- il y a 22 heures
Avec Arlette Chabot et Franck Dedieu
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:080826, 300, 300, on est ensemble jusqu'à 10h et pour cette première demi-heure de débat,
00:12je suis, comme chaque vendredi, accompagné de Franck Dedieu et d'Arlet Chabot et on va se poser cette question.
00:16Est-ce que l'étiquette Macronie sur le front d'un candidat en 2027, est-ce que ça va forcément,
00:22on va dire, le discréditer ?
00:23C'est la question qu'on vous pose ce matin et c'est une petite phrase glissée dans l'interview
00:26que Bruno Rotaillot accorde au Figaro.
00:28Il l'assure, il fait en réalité, moi je pense qu'Edouard Philippe sera rattrapé à un moment ou à
00:32un autre par le bilan du macronisme.
00:33Ils ont été fragiles économiquement, ils ont été faibles sur les questions d'immigration également.
00:38Ils n'ont pas su redonner la fameuse révolution, pourtant que le président de la République avait promis.
00:42Ça a même été, je cite, désastreux sur le plan régalien.
00:45Il n'a jamais assumé le terme de fermeté, ni encore moins le virage sécuritaire dont la France avait besoin.
00:53Il conclut, Bruno Rotaillot, j'en suis convaincu, un candidat macronisme ne pourra pas être président de la République.
01:000826-300-300, amis auditeurs, est-ce que vous considérez en effet que l'étiquette macroniste sera un mauvais tampon
01:05sur un candidat en 2027 ?
01:07Ou au contraire, vous dites que, bon, avec un peu de carrure, avec un peu d'ambition, avec un nouveau
01:11programme, on aura largement tourné la page d'Emmanuel Macron ?
01:140826-300-300, étiquette macroniste, danger ou petit tampon favorable ? Comment regardez-vous les choses ?
01:20Ma chère Arlette Chabot.
01:22Et qui est macroniste aujourd'hui ? C'est déjà la première question.
01:25Emmanuel Macron.
01:26Emmanuel Macron, et peu autour de lui se réclament encore du macronisme, à l'évidence.
01:33L'héritier sans doute aurait été Gabriel Attal, mais il y a eu une vraie rupture, je ne dis rien
01:39d'extraordinaire.
01:40Il y a eu une vraie rupture, évidemment. Bon, il ne faut pas oublier non plus la première intention de
01:46Bruno Retaille, où c'est discrédité, évidemment, Édouard Philippe.
01:49Donc ça, on met de côté...
01:51On met de côté le petit tacle avant l'entrée dans la campagne.
01:54Lorsque lui-même, effectivement, se déclare ou confirme qu'il est bien candidat à la présidence de la République, c
02:01'est une manière de se démarquer ou d'abîmer la candidature d'Édouard Philippe.
02:06C'est une chose. Deuxièmement, deuxième évidence, pardon, je fais des évidences ce matin, mais c'est effectivement à chaque
02:13fois la même chose.
02:16Vous vous souvenez de Nicolas Sarkozy ? On n'avait dit jamais Nicolas Sarkozy pourra être élu après Jacques Chirac.
02:22Bien entendu, c'est impossible. Bon, il y a eu une rupture. Édouard Philippe, il a fait la rupture.
02:26Donc on peut envisager une rupture dans le macronisme, ça existe ?
02:29On fait toujours une rupture avec le président qui est sortant. Deux mandats pour, en plus, le président de la
02:37République, très impopulaires.
02:39Ressentis beaucoup plus pour beaucoup de citoyens.
02:41C'est ce qu'a essayé de faire Édouard Philippe en disant qu'il ferait mieux de préparer sa succession.
02:46C'était pas très habile. Les Français n'ont pas beaucoup aimé, mais c'était une manière de montrer, effectivement,
02:51qu'il était à distance d'Emmanuel Macron.
02:55Non, juste un petit mot, très simple. La dissolution subie par tout le monde fait que...
03:00N'a pas encouragé la volonté d'être héritier.
03:03Voilà, les uns et les autres à se réclamer de l'héritage.
03:060, 826, 300, 300 amis auditeurs, vous venez participer à la conversation comme chaque matin.
03:12Est-ce qu'une étiquette macroniste sur un candidat le discrédite forcément dans la course à l'Elysée pour 2027
03:17?
03:17Vous nous appelez, c'est l'ami Manu qui vous accueille et vous avez la parole.
