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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00C'est donc un rendez-vous exceptionnel, un rendez-vous politique que vous fixe BFM TV.
00:04C'est mercredi à 21h, Marie de Le Pen, un entretien exclusif depuis la fin de son procès avec Sophie
00:09Dupont.
00:09Et avec vous, Marie Chantret, la chef du service politique de BFM TV.
00:14Marie de Le Pen a décidé de parler, c'est à BFM TV.
00:16Oui, deux semaines après en effet la fin de son procès en appel, c'était le 11 février dernier.
00:21Elle s'exprimera face à Sophie Dupont qui la suit quotidiennement, notamment sur le terrain.
00:26Et face à moi-même, durant une heure, à partir de 21h, l'occasion de revenir en effet sur ce
00:32procès en appel et ses conséquences.
00:34La décision des juges ne sera connue que le 7 juillet prochain.
00:38Mais la question est de savoir comment elle gère finalement cette attente.
00:41Car de cette décision dépend en effet son avenir politique.
00:45Pourra-t-elle ou non être candidate à la présidentielle ?
00:48Et évidemment, on s'attardera sur ce point-là.
00:50Il sera aussi question de la violence en politique.
00:52La mort de Quentin de Ranck a bouleversé, a finalement interrogé la classe politique.
00:58Et depuis la mort de Quentin de Ranck il y a des jours, Marine Le Pen ne s'est pas
01:01exprimée.
01:02Elle a prévu quelques jours pour elle.
01:03Et il s'agira de savoir comment elle se positionne.
01:06Jordan Bardella, il fait une conférence de presse la semaine dernière.
01:09Avec, on l'a vu, ce mot d'ordre, ce sursaut contre l'extrême gauche.
01:14Reprend-elle ces mots ?
01:15Vraisemblablement oui, parce qu'ils sont alignés avec Jordan Bardella.
01:18Mais comment analyse-t-elle la situation ?
01:21D'autant que ce qu'il aussi est dans le débat public aujourd'hui,
01:24c'est que des violences à l'extrême gauche existent.
01:27Mais que des violences également à l'extrême droite existent également.
01:29Il sera très intéressant de l'entendre sur ces points précis.
01:33Justement, il y en a un aussi qui pointe les responsabilités des uns et des autres.
01:36C'est Bernard Cazeneuve, l'ancien ministre de l'Intérieur,
01:40l'ancien Premier ministre aussi de François Hollande.
01:43Voilà ce qu'il dit à propos de la France insoumise
01:45et du Rassemblement national qui aujourd'hui sont face à face dans le paysage politique.
01:50La France insoumise est une machine à fabriquer du vote RN.
01:52Par ses outrances, par ses excès, par la violence qu'elle finit par instaurer dans la vie politique.
01:58Et c'est précisément parce que le RN est en situation de prendre le pouvoir en France
02:02que je ne veux pas de cette alliance avec LFI.
02:05Parce qu'on voit que LFI, par ses comportements, engendre du vote RN.
02:10Jean-Luc Mélenchon, c'est Charlie Chaplin dans les temps modernes.
02:14À chaque fois qu'il bouge un bras, il fabrique une voie RN.
02:17La France insoumise est une machine à fabriquer du vote RN.
02:20Laurent Baumel, député socialiste, vous êtes d'accord avec ça ?
02:24Je crois que le vote RN, il se fabrique tout seul.
02:26Ce n'est pas la France insoumise qui fabrique le vote RN.
02:29Après, là où je pense que Bernard Cazeneuve a raison,
02:31c'est quand il pointe les outrances verbales,
02:33la volonté de conflictualiser permanente, qui est la stratégie de Jean-Luc Mélenchon,
02:38et qui, effectivement, pèse sur la gauche, ça c'est certain.
02:41C'est-à-dire qu'ils se nourrissent l'un et l'autre,
02:44Jordan Bardello, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
02:47parce qu'ils aimeraient arriver ensemble au second tour, en quelque sorte,
02:51pensant l'un comme l'autre qui pourrait se débattre.
02:53C'est une analyse, mais c'est un vieux logiciel.
02:56On a l'impression que l'horizon indépassable du danger pour Bernard Cazeneuve,
03:00c'est le Rassemblement national.
03:01Il ne peut même pas concevoir que LFI soit un danger en tant que tel.
03:05LFI est un danger parce qu'il permettrait au RN de...
03:08Trois petits points.
