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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:03Bonjour à toutes, bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour deux heures de débats, de discussions, d'échanges.
00:08Vous connaissez la ligne directe, c'est le 0826 300 300, ça se passe aussi sur le site sudradio.fr,
00:14sur l'application et les réseaux sociaux.
00:16Nos débats, nos thèmes de discussions ce matin, ça concerne un sujet qui préoccupe et qui va concerner, écoutez bien,
00:223 millions de salariés.
00:23On va parler des patrons, parce qu'un patron sur 4, aujourd'hui en France, a plus de 60 ans.
00:29Et donc, ils vont devoir forcément penser à la suite.
00:32Mais ils ne veulent pas, les successeurs, à nouveau prendre la tête d'une entreprise, avoir des responsabilités,
00:37s'embourber d'une certaine manière dans un contexte économique compliqué.
00:42Avec un pays, la France, toujours plus de charges, toujours plus de taxes à payer.
00:46Est-ce qu'on doit se préparer aujourd'hui à un pays où les patrons sont en danger ?
00:50SOS Patron, vous avez un avis ?
00:52Vous êtes concerné par la situation, vous êtes peut-être même salarié,
00:55ou vous êtes vous aussi à la recherche de transmettre une boulangerie, je ne sais pas moi,
00:58une pharmacie, un petit commerce, parce que cette désertification, ça va avant tout toucher les centres-villes,
01:04en tout cas les campagnes.
01:05Vous avez un avis de réaction 0826 300 300.
01:08Et puis ça y est, on l'a trouvé, mesdames, messieurs.
01:11David Lysnard, le maire de Cannes, triomphalement réélu à plus de 80%,
01:15a décidé de se lancer dans la course à l'Elysée.
01:18Il l'a déclaré hier au journal de 20h de France 2, présenté par Léa Salamé.
01:21Il l'a dit, en réalité, je ne retrouve plus, dans ma famille politique,
01:25les Républicains dirigés par Bruno Rotaillot,
01:27je ne retrouve plus une ligne claire, une ligne ambutieuse,
01:30une ligne qui peut nous mener vers la victoire.
01:32Je trouve qu'elle s'est trop diluée dans le macronisme.
01:34Est-ce qu'il a raison, David Lysnard ?
01:36Il convient, hier soir, de trouver tout simplement le candidat qui va nous faire gagner la droite,
01:40ou qui va gagner, en tout cas, l'élection présidentielle.
01:43Eh bien, j'attends vos réactions, là aussi, et vos commentaires au 0826 300 300.
01:47Ces débats, nous les aurons juste après 10h30, et même à partir de 11h,
01:51juste après le zapping de Gilles Gansman.
01:52Bonjour, Gilles.
01:53Bonjour, Maxime.
01:55On va parler de Patrick Sébastien,
01:57qui se sentait un peu serré dans cette boîte de France Télévisions,
02:01et il a été auditionné par la commission audiovisuelle.
02:05Qui continue de faire beaucoup de bruit.
02:06Qui continue de faire beaucoup de bruit.
02:08Vous pourrez réagir par rapport à Patrick Sébastien,
02:11qui a critiqué Delphine Ernotte sur le fait qu'elle voulait faire de France Télévisions,
02:16l'image qu'elle en avait, et non pas une télévision pour tous les Français.
02:200826 300 300.
02:22Et puis peut-être ce midi, pour votre pizza ou vos chouquettes préférées,
02:27vous vous commanderez par Uber et Amazon,
02:30et on verra s'il faut culpabiliser ou pas,
02:33par rapport aux conditions de travail des livreurs Uber et Amazon.
02:37Et la question aussi qu'on peut se poser par rapport à ces plateformes,
02:39c'est que si demain, par exemple, un géant de ce type-là émergeait,
02:42est-ce qu'on serait prêt à payer 1, 2, 3 euros de plus éventuellement,
02:45pour que les coursiers soient un peu mieux rémunérés ?
02:47Est-ce que vous, par exemple, ça existe dans certaines villes,
02:49à Doulouse, à Lyon, à Bordeaux,
02:50des petites entreprises françaises qui travaillent avec les restaurants ?
02:53Peut-être que vous les utilisez.
02:55Est-ce qu'on doit se préparer à payer un peu plus cher pour mieux rémunérer ces coursiers ?
