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  • il y a 6 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Voilà, on va donner la priorité au direct, voir ce qui se passe au Palais-Bourbon,
00:04parce qu'il y a deux nouvelles motions de censure qui sont examinées, déposées contre le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:10qui fait passer le budget avec le 49-3.
00:13Sur place, Amandine Attalaya et Guillaume Daré.
00:15Quelle est l'atmosphère à l'Assemblée nationale en attendant la prise de parole du Premier ministre, bien sûr ?
00:21Effectivement, on attend la réponse de Sébastien Lecornu dans quelques minutes.
00:25Autre réponse qui s'annonce, combative, c'est ce qui nous a été indiqué effectivement par son entourage.
00:31Et puis à l'issue de cela, il y aura le vote successivement des deux motions de censure.
00:35Le résultat d'abord de la motion de la France insoumise, ensuite le résultat effectivement de la motion déposée par le Rassemblement national.
00:40Avec nous Thomas Porte qui est député de la France insoumise.
00:44Est-ce que vous avez encore espoir de faire tomber Sébastien Lecornu cet après-midi ?
00:48Qu'est-ce qui aurait changé par rapport à la semaine dernière ?
00:50Les chiffres notamment qui sont sortis ce matin sur le non-remplacement de certains professeurs,
00:55on parle de 4000 postes dans l'éducation nationale qui sont supprimés.
00:58Moi je suis dans un département à la Seine-Saint-Ny où un enfant sur l'ensemble de sa scolarité perd par exemple un an par rapport aux autres départements.
01:03On est un pays où les classes sont les plus surchargées d'Europe et 15 000 heures qui ne seront pas remplacées déjà chaque année.
01:094000 suppressions de postes pour les parents d'élèves, pour les enseignants qui nous écoutent.
01:12C'est des conditions de travail absolument terribles.
01:14C'est des conséquences au quotidien pour la vie d'un million de personnes dans ce pays.
01:17C'est un budget qui va faire 30 milliards de coupes budgétaires, d'économies sur les services publics, sur les plus fragiles.
01:21Donc je crois que oui il y a une responsabilité politique de le censurer.
01:25Il a manqué 19 fois la semaine dernière.
01:27J'espère qu'il y aura le nombre de voix suffisant de ce soir.
01:29Il y aura une autre motion de censure dans quelques jours.
01:31Je crois qu'aujourd'hui la responsabilité de celles et ceux qui ont été élus pour s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron, c'est de voter la censure.
01:37Mais ces économies elles font partie de ce qui avait été annoncé par le Premier ministre.
01:41Personne n'est pris en traître.
01:42On sait très bien qu'il faut que ce budget permette aussi d'économiser de l'argent.
01:47Et c'était en quelque sorte le deal avec les socialistes.
01:49Quelques mesures qu'on leur donne et des économies en parallèle.
01:53Je crois qu'il y a un deal qui a été peut-être fait par la partie socialiste mais qui ne concerne pas les députés de la France insoumise.
01:57Mais qui surtout ne concerne pas celles et ceux qui ont été élus sous l'étiquette du nouveau Front populaire.
02:01Qui s'étaient engagés pour s'opposer encore une fois à la politique d'Emmanuel Macron.
02:04Il n'y a aucune concession. Les pseudo-concessions faites par Sébastien Lecornu, c'est des choses qui ont été votées dans l'hémicycle ou qui étaient déjà dans le budget initial.
02:11Et c'est quand même un budget, je le dis aussi pour les gens qui nous écoutent, qui va supprimer les aides aux étudiants non-boursiers, non-européens.
02:19C'est-à-dire une mesure de préférence nationale issue du programme de Jean-Marie Le Pen.
02:22Il y a une responsabilité politique à faire tomber ce gouvernement et stopper ce budget qui est dangereux.
02:26Et c'est les repas en euros pour tous les étudiants, la hausse de la prime d'activité.
02:30Vous avez raison. On parle de repas en euros et de bourse. C'est budgétaire à hauteur de 150 millions d'euros.
02:34C'est ce que ça va coûter normalement pour le gouvernement. L'enveloppe qui a été allouée par ce gouvernement...
02:38Et c'est positif déjà. Ce que vous dites, tant mieux.
02:40Mais écoutez, moi je vous donne la grille de lecture du budget.
02:42Est-ce que vous dites tant mieux ou pas ?
02:43Mais tout le monde est favorable au budget, au repas à un euro. Sauf que les repas à un euro et l'augmentation des bourses, comme c'est promis par le gouvernement, c'est 150 millions d'euros d'argent public.
02:52L'enveloppe allouée dans ce budget, elle est de 50 millions d'euros. Donc le gouvernement annonce des choses qu'il n'a pas financées.
