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Macron dit "non" au Mercosur : sincère ou coup de com' ?
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il y a 22 heures
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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-01-09##
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00:00
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Maxime Liedot.
00:08
0826 300 300 pour cette question que l'on vous pose au standard sur le site sudradio.fr ainsi que l'application et les réseaux sociaux.
00:15
Est-ce que, en disant non officiellement au Mercosur, comme le Président de la République Emmanuel Macron l'a assuré hier soir,
00:21
est-ce que, tout simplement, il est le sauveur des agriculteurs 0826 300 300 ?
00:27
Arlette Chabot, vous le disiez, c'est une décision naturellement dictée par, on va dire, la politique intérieure.
00:34
Est-ce qu'il va pouvoir capitaliser d'une certaine manière dessus ? Est-ce que c'est de nature à calmer la colère agricole ?
00:39
Alors, je ne crois pas, parce que la colère agricole, elle est liée à beaucoup d'autres sujets qui, eux-mêmes, touchent la politique française.
00:47
Et puis, l'attitude du gouvernement à l'égard des agriculteurs, ceux qui le demandent.
00:51
Et puis, il y a toujours une épisotique qui est en cours avec des discussions et des revendications sur la demande de non-abattage,
01:00
si je puis dire, d'un cheptel entier quand une bête est touchée.
01:05
Donc, il y a beaucoup d'autres sujets.
01:08
Pour beaucoup, je pense, les syndicats agricoles, évidemment, étaient hostiles aux traités du Mercosur, le sont toujours d'ailleurs.
01:18
Donc, je pense qu'il n'y a aucun bénéfice.
01:21
Il y a effectivement évité une censure qui aurait pu être votée par les Républicains.
01:27
Et là, c'est quand même le souci numéro un du Président de la République,
01:32
parce qu'on n'imaginait pas une seconde que les Républicains pouvaient censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu sur ce sujet.
01:39
Bon, on savait qu'il pouvait y avoir une motion de censure, évidemment, du Rassemblement National.
01:44
Donc, là, je pense que ça a été un sérieux avertissement.
01:47
Sur le fait de choisir le non, il n'y a pas vraiment de bénéfice que ça ne bloque pas, effectivement, le processus.
01:55
Mais au niveau national, de dire, regardez, j'ai tenu ma parole, j'ai entendu la colère, j'affirme la position de la France.
02:00
C'est ce que nous a dit, par exemple, le ministre, il y a quelques minutes, en disant, contrairement à ce qu'on dit, ce n'est pas symbolique.
02:05
La France, on va dire, prend son courage à demain.
02:07
Oui, la France prend son courage à demain.
02:09
La France avait pour objectif de constituer une minorité de blocage qui aurait effectivement stoppé et empêché la ratification.
02:16
Elle n'a pas réussi à le faire.
02:17
Il y a eu un petit sursis par le choix de Georgia Meloni de demander un peu plus.
02:23
Mais on savait que finalement, elle accepterait, elle dirait oui au traité.
02:27
Donc, je ne pense pas que la France, effectivement, en tire un bénéfice.
02:32
Encore une fois, s'il y avait une minorité de blocage, c'était une victoire française.
02:37
Là, au fond, la France accepte d'être minoritaire au sein de l'Union européenne.
02:43
Pays fondateur, dit-on.
02:44
Bah oui, c'est important quand même de rappeler de l'Union européenne.
02:47
Elle accepte d'être minoritaire.
02:48
Mais en dehors du bénéfice politique attendu par le Président,
02:53
je ne vois pas que dans l'opinion, il y ait effectivement un bénéfice à en tirer.
02:58
0,826, 300, 300, et ce, par un nom ferme et catégorique,
03:02
le Président de la République se positionne en sauveur des agriculteurs.
03:05
Ou au contraire, est-ce que ça va être un coup de com' supplémentaire,
03:08
un peu vu comme un coup d'épée dans l'eau ?
03:09
Vous avez la parole, 0,826, 300, 300.
