- il y a 4 mois
Avec Patrick Sébastien
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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-04-29##
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NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Albin Texeray, bonjour à notre invité Patrick Sébastien, bonjour !
00:07Merci de me recevoir !
00:08Pourquoi vous n'êtes pas beaucoup invité ? Si, vous avez fait quelques radios quand même !
00:12Si, un petit peu, un petit peu, mais non, non, merci de me recevoir, c'est très gentil !
00:15Pas trop sur le service public, je pense !
00:17Hein ?
00:17Vous n'êtes pas trop invité sur le service public !
00:19Ça fait très longtemps que je ne suis plus invité, des ordres ont été donnés depuis qu'ils m'ont
00:24viré pour ne pas être reçu !
00:26Vous ne ferez pas quelle époque ?
00:28Vous ne ferez pas quelle époque ?
00:29Télé ?
00:30Quelle époque ?
00:31Avec Léa Salamé, le samedi soir !
00:34Je ne m'intéresse pas, vous ne regardez plus le samedi soir !
00:36Un nouvel album qui fait polémique pour le moins, on est osé !
00:41C'était voulu !
00:42C'était voulu, j'imagine !
00:44Les gens me disent, tu te rends compte ?
00:46Je dis, mais c'est le but, c'était le but !
00:47Parce que je savais très bien, je savais très bien en faisant la chanson sur Delphine, que ça serait comme
00:54ça !
00:55Je n'osais pas espérer qu'elle porte plainte, je me suis dit, je ne voulais pas aller jusqu'à
00:58là !
00:59Vous vous en doutiez quand même un petit peu !
01:02Je me disais pourvu qu'elle porte plainte !
01:05C'est vrai ?
01:05Parce que c'est l'album, les chansons, on en aurait à peine parlé, et puis là, je n'ai
01:12pas besoin d'aller à la radio !
01:13La promo se fait tout seul, on va peut-être écouter !
01:15Et comme je l'ai dit, si je suis condamné, ça ne sera pas une infamie, ça sera une médaille
01:21!
01:21Parce que c'est voulu, parce que c'est de la farce !
01:23Mais c'est de la farce, mais...
01:24Et que ça n'a rien à voir avec le côté...
01:26Alors, ils m'attaquent tous sur le côté féministe !
01:29Si ça avait été Kevin, j'aurais fait la même rime !
01:32Oui !
01:32J'aurais fait la même chanson avec un garçon !
01:34Oui !
01:34Mais vous n'attendiez pas à que Delphine Ernot dise, elle est géniale, votre chanson !
01:39Non, mais c'est de la farce ! C'est de la blague !
01:43Mais vous comprenez qu'elle ait pu être blessée ?
01:45Bien sûr, qu'elle soit blessée ! Non, c'est un regret !
01:48Comme je dis, la seule peur que j'ai dans cette histoire, c'est qu'elle tape à ma porte
01:52en me disant, finalement, je voudrais la connaître !
01:54Parce que là, je ne suis pas prêt du tout !
01:56Non, mais je n'ai pas du tout envie ! Je vous le dis tout de suite !
01:58Je reste dans l'humour, mes enfants ! Je reste dans l'humour !
02:04Vous ne croyez pas qu'il y a des choses bien plus graves aujourd'hui ?
02:07Ce que je vous disais, Patrick, quand vous êtes arrivés, c'est que moi, j'ai fait écouter l'album
02:10ou des extraits de chansons à plusieurs personnes !
02:13Les gens se marrent ! Tout le monde se marre ! Il n'y a pas une personne qui n
02:16'a pas rigolé !
02:17C'est le but !
02:18Et après, ils font... Ah non, quand même !
02:19Ah non, quand même !
02:20Ah non, quand même ! Alors, est-ce qu'on peut tout dire ? Alors, Albin, vous avez...
02:23Est-ce qu'on peut tout dire ? Déjà, il faut savoir... Alors, une chose très précise !
02:26Quand je fais mes spectacles, l'été, ces chansons-là, elles n'y sont pas !
02:30C'est fait pour les aficionados, c'est fait pour les fins de soirée !
02:33Et contrairement à ce que vous pouvez croire, il y a énormément de filles qui écoutent mes chansons !
02:38Et les plus grands soutiens que j'ai en ce moment par rapport à la polémique, c'est des filles
02:42!
02:43Et des gens très connus, en plus !
02:44Des noms, des noms ?
02:45Non !
02:46Ah, vous voulez pas les donner !
02:48Mais derrière moi, dans le clip, la pienne de filles, moi, j'ai toujours été...
02:52Je me conduis bien avec les... C'est pour ça que les féministes, elles peuvent dire ce qu'elles veulent
02:56!
02:56Moi, j'ai jamais violé personne ! J'ai jamais agressé sexuellement personne !
03:01Je tape pas les femmes ! Je veux dire, j'ai pas de...
03:05Dans les actes, je me suis toujours... Vous pouvez demander aux gens qui m'entourent, quand je viens ici, les
03:09gens, je leur mets pas la main au cul, c'est pas mon cas !
03:11Et surtout, vous avez sorti une musique qui parle du féministe...
03:15Oui, dans la chanson !
03:17Les Nibars !
03:18Les Nibars !
03:18Je veux le dire, elle est écrite avec des mots grossiers, puisque de toute façon, c'est le but, mais
03:24le fond de la chanson, c'est...
03:26Tu fais le kéké, tu fais le macho, tu tapes la frime, tu fais le beau, mais si t'étais
03:30une fille au lieu d'être un garçon, tu comprendras à quel point t'es un gros con !
03:34Tu traites les filles comme des paillassons...
03:35Bon, on l'a d'ailleurs !
03:38Tu traites les filles comme des paillassons, il est grand temps que tu prennes une bonne leçon, et si t
03:42'avais des gros Nibars, on te ferait chier dans la rue, et quand tu sortirais le soir, on te pèterait
03:45des mains au cul !
03:46Parce que c'est... Les vrais problèmes, ils sont là !
03:49C'est les agressions...
03:50Alors, je suis un peu embêté avec le discours des féministes, d'Auron Berger, par exemple, etc., qui me rentrent
03:56dedans, c'est que...
03:58C'est des gens qui représentent une politique de gauche, parce que c'est ça, qui est très laxiste...
04:04Si la politique était moins laxiste, peut-être qu'il y aurait moins d'agressions de filles dans la rue
04:07!
04:08Quelqu'un, ce matin, a dit dans la rédaction, je préfère qu'on reçoive Patrick Sébastien que... que certains politiques
04:14!
04:14C'est-à-dire qu'il y a certains politiques qui viennent là, qui dévisagent les filles, qui ne se
04:20gênent pas pour...
04:21Moi, je vous connais depuis presque 30 ans, Patrick...
04:24J'ai des danseuses autour de moi, j'ai des gens autour de moi, même les femmes qui ont partagé
04:28ma vie, je ne suis pas un agressif...
04:31Par contre, que j'ai profité de la vie, que je vante le libertinage, c'est justement une des bagarres
04:36des féministes.
04:37Le libertinage, ce sont des femmes qui font ce qu'ils veulent de leur corps, et qui sont respectées, et
04:42qu'il n'y a pas plus de respect que dans le milieu libertin.
04:44Alors, pour la morale, ça choque, mais dans la réalité...
04:48Moi, cet été, j'ai amené des copines à moi dans un endroit libertin, à l'Extasia, pour danser tout
04:55simplement sans être emmerdées.
04:57Parce qu'elles peuvent danser sans être emmerdées.
05:00Je trouve que ça, c'est plutôt féministe, oui.
05:02Est-ce qu'on ne va pas revenir à la base, quand même, de cette musique d'Elphine ?
05:06Parce qu'on va faire un petit point...
05:07Parce que tout le monde n'a pas entendu la musique.
05:09Il faut que je t'explique un truc, c'est qu'au départ, dans l'album, c'était un tout
05:12petit bout qui durait 30 secondes.
05:14C'est-à-dire, je finissais mon album, j'ai dit, j'en ai une autre, mais je ne sais
05:16pas si je vais la faire, je faisais 30 secondes.
05:18Et j'ai un copain qui a écouté ça, qui m'a dit, non, il faut que tu la fasses
05:21en entier, écris un couplet.
05:23Écris un couplet, fais la chanson en entier.
05:24Justement, avant le début de la musique, déjà, vous prévenez vos auditeurs, vous prévenez qu'elle va beaucoup faire parler,
05:31cette musique.
05:32Bien sûr.
05:37C'est dans son, oui.
05:40Elle rentre en tête.
05:42Elle rentre en tête.
05:44Elle rentre en tête, elle rentre dans la tête.
05:50Et puis, je dis que c'est elle qui m'a baisé en premier, c'est vrai.
05:52Oui, mais effectivement, c'est...
05:54Alors, elle reste dans la tête, les chansons, c'est terrible.
05:58Alors, on m'en veut parce que c'est une attaque ad nominem.
06:01Oui, c'est ça, vous n'auriez pas dit France 2, on aurait pu...
06:05Mais, je te dise...
06:06Mais certains vont vous dire aussi que c'est une vengeance un peu basse.
06:10J'aurais pu écrire une chanson très élégante, tu me connais mon style d'écriture, mais personne n'en aurait
06:15parlé.
06:15Ce n'est pas une vengeance, ça va quoi ?
06:18Ça va lui rayer la peinture, ça ne va rien lui faire.
06:20C'est festif, c'est une manière de...
06:23C'est un pied-de-nez de clown.
06:25Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
06:26C'est un pied-de-nez de clown.
06:27Voilà, je suis un clown grossier.
06:29Mais c'est vrai que je tenais à ça.
06:31Moi, tant que j'ai été sur France 2, elle me reprochait d'être vulgaire grossier.
06:35Vous avez vu le plus grand cabaret du monde ?
06:37Expliquez-moi ce qu'il y avait de vulgaire et de grossier dans tout ça.
06:40Non, ni dans le carnaval, ni...
06:41Et en fait, moi, je n'étais pas comme ça non plus.
06:43Alors, je suis tombé là-dedans à cause de vos postes Gérard.
06:46Voilà, parce que moi, le petit bonhomme en mousse, les serviettes,
06:50ce n'est pas vulgaire, il n'y a pas de gros mots.
06:52Et puis, Gérard, il a commencé à fuir, on va se mettre ton oeil dans le cul.
06:55Je lui ai appelé, je lui ai dit, écoute, c'est mon ami.
06:58Je lui ai dit, mais je n'aurais jamais chanté ça, moi.
