- il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:04Bonsoir à tous, bonsoir Olivier Truchot.
00:06Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:07Bienvenue au cœur de ces 120 minutes, 2 heures d'informations consacrées bien sûr au 66e jour de guerre au
00:13Moyen-Orient.
00:14La poursuite du conflit se joue-t-elle en Chine où se trouve le président Trump, la Chine alliée de
00:19l'Iran ?
00:19C'est ce que nous allons tenter de comprendre avec nos spécialistes dans un instant,
00:23en commençant par Axel Monnier qui est notre correspondant à Washington
00:27et puis nous retrouverons au fil de nos directs et nos envoyés spéciaux qui se trouvent du côté du Liban,
00:33au Qatar, en Israël bien sûr.
00:35Justement Axel Monnier est avec nous, il est notre correspondant à Washington.
00:39Axel, donc ce voyage de Donald Trump en Chine, est-ce qu'on y parle business ou est-ce qu
00:46'on y parle détroit d'Ormuz et guerre au Moyen-Orient ?
00:52Si vous regardez le communiqué de presse de la Maison-Blanche et si vous regardez les intentions de Donald Trump
00:57avant ce voyage,
00:58clairement il s'agissait de faire des affaires, de développer la coopération entre les deux pays.
01:03D'ailleurs, d'après le communiqué de presse de la Maison-Blanche, les investissements chinois vont être réalisés aux États
01:09-Unis
01:10et le marché chinois va s'ouvrir à certaines entreprises américaines.
01:13Mais on voit aussi que le détroit d'Ormuz a été abordé par les deux hommes.
01:18Le communiqué de presse estime qu'ils se sont mis d'accord sur la nécessaire réouverture de ce détroit
01:23qui ne doit être ni militarisé, ni payé, pas de péage donc.
01:29Et surtout, les États-Unis insistent sur le fait que Xi Jinping est d'accord avec Donald Trump.
01:34Là, l'Iran ne doit pas bénéficier de l'arme nucléaire.
01:38Mais il faut écouter aussi ce que dit par exemple Marco Rubio, le secrétaire d'État qui fait partie du
01:43voyage
01:43et qui, lors d'un entretien tout récent avec la chaîne NBC, estime qu'il a bien été question de
01:49la guerre en Iran entre les deux hommes
01:51mais que Donald Trump n'a pas demandé l'aide de la Chine.
01:56Pourtant, il dit que les États-Unis n'ont pas besoin d'aide.
01:59Pourtant, d'après plusieurs médias américains récemment, les États-Unis ont essayé de demander à Pékin de faire pression sur
02:05l'Iran.
02:05Alors la question désormais, c'est de savoir si ce voyage en Chine peut avoir une quelconque influence sur le
02:13cours de cette guerre.
02:14Peut-être en tout cas, au moins, sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
02:18Axel Mouni, en direct de Washington pour BFM TV.
02:21Patrick Sos, on imagine bien que les Américains ne vont pas admettre ou reconnaître
02:25qu'ils ont besoin de la Chine pour débloquer la situation à Hormuz et plus généralement au Moyen-Orient.
02:32Néanmoins, ce voyage est fondamental pour peut-être justement aller vers un scénario de cesser le fût prolongé et d
02:40'une paix durable.
02:41Et surtout d'un déblocage.
02:42Et d'un déblocage d'Hormuz.
02:43Les Chinois...
02:44Sachant que ça a des conséquences aussi pour l'économie chinoise.
02:46Bien sûr. Et donc la nôtre.
02:48Je le rappelle, on parle beaucoup des besoins chinois en ressources pétrolières.
02:54Mais les portes-conteneurs chinois, ils partent où ?
02:56On les retrouve à Anvers, au Havre.
02:58Et c'est ce que nous commandons tous les jours lorsque les consommateurs européens veulent des biens en moins de
03:04deux jours.
03:05Ce sont des portes-conteneurs qui ont besoin de ressources.
03:07Mais effectivement, il y a quand même une asymétrie entre les volontés de Donald Trump et celles très planifiées des
03:17Chinois.
