- il y a 4 mois
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:01Voilà pour ce reportage réalisé pour CNews par les équipes de Guillaume Janton.
00:05Bonsoir à tous, place au débat et aux solutions.
00:07Donc à présent et pour évoquer avec moi les problématiques liées au pouvoir d'achat,
00:12j'ai le plaisir d'accueillir Anne de Guignet.
00:15Bonsoir, soyez la bienvenue.
00:16Vous êtes journaliste économie au Figaro.
00:18Je signale la parution de votre ouvrage qui est en vente depuis la semaine dernière
00:23et qui est paru chez Plon.
00:24Les Français veulent-ils encore travailler ?
00:26On va se poser la question dans cette émission
00:28parce que c'est vrai que j'ai le sentiment que la gauche est en train de faire croire aux
00:31Français
00:31qu'on peut conserver son niveau de vie tout en travaillant moins.
00:35Donc vous nous direz si c'est effectivement possible.
00:38J'accueille également Benoît Perrin.
00:40Bonsoir, vous êtes économiste, vous travaillez pour Contribuables Associés.
00:43Soyez le bienvenu.
00:45Elodie Mandel est également présente.
00:46Bonsoir, vous êtes directrice de la rédaction du magazine Capital.
00:50Présent également Laurent Jacobelli.
00:52Bonsoir, monsieur Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National.
00:56Et puis Jules Torres, bonsoir, que vous connaissez bien.
00:59Évidemment, on a vu bien sûr la souffrance, la très grande souffrance même d'une partie des Français
01:04qui sont accablés par l'inflation, par l'augmentation des prix, par des salaires qui eux peinent à augmenter.
01:12Elodie Mandel, je me tourne d'abord vers vous pour qu'on ait un élément de comparaison
01:16parce que c'est important de pouvoir comparer les choses.
01:18La France est-elle mieux ou moins bien lotie que ses voisins européens ?
01:22Est-ce que les Français vivent mieux ou moins bien que nos voisins ?
01:27Alors c'est justement aujourd'hui le gros problème.
01:29C'est que depuis la crise et surtout depuis ces dernières années, en fait, il y a une stagnation du
01:34pouvoir d'achat
01:35et donc ce sentiment de déclassement que les différents témoins que vous avez montré très bien pendant ce reportage expriment.
01:41Et au final, jusqu'à présent et jusqu'à peu près les années 80, on pouvait se dire que la
01:47nouvelle génération vivait mieux que ses parents.
01:49On pouvait espérer de l'ascenseur social, pouvoir acheter un appartement plus grand, pouvoir donner de l'argent à ses
01:55enfants pour qu'ils s'installent.
01:57Et justement, cet élément-là, il est plus présent.
01:59Et ce qu'on a vu pendant le reportage, c'est que non seulement c'est les difficultés pour boucler
02:03le fin de mois,
02:04mais c'est du coup plus largement une difficulté à pouvoir se projeter, imaginer un avenir.
02:09Et du coup, effectivement, on le voit par rapport à nos voisins européens, la France notamment en termes de PIB.
02:15Il y a eu cette baisse notamment vis-à-vis de l'Europe et du reste de l'OCDE et
02:20qui aujourd'hui marque le pas
02:21et qui certainement fait face et montre la difficulté des gens au quotidien.
02:27Donc ce que vous nous dites quand même concrètement, c'est que la France est en train de décrocher par
02:30rapport à ses voisins européens.
02:32Ça, c'est très clair pour vous ?
02:33Il y a un déclassement et notamment sur la productivité, sur le travail.
02:36Je pense qu'on aura l'occasion de s'en parler avec Anne.
02:38Anne de Guigny, justement.
02:40Oui, sur l'inflation, non, nos voisins européens en souffrent tout autant et plutôt plus
02:45parce que la France, en tout cas dans les dernières crises, a davantage protégé,
02:49enfin pas la France, l'État a davantage protégé que ses voisins.
02:53Donc évidemment, les Français souffrent aussi, on l'a largement vu.
02:56Mais non, c'est un phénomène européen, enfin l'inflation, on voit bien qu'elle vient du Moyen-Orient.
03:02Avant, elle était venue la dernière crise inflationniste, elle venait de la guerre en Ukraine.
03:07Donc toute l'Europe était concernée.
03:09Que l'inflation ait gagné toute l'Europe, j'entends ce que vous nous dites.
03:12Mais les salaires, est-ce qu'ils n'augmentent pas plus vite ailleurs qu'en France ?
03:16C'est le sentiment que j'ai. J'ai le sentiment qu'en France, les salariés sont écrasés par des
03:21charges.
03:22Donc ils ont un pouvoir d'achat qui est en baisse, ce qui n'est pas le cas ailleurs.
03:25Je me trompe quand je dis ça ?
03:26En France, il y a vraiment ce sujet dont Elodie parlait, de productivité.
03:30Parce qu'en fait, à un moment donné, il faut dire les choses simplement.
03:33Qu'est-ce qui fait gagner du pouvoir d'achat ?
03:35C'est la croissance et c'est en partie le grand moteur.
03:38C'est le travail, on se pose d'accord.
03:38Non, c'est la productivité aussi, l'innovation.
03:41Et là, vraiment, c'est vraiment le vrai grand moteur, c'est la productivité.
03:45Et en France, elle a décroché par rapport à nos voisins.
03:48C'est ça qui fait tout stagner, et la croissance et le pouvoir d'achat.
03:52C'est l'innovation qui se diffuse moins bien en France.
03:54Il y a beaucoup de sujets, vous voyez, les problèmes de l'école, de l'éducation.
03:59Donc c'est ça vraiment le moteur, c'est cette productivité qui, en effet,
04:04est plus faible en France depuis la crise du Covid.
04:06Et historiquement, en France, on disait qu'on travaille un peu moins bien,
04:09un peu moins longtemps qu'ailleurs, mais on est beaucoup plus productifs.
04:13Et on était très contents de ça.
04:14Ce n'est plus vrai aujourd'hui.
04:16On travaille toujours un peu moins, mais on n'est plus du tout plus productifs.
04:19D'où la situation actuelle dont votre reportage témoignait parfaitement.
04:22Laurent Jacobelli, on a entendu dans le reportage réalisé par Guillaume Janton,
04:26on a entendu Alexandre Jardin qui dit la chose suivante.
04:29Il dit, le salaire net en France, c'est une honte.
04:33Il dit, les Français sont trop taxés.
04:34La différence entre le salaire brut et le salaire net est une honte.
04:38Vous partagez cet avis-là ?
04:39Il faut que le travail paye plus dans notre pays.
04:42C'est une évidence. Il faut redonner le goût du travail et récompenser à nouveau le travail.
04:47Vous avez montré un graphique dans votre reportage qui est déjà malheureusement un peu daté.
04:50Aujourd'hui, quand un salarié reçoit 50 euros, le patron paye 100 euros.
04:55Donc, c'est un score inédit dans toute l'Europe.
04:58Et donc, évidemment, l'argent part où ? Dans le coût des normes, dans les taxes.
05:02Et ça influe sur la productivité des entrepreneurs et des patrons.
05:05Ça influe sur le salaire que touchent les salariés.
05:08Il y a aujourd'hui des Français qui se disent, une fois que j'ai mon salaire, que j'ai
05:11payé mes impôts, que j'ai payé mon loyer, que j'ai payé l'électricité et l'essence,
05:15je gagne finalement moins que celui qui reste chez lui à jouer à la PlayStation toute la journée et qui
05:21touche les aides sociales.
