- il y a 1 jour
Au programme de ce soir, le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis dans l’impasse. Alors que Trump a fait neutraliser un cargo iranien dans le détroit d’Ormuz, Téhéran refuse de se rendre aux négociations d’Islamabad. Un blocage diplomatique qui n’augure rien de bon.
Au Liban, un soldat français a trouvé la mort tandis que les combats se poursuivent en dépit de négociations entre Tel-Aviv et Beyrouth.
Et puis enfin, nous reviendrons sur la situation en Hongrie, où le futur premier ministre Péter Magyar oscille entre rhétorique droitière et concessions à Bruxelles.
Au Liban, un soldat français a trouvé la mort tandis que les combats se poursuivent en dépit de négociations entre Tel-Aviv et Beyrouth.
Et puis enfin, nous reviendrons sur la situation en Hongrie, où le futur premier ministre Péter Magyar oscille entre rhétorique droitière et concessions à Bruxelles.
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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Au programme ce soir, le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis dans l'impasse.
00:24Alors que Donald Trump a fait neutraliser un cargo iranien dans le détroit d'Hormuz,
00:28Téhéran refuse de se rendre aux négociations d'Islamabad.
00:32Un blocage diplomatique qui n'augure rien de bon.
00:36Au Liban, un soldat français a trouvé la mort tandis que les combats se poursuivent
00:40en dépit des négociations entre Tel Aviv et Beyrouth.
00:43Et puis enfin, nous reviendrons sur la situation en Hongrie
00:46où le futur Premier ministre Peter Maillard oscille entre rhétorique droitière et concession à Bruxelles.
00:56Le conflit s'embrasse dans le détroit d'Hormuz.
00:59Après une éphémère accalmie, la situation entre les Etats-Unis et l'Iran devient de plus en plus dangereuse.
01:04Tandis que Washington a neutralisé un cargo iranien,
01:07Téhéran refuse à présent la reprise de négociations.
01:10Le point tout de suite.
01:10Les négociations entre Washington et Téhéran ne sont plus d'actualité.
01:16Alors que le cessez-le-feu de deux semaines voit arriver ces dernières heures,
01:19l'Iran refuse de se rendre à Islamabad au Pakistan
01:22pour ce qui devait être la deuxième étape de négociations.
01:26Tandis que la première n'avait donné lieu à aucune perspective de consensus.
01:30En effet, après les discussions, les Etats-Unis avaient rapidement décidé d'opposer
01:34au filtrage iranien dans le détroit d'Hormuz, une sorte de contre-blocus des ports iraniens.
01:40Vendredi, quand les perspectives imminentes de négociations étaient encore sur la table,
01:44Trump menaçait déjà les Iraniens de le maintenir,
01:47quelle que soit la teneur du rendez-vous pakistanais.
01:50Ils n'ont pas de marine, ils n'ont pas d'armée de l'air,
01:53ils n'ont pas de dirigeants, ils n'ont rien du tout.
01:56En fait, leurs dirigeants sont...
01:58Il s'agit d'un changement de régime.
02:00On appelle ça un changement de régime imposé.
02:02Mais nous discutons avec eux.
02:04Ils voulaient fermer à nouveau le détroit,
02:06vous savez comme ils le font depuis des années,
02:08et ils ne peuvent pas nous faire chanter.
02:10En fait, beaucoup de navires remontent vers le Texas.
02:14Je ne sais pas si vous le savez, en Louisiane,
02:16les navires remontent.
02:18Ils s'y sont habitués.
02:19Peut-être qu'ils continueront à le faire.
02:21Ça a plutôt bien marché, mais ça se passe en fait très bien.
02:24Et on verra, et on aura des informations d'ici la fin de la journée.
02:28Nous sommes en discussion avec eux.
02:30Et vous savez, nous adoptons une position ferme.
02:33Ils ont tué beaucoup de gens.
02:35Deux hypothèses assez peu réjouissantes pour l'Iran.
02:38Il faut dire que depuis le début du conflit,
02:40outre ces saillies peu explicables,
02:42Donald Trump met un point d'honneur
02:44à fermer toutes les opportunités iraniennes,
02:47autres que la poursuite du conflit.
02:49Concrètement, lors des négociations,
02:52Washington exige que Téhéran renonce
02:54non seulement au nucléaire militaire,
02:56mais aussi au nucléaire civil.
02:57Un choix qui relève de la souveraineté nationale iranienne
03:00et que les dirigeants refuseront d'abandonner.
03:02Ainsi, en réclamant des conditions que Téhéran ne peut adopter,
03:06on pourrait penser que Donald Trump
03:07ferme lui-même les négociations.
03:09C'est d'ailleurs cette attitude qui conduit les Iraniens
03:12à remettre en cause le sérieux des Etats-Unis.
03:15De même, l'incohérence des déclarations américaines
03:18peine à dessiner une situation claire.
03:19En effet, quelques jours après que Donald Trump
03:21annonce la mort de la civilisation iranienne,
03:24s'il décidait de frapper,
03:25il explique que l'Iran est déjà morte.