03:17Alors évidemment, Marco Rubio, parce que ça y est, les interviews commencent à sortir.
03:22Marco Rubio, qui est le plus anti-chinois de toute la délégation américaine, l'a dit il y a encore
03:27quelques minutes sur une latinale sur NBC News.
03:29Nous n'avons pas besoin de la Chine pour débloquer la situation.
03:33Oui, mais quand même, un petit coup de pouce serait le bienvenu.
03:35Qu'est-ce qu'elle peut faire la Chine ?
03:36Eh bien, elle pourrait...
03:38Et alors, ça c'est une autre interview dont les extraits commencent à être diffusés.
03:42C'est Sean Hannity, qui est vraiment un grand ami de Donald Trump,
03:45qui est celui qui fait quasiment le plus d'audience, quasiment, sur Fox News,
03:49et qui vient de sortir un premier extrait.
03:50Et Donald Trump lui dit, eh bien, Xi Jinping m'a dit, les yeux dans les yeux,
03:55que la Chine n'allait pas envoyer d'armes en Iran.
03:58Est-ce qu'on est obligé de le croire ? Je ne sais pas.
04:00Mais en tout cas, il aurait dit ça à Donald Trump.
04:03Voilà le premier signal.
04:05C'est l'amour fou entre les deux présidents ?
04:09Non, je crois qu'il reste...
04:10La façon dont on présente les choses ?
04:12Écoutez, on en a déjà beaucoup parlé pendant le conflit entre...
04:16Ça se voit, c'est chaleureux.
04:17Oui, alors, chaleureux.
04:18Jusque-là, il y a trois mètres entre les deux, et c'était extrêmement formel.
04:22Il faut quand même remettre...
04:23C'est joli ce gazon.
04:24Oui, magnifique.
04:25C'est la Chine et la chorégraphie.
04:27Ils savent très bien faire ça.
04:28Mais il faut quand même remettre l'église au milieu du village.
04:30On en parlait déjà pendant le conflit entre la Russie et l'Ukraine.
04:34La grande confrontation qui a déjà commencé,
04:36mais qui a venu et qui pourrait arriver sur le domaine militaire,
04:39c'est bien entre l'Amérique et la Chine.
04:42Et elle existe toujours, toujours.
04:44Elle a déjà commencé au niveau commercial.
04:46Elle existe au niveau aussi du vol ou pas de connaissances.
04:50La course à l'intelligence artificielle, je dis course, mais c'est déjà une guerre.
04:55Et donc, cette confrontation, elle va intervenir.
04:57Même si vous avez effectivement, non pas ce gros câlin demandé ou promis par Donald Trump,
05:03mais on n'en était pas loin quand même.
05:04Mais il y a quand même un point d'accord, Didier François, si je comprends bien.
05:06Et c'est ce que rappelait Axel Meunier,
05:08c'est que ni la Chine ni les Etats-Unis ne veulent de péage iranien dans le détroit d'Orbouz.
05:13C'est important.
05:14Ça, c'est très important.
05:16Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a deux superpuissances qui sont rencontrées.
05:19On a eu là quand même.
05:21Et ça, les Chinois particulièrement, ils y sont attachés.
05:23Mais Donald Trump a accepté.
05:26Vous voyez bien qu'on est sortis depuis l'Ukraine, avec l'Iran, du monde organisé depuis après 1945.
05:33C'est quand même très bordélique, pour rappeler ça par son nom.
05:37Et donc, vous voyez bien que là, aujourd'hui, il y a une chose sur laquelle tous les deux sont
05:42d'accord.
05:42C'est que finalement, s'ils se mettent à peu près d'accord, non pas sur ce qu'ils vont
05:47faire,
05:48mais sur le cadre général de leur confrontation,
05:50eh bien, ils ont une capacité à peser sur les affaires du monde.
05:53Ce qu'a rappelé plus lourdement Xi Jinping, parce que comme c'est le challenger et que c'est celui
05:57qui monte,
05:57il veut se faire accepter.
05:58Donc, il était plus causant, dirons-nous, sur ses objectifs politiques.
