est extrêmement important.
42:02Et on parle de la France,
42:03mais dans les autres pays,
42:04même histoire, finalement,
42:06en Italie, en Espagne, etc.
42:07C'est la même histoire.
42:08Il y aura le même problème.
42:10Finalement, il faudra qu'on trouve
42:12une espèce de solution globale,
42:15en quelque sorte.
42:16Oui, et c'est là où on voit
42:20que la France est un marché
42:22avec son exception culturelle.
42:23C'est-à-dire qu'on est en capacité,
42:24parce qu'on a toujours été,
42:26d'imposer des solutions
42:27qui ne soient pas
42:28que des solutions du marché.
42:30Oui, c'est clair.
42:32Voilà, la TNT,
42:32qui a un autre avantage aussi,
42:34c'est la faible latence.
42:35C'est-à-dire que quand vous regardez
42:36un match, vous n'avez pas le but
42:37trois minutes après le voisin
42:38qu'il regarde sur les box opérateurs
42:40ou par l'IPTV.
42:41Moi, j'ai un bar en dessous.
42:42C'est insupportable.
42:43Eh bien, voilà.
42:44Toujours, c'est décalé.
42:45Et puis, je disais tout à l'heure
42:48que c'est robuste.
42:49C'est très simple.
42:49Vous avez une petite antenne,
42:50ça marche.
42:51Et vous avez une super qualité d'image.
42:53La qualité d'image est souvent meilleure,
42:54même, que les systèmes d'IPTV, en fait.
42:57Donc, vous voyez,
42:58il y a plein de paramètres.
43:01Autre sujet lié à tout cela,
43:03pendant ce temps-là,
43:04en fait, on voit que les éditeurs de chaînes,
43:07notamment les chaînes français,
43:08ne se laissent pas faire.
43:10Je vous rappelle que dans quelques semaines,
43:11TF1 va arriver chez Netflix.
43:13France Télévisions, chez Amazon.
43:16France Télévisions et M6
43:17sont déjà chez Prime.
43:18Voilà.
43:19Et TF1 va arriver en juin.
43:21Sur Netflix.
43:22C'est intéressant de voir que
43:24ces éditeurs anticipent, en fait,
43:27la fin de la TNT
43:28et s'installent
43:31dans d'autres vecteurs de diffusion,
43:33canaux de diffusion hyper puissants.
43:35Je trouve que le coup de TF1 et de Netflix,
43:37c'est hyper malin, finalement.
43:38C'est ce qu'on appelle l'hyper-distribution.
43:41Tous les patrons de chaînes
43:43ont cette idée d'hyper-distribution.
43:46Et là, M6 a innové.
43:48Alors, tu as donné cette info,
43:51on exclue sur Saturday Fact.
43:52Saturday Fact, ça a donné.
43:53De quoi s'agit-il ?
43:54Cette info,
43:55eh bien, il y a un nouveau canal de distribution,
43:57une nouvelle,
43:59c'est Chagipiti.
44:00Enfin, c'est Chagipiti,
44:02et ça sera sûrement les autres.
44:04Chagipiti, je te rappelle que c'est le chat de Bruno.
44:05C'est le chat de Bruno.
44:06C'est-à-dire que M6 a fait une première,
44:10une première en France
44:13et peut-être en Europe ou mondiale.
44:15C'est-à-dire qu'ils se sont dit,
44:16c'est pas idiot,
44:17on va être sur les GPT,
44:20de Tchadjpiti,
44:21et quand on va demander aux GPT M6,
44:25mets-moi top chef,
44:27eh bien, il y a un petit bouton dans le GPT
44:30où on peut accéder directement sur la vidéo,
44:33et là, on repart sur le service de M6.
44:36Et donc, il fallait y penser.
44:39C'est très malin.
44:42C'est assez malin, on l'a dit.
44:44Et ça marche, ça y est, c'est en route ?
44:46Oui, c'est en route, on peut le faire.
44:48Et donc, c'est assez intéressant parce que...
44:50C'est un peu un coup de com', non ?
44:52C'est un peu du marketing, non ?
44:53Non, non, non, non.
44:53Parce que, soit à dire que Chagipiti...
44:56Non, mais Chagipiti est quand même un endroit par destination.
45:02Beaucoup de gens...
45:03Oui, mais est-ce que tu crois que les gens dans leur Chagipiti
45:05vont dire, mets-moi marié au premier regard ?