02:58Et puis on pourra demander à nos auditeurs,
03:00s'ils ont déjà donné un pourboire ?
03:02Vous avez la possibilité de donner un ou deux euros ?
03:06Absolument. 0826-300-300.
03:08Et pour le moment, mettez-vous d'accord, il est 10h06.
03:10L'heure de le retrouver, celui qui nous fait tous trembler, Félix Mathieu.
03:15Bonjour.
03:16Bonjour.
03:16Bonjour, Félix Mathieu.
03:17On a tremblé, là.
03:18On sait quoi le problème ?
03:19On a tremblé.
03:19Pas de jingle, vous pouvez sortir votre idée.
03:21Non, mais le silence est déjà du Félix Mathieu.
03:23Mais je fais moins trembler que les ours consanguins.
03:26Exactement, les ours consanguins.
03:27Alors, ce n'est pas le thème principal de la chronique,
03:29si on va y venir.
03:30Les ours sont-ils menacés de consanguinité dans les Pyrénées ?
03:34Parce que leurs défenseurs estiment qu'il faudrait en lâcher davantage,
03:37justement, pour assurer ce qu'on appelle le brassage génétique.
03:40Oui, ce problème de consanguinité.
03:42Alors, on va commencer quand même par une bonne nouvelle
03:43du point de vue des défenseurs de l'ours.
03:45Il y en a un peu plus que ce qu'on croyait,
03:47selon les derniers recensements.
03:49La population d'ours dans les Pyrénées
03:51pourrait avoisiner quelque chose comme 130 individus cette année des ours,
03:55quand on croyait en avoir que 96 il y a encore deux ans.
03:58Donc, bon, le chiffre a plutôt été réévalué
04:00à la hausse.
04:01Oui, mais on pourrait quelque part un peu créer un slogan
04:04des défenseurs des ours.
04:05Des ours, c'est bien, mais s'ils ne sont pas consanguins,
04:08puisqu'ils estiment que cette croissance est un peu en trompe-l'œil,
04:12effectivement, qu'il y a une bonne centaine d'individus,
04:15selon eux, ce n'est pas assez pour assurer le brassage génétique nécessaire.
04:20Pour le dire clairement, souvent, le papa du bébé ourson,
04:24c'est aussi le papy du bébé ourson.
04:26Et ça pose de vrais problèmes.
04:28Même l'association Pays de l'ours AD,
04:31avec qui on sera dans un instant,
04:32estime que 90% des ours descendent de deux femelles et d'un mâle.
04:36Ils craignent, dans ces conditions,
04:38qu'on ait plus d'ours consanguins,
04:41donc de plus en plus fragiles,
04:43de plus en plus stériles,
04:44et d'en appeler à commencer à en lâcher de nouveau
04:47une trentaine d'ours d'ici 2040 dans les Pyrénées.
04:49C'est ce qu'ils réclament,
04:51dont deux tiers de femelles, idéalement,
04:53pour maximiser ce brassage génétique qui semblerait faire défaut.
04:56Et ce rapport, forcément, agace les opposants
04:59à cette politique de réintroduction des ours.
05:01Oui, alors eux, ils répondent qu'on le connaissait,
05:03ce risque de consanguinité,
05:05quand on a fait le choix de la réintroduction
05:06dans les années 90 et 2000.
05:08Ils nous disent aussi que ce seuil pour une population viable,
05:1230 de plus sur 130 qui seraient déjà là,
05:15ce ne serait pas assez,
05:16qu'il faudrait beaucoup, beaucoup plus
05:18pour avoir un seuil viable,
05:20ce qui, évidemment, est inenvisageable,
05:21puisque, on le rappelle,
05:23les opposants mettent en avant, notamment,
05:24les risques de prédation sur les troupeaux
05:27pour les éleveurs.
05:28Et puis, pour en parler,
05:29nous sommes avec Alain Rennes,
05:31le directeur de l'association Pays de l'Ours AD,
05:33et c'est votre invité, notre invité, Félix Mathieu.
05:35Bonjour Alain Rennes.
05:37Bonjour.
05:38Merci d'être avec nous dans La Vérité en Face sur Sud Radio.
05:42Comment ça se fait dans le...
05:47Pardon, j'ai cru que j'avais fait une erreur.
05:49Non, pas du tout.
05:49Non, non, non, non,
05:50mais je m'attendais à c'est quoi le problème, c'est pour ça.