06:03Rappelez-vous, il a quand même dit, attention, la coopération, c'est mieux que la confrontation.
06:09Les lignes rouges, c'est effectivement Taïwan.
06:11Mais il est d'accord avec les États-Unis, et c'est lui qui a amené sur la table le
06:16sujet,
06:16que Hormuz, parce qu'il a besoin de son pétrole, reste ouvert, ne soit pas militarisé,
06:21et que la Chine n'est pas d'armes nucléaires, parce que les grandes puissances nucléaires...
06:25Pardon, que l'Iran n'est pas d'armes nucléaires,
06:26parce que toutes les grandes puissances nucléaires ne veulent pas de prolifération.
06:29Donc, là-dessus, il y a un accord, on a quand même vu...
06:32Oui, il y a des points d'accord.
06:34Il a rappelé que les deux pays, c'était 1,7 milliard de personnes,
06:37et qu'eux, grosso modo, la phrase de Xi Jinping, c'est
06:40le sort de 8 milliards des 8 milliards de la planète dépendent de nous, en fait.
06:45Ils sont quand même très, très là-dessus.
06:47Et c'est pour ça, d'ailleurs, que sur l'Iran, je m'excuse, j'arrête de faire long,
06:51mais sur l'Iran, Trump, nous, on voit toujours la question du pétrole, etc.,
06:54parce que c'est ce qui nous touche.
06:55Trump, il est quand même obligé de prendre en compte que s'il perd en Iran,
06:58il ouvre à la Chine une place, il ne peut pas se permettre stratégiquement,
07:02d'être totalement éclaté en Iran, sinon il ne pèse plus rien.
07:06Mais on faisait allusion tous les deux en disant que la Chine pourrait arrêter
07:09de livrer des armes à l'Iran, mais qu'est-ce qu'elle lui livre comme arme ?
07:13Elle lui en livre beaucoup ou pas ?
07:14L'Iran est très dépendante des armes chinoises, c'est-à-dire que si Pékin ferme le robinet,
07:19il n'y aura plus d'armes en Iran ?
07:20Ce n'est pas tellement des armes, en réalité, ce dont on parle, c'est des composants.
07:23Alors, il y a quelques armes, mais c'est essentiellement d'abord des composants industriels
07:27dont les Iraniens ont effectivement besoin.
07:30C'est du renseignement pour le mont militaire, alors est-ce que, par exemple,
07:34c'est des images satellites ou autres ? On a aussi évoqué ça pour les Russes.
07:37C'est, en réalité, pour les Iraniens, la capacité à maintenir ouverts des sources
07:43d'approvisionnement pour qu'ils puissent finalement recompléter eux aussi leurs stocks.
07:47C'est-à-dire que, depuis ce cessez-le-feu, c'est une course dans les deux camps pour
07:52recompléter ce qu'ils ont, pour se préparer potentiellement à ce qui deviendra, alors
07:57ce que Trump appelle le coup de massue, mais qui serait le coup d'après.
08:01Et pour revenir sur ce cadre général de la confrontation, en fait, tout le monde est
08:06d'accord sur Hormuz, parce que les Iraniens aussi sont d'accord pour le réouvrir.
08:09Alors eux, en remettant une forme de taxe à l'entrée ou au paysage.
08:13Mais ce qui est important, c'est que pour la Chine et pour les États-Unis,
08:17ils arrivent tous les deux, paradoxalement, dans une forme de « je te tiens, tu me tiens
08:22par la barbichette ». Ils sont encadrés par un accord, plus ou moins de non-guerre
08:27commerciale totale depuis novembre dernier, dans lequel les deux savent qu'ils ont
08:31beaucoup à perdre. Et en réalité, entre-temps, les États-Unis ont avancé,
08:36ils ont quand même réussi à capter les ressources du Venezuela, ils avaient fermé
08:42le contrôle de Panama. Donc en fait, commercialement, les Chinois ont pris
08:47quelques uppercuts, mais eux-mêmes en ont d'autres. Ils ont les terres rares,
08:53ils ont d'autres atouts dans leur manche.
