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  • il y a 38 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:0025e jour de guerre au Moyen-Orient et l'attention aujourd'hui est focalisée toujours sur ce qui se passe
00:06bien sûr en Iran, bien sûr au Liban, mais surtout en Israël,
00:09avec Israël qui a été frappé par un missile et le gouvernement qui rappelle 400 000 réservistes.
00:14On va justement prendre les dernières informations avec Hugo Smag, il est à Tel Aviv sur BFM TV. Vous êtes
00:20sur le site où est tombé ce missile ?
00:24Oui tout à fait, vous pouvez le voir juste derrière moi sur ces images de Harisit Sahana, les dégâts sont
00:29conséquents, c'est un missile qui est tombé vers 7h30 ce matin ici sur cet immeuble.
00:34Et une question se pose désormais, c'est de savoir quel type de missile est tombé ici, est-ce un
00:40missile balistique ou est-ce un missile à fragmentation ?
00:43C'est très important, les missiles à fragmentation vous savez, c'est ces missiles qui explosent en plein vol et
00:47qui larguent plusieurs petits missiles
00:50et qui sont très difficiles à intercepter. Pour le moment, l'armée enquête pour savoir si c'était un missile
00:55balistique ou un missile à fragmentation,
00:57pour savoir notamment si le dôme de fer a réussi ou non son interception. Parce qu'aujourd'hui, c'est
01:03une question primordiale,
01:05puisque déjà ce week-end, plusieurs missiles avaient passé ce dôme de fer qui était pourtant, on le croyait, infaillible.
01:11Finalement, il y a eu plusieurs failles pendant le week-end faisant 150 blessés.
01:15Alors forcément, ici, une inquiétude monte chez les Israéliens de voir ce dôme de fer non plus totalement faillible.
01:23Et donc ça, c'est une question qui est très prégnante désormais pour l'armée israélienne.
01:28Ici, ce matin, il y a eu six victimes dans cette frappe.
01:31Alors vous parlez de l'armée israélienne, des autorités.
01:33Justement, l'autre nouvelle d'importance, c'est le rappel de 400 000 réservistes par le gouvernement israélien.
01:42Tout à fait, parce que c'est une guerre avec plusieurs fronts, et notamment le front avec le Liban.
01:46On parle de 400 000 réservistes.
01:48Israël peut en avoir entre 450 et 550 000 environ.
01:52Donc c'est quasiment la totalité des réservistes qui sont appelés.
01:56Apparemment, de ce que l'on entend ici, c'est que ces réservistes pourraient être envoyés dans le sud de
02:01l'État hébreu,
02:02afin que les personnes qui, elles, sont en train de faire leur service militaire puissent monter vers le Liban
02:08pour continuer les opérations au sol qui se déroulent dans le sud du Liban.
02:13Merci, Hugo Smag, en direct de Tel Aviv pour BFM TV.
02:16Ulysse Gosset, bonsoir. C'est l'une des informations de la journée.
02:19C'est 400 000 réservistes israéliens rappelés.
02:22Et la volonté d'Israël d'occuper le sud Liban, d'envahir une partie du Liban pour traquer jusqu'au
02:30bout le Hezbollah ?
02:31Alors, 400 000 réservistes, c'est considérable.
02:34C'est vraiment une mobilisation exceptionnelle, puisqu'on passe avec les 100 000 à 150 000 qui sont déjà rappelés.
02:40Ça fait plus d'un demi-million de réservistes.
02:41Vous imaginez quand même la mobilisation que cela représente.
02:44Alors, il ne s'agit pas de les envoyer au front, mais il s'agit de soulager en clair l
02:48'armée régulière
02:49et ceux qui sont en capacité, justement, d'intervenir dans cette guerre qui se poursuit au nord d'Israël et
02:55donc au sud Liban.
02:56Alors, est-ce qu'il s'agit d'occuper, d'annexer le sud Liban en Israël ?
03:01La ligne officielle, c'est nous devons établir une zone de sécurité entre la frontière Israël,
03:06ce qu'on appelle la zone bleue, la ligne bleue, et le fleuve Litani qui se trouve à peu près
03:11à 30 km au nord de la frontière d'Israël.
03:13Alors, c'est là que se déroulent des combats.
03:16Et ce qui est assez impressionnant et qui demande une explication, peut-être des militaires,
03:21c'est qu'il y a toujours des combats extrêmement violents, même du corps à corps,
03:24entre des militants du Hezbollah et des forces israéliennes.
03:27– Alors, regardez, Ulysse, on va en montrer la carte pour bien expliquer.
03:30– Voilà, qui ont envoyé des chars qui ont même, pour certains, été touchés dans les combats.
03:35Donc, c'est des combats vraiment très violents.
03:37C'est une guerre qui a lieu en ce moment.
03:39– On voit la fameuse ligne bleue.
03:41– Voilà, vous voyez, depuis la frontière d'Israël, vous avez ce premier territoire rouge
03:45qui va jusqu'à la première, au premier fleuve qui est le fleuve Litani, en bleu,
03:50et il y a un deuxième fleuve qui se trouve encore au nord, à environ 20 km.
