- il y a 10 minutes
Avec Maud Koffler et Jean-François Achilli
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NewsTranscription
00:00Au Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:04Et dans La Vérité en Face, dans un instant et dès qu'on en aura les détails, on parlera évidemment,
00:10ça va être le fil conducteur de cette heure,
00:13des annonces gouvernementales pour l'aide aux agriculteurs. On en attend beaucoup.
00:18Évidemment, on sait qu'en plus, ces aides ont été retardées de 24 heures. Il y avait des arbitrages financiers
00:23à faire.
00:24On a eu cette information ce matin, selon laquelle le Premier ministre Sébastien Lecornu demande à ce que les sommes
00:29soient compensées immédiatement dans le budget 2026.
00:33Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a peut-être des bonnes nouvelles pour les agriculteurs.
00:37On verra.
00:38Ça veut dire qu'en tous les cas, il a fallu aller chercher de l'argent. Et je le vois
00:42à l'instant, l'information vient de tomber.
00:45La somme, en tous les cas, annoncée par le ministère serait de 1 milliard. 1 milliard pour les agriculteurs.
00:51Alors, on verra dans le détail. Restez avec nous. On en aura le détail dans quelques minutes.
00:57Et évidemment, vous aurez la possibilité d'intervenir aux euros 826 300 300.
01:02Mais tout d'abord, Maud Kieffer et Jean-François Akili.
01:07Je ne vais jamais y arriver.
01:08Non, ce n'est pas grave. Non, mais rebaptisez-moi, j'aime bien.
01:10Bon, Maud Koffler, voilà. Je vais essayer de bien le dire.
01:14Et Jean-François Akili sont avec nous. Bonjour à vous.
01:17Bonjour. Re-be-be-jour.
01:18Bonjour. Heureux pour ceux qui étaient avec nous durant ce grand matin.
01:23Maud et Jean-François, j'aurais aimé qu'on poursuive la discussion autour de ce que l'on a entendu
01:29sur la proposition de Bruno Retailleau.
01:32Bruno Retailleau qui propose donc de passer plus souvent par la voie référendaire.
01:37Et j'avoue que je ne m'attendais pas à cela.
01:40Clément Beaune, durant l'interview, Jean-François, il n'écarte pas effectivement l'idée de faire un peu plus souvent
01:51appel au référendum.
01:54Qui, il faut bien le dire, est assez absent en réalité de notre actualité politique.
01:58Oui, alors le référendum est absent d'abord parce qu'il est compliqué à mettre en œuvre.
02:03On ne va pas égrener là, on n'a pas le temps, les règles qui président, si vous voulez, à
02:08l'installation du RIP.
02:09On peut quand même dire qu'il y a une règle qui consiste à d'abord réunir le double parlement.
02:15Oui, et puis il y a le dixième de l'électorat aussi à réunir.
02:19Enfin, ce sont des règles qu'il faut assouplir.
02:21Si vous voulez consulter régulièrement la population, il faut que ça aille vite et que ce ne soit pas une
02:25usine à gaz.
02:26Que vous puissiez consulter rapidement la population.
02:30Jean-François, vous qui connaissez bien ces milieux-là, c'est que dans les milieux parlementaires, on a l'habitude
02:33de dire
02:34non mais si en plus il faut réunir tout le monde, etc.
02:37C'est-à-dire que les parlementaires ont tendance à dire non mais c'est trop long.
02:39Cette histoire de référendum, on va dire, elle est montée en force avec les gilets jaunes.
02:45Une grande partie de ceux qui ont manifesté, tous ceux qui ont manifesté sur les ronds-points,
02:50se sentaient exclus du débat national.
02:53Et se disaient après tout, personne ne nous parle, on ne demande pas notre avis,
02:57nous sommes des recasés, des recalés de la vie politique de ce pays.
03:01Qu'est-ce qui se passe depuis ?
03:03Il y a eu le fameux, vous savez, l'opération d'Emmanuel Macron.
03:06C'est ça, c'est ce que j'allais vous dire.
03:07Avec des, on va dire, des conférences citoyennes.
03:10Des doléances qui ont fini dans des placards.
03:13Personne n'en a rien fait.
03:14Il y a eu des crises successives.
03:16Les gens se sentent toujours, les Français en général, toujours un petit peu en dehors du coup.
03:20Vous avez eu la dissolution ratée qui fait qu'aujourd'hui, ce Parlement n'arrive plus à voter la moindre
03:26loi.
03:26Qui plus est, quand elle finit par l'être votée et retoquée en partie, peu ou prou,
03:31par le Conseil constitutionnel, Richard Ferrand et ses neuf sages.
03:35Donc, la vie, on va dire, démocratique est empêchée aujourd'hui.
03:40Donc, l'idée est de se tourner vers des référendums.
03:43On se demande du coup, à quoi va servir le Parlement là-derrière.
03:46Maude Koffler, il a raison Bruno Retailleau de mettre cette thématique au centre du débat de la présidentielle ?
03:52Oui, je pense qu'il a complètement raison parce que, enfin, Jean-François qui a dit beaucoup de choses,
03:56on a l'impression d'une confiscation du pouvoir.
03:59On est quand même dans une démocratie.
04:00Alors, effectivement, il y a eu la tendance gilet jaune qui a aussi apporté un mouvement,
04:04apporté un mouvement populiste qu'on voit dans toute l'Europe, voire dans le monde entier.
04:10Je pense que...
04:12Repuliste et populaire parce que c'est peut-être populiste, mais bon, je ne sais pas très bien ce que
04:17ça veut dire.
04:17Ce n'est pas forcément négatif.
04:18Non, mais derrière ça, il y a juste la volonté du peuple, en réalité.
04:22Oui, absolument.
04:22Mais pour poser quelle question ?
04:23Si vous prenez l'immigration, est-ce que vous êtes pour ou contre l'immigration ?
04:26Non, ce ne sera pas ça la question.
04:27Ce ne sera pas aussi bâchée sur François.
04:29Ça, Clément Beaune est très clair là-dessus et c'est vrai que c'est la condition.
04:33C'est l'équanone.
04:34La question doit être très bien posée.
04:36Vous savez, sur l'immigration, par exemple, une question pourrait être
04:38est-ce que vous êtes pour ou contre l'instauration de quotas d'immigration liés à la vie économique du
04:43pays ?
04:43C'était la proposition phare de Nicolas Sarkozy en 2007.
04:46Ça n'a jamais été établi, mis en place.
04:49Ça faisait partie d'une récente loi.
04:51Et cet aspect-là, ce texte-là, cette mesure-là a été retoquée par le Conseil constitutionnel.
04:57Ah ben oui, c'était une loi de 2024 qui a été, on va dire, allégée par les sages.
05:02Là, cette disposition des quotas a été refusée par les sages.
05:05Donc, quelque part, il y a une sorte de blocage institutionnel.
05:08En France, du fait que certaines lois qui sont même votées dans la configuration actuelle du Parlement
05:13sont retoquées.
05:14Donc, redonner la parole au peuple sur certains points
05:17ou la donner au préalable pour, on va dire, enjamber le Conseil constitutionnel.
05:21Je rappelle au passage, ce n'est pas de la politique politicienne.
05:24C'est quand même un détail majeur.
05:26C'est une proposition, c'est la proposition phare de Marine Le Pen depuis une dizaine d'années.
05:31Donc, en fait, les uns et les autres, quand ils vont vers cette proposition-là,
05:34ils ne font que valider une proposition soutenue par la candidate du RN depuis dix ans.
05:39Pour le moment, on voit bien que dans l'échiquier, il y a à la fois Marine Le Pen
05:42et, en effet, Bruno Retailleau, puisque c'est lui qui met, à travers son interview dans
05:47le Figaro hier, qui met cette thématique au centre du jeu.
