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  • il y a 21 minutes
Avec Pr Pierre Amarenco, neurologue

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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-04-08##

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Transcription
00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:06Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles, Gangevin, bon anniversaire à vous.
00:10Merci Valérie, je suis content.
00:11Très bon anniversaire.
00:13Je suis content qu'on parle d'AVC de Christophe Gardia pour mon anniversaire.
00:17C'est un joli cadeau.
00:18Non, mais on va surtout parler cocaïne, amphétamine et autres substances.
00:24C'est quoi le problème avec vous Félix Mathieu ?
00:27La semaine dernière, il bouillait une dizaine de jours, on a parlé des saisies de drogues, de consommation en augmentation.
00:35Et j'ai voulu qu'on invite ce matin le professeur Pierre Amarenko, neurologue qui est spécialiste de l'AVC.
00:42Bonjour professeur Amarenko.
00:45Bonjour.
00:46Vous avez dirigé le service neurologie de l'hôpital Bichat à Paris.
00:52Vous avez publié deux livres, l'AVC, une histoire de femme, tout ce que vous devez savoir pour l'éviter.
00:57Et puis vaincre l'AVC, c'est aux éditions du Rocher.
01:00Et chez Cairo, celui sur l'AVC, une histoire de femme.
01:03Et on en parlera aussi, on parlera de la nécessité pour les femmes en particulier de se dépister.
01:12Et il y a des tests très simples à faire.
01:14Donc on fera un petit cours sur l'AVC.
01:16Mais c'est vrai que plutôt que de parler de prévention, d'addictologie, je pense que d'expliquer les effets
01:23de la cocaïne sur le corps peut être tout aussi important.
01:27On va en parler dans un instant.
01:28Dans nos débats, à partir de 10h30, on va revenir sur le cessez-le-feu en Iran.
01:33Un cessez-le-feu pour quoi faire ?
01:35Donald Trump a obtenu la réouverture du détroit d'Hormuz.
01:39Mais force est de constater qu'il était déjà ouvert il y a cinq semaines.
01:43Donc on rouvre un détroit qui était ouvert avant la guerre.
01:46Bref, vous pouvez réagir.
01:470,826, 300, 300.
01:49Les prix à la pompe vont peut-être enfin baisser de 5 à 10 centimes.
01:53Et puis, cette information qui passait un petit peu sous les radars.
01:56C'est un auditeur qui me l'a signalé.
01:58Les seniors qui emploient une auxiliaire de vie à la maison paieront plus cher jusqu'à 80 ans.
02:03Avant, c'était à partir de 70 ans qu'il y avait une défiscalisation possible.
02:07Maintenant, ce sera à partir de 80 ans.
02:10Alors, Félix...
02:12Pardon, et vous, oui, dans le zapping.
02:13Dans le zapping, je vous parlerai d'un sujet du 20h de France 2 sur Jeffrey Epstein
02:19et l'organisation qu'il avait mis en place avec des médecins.
02:23Le reportage fait froid dans le drôme.
02:26Glaçant.
02:26Et on parlera...
02:27Alors ça, c'est un vrai débat au 0,826, 300, 300
02:31sur le 1er mai qui est le seul jour obligatoirement férié et chômé.
02:39Seulement, voilà, les fleuristes et les boulangers, entre autres,
02:42veulent pouvoir avoir des employés.
02:45Et donc, il va y avoir peut-être un vote dans ce sens vendredi.
02:49Mais les filles, les écolos, ils sont opposés.
02:54Vous pourrez donner notre avis sur le 1er mai.
02:56Doit-il rester un symbole ?
02:57Alors, Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
03:00Donc, on l'a dit, selon une nouvelle étude,
03:03la consommation de cocaïne est en expansion.
03:07On l'entend autour de nous.
03:11Chez des jeunes adultes d'une trentaine d'années,
03:14c'est une chose assez courante.
03:15On nous a raconté que dans les restaurants, parfois, il est impossible d'aller aux toilettes
03:19parce que des gens vont 2 ou 3 dans les toilettes pour prendre de la cocaïne,
03:25que ça touche toute la France, tous les milieux sociaux
03:29et que les risques ne sont pas, évidemment, que ce n'est pas sans risque pour la santé.