03:54Donc, cette zone depuis la frontière israélienne, la ligne bleue, jusqu'au deuxième fleuve,
03:58c'est une zone qu'Israël voudrait contrôler.
04:01D'abord, une première zone de tampon, pour empêcher, évidemment, d'attaquer Israël,
04:05mais en dessous, en plus, pardon, une autre zone qui permettrait d'assurer encore plus de sécurité.
04:10Le problème, c'est qu'aujourd'hui encore, il y a, vous voyez, tout au long de cette frontière
04:14qu'on voit là, la frontière Israël, il y a encore des combats en ce moment où je vous parle.
04:18Alors, il y a quatre divisions israéliennes qui sont engagées dans les combats.
04:21C'est déjà extrêmement important.
04:22Ça fait des semaines qu'elles se préparent.
04:24Elles vont progressivement pénétrer au sud Liban.
04:28Alors, officiellement, pas pour occuper le territoire, mais pour détruire des bases du Hezbollah,
04:33pour détruire des zones où se cachent les combattants.
04:36Ce qui s'est passé, c'est que beaucoup des villages du sud Liban ont été complètement rasés,
04:41mais les militants, les combattants du Hezbollah sont revenus dans ces villages.
04:45Ils se cachent et ils attaquent les forces israéliennes.
04:47Donc, on est dans une période vraiment extrêmement intense, avec, au milieu de tout cela,
04:52vous savez, la finule, la fameuse finule d'interposition des Nations Unies,
04:56où il y a 700 Français qui se trouvent, par rapport à la carte, sur la côte,
05:00sur la côte ouest du sud Liban.
05:02Donc, il y a une énorme inquiétude, évidemment, au Liban,
05:05parce que les Libanais sont persuadés qu'Israël va annexer tout ce territoire
05:09et l'occuper durablement.
05:11Et ce qui est dit en Israël, même si on parle de force de sécurisation,
05:16les Israéliens disent clairement, il n'est pas possible d'imaginer
05:19que les habitants du sud Liban reviennent dans leur village et dans leur maison
05:23tant que cette zone ne sera pas entièrement sécurisée.
05:25Justement, on va aller au Liban, à Beyrouth, retrouver Nicolas Kouadou en direct pour BFMTV,
05:30puisqu'il est témoin de ce qui se passe, de ces afflux de réfugiés aussi,
05:34puis des frappes israéliennes.
05:35Cette fois-ci, c'est un hôpital, l'hôpital de Nabati, qui a été pris pour cible, Nicolas.
05:42Alors, l'hôpital de Nabati, c'est, pour vous situer déjà Nabati,
05:45vu que vous avez la carte sous les yeux, c'est plutôt côté est, pas très loin,
05:49effectivement, de la frontière avec Israël.
05:51Israël, c'est un hôpital où il y a des dizaines de blessés, de morts également,
05:55qui affluent tous les jours des morts civiles qui sont victimes des bombardements israéliens
06:01qui sont incessants sur la ville de Nabati.
06:03On y a passé une bonne partie de la journée avec Théo Touché.
06:06On a entendu plusieurs dizaines de frappes israéliennes sur cette ville.
06:10C'est une zone extrêmement violente.
06:12Et effectivement, cet hôpital, le travail est très compliqué pour les secouristes
06:16et les médecins qui y travaillent, parce que ces secouristes sont ciblés très régulièrement
06:20lors de leurs interventions par l'armée israélienne.
06:23Je vous propose de regarder nos images.
06:27Ces ambulances de l'hôpital de Nabati sont prêtes à partir à n'importe quel moment
06:31parce qu'ici, on est vraiment à toute proximité de la frontière
06:34et les combats sont particulièrement intenses.
06:36C'est un travail très compliqué pour les secouristes qu'il y a ici
06:39parce qu'ils sont obligés de partir en intervention
06:41avec des gilets pare-balles, avec des casques lourds,
06:44parce qu'ils sont presque systématiquement pris pour cible
06:48par les frappes de l'aviation israélienne.
06:51Il y a près de 40 secouristes qui ont été tués par Israël
06:54depuis le début de ce conflit.
06:56D'ailleurs, au début de notre reportage ici avec Théo Touché,
06:59on a appris la mort de deux jeunes secouristes qui étaient ici.
07:03Cette ville de Nabatié, c'est devenu l'un des épicentres des combats.
07:06On entend très régulièrement les frappes de drones israéliens,
07:10l'artillerie israélienne également qui pilonne totalement cette zone du sud.
07:14Lorsqu'on discute avec les médecins, avec les infirmières,
07:17avec le chef de l'hôpital ici, tout le monde a le même sentiment,
07:20celui d'un épuisement, épuisement de voir des blessés,
07:24des morts affluées tous les jours,
07:26de traiter uniquement des cas extrêmement graves,
07:28de devoir procéder à des amputations.
07:31On sent vraiment une fatigue très profonde
07:33chez l'ensemble du personnel hospitalier.
07:36Voilà, les équipes de BFM TV, cette fois-ci au Liban,
07:38avec Nicolas Coadou, étaient au toucher pour nous.
07:40On accueille aussi Jean-Paul Chagnolo qui est avec nous ce soir.
07:43Bonsoir.
07:43Bonsoir.