07:00Et à un moment, je me suis dit, et j'ai vu que ça faisait vraiment marrer les gens.
07:03Ah oui, oui, ça fait rire.
07:04Parce que c'est son excuse à lui.
07:05Bien sûr.
07:06Comme quand il me charge sur le Cap d'Agde.
07:08Il y va plus que moi.
07:09Ah, c'est une carrière.
07:12Laurent, si tu nous écoutes.
07:14Oui, mais j'adore ce garçon.
07:16Et donc, cette parodie, il y a des gens qui me disent,
07:17mais tu te rends compte de ce qu'il te fait dire, etc.
07:19Et je me suis dit, mais je vais faire ma caricature, moi.
07:22Puisque ça fait marrer les gens, je vais aller à fond dans...
07:26Oh oui, je peux te doigts dans le cul.
07:27Alors que tu me connais, c'est pas moi.
07:28Oui, mais le premier album, tu l'as vu mon cul, ça a été un succès incroyable.
07:33Moi, je m'attendais à ce qu'on fasse un million de vues.
07:35Tu vois, on a fait 70 millions.
07:37Là, on fera moins.
07:39Mais surtout, on s'est amusé.
07:40On a fait ça, l'album, je l'ai fait à la maison.
07:43On a tourné avec des téléphones.
07:45Là, il y a un clip qui arrive dans la semaine.
07:48C'est le popourave.
07:49C'est-à-dire, mes chansons à moi, avec des paroles bien plus crues.
07:5370 millions de vues, ça ferait une belle audience sur France 2.
07:56C'est 70 millions de vues, c'est pas que des gros bofes avec des casquettes.
08:00Nos auditeurs ne sont pas des gros bofes avec des casquettes.
08:03Marie nous dit, alors moi, j'ai bien rigolé en écoutant la fameuse chanson
08:06et je ne suis pas du tout offusquée.
08:08Le féminisme hypocrite, non merci.
08:10Et merci Patrick, Stéphane nous dit, les gens sont offusqués.
08:13Après, je comprends que ça choque, c'est fait pour.
08:14Ils n'ont pas le talent d'écriture de Patrick.
08:17Et il faut revoir ses films, thèmes, où il leur ferait du bien.
08:21C'est vrai que vous avez une palette assez...
08:23Et c'est ce que j'aime dans la vie, parce que...
08:25Écoute, j'ai 72 ans.
08:27J'ai entendu une très jolie phrase de Lelouch sur un documentaire,
08:31parce qu'à 88 ans, il continue à faire plusieurs choses.
08:34Il a dit, la vie c'est une course et à la fin, il faut accélérer.
08:37Et c'est ce que je suis en train de faire.
08:38C'est-à-dire que je m'en fous, moi.
08:40Ma vie, elle est derrière moi.
08:41Et puis ce que j'ai fait, je l'ai fait.
08:43Le personnage que je suis, je suis devenu ma caricature.
08:46Parce que ça m'amuse d'être ma caricature.
08:49Mais comme j'explique à des gens,
08:50moi, mes journées, je passe mes journées à faire les mots croisés de Télérama et du Monde.
08:55C'est tout sauf...
08:56Qu'est-ce que vous voudriez qu'on dise aux 20h de France 2 ?
08:59Rien du tout.
09:00Quand vous serez disparu ?
09:01C'est un gros beauf.
09:02C'est un gros beauf qui faisait des choses.
09:04Parce que je reçois tous ces commentaires-là.
09:06Moi, ça fait quand même 50 ans qu'on me traite de gros con et de gros beauf.
09:09Et je dis rien.
09:10Mais les gens se retrouvent dans votre musique.
09:14On dirait un gros beauf est parti.
09:15Vous préférez pas qu'on dise un poète est parti ?
09:18Je m'en fous de ça.
09:18Moi, la seule chose qui m'intéresse quand je serai parti,
09:21c'est que mes enfants vivent bien.
09:22et de leur laisser un monde qui soit pas celui qu'on a en ce moment.
09:25C'est pour ça que je me bats.
09:27Pour la liberté aussi.
09:28Tu sais, ça fait plus de 10 ans qu'on est dans les mains de cette gauche.
09:36Moi, j'ai beaucoup de respect pour la gauche.
09:37Mais pas celle-là.
09:38Parce que la gauche de Jaurès, la gauche de Blum,
09:42qui s'intéressait au peuple, celle-là, elle me plaît.
09:44Là, on est arrivé à des gens qui méprisent tout ce qui est peuple.
09:49Moi, j'avais 14 ans, en 68.
09:51C'était, il est interdit d'interdire.
09:53Et aujourd'hui, c'est ces gens-là qui interdisent tout.
09:56Je peux pas être d'accord avec ces gens-là.
09:58Ou alors, il faut rayer liberté du fronton des mairies.
10:01Parce qu'aujourd'hui, c'est ça.
10:03Le truc.
10:04Liberté.
10:05Quels que soient les excès.
10:07En plus, la chanson que je fais sur Delphine,
10:09je la menace pas.
10:11Je l'insulte pas.
10:13Il y a plein de chansons.
10:14Outrage sexy.
10:15C'est-à-dire, on dit que vous estimez que si elle vous avait connue...
10:20Oui, je sexualise les femmes.
10:22Excusez-moi, tu as été dans les conversations de filles.
10:24Il y a des femmes qui sexualisent bien les mecs.
10:26Oui.
10:28Pas publiquement, pas publiquement.
10:29Vous dites quand même, si je t'avais baisé,
10:33je resterais sur France 2 tellement que je t'aurais mis du plaisir.
10:35Non, non, non, c'est pas ça.
10:37C'est si on avait une relation amoureuse.
10:39Alors, je te le dis avec des mots grossiers.
10:40Ah, voilà.
10:40Parce que ça passe aussi par ça.
10:42En plus, c'est gentil.
10:43On aurait été heureux.
10:44Ça aurait été merveilleux.
10:46Parce que quand vous l'avez sorti, vous vous êtes dit,
10:49on va avoir ces problèmes-là.
10:51Évidemment.
10:52Vous vous attendiez à ce que Delphine Arnot...
10:53C'est pas que je m'y attendais, c'est que je l'espérais.
10:56Je me disais, putain, pour lequel porte-plein.
10:57Ils sont tellement, je ne vais pas dire imbéciles,
11:00ils sont tellement dans leurs trucs, dans leurs œillères,
11:04que bien sûr, ils vont s'offusquer.
11:06Alors qu'il y a tellement mille raisons de s'offusquer de plus.
11:09Moi, ce qu'elle a dit sur moi,
11:10les hommes blancs de plus de 50 ans,
11:12c'est punissable par la loi.
11:13Il y a un article de loi.
11:15On ne peut pas virer quelqu'un pour son âge,
11:17pour sa couleur ou pour son sexe.
11:19Si on avait dit la même chose sur une femme,
11:21il y a trop de femmes noires de plus de 50 ans,
11:23ça ne serait pas...
11:24Là, on ne les a pas entendues,
11:25tous les donneurs de leçons, quand on a dit ça.
11:28Et les conséquences, pour moi,
11:29elles ont été quand même qu'on a viré beaucoup de monde.
11:31On a fermé notre truc.
11:33C'est pas que, oh, je suis vexé.
11:37Ça a eu des répercussions professionnelles,
11:40et pour les gens qui travaillaient avec moi,
11:41et en plus pour le public qui aimait ça,
11:44à qui on a dit, non, non, c'est pas pour vous ça.
11:48Allez voir...
11:49Alors, leur argument est de dire que les audiences étaient baissées.
11:51Donc, effectivement, il y a de la rancœur.
11:53Mais c'est un minimum.
11:55C'est un minimum.
11:56Il y a plein de rappeurs qui, à ma place,
11:58auraient fait des insultes, des menaces, etc.
12:00C'est pas mal.
12:01On va y revenir.
12:02On va marquer une toute petite pause.
12:040826 300 300.
12:05On aura Enrique qui veut réagir.
12:07Après, je comprends qu'il y ait des gens...
12:08Je comprends qu'il y ait des nanas qui disent,
12:10oh, ben, c'est vulgaire.
12:12Je le comprends.
12:13Mais c'est comme ça.
12:13C'est une autre époque aussi.
12:15On pourra parler de ça.
12:16Et comme j'ai dit, l'époque a changé, mais les cons sont restés.
12:18Absolument.
12:19Allez, on se retrouve dans un instant avec vous.
12:21On est avec Patrick Sébastien jusqu'à 11h0826 300 300.
12:26Est-ce que vous avez été choqué par la chanson Delphine ?
12:29En tout cas, sur les réseaux, vous nous dites que non.
12:31Ça vous a fait sourire.
12:33Il y a d'autres chansons.
12:34On va les écouter dans un instant avec vous.
12:35Il y en a une que tu aimes bien, c'est Mamie Tartine.
12:36Oui, j'aime bien Mamie Tartine.
12:37Moi, c'est Il est beau le cucu.
12:39C'est une beau salouin très...
12:40Alors, le clip va arriver bientôt.
12:43J'ai fait un clip au bord de...
12:44Là, peut-être pareil, ils vont m'accuser.
12:45Mais les danseuses, je ne les ai pas forcés, je vous assure.
12:47On a fait un très bon clip au bord de...
12:49On a fait un petit medley.
12:50On a fait un petit medley.
12:51Tel film, si t'avais connu Mamie, on aurait été si heureux.
12:57Tel film, si t'avais connu Mamie, on aurait été heureux.
13:04Le plus beau, c'est Raymond.
13:05Le plus fort, c'est Raymond.
13:07Qui fait l'hélicoptère avec sa pistouquette.
13:10Le plus beau, c'est Raymond.
13:11Le plus fort, c'est Raymond.
13:13Qui s'élève dans les airs en faisant tourner sa kikata.
13:16Il est beau le cucu.
13:19Il est rond, il est doté.
13:22Il est beau le cucu.
13:25Dommage qu'il soit fendu.
13:29Mamie Tartine, elle ne fait pas que la cuisine.
13:31Elle s'en va ramasser des pines le samedi avec ses copines.
13:36Mamie Tartine, elle ne fait pas que des frites.
13:38Elle fait aussi chauffer de la bite dans des petites soirées interdites.
13:41Ça tombe à mercredi.
13:43C'est classe.
13:44C'est classe, c'est chic.
13:45Encore une fois, c'est réservé aux aficionados.
13:49Là, ça passe exceptionnellement.
