- il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:00Bonsoir à tous, au sommaire ce soir, 47e jour de guerre dans le Golfe, bonsoir Olivier Truchot.
00:06Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:07L'Iran est la nouvelle menace de bloquer la mer Rouge, Téhéran qui affirme vouloir continuer à enrichir de l
00:12'uranium
00:12et continue de parler avec les Etats-Unis via le Pakistan.
00:14Et puis on a aussi ce soir au 47e jour de guerre une déclaration du ministre français de l'économie
00:20qui provoque beaucoup d'interrogations sur la stratégie française dans le détroit d'Hormuz, sur le droit de péage à
00:27Hormuz.
00:27On est prêt à payer, tout le monde le fait.
00:30Guillaume Daré, c'est ce que dit le ministre de l'économie et des finances, c'était à Washington hier.
00:35Oui, c'était lors d'une conférence effectivement consacrée à la dimension économique
00:39qui a été interrogée notamment en réaction aux propos de Patrick Pouyanné, le patron de Total,
00:44qui disait qu'il fallait trouver toutes les solutions possibles pour finalement alléger et détendre la situation autour du détroit
00:51d'Hormuz.
00:51Et il a prononcé sur ces mots, on est prêt à payer, tout le monde le fait.
00:54Sans aucun doute, ça va susciter énormément de réactions.
00:56On attend évidemment celle de l'Elysée du gouvernement.
00:58Ce n'est pas la position de la France.
00:59On a sollicité, ça n'est pas du tout celle de la France,
01:02puisqu'Emmanuel Macron, mardi, quand il a évoqué et qu'il a annoncé la conférence qu'il tiendra vendredi
01:06avec les pays non belligérants pour sécuriser les voies maritimes du détroit d'Hormuz
01:10une fois le conflit terminé, avait bien rappelé que l'un des enjeux centraux pour lui,
01:16c'était évidemment le respect du cessez-le-feu,
01:18mais aussi le fait de permettre la circulation inconditionnelle, sans péage ni contrôle,
01:25dans cette partie du monde et donc du détroit d'Hormuz.
01:27Ça n'est donc pas du tout la position, effectivement, de la France jusqu'à maintenant.
01:31Rappelez-vous, au début du conflit, il y avait déjà eu un faux pas du ministre Lescure
01:35qui avait évoqué devant des députés un choc pétrolier.
01:37Il avait rétropédalé quelques heures plus tard, expliquant que ça ne concernait pas la France,
01:42parce qu'évidemment, dans le contexte actuel, dire choc pétrolier, c'est panique générale.
01:46– Roland Lescure, le gaffeur, mais Patrick Sos, ce qui m'intéresse, moi, dans sa phrase,
01:50c'est quand il dit « tout le monde le fait ».
01:51Alors, est-ce qu'on n'est pas face à une vaste hypocrisie ?
01:54C'est vrai que tout le monde le fait ?
01:55Tout le monde paye en ce moment pour passer le détroit d'Hormuz,
01:57qui est censé d'ailleurs être bloqué ?
01:58– Oui, mais il y a une situation de faite, tout le monde paye.
02:02Ce ne sont pas toujours les mêmes montants, parce qu'il n'y a qu'à raison.
02:06On paye aux Iraniens en crypto-monnaie, c'est leur demande.
02:09Il y a même les informations du Financial Times, ce sont assez terribles,
02:13parce que parmi les crypto-monnaies qui sont acceptées par les Iraniens,
02:16il y a l'USD1, vous savez à qui appartient cette crypto-monnaie ?
02:19À la famille de Donald Trump.
02:21Mais en tout cas, cette phrase…
02:22– Non mais pardon, moi ce que je veux comprendre, c'est qu'avant la guerre,
02:25est-ce qu'on payait pour passer le détroit d'Hormuz ?
02:27– Non, parce qu'on ne paye pas pour passer un détroit à Malacca, le Capo, tout ce que vous
02:32voulez.
02:32– Depuis la guerre.
02:33– Depuis la guerre, l'Iran a imposé une situation de facto.
02:36Vous avez eu à un moment cette déclaration de Donald Trump disant
02:40créons une co-entreprise pour faire payer tout le monde,
02:44ça ira aux Américains et aux Iraniens.