03:33Oui, avec notamment le risque d'AVC qui se multiplie,
03:36y compris chez les plus jeunes en cas de consommation de drogue.
03:39C'est la conclusion, ça, d'une étude faite par des chercheurs britanniques,
03:42Université de Cambridge, les remontées de terrain des praticiens à l'hôpital.
03:47Déjà, l'essai supposé quand même qu'il y avait un lien entre ces accidents vasculaires cérébraux
03:51et la consommation de drogue.
03:52Mais le phénomène, désormais, est chiffré avec une énorme étude,
03:56en fait une très vaste étude qui en a compilé 32 autres du monde entier.
03:59Ça fait un total de 100 millions de patients de cas pris en compte.
04:03Donc, vous voyez, c'est assez parlant.
04:05Résultat, chez les moins de 55 ans, si on prend juste les plus jeunes, les moins de 55 ans,
04:10le risque d'AVC augmente plus 174% après avoir consommé des amphétamines,
04:16donc un risque quasiment triplé d'AVC, plus 97% après de la cocaïne.
04:21Autrement dit, risque d'AVC doublé après avoir pris de la cocaïne juste chez les plus jeunes.
04:26Et puis, ce risque d'AVC augmente un peu, toujours chez les plus jeunes,
04:29après avoir consommé du cannabis, plus 14%.
04:31Alors, les drogues augmentent ce risque, notamment en raison de l'augmentation de la tension artérielle.
04:37Le professeur Amarenko pourra nous l'expliquer plus précisément,
04:39mais c'est l'une des raisons de l'augmentation des risques d'AVC.
04:43Oui, dans les grandes lignes, évidemment, parce que, évidemment, je laisserai la parole à notre invité
04:48qui va tout nous expliquer en détail, mais on a potentiellement des surcharges d'adrénaline,
04:52de stress, des pics brusques de tension artérielle,
04:55des caillots de sang qui viennent obstruer les artères du cerveau, des vaisseaux sanguins.
04:59Bref, concrètement, c'est par exemple un vaisseau qui va éclater dans la tête
05:02avec potentiellement de graves séquelles en cas de survie.
05:05Alors, c'est vrai qu'autant pour l'alcool, on parle souvent des risques à long terme.
05:09Là, on parle vraiment de risques dans l'immédiat, dans les instants,
05:11ou dans les heures qui suivent la consommation de drogue.
05:14Alors, professeur Amarenko, c'est intéressant de vous avoir ce matin.
05:18Peut-être le constat, vous, que vous avez pu faire sur ce phénomène
05:24de l'augmentation de la consommation de cocaïne.
05:28Et en partie, enfin, c'est peut-être pas le centre de votre clientèle,
05:32mais quand vous étiez à Bichat, quand vous voyez arriver des jeunes,
05:37c'était souvent lié à l'usage de stupéfiants.
05:41Certainement.
05:43Depuis 40 ans que je vois des patients avec AVC en urgence,
05:49les sujets jeunes de moins de 60 ans,
05:52on leur dose toujours, depuis 40 ans,
05:55les substances toxiques dans les urines,
05:58comme la cocaïne, le cannabis et d'autres substances.
06:01Car on sait que ça multiplie par 3 le risque d'AVC depuis très longtemps.
06:06La compilation que l'on vient de citer ne fait que confirmer
06:10ce que l'on savait depuis des années.
06:13Mais c'est un phénomène que vous estimez en augmentation ?
06:18Certainement, oui.
06:20Le phénomène est en augmentation.
06:21Vous savez bien que la consommation de cannabis,
06:24de cocaïne, de crack et d'autres substances toxiques
06:27augmente dans la population.
06:30C'est évidemment dramatique pour le risque d'AVC.
06:33Vous mettez le cannabis aussi dans les substances à risque
06:37pour l'AVC chez les jeunes ?
06:41Certainement, oui.
06:41C'est-à-dire que quand vous avez un patient qui arrive en urgence
06:45pour un AVC, quand je dis un jeune,
06:47c'est-à-dire moins de 35 ans en général,
06:51c'est qu'ils sont positifs à une substance
06:53qui peut être le cannabis.
06:57Qui peut être le cannabis.