07:44Vous notez quand même un fait important,
07:45puisque Israël, depuis le début, reproche au gouvernement libanais
07:48de ne pas avoir fait le travail vis-à-vis du Hezbollah,
07:51c'est-à-dire désarmer le Hezbollah.
07:53Aujourd'hui, le Liban a demandé à l'ambassadeur d'Iran au Liban
07:59de partir, de quitter le pays.
08:01C'est un acte fort ?
08:02Oui, c'est un acte fort, mais en même temps,
08:04les problèmes sont toujours là.
08:06Tout ce qu'on décrit en ce moment,
08:07on pourrait être dans une émission il y a 20 ans, il y a 30 ans,
08:10on pourrait être en 1982,
08:11on pourrait être en 2005 ou 2006.
08:13Donc, si vous voulez, on a l'impression que les choses se répètent
08:15et sans aucune espèce de perspective politique.
08:18Et évidemment, comme en plus, ça se situe
08:19dans le cadre d'une guerre globale,
08:21parce qu'il y a aussi ce qui se passe en Iran.
08:23Donc, on a l'impression qu'on est à chaque jour dans une escalade.
08:26Alors, il y a les escalades dont on parlera peut-être
08:28à propos de l'Iran,
08:30mais là, c'est quand on a 400 000 réservistes,
08:32comme vous l'avez expliqué,
08:32et ça signifie que l'armée israélienne va aller au Liban Sud.
08:36Moi, j'étais à Beyrouth il n'y a pas si longtemps,
08:39il y avait une angoisse, une véritable angoisse de ce qui se passe,
08:42parce que quand on dit qu'on va évacuer le Sud-Liban,
08:45les gens traduisent ça autrement.
08:47On va être obligés de partir pour toujours,
08:49car l'idée qu'on va attendre que les choses se règlent,
08:52évidemment, ça n'a pas de sens,
08:53elles ne vont pas se régler.
08:54On a des problèmes structurels,
08:56et les problèmes structurels, à mon avis,
08:57ne peuvent pas se régler par la force.
08:59Il faut qu'à un moment donné, il y ait un espace de négociation.
09:02La négociation a échoué, pardon.
09:04Il y a déjà eu un cessez-le-feu,
09:06il y avait des conditions qui n'ont pas été remplies,
09:09notamment le désarmement du Hezbollah.
09:11C'est une formule, le désarmement du Hezbollah,
09:12parce que ça pose des problèmes majeurs à tous égards.
09:14C'est la question d'un État, vous disiez tout à l'heure,
09:17un État dans l'État, mais il n'y a même pas d'État libanais,
09:18parce qu'un État, qu'est-ce que ça veut dire ?
09:20Ça veut dire un État qui a le monopole des armes.
09:22Or, depuis toujours, il n'y en a pas eu.
09:23Donc, si vous voulez, on est en train, une fois de plus,
09:27dans un épisode de force armée,
09:29où on fait jouer la force pour un problème qui est structurel
09:32et qui ne peut pas être réglé comme ça.
09:33Donc, ça veut dire qu'il n'y a pas de limite
09:35à ces questions de force armée,
09:38et on va retrouver ça dans les temps qui viennent.
09:40Mais quand on dit envahir, occuper une zone,
09:44concrètement, comment ça se passe, Général Paysrandi,
09:47avec ces réservistes qui sont rappelés ?
09:49Alors, d'abord, il faut comprendre que
09:52Israël, c'est un État dont tous les citoyens,
09:56hormis les juifs orthodoxes,
09:58ont tous été militaires un jour ou l'autre.
10:01Hommes et femmes.
10:02Hommes et femmes, ça c'est un élément qui est extrêmement important.
10:05Sachant qu'il y a, bien sûr, toujours la problématique de Gaza.
10:08Donc, il semblerait qu'il y a un transfert,
10:11en quelque sorte, des unités, entre guillemets, d'actives
10:14qui sont déployées à Gaza pour renforcer au nord,
10:17mais 400 000, c'est énorme.
10:18Ça veut dire qu'en fait, il y a une volonté très forte de la part d'Israël
10:25d'occuper, enfin, de saisir cette zone tampon
10:29entre la frontière actuelle et le fleuve Litani
10:34pour une durée indéterminée,
10:37et en faire vraiment un espèce de no man's land,
10:39comme il l'avait fait, notamment, à l'issue de la guerre du Kippour en 73,
10:44avec le Golan, qui est une zone où, entre guillemets,
10:50où il n'y a plus personne.
10:50Le Golan, c'est sur la Syrie.
10:51C'est sur la Syrie.
10:52Donc, est-ce que c'est ça l'objectif ?
10:55Et ça veut dire aussi qu'on le disait à l'instant,
10:58le Liban, qui est un État extrêmement fragile,
11:02n'est pas en mesure de contrôler son propre espace.
11:07Et donc, c'est ça qui est très compliqué.
11:11Alors, sachant qu'Israël connaît parfaitement le terrain,
11:15parce qu'ils y sont déjà allés de très nombreuses fois,
11:18avec, est-ce que le fleuve Litani, quand on dit fleuve,
11:22c'est pas très grand, c'est une grande rivière, en quelque sorte,
11:25serait une espèce de ligne de démarcation,
11:28ou est-ce qu'ils veulent aussi aller plus loin ?