08:54– C'est l'usine du monde ? – Oui.
08:56– Il ne faut pas oublier ça surtout, c'est l'usine du monde.
08:59Et puis là, il y a des navires chinois qui sont passés dans Hormuz,
09:01l'Iran a laissé passer des navires.
09:03– Les USA aussi, puisqu'il y a deux blocus.
09:05– Amiral, justement, parlons un peu d'Hormuz, allons à Hormuz,
09:09où effectivement, on apprend que des navires chinois sont autorisés à passer
09:13depuis quelques jours. Ça veut dire quoi, en fait ?
09:18– Ça veut dire que je voudrais juste revenir sur l'accord entre la Chine
09:22et les États-Unis globalement pour rouvrir le détroit d'Hormuz.
09:26Les grandes puissances sont des puissances maritimes.
09:29Et ces puissances maritimes ne peuvent pas supporter qu'il y ait 12 détroits,
09:34des canaux, etc., par lesquels on bloquerait le trafic.
09:38Je rappelle que vous avez évoqué les portes-containers,
09:41cinq des plus grands ports mondiaux sont en Chine.
09:44Et le trafic vers l'Europe et le monde en chinois,
09:46c'est le trafic où il y a en gros deux tiers qui partent,
09:51et un tiers qui revient en volume.
09:53Donc il y a une conjonction d'intérêts.
09:57– Oui, ils ont des intérêts communs.
09:58Les Américains et les Chinois veulent que le trafic soit libre.
10:01– La liberté des mers est essentielle.
10:03On parle beaucoup de la Convention de Montégobé.
10:05Les eaux territoriaires sont passées de 3 000 nautiques à 12 000 nautiques,
10:08c'est-à-dire 20 kilomètres.
10:09Et là, les plus ardents attaquants étaient les Américains
10:12qui voulaient qu'on conserve les plus petites parties,
10:14et les Chinois aussi.
10:15Alors ça, c'est le premier point.
10:16Alors après, à Hormuz, qu'est-ce qui se passe ?
10:20Vraisemblablement, il n'y a pas beaucoup de mines.
10:21– L'autre jour, j'avais dit une vingtaine.
10:23Je ne sais pas si je suis dans le vrai,
10:25mais bon, ça doit être à peu près ça.
10:27Pas plus.
10:28Ce n'est pas un blocus totalement étanche,
10:31parce que les deux parties n'ont pas voulu être d'un blocus étanche.
10:34On voit bien qu'on parle d'un bateau qui était à Fougéra.
10:38Fougéra, c'est dans le golfe de Mande et des Émirats Arabes Unis,
10:42arraisonné ou redirigé par les Iraniens.
10:44Et la flotte américaine est tout à côté.
10:46Donc là, il y a quand même un modus, je viens de le dire,
10:49sur les mers, qui est loin des déclarations belliqueuses.
10:54– Simplement pour préciser la carte,
10:56parce que souvent on dit, voilà, c'est là,
10:58quand on regarde la carte, la pointe,
10:59et ce qui est en dessous de la pointe,
11:01ce sont les Émirats Arabes Unis.
11:03Et ce qui est au-dessus, c'est l'Iran.
11:05– Ah non, les Émirats, ils sont de part et d'autre.
11:07– Non, non, là, ce qu'on voit en dessous, c'est Oman.
11:09– La pointe, c'est Oman.
11:11– Là, c'est Oman, ça fait partie des Émirats Arabes Unis,
11:14ce que je veux dire, Oman.
11:14– Non, non, non, non, ça fait partie des Émirats Arabes Unis.
11:18– Si vous voulez pas, en vacances à Oman,
11:19il vaut mieux…
11:20– D'accord, il vaut mieux qu'il te le veut dire.
11:21– Et tout au-dessus, c'est l'Iran.
11:22– Alors, les Émirats, ils ont ça de particulier,
11:25qui sont d'un côté, vous voyez,
11:26le gros agglomérat de navire à l'intérieur,
11:29ils sont devant Dubaï et Abu Dhabi.