03:20Vous faites comme chez vous, sur Sud Radio, mon cher Franck de Dieu.
03:22Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Carlette.
03:25Je pense que peut-être l'étiquette Macron, liée à l'homme, peut-être un boulet et un désavantage pour
03:33se lancer dans la course.
03:34En revanche, l'étiquette macroniste, pas tout à fait. Pourquoi ?
03:38Parce que le macronisme, je dirais, est dominant parmi le centre et le centre droit.
03:45C'est quoi le macronisme ?
03:47C'est d'allier une forme de centrisme, c'est d'adapter la France à la mondialisation, c'est de
03:55faire que l'Europe soit l'avenir de la France.
03:57Bref, ce corpus idéologique-là, le macronisme n'est pas à un fond idéologique fort qui est celui de l
04:06'adaptation de la France à la mondialisation.
04:08Donc, quelque part, il y aura un candidat du macronisme qui ne sera pas forcément dans le droit fil de
04:15l'héritage de l'individu,
04:17mais idéologiquement, la pensée politique qui n'est pas quelque chose de totalement caoutchouteux.
04:24Ce n'est pas vrai.
04:25Je crois qu'il y a, dans le macronisme, une architecture, un squelette idéologique très très clair qu'on peut
04:34accepter.
04:36Je ne veux pas vous inquiéter, mon cher Franck, mais en face de vous, Arlette Chabot, vous regarde avec un
04:40air pour être des plus polices.
04:41Non, parce que moi, si vous dites que...
04:44Caoutchouteux, je trouve, c'est assez juste pour qualifier le macronisme.
04:47Pardon, Franck, c'est tout, je vous laisse continuer.
04:48Le mot caoutchouteux a été validé par la reine Arlette, donc tout va bien.
04:51Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut distinguer, je pense, la personne de Macron et
04:55le corpus idéologique dont il se réclame,
04:59qui va être, en gros, très... peut-être pas dominant, mais en gros, qui constitue...
05:05Qui est largement partagé par beaucoup d'élites.
05:07Par les élites, et en gros, l'idée de se dire, l'essuie-glace où on passe du centre-gauche
05:12au centre-droite,
05:13dans une sorte d'indifférenciation gouvernementale qui crée des frustrations du côté droit comme du côté gauche,
05:20cette logique-là, elle va prévaloir demain.
05:240,826, 300, 300, est-ce qu'une étiquette macroniste va forcément discréditer un candidat en 2027 ?
05:30C'est en tout cas ce qu'affirme Bruno Rotaillot, il le dit, par exemple, en Édouard Philippe,
05:33aujourd'hui, ça n'a pas de crédibilité, mais ils sont nombreux, quand même, à un moment ou à un
05:37autre,
05:37à être passés parmi les gouvernements Macron, avant de pouvoir se prédendre candidat en 2027.
05:41Est-ce que, pour vous, c'est un carte rouge, forcément ?
05:44Je vous propose qu'on aille faire un tour au standard, et vous nous appelez 0,826, 300, 300.
05:48Bonjour, Christian.
05:50Bonjour à tous, vous allez bien ?
05:52Et vous, mon cher Christian, on sent la force tranquille qui fait du bien en cette fin de semaine.
05:56Je vous remercie, c'est très sympathique.
05:59Comment vous regardez, justement, ce débat politique ?
06:01Est-ce que, pour vous, Christian, en tant que citoyen, en tant qu'électeur,
06:03c'est forcément un tampon next, un tampon refus, si un candidat est passé par le macronisme ?
06:08J'espère surtout qu'un jour, on ne va pas nous gommer le mot citoyen.
06:12J'ai écouté ce matin vos interlocuteurs au sujet d'Edouard Philippe.
06:18Thierry Bournazel.
06:20Et à tous ces macronistes qui étaient avant, je leur dédie la chanson de
06:24« Je retourne ma veste » de Jacques Dutronc.
06:26Parce que, franchement, l'explication que j'ai entendue ce matin, c'est incroyable.
06:31On remet la même table, on mange dans les mêmes assiettes, on oublie de laver les couverts.
06:36Donc, le macronisme, pour moi, aujourd'hui, c'est devenu une maladie pour les Français.
06:39On n'est pas des autistes, on n'est pas des débiles non plus, on sait ce qui a été
06:44fait.