11:30Et il faut notamment ne pas oublier que le Hezbollah est implanté
11:34dans la plaine de la Bécat.
11:35Enfin, c'est une équation.
11:37Mais le Hezbollah, c'est comme le Hamas,
11:39c'est-à-dire qu'ils sont dans des tunnels,
11:41dans des grottes, dans des montagnes ?
11:43Oui, sauf que je pense que le Hezbollah reste beaucoup plus fort,
11:48et surtout qu'entre guillemets,
11:50il contrôle une partie non négligeable du Liban,
11:55voire de l'État libanais.
11:56Et c'est bien ça le problème,
11:57c'est que c'est une force plus que politique,
12:00c'est vraiment un état.
12:01Ils ont des ministres au gouvernement.
12:03Je voudrais comprendre à quel moment on en est.
12:05Parce qu'hier, Donald Trump prenait la parole pour dire
12:08c'est quasiment fini, ça va s'arrêter,
12:10on a détruit tout ce qu'il fallait en Iran.
12:12Et là, on a le gouvernement israélien
12:14qui se prépare au contraire à une incursion massive en Israël,
12:19une opération terrestre qui sûrement est faite pour durer.
12:21Alors, ils se parlent, ils ne se parlent pas,
12:23parce qu'Israël a besoin qu'une majorité des forces iraniennes
12:27soit détruite pour pouvoir ensuite ne pas avoir les armes du Hezbollah.
12:31En fait, il y a clairement deux guerres maintenant.
12:33C'est-à-dire qu'il y a la guerre du Liban
12:34et puis il y a la guerre dans le golfe persique.
12:38Les Libanais sont très inquiets à l'idée de cette prochaine occupation
12:42des forces israéliennes dans le sud de leur pays
12:44parce que ça s'est déjà produit.
12:46Et quand ça s'est produit la dernière fois,
12:47ça a duré 18 ans, de 1982 à 2000.
12:50Et les Israéliens sont partis le 26 mai 2000
12:53et le 27 mai 2000, sur la forteresse de Beaufort
12:56qui est au sud de cette frontière qu'on a vue,
12:59la frontière bleue,
13:00il y avait à l'époque Hassan Nasrallah
13:03qui a fait un discours pour expliquer
13:04que la supériorité du Hezbollah
13:06avait vaincu l'infâme petit Satan alias Israël.
13:10Voilà.
13:10Donc, tout le monde...
13:12Bon, voilà, il y a deux guerres.
13:13Et clairement, les Israéliens ont décidé
13:15qu'ils voulaient en finir.
13:17Ils voulaient en finir à Gaza, clairement,
13:20deux ans de guerre, deux ans de conflits.
13:22Ils veulent en finir maintenant avec le Hezbollah
13:25qui, petite parenthèse, est quand même
13:27pris dans une souricière
13:28parce que depuis qu'Al Joulani
13:30est le nouveau maître des lieux en Syrie,
13:32ils ne laissent plus de fluides d'armement
13:35passer pour les ravitailler.
13:38Donc, ils sont maintenant pris au piège.
13:40Les Israéliens ont bombardé les ponts.
13:43Les gens du Hezbollah sont dans cette zone
13:45que Ulysse Gossé nous a décrite tout à l'heure
13:47et ils ne peuvent plus en bouger.
13:49Donc, ils vont se cacher dans les tunnels
13:50et les Israéliens vont rentrer,
13:52vont faire une incursion pour en finir avec eux.
13:54– Et on parle bien sûr de cette guerre au Liban.
13:57La guerre en Iran, elle continue,
13:59même si le mot négociation est beaucoup employé
14:01depuis le début de la semaine par tout le monde,
14:04par Donald Trump, par même les Chinois,
14:07puisque le ministre des Affaires étrangères chinois
14:09a appelé son homologue iranien
14:11et lui a dit qu'il est peut-être temps maintenant
14:13de négocier.
14:14Et puis, rappelons que Marco Rubio
14:16va rencontrer vendredi à Paris
14:18ses homologues du G7.
14:20Et là aussi, on va discuter.
14:22Donc, on entre dans une nouvelle phase,
14:24selon vous, Jean-Paul Chagné ?
14:25– Je crois qu'effectivement,
14:27vous disiez qu'il y a deux guerres.
14:28Moi, je crois qu'il y a deux logiques de guerre
14:30qui sont radicalement différentes.
14:31C'est-à-dire, je pense que les Américains
14:32sont allés faire cette guerre
14:34sans savoir pourquoi, véritablement.
14:36L'histoire nous dira un jour, peut-être,
14:38quelles sont les raisons.
14:39Il y a eu plein d'hypothèses,
14:41mais je pense qu'il n'y avait aucun intérêt
14:43à mener sa guerre.
14:44On voit bien l'impasse dans laquelle il se trouve.
14:45Alors que les Israéliens,
14:47Netanyahou a toujours souhaité
14:49entamer un conflit contre l'Iran.
14:51Quand je dis toujours,
14:52c'est depuis qu'il est Premier ministre,
14:53c'est-à-dire depuis 1996,
14:55la première fois qu'il a été.