05:52Mais j'ai envie, Maud Koffler, de vous faire réagir à ce qu'on a entendu,
05:56ce que dit Mme Braun-Pivet, qui s'érige tout de suite en disant
06:00« Oui, mais c'est dans... Moi, je suis garante des institutions, etc. »
06:04Et voilà. Et donc, comment vous percevez ça ?
06:08Parce que c'est ce que se disent les gens.
06:10Ils se disent « Oui, mais finalement... »
06:12Ça va être anarchie.
06:12Mais oui. Non, mais c'est surtout qu'ils se disent « On n'y arrive pas.
06:15On n'arrive pas à aller vers le référendum. »
06:17Parce qu'il est complexe.
06:18Donc, Bruno Retailleau a raison de dire qu'il faut peut-être revoir le système.
06:22Oui, parce que notre dernière expérience du référendum a été quand même un échec cuisant.
06:25Enfin, on se souvient du référendum de 2005.
06:27Donc, on sait que les référendums...
06:29C'est pour ça que Bruno Retailleau veut vraiment revoir constitutionnellement le problème.
06:32Et il a raison.
06:33Parce que, voilà, on avait lancé des idées de référendum ces derniers temps.
06:37Moi, je pense à la pétition, vous savez, de Philippe de Villiers.
06:41Vous parliez d'immigration.
06:42Alors, qui était illégitime.
06:44Qui a été considéré comme illégitime parce qu'elle n'était pas publiée sur le site de l'Assemblée nationale.
06:48Mais il n'empêche qu'il y a eu plus de 2 millions de signatures.
06:50Donc, il y a quand même une demande.
06:51Il faut un cadre constitutionnel, Maud Coffler, là-dessus.
06:54Vous ne pouvez pas lancer une pétition dont on ne connaît pas vraiment, effectivement...
06:57C'est vrai qu'il y a eu une tendance forte avec celle de Philippe de Villiers, qu'il faut
07:00entendre.
07:01Mais là, pour le coup, c'est ce que disait d'ailleurs Clément Bonne, votre invité, Jacques Cardoz.
07:06Il faut un cadre extrêmement strict.
07:08Et c'est ce que suggère Bruno Retailleau.
07:11Oui, c'est ce que porte Marine Le Pen depuis plus de 10 ans.
07:13Bruno Retailleau, c'était la question qu'on posait ce matin, dans le cadre du Grand Matin de Sud Radio.
07:19A-t-il raison de vouloir multiplier les référendums pour donner la parole aux Français ?
07:23Évidemment, instinctivement, les Français...
07:26Enfin bon, c'est le sondage, évidemment.
07:30Qui, évidemment, doit être pris avec recul.
07:32Mais c'est quand même, oui, à 87%.
07:35Et ça donne le sentiment, mais on le sait, que le référendum, c'est quelque chose qui est très populaire
07:39dans l'opinion.
07:40Et c'est aussi ça que ne comprennent pas les gens, finalement.
07:43C'est qu'à chaque fois qu'il y a une proposition qui paraît évidente, qui est populaire, qui va
07:48dans le sens de la démocratie,
07:50on oppose quelque chose qui est tout de suite, oui, mais c'est compliqué, oui, mais on ne peut pas,
07:54oui, mais on est garant des institutions, etc.
07:56Oui, c'est une façon de cloisonner aussi la parole du peuple.
07:59Mais, enfin, vous voyez, moi, je pense que Bruno Retailleau a aussi compris que la parole du peuple n'est
08:04pas respectée à partir du moment où vous avez un million de personnes qui défilent dans la rue,
08:08par exemple, contre le mariage pour tous, et que ces millions de personnes ne sont pas entendues.
08:12Les gilets jaunes que vous avez cités, c'est exactement pareil.
08:15Il y a eu une mobilisation populaire phénoménale.
08:18Pourquoi ? Pour finalement quoi ? Pour une répression ?
08:21Attention, attention au risque que comporte ce type de mécanique, on va dire, démocratique.
08:28Pourquoi je dis ça ? Parce que d'abord, c'est un affaissement du rôle du Parlement, et ce n
08:34'est pas du tout un propos, on va dire, de journalistes politiques coupés des réalités.
08:39Le salon, vous voulez dire ?
08:39Oui, non, mais si nous élisons des députés, et de façon indirecte, les grands électeurs élisent des sénateurs.
08:46Est-ce qu'il faut en finir avec ce système ? Je pose la question.
08:50Est-ce qu'il faut supprimer la Cour suprême ?
08:52Parce qu'au fond, elle fonctionne de plus en plus, aux yeux d'une grande partie de l'opinion publique,
08:58comme une sorte d'entité politique.
09:01Après tout, les sages, les neuf sages, je ne vois pas faire la liste, ne sont pas des magistrats en
09:07réalité.
09:07Alors ça, c'est un vrai sujet.
09:08Ce sont des politiques.
09:09Non, mais ça, c'est un vrai sujet.
09:09Ça, c'est la première chose.
09:10Et puis, je convoque l'histoire.
09:11En 1969, le référendum général de Gaulle, il y avait deux sujets.
09:15La fusion entre le Conseil économique social et le Sénat, que le général a appelé de ses voeux,
09:20est une plus grande décentralisation.
09:22C'était une vraie révolution que proposait le général de Gaulle.
09:25Les Français ont dit non, et ils ont dit, dehors Charles de Gaulle.
09:28Voilà, c'était une réponse, on va dire, qui n'était pas adaptée à la question posée.
09:34Donc, si vous avez un référendum et une question très précise et que les gens sont en colère,
09:39est-ce qu'au fond, ça sera la bonne méthode pour consulter le peuple français ?
09:43Je n'en suis pas sûr.
09:44Maud, justement, est-ce que ce n'est pas ça le vrai sujet ?
09:47C'est qu'au bout du compte, on a un Conseil constitutionnel dont on sait qu'il est politisé,
09:52que ce ne sont pas des juristes.
09:53Or, ce que l'on attend finalement de ces instances, ça vaut pour le Conseil d'État
09:56et ça vaut pour le Conseil constitutionnel,
09:58c'est qu'elles répondent à des réponses purement juridiques,
10:03purement de droit, techniques, et qu'il n'y ait pas d'opinion.
10:06C'est pour ça qu'il faut...
10:07En fait, on parlait à un moment donné, il y a eu un débat sur la suppression du Sénat.
10:11On trouvait qu'avoir deux parlements ne servait à rien.
10:14Moi, je m'interroge sur la suppression du Conseil constitutionnel.
10:17Vous me trouverez peut-être un peu radicale,
10:18ou peut-être que vous serez d'accord, je n'en sais rien,
10:20mais je trouve qu'à un moment donné, quand une instance qui, effectivement,
10:24est habité de personnes qui ont été nommées par le Président de la République,
10:27qui sont là de façon assez illégitime, finalement,
10:30prennent possession du pouvoir, confisquent le pouvoir.
10:33Vous vous trouviez...
10:34Enfin, vous vous posez la question de la légitimité de l'Assemblée et du Sénat
10:36à partir du moment où on donne la parole au peuple.
10:39Mais je trouve que déjà, en fait, ce pouvoir-là,
10:42cette légitimité-là, a été confisquée sur plein de dossiers.
10:45On peut parler de la loi immigration de Darmanin,
10:48comme on peut parler de la loi Philippine, qui finalement est passée.
10:51Mais initialement, le Conseil constitutionnel l'a annulée.
10:53Alors, il y a une bonne nouvelle dans tout ça,
10:55et je rebondis sur ce que vous dites, Maud Coffler,
10:58est-ce qu'il faut, oui ou non, supprimer la Cour suprême ?
11:00Je ne crois pas.
