- il y a 2 jours
La pression fiscale ne cesse d’augmenter, les libertés publiques font débat, et le sentiment de déclassement gagne du terrain. Dans cette émission d’Alerte Générale, Philippe Prigent, l’avocat volcanique, livre une analyse directe et sans détour sur l’évolution du pouvoir en France.
Fiscalité jugée étouffante, décisions politiques de plus en plus contestées, régulation des réseaux sociaux, rôle des institutions et défiance croissante envers les médias : plusieurs signaux interrogent sur le fonctionnement réel du système. À travers ses prises de position et son franc-parler, Philippe Prigent aborde une question centrale : les citoyens ont-ils encore une prise sur les décisions qui les concernent ?
L’émission revient également sur la transformation du rapport entre le pouvoir et l’opinion publique, entre communication politique, contrôle du discours et tensions sociales.
Une discussion franche sur les libertés, la fiscalité et les équilibres démocratiques dans un contexte de plus en plus tendu.
Fiscalité jugée étouffante, décisions politiques de plus en plus contestées, régulation des réseaux sociaux, rôle des institutions et défiance croissante envers les médias : plusieurs signaux interrogent sur le fonctionnement réel du système. À travers ses prises de position et son franc-parler, Philippe Prigent aborde une question centrale : les citoyens ont-ils encore une prise sur les décisions qui les concernent ?
L’émission revient également sur la transformation du rapport entre le pouvoir et l’opinion publique, entre communication politique, contrôle du discours et tensions sociales.
Une discussion franche sur les libertés, la fiscalité et les équilibres démocratiques dans un contexte de plus en plus tendu.
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00:03Musique
00:23Bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, merci, bonsoir à vous.
00:29Bienvenue dans Alerte Générale, l'émission des gens qui en ont gros,
00:32et on peut dire qu'on en a de plus en plus gros, à tel point que tel scisif.
00:35Nous essayons chaque jour, chaque semaine, qui se fait de faire le pari de l'intelligence
00:39dans un pays entouré de cons, c'est compliqué, mais on continue.
00:42Et on ne lâche pas l'affaire, ce soir on reçoit un invité, justement,
00:45qui ne prend pas de gants, avocat, observateur engagé,
00:48Philippe Prigent est avec nous ce soir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir.
00:52Un ton direct, impertinent, argumenté, on va parler fiscalité,
00:56liberté publique, dérive institutionnelle, démocratie européenne,
01:00c'est la démocratie !
01:02J'adore faire l'axe en allemand, et avec ça on se sent bien en Europe,
01:07et derrière, bien sûr, où est-ce qu'on en est dans la dictature ?
01:11Est-ce qu'on peut utiliser ce terme ? Ou pas du tout ?
01:14Et puis, vivevons-nous un enfer fiscal, ou simplement une république soviétique socialiste ?
01:19Avec nous pour en parler également, Patrick Ivar, commissaire de visionnaire honoraire, bonsoir.
01:24Bonsoir.
01:25Et vous, chers publics, évidemment, où vous pourrez réagir à nos débats.
01:30Et tout de suite, pour commencer, comme d'habitude, c'est l'édito de Nicolas qui est en forme.
01:41Chers amis, bonsoir, merci d'être là, chers publics, bien entendu.
01:45On va parler ce soir, la France est en train d'être détruite dans une brutalité incroyable,
01:51mais eux, ils sont obsédés par quoi ? Par 2027, ils sont obnubilés par l'Elysée
01:55et par le pouvoir d'une république bananière ruinée.
01:58Il n'y a qu'une seule chose qui les excite, prendre la place de Macron l'année prochaine.
02:02Alors, ce sont toujours les mêmes trognes, les mêmes tronches,
02:05les mêmes mariolles qu'on subit depuis 20 ans, voire 30 ans, pour certains.
02:09Bruno Rotaioio, alors son truc, lui, c'est l'ordre et la France des gens honnêtes.
02:13Mais l'ordre, on l'a vu à l'œuvre, Bruno Rotaioio, face aux colères agricoles,
02:17il a envoyé les centaures et les CRS, face à nos amis agriculteurs,
02:21car face, une nouvelle fois, à la colère populaire, des honnêtes gens.
02:24Un homme du système qui vend du rétablissement et de l'ordre, je l'ai déjà dit,
02:27un homme du système qui s'effarcit, une nouvelle fois, nos agriculteurs.
02:30Il faut toujours insister là-dessus.
02:32Un homme du système qui nous a fait le coup du patriote
02:34et qui s'emmaillote dans le drapeau européen.
02:38Edouard Philippe, tiens, lui, c'est le candidat du système,
02:41c'est le Davos boy, Edouard Philippe, on l'aime beaucoup.
02:4480 kilomètres imposés, la taxe des ciels, c'est lui.
02:47Les gilets jaunes, il s'en est occupé.
02:49Confinement et la fin des libertés, c'est toujours lui.
02:51C'est celui qui professait aussi qu'en 2021,
02:54on ne pouvait jamais prévoir la dernière goutte qui ferait exploser la colère.
02:58Et aujourd'hui, Edouard Do, gonflé artificiellement par les médias,
03:03nous prépare avec Macron une Medvedev Poutine.
03:06J'ai dit une bêtise là, pour 2032.
03:09Alors, franchement, ceux qui vont botter Edouard,
03:11lever la main, manifestement, ça ne marche pas.
03:14Gabriel Attal, c'est autre chose, on va parler de lui,
03:16c'est la créature parfaite du système, c'est zéro accro, zéro rupture,
03:19100% pitch-o-pingo.
03:21Il y a eu une rupture avec la fin de ses journées.
03:22Ah oui, c'est vrai, c'est vrai, il l'a dit.
03:24Ils se sont remis ensemble.
03:26Oui, ils se sont remis ensemble, une grande histoire d'amour.
03:28L'homme de sa vie, l'homme de sa vie.
03:29Alors, Gamin, Belle de Foin a des convictions en texture,
03:32deux tuyaux d'arrosage.
03:33Objectif, rester toujours près du beurre, toujours au bon moment.
03:36Après avoir participé à la destruction du pays avec Choupiné 1er,
03:39maintenant, il explique qu'il sait diriger un pays et qu'il a des idées.
03:43Alors, franchement, Gabi, entre nous, on s'en tamponne le cervelet.
03:47Bruno Le Maire, c'est le ministre inoxydable au renflement brun du déficit.
03:52Ouais, Bruno !
03:53Merci beaucoup.
03:54Bruno 2027 !
03:55Avec Bruno, c'est le renouveau.
03:57Il avait fait combien à la primaire ?
03:59Oh, il n'a pas fait grand-chose.
04:01Le type a défoncé donc les déficits publics de la France
04:04et voulait mettre l'économie russe à genoux, rappelez-vous.
04:07Alors, c'est dans ses livres que ces personnages ont manifestement
04:09ont passé le plus clair de leur temps de cette position
04:12entre deux gros quignons de fesses.
04:14Dans n'importe quelle entreprise, en fait, Bruno,
04:16un type avec un tel résultat aurait pris la porte dans la tronche.
04:20Mais lui, non.
04:20Il a fait 7 ans de boulettes et aujourd'hui,
04:22il pense sérieusement à se représenter.
04:25François Hollande.
04:28Alors là, les amis, on atteint un sommet.
04:30Un sommet, un quinquennat marqué par une impuissance chronique,
04:33une popularité de chambre froide
04:35et un charisme d'huître qui l'a même empêché de se représenter.
04:39Son quinquennat s'est fait sur un scooter avec deux pains au chocolat
04:42et son action politique a pesé au bas mot le poids de trois pots de flambie.
04:47Alors, François, merci pour ce moment.
04:49Mais franchement, on ne revient pas et ne revient jamais.
04:51Jérôme Guedj, qui aligne des bulles comme un enfant,
04:54aligne des légos républicaines, européennes, universalistes,
04:57laïcs, social, écologistes, antiracistes, progressistes.
05:00Tout y est, sauf l'essentiel, la colonne vertébrale.
05:04Blublu, le mec de Léa Salamé,
05:05est amoureux fou de la Georgie,
05:08a lui aussi opté pour la présidentielle.
05:10Mélenchon, le tribun wish imposé à l'IFI,
05:13se réauscille la partie avec le marche-pied du communautarisme
05:16et le meilleur pour la fin, les amis, Jordan Bardella.
05:22Le Chipendels, prépubère de l'Afrique nationale
05:24qui écrit des livres avant d'en lire,
05:26est allé se faire prendre le portrait avec sa nouvelle copine,
05:29Maria Carolina, en polo chemise en Corse.
05:31Alors, quand on sait que le RN s'affiche comme un parti anti-système,
05:34les huit pages sur match, bien préparées,
05:36ça fait quand même très très très système.
05:39En réalité, nous allons devoir nous empêguer
05:41cette fournée de clowns du système.
05:43Ils ont tous, à des degrés divers,
05:45participé à la mécanique.
05:46Ils ont gouverné, co-gouverné, validé et détruit
05:49ou ont laissé détruire le pays
05:50à des degrés et des responsabilités diverses.
05:53Et aujourd'hui, ils vendent de la rupture
05:55et ça énerve de plus en plus des Français
05:57qui, tous les jours, sucent des cailloux.
05:59Parce que pendant qu'ils répètent leur élément de langage,
06:01le pays, lui, n'en peut plus.
06:02Il ne croit plus.
06:03Il n'attend plus.
06:04Il ne peut plus voir ces vallées de Bruxelles
06:06et du mondialisme en peinture.
06:08Et comme le disait, le regretté Michel Audiard,
06:10c'est pas parce qu'on n'a rien à dire
06:11qu'il faut fermer sa gueule.
06:12Et à force de l'ouvrir,
06:14le baril de poudre qui est devenu la France,
06:16monté sur une grosse palette de C4,
06:18finira par vous péter la gueule.
06:19On vous aura prévenu.
06:20– Justement, on va parler, pour cette alerte rouge,
06:29de ce baril de poudre monté sur une palette
06:31sur une tonne de C4 qu'est la France.
06:33C'est une image qui m'a parlé.
06:35Je dois dire, merveilleuse,
06:36parce que c'est vrai que c'est pas parce qu'on empêche
06:39les gens de parler sur les réseaux sociaux,
06:40c'est pas parce qu'on les mutile quand ils descendent dans la rue
06:43que la colère descend.