02:47Tout le monde dit, il y a encore 5 minutes,
02:49le ministre allemand des Affaires étrangères,
02:51jamais on paiera, c'est un détroit, c'est contre le droit international.
02:54Et Roland Lescure dit, très bien, on paye, de toute façon, ce n'est pas la bonne.
02:58– Roland Lescure dit, on a déjà des droits de passage.
03:01Alors, je ne sais pas, est-ce qu'on joue sur les mots ?
03:04Est-ce qu'il y a des taxes ?
03:06Il dit, on a déjà des droits de passage.
03:09Et tout le monde paye ses droits de passage.
03:11– Je ne crois pas que la question, elle porte vraiment sur le péage de facto,
03:16en ce moment, des Iraniens.
03:17La question, elle est très claire de la médiatrice américaine de ce forum.
03:22Et il répond de cette manière.
03:23« Oui, pour répondre à votre question, tout le monde le fait.
03:27Mais non, personne ne le dit, en fait.
03:29Oui, c'est de l'hémocrisie, c'est la diplomatie.
03:31– Il n'a dit pas de chose, c'est des bacs chiches.
03:32– Non, non, ce n'est pas un bac chiche.
03:33C'est qu'effectivement, il y a vraiment une différence à faire
03:36entre la parole d'un chef d'entreprise, si grosse soit-elle,
03:40comme celle de Total, qui est dans le pragmatisme, le business,
03:42et qui dit, moi, l'intérêt de mon entreprise,
03:45c'est de faire passer du pétrole et de le mettre dans mes stations.
03:48Et vous avez l'intérêt de la France et d'un représentant d'un ministère quasi régalien,
03:53de l'économie, à Bercy, dont le rôle, pardon, je sors peut-être de mon...
03:57– Oui, on paye déjà, on paye déjà, dit le ministre de l'économie.
04:00– Oui, ce qui est la position de la France à garder,
04:02quand bien même on le ferait, c'est ça aussi la diplomatie.
04:04– Précision de l'entourage du ministre Roland Lescure,
04:07qui nous indique que quand il dit que nous payons déjà,
04:11il faut traduire par cela que nous payons collectivement, je cite,
04:15les conséquences de la fermeture du détroit d'Hormuz,
04:18et que, effectivement, quand on écoute l'ensemble de la déclaration du ministre,
04:23il rappelle que « we don't like the idea of thinking »,
04:26« nous n'aimons pas l'idée d'avoir un péage »,
04:29et renvoie aux déclarations du président de la République.
04:31– Bon, il va s'en sortir peut-être comme ça,
04:33mais en tout cas, il met à mal la position, mais pas seulement française,
04:38la position européenne, les Allemands, les Anglais…
04:41– De tous ceux qui sont spectateurs de cette négociation entre Américains et Américains.
04:44– Pas question de payer ce détroit d'Hormuz,
04:46ça serait la remise en cause de ce qu'on appelle le droit maritime,
04:50les détroits sont libres de passage.
04:52– Alors, d'une part, dans le droit maritime,
04:53on ne paye pas pour un détroit naturel.
04:56D'autre part, ça a affermi la position iranienne dans la négociation,
05:00puisqu'ils demandent un droit de passage.
05:03Et là, si cette déclaration est prise telle qu'on l'a eue sur le plateau,
05:08eh bien, ça renforce cette demande.
05:11Et trois, les alliés de la France dans la région ne vont pas être contents du tout.
05:14Vous avez les Émirats arabes unis qui se sont positionnés
05:17pour être le Singapour du Moyen-Land,
05:19c'est-à-dire le port de transbordement,
05:21où on met les containers de gros bateaux sur des plus petits bateaux
05:25pour les envoyer dans des plus petits ports,
05:26pour livrer au plus près, si vous voulez.
05:28Ça remporte beaucoup d'argent,
05:30c'est des stratégies et des infrastructures construites sur des années
05:33qui ont coûté des dizaines de milliards d'euros.
05:35Et s'il y a un paysage à l'entrée du Golfe Persique,
05:38eh bien, ça va le rendre complètement inintéressant
05:41d'un point de vue logistique.
05:43Et ça serait une énorme perte de valeur ajoutée pour ces pays.
05:48Donc là, vraiment, il y a beaucoup de gens
05:50qui risqueraient de ne pas être très contents
05:52si cette déclaration était confirmée.
