- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:01Générique
00:04Bonsoir à tous, bonsoir Olivier Truchot.
00:06Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:07On est au 48ème jour de guerre au Moyen-Orient, le cessez-le-feu tient,
00:11mais l'Iran menace de couler tous les navires américains qui font le blocus.
00:14Blocus qui n'a pas empêché deux bâtiments en provenance des ports iraniens de passer.
00:18Quant au front militaire Israël-Liban, puisqu'il faut bien regarder les deux fronts,
00:21Beyrouth attend un cessez-le-feu avant toute négociation directe.
00:25Voici les images de l'US Navy, l'armada américaine,
00:29telle qu'elle se met en branle, même si ce sont des images d'archives,
00:32pour surveiller bien évidemment le détroit d'Hormuz.
00:35On va aller à Washington justement, retrouver l'un de nos envoyés spéciaux,
00:39l'un de nos correspondants, c'est Axel Meunier qui est dans la capitale américaine,
00:42parce qu'on a entendu les avertissements américains à direction de Téhéran.
00:48Vous ne contrôlez rien et nous vous surveillons, ont encore dit les Américains.
00:57Exactement, Pitexès, lors d'une conférence de presse au Pentagone, a été très claire.
01:01Désormais, l'Iran n'est plus en mesure de dire que le pays contrôle ce détroit d'Hormuz.
01:06Vous ne contrôlez rien.
01:07Il ajoute même que si jamais l'Iran mettait ses menaces à exécution de visée des navires commerciaux,
01:14les Etats-Unis considèrent cela comme un acte de piraterie, voire de terrorisme.
01:20Bref, si l'on écoute Pitexès, il estime que la domination des Etats-Unis militairement dans la zone est totale,
01:26et du coup, il menace.
01:28Écoutez ce qu'il disait tout à l'heure.
01:32Nous vous surveillons.
01:33Nos capacités ne sont pas les mêmes.
01:35Il y a un écart.
01:36Ce n'est pas un combat d'égal à égal.
01:38Nous savons où vous êtes, si vous vous déplacez et vers où vous vous déplacez.
01:48Vous n'avez que ce qu'il vous reste.
01:50Vous le savez, nous le savons.
01:55Vous pouvez bouger certaines choses, mais vous ne pouvez pas rebâtir.
01:59Nos capacités augmentent et nos renseignements sont plus précis que jamais.
02:03Vous vous exposez en vous déplaçant, et grâce à nos capacités de surveillance, nous sommes prêts à frapper.
02:13Alors, ces menaces, elles font aussi partie de la communication de guerre, alors qu'en coulisses, on le sait, tout
02:19le monde s'active,
02:20et notamment les équipes de J.D. Vance, qui est à la manœuvre pour ces négociations, pour justement conserver une
02:26communication directe.
02:27Il y a eu des appels ces derniers jours avec l'Iran, avec les pays intermédiaires, mais les États-Unis
02:33sont en train de jouer leur propre carte.
02:35Ils veulent arriver à ces nouvelles négociations qui pourraient se dérouler très très vite, en étant en position de force,
02:42d'où les menaces du secrétaire à la guerre.
02:44Axel Monnier, en direct de Washington.
02:46– Guillaume Lagan, bonsoir, vous êtes maître de conférence à Sciences Po, spécialiste des questions de défense et de relations
02:51internationales.
02:52On a l'impression que la tension est remontée d'un cran avec les déclarations du secrétaire à la défense,
02:58sur ce qu'il dit, nous vous surveillons, nos capacités ne sont pas les mêmes.
03:01En gros, de toute façon, le combat ne sera pas égal, puisqu'on est plus fort que vous.
03:04– Oui, alors c'est peut-être une technique, comme le disait votre journaliste, de communication vis-à-vis de
03:10la partie iranienne,
03:11pardon, j'allais dire ukrainienne, parce qu'on le sait, derrière les opérations militaires, qui sont quand même à l
03:17'arrêt,
03:18je rappelle que le cessez-le-feu dure jusqu'au 22 avril.
03:21– Et pour l'instant, il tient.
03:22– Pour l'instant, il tient, alors même que l'Iran, rappelez-vous, avait dit que dans ce cessez-le
03:27-feu,
03:28devait être contenu un arrêt des combats au Liban.
03:31Or, au Liban, même si Israël a un petit peu retenu ses coups ces derniers jours,
03:35les opérations militaires contre le Hezbollah se poursuivent.
03:38Qu'est-ce qu'on peut en tirer comme conclusion ?
03:40Eh bien que l'Iran, en réalité, tient plus au cessez-le-feu qu'à la protection du Hezbollah.
03:45Et derrière, il y a, je pense, des négociations qui sont très intenses du côté iranien.
03:50Pourquoi ? Parce que, là, vous avez rappelé qu'il y a deux bateaux qui ont franchi les Trois-Dormuz.
03:55Je rappelle que pendant toute la période des combats,
03:59les jours, c'était une vingtaine de bateaux.
04:01Donc, ça veut dire quoi ?
04:02Ça veut dire que l'Iran, qui tire principalement ses revenus de ses exportations pétrolières et gazières,
04:07elle a aujourd'hui un problème, un problème financier.
04:10Elle n'a plus de revenus.
04:11Donc, ça constitue, si vous voulez, sur elle, une très forte pression.
04:15Et je pense qu'on peut être optimiste.
04:17On peut espérer que les négociations entre les deux parties déboucheront.
04:21Sachant que la médiation pakistanaise est encore en cours.
04:24Le maréchal Mounir a visité Téhéran.
04:26Je crois qu'il est en route pour Washington.
04:28Donc, ça peut être à l'horizon de quelques heures.
04:30– Oui, justement, puisque vous parlez de ça, Guillaume Laganne,
04:34on voit que les choses avancent.
04:35Il y a Jay Divens qui vient de faire une déclaration, Stéphane Bureau aussi.
04:38Il annonce qu'il rentre aux États-Unis après avoir fait une offre finale
04:41et la meilleure possible à l'Iran.
04:42Mais visiblement, le compte n'y est pas quand même.
04:44– Le compte n'y est pas, mais c'est à répétition qu'ils disent que c'est l'offre
04:47finale
04:47et pourtant, ils continuent à négocier.
04:49– Qu'est-ce qu'il peut y avoir dans cette offre finale ?
04:50– C'est la question du nucléaire qui est clé en ce moment pour les Américains.
04:54Ils ne peuvent pas concéder davantage que ce qui avait été obtenu
04:57par l'administration Obama et déchiré par M. Trump en 2018.