03:12
Sur ce sujet, Frédéric Dhabi, est-ce qu'il peut d'une certaine manière recapitaliser
03:16
quelques points peut-être le Président de la République en disant
03:19
« J'ai entendu votre colère, la preuve, j'ai renié quand même ma conviction européenne
03:23
pour aller porter un nom franc devant Ursula von der Leyen ? »
03:26
Oui, ça peut jouer à la marche quand on sait que la principale critique
03:29
adressée par les Français au Président, c'est un manque d'écoute,
03:32
c'est un manque d'empathie, c'est ce triptyque terrible.
03:34
Il ne nous connaît pas, il ne nous écoute pas, il ne nous comprend pas.
03:36
Mais ce qu'a dit Arlette Chabot est tout à fait fondamental
03:40
et c'est le reflet, le symptôme de cette crise du politique en France.
03:44
Qu'est-ce qui est traditionnel dans l'imaginaire des Français ?
03:47
Un Président dit quelque chose, c'est comme si la chose était faite.
03:51
Un Président, une décision présidentielle doit être absolument effective
03:54
et ne pas s'apparenter à un coup de com' ou un coup d'épée dans l'eau
03:58
si l'Europe passe outre.
04:00
Et c'est vrai que là, on voit la frustration possible des Français
04:05
et c'est exactement la même chose de ce qui s'est passé au Parlement
04:07
pendant le vote du budget.
04:09
Lors d'un déplacement, un jeune vient me dire
04:12
c'est formidable, l'Assemblée vient décider de nationaliser Arsenault.
04:16
Non, c'était un petit vote qui allait être balayé de part en main.
04:20
Notre crise politique, Maxime, notre crise parlementaire,
04:23
c'est une crise du résultat, c'est une crise de la capacité politique
04:26
à, je dirais, gérer la vie, à agir concrètement, à changer la vie.
04:31
Et là, une fois de plus, malheureusement, c'est le risque.
04:33
Les Français sont à l'écoute de Sud Radio
04:35
et ils sont également au 0826 300 300.
04:37
Je vous propose de les écouter.
04:38
Bonjour Christian.
04:39
Oui, bonjour.
04:40
Bonjour à vous tous.
04:42
Bonjour Monsieur, vous êtes avec nous ce matin.
04:44
Oui, c'est nous qu'on vous remercie
04:46
par rapport à l'information qui est donnée par tous les médias,
04:51
du moins certains.
04:52
Et donc, oui, après, moi, sur la décision de M. Macron,
04:57
je suis désolé, la défense, il fallait qu'elle soit bien avant,
05:03
pas au dernier moment.
05:04
Et là, ça aurait une importance si son vote,
05:07
et là, on verrait vraiment s'il est contre,
05:09
si son vote était la voix qui fait le blocage.
05:14
Là, il n'y a rien.
05:15
Vous, d'une certaine manière, Christian,
05:17
vous dites que là, le président de la République
05:18
ne prend pas de risque, il dit non par principe,
05:21
il a passé son petit coup de fil, il fait un tour de piste.
05:22
Voilà, c'est hypocrite, je trouve ça hypocrite, complètement.
05:27
Vous avez vu le ton de la porte-parole du gouvernement
05:31
hier pour les manifestations ?
05:32
Oui.
05:33
Je suis désolé, moi, je suis prêt, moi, je suis à la tête,
05:37
je la vire, je la vire.
05:39
La façon qu'elle a eu, le ton, elle a raison,
05:42
elle dit, il ne faut pas, son rôle de ne pas laisser faire,
05:46
mais le ton employé, c'est déplorable.
05:49
Les ordres aux préfets de mettre les tracteurs en fourrière,
05:53
ils ne voient pas qu'il n'y a pas que les agriculteurs
05:59
qui sont mécontents.
06:00
Pour vous, qu'est-ce qu'elle a fait, selon vous, Christian ?
06:02
C'était quoi, c'était une manière plus que maladroite
06:05
de jeter un peu d'huile sur le feu ?
06:07
Oui, alors...
06:08
Mais ce n'est pas la première fois
06:09
venant de la porte-parole du gouvernement.
06:10
Oui, oui, pas dans le sujet, mais le ton,
06:12
le ton employé, on avait l'impression.
06:15
Je ne sais pas si elle a le même ton,
06:17
on avait les problèmes qu'il y a ailleurs
06:19
avec les trafiquants de drogue.
06:21
Moi, je suis désolé, mais là, c'était...
06:24
C'était totalement déplacé, en réalité, Christian.