45:08C'est de l'hyper-distribution.
45:10Oui.
45:11Ça veut dire qu'on est distribué de la TNT jusqu'à Chagipiti.
45:14C'est un canal supplémentaire.
45:15C'est un canal supplémentaire.
45:16Et puis, c'est pas que ça, c'est que...
45:17Et c'est un canal supplémentaire qui est utilisé
45:19par une population plus jeune.
45:21En plus.
45:21Voilà.
45:22Et d'ailleurs...
45:22Non, mais vas-y, vas-y, exprime-toi.
45:24Je sais que tu n'en peux plus.
45:26Non, je me dis surtout, pour Bruno Le Pot,
45:28à chaque fois, on me dit,
45:28« Ah, mais Bruno, alors toi, tu n'as pas pu interrompre les gens ? »
45:30Non, mais Bruno s'exprime ce soir.
45:31Et à chaque fois, en plus, paf, il est dans le mille.
45:34Ah oui, non, mais ça, c'est Bruno.
45:35C'est Bruno.
45:36Le sniper de l'actu.
45:37C'est lui qui a parlé des cochons dans l'espace l'année dernière.
45:39Oui, c'est vrai.
45:39Quand on était passé en plateau, je me souviens...
45:41Tu t'en souviens de ça, ça t'a marqué.
45:43C'est extraordinaire.
45:44Bon, je n'ai pas regardé entre-temps, mais ça doit être...
45:45Tu devrais.
45:46C'est super.
45:47En fait, ce n'est pas qu'une question d'un canal en plus,
45:51est-ce que c'est du gadget ou pas,
45:53parce qu'il y a quand même cette notion de...
45:55Le langage naturel va arriver partout.
45:58Ça va tâtonner, mais quelle va être la plateforme
46:00sur laquelle on va aller pour utiliser le langage naturel
46:03pour faire ce qu'on a à faire ?
46:05Et en fait, c'est une tentative parmi d'autres pour TchatGPT
46:08de devenir cette plateforme.
46:09En fait, tu n'as pas envie de chercher,
46:11tu n'as pas envie de machin,
46:11tu veux ce que tu veux demander à quelque chose
46:14qui va te donner le truc.
46:15Et donc, en fait, c'est la tentative pour TchatGPT
46:20de dire tout doit passer par nous,
46:22pour OpenAive, via TchatGPT, pour deux raisons.
46:25La première, c'est que, un, il y a des usages nouveaux à créer.
46:29Par exemple, la souffrance de tous les gens
46:30qui utilisent Netflix, Amazon, etc.,
46:33c'est que tu ne sais jamais quoi regarder.
46:34On te propose les mêmes trucs en permanence.
46:36Moi, il y a un manga, ça fait 20 fois que je regarde
46:37Hunter x Hunter, ça y est, je les connais par cœur.
46:39Tu as l'impression que le catalogue, il y a deux films dedans.
46:41Donc, en ce moment, je regarde Bridgerton.
46:43Quand j'aurai fini, je vais regarder Bridgerton.
46:44Le truc, c'est...
46:46Tu regardes Bridgerton, toi ?
46:48Eh bien, écoute, j'ai été pris par surprise,
46:51mais en fait, je suis assez accro.
46:52C'est vrai ?
46:53Je suis un homme plein de surprises.
46:54Ah bah ouais, mais tu es un peu fleur bleue quand même.
46:56Je suis un peu fleur bleu.
46:56Ouais, il est très romantique.
46:57Mais au-delà de la fleur bleue,
46:59c'est très intéressant, Bridgerton.
47:00Ah ouais ?
47:01Ah ouais, vraiment.
47:02C'est un peu...
47:03En tout cas, on a un enjeu de découvrabilité.
47:05Tu vois, il y a des usages à créer.
47:06En fait, grâce au langage naturel,
47:08vous allez pouvoir trouver dans les catalogues
47:10qui sont maintenant gigantesques.
47:11Donc, il y a ça.
47:12Mais il y a surtout cette question de
47:14comment est-ce que les différents modèles
47:15arrivent à être la couche
47:16où tu prends ta décision.
47:18J'en parle souvent sur ce plateau,
47:19mais là, par exemple,
47:21tu es sur M6,
47:22tu cherches quelque chose.
47:23C'est-à-dire que M6 délègue à ChatGPT
47:25la possibilité de te recommander des choses,
47:28de te pousser vers certains programmes.