05:00Mais il y a une autre pièce importante qui est en train de se jouer
05:04et en marge de ce conflit.
05:05C'est évidemment ce qui se passe entre Israël et le Liban.
05:08Et Arendt se confirmait plus tôt qu'il y aurait probablement
05:10un cessez-le-feu temporaire.
05:12Le président Trump dit qu'il y aura un cessez-le-feu
05:14au cours des prochaines heures entre Israël et le Liban.
05:16– Le président, on vient de l'apprendre aussi,
05:18le président Trump qui a eu au téléphone son homologue libanais.
05:21– Oui, qui, au moment où on se parle,
05:24refuse de parler à Benjamin Netanyahou.
05:26– Mais il parle à Trump.
05:27– Oui, mais la condition sine qua non, je crois,
05:29du point de vue des Libanais, c'était d'abord qu'il y ait un cessez-le-feu.
05:31Il l'avait dit.
05:32Donc, pas de communication au plus haut niveau
05:34parce qu'il y a quand même eu, mardi, à Washington,
05:37au département d'État, une rencontre entre l'ambassadrice libanaise
05:40à Washington et l'ambassadeur israélien.
05:42– Vous comprenne bien, les Libanais veulent bien négocier,
05:45mais avant tout, il faut un cessez-le-feu.
05:47– C'était une condition.
05:48Alors, une fois que ce cessez-le-feu sera mis en place,
05:51est-ce que le président libanais acceptera de parler à Benjamin Netanyahou ?
05:54Ce qui est très surprenant dans cette affaire,
05:55c'est que depuis le début de la semaine,
05:56les Israéliens sont plus enthousiastes publiquement,
05:59si tant est qu'on puisse l'être diplomatiquement,
06:02enthousiastes à ce qui se passe avec le Liban,
06:04que les Libanais le sont.
06:05Au sortir de la rencontre de mardi au département d'État…
06:07– Mais négocier, pardon, avec le président libanais,
06:10je m'adresse à vous.
06:11– Ce n'est pas une négociation pour autant.
06:12– D'accord, mais le problème, c'est le Hezbollah,
06:14ce n'est pas le président du Liban.
06:16C'est-à-dire que le Hezbollah ne veut pas de cesser le feu
06:19et ne veut surtout pas de négociation pour l'instant.
06:23– Alors, le Liban, comme on le sait,
06:26c'est un État où il y a 30% de la population chiite
06:29qui soutient le Hezbollah.
06:30Et le Hezbollah, on peut dire,
06:31noyau de tous les rouages de l'administration libanaise.
06:34Le président du Parlement libanais est chiite.
06:38Et il a des liens très anciens avec le Hezbollah.
06:43Donc, c'est très difficile d'empêcher le Hezbollah
06:46d'exister tel qu'il est.
06:47Donc, le fait d'avoir annoncé, un,
06:49que le gouvernement libanais souhaitait et demandait,
06:52exigeait le désarmement du Hezbollah,
06:54c'est déjà un geste énorme.
06:56Le fait que le gouvernement libanais ait demandé
06:58l'expulsion de l'ambassadeur d'Iran au Liban,
07:01qui n'est d'ailleurs toujours pas parti,
07:02c'est un deuxième…
07:03Oui, oui, mais le fait de l'avoir demandé, c'est…
07:05Vous voyez, parce qu'en fait,
07:07le président libanais, dont les pouvoirs sont limités,
07:09on le sait, parce qu'il y a une véritable armée
07:11à l'intérieur du Liban.
07:12On s'en est rendu compte encore récemment
07:13avec la capacité du Hezbollah qui a surpris tout le monde.
07:15Il a parfois été plus fort d'ailleurs que l'armée régulière.
07:17Le Hezbollah a souvent une armée plus forte
07:19que l'armée libanaise.
07:20L'armée du Hezbollah est beaucoup plus dangereuse
07:22que l'armée du Liban.
07:24Et on l'a vu, et même les Israéliens disent
07:26avoir été surpris par la capacité du Hezbollah
07:29de tirer sur Israël maintenant depuis le 2 mars,
07:33sans discontinuer.
07:34Donc si vous voulez, mettez-vous à la place du président libanais
07:36qui a déjà eu beaucoup de mal à être à son poste
07:39ainsi que son Premier ministre.
07:41Pour désarmer le Hezbollah, c'est un risque de guerre civile.
07:45Il faut le voir comme ça.
07:46Et ce n'est pas facile.
07:47La France a essayé d'aider.
07:48Vous savez que Jean-Yves Le Drian a d'ailleurs contribué
07:51à la nomination de ce président
07:52et a proposé son aide pour désarmer.
07:54Mais la guerre en Iran a empêché que les efforts ne se poursuivent.
07:59Aujourd'hui, Trump, il est dans une situation qui est la suivante.
08:01S'il veut vraiment un accord avec l'Iran sur l'Iran,
08:05il faut qu'il trouve également un moyen d'imposer un cessez-le-feu au Liban.
08:09Même si...
08:10Donc l'imposer à Benyamin Netanyahou.
08:12Et voilà.
08:12Et donc, si vous voulez, le bras de fer en ce moment,
08:14il est entre Trump et Netanyahou.
08:15Et le président libanais, lui, a fait ce qu'il fallait faire,
08:19c'est-à-dire refuser pour s'imposer
08:20comme partie prenante une voix importante,
08:24refuser de parler à Netanyahou.
08:25Mais j'ajoute que s'il obtient cela,
08:28un, le cessez-le-feu,
08:29et deux, qu'il y a effectivement un dialogue direct
08:32entre le président du Liban et le Premier ministre Netanyahou,
08:35c'est un événement majeur.
08:37On n'y est pas encore.
08:38Mais est-ce que Benyamin Netanyahou est prêt, justement,
08:42à se cesser le feu ?
08:43Est-ce que c'est son intérêt, là, pour le moment,
08:45dans le calendrier ou pas ?
08:46Alors, il y avait, au cours des derniers jours,
08:48une bataille très importante au sud Liban
08:51que les Israéliens viennent de gagner
08:53et ils ont détruit le dernier pont
08:55qui permettait l'accès au nord du Liban.
08:57Donc, si vous voulez, militairement,
08:59oui, c'est le bon moment, entre guillemets.
09:00C'est-à-dire qu'ils ont réussi à occuper
09:03et, finalement, à neutraliser l'Hézbollah
09:05dans une bonne partie du sud Liban.
09:07Donc, ils pourraient dire,
09:08c'est le moment de faire une pause
09:10sans renoncer à l'idée de continuer la guerre,
09:12si le cessez-le-feu ne changeait rien à la situation.