14:56Donc, c'est clair qu'il veut aller au bout
14:57sans savoir exactement ce que c'est au bout.
14:59Mais pour revenir sur le Liban,
15:01je pense que vouloir en finir avec le Hezbollah
15:03sans qu'un jour,
15:04on ne trouve pas une solution un peu plus globale,
15:08ça n'a aucune chance.
15:09Ça n'a aucune chance d'être essayé en 1978,
15:11en 1982, en 2006.
15:13On n'arrive jamais à régler ce problème
15:15par la force.
15:16Et j'ajoute un dernier point
15:17qu'on n'a pas encore évoqué,
15:19c'est que tout ceci a quand même une origine
15:22qui est la question palestinienne.
15:24C'est-à-dire que ce n'est pas dissociable.
15:25Ce n'est pas dissociable.
15:26Tant qu'il n'y aura aucun règlement
15:27de la question Israël-Palestine,
15:30quand il y aura toujours un refus
15:31d'une discussion entre Israéliens et Palestiniens,
15:34il y aura forcément un conflit
15:35avec le Hezbollah, avec l'Iran.
15:37C'est-à-dire qu'on a une matrice
15:38qu'on oublie toujours,
15:39parce qu'aujourd'hui...
15:40– Sauf si le régime iranien tombe.
15:41Si le régime iranien tombe,
15:42il n'y a plus de financement pour le Hezbollah.
15:44– Mais il y aura toujours
15:45la question nationale palestinienne.
15:47– Oui, bien sûr,
15:48mais il y a une situation
15:48quand même plus pacifiée dans la région.
15:50– Oui, non, elle ne sera pas pacifiée,
15:51parce que vous avez là un terreau.
15:53Regardez ce qui se passe à Gaza,
15:54on l'oublie complètement aujourd'hui.
15:55Ou ce qui se passe en Cisjordanie,
15:56regardez ce qui se passe en...
15:57Donc, tant que cette question
15:58ne sera pas abordée,
16:00juste encore un mot.
16:08par l'Assemblée Générale des Nations Unies
16:09en septembre.
16:10Vous savez, cette fameuse déclaration de New York
16:12qui a été adoptée par 142 États.
16:14C'est un texte qu'on oublie toujours.
16:15Or, ce texte proposait un chemin politique
16:17très global,
16:18y compris avec les Iraniens.
16:20Eh bien, ce texte,
16:21il a été refusé par les Américains,
16:23refusé par les Israéliens,
16:24et puis surtout, il a été oublié maintenant.
16:26Mais il y a un chemin politique possible,
16:27et si on ne fait pas l'effort
16:30d'aller dans ce sens,
16:31j'ajoute que c'est la France
16:32qui a été un des acteurs importants de ce texte.
16:34Bon, on n'a pas le temps de développer ça,
16:36mais c'est fondamental.
16:36Si on ne va pas dans cette direction,
16:38on sera dans ces épisodes
16:39qui seront des épisodes à chaque fois d'escalade
16:41et finalement d'impasse,
16:42car on ne va pas éradiquer,
16:44comme on n'a pas réussi à éradiquer le Hamas,
16:46on ne va pas éradiquer le Hezbollah,
16:47et donc la guerre va continuer comme ça
16:49dans toute sa tragédie.
16:50Justement, vous parlez de ces épisodes militaires,
16:51ces épisodes d'escalade.
16:53On va regarder l'armada américaine
16:55qui continue de se déployer, bien évidemment,
16:58dans la région, dans le Golfe,
16:59avec vous, Général Pellistrandi.
17:02Cette fois-ci, vous voulez attirer notre attention
17:03sur l'US Tripoli ?
17:06Voilà, alors, en fait,
17:09Washington a décidé d'envoyer autour
17:11de ce gigantesque bateau
17:14qui n'est pas un porte-avions tout à fait.
17:16Un porte-hélicoptère ?
17:16C'est un, on va dire, un porte-aéronef.
17:19Vous voyez, ici, vous avez des F-35,
17:20alors on les verra tout à l'heure.
17:22Ils sont...
17:23C'est un énorme bateau,
17:25des hélicoptères,
17:26et ils transportent, en fait, des Marines,
17:28donc avec deux autres bateaux
17:30qui l'accompagnent,
17:31donc il y a 2200 Marines
17:32qui sont en train de naviguer
17:34vers le détroit d'Hormuz
17:37avec une capacité extrêmement impressionnante
17:39autour, donc, du Tripoli.
17:41Alors, qu'est-ce qu'il met en œuvre ?
17:43Regardez, du F-35 à décollage vertical.
17:47Alors, le F-35, c'est à décollage vertical,
17:50disons, il est un peu moins performant
17:51que le F-35 sur les porte-avions conventionnels.
17:54Et puis, regardez, cet engin-là,
17:57c'est un hybride, c'est...
17:59En fait, il décolle comme un hélico,
18:01vous voyez, avec les rotors,
18:03et là-dedans, il va voler comme un avion.
18:06Et quel est son avantage ?
18:07C'est qu'il peut transporter rapidement
18:09un certain nombre de combattants,
18:11et regardez tout ce qu'il comporte,
18:1310 avions, 12, qu'on appelle hybrides,
18:17des hélicos.