11:01Aux Etats-Unis, il y a une Cour suprême, ça fonctionne,
11:04avec plus ou moins de succès,
11:06avec sans doute souvent des questionnements, des polémiques.
11:09Ce que je dis, la bonne nouvelle dans tout ça, malgré tout,
11:11c'est que les uns et les autres se posent la question.
11:14Certes, Bruno Retailleau, ce matin, a validé,
11:18vraisemblablement, avec quand même des précautions,
11:20par votre invité, Jacques Cardoz,
11:23Clément Beaune, donc sur l'autre partie de l'échiquier, on va dire,
11:26la bonne nouvelle, c'est qu'il y a un début de commencement,
11:29de prise de conscience, que la parole des Français n'est pas écoutée,
11:32et que la diatribe contre les élites,
11:35ce n'est pas du populisme, c'est le constat d'une réalité.
11:38Il y a un pouvoir qui semble rouler pour lui-même,
11:42il y a des élites, elles sont dans les médias,
11:44elles sont ailleurs,
11:44et puis il y a la majorité des Français qui se disent,
11:47quand nous, on ressent ce qu'on vit,
11:49on n'en a pas du tout la traduction dans la marge du pays,
11:52et ça, c'est plutôt positif.
11:54Maud Koffler et Jean-François Aquilier,
11:55on vous retrouve pour un deuxième débat dans quelques secondes.
11:59Je donne les dernières informations concernant les annonces de la ministre de l'Agriculture.
12:05Madame Gennevard vient d'annoncer plus d'un milliard d'euros débloqués
12:08pour soutenir l'agriculture,
12:10affectés par les canicules et la sécheresse.
12:12Ces financements doivent permettre, dit-elle,
12:14de soutenir les trésoreries,
12:16donc cet argent ira aux trésoreries,
12:17c'est ce que demandaient notamment les représentants syndicaux,
12:21afin d'éviter les faillites,
12:23de relancer la production.
12:25Cela passera par l'indemnisation de Solidarité Nationale,
12:29un dispositif de l'État pour compenser les pertes de récolte
12:32liées aux aléas climatiques.
12:34Vous pouvez nous appeler d'ailleurs à ce sujet 0826 300 300.
12:38Êtes-vous satisfait ou pas des annonces d'Annie Gennevard ?
12:41Dans un instant, 9h30, c'est la libre antenne,
12:43mais on retrouve dans une seconde Maude Koffler et Jean-François Aquilier.
12:48A tout de suite.
12:499h10, le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
12:55On est de retour, 9h22, avec Maude Koffler et Jean-François Aquilier.
12:58Dans un instant, on parlera des mesures qu'annonce Annie Gennevard
13:02pour le monde de l'agriculture.
13:03Plus d'un milliard débloquée essentiellement, apparemment,
13:06pour soutenir les trésoreries de la filière agricole.
13:10Dans le détail, on n'a pas encore le détail, on verra.
13:13Mais vous pouvez nous appeler sur ce thème 0826 300 300.
13:16On parlait du Conseil constitutionnel, on parlait de la voie référendaire,
13:20on parlait donc de ce référendum qu'appelle de ses voeux Bruno Retailleau.
13:24Mais Jean-François Aquilier nous disait également
13:26que c'est aussi l'opinion du Rassemblement national,
13:29parce que ça fait partie de son programme.
13:31Et vous pourrez nous appeler également sur ce sujet.
13:34Mais je souhaitais avec vous, Maude et Jean-François,
13:36qu'on aborde la question de Ceuta, parce que c'est vrai qu'on l'avait un peu oublié.
13:39Ça a été évidemment un des grands événements de cet été.
13:42On a été frappés par ce qui s'est passé et ce déferlement,
13:48dont on ne connaît pas d'ailleurs toujours exactement les raisons,
13:51j'ai envie de dire.
13:52Ce n'est pas très très clair.
13:54Maude, vous nous expliquiez ce matin,
13:56et c'est vrai qu'on a été un peu surpris de voir finalement
14:00qu'il y a une partie de l'opinion qui elle-même maintenant
14:03se retourne contre le Premier ministre,
14:05sont les mêmes manifestants que ceux qui avaient manifesté il y a quelques mois.
14:09Oui, parce qu'il y a quelques mois, en fait,
14:10Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol,
14:12avait annoncé qu'il régulariserait 600 000 étrangers,
14:17c'est quand même colossal, sur 1,2 million de demandes d'asile.
14:20Donc, ce n'est pas rien.
14:22Ça avait soulevé effectivement un petit mouvement de panique et de révolte
14:26qui s'est poursuivi avec ce qui s'est passé à Ceuta.
14:30Donc, c'est forcément lié.
14:31Et puis, il y a la question de la protection européenne.
14:33Maintenant, en fait, il y a beaucoup de problèmes,
14:35de problématiques qui s'alignent depuis avril.
14:36En fait, ce qui est intéressant, Jean-François,
14:38c'est qu'on a bien vu qu'une décision d'un Européen
14:41impacte l'ensemble de l'Europe.
14:42Et on a bien vu dans un premier temps
14:44que la plupart des pays étaient dans un premier temps
14:46très remontés contre Pedro Sanchez.
14:49Alors, vous avez un ensemble qui s'appelle l'Union Européenne
14:52et vous avez Schengen.
14:53C'est-à-dire, une fois que vous passez la porte d'un des pays,
14:55vous circulez librement dans l'ensemble européen.
14:58Donc là, c'est la règle qui prévaut depuis toujours.
15:01Je dois rappeler qu'avant Ceuta,
15:04il y a eu symboliquement Lampedusa.
15:07Souvenez-vous, depuis le début des années 90,
15:10on parle de 5 000, 10 000 entrants régulièrement.
15:12Il y a même eu un pic en 2023.
15:14Il y a 3 ans, à Lampedusa,
15:17on a eu 10 000 personnes en quelques jours.
15:19Ce phénomène-là est européen.
15:21Il n'est pas nouveau.
15:22Il est traité lâchement, je dirais,
15:25pays par pays,
15:26alors qu'il y a des accords européens,
15:28il y a des accords de traitement
15:30de la migration globale au niveau européen.
15:34Ce n'est pas traité.
15:35En réalité, c'est chacun pour soi.
15:37Débrouille-toi.
15:37Et nous découvrons soudain que ce qui se passe chez le voisin,
15:40et on détourne nos regards en disant
15:41« Ouf, ce n'est pas chez nous »,
15:43ça concerne l'ensemble, en réalité.
15:44Ça n'est pas traité, mais...
15:45Ça fait combien de temps que ça dure ?
15:46Des décennies.
15:47Non, non, mais vous avez raison,
15:48mais ça n'est pas traité,
15:49mais en même temps,
15:49vous l'avez dit vous-même,
15:50il y a eu Lampedusa.
15:52On n'en parle plus de Lampedusa.
15:53Pourquoi ?
15:54Est-ce que les mesures qui ont été prises
15:57par les gouvernements italiens,
15:59finalement, ont été efficaces ?
16:01Je crois qu'elles l'ont été,
16:02mais il y a quand même une conséquence à Lampedusa,
16:04même s'il y a pris un certain temps,
16:05parce que l'Europe a quand même voté
16:06un ensemble de lois.
16:07Alors, il y a eu le pacte migratoire,
16:09et il y a ce qui permet aujourd'hui
16:11de renvoyer plus facilement
16:12des personnes entrant sur le territoire européen
16:14dans des pays qui ne sont pas en guerre.
16:17Alors, il y a tout un tas de circonstances,
16:19de cases à cocher, plutôt.
16:23Donc, il y a eu des conséquences.
16:24Mais en même temps,
16:25on voit qu'à Ceuta,
16:27c'est-à-dire, je pense,
16:28à peu près un mois après
16:28que tout ça ait été voté au Parlement européen,
16:31on a un déferlement de 70 000 personnes
16:33qui arrivent par une porte d'entrée,
16:35une espèce de...