06:45Et surtout, aujourd'hui, vous vous rendez compte, dans l'État où on est, n'est-ce pas ?
06:48Donc, à part l'aide des médias pour ces gens de personnes, ils seront inexistants.
06:54Pour moi, c'est mort.
06:55Ils n'ont plus aucune valeur.
06:56On ne peut plus les croire.
06:57Ils ont tellement promis.
06:59J'entends les gens qui sont avec Chao.
07:01Autour de vous, le monsieur, on sait bien, son explication, elle est sympathique.
07:05Mais c'est inavouable.
07:07C'est un truc, c'est mort.
07:09Voilà, il faut être mort.
07:09Moi, je n'entends pas, au loup de moi, des gens qui sont très contents aujourd'hui de ce qui
07:16se passe aujourd'hui.
07:16Vous êtes bien d'accord avec moi ?
07:17Tout le monde a peur.
07:18Enfin, a peur.
07:19On a dit...
07:20Tout le monde est dans un contexte un peu incertain.
07:22Voilà, on peut le dire comme ça.
07:23Et puis, vous vous rendez compte, quand même.
07:26Non, mais moi, ça me rend...
07:27J'ai 70 ans, j'ai quand même un petit peu vécu sur certains présidents.
07:31Il y en a eu des moins bons, des mauvais, puis des très très mauvais.
07:34Mais lui, après le Covid, on a le macronisme.
07:36Croyez-moi, c'est une grande maladie chez nous.
07:38Et il va falloir se défaire de tout ça.
07:40Alors, est-ce qu'il faut politiser la chose ?
07:42Je n'en sais rien.
07:43Il va falloir voter quelqu'un qui va pouvoir...
07:45Je ne sais pas.
07:46Enfin, en tout cas, je ne sais même pas comment on va faire.
07:48Mais toutes ces gens qui ont réessayé, quitté, revenu, parti...
07:54Vous savez, c'est celui qui divorce et qui revient cinq fois chez sa femme
07:57pour bien comprendre que, de toute façon, il est resté cocu.
07:59Donc voilà.
08:00C'est un esprit de...
08:01Vous avez fait rire Alain Chabot qui, parfois, pour bien la connaître,
08:05n'est pas une mince épreuve.
08:06Merci beaucoup, mon cher Christur, d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
08:10Est-ce que l'étiquette macroniste va griller tous les candidats qui vont se présenter,
08:15l'absus révélatus, comme dirait l'autre, qui vont se présenter en 2027 ?
08:18Est-ce que, forcément, le fait d'être passé à un moment ou à un autre
08:21dans les gouvernements du président Emmanuel Macron,
08:25est-ce que ça vous grille définitivement pour espérer atteindre l'Elysée en 2027 ?
08:28Mais c'est la question qu'on vous pose.
08:300826 300 300.
08:31Autour de moi, Arlette Chabot, Franck de Dieu.
08:32Le débat se poursuit.
08:33On fait une petite pause.
08:34Le temps de se servir un café ou de finir la route jusqu'au boulot.
08:37Et on se retrouve dans une poignée de secondes sur Sud Radio.
08:39A tout de suite.
08:46Oh là là, mais que ça discute encore en coulis sur ce sujet 0826 300 300.
08:52On s'interroge toujours sur la volonté du président de la République,
08:55en tout cas pas du président de la République,
08:57mais de certains, de dire que l'étiquette macroniste
08:59sera forcément un élément qui décrédibilisera le candidat.
09:02C'est en tout cas ce que pense Bruno Rotaillot.
09:04Et on vous interroge sur le sujet au 0826 300 300.
09:08Je me permets, et je ne le fais jamais d'habitude,
09:10de révéler un tout petit peu les coulisses de la conversation hors antenne.
09:13Mon cher Franck et ma chère Arlette.
09:15Pour vous, il y a une vraie différence entre Franck qui pense
09:18que c'était en fait presque le problème d'un système,
09:21d'une certaine manière Emmanuel Macron,
09:22et Arlette qui dit, ben non, il a écrit un livre évolution,
09:25il est arrivé avec la promesse de tout faire péter.
09:28C'est son échec avant tout personnel, rien à voir avec le système.
09:30Est-ce que je résume bien vos deux pensées ?
09:33Oui, je pense que oui.
09:34Allez-y Arlette.
09:35Il y avait une promesse, effectivement.