11:31Oui, mais de l'autre côté,
11:32et c'est là que Fujairah a toute seule importance,
11:35vous avez la sortie du pétrole par un pipeline.
11:39Il se trouve que depuis une dizaine de jours,
11:41l'Iran a décidé d'ouvrir en grand.
11:43Voilà, c'est un petit peu mieux, vous voyez,
11:46ils sont de l'autre côté.
11:49Et en fait, l'Iran a décidé d'agrandir sa zone de contrôle
11:51qui, singulièrement, commence à Fujairah,
11:54parce que ça les embête que les Émirats
11:57puissent sortir leur pétrole d'une autre façon.
12:00Mais effectivement, entre ce qui sort,
12:03parce qu'on a officiellement une trentaine de navires chinois
12:07qui sont sortis, oui, mais ce matin aussi,
12:10annonce de la part de la télévision d'État,
12:12un navire japonais.
12:13Avec le petit explicatif, pourtant,
12:15le Japon fait partie des plus alignés
12:17sur les sanctions américaines.
12:18Oui, mais il faut ressortir les livres d'histoire,
12:20vous allez jusqu'à la guerre Iran-Irak,
12:22qui est au côté, ou au côté,
12:24qui soutient plus ou moins l'Iran face à l'Irak,
12:26le Japon.
12:28Les Iraniens ont la mémoire longue
12:30et donc ils ont laissé passer ce Japonais.
12:31Ils ont tiré sur un navire indien,
12:33alors que, comme Abbas Arraqchi,
12:36le ministre iranien des Affaires étrangères,
12:38partait pour l'Inde pour le sommet des briques.
12:39Vous voyez, ils font ce filtre.
12:41Je rajoute des informations données par la Lloyd List,
12:43c'est vraiment le grand assureur maritime britannique
12:46qui fait référence dans le monde de la mer,
12:49qui estime que, en fait,
12:51vous avez quasiment 50 navires par jour
12:53qui passent en coupant les transpondeurs.
12:56Donc, sous tout ce que vous voyez là,
12:57c'est une vision extrêmement partielle de la circulation.
13:01Alors, justement, on va retrouver Célia Vallée,
13:02qui est à Doha, au Qatar, pour BFM TV.
13:05On a donc bel et bien des navires chinois
13:06qui sortent du détroit d'Hormuz, Célia.
13:11Il y en a 30 des navires chinois
13:13qui transitent par le détroit d'Hormuz
13:15depuis hier soir.
13:16Ils sont sous la supervision
13:18des gardiens de la révolution.
13:20Et si c'est possible pour ces navires chinois,
13:22c'est parce que la Chine aurait accepté
13:24les conditions de Téhéran
13:26et donc, on suppose de payer
13:28le péage imposé par l'Iran.
13:30Je dis on suppose parce que, pour l'instant,
13:31ce sont des informations qui nous sont transmises
13:33par une agence de presse iranienne
13:35et qui ne sont donc pas complètement confirmées.
13:37Il y a donc des bateaux qui passent,
13:39mais il y a aussi encore des bateaux
13:40qui ne passent pas.
13:42Ça a été le cas pour un bateau
13:43qui était au mouillage ce matin,
13:45à l'arrêt donc,
13:46et qui a été pris d'assaut
13:48par des individus non identifiés,
13:50non autorisés.
13:51En tout cas, ce bateau,
13:53il était situé près du port de Foujaïra.
13:56C'est un port au transit de nombreux pétroliers.
13:58C'est une plaque tournante
14:00pour le chargement et le déchargement
14:02de ces pétroliers.
14:03On ne sait pas ce que ce navire transportait.
14:05Une chose est sûre,
14:06il a été conduit dans les eaux territoriales iraniennes.
14:10Célia va aller en direct de Doha au Qatar
14:13pour BFMTV.
14:14Le bateau en question s'appelle le Wishwan,
14:15c'est un roro,
14:16donc il fait du vrac.
14:18Il était effectivement amarré
14:19en face de Foujaïra,
14:21parce qu'en fait,
14:21comme c'est le seul endroit maintenant
14:22où les gens peuvent aller,
14:23il y a des centaines de bateaux
14:25qui se mettent à l'amarrage en face du port.