03:09Mais je veux dire, est-ce qu'on pourrait se concentrer 30 secondes
03:11sur le cas de la France Insoumise, qui, encore une fois, je le répète,
03:13soutient, et est le seul parti aujourd'hui en France,
03:16à soutenir un groupuscule violent d'action de rue,
03:20qui s'appelle Orio, une milice.
03:21C'est le seul parti à le faire.
03:23On peut tout à fait dire que la France Insoumise représente un danger,
03:26sans dire parce que le RN, trois petits points.
03:28Je veux dire, là, il n'est même pas affaire du RN.
03:29Alors, c'est facile, effectivement, de renvoyer dos à dos pour dire,
03:32ce sont les extrêmes, voilà, qui se renvoient, qui sont en miroir,
03:37les mêmes faces d'une même pièce.
03:38Bon, c'est un discours éculé.
03:39Mais je veux dire, pourquoi toujours finir,
03:41pourquoi toujours faire une galipette pour retomber à pieds joints
03:43sur le RN, alors que la France Insoumise,
03:45les problèmes de la France Insoumise sont sous son nez.
03:47Je rappelle que c'est avec la France Insoumise qu'il a fait alliance,
03:49et non pas avec le RN.
03:51Donc il pourrait quand même balayer devant sa porte
03:52avant de s'attaquer à la porte d'en face.
03:53– Pendant qu'on discute, vous voyez, on a mis des images en direct
03:56de Jean-Luc Mélenchon.
03:57Jean-Luc Mélenchon, il est en train de parler sur sa chaîne YouTube
04:00en ce moment, ce qu'il appelle, face aux nouveaux médias,
04:03en préambule, il a dit, moi, je n'ai rien contre les médias
04:06d'une manière générale, ce sont eux qui ont quelque chose contre moi,
04:09donc je préfère venir sur ma chaîne YouTube.
04:11C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon qui répond aux questions.
04:14Là, ce sont les images en direct, on vous sortira des extraits dans un instant.
04:16– François Durevray, président LR du département de l'Essonne,
04:19ancien ministre, effectivement, vous êtes d'accord avec Ballard Cazeneuve ?
04:23La France Insoumise nourrit le vote RN ?
04:26– Ce qui est clair, c'est que les deux extrêmes,
04:29LFI d'un côté et le RN de l'autre, sont alliés.
04:33On sait très bien que LFI ne va pas arriver au pouvoir
04:37compte tenu de ses outrances.
04:38– Vous êtes sûr de ça ?
04:39– Mais LFI a sans doute besoin de l'arrivée au pouvoir du RN
04:45pour espérer exister et mettre le chaos dans le pays.
04:48Donc effectivement, il y a une alliance des deux extrêmes
04:52et ce qu'on doit essayer de faire les partis de gouvernement,
04:54c'est d'éviter ça pour 2027 et surtout de proposer des alternances.
04:59– C'est ce que disait Xavier Bertrand dans une tribune qu'il a écrite
05:02et qui a été publiée hier dans la tribune dimanche,
05:05Marie Chantret, c'est qu'effectivement,
05:08attention, si l'un des deux extrêmes arrive au pouvoir,
05:11ça veut dire que l'autre aussi sera nourri parce que…
05:14– Alors, il prenait l'exemple des États-Unis,
05:16Donald Trump est arrivé au pouvoir et le maire de New York,
05:18c'est la gauche radicale qui est la réponse à la droite radicale à Washington.
05:22– Oui, sans doute que l'un et l'autre sont du carburant finalement
05:26qui s'auto-alimente.
05:28Ça, c'est la théorie de certains.
05:31Pas certaine que cela se traduise dans les faits et dans les urnes,
05:35mais en effet, la stratégie qu'empruntent certains à gauche
05:39pour, à l'instar de ce que fait Bernard Cazeneuve,
05:42n'est pas suivie par tous au Parti Socialiste,
05:46considérant aujourd'hui qu'il y a des mesures à prendre,
05:49c'est-à-dire de coupures directes et franches avec la France insoumise.
05:55À l'instar, et on le voit à quel point ça bouge
05:57et à quel point le manège est prégnant au Parti Socialiste,
06:00Laurent Bommel, vous êtes sur ce plateau,
06:01Jérôme Gage, il y a quelques jours sur cette même antenne,
06:05disait que s'il avait à choisir entre LFI ou LRN,
06:08malgré tout ce qu'a pu dire les insoumis à son encontre,
06:12il choisirait les insoumis.