47:29Et c'est là que je me dis,
47:30en même temps, c'est intelligent,
47:32en même temps, c'est le loup dans la bergerie.
47:33C'est que la couche intelligente
47:35de recommander des choses,
47:37la couche qui a de la valeur financièrement,
47:39maintenant, tu la délègue à ChatGPT.
47:41Donc, ça, c'est quand même un risque.
47:42Il y a un autre risque qui est,
47:43imagine, ça cartonne.
47:44M6, très content.
47:45Là, on est en train de revoir le move
47:47qu'on a vu avec l'Apple Store.
47:48C'est-à-dire que,
47:49est-ce que dans trois ans,
47:49il y a OpenAI qui va arriver en disant
47:51maintenant que vous faites des millions
47:52et des milliards de vues
47:53grâce à vos outils,
47:55les 30% qu'avant,
47:57ils devaient payer à Apple,
47:58la pub, vous me filez 30%.
48:00Maintenant, ça va être chez nous.
48:01Et les usages financiers vont arriver aussi.
48:04C'est clair.
48:05Clément, il va être deux étapes.
48:07Ah, mais Clément, oui.
48:08Bruno?
48:10Pour ajouter à ce que Clément dit,
48:12l'autre chose aussi,
48:13dans le fameux monde des télévisions branchées,
48:17et je le vois ici au Canada,
48:19c'est que les grandes chaînes françaises
48:21vont devoir se préparer
48:22à faire du partage de revenus.
48:24Alors, déjà,
48:25qu'ils trouvaient que ça avait moins de publicité
48:26parce que les Google et Facebook
48:28venaient chercher dans les budgets publicitaires
48:29des annonceurs,
48:31maintenant, s'ils sont distribués
48:33sur les téléviseurs branchés,
48:35vous savez que Samsung, LG et les autres,
48:39maintenant, ont leur propre plateforme publicitaire
48:41et donc, prennent toutes les occasions
48:43pour aller vous mettre de la publicité
48:44entre les programmes.
48:46Et ça aussi, ça veut dire que ça va faire mal
48:48aux diffuseurs français
48:50qui veulent aller là.
48:51Alors, qu'ils utilisent un canal
48:53comme ChatGPT pour arriver,
48:55finalement, sur M6,
48:56ou que ça soit à partir
48:58des téléviseurs connectés,
49:00il va falloir se préparer encore une fois
49:02à payer au passage.
49:04Et ça, ça va faire mal aussi
49:05aux télévises françaises.
49:07Dernière petite info,
49:08alors qu'on va dire liée à tout cela,
49:11c'est France Télé
49:11qui vient de signer avec YouTube.
49:12Je ne sais pas si vous avez vu.
49:14Ah, c'est une grosse info.
49:15C'est une grosse info.
49:16Tout le contenu
49:17que produit France Télévisions,
49:19alors pas tout.
49:20Non, pas tout.
49:20C'est centré sur l'information.
49:23C'est l'information.
49:24Les documents, les magazines, je crois.
49:25Il n'y a pas la fiction.
49:26Oui, c'est l'information.
49:27Voilà.
49:28Alors, il n'y a pas la fiction.
49:29Il n'y a pas...
49:29Mais c'est un joli coup parce que...
49:31Et moi, je trouve que c'est malin
49:32de la part de France Télévisions
49:34d'ouvrir un peu ses chakras
49:36et de proposer, en fait,
49:38partout ses contenus, finalement.
49:39Ils sont sur Prime.
49:40Mais François,
49:41l'an dernier,
49:43c'était la BBC
49:44qui a fait la même chose.
49:45Eh bien, voilà.
49:46Et c'est intéressant
49:47parce que c'est le service public
49:49qui s'acoquine avec YouTube.
49:53Je te rappelle que
49:54CMA Média,
49:55donc...
49:56Oui, qu'on connaît un peu ici.
49:58C'est notre actionnaire principal.
49:59FM Business.
50:00FM Business, dont tu fais partie,
50:02on fait un accord similaire
50:05avec YouTube
50:06il y a quelques mois.
50:07C'est vrai.
50:07C'est ce qu'on appelle toujours
50:08l'hyper-distribution.
50:10C'est ça.
50:11Et c'est pour cela
50:12que depuis quelques mois,
50:14maintenant,
50:14depuis la rentrée dernière,
50:16vous retrouvez
50:17Tech & Co, la quotidienne,
50:18en replay
50:19sur la chaîne YouTube
50:19de BFM Tech.