06:45Il y a une question, vraiment,
06:46c'est ce sentiment de déclassement permanent
06:49qui est là, qui colle à la peau en France.
06:51L'idée qu'on a beau travailler plus,
06:53on ne gagne pas plus.
06:54Et qu'en revanche, l'État taxe toujours plus.
06:58Est-ce qu'à un moment,
06:59il va falloir rentrer dans le débat difficile du modèle social ?
07:03Macron a essayé avec les retraites,
07:04on a vu le résultat.
07:06Est-ce que le modèle social français est condamné
07:09ou y a-t-il une porte de sortie ?
07:11– Alors, vous posez la question de modèle social,
07:13vous employez le mot modèle.
07:15Vous voyez ?
07:16Moi, quand je vois un machin qui nous mène à une banqueroute,
07:18je me dis, est-ce que c'est un modèle ?
07:20– Comme un modèle économique, c'est-à-dire,
07:21on prend un truc, bon après,
07:22l'URSS était un modèle économique.
07:24– Exactement, on a un modèle au sens où l'URSS
07:26était un modèle économique,
07:27et ça fait une très bonne transition,
07:29parce que Mikhail Gorbatchev disait dans les années 90,
07:32la France est le seul pays où le communisme a réussi.
07:34Donc on voit que ça ne marche pas.
07:37Mais effectivement, France, dans les années 90,
07:39on était déjà dans un modèle assez largement collectiviste,
07:41et Gorbatchev, de bonne foi, disait, effectivement,
07:44ça ressemble un peu au communisme,
07:45ce que vous arrivez à faire fonctionner mieux que nous,
07:47et c'est vrai que ça fonctionne un peu mieux que l'URSS,
07:49bon après, le terme de comparaison est l'URSS,
07:51donc forcément, il ne faut pas s'attendre
07:52à des résultats exceptionnels.
07:54Mais effectivement, on a un modèle social
07:55qui est absolument fascinant,
07:57puisqu'on a à peu près 18 millions d'inactifs retraités,
08:01on a quelques millions d'inactifs qui sont au RSA
08:06qui ne coûtent pas très cher,
08:07parce que l'URSA, c'est 650 euros,
08:08et on a, allez, 2 à 3 millions d'agents publics,
08:13fonctionnaires, parapublics,
08:14qui, sur le papier, ont un emploi
08:17dont on peut se demander dans quelle mesure
08:20ils travaillent vraiment,
08:21ils servent vraiment à quelque chose.
08:22– Surtout à France Télé.
08:23– Exactement, surtout à France Télé,
08:25mais on pourrait multiplier les exemples.
08:27Dans le plus caricatural,
08:28il y a probablement la fonction publique territoriale.
08:30Très honnêtement, vous regardez
08:32la fonction publique territoriale,
08:34il y a beaucoup de gens qui ne servent pas à grand-chose,
08:36et on pourrait littéralement arriver et dire,
08:37écoutez, on va juste fermer le service,
08:40ou on va virer les gens au hasard.
08:42Vraiment.
08:43– Au hasard, oui, ça peut être une loterie.
08:45– Mais la masse des gens qui ne travaillent pas dans ce pays,
08:47ou qui font semblant de travailler,
08:49est littéralement supérieure à la masse des gens qui travaillent.
08:51C'est-à-dire que quand on fait des élections,
08:55on se demande aux gens,
08:56écoutez, il y a à peu près 46 millions d'électeurs environ,
08:59et là-dedans, vous avez littéralement,
09:02avec probablement des qualités personnelles,
09:04mais vous avez une majorité de gens qui vivent
09:06de la ponction de l'argent des autres,
09:07et une minorité de gens qui vivent de leur travail.
09:10Donc forcément, vous êtes en train de présenter à des gens,
09:12écoutez, est-ce que vous pensez
09:14qu'il faut baisser la ponction de sang,
09:15et vous avez littéralement une majorité de vampires ?
09:18– Donc forcément, les vampires vous disent,
09:19ben non, pas déconner,
09:20et là, pourquoi Dracula est-il élu ?
09:22Ben Dracula, c'est assez normal,
09:24est élu parce que les vampires sont majoritaires.
09:26Donc quand on parle de modèle social français,
09:29on parle d'un mécanisme qui a 57% de dépenses publiques,
09:32la masse de la redistribution là-dessus
09:36fait que plus de 50%,
09:38littéralement plus de 50% de nos dépenses
09:41sont de la redistribution.
09:42On a la chance de parler aujourd'hui,
09:44et il y a quelques jours, l'INSEE,
09:46donc pas forcément une institution spécialement
09:49anti-fonction publique, anti-redistribution,
09:51anti-socialiste, c'est l'INSEE quand même.
09:53Je veux dire, c'est littéralement l'institut de la statistique
09:55au Kremlin dans les années 80,
09:57le truc, il n'est pas de troupes anticommunistes.
09:59Et là, que vous dit l'INSEE ?
10:01L'INSEE vous dit, ben écoutez, c'est simple,
10:04après redistribution,
10:05tout le monde gagne assez proche,
10:09les écarts de revenus sont très faibles,
10:11il y a quelques personnes qui sont en haut,
10:12qui arrivent à s'échapper,
10:13en ayant vraiment énormément de production de richesse,
10:16mais sinon, les écarts de revenus sont à peu près,
10:19sont très faibles,
10:20les ouvriers et les employés ne gagnent rien à la redistribution,
10:23littéralement, avant et après redistribution,
10:25c'est pareil pour les ouvriers et pour les employés,
10:26donc on a un modèle social qui n'aide pas les ouvriers et les employés,
10:30c'est assez intéressant,
10:30même l'URSS s'était dit,
10:32il faut qu'on fasse quelque chose pour la classe ouvrière,
10:33en France, on a un communiste qui marche mieux,
10:35donc on ne fait rien pour la classe ouvrière,
10:36c'est là qu'il faut être futé.
10:38Vous êtes les entrepreneurs,
10:40par exemple, pour les mettre dans les professions indépendantes,
10:42qui vont avec les professions indépendantes et les chefs d'entreprise,
10:43par exemple, vous parlez des agriculteurs,
10:45vous êtes agriculteur, vous êtes un entrepreneur,
10:47littéralement, il faut bien produire quelque chose,
10:48sinon vous n'arrivez pas à faire tourner votre compte de résultats.
10:51Cela s'appauvrisse quand même un peu.
10:53– Et on essaie de les transformer en fonctionnaires.
10:55– Exactement, les cadres s'appauvrisse,
10:58par contre, qui s'enrichit massivement ?
10:59C'est les inactifs.
11:00Et on a une redistribution massive,
11:03très bien exposée par l'INSEE d'ailleurs,
11:05massive au profit des inactifs,
11:06au point d'ailleurs qu'aujourd'hui,
11:07la France est un pays extraordinaire
11:09où les inactifs gagnent plus que les actifs.
11:11– Alors, deux questions.
11:12D'abord, un, est-ce qu'il y a du travail pour tout le monde ?
11:15Parce qu'il y a beaucoup d'inactifs,
11:16et quand on regarde les offres d'emploi,
11:17il n'y en a pas à hauteur du nombre d'inactifs.
11:20Et deux, pourquoi on entend toujours cette rangel,
11:23de l'immigration nécessaire pour, justement,
11:26sauver ce modèle social,
11:27alors qu'on a déjà autant d'inactifs ?
11:28– Alors, c'est probablement parce qu'on est gouverné par des truffes.
11:32Non mais je veux dire, il y a un moment…
11:33– Applaudissements
11:36– Je dis, on est gouverné par des truffes,
11:39et à un moment, il faut aussi que les gens se prennent en main.
11:42Parce que moi, j'aime beaucoup…
11:44Enfin, j'avais un très bon professeur d'histoire,
11:45quand j'étais beaucoup plus jeune,
11:47qui disait, l'Athènes de Périclès est dirigée par Périclès
11:49parce qu'elle le mérite.
11:50La France de Clémenceau est dirigée par Clémenceau
11:52parce qu'elle le mérite.
11:53La France de Richelieu est dirigée par Richelieu
11:56parce qu'elle le mérite.
11:57Et au bout d'un moment, si vous avez Charles VI, le folle,
11:59le type était littéralement cinglé,
12:01il est resté au pouvoir pendant un moment,
12:03c'est parce qu'effectivement, le niveau n'était pas terrible.
12:05Il y a aussi pour qui on vote.
12:07Et il y a aussi le peuple qui, malheureusement,
12:09n'a pas le niveau…
12:10Je suis désolé de le dire, mais on a eu, en France,
12:131974, la France est un des pays en richesse par habitant
12:16les plus riches au monde.
12:17Littéralement, on a la richesse par habitant des États-Unis
12:20malgré deux guerres mondiales qui ne nous ont pas aidés.
12:22On a la richesse par habitant de la Suisse.
12:25Littéralement, vous regardez la France, la Suisse,
12:27c'est pareil, il est de côté.
12:28Donc, on est un pays extrêmement riche en 1974,
12:30quasiment plus de dette publique.
12:31Arrive la crise pétrolière.
12:32Alors, arrive la crise pétrolière,
12:34mais ça a affecté les États-Unis, ça a affecté la Suisse.
12:36La Suisse, il n'y a pas beaucoup de pétrole.
12:38Et puis, littéralement, c'est essentiellement des montagnes.
12:40Vous faites de l'aménagement du territoire en Suisse,
12:42vous ne partez pas avec un gros bonus.
12:44C'est clairement compliqué.
12:46Vous avez de quoi faire deux, trois barrages,
12:47mais sinon, c'est compliqué.
12:48Et on s'est effondré, économiquement, en 50 ans,
12:51mais parce qu'on a choisi, du point de vue économique,
12:53un modèle collectiviste.
12:55Et pour répondre directement à vos questions,
12:58vous dites très bien, est-ce qu'il y a du travail pour tout le monde ?
13:01C'est une très bonne observation.
13:03Et en fait, on ne se rend pas compte que la destruction des entreprises
13:07est la cause d'il n'y a pas de travail.
13:08Parce qu'en fait, grosso modo, comment vous faites pour gagner de l'argent ?
13:12Enfin, on dit du travail pour tout le monde.
