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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-06-24##

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News
Transcription
00:00Rendez-vous de 17h à 20h pour les Vraies Voix Sud Radio avec Cécile de Ménibus et Philippe David.
00:08Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:14C'est l'autre sujet ce matin, mais il l'est depuis désormais des jours et des semaines,
00:22après l'émotion suscitée par le meurtre de Liana dans le Gers.
00:29Beaucoup de Français ont le sentiment du drame de trop.
00:32Comment mieux protéger nos enfants ? C'est la question qui est posée ce matin.
00:37Vous savez que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé hier qu'une loi intégrale
00:46contre les violences sexistes et sexuelles sera examinée dès le mois de septembre
00:50en commission à l'Assemblée Nationale.
00:52Il parle au futur, notre Premier ministre annonce qu'il survit au moment où il éclate par ailleurs.
00:57Dans un autre domaine, registre l'affaire Patrick Bruel,
01:00mise en examen, vous le savez, pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.
01:05L'artiste a échappé à la détention provisoire et a été placé sous contrôle judiciaire.
01:09Les lignes vont-elles bouger concernant les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants ?
01:16En attendant notre invité, Maître Myriam Guedj Benayoun,
01:22qui va nous éclairer sur ces deux questions croisées et qui devraient faire l'objet d'une loi intégrale.
01:28Donc, vos témoignages ce matin avec Nathalie.
01:32Vous êtes à Juvizy sur Orge.
01:36Nathalie, bonjour, bienvenue à vous.
01:38Bonjour.
01:38Sujet de mobilisation, parce que la colère ne retombe pas depuis ce drame dans le Gers.
01:45Nathalie, qu'attendez-vous des pouvoirs publics aujourd'hui, des politiques sur ces questions-là ?
01:50J'attends surtout que ce ne soit pas des effets d'annonce et des césés de manche.
01:56Je pense que de toute façon, il y a un problème de moyens.
01:59C'est évident.
02:00Il faut former des personnels, ça prend du temps.
02:03Donc, si on fait une loi intégrale aujourd'hui, ça va mettre quelques années.
02:08Recueillir la parole d'un enfant, ce n'est pas évident.
02:10Parce que le contraire est vrai aussi.
02:12J'entendais un journaliste qui disait que les enfants peuvent aussi mentir.
02:23Donc, il faut faire très attention avec cette parole.
02:26Mais bien évidemment, en ce qui concerne les agressions sexuelles,
02:30je ne comprends toujours pas comment on a pu embaucher tant d'animateurs
02:36qui ont fait tant d'agressions.
02:39On a l'impression d'un réseau.
02:41Ils se sont infiltrés dans ce réseau.
02:43Une sorte de réseau organisé, c'est la sensation que ça donne.
02:47Notamment avec le périscolaire parisien ou une espèce de laisser-aller généralisé.
02:53Mais ça paraît invraisemblable, vu la dimension du problème.
02:57Ça paraît invraisemblable.
02:59Ce qui veut dire qu'au niveau RH, comment se sont passées les embauches, les entretiens ?
03:05Comment se fait-il que quand on pointe un souci, on le déplace ?
03:11Comment se fait-il qu'il ne soit pas suspendu ?
03:13Qu'il ne soit pas mis dehors avec suivi, avec jugement ?
03:17Il y a un énorme laxiste.
03:19En fin de compte, j'ai l'impression que c'est le haut de l'iceberg.
03:22Vous êtes parent, Nathalie ?
03:25Oui.
03:26C'est-à-dire que vous avez des enfants ?
03:28Oui, je suis maman de deux adolescents.
03:31Oui, d'accord.
03:32Donc j'imagine que, comme moi-même d'ailleurs,
03:34vous êtes éminemment...
03:36On peut l'être aussi sans avoir des enfants,
03:39sensibiliser à ces questions.
03:40On peut être touché sans avoir d'enfants.
03:42Mais quand on en a, on se projette davantage.
03:45Oui, bien sûr.
03:46Et moi, je suis effrayée.
03:49Du coup, ça nous fait reculer quand on les met en stage de langue,
03:55quand on les met en colonie.
03:57Du coup, on recule, parce que je n'ai plus confiance.
03:59À nos mains tremblent pour prendre ce type de décision désormais.
04:04Il y a une forme d'hésitation.
04:06Vous savez, moi, j'ai des amis proches
04:08qui vivent dans le 11e arrondissement de Paris
04:10qui ont aussitôt retiré leurs enfants, leurs petits-enfants,
04:15du périscolaire.