05:53– Oui, mais ce que dit Roland Lescure dans cette interview,
05:56encore une fois en anglais,
05:57à Washington, il dit,
06:00pour faire baisser le pétrole,
06:01c'est ce qui compte.
06:02Si on est obligé de payer,
06:04il faut débloquer la situation.
06:06Il y a une position assez pragmatique du ministre.
06:09– Il y a la position pragmatique, encore une fois,
06:11d'un Patrick Pouyanné, hier,
06:13qui doit faire sortir son pétrole.
06:15– Il s'aligne sur ce que dit le patron de Total.
06:17– Il s'aligne.
06:18Ensuite, pour bien connaître,
06:20moi, je m'occupe surtout du Quai d'Orsay,
06:23j'écoute notamment Jean-Noël Barraud.
06:25– À votre avis, au Quai d'Orsay,
06:26comment ça réagit dans ce moment ?
06:28– Ah, peut-être en haussant des sourcils.
06:30Non, le fait est que,
06:32entrons dans le langage diplomatique,
06:33vous pouvez l'appeler hypocrisie,
06:35tout ce que vous voulez,
06:35mais en fait, on est sur des mots
06:37qui sont vraiment au trébuchet
06:39pour absolument tout.
06:41Comment les tweets,
06:42pour bien le savoir,
06:43les tweets du chef d'état-major des armées,
06:45la virgule est validée au plus haut niveau.
06:49Et donc, on est vraiment dans un moment où…
06:51– Il ne faut pas parler à tort et à travers.
06:53– Ce n'est pas à tort et à travers,
06:55il répond, mais comment dirais-je,
06:57il y a vraiment des positions à avoir,
06:59même si on se dit…
06:59– Ça en force, c'est la position iranienne.
07:02– Alors, voire la position…
07:03– Un ministre européen…
07:06– De premier plan.
07:06– De premier plan,
07:08le dit ouvertement, il faut payer.
07:10– Général Palistrandi,
07:11on paye déjà…
07:13Moi, je voudrais la clarification
07:14sur ces droits de passage.
07:15– Donc, on ne paye que lorsque l'on franchit
07:18une infrastructure qui a été construite par l'homme.
07:21– Panama.
07:22– Panama ou Suez.
07:23– Suez, c'est mal.
07:25Ce qu'un bateau, par exemple, va payer,
07:28par exemple, quand vous rentrez dans un port,
07:30qu'il soit iranien, qu'il soit aux Émirats,
07:34qu'il soit français ou qu'il soit singapouriens,
07:37le bateau, par exemple, va payer un pilote
07:39pour des questions d'ordre technique.
07:41Et quand le bateau s'amarre, on paye des services.
07:45Et ça, c'est dire qu'on est dans le cadre
07:46du commerce, de l'entreprise et des services vendus.
07:51en droit maritime, c'est vraiment la liberté de navigation.
07:57Et ce qui veut dire que, quel que soit le détroit,
07:59à partir du moment où il est naturel,
08:01vous ne pouvez pas exercer un droit de perte.
08:04Ce que vous pouvez faire, c'est le contrôle
08:06pour des questions de sécurité.
08:08– D'accord.
08:09– Et ce n'est pas ce que disent les Iraniens, d'ailleurs.
08:11Ils disent qu'il faut payer pour réparer
08:16les dommages qui ont été…
08:17En fait, dans leurs droits internes, dirais-je,
08:20il n'y a pas une question de « en fait, ça nous permet
08:22de vous faire voguer en sécurité ».
08:24Non, non, on prélève une dîme
08:26pour pouvoir réparer nos infrastructures.
08:27– Guillaume Daré, là, dans l'entourage
08:29du ministre de l'Économie, qui est toujours à Washington,
08:32dans la capitale américaine, là, on se dépatouille
08:34de la citation.
08:35Alors, précisément, qu'est-ce qui a été dit ?
08:36– Précisément, l'entourage du ministre de l'Économie
08:39affirme que non, il ne dit pas que la France
08:41paye des droits de passage, mais qu'il évoquait, je cite,
08:44que nous payons collectivement déjà les conséquences
08:47de la fermeture du Détroit, et qu'il rappelle
08:49que la position du ministre et la position
08:51du président de la République est la même,
08:53la France défend la liberté de navigation,
08:55le respect du droit international,
08:57et que la France reste totalement opposée
09:00à ce péage du Détroit d'Hormuz.