09:14Alors, on voit qu'il y a deux négociations.
09:16Il y a celle qui concerne le Liban,
09:17celle qui concerne l'Iran.
09:19Elles sont liées, bien sûr.
09:20Mais, Mika Blujon-Merède,
09:22je voudrais revenir, quand même,
09:23sur ce qui se passe entre les États-Unis et les Iraniens.
09:27Est-ce qu'on peut imaginer, quand même,
09:28un accord provisoire qui mettrait de côté le nucléaire ?
09:30Parce qu'on voit bien que les autorités iraniennes
09:32n'ont pas envie de céder sur le nucléaire.
09:34On se mettrait d'accord sur le reste
09:36et peut-être que, dans un deuxième temps,
09:37on reviendrait sur le nucléaire ?
09:39Je ne sais pas, évidemment.
09:40Pas de boule de cristal, cependant.
09:41Il y a un élément qui est clé
09:43parce que c'est l'élément de la pression internationale.
09:45C'est, évidemment, la situation du détroit d'Hormuz.
09:47Et, effectivement, le détroit d'Hormuz
09:48est utilisé pour effet de levier
09:50sur le nucléaire, d'un côté, c'est sûr.
09:52Mais, de l'autre côté,
09:53aujourd'hui, les Iraniens ont de moins en moins intérêt,
09:55bien sûr, à ce que le détroit d'Hormuz reste bloqué.
09:58Donc, il y a une situation
09:59où on entend, d'un côté, les Iraniens, bien sûr,
10:02dire « On va couler tous les navires américains, etc. »
10:04On entend, et les mêmes Iraniens, dire aussi
10:07« Écoutez, on est peut-être prêts
10:09à ce qu'il y ait des passages dans le détroit d'Hormuz
10:12côté Omanet, donc au large de la péninsule du Moussandam,
10:15qui puissent passer, et on promet,
10:17on ne les attaquera pas. »
10:18De fait, aujourd'hui, cette ouverture,
10:20elle est nécessaire quand on voit le coût de la guerre,
10:22bien sûr, au quotidien pour les Iraniens,
10:23mais surtout quand on voit le coût du pétrole non exporté.
10:26Et quand on prend tout ça en compte,
10:28effectivement, on se dit
10:29qu'il n'y a pas que les alliés de l'Iran
10:30qui ont besoin que le détroit réouvre.
10:32Les Iraniens, de fait, en ont besoin aussi.
10:34Oui, je suis tout à fait d'accord
10:35avec ce qu'il a dit sur le fait
10:36que les Iraniens ont besoin de ces exportations.
10:39Je rappelle un chiffre qui est sorti hier
10:41et qui est quand même intéressant pour notre analyse.
10:43Les dégâts de l'offensive israélo-américaine
10:46en Iran ont été évalués à 300 milliards de dollars.
10:49Alors, pour les téléspectateurs,
10:50ça fait beaucoup d'argent,
10:51mais c'est surtout une somme intéressante
10:53parce qu'elle est équivalente au PIB de l'Iran.
10:55Donc, si vous voulez, si vous comparez avec la France,
10:57c'est comme s'il y avait eu 2500 milliards
10:59de destructions en France
11:00et qu'il fallait les rembourser.
11:01Pour trouver cet argent, il n'y a pas 36 solutions.
11:03Personne ne va prêter à l'Iran.
11:05La Russie n'a pas d'argent.
11:06La Chine, elle ne va pas investir dans un pays
11:08dont elle ne sait pas ce qui va devenir.
11:09Donc, en fait, les Iraniens ont besoin de ces exportations.
11:11Et je pense que pour la première fois de sa longue histoire,
11:14la République islamique,
11:15elle est vraiment confrontée à un problème de fin de mois.
11:19C'est-à-dire qu'y compris pour payer l'appareil d'État,
11:21pour payer les gardiens de la Révolution.
11:22Pourtant, c'est un pays qui a connu l'embargo,
11:24qui connaît encore des sanctions.
11:24Oui, mais si vous voulez, dans des proportions...
11:26Évidemment, ils ont connu des sanctions.
11:27Et n'ont jamais connu ça.
11:29Mais là, on ne parle pas de sanctions.
11:31On parle de deux bateaux qui sont passés,
11:32là où d'habitude, il y en a 20.
11:33Donc, il y a un vrai problème de financement
11:35pour l'économie iranienne.
11:36Ce qui est mystifiant, c'est que les Américains
11:38n'aient pas d'abord choisi d'appliquer cette logique du blocus.
11:41J'étais en train d'y penser, je me dis,
11:42mais pourquoi ils n'ont pas commencé par ça ?
11:44Parce que ça a l'air d'être le plus efficace.
11:45Oui, parce qu'à terme,
11:46la capacité de stockage des Iraniens n'est pas infinie.
11:49Et que s'ils doivent fermer le robinet de la production,
11:51ça, c'est très problématique.
11:52Et ils ne veulent pas se retrouver dans cette situation.
11:54Donc, le temps joue pour la première fois.
11:56Justement, juste pour rebondir là-dessus,
11:58c'est vrai qu'on peut se poser la question,
11:59mais je pense que l'idée, c'était quand même
12:01de faire une espèce de choc militaire en première analyse.
12:04C'est peut-être de provoquer la chaîne du pouvoir.
12:05Peut-être le régime va chuter,
12:06peut-être on va aller vers une voie vénézuélienne.
12:08Ça n'a pas marché,
12:09donc on passe plutôt à ce plan B économique.
12:11Même si on sait que, historiquement,
12:12des attaques justes par les frappes
12:14n'ont jamais provoqué de changement de régime
12:16par elles toutes seules.
12:17Maintenant, le deuxième enjeu,
12:20c'est si vous pensez qu'au Venezuela,
12:22il y a eu un changement de régime.
12:24Il y a eu un changement de personne
12:26à la tête du régime, peut-être.
12:27Voilà, comme un peu en Iran en ce moment, d'ailleurs.
12:28Bref, mais le point ici,
12:30c'est que par rapport à la Chine ici,
12:32on a tendance à placer l'Iran et la Chine
12:34dans un espèce d'axe particulier.
12:36De fait, il faut bien se rendre compte
12:38que la Chine a plus d'investissements,
12:40a plus d'engagement de construction, etc.,
12:43dans l'ensemble des autres pays du Moyen-Orient
12:45qu'en Iran.
12:45Pour vous donner un ordre de grandeur,
12:46il y a deux fois plus d'investissements
12:48et de construction chinoises
12:50aux Émirats Arabes Unis
12:51qu'il y en a en Iran.