06:58Et des consommations fortes de cannabis
07:00peuvent en effet augmenter considérablement le risque d'AVC
07:04aussi par les mêmes mécanismes,
07:06c'est-à-dire hypertension artérielle,
07:08vasospasme des artères cérébrales.
07:11Il y a des personnalités plus à risque
07:13ou ça peut toucher tout le monde ?
07:16Ça peut toucher tout le monde.
07:17Vous savez que ça touche tous les milieux sociaux, bien entendu.
07:20Oui, mais physiologiquement aussi.
07:22C'est-à-dire que ce n'est pas réservé
07:24à des gens qui auraient déjà des problèmes
07:29qui seraient plus fragiles que d'autres.
07:31Il est sûr que quand vous multipliez les facteurs de risque,
07:34c'est-à-dire que vous avez déjà une hypertension artérielle,
07:37un diabète ou l'hypercholestérodémie,
07:40ça ne fait qu'augmenter le risque.
07:43C'est un risque supplémentaire qui s'ajoute à d'autres.
07:46Là, on vient de citer des facteurs de risque classiques,
07:49mais il y a aussi l'apnée du sommeil
07:51qui est un facteur qui est en vogue
07:55parce qu'il était jusque-là sous-estimé
07:57et qui devient un facteur majeur d'AVC,
08:00comme le surpoids,
08:01comme la mauvaise alimentation,
08:03comme le stress psychosocial sévère.
08:09Tous ces facteurs de risque-là
08:11doivent aussi être pris en compte.
08:13Oui, Gilles ?
08:14On lit souvent dans la presse,
08:16récemment d'ailleurs sur une personnalité,
08:18il a fait des petits AVC
08:20ou c'est un petit AVC.
08:22Ça existe un petit AVC ?
08:24Et est-ce que médicalement,
08:26alors la presse fait ses titres là-dessus,
08:28mais est-ce qu'on avait dit ça pour Chirac ?
08:30Vous vous souvenez qu'il avait eu un petit AVC ?
08:32Ça existe un petit AVC ?
08:35Disons que ça dépend de comment on entend petit AVC.
08:39Si c'est petit par l'étendue, ça existe.
08:41Il y a des AVC qui sont très peu étendus
08:44et qui sont donc des petits AVC
08:46mais qui ont la même signification qu'un gros AVC.
08:49C'est-à-dire que la personne finalement
08:50a plus ou moins de chances
08:51d'avoir un handicap important ou pas.
08:54Si vous prenez l'exemple de Jacques Chirac,
08:56c'était quand même une hémorragie occipitale.
09:00Donc c'était vraiment quelque chose
09:02de très sévère en termes de pronostics.
09:06Et on l'a vu dans les suites
09:08puisqu'il a développé ultérieurement
09:11des troubles cognitifs.
09:13Et voilà, donc tout le monde a bien vu
09:15l'évolution des choses.
09:16Mais il y a eu un hiatus entre le moment
09:18où il a eu son, entre guillemets,
09:20petit AVC et la suite.
09:24Alors après, le petit AVC,
09:26il témoigne, c'est la partie émergée de l'iceberg,
09:29il témoigne de facteurs qui sont là
09:32depuis des années, hypertension artérielle,
09:35alcool, quand il s'agit d'hémorragie,
09:40alcool, tabac et bien d'autres facteurs de risque
09:44que j'ai cités tout à l'heure.
09:46Donc voilà, il y a ça qui s'est accumulé
09:48et à un moment donné, un AVC s'est produit.
09:50Mais ces facteurs persistent,
09:52il faut les contrôler ensuite
09:53et les contrôler drastiquement
09:55pour essayer de diminuer le risque.
09:57Ce qu'on arrive à faire,
09:58on peut diminuer 80% le risque de récidive d'un AVC.
10:01C'est-à-dire comment avec des...
10:03Alors, une hygiène de vie, vous l'avez dit,
10:05et puis des médicaments,
10:06ne pas avoir peur de faire baisser la tension
10:09ou l'hypercholestérol...
10:11Comment on dit ?
10:12Hypercholestérol...
10:12Hypercholestérol éuni ?
10:14Oui.
10:14Oui, oui, absolument.