13:13En fait, la question, c'est, je reformule ce que vous aviez en tête,
13:16ce n'est pas le travail, c'est la création de valeur.
13:17La question n'est pas de savoir si vous travaillez,
13:19parce que si vous travaillez et que ça ne sert à rien,
13:20ce mois-là, on va devenir inspecteur des finances.
13:22La question, c'est de savoir si vous produisez quelque chose
13:24qui a de la valeur, évidemment.
13:27Pour produire de la valeur, il faut que vous ne soyez pas trop taxés,
13:30parce que sinon, vous vous dites, et c'est tout à fait normal,
13:32mais en fait, pourquoi je bosserais ?
13:34Et c'est normal.
13:35Moi, je le vois avec beaucoup de gens que je connais
13:37qui peuvent bien gagner leur vie, même très bien gagner leur vie,
13:40qui disent, mais en fait, la taxation marginale,
13:42ce que je vais gagner, que je vais consommer,
13:45enfin, ce que je vais produire comme richesse en plus,
13:47je vais être taxé à plus des deux tiers.
13:49Si vous êtes taxé à plus des deux tiers
13:51entre les impôts directs et les impôts indirects,
13:54quelle est la motivation, littéralement,
13:55pour rester travaillé entre 20h et 23h ?
14:00Littéralement, vous ne l'avez pas.
14:02Alors, vous avez des gens qui vont quand même le faire un peu par orgueil,
14:05par passion, et ainsi de suite,
14:06mais il y a beaucoup de gens qui ne vont pas travailler.
14:08Et le problème, c'est que si vous avez des gens qui décident de ne pas travailler,
14:12alors que ce sont les créateurs de richesse, ce sont les entrepreneurs,
14:15ils ne vont pas embaucher.
14:16Et c'est normal, parce qu'en réalité, la grande majorité des gens…
14:18– Le coût du travail, déjà, est un problème.
14:19– Exactement, mais les gens, et c'est tout…
14:21Exactement, ça va jouer de deux manières.
14:23La première, c'est que si vous n'avez pas le type qui est entrepreneur,
14:25qui a envie de créer une entreprise et d'embaucher des gens,
14:27comme la plupart des gens sont salariés,
14:29ce n'est pas du tout un problème, c'est très bien d'être salarié,
14:31mais comme la plupart des gens sont salariés
14:33et qui ne vont pas créer une entreprise eux-mêmes,
14:35si le type qui crée des entreprises a décidé qu'il n'allait pas travailler,
14:38parce que bon, au bout d'un moment, qu'est-ce que ça lui rapporte ?
14:40Les emplois ne seront pas créés, parce que vous n'aurez pas de salarié.
14:42Donc là, vous avez un premier problème énorme,
14:44qui est que les gens qui pourraient créer des richesses se disent
14:46« En fait, est-ce que je suis motivé à le faire ? »
14:49Ils ne le font pas.
14:50Et évidemment, comme on a une économie qui fonctionne
14:53avec un chef d'équipe qui est l'entrepreneur
14:55et des gens qui fournissent énormément de travail
14:56et de valeurs ajoutées derrière potentiellement,
14:58si l'entrepreneur décide un peu comme un entraîneur de foot
15:00« Non, franchement, je ne vais pas…
15:02Non, les matchs, on ne va pas les jouer, j'en ai rien à faire,
15:04un match sur deux, on ne va pas le faire parce que ça ne me rapporte rien »,
15:07il ne créera pas d'emploi.
15:08Et le deuxième, c'est effectivement le coût du travail.
15:11Aujourd'hui, et je recommande aux gens d'aller regarder
15:13URSAF, profession libérale, URSAF, salarié,
15:16pour une fois que nos cotisations servent à quelque chose,
15:18alors c'est nous expliquer combien ils nous prennent de fric,
15:20donc je pense qu'ils ont déjà…
15:21– Non, ils sont obligés, c'est pour se justifier aussi.
15:23– Exactement, mais c'est intéressant parce qu'ils vous montrent
15:26combien vous gagnez, et en réalité, très rapidement,
15:30dès qu'on est un peu au-delà du SMIC,
15:32très rapidement, plus de la moitié de votre argent vous est pris par l'État.
15:36Littéralement, la formule de Gorbatchev,
15:38un communisme qui fonctionne, à peu près.
15:40Donc évidemment, si vous coûtez à votre employeur 50 000 euros par an
15:43et que vous en percevez à peu près 25 000
15:45entre les impôts directs et indirects,
15:47quelle est la motivation ?
15:49Vous n'avez pas forcément d'intérêt à travailler.
15:51Donc ça fait qu'il y a plein d'activités qui pourraient avoir lieu,
15:54y compris à l'exportation,
15:56et qu'on n'a pas parce qu'en fait, ce n'est pas rentable.
15:59Et c'est vrai que si vous dites en tant qu'employeur à des gens,
16:01écoute, est-ce que tu peux vraiment travailler ?
16:03– La question, ce n'est pas combien vous faites forcément d'heures,
16:06c'est de savoir avec quelle intensité vous les faites.
16:08On peut faire des heures en disant, ouais, j'arrive à 9h du matin,
16:11je pars à 17h30, vous êtes dans l'administration,
16:13vous n'avez rien foutu au milieu,
16:14vous êtes un bonhomme qui travaille à l'Arcom,
16:16si on veut, en un sens, vous êtes là 40 heures par semaine.
16:19Mais voilà, c'est plus pour décorer et animer la machine à café.
16:22– On a à côté de vous, Patrick Ivers,
16:24qui a été fonctionnaire de police.
16:26– Ah oui, oui, je suis, alors non seulement fonctionnaire de police à la retraite,
16:29je peux faire honoraire parce que c'est plus sympa qu'à la retraite,
16:31parce que j'ai l'impression d'être à la charge de maître.
16:35– Complètement !
16:36– Mais c'est pas grave, vous vous aimez bien quand même.
16:38– Je ne sais pas, parce que vous ne m'avez pas encore entendu.
16:42Mais effectivement, je vous ai écouté avec grand intérêt,
16:46mais cher maître, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
16:50Pourquoi ?
16:51Parce que déjà, bon, moi, ça m'est arrivé de travailler un petit peu quand même.
16:54J'étais fonctionnaire, donc fonctionnaire de police.
16:56Ça m'est arrivé de travailler peut-être un petit peu avant 9h le matin.
16:59Des fois, vous savez, 6h, police, ouvrez, machin, ça m'est déjà arrivé.
17:04Au-delà de 17h, pareil.
17:06Et au-delà de 20h et même 23h, je ne vous raconte même pas.
17:11Et tout ça pour quelque chose dont vous n'avez pas parlé,
17:16qui n'est pas l'appât du gain, mais qui est quelque chose de fantastique,
17:20qui est en train de se perdre dans ce pays, c'est le sens du devoir,
17:24l'admégation.
17:26C'est-à-dire, des gens, ils sont flics, ou gendarmes, ou militaires.
17:32J'en fréquente quelques-uns.
17:34Eh bien, les mecs, ils sont payés pareil à la fin du mois.
17:37Mais quand même, ils vont au boulot.
17:39Et quelquefois, pour les militaires, voire les policiers,
17:41jusqu'à peut-être un petit peu risquer leur vie parfois.
17:44Et ça, ce sens du devoir, c'est quelque chose qui se perd avec les jeunes générations,
17:49j'ai remetté.
17:50Pourquoi ? Parce qu'en fait, moi, je suis plus ancien que vous, c'est évident.
17:55Je suis né en 1960, donc je suis d'une autre génération.
17:57Je suis de la génération des boomers qui sont, je le découvre, des vampires aussi.
18:01C'est bien, je suis vampire.
18:04Alors avant, j'étais que boomer, maintenant je suis vampire.
18:07Je n'ai pas le sentiment d'avoir volé mon traitement quand j'étais flic.
18:12Et alors là, le comble de l'horreur, c'est que je n'ai pas non plus le sentiment
18:16de voler ma pension de retraite maintenant que je suis retraité.
18:20C'est mon état d'esprit.
18:22C'est mon état d'esprit, c'est comme ça.
18:23Je me dis, certes, je suis à la retraite, mais je n'ai volé personne.
18:29Pourquoi ? Parce que j'ai payé la retraite de vos parents.
18:31Sans doute grands-parents.
18:33Et parce que je l'ai fait, là aussi, j'allais dire, je ne dis pas avec joie
18:39parce que donner de l'argent, ce n'est jamais très drôle non plus,
18:41mais je l'ai fait quand même de bon cœur en se disant,
18:44si je vis dans ce pays-là, c'est grâce à eux.
18:46Parce que grâce à leur travail, je suis ce que je suis aujourd'hui.
18:50J'ai réussi, issu d'un milieu social très modeste,
18:53j'ai réussi quand même à être ce que je suis.
18:55Être invité par TV Liberté, c'est quand même top.
18:59Et finalement, je dois quelque chose à ce pays.
19:01Donc, j'en reviens à ce sentiment de sens du devoir, d'abnégation, etc.
19:06Ça n'a pas de prix, ça.
19:07Ça n'a pas de prix.
19:08Alors, je ne dis pas qu'il faut mercer 10 000 euros par mois de pension de retraite,
19:12ce n'est pas ça, je n'en suis pas là.
19:14Mais quand même, ayez un petit peu de considération
19:17pour les générations qui vous ont précédées,
19:20parce qu'on n'était pas des fainéants quand même.
19:22Et puis, on n'était pas non plus des profiteurs.
19:24Et comme je le lis sur les réseaux sociaux,
19:27où je suis quand même assez présent,
19:29on n'est pas des salauds de boomers,
19:32ou des générations maudites,
19:34ou ordures de retraités.
19:36On dit des choses terribles.
19:40Donc, j'ai travaillé.
19:41Il se trouve aussi que par ailleurs,
19:43j'ai trois enfants, les trois travaillent,
19:47et ils ne me regardent pas méchamment quand je les croise.
19:50C'est vrai, ils sont presque contents que je les ai élevés,
19:54qu'ils aient eu de quoi manger, s'amuser, faire des études.
19:58Ils sont très heureux dans leur vie.
20:00Et c'est le sens de la vie, ça aussi.
20:02C'est-à-dire que j'ai payé les retraites de vos parents, grands-parents.
20:06Maintenant, désolé, c'est à vous de payer la mienne.