05:53Non, mais il n'y a pas de problème, Félix.
05:54Alain Rennes, il n'y a pas de problème.
05:56Pardon, non, non, mais c'est pas perturber.
05:57Comment ça se fait qu'on a de plus en plus d'ours,
06:01mais de plus en plus de consanguinité ?
06:03Ça paraît, a priori, paradoxal.
06:07En fait, c'est extrêmement simple.
06:08C'est que, comme on a lâché trop peu d'ours au départ,
06:10ils se reproduisent entre eux,
06:13leurs descendants se reproduisent entre eux à leur tour,
06:15et donc on a un nombre d'individus qu'on appelle fondateurs
06:18de cette population qui est trop faible.
06:21Donc c'est pour ça qu'il faut la renforcer
06:23de manière à apporter de la diversité génétique.
06:25On a commandé une étude, un bureau d'études spécialisé,
06:29qui établit qu'en lâchant une trentaine d'ours d'ici à 2040,
06:35ça permettrait d'apporter effectivement cette diversité
06:37et de limiter le problème de la consanguinité.
06:41Et j'apporte tout de suite une précision pour les personnes
06:44qui se poseraient la question.
06:46Le lâcher de ces ours n'augmenterait pas et n'augmentera pas
06:49le nombre d'ours total dans les Pyrénées à terme.
06:52Puisque de toute façon, les ours se reproduisent,
06:55ils vont continuer de se reproduire.
06:56Il y a une capacité d'accueil des Pyrénées maximum
07:00qui est évaluée entre 400 et 500 individus.
07:03Et quoi qu'il en soit, qu'on en lâche ou qu'on ne lâche pas,
07:05quand on aura atteint cette capacité d'accueil,
07:07le nombre d'ours n'augmentera plus.
07:09Donc la question n'est pas une question d'augmenter à l'infini
07:12le nombre d'ours.
07:12La question est d'apporter la diversité génétique
07:15pour limiter ce problème de consanguinité
07:17et faire que cette population puisse perdurer.
07:20Alors justement, on est ici avec un spécialiste du Grizzly
07:23qui est Gilles Gansmane, qui a des tas de questions à vous poser.
07:25Oui, je connais bien les Birz.
07:26En fait, je voulais savoir si le fait...
07:30Est-ce qu'on calcule qu'il y ait plus de femelles
07:32par rapport au mâle pour justement éviter
07:34ce problème de consanguinité ?
07:36Est-ce qu'il y a des calculs qui sont faits
07:39par rapport à la reproduction ?
07:41On connaît très bien la population d'ours dans les Pyrénées.
07:44Je pense que c'est même la population animale sauvage
07:47la mieux connue au monde.
07:49Puisqu'on connaît chaque individu,
07:50le pédigré de chaque individu, son père, sa mère, etc.
07:53C'est un arbre généalogique complet.
07:55Et ce qu'on peut dire, c'est qu'actuellement,
07:57le sexe ratio est équilibré.
07:59On a à quelques unités près autant de mâles que de femelles.
08:02Donc il n'y a pas de souci de déséquilibre de ce point de vue-là.
08:04Et alors, qu'est-ce que vous répondez à toutes ces associations
08:07qui sont quand même extrêmement inquiètes
08:08et qui ont peut-être encore aujourd'hui peur
08:11de la figure ours qui soit d'une certaine manière
08:13relâchée avec les conséquences dramatiques
08:15que l'on peut connaître ?
08:15Qu'est-ce que vous leur répondez à ceux
08:17qui sont extrêmement inquiets ?
08:19Je veux leur répondre tout simplement
08:21qu'on peut vivre avec l'ours,
08:23que c'est quelque chose qui est en train de se mettre en place.
08:26Il y a des crédits et des programmes importants
08:30qui sont mis en place par l'État pour ça,
08:32pour la cohabitation.
08:33Et d'ailleurs, on observe que,
08:35malgré le nombre augmentant d'ours,
08:38le nombre de dégâts sur les troupeaux baisse.
08:40Ce qui signifie que le nombre d'attaques par ours
08:43baisse de manière significative.
08:45Actuellement, on est entre 2 et 3 attaques
08:47par ours et par an dans les Pyrénées.
08:50Donc, on voit bien qu'au fur et à mesure
08:52qu'on protège les troupeaux,
08:53les ours perdent l'habitude
08:55d'attaquer les troupeaux
08:57et on peut encore progresser dans ce sens-là.