10:16Prendre en charge des facteurs de risque d'AVC,
10:19tout confondu,
10:20c'est-à-dire l'hypertension,
10:21qui est le facteur majeur,
10:22mais aussi le cholestérol,
10:24qui quand même contribue pour 25% du risque.
10:27L'obésité, qui contribue pour 32% du risque.
10:31L'arythmie cardiaque,
10:33qui contribue pour un risque majeur d'AVC,
10:36puisque c'est la cause la plus importante d'AVC
10:38au-delà de 75 ans.
10:42Le tabac, l'intoxication tabagique.
10:44L'alcoolisme, quand il s'agit d'hémorragie cérébrale,
10:48car l'alcoolisme est un facteur de risque majeur
10:50pour l'hémorragie cérébrale,
10:52c'est moins un facteur de risque pour l'infarctus cérébral,
10:54c'est-à-dire les artères qui se bouchent par des cailloux.
10:58Et puis, d'autres facteurs,
11:00comme bien entendu, on a dit l'obésité,
11:03mais aussi la sédentérité.
11:06La sédentérité est un facteur majeur d'AVC,
11:09donc c'est pourquoi on recommande,
11:11l'OMS recommande 2h30 de sport intense,
11:15ou d'activité physique, en tout cas intense,
11:17par semaine,
11:18ou 5h d'activité modérée pour toute personne.
11:22Ce qui est très bon pour le cœur et les artères du cerveau,
11:25mais c'est aussi capital pour conserver justement
11:29son capital musculaire pour les vieux jours.
11:31Alors, on va se retrouver dans un instant avec vous,
11:340826 300 300,
11:36on parle de l'AVC en général,
11:39plus particulièrement,
11:40je trouvais que c'était important de signaler les effets
11:43que les gens n'ont pas toujours en tête,
11:45si je puis m'exprimer ainsi,
11:46les conséquences de la consommation de cannabis,
11:49de cocaïne et autres substances de ce type
11:55qui peuvent provoquer des AVC chez les jeunes patients.
12:01On y reviendra,
12:02et puis on parlera des femmes.
12:04Première cause de mortalité chez les femmes,
12:06ce n'est pas quand vous posez la question,
12:08on vous répond le cancer,
12:09cancer du sein,
12:11non, c'est l'AVC,
12:12les maladies cardiovasculaires et l'AVC en particulier.
12:14Et on va voir qu'il y a moyen d'évaluer ce risque avec vous,
12:18professeur Amarenko,
12:19dans un instant.
12:19A tout de suite sur Sud Radio.
12:2110h midi, mettez-vous d'accord.
12:24Sud Radio.
12:2510h midi, mettez-vous d'accord.
12:27Valérie Expert.
12:28On est ensemble avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité.
12:32Et l'actualité, c'est la consommation de cocaïne qui est en hausse.
12:36On en parle assez régulièrement.
12:38Différentes drogues consommées par les jeunes adultes,
12:43et voire plus.
12:44Cocaïne, amphétamine,
12:47ça multiplie les risques d'AVC.
12:49Cannabis aussi, nous dit le professeur Amarenko.
12:51Professeur Amarenko, neurologue,
12:53vous avez publié l'AVC, une histoire de femme.
12:55Tout ce que vous devez savoir pour l'éviter,
12:57c'est paru chez Quairo.
12:59Et vaincre l'AVC, c'est paru aux éditions du Rocher.
13:01On pourra donner quelques conseils.
13:03Vous en avez déjà donné quelques-uns.
13:07On parlait de l'impact de la drogue sur le cerveau.
13:13Mais on parle aussi de l'AVC au sens plus large.
13:16Je le disais, c'est la cause principale de décès chez les femmes.
13:20Mais Félix avait une question sur d'autres substances
13:24et leur action sur le cerveau.
13:26Parce que cette vaste compilation à l'échelle mondiale
13:29qui prouve noir sur blanc le lien entre consommation de drogue et AVC,
13:33elle ne nous parle que des drogues, j'allais dire,
13:36officiellement répertoriées comme telles.
13:38Mais dans l'actualité, on a beaucoup parlé récemment
13:41de protoxyde d'azote,
13:43une substance qui jusqu'ici passait un peu sous les radars,
13:46mais dont on parle de plus en plus.