13:51Mais ça ne passe pas à la radio.
13:52Et dans mes concerts, l'été.
13:53Et dans les concerts non plus.
13:55Non, je ne peux pas.
13:56Je suis fan de Il est beau le cucu.
13:57Si je viens vous voir cet été, je n'en aurai pas le droit.
14:00On te la fera, on demandera aux danseuses de te la faire derrière.
14:02Juste un mot sur le Cap d'Agde.
14:04On en a beaucoup parlé.
14:05C'est pareil.
14:06C'est une soirée familiale.
14:07C'est vrai que vous étiez venu ici.
14:09Vous n'aviez pas tous en famille.
14:10Vous m'aviez montré des photos.
14:12La façon dont les femmes étaient habillées.
14:15Moi, je n'appelle pas ça une soirée familiale.
14:17C'est le Cap d'Agde.
14:18C'est un camp naturiste et libertin.
14:20Donc, il y avait peut-être 40 nanas qui étaient habillées en tenue pour la soirée d'après.
14:24Il y avait des mecs à poil sur les épaules de leurs copains.
14:26Et l'histoire des gosses.
14:27Parce que, nombreux enfants, tu sais.
14:29Moi, j'ai eu le fin mot de l'histoire.
14:31Je l'ai expliqué.
14:33J'ai vu que dans le reportage, par exemple, de ces enfoirés de complément d'enquête,
14:38sur commande de Madame Mernotte, justement,
14:40ils disaient qu'il y avait 24 enfants.
14:42Et à un moment, j'ai dit, mais putain,
14:43comment on peut déterminer exactement 24 enfants sur une foule de 2000 personnes ?
14:48Et j'ai eu le fin mot de l'histoire.
14:50Le directeur du camping, il a dit
14:51qu'il y avait 24 enfants inscrits dans le club toute la journée.
14:55Mais ce n'était pas là le soir.
14:56Mais ils ont fait le raccourci.
14:58Comme ils ont dit que les gens étaient choqués.
15:01Personne n'a rien vu.
15:02Parce qu'il n'y a pas eu.
15:03Il n'a été choqué.
15:04Mais le plan qu'ils font sur les enfants...
15:06C'est un plan qui a été pris à part.
15:07Je ne sais même pas s'il a été pris ce soir-là.
15:09Tu ne me vois pas chanter en même temps.
15:10Alors ils ont trouvé peut-être...
15:12Effectivement, il y avait peut-être un, deux enfants
15:15qui n'avaient rien à foutre ici, d'abord.
15:16Parce que quand tu vas au Cap Dague le soir...
15:18Je ne sais pas si tu vas te promener...
15:20Même en sortant du spectacle,
15:21va te promener dans les rues du Cap Dague.
15:22Tu as des mecs déguisés en chien.
15:24Ce n'est pas une place pour les gamins.
15:26Même moi, de toute façon.
15:27Moi, je suis un être extrêmement pudique avec mes gosses.
15:29Je ne me suis jamais mis à poil devant mes gosses.
15:30Je ne comprends pas qu'on amène des gosses dans un camp d'un turiste.
15:33Et vous dites c'est mimé.
15:34Donc ça, vous le redites ce matin ?
15:36Parce que sur la vidéo, quand même,
15:37on voit qu'ils se font choquer les gens.
15:39Mais moi, je ne veux pas.
15:40D'accord.
15:41C'est pour ça que je mets mon truc,
15:42parce que je ne veux pas aller s'envoyer.
15:43Elle a dû faire un pari avec quelqu'un.
15:45Et comme elle voit qu'elle n'y arrive pas,
15:47elle fait ça.
15:47Comme je dis dans le truc,
15:49les mecs sont bien gentils de me dire
15:50oui, tu as fait...
15:50Parce que les gens autour...
15:51Tu as vu ma bite ?
15:52Les gens autour, quand même,
15:53ils jouent bien la comédie.
15:55On a l'impression, quand même,
15:56qu'il y a quelque chose.
15:57Les gens, ils se marrent
15:57parce qu'ils voient une nana se mettre à genoux
15:59et faire ce truc-là,
16:00ce n'est pas commun.
16:01Moi, ça ne m'est jamais arrivé.
16:02Quand je pars et que je dis
16:03putain, ça ne m'est jamais arrivé.
16:04Non.
16:05Quand je chante les sardines,
16:06il y a des femmes qui montent sur scène
16:08à chaque fois.
16:09Il n'y a aucun débordement.
16:10Il n'y a rien.
16:11C'est la première fois.
16:12Déjà, quand elle arrive,
16:13elle m'attrape le truc à pleine main.
16:15Je ne lui demande rien.
16:16Et je ne lui en veux pas une seule seconde.
16:18Elle est dans un camp libertin.
16:21Et les gens se marrent autour
16:22parce qu'ils voient une nana
16:22se mettre à genoux et faire ça.
16:24Bien sûr qu'ils se marrent.
16:25Bien sûr que ça nous...
16:25Et ça dure 5 secondes.
16:28Même si ça avait été vrai.
16:30Ce n'est pas une pique.
16:30Ça nous a fait le sujet
16:31de l'été dernier.
16:32On s'est tous demandé
16:33s'il y avait fellation ou pas fellation.
16:35Et qu'est-ce que ça peut faire,
16:36à la limite ?
16:36Moi, je te dis que non,
16:37mais qu'est-ce que ça peut faire ?
16:39À la limite, il aurait mieux valu.
16:41J'espère que la prochaine fois...
16:42Norbert dit,
16:43moi, je pense à toutes les delphines
16:44qui n'ont rien demandé.
16:45Ah oui, ça, il a raison.
16:46Et qui risquent d'être saoulés
16:47en fin de soirée.
16:48Alors, on a Enrique en ligne.
16:49Bonjour, Enrique.
16:50Oui, bonjour.
16:51Alors, vous avez entendu la chanson
16:53ou certaines chansons ?
16:55Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
16:56Moi, je trouve que c'est un bonheur.
16:58Alors, moi, déjà,
16:59moi, je suis un grand fan
16:59de Patrick et Sébastien.
17:01Je l'ai vu 32 ou 33 fois.
17:04Ah ouais.
17:05Ah ouais.
17:06Donc, moi, je voulais dire...
17:07Moi, comme j'ai envie de dire,
17:08on a le king of pop.
17:09Eh bien, Patrick et Sébastien,
17:11c'est le king de la bonne humeur.
17:12On a besoin de plus de gens comme lui.
17:15Quand il ne sera plus là,
17:16on aura qui ?
17:16Sérieux.
17:17Je suis content, si tu veux,
17:18par rapport à mes potes,
17:20mes vrais amis dans le temps.
17:21Je suis sûr que s'ils me regardent
17:22de quelque part,
17:23Coluche et Gainsbourg,
17:24ils devaient être fiers de moi.
17:26Parce que ça, c'était mes idoles.
17:28Ils seraient malheureux.
17:29On me dit, l'époque a changé,
17:30mais est-ce qu'elle a changé en bien ?
17:32Est-ce que ce n'était pas mieux
17:33d'avoir un peu ces gens-là
17:34un petit peu provocateurs ?
17:36Aujourd'hui, le pays
17:37est complètement anesthésié.
17:38On nous enfile le truc
17:40du réservoir d'essence
17:41dans le cul, excuse-moi,
17:43d'être encore grossier.
17:44Mais si on doit faire une image,
17:46c'est ça.
17:46On est en train de se faire baiser
17:47par les pétroliers.
17:48Personne ne réagit,
17:49personne ne bouge.
17:51Qu'on ait un peu
17:52quelques mecs qui la ramènent.
17:53Dès que quelqu'un va la ramener,
17:54oh non, taisez-vous.
17:55C'est ça.
17:56Mais quoi ?
17:56Qu'est-ce qu'on va attendre ?
17:57Combien de temps de se faire ?
17:59Qu'on nous explique
18:00qu'il ne faut pas vivre,
18:01qu'il ne faut pas manger ça,
18:02qu'il ne faut pas voir ça,
18:03qu'il ne faut pas rire à ça.
18:04Il ne faut pas rire à ça.
18:05C'est-à-dire qu'on s'empêche
18:07de...
18:08On disait avant la pub
18:09que l'époque a changé,
18:11mais Charlie Hebdo,
18:12Harakiri,
18:12surtout Harakiri,
18:14sauf que les réseaux
18:15ont changé les choses.
18:16C'est-à-dire que cet album,
18:17il n'aurait peut-être pas eu...
18:19Les réseaux,
18:19il faut le prendre
18:20avec tout ce que ça a de bien
18:21et tout ce que ça a de pas bien.
18:22Les réseaux,
18:23il y a des gens
18:23qui n'existent que par ça.
18:25Ils se lèvent le matin
18:25en disant,
18:26je vais donner mon avis,
18:27ça a de l'importance.
18:28Ça n'a de l'importance
18:29que pour eux.
18:30Mais c'est vrai
18:31que ça fait déferler.
18:33Moi, regarde,
18:33toutes les chansons
18:34que j'ai faites,
18:35il n'y a pas de aide,
18:37il n'y a pas de monter
18:38les gens les uns
18:38contre les autres.
18:40Non, c'est les uns
18:41sur les autres.
18:42Hein ?
18:42C'est les uns
18:43sur les autres.
18:44Oui,
18:45mais je préfère
18:46qu'on se monte
18:46les uns sur les autres
18:47que les uns
18:47contre les autres.
18:48Parce que c'est la vie,
18:49parce qu'on est
18:51six dans ce studio,
18:52on est tous là
18:53parce que papa et maman,
18:54ils ont tiré un coup,
18:55je suis désolé.
18:56On a un auditeur,
18:57Patrick,
18:58qui dit,
18:58cher Patrick,
18:59je me suis régalé
19:00il y a très longtemps
19:00avec Dédé
19:01qui m'a gavé
19:01par trois fois
19:02de sandwich au foie gras
19:03à 9h du matin.
19:05Dédé,
19:05c'était votre maman.
19:06C'est ma maman.
19:06Telle mère,
19:07tel fils,
19:08la clownerie manque
19:09tant de nos jours
19:10autant que des vrais humoristes
19:11et non des pseudos
19:12qui ne sont que des lanceurs
19:13de flèches politiques.
19:15Bravo l'artiste.
19:17C'est mouvant.
19:17Il y a beaucoup,
19:19beaucoup d'hommages.
19:20Il ne faut pas,
19:20moi je ne me considère pas,
19:22moi je suis un ambianceur,
19:23je suis un saltamanc.