12:51Il y en a trois fois plus en Arabie Saoudite
12:53qu'il y en a en Iran.
12:54Donc, dans ce contexte-là,
12:55tous les pays de la zone
12:57font partie de l'initiative
12:59Belt and Road,
13:00Yidaï Ilu,
13:01c'est-à-dire la ceinture et la route,
13:02initiative chinoise de développement
13:04économique, stratégique, etc.
13:05Tous les pays de la zone,
13:06sauf Israël,
13:07ce qui fait que, bien sûr,
13:08il faut relativiser aussi
13:09la force de ce lien
13:10entre Iran et Chine.
13:12Justement, on retourne dans la région,
13:14on va aller aux Émirats Arabes Unis,
13:15précisément à Abu Dhabi,
13:16retrouver Boris Karlamov
13:18en direct pour BFMTV
13:19parce que c'est vrai
13:20que ce que l'on remarque,
13:21ce que l'on voit aujourd'hui,
13:22ce que l'on constate,
13:23c'est que les Américains
13:24durcissent le blocus
13:25dans le détroit d'Hormuz.
13:28Absolument,
13:29les États-Unis maintiendront
13:30le blocus naval de l'Iran
13:32aussi longtemps que nécessaire.
13:33Annonce cet après-midi
13:34de Pete Exet,
13:36le secrétaire américain
13:37à la Défense.
13:39Le blocus s'applique
13:40à tous les bâtiments
13:41de toutes les nationalités
13:43entrant et sortant
13:44des ports iraniens
13:46alors qu'initialement,
13:47ce blocus,
13:47vous le savez,
13:48il ne concernait
13:49que les navires iraniens
13:50qui faisaient escale
13:51dans des ports
13:51ou encore dans des terminaux
13:53iraniens.
13:54Désormais,
13:54ce sont donc l'ensemble
13:55des navires
13:57qui sont sous sanction
13:58du trésor américain
13:59et tous les navires
14:00qui sont soupçonnés
14:01d'avoir à leur bord
14:03des objets liés
14:05au nucléaire
14:06ou encore à l'armement.
14:07Une centaine
14:08de navires iraniens
14:09sont concernés
14:10entre le golfe Persique
14:12et la mer d'Arabie.
14:14Hausse du ton
14:14d'un côté,
14:15hausse du ton
14:16de l'autre
14:17puisqu'un conseiller
14:18militaire
14:19de Moshtaba Khomeini
14:20menace de couler
14:22les navires américains
14:24s'ils tentent
14:25de faire la police.
14:26Je cite dans ce détroit
14:27d'Hormuz,
14:28à noter que selon
14:29le tout dernier bilan
14:31du commandement
14:34central américain
14:35ici au Moyen-Orient,
14:35ce sont désormais
14:3714 navires
14:38qui ont dû faire
14:39marche arrière
14:40à l'approche
14:41du blocus
14:42et ce depuis 72 heures
14:43et l'entrée en vigueur
14:44de ce blocus américain
14:45dans le golfe Persique
14:47donc au large
14:49du détroit d'Hormuz
14:49et leur présence
14:51de cette armada américaine.
14:52Merci Boris Karlamoff.
14:54Amiral Richard Villemotte-Roussel
14:55vous qui avez été
14:56notamment le commandant
14:57du porte-avions
14:58Charles de Gaulle.
14:59Les Iraniens
15:00ne cessent de menacer
15:01de frapper
15:02les navires américains
15:04si le blocus
15:05se poursuit,
15:05c'est du bluff ?
15:06Complètement.
15:07La marine iranienne
15:09n'est plus une marine
15:10de haute mer.
15:12La seule marine
15:13un peu efficace
15:13en Iran
15:14c'est la marine
15:15des Paz-Daran
15:16mais la marine
15:16des Paz-Daran
15:17c'est les petits bateaux
15:18qui naviguent
15:19qu'à proximité
15:20du détroit d'Hormuz
15:21donc la marine
15:22n'existe plus,
15:23la marine iranienne
15:23n'existe plus.
15:24C'est pour ça d'ailleurs
15:25que pour la marine américaine
15:29l'océan Indien
15:30est à eux
15:30ils peuvent même
15:31se rapprocher
15:32des côtes
15:33sans difficulté
15:34parce qu'ils ne rencontreront
15:35pas de bateaux
15:36de la marine iranienne.
15:37Mais il ne peut pas y avoir
15:38avec ces fameux navires rapides
15:40une espèce
15:41d'attentat suicide
15:42comme il peut y avoir
15:43contre l'USS Cole
15:44ou pas imaginable
15:45dans les scénarios ?
15:46Pas au cœur d'un océan
15:48ça peut se faire
15:49aux portes du détroit
15:52oui, là effectivement
15:53il faut être méfiant
15:54mais une fois que vous êtes
15:55à 100, 200, 300 nautiques
15:57vous ne risquez plus rien
15:58je veux dire
15:58que ce ne sont pas
15:58les petits bateaux
15:59qui vont venir
16:00Donc les américains
16:01dominent totalement
16:02son maître d'honneur
16:03Complètement
16:04Mais c'est paradoxe
16:04ils dominent complètement
16:05militairement
16:06mais pour autant
16:07n'arrivent pas
16:07à s'assurer
16:08de la libre circulation
16:09de la navigation
16:10dans le détroit d'Hormuz
16:11C'est très intéressant
16:12ce qu'a dit l'amiral
16:13parce que
16:13USS Cole
16:14sous votre contrôle
16:15il était à Aden
16:15en fait il était
16:16dans le port d'Aden
16:17donc c'est vrai qu'en fait
16:18on s'imagine
16:18que ces petits bateaux
16:19sont opératoires
16:20je pense
16:20sur les quelques kilomètres
16:22en bordure
16:22en navigation haute surrière
16:24mais dès qu'on est
16:24sur la haute mer
16:25là c'est fini
16:26D'ailleurs
16:26ce qui est embêtant
16:28pendant le détroit d'Hormuz
16:28c'est ces petits bateaux-là
16:30les mines
16:31et ce petit bateau
16:32c'est ça qui peut
16:33bloquer véritablement
16:34Alors justement
16:34ce détroit
16:35on va le regarder
16:35précisément avec vous
16:37général Pellistrandi
16:38parce qu'il y a une chose
16:39à comprendre
16:39c'est-à-dire
16:40qu'il y a tout le trafic
16:41il y a les bateaux
16:42qui sont bloqués
16:42il y a le blocus américain
16:45puis il y a une espèce
16:45de zone de no man's land
16:47quelle est-elle en fait ?