13:48Est-ce qu'on peut supposer
13:50ou est-ce que peut-être même vous avez déjà vérifié
13:52un lien entre la consommation du protoxyde d'azote
13:55et les accidents vasculaires cérébraux ?
13:59Non, je n'ai jamais vu d'accident vasculaire cérébral
14:04lié à la consommation de protoxyde d'azote
14:06qui par ailleurs affecte la substance blanche
14:11de la moelle épinière
14:12par un processus de carence en vitamine B12
14:16très sévère qui donne ce que l'on appelle
14:18le syndrome neuroanémique
14:20et qui donne des paraplégies terribles,
14:25notamment en région cervicale,
14:27ce qui donne des tétraplégies aux gens
14:29qui sont heureusement souvent réversibles,
14:34mais pas toujours,
14:35et pas toujours d'une réversibilité
14:39d'une qualité extraordinaire.
14:41Donc, c'est une pathologie vraiment extrêmement sévère,
14:44mais ça ne donne pas d'AVC.
14:46Et jusque-là, puisque je suis toujours quand même
14:49en activité à l'hôpital Bichat,
14:53je n'ai pas vu encore d'AVC lié au protoxyde d'azote.
14:56On peut dire que la prise en charge des AVC
15:00nécessite une prise en charge rapide.
15:03Je sais que l'un de vos combats
15:04était le manque de lits
15:06et le manque de possibilités
15:09de prendre en charge des malades
15:11qui arrivent à l'hôpital.
15:12C'est toujours le cas aujourd'hui ?
15:14C'est toujours le cas, oui, bien entendu.
15:17Il y a eu un grand plan ministériel
15:20qui a été fait dans les années 2010
15:22et qui a été très favorable
15:26puisqu'on a augmenté le nombre
15:29d'unités neurovasculaires
15:30ou d'unités d'AVC en France
15:32aux alentours de 140,
15:35ce qui est une bonne chose.
15:37Toutes ne sont pas dotées
15:38de tous les attributs
15:41que l'on souhaiterait
15:42pour une unité d'AVC.
15:44Et donc, il y a des combats
15:45à ce niveau-là qui se font.
15:49Mais disons qu'il y a eu
15:50une amélioration quand même très importante.
15:53La plus grande amélioration
15:54ayant été le fait
15:56des SAMU et des pompiers
15:58qui ont permis
15:59d'amener les patients
16:01le plus rapidement possible
16:02à l'hôpital,
16:04ce qui permet de réduire
16:06les temps de traitement
16:08qui sont essentiels
16:09pour la prise en charge
16:10de l'AVC aiguë.
16:11Puisqu'on peut guérir d'un AVC
16:14si l'on prend en charge les gens
16:16dans les trois heures,
16:18au maximum 4h30.
16:20Il peut de temps en temps
16:22traiter encore au-delà
16:23de 4h30,
16:24mais ça devient confidentiel
16:25comme nombre de patients.
16:27Ce qu'il faut,
16:28c'est traiter les gens
16:29le plus vite possible
16:30pour pouvoir essayer
16:31de les guérir.
16:33Mais même quand on utilise
16:35ces thérapeutiques,
16:37il n'y a que 50% des gens
16:39qui guérissent de l'AVC.
16:4150% restent quand même
16:43avec un handicap
16:44plus ou moins permanent.
16:47Vous avez parlé évidemment
16:49du diabète,
16:50du cholestérol,
16:51c'est des choses
16:51qu'on peut vérifier
16:52dans des analyses sanguines.
16:54Est-ce que ça vaut le coup
16:54d'aller faire des IRM régulièrement
16:57pour savoir si on peut avoir
16:59un AVC ou pas ?
17:00Je sais qu'on est hypochondriaque,
17:02on va un peu faire un IRM
17:05pour se rassurer
17:05ou on peut faire après un IRM
17:09un AVC 15 jours après
17:10malgré l'IRM ?
17:12C'est exactement ça.
17:14Ça ne sert absolument à rien.
17:16Parce que regarder,
17:18je ne sais pas,
17:20regarder un territoire vasculaire
17:24qui est bien irrigué,
17:26ça n'a aucun sens.
17:27Ça ne va pas vous dire
17:29qu'à un moment donné,
17:31il ne sera plus irrigué
17:32parce qu'un caillot va arriver.