05:22Ce système n'est plus possible.
05:24Il faut mettre deux règles en place.
05:26Première, c'est une règle d'or.
05:27On ne gagnera jamais autant d'argent en ne faisant rien qu'en travaillant, même si on doit bien sûr
05:33aider nos compatriotes qui sont en difficulté.
05:36Deuxième règle, le seul gagnant ne peut pas être l'État.
05:40Il faut baisser le montant des taxes, baisser le nombre de normes.
05:44Je vais vous donner un chiffre.
05:45On a en cinq ans augmenté de 850 le nombre de normes applicables à nos entreprises.
05:52C'est 5000 pages de normes supplémentaires.
05:55On ne s'en sortira pas.
05:57Libérer les énergies, redonner du pouvoir d'achat aux Français par le travail, ça relancera la machine.
06:03Les Français consommeront, ça créera de l'emploi et l'emploi, c'est des cotisations sociales.
06:08Il faut qu'on parle concrètement dans cette émission parce que les Français qui nous regardent, d'abord, ils vont
06:12suivre de près la campagne présidentielle.
06:14On peut l'imaginer.
06:15La campagne présidentielle, l'un des sujets principaux, si ce n'est le principal sujet, ce sera le pouvoir d
06:20'achat.
06:20Et les partis politiques, dont vous faites partie, le Rassemblement National, devront tous se prononcer sur la question suivante.
06:26Comment est-ce que l'augmentation du pouvoir d'achat se traduit sur la fiche de paie des Français ?
06:31Comment on fait en sorte que le salaire net des Français augmente ?
06:35Concrètement, sur la fiche de paie, comment est-ce qu'on parvient à faire augmenter le salaire net ?
06:39Je vais être très concret en vous donnant une mesure parmi tant d'autres.
06:43Aujourd'hui, il y a beaucoup de patrons, et notamment dans les PME, qui veulent augmenter leurs salariés.
06:46Parce qu'ils voient qu'ils sont utiles, évidemment, à l'essor de l'entreprise.
06:50Ils ne peuvent pas le faire pour la raison que je vous ai donnée tout à l'heure.
06:53Eh bien, nous, on veut les inciter. Si un patron veut augmenter de 10% ses salariés, ces 10%
06:58seront exonérés de charges patronales.
07:01Ça ne coûte pas un centime à l'État.
07:03Ça permet tout simplement que l'investissement de l'entreprise aille directement dans la dernière ligne de la fiche de
07:10paie du salarié.
07:11Vous voyez, ce sont des choses très pratiques, très concrètes, mais on peut redonner du pouvoir d'achat aux Français.
07:16Et il le faut.
07:16Sinon, une fois encore, on perdra tous nos marchés à l'international, puisqu'on aura des produits qui coûtent trop
07:22cher et plus de Français pour les consommer.
07:24Benoît Thérèse, on peut dire que la fiscalité, la surfiscalité, est en partie responsable de la situation économique dans laquelle
07:32nous nous trouvons,
07:32et qui a pour conséquence la baisse du pouvoir d'achat des Français ?
07:36Alors oui, mais pas que.
07:37C'est vrai que si on s'oriente solution, il me semble qu'il y a quatre pistes à explorer.
07:41La première solution pour donner du pouvoir d'achat, c'est quand même de regarder la facture, d'abord, avant
07:45de se dire qui doit la payer.
07:46C'est déjà examiner ligne à ligne la facture de notre modèle de protection sociale.
07:51Très concrètement, sur le sujet des retraites, on sait très bien qu'il y a des énormes ressources supplémentaires qui
07:56peuvent être générées à partir du moment où on repousse l'âge de départ à la retraite.
07:59On sait que sur la partie chômage, on peut effectivement durcir les conditions pour inciter encore davantage les gens à
08:05retrouver un emploi.
08:06Donc il faut d'abord, avant de, encore une fois, se dire qu'il faut payer cette facture énorme, le
08:11système de protection sociale, c'est quand même à peu près 57% de la dépense publique,
08:14donc c'est absolument énorme, se dire déjà, voilà, est-ce qu'on peut la réduire ?
08:17Deuxième point, se dire effectivement qu'il faut absolument produire mieux et produire davantage, donc très concrètement stimuler l'innovation
08:24et travailler collectivement davantage.
08:27Ceux qui travaillent en France travaillent beaucoup.
08:29En revanche, le vrai problème de la France, c'est que surtout au niveau des jeunes et au niveau des
08:32seniors, il n'y a pas assez de gens en emploi.
08:34Alors, troisième piste, et on vient d'en parler, c'est évidemment baisser les cotisations sociales.
08:38Il faut bien comprendre que la particularité française, c'est qu'on fait reposer sur le travail énormément d'éléments
08:44de la dépense sociale.
08:45Il y a la partie, évidemment, protection sociale qu'on connaît bien, les retraites, l'assurance maladie, mais sur le
08:49travail,
08:50et là j'invite tous les salariés à regarder leurs fiches de paye, il y a aussi un certain nombre
08:53de politiques publiques qui sont financées par le travail.
08:55Typiquement le logement, le financement des syndicats, la politique familiale.
08:59Vous voyez, autant d'éléments dont on pourrait se dire, en fait, ça devrait être des éléments payés par l
09:04'impôt, de la solidarité nationale,
09:05plutôt que de faire reposer ça sur le travail.
09:07Et enfin, quatrième point, évidemment, baisser l'impôt sur le revenu, parce que si on baisse l'impôt sur le
09:11revenu,
09:12évidemment, on donne davantage de pouvoir d'achat à ceux qui travaillent.
09:14Anne de Guigny, la question qui est posée par Benoît Perrin, mais qui est posée de manière générale,
09:19la question est la suivante, me semble-t-il.
09:21Est-ce que l'on peut partir à la retraite plus tôt ?
09:24Est-ce que l'on peut continuer à financer de cette manière-là, c'est-à-dire de manière assez
09:28généreuse,
09:29l'assurance chômage, et en même temps voir son salaire net qui augmente ?
09:33Est-ce qu'il n'y a pas une incompatibilité là-dedans ?
09:35Non, la question est très bien posée.
09:37Il y a eu le choix après-guerre de se dire qu'en France, on allait financer le modèle,
09:41on allait avoir déjà un modèle social généreux, et on allait le financer sur le travail.
09:46Mais à l'époque, c'était parfait, on avait une très bonne démographie,
09:49notamment pour financer les retraites.
09:51Mais aujourd'hui, vous savez, vous avez tous les jours 2 000 personnes qui ont 60 ans pour 1 800
09:56naissances.
09:57Donc vous voyez bien que ça ne marche plus.
09:58Et donc sur le travail pèse de plus en plus de charges,
10:01donc pèse toute cette immense sphère sociale, dont une grande partie des retraites.
10:07Et donc très clairement, le sujet en effet, pour alléger le coût du travail,
10:11c'est de s'attaquer aux retraites, revoir la sphère sociale.
10:15Et il y a des propositions, par exemple, assez simples,
10:17de dire par exemple baisser de la fiscalité sur le travail,
10:20et peut-être la mettre sur la consommation.
10:21Ça, c'est une proposition assez simple, dont on peut débattre,
10:23c'est un débat politique, mais qui est assez efficace.