16:48Oui alors
16:49quand vous regardez
16:49cette carte
16:50c'est la situation
16:51à l'heure où je vous parle
16:54du trafic
16:55dans le détroit d'Hormuz
16:56alors regardez
16:56en rouge
16:57ce sont des pétroliers
16:59en vert
17:00ce sont des bateaux
17:01type cargo
17:02porte-container
17:03qu'est-ce que je constate ?
17:05Alors
17:05en fait
17:06quand ils sont ronds
17:07ça veut dire que
17:07ils sont à l'arrêt
17:08vous avez beaucoup plus
17:10de bateaux
17:10à l'arrêt
17:11qu'en mouvement
17:12alors vous avez quelques bateaux
17:14qui effectivement
17:15sont en mouvement
17:16mais c'est vraiment
17:17très très très faible
17:19par contre
17:19vous voyez des
17:20des attroupements
17:21en quelque sorte
17:22regardez ici
17:23donc du côté des Émirats Arabes Unis
17:25Dubaï qui est ici
17:26ici vous avez
17:27le port du Fujira
17:28en fait
17:29ce sont des bateaux
17:30qui sont au mouillage
17:31et qui attendent
17:32attendent
17:33soit pour sortir
17:34du détroit d'Hormuz
17:36donc par exemple
17:37on peut penser
17:37qu'un pétrolier
17:38ou un métanier
17:40qui transporte
17:41du GNL
17:41du Qatar
17:42en fait
17:42il attend
17:43que les Iraniens
17:45débloquent ici
17:46parce que
17:46après
17:47ils pourront partir
17:48vers l'océan Indien
17:49et puis ceux-là
17:50ils sont dans la même position
17:51ils attendent
17:52de pouvoir
17:53rentrer dans le golfe
17:54le golfe d'Hormuz
17:56et puis on peut imaginer
17:58où est la flotte américaine
17:59alors bien sûr
17:59vous n'allez pas trouver
18:01les bateaux
18:01américains
18:02sur
18:03en pointant
18:04sur
18:05ce côté-là
18:06ils sont quelque part
18:07voilà
18:08en mer
18:09et ils bougent
18:10tout le temps
18:10ils sont en train
18:11de contrôler
18:12en fait
18:12et donc c'est à partir
18:14de là
18:14qu'ils peuvent
18:14éventuellement
18:15aller arraisonner
18:17des bateaux
18:18de commerce
18:20susceptibles
18:20en fait
18:21de sortir
18:22par exemple
18:22le pétrole iranien
18:23il y a les trajets
18:24enfin il y a les bateaux
18:26qui errent dans la zone
18:27on se demande effectivement
18:28quelles sont les voies
18:28qu'ils peuvent emprunter
18:29voilà
18:30bah oui
18:30alors là vous avez
18:31des traces de bateaux
18:32en fait
18:32là vous voyez
18:33ça c'est un bateau
18:35chinois
18:35ou en tout cas
18:36qui appartient aux chinois
18:37et bah en fait
18:38qu'est-ce qui se passe
18:38c'est que ces bateaux-là
18:40donc vous pouvez imaginer
18:41les bâtiments de guerre
18:42américains
18:43ils sont quelque part
18:44au fond
18:45finalement
18:46ils n'osent pas
18:47aller
18:47en fait
18:48franchir
18:49cette espèce de barrière
18:50en fait c'est ça
18:51quand on dit
18:52ils n'ont pas réussi
18:52bah non
18:53c'est qu'ils n'osent pas
18:54parce qu'ils savent
18:55que si
18:56ils avancent
18:56ils risquent de se retrouver
18:58confrontés
18:58aux américains
18:59donc qu'est-ce qu'ils font
19:00bah ils font des ronds
19:01dans l'eau
19:01mais justement
19:02qu'on comprenne bien
19:03parce qu'on dit
19:04les américains
19:04ils sont quelque part
19:05on se dit
19:06bon sang
19:06une armada
19:07ça passe pas inaperçu
19:08quand même
19:09précisément
19:09on doit savoir
19:10où ils sont
19:11et ce qu'ils font
19:11quand même
19:12non
19:12c'est pas si facile
19:13que ça
19:14ça bouge
19:14des bateaux
19:15donc
19:16pour l'instant
19:17il faut avoir
19:18quasiment des satellites
19:20stationnaires
19:20pour pouvoir
19:22savoir exactement
19:22où sont les bateaux
19:23et les satellites stationnaires
19:25ils sont très loin
19:25et donc
19:26l'image qu'ils vont avoir
19:27de l'océan indien
19:29n'est pas une image
19:30très précise
19:30mais que font ces bateaux
19:32qui errent
19:32alors vous avez
19:35indépendamment
19:35indépendamment
19:36de ce qui peut se passer
19:37aujourd'hui
19:37dans ce secteur
19:38vous savez que le pétrolier
19:39est un bateau
19:41qui ne dit jamais
19:42ce qu'il fait
19:42pour une raison très simple
19:43c'est que
19:44il garde sa carriaison
19:45jusqu'à ce que le prix
19:47du pétrole
19:47soit à un niveau tel
19:48qu'il a intérêt
19:49à le décharger
19:49donc vous avez
19:51très souvent des pétroliers
19:52bien avant la guerre
19:53qui passaient du temps
19:55au mouillage
19:55parce que ça leur faisait
19:57gagner de l'argent
19:57donc le pétrolier
19:59il connaît ça
19:59donc il peut rester
20:01des semaines entières
20:02on explique à l'équipage
20:03qu'il vaut mieux être là
20:05parce qu'on gagnera
20:05beaucoup plus d'argent
20:06en ne bougeant pas
20:07le pétrole augmentant
20:08plutôt qu'en naviguant
20:09donc ça c'est déjà
20:10la vie du pétrolier standard
20:12donc il sait attendre
20:14et il a l'autonomie
20:15pour attendre très longtemps
20:15oh oui
20:16il n'y a aucun problème
20:17là-dessus
20:17il va attendre
20:19alors évidemment
20:20aujourd'hui
20:20il y a quand même
20:20le détroit d'Hormuz
20:21qui pose un véritable problème
20:24l'image employée
20:26aujourd'hui par Dan Kane
20:27le chef d'état-major
20:28de l'armée américaine
20:29pour parler de ses destroyers
20:30il disait
20:31ce sont des sports cars
20:32des auto-sports
20:34donc capables
20:35de se déplacer
20:35très rapidement
20:36et c'est vrai
20:36qu'ils peuvent aller
20:38au contact
20:39des pétroliers
20:40qui sont beaucoup plus lents
20:41rapidement sur zone
20:42même si c'est beaucoup
20:43c'est énorme
20:44la distance qu'on va parcourir
20:45mais justement
20:46attendez
20:46une chose