16:36Enfin, on ne comprend même pas
16:38comment ça a pu se produire.
16:39Probablement avec l'accord,
16:42d'une certaine façon,
16:43en tous les cas...
16:44Ça a permis de renvoyer
16:45un certain nombre de personnes.
16:46L'acceptation du gouvernement marocain.
16:49C'est-à-dire que le Maroc
16:50n'a pas quand même laissé passer.
16:52Il y a même eu des images
16:53qui étaient très explicites
16:55où on voyait des policiers
16:56qui approuvaient le fait
16:57que des Marocains...
16:58Et des policiers jetaient des pierres
17:00sur des Marocains
17:01qui tentaient de rejoindre le Maroc.
17:12Ce qui frappe l'imagination,
17:17mais ça a été dit,
17:18c'est que vous évoquez
17:1970 000 personnes,
17:20Maud Koffler,
17:21je crois qu'il en reste
17:22entre 5 et 10 000.
17:23Les autres sont repartis.
17:24Il faut quand même rappeler
17:26que Ceuta,
17:28c'est une enclave
17:29de 18 kilomètres carrés.
17:31Vous avez 4 500 personnes
17:32qui vivent au kilomètre carré.
17:35Vous avez 83 000 habitants.
17:36Vous avez d'un coup,
17:37en quelques heures,
17:39l'équivalent de la population
17:40d'une enclave
17:43qui arrive,
17:44qui déboule comme ça.
17:46Ça frappe l'imagination.
17:48Mais en réalité,
17:49Ceuta,
17:50de façon plus classique,
17:52plus régulière,
17:52plus diffuse,
17:53c'est ce qui se passe
17:54à nos frontières européennes,
17:55dans différents pays,
17:57de façon régulière
17:59et clandestine,
18:00hélas,
18:01tout au long de l'année.
18:03Et le problème
18:03de l'immigration massive
18:05et clandestine
18:06n'est toujours pas réglé
18:08par idéologie,
18:09aussi par romantisme,
18:11alors qu'il suffirait
18:12d'être réaliste
18:13et même très humain
18:16avec ces questions-là
18:16pour commencer
18:17à régler effectivement le problème.
18:19Oui,
18:19et d'autant que
18:20ça fait partie
18:22des discussions
18:23des 27 en juillet
18:25au moment de la crise
18:25de Ceuta
18:27et ça n'a pas abouti.
18:28Il y a cette idée
18:30de hub
18:31ces zones
18:32qui sont installées
18:34à l'extérieur
18:35de l'Union Européenne
18:36dans lesquelles
18:37les migrants
18:39illégaux
18:40seraient renvoyés.
18:42Sur ce point-là,
18:43Maud Koffler,
18:44il n'y a pas la majorité
18:45pour le moment
18:45au sein des 27,
18:46même si l'idée avance.
18:47C'était l'Italie
18:48qui avait proposé ça
18:50initialement,
18:50la Hongrie
18:51qui a suivi
18:51avec le Danemark.
18:53C'est assez rigolo
18:54d'ailleurs
18:54parce que ce sont des pays
18:55qui ne sont pas forcément
18:57impliqués,
18:57à part l'Italie
18:57bien sûr,
18:58dans ses flux migratoires,
19:00en tout cas
19:01qui sont moins impactés.
19:03Après,
19:03ça a été voté
19:05par le Parlement européen,
19:06ce qui est déjà
19:07une énorme avancée,
19:08mais de fait,
19:09tous les pays
19:09ne l'appliqueront pas,
19:10beaucoup de pays
19:11s'y opposent encore
19:11et c'est là aussi
19:13qu'on voit
19:13le manque de solidarité,
19:15je ne sais pas,
19:15de cohésion européenne,
19:17mais c'est là aussi
19:18qu'on peut se poser
19:19la question
19:19de l'existence
19:20encore de l'Europe
19:21des nations.
19:22Vous savez,
19:23je me permets,
19:24si vous le permettez,
19:25si vous êtes d'accord,
19:26Jacques Arnaud,
19:26j'ai convoqué
19:27une personnalité
19:27qui a récemment disparu,
19:28c'est Xavier Emanuelli,
19:30qui est quand même
19:30un homme au-dessus
19:31de tout soupçon,
19:32il était l'inventeur
19:32du SAMU social,
19:33c'était un homme
19:34très humaniste
19:35et il a été aussi
19:36un excellent ministre,
19:37un grand ministre,
19:38sous Jacques Chirac,
19:39que me disait
19:40Xavier Emanuelli,
19:40que j'ai bien connu,
19:41j'en avais fait le portrait
19:42dans un magazine,
19:43il disait,
19:44il faut avoir
19:44un langage vérité
19:45sur les migrants,
19:47il faut créer
19:48des hotspots,
19:49il disait bien cela,
19:50dans les pays de départ,
19:52en accord,
19:53si possible,
19:53avec les pays de départ
19:54et ça peut se faire
19:55et il disait,
19:56il ne faut pas hésiter
19:57à employer ce verbe,
19:59il l'a dit,
19:59je l'ai écrit,
20:00il faut trier
20:01les personnes
20:02qui veulent rentrer.
20:02Toi, tu rentres,
20:03toi, tu sors,
20:04disait-il.
20:05Ça s'appelle
20:05une immigration choisie.
20:06Oui, et il dit,
20:07il faut être réaliste.
20:08Les personnes
20:09qui sont menacées
20:10ou malades,
20:11on peut les aider,
20:12celles qui n'ont rien
20:13à y faire
20:13dans les pays d'accueil,
20:15soi-disant,
20:16elles restent
20:16dans leur pays d'origine.
20:17Il faut être réaliste
20:18avec ces questions
20:19pour éviter tant de souffrance.
20:21C'est ce que disait
20:21Xavier Emanuelli.
20:22Est-ce qu'aujourd'hui,
20:23Jean-François,
20:24parmi les candidats,
20:26je ne parle pas
20:27des candidats
20:28les plus à droite,
20:29évidemment,
20:29pour eux,
20:30on connaît leur opinion,
20:31mais pour tous ceux
20:32qui sont dans
20:33le bloc central,
20:34alors je sais bien
20:35que ce n'est pas
20:36seulement le bloc central,
20:37mais c'est aussi
20:38une partie de la droite,
20:40la gauche,
20:41voilà.
20:42Est-ce qu'on a évolué
20:45sur cette idée-là
20:46ou est-ce que vous sentez
20:47encore des freins ?
20:48Alors, il y a une gêne
20:49à gauche
20:49sur la question
20:50de la migration
20:51parce qu'au fond,
20:52quand vous voyez
20:53les déclarations
20:54ne serait-ce que du maire de Paris
20:55qui a dit dans une phrase
20:56je serai toujours aux côtés
20:58des ceux qui souffrent
20:58des migrants.
20:59D'accord,
21:00il y a un principe de réalité,
21:01les personnes présentes,
21:02il faut leur venir en aide.
21:04Il a dit à votre micro,
21:04les personnes qui sont là,
21:07il faut leur venir en aide,
21:08évidemment,
21:08il ne faut pas les laisser
21:09dans la nature.
21:10Le problème de nos démocraties,
21:12c'est qu'elles ne savent pas
21:13accueillir
21:13et le problème,
21:14c'est que j'en reviens
21:15à la case départ,
21:16c'est-à-dire que,
21:17je verrai,
21:18pour répondre à votre question,
21:19nous verrons
21:20si les candidats divers et variés,
21:22quel que soit le bord politique,
21:23à droite,
21:24on y va plutôt,
21:25mais à gauche,
21:26c'est plutôt réticent,
21:27vont vers cette immigration choisie
21:29qui n'a rien de scénique.