02:57Donc il ment à la représentation nationale et il ment aussi aux citoyens et aux citoyens de ce pays.
03:01Je donne juste un élément parce que vous parlez de la question des richesses, de la question des dépenses et des recettes.
03:05Toutes les propositions pour aller chercher de l'argent chez celles et ceux qui ont le plus d'argent, les multimilliardaires et les entreprises du CAC 40, ont été rejetées par la majorité présidentielle.
03:15Donc aujourd'hui, il y a un problème dans ce pays, c'est de faire entrer de l'argent dans les caisses de l'État.
03:18Nous avons fait des propositions, elles ont été refusées. Donc nous, nous censurerons Sébastien Lecornu ce soir.
03:22Sébastien Lecornu qu'on entendra d'ici quelques minutes justement, puisqu'elle va répondre à ses motions de censure.
03:28On viendra vous voir dans un instant Amandine Atalaya, Guillaume Daré.
03:31Sébastien Lecornu, Alain Dulle, bonsoir.
03:33s'apprête à affronter sa septième et sa huitième motion de censure depuis qu'il est à Matillon.
03:39Ça fait en gros une moyenne de deux par mois.
03:41Bon, on sait que ces motions de censure, a priori, ne passeront pas.
03:44On ne perd pas un peu de son temps là, en ce moment ?
03:47C'est un n'est pas Sébastien Lecornu qui les a souhaités.
03:50C'est l'opposition qui veut s'opposer.
03:53Bon, ils savent bien que ça ne passera pas.
03:56Mais ils pensent aussi que c'est l'occasion de critiquer un projet de budget qui ne leur plaît pas.
04:02Et ils ont le droit.
04:04Et ils se servent de leurs âmes parlementaires.
04:06Au fond, tout ça est quand même très lié à la campagne des municipales.
04:10Il y a la campagne, on va voter dans moins de deux mois.
04:16Donc, ils s'en prennent au gouvernement.
04:19Honnêtement, c'est un jeu.
04:21Mais c'est un jeu classique, banal, logique.
04:25– La France a des priorités.
04:26– Et inutiles.
04:27– La France a des priorités.
04:28Elles ne sont pas traitées pendant ce temps-là.
04:30– Oui, mais vous qui avez l'occasion d'échanger avec le chef du gouvernement,
04:33avec le Premier ministre Sébastien Lecornu,
04:34tiens, à propos de cette journée, dans quel état d'esprit est-il ?
04:38– Je crois qu'il a envie de marquer sa combativité sans être provocateur.
04:45Mais de marquer quand même quelque chose vis-à-vis de ceux qui le censurent.
04:51– Donc, il va tenir un discours assez offensif ?
04:53– Je pense qu'il y aura en tout cas un passage assez offensif
04:55où il retournera un peu les attaques contre leurs auteurs sur le thème.
05:00Franchement, la France traverse une période difficile.
05:03Ce n'est pas le moment de multiplier des manœuvres parlementaires.
05:07On n'a plus sérieux à faire.
05:09– Oui, c'est exactement le message qui va être envoyé.
05:12Ce que nous dit son entourage, c'est que le spectacle envoyé à l'étranger,
05:15notamment par les censeurs et dramatiques,
05:17et sans doute cela va être l'occasion d'une forme de mise au point.
05:21Nouvelle mise au point, parce que, pardonnez-moi,
05:23on a quand même, au cinéphile qui nous écoute,
05:26l'impression de regarder, vous savez, le jour de la marmotte.
05:29– Oui, c'est ça, un jour sans fin.
05:30– Un jour sans fin, quoi.
05:31Vraiment, on revit chaque journée ces motions de censure
05:35qui vont quand même arriver à leur terme, concernant le budget en tout cas,
05:40parce que je pense que les oppositions réservent un sort à Sébastien Lecornu
05:43après les élections municipales.
05:45Certains ne se priveront pas.
05:47Mais normalement, d'ici le 2, 3 janvier, mardi prochain,
05:52énième motion de censure après que Sébastien Lecornu a dégainé
05:56un troisième 49-3 vendredi, vraisemblablement,
06:00après un court passage au Sénat.
06:02Deux dernières motions de censure mardi, semble-t-il.
06:04Le calendrier parlementaire n'est pas complètement arrêté.
06:07Et une fois que ces motions de censure ont été examinées,
06:10semble-t-il, elles ne passeront pas.
06:11Restons prudents, encore une fois, on n'est pas à l'abri d'un accident.
06:14Le budget sera considéré comme adopté.
06:17Après 350 heures de débat, et vous le pointiez, 6 motions de censure.
06:23– Oui, mais justement, la France ne pouvait pas attendre encore plus longtemps
06:26et rester sans budget, Alain Duhamel ?