20:47pour qu'on comprenne
20:48de manière très pédagogique
20:50et la plus simple possible
20:52les navires américains
20:53comment est-ce qu'ils contrôlent
20:54c'est par satellite
20:55par radar
20:56comment est-ce qu'ils contrôlent
20:57les navires
20:58les bâtiments
20:58qui bougent
20:59où ils bougent
21:00comment ils bougent
21:01à quelle vitesse ils bougent
21:02alors il y a
21:03bien évidemment
21:04parce qu'il y a du monde
21:05quand même
21:05oui il y a quelques fragates
21:06qui doivent se promener
21:07un petit peu comme ça
21:08il y a d'abord des vols
21:09des survols
21:10les porte-avions
21:11ils servent aussi
21:12à savoir ce qui se passe
21:13au-dessus de la mer
21:14donc vous avez les Hawkeye
21:15sur les porte-avions américains
21:16qui viennent tenir
21:18une situation surface
21:19parce qu'il faut
21:20que vous voyez
21:20ce sont les avions
21:21qu'on voit
21:21avec les coupoles satellites
21:22c'est ça
21:23le radar
21:24et cette partie mobile
21:25qui sont en permanence en vol
21:27ils ont une tenue
21:28de situation surface
21:29de l'ensemble
21:30de cette zone
21:32et ils essayent
21:33de connaître
21:33la nationalité
21:34des bateaux
21:35et de mettre un nom
21:36parce que c'est facile
21:37de mettre des petits points
21:37parce qu'on voit
21:38effectivement des échos
21:39mais après il faut savoir
21:40ce qu'il y a derrière
21:41et donc ça c'est le travail
21:42de la marine américaine
21:43donc les américains
21:44sont maîtres des mers
21:45et maîtres des airs
21:46ils sont maîtres des airs
21:48et leur travail
21:49c'est d'essayer
21:50de pointer
21:50chaque petite détection
21:51radar
21:52en donnant
21:53le nom du bateau
21:55la cargaison
21:56etc
21:56c'est ça le problème
21:57aujourd'hui
21:57qu'ils ont
21:58il y a deux choses
21:59c'est-à-dire que
21:59sur chaque navire
22:00vous avez le transpondeur
22:01donc le AIS
22:02qui va envoyer
22:03ces données
22:03c'est facile
22:04en tout cas
22:05c'est tout à fait possible
22:05de spouffer
22:06c'est-à-dire
22:07de tromper
22:08ceux qui vont essayer
22:09de lire votre AIS
22:11en disant
22:11je suis parti
22:12à tel endroit
22:12ou je vais partir
22:13à tel endroit
22:13et en fait
22:14c'est pas vrai
22:14donc effectivement
22:15il n'y a que
22:16le recoupement
22:16avec du satellite
22:18avec de la surveillance
22:19opérationnelle aérienne
22:20etc
22:20qui vous permet
22:21de vraiment savoir
22:22ceux qui essayent
22:23de gruger ou pas
22:23mais il y a un truc
22:24qui était très intéressant
22:25dans la présentation
22:26de
22:27de
22:27de
22:28de
22:28général Cain
22:29tout à l'heure
22:30donc c'est-à-dire
22:31le chef d'état-major
22:32états-unien
22:33qui présentait
22:33avec Peter Hexet
22:34un état des lieux
22:35du blocus
22:37et ce qu'on a vu
22:38dans les cartes
22:38qu'il a montré
22:39avec les navires
22:40états-uniens
22:41de l'armada
22:41qui était donc en bleu
22:42c'était que ces navires
22:43étaient essentiellement
22:44stockés
22:45au-delà d'une ligne
22:46une ligne droite
22:47qui est entre
22:50le bout
22:51si vous voulez
22:51de Oman
22:53c'est-à-dire
22:53la zone de Sour
22:54et côté iranien
22:56la zone de Tchabar
22:57donc vous faites
22:58une droite
22:59au niveau
23:00de cette zone-là
23:01et tous les navires
23:02américains
23:03sont de l'autre côté
23:04et on voit que
23:05quand il y a des navires
23:05qui ont essayé
23:06de passer
23:07le blocus
23:07on voit qu'il y a
23:08un espèce de rush
23:09de ces navires-là
23:10vers les navires
23:11qui essayent de passer
23:12tout à l'heure
23:13on vous posait la question
23:14de savoir si les iraniens
23:15avaient la capacité militaire
23:18de faire mal
23:20à l'armée américaine
23:21au bâtiment
23:21de l'armée américaine
23:22mais il y a des exercices
23:23réguliers
23:24on a des images spectaculaires
23:25Jérôme Pellis
23:26on les a regardées ensemble
23:27de l'US Navy
23:28qui se livre
23:29à des exercices
23:30c'est-à-dire que
23:31c'est un bâtiment
23:32qui est au large
23:32on simile une explosion
23:33à proximité du bâtiment
23:35c'est très impressionnant
23:36Jérôme
23:36je vous laisse
23:37général
23:37je vous laisse décrire
23:38Alors en fait
23:39ça c'est les images
23:40qui ont été tournées
23:41lors des essais
23:42du Gérald Ford
23:43j'avais ce porte-avions
23:44à propulsion nucléaire
23:45de la dernière génération
23:47et donc on a fait un essai
23:48les américains ont fait un essai
23:49vous voyez
23:50pour voir si le bateau résistait
23:51alors il faut bien comprendre
23:52que là le bateau
23:53il n'y a pas d'avion
23:54bien sûr il y a son équipage
23:55il est instrumenté
23:57avec plein de capteurs
23:58sur la coque
23:59et puis on fait
24:00une grosse explosion
24:01vous voyez
24:02qui est extrêmement impressionnante
24:03on voit l'équipage
24:03qui s'approche
24:04exactement
24:04et donc ça va permettre
24:06de vérifier en quelque sorte
24:07si tous les équipements
24:08sont solides
24:10alors ce type d'explosion
24:12vous voyez la hauteur
24:13de la germe
24:13qui monte à plus de 100 mètres
24:15de haut
24:15bon ça pourrait simuler
24:17une attaque
24:18contre le bateau
24:19bon très sincèrement
24:20les iraniens
24:21les iraniens ne sont pas
24:22capables de faire ça
24:22bien sûr que non
24:23je tiens à signaler
24:24que nous faisons la même chose
24:25aussi avec nos bateaux
24:27justement
24:27lorsqu'ils sortent
24:28de construction
24:29avec le char de haut
24:29alors je sais pas
24:31là je
24:31ah bah je parle
