00:00Commandant, plongée périscopique s'il vous plaît.
00:10Car nous plongeons dans la data room, dans notre bar à data.
00:16Jean-Jacques Friedman, vous allez nous parler des ETF, 130 milliards d'euros.
00:23C'est l'accroissement des actifs nets d'ETF en Europe, tout acteur confondu.
00:29Exactement.
00:30On n'a pas les données encore de la gestion active, mais souvent ça montre les flux d'investissement.
00:37Et ce qui est intéressant, ça montre la vitalité au-delà d'économies, des prises de position des investisseurs.
00:44Et quand on regarde un peu dans le détail, on s'aperçoit que ça va beaucoup moins vers les actions
00:49américaines,
00:50vers des actions émergentes et des actions mondes.
00:53À un moment donné, en début de l'année, c'était vers les actions européennes.
00:55C'est un peu moins le cas maintenant, mais on peut espérer.
00:57Donc ça veut dire en tout cas qu'il y a moins de...
00:59C'est un, 13 actions.
01:01Deux, beaucoup moins centré sur les Etats-Unis qu'auparavant.
01:05Trois, sur l'obligataire, c'est assez faible.
01:09Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il y a aussi une montée des ETF actifs.
01:12Alors derrière les ETF actifs, il y a la donnée finalement de faible volatilité, faible tracking erreur.
01:21Et c'est justement sur l'obligataire où là, les gens se disent, il n'y a peut-être pas
01:26un potentiel de baisse des taux importants.
01:28On voit beaucoup de performances absolues sur le dire.
01:31Mais ce qui est intéressant, c'est que les flux, c'est vraiment un des nerfs de la guerre,
01:35et on le dit, sont toujours très présents sur le marché.
01:39Gabriel Caraboulade, votre chiffre, il nous remet dans le bain de la géopolitique chaude.
01:45C'est 7 nombres de bateaux qui ont passé le détroit d'Orbouz hier.
01:50Je crois qu'aujourd'hui, on est à 1, dont un yacht russe, avec un équipage philippin, qui arrive à
01:57passer 7 hier.
01:59Mordanoff, le yacht russe, donc un proche de Poutine.
02:01Donc on ne sait pas comment il a eu l'autorisation de passer le barrage de la marine américaine.
02:067, oui, le Lucky Seven ou Unlucky, ça dépend de quel point de vue on se met.
02:13Donc 7 bateaux qui ont passé le détroit d'Orbouz hier, à mettre en relation avec une moyenne de l
02:18'ordre de 140 navires par jour,
02:21avant le conflit avec l'Iran, donc une baisse de 95% sur le dernier mois.
02:28Et on peut étendre justement les impacts de cette problématique de flux avec ce que subissent les fermiers américains.
02:39C'est un petit peu l'effet papillon.
02:42Au Moyen-Orient, on a un blocus du détroit d'Orbouz.
02:45Dans le Midland américain, on a une hausse de 70% des faillites de fermiers.
02:50À cause du prix des engrais ?
02:52Les engrais, les métaux pour la fabrication des tracteurs, l'acier, l'aluminium,
02:57et bien sûr les taux d'intérêt, avec une hausse de 73% du coût du crédit aujourd'hui pour
03:04les fermiers.
03:05Donc une situation qui est très compliquée,
03:07et qui va probablement avoir des répercussions dans les semaines et mois à venir,
03:11parce que là aussi on est au cœur de l'électorat de Trump.
03:15Le Midwest, le Southwest, c'est la Sunbelt, l'électorat, donc Trumpiste à plein,
03:21et qui aujourd'hui continuent de suivre plutôt l'administration américaine,
03:25mais qui pourraient se révolter assez rapidement si la situation ne change pas.
03:29Oui, totalement.
03:30Merci infiniment, c'était passionnant.
03:32Gabriel Caraboulade, 9 Lys OBC, Jean-Jacques Friedman de chez Vega.
03:36Merci d'avoir été avec vous pour ce club encore une fois.
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