06:28
Oui, totalement.
06:28
Et c'est ce que vous nous dites, c'est maintenant.
06:30
Merci beaucoup.
06:32
Allez-y, finissez la question.
06:33
J'ai juste une question.
06:34
Si l'agriculture disparaît de France
06:37
ou s'ils ne tiennent plus,
06:38
parce que là, on est...
06:40
Moi, je suis maintenant à la retraite,
06:42
mon fils a repris,
06:43
mais ils sont à la limite financière.
06:44
Si on disparaît...
06:47
Donc, vous dites, à la limite financière,
06:48
expliquez-nous un peu, Christian,
06:49
la situation en deux, trois mots, c'est quoi ?
06:52
Ah, ils sont en zone rouge, là.
06:54
Là, c'est zone rouge.
06:55
C'est-à-dire que...
06:56
Là, ils sont à ne plus pouvoir payer...
07:02
C'est dramatique, je vous le garantis.
07:05
C'est dramatique.
07:06
Dramatique.
07:07
Donc, à un moment donné,
07:08
qu'est-ce qu'on va devenir ?
07:09
Que ça va être un pays de friches ?
07:13
Et tous nos contrôleurs,
07:16
ils vont devenir quoi ?
07:16
Ils n'auront plus d'emplois.
07:17
Oui, avec tout l'écosystème autour,
07:19
évidemment, qu'apportent les agriculteurs.
07:21
Merci beaucoup, Christian,
07:22
d'avoir été avec nous
07:23
et surtout d'avoir fait preuve
07:24
de parler vrai au 0826-303.
07:27
C'est vrai que même
07:29
quand le président de la République
07:31
donne l'impression
07:31
de faire un pas en avant,
07:33
il y a la sensation,
07:33
pour prendre le féminisme d'Arlet Chabot,
07:35
qu'entre les différentes contradictions,
07:37
les Français ont quand même retenu
07:39
que la parole n'était pas fiable.
07:40
Oui, c'est vrai que c'est ces contradictions.
07:41
Il y a ce doute sur la parole politique
07:43
et ce que dit Christian me touche beaucoup
07:45
et ça reflète ce qu'on voit
07:47
dans beaucoup d'enquêtes qualitatives.
07:49
C'est à tort ou à raison,
07:50
mais on n'est pas là pour juger,
07:51
c'est la perception des Français.
07:52
Il y a une crise de l'écoute,
07:53
il y a une crise de la considération,
07:55
ce que dit Christian.
07:57
Je n'ai pas tout à fait écouté
07:58
ce qu'a dit la parole-parole Maude Bréjean,
07:59
qui est quelqu'un de plutôt habile,
08:01
mais le ressenti de sa parole
08:03
est particulièrement fort,
08:05
s'il y a ce sentiment
08:05
que les gens ne sont pas écoutés,
08:07
voire respectés.
08:08
Elle avait dit que notamment
08:09
au moment où les tracteurs arrivaient,
08:11
qu'il était hors de question
08:12
que ça se fasse
08:12
et que ce n'était pas le lieu
08:13
pour manifester.
08:14
Et donc, on va dire que dans ce lieu-là,
08:16
la souplesse qui était prônée
08:17
par l'intérieur
08:18
a pu avoir d'autres tonalités.
08:21
Merci beaucoup Frédéric David
08:22
d'être venu dans le studio
08:23
de Sud Radio ce matin,
08:24
notamment pour cette enquête
08:25
que vous signez
08:26
concernant le moral des Français.
08:28
Enquête IFOP,
08:29
Fiducel, Sud Radio.
08:30
Et merci beaucoup Arlette Chabot
08:31
d'avoir été avec nous
08:32
pour bien commencer l'année.
08:34
On vous retrouve tous les vendredis.
08:35
Dans un instant,
08:36
on poursuit la conversation.
08:37
0826 300 300
08:38
et cette question,
08:39
est-ce que par le nom
08:40
au Mercosur venant de la France,
08:42
est-ce que le président de la République,
08:43
Emmanuel Macron,
08:44
se positionne en sauveur
08:45
des agriculteurs ?
08:46
Vous, vous avez la parole.
08:48
Sud et votre radio.
08:48
A tout de suite.
08:49
Sous-titrage Société Radio-Canada
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