10:26Il y a des réformes de long terme à faire, puis les retraites.
10:29Évidemment, on est quand même le seul pays en Europe
10:33où on a baissé l'âge de départ à la retraite.
10:35C'est quand même complètement fou.
10:36Laurent Jacoby, je vous vois à la fois soupirer,
10:41et faire nom de la tête.
10:42Mais c'est vrai, on peut se dire, en écoutant Anne de Guigny,
10:45est-ce qu'il n'y a pas une incohérence au Rassemblement national
10:47quand on dit en même temps qu'on veut la retraite à 60 ans
10:51avec 42 annuités de cotisation,
10:53mais la retraite à 60 ans quand même,
10:55et qu'on veut dans le même temps augmenter les salaires ?
10:57D'abord, on ne dit pas ça.
10:59On dit que l'âge normal de départ à la retraite,
11:01c'est 62 ans avec 42 annuités,
11:02mais dans les cas spéciaux,
11:04quelqu'un qui a commencé à travailler dans un métier difficile
11:05avant 18 ans, c'est 60 ans, mais ce n'est pas la majorité des cas.
11:10Je pense qu'on prend le problème par le mauvais bout.
11:12Pourquoi aujourd'hui on a du mal à financer nos retraites ?
11:15Tout simplement parce qu'en France, il n'y a pas assez de cotisants,
11:17pas assez d'emplois,
11:18que nos entreprises ne sont pas assez productives.
11:21Essayons d'agir sur cela.
11:22D'abord, la productivité des entreprises,
11:24on en a beaucoup parlé depuis tout à l'heure.
11:26Je vais vous donner un exemple.
11:28En France, il y a les impôts de production
11:29qui représentent à peu près 3,6% du PIB.
11:32La moyenne européenne, c'est 2,2%.
11:34Déjà, si vous faites sauter ce verrou,
11:37vous aurez des entreprises plus productives
11:39qui pourront embaucher,
11:40et c'est par l'embauche qu'on financera les caisses des retraites.
11:43Aujourd'hui, on est en train de se dire,
11:44comme si on était fataliste,
11:45on n'embauchera plus jamais,
11:46on n'aura plus d'innovation,
11:48on n'aura plus de création d'entreprise,
11:50et on n'aura plus de gain de productivité.
11:51Nous, on ne s'y résout pas.
11:52Je pense qu'il faut donc agir là-dessus
11:54et favoriser, je termine là-dessus,
11:57la consommation des produits français en France.
12:00Arrêtons avec cette mondialisation
12:01qui font qu'un produit en France qui coûte 100
12:03peut coûter 10 en venant de Chine
12:06en ne respectant pas les mêmes normes et les mêmes taxes.
12:08Donc vous, pour que les choses soient claires,
12:09au Rassemblement National, vous nous dites
12:11qu'il n'est pas utile de revoir notre modèle social
12:13pour augmenter les salaires, je ne me trompe pas ?
12:15Vous avez assez bien résumé.
12:17C'est notamment l'une des choses
12:19qui, Jules Thores, distingue le Rassemblement National
12:23du parti reconquête d'Éric Zemmour.
12:25Puisqu'Éric Zemmour lui dit
12:26si on veut redonner du pouvoir d'achat aux Français,
12:29si on veut faire en sorte que le travail paye mieux,
12:31il faut revoir de fond en compte notre modèle social.
12:34Non seulement il faut revoir de fond en compte notre modèle social,
12:37mais il faut sortir du socialocommunisme dans lequel on est.
12:39Vous savez, Valéry Giscard d'Estaing,
12:41qui est le dernier président à avoir fait voter un budget
12:43à l'équilibre en France, c'était en 1974,
12:45avait dit une phrase assez juste.
12:47À 40% de taux de prélèvement obligatoire,
12:50la France est en pays communiste.
12:52Nous sommes à 46%.
12:53Donc évidemment qu'il y a un vrai sujet autour de cela.
12:56Évidemment qu'aujourd'hui, on ne peut pas se permettre
12:57d'avoir 57% de notre dépense publique.
13:00Évidemment qu'on ne peut pas avoir un modèle social
13:02qui soit aussi élevé.
13:03Évidemment qu'on ne peut pas avoir un système des retraites
13:04qui représente chaque année quasiment 14 points de PIB.
13:08Donc évidemment que ce sujet est là.
13:10Moi, je voudrais revenir quand même rapidement
13:12sur ce documentaire qui quand même nous montre
13:14cette France des déclassés.
13:16Cette France qui, en effet, n'arrive plus à s'émanciper
13:19par le travail et qui n'arrive finalement même plus à vivre
13:21quand on entend notamment ce monsieur qui dit
13:25« je vais travailler pour pouvoir payer l'essence
13:28pour laquelle je vais travailler ».
13:29On voit bien qu'il y a un vrai problème.
13:30Et ça, vous avez raison de le dire.
13:32Ce sera un des sujets majeurs de la prochaine élection présidentielle
13:35parce que vous avez chaque année, vous savez,
13:37cette enquête de l'Ipsos Fracture française
13:38qui vous dit que la question du pouvoir d'achat,
13:41c'est évidemment la plus importante.
13:42Il y a évidemment les questions de sécurité,
13:43il y a évidemment les questions d'immigration,
13:45il y a évidemment la question de la santé.
13:47Mais le pouvoir d'achat est un vrai sujet.
13:49Et oui, vous avez raison de commencer votre émission
13:50en disant qu'en 2026,
13:53on vit moins bien en France qu'en 2000.
13:55Qu'en 2017, quand Emmanuel Macron est arrivé,
13:58malgré la promesse de sortir les gens de la rue,
14:01de sortir les gens de la pauvreté.
14:03Aujourd'hui, vous avez 10 millions de pauvres dans ce pays.
14:05Et c'est vrai que ce gouvernement-là n'a pas été à la mesure de l'enjeu.
14:10Et ce sera donc l'un des vrais sujets de l'élection présidentielle.
14:12Laurent Jacobelli.
14:13Il y a trois acteurs principaux dans l'économie de notre pays.
14:15L'État, les chefs d'entreprise, les salariés.
14:17On va faire simple.
14:20Les chefs d'entreprise ont fait beaucoup d'efforts.
14:22Je l'ai dit, les normes écologiques imposées par les écolos dingos,
14:25un nombre de taxes incroyable sur tout et n'importe quoi.
14:28Les Français qui font un effort, leurs impôts augmentent,
14:30leurs services publics diminuent.
14:32On leur demande de toujours faire plus d'efforts, de dérembourser les soins.
14:34Mais il y en a un troisième qui n'a jamais fait d'efforts.
14:36C'est l'État.
14:37Or, je suis désolé, il va falloir faire faire une sacrée cure d'amaigrissement à cet État.
14:42Attendez, je termine.
14:43Parce qu'aujourd'hui, est-ce qu'on va encore supporter de dépenser chaque année 75 milliards
14:48dans une immigration que les Français ne veulent plus ?
14:50Est-ce qu'on va continuer à payer une Union européenne ?
14:5375 milliards pour l'immigration ?
14:54Minimum, oui.
14:56Une Union européenne qui ne coûte plus cher que ce qu'elle nous rapporte.
14:59Est-ce qu'on va continuer à payer des agences qui ne servent à rien ?