04:18Systématiquement, avec une vraie peur,
04:20cheville au corps, face à une forme d'inconnu.
04:23Il y a une forme d'incompréhension, Nathalie,
04:25sur ces phénomènes.
04:27Non seulement il y a une forme d'inconnu,
04:29mais il y a une forme d'inquiétude énorme.
04:32On peut se mettre à leur place.
04:37Nathalie, cette annonce de Sébastien Lecornu
04:41d'une loi, on va dire, intégrale,
04:44c'est-à-dire que c'est une forte demande
04:45qui lirait, quelque part,
04:47les violences faites aux femmes
04:49et les violences faites aux enfants
04:50pour prendre le sujet globalement à bras-le-corps.
04:53Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise idée à vos yeux ?
04:56Ce n'est pas une mauvaise idée,
04:58mais encore une fois,
04:58est-ce que ce n'est pas un effet d'annonce ?
05:00Le contour de cette loi, je ne la comprends pas.
05:02Oui, vous ne la comprenez pas, oui.
05:04Non.
05:05C'est-à-dire, vous ne voyez pas
05:07ce à quoi ça correspond, j'imagine ?
05:09Pas du tout.
05:10J'ai l'impression qu'on gagne du temps
05:11parce qu'en fin de compte,
05:12ils s'embellent les ficotes,
05:13ils sont pris des pieds dans le tapis.
05:15Oui.
05:15Ils sont en manette depuis 9 ans,
05:17ils n'ont rien fait.
05:17Oui.
05:18Or, c'était bien quand même
05:20l'annonce du président au moment des élections
05:23de faire de la protection de l'enfance
05:25son cheval de bataille.
05:27Oui, oui, je comprends.
05:28Je comprends.
05:29Merci Nathalie.
05:30En tout cas, je partage votre inquiétude ce matin.
05:34Et je me tourne vers John, peut-être.
05:37Notre appel...
05:38Oui, nous avons Paul au téléphone.
05:40Nous avons Paul qui est au téléphone.
05:41Merci John.
05:42Toujours réactif John au micro.
05:44Heureusement que vous êtes là.
05:45Paul, vous êtes à Damazan.
05:48Bienvenue Paul.
05:50Je poursuis cet échange avec Nathalie.
05:53Damazan, c'est dans le lot.
05:55C'était Garonne, de mémoire.
05:56C'est Garonne, voilà.
05:56On est pas loin du Gers.
05:58Pas loin du Gers.
05:58Mais c'est ça.
05:59C'est pour ça que je précisais la chose, Paul.
06:03Vous êtes parent vous-même ?
06:05J'ai deux filles qui sont grandes
06:07et je suis grand-père.
06:08J'ai une petite fille de 9 ans
06:10et un petit fils de 2 ans.
06:12Donc c'est vrai que ça nous touche énormément
06:14parce que 9 ans, 11 ans,
06:16on est obligé de faire un parallèle.
06:18Et on se demande qu'est-ce qui se passe
06:20parce qu'on voit que ces affaires-là,
06:22il y en a de plus en plus.
06:23Il n'y a aucun moyen qui est mis.
06:26Aujourd'hui, je pense qu'il faudrait faire
06:27une grande, grande réforme du scolaire
06:31pour enlever ce périscolaire
06:32et laisser les enfants auprès des enseignants.
06:36Parce que mettre des animateurs et autres,
06:38je pense que c'est un drame.
06:40Parce que ces gens-là,
06:41ce sont des prédateurs.
06:42Donc ils postulent pour aller auprès des enfants,
06:44que ce soit dans les clubs sportifs,
06:46dans le périscolaire,
06:48tous les endroits où il y a des enfants,
06:49pas les colonies de vacances et autres.
06:51Et c'est très difficile de les cibler,
06:54de les cribler.
06:54Alors, ce qui est dit, Paul,
06:56et c'est un papa qui échange avec vous,
06:59je vous rassure,
07:01ce qui est dit, c'est que,
07:02concernant le périscolaire,
07:03vous savez, ce qu'on entend dire,
07:04c'est qu'au fond,
07:05il y a une immense part de professionnels
07:07dans ce domaine-là
07:08qui sont irréprochables.
07:10Est-ce que c'est un ménage
07:12qui devrait être fait
07:13dans le secteur du périscolaire
07:15avec des fichiers croisés ?
07:17Oui, mais c'est très compliqué
07:19parce qu'il disait,
07:20c'est l'absentéisme qui pose problème.