18:17Ça veut dire quoi ?
18:18C'est qu'il y a la capacité de projeter,
18:21donc, cette force de 2200 combattants,
18:23je ne parle pas des marins qui arment les bateaux,
18:26pour saisir un point particulier,
18:28pour faire un coup de poing dans une opération brutale.
18:30Et donc, c'est un outil supplémentaire
18:33qui est en train d'arriver,
18:34qui devrait arriver d'ici la fin de la semaine,
18:36à disposition, donc, du commandement,
18:41pour envisager, tiens, des opérations,
18:44sachant que vendredi, c'est en théorie,
18:46la fin de l'ultimatum que Donald Trump a donné aux Iraniens.
18:49– Justement, ça coïncide, Romain Milkarek,
18:51avec les réservistes rappelés par Israël,
18:54l'armada qui sera quasiment au complet en fin de semaine,
18:57donc on peut imaginer une opération terrestre conjointe,
18:59un coup en Iran et un coup au Liban ?
19:02– Non, je pense que c'est deux théâtres d'opérations
19:04qui sont très différents.
19:06Il y a effectivement des connexions entre les deux,
19:09mais les Américains, ils ne sont pas sur la question du Liban.
19:12Les Américains, ils sont sur la question de l'Iran.
19:14et la question qui se pose, c'est est-ce que les États-Unis et Israël
19:18peuvent obtenir la chute du régime iranien
19:22sans déployer de troupes au sol ?
19:24Il semblerait que Donald Trump, de plus en plus,
19:27envisage cette hypothèse de déployer des forces au sol.
19:31Alors, les scénarios, il y en a pas mal de différents possibles,
19:34mais on a aujourd'hui trois axes différents de renfort terrestre.
19:37Il y a donc les Marines avec à peu près 5 000 hommes
19:40qui arrivent avec deux groupes de bateaux
19:41pour potentiellement débarquer.
19:43Alors, on a parlé de l'île de Cargue.
19:45C'est un peu curieux que les Américains aient autant insisté comme ça
19:47en disant « regardez où on va arriver ».
19:49Il y a une deuxième hypothèse qui a été évoquée dans la presse américaine.
19:52Le Pentagone envisagerait de déployer des troupes aéroportées,
19:55donc de parachuter des gens.
19:56On parle de 3 000 parachutistes.
19:59Quelle serait leur mission ?
20:00Alors, l'idée, c'est que les Marines,
20:02s'ils rentrent en premier,
20:03ils prennent le plus dur du combat,
20:05ils arrivent avec du matériel, ils débarquent,
20:06ils sortent des blindés et ils font le gros des combats.
20:09C'est très fatigant, très dangereux, très risqué.
20:11Il y aurait probablement des pertes humaines.
20:13Les troupes aéroportées, elles arrivent derrière pour relever.
20:16Donc, une fois que les Marines ont pris le terrain,
20:18les parachutistes sont largués pour venir,
20:21un, renforcer le nombre de gens qu'il y a,
20:23et deux, permettre aux Marines de se regrouper,
20:26récupérer leurs blessés, etc.
20:28Il y a un troisième sujet qui est évoqué en ce moment,
20:30c'est qu'on voit en source ouverte un certain nombre d'avions
20:32qui partent des États-Unis vers la région.
20:35On parle de 35 à 50 avions de transport lourds,
20:37qui sont partis en gros de toutes les bases américaines
20:39où il y a des forces spéciales,
20:41et qui sont en train d'arriver en Arabie Saoudite, au Qatar, etc.
20:45Et donc, ça pourrait laisser penser que,
20:48quand Donald Trump dit « je suis prêt à déployer des troupes au sol »,
20:52c'est peut-être pas que du bluff.
20:53– Alors, on va aller retrouver l'un de nos envoyés spéciaux,
20:56c'est Boris Karlamov qui est avec Marc Gossef du côté du Qatar.
20:59Il est à doigt, on parle de guerre dans la région,
21:02on ne parle pas encore, enfin dans la région,
21:04on parle de guerre en Iran, de guerre au Liban,
21:06avec les États-Unis avec Israël, on ne parle pas encore de guerre du Golfe.
21:09Pourtant, les pays du Golfe sont inquiets quand même
21:12par rapport à leur sécurité, Boris.
21:13– Oui, absolument, et le Qatar qui affirme que la guerre avec l'Iran
21:19a provoqué un effondrement du système de sécurité de ces pays du Golfe.
21:24Vous le savez, depuis le 28 février dernier, le début de cette guerre,
21:27ces pays du Golfe, ils sont la cible de la riposte iranienne,
21:30le régime iranien qui cible essentiellement
21:32des infrastructures énergétiques et stratégiques.
21:35Il y a eu la double attaque iranienne sur le complexe de Ras Lafane
21:39à 80 km au nord de Doha, qui est l'un des plus grands,
21:42en complexe gazé au monde, des salves de missiles quotidiennes
21:48sur le Koweït ou encore sur les Émirats arabes unis
21:51qui mettent à mal les systèmes de défense aérien.
21:55Le Qatar qui condamne également aujourd'hui
21:57et qui rejette toute agression visant ces infrastructures énergétiques,
22:02il affirme soutenir tous les efforts diplomatiques
22:04pour, je cite, mettre fin à la guerre,
22:07mais n'y participe pas de manière directe.