20:09Et puis ensuite, on va continuer.
20:11– Justement, c'est vrai, et on va en parler peut-être.
20:13– Oui, voilà.
20:14– Parce que c'est la question de ce modèle social cassé,
20:18qui fait que peut-être qu'à cette époque-là, il y avait le plein emploi,
20:21il y avait suffisamment de quoi payer pour tout le monde.
20:22– C'est vrai.
20:23– Aujourd'hui, il y a quand même un vrai problème.
20:24– Mais il fallait nous le dire avant que c'était…
20:26– Ah, mais ce n'est pas de votre faute.
20:27Mais justement, on va avoir ce débat-là, il va continuer.
20:30– On va en parler, mais…
20:31– À l'instant, parce que…
20:32– Philippe, une réponse rapide,
20:34parce qu'on a explosé le temps de cette séquence rapidement.
20:35– Non, mais c'est important.
20:37– Un système qui repose sur l'abnégation,
20:40ça peut fonctionner potentiellement avec des individus,
20:42mais dire à quelqu'un, tu ne vas pas être payé vraiment,
20:45mais il faut faire preuve d'abnégation,
20:46c'est le comportement d'un seigneur vis-à-vis d'un cerf médiéval.
20:50Travail esclave.
20:51Ce n'est pas comme ça qu'on fait fonctionner une économie libérale.
20:53Ça permet de faire fonctionner dans une certaine mesure
20:55un système collectiviste, parce que tu vas travailler
20:58même si tu ne vois pas le fruit de ton travail.
20:59Pour l'immense majorité des gens normaux,
21:01je suis désolé, je travaille, j'ai envie de garder le fruit de mon travail.
21:04– Alors, on continue le débat.
21:06– Et on passe à la séquence, le grand déballage.
21:09– Merci à tous, chers amis, merci, chers publics d'être là avec nous ce soir.
21:20Et merci à vous, partagez, likez, bien entendu cette émission.
21:22Vous le savez, parlez-en autour de vous, vous êtes à l'air général
21:25que je co-présente avec l'ami Alexis Poulin du débat,
21:28ici avec Philippe Président et Patrick Ivar, c'est très intéressant.
21:30Et maintenant, cette séquence sur les dérives démocratiques
21:33et verrouillages du système, notamment Emmanuel Macron
21:36nous a fait un petit discours devant le 500 maires,
21:38c'était formidable, on avait tout le monde,
21:39on avait Benoît Payan, on avait Emmanuel Grégoire,
21:41on avait Mickaël Delafosse de Montpellier aussi,
21:43et il a tenu, il fallait domestiquer les réseaux sociaux,
21:46et il n'a pas dit que ça, mais tout de même,
21:48quand on prend ce discours, qu'on l'écoute un peu,
21:50on se dit que Choupiné Premier, il a peur de rien,
21:52et que les maires, manifestement, il n'y en a pas un
21:55qui a levé le nez, et une nouvelle fois,
21:57cette réception a été organisée, payée.
21:59– Il aurait pu dire…
21:59– Il va m'asservir, il s'accroche chale !
22:01– Concrètement, cher Philippe Président,
22:05là-dessus, Emmanuel Macron, domestiquer les réseaux sociaux,
22:07censurer, ont évité les ingérences étrangères
22:11dans les élections à venir, là, on est quand même pas mal en ce moment.
22:13– Alors, on est pas mal, mais alors malheureusement,
22:16c'est la continuation d'une grande pulsion française de censure.
22:20C'est-à-dire que, formule qui vient pas de moi,
22:23qui vient d'un ancien président à la cour de cassation,
22:25quand j'étais en stage auprès de lui, donc il y a longtemps maintenant,
22:27et qui me disait, vous savez Philippe,
22:28nous sommes le pays de la déclaration des droits de l'homme,
22:31pas de leur mise en œuvre.
22:32– C'est vrai.
22:32– On est très très bon en déclaration.
22:33– Ah, très bon ça, ça c'est bon ça.
22:34– Et malheureusement, c'est tout à fait le système français.
22:37C'est-à-dire qu'on a eu, une grande partie du XIXe siècle,
22:41un mécanisme théoriquement de liberté d'expression,
22:44mais en pratique, c'était très verrouillé.
22:45Quand on parle, on a eu une liberté de la presse, c'est vrai, en 1881,
22:51mais on s'aperçoit que depuis les années 70, ça a régressé,
22:55et au fond, qu'est-ce qui se passait même en termes de liberté de la presse ?
22:57C'est qu'on a toujours eu de la part de la caste dirigeante française,
23:00l'idée que, non mais la liberté c'est pour nous en fait,
23:03c'est pas pour vous bande de gueux, non mais faut quand même pas rêver.
23:07Ce qui choque énormément dans les réseaux sociaux pour la caste dirigeante,
23:11qui est essentiellement l'administration française,
23:13ce sont essentiellement des hauts fonctionnaires qui prennent ce genre de décision,
23:16c'est, en fait, nous devons pouvoir déterminer qui a le droit de parler
23:19et qui a le droit de ne pas parler,
23:21et l'idée que les gens puissent donner leur avis,
23:24ça leur paraît insupportable, mais j'allais dire, de bonne foi.
23:27Ils n'ont jamais eu l'idée que les gueux allaient pouvoir parler.
23:30Dans leur idée, c'est un système où les mandarin,
23:32les hauts fonctionnaires peuvent parler,
23:34et ils sont agacés d'ailleurs, y compris par des entrepreneurs,
23:37parce qu'en fait, c'est même pas un critère de richesse ou pas de richesse,
23:40on voit avec ses qualités ou ses défauts,
23:42mais le groupe Bolloré qui est en but de l'hostilité de l'administration,
23:45on peut pas dire que Vincent Bolloré est un misérable,
23:47où on dit, non c'est un gueux, c'est pas un gueux,
23:49mais le problème c'est qu'il appartient pas à la haute fonction publique,
23:51donc en fait, comme il n'est pas dans la haute fonction publique,
23:53Vincent devrait fermer sa gueule.
23:55Il est milliardaire, oui peut-être, mais est-ce qu'il a fait l'ENA ?
23:57Il n'a pas fait l'ENA, donc il se tait.
23:59Il y a une idée en France profondément répandue
24:01dans la caste dirigeante qu'il faut faire taire les gens,
24:04et on parle d'Emmanuel Macron,
24:05Emmanuel Macron est un problème bien entendu,
24:07mais c'est beaucoup plus profond que ça malheureusement,
24:09c'est-à-dire que toute la haute administration française,
24:12on le voit dans les décisions du Conseil d'État ou de l'ARCOM,
24:14qui est peuplée de Conseil d'État,
24:15est profondément liberticide.
24:17– Peu qu'il y a une forme de complicité Philippe, il y a un nom ?
24:19– Oui, alors de complicité, et c'est tout à fait ça,
24:22il y a un esprit de caste généralement répandu.
24:24Vous allez voir des conseillers d'État, il y a eu un recours,
24:26plus de raison de faire, mais qui était intéressant,
24:28qui était de dire, mais regardez, 90% du temps de parole va,
24:32y compris avant les dernières législatives,
24:34va de l'arc Mélenchon à LR, tendance Retailleau, et ainsi de suite,
24:40qui sont la majorité, ils sont coalisés au deuxième tour
24:43des élections législatives 2024, grand bien leur face.
24:45Bon d'accord, donc ces gens-là représentent un peu presque 60% du corps électoral,
24:50ils ont 90% du temps de parole.
24:52Est-ce qu'on peut savoir pourquoi les adversaires ont 10% du temps de parole ?
24:54Vous allez dans un tribunal, vous imaginez, on dit,
24:56bon, alors le procureur va avoir 90% du temps de parole,
24:59vous pour votre défense, les gens sont là exactement…
25:02– Oui, c'est une vague.
25:05– Voilà, même au procès de Moscou, les mecs essayaient d'être plus discrets
25:07pour que ça ressemble à quelque chose.
25:09Et là, malheureusement, le conseil État dit, non, on ne voit pas le problème.
25:13Vraiment, enfin, je ne vois pas ce qui vous choque.
25:14Qu'est-ce qui… Non, vraiment, il n'y a pas de problème.
25:17Et les interventions de l'ARCOM régulièrement pour faire taille aux opposants,
25:21on le voit, qui mettent des sanctions en centaines de milliers d'euros.
25:24La loi sur la liberté de la presse, justement, c'était un mécanisme libéral,
25:27les sanctions sont plafonnées à quelques dizaines de milliers d'euros,
25:29et ainsi de suite.
25:30C'est prononcé par un juge judiciaire avec un vrai débat judiciaire.
25:33Non, on ne va pas avoir un débat judiciaire, c'est trop libéral ça.
25:36On va avoir un système administratif, littéralement,
25:38comme sur n'importe quel régime autoritaire,
25:40où on ne va pas aller devant des juges parce que c'est trop…
25:42On va aller au Conseil d'État, ce n'est pas vraiment des juges,
25:44tout le monde le sait, et l'administration, en réalité, fait ce qu'elle veut.
25:47Et là-dessus, profondément, la classe dirigeante française est très liberticide.
25:52On le voit aussi dans ce qui a été infligé à Pavel Duroff, pour Télégramme.
25:56On a arrêté quelqu'un qui venait en France en disant,
25:59non mais en fait, il va falloir que vous censuriez les opposants politiques,
26:02sinon on vous garde au trou.
26:03– D'ailleurs, Elon Musk était convoqué.
26:05– D'ailleurs, Elon Musk était convoqué.
26:06– Il n'est pas venu.
26:07– Il a raté l'heure de son édition libre.
26:09– Non mais Elon Musk a très bien dû…
26:12– D'ailleurs, vous avez réagi là-dessus, sur X.
26:15– Non mais il a raison, son avocat a dû lui dire,
26:18non mais arrêtez, la France, ce n'est pas une démocratie libérale,
26:20enfin c'est une blague, il ne faut pas venir dans ce pays autoritaire,
26:23donc si vous venez, on va vous le garder en prison,
26:26et comment plus en France…
26:27– On va faire une paire duroff, quoi.
26:28– Exactement, et on est un pays en France,
26:30quand on est atteinte à la liberté d'expression,
26:31où maintenant, aujourd'hui, on n'est pas aussi dingue qu'au Royaume-Uni,
26:34les Britanniques sont un stade devant nous,
26:36mais on est en train de les rattraper, on fait de notre mieux.