50:21C'est pas mal, ça.
50:23Donc, tu as YouTube
50:24sur ta télé,
50:25tu lances l'appli YouTube,
50:27tu tapes BFM Tech
50:28et tu retrouves
50:29le lendemain matin
50:30le replay
50:32intégral
50:33de Tech & Co,
50:34la quotidienne.
50:34Et ça marche.
50:35Ça marche.
50:37Il nous reste 4 minutes,
50:38les amis.
50:40On va saluer quand même
50:42un exploit technologique
50:45français, européen.
50:46C'est Ariane Espace.
50:47On en parlait un petit peu hier
50:48parce qu'effectivement,
50:50tout était prêt,
50:51mais la fusée
50:51n'avait pas encore décollé.
50:52Donc, il y avait quand même
50:53encore ce suspense.
50:54Mais ce matin,
50:55tôt, depuis Kourou,
50:57Ariane Espace a décollé
50:58et a amené à bon port
51:0132 satellites Léo.
51:04Bravo, donc,
51:05à Ariane Espace.
51:06Je pense que ça y est,
51:08c'est bien parti
51:08cette histoire-là.
51:09Et je rappelle
51:10qu'Amazon,
51:10et on le disait hier,
51:11est un gros, gros, gros client
51:13d'Ariane Espace
51:14puisque rappelons que Léo,
51:16ce sont les satellites
51:17qui vont permettre
51:18de concurrencer Starlink
51:20avec la constellation
51:21de Jeff Bezos
51:23et d'Amazon.
51:23et qu'ils en sont
51:25au tout début.
51:25Ils construisent
51:26cette constellation.
51:27Donc, ils envoient
51:27énormément de satellites
51:28pour essayer de rattraper
51:29le retard.
51:30Ils en sont encore loin.
51:31Mais je trouvais ça intéressant.
51:33Bruno,
51:34c'est plutôt une bonne nouvelle.
51:36C'est une bonne nouvelle
51:37parce que ça fait
51:38une trentaine de satellites
51:39de plus dans leur réseau.
51:40Mais moi,
51:41ce qui m'a fait sourire,
51:42je pense que c'est
51:42l'an dernier,
51:43ils ont signé un contrat
51:44avec l'entreprise
51:48d'Alan Musk
51:49pour aller distribuer
51:51leurs propres satellites
51:52et donc alimenter
51:53le compétiteur.
51:55Et ça,
51:55ultimement,
51:56on va voir ce que ça va donner.
51:57Mais la course est folle
51:58parce qu'Ellen Musk
51:59est passé devant
52:00le gouvernement américain
52:01pour demander la permission
52:02de déployer
52:03un million à terme
52:05de ces satellites-là.
52:06Et puis,
52:07si Amazon veut concurrencer,
52:09les vols
52:10comme ce qu'ils ont fait
52:11avec Ariane,
52:12ils vont devoir
52:13en tirer
52:13chaque semaine plusieurs.
52:15Très bon.
52:15Je crois qu'il y a
52:1618 lancements de prévus
52:17avec Amazon Léo.
52:18Je retiens deux choses.
52:21Pour moi,
52:22l'angle de la souveraineté
52:23est super important
52:23parce qu'il y a deux choses.
52:25On prépare quand même
52:25une infrastructure de guerre.
52:27Il faut dire les trucs.
52:27En Ukraine, par exemple,
52:28tu vois bien que Starlink
52:29a été absolument essentiel.
52:31C'est pas mal
52:32de travailler
52:33sur une solution
52:35américaine, certes,
52:35mais de travailler
52:36avec quelqu'un
52:36qui ne soit pas Elon Musk
52:37quand tu prévois
52:39des situations critiques
52:40où tu espères
52:40de ton allié
52:41ou partenaire
52:42une attitude prévisible
52:44et rationnelle.
52:45Bon, ça, c'est le premier truc.
52:46Si un jour,
52:47je dois bosser
52:48en période un peu tendue,
52:48je préfère bosser
52:49avec Jeff Bezos
52:50qu'avec Elon Musk.
52:51Ça, c'est le premier truc.
52:52Le deuxième truc,
52:53c'est qu'on a quand même
52:54un projet européen
52:55qui devrait avoir
52:56ses premiers lancements
52:59en 2029.