22:11Déclaration faite ce matin par le porte-parole du ministère
22:13des Affaires étrangères ici au Qatar
22:15à l'occasion d'une conférence de presse
22:17à laquelle BFM TV a pu assister.
22:20Ce même porte-parole qui a également indiqué
22:22que le Qatar œuvrait pour la paix régionale
22:25plutôt que pour une escalade des tensions dans la région.
22:29Cela fait désormais 4 jours ici au Qatar
22:31que nous n'avons eu aucune alerte anti-missiles,
22:33aucune alerte anti-drone.
22:36La vie a bel et bien repris la preuve en née
22:38avec les cours qui ont repris de manière progressive
22:40cet après-midi.
22:42Les entreprises qui ont mis fin au télétravail
22:44donc une situation d'accalmie en ce qui concerne le Qatar
22:47mais la situation est bien différente.
22:49Aux Émirats arabes unis le pays voisin
22:51puisque depuis ce matin, ce ne sont pas moins de 5 missiles
22:53et 17 drones iraniens qui ont été interceptés
22:57par le système de défense aérien.
22:59Et puis à noter ce soldat émirati
23:02qui a trouvé la mort aujourd'hui au Bahreïn
23:06à la suite d'une attaque iranienne
23:09selon les autorités locales.
23:12Donc une riposte qui se poursuit aux Émirats arabes unis,
23:15au Koweït, à Bahreïn mais également en Arabie saoudite
23:18et pour l'instant le Qatar qui est épargné
23:20par cette riposte iranienne depuis désormais 4 jours.
23:24Merci Boris Karlamoff en direct de Doha au Qatar.
23:27On voit Marie-Laure Buisson, tous ces pays du Golfe
23:29impactés militairement puisqu'ils sont visés
23:32mais aussi économiquement.
23:34C'est tout un modèle qui est en train de s'effondrer
23:37dans ces pays-là.
23:38Oui parce que tous ces pays avaient misé sur
23:41si je puis dire, pardon pour l'expression,
23:43une sorte de vitrine qui correspondait à montrer
23:46un Disneyland au pays des 1001 nuits.
23:49C'était un peu ça, destiné à attirer les touristes
23:52et à montrer une vitrine très avenante.
23:54Donc des pays sûrs.
23:55Des pays sûrs, des pays dans lesquels on peut venir s'amuser,
23:58on peut venir en vacances avec les enfants.
23:59Ils n'ont fait que déployer ce genre d'image.
24:01Mais le problème c'est que tout a changé maintenant.
24:03Tout a changé parce qu'on voit toute la journée
24:05des missiles qui tombent sur ces pays.
24:07Et puis ces pays vont changer de mentalité maintenant.
24:09C'est terminé parce que, comme on dit
24:12de manière un peu familière,
24:14on ne va pas leur faire deux fois le même coup.
24:15C'est-à-dire qu'ils ont compris qu'ils ont placé leur sécurité
24:19dans les mains des Américains.
24:21Et c'est précisément à cause des Américains
24:23qu'ils se retrouvent aujourd'hui en insécurité.
24:27Donc on peut être sûr de deux choses.
24:29C'est qu'après ce conflit, quand ce conflit sera terminé
24:31et on ne sait pas dans combien de temps,
24:33un, ils vont chercher à redéployer leur sécurité
24:36en cherchant à, probablement d'ailleurs,
24:39en appelant la France un peu plus, encore un peu plus.
24:41Donc ce sera des contrats pour nous.
24:42On peut l'imaginer, puisque nous nous sommes montrés,
24:44nous autres Français, des partenaires.
24:46Oui, bien sûr, Al-Dafra,
24:48le cinquième curassé à Al-Zayed City, bien sûr.
24:51Mais c'est certains qui vont chercher
24:53à diversifier leur protection
24:56en n'étant plus uniquement sous la houlette des Américains.
24:59Et puis, on peut imaginer qu'ensuite,
25:02ils vont vouloir faire exactement comme a fait Kim Jong-un
25:04en Corée du Nord.
25:05C'est-à-dire qu'ils vont dire,
25:06maintenant, moi, je veux la bombe atomique.
25:07Et probablement que l'Arabie saoudite
25:08va vouloir la bombe atomique.
25:09Donc ça peut pousser une course aux armements
25:11dans cette région.
25:12Et parmi les événements du jour,
25:14Ulysse Gosset,
25:15il y en a un qui n'est pas anecdotique quand même,
25:18mais s'il est moins spectaculaire,
25:19c'est ce qui s'est passé au Liban,
25:20où l'ambassadeur d'Iran a été expulsé du Liban.
25:24Et ça, c'est quand même à noter aujourd'hui.
25:26Oui, c'est un fait extrêmement important.
25:28Vous avez raison de le signaler,
25:29parce que ça traduit la position nouvelle
25:32du gouvernement libanais,
25:33qui, il y a quelques semaines déjà,
25:34a interdit au Hezbollah
25:37toute activité militaire,
25:38en particulier pour lancer des roquettes
25:41à destination d'Israël.