07:22Quand il y a,
07:23je ne sais pas combien il y en a sur Paris,
07:24c'est énorme,
07:25c'est plus de 1000.
07:26Et donc, il n'y en manque 10%.
07:28Il faut qu'ils appellent au pied levé
07:30100, 120 personnes
07:31qui sont sur des listes d'attente,
07:33qui, bon,
07:34ils ne sont pas forcément criblés.
07:36Donc, ce qui fait qu'on se retrouve
07:37avec des gens au contact des enfants,
07:39qui n'ont rien à y faire.
07:40C'est pareil dans les clubs sportifs,
07:42ça manque de bénévoles.
07:43Donc, les bénévoles,
07:44on prend les gens
07:45qui veulent bien le faire
07:47et on se retrouve avec des prédateurs.
07:49Et c'est grave, quoi.
07:50C'est très grave.
07:51C'est une part d'inconnus pour vous.
07:53C'est trop important, en fait.
07:55C'est trop important.
07:56Et moi, je suis protecteur.
07:57Alors, mes filles,
07:58je les ai trop protégées, certainement.
08:00Mais moi, on y était tout le temps.
08:03Que ce soit moi ou mon épouse,
08:04on se débrouillait pour être là
08:05ou que ce soit la maman d'une fille
08:08ou d'une garçon qui était avec.
08:11Et là, c'est vrai qu'aujourd'hui,
08:12c'est très difficile de faire confiance, quoi.
08:14Et j'entends votre inquiétude, Paul,
08:16dans le timbre de votre voix,
08:18j'imagine.
08:20C'est ça, on se projette, en fait.
08:22Il faudrait enlever déjà le personnel masculin.
08:26Ce n'est pas de la discrimination.
08:28Mais à un moment donné,
08:29il faudrait les enlever.
08:31Auprès des petits, il faut les enlever.
08:32Il faut les enlever.
08:33Parce que les petits, ils font confiance.
08:35Ils font confiance aux adultes.
08:36C'est l'autorité.
08:37Et les parents leur disent,
08:38écoute l'autorité.
08:41Et donc, c'est là qu'il y a le drame, quoi.
08:43Et cette digue-là ne doit pas céder.
08:45Vous avez raison, Paul.
08:46Merci, Paul, depuis Damazan.
08:48Merci pour ce témoignage.
08:49J'ai vos parents et grands-pères aussi.
08:51Merci, je comprends votre inquiétude.
08:55Je la partage.
08:56Vous êtes là, Julien, peut-être,
08:58depuis Charles-Lézot.
08:59Bonjour, Julien.
09:00Oui, bonjour.
09:01Dans la foulée de Paul, Julien.
09:03Vous êtes papa vous-même ?
09:05Oui, depuis bientôt six mois.
09:08Félicitations.
09:09Merci.
09:10Pas simple, hein ?
09:11Non, mais j'ai la chance d'avoir une épouse formidable
09:15qui s'occupe de ma fille de manière exemplaire.
09:18Donc, j'ai beaucoup, beaucoup de chance.
09:21Rassurez-moi, vous vous levez la nuit aussi ?
09:23Eh ben non, elle fait ses nuits.
09:25Donc, ça se passe très, très bien pour mon bras.
09:27Mais quelle chance, Julien.
09:28C'est unique.
09:30L'affaire Liana vous a, évidemment, particulièrement touchée, j'imagine.
09:33Oui, tout à fait.
09:34Comme chaque parent, et puis même, je pense, comme chaque Français,
09:39j'ai été choqué, bien sûr, par cette affaire qui est sordide.
09:44Mais ce qui m'a le plus choqué, c'est que cette affaire aurait pu ne pas avoir lieu
09:48si la justice avait fait correctement son boulot.
09:51Parce que là, on parle quand même d'une personne qui a été accusée, je crois,
09:54d'une plusieurs dizaines de viols et d'attouchements.
09:59Il aurait dû être interpellé, il aurait dû être sous les verrous.
10:02Ça n'aurait jamais dû arriver, bien sûr, bien sûr.
10:04Et quand on voit l'inaction de la justice sur certains faits
10:10et une proportion très grande à juger, notamment sur les délits financiers,
10:16eh ben, je préfère, alors ça doit être choqué,
10:18mais je préfère que des personnes qui détendent de l'argent au fisc
10:21soient sous contrôle judiciaire à la maison
10:23et qu'on mette les violeurs et ceux qui touchent les enfants qu'ils soient en prison.
10:26Priorité.
10:27Je pense qu'il faut revoir les priorités.