14:28Et c'est là que les vedettes,
14:29c'est donc assez loin quand même.
14:30Les vedettes sont allées assez loin,
14:31c'est assez rare.
14:33Et c'est un bateau à nom chinois
14:35et battant pavillon du Honduras.
14:37Donc c'est difficile de lire
14:39est-ce que c'était un truc d'opportunité.
14:41Je ne peux pas vous dire
14:41pourquoi les gardiens de la Révolution
14:43sont allés choper celui-là en particulier.
14:45Et qu'est-ce qu'ils en font ensuite ?
14:46Après, visiblement,
14:47ils sont en train de le ramener vers Bandarabas,
14:48qui est au-delà de...
14:50Mais là, comme en ce moment,
14:54on a du mal à répondre
14:55à toutes nos questions,
14:55y compris,
14:56donc on cherche en même temps
14:57qu'on vous explique.
14:58Il y a une opération aérienne
15:00au-dessus par les Américains,
15:01donc ils doivent regarder
15:02ce qui se passe.
15:03C'est un peu compliqué.
15:04C'est en cours, en fait.
15:06Donc voilà ce qu'on vous dit.
15:06Par ailleurs,
15:07juste un petit point,
15:08je vous rappelle
15:09qu'il y a deux blocus.
15:10Il y a le blocus du déconneur
15:12par les Iraniens,
15:13mais il y a aussi
15:14le blocus des ports iraniens
15:16par les Américains.
15:17Donc les Américains,
15:17depuis quelques temps,
15:18laissent aussi passer
15:19les navires chinois.
15:20Donc on voit bien
15:21que c'est de bonne guerre.
15:21L'affaire s'est faite
15:22avant le sommet.
15:24Et effectivement...
15:25C'est-à-dire le navire,
15:26il demande une double autorisation,
15:27alors ?
15:27Il faut bien qu'une fois
15:28qu'il est sorti
15:29et que les Iraniens
15:30l'ont laissé sortir,
15:31il faut qu'il puisse
15:31continuer jusqu'en Chine.
15:32Or, pour continuer jusqu'en Chine,
15:34là, on est dans l'océan Indien.
15:35L'océan Indien
15:36est maîtrisé par les Américains.
15:37Et donc, certains navires passent,
15:39mais il en reste combien
15:40qui n'arrivent pas à passer ?
15:411500, quand même.
15:42D'accord.
15:42Oui, ce n'est pas une petite...
15:43Donc ça n'a pas vraiment
15:44changé la donne sur le front ?
15:45Non, non, non.
15:45C'est du signal diplomatique,
15:47c'est pour ça plaisir.
15:48C'est un peu d'huile dans le rouage,
15:49mais c'est un vrai sujet.
15:51Et est-ce qu'il y a
15:51des navires français ?
15:53Je pense qu'il en reste...
15:54Il y en reste une dizaine
15:55de CMACGM, par exemple.
15:59Mais du coup, ce contrôle-là,
16:01la maîtrise, elle est totale,
16:02mais qui a le plus la maîtrise
16:04dans le Détroit ?
16:04Ce sont les Iraniens
16:05ou les Américains ?
16:05Non, alors, qui connaît la situation
16:08de façon la plus précise ?
16:10Les Américains, on va dire.
16:12D'accord.
16:12Ils ont la maîtrise des airs ?
16:13Parce qu'ils ont tout le renseignement possible,
16:15y compris ceux qui ne mettent pas
16:16leur transpondeur, etc.
16:18Il n'y a aucun problème.
16:19Les Iraniens ont sans doute
16:20une maîtrise beaucoup moins éloignée,
16:23je veux dire, en distance,
16:25mais ils ont une bonne maîtrise,
16:26ce n'est pas trop compliqué.
16:27Je voudrais juste revenir,
16:28puisqu'on a parlé d'Aumont, etc.
16:29Je rappelle que le Détroit d'Ormus,
16:31il est partagé entre
16:32les eaux territoriales iraniennes
16:34et les eaux territoriales omanelles.