25:42Donc, il y a eu une première décision
25:43qui était courageuse
25:44de la part du gouvernement libanais,
25:46du président libanais.
25:48Et la deuxième,
25:49donc, c'est aujourd'hui
25:49d'expulser l'ambassadeur du Liban,
25:51qui vient d'arriver,
25:52qui est arrivé en janvier dernier seulement,
25:54mais qui a des postes importants.
25:56C'est un professionnel,
25:57c'est un diplomate chevronné
25:58qui a été en poste en Syrie
25:59et en Libye.
26:00Il connaît parfaitement la région.
26:01Pourquoi veut-on l'expulser ?
26:03Parce que, ce qu'il faut savoir,
26:04c'est que le Hezbollah au Liban,
26:07après le départ des forces israéliennes
26:09en 2024,
26:11s'est progressivement reconstitué.
26:12Mais pas tout seul.
26:13Il s'est reconstitué,
26:14notamment avec des conseillers iraniens,
26:16des gardiens de la révolution,
26:18qui ont été envoyés par Téhéran au Liban
26:20pour organiser ou réorganiser
26:22le mouvement qui avait été
26:23durablement affecté
26:24après les frappes israéliennes
26:26et la mort du chef du Hezbollah,
26:28organisé sur le plan économique,
26:29sur le plan militaire,
26:30pour reconstituer des stocks
26:32de roquettes, etc.
26:33Donc, il y a aujourd'hui,
26:35au sud de Liban,
26:36des Iraniens,
26:37des officiers iraniens
26:38qui conseillent le Hezbollah.
26:40Et donc, c'est pour protester
26:41contre cette implication de l'Iran
26:42qui continue,
26:43malgré la guerre
26:44qui se produit actuellement,
26:45que le gouvernement libanais
26:47a pris cette décision
26:48d'expulser l'ambassadeur.
26:49Là où ça se complique,
26:50c'est que le Hezbollah,
26:51comme on l'a dit tout à l'heure,
26:53c'est deux ministres au gouvernement,
26:5513 députés au Parlement
26:56et c'est à peu près
26:5730 à 35 % de la population
26:59donc chiite du Liban,
27:011,5 à 2 millions d'habitants
27:03par rapport aux 6 millions
27:05de Libanais.
27:05Donc, c'est une force
27:08absolument considérable
27:09sur le plan politique,
27:10sur le plan social,
27:11beaucoup d'aides sociales
27:12et sur le plan militaire.
27:13La question qui est soulevée
27:15aujourd'hui,
27:15c'est est-ce que le gouvernement
27:16libanais peut désarmer
27:17le Hezbollah ?
27:18Ce qui lui a été demandé
27:20et ce qui commençait
27:21à être fait,
27:22timidement,
27:23il faut bien le reconnaître,
27:24mais c'est pour cela aussi
27:25qu'avant la guerre,
27:26la France avait organisé
27:27une conférence à Paris
27:27pour justement accentuer
27:29les moyens permettant
27:30de donner à l'armée libanaise
27:31les capacités
27:32de désarmer le Hezbollah.
27:34Tout a été réduit
27:35en cendres
27:35lorsqu'il y a eu
27:36le déclenchement
27:37de la guerre en Iran
27:38d'une part
27:39et de l'offensive israélienne
27:40le 2 mars,
27:42c'est-à-dire
27:42il y a trois semaines maintenant,
27:44après les tirs de roquettes
27:45du Hezbollah
27:46en Israël.
27:47Donc aujourd'hui,
27:48si vous voulez,
27:48on est dans une bataille féroce
27:50avec quatre divisions israéliennes
27:52qui sont engagées,
27:53qui franchissent régulièrement,
27:56qui font des incursions
27:57à la frontière du Liban
27:59et effectivement,
28:01il y a cette bataille politique
28:02à Beyrouth
28:03entre d'un côté
28:04ceux qui veulent
28:05que le Hezbollah
28:05se débarrasse
28:06de toutes ses armes
28:07et même que le Hezbollah
28:08soit réduit
28:10dans sa puissance politique
28:11et militaire
28:12et puis le reste du pays
28:14qui aimerait bien
28:15qu'on ne plonge pas
28:17dans une nouvelle guerre civile
28:18qui s'annonce
28:19avec peut-être
28:20l'annexion
28:21du Sud-Liban.
28:22Il y a des ministres extrémistes
28:24en Israël
28:25qui disent clairement
28:26qu'on veut annexer
28:28le Sud-Liban
28:29et qu'on veut faire
28:29un territoire
28:30qui appartienne à Israël
28:31en envoyant des colons
28:33et donc,
28:34si vous voulez,
28:34dans une situation
28:35de grave crise internationale.
28:37Au passage,
28:37la Finule,
28:38j'y reviens
28:38parce qu'avec le général,
28:40on en parlait tout à l'heure,
28:41la Finule,
28:42c'est une force internationale
28:43qui se trouve justement
28:44dans cette zone
28:44qu'Israël veut occuper
28:47et peut-être annexer
28:48dans les jours qui viennent.
28:49Merci à tous
28:50pour ces précisions,
28:52ces éclairages
28:53au 25e jour de guerre
28:55au Moyen-Orient.
28:56au Moyen-Orient.
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