10:28Priorité à ces crimes-là, oui.
10:30Et quand j'entends le pas d'une victime qui avait indiqué
10:34que lui, ce qu'il avait envie, c'est de faire justice soi-même,
10:37c'est grave, mais on peut comprendre,
10:39dans la mesure où les victimes se sentent vraiment abandonnées,
10:43où on entend un discours de certains partis politiques
10:46qui prennent systématiquement le parti des coupables
10:50ou des personnes qui sont présumées coupables, vous voyez ce que je veux dire ?
10:53C'est sinon jamais un mot pour les victimes.
10:55Et je pense qu'il faut que les choses changent,
10:57parce que sinon on va arriver dans un système de vente d'État et de vengeance
11:00qui n'aura plus rien à faire en France.
11:03C'est le risque que l'on peut avoir si la justice ne prend pas ses responsabilités
11:06et surtout si les magistrats ne sont pas responsables.
11:09Parce que moi, je vois dans mon boulot, si je fais mal mon boulot, je me fais virer.
11:13Un médecin, il est responsable.
11:14Quand il fait une erreur, il est condamné, il paye.
11:17Il a des assurances, il paye.
11:18Les seules personnes qui sont intouchables dans ce pays, ce sont les magistrats.
11:22Même si le garde des Sceaux promet des sanctions, dit-il, Gérald Darmanin.
11:27Oui, mais on a vu ce que ça a donné, l'expression de l'affaire Doutreau.
11:31Le juge qui a mal fait son boulot, il a été promu.
11:34Il faut arrêter.
11:36Je pense qu'il y a des magistrats, quand on n'est pas bon,
11:37on n'est plus magistrat, on se fait virer, comme partout.
11:41Voilà.
11:42Allez, merci Julien pour ce témoignage depuis Charles Légeau.
11:48Je ne papa depuis six mois.
11:50Bravo, félicitations Julien.
11:52Merci à vous pour ces mots sur l'antenne de Sud Radio.
11:54Antenne ouverte ce matin.
11:56Nous évoquions la canicule.
11:57Nous sommes actuellement sur cet autre sujet
12:00qui vous préoccupe tant, qui nous préoccupe tant.
12:02parce que cette colère ne retombe pas après le meurtre
12:06de la petite Liana dans le Gers.
12:10Nous avons des difficultés à joindre,
12:12Maître Myriam Gage Benayoun,
12:15mais vous avez tous la parole et vous le faites.
12:17Vous prenez la parole.
12:18Vous nous appelez au 0826 300 300
12:21pour la suite de La Vérité en Face.
12:23Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face,
12:28Jean-François Aquili.
12:29Allez, 0826 300 300.
12:32Vous nous appelez ce matin.
12:33Vous réagissez toujours parce que, au fond,
12:36l'émotion ne retombe pas après le choc
12:40qui a suivi le meurtre de Liana dans le Gers.
12:44Beaucoup ont le sentiment du drame de trop.
12:46Il y a eu tous ces prénoms égrenés au fil des années.
12:49Mais celui-ci retient particulièrement l'attention
12:52parce que, au fond, la situation est insupportable.
12:56Ce meurtre, comme les autres, n'aurait jamais dû avoir lieu.
13:00Mais il y a eu également ce dysfonctionnement de la machine judiciaire.
13:05Et, une fois de plus, le constat, même s'il est battu en brèche
13:09par certains, d'un manque criant de moyens pour traiter les dossiers.
13:14Bonjour, Linda.
13:14Vous êtes à Pau, Linda.
13:16Oui, bonjour.
13:17Vous voulez réagir ce matin, Linda.
13:20Vous êtes sensibilisée, j'imagine, comme de très nombreux Français à ce drame.
13:26Oui, la seule chose, c'est que je reste ultra pessimiste
13:30sur la condition des enfants en France aujourd'hui.
13:33Je pense que des mesures fortes devraient être prises.
13:36Les récidilistes devraient obligatoirement aller en prison à vie.
13:42Je pense aussi qu'il ne devrait pas y avoir d'hommes
13:45au contact des enfants, au moins jusqu'à ce qu'ils aient 12 ans,
13:48au niveau des structures éducateurs.
13:50Donc, le pays scolaire, 100% féminin, vous dites ?
13:53Exactement.
13:54C'est une solution, c'est une idée, c'est une vraie piste, après tout.
13:58Pas dans l'âge de 12 ans, je pense que tout ce qui est professeur,
14:01éducateur et tout ça ne devrait pas être au contact d'enfants
14:03qui ont moins de 12 ans, voire 14 ans.