17:33Donc, ce n'est pas là le problème.
17:35En revanche, détecter les facteurs
17:38qui favorisent l'AVC,
17:39là oui, c'est important.
17:41Et s'il y avait un examen
17:45supplémentaire à la détection à faire,
17:47ce serait une échographie
17:48d'oplaire des artères carotides
17:50et vertébrales,
17:52c'est-à-dire des vaisseaux
17:53qui vont vers le cerveau,
17:54qui vont alimenter le cerveau
17:56pour voir s'il existe
17:57cette maladie qu'on appelle
17:59l'athérosclérose
18:00et qui bouche lentement
18:03et de façon silencieuse
18:05les artères
18:06jusqu'au jour où
18:08il y a un caillot
18:10qui se forme sur ces plaques
18:11d'athérosclérose
18:12et qui peut partir dans le cerveau
18:14et aller boucher plus loin
18:15une artère.
18:16Donc, c'est ça qui compte,
18:18c'est de voir la partie
18:19immergée de l'iceberg
18:20qui est les artères carotides,
18:24mais aussi le cœur
18:25parce que le cœur
18:26peut devenir arythmique
18:27avec l'âge
18:28et quand il y a une arythmie,
18:30il y a des caillots
18:31qui se forment
18:32dans les cavités cardiaques
18:33et qui peuvent partir
18:34dans le cerveau.
18:35Caillots que l'on peut éviter
18:37par des anticoagulants
18:38qui diminuent de 90%
18:40le risque d'AVC.
18:41Oui, absolument.
18:42Félix, Mathieu,
18:43avait une question.
18:43Lorsque le patient arrive
18:45dans les temps,
18:46c'est-à-dire assez rapidement
18:47après l'AVC
18:48entre vos mains,
18:49qu'est-ce que vous faites
18:49concrètement
18:50pour tenter de limiter
18:51les séquelles ?
18:54Concrètement,
18:55s'il arrive dans les temps,
18:56on va pouvoir tenter
18:58de déboucher l'artère.
18:59C'est l'urgence.
19:00Une artère est bouchée,
19:02on va essayer
19:03de la déboucher.
19:04Ca, c'est 80% des cas.
19:05C'est l'option
19:06où c'est l'accident
19:07ischémique cérébral,
19:08c'est-à-dire l'infarctus cérébral.
19:10L'autre option
19:11étant l'hémorragie cérébrale.
19:12On y viendra après.
19:14Mais l'infarctus cérébral,
19:15on débouche l'artère.
19:17On la débouche
19:17en infusant un produit
19:21comme le desktop
19:22pour déboucher un évier.
19:23C'est pareil.
19:24Ce qui s'appelle le RTPA
19:25ou l'activise
19:26et ce médicament
19:27est censé déboucher l'artère.
19:29Il ne le fait pas toujours.
19:31Oui, ça ne marche pas toujours.
19:32Donc là,
19:33il faut y aller
19:34de façon mécanique.
19:36Exactement.
19:36On monte un petit cathéter
19:38par une artère fémorale
19:41et par une artère fémorale,
19:43oui,
19:43on monte jusqu'au contact
19:46du caillot dans le cerveau
19:47grâce à une navigation artérielle
19:49et là,
19:50on peut déployer un stint.
19:53Un stint,
19:54c'est un petit grillage
19:55si vous voulez,
19:55qui va
20:00attraper le caillot
20:01dans son grillage
20:02et on va pouvoir
20:03ainsi retirer
20:04ce petit grillage,
20:05le mettre à l'intérieur
20:06du cathéter
20:07et on aura ainsi
20:08retiré le caillot
20:09qui a été attrapé
20:10comme un chardon,
20:11on peut attraper un pull,
20:12c'est pareil.
20:13Et donc,
20:14on peut retirer le caillot
20:16à l'intérieur du cathéter,
20:17on retire le cathéter
20:18et il n'y a plus de caillot
20:19dans le cerveau
20:20et ça,
20:21c'est obtenu
20:22dans environ 90%
20:26des tentatives
20:27de débouchage
20:27d'artères.