09:38Il a été élu Emmanuel Macron justement parce que les Français avaient constaté
09:43que l'alternance droite-gauche, c'était pareil ou presque,
09:47et qu'il y avait eu un échec des droites ou des gauches
09:51qui se sont succédés au gouvernement.
09:53Il y avait la promesse révolution, ce n'était pas rien.
09:56Ça devait être une nouvelle génération qui arrivait aux affaires,
10:00et une promesse, d'abord il y avait une promesse très importante,
10:02c'était celle de l'efficacité.
10:04On se souvient très bien de ce qu'avait dit Emmanuel Macron sur l'efficacité.
10:08Aujourd'hui, les Français se disent, certes, il y a eu des crises
10:11qui ont été plutôt bien gérées, si on prend la crise, par exemple,
10:15sanitaire et la crise Covid,
10:17mais ensuite, les Français se sont trouvés avec un déficit considérable.
10:21Quelqu'un qui n'a pas inventé, effectivement,
10:25une autre manière de faire de la politique,
10:27contrairement à ce qu'il avait dit,
10:28et encore une fois, avec la dissolution,
10:31le macronisme s'est lui-même dilué, dissous,
10:34a été oublié, on ne sait plus ce que c'est.
10:36Il y a une chose qui demeure, c'est la conviction européenne,
10:40c'est l'engagement européen.
10:41Mais ça, c'est, je crois, l'argument qui va déprimer davantage Frank de Dieu.
10:45Oui, c'est-à-dire que...
10:46Voilà, c'est tout ce qui reste de lui au fond positif
10:48par rapport aux promesses de départ.
10:50Je pense, Arlette, qu'il faut distinguer
10:54la promesse de révolution institutionnelle
10:56qui a été réalisée, en gros faire péter les partis,
11:00mais...
11:00Ça, ça a plutôt été bien fait, il faut être honnête.
11:02Mais le grand paradoxe, Arlette,
11:06c'est que cohabite avec cette révolution institutionnelle
11:10une forme de conservatisme au sens propre,
11:12c'est-à-dire de poursuite systémique
11:14des règles du jeu.
11:15Comme je le disais tout à l'heure,
11:17il y a une poursuite des règles du jeu européenne,
11:20d'accepter l'idée du déficit public
11:24qui ne dépasse pas les 3%,
11:27de considérer que le libre-échange,
11:29c'est mieux que le protectionnisme
11:30à l'échelle européenne, etc.
11:32Le problème, et c'est là où peut-être
11:33on va se rejoindre,
11:35c'est que même par rapport à cette promesse,
11:37je dirais, d'adaptation à la mondialisation,
11:41il s'est heurté historiquement
11:42à une succession de crises
11:44qui a remis en cause sa propre idéologie,
11:47qui a l'idée de sa substance quelque chose.
11:49Elle a été fondamentalement remise en cause,
11:51son idéologie.
11:51Elle a été remise en cause,
11:52et pas par son fait.
11:54C'est-à-dire que quand vous avez...
11:55Il a subi la remise en cause,
11:56c'est sûr.
11:56Exactement.
11:56Quand vous avez une crise
11:58qui est sanitaire, économique, énergétique, diplomatique,
12:01vous finissez par remettre en cause
12:03ce qui est, je dirais, votre macro.
12:05Je vous propose qu'on interroge
12:06un macronisme de la première heure,
12:07mon cher Franck.
12:080826 300 300.
12:10Bonjour, Loïc.
12:11Oui, bonjour.
12:11Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
12:13Je me permets de vous qualifier
12:14de macronisme de la première heure,
12:16non pas pour vous mettre une étiquette,
12:17pour vous discréditer dans les prochaines années,
12:19vous aussi,
12:19mais uniquement parce que vous nous avez dit,
12:21et vous avez dit à Manu,
12:22l'ami du Standard qui vous a accueilli,
12:23que vous, vous avez voté quoi ?
12:25Macron en 2017.
12:26Et pour vous, l'idée de re-voter un candidat
12:29qui pourrait être affilié de près ou de loin
12:31à Emmanuel Macron, c'est impossible ?
12:32Alors très clairement, oui.
12:34Pour être totalement transparent,
12:35j'ai effectivement voté sur le candidat en 2017
12:40par rapport aux idées qu'il portait.
12:43Je ne vous cache pas que ça s'est arrêté là
12:45et je n'ai plus jamais voté Macron
12:48ou pour la Macronie depuis.