19:24Je suis un saltamanc.
19:25Là je vais monter
19:26mon petit cabaret.
19:27Les gens qui vont venir,
19:28ils vont être
19:28dans une ambiance conviviale.
19:30Il y aura peut-être
19:31des mots
19:32qui seront différents,
19:34mais on va rire,
19:35on va s'amuser,
19:36on va être chaleureux,
19:38bienveillant.
19:39Moi je n'appelle pas
19:40à la violence.
19:43Il y a trop de violence
19:44dans notre société,
19:45de la violence des mots.
19:45Tu as des deux partis politiques
19:46qui sont dans les extrêmes
19:47qui poussent les gens
19:48à se mettre sur la gueule
19:49entre eux.
19:50Moi je voudrais
19:50qu'on se réunisse un peu.
19:51Et le côté festif,
19:53le côté paillard,
19:54etc.
19:55Ce n'est pas un truc
19:56qui pousse à la haine.
19:58Au contraire.
19:59La chanson sur Delphine,
20:00c'est une histoire d'amour.
20:01Vous êtes un utopiste en fait.
20:04Non, je ne suis pas un utopiste
20:05parce que je pense
20:05que l'avenir
20:07de notre société
20:08passe par ça,
20:09passe par la bienveillance
20:10et la réconciliation.
20:11Il faut arrêter
20:11de donner de l'importance
20:12à ceux qui vous crachent dessus.
20:14Vous avez encore de l'espoir ?
20:15Bien sûr que j'ai de l'espoir.
20:16Pourquoi ?
20:17Parce que la majorité des gens
20:18a envie qu'on lui foute la paix
20:20et vivre.
20:21Les gens aujourd'hui,
20:22leur problème c'est quoi ?
20:23C'est le caddie.
20:24C'est le caddie,
20:25c'est l'argent qui manque
20:25et c'est que leurs enfants
20:27soient en bonne santé,
20:28qu'on puisse s'amuser.
20:29Qu'est-ce qu'ils font
20:29tous les soirs
20:30des anniversaires,
20:30des repas ?
20:31Pourquoi ils ne regardent plus la télé ?
20:33Vous avez un discours
20:34vachement présidentiable,
20:35j'ai l'impression.
20:36Je ne veux pas.
20:37Vous le dites,
20:38vous ne voulez pas,
20:38mais vous avez quand même
20:39lancé un mouvement
20:40qui veut influer.
20:41Je peux influer
20:42parce que je reçois.
20:43Je continue à recevoir.
20:44Vous continuez votre mouvement,
20:45ça suffit ?
20:45Plus que jamais.
20:46Je reçois les trucs des gens
20:48qui sont des évidences
20:49sur la vie de tous les jours.
20:53Là, aux deux qui resteront,
20:56j'ai déjà rencontré
20:57des hommes politiques.
20:58Il y en a un qui vous a défendu
21:00ce matin sur Sud Radio,
21:01c'est David Lissnard.
21:02On l'écoute.
21:03Écoutez, ça fait partie...
21:05Très franchement,
21:07c'est fait pour provoquer.
21:11Je crois que c'est fait pour ça.
21:12Donc si on disait
21:13qu'on n'était pas choqué,
21:13on le décevrait.
21:15Et puis il y a un esprit français
21:17grivois
21:17qu'on peut trouver
21:18de très mauvais goût.
21:19Mais allez, soyez francs vous-même.
21:21Ça vous fait marrer
21:22quand vous n'êtes pas à l'antenne.
21:23Donc avouez-le.
21:24Donc il ne vous choque pas.
21:25Si, ça peut choquer.
21:26C'est marrant.
21:27Ça peut être grossier
21:28de mauvais goût.
21:30Il faut peut-être relativiser
21:31tout ça.
21:32Et puis, vous savez,
21:33moi, depuis je me suis engagé
21:35dans la vie publique
21:35et dans l'action politique,
21:37j'ai habitué
21:38à me faire moquer.
21:40Donc il faut que chacun
21:40est habitué
21:41à se faire un petit peu moquer.
21:42Je ne crois pas
21:43que ce soit méchant.
21:43Il a raison.
21:44C'est grossier
21:45de mauvais goût,
21:45mais c'est volontaire.
21:46Quant au personnage,
21:48écoute,
21:50si on prend un peu de recul,
21:52ce garçon,
21:52que je ne connais pas,
21:56c'est peut-être
21:56une alternative intéressante.
21:58Vous voteriez pour lui ?
21:59Moi, je ne suis engagé
22:01pour personne.
22:02Pour l'instant,
22:02je suis engagé
22:03du côté du peuple.
22:04Mais si c'était
22:04un homme comme ça
22:05qui récupérait,
22:06enfin,
22:07qui récupérait,
22:07qui approuvait
22:09tout ce que les gens
22:10et de ce que j'ai entendu
22:11de lui,
22:12sa lutte contre la bureaucratie,
22:14le fait qu'il vienne,
22:15je me suis renseigné,
22:16d'un milieu plutôt simple,
22:19il a été élu à Cannes
22:20à 80 %,
22:21je crois.
22:22Et puis,
22:23les autres,
22:24ils sont un peu...
22:24Moi, je veux bien
22:25Edouard Philippe,
22:26Attal, tout ça,
22:26mais ça fait un moment
22:27qu'ils y sont,
22:28tous les autres.
22:29Ça fait un moment
22:29qu'ils y sont passés.
22:31Le RN,
22:32c'est le RN.
22:34Si la droite
22:35était intelligente,
22:36il y aurait peut-être
22:37un truc...
22:38L'homme, en tout cas,
22:39me semble intègre.
22:40Après,
22:41je ne le connais pas,
22:42je vais écouter
22:43un petit peu ce qu'il dit.
22:44Et moi,
22:44de toute façon,
22:45qui que ce soit,
22:46qui que ce soit,
22:47si les gens,
22:48par rapport
22:48à ce que je vais leur amener
22:49comme proposition,
22:50me disent,
22:51je coche 15 propositions
22:53et un autre,
22:53mon coche 5,
22:54je n'irai pas voter
22:55pour celui qui en a coché 15.
22:57Mais vous discutez beaucoup
22:58avec les hommes politiques.
23:00Vous discutez beaucoup
23:01de temps en temps.
23:02Mais j'ai promis
23:02que je ferai ça.
23:03Je discute à la fois
23:04avec les hommes politiques
23:05et avec les gens.
23:06Moi, aujourd'hui,
23:07je vois une grosse détresse
23:08autour de nous.
23:09C'est pour ça qu'on s'est atteint.
23:10Mon album,
23:10c'est un détail,
23:12c'est un peu d'air frais.
23:15Donc, le vrai problème
23:16aujourd'hui,
23:17c'est mes copines infirmières libérales
23:19peuvent aller bosser
23:19avec leurs conneries.
23:21L'État pourrait quand même
23:22faire un geste.
23:23Et puis, il y a cette domination
23:25où les gens n'ont assez
23:26qu'on leur dise
23:26il faut faire ça,
23:28il faut faire ça,
23:28il faut faire ça
23:29et quand ils veulent entreprendre,
23:30il y a une...
23:31Moi, je suis en train
23:31de monter mon cabaret,
23:32je le sais.
23:33Tu as une foule de normes,
23:34d'autorisations,
23:36de trucs, de machins
23:37où il faut payer, payer.
23:38Et je comprends
23:39que plein de gens
23:39se découragent.
23:40Et en même temps,
23:41cette société
23:42est encore plus violente.
23:43Les féministes,
23:44elles sont bien gentilles,
23:45mais il y a encore plus
23:46de féminicides.
23:47Moi, si tout le monde
23:48raisonnait comme moi,
23:49je raisonne,
23:50il n'y en aurait pas
23:50de féminicides.
23:51Moi, je considère
23:52que personne n'appartient
23:53à personne.
23:5490% des féminicides,
23:56c'est des mecs
23:57qui disent
23:58celle-là, elle m'appartient,
23:59elle s'en va,
23:59elle me laisse,
24:00donc je vais la tuer.
24:01C'est impossible
24:02de raisonner comme ça.
24:03C'est impossible.
24:04Moi, j'estime
24:05que personne n'appartient
24:06à personne,
24:06donc ce genre de truc,
24:07avec moi,
24:07n'arriverait jamais.
24:08On va se retrouver
24:09dans un instant,
24:10on aura Sandrine
24:10qui voulait réagir.
24:12Sandrine,
24:13Delirine,
24:14voilà.
24:15Je vous connais tellement.
24:16Catherine,
24:17elle est choquée,
24:18elle me dit
24:18moi, je n'ai pas été élevée
24:19comme ça,
24:20je n'aime pas depuis
24:21tous les ans,
24:21c'est trop grossier,
24:22j'ai été éduquée,
24:24mais je n'aime pas non plus.
24:25Oui, malheureusement.
24:26Le rap non plus,
24:27chacun son avis,
24:28effectivement.
24:29Je pars du principe
24:30qu'on n'est pas obligé
24:31d'être grossier
24:31pour faire de l'humour,
24:32c'est vrai,
24:32mais c'est souvent plus drôle.
24:33Mais on n'est pas obligé
24:33d'écouter la chanson non plus.
24:39On écoutera Régis Maillot.
24:40Et notre invité
24:41un peu spécial,
24:42un peu particulier,
24:44c'est Patrick Sébastien
24:45ce matin avec nous.
24:46Vous aviez fait une émission
24:47qui s'appelait Ozon ?
24:48Oui.
24:48Alors là,
24:49c'est Olé Ozé,
24:50nouvel album
24:50qui fait beaucoup réagir.
24:51On a Sandrine
24:52qui nous appelle
24:54au 0826 300 300.
24:55Bonjour Sandrine.
24:58Sandrine ?
24:58Bonjour,
24:59vous êtes bien
24:59sur le répondeur de Sandrine.
25:01Ah,
25:02bon,
25:02on a perdu Sandrine,
25:03on l'a rappelé.
25:05Elle nous disait
25:06j'ai rencontré
25:06pendant l'émission
25:07Prima Donna
25:07et je trouve
25:08qu'il était
25:09d'une bienveillance incroyable.
25:11Donc c'était encore...
25:11Oui, c'était une émission
25:13qui était plus que féministe
25:14parce que
25:15c'était comme Super Nana.
25:17J'avais décidé
25:17de faire un concours
25:18entre des femmes
25:19qui ne seraient pas jugées
25:19pour leur beauté extérieure
25:20mais pour leur beauté intérieure
25:22et leur caractère
25:22et leur personnalité.