09:02Voilà pour la version officielle,
09:03mais évidemment, dans cette situation-là,
09:05il faut faire attention à l'usage.
09:06– Non, mais d'accord, mais la question
09:07qui lui a été posée, la réponse qui a été donnée,
09:09parce que la question, quelle est-elle ?
09:12– Elle était bien sur le péage,
09:13– Elle était bien pour le péage,
09:13– Oui, cise, absolument, oui, d'accord.
09:15– Et derrière, il dit, on paye des joueurs
09:17des droits de passage, et tout le monde le fait.
09:19– Il dit, nous payons déjà,
09:21– Voilà.
09:22– Il dit, nous payons déjà,
09:24et son entourage évoque le fait
09:26que ce serait pour parler des conséquences,
09:27nous payons déjà des conséquences,
09:29des conséquences du cas.
09:30– C'est-à-dire le prix à la pompe.
09:31– Mais la question était précise,
09:32monsieur le ministre, payez-vous,
09:34payez-vous des droits,
09:36payez-vous pour passer le Détroit d'Hormuz.
09:38– D'accord.
09:38– C'est pas plus clair que ça.
09:39– Donc là, on essaie de se dépatouiller
09:41d'une réponse qui embête tout le monde.
09:44On va aller aux États-Unis.
09:44– D'une gaffe politique.
09:45– Ça s'appelle une gaffe, en fait.
09:47– Retrouver Axel Mounier en direct pour BFM TV,
09:49parce que, voilà, il faut reprendre quand même
09:51maintenant le contexte général.
09:55Téhéran affirme vouloir continuer à enrichir l'uranium,
09:58et du côté des États-Unis,
10:00on dit qu'on peut continuer de discuter.
10:02On a même presque un petit peu d'optimisme
10:04du côté de Donald Trump.
10:05– Oui, effectivement, Donald Trump dit carrément
10:11que la guerre est presque finie.
10:13Alors attention, parce que ça,
10:15il l'a dit à de nombreuses reprises
10:16depuis le début du conflit.
10:18La première fois qu'il l'a dit,
10:19c'était une semaine seulement
10:21après les premières frappes américaines
10:23contre Téhéran.
10:24Alors il faut prendre ces déclarations,
10:27comme souvent d'ailleurs,
10:28avec beaucoup de pincettes.
10:29Mais en même temps,
10:30on voit bien qu'en coulisses, ça s'active.
10:32Il y a, d'après de nombreuses sources,
10:35des communications,
10:36notamment indirectes,
10:37via le Pakistan,
10:38qui continuent à servir d'intermédiaire
10:40pour mener de nouvelles négociations.
10:42Et Donald Trump a d'ailleurs dit
10:43que ces négociations pourraient avoir lieu
10:46très prochainement,
10:47dans les tout prochains jours,
10:48au Pakistan.
10:49Il a même fait cette confidence
10:50à un journaliste de la chaîne ABC.
10:53Il va se passer quelque chose d'incroyable
10:56dans les deux prochains jours.
10:58Alors s'agissait-il d'un accord,
11:00dans les mots de Donald Trump,
11:01ou d'une nouvelle frappe ?
11:04Il a dit
11:04« Je préfère que ce soit un accord. »
11:07On n'en sait pas plus.
11:08Sachez toutefois que,
11:09tout à l'heure,
11:09à 19h,
11:10en heure française,
11:10Caroline Lévite,
11:11la porte-parole de la Maison-Blanche,
11:13sera ici pour tenir
11:14sa conférence de presse hebdomadaire
11:16et qu'à coup sûr,
11:17la question lui sera posée.
11:20Axel Meunier,
11:20en direct de Washington,
11:22pour BFMTV.
11:23C'est quoi cette nouvelle menace
11:24sur la mer Rouge, là, du coup ?