06:13Et ce matin, en matinale radio,
06:16eh bien, ces mots-là, ils sont obligés,
06:18ils se sentent obligés aussi de les corriger un peu.
06:21Et c'est vrai qu'il y a un positionnement très complexe à tenir.
06:24Mais là, je pense qu'on saute une étape.
06:27La question n'est pas celle-là.
06:28La question, c'est pour la gauche non-mélenchoniste
06:31de construire un périmètre politique de rassemblement
06:34qui lui permette, dans la prochaine élection présidentielle,
06:37de passer nettement devant Jean-Luc Mélenchon
06:39et d'offrir, par conséquent, à la gauche non-mélenchoniste,
06:42une possibilité de se qualifier.
06:44Mais vous ne pensez pas que vos électeurs
06:45qui se départissent totalement des insoumis
06:48ont besoin de clarification de votre côté ?
06:51Parce que j'entends bien que vous sautiez cette étape.
06:53Mais aujourd'hui, si on se fie au sondage,
06:54c'est la France insoumise et c'est le Rassemblement national.
06:58Je viens de vous dire que notre objectif est de construire
07:01une alliance de toute la gauche non-mélenchoniste.
07:04Si ça, ce n'est pas de la clarification...
07:05Pour l'instant, on a du mal à voir quel sera le contour de cette alliance.
07:08Les primaires, c'est un bazar.
07:10La primaire, la gauche, c'est un bazar.
07:11Ceux qui veulent, ceux qui ne veulent pas...
07:13Je vous parle d'une intention.
07:14Tout le monde au Parti Socialiste, ou presque, dit
07:17qu'il serait souhaitable de construire un périmètre politique
07:20allant de François Ruffin à Raphaël Glucksmann
07:22et d'avoir un seul candidat dans cette gauche...
07:24Donc, vous citez que Raphaël Glucksmann, il ne veut pas participer à ça.
07:26Qu'on n'y soit pas, que la primaire ne soit pas actée,
07:28qu'il y ait des difficultés, ça, je veux bien en parler,
07:30il n'y a pas de souci.
07:31Mais en tout cas, par rapport à l'exigence, à l'injonction,
07:34à la clarification quant au rapport à Jean-Luc Mélenchon,
07:37comment peut-on être plus clair que ce que je viens de l'être ?
07:39Vous ne pouvez pas seulement vous définir par rapport à Jean-Luc Mélenchon.
07:41Non, mais c'est vous qui me posez la question.
07:42Oui, d'accord, mais par exemple,
07:43Simplement le fait de dire François Ruffin
07:45et Raphaël Glucksmann dans le même périmètre,
07:47on a du mal déjà à le voir, ce périmètre.
07:49Pardon, entre ce que dit François Ruffin
07:51et ce que dit Raphaël Glucksmann, il y a un fossé.
07:53D'accord, mais après, si vous voulez,
07:55c'est un autre débat, mais si vous avez dans la présidentielle
07:58qui arrive comme candidat
08:00Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann,
08:01François Ruffin, Clémentine Autain,
08:03Marine Tondelier, que sais-je encore,
08:05la deuxième tour sera entre le RN et la droite,
08:07ça, c'est clair.
08:08C'est pareil à droite chez vous,
08:09la droite et le centre.
08:11Les candidatures qui vont de la droite au centre,
08:14de Gabriel Attal jusqu'à Bruno Retailleau,
08:16on ne sait pas trop, plus Xavier Bertrand,
08:17plus ceux qui veulent des primaires.
08:19Écoutez Xavier Bertrand d'ailleurs, ce qu'il en disait.
08:22La primaire, il faudrait m'expliquer ce que c'est.
08:24Je demandais qu'on clarifie la ligne politique et stratégique.
08:27Ce n'est toujours pas le cas,
08:28parce que je vais aller avec des candidats,
08:30ils ne partagent pas les mêmes convictions,
08:31c'est comme si justement, vous aviez un sport
08:34et chacun vient avec un équipement différent,
08:36un match de foot,
08:37où certains viennent avec des balles de pétanque,
08:38des boules de pétanque,
08:39d'autres avec des ballons de rugby,
08:40des ballons de foot.
08:40Non mais ça ne ressemble à rien.
08:43Ça ne ressemble à rien.
08:44Donc déjà, cette clarification,
08:46qu'au moins on sache,
08:47avec qui on se retrouverait,
08:48ce n'est toujours pas le cas.