20:28Alors,
20:28il faut que l'artère
20:30bouchée soit assez proximale,
20:31qu'elle ne soit pas
20:32trop distale,
20:33parce que trop distale,
20:33on ne peut pas monter
20:34des petits cathéters,
20:35mais proximale,
20:37ça marche très bien.
20:38Après,
20:39est-ce que ça va guérir
20:40le patient ?
20:41La salle guérit
20:41dans 50% des cas.
20:43Ce que vous disiez,
20:44je voudrais juste citer
20:45le site Femmes et AVC,
20:47rappeler que c'est
20:48la première cause
20:48de mortalité
20:49chez les femmes
20:50et si vous tapez
20:51Femmes et AVC,
20:52j'évalue mon risque d'AVC.
20:53Alors,
20:54avant d'aller faire
20:54des IRM
20:55et autres choses,
20:57vous avez un questionnaire
20:58très simple
20:58qui vous permet
21:00d'évaluer
21:00votre risque,
21:03c'est connaître
21:04ces chiffres,
21:05c'est l'essentiel,
21:06les chiffres du cholestérol,
21:07les chiffres de la tension
21:08et ça vous dira
21:09si vous êtes à risque.
21:12Pierre-Marie.
21:13Exactement,
21:13c'est un test
21:16en douze questions
21:18qui permet
21:19de savoir
21:20si on a un risque
21:21d'AVC
21:21et si on a un risque
21:22d'AVC,
21:23on reçoit
21:24sur son email
21:24un compte-rendu détaillé,
21:26question par question,
21:27vous disant
21:28comment réduire ce risque
21:29avec une conclusion
21:30vous l'indiquant
21:31s'il faut faire
21:31une échographie d'eau plaire
21:33et tout ça,
21:34vous pouvez en parler
21:34avec votre médecin traitant,
21:35vous pouvez l'imprimer,
21:36parler avec votre médecin traitant.
21:38Il faut savoir
21:39qu'un Français
21:40sur cinq
21:40aura un AVC
21:41dans sa vie
21:41et ce,
21:42dès l'âge
21:43de 25 ans,
21:44une femme sur quatre,
21:46on pourrait dire
21:46pourquoi,
21:47un peu plus
21:48chez la femme
21:50et on peut réduire
21:52ce risque
21:52de 80%
21:54si on prend
21:55des mesures simples,
21:56toutes simples,
21:57tout au long de sa vie
21:58et il n'est jamais
21:59trop tard pour bien faire.
22:00Et justement,
22:01une dernière question
22:01rapide sur une idée reçue,
22:03est-ce qu'il faut prendre
22:04un verre d'aspirine
22:06et une aspirine
22:07chaque semaine
22:07pour éviter les AVC,
22:09c'est une idée reçue
22:10ou ça peut marcher ?
22:12C'est une idée reçue
22:13qu'on a testée scientifiquement
22:14et qui a montré
22:15qu'on a augmenté
22:16le risque
22:17d'hémorragie cérébrale
22:18et que ce n'est pas
22:19une bonne chose
22:19de le faire
22:20en prévention primaire.
22:21Le traitement
22:22le plus efficace
22:23en prévention primaire,
22:24ça reste
22:25les statines
22:26qui diminuent
22:27le risque
22:28d'AVC
22:28de 50%.
22:30Donc ça,
22:31c'est un traitement
22:33en prévention primaire
22:34qui est remarquable.
22:35Les statines
22:36font baisser le cholestérol,
22:37c'est pour préciser
22:38pour les gens
22:39qui ne se connaîtraient pas.
22:40Elles ne font pas
22:41que baisser le cholestérol,
22:42elles font baisser le cholestérol,
22:43ça c'est ce qu'on voit
22:44dans les prises de sang,
22:46mais elles font surtout
22:46baisser l'inflammation
22:48à l'intérieur
22:48des plaques d'athérosclérose
22:50et l'inflammation,
22:51c'est le grand pourvoyeur
22:52de caillots
22:53sur les plaques
22:54d'athérosclérose
22:55et les statines
22:57ont une action
22:57anti-inflammatoire,
22:59elles refroidissent
23:00les plaques d'athérosclérose,
23:01elles transforment
23:02des volcans actifs
23:03en volcans éteints,
23:05c'est-à-dire le vésuve
23:06en volcans d'Auvergne.