15:01Nicolas Couvromonti, par exemple, de l'Observatoire de l'immigration,
15:03dit 40 milliards, ce qui est déjà énorme.
15:05Mais vous, vous allez jusqu'à 75 milliards.
15:07Oui, parce qu'il y a des effets induits sur la sécurité, l'éducation nationale, etc.
15:10C'est la fauchette basse.
15:11Donc, oui, c'est plus près des 75 milliards.
15:14Mais je veux bien dire 40 milliards, croyez-moi, c'est déjà énorme.
15:16C'est déjà colossal, nous sommes d'accord.
15:17C'est déjà énorme.
15:18Donc, allons chercher ces économies avant de dire aux Français,
15:21vous allez travailler toute votre vie pour gagner moins que vos parents.
15:25Et en plus, vous aurez votre retraite plus tard.
15:28Ne condamnez non pas les Français au malheur à cause d'une mauvaise gestion
15:32et des mauvaises priorités des gouvernements.
15:34Rapidement, Anne de Guignet.
15:35Non, c'est juste, ces chiffres sur l'immigration sont les chiffres de mon voisin.
15:38Ce n'est pas du tout ce que disent les économistes sur le coût de l'immigration,
15:41qui apporte aussi, évidemment, des bénéfices dans le travail.
15:44Ah bon, lequel ?
15:45Citez-moi un exemple d'immigration qui rapporte de l'argent.
15:48Vous savez, par exemple, que les anesthésistes, environ, je crois, 20% viennent de l'immigration.
15:54Donc, c'est autant de gens qui travaillent, qui paient des charges.
15:57Vous avez conscience, quand même, qu'une grande partie des...
15:58Vous avez conscience que 17% des immigrés légaux qui arrivent en France viennent pour le travail
16:03et donc que les 83% qui restent, c'est nous qui allons les loger, les nourrir et les soigner.
16:07Oui, mais les personnes qui travaillent, vous ne pouvez pas...
16:10Non, mais je pense, par ailleurs, que vous avez tous les deux raison.
16:13Il y a une partie, et sans doute une petite partie de l'immigration qui rapporte de l'argent à
16:18la France
16:18et qui sert à la France, et une grande partie de l'immigration, aujourd'hui, qui nous est défavorable.
16:22Donc, je pense qu'en cela, vous êtes d'accord, il n'y a pas de débat là que si
16:24bonheur Perrin.
16:25Je crois que, de toute façon, la prochaine élection présidentielle, en 2027,
16:28va se jouer, effectivement, en partie sur le pouvoir d'achat, avec deux camps, me semble-t-il, qui vont
16:32s'affronter.
16:33Premier camp, c'est ceux qui considèrent, effectivement, que c'est par une meilleure redistribution
16:37qu'en fait, qu'on pourra, en quelque sorte, redonner du pouvoir d'achat.
16:40Et puis, il y a un autre camp qui va, très probablement, et en tout cas, c'est souhaitable,
16:45estimer qu'en fait, pour gagner du pouvoir d'achat, il faut absolument qu'il y ait davantage de création
16:49de richesse,
16:50encore une fois, parce qu'on travaille plus, parce qu'on travaille mieux, et par des baisses de charges.
16:54Il faut bien comprendre qu'on est dans un contexte, me semble-t-il, absolument explosif,
16:57parce que les Français, on l'a dit, on voit une stagnation de pouvoir d'achat.
17:01Depuis 2010, les augmentations de salaire, c'est à peu près 1% par an.
17:04Vous voyez, c'est quand même pas énorme.
17:06À la fin de la guerre, on était à peu près entre 4 et 6%.
17:08Donc, vous voyez, les augmentations de salaire sont de plus en plus maigrichonnes.
17:12Deuxième point, on l'a dit, la part de la rémunération est de plus en plus petite.
17:18Avant 1970, quand vous coûtiez 100 euros à votre employeur, vous en avez 70 quand vous étiez salarié dans votre
17:23poche.
17:23Aujourd'hui, quand vous coûtez 100 à votre employeur, vous n'en avez que 50 dans la poche.
17:27Et la situation est d'autant plus explosive, pour terminer, que les Français ont bien compris qu'en plus, les
17:32services publics ne sont pas au niveau.
17:33J'aurais tendance à dire, s'ils payaient beaucoup d'impôts et qu'il y avait des services publics au
17:36niveau...
17:36Pour avoir un résultat.
17:37Eh bien, effectivement, j'aurais tendance à dire, il y a peut-être une espèce de consensus.
17:41Mais là, tout le monde s'aperçoit bien que les services publics se dégradent.
17:45Et pourquoi ils se dégradent ? Parce que l'argent ne va pas dans les services publics.
17:48Il faut bien l'expliquer, ça.
17:50L'argent collecté par l'État dans les poches des Français va surtout dans la sphère sociale.
17:56Et si on ne comprend pas ça, effectivement, on continue à s'acharner sur un État qui a fait des
18:01efforts.
18:01La sphère est vraiment purement étatique, a fait des efforts.
18:04En revanche, les collectivités locales et la sphère sociale n'ont pas fait d'efforts.
18:08Et c'est là où, effectivement, il y a, on va dire, du gras.
18:10Et le modèle social, ça sera inévitablement l'un des enjeux de l'élection présidentielle.
18:15Elodie Mandel, on l'a dit, les Français vivent moins bien aujourd'hui qu'ils ne vivaient en 2017.
18:21Ça semble incontestable, tous les témoignages le montrent.
18:23Pourtant, j'ai noté des mesures prises par Emmanuel Macron pour le pouvoir d'achat.
18:27Il y a eu la suppression de la taxe d'habitation, la baisse des cotisations sociales sur les salaires,
18:31la baisse de l'impôt sur le revenu pour certains ménages modestes,
18:34la suppression de la redevance télé, l'augmentation de la prime d'activité.
18:38Comment se fait-il qu'avec toutes ces mesures prises, notamment lors de son premier quinquennat,
18:43le pouvoir d'achat est tout de même diminué dans notre pays,
18:46notamment pour les classes moyennes et pour les Français les plus modestes
18:49qui ont témoigné ce soir dans notre reportage ?
18:52En fait, aujourd'hui, si on regarde le pouvoir d'achat des Français,
18:56le sujet de la fiche de paye, il est évidemment clé.
18:59On en a parlé, mais en 2025, les négociations salariales, c'est 1,73.
19:06Alors même qu'en mars, l'inflation, c'est 1,7.
19:09Donc déjà, ce simple chiffre montre qu'effectivement, on ne peut pas s'y retrouver.
19:12Oui, plus le poids du logement, qui est quand même un des gros sujets.
19:16C'est-à-dire une des prises de parole de Vincent Jeanbrun aujourd'hui
19:18pour pouvoir relancer cette partie-là.
19:21Quand on paye 40% pour son logement, ensuite on doit se nourrir.
19:26Les prix en magasin, il suffit d'aller dans son supermarché à côté de chez soi
19:29pour voir que sur l'ensemble des produits de consommation basique, le panier augmente.
19:36Et ils vont sans doute encore beaucoup augmenter d'ici l'été.
19:38On va en dire un mot dans quelques minutes.
19:40Exactement. Ensuite, évidemment, le prix de l'essence.
19:43Vous en avez énormément parlé ces dernières semaines
19:45parce que forcément, c'est quelque chose d'extrêmement impactant
19:48et notamment pour la France des territoires.