08:49Donc c'est sans moi.
08:50Le retour de manège, le manège,
08:51je ne suis pas dupe.
08:52Donc la présidentielle, c'est une rencontre
08:54entre un homme, une femme et les Français.
08:57Bazar à gauche, bazar à droite,
08:59ça fait les affaires d'Alifi et du RN.
09:01On est encore à 15 mois de l'élection,
09:03mais c'est clair qu'il y a besoin,
09:05effectivement, de se présenter
09:07en limitant le nombre de candidatures.
09:10Après, la primaire n'est que la conséquence
09:13de la faillite des partis.
09:1530 ou 40 ans en arrière,
09:18le PS avait Mitterrand,
09:21le RPR avait Chirac, des leaders.
09:23C'était clair.
09:24Voilà, c'était clair.
09:25C'est le bon vieux temps pour vous.
09:27Aujourd'hui, les choses sont moins claires.
09:29Ça fait un moment que ce n'est plus ça.
09:30On a vu en 2012, en 2017 et en 2022
09:34que les primaires ne permettaient pas
09:36de l'emporter, tout simplement parce que,
09:39d'une part, les candidats qui se présentent
09:41aux primaires mettent plus d'énergie
09:43à se distinguer vis-à-vis de leurs concurrents
09:45qu'à essayer de se rassembler,
09:47que d'autre part, les électeurs,
09:49c'est-à-dire les gens qui participent aux primaires
09:51choisissent d'abord le président de leur club
09:54plutôt que celui qui sera capable
09:56de rassembler les Français
09:57et se rajoutent à cela sans doute
09:59une question supplémentaire
10:00lorsqu'on regarde 2027.
10:02C'est qui organise la primaire ?
10:04Qui a la légitimité, à gauche comme à droite,
10:07d'organiser la primaire ?
10:08La primaire ne tue pas François Fillon.
10:10Non, mais c'est simplement...
10:11Sa campagne démarre et finit assez bien.
10:13Je dis simplement qu'en 2017,
10:15en 2017, d'abord, l'UMP était légitime
10:18vis-à-vis de ses alliés pour organiser la primaire,
10:21mais que François Fillon était sans doute
10:23le candidat le plus chimiquement pur
10:25pour la droite UMP
10:27et avait du mal ensuite à rassembler les Français.
10:30Et sa baisse dans les sondages
10:31a commencé avant ses affaires.
10:33Moi, ce qui m'amuse, c'est que Xavier Bertrand,
10:36il avait déjà fait la même déclaration
10:37il y a cinq ans.
10:38C'est la rencontre d'un homme et d'un peuple.
10:40Jamais je n'irai dans la primaire.
10:41Et puis finalement, il y était allé.
10:43Et pourquoi ?
10:44Parce que la question de la fragmentation
10:46qu'on évoquait de chaque camp,
10:47elle est là.
10:49Le camp entre la droite et la gauche
10:51qui sera le plus fragmenté
10:53perdra l'élection présidentielle.
10:54Elle ne sera pas au deuxième tour.
10:55C'est mécanique.
10:57Et donc, la question,
10:58ça peut ne pas être une primaire,
11:00ça peut être les sondages qui règlent l'affaire.
11:02Mais pour le moment,
11:03que ce soit à gauche ou à droite,
11:05je n'ai pas le sentiment
11:05que les sondages règlent l'affaire
11:07de manière irréversible.
11:09Donc, c'est pour ça que cette question,
11:10elle est sur la table.
11:11On peut ne pas aimer cette procédure.
11:13Ça, je comprends.
11:14Mais la question, elle est sur la table.
11:15Comment chaque camp organise
11:16la réduction de sa propre dispersion ?
11:19Chez Mélenchon comme chez Le Pen-Bardella,
11:22on ne se pose pas la question
11:23parce qu'il y a un leader
11:24et le leader s'impose et le candidat.
11:27Emmanuel Macron,
11:28il n'est pas passé par une primaire.
11:29Donc, en fait, c'est le problème du leadership.
11:32C'est-à-dire qu'aussi bien
11:33dans la gauche non-mélenchoniste
11:35puisque, comme dans la droite non-mélenchoniste,
11:37vous n'avez pas de leader affirmé
11:40comme il y en a eu.
11:41Vous avez eu le talent.
11:42Oui, bien sûr.
11:43Mais quand on dit ça,
11:43qu'il y a beaucoup de talent,
11:44c'est qu'il y a un pain qui se dégage.