08:59Enfin, si vous me dites 2 ou 3 attaques
09:01par ours et par an,
09:02je vois qu'il y a 130 ours cette année.
09:04On multiplie par 2 ou par 3.
09:05Ça fait très vite quasiment une attaque par an.
09:07Ce n'est quand même pas excessivement rassurant,
09:08votre chiffre, là ?
09:10Pas une attaque par an.
09:11Ça fait à peu près 290-300 attaques par an
09:15Au total, on va faire des troupeaux.
09:16Ça vous fait quasiment une tous les jours et demi,
09:18voire moins.
09:19Donc, c'est quand même considérable comme chiffre.
09:21Alors, attention.
09:22Les attaques aux troupeaux
09:23ne se passent que pendant la période de transhumance,
09:26c'est-à-dire entre le mois de juin
09:27et le mois de septembre,
09:29voire octobre pour certains.
09:30C'est une période qui est limitée dans le temps.
09:33C'est bien connu.
09:34Et des moyens, encore une fois,
09:36sont développés pour limiter ça.
09:39C'est le financement des postes de berger.
09:41C'est la fourniture de matériel de protection
09:44en type clôture électrique.
09:45Et c'est aussi l'utilisation des chaînes de protection.
09:47Alors, attention,
09:48je ne suis pas en train de dire que c'est facile.
09:49Je ne suis pas en train de dire que c'est simple.
09:51Si c'était simple,
09:51ça serait résolu depuis longtemps.
09:53Ça demande beaucoup d'efforts.
09:54Ça demande beaucoup de travail.
09:56Mais à partir du moment
09:56où une décision a été prise
09:58de à la fois maintenir
10:00et développer le pastoralisme
10:02et à la fois maintenir
10:03et restaurer une population d'ours,
10:05c'est normal de mettre les efforts
10:07pour assurer la cohabitation.
10:08Merci beaucoup Alain Rennes d'être avec nous.
10:10Et on poursuit cette conversation
10:11dans un instant avec Gilles Ganzman.
10:12Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
10:14Ces fameux ours menacés de consanguinité
10:16dans les Pyrénées
10:17avec toutes les questions que cela pose.
10:18Vous êtes bien sur Sud Radio.
10:19Et suite de la conversation avec vous,
10:21Alain Rennes, vous restez avec nous.
10:22Ça se déroule dans une poignée de secondes.
10:24A tout de suite.
10:25Sud Radio, y mettez-vous d'accord.
10:29Ensemble jusqu'à midi sur Sud Radio.
10:31Vous voulez nous interpeller, réagir,
10:33commenter ce que vous entendez à l'antenne,
10:35commenter l'actualité.
10:36Ça se passe au 0826 300 300,
10:38notamment jusqu'à 10h30
10:39sur ce problème qu'évoque Félix Mathieu
10:41depuis le début de l'émission,
10:43à savoir des ours qui seraient menacés
10:45de consanguinité dans les Pyrénées.
10:47Et pour discuter de ce sujet,
10:48on en parle avec un expert qui est Alain Rennes,
10:50le directeur de l'association
10:51des Pays de l'Ours AD.
10:52Et monsieur le directeur de l'association,
10:54je vous propose d'écouter Julien
10:55qui nous a appelé spontanément au 0826 300 300
10:58en entendant ce sujet.
10:59Bonjour Julien.
11:00Oui, bonjour sur Radio.
11:01Comment ça va mon cher Julien ?
11:03Ça va, ça va.
11:04Oh là, oh là.
11:05Alors attendez, on la refait
11:05parce que j'ai vu des choses pas convaincantes
11:07dans ma vie,
11:08mais le ça va, ça va comme ça.
11:09Je vous propose de la refaire.
11:10Comment ça va Julien ?
11:11Non, on fait aller.
11:14Il y a vraiment une volonté
11:15de nous faire tomber en dépression Julien,
11:16c'est pas grave,
11:17je la comprends totalement.
11:18On va dire que c'est un sujet épineux
11:21parmi tant d'autres.
11:22Oui, ça c'est sûr.
11:23Et vous, vous avez entendu justement
11:25ce sujet sur les ours,
11:26ça vous a fait réagir.
11:27Comment vous le regardez ce sujet ?