06:28C'était impératif, vital, économiquement ?
06:31– Normalement, le budget, c'est bien avant qu'il est censé être voté.
06:35Non, mais évidemment, ça n'est pas confortable, ça complique les choses,
06:40ça empêche, par exemple, sur un plan pratique,
06:42ça empêche les administrations de passer des marchés dans l'incertitude du budget.
06:47Donc évidemment, ça ralentit le mouvement.
06:50Et maintenant, effectivement, bon, il y a eu l'émotion de censure,
06:55on a le droit de les déposer, on a le droit d'y répondre,
06:58et on peut peut-être passer à autre chose.
07:00– Justement, après cet épisode budgétaire,
07:05le budget devrait donc être adopté mi-février à peu près, c'est ça la date ?
07:10– Le 2-3 même, avant mi-février.
07:13– C'est quoi le gouvernement Lecornu, l'avenir du gouvernement Lecornu ?
07:16Parce qu'il va sauver sa tête a priori,
07:19est-ce qu'il va rester jusqu'au bout du quinquennat Macron ?
07:23– Qu'est-ce qu'il peut faire ?
07:24Parce qu'il a toujours un problème avec un manque de majorité,
07:26donc pas de grandes réformes possibles.
07:28– Il ne va pas découvrir brusquement l'existence d'une majorité clandestine,
07:34ça c'est bien clair.
07:35Bon, en même temps, après les élections municipales,
07:39tout le monde sera déjà dans l'anticipation de la présidentielle, forcément,
07:42et ça va retentir sur les stratégies parlementaires.
07:47– Et je pense que Sébastien Lecornu a une…
07:52Alors, il peut tomber chaque jour, puisqu'il est en minorité,
07:55mais il a une hypothèse de rester en place jusqu'à l'élection présidentielle,
08:00ce qui n'était pas le cas de ses prédécesseurs.
08:01– Mais il y a un autre budget à faire avant l'élection présidentielle.
08:03– À faire mais pas à voter.
08:06Donc, le risque sera fini en février quand même, de ce point de vue.
08:11– Donc à votre avis, s'il arrive à passer cette étape, il peut rester jusqu'au bout ?
08:15– Oui, absolument, à ceci près qu'il va vouloir faire quelques réformes.
08:20– Lesquelles ?
08:21– Il en avait déjà dit deux mots, et je crois qu'il les a toujours en tête,
08:24si je suis bien informé, comme par exemple de mettre en place ses misons médicales,
08:29vous savez, pour rapprocher les médecins et les soins des patients,
08:34ou comme des modifications en ce qui concerne les compétences respectives
08:41et la hiérarchie des collectivités territoriales,
08:43ça c'est aussi pour faire plaisir au Sénat, et puis bon, enfin, je ne suis pas en train de vous dire
08:52qu'il a découvert que la terre était plate.
08:56Simplement, il voudra donner l'impression, on y croira, ou on n'y croira pas,
09:01mais qu'il ne se croise pas ensuite les bras jusqu'à l'élection.
09:04– L'assemblée qui va revenir, c'est sur la fin de vie également.
09:06– Sur la fin de vie, à Prénat, qui s'annonce âpre là aussi,
09:11débat aussi inflammable, celui autour de la réforme constitutionnelle de la Nouvelle-Calédonie.
09:16Là aussi, on annonce, ou le, à se réunir Versailles et le Congrès,
09:21aura-t-il la majorité des trois cinquièmes ?
09:23Là aussi, beaucoup de points d'interrogation, et sans doute politiquement à haut risque
09:27pour Sébastien Lecornu, qui, là aussi, ça va nous intéresser,
09:31va opérer dans son gouvernement, s'il ne tombe pas, un ajustement, un mini-remaniement.
09:38– Le départ annoncé de Rachel Letty, elle l'a dit elle-même.
09:40– Exactement, et ça concerne aussi deux autres ministres en campagne pour les municipales.
09:44– Alors, on va retourner à l'Assemblée nationale, retrouver Amandine Atalaïa et Guillaume Daré,
09:48avec leur invité Thomas Ménager, député Rassemblement National du Loiret.
09:52– Exactement, à quelques minutes maintenant de la prise de parole de Sébastien Lecornu,
09:56qui est annoncée comme musclée.
09:58On sait, Thomas Ménager, que le Premier ministre se désole notamment du spectacle
10:02qui est donné par ses motions de censure à l'étranger.
10:05Qu'est-ce que vous lui répondez ?