12:50D'accord.
12:51Donc pour vous, ça a été vraiment la vaccination ?
12:53Voilà.
12:54L'idée d'ouverture était effectivement bien,
12:56sauf que ça a été trahison sur trahison derrière.
13:00On s'est retrouvés face à des gens
13:02qui savaient mieux que nous,
13:04voulaient notre bonheur,
13:05n'écoutaient personne.
13:06Et ça, ça a été le macronisme
13:11premier quinquennat
13:12avec des gens aux responsabilités
13:14qui savaient mieux que les adversaires,
13:17mieux que la population.
13:18Ça a débouché sur la crise des gilets jaunes,
13:20sur énormément de crise.
13:21En réalité, vous, Loïc, si je vous comprends bien,
13:23ça a été ce qu'on a beaucoup rapproché
13:26au camp macroniste au début,
13:28c'est-à-dire la fameuse pensée complexe,
13:30l'arrogance des débuts.
13:31Ce n'est pas de la pensée complexe,
13:33c'est de l'arrogance.
13:34Tout court.
13:35Nous sommes plus intelligents que nous,
13:36nous savons,
13:38écoutez-nous, faites ce qu'on vous dit
13:40et ça se passera bien.
13:41Et je suis désolé, quelque part,
13:43on est toujours dans cette logique-là.
13:45Quand je vois aujourd'hui qu'on est en train...
13:47Effectivement, on ne peut pas retirer ce parti
13:49d'être pro-européaniste.
13:51Dans l'absolu, aujourd'hui,
13:52ce n'est plus ce que les gens veulent.
13:53Les gens ne veulent pas d'une Europe puissante,
13:57elles veulent d'une Europe des nations.
13:59Et c'est comme ça que l'Europe sera puissante.
14:00Or, aujourd'hui, dans le logiciel macroniste,
14:04qu'est-ce qu'il ne reste ?
14:05Il ne reste que l'Europe résoudra tous nos problèmes.
14:07Il faut leur lui donner encore plus de pouvoir.
14:08C'est ce que soulignait à l'instant Arlette Chabot,
14:10c'est-à-dire la conviction européenne.
14:14Je suis d'accord avec Mme Chabot.
14:16Ça fait quelques années.
14:17Merci beaucoup, mon cher Loïc,
14:18d'avoir été avec nous ce matin au 0826 300 300.
14:22Et on accueille Olivier pour participer également à la conversation.
14:25Bonjour, mon cher Olivier.
14:26Bonjour à tous.
14:27Merci de m'accueillir.
14:28Merci à vous d'être avec nous ce matin.
14:30Pour vous, comment vous regardez la prochaine présidentielle ?
14:33Est-ce qu'en effet, l'étiquette macroniste sur le front d'un candidat,
14:37ça vous fera fuir forcément ?
14:39Alors, je vais vous dire,
14:39je vais amener une petite touche humoristique.
14:42Je sais qui va être notre prochain président.
14:44Ah, vous avez une bonne conviction, dites-nous tout.
14:47Oui, et ce n'est pas celui que j'aurais choisi, croyez-moi.
14:51C'est M. François Hollande.
14:52Alors, quand je dis ça, je lui fais de la publicité et ça m'énerve,
14:54mais je vais vous expliquer mon raisonnement.
14:57Si on écoute un peu ce qui se passe en ce moment sur les sondages,
14:59on a deux blocs LFI et RN.
15:01Donc, ça veut dire que le troisième, c'est la zone entre LFI et RN.
15:05Et c'est eux, a priori, c'est-à-dire nous, je me mets dedans,
15:09qui sont censés faire un peu le tri et organiser un peu la défense.
15:13On va encore avoir une tête rachée, excusez-moi l'expression,
15:16de candidats qui ne seront pas spécifiquement plus identifiables les uns que les autres.
15:21Ok, Olivier Faure, ok, M. Kluxman, ok, machin.
15:24Donc, ce sera le seul qui va sortir son épingle du jeu.
15:26Mais si, s'il se présente, ce sera le seul mec rassurant qui pourra fédérer.
15:30Vous allez avoir un nuage de gens qui vont arriver.
15:32Alors, encore une fois, ils vont nous parler du pouvoir d'achat.
15:34Le dernier truc dont j'ai envie d'entendre parler à cette présidentielle,
15:37c'est le pouvoir d'achat.