11:26Alors, il s'agit des outils
11:28qui contrôlent le détroit
11:29de Bab el-Mandeb,
11:31la porte des larmes,
11:32qui connecte donc la mer Rouge,
11:35qui va du canal de Suez,
11:36en Égypte,
11:37jusqu'à ce détroit,
11:38qui est entre le Yémen
11:39et l'Érythrée,
11:41et qui contrôle,
11:43dans un passage très étroit,
11:44très contrôlable,
11:46par un groupe qui participerait
11:47une technoguerie navale,
11:49c'est-à-dire sans utiliser de navire,
11:52pour gêner,
11:54voire bloquer complètement
11:55le conflit.
11:56Et il faudrait,
11:57dans ce cas-là,
11:58envoyer des moyens
11:58pour débloquer le conflit,
12:00ce qui serait un théâtre
12:01qui s'ouvrirait
12:02un front de plus.
12:03Quels seraient les conséquences
12:04d'un blocus
12:05de la mer Rouge ?
12:08Pour l'instant,
12:08ça reste théorique
12:09et surtout,
12:10les Iraniens,
12:12au-delà de leurs menaces,
12:13sont toujours restés
12:14sur une condamnation
12:15du blocus naval
12:16à vraiment du Golfe d'Omane
12:18comme étant un acte de piraterie
12:20et pas un acte de guerre.
12:22Donc,
12:22il y a vraiment
12:23cette escalade juste verbale
12:25d'un cran.
12:26Pour le reste,
12:26on n'est pas tout à fait
12:28dans la même situation
12:29pour une raison
12:30tout simplement géographique,
12:32c'est-à-dire que
12:33ce trafic dans la mer Rouge,
12:34il sert les pétroliers.
12:35C'est de l'autre côté,
12:35ce qu'on voit sur la carte.
12:37les images satellites
12:38sont fantastiques,
12:39mais on voit effectivement
12:40la mer Rouge
12:41et en dessous,
12:42il y a Babel Mendeb
12:42face à Djibouti,
12:44à Djibouti
12:44où il y a une base française,
12:46américaine, chinoise.
12:47Bref,
12:47il y a un certain nombre de forces.
12:48Et puis, en face,
12:49on a les outils du Yémen.
12:51Oui, mais
12:51les portes-conteners,
12:54aucun ne passe en ce moment
12:55par le canal de Suez.
12:56Ils font tous le tour.
12:58Il faut savoir
12:58que le trafic maritime
12:59des portes-conteners,
13:00c'est ça qui nous intéresse
13:01en fait,
13:01parce que 90%
13:03du trafic mondial
13:04du commerce,
13:05c'est par les mers.
13:06Et c'est par ces portes-conteners
13:08qui, la plupart du temps,
13:09font Chine, Europe,
13:11pour ce qui nous concerne.
13:12En fait,
13:12comme c'est un trafic continu,
13:14à part le premier
13:15qui a dû barrer,
13:16enfin,
13:16tourner à,
13:17virer à bas bord,
13:18quand on lui a dit
13:19qu'il y avait des menaces,
13:20vous avez à la queue-leule
13:21des portes-conteners
13:22qui passent
13:23le cap de Bonne-Espérance.
13:24C'est entre 700 000
13:25et 900 000 dollars
13:26pour passer le canal de Suez.
13:28C'est entre 700 000
13:29et 900 000 dollars
13:30de carburant supplémentaire
13:31pour passer
13:32le cap de Bonne-Espérance.
13:33Donc, en fait,
13:33les effets sont quand même
13:35beaucoup moins forts
13:36pour le commerce mondial.
13:38Il serait, par contre,
13:39dévastateur
13:40pour un pays
13:40qui tire ses revenus
13:42et vraiment
13:42une partie de son économie,
13:44de sa puissance de ça.
13:45C'est bien sûr l'Egypte.
13:45On va retrouver
13:47Boris Karlamov
13:48qui est aux Émirats Arabes Unis,
13:49il est à Abu Dhabi
13:50en direct
13:50pour BFM TV.
13:51Justement,
13:52alors,
13:52où en est-on
13:53dans le trafic
13:55dans le détroit d'Hormuz ?
14:00Alors,
14:00vous le savez,
14:01au cours des premières
14:0224 heures
14:02de ce blocus,
14:03aucun navire
14:04n'a franchi
14:05le blocus américain.
14:07Peut-être
14:08une éventuelle
14:08communication
14:09attendue
14:10ce soir
14:10du commandement
14:11central américain
14:12au Moyen-Orient
14:13pour faire le bilan
14:14de ses premières
14:1548 heures.