26:39Les Britanniques, aujourd'hui, sont pires que nous,
26:41mais en France, on voit les sanctions hors com',
26:43on voit ce qui est arrivé à Pavel duroff,
26:45on voit qu'on est tout à fait capable d'arrêter quelqu'un
26:47et de le maintenir en prison pendant des mois,
26:50s'il ne fait pas ce qu'on lui dit,
26:51je veux dire, la justice française est capable d'arrêter un bonhomme,
26:55comme Elon Musk, et de le garder en prison pendant des mois,
26:57s'il ne s'aide pas.
26:57– À domicile.
26:58– À domicile, mais ils sont capables de le mettre en détention provisoire,
27:01qu'est-ce qui va les bloquer ?
27:02– Oui, il pourrait.
27:03– La culture française, de l'administration française,
27:05est très liberticide, ça c'est inquiétant,
27:08et ce qui est inquiétant aussi,
27:09parce que les juges ne vivent pas complètement déconnectés
27:12du reste de la population,
27:14c'est qu'une partie de la population,
27:15je ne dis pas qu'elle est majoritaire, je ne sais pas,
27:17mais une partie de la population est au fond assez à l'aise avec la censure.
27:21On regarde, je trouve que c'est très intéressant
27:22de regarder la gauche du spectre politique.
27:24Pendant très longtemps, la gauche était très sévère,
27:28à juste titre, envers Adopi, envers le CSA,
27:30en disant qu'est-ce que c'est que cette institution liberticide ?
27:33Sauf qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ?
27:34Ah non, il faut donner plus de pouvoir à l'ARCOM.
27:37Regardez le nombre de fois où on va sur des réseaux sociaux,
27:39où on regarde des commentaires sur les réseaux sociaux,
27:41ou des commentaires dans les médias traditionnels,
27:44disant que fait l'ARCOM.
27:45Effectivement, le réflexe c'est,
27:46ce monsieur dit quelque chose avec lequel je ne suis pas d'accord,
27:48au lieu de le contredire,
27:49on s'est contredis, on a échangé.
27:51Au lieu de dire, non, je pense que vous vous trompez,
27:54même avec parfois des mots un peu durs, peu importe.
27:56Mais le réflexe c'est, non, non,
27:58il faut faire venir quelqu'un pour faire taire mon opposant,
28:01et puis s'il n'est pas d'accord,
28:02on lui met des millions d'euros d'amende pour le faire taire.
28:04C'est très révélateur de la façon de voir…
28:07Non, mais c'est très révélateur du comportement de la population
28:09et du fait qu'une partie de la population,
28:11peut-être pas majoritaire,
28:13mais a une aspiration violente à la censure
28:15et à faire taire les dissidents.
28:17– Après, je trouve qu'il y a effectivement
28:19une pulsion liberticide de réduction des libertés d'expression,
28:22mais vous qui avez été dans la police,
28:24je trouve que la justice est parfois extrêmement clémente
28:26quand il s'agit de priver de liberté des individus dangereux
28:29ou qui devraient être en prison.
28:32– Alors, ce n'est pas tout à fait comme ça
28:33que les choses doivent se présenter.
28:36Tout ce que décrit Maître Prigent,
28:37c'est exact, de mon point de vue,
28:40et je l'ai vécu en tant que policier.
28:42C'est vrai, pourquoi ?
28:43Parce qu'il y a un système,
28:44il y a le système, on peut l'appeler l'état profond,
28:47qui nous dirige, qui nous manipule un petit peu,
28:50et puis tant qu'on est dans l'axe du système,
28:52tout se passe bien, mais si on sort un petit peu,
28:55là on est rappelé à l'ordre, effectivement.
28:56En ce qui concerne la police, très souvent,
29:00ce qui arrive au service de police d'investigation,
29:04j'entends un, c'est que quand on téléphone
29:07au terme d'une garde à vue relativement simple de 48 heures,
29:10on téléphone au procureur de la République vers les 18h, 18h30,
29:14et là le procureur, en général c'est une femme,
29:17une substitut du procureur qui dit,
29:18écoutez, oui je sais, c'est lui, oui il a tout avoué,
29:22oui mais je suis désolé, mais je ne peux pas le faire passer
29:24en comparaison immédiate, parce que j'avais 12 places,
29:27et là je viens de raccrocher, j'en suis déjà à 15
29:30que je présente demain, en comparaison immédiate,
29:34alors que je n'ai que 12 places,
29:36les magistrats du siège ne vont pas être contents,
29:38parce que, s'il vous plaît, peut-être encore une place pour moi,
29:41parce que le mien il mérite aussi, attendez, je vous rappelle,
29:44et puis c'est comme ça que ça marche la justice,
29:46et vous avez finalement un type qui va passer
29:48en comparaison immédiate, ou qui n'y va pas,
29:50parce que c'est plein, quoi,
29:53c'est-à-dire que le quota est plein,
29:54il y avait 12 places, ils en sont à 15,
29:56le type il va passer au travers de la justice,
29:58et puis il est remis dehors,
30:01convocation par OPJ pendant 8 mois, 9 mois,
30:03puis il va dire, ah ben j'ai changé, j'ai du travail,
30:06ma copine elle est enceinte,
30:07et puis bon, finalement, il n'est pas condamné,
30:10et puis qu'est-ce qu'il fait ?
30:11Ben il recommence, parce qu'il ne sait faire que ça,
30:12et puis les policiers vont le re-arrêter, etc., etc.,
30:15c'est comme ça que ça marche la justice,
30:17parce que, ça c'est mon point de vue,
30:19on a décidé une bonne fois pour toutes
30:21que dans ce pays, on avait 61 000 délinquants,
30:24parce qu'il y a 61 000 places de prison,
30:27ça veut dire que, comme il y a 61 000 places de prison,
30:30s'il y a des types en plus,
30:31il faut en faire sortir pour les mettre,
30:33parce que sinon ça ne marche pas.
30:35Alors, il y a un exemple que j'aime bien,
30:37et j'en termine par là,
30:38c'est notre cher président salvadorien,
30:41Boukele, il est formidable lui,
30:43parce que lui, il y a des types qui méritent d'être en prison,
30:46on en construit une, 40 000 places,
30:48il ne fait pas les choses à moitié le gars,
30:50il construit une prison en 4 mois,
30:52nous on est incapables,
30:53c'est 4 ans, c'est minimum,
30:55pour 2 000 places,
30:56lui, il construit en 4 mois une prison de 40 000 places,
30:58et il la remplie,
30:59et puis dedans, il met des types qui sont condamnés
31:01à 548 ans de prison,
31:03avec des tatouages plein de la tête là,
31:05il vaut mieux les avoir en prison que dans la rue,
31:06ça c'est le système Boukele.
31:08Alors, c'est sûr que le Salvador,
31:10ce n'est pas le pays des droits de l'homme,
31:11mais au moins, c'est le pays de la sécurité,
31:13alors à choisir entre être le pays des droits de l'homme
31:14et le pays de la sécurité,
31:15il faut demander aux gens ce qu'ils en pensent.
31:21– On va continuer en ce grand déballage,
31:24merci Philippe Rigeon d'être là,
31:25je voulais qu'on parle notamment,
31:26on a parlé justice notamment,
31:28on a parlé Emmanuel Macron,
31:29mais je voulais qu'on parle aussi un peu média,
31:31média mainstream,
31:32nos amis des médias mainstream,
31:33là aussi, est-ce qu'il n'y a pas une forme de responsabilité
31:35dans la situation actuelle du pays,
31:37dans cette façon de ne pas dire,
31:39ou d'éluder les questions,
31:41ou de laisser faire aussi à un moment donné ce qui se fait ?
31:43– Alors, il y a deux choses,
31:45la première, c'est que comme on vit dans un système de censure organisé,
31:49si vous êtes un média régulé,
31:51grosso modo,
31:52l'ARCOM peut vous retirer votre fréquence,
31:55là, je ne dis pas qu'ils ont raison, qu'ils ont tort,
31:57mais en fait, vous ne pouvez pas vraiment dire ce que vous voulez,
31:59parce que l'ARCOM peut,
32:00un, vous infliger des amendes en millions d'euros,
32:03si elle veut, elle peut,
32:04donc évidemment, vous avez un compte de résultat,
32:06quelqu'un vous dit, ça peut vous coûter des millions,
32:08c'est normal,
32:09le dirigeant d'entreprise se dit,
32:10bon, vous êtes gentil,
32:11mais moi, le but, c'est de ne pas faire faillite,
32:12parce que sinon, c'est une vraie contrainte entrepreneuriale,
32:16et là-dessus, c'est un baillon extrêmement efficace.
32:19Deuxième, c'est qu'on peut vous retirer sans motif
32:22votre droit d'émission,
32:23on l'a vu d'ailleurs avec toutes les autres chaînes que CNews,
32:27bon, on n'est pas d'accord avec Bolloré,
32:28on retire les droits d'émission,
32:30en réalité, on tue l'entreprise,
32:33on le remplace par des gens qui ne font pas du tout
32:35ce qu'ils avaient promis,
32:36on voit qu'Ouest France était censé avoir quelque chose,
32:39c'est visiblement une farce, il n'y a rien,
32:41et là-dessus,
32:43comme on vit dans un système de censure,
32:44ça a des vraies conséquences,
32:46c'est-à-dire que si vous vous dites,
32:47je vis dans un système de censure,
32:48c'est comme si vous regardiez
32:50la presse française des années 1830,
32:54vous dites, tiens, il y a des gens qui ne disent pas quelque chose,
32:56bah oui, mais si on le dit, on va être censuré.
32:57– Mais ce qui est terrible,
32:58c'est que tous les médias indépendants,
33:00numériques, etc.,
33:02sont mis maintenant dans ce qu'on appelle
33:03la zone grise de l'information,
33:05qui échappe à la régulation,
33:06et le Sénat est en train de s'intéresser à ça de très près,
33:09il y a eu des auditions,
33:10en disant qu'il faut absolument réguler
33:11ce qui n'est pas régulé,
33:12parce que là, tout nous échappe,
33:14et on pourrait avoir des ingérences étrangères,
33:16alors ça n'empêche pas que Kretinsky,
33:18un milliardaire tchèque,
33:19est propriétaire de je ne sais pas quoi,
33:20de médias français,
33:21mais ils veulent réguler maintenant
33:22ces zones grises,
33:23et appeler ça la zone grise de l'info,
33:25c'est quand même fort.