25:24Ça a été quelque chose
25:25dont je suis très fier
25:26de cette émission.
25:27Alors,
25:27on sent quand même
25:28dans la chanson d'Elphine,
25:29vous dites
25:30je l'ai fait volontairement,
25:31je sais que ça peut choquer
25:32mais on sent une blessure
25:33que vous n'avez pas digéré
25:35d'avoir été virée.
25:36À un moment,
25:37on ne peut pas non plus
25:38tout accepter
25:39et dire oui,
25:40c'est une femme
25:41donc on va tout accepter.
25:42Non,
25:42comme je t'ai dit,
25:43s'ils se seraient appelés Kevin,
25:45j'aurais fait la même rime.
25:46Alors effectivement,
25:47Kevin Bossuet,
25:48diplôme en histoire contemporaine
25:49enseignant,
25:49nous a rejoints.
25:50Bonjour.
25:50Et Benoît Perrin,
25:51directeur de Contribuables Associés
25:53également.
25:53Alors,
25:54vous n'avez pas été seul
25:55à être blessé.
25:56Il y a eu beaucoup d'animateurs
25:57qui ont été virés
25:59du jour au lendemain
26:00et qui sont partis.
26:01On a été virés d'une manière.
26:03Tu te rends compte
26:03qu'au bout de 25 ans,
26:04ils ne m'ont même pas parlé ?
26:05Ils ne m'ont même pas envoyé un mot ?
26:07C'est ce qui est arrivé aussi
26:08à Laurence Boccolini.
26:09Oui, Laurence, pareil.
26:10Elle s'est confiée à Bangers
26:12qui a un podcast.
26:13Écoutez-la,
26:13elle était très virulente.
26:15Alors moi,
26:15je l'avais déjà un petit peu tâtée
26:16le manque d'humanité
26:17dans cette maison
26:18mais là,
26:19ce qui me dérangeait beaucoup
26:21c'est que c'était une maison
26:21qui se gargarise
26:23avec la parité,
26:25la sororité,
26:26l'égalité,
26:27l'humanité.
26:29De quoi on parle ?
26:30T'es gentil.
26:31On te vire comme un chien
26:33et ensuite,
26:34on te demande d'accepter
26:35ce qu'on va te proposer
26:35parce que t'as pas le choix.
26:37Mais c'est pas comme ça,
26:37ça marche pas comme ça.
26:38La loi,
26:38c'est pas la loi du travail.
26:40Ça marche pas comme ça.
26:41Ouais, ça m'a beaucoup choqué.
26:42Ce manque d'humanité
26:43et je dois dire que
26:45je ne suis pas la seule.
26:46Je ne suis pas un cas isolé.
26:48C'est beaucoup de gens
26:50dans cette maison
26:50qui sont en grande souffrance.
26:52Grande souffrance.
26:54Donc, je trouve que la chanson
26:56qui n'est pas ni insultante
26:57ni menaçante,
26:59c'est le minimum
27:01de répondre avec mes armes à moi
27:03puisqu'on n'en a pas d'autres.
27:04C'est fort ce qu'il a dit.
27:05Moi, j'ai fait deux.
27:06Au niveau commercial,
27:07on a fait un procès et un appel.
27:08On a gagné les deux.
27:09Ça, ils ne l'ont pas dit.
27:11Nous, il y a eu ça.
27:13Je ne suis pas allé au pénal
27:14mais j'aurais pu très bien
27:14aller au pénal
27:15pour l'histoire de l'homme blanc
27:16depuis 50 ans.
27:17C'est dans la loi.
27:19Je ne suis pas allé jusque-là
27:20mais il y a eu des dégâts collatéraux derrière.
27:22Moi, j'ai viré beaucoup de gens.
27:24Ça a coûté beaucoup d'argent
27:25à ma société
27:25de virer tout ce monde.
27:26Et puis, je te dis,
27:27la frustration
27:28de tous ceux,
27:29les artistes,
27:30les visuels du monde entier
27:31parce que ceux-là,
27:33les cirques,
27:34ils ont une vraie reconnaissance
27:35envers moi
27:35parce que quand on a lancé
27:36le plus grand cabaret,
27:37on a relancé tous les cirques.
27:39On a relancé,
27:40et je ne te parle même pas,
27:41de tous les artistes
27:42sur France 2
27:43qui aujourd'hui
27:44sont des têtes d'affiches
27:45et qui ont débuté
27:47parce que je suis allé les chercher,
27:48que ce soit du Pontel,
27:49d'Anny Boon,
27:50du Jardin,
27:50Panacloc,
27:51etc.
27:52Et j'aurais eu l'occasion
27:53d'en montrer bien d'autres
27:54aujourd'hui.
27:55Donc,
27:56la chanson,
27:57c'est un minimum,
27:58crois-moi.
27:59Et ce qui m'emmerde le plus,
28:00c'est que quel que soit
28:01le rapport de commission
28:01d'enquête,
28:02qu'est-ce qui se passe là ?
28:03Elle est encore là,
28:04on ne va rien lui faire
28:04pour ce qu'elle a fait,
28:05puis elle va rester encore.
28:06Mais vous n'êtes pas le seul.
28:06Ces gens-là sont intouchables.
28:08Donc, la chanson osée,
28:09c'est un minimum.
28:10Pourquoi intouchable ?
28:11Parce qu'ils ont les réseaux
28:12qu'il faut.
28:13Parce qu'aujourd'hui,
28:15on a besoin d'elle
28:15jusqu'aux élections
28:16pour faire barrage
28:17au Front National.
28:18Voilà.
28:19Elle a été installée
28:21par Hollande,
28:22elle a été poursuivie
28:23par Macron aujourd'hui.
28:25Il faut qu'il y ait...
28:25Cette télé n'est pas neutre.
28:27Bien sûr qu'elle n'est pas neutre,
28:28la télé,
28:28le service public,
28:29il n'est pas neutre.
28:30Il devrait,
28:31puisque c'est un service public.
28:32Après qu'une chaîne
28:33de radio,
28:34de télé,
28:34soit orientée,
28:36le mec qui fait bollerer,
28:37il fait ce qu'il veut
28:37avec son pognon.
28:38Mais avec le pognon des gens,
28:40tu dois représenter
28:40tout le monde
28:41et pas ton idéologie.
28:42Ce qu'elle a dit
28:43en arrivant,
28:44elle a dit
28:46la France telle qu'elle est
28:47mais telle que je voudrais
28:48qu'elle soit.
28:49Kevin,
28:50une réaction ?
28:51Oui,
28:51je suis d'accord
28:52avec ce qui a été dit.
28:53Moi,
28:53quand j'étais petit,
28:54je regardais beaucoup
28:55le service public.
28:56Ça ne ressemblait pas
28:56à ce qu'il y a aujourd'hui,
28:58notamment sur France 2,
29:00sur France 5,
29:00etc.
29:01Et moi,
29:01ce qui me choque véritablement,
29:02c'est le mépris populaire.
29:03C'est le mépris
29:04vis-à-vis des petites gens.
29:06Écoutez France Inter,
29:07vous avez toujours
29:09les électeurs RN
29:09qui sont stigmatisés,
29:11ceux qui roulent au diesel
29:12qui sont stigmatisés,
29:13cette France populaire
29:14qui finalement
29:15n'existe pas
29:16dans le cœur
29:17de ces gens.
29:18L'un entraîne l'autre.
29:19Pourquoi le RN est si haut ?
29:20À cause de ce mépris-là.
29:22Ils ne se rendent pas compte
29:22que c'est eux qui créent.
29:24C'est eux qui créent.
29:25Ils amènent des voix au RN
29:26tous les jours
29:26par le mépris qu'ils ont
29:28pour ce que je représente moi.
29:29Moi,
29:30je n'ai pas du hôte,
29:31je ne vais pas me balader
29:32dans les soirées,
29:32je n'ai pas quatre voitures
29:33dans mon truc.
29:34Moi,
29:34je reste en bas
29:35dans ma province
29:36avec...
29:36Enfin,
29:37ma résidence principale
29:38est à Paris
29:38mais je vais de plus souvent
29:39possible en province
29:43ils les caricaturent
29:44ils ont des casquettes ricard
29:45mais ce n'est pas ça.
29:47Moi,
29:47mes potes,
29:47ils sont tout bibles,
29:48ils sont avocats,
29:49ils sont ouvriers
29:50et ils ne sont pas méprisables
29:52à ce point-là.
29:53Benoît Perrin ?
29:54C'est vrai que quand on pense
29:55à Patrick Sébastien
29:56on dit souvent chanteur populaire
29:57mais on oublie quand même
29:58que c'est un animateur hors pair
29:59que c'est un imitateur extraordinaire
30:02un parolier mouvant.
30:04Je vous invite à écouter
30:05Chantez quand même
30:06qui a été chanté
30:06par Michel Sardou
30:08texte que vous avez écrit
30:08en 1992
30:09si vous voulez pleurer un moment
30:10écoutez chanter quand même
30:11de Michel Sardou
30:13L'histoire est jolie
30:14parce que mon fils
30:15qui s'est eu en moto
30:17était fou des lumières
30:18Michel de Jacques Rouvérolis
30:19et j'ai appelé Michel
30:20avec qui j'avais tourné
30:21à l'époque
30:22et je lui ai dit
30:23voilà j'ai écrit un texte
30:24j'aimerais que tu le chantes une fois
30:26aux répétitions
30:27sous tes lumières
30:29pour que mon fils
30:30voit ça d'où il est
30:32et il m'a dit
30:33il m'a rappelé le lendemain
30:34il m'a dit
30:34écoute j'ai fait la musique
30:35dans la nuit
30:35c'est lui qui a fait la musique
30:36et jamais sur mon prochain album
30:38et elle est sur l'album
30:39du bac G
30:39et elle s'appelle
30:40Chantez quand même
30:41parce que je suis monté
30:42Chantez quand même
30:42le soir de la mort de mon fils
30:43comme lui
30:44et est allé chanter
30:45le soir de la mort de son père
30:47On a retrouvé Sandrine
30:49alors Sandrine
30:49on va vous écouter quand même
30:50c'est un témoignage
30:52vous l'avez rencontré
30:53Patrick Sébastien
30:54c'est ça ?
30:55Oui c'est ça
30:56Bonjour à tous
30:56Bonjour Patrick
30:57Bonjour Sandrine
30:58Je suis l'une
30:59salut
30:59je suis l'une
31:00des deux primadonna
31:01Oh là
31:02de quelle région ?