21:31c'est aussi une façon
21:33de bien accueillir
21:34les personnes qui veulent entrer.
21:35Évidemment,
21:35merci infiniment,
21:36Maud Koffler
21:37et Jean-François Aquilly,
21:38pour ce premier grand débat
21:40du vendredi,
21:41et bien sûr,
21:42on aura l'occasion
21:42de vous retrouver.
21:43Dans un instant,
21:44c'est la libre antenne,
21:450826 300 300,
21:46vous n'hésitez pas,
21:47vous nous appelez,
21:48on parle notamment agriculture,
21:49à tout de suite.
21:50de vous retrouver pour la vérité en face,
21:52vous le savez,
21:53vous avez la parole 0826 300 300,
21:57il est 9h35 sur Sud Radio.
21:59Il y a quelques minutes,
22:00la ministre de l'Agriculture,
22:02Annie Gennevar,
22:03a annoncé ses mesures
22:05pour le monde agricole.
22:08Un milliard d'euros seront débloqués,
22:10dit-elle.
22:11Ces financements doivent permettre
22:12de soutenir les trésoreries,
22:14d'éviter les faillites,
22:15de relancer la production.
22:17Un milliard d'euros d'argent nouveau,
22:19oui, on s'en doute,
22:20un effort très conséquent,
22:22dit-elle,
22:23qui passera par l'indemnisation
22:26de solidarité nationale.
22:27C'est un dispositif
22:29qui est compensé,
22:30qui est censé compenser
22:31les pertes des récoltes.
22:33Évidemment, on est avec vous,
22:34et vous nous appelez au 0826 300 300
22:37pour savoir ce que vous en pensez,
22:39et on est avec Philippe.
22:40On accueille Philippe.
22:41Oui, bonjour Philippe.
22:43Bonjour Sud Radio.
22:44Soyez le bienvenu.
22:45Vous nous appelez de Cazillac.
22:46De Cazillac au nord-d'Île-Hôte,
22:48voilà,
22:48au nord de la région,
22:49Ciphanie.
22:50Qu'est-ce que vous en pensez
22:51de ces annonces ?
22:52Eh bien, on en pense,
22:54c'est des annonces
22:55qui font bien et pas bien,
22:57parce qu'on ne sait pas
22:58comment ça va être appliqué, quoi.
22:59Ça va être très compliqué,
23:00l'application de ce processus,
23:02parce qu'on a eu déjà des aides,
23:03vous savez,
23:04les mois derniers,
23:05les mois d'avant,
23:05on a eu des aides
23:06sur le département du Lot,
23:07il est arrivé à 140 000 euros,
23:09et ces 140 000 euros,
23:12ce 3 300 agriculteurs,
23:13ils ne savaient pas comment le répartir,
23:15ils ont fait tourner
23:15les ordinateurs en boulinette,
23:16et il fallait avoir
23:18107 hectares minimum
23:19pour toucher 800 euros.
23:21Ah oui.
23:22Donc il y a une centaine
23:23d'exploitations
23:23qui ont touché ça
23:24et il fallait avoir
23:2550% de terres arabes.
23:26Donc,
23:27ça fait peur,
23:28parce que j'ai peur
23:29qu'on ait encore
23:31de diviser la structure agricole,
23:33parce qu'on n'a pas besoin de ça,
23:34parce que déjà,
23:34on s'éparpille,
23:35et je ne voudrais pas
23:36qu'on divise encore
23:38cette ruralité
23:39avec ces formes annoncées
23:41pérominales.
23:42C'est un peu la peur
23:44que j'ai.
23:44Je comprends,
23:45je comprends,
23:46Philippe,
23:46mais pourquoi les chambres
23:47d'agriculture
23:48ne peuvent-elles pas aider
23:50pour faire remonter
23:51au ministère,
23:52très précisément ?
23:53Quelles sont les exploitations
23:55qui ont le plus besoin
23:56de trésorerie ?
23:57Si,
23:58si les chambres d'agriculture
23:59font un travail remarquable là-dessus,
24:00on a des gens
24:01qui sont compétents
24:02pour faire ce genre de choses,
24:03mais avec la DDT,
24:04mais après,
24:06il y a des enveloppes
24:06qui vont arriver
24:07dans chaque département,
24:08elles seront définies,
24:09il va y avoir une enveloppe
24:09selon par département,
24:11je ne sais pas comment
24:11ça va fonctionner,
24:13mais ça dépend
24:13des départements,
24:14par exemple,
24:15nous,
24:15le lot,
24:15on est en polyputé
24:16du élevage,
24:17on a aussi bien
24:18de la vigne,
24:18de la maraîchée,
24:19de l'élevage,
24:20on a un peu de céréales,
24:21c'est ces départements-là
24:22qui sont touchés,
24:23parce que par exemple,
24:24sur mon secteur,
24:25on a pris 50 mm
24:26depuis le 30 avril,
24:28par exemple.
24:29Vous,
24:29vous exploitez quoi ?
24:30On est des vaches à l'étente,
24:31on fait du veau de lé,
24:33on a une centaine de mères
24:34à veau de lé,
24:34on est tout à l'herbé,
24:37on donne l'alimentation
24:39aux bétailles
24:39comme en plein hiver
24:40depuis le 10 juillet,
24:41voilà,
24:41depuis 10 juillet.
24:42Est-ce que vous êtes,
24:45comment vous êtes touchés
24:46par la canicule
24:48et par cet été
24:48qui a été très difficile ?
24:50On est touchés comme tout le monde,
24:51on est touchés comme tout le monde,
24:52que ce soit dans l'élevage,
24:52dans la vigne,
24:53dans l'arbeau,
24:54dans la céréale,
24:54on est touchés partout.
24:55Là où je m'indigne un peu,
24:56je vais vous dire,
24:57tout le monde dit comme moi,
24:58c'est qu'aujourd'hui,
25:00tout le monde met de l'inflation partout.
25:02La paille vaut chère,
25:03le foin vaut chère,
25:04les réparations vaut chère,
25:05le matériel vaut chère,
25:06les industriels,
25:07les marchands de matériel,
25:08ils ont mis 30% de hausse
25:10partout,
25:10partout,
25:11partout,
25:11partout.
25:12Et vous voyez,
25:12hier,
25:12il y a les vols en plus,
25:14et en plus il y a les vols.
25:16Et ils savent qu'il y a
25:16un milliard d'euros qui arrivent,
25:18alors tout le monde met de la hausse,
25:19ça ne sert à pas pourquoi,
25:20par exemple,
25:21il n'y a rien qui a augmenté,
25:22mais ça a augmenté quand même.
25:22Vous savez,
25:23le kilo de tomates est à 8,50 aujourd'hui,
25:24mais l'agriculteur le vend à 8,50,
25:26le kilo de tomates,
25:26il le vend à 1,50 ou 1,50.
25:28On sait bien,
25:28on sait bien.
25:29vous rendez compte un peu,
25:30tout le monde est toujours pareil
25:31sur le dos de l'agriculture,
25:33l'agriculture,
25:33l'agriculture.
25:34Donc ça,
25:34c'est quand même pas bon.
25:35Ça,
25:35c'est quand même pas bon.
25:36Oui,
25:36et les marges ne changent pas non plus,
25:39donc voilà,
25:40donc en fait,
25:41c'est beaucoup d'argent
25:43payé par le contribuable,
25:44mais c'est aussi de l'argent
25:44qui part finalement ailleurs,
25:46quoi.
25:46Dans des gros groupes,
25:48dans des gros groupes
25:48et qui ont la main,
25:50par exemple,
25:50les concessionnaires,
25:51les concessionnaires,
25:52c'est 3-4 groupes,
25:53l'alimentation,
25:55c'est 2-3 grands groupes,
25:56que je ne peux pas citer,
25:57que tout le monde connaît.