11:28Vous êtes peut-être concerné directement Julien ?
11:31Eh bien moi,
11:32je ne suis pas directement concerné,
11:33mais je suis vice-président
11:36de la coordination rurale
11:37des Pyrénées-Atlantiques
11:38et je suis délégué
11:40de la commission prédation
11:41de tout ce qui est ours et loups.
11:45Donc je suis très sensibilisé
11:46sur le sujet
11:48et je voulais réagir déjà
11:50sur le dénombrement des ours.
11:52C'est comme pour le loup,
11:54les agents de l'État
11:55ont beaucoup de mal
11:57à nous donner les vrais chiffres
11:59sur le nombre de ces individus.
12:02Et après je voulais témoigner aussi
12:03sur le nombre d'attaques,
12:06on a des adhérents
12:07dans les Pyrénées,
12:09des bébés qui vont en estive.
12:12L'an dernier,
12:13ils ont été oubliés
12:14de descendre des bouvins
12:15en septembre
12:17parce que le loup,
12:18l'ours,
12:19c'est la fin des agents
12:20qui naît tous les jours.
12:21Mais Julien,
12:22vous restez en contact avec nous,
12:23on va poser la question
12:24puisque c'était le cœur
12:26de notre débat
12:27avec Alain Rennes
12:28qui est avec nous,
12:28le directeur de l'association
12:29de Pays de l'Ours AD.
12:30Qu'est-ce que vous lui répondez
12:31mon cher Alain Rennes
12:32quand vous entendez Julien
12:33qui dit que lui
12:34est quand même sensibilisé,
12:35il connaît le sujet,
12:36il dit que malgré
12:37les protections,
12:38malgré les barrières
12:38qu'on essaye de mettre en place,
12:40malgré les vigilances,
12:41on se retrouve parfois
12:42avec des agriculteurs,
12:43des troupeaux,
12:44on est quand même obligé
12:45de dérégler certaines choses.
12:46Certes,
12:47là ça concerne les loups,
12:48mais pour les ours,
12:48j'imagine qu'on peut avoir
12:49les mêmes dérives.
12:54La problématique
12:55entre ours et loup
12:55est quand même
12:56assez différente.
12:58Le loup est un carnivore strict,
13:00c'est vraiment
13:00un prédateur spécialisé,
13:01ce que n'est pas l'ours.
13:03qui commet
13:04beaucoup moins
13:05de dégâts.
13:06Moi,
13:06je n'ai pas connaissance
13:07de dégâts sur les bovins,
13:08a fortiori en Pyrénées-Atlantique,
13:10donc je suis extrêmement surpris
13:11par cette position,
13:13cette information.
13:14J'ai les informations officielles
13:16de la part de l'État
13:16qui font état
13:17de quelques attaques
13:19et de quelques dégâts
13:20sur le département
13:21des Pyrénées-Atlantiques
13:22où il y a une dizaine
13:23d'ours maintenant,
13:24mais absolument pas
13:25de bovins
13:26et encore moins
13:27d'estives
13:28qui ont dû
13:28s'arrêter prématurément.
13:31Mais quand Julien explique
13:33un problème
13:33qui est le manque
13:34parfois de communication
13:35entre les agences
13:36de l'État,
13:37du mal à avoir
13:38des chiffres officiels
13:38concernant par exemple
13:39les attaques
13:39ou même le nombre
13:42dans un certain kilométrage,
13:44qu'est-ce que vous lui répondez ?
13:45Vous lui dites
13:45qu'il ne s'adresse pas
13:46forcément aux bonnes personnes,
13:47qu'il y a des moyens
13:48d'avoir des informations
13:48vérifiées
13:49ou que c'est vrai
13:49que parfois,
13:50il y a quand même
13:51quelque chose
13:51qu'on pourrait appeler
13:52un petit flou artistique ?
13:54Je ne sais pas
13:55de quel type
13:56d'informations
13:56exactement
13:57il voudrait disposer.
13:58Il y a peu de choses
13:59qui soient plus claires
14:00que les informations
14:02sur l'ours
14:03et sur la prédation
14:03dans les Pyrénées.
14:05Les bilans
14:05viennent de sortir,
14:06ils sont précis,
14:07à l'unité.
14:08On a détecté
14:09108 ours
14:11dans l'ensemble
14:12des Pyrénées,
14:12en France,
14:13Espagne,
14:14Andorre compris.