31:04C'était du Gers
31:05Du Gers
31:07Tu te rappelles
31:08l'histoire du petit point
31:09tu te rappelles pas de ça ?
31:10Oh là je me rappelle pas
31:11c'était au moment
31:13des attentats
31:16quand on a enregistré
31:17l'émission
31:17le jour des attentats
31:18de New York
31:19De New York
31:20c'est ça
31:20exactement
31:20c'était terrible
31:21c'est ce que je disais
31:22tout à l'heure
31:23au Sampdart
31:23c'était
31:25c'est une journée de fou
31:27et c'est vrai que cette émission
31:30c'était pour mettre en valeur
31:31des femmes
31:31pour autre chose
31:32que l'apparence
31:34pour la profondeur
31:36pour la gentillesse
31:37pour la personnalité
31:40c'est vrai
31:41c'est vrai
31:42et justement
31:42c'est ce que je disais
31:43tout à l'heure
31:44pour t'avoir rencontré
31:46et t'avoir vu
31:48toute gravité
31:48autour de tes équipes
31:49j'ai découvert
31:50d'une gentillesse
31:51d'une bienveillance
31:52avec eux
31:52toujours un petit mot gentil
31:54avec le serveur au bar
31:55avec la dame
31:56qui passait
31:56avec son chariot de ménage
31:58on a passé 3 jours ensemble
31:59et beaucoup
31:59mine de rien
32:00et puis il y avait Nana
32:01aussi avec nous
32:02qui s'occupait de vous
32:03bien sûr
32:03il y avait Nana
32:03qui était notre nounou
32:08moi j'ai des très bons souvenirs
32:10de ça
32:10parce que c'était justement
32:11à dimension humaine
32:12je pense pas que tu m'aies vu
32:13manquer de respect
32:14à aucune des femmes
32:14au contraire
32:15à aucun moment
32:17au contraire d'ailleurs
32:17d'une bienveillance
32:18et d'une gentillesse
32:19donc à un moment donné
32:21je crois qu'on a quand même
32:23le droit de liberté d'expression
32:25de liberté d'art
32:26chez nous encore
32:27il faut qu'on le préserve ça
32:28et on a besoin
32:29de gens comme ça
32:30de gens comme vous
32:31pour
32:32parce qu'il y a l'idéologie
32:33puis il y a les actes
32:34il y a les actes au quotidien
32:36moi je suis pas soupçonnable
32:37de m'être mal conduit
32:38sur ce truc là
32:39après qu'on en veuille
32:40il y a des gens
32:40qui se conduisent mal
32:41je peux le comprendre
32:42mais faire un procès
32:44les procès des féministes
32:45s'il y a des féministes
32:46qui ont appelé récemment
32:47un de mes galas
32:48en disant
32:48mais vous n'allez quand même
32:49pas le recevoir
32:50je dis mais qu'est-ce que j'ai fait
32:52excusez-moi
32:52et dans le public
32:53il y a beaucoup
32:54beaucoup de femmes
32:55on peut prendre les gens
32:56en otage sur ça
32:57alors merci beaucoup Sandrine
32:59d'avoir appelé pour témoigner
33:00on va écouter Régis Maillot
33:02ce matin
33:02il m'a fait rire
33:04j'ai entendu
33:04c'était très drôle
33:05là où certains voient
33:06de la vulgarité
33:07moi je vois de la poésie
33:09il suffit de lire les paroles
33:11c'est une déclaration d'amour
33:12bon écrite à 2h du matin
33:14mais de l'amour quand même
33:16Delphine
33:17si t'avais connu Mappin
33:18on aurait été si heureux
33:19on aurait été amoureux
33:21qu'est-ce qu'il nous dit Patoche
33:23il nous dit
33:23l'amour est une hypothèse non réalisée
33:25une utopie sentimentale empêchée
33:26ce n'est pas trivial
33:27c'est tragique
33:28je t'aurais emmené
33:30à Venise
33:31on aurait passé des nuits folles
33:33t'aurais visité ma tour de Pise
33:34on aurait niqué en gondole
33:37alors là
33:38on est dans le sublime
33:39le voyage initiatique
33:41cher à Sandrars
33:42le déplacement
33:43comme ouverture au monde
33:44et la gondole
33:44la gondole
33:45ah bah c'est l'amour flottant
33:46la dérive des corps
33:47la métaphore liquide du désir
33:49plainte contre ça
33:51c'est comme traîner Baudelaire
33:52en justice pour les fleurs du mal
33:53c'est faire le procès
33:54non pas de l'homme
33:55mais de la poésie elle-même
33:56et moi je vous le dis
33:57dans quelques années
33:58on étudiera
33:59Delphine au bac
34:01c'est magnifique
34:04beaucoup d'heures
34:05beaucoup d'heures
34:06Régis Maillot
34:07c'est comme ça
34:07qu'il faut le prendre
34:08et ça moi ça me régale
34:10ça m'amuse complètement
34:12mais pour eux
34:14il y a cet aspect là
34:15et puis je voudrais qu'on parle
34:16peut-être avec Benoît Perrin aussi
34:18vous aviez des questions
34:19à poser à Patrick Sébastien
34:20justement peut-être
34:21sur ce qu'il fait
34:23mais c'est un choix moi
34:25d'écrire des choses très sérieuses
34:28tu as eu la chance de lire
34:29je te l'ai envoyé
34:30parce que j'en vois pas
34:31beaucoup de gens
34:31un livre qui sortira peut-être
34:33qui est un roman pur
34:34que tu as adoré
34:37qui sont des choses très sérieuses
34:39j'ai écrit des choses très très sérieuses
34:40et qui est écrit à la première personne
34:42c'est une femme qui est l'héroïne
34:43et avec une sensibilité
34:45assez incroyable
34:46et j'aime passer
34:47quand j'ai un drame dans ma vie
34:49peut-être comme des prochains bouquins
34:51ça sera ça
34:51ça s'appellera les bons moments
34:52dès que j'ai un drame dans ma vie
34:54je m'en repasse en caléidoscope
34:56les bons moments
34:57dès que j'ai un drame dans ma vie
34:59je m'applique à faire
35:00la pièce le kangourou
35:01qui était un truc drôle
35:03je l'ai écrit juste derrière
35:04la mort de ma maman
35:04pour
35:06il faut qu'on se batte contre nous
35:07au lieu de se laisser glisser
35:09sur une pente morose
35:10comme font beaucoup de gens aujourd'hui
35:11la légèreté
35:14là j'ai eu un cancer
35:16du Rhin
35:16où ils m'ont
35:17je suis resté 8 heures sur la table
35:19derrière
35:20faut pas que j'écrive un truc sérieux
35:21faut que j'écrive une connerie
35:22un léger
35:24un truc pour me remettre d'accord
35:25avec la vie
35:26alors c'est un tuyau
35:27que je vous donne à tous
35:28parce que je vois tellement de gens
35:29aujourd'hui
35:30tomber
35:30dans les
35:32les psychotropes
35:33tomber dans les cachets
35:34tomber dans la cam
35:35parce que les mômes
35:36aujourd'hui c'est ça
35:37c'est l'alcool la cam
35:38les femmes
35:38seules
35:39qui boivent beaucoup
35:41il y a d'autres solutions
35:42la légèreté en fait partie
35:44ça s'appelle le lâcher prise
35:45chez les psys
35:46mais quand je fais du grossier
35:49du comme ça
35:49c'est une thérapie
35:51parce que je peux très bien écrire
35:52des choses très très belles
35:53mais je vais m'enfoncer
35:54dans l'amorosité
35:56encore plus dans l'amorosité
35:57donc c'est une auto-médication
35:590826 300 300
36:00si vous voulez réagir
36:02à l'album de Patrick Sébastien
36:04si vous voulez lui poser des questions
36:05ou témoigner
36:06on se retrouve dans un instant
36:08avec vous sur Sud Radio
36:10on est avec Patrick Sébastien
36:12on était en train de dire
36:13qu'il y avait certaines chansons
36:14qui avaient fait date
36:16les sardines en particulier
36:19les serviettes
36:19tourner les serviettes
36:20celle qui me donne le plus de droits
36:22c'est Joyeux Anniversaire
36:24je regardais avant de passer à l'entête
36:25les musiques les plus écoutées
36:27sur Spotify
36:28alors les sardines en 1
36:29Joyeux Anniversaire en 2
36:31on fait tourner les serviettes en 3
36:33et il y a
36:33On est des dingues aussi
36:35ah oui on est des fous
36:35ah oui celle-là
36:36je finis mes spectacles avec
36:37mais on s'en fout
36:38et les mecs ont fait plein de vidéos
36:40où ils font de tout et n'importe quoi
36:42et pourvu que ça dure aussi
36:43et ce qu'il y a de fou
36:45c'est que
36:46j'ai 72 ballets
36:48et je suis étonné
36:49moi le premier
36:49de voir des
36:50j'en discutais avec des copains
36:52l'autre jour
36:52je disais les grandes stars de la chanson
36:53les Goldman
36:54les Sardou
36:55leur dernier tube
36:56ça a 30 ans
36:5740 ans
36:57moi ça a 6 mois
36:59et ces musiques-là
37:00ne faisaient pas autant débattre
37:01que maintenant
37:02la musique que vous avez sortie d'Alphine
37:04c'est volontaire
37:04et justement
37:06il y a eu aussi une petite pipe
37:07avant d'aller dormir
37:08on y avait fait aussi beaucoup parler
37:09et d'autres chanteurs aussi
37:10se sont retrouvés
37:11dans cette impasse
37:13face aux critiques
37:14ou à la censure
37:15Georges Brassens
37:16par exemple
37:16à l'époque