19:50Et puis encore une fois, quand on parle d'énergie, c'est également le prix de gaz.
19:53Et le gaz, c'est 11 millions de personnes qui sont concernées
19:56avec des hausses qui vont augmenter.
19:58Donc là, en fait, on peut se dire que ce n'est que le début d'un phénomène.
20:01Et c'est ça aussi qui, je pense, inquiète beaucoup les Français.
20:04Anne de Guigny, un mot sur la gauche et l'extrême gauche qui disent, eux,
20:07on peut travailler moins, on peut conserver notre modèle social
20:10si on fait payer les plus riches.
20:12Est-ce que ça, c'est démago ou c'est quelque chose qui est réaliste ?
20:16Si vous mettez la taxe Zuckmann, vous avez un risque assez rapide
20:21d'avoir une éviction de beaucoup d'entrepreneurs
20:25et des capacités productives du pays.
20:28Donc, appauvrissement du pays.
20:29Et au final, en fait, si vous voulez travailler...
20:31Moi, je suis libéral.
20:32Si vous voulez travailler moins, pourquoi pas ?
20:34Mais dans ce cas-là, ça marche à la limite dans un...
20:35Ça ne marche pas dans notre système où le travail paie la sécurité sociale.
20:39Si vous travaillez moins, ça veut dire que c'est les autres
20:41qui vont devoir payer la sphère sociale.
20:42C'est pour ça qu'il faut quand même être conscient de sa responsabilité.
20:45Ça marche à la limite dans un système libéral
20:47où vous avez de la capitalisation,
20:49où chacun met de côté pour sa retraite.
20:53Et à la limite, chacun assume ses choix.
20:55Mais aujourd'hui, dans notre système qui repose sur la solidarité,
20:57il faut le dire très clairement,
20:59si vous faites le choix de moins travailler,
21:01du coup, vous ne contribuez pas à la sphère sociale
21:04qui est quand même le contrat global.
21:05Mais je voulais juste dire un mot, peut-être,
21:06sur les questions de pouvoir d'achat.
21:08Il y a un sujet important qui est la consommation, en effet.
21:10Elodie le disait, le logement a beaucoup augmenté.
21:12Et puis, les dépenses contraintes dans les familles modestes,
21:14aujourd'hui, on dit que parfois, c'est deux tiers des dépenses.
21:16Donc, vous arrivez en effet au début du mois.
21:18Et deux tiers partent déjà à tous les abonnements.
21:20On voyait, par exemple, la jeune femme sympathique
21:22du début du reportage.
21:25On voyait, ces enfants avaient, par exemple, des postables.
21:29Et donc, ce qui veut dire, déjà,
21:30sauf si elle leur a donné 100 abonnements.
21:32Mais a priori, si elle en a un aussi,
21:33déjà, peut-être, dans cette famille, 3 abonnements.
21:35C'est extrêmement cher.
21:36Et ça, c'est beaucoup de familles françaises.
21:38Vous avez tous ces abonnements.
21:39Les abonnements...
21:40Ça fait partie des dépenses contraintes qui augmentent.
21:42Voilà. Et qui tombent au début du mois.
21:44Qui tombent et qui vous prennent tout votre pouvoir d'achat.
21:46Laurent Jacobelli, on a entendu dans le reportage,
21:48également, une proposition d'Alessandro Jardin
21:50qui va vous faire plaisir.
21:51Il dit, si on arrête pendant un an de subventionner le solaire et l'éolien,
21:55je parle de l'énergie, naturellement,
21:56l'énergie solaire et l'énergie éolienne,
21:58on économise 14 milliards d'euros.
22:00C'est autant d'argent qu'on peut redistribuer aux Français.
22:02Il a raison.
22:03On a un vrai scandale énergétique en France.
22:05On devrait avoir une des énergies les moins chères au monde,
22:07notamment l'électricité, grâce au nucléaire,
22:09mais par une politique purement idéologique
22:12imposée par les Verts et Mme Voinet en son temps.
22:15Non seulement on a fermé une centrale qui est fait Senheim,
22:17mais en plus, on finance une licorne,
22:22un fantasme qui serait l'énergie renouvelable
22:24à travers l'éolien ou le solaire.
22:26Or, on sait que cette énergie intermittente
22:28ne fonctionne pas assez pour remplacer des centrales nucléaires.
22:32Et tout ça, dans les dix années qui viennent,
22:34ce sera 100 milliards d'investissements.
22:36Donc, il est temps d'arrêter cette folie
22:37et il est temps de rendre leur argent aux Français.
22:39L'électricité, en 10 ans, a augmenté de 80%.
22:41On parlait du prix du gaz, on parle du prix du pétrole.
22:44Oui, la France doit devenir énergétiquement indépendante,
22:47c'est-à-dire sortir du pétrole, ça prendra du temps,
22:50mais elle doit, pour cela, investir dans des énergies raisonnables
22:54et puis sortir de la tarification unique du marché de l'énergie européen.
22:58Pas sortir du marché de l'énergie, mais de la tarification unique.
23:02Certains ont mal compris notre programme,
23:03tout simplement pour ne pas payer en France plus cher
23:06une énergie qu'on pourrait avoir moins chère.
23:08Voilà une bonne chose.
23:08Est-ce qu'avec le prix des carburants, aujourd'hui,
23:11selon qu'on roule au diesel ou à l'essence,
23:13un prix des carburants entre 2 euros et 2,40 euros ?
23:16Disons, est-ce qu'il y a aujourd'hui des Français
23:17qui perdent l'argent en allant travailler
23:20ou on n'en est pas encore là ?
23:21Je ne sais pas qui veut répondre à cette question.
23:23Elodie Mandel, peut-être ?
23:24En l'occurrence, là, on le voit justement
23:26avec les mesures qui sont proposées par le gouvernement.
23:28Il y a un certain nombre de professions,
23:30notamment les infirmiers libéraux,
23:31qui ont expliqué que, par rapport à leur déplacement
23:34et à la valeur de leur acte,
23:36effectivement, ça ne vaut pas la peine de se déplacer.
23:39Seulement, ils ont des patients.
23:40Ils ne peuvent pas laisser des gens mal.
23:41Donc, pour l'instant, ils le font toujours
23:42quitte à travailler peut-être un peu à perte ?
23:44Oui, mais parce que c'est le contrat social
23:45qui les lie à leurs patients
23:47et qui fait qu'évidemment, ils continuent à se déplacer.
23:49Et selon vous, pour que la bascule se fasse,
23:52il faudrait que le prix du carburant soit à combien ?
23:55Pour qu'un nombre non négligeable de Français se dise
23:58« Bon, là, c'est plus possible, j'arrête de travailler,
24:01je reste chez moi au moins quelques semaines
24:03le temps que le prix des carburants redescende. »
24:05Il y a ce cap symbolique des 2 euros
24:06qui est non seulement un cap symbolique...
24:08Qui a été franchi très largement.
24:09Voilà, très largement.
24:10Et là, on voit quand des personnes font des kilomètres en plus
24:13pour ne pas payer 2,40 mais 2,20,
24:15effectivement, à quel point c'est devenu prégnant.
24:18Et encore une fois, après, ça va dépendre des territoires,
24:20évidemment, en fonction des régions.