10:06– S'il se désole, en fait, de l'expression de la démocratie,
10:10de la constitution de la Ve République, qui permet aux oppositions,
10:13quand elles ne sont pas d'accord, de poser une motion de censure
10:16pour bloquer un mauvais budget, je pense qu'il devrait se désoler plutôt
10:19de la situation, l'image que l'on donne à l'étranger,
10:22avec un budget qui est mauvais, un budget qui continue d'augmenter les impôts,
10:25qui continue d'augmenter la dépense.
10:27– Est-ce que là, elles sont bien nécessaires ces motions de censure ?
10:29Dans la mesure où il y en a déjà eu deux qui ne sont pas passées,
10:32là deux à nouveau, deux la semaine prochaine, c'est répétitif et ça ne fonctionne pas.
10:36Vous n'y parvenez pas à le faire tomber.
10:37– Vous savez, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.
10:39J'espère que notamment les Républicains, alors même qu'ils disent partout
10:42que c'est un budget qui est mauvais, qu'il y a un budget socialiste,
10:44écrit par les socialistes, vont changer d'avis.
10:47– Essayez d'en convaincre dans les couloirs ?
10:48– Je pense qu'ils n'ont même pas besoin de nous pour les convaincre.
10:50Il y a eu un sondage qui est sorti, qui montre et qui prouve très clairement
10:53que leurs électeurs, leurs sympathisants, considèrent qu'ils n'ont pas eu
10:57le bon positionnement pendant le budget.
10:59Il y a eu ce week-end en Haute-Savoie, une élection où ils se sont pris
11:02une claque monumentale.
11:03Le candidat des Républicains a perdu 17 points.
11:06À un moment, vous ne pouvez pas dire que vous combattez les hausses d'impôts,
11:08vous combattez ce budget, l'absence d'économie pour l'avenir de notre pays,
11:13et laisser passer ce budget socialiste.
11:16Donc il faut être cohérent et je pense que cette incohérence,
11:18ils vont le payer de plus en plus cher.
11:20– Sébastien Lecornu va bientôt s'exprimer à l'époque des motions de censure
11:22qui avaient été déposées sur le Mercosur il y a une quinzaine de jours.
11:25Il avait parlé de LFI et du RN comme des tireurs couchés
11:29qui tirent dans le dos du gouvernement, en clair des traîtres contre notre pays.
11:33C'est ça que vous êtes ?
11:34– Je pense que la trahison, elle est sur le Mercosur.
11:36Elle est sur le fait qu'aujourd'hui, on attendra de voir ce qui va se passer
11:38puisqu'il y a un certain nombre de rebondissements.
11:40Il n'y a pas eu…
11:41– Mais plus globalement, il parlait sur ces motions de censure
11:43en disant effectivement, vu le contexte international,
11:45vous êtes en complet décalage, vous jouez contre la France.
11:47– On ne joue pas contre la France, on joue pour les Français.
11:49Aujourd'hui, quand les Français n'arrivent plus à s'en sortir,
11:51quand on voit la situation déségradée à la fois sur tous les sujets,
11:54sur la santé, sur l'immigration, sur la sécurité, sur le pouvoir d'achat,
11:58c'est jouer pour les Français, ce n'est pas tirer contre la France,
12:01c'est tirer pour la France, pour l'avenir du pays.
12:03– Il y a aussi par exemple beaucoup de chefs d'entreprise ou d'entrepreneurs
12:05ou de commerçants ou d'artisans qui disent qu'ils ont besoin de pouvoir se projeter
12:08et qui, eux, sont satisfaits qu'il y ait au moins un budget
12:10pour pouvoir stabiliser leur plan, leur projet.
12:14– Enfin, on voit les faillites d'entreprises,
12:15on voit aussi les entreprises qui nous disent que les carnets de commandes
12:18sont aussi en difficulté, notamment par rapport à l'absence de perspective
12:22de ce gouvernement, parce que oui, on a peut-être un budget,
12:25mais s'il est mauvais dans tous les cas, il y aura un impact à long terme.
12:28La politique, c'est gouverner, c'est prévoir, c'est prévoir et c'est préparer l'avenir.
12:32Donc si c'est pour donner un budget qui va permettre aux entreprises,
12:36même aux collectivités, d'avoir ce budget,
12:38mais que derrière, il n'y a pas de perspective pour l'avenir
12:41et qu'il y a une situation qui va continuer de se grader,
12:43parce qu'en fait, ce sont les générations futures
12:44qui vont devoir payer cette dette, qui continue de s'aggraver,
12:47il n'y a aucune économie et aucun problème qui est aujourd'hui réglé.
12:50– Merci beaucoup Thomas Deménager, dans quelques instants.
12:53Sébastien Lecornu, à suivre, en direct sur BFM.
12:55– Bien évidemment, merci Amandine Atalaya, merci Guillaume Daré.
12:59– Merci.
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