14:15On parle toujours
14:15pour l'ensemble
14:16du massif.
14:18On sait que
14:18quelques-uns
14:19peuvent échapper
14:20au suivi,
14:21d'où une estimation
14:23statistique
14:23qui va jusqu'à
14:25120-130 individus
14:27au maximum.
14:28L'année dernière,
14:28pour vous dire,
14:29l'année dernière,
14:30l'estimation
14:31avait été faite
14:32à 108
14:33et en réalité,
14:35après,
14:35je n'ai pas l'année
14:36dernière pour 2024,
14:38après une année
14:39supplémentaire
14:39où on a pu détecter
14:40les individus
14:41qui manquaient,
14:42on est arrivé
14:42à 107.
14:43Vous voyez que
14:43les estimations
14:44sont extrêmement précises.
14:46Il n'y a aucune
14:46autre espèce
14:47animale sauvage
14:48pour laquelle
14:49on a des informations
14:50aussi précises
14:51que l'ours
14:52dans les Pyrénées.
14:52Comment vous observez
14:54ce que nous dit
14:55notre invité à l'arène,
14:56mon cher Julien,
14:56qui est resté avec nous
14:570826 300 300 ?
14:59Oui,
15:00mais c'est toujours
15:01un peu le même discours
15:02parce que
15:02quand nous on fait
15:03des réunions
15:04à la préfecture,
15:04on en a une
15:05la semaine prochaine,
15:06on est les seuls
15:08représentants
15:08récord
15:09parmi les trois syndicats,
15:11on est seuls,
15:12autour de la table
15:13de M. le préfet,
15:13et l'an dernier,
15:15on a déposé
15:16un dossier
15:18avec des analyses
15:21sur...
15:21Ça ne concernait pas
15:22l'ours,
15:23mais le loup.
15:25Les choses
15:25sont menées
15:27de la même manière.
15:28Les agents
15:29de l'OEV,
15:309 fois sur 10,
15:32font leur travail.
15:33Mais par contre,
15:35après,
15:35à la DDTM,
15:369 fois sur 10,
15:37c'est une personne
15:38assise sur un fauteuil
15:39dans un bureau
15:40qui décide
15:41si c'est une attaque
15:42ou pas
15:42d'un ours,
15:43d'un loup.
15:44Et quand on vous entend,
15:45Julien,
15:46en plus,
15:46on entend que ce sont
15:47les mêmes acronymes,
15:48les mêmes personnes
15:49parfois dans des bureaux
15:51et ça doit être compliqué.
15:52Merci beaucoup
15:52de nous avoir passé
15:53un coup de fil
15:53au 0826 300 300
15:55mon cher Julien.
15:57Félix Mathieu.
15:57À la Rennes,
15:58vous expliquiez à Gilles
16:00si j'ai bien compris
16:01que grosso modo,
16:02on a à peu près
16:03moitié-moitié
16:04d'ours mâle
16:05et d'ours femelle.
16:07À partir de ce constat,
16:08pourquoi est-ce qu'il faudrait,
16:09si j'ai bien compris,
16:10selon vous,
16:12réintroduire davantage
16:12de femelles
16:13que de mâles
16:14pour assurer
16:15ce brassage génétique ?
16:18Ça, c'est parce que
16:19les simulations
16:20qui ont pu être faites,
16:21il faut savoir
16:21que ce travail,
16:22c'est un travail d'un an
16:23par des scientifiques
16:24spécialisés
16:25dans le laboratoire
16:25de Montpellier
16:26et de l'Université de Bordeaux.
16:27Donc, on est sur quelque chose
16:28de très élaboré,
16:30très poussé.
16:31Tout ça est disponible
16:33sur notre site internet,
16:34paysdelours.com
16:34où l'expertise
16:35est téléchargeable.
16:36On a tout rendu public.
16:39Et effectivement,
16:40dans le cadre
16:40de ces simulations,
16:41ils se sont rendus compte
16:42que l'efficacité
16:43était meilleure
16:44si on priorisait
16:45les femelles
16:46sur les mâles.