14:16Quoi qu'il en soit,
14:17depuis maintenant
14:18quasiment 48 heures,
14:19ce sont plus de 20 navires
14:21qui ont franchi
14:22le détroit d'Hormuz.
14:23Il y en a un
14:24qu'on suit attentivement
14:25aujourd'hui sur BFM TV,
14:27c'est le porte-conteneur
14:28Kachan.
14:28Il vient d'un port iranien,
14:30celui de Bandar Abbas
14:31et il est sous sanction
14:33américaine
14:33et pourtant,
14:34il a traversé
14:34sans aucune difficulté
14:35ce détroit d'Hormuz.
14:37Il se trouve désormais
14:38dans le golfe d'Omane
14:40au large des côtes
14:41pakistanaises
14:42mais depuis le milieu
14:43d'après-midi,
14:44il semble avoir
14:45amorcé un demi-tour.
14:47Qu'est-ce que cela signifie-t-il ?
14:48Était-il en face
14:49de l'armada américaine
14:52et il a donc décidé
14:53de faire demi-tour
14:54pour ne pas franchir
14:55ce blocus ?
14:55On en saura peut-être
14:56davantage
14:57dans les prochaines heures
14:59et il y a donc
14:59ces bateaux que l'on voit
15:00mais également
15:01ces bateaux que l'on
15:02ne voit pas.
15:03Ceux qui ont désactivé
15:04leur transpondeur,
15:06cette balise qui permet
15:06de suivre tous les navires,
15:08sans nul doute
15:09pour se faire plutôt discret
15:10à l'approche de l'armada américaine
15:12qui se situe dans le golfe d'Omane
15:15à environ 400 km du détroit d'Ormuz
15:19car il existe toujours un risque
15:21d'arraisonnement
15:22pour tous ces navires.
15:23Mais à ce stade,
15:24aucun incident n'est à déclarer
15:26entre l'armada américaine
15:28en position dans le golfe d'Omane
15:30et un quelconque navire.
15:32Merci Boris Karlamov
15:33en direct d'Abu Dhabi
15:34avec Margot Sev.
15:35Un mot général,
15:36le Patagone va envoyer
15:38des milliers de soldats supplémentaires
15:39au Moyen-Orient,
15:40c'est ce que disent
15:40des responsables américains.
15:42Pour quoi faire ?
15:42Pour accroître la pression
15:44en quelque sorte
15:45autour de l'Iran
15:47parce que c'est très important
15:49en fait
15:49de maintenir cette pression
15:51parce que
15:52Téhéran
15:52joue sur le fait
15:54qu'ils ont résisté
15:55donc en quelque sorte
15:56ils veulent se présenter
15:57comme
15:58d'égalité à égalité
15:59avec les Etats-Unis
16:00et avec des forces supplémentaires.
16:02Ça permet donc
16:04aux Américains
16:04de pouvoir avoir
16:05plus d'outils
16:06entre guillemets
16:07au cas où.
16:08Donc à la fois
16:09on peut dire
16:09les négociations
16:11vont sans doute reprendre,
16:12les guerres
16:12sont bientôt finies
16:13c'est ce que a dit
16:13Donald Trump
16:14et en même temps
16:15envoyer des milliers
16:15d'hommes supplémentaires.
16:16Oui et il faut bien comprendre
16:17que même si
16:18les négociations
16:19il y a la reprise
16:19des négociations
16:20par l'Islamabad
16:21ce week-end
16:22même si ça continue
16:23le dispositif militaire américain
16:25il va continuer
16:26mais il va être
16:27extrêmement important.
16:28Je ne prends rien
16:28un exemple
16:30pour confirmer
16:30c'est qu'actuellement
16:32on a le porte-avions
16:33donc George Bush
16:34qui est en train
16:35qui a quitté
16:35donc la côte est
16:36des Etats-Unis
16:37Norfolk
16:37et qui est en train
16:38de passer justement
16:40par le cap
16:40de Bonne Espérance
16:41pour remonter
16:42vers la mer d'Omane.
16:43Donc vous voyez
16:43le dispositif militaire américain
16:45de toute façon
16:46il va rester encore
16:48de très nombreuses semaines
16:49voire plusieurs mois
16:50donc sur l'autre.
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