24:22Il y a des territoires dans lesquels c'est indispensable
24:24d'avoir une voiture,
24:25sinon la personne ne peut pas se rendre à son travail.
24:28Mais je pense qu'on n'est pas loin d'arriver
24:30au seuil d'acceptation pour les Français.
24:32C'est-à-dire que quand vous faites votre plein
24:33et que vous êtes déjà à entre 20 et 30 euros en plus,
24:36vous êtes déjà au centime près.
24:38Il y a aujourd'hui beaucoup de Français,
24:39on sait qu'il y a 10 millions de personnes
24:40qui sont sous le seuil de pauvreté,
24:41qui sont à 50 euros près.
24:43Donc c'est pour ça que la prise de parole
24:45de Sébastien Lecornu sur l'électrification
24:47n'a pas été comprise par les Français.
24:49Parce qu'évidemment, c'est un formidable sujet,
24:51l'électrification, je pense que ça va être
24:53l'un des sujets du siècle.
24:54Mais là, les Français,
24:55ils attendent quelque chose d'extrêmement urgent,
24:57ils attendent quelque chose d'extrêmement concret.
24:59Il y a eu de nouvelles mesures cette semaine
25:00avec les aides pour 3 millions de gros rouleurs
25:03sur le déclaratif.
25:04Mais on sait de toute manière que les aides,
25:05elles n'arriveront pas demain ou après-demain.
25:07Elles arriveront au courant du mois de juin.
25:09Donc évidemment, ça rajoute à ce que disaient Anne et Elodie
25:11fort justement sur les dépenses contraintes.
25:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en effet,
25:14vous avez quasiment deux tiers des dépenses contraintes
25:16pour un certain nombre de ménages.
25:17Ça va par le loyer qui augmente sans cesse.
25:19Ça va par les prix de l'énergie.
25:20Et c'est ça la nouveauté.
25:21C'est que vous avez aujourd'hui
25:22une précarité énergétique qui n'existait pas avant.
25:25Évidemment que le gaz était beaucoup trop cher,
25:27que l'électricité était peut-être un petit peu trop chère
25:29par rapport à ce qu'on pourrait la payer.
25:30Et que les prix du pétrole, évidemment,
25:32on est dépendant, étaient trop chers.
25:34Mais là, c'est une vraie nouveauté
25:35parce que c'est un poste de dépense
25:36qui est vraiment majeur.
25:38Je vous rappelle encore une fois
25:39que c'est 1 684 euros.
25:41La moyenne pour le prix du carburant
25:42pour un ménage chaque année.
25:43Mais avec la crise, ce sera beaucoup plus.
25:45Et là, il est urgent et vital d'agir
25:47parce qu'il y a effectivement des gens
25:48qui vont faire le choix de ne plus travailler
25:50ou de fermer leur entreprise.
25:51Et c'est terrible pour l'économie française.
25:54Mais faire le choix entre le plein de la voiture
25:57et le plein du frigo,
25:58ça amènera aussi à une baisse de la consommation.
26:00Qui dit baisse de la consommation,
26:01dit moins de production en France,
26:03dit des entreprises qui ferment.
26:04Et donc plus de chômage,
26:06plus de besoin de cotisation sociale
26:07avec moins de cotisants.
26:08C'est pour ça que nous demandons instamment,
26:11et nous n'arrêtons pas de le demander
26:12au gouvernement de baisser la TVA sur l'essence
26:16de 20% à 5,5%
26:17et provisoirement de baisser de 16 centimes
26:20une autre taxe qui s'appelle la TICPE,
26:22pour faire baisser le plein
26:24à peu près de 20 euros par plein
26:27selon les types de voitures et les types d'essence.
26:29Parce que sinon, on va dans le mur.
26:31Si l'État s'agrippe à sa TVA,
26:33peut-être que pendant quelques mois,
26:35il va s'enrichir,
26:35comme il vient de le faire
26:36avec 270 millions d'euros.
26:37Mais la France va s'appourir durablement.
26:40Il faut des mesures d'urgence.
26:41Benoît Perrin, est-ce que les entreprises
26:42ont aussi une responsabilité
26:44dans la perte de pouvoir d'achat des Français ?
26:46Je m'explique.
26:47Est-ce qu'il y a une partie des entreprises
26:48qui ne jouent pas le jeu,
26:49qui ne veulent pas augmenter les salaires
26:51pour augmenter leurs profits,
26:52ou est-ce que c'est vraiment la fiscalité
26:55qui plombe le pouvoir d'achat des Français ?
26:56En fait, je crois qu'il faut vraiment rappeler
26:58une chose évidente,
26:59c'est que pour avoir un bon salaire,
27:00il faut d'abord se retourner vers l'entreprise.
27:02Et pour que l'entreprise puisse dégager
27:03assez d'argent pour bien payer ses salariés,
27:06effectivement, il faut qu'elle paie moins d'impôts,
27:07qu'elle ait moins de réglementations,
27:09bref, qu'elle soit plus profitable.
27:10Et je crois que c'est un des vrais problèmes
27:12des dernières discussions qu'il y a eu au Parlement,
27:14c'est-à-dire qu'on a l'impression
27:15qu'en fait, l'entreprise n'existe pas.
27:17Alors qu'en fait, l'entreprise,
27:18c'est le poumon de la société.
27:20Il faut rappeler un truc tout bête,
27:20c'est-à-dire que vous avez l'économie
27:22et se branche sur l'économie
27:24à la fois les prestations sociales
27:25et les services publics.
27:26Donc, si vous n'avez pas un moteur
27:28qui fonctionne bien,
27:29il n'y a plus d'argent pour le reste.
27:35Je crois qu'une des difficultés
27:37des déclarations de M. Le Cornu,
27:39c'est qu'il a mis, effectivement,
27:41il a exaspéré, on le voit très bien
27:42dans le reportage, une partie des Français.
27:44A la fois parce qu'il a donné un calendrier
27:45qui semblait extrêmement éloigné
27:47pour résoudre les problèmes des Français.
27:50Il a dit, on va électrifier le pays
27:51et développer les voitures électriques.
27:53Voilà, d'ici 2030 ou 2035.
27:56Alors que les Français attendaient, effectivement,
27:57des réponses immédiates.
27:58Et alors, des réponses immédiates,
28:00on le sait, il suffit de regarder
28:01ce qu'ont fait nos voisins européens.
28:02Nos voisins européens, ils ont quasiment
28:03tous baissé les taxes.
28:04Je sais qu'on est dans une situation budgétaire,
28:06effectivement, très contrainte.
28:07Donc, on ne va pas baisser les recettes
28:09sans toucher aux dépenses.
28:11Il faut absolument baisser les taxes
28:12tout en trouvant des économies à côté.
28:15Et je suis un peu déçu
28:16parce qu'il y avait une solution
28:16qui me semblait finalement la plus simple
28:18et la moins coûteuse pour le gouvernement
28:20qui était la suppression d'une quasi-taxe
28:22qui sont les certificats d'économie d'énergie
28:25qui sont à peu près 15 centimes par litre
28:28qui sont en fait une taxe
28:29qui est demandée aux fournisseurs d'énergie.
28:32Et cette fois-ci, si on avait supprimé
28:34cette taxe-là, ça permettait effectivement
28:37de redonner un peu d'air aux Français
28:39à la pompe sans forcément impacter
28:41les dépenses publiques.
28:42Et je trouve ça un peu dommage,
28:43effectivement, que ce levier n'ait pas été activé.