15:38Il est important, évidemment.
15:39Mais là, moi, je vois, j'ai un métier un peu public où je sonne un peu les gens.
15:43Les gens ont peur, en ce moment, ils ont peur de plein de choses.
15:46Alors, l'Iran, évidemment, enfin, le conflit avec les réseaux énergétiques,
15:50ils se rendent compte, grâce à ce conflit,
15:52que le pétrole, ce n'est pas infini et qu'un jour, ça coûtera 3,50 euros.
15:55Donc, vous dites, en fait, la multitude d'inquiétudes qui apparaît d'un peu partout, mon cher Olivier, fera...
16:00Voilà, ça m'énerve.
16:02Alors, écoutez-moi bien, mon cher Olivier.
16:03On va vous appeler, et vous allez nous appeler assez régulièrement dans les candidats,
16:07et on va suivre avec vous, vous serez un peu notre sondeur Hollande.
16:10Vous serez le patient zéro du hollandisme 2027,
16:13et on suivra ça attentivement avec vous.
16:15Merci beaucoup d'avoir été avec nous, mon cher Olivier, à propos de cette question.
16:18En effet, l'étiquette Macronie sera-t-elle un discrédit pour l'élection présidentielle ?
16:23Vous nous répondez oui, à près de 96% sur le site, sur l'application et sur les réseaux sociaux.
16:28D'un mot, pour conclure cette conversation, Arlette Chabot, Franck de Dieu.
16:30Est-ce que l'hypothèse Hollande, en effet, vous la jugez et vous la jugez crédible, Franck de Dieu ?
16:34Le raisonnement d'Olivier est très juste.
16:36C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez quand même beaucoup de Français
16:40qui ne vont pas voter pour le RN ou pour la France insoumise,
16:44à ce moment-là, il y aura une compétition au sein du Bloc central.
16:47Y aura-t-il, dans ce contexte-là, et surtout s'il y a, je dirais,
16:51un contexte international très chaotique ?
16:55Y aura-t-il une prime pour l'ancienneté, la crédibilité ?
17:00Et puis aussi une certaine attitude de bonhomie.
17:04Ça jouera.
17:05Est-ce que ça jouera ?
17:06On s'en remettra.
17:07Oui, ça jouera.
17:08Et je pense que le raisonnement d'Olivier se tient.
17:10Et d'un mot, Arlette Chabot, est-ce que la candidature,
17:13et peut-être même la réélection de François Hollande,
17:15c'est quelque chose qui germe dans votre esprit ?
17:17Alors, la réélection d'un président qui n'a pas été candidat une première fois
17:23pour tenter justement d'être élu, c'est quand même très difficile.
17:26L'expérience, évidemment, joue en sa faveur, notamment sur le plan international,
17:30mais ça va être effectivement compliqué.
17:32Ou alors, les Français vont aller totalement de l'autre côté.
17:35Quelqu'un qui n'a aucune expérience, ce serait dans ce cas-là, Jordan Bardella.
17:39Soit l'un, soit l'autre.
17:40Merci beaucoup, Arlette Chabot, et merci beaucoup, Franck Daudieu, rédacteur en chef.
17:43À Marianne, dans un instant, la vérité en face, c'est cette question.
17:45Est-ce que quand on voit le sujet qui était à la une de notre matinale tout à l'heure,
17:49des villes Rennes qui se font boycotter avec des artistes qui refusent de venir,
17:52des festivals qui sont annulés, des personnalités qui abeillent au boycott,
17:55et des associations financées d'ailleurs la plupart du temps pour les villes
17:58qui appellent avant les élections à faire un vote républicain ?
18:01Vous avez compris ce qu'on appelle un synonyme de barrage ?
18:02Est-ce que tout ça, c'est encore crédible ?
18:04Est-ce que pour vous, on doit continuer, si on doit continuer à le combattre,
18:07en tout cas, à battre le Rassemblement National de cette façon ?
18:10Est-ce que vous n'en avez pas marre de ce que certains appellent déjà le cirque
18:13de ces artistes, de ces intellos, de ces associations
18:15qui jouent toujours un peu le même refrain depuis des années ?
18:18Est-ce que c'est crédible tout ça ?
18:19Vous nous appelez 0826 300 300, c'est notre débat pendant une heure d'émission.
18:22A tout de suite.
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