53:00Alors, ce n'est pas
53:01de la même envergure.
53:02Non, mais en fait,
53:03tu connais ma théorie
53:04sur la souveraineté.
53:05La souveraineté,
53:06ce n'est pas forcément
53:06faire le mieux.
53:07On ne peut pas.
53:07On n'a pas les moyens.
53:08Mais avoir une alternative.
53:10Exactement.
53:10Si ça peut nous permettre
53:12d'apprendre un peu,
53:13de rattraper notre retard,
53:15de préparer les lancements
53:18de nos propres satellites
53:19européens
53:19en travaillant
53:20avec ce qui se fait de mieux
53:21et d'apprendre
53:22de leur contrôle qualité,
53:23d'apprendre
53:23de leurs ingénieurs,
53:24etc.,
53:25et d'être financés au passage,
53:26parce qu'on ne crache pas
53:27sur un peu d'argent,
53:27on en a moins qu'eux,
53:28par les Américains,
53:30ce sera peut-être
53:31pour une fois,
53:32dans un sens souverain,
53:33une bonne nouvelle.
53:34Orguéran,
53:35pour conclure.
53:36C'est une excellente nouvelle.
53:38C'est un sujet
53:40qui me passionne.
53:40Effectivement,
53:41il y a une solution
53:45européenne,
53:45Iris Square,
53:46dans laquelle
53:47E-Telsat
53:48est partie prenante.
53:50Sur ce sujet,
53:52il y a toujours
53:53trois composantes.
53:54Il y a
53:55le plus visible,
53:56c'est les satellites
53:57en orbite basse,
53:58Léo.
53:58Il y a le lanceur.
53:59Et là,
54:00Ariane est revenue
54:01dans la course
54:01et heureusement,
54:02quand même.
54:03C'est vraiment
54:04très bien.
54:05Et puis,
54:05il y a tout ce qu'on appelle
54:06toutes les stations au sol
54:07et qui jouent un rôle
54:08extrêmement important.
54:09et ça,
54:10en règle générale,
54:11on ne fait pas très attention
54:12à ça.
54:14Mais c'est un sujet
54:15qui va devenir
54:16aussi extrêmement important.
54:18Juste question,
54:18Stéphane Israël,
54:19le nouveau boss
54:20de l'alternative
54:22AWS
54:22souveraine européenne,
54:24ce n'est pas
54:24l'ancien DG
54:25de Ariane Espace ?
54:26Je crois bien.
54:27Il me semble.
54:28Il y a un truc à en finit,
54:29mais il me semble
54:30qu'il y a probablement
54:31une synergie
54:31de ce côté-là
54:32intéressante.
54:33Eh bien voilà,
54:34ça sera le mot de la fin,
54:35les amis.
54:35Passionnant,
54:35ce sujet.
54:36et puis on termine
54:37sur une note positive.
54:39Exactement.
54:40Et tu le disais,
54:40je crois qu'il y a
54:41plusieurs lancements prévus
54:42d'Ariane Espace 18.
54:45Donc ça fait quand même
54:46plusieurs centaines
54:47de satellites,
54:47Léo.
54:48Et pour l'instant,
54:49tout va bien.
54:50Merci beaucoup
54:50à tous les trois.
54:51Merci Clément.
54:52Avec grand plaisir.
54:53Tu salutes ta maman,
54:54bien évidemment,
54:54quand elle regardera
54:55les replays
54:56et qu'elle se rendra compte
54:57que son fils
54:57ne t'a pas mis de chemise.
55:00Président de Theodo Cloud.
55:01Merci à Bruno.
55:02Gugui et Minetti.
55:03Merci beaucoup.
55:04Et une petite caresse
55:05à Tchadjipiti,
55:06quand même, aussi.
55:06Avec plaisir.
55:08Ça fait bizarre de dire ça.
55:09Très étrangement.
55:10Caresser Tchadjipiti,
55:11c'est pas quelque chose
55:12qu'on fait tous les jours.
55:14Bientôt.
55:14On pourra dire
55:15que Tchadjipiti ronronne.
55:17Voilà, on peut dire ça.
55:19Et oui, ronronne
55:20face à Anthropique, d'ailleurs.
55:21Exactement.
55:22Et Anguéran Renaud,
55:23directeur de la rédaction
55:24de Satelli Facts.
55:25Merci beaucoup
55:26à tous les trois.
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