28:45Et s'il n'a pas été activé, ce levier,
28:47Laurent Jacobelli, c'est parce que vous considérez
28:48que le gouvernement est sous la coupe
28:50de au moins des écolos,
28:52si ce n'est de l'extrême-gauche ?
28:53Mais c'est une évidence.
28:53D'ailleurs, il a fait passer son budget
28:55avec la compédicité de la gauche.
28:57On a bien vu sous François Hollande
28:59que des associations avec les mouvements écologistes
29:03étaient nécessaires pour avoir des majorités.
29:04C'est encore le cas aujourd'hui.
29:06Et que donc, évidemment, il y a une idéologie dominante
29:09qui est celle-là.
29:10Or, les fameux CEE que vous évoquiez,
29:12je crois que c'est un peu plus,
29:13c'est presque 20 centimes par litre.
29:15La Cour des comptes nous a montré
29:17que c'était inefficace,
29:18que l'argent n'allait pas dans le développement durable.
29:21Bref, que c'était encore une forme d'impôt supplémentaire
29:23qui n'atteignait pas son but.
29:25Mais ça va aussi sur les normes.
29:27Toutes ces normes punitives
29:28qui enquiquinent nos agriculteurs
29:30et nos entrepreneurs,
29:32qui s'accumulent,
29:33viennent aussi très largement
29:34de cette écologie punitive.
29:36Celle qui veut nous imposer les voitures électriques
29:38qui coûtent 40 000 euros,
29:39mais qui sont fabriquées en Chine,
29:41c'est-à-dire perte de pouvoir d'achat
29:42et demain perte d'emploi.
29:43L'avenir que nous dessinent ces vers
29:45n'est finalement pas très bon.
29:46Mais est-ce qu'à long terme,
29:47la voiture électrique généralisée,
29:48ce n'est pas une bonne idée,
29:49je parle du long terme naturellement,
29:51pour ne plus être dépendant de ces crises
29:52et ne plus être dépendant des pays étrangers,
29:54notamment des pays du Golfe ?
29:55Bien sûr, vous avez raison,
29:56mais le grand problème de ce pays,
29:57c'est qu'on ne l'a pas anticipé
29:58et qu'aujourd'hui,
29:59nos grands constructeurs français
30:00se retrouvent dans une situation difficile,
30:02on l'a vu récemment avec Poissy,
30:04où ils doivent fermer des usines,
30:07licencier,
30:08parce que notre technologie n'est pas la même,
30:10parce qu'on fait de l'essence,
30:12plus on fait du diesel,
30:12plus on revient à l'essence
30:13sans préparer l'avenir.
30:15Les Chinois, eux, ont bien préparé l'avenir
30:16et ils présentent des voitures
30:19qui, il faut le dire,
30:20vont envahir notre marché.
30:21Donc, l'électrification,
30:22ce sera comme beaucoup de réformes,
30:24au détriment de notre économie.
30:26Nous n'avons pas un État stratège,
30:28nous n'avons un État qui n'est que taxeur.
30:29Anne de Guigny.
30:30Oui, l'électrification,
30:31c'est quand même avant tout le nucléaire.
30:33C'est pas le détriment de notre économie.
30:36C'est quand même l'électrification...
30:38Mais l'industrie automobile,
30:39malheureusement,
30:39a payé le prix fort.
30:40Et le nucléaire a été sabordé
30:41par ce gouvernement.
30:43Oui, ils ont enfin compris.
30:44Non, non, mais on ne peut pas dire...
30:45On a perdu 10 ans.
30:46L'électrification, c'est mettre en valeur
30:47notre premier atout,
30:48qui est le nucléaire.
30:50Et sinon, je voulais juste revenir
30:51sur la question qui était importante.
30:53Est-ce que les entreprises
30:54en gardent trop pour eux
30:55et ne paient pas assez les...
30:56Et c'est ça qu'on en dit beaucoup.
30:57Et chaque fois qu'elle est sortie
30:58de dividendes,
31:00on s'effraie,
31:00les dividendes paraissent monstrueuses.
31:02La gauche qui parle
31:03de super profit, par exemple.
31:04Voilà, tout à fait.
31:05Et c'est vrai que les chiffres
31:05sont impressionnants.
31:06Mais en fait, il faut être bien conscient
31:08qu'il y a une singularité française.
31:09Non, en fait,
31:11on parle de comment la plus-value,
31:12la plus-value,
31:13c'est ce que génère une entreprise,
31:15est distribuée.
31:15Et les deux tiers vont aux salariés.
31:17Et c'est constant depuis 20 ans.
31:19Il n'y a pas du tout de distorsion.
31:21Donc c'est vraiment un sujet...
31:21Intéressant ce que vous dites.
31:22Ça n'a pas bougé depuis 20 ans.
31:23Voilà, ça n'a pas bougé depuis 20 ans.
31:24Dans les autres pays,
31:25notamment aux Etats-Unis,
31:26ça a vraiment bougé vers le capital
31:28et moins vers le travail.
31:29Ce n'est pas le cas en France.
31:30Donc ce n'est pas le sujet.
31:31Le sujet est vraiment un sujet,
31:32en effet, de sphère publique
31:34qui est immense
31:35et qui bouffe absolument...
31:37qui pèse absolument,
31:38qui aménue le dynamisme
31:40de l'économie.
31:40Elodie Mandel,
31:41je veux qu'on parle
31:41des prochaines semaines
31:42et des prochains mois.
31:44Est-ce qu'il faut s'attendre
31:44à une inflation encore plus forte
31:46dans les prochains mois ?
31:48Je sais notamment
31:49qu'un certain nombre d'organismes
31:51liés à l'Etat
31:51travaillent sur une inflation
31:53des produits alimentaires,
31:54c'est-à-dire le premier poste
31:55de dépense pour les ménages.
31:56Une inflation de ces produits alimentaires
31:58de 4 à 5 % d'ici l'été.
32:00Vous nous le confirmez ?
32:01Oui, tout à fait.
32:02Ça fait partie des chiffres
32:03qui circulent.
32:04Alors après,
32:04je ne suis ni Madame Irma
32:06ni de boule de cristal
32:08avec vous ce soir.
32:09Donc à la fois,
32:09il y a effectivement
32:10combien de temps
32:11va durer la guerre,
32:12la crise au Moyen-Orient ?
32:13Et plus ça dure,
32:14plus l'effet néfaste
32:16s'aggrave et s'accentue.
32:18Donc ça,
32:18c'est le premier élément clé.
32:21Et là,
32:21effectivement,
32:21quand on voit un peu
32:22les prises de parole
32:23autour de la grande distribution
32:24et sur la hausse
32:25des produits alimentaires,
32:27on sait que malheureusement,
32:28oui, ça va continuer.
32:29Vous qui enquêtez beaucoup
32:30sur tous ces sujets,
32:31comment est-ce que les ménages
32:33adaptent leur consommation ?
32:34Est-ce qu'on sent déjà
32:35qu'il y a une modification
32:36des habitudes de consommation,
32:38y compris des habitudes alimentaires
32:39chez les Français ?
32:40Exactement,
32:41ça c'est un des gros sujets
32:42qui nous intéresse beaucoup.
32:44Pourquoi ?
32:44On essaie de trouver des solutions
32:45et d'accompagner justement
32:46les Français
32:47face à ces difficultés
32:48de pouvoir d'achat.