25:59Donc,
25:59chaque fois qu'il y a des choses pareilles,
26:01tout le monde met de l'inflation
26:02parce que le gasoil vaut cher,
26:03parce que le transport vaut cher
26:04et au dos,
26:05le final,
26:05le tendu,
26:06c'est le premier maillon de la chaîne,
26:08c'est l'agriculteur,
26:08c'est tendu
26:09parce que même si on lui annonce
26:11un milliard,
26:11mais il a tellement eu
26:12d'euros avant
26:13sur la paille,
26:14le foin,
26:15l'engrais,
26:16les produits sitaux,
26:17le toutou,
26:18vous voyez,
26:18les organismes qui travaillent pour nous,
26:20le centre de gestion,
26:21tout ça,
26:21tout prend 10% des assurances,
26:2315% par an,
26:24vous voyez.
26:24Donc,
26:24à un moment,
26:26on revient au même point,
26:27on revient au même point.
26:28Oui,
26:29et puis,
26:30Philippe,
26:30vous êtes,
26:31il y a 350 000 exploitations
26:33et tout le monde n'a pas
26:33les mêmes besoins,
26:34il faut aussi le dire.
26:35Exactement,
26:36exactement,
26:37vous prenez,
26:37je ne suis pas jaloux d'eux,
26:38mais par exemple,
26:39même s'ils ont eu des revenus
26:40qui ont été en baisse
26:41sur le cognac,
26:42quand vous prenez la marge
26:43à l'hectare
26:43dans l'élevage,
26:45en étant sérieux,
26:46on n'a pas l'écrit
26:47des lignes,
26:47mais ce n'est pas la même chose.
26:49Je ne suis pas jaloux d'eux.
26:50On est bien d'accord.
26:51Il faut être sérieux,
26:52il faut être sérieux un peu.
26:53Alors,
26:53on va vous rester avec nous,
26:55Philippe de Cazillac,
26:56vous êtes dans le lot,
26:57on est avec,
26:58on accueille Eric,
26:59Eric qui nous appelle de Tarbes.
27:01Bonjour Eric.
27:02Bonjour,
27:03bonjour.
27:03Soyez le bienvenu sur Sud Radio.
27:05Vous également avez été touché.
27:07Comment avez-vous été touché,
27:09justement ?
27:11Le problème,
27:12nous,
27:12c'est qu'on est touché,
27:14mais on n'est pas touché en 2026,
27:16on est touché depuis 2-3 ans.
27:19Moi,
27:20sur 35 hectares arabes,
27:22j'ai pu en semer que la moitié,
27:23vous voyez ?
27:24J'en ai semené que la moitié
27:25parce que les intrants sont trop chers,
27:27parce que...
27:29et bon,
27:30ils parlent de...
27:31C'est fait d'annonce,
27:32c'est la sienne,
27:33c'est...
27:33Ça va soigner une plaie,
27:35mais le problème de fond,
27:36c'est quoi ?
27:37C'est...
27:38C'est le...
27:39Nous,
27:39on va...
27:41Le...
27:41Les pertes qu'on va avoir,
27:43on va les vendre
27:45avec des prix imposés
27:46par nos coopératives.
27:47C'est toujours la même histoire.
27:49C'est...
27:50C'est...
27:50Nous,
27:50on est le dernier,
27:52le dernier des derniers.
27:54C'est nous qui payons.
27:55Ça,
27:56pour payer,
27:56on paye.
27:57Alors,
27:57on attend,
27:58j'attends,
27:59moi,
27:59je suis en grande difficulté.
28:01Moi,
28:02je ne peux pas payer,
28:03je n'ai pas pu payer
28:05mes...
28:07mes crédits
28:072025,
28:092026.
28:10Moi,
28:11j'ai des huissiers
28:11sur le dos.
28:14Elle peut faire
28:14des annoncés
28:15comme elle veut.
28:16Elle peut...
28:16Je laisse ce qu'elle veut.
28:17On va voir.
28:18On va voir.
28:18Moi,
28:19les banques,
28:19ils ne me gèlent rien du tout.
28:21Il vous faudrait combien
28:22pour repartir sur le milliard ?
28:23Vous demandez combien,
28:24vous ?
28:26Moi,
28:26personnellement,
28:27il me faudrait 30 000 euros.
28:30Moi,
28:30l'an dernier,
28:30il me manque 20 000 euros
28:31pour rembourser
28:33ce que je n'ai pas pu livrer.
28:3420 000 euros
28:35que je devais
28:36aux coopératives.
28:37Donc,
28:3730 000 pour revenir à zéro,
28:39en fait,
28:40c'est ça ?
28:40Oui,
28:40bien sûr,
28:41bien sûr,
28:42mais je ne les aurai jamais.
28:43Il faut les demander.
28:45Moi,
28:45comme d'autres.
28:46Vous en avez fait la demande
28:47à la Chambre d'Agriculture ?
28:50Absolument pas.
28:51Absolument pas.
28:53Chez nous,
28:53moi,
28:54je n'ai aucun retour.
28:55Moi,
28:55je n'ai aucun retour.
28:56J'ai fait un même appel
28:57à des psychologues.
28:59C'est impossible,
29:00ça ne marche pas.
29:01C'est du cinéma
29:02que j'entends,
29:03moi.
29:03C'est tout ce qu'elle fait.
29:05C'est tout.
29:05Parce que pratiquement,
29:08moi,
29:08je suis confronté
29:10à tout ça
29:11et il n'y a personne.
29:13Il n'y a personne.
29:14Il n'y a personne
29:14au bout du fil.
29:15On va faire réagir
29:16Philippe.
29:16Eric,
29:16vous restez avec nous.
29:17Philippe,
29:17qu'est-ce que vous en pensez
29:18lorsque vous entendez
29:19qu'Eric,
29:20il a du mal
29:20à se faire entendre,
29:21il a besoin de 30 000 euros
29:22et l'information
29:23ne passe pas ?
29:24Mais évidemment,
29:26le cas d'Eric,
29:27malheureusement,
29:28il n'est pas unique.
29:28Il n'est pas unique.
29:29Il y en a des milliers
29:30et des milliers comme ça.
29:31Et moi,
29:32j'ai peur,
29:32j'ai peur
29:33qu'on perde encore
29:34de la production agricole
29:35et qu'on va vers
29:38un dégraissage
29:38du moule agricole
29:40et que dans ce pays,
29:41on ne va plus rien produire.
29:43On va importer beaucoup
29:44à des prix aujourd'hui
29:46qui sont classiques
29:47et qui vont être très chers
29:48parce que chaque fois
29:48qu'il va y avoir
29:49un conflit dans le monde,
29:50tout va augmenter.
29:51Bien sûr,
29:51les autres,
29:52ils vont nous le vendre.
29:52Les Espagnols
29:53ou le Brésil,
29:54tout ça,
29:54ils vont nous le vendre.
29:55On voit bien
29:55que la viande
29:56qui rentre du Mercosur
29:58fait baisser les prix chez nous
29:59ou alors stationner.
30:01Donc,
30:02on va perdre
30:03du monde agricole
30:04et il faudra investir
30:07sur des canadaires
30:08parce qu'on va avoir
30:09des méga-feux.
30:09Vous savez ce qui s'est passé
30:10dans les années,
30:11malheureusement,
30:11ces malheurs qu'on a eus,
30:13on en aura de plus en plus
30:14parce que les terres agricoles
30:15ne vont plus être entretenus
30:16et le tourisme,
30:17le tourisme,
30:18il va aussi.
30:19Moi,
30:19je ne comprends pas
30:20que l'État,
30:20l'État français
30:21ne protège pas
30:23la santé,
30:24la nourriture
30:25et la sécurité.