16:37C'est pour ça qu'on trouve le sultanat
16:38dans la discussion,
16:39alors que de part et d'autre,
16:40il y a les Émirats abîniques
16:41qui sont plutôt partis à la guerre,
16:44puisqu'ils sont dans le camp américain,
16:45enfin, ils ont été mis dans le camp américain.
16:47Et deuxième chose sur les Eaux-Terrées d'Ormus,
16:49c'est un peu du juridisme,
16:51et les marins sont l'habitude
16:52du droit de la mer,
16:53ils le pratiquent,
16:54et c'est que la Convention d'Antegobé
16:57dont on parle,
16:58qui fait les eaux territoriales,
16:59le passage dans les Détroits,
17:01elle n'est pas appliquée
17:03dans les Détroits d'Ormus,
17:04ce qu'il applique,
17:05c'est un traité bilatéral
17:07entre les Iraniens et les Omanais.
17:09Et dans ce traité,
17:10les bateaux passaient dans les eaux omanaises,
17:13et les deux chenots dont on a parlé,
17:15etc.,
17:16ils sont dans les eaux omanaises.
17:17Ce traité, il est bilatéral,
17:20mais chacun peut le remettre en cause,
17:21comme toujours.
17:22La mer, c'est le droit du plus fort.
17:23C'est pour ça que les Iraniens
17:25l'ont remis en cause.
17:26– La toile de fond,
17:27c'est quand même ne pas oublier
17:28que Donald Trump a dit
17:28que le cessez-le-feu
17:29ne tenait qu'à un fil,
17:30ou qu'il était sous respirateur...
17:32– Artificiel.
17:33– Artificiel.
17:33Donc ça veut dire que quand il va rentrer,
17:35est-ce qu'il informe le président chinois
17:37de ses intentions ?
17:38C'est-à-dire,
17:39une fois qu'il va rentrer de Chine,
17:40est-ce qu'il peut dire
17:41bon, allez, maintenant, ça suffit,
17:42boum, on recommence,
17:43je tape de nouveau sur l'Iran ou pas ?
17:47Est-ce que c'est envisageable ou pas ?
17:49– On n'en sait rien, c'est envisageable.
17:51– À ce stade-là, oui, toujours.
17:52Alors, on a des signaux, de toute manière,
17:54qui viennent de Washington
17:55qui sont à la fois un peu erratiques
17:58et en même temps relativement maîtrisés.
18:01Erratiques parce qu'on ne sait pas trop
18:03si c'est un plan, comme il le dit,
18:06ou si c'est une collection d'objectifs
18:08très court-termistes,
18:10où, à côté, on a une véritable volonté
18:14de tordre le bras, encore une fois,
18:16à l'Iran pour obtenir un déclic,
18:18cette fois du côté diplomatique.
18:20Le problème, c'est que, déjà,
18:23dans cette relation bilatérale
18:25entre la Chine et les États-Unis,
18:26Trump est arrivé en ayant déjà refusé,
18:30en ayant décalé cet entretien
18:33qu'il ne pouvait pas repousser Advitam.
18:36Finalement, on ne sait pas trop
18:37qui sortira vainqueur de cette…
18:40d'ailleurs, même pas forcément de vainqueur
18:42dans cette relation-là.
18:43L'essentiel étant, pour les deux puissances,
18:46de garder au moins une forme
18:48de stand-by et de statu quo.
18:50C'est ça, en fait, qui a remarqué.
18:51– Enfin, Trump va peut-être quitter Pékin,
18:53finalement, en n'ayant rien réglé du tout,
18:55en ayant toujours ce dossier iranien
18:57sur les bras.
18:58– Alors, pour être totalement franc,
19:01on n'en sait rien, parce que ça vient de se passer.
19:03En revanche, on va prendre deux hypothèses.
19:06Première hypothèse, ils se sont mis
19:08quand même d'accord pour que les Chinois
19:09fassent un peu de pression sur les Iraniens,
19:10pour qu'ils aillent à la négociation.