24:32mais on l'a fait récemment
24:34sur une frégate
24:35voilà on n'en fait pas beaucoup
24:36parce qu'en fait maintenant
24:38tout est numérisé
24:39donc on n'a plus besoin
24:40de faire des essais
24:40de ce type là
24:41vous appelez numérisé
24:42c'est-à-dire les données
24:43sont numérisées
24:43et on le fait sur des maquettes
24:45aujourd'hui on fait sur des maquettes
24:46on sait qu'on peut
24:48à l'échelle
24:48de ces maquettes
24:50avec l'échelle qui va bien
24:51donc on ne fait plus
24:52ces essais là
24:52mais effectivement
24:53tu as raison
24:54on a dans le temps
24:55fait des essais
24:56sur des bateaux
24:57en général
24:57qu'on désarmait d'ailleurs
24:58parce que
24:59un bateau qu'on vient d'armarmer
25:00parce que c'est spectaculaire
25:01pour le civil
25:02qui regarde
25:03ça ça n'existe pratiquement
25:05plus aujourd'hui
25:06c'est là ça date de 2021
25:08oui
25:08mais c'était pour les essais
25:09en fait
25:10parce que le général
25:10Alphonse est le premier
25:11de la Syrie
25:12donc on peut
25:12on peut se permettre
25:14il faut bien comprendre
25:14que les Iraniens
25:15n'ont absolument pas
25:16les moyens
25:16de faire une telle
25:18une telle explosion
25:19et vous imaginez
25:20il faudrait amener
25:21une charge
25:22de plusieurs
25:23il faudrait qu'ils puissent
25:23s'approcher comme ça
25:24donc c'est même pas
25:25inimaginable
25:27on va aller au sud Liban
25:29enfin on va aller à Beyrouth
25:30précisément
25:31retrouver Clémence Dibout
25:32en direct
25:32pour BFMTV
25:33parce que Clémence
25:35en attendant
25:35des pourparlers
25:37direct
25:38l'armée israélienne
25:39tape partout
25:40au sud du Liban
25:41d'où vous revenez d'ailleurs
25:45oui et ce qu'on a vu
25:46c'est loin d'être
25:47une accalmie
25:47sur le terrain
25:48pour vous dire
25:49la route de Saïda
25:50c'est environ 45 minutes
25:51de là où on se trouve
25:52à Beyrouth
25:52c'est la route vers le sud
25:53et en fait
25:53tout le long de cette route
25:55on a vu des fumées
25:56de part et d'autre
25:56des frappes donc
25:58de part et d'autre
25:59et en arrivant à Saïda
26:01il y a encore un petit peu
26:02de temps pour arriver
26:02au pont de Cassimier
26:04qui a été frappé
26:05cette nuit
26:05le pont de Cassimier
26:06qui a été frappé
26:06cette nuit
26:07et quand nous sommes arrivés
26:08sur place
26:09il y a eu une nouvelle frappe
26:11alors on peut penser
26:11que c'était une frappe
26:13préventive avant
26:13d'autres frappes
26:14donc on a dû quitter
26:15la zone
26:16mais on a vu
26:16une deuxième frappe
26:17sur ce pont
26:18pourquoi ce pont
26:19il est tant stratégique
26:20parce que c'était
26:21l'un des derniers ponts
26:22en usage
26:23pour pouvoir se rendre
26:24à Tire
26:24la grande ville
26:25tout au sud du Liban
26:26et ce qui fait
26:27que la population de Tire
26:28est de plus en plus isolée
26:29il y a encore
26:29des petits chemins de campagne
26:30mais ce sont vraiment
26:31il n'y a plus de route
26:32principale
26:33pour aller à Tire
26:34voilà pourquoi
26:35ce pont est stratégique
26:36voilà pourquoi
26:37l'armée libanaise
26:38a levé son barrage
26:39parce que
26:40avec des risques
26:40de nouvelles frappes
26:41ce soir
26:42cette nuit
26:42et pour retour
26:44à Beyrouth
26:44et bien là
26:45on a carrément vu
26:45une voiture
26:46qui avait été visée
26:47par un drone
26:47le long de la route
26:48faisant plusieurs morts
26:49les occupants
26:50de la voiture
26:51donc
26:53effectivement
26:53on ne sent pas du tout
26:54d'accalmie
26:54mais c'est souvent le cas
26:55l'escalade finale
26:56avant même
26:58un cessez-le-feu
26:58ça ne veut pas forcément dire
26:59qu'on sait qu'il va y avoir
27:00quelque chose ce soir
27:01mais c'est vrai qu'en général
27:02ce sont des signes avant-coureurs
27:03une intensité
27:04avant une annonce
27:06ici au Liban
27:07on espère
27:07une annonce
27:08un peu comme hier soir
27:09mais il n'y a rien
27:09de probant
27:10à l'heure où on se parle
27:11et je ne sais pas
27:12si vous l'entendez
27:12autour de moi
27:13mais il y a le retour
27:14du drone
27:14ça faisait quelques jours
27:15à Beyrouth
27:16qu'on avait plus
27:16ce sont de drones assourdissants
27:18ce sont de tondeuses
27:18au-dessus de nous
27:19je l'entends
27:20il est parti un petit peu plus
27:21un peu plus loin
27:22je ne suis pas sûre
27:22que vous l'entendiez
27:23mais nous on l'entend
27:23c'est un bruit assourdissant
27:25assez marquant
27:25ici à Beyrouth
27:26on était sans ce bruit
27:27pendant quelques jours
27:28il revient ce soir
27:29qu'est-ce que c'est que ces drones
27:30alors justement Clémence
27:34on peut imaginer
27:35que ce sont des drones
27:35de reconnaissance israélien
27:37bien évidemment
27:37qui ne sont pas là
27:38forcément pour des frappes
27:39mais qui sont là
27:40pour de la reconnaissance
27:41et c'est vrai que c'est aussi
27:42dans la guerre psychologique
27:43c'est assez compliqué
27:43parce que même
27:44quand vous êtes à l'intérieur
27:45chez vous
27:46fenêtre fermée
27:47vous l'entendez ce drone
27:48c'est très présent
27:49c'est un peu ce que décrivaient
27:50déjà les habitants de Gaza
27:51alors pas forcément
27:53pour comparer
27:53mais en tout cas ce drone
27:54c'est le même bruit
27:55que vous pouvez entendre
27:56ici à Beyrouth
27:57il est assez assourdissant
27:58pour les habitants de Beyrouth
27:59c'est pas une menace immédiate
28:00de frappe
28:00c'est pas forcément corollaire
28:02à une demande d'évacuation