32:50Et notamment
32:51sur la partie alimentaire,
32:52il y a tout le développement
32:53de l'anti-gaspi.
32:54Faire en sorte
32:55de payer moins cher,
32:56de se nourrir aussi correctement.
32:58Et on le voyait
32:58avec cette mère de famille
32:59qui expliquait
33:00qu'elle mangeait
33:01du pain de mie,
33:02du jambon
33:02et que pour ses enfants,
33:04pour leur santé,
33:05elle s'attachait
33:06est-ce qu'il y a
33:07des vrais repas.
33:08Donc oui,
33:08les Français,
33:09j'allais dire,
33:10cherchent des solutions.
33:11À la fois,
33:12ça peut être sur leurs abonnements,
33:13il y a de plus en plus
33:14d'applications nouvelles
33:15qui permettent du coup
33:16de faire des économies
33:17en s'y mettant à plusieurs,
33:18etc.,
33:19de manière à payer
33:19un peu moins cher.
33:20Il y a également
33:21tout le développement
33:22des influenceurs conso,
33:24notamment sur les réseaux sociaux
33:25TikTok,
33:26qui donnent des exemples,
33:27qui utilisent
33:28ChatGPT
33:28pour encore une fois
33:29trouver des coupons,
33:31payer moins cher,
33:31trouver des promotions,
33:33etc.
33:34Donc oui,
33:34dans cette période-là,
33:35les Français sont malins,
33:36certainement aussi
33:37parce qu'ils disent
33:37qu'ils ne doivent compter
33:38que sur eux
33:39pour trouver des solutions
33:40à court terme.
33:41Laurent Jacobelli,
33:42compte tenu de tout
33:43ce qu'on vient d'expliquer,
33:44du déclassement des Français
33:46qui n'est pas un mythe
33:47mais qui est bien une réalité,
33:48est-ce que le pouvoir
33:50d'achat sera le thème principal
33:52de la campagne présidentielle
33:53du Rassemblement National ?
33:54Vous considérez
33:55que c'est le sujet
33:56de préoccupation des Français
33:57plus encore que l'insécurité,
33:59plus encore que l'immigration ?
34:00Oui, je crois
34:01que c'est le sujet majeur.
34:02Vous savez,
34:02quand on se demande
34:03comment le 10 du mois
34:05on va pouvoir nourrir sa famille,
34:06c'est évidemment le sujet
34:07qui vous occupe
34:08du réveil au coucher.
34:09Donc il va falloir
34:10trouver des solutions
34:11et pour ça,
34:11il va falloir trouver
34:12la paix fiscale,
34:13arrêter.
34:13Je rappelle que
34:14sous le règne
34:15d'Emmanuel Macron,
34:16ce sont 250 milliards
34:18de recettes fiscales
34:19supplémentaires
34:20qui ont été encaissés
34:21par l'État
34:21et pour l'autant,
34:22des lits d'hôpitons fermés,
34:24on a toujours des problèmes
34:24de sécurité,
34:26toujours des problèmes
34:26de proximité
34:27du service public.
34:28Redonner du pouvoir
34:29d'achat aux Français,
34:30c'est aussi alléger
34:31leurs taxes,
34:32mais c'est améliorer
34:33la possibilité
34:36pour les entrepreneurs
34:36d'augmenter les salaires
34:38et puis libérer
34:39les énergies,
34:40laisser les gens
34:40créer des entreprises,
34:42laisser les employés
34:43des Français
34:44qui consommeront français,
34:46ce qui créera
34:46des emplois en France.
34:48Arrêtons avec
34:48cette mondialisation
34:49où on accepte tout
34:50et n'importe quoi
34:50qui vient du monde entier
34:51et en même temps,
34:52on tape sur nos artisans,
34:54nos entrepreneurs
34:54à coups de taxes
34:55et à coups de normes.
34:55Je pense qu'il faut
34:56rétablir l'ordre des choses.
34:57Une dernière question
34:58avec vous peut-être
34:59Benoît Perrin
34:59pour rebondir
35:00sur ce que dit
35:00Laurent Jacobelli.
35:01À quel point
35:02la fiscalité française
35:03nuit à notre économie ?
35:06Écoutez,
35:07il faut regarder déjà
35:08au niveau de l'impôt
35:09sur la société
35:10ou l'impôt combiné
35:11pour aller très vite.
35:11On est effectivement
35:12numéro un
35:13des pays de l'OCDE.
35:15Donc c'est vrai
35:15que nos entreprises
35:16payent beaucoup d'impôts
35:19sur les charges sociales.
35:21Vous avez les charges salariales.
35:22Là, on est à peu près
35:23dans la moyenne haute
35:24de l'Union Européenne.
35:24En revanche,
35:25sur les charges patronales,
35:27là pour le coup,
35:28nos entreprises
35:29paient vraiment
35:29beaucoup plus de charges
35:30que nos voisins européens.
35:31Donc il y a
35:32beaucoup de marge de manœuvre
35:33sur la fiscalité française.
35:34Michael Dorian
35:35nous a rejoints
35:36sur ce plateau.
35:37Bonsoir cher Michael.
35:38Au sommaire
35:39du Meilleur de l'Info
35:40dans quelques minutes.
35:40Une soirée spéciale
35:41qui se poursuit
35:42sur CNews
35:43consacrée au pouvoir d'achat
35:44des Français,
35:45des Français qui travaillent,
35:46qui se retrouvent à découvert
35:47dès le milieu du mois
35:48qu'on ne prête pas
35:49bien évidemment,
35:50qui se retrouvent
35:50très rapidement
35:51pris dans un engrenage
35:53mais qui continuent
35:54en revanche de payer
35:55des taxes,
35:55des impôts,
35:56des charges pour les autres.
35:57On va en parler
35:58avec d'autres témoignages
35:59en direct.
35:59On sera avec Alexandre Jardin
36:00notamment que vous avez pu
36:01voir dans le reportage.
36:03Des chefs d'entreprise
36:03également qui nous parleront
36:04de ce qu'ils vivent,
36:05de ce qu'ils vivent aujourd'hui
36:06eux et pour leurs salariés.
36:08Des professionnels
36:09du tourisme également
36:09puisqu'on est en pleine vacances
36:11et beaucoup partent moins
36:12voire ne partent plus
36:13en vacances.
36:13Et ça aussi,
36:14c'est un vrai sujet.
36:15Eh bien bonne émission
36:15cher Michael Dorian.
36:17Merci à vous cinq
36:17d'être venus ce soir
36:19pour débattre du pouvoir d'achat
36:20et essayer d'apporter
36:21des solutions
36:22qui éclaireront peut-être
36:23les Français
36:24et nos dirigeants.
36:25Merci Laurent Jacobelli,
36:26Benoît Perrin,
36:27Elodie Mandel,
36:27Jules Thores et Anne de Guignet.
36:29Je remontre votre ouvrage
36:30qui est paru chez Plon
36:31et qui est disponible
36:32depuis une semaine.
36:33Les Français veulent-ils
36:34encore travailler ?
36:35Merci à tous les cinq.
36:36Merci à vous de nous avoir suivis.
36:37Dans un instant,
36:38Michael Dorian,
36:39le meilleur de l'info.
36:40Donc passez une très belle soirée
36:41sur CNews.
36:44Merci à vous.
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