23:07Et avoir des plaques
23:08d'athérosclérose froides,
23:11eh bien,
23:11ça permet de réduire
23:12complètement le risque
23:13d'AVC
23:14ou d'infarctus du myocarde.
23:15Oui, et dire que,
23:16parce qu'il y a aussi
23:17des idées reçues
23:17sur les statines
23:18en disant
23:18ça donne des crampes,
23:19ça fait ci,
23:20ça fait ça,
23:20j'ai vu une étude
23:22qui expliquait
23:22qu'avec des placebos,
23:24on obtenait à peu près
23:25les mêmes symptômes,
23:30pas d'inquiétude là-dessus.
23:32Oui, ce n'est pas
23:33totalement faux quand même
23:34parce qu'il y a
23:35quelques pourcents
23:36de gens qui ont
23:37des douleurs musculaires,
23:39mais la plupart,
23:40en effet,
23:40on leur donnerait
23:41un placebo,
23:42ils auraient la même chose.
23:43Non, les statines,
23:44c'est une révolution
23:45thérapeutique
23:46qui a été considérable
23:47dans les années,
23:48au début des années 90
23:49et qui donne son impact
23:52encore maintenant
23:54en montrant
23:55que l'incidence
23:56des AVC
23:57et des infarctus
23:58du myocarde
23:58depuis l'ère des statines
23:59a beaucoup diminué.
24:01Malheureusement,
24:02la mortalité augmente
24:03et comme la population
24:06mondiale augmente,
24:07le nombre d'AVC augmente.
24:08Moi, je dis aux femmes,
24:09faites attention
24:10à vous,
24:11à votre santé.
24:12On parle beaucoup
24:12encore une fois
24:13de cancer du sein,
24:14dépistage indispensable,
24:16mais l'AVC
24:17est un risque majeur
24:18aussi chez les femmes.
24:20Juste un mot
24:20puisqu'on est parti
24:21de la cocaïne.
24:22Si on consomme
24:22de la cocaïne
24:23de temps en temps,
24:24le risque est le même ?
24:26Non, le risque
24:27est bien entendu
24:29plus faible.
24:29c'est tout à fait
24:31une histoire
24:32évidemment
24:32de dosage
24:34et de fréquence
24:37et d'être raisonnable
24:38dans la consommation.
24:39Cela dit,
24:40je ne dis pas
24:42qu'il faut consommer
24:42du cannabis
24:44car de toute façon,
24:45c'est mauvais.
24:46C'est mauvais pour les enfants,
24:48pour la cognition,
24:49pour les enfants,
24:49les ados à l'école.
24:50C'est une catastrophe.
24:51Donc, il faut éviter
24:53évidemment la consommation
24:55de cannabis.
24:56Pour revenir aux femmes,
24:57il y a trois périodes
24:59pour les femmes.
25:00C'est la prescription
25:01de la pilule,
25:02la grossesse,
25:03la ménopause.
25:05Ces trois périodes
25:06sont l'opportunité
25:08de détecter
25:09l'hypertension,
25:10l'hypercholestérolémie,
25:11le diabète
25:13et de faire le point
25:15sur les facteurs
25:15de risque vasculaire.
25:17La ménopause,
25:18en particulier,
25:19c'est là où les femmes
25:21vont rattraper
25:21le risque des hommes
25:23pour ce qui est
25:23de l'athérosclérose
25:24et des complications
25:25de l'athérosclérose,
25:26un farti du myocarde,
25:27un farti cérébral.
25:28Et bien,
25:29à ce moment-là,
25:30c'est l'occasion
25:31de faire un point
25:31et de surtout pas
25:33prendre de poids
25:34lors de la ménopause.
25:35On a maintenant
25:37tout un tas
25:38de possibilités
25:39d'accompagnement
25:40qui sont importants
25:41et que l'on peut
25:43et que l'on peut
25:43mettre en place
25:44pour ces femmes.
25:45Merci infiniment,
25:46professeur Amarenko.
25:47C'était passionnant,
25:50intéressant
25:50et indispensable
25:52de vous entendre
25:53ce matin.
25:53Merci à vous.
25:54Nous, on se retrouve
25:55dans un instant
25:56pour commenter l'actualité.
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