11:45Mais vous savez,
11:46il y a une illusion rétrospective
11:47à penser que dans le passé,
11:50les leaders se sont imposés
11:51parce qu'ils étaient des leaders.
11:53Dans mon parti,
11:54les gens se sont imposés
11:55au deuxième tour des élections présidentielles,
11:57ont été qualifiés ou ont gagnés
11:58parce qu'ils étaient le représentant
12:00d'un des deux partis de l'alternance.
12:02Et puis, il y a de poils lourds dans une marque.
12:04Ça coule.
12:04Et en fait,
12:05aujourd'hui,
12:06on a le sentiment,
12:07à part peut-être François Mitterrand,
12:09mais on a le sentiment
12:10que, en fait,
12:12les socialistes ont été au deuxième tour
12:13parce qu'ils avaient des leaders incroyables
12:15qu'on n'aurait plus aujourd'hui
12:16et à droite, pareil.
12:18Non.
12:18Il y avait le RPR,
12:20il y avait le Parti Socialiste
12:21et pendant 30 ans,
12:22on a vécu dans l'idée
12:23que c'était soit l'un, soit l'autre.
12:24C'était comme ça.
12:25Oui, justement,
12:26puisque vous parliez des sondages,
12:27Laurent Baumel,
12:28voyons, on en est à 13-14 mois
12:29de la présidentielle.
12:32On a testé plusieurs configurations.
12:34Que disent-elles,
12:35Anarji Sajji ?
12:36Eh bien, regardez,
12:37l'un des derniers sondages publiés,
12:39c'est celui-ci,
12:39élabble pour BFM TV.
12:41On le voit dans la configuration testée.
12:43Jordan Bardella,
12:44eh bien, arrive largement en tête
12:46au premier tour avec 35%.
12:49Edouard Philippe, 15%,
12:50donc près de deux fois moins.
12:51Et puis ensuite,
12:52Jean-Luc Mélenchon,
12:53Raphaël Glucksmann
12:53et Bruno Retailleau.
12:55En clair,
12:56dans ce scénario précis,
12:57au second tour,
12:57ce serait Jordan Bardella
12:59face à Edouard Philippe.
13:01Et ce que l'on a remarqué
13:02également,
13:02c'est qu'au fur et à mesure
13:03de ces sondages,
13:05pour Jordan Bardella,
13:06la tendance est plutôt
13:07à la hausse,
13:07contrairement à Edouard Philippe.
13:10La tendance,
13:10pour lui,
13:10est plutôt à la baisse.
13:12J'ai fait un retour en arrière.
13:13Cinq ans plus tôt,
13:14même période,
13:1613-14 mois
13:17avant l'élection présidentielle
13:18de 2022.
13:19Vous allez le voir,
13:20le rapport de force
13:21est dominé par Marine Le Pen,
13:23entre 24 et 27%,
13:25selon les sondages.
13:26Emmanuel Macron,
13:27le président sortant de l'époque,
13:28donc entre 23 et 26%,
13:30et arrive derrière,
13:31vous en parliez,
13:31Xavier Bertrand,
13:32avec 16%.
13:34Jean-Luc Mélenchon,
13:35quant à lui,
13:36a été donné 7 à 8%.
13:37Je vous parle de lui
13:38parce que Jean-Luc Mélenchon
13:39est souvent sous-estimé
13:40dans les sondages.
13:41La réalité,
13:42il fera 3 fois plus,
13:4322% en 2022.
13:45Enfin,
13:46en 2017,
13:47un sondage à la même période,
13:4913-14 mois
13:50avant le premier tour.
13:51Cette fois,
13:51c'est François Fillon,
13:52vous en parliez,
13:53en plateau.
13:53Il était donné à 29%
13:56pour les intentions de vote
13:57au premier tour.
13:58Puis Marine Le Pen,
13:59à 23%,
14:00Emmanuel Macron,
14:01pour En marche,
14:02à l'époque,
14:02à 15%.
14:03Et enfin,
14:04Jean-Luc Mélenchon,
14:04avec 12%
14:05pour la France insoumise.
14:06Dans tous les cas,
14:07aujourd'hui,
14:07on a des personnalités
14:08qui se cherchent.
14:09Il faut être clair.
14:10La bataille de la présidentielle,
14:11a d'ores et déjà commencé.