37:17le gorille
37:18le gorille
37:19c'est quand même
37:20un animal
37:21qui enfile un juge
37:22exactement
37:22il y avait le gorille
37:24donc lui
37:25il a connu la censure
37:26à plusieurs reprises
37:26la mauvaise réputation
37:27sortie en 1952
37:29elle a été interdite
37:30d'antenne à la RTF
37:32dès sa sortie
37:33jugée trop critique
37:34envers les bourgeois
37:35et l'autorité
37:36une musique
37:37qui va se retrouver
37:38devant le tribunal
37:39donc de nombreuses
37:41musiques paillardes
37:42ont été critiquées
37:43aussi dans l'opinion publique
37:44par exemple
37:45le curé de Camaret
37:46alors
37:47c'est marrant
37:47parce que l'église
37:48n'a pas porté plainte
37:50il devait y avoir
37:51un curé
37:51parce qu'on dit
37:51que mon truc
37:52il est ad nominum
37:52il devait y avoir
37:53un curé à Camaret
37:54le curé de Camaret
37:55a les couilles qui pendent
37:55et quand il s'assoit dessus
37:56elle y rentre dans le cul
37:57je suis désolé
37:59on a un petit extrait
38:00ça a donné ça
38:00c'est un grand classique
38:11maintenant dans l'histoire
38:12alors est-ce que là
38:13les femmes vont monter
38:14vous vous rendez compte
38:15au 19ème siècle
38:16ça avait fait parler
38:17un petit peu
38:18dans l'opinion publique
38:19après les recherches
38:19moi je suis dans la tradition
38:20les bouffons
38:21s'en prenaient au roi
38:22et à la reine
38:23aux puissants
38:24les bouffons
38:25ils s'en prennent pas
38:25ils s'en prennent pas
38:27aux petits
38:28moi je me moque pas
38:29des gens d'en bas
38:30je me moque des gens d'en haut
38:32madame Delphine
38:33elle est en haut
38:33elle a les pouvoirs
38:34alors on peut me reprocher
38:35d'être un bouffon
38:36ok d'accord
38:37je suis un bouffon
38:37je suis un bouff
38:38mais je tape pas sur les petits
38:39je tape sur les gros
38:40mais les musiques payardes
38:41n'ont jamais été condamnées
38:42par la justice
38:42alors que les musiques
38:43on va dire
38:44il y a un style de musique
38:45qui est beaucoup décrié
38:46malheureusement
38:46il court le furet
38:47c'est il fourre le curé
38:48c'était contre l'abbé Dubois
38:50exactement
38:50et le rap est souvent
38:52malheureusement
38:52silué
38:53là il y a des insultes
38:57on va dire
38:58c'est plus engagé
38:58plus sociétal
38:59et des fois
38:59c'est soumis
39:00à des dérives
39:01c'est le cas
39:01par exemple
39:02en 1995
39:03NTM
39:04avait été condamné
39:06en première instance
39:07pour insultes
39:08écrits à la haine
39:09par rapport
39:10à une musique
39:11anti-police
39:17donc à l'époque
39:18Joey Starr
39:19avait insulté
39:19la police sur scène
39:20à la scène sur maire
39:21au rail sign
39:22qui a fait
39:23Sussmabit
39:24pour la Saint-Valentin
39:25et c'était des organisations
39:26féministes
39:27qui avaient porté ça
39:28devant le tribunal
39:29ils n'avaient pas été
39:30condamnés en appel
39:31et en novembre
39:331996
39:34aussi
39:35ils avaient fait appel
39:36NTM
39:36et finalement
39:37ils n'ont pas été
39:38condamnés
39:39et l'actualité récente
39:41montre que le sujet
39:41est toujours aussi sensible
39:43lundi
39:44le rappeur
39:45Frisk Orléon
39:46a été condamné
39:47à Nice
39:48pour apologie
39:48du terrorisme
39:49il était poursuivi
39:50pour certains propos
39:51dans le titre
39:52il y a quand même
39:52une différence
39:53entre Delphine
39:54si tu avais connu
39:55Mappin
39:55et on va les tuer
39:56si je peux me permettre
39:57à l'époque
39:58il faisait référence
39:59à l'auteur
39:59de l'attentat de 2016
40:00c'est tout juste
40:01si ces chansons
40:03de rappeurs
40:03ne sont pas cautionnées
40:04par les gens
40:06qui m'attaquent
40:07sur le reste
40:08elle a porté plainte
40:09elle a porté plainte
40:09Delphine Arnaud
40:10ou pas ?
40:11je ne sais pas
40:12parce que la plainte
40:12a été déposée
40:13ou pas ?
40:13je ne sais pas
40:14et puis surtout
40:16j'espère que ce n'est pas
40:17France Télévisions
40:18parce que si c'est France Télévisions
40:19qui déposent plainte
40:19c'est avec votre pognon
40:20les enfants
40:20et le gouvernement
40:21qui a montré aussi
40:24sa solidarité
40:24à Delphine Arnaud
40:25c'est pas le gouvernement
40:26qui a montré sa solidarité
40:27et c'est là-là-là
40:29moi je veux bien
40:30mais elle ne représente
40:31pas toutes les femmes
40:32mais Oror Berger
40:33qui est ministre
40:33a quand même dit
40:35on ne laisse pas passer
40:37de telles paroles
40:37qui sont extrêmement vulgaires
40:39voilà ce qu'elle a dit
40:40j'appelle ça du fascisme
40:41tu sais
40:42j'ai regardé
40:43ces gens-là
40:43de cette gauche-là
40:45qui accusent
40:46la droite d'être fasciste
40:47moi je suis allé regarder
40:48la définition
40:49dans le dictionnaire
40:50le fascisme
40:51c'est une attitude
40:52autoritaire
40:53arbitraire
40:54que quelqu'un
40:55impose à quelqu'un d'autre
40:56ou à un groupe
40:56ils sont où les fachos
40:57là aujourd'hui ?
40:58je suis désolé
40:59ça vous choquerait
41:00si Delphine Arnaud
41:01sortait Patrick Alatric ?
41:03ça me ferait un grand plaisir
41:04vous appelez Delphine Arnaud
41:06je pense
41:06non mais attends
41:08moi ça fait des années
41:09qu'on m'insulte
41:10sur les réseaux sociaux
41:11ça fait
41:11même que des gens
41:12à la télé
41:13qui m'ont réduit
41:15à ça
41:15des nanas
41:16qui
41:16c'est un gros beauf
41:17je ne vais pas porter plainte
41:19c'est leur avis
41:20ils ne me connaissent pas
41:21les gens qui me connaissent
41:22moi ma vie
41:23ils savent ce que je suis
41:24vraiment
41:25effectivement
41:26je ne suis pas hier
41:27parce que c'est ma tradition
41:28alors Benoît Perrin
41:30est-ce que vous n'avez pas
41:31l'impression que justement
41:32ces gens-là
41:32notamment la direction
41:33de France Télévisions
41:34se sert
41:34en fait
41:35de votre chanson
41:36justement
41:37pour éviter de parler du fond
41:38très complément
41:38on voit bien
41:39que ce qui exaspère
41:40ce nombre de Français
41:41c'est que vous avez
41:42un service public
41:43qui est finalement
41:43au service d'un seul public
41:45d'une part
41:46donc on peut peut-être
41:48estimer qu'il y a
41:49manque de diversité
41:50idéologique
41:51dans cette entreprise
41:53et deux après
41:53il y a la gestion financière
41:54et c'est vrai que c'est
41:55quand même gênant je crois
41:56qu'en fait on tourne
41:57toujours autour du pot
41:58sur la manière
41:59dont justement
42:00la commission a été dirigée
42:01donc voyons
42:02on fait la forme
42:02je vous rappelle qu'au passage
42:04pour cette commission
42:05et au final
42:05on n'attend jamais
42:06du standard financier
42:07c'était les gens
42:08d'Alefi et du Maghredi
42:09qui ne voulaient absolument
42:10pas que je sois là
42:12et c'est la pression populaire
42:13en quelque sorte
42:13c'est la pression populaire
42:14qui a fait que j'y suis
42:15et vous avez dit
42:16ce que vous aviez à dire
42:17j'ai dit exactement
42:18ce que j'avais à dire
42:18il y a Michel à côté
42:19mais qui ne peut pas parler
42:20parce que moi j'adore Michel
42:22mais il ne veut pas perdre son truc
42:23il sait que s'il se fâche
42:24avec Carnot
42:25la télé c'est sa vie
42:26moi ce n'est pas ma vie
42:27ce n'est pas mon truc
42:28j'ai dit à peu près
42:29tout ce que je pouvais dire
42:30je l'ai dit
42:31vous aviez été choqué
42:32par la déclaration
42:33de Jérémy Patrier-Laitus
42:34quand il a dit
42:34je ne veux pas que cette commission
42:36se transforme en grand cabaret
42:37j'ai trouvé par contre
42:37quand j'y suis allé
42:38qu'ils avaient fait un beau boulot
42:40mais même le président
42:41je le trouvais très bien
42:42quand j'y suis allé
42:42mais il avait déclaré ça
42:44il avait déclaré
42:45non ce n'est pas
42:45le plus grand cabaret du monde
42:46c'est à la hauteur
42:47de leur mépris
42:48c'est un clown
42:49on ne va pas l'écouter
42:50alors que j'ai passé
42:5125 ans dans la maison
42:52et qu'on a fait plus que faire
42:53on n'a pas fait que le cabaret
42:55on a fait une émission
42:56qui s'appelait
42:56Intime Conviction
42:57on a fait de l'autre côté du mien
42:58on a créé des choses
42:59bien sûr
43:00est-ce que vous n'avez pas
43:01des grands bluffs ?