33:25– Dont nous faisons partie.
33:26– Dont nous faisons partie.
33:27– Dont nous faisons partie au passé.
33:28– Alors qu'on est quand même
33:29les zones colorées de l'info.
33:31– Pétillante, pétillante, pétillante, pétillante.
33:36De la part de gens qui ne cessent de nous parler
33:38des dangers du nationalisme,
33:40je suis très choqué qu'on soit si inquiet
33:42des ingérences étrangères.
33:43Parce qu'on n'arrête pas de nous dire
33:44qu'il faut accepter l'autre,
33:45qu'il ne faut pas faire preuve de xénophobie.
33:47Et là, on dit, écoutez,
33:47ce propos a été tenu par un mec
33:49qui n'a pas une carte d'identité française,
33:50est-ce qu'on peut le laisser parler en France ?
33:53Il faut être cohérent.
33:54Comme disait Talleyrand, je ne vais pas parler de nous.
33:55– Kretinsky a tous les droits.
33:56– Kretinsky a tous les droits, exactement.
33:58Mais quand on nous dit qu'il y a un risque
33:59avec l'ingérence étrangère,
34:00c'est un discours qui est éventuellement…
34:02À la limite, vous êtes Éric Zemmour ou Marine Le Pen,
34:04vous tenez ce discours-là,
34:05vous vous dites, c'est cohérent avec le reste
34:07d'eux, il faut se méfier de l'étranger,
34:08dans une certaine mesure.
34:09Je ne dis pas que c'est vrai,
34:10mais au moins, ça a un sens.
34:11Mais des gens qui vous disent,
34:12le plus grand danger, c'est la xénophobie
34:14et le nationalisme,
34:15pourquoi c'est un problème
34:16si quelqu'un nous donne un avis
34:18en venant de l'étranger ?
34:18– C'est les mêmes qui sont en amour
34:20devant la division Azov
34:21et les nationalistes ukrainiens
34:23parce qu'ils défendent
34:23la grande nation ukrainienne.
34:25C'est les mêmes, ça n'a aucun sens.
34:26Derrière, c'est Soros.
34:27– Exactement, ça n'a absolument aucun sens.
34:29Et en plus, quand on dit ingérence étrangère,
34:31il faut distinguer deux choses.
34:33Est-ce que c'est prendre le contrôle d'un pays
34:35ou est-ce que c'est simplement donner son avis ?
34:37Il faut quand même distinguer deux choses
34:38qui sont radicalement différentes,
34:40qui sont, est-ce que quelqu'un a acheté
34:43ou menacé de mort, corrompu d'une façon ou d'une autre
34:46vos fonctionnaires,
34:47et auquel cas c'est grave ?
34:48Par exemple, effectivement, si un juge prend des ordres
34:50d'une puissance étrangère, c'est un problème
34:52parce qu'il rend la justice au nom du peuple français.
34:54Mais quel est le problème ?
34:56À ce que des étrangers donnent leur avis
34:58sur le fonctionnement de votre pays.
35:00Pendant toute la guerre froide,
35:02les pays occidentaux, à raison me semble-t-il,
35:05ont donné leur avis
35:06et ont émis sur des canaux de radio
35:08pour permettre aux habitants des pays de l'Est
35:11d'être informés.
35:12On avait littéralement Radio Liberté,
35:14ainsi de suite, en disant, nous émettons.
35:16Et on n'a jamais dit, c'est une scandaleuse ingérence.
35:18– Si on prend cette logique,
35:19le Parti communiste français n'aurait plus le droit
35:21d'exister aujourd'hui dans la forme qu'il avait
35:22à l'époque de Georges Marchais.
35:23C'était un parti de l'étranger.
35:25– Exactement, c'était complètement un parti de l'étranger.
35:27– Et il avait droit à la parole,
35:28il a fait Mitterrand, enfin voilà, c'est…
35:30– Exactement.
35:30– C'est quand même dingue.
35:31– Et l'idée qu'il y ait une violence étrangère
35:32et que ce soit un problème parce que ça vient
35:34d'un État étranger, repose sur l'idée implicite que…
35:37Ah mais vous vous rendez compte,
35:38quand c'est une administration étrangère,
35:40c'est terrible parce qu'elle va nous mentir,
35:42mais quand c'est une administration française,
35:44elle ne va pas nous mentir.
35:45À quel moment vous avez l'impression
35:46que vos politiciens sont honnêtes ?
35:48– Après ça tombe bien,
35:49parce qu'il y a des politiciens qui sont aussi de l'étranger.
35:52Enfin, Macron c'est quand même le candidat McKinsey,
35:54ça n'a posé de problème à personne
35:56de voir toutes les rétrocommissions
35:57qu'il y a pu avoir après,
35:58l'affaire Alstom, scandale d'État,
36:00le regretté Olivier Marlet,
36:01ce qu'avait tout balancé.
36:02On est quand même dans un pays
36:04où on ment systématiquement,
36:07on raconte des cracks,
36:08pour parler, en fait, ce qui emmerde,
36:10c'est l'ingérence russe, plus qu'étrangère,
36:13et peut-être qu'à Thari, encore.
36:14– Alors, je vais être un peu différent,
36:16je pense que la chose qui embête le plus nos dirigeants,
36:19ce n'est pas l'ingérence russe,
36:21c'est l'irruption en France
36:22de la liberté d'expression à l'américaine.
36:24C'est ça en fait,
36:25où on a un choc culturel, d'ailleurs énorme,
36:28entre les deux côtés de l'Atlantique.
36:29Les Américains croient à la liberté d'expression,
36:32réellement.
36:32Je ne dis pas qu'il n'y a pas des limites,
36:33machin, tout ça,
36:34mais dans l'ensemble,
36:35chez eux, c'est vrai.
36:37– C'est fondamental.
36:38– Chez nous, non, en vrai.
36:40C'est pour ça qu'on n'a pas du tout
36:42les équivalents de la liberté d'expression américaine,
36:44c'est parce qu'on est un pays
36:45qui aime la censure profondément,
36:46il y a des tensions libérales,
36:48mais le fond du pays est plutôt d'aller à la censure,
36:50en tout cas aujourd'hui.
36:52Et ce qui est extrêmement choquant,
36:53et d'ailleurs ce nom qui pose un problème pour eux,
36:55ce n'est pas, par exemple,
36:56Russia Today en France,
36:58il y a des gens qui y allaient,
36:59mais ça ne touchait pas grand monde,
37:01c'est, et il y a un problème,
37:02parce qu'il y a un réseau qui est concerné par le problème,
37:04c'est Hicks d'Elon Musk.
37:06D'ailleurs on nous parle des ingérences étrangères
37:08depuis qu'Elon Musk a racheté Hicks
37:10et qu'Elon Musk a dit en fait
37:12qu'il allait appliquer aux Etats-Unis
37:14et donc qu'il allait le faire dans les autres pays
37:16presque les règles de liberté d'expression américaine,
37:19c'est-à-dire une vraie liberté d'expression
37:20de démocratie libérale.
37:21Ce à quoi notre casque de dirigeante dit
37:23non mais attendez, c'est quoi ce délire ?
37:25Parce qu'effectivement,
37:26avant Hicks était censuré,
37:28et comme Hicks était censuré,
37:30les autres réseaux sociaux
37:31pouvaient censurer eux aussi
37:33sans que ça se voit trop,
37:34mais ils étaient menacés.
37:35Par exemple, on vous parle de Facebook,
37:37Facebook a été menacé à nombreuses reprises
37:39et Zuckerberg dit très bien
37:40moi j'ai été menacé,
37:41j'ai été menacé le temps de Biden
37:42par les lois antitrust américaines.
37:44Vous avez la position économique de Facebook,
37:46vous avez en réalité une position dominante
37:48sur un marché,
37:49c'est-à-dire que si on veut vous taper dessus
37:50très fort, on peut.
37:51Google, c'est la même chose,
37:52vous prenez Google, YouTube,
37:53vous êtes YouTube,
37:54on vous menace d'une poursuite
37:56pour la position dominante,
37:57vous savez que vous êtes en position dominante,
37:59donc si l'administration a une mauvaise foi
38:00et veut vous sanctionner,
38:01elle pourra largement vous sanctionner.
38:03Donc, il y a des gens
38:04qu'on pouvait faire chanter
38:06et ce qui a changé,
38:07c'est une des principales choses
38:08qui a changé avec l'élection de Trump d'ailleurs,
38:10c'est la réduction massive,
38:12pas totale,
38:13mais la réduction massive de la censure
38:16qui a fait que beaucoup de gens
38:18peuvent accéder aux médias américains
38:20parce qu'effectivement,
38:21les médias américains ont peur
38:24du régulateur américain,
38:25de l'administration américaine,
38:26moins peur des administrations européennes,
38:28ce qui est normal d'ailleurs
38:29parce que les bons hommes sont aux Etats-Unis.
38:30Au bout d'un moment,
38:31si vous êtes X
38:31et que vous voulez désobéir à l'Union européenne,
38:33vous le pouvez,
38:34vous ne pouvez pas désobéir
38:35à l'administration américaine.
38:39– Ah, c'est l'heure de l'appel du château.
38:49– Oui, les gens applaudissent,
38:56ils n'ont pas le droit, d'accord.
38:57– Non, non, c'est parce qu'en fait,
38:59on avait une émission sur les libertés
39:00et oui, vous la regardez en haut.
39:03D'accord.
39:04Et, ok, non, mais très bien.
39:06Alors, donc, on pourra.
39:08On garde le passage avec Philippe Prigent.
39:10D'accord.
39:12Sinon, vous pensez vraiment que…
39:14parce qu'on avait parlé de la fiscalité aussi.
39:16Et ça, vous…
39:17D'accord, 4 milliards, oui.
39:20Ok, écoutez, monsieur le conseiller,
39:21merci beaucoup.
39:22J'espère qu'on pourra diffuser
39:24au moins deux minutes de l'émission.
39:25Bon, c'est mes amitiés à Nemo, c'est ça, au revoir.