14:13Il suffit d'écouter,
14:14d'ailleurs,
14:14ce que disait François Hollande
14:15aujourd'hui
14:16à propos de Jean-Luc Mélenchon,
14:18de la mort de Quentin Deranque,
14:19de la jeune garde.
14:20Il explique que Jean-Luc Mélenchon
14:21commet une double faute politique.
14:23Et Jean-Luc Mélenchon
14:23vient de lui répondre.
14:24Il a quelques minutes
14:25sur sa chaîne YouTube.
14:27Il a une responsabilité morale
14:29et politique.
14:31Et plutôt que de convenir
14:33qu'il a manqué de clairvoyance
14:35en soutenant la jeune garde,
14:37plutôt que de dire
14:38qu'il n'est pas acceptable
14:40qu'un député de son groupe,
14:43LFI,
14:44ait des collaborateurs,
14:45des assistants
14:46qui puissent se retrouver
14:47dans une rixe
14:48qui aboutit
14:48à la mort
14:49d'un jeune.
14:51C'est une faute.
14:52C'est une double faute.
14:54Et il la paiera,
14:54forcément,
14:55puisqu'il ne peut plus
14:57représenter
14:58pour la gauche
14:59quelques candidats
15:00qui puissent arriver
15:01au second tour.
15:03Des dirigeants historiques
15:05de la gauche
15:05non moins historiques,
15:08M. Cazeneuve,
15:09M. Hollande
15:10et puis leur supplétif,
15:12M. Gage,
15:13qui, ce matin,
15:14tout d'un coup,
15:15tracent une ligne
15:16entre nous et le reste.
15:17Et Hollande dit
15:18en aucun cas.
15:19Au deuxième tour,
15:21il m'attribue
15:22et la candidature
15:24et la présence
15:25au deuxième tour,
15:26il ne représenterait la gauche.
15:27Ah bon ?
15:29M. Hollande ?
15:29Mais ça, c'est un tournant historique.
15:33C'est vous, la gauche ?
15:34Et moi, non.
15:36C'est une blague.
15:37Mais admettons
15:38qu'on dépasse
15:38le côté tragicomique
15:40de voir M. Hollande
15:42tout d'un coup
15:44transformé en barricade.
15:46Mais est-ce que c'est quelque chose
15:48qui est une attitude tenable
15:49de dire qu'en face
15:51de l'extrême droite,
15:53non, on ne veut pas
15:54de désormais.
15:55Mais c'est comme
15:55quand ils disent
15:56dans les élections
15:57qu'ils ne veulent de nous
15:57ni au premier
15:58ni au deuxième tour.
15:59Ils ont été élus
16:00par qui, alors ?
16:02Est-ce que vous répondez
16:03maintenant à Jean-Luc Mélenchon ?
16:04Alors, moi, je réponds
16:05que si j'avais à choisir
16:06au deuxième tour
16:06entre la LFI et le RN,
16:08je choisirais la LFI.
16:09Mais, par contre,
16:11je suis parfaitement conscient
16:12que dans ce cas de figure,
16:14malheureusement,
16:14le RN l'emporterait.
16:15Et c'est pour cela
16:16que nous avons besoin
16:17aujourd'hui
16:18de construire
16:19un autre périmètre,
16:20un périmètre
16:20de la gauche démocratique,
16:22de la gauche non-mélenchoniste
16:23qui, face à la droite républicaine,
16:25offre une alternative possible
16:27aux Françaises et aux Français
16:28qui n'ont pas envie
16:29de voir le RN arriver au pouvoir.
16:31Merci pour ce débat,
16:32pour cette discussion.
16:33Allez, 20 secondes, François.
16:34Oui, tout simplement,
16:35je pense qu'il faut
16:36qu'on trouve une autre méthode
16:37pour éviter ce scénario
16:38du cauchemar.
16:39Arrimez, vous pourriez en discuter
16:40parce que vous avez
16:41le même problème.
16:42Ils n'en veulent pas.
16:42Il faut peut-être un conclave
16:43et que les candidats potentiels
16:45se retrouvent
16:46pour essayer de déterminer
16:47qui est le meilleur.
16:49Il faut peut-être parler du fond
16:50avant de parler de la force.
16:52Non, mais il va falloir
16:53trouver une méthode.
16:54Il va falloir trouver une méthode
16:55pour limiter le nombre
16:56de candidats
16:56et faire en sorte
16:57qu'on n'ait pas ce duel
16:58mortifère au second tour
16:59entre Mélenchon et Le Pen.
17:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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