30:26On est d'accord.
30:27Voilà.
30:27C'est trois points
30:28que on ne devrait même pas
30:31avoir besoin de rien.
30:32Bien sûr.
30:33Ça devrait couler de source.
30:35Couler de source.
30:36L'agriculture,
30:37c'est se nourrir.
30:38La protection,
30:38c'est la sécurité
30:39pour nous et nos enfants
30:40et la santé pour se soigner.
30:42Après,
30:42le reste,
30:43les gens,
30:43ils travaillent.
30:44Laissons les gens libres
30:45travailler.
30:45Laissons les gens libres
30:46travailler.
30:47Arrêtons
30:47les serfas
30:48et tout ça.
30:49Vous savez ce que j'ai proposé ?
30:52Je peux vous le dire ?
30:53Allez-y.
30:54Vous savez,
30:54j'ai proposé,
30:55si on veut sauver l'agriculture,
30:56mais c'est urgent,
30:57urgent,
30:58il faut faire comme on l'a fait
30:59pour la Notre-Dame.
31:01Voter une loi d'urgence,
31:03une loi d'urgence,
31:04en disant qu'on arrête
31:05tous les serfas,
31:05tous les appels d'or,
31:06pour faire les travaux,
31:07que dans les deux mois
31:08on peut démarrer les travaux
31:08et qu'on fasse ça
31:10pour l'agriculture.
31:10On arrête toutes les règles agricoles,
31:12les empêchements,
31:12les machins,
31:13les autorisations,
31:14les trucs,
31:14les machins,
31:15les plans d'eau et tout.
31:15On laisse l'agriculture
31:16se développer pendant 5 ans
31:18et dans 5 ans,
31:19on remet les règles
31:20qu'on a besoin
31:20et on remet à flot l'agriculture.
31:22On se donne 5 ans
31:23mais on arrête
31:24toutes les règles
31:24et les empêchements au contraire.
31:25Je serais tout à fait d'accord
31:27avec vous,
31:27mon cher Philippe.
31:28Merci infiniment,
31:29Philippe de Cazillac
31:30et Éric de Tarbes
31:31de nous avoir fait ressentir
31:35et partager votre sentiment
31:37après cette annonce
31:38d'Anine Gennevard
31:39de débloquer un milliard d'euros.
31:41A l'évidence,
31:41on l'a compris,
31:42c'est loin de suffire.
31:44Dans un instant,
31:45vous nous appelez
31:460826 300 300,
31:48on aborde la question
31:49de la voie du référendum
31:51qui est proposée
31:52par Bruno Retailleau
31:53qui est reprise également,
31:54c'est une idée
31:54du Rassemblement National
31:55mais qui connaît
31:58des blocages forcément
31:59et on en parle avec vous.
32:00A tout de suite.
32:01Le Grand Matin Sud Radio,
32:03la vérité en face,
32:05Jacques Cardoz.
32:06Et vous nous appelez
32:07au 0826 300 300
32:09parmi les sujets
32:10que l'on développe
32:11ce matin dans le Grand Matin.
32:12Il y a l'idée
32:13de Bruno Retailleau
32:14qui fait beaucoup parler
32:15qu'il a défendu hier
32:16et publié
32:17dans le Figaro
32:17d'hier matin
32:18et depuis,
32:20beaucoup s'expriment
32:21sur ce sujet.
32:23On était avec Clément Beaune
32:24qui était l'invité
32:25du Grand Matin
32:26sur Sud Radio
32:27qui dit que c'est vrai,
32:28c'est vrai,
32:29que selon lui,
32:30le référendum
32:30n'est pas suffisamment
32:32utilisé.
32:32On est avec Frédéric,
32:34on accueille Frédéric
32:35qui nous appelle
32:35de Paris.
32:36Bonjour Frédéric.
32:38Oui,
32:38bonjour Jacques,
32:39bonjour tout le monde.
32:40Soyez le bienvenu
32:40sur Sud Radio.
32:41Vous souhaitiez
32:43réagir à cette idée
32:44de Bruno Retailleau.
32:45Qu'est-ce que vous en pensez,
32:46vous ?
32:47Oui, tout à fait.
32:48Moi, je trouve
32:48l'idée excellente,
32:50j'irais personnellement,
32:52j'irais plus loin.
32:52Si j'étais président,
32:53j'irais plus loin.
32:55Je reviendrai
32:55à la constitution
32:56d'origine
32:57du général de Gaulle,
32:59celle de 1958,
32:59dans sa version de 1958,
33:01parce que je crois
33:02qu'elle a été changée,
33:03il me semble,
33:0429 fois
33:05par les différents présidents
33:06pour des petits arrangements
33:07entre amis, etc.
33:09Je reviendrai donc
33:10sur la version de 1958,
33:11mais en modifiant quand même,
33:12en la modernisant,
33:13notamment cette idée
33:15du référendum
33:16d'appeler au peuple
33:17quand le Conseil constitutionnel
33:20censure une décision
33:22de l'Assemblée
33:22qui sont les représentants,
33:24les députés
33:25qui sont les représentants
33:26du peuple.
33:27Demander l'avis du peuple,
33:28c'est une bonne idée,
33:30à savoir si on maintient
33:31le Conseil constitutionnel
33:32ou pas,
33:33puisque c'est une création
33:33de 58,
33:34il n'existait pas avant,
33:35mais bon,
33:35ça c'est un autre débat.
33:37Ensuite,
33:38élargir le champ
33:39du référendum,
33:40il est trop restrictif
33:41actuellement
33:41dans son écriture
33:42de l'article 11,
33:44beaucoup trop restrictif.
33:46Ajouter le fait aussi
33:48que le droit français,
33:49que rien n'est supérieur
33:50au droit français,
33:52de manière à ce que
33:53de toute part,
33:55notamment de l'Europe,
33:55on ne vient pas nous dire
33:56non,
33:56vous ne pouvez pas ceci,
33:57non,
33:57vous ne pouvez pas cela,
33:58non,
33:59le droit français,
34:00rien n'est supérieur à lui.
34:01Et ensuite,
34:03supprimer le privilège royal
34:05dont bénéficient encore
34:07les magistrats de la République,
34:10c'est-à-dire celui
34:11d'irrévocabilité,
34:13d'irresponsabilité,
34:15les mettre comme tous
34:16les autres citoyens,
34:17responsables de leurs actes,
34:18responsables de leurs décisions,
34:20qui sont les ministres,
34:21les policiers,
34:22les gendarmes,
34:22les militaires,
34:23et les citoyens lambda.
34:24Ça, c'est un privilège
34:25qui date du code de Louis
34:27de 1670,
34:29de Louis XIV.
34:30Donc, ça, peut-être
34:30qu'on peut y revenir
34:33sur ce privilège.
34:34Frédéric,
34:35vous dites beaucoup de choses,
34:36c'est très intéressant.
34:39d'abord, la question
34:40de la version de 58,
34:41qu'est-ce qui vous fait dire
34:42que la version de 58
34:43est plus intéressante
34:44que celle qui a été amendée,
34:46que celle, au pluriel,
34:48qui ont été amendées après ?
34:49Parce que celle de 58
34:51avait une logique,
34:52une logique d'un État fort,
34:54c'était la logique
34:54du général de Gaulle,
34:55la priorité,
34:56c'est l'État,
34:57la seconde priorité,
34:59c'est la France,
35:00et la troisième priorité,
35:01c'est le droit,
35:02s'il ne contrevient pas
35:04aux deux premières priorités.
35:05Or, depuis 58,
35:07on a fait beaucoup de changements
35:08pour faire une bascule.
35:12Le droit est arrivé
35:13en tête numéro 1.