16:47Et il y a une autre
16:48explication aussi,
16:49c'est parce que
16:50chez l'ours,
16:51il y a une attitude
16:53qui est bien connue
16:53qui s'appelle
16:54l'infanticide,
16:55c'est-à-dire que
16:56des mâles peuvent
16:57tuer des oursons
16:58s'ils pensent
16:59qu'ils ne sont pas
17:00les leurs,
17:01c'est-à-dire qu'ils ne se sont
17:01pas accouplés
17:02avec la femelle
17:03qui les accompagne
17:04l'année précédente.
17:06Donc, plus on va
17:06augmenter le nombre
17:07de mâles.
17:07Et si on augmente
17:08trop le nombre
17:09de mâles,
17:09on va multiplier
17:11ces attitudes
17:11d'infanticide,
17:12ce qui serait
17:14préjudiciable
17:14pour la population.
17:16Alors, moi,
17:16j'ai une question
17:17de Béotien.
17:18imaginons que
17:19les ours ne s'attaquent
17:21pas aux vaches
17:24ou aux moutons
17:24ou autres.
17:25Qu'est-ce que mangent
17:26les ours dans nos bois
17:28et dans nos forêts ?
17:29Comment ils se nourrissent
17:30et est-ce qu'il y a
17:31assez de nourriture
17:32dans ces bois
17:33et faudrait-il pas
17:35les aider à s'alimenter ?
17:36Moi, c'est une question
17:37que je me pose
17:38de quoi se nourrissent-ils ?
17:40C'est une question
17:41extrêmement intéressante
17:42et d'ailleurs,
17:43alors, ça devrait être
17:46diffusé prochainement.
17:47Il y a une thèse de doctorat
17:48qui vient d'être faite
17:49sur justement
17:50l'alimentation de l'ours
17:51dans les Pyrénées
17:52à partir de l'expertise,
17:55l'analyse des crottes
17:56trouvées sur le terrain.
17:57Alors, je vous donne
17:58une petite anecdote
17:58d'ailleurs en passant,
17:59pour trouver des crottes d'ours,
18:00il y a des chiens
18:01qui ont été dressés spécialement
18:03et qui arrivent à sentir
18:04une crotte d'ours
18:05à une centaine de mètres
18:06et ils réagissent exactement
18:08comme pour chercher
18:09de la drogue par exemple.
18:10Ça permet d'optimiser
18:11et d'en trouver un peu plus.
18:12Ça, c'est un travail
18:13qui est fait par l'OFB,
18:14un travail remarquable.
18:14Et donc, l'analyse
18:16de ce régime alimentaire
18:17a permis de déterminer
18:20que plus de 80%
18:22de l'alimentation de l'ours
18:23dans les Pyrénées
18:24est végétale
18:27avec des différentes sources
18:29et adaptée en fonction
18:30de la saison
18:32parce que la disponibilité
18:33n'est pas la même.
18:34Au printemps, par exemple,
18:35c'est beaucoup d'herbes acées.
18:37Donc, l'ours peut brouter
18:38quasiment comme une vache.
18:39Et puis, quand arrive l'été,
18:41on va aller vers des fruits,
18:42des fruits charnus,
18:43les myrtilles, les framboises,
18:45etc.
18:46Et puis, à l'automne,
18:47c'est plutôt les fruits secs
18:48qui permettent
18:49de constituer
18:50les réserves de graisse.
18:51Après cette parenthèse
18:52découverte, Alain Rennes,
18:53je vous propose aussi
18:54d'écouter notre auditrice
18:56Isabelle
18:57qui nous a passé aussi
18:57un coup de fil
18:58au 0826-300-300.
18:59Bonjour Isabelle.
19:00Oui, bonjour.
19:01Bonjour à toutes et à tous.
19:02Merci beaucoup
19:03d'être avec nous ce matin.
19:04Vous aussi,
19:04vous vouliez réagir
19:05par rapport à ce sujet
19:07d'ours.
19:08Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
19:09Alors, je me posais une question
19:11et je me dis
19:12mais au lieu d'introduire
19:14les mâles,
19:15les mâles,
19:15pourquoi est-ce qu'on ne profite pas
19:16de l'insémination artificielle ?
19:19Directement l'insémination artificielle
19:21pour les ours ?
19:21Directement sur les femelles.
19:22Ah d'accord.
19:23Pour être sûre
19:24d'éviter la consanguinité,
19:25on choisit comme ça
19:26les bonnes gamènes.
19:27C'est intéressant ce que dit Isabelle
19:28avec les progrès de la science
19:29qui n'est pas des plus faciles
19:31j'imagine à la reine.