39:29Bon, alors, ce n'est pas super.
39:30– Non, c'est pas super du tout.
39:31– Cette émission ne va pas sortir, je suis désolé.
39:34On allait beaucoup trop loin.
39:35– Oui, on est plus là.
39:36– Il faut faire des économies,
39:38me dit le conseiller à l'Élysée.
39:404 milliards, 6 milliards, 8 milliards,
39:42on ne sait plus vraiment.
39:44Est-ce que l'État français
39:46est capable de faire des économies ?
39:48– Alors, oui et non.
39:51Mais pourquoi ?
39:52– On dirait du le cornu.
39:53– Exactement, vraiment.
39:56– Le problème, c'est que devant chaque dépense,
40:03en réalité, il y a quelqu'un qui en profite.
40:06C'est-à-dire que la réalité,
40:07quand vous posez des difficultés,
40:08ce n'est pas de dire on va couper la dépense,
40:10c'est qu'en fait, le bonhomme qui en profite
40:11ne va pas être d'accord du tout.
40:13– Alors, il y en a qui ont largement profité.
40:14Prenons Gérard Larcher, par exemple.
40:16– Oui, Gérard, je suis d'accord.
40:18Mais ça fait une très bonne transition.
40:20Et les chiffres que vous avez mentionnés,
40:21le ministre des Finances a dit
40:23on va essayer de trouver 4 milliards.
40:25Quelles que soient les opinions qu'on a sur le sujet,
40:28je ne vais pas parler de la vie sexuelle des mouches,
40:30mais c'est ce qui me vient sérieusement à l'esprit,
40:32on a un trou à…
40:33– C'est-à-dire le ministre, ça, des mouches ?
40:35– C'est un ministre, ça, des mouches ?
40:36– On ne le connaît pas, mais…
40:38– On a un déficit public de l'ordre,
40:41presque, de 200 milliards d'euros.
40:43– Oui, donc 5 milliards, c'est pour dire…
40:44– Le mec qui vient avec 4 milliards,
40:46il est vraiment deux ordres de grandeur en dessous du problème.
40:49C'est-à-dire que la réponse normale de la personne qui vient,
40:52c'est de dire, écoutez, je viens vous voir,
40:54je vous dis que j'ai un cancer,
40:56vous m'expliquez que vous avez un médicament contre le rhume.
40:58– Mais c'est vraiment ça.
41:00Il y a une partie de mon activité…
41:01– Alors pourquoi faire ça, du coup ?
41:03On pourrait dire, au point où on en est,
41:05profitons de la vie jusqu'à la fin, tu vois.
41:07– Alors justement, c'est-à-dire que…
41:09Et c'est l'illustration de donner l'impression de faire quelque chose.
41:13Mais on est dans une situation financière,
41:15du point de vue de l'État,
41:16qui est analogue à celle de la France de l'Ancien Régime.
41:18La France de l'Ancien Régime est étranglée par les rentes.
41:21Ce qui coûte, dans le budget de l'État, c'est les rentes.
41:24D'ailleurs, au début de la guerre d'indépendance américaine,
41:26son ministre des Finances vient voir Louis XVI et lui dit,
41:29si on fait cette guerre, on va peut-être la gagner,
41:31ça a l'air jouable.
41:33Si on fait cette guerre, on va faire faillite.
41:35Littéralement, il le dit, au premier coup de canon,
41:37c'est la banqueroute.
41:39Le bonhomme, il dit, ah bon, on va quand même y aller, c'est classe.
41:43Il y a un côté beau geste, je ne dis pas…
41:45– C'est beau comme du Jean-Noël Barreau, quoi.
41:47– Exactement.
41:48Mais on se retrouve avec, qu'est-ce qu'il faut réduire ?
41:51Et le problème, c'est que si vous voulez réduire,
41:53vous avez deux contraintes.
41:54La première, effectivement, pour arrêter de vous appauvrir,
41:58littéralement pas pour rétablir les finances,
41:59juste pour arrêter de vous appauvrir,
42:00il faut que vous baissiez les dépenses de presque 200 milliards.
42:03– Impossible.
42:04– C'est extrêmement compliqué, parce qu'effectivement,
42:06il va falloir couper dans des dépenses.
42:09C'est très simple, il va falloir réduire les dépenses.
42:11Première dépense, plus de 25% retraite.
42:14Deuxième dépense, santé, essentiellement pour les retraités,
42:17ce qui est d'ailleurs logique.
42:19– Évidemment, vous allez finir tondu, Patrick.
42:21– Non, mais pour des raisons logiques, on sait très bien,
42:25et on a vu d'ailleurs…
42:26– La population vieillit, quoi.
42:27– La population vieillit.
42:28– À quel âge vous avez plus besoin de soins ?
42:29Est-ce que c'est quand vous avez 80 ans ou quand vous avez 18 ans ?
42:32À 18 ans, bon, ça va, quoi.
42:34– Normal.
42:34– C'est normal.
42:35– C'est tout à l'asile.
42:36– On a…
42:38– Mais ces deux premières dépenses, là,
42:40entre les retraites et les dépenses de santé pour les retraités,
42:43c'est plus de 700 milliards.
42:45C'est là qu'il y a l'argent.
42:46Donc, effectivement, si vous tapez là-dedans,
42:49effectivement, les retraités ne vont pas être contents.
42:51Parce que si vous leur dites, on vous baisse votre retraite,
42:53ou bien on arrête de vous…
42:54on vous baisse vos dépenses de santé,
42:57vous allez devoir les rembourser vous-même,
42:58vous allez, par exemple, devoir vendre votre maison,
43:00vendre votre assurance vie, ainsi de suite,
43:02pour payer votre train de vie,
43:03les gens ne vont pas être contents du tout.
43:05– Non, non, excusez-moi, pour payer l'EHPAD.
43:06– C'est pas la même chose.
43:06– Ou pour payer l'EHPAD.
43:07– C'est déjà le cas aujourd'hui.
43:08– Ou en fin de vie pour payer l'EHPAD.
43:10– C'est une question, quand même, de l'EHPAD,
43:11par l'EHPAD et la cibleur économique.
43:13– Ou par l'EHPAD, exactement.
43:14Mais à ce moment-là, vous avez une difficulté,
43:15qui est que les gens ne vont pas être d'accord.
43:17Et c'est d'ailleurs ce qui s'était passé
43:19à la fin de l'Ancien Régime.
43:20Parce que tout le monde voyait bien
43:21qu'il y avait des rentes qui coûtaient très cher.
43:23Tout le monde le voyait.
43:23Enfin, tout le monde était au courant.
43:25Et ce qui se passe sur les 4 milliards, par exemple,
43:27d'économies de ceci ou de cela,
43:28c'est le même phénomène qu'on a eu à la fin de l'Ancien Régime,
43:30où des gens se sont excités sur des non-sujets
43:33et pour donner l'impression qu'on allait s'intéresser
43:35aux problèmes sans rien faire.
43:37On avait un grand débat, par exemple,
43:38qui est, est-ce qu'il ne faudrait pas réduire
43:39les dépenses de la cour à Versailles ?
43:42Vous regardiez les comptes de la monarchie française,
43:45telles, dépenses de la cour à Versailles, c'est ça,
43:47les rentes, c'est ça.
43:49Donc, quand on est en train de...
43:49Enfin, je veux dire, littéralement, c'est pas un...
43:51D'ailleurs, c'est assez logique.
43:52Si vous avez des emprunts pour financer une guerre,
43:54ça vous coûte plus cher que les larbins
43:56pour un bal à Versailles.
43:57Enfin, je veux dire, en ordre d'idée, c'est normal.
43:59Et d'ailleurs, je vais vous couper, Philippe Prigent,
44:01c'est l'heure des comptes, justement,
44:02maintenant, c'est l'heure des comptes.
44:03Donc, on tombe qu'il poil.
44:04Allez, l'heure des comptes.
44:11Chers amis, on vous a sélectionné,
44:14comme chaque alerte générale,
44:15deux séquences sur Twitter.
44:17On va se régaler.
44:17La première, on regarde et on fait réagir nos invités.
44:20Ce qui est très frappant, c'est que dans la pratique sportive,
44:22il y avait le marathon il y a deux jours,
44:24on voit bien que, pour le coup,
44:25les mêmes salariés s'infligent des efforts,
44:27les colossaux se lèvent à 6h du matin
44:30pour courir des heures sous la pluie.
44:31Et même les salles de sport
44:32qui se multiplient dans toutes les villes françaises.
44:34Avant d'aller travailler.
44:35Oui.
44:36Le matin.
44:36Et en fait, qui cultivent une vraie nostalgie de l'usine.
44:38D'ailleurs, il y a toute une chaîne de salles de sport
44:41assez chiques à Paris qui s'appelle l'usine.
44:43Et c'est une nostalgie du monde industriel.
44:45On n'est pas bon ?
44:48Non, c'est une invité qu'on devrait avoir.
44:49Moi, j'aimerais…
44:50Je ne sais pas qui c'est, mais chapeau.
44:53Alors, soit elle était là…
44:55Anne de Guigny.
44:56Anne de Guigny.
44:56Bon.
44:57Mais alors, ce n'est pas une humoriste ?
44:59Non, non, non, non.
45:00Non, non, non.
45:01Non, mais d'ailleurs, il faudrait peut-être qu'elle se lance.
45:03Parce qu'il y a quelque chose à faire.
45:04Non, c'est impressionnant.
45:04Messieurs Philippe Rijand et après Patrick Évars, c'est l'usine, il y a une nostalgie de l'usine.
45:09D'où la salle de sport.
45:10D'où la salle de sport.
45:11Non, mais je trouve ça extrêmement intéressant parce que, vous voyez, moi, j'ai beaucoup de…
45:14Au départ, je suis un passionné d'histoire.
45:15Et je me dis, je lis l'histoire antique.
45:18Et en fait, on parle des Grecs qui faisaient de l'exercice physique.
45:21En fait, ils étaient des nostalgiques de l'usine.
45:22Avant la révolution industrielle, ce qui est d'ailleurs assez impressionnant,
45:26on voit le côté précurseur des Grecs.
45:27Oui, c'est ça.
45:27Et on se dit, en fait, on a une culture du sport en France et dans tout le monde occidental
45:34avant même la révolution industrielle.