28:03de l'armée israélienne
28:04mais c'est une présence
28:05c'est une menace permanente
28:07que vous avez
28:07il était très présent
28:09mercredi
28:10le jour des frappes
28:11très intense
28:11il était très présent
28:12jeudi juste après les frappes
28:14et puis ça s'était
28:14un petit peu calmé
28:15et je vous dis
28:15ça reprend ce soir
28:16évidemment aucune possibilité
28:18d'en déduire quoi que ce soit
28:19mais cette pression
28:19au moins psychologique
28:21elle est toujours là
28:21pour les habitants de Beyrouth
28:22Clémence Dibout
28:24avec Sonia Renaud
28:25en direct de Beyrouth
28:25pour BFM TV
28:26on va aller retrouver
28:28Angile Ouata
28:29qui lui est à Tel Aviv
28:30justement
28:31ou à Tel Aviv
28:32comment est-ce qu'on réagit
28:34est-ce qu'on s'attend
28:36à un cessez-le-feu
28:37ou pas à 19h
28:38ce soir
28:42écoutez
28:4219h d'abord
28:43c'est dans un peu moins
28:44de 40 minutes maintenant
28:46donc effectivement
28:47cette question est posée
28:48parce que vous le savez
28:49il y a plusieurs sources
28:50qui parlent de cessez-le-feu
28:52probable en tout cas
28:54en cette fin de journée
28:55voire aujourd'hui
28:56il y a un journaliste d'Axios
28:57médias américains
28:58très bien informé
28:59sur les questions
29:00ici régionalement
29:01il y a également
29:02le média Arrête
29:03qui en a parlé
29:04et qui a d'ailleurs donné
29:05cet horaire théorique
29:06de 19h
29:07nous verrons comment les choses
29:08se poursuivent
29:09ce que je peux vous dire ici
29:10depuis le terrain
29:11c'est que
29:11alors ici à Tel Aviv
29:12les choses sont extrêmement calmes
29:13depuis de nombreux jours
29:15il n'y a même pas eu
29:15la moindre alarme
29:17la moindre sirène d'alerte
29:19avec d'éventuels bombardements
29:21non
29:21en revanche hier
29:21nous sommes allés
29:22avec Caroline Bertolino
29:23dans le nord du pays
29:24là où la guerre
29:25est beaucoup plus intense
29:26là où la guerre
29:27est beaucoup plus visible
29:28on entendait d'ailleurs
29:28que les opérations militaires
29:30hier après-midi encore
29:31et ça s'est poursuivi
29:32aujourd'hui
29:33étaient intenses
29:33notamment du côté israélien
29:35en direction du sud Liban
29:37et précisément ciblant
29:39le Hezbollah libanais
29:41avec des tirs d'artillerie
29:42très réguliers
29:43tout au long de l'après-midi
29:44lors de nos tournages
29:45et bien évidemment
29:45nous avons pu également
29:46discuter avec un certain nombre
29:48d'habitants sur place
29:49qui vivent la guerre
29:50depuis maintenant
29:51de longues années
29:52pour tout dire
29:52depuis approximativement
29:54les attaques du 7 octobre
29:56donc depuis près de 3 ans
29:58et ce qu'ils nous disent
29:59globalement
30:00c'est qu'ils espèrent
30:01ça semble être une évidence
30:02mais c'est important
30:03de leur rappeler
30:03en permanence
30:04qu'ils espèrent une paix
30:05qu'ils espèrent vivre
30:06en paix
30:07avec un voisinage
30:09qui ne leur en voudrait pas
30:10et sans tirer
30:11sur leurs voisins
30:12pour grossir le trait
30:14et ce qu'ils nous disent
30:15également
30:16c'est qu'ils voient
30:17plutôt d'un bon oeil
30:18des discussions
30:18avec le gouvernement
30:20libanais
30:20ils voient plutôt
30:21d'un bon oeil
30:22ce qui est en train
30:22de se passer
30:23les négociations
30:24et notamment
30:24cette médiation américaine
30:26qui est très visible
30:27aujourd'hui
30:28d'ailleurs je me souviens
30:29également des mots
30:30d'une femme
30:30que nous avons interrogée
30:31qui tient un café à Métoula
30:32ville frontalière
30:33où on entend très régulièrement
30:35les tirs d'artillerie israéliens
30:36et également
30:37les sirènes d'alarme
30:39qui me disaient
30:40hier soir
30:41hier après-midi
30:42pardonnez-moi
30:43qui me disaient
30:44moi j'espère
30:45que tout cela
30:46se fera
30:46sous l'égide
30:47d'une manière
30:48ou d'une autre
30:48d'une coopération internationale
30:50merci Angélouata
30:52avec Eureline Bertolino
30:53à Tel Aviv
30:53un dernier mot
30:55sur la situation au Liban
30:56donc
30:56des frappes
30:58mais un espoir
30:58de cesser le feu
30:59ce soir
31:00c'est peut-être
31:00l'information
31:01qu'on attend
31:02dans maintenant
31:0440 minutes
31:04oui la vraie nouveauté
31:06c'est l'engagement
31:06personnel de Donald Trump
31:08qui téléphone
31:08à son homologue
31:09libanais
31:10et le libanais
31:11le remercie
31:12pour son engagement
31:13justement
31:13et Trump assure
31:15qu'il va permettre
31:16un cessez-le-feu
31:17le plus rapidement possible
31:18dans les plus brefs délais
31:19est-ce ce soir
31:20ou demain
31:21en tout cas
31:23le processus
31:24on a donné une heure
31:2419h
31:25mais ce sont les médias
31:26qui parlent de ça
31:2619h
31:27heure locale là-bas
31:29ce qu'on attend maintenant
31:30en fait
31:30c'est une déclaration
31:31du gouvernement israélien
31:33de Benjamin Netanyahou
31:34ou du chef d'état-major
31:34de l'armée israélienne
31:36mais le processus
31:37est lancé sur les rails
31:38et effectivement
31:39c'est un pas
31:39dans la bonne direction
31:41au Liban
31:41pour permettre
31:42je dirais
31:43aux populations surtout
31:44qui sont sous les bombes
31:46depuis le 2 mars dernier
31:48je vous rappelle
31:48un million et quelques
31:50de réfugiés
31:51et près de 3000 morts
31:52dans les frappes israéliennes
31:54depuis le début de la guerre
31:55et puis le début de la guerre
31:55et puis le début de la guerre
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