19:12Ce qui semble être l'option préférée
19:15par les Amériens, qui n'ont pas voulu revenir
19:16tout de suite au bombardement,
19:18parce qu'ils ne savent pas très bien
19:18quel type de bombardement,
19:19et qu'ils préfèrent quand même,
19:20on le voit partout, la négociation.
19:23Donc là, dans ce cas-là, logiquement,
19:24ils devraient laisser un peu de temps aux Chinois
19:25pour que la pression amicale s'exerce.
19:28Voilà.
19:29Après, ils ne se sont peut-être pas mis d'accord du tout
19:31et ils leur ont peut-être dit,
19:33mais honnêtement, on n'a pas d'informations,
19:35on n'a que des hypothèses.
19:36– On pourra le juger après.
19:37– Et pendant ce temps, en Iran, à Téhéran,
19:39vous savez ce qui se passe ?
19:41C'est compliqué d'avoir des informations.
19:43Regardez, c'est la fête.
19:44C'était hier soir, à Téhéran,
19:45c'est la fête des joueurs de football iraniens
19:48qui vont participer à la Coupe du Monde,
19:50Canada, États-Unis, Mexique.
19:53Ils vont partir pour les États-Unis.
19:56Leur premier match est le lundi 15 juin.
19:57Ils vont jouer contre la Nouvelle-Zélande
19:59et les Iraniens sont dans le groupe de la Belgique,
20:00de l'Égypte et de la Nouvelle-Zélande.
20:01Ils vont être à Toussaint-Arizona.
20:03– À Toussaint-Arizona.
20:03– Voilà, le camp de bas sera à Toussaint-Arizona.
20:05– C'est assez incroyable d'imaginer
20:06que l'équipe iranienne de football
20:08puisse jouer sur le sol américain
20:10alors que les deux pays s'affrontent.
20:12– Oui, sans…
20:13– Il avait été question peut-être d'un boycott.
20:16Le président de la FIFA s'y était opposé.
20:18– Heureusement, vous vous souvenez,
20:19les Américains avaient dit
20:20« Mais attendez, on n'a qu'à choisir.
20:22L'Italie, soyez les bienvenus. »
20:24Et évidemment, l'équipe italienne,
20:26encore chamboulée par sa nouvelle élimination,
20:28avait dit « Non, en fait,
20:29on ne mérite pas d'y aller, mais effectivement… »
20:31– Il va falloir reconnaître que c'est congresse.
20:33– C'est cocasse, ça c'est certain.
20:35– Magie du sport.
20:36– Oui, magie du sport, j'ai le souvenir.
20:37Alors, l'attention était moins,
20:39mais à la Coupe du Monde 98,
20:40il y a eu ce fameux match Iran-États-Unis aussi.
20:43C'était symbolique, mais souvenez-vous que…
20:45– Il y a eu aussi un match Iran-Irak de mémoire.
20:48– Oui, oui, oui.
20:48– Oui, oui, oui, donc ça, ça peut exister.
20:50L'équipe va y aller.
20:51– Le fameux bal du hockey,
20:54États-Unis, Union soviétique,
20:55à l'époque, c'était déchiré.
20:58– Et il y a des fois où ça se finit mal.
21:00En 69, entre le Honduras et le Salvador,
21:03ça termine en guerre,
21:05avec qui va faire mille morts,
21:06ce qu'on appelle la guerre du football,
21:08à cause d'une erreur d'arbitrage,
21:10justement, pour la Coupe du Monde.
21:11– Oui, c'est une erreur d'arbitrage, on dit ce jour, ça.
21:13– Est-ce que les arbitres seront plus durs,
21:15avec l'équipe charnielle ?
21:15– Je ne sais pas, en tout cas,
21:16ils vont dans l'un des États les plus républicains des États-Unis,
21:18puisque le camp de bas, ça vient à Toussaint, Arizona.
21:21– Alors là, on parle des sportifs,
21:22qui ne sont pour rien, bien sûr.
21:24– Bien sûr.
21:25– Merci, messieurs.
21:26– Merci, messieurs.
21:26– Merci, messieurs.
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