45:36Je vous remercie d'avoir diffusé et de m'avoir dit que je m'avais fait découvrir ici
45:40parce que je pense que si je l'avais vu dans un autre cas,
45:42j'aurais cru que c'était une invention IA pour arriver de dire quelque chose d'aussi absurde.
45:47Mais merci beaucoup de confirmer que c'est vrai.
45:48Parce que ça paraît difficilement crédible quand même.
45:50Patrick Évars là-dessus.
45:52En fait, c'est intéressant parce que ça nous montre que, pour revenir à l'histoire antique,
45:56le premier ouvrier de l'histoire, c'est Philippidesque.
46:00Le gars, il court un marathon pour dire on a gagné, il meurt.
46:03Alors, il meurt en plein travail.
46:05Et puis qu'il arrive, il sent la nuit de finale et voilà, c'est la nuit internationale.
46:08C'est-à-dire qu'en fait, je suis désolé, mais elle est intéressante, cette dame-là,
46:11mais elle n'y connaît rien parce que le sport, pour en faire un petit peu de temps en temps,
46:15j'ai couru ce matin, par exemple.
46:17Je ne pensais pas que…
46:17Vous êtes un ouvrier, mon cher Patrick.
46:19Mais je ne le savais pas.
46:20Vous êtes un ouvrier nostalgique de l'histoire.
46:21Je ne le savais pas.
46:23Mais là, vous savez quelque chose.
46:24Le fait de faire du sport, c'est quelque chose qui nous ramène à une aliénation.
46:29Alors, c'en est peut-être une, mais c'est une bonne aliénation, je trouve.
46:33Bon, allez, on passe à la seconde séquence.
46:36Séquence.
46:39Je ne sais pas si vous avez vu cette hule de Marianne dans laquelle je déclare que je me prépare.
46:44Se préparer à quoi, comment, pourquoi ?
46:49Je me prépare parce que l'enjeu de l'élection présidentielle, il est majeur, il est historique.
46:54Pour la France, mais pas simplement pour la France.
46:57Du vote des Français va dépendre l'avenir de l'Europe et peut-être même la stabilité du monde.
47:02Se préparer, comment, avec d'autres, tous ceux qui le voudront,
47:06ceux qui, notamment, représentent la gauche réformiste.
47:09Chacun doit se préparer à sa façon.
47:11Moi, je me prépare avec les idées, les rencontres, la volonté de rassembler.
47:21On est vraiment chez les dingues.
47:22Ça y est, il y repense, François Hollande.
47:24Mais sérieusement ?
47:25Mais franchement ?
47:26Alors oui, si vous me permettez, je vais vous répondre avec une anecdote qui vient de Cicéron.
47:30D'accord.
47:32Cicéron raconte l'histoire d'une vieille dame qui voit arriver le nouveau tyran de Syracuse.
47:36Tout le monde le hut parce qu'il y a des gens le détestent.
47:38Et la première dame, discrètement quand même, on voit qu'ils sont hostiles,
47:42il y a une vieille dame au premier rang qui l'applaudit.
47:44Je dis, bon, il y en a au moins une qui m'applaudit quand même.
47:46Je demande à ses gardes, faites l'avenir quand même.
47:48Il y a au moins quelqu'un qui m'apprécie.
47:49Il dit, bon, merci beaucoup, vieille dame, d'être venue.
47:52Il dit, mais merci beaucoup.
47:53Je suis heureux de voir que tu penses que je suis un bon dirigeant de Syracuse.
47:56Parce que bon, les gens ont l'air d'être...
47:57Bon, ils ne peuvent pas donner leur avis parce que je suis tyran à la base.
48:00Mais je sens qu'il y a peu d'enthousiasme populaire.
48:02Il dit, ah non, je pense que tu es un très mauvais dirigeant.
48:04Il dit, mais à ce moment-là, pourquoi tu m'as applaudi ?
48:06Il dit, mais c'est très simple.
48:07Ton grand-père était un connard.
48:09On l'a tué.
48:10On s'est libéré de lui.
48:11Et là, on a vu arriver ton père.
48:13On est tous d'accord que ton père était pire que ton grand-père.
48:15On a tué ton grand-père.
48:16Enfin, ton père et ton grand-père.
48:18Et maintenant, il y a toi.
48:19Et toi, tu es pire que ton père.
48:20Alors, pourquoi tu m'applaudis ?
48:21C'est parce qu'en fait, à chaque fois, c'est de pire en pire.
48:23Donc, je me dis, profitons de ce côté-là.
48:25Parce que le suivant sera encore plus nul.
48:27Et François Hollande, c'est notre jeune tyran de Syracuse.
48:30Macron a été quand même encore plus nul que lui.
48:32Je ne dis pas que c'était évident, mais il a réussi à se dépasser.
48:36On parle de l'homme à plus de 1 000 milliards de dettes.
48:39François Hollande avait…
48:40Ce serait rassurant, mais François Hollande était meilleur président qu'Emmanuel Macron.
48:44Ce n'est pas difficile à croire, mais Emmanuel a réussi à creuser.
48:48Et là, je me dis, qui va-t-on avoir après ?
48:52Je dis ça sans rire, mais peut-être que dans deux ans, on se dira,
48:56François Hollande, c'était le bon temps, en fait.
48:57Non, Macron, c'était le bon temps.
48:59Macron, c'était le bon temps.
49:01Mon Dieu.
49:02Patrick Ivarse à ce sujet.
49:04Alors, j'aurais plutôt une référence cinématographique avec les bronzés qui font du ski.
49:09C'est un petit peu…
49:10Monsieur Dieu, sur un malentendu, ça peut marcher, quoi.
49:13Alors, il a été remplaçant parce que DSK, ça fait choper au Sofitel à New York.
49:16Oui, c'est vrai, oui.
49:17Et hop, le remplaçant, c'était Hollande.
49:20Alors, on ne sait jamais.
49:21Moi, je serais à la place d'Edouard Phillips, je n'irais pas à New York.
49:23C'est…
49:23Je serais à la question.
49:25Je vous reste au rire avant.
49:27Je vous reste au rire avant.
49:28Il y a la guerre.
49:29Si vous savez, il lui arrive une histoire avec une femme de ménage au Sofitel à New York,
49:34et bien Hollande, ça y est, le retour, quoi.
49:37Oui, oui.
49:37Bon, en tout cas, messieurs, on a décrypté ces séquences qui me paraissent tout à fait intéressantes.
49:43Et maintenant, c'est l'heure de la…
49:44Minute Mainstream.
49:53Chers amis, vous le savez, c'est ce moment difficile pour nous, dans l'ère générale, mon cher Alexis,
49:58où nous devons nous couler, nous devons nous draper d'une peau qui n'est pas la nôtre.
50:03Bien entendu, elle est péroxydée, elle est enduit de crème, bien entendu.
50:06C'est du mainstream, c'est du bonheur, c'est de la joie, de l'allégresse.
50:09Mais on essaie de faire bonne figure face à ce moment difficile pour nous en s'étant troublé, mon cher
50:14Alexis.
50:15C'est vrai, et on le fait avec d'autant plus de facilité que les Français nous y aident,
50:20parce que si c'est un peuple fier et parfois difficile, ils ont compris l'urgence de la situation.
50:26Et je pense qu'au-delà des appels de Sébastien Lecornu à la responsabilité,
50:32mais aussi à la frugalité, les Français ont compris et arrêtent de consommer en responsabilité.
50:39Et ça, c'est une chance d'avoir un peuple aussi intelligent et aussi au fait du monde tel qu
50:46'il va mal.
50:47– Une classe dirigeante formidable, le confinement énergétique,
50:50c'est quand même la seule solution aujourd'hui pour nous en sortir.
50:53Il y avait Christine Lagarde qui l'a dit, l'inénarrable Thierry Breton aussi.
50:57Je crois que c'est le seul moment vraiment où on doit faire corps derrière Emmanuel Macron,
51:01derrière Nemo, derrière Sébastien Lecornu, derrière Édouard Philippe, derrière Jean-Noël Barraud.
51:05Ces gens sont nos guides, sont nos lanternes dans la nuit noire.
51:08– C'est là où le mot peuple fait sens en fait.
51:11Et où on comprend que derrière un dirigeant, il y a tout un peuple.
51:14C'est ce moment français où à la fois frugalité énergétique, vous le dites, confinement énergétique,
51:20mais aussi frugalité tout simplement avec le jeûne intermittent.
51:23Les Français ne mangent plus et ils ont raison parce que la seule nourriture qui ne coûtera pas cher,
51:28c'est celle que vous ne mangez pas, comme aurait pu le dire Ursula von der Leyen,
51:30que je salue d'ailleurs, cette lumière dans l'ombre mondiale qui s'avance,
51:36de démocratie et de liberté pour une Europe plus forte.
51:39Parce que la France ne sera rien sans l'Union européenne, je tiens à le rappeler sur ce plateau encore
51:44une fois.
51:44– Nous ne serons rien sans l'Union européenne.
51:46Et c'est pour ça qu'il faut continuer à avancer derrière cette bannière étoilée.
51:49et un suce aux souverainistes, suce aux nationalistes, suce aux gens qui aiment la France,
51:54ou qui ne l'aiment pas d'ailleurs.
51:55Donc l'Union européenne est notre planche de salut, chers amis.
51:58Et il faut continuer derrière, comme un seul homme, à sucer des cailloux,
52:01bien entendu, et à se confiner énergétiquement pour continuer à exister ou à subsister.
52:07– Voilà, vive Emmanuel Macron, vive Ursula von der Leyen.
52:10– Ah non, petit père des peuples à tous, merci beaucoup les amis.
52:13– Merci, et c'est déjà la fin de l'émission Alerte Générale.
52:18Merci, chers publics, d'avoir été là.
52:20Merci à nos invités également d'avoir répondu à nos questions
52:23et d'avoir entamé un débat sur la place des boomers dans la société.
52:26Faut-il les tuer à l'âge de 65 ans ou pas ?
52:29Nous aurons la réponse aux prochaines Alerte Générale.
52:31En tout cas, merci à vous, mettez un pouce bien sûr, abonnez-vous,
52:34et continuez d'être ce que vous êtes, c'est-à-dire des gens informés,
52:38intelligents, curieux et surtout irrévérencieux.
52:41– Oui, merci.
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