14:06Ce serait draconien.
14:08Oui, je pense, parce que je ne veux pas dire à l'antenne
14:12des choses qui pourraient un petit peu choquer,
14:14mais je pense que pour que les pédicriminels soient aussi bien protégés,
14:18je pense qu'il y a une caste aussi qui doit tremper là-dedans.
14:22Donc, aujourd'hui, c'est dur à intense, mais on ne peut plus laisser faire.
14:27Et je pense que les Français ont une reprise de conscience par rapport à ça.
14:32Ils veulent déprotéger leurs enfants et je pense qu'ils feront justice eux-mêmes.
14:37Votre témoignage m'intéresse, Linda, parce que vous avez précisé en appelant
14:40que vous n'aviez pas d'enfants.
14:42Et ça m'intéresse parce qu'au fond, je l'ai dit tout à l'heure avec un auditeur précédent,
14:51parents ou pas parents, tout le monde est choqué dans le pays par ce qui s'est passé.
14:56Il n'y a pas nécessairement besoin d'être parents pour comprendre ce qui se passe
15:00et avoir porté un regard.
15:02Vous avez vu cette loi intégrale qui est annoncée.
15:04Nous ne savons pas si elle peut changer les choses.
15:06J'ai essayé de creuser un petit peu, si vous le permettez, Linda,
15:10les pistes qui seraient sur la table.
15:11Un traitement réel spécialisé des violences sexuelles sur mineurs.
15:16Il est question d'obligation de signalement, de circulation.
15:21Ce serait que ça a manqué, notamment à Paris,
15:23de l'information de façon avec des fichiers clairs.
15:26Une meilleure prise en compte de la récidive, des profils déjà signalés,
15:30des délais d'enquête encadrés, un accompagnement psychologique, juridique,
15:34systématique des victimes.
15:36Quand vous lisez ça, on se demande si, au fond, tout ça ne devrait pas déjà exister.
15:42Un petit mot de conclusion avec vous, Linda, là-dessus.
15:44Ça devrait déjà exister, mais on l'a vu même dans d'autres domaines,
15:47si vous pouvez me permettre.
15:49Toutes les mesures qui ont été prises dans l'urgence,
15:51suite à des problèmes, des attentats, tout ce que vous voulez.
15:56Au final, quelques années après, on se rend compte que c'est de la foudre aux yeux
16:01et que ça n'a jamais pris.
16:02Je pense qu'il n'y a pas de volonté politique aujourd'hui.
16:05Voilà, pour protéger les citoyens et leurs enfants.
16:07Allez, nous verrons bien en tout cas ce qui ressortira de tout ça.
16:09Merci pour votre appel, Linda, depuis Pau.
16:12Bonjour et bienvenue à vous, Soraya.
16:15Soyez la bienvenue, ce matin, sur l'antenne de Sud Radio.
16:18Vous vous appelez depuis Bordeaux, Soraya ?
16:20Oui, c'est ça.
16:21Bonjour.
16:22Et vous êtes directrice d'accueil dans le périscolaire ?
16:25Exactement.
16:26Votre témoignage est très important ce matin, Soraya.
16:29Voilà, et également en commun de vacances,
16:32donc j'en perds beaucoup de séjours,
16:34avec des enfants, donc âgés de 3 à 18 ans.
16:39Et je suis un petit peu, effectivement,
16:42comment dire, surprise des réactions des auditeurs
16:44quand certains disent qu'ils parlent de jeunes hommes,
16:49d'hommes dans les accueils palestinaires.
16:51Alors, Soraya, pardonnez-moi de vous interrompre,
16:53c'est très important ce que vous voulez nous transmettre ce matin.
16:57Parlez bien dans le téléphone,
16:58et mettez-vous bien à l'écoute du téléphone,
17:00parce qu'on entend assez mal ce que vous dites,
17:02et votre témoignage est très important.
17:05Allez-y, Soraya.
17:05Oui, vous m'entendez là ?
17:07Formidable, formidable.
17:09Ah, super, j'ai mis sur haut-parleur.
17:11Donc, ce que je voulais vous dire,
17:12c'est que sur les accueils périscolaires,
17:15on est automatiquement, comment dire,
17:18on est déclaré auprès de Jeunesse et Sport.
17:21Oui.
17:21Donc, du coup, si jamais l'animateur en question
17:25a un dossier, un bulletin numéro 2,
17:27ce qu'on appelle un casier judiciaire,
17:31il n'est pas pris.