19:33Est-ce qu'il y aurait
19:34une possibilité
19:35de pratiquer l'insémination artificielle
19:37pour en effet empêcher
19:38tout dérèglement,
19:39on va dire,
19:41tout dérèglement ?
19:42C'est envisageable ?
19:44Il y a des vétérinaires
19:46qui travaillent sur cette question
19:47et qui l'envisagent.
19:48Apparemment,
19:49ça a pu être fait
19:50à petite échelle.
19:51Par ailleurs,
19:52c'est assez complexe
19:53parce que c'est lié
19:54à la biologie
19:55de la reproduction de l'ours.
19:57Il faut savoir
19:57que les femelles ours
19:59n'ovulent pas
20:00de manière périodique
20:02comme on peut avoir
20:03pour des femmes par exemple
20:04mais que l'ovulation
20:05est provoquée
20:06par l'accouplement.
20:07Donc,
20:07c'est-à-dire qu'il faut arriver
20:08à provoquer l'ovulation
20:09pour ensuite
20:10pouvoir les inséminer
20:11et à ce moment-là,
20:12on pourrait effectivement
20:13sélectionner,
20:14encore faut-il se procurer
20:15du sperme d'ours mâle
20:16qui ne doit pas être
20:17une petite affaire non plus
20:18mais apparemment,
20:19tout ça est théoriquement,
20:21techniquement envisageable
20:22sur le terrain.
20:23C'est une autre question.
20:24Il me semble que
20:25la nature fonctionne pas mal
20:26si on arrive effectivement
20:28à corriger
20:28certains déséquilibres.
20:30On peut aussi
20:30les laisser faire
20:31et ça se passe très bien.
20:32intéressante question Isabelle.
20:33Merci beaucoup
20:34ma chère Isabelle.
20:34Vous allez peut-être
20:35avoir donné envie
20:36à certains
20:36de faire d'autres doctorats.
20:38donc ne soyons pas
20:40trop possibles sur les questions.
20:41Merci beaucoup
20:41de nous avoir passé
20:42un coup de fil
20:43en 0826-300-300.
20:45Je vous souhaite
20:45une belle journée.
20:46Avouez également
20:47à la reine directeur
20:47de l'association
20:48Pays de l'Ours AD
20:49d'avoir été avec nous ce matin
20:50et merci beaucoup
20:51Félix Mathieu
20:52d'avoir été avec nous
20:53comme chaque matin.
20:54Avec grand plaisir.
20:55Mettez-vous d'accord.
20:56Je vous donne quand même
20:57le bon titre de l'émission.
20:59C'est quoi le problème ?
21:00C'est quoi le problème ?
21:01Vous avez l'idée ?
21:02Dans un instant
21:02sur Sud Radio
21:03ce sera le zapping
21:04de Gilles Gansman.
21:05On va s'intéresser,
21:05on va se poser cette question
21:06est-ce que quand on voit
21:07les plateformes de livraison
21:08qui sont quand même
21:09la norme
21:10notamment dans les grandes villes
21:11on sait quand même
21:11que les conditions de travail
21:13ne sont pas des plus merveilleuses
21:14ils sont excessivement mal payés
21:16ils sont même clairement
21:17exploités pour la plupart
21:18est-ce que vous les utilisez
21:19cette plateforme
21:20est-ce que vous avez
21:20un peu de remords
21:21est-ce que quand vous les utilisez
21:23il vous arrive de laisser
21:241, 2, 3 euros de pourboire
21:26ou est-ce que vous faites en sorte
21:27d'utiliser les fameuses
21:28plateformes françaises
21:29parce qu'il y en a
21:30notamment dans les villes
21:31à Lyon, à Bordeaux, à Toulouse
21:32dans une matinale week-end
21:33nous étions avec des jeunes
21:34justement qui travaillaient
21:35avec des restaurants locaux
21:37et avec des livreurs locaux
21:39est-ce que vous faites attention
21:40en tout cas quand vous livrez
21:41à toutes ces conditions
21:42à toutes ces questions
21:42je vous pose la question
21:43ça tombe bien
21:44vous avez peut-être des réponses
21:450826 300 300
21:46mettez-vous d'accord
21:47reviens dans une poignée de secondes
21:48sur Sud Radio
21:49à tout de suite
21:50Sud Radio
21:52Parlons vrai
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