43:01je veux bien
43:02et j'ai été balayé
43:04n'importe quel employé
43:06dans une société
43:07il est au moins
43:07un pot de départ
43:08ils m'ont mis dans la gueule
43:09le pot de départ
43:10ce qu'ils voient
43:10et ils vous ont demandé
43:12les factures de votre société
43:13vous les avez transmis
43:14ou comme l'a dit
43:15vous ne les avez pas transmis
43:17mais à l'intérieur de ma société
43:19elle ne fait pas que de la télé
43:21j'ai toujours fait des galas
43:22des spectacles
43:22des disques etc
43:23mais mes marges
43:24elles sont transparentes
43:25on a fait 8 à 10% de marge
43:26après mes salaires
43:28à l'intérieur
43:28ça comprend plein de choses
43:29tout est mélangé
43:30donc ça
43:31on est en droit
43:32de le garder pour nous
43:33c'est pas un problème
43:34par contre
43:36on l'a bien vécu
43:37mais tu vas voir
43:38mon patrimoine aujourd'hui
43:39je te dis
43:39j'ai une maison à Paris
43:41que je vais vendre
43:42pour construire mon cabaret
43:43j'ai pas de maison sur la côte
43:44j'ai pas d'argent à l'étranger
43:46et surtout l'argent
43:47que j'ai gagné
43:48je l'ai beaucoup partagé
43:49c'est-à-dire
43:50que j'ai donné à plein de gens
43:51autour de moi
43:51ce que l'Etat ne leur donne pas
43:53voilà
43:53parce que je suis un partageur
43:55donc j'ai aucune
43:57aucune
43:57on a bien gagné notre vie
43:58sur le service public
43:59on a gagné bien notre vie
44:00par contre on bossait
44:01et on faisait du monde
44:02j'ai une petite question
44:03à vous poser
44:04parce que vous êtes quand même
44:05un personnage extrêmement populaire
44:07en France
44:08vous incarnez quelque chose
44:09je me demandais
44:10si un jour
44:10ça vous a déjà traversé
44:12peut-être de faire de la politique
44:14j'en fais
44:16Chirac m'avait dit
44:16quand j'avais monté
44:17la première fois le DART
44:19il me dit
44:19tu en fais de la politique
44:21c'est de la politique
44:22ce qu'on fait
44:23aujourd'hui
44:24si je peux
44:25faire évoluer un peu
44:26la société
44:27dans une certaine voie
44:28là ce que j'ai monté
44:29le mouvement ça suffit
44:30je ne me présente à rien
44:31je ne veux pas être président
44:32je n'en ai pas les compétences
44:33c'est n'importe quoi
44:34tous ces mecs
44:35qui se disent
44:35je vais être président
44:36il faut avoir une épaisseur
44:37moi Macron
44:38j'y ai beaucoup cru
44:40et aujourd'hui
44:40je n'y crois plus du tout
44:41mais putain
44:42il a l'épaisseur pour ça
44:43il y a des gens
44:43qui ont l'épaisseur
44:44et d'autres qui ne l'ont pas
44:46par contre
44:46le mouvement que j'ai monté
44:47ça suffit
44:48je recueille
44:50ce n'est pas des doléances
44:51c'est des évidences
44:51de la part des gens
44:52et le principe
44:53il est simple
44:54c'est un chantage démocratique
44:55c'est-à-dire au moment
44:57du deuxième tour des élections
44:58je vais aller voir
44:58les deux qui restent
44:59et je vais leur dire
45:00voilà
45:01il y a 30 points
45:02lesquels vous me cochez
45:03et je vais dire aux gens
45:05voilà celui-là
45:05il m'en a coché 15
45:06et celui-là
45:07il m'en a coché 5
45:09votez pour celui que vous voulez
45:10c'est de la politique
45:11dans ces points
45:12qu'est-ce qui est important
45:12pour vous selon vous ?
45:13je suis en train de le faire
45:14il y a plein de choses
45:16qui est à ce qu'on doit garder
45:17les provinces et les départements
45:19par exemple
45:20il y a toute une chasse
45:23aux agences d'état
45:25aux ARS
45:26il y a des trucs
45:27qui ont commencé à arriver
45:27les parkings gratuits
45:28dans les hôpitaux
45:29il y a alléger l'administratif
45:32dans les hôpitaux
45:33pour donner plus aux soignants
45:35il y a des trucs
45:35qui ont plafonné
45:36les marges des grands distributeurs
45:38c'est des évidences
45:40il y a plein
45:40alors j'ai toute une liste
45:41pour l'instant
45:41j'ai une cinquantaine
45:42de propositions
45:43qui sont toutes discutables
45:45et on va voir
45:45lesquelles sont réalisables
45:47ou pas
45:47et j'ai déjà parlé
45:49avec des politiques
45:49j'ai déjà parlé
45:50avec des politiques importants
45:52à qui j'ai dit ça
45:52alors il y en a certains
45:53moi ce qui revient souvent
45:55c'est sortir de l'Europe
45:57moi j'ai une autre alternative
45:58qui est d'y rester
45:59mais de ne plus jamais accepter
46:01des normes
46:01qui nuiraient
46:01à la productivité française
46:03mais ça
46:03c'est un pouvoir politique
46:05pourquoi pas
46:06il y a un moment
46:07moi je crois
46:07qu'il faut renverser la table
46:08il ne faut pas changer la nappe
46:10aujourd'hui
46:12ce qui nous empêche
46:13de bouger
46:14parce que regarde
46:14comment on se fait enfler
46:15par les pétroliers
46:16personne ne bouge
46:17on est anesthésié
46:19moi je crois qu'aujourd'hui
46:20les gens ont peur
46:20de perdre ce qu'ils ont
46:21même s'ils n'ont pas beaucoup
46:22je pense qu'il faudrait
46:23qu'ils acceptent peut-être
46:24de perdre un peu ce qu'ils ont
46:26pour pouvoir gagner plus après
46:27les Irlandais sur le pétrole
46:29ils ont tout bloqué
46:30ils ont tout bloqué
46:31et ça a baissé
46:32ils ont sorti les camions
46:34nous on se dit
46:35ouais mais c'est les vacances
46:36là si on nous bloque les routes
46:38mais c'est pour avoir plus après
46:40donc je ne te dis pas
46:41qu'il faudrait
46:42j'encourage les gens
46:43à prendre le gilet jaune
46:43mais pas loin
46:44à se dire
46:45vous ne pouvez pas
46:46vous laisser faire comme ça
46:46quelqu'un qui vante
46:47le prix des choses
46:48aujourd'hui
46:49le prix des choses
46:51moi je ne fais pas les courses
46:53parce que j'ai des gens
46:54tout ça
46:55il m'arrive d'aller acheter des trucs
46:56mais je vois
46:57ce qui arrive dans mon assiette
46:58moi je suis un privilégié
47:00moi je suis un privilégié
47:01j'ai des copains tout libre
47:02quand je suis malade
47:03je passe un coup de téléphone
47:05et les mecs
47:05mais les gens qui veulent
47:07je passe mon temps
47:08d'ailleurs à ranger des coups
47:09pour mes amis
47:09qui ne peuvent pas avoir
47:10de rendez-vous IRM
47:11qui ne peuvent pas avoir ça
47:13qu'on puisse attendre
47:156 heures
47:15dans des couloirs d'urgence
47:18très rapidement
47:19entre autres
47:20vous avez vu
47:21la folie qu'il y a
47:22pour les places de Céline Dion
47:23c'est totalement fou
47:24est-ce que vous vous souvenez
47:25vous allez voir
47:26quand vous avez essayé
47:27de faire parler Céline Dion
47:28en titi parisien
47:29j'ai retrouvé l'extrait
47:30écoutez
47:31il faut que je fasse attention
47:32alors je parle un peu
47:33à la parisienne
47:33comme ça
47:33alors j'ai dit
47:34les gens vont me comprendre
47:35alors quand je vais parler
47:36comme ça
47:36c'est pas mal
47:36tu le fais bien
47:37fais moi
47:38je suis vachement contente
47:39d'être là
47:39non mais vraiment
47:40je suis vachement contente
47:41d'être là
47:42on se retrouvait
47:43au bout de quelques années
47:44j'ai retrouvé
47:44des photos de tickets
47:47où il y a mon nom
47:48en très très gros
47:49il y a marqué Céline Dion
47:50en première partie
47:50en tout petit
47:51c'est à 75 francs
47:52la place
47:52c'est plus du tout
47:53le tarif
47:53ah non c'est plus le tarif
47:55Céline j'ai eu
47:56le pif à l'époque
47:58de lui faire faire
47:59son premier Olympia
48:00elle avait 16 ans
48:01on a fait
48:02un mois d'Olympia
48:04on a fait une tournée
48:04en sans bouche
48:05et c'est vrai
48:06qu'aujourd'hui
48:07rétrospectivement
48:07quand je me revois
48:08derrière le rideau d'Olympia
48:09en train de la tenir
48:10par l'épaule
48:10en disant
48:11n'ai pas peur
48:11ma puce
48:12ça va bien se passer
48:12ça me fait drôle
48:13depuis je ne l'ai revue
48:14qu'une fois seulement
48:15mais elle me tombe
48:15dans les bras
48:15quand je la vois
48:16parce qu'on a partagé
48:17elle l'a dit
48:18dans son autobiographie
48:19c'est là qu'elle est
48:20devenue adulte
48:21pendant cette tournée
48:22parce que c'était moi
48:23et j'avais en première partie
48:25j'avais Philippe Laville
48:26qui chantait des bambous
48:27et elle qui attaquait
48:27qui faisait trois chansons
48:29qui faisait
48:29mon ami m'a quitté
48:30etc
48:31il y avait déjà René
48:32qui était là
48:33et c'est vrai
48:34j'ai des souvenirs
48:35et je vais te dire honnêtement
48:36je pensais que ça serait
48:37une grande chanteuse
48:37mais pas à ce point là
48:38je pourrais te dire
48:40ouais je savais que ça serait
48:41non non
48:41je pensais pas que ça serait
48:42à ce point là
48:43et puis alors
48:43autre élément
48:44qui me marque beaucoup
48:45dans votre carrière
48:46c'est quand même
48:46le record que vous avez fait
48:47d'audience à la télévision
48:48avec le grand bleu
48:49c'est un truc
48:50les jeunes
48:51les moins de 18 ans
48:52ne peuvent pas comprendre
48:53mais il faut se rappeler
48:54en 1992
48:55vous faites une émission
48:56vous piégez
48:56tous vos copains animateurs
48:57on fait 17 millions et demi
48:5917 millions et demi
49:00mais 75%
49:01de parts de marché
49:02c'est à dire
49:02vous avez 100 personnes
49:03qui regardent la télé
49:03et alors tu sais
49:04avant il n'y avait pas l'audimat
49:08avant il n'y avait pas l'audimat
49:09les carnavals
49:10qu'on a fait en 84
49:11les audiences
49:12c'était 22 millions de personnes
49:14ont tourné autour de 20 millions
49:15donc de ce côté là
49:17même les cabarets
49:17quand ils m'ont viré
49:19le dernier plus grand cabaret du monde
49:21du 31 décembre
49:23sur le 5
49:24sur France 5
49:25il a fait 75 millions
49:27et on m'a viré
49:29le journal de 11h05
49:30le 11
49:33Oléosé
49:33le volume 2
49:34alors ne l'écoutez pas
49:36si vous êtes sensible
49:37si vous avez envie de vous amuser
49:39franchement
49:39tous les gens
49:39qui je l'ai fait écouter
49:40ont rigolé
49:41et Mamie Tartine
49:42spéciale dédicace
49:43à Valérie Axel
49:43voilà merci
49:46merci à vous Patrick
49:47d'avoir été avec nous
49:48ce matin sur Sud Radio
49:49on se retrouve dans un instant
49:50pour commenter l'actualité
49:51à tout de suite
49:51merci pour la parole
49:5210h10
49:5210h10
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