17:32Ça, c'est une certitude, et donc ça, c'est fait avant.
17:34C'est fait avant l'embauche, en fait.
17:38Donc, toutes nos équipes sont vraiment,
17:42enfin, en tout cas, chez nous,
17:45elles sont vérifiées, tout est vérifié.
17:48Donc, je suis un petit peu choquée,
17:50surtout quand on me dit qu'il ne faut pas de garçons,
17:53alors qu'il faut vraiment aussi des hommes dans nos équipes.
17:58Et, à contrario, ce qu'il faut savoir,
18:00c'est que les professeurs, eux, ne se consultent pas.
18:05Tout ce qui est, au niveau de Jeunesse et Sport,
18:09ne sont pas contrôlés, en fait.
18:10Ils ne sont contrôlés qu'une fois.
18:12Donc, en fait, il peut faire sa carrière tout le long
18:14et jamais il ne sera embêté par la justice,
18:19parce que même s'il a un dossier bulletin,
18:22enfin, s'il a un casier judiciaire...
18:25Vous voulez dire qu'elle est là, la faille dans le système ?
18:27Exactement, tout à fait.
18:30On fait plus confiance aux professeurs qu'aux animateurs
18:33et ça me surcroît un petit peu.
18:34Et vous êtes d'accord pour dire que,
18:37dans l'univers du périllage scolaire, ça fonctionne ?
18:40C'est-à-dire qu'il y a une très grande majorité
18:42de professionnels irréprochables qui agissent,
18:45qui s'occupent de nos enfants.
18:47Seulement, il faudrait faire le ménage, si je puis dire.
18:50Quand on constate le périllage scolaire parisien,
18:53à ce qui s'est passé, il y a quand même des choses à changer.
18:58Vous êtes d'accord, Soraya, là-dessus ?
18:59Oui, bien sûr, tout à fait, je suis d'accord.
19:01Il y a effectivement la posture de l'animateur.
19:04Nous, je sais qu'on travaille énormément là-dessus.
19:06Par exemple, on ne prend jamais les enfants sur les genoux,
19:09on ne leur fait pas de câlins,
19:11on se protège aussi par rapport à ça.
19:13Je sais qu'on ne peut pas changer un enfant seul,
19:16donc il y a toujours la porte qui est ouverte.
19:17Donc ça, c'est des choses qu'on met en place.
19:19Et dans le monde périscolaire ou en colonie,
19:22tout est fait justement pour que la posture de l'animateur
19:25ne choque pas le parent.
19:27Ce qu'il faut savoir, c'est que chez nous aussi,
19:30les parents rentrent dans les structures.
19:32Je sais que certaines structures,
19:35les parents ne rentrent pas.
19:37Bon, ça, c'est un choix du responsable.
19:41Donc on n'a rien à cacher.
19:43Et vraiment, tout est mis en place
19:45pour que tout soit sécurisé.
19:47On est en sécurité plus, plus, plus.
19:48Donc vous comprenez l'émotion pour conclure, Soraya,
19:52mais peut-être vous appelez aussi à la raison
19:54dans ce débat qui ne doit pas en aucune façon déraper.
19:59C'est ce qu'on peut se dire ce matin, Soraya.
20:01Oui, c'est ça.
20:03Depuis Bordeaux.
20:04Merci pour votre appel.
20:05Merci d'avoir fait mon témoignage.
20:07Et oui, un témoignage très important
20:08parce que vous y mettez un petit peu de mesures également.
20:11Merci Soraya, en direct depuis Bordeaux,
20:14directrice d'accueil périscolaire
20:16qui a voulu remettre un petit peu de mesures dans ce débat
20:19qui suscite une énorme émotion nationale,
20:22qui est bien compréhensible.
20:24Merci pour tous vos appels ce matin.
20:26Maître Myriam Gage Benayoun,
20:28notre invité qui a fait défaut,
20:30qui n'était pas joignable
20:31et qui sera de retour prochainement
20:33dans une prochaine édition
20:34parce qu'il y a tant à dire sur ce sujet.
20:36Dans la vérité en face,
20:37il est 9h57.
20:39Merci à tous pour cette antenne ouverte d'une heure
20:41sur l'antenne de Sud Radio.
20:43Merci à tous dans un instant.
20:45Mettez-vous d'accord avec Valérie Expert
20:47et ses deux experts,
20:48Gilles Gansman et Félix Mathieu.
20:51Vous restez à l'écoute sur Sud Radio.
20:53Merci.
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