35:16Maintenant, la priorité,
35:17c'est le droit,
35:19et les intérêts de l'État
35:20et les intérêts des Français
35:21passent après cette priorité
35:23du droit.
35:24Ensuite, il y a eu
35:25des petits arrangements
35:26sur les élections,
35:28il y a eu beaucoup
35:29de petites modifications
35:30ici à droite à gauche.
35:32Le fameux aussi principe
35:34de précaution,
35:35je crois que c'est
35:36M. Chirac qui l'avait mis,
35:38ce principe de précaution
35:39nous fait beaucoup de mal
35:40puisqu'à cause de ça,
35:41il y a beaucoup de choses
35:42qu'on ne peut plus faire,
35:43qu'on ne peut plus lancer,
35:44des projets qui ne peuvent
35:45plus être lancés
35:45à cause de ce principe
35:46de précaution.
35:48Voilà, ça,
35:48c'est des choses
35:49qui n'avaient pas été intégrées
35:51par le général de Gaulle
35:51parce que lui,
35:52il avait dans sa vision
35:54une France forte
35:55qui se posait
35:57entre les deux grands blocs.
35:59Frédéric,
35:59on va accueillir Eric
36:01qui nous appelle également
36:02de Metz.
36:03Bonjour Eric.
36:05Bonjour Jacques.
36:05Vous souhaitiez réagir également
36:07à la proposition
36:07de Bruno Retaillon ?
36:09Oui,
36:09écoutez,
36:10je vais être beaucoup moins
36:10technique que Frédéric,
36:13mais tout simplement dire
36:14que vous savez,
36:15les promesses de campagne,
36:16on va en entendre beaucoup.
36:18Retaillon commence,
36:19Attal,
36:19je crois,
36:19Edouard Philippe
36:20avait parlé aussi
36:21de référendum,
36:21de possibilité d'en faire,
36:23mais les promesses,
36:24vous savez,
36:24vous connaissez l'adage,
36:25elle n'engage que ceux
36:26qui les écoutent.
36:27La dernière fois
36:28qu'il y a eu un référendum,
36:29malgré le matraquage
36:30médiatique,
36:31ça s'est mal passé.
36:32La France a voté,
36:33non.
36:34Donc,
36:34je pense que les politiciens
36:36aujourd'hui,
36:36ils sont pour le référendum
36:37avant d'être élus.
36:39Une fois que le peuple
36:40s'est prononcé,
36:40notamment aux élections
36:42présidentielles,
36:43le peuple,
36:44les Français,
36:44n'ont plus le gros chapitre.
36:45Donc,
36:46moi,
36:46je n'y crois pas.
36:47Je n'y crois absolument pas.
36:48Éventuellement,
36:48peut-être Mme Le Pen,
36:49mais ça fait dix ans
36:50qu'elle en parle,
36:50elle n'a pas encore eu
36:51l'occasion d'exercer
36:52un quelconque pouvoir.
36:54Mais sincèrement,
36:55je n'y crois absolument pas.
36:56C'est encore une fois
36:57des promesses de campagne.
36:58En plus,
36:59c'est vrai que
37:00c'est ce que nous rappelait
37:01Jean-François Aquilis ce matin.
37:02C'est aussi que le mécanisme
37:03est tellement complexe
37:04parce qu'il faut réunir
37:05les deux parlements.
37:06Ensuite,
37:06il faut des pourcentages,
37:08enfin,
37:08etc.
37:09Le chemin est très long.
37:10C'est aussi pour ça
37:11que c'est très compliqué.
37:13Oui,
37:14mais si on avait vraiment envie
37:15de donner la parole au peuple,
37:16on pourrait peut-être simplifier
37:17ce chemin très long.
37:19C'est ce que propose
37:22précisément Bruno Retailleau
37:23et je pense qu'on n'a pas fini
37:24d'en parler
37:25parce qu'effectivement,
37:26c'est une question
37:27qui crispe pas mal.
37:28Merci en tous les cas,
37:29Éric et Frédéric,
37:30d'avoir participé
37:31à ce débat
37:32dans La Vérité en Face.
37:33J'accueille Stéphanie Demuru.
37:35Bonjour Stéphanie.
37:36Bonjour Jacques.
37:36Comment ça va ?
37:37Dernier jour de la semaine,
37:38vous avez survécu.
37:38Oui,
37:39j'ai survécu
37:40à la première semaine.
37:41Comment allez-vous ?
37:42Bien.
37:42Écoutez,
37:43bien.
37:43Moi aussi,
37:43j'ai survécu.
37:45Ça va,
37:45ça va.
37:46Et puis,
37:46c'est vendredi,
37:47donc on est un petit peu plus
37:49dans la détente.
37:50On va vous parler
37:51dans la...
37:51C'est jamais pareil,
37:51vendredi.
37:52Exactement.
37:53Et pour certainement
37:54les gens qui nous écoutent,
37:55sauf ceux qui travaillent
37:57en horaire décalé.
37:58Le week-end,
37:58on pense à eux,
37:59évidemment.
38:00Les infirmiers,
38:01certains artisans,
38:03on les embrasse
38:04et on pense fort à eux.
38:05Écoutez Sud Radio.
38:06Alors ce matin,
38:06on va parler de Céline Dion.
38:07Oui.
38:08Puisqu'elle arrive.
38:09Ah oui, oui.
38:09Elle arrive, Céline.
38:10Elle arrive pour chanter.
38:11Premier concert en France.
38:12C'est le 12.
38:13Elle a fait des répétitions
38:13cette semaine.
38:14Ah bah oui,
38:14vous avez vu la folie ?
38:15C'est incroyable.
38:16Vous allez y aller, vous ?
38:17Non.
38:17Non, non.
38:18C'était cher.
38:19Je ne suis pas très Céline Dion.
38:19Ça va vous coûter votre paye
38:20de Sud Radio du mois.
38:21Attention.
38:22En tout cas,
38:24il y a une étude qui dit
38:25que ça peut rapporter
38:26jusqu'à un milliard.
38:27Je crois que si Sébastien Lecornu
38:29entend ça,
38:29il va aller voir Céline Dion
38:31pour combler le déficit.
38:32Oui, oui.
38:33Ça joue même sur la croissance française.
38:34On en parle en tout cas.
38:35Ça a fait un sens.
38:36On aura des fans en ligne
38:37et puis après...
38:38Il nous faut plus de Céline Dion,
38:39au coup.
38:40Ah oui, ça c'est sûr.
38:41Il nous faut beaucoup de Céline Dion.
38:41Il n'y en a qu'une.
38:42Il n'y en a qu'une.
38:43Après, on parlera de ce sujet
38:45un tout petit peu plus sérieux
38:46quand même avec nos débatteurs.
38:48Faut-il passer outre
38:49le Conseil constitutionnel ?
38:50Vous en avez parlé aussi.
38:51Les Français aimeraient bien.
38:52Oui.
38:52Il y a une forte demande.
38:53Il y a une bonne privée
38:53un peu moins.
38:54Mais voilà.
38:55Il y a une forte demande.
38:55Pourra-t-on échapper aux hausses d'impôts ?
38:57Plein de sujets
38:59auxquels évidemment
39:00vous pouvez prendre part.
39:020826 300 300.
39:03Et c'est le 10h midi
39:05dans un instant
39:06avec Stéphanie Demureux.
39:07Je vous souhaite à tous
39:07un excellent week-end.
39:08Je remercie Juliette Riouffole
39:10et Joseph Ruiz
39:12d'avoir beaucoup contribué
39:14à ces grands matins.
39:15Merci à John
39:16à la réalisation
39:17et à Emmanuel Galasso
39:19qui étaient à la fois
39:20au micro
39:20et au standard.
39:22Et oui, on est comme ça
39:22sur Sud Radio.
39:23Allez, très belle journée à vous.
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