03:27Si aucun accord n'est conclu d'ici mercredi,
03:29lorsque le cessez-le-feu prendra fin,
03:31allez-vous prolonger ce cessez-le-feu ?
03:33Je ne sais pas, peut-être pas,
03:35peut-être que je ne le prolongerai pas,
03:37mais le blocus restera en place.
03:39Mais peut-être que je ne le prolongerai pas,
03:41auquel cas le blocus restera en place
03:43et, malheureusement,
03:44nous devrons recommencer à larguer des bombes.
03:46Des propos qui ne laissent présager là encore
03:48aucune sortie de crise possible.
03:50A plus forte raison que les Iraniens
03:52ont peu apprécié l'intervention américaine
03:54pour neutraliser un pétrolier
03:56naviguant sous les couleurs de Téhéran dimanche.
03:58En effet, le Tuska refusait d'obéir
04:00aux ordres de la marine américaine
04:02qui lui intimait l'ordre de s'arrêter.
04:04Le destroyer de Washington a donc ouvert le feu
04:06sur la salle des machines
04:07et neutralisé le cargo
04:09après que des soldats américains
04:11sont montés à bord.
04:12L'Iran a donc promis des représailles
04:14et l'économie mondiale s'est chargée
04:16de faire à nouveau grimper
04:17les cours du pétrole de plus de 5%.
04:19En effet, le double blocage du Détroit
04:21va peu à peu emboliser les échanges pétroliers
04:24qui transitent par la zone,
04:25soit environ 20% des échanges mondiaux d'or noir.
04:28Une situation bloquée
04:30et totalement contradictoire
04:32avec les principes de l'art de la guerre de Sun Tzu
04:34qui préconise de toujours laisser
04:36une porte de sortie à l'adversaire
04:38pour ne pas le pousser à commettre l'irréparable.
04:45Et dans un contexte de tensions extrêmes,
04:47en dépit des négociations en cours,
04:49un soldat français a trouvé la mort au Liban.
04:51Le président Macron accuse le Hezbollah
04:53tandis que l'armée israélienne
04:54s'est faite remarquer en profanant
04:56une statue du Christ.
04:58Le point d'Olivier Frère Jacques.
04:59Florian Montorio,
05:00sergent-chef de l'armée française,
05:02a trouvé la mort samedi au Liban.
05:04Natif de Montauban,
05:05dans le Tarn-et-Garonne,
05:06il était engagé depuis 19 ans
05:08et avait servi en Afghanistan et au Mali
05:10avant d'être déployé au sud du Liban
05:12sur la base de Deir Kifa
05:14au sein de la force intérimaire des Nations Unies,
05:16la Finule.
05:17Le drame s'est produit alors que le sergent-chef
05:20déminait un chemin destiné à approvisionner
05:23des casques bleus isolés.
05:24Il a été mortellement touché par un tir
05:27attribué officiellement au Hezbollah.
05:30Trois de ses camarades ont été blessés,
05:32dont deux grièvements.
05:33Ils sont soignés à l'hôpital Saint-Georges de Beyrouth
05:35et devraient être rapatriés dans les prochains jours.
05:38Le corps du soldat est arrivé en France dimanche.
05:41Selon les premières informations,
05:43l'attaque n'a pas été revendiquée formellement,
05:46mais les autorités françaises et onusiennes
05:47l'imputent au mouvement chiite libanais
05:50qui continue de mener des actions sporadiques
05:52malgré l'entrée en vigueur
05:53la veille d'une trêve fragile.
05:56Reste que pour l'heure,
05:57l'origine de l'attaque demeure à déterminer clairement
06:01et l'attitude de Paris est à la vive
06:03sera observée de près
06:04pour envisager les responsabilités.
06:07Emmanuel Macron a estimé sur ses réseaux sociaux
06:10que je cite
06:11tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque
06:14incombe au Hezbollah
06:15quand le chef d'état-major des armées
06:17s'est dispensé de préciser la provenance supposée de l'agression.
06:21Une frappe du Hezbollah est possible
06:23mais une frappe d'Israël ne peut pas être complètement décartée
06:26puisqu'à de nombreuses reprises
06:27l'armée d'occupation israélienne
06:29a pris à partie la finule
06:31et alors que des soldats français
06:32ont déjà été ciblés par Tsaal
06:35selon le ministre des Affaires étrangères
06:37Jean-Noël Barraud.
06:38Une détente israélienne
06:40alors que l'état hébreu se montre très hostile à la France
06:42pourrait laisser envisager une bavure de Tsaal
06:45l'absence de réaction musclée de la France
06:47contre le Hezbollah
06:48pourrait aussi laisser penser
06:49à une attribution de circonstance
06:52de la responsabilité de la mort
06:53d'un de nos soldats.
06:55Comme souvent
06:55dans une période confuse
06:57il conviendra d'attendre d'avoir d'autres informations.
07:00Ce décès intervient dans un contexte de tension extrême
07:03la trêve négociée sous l'égide de Washington
07:05est entrée en vigueur vendredi à mi-fin
07:07à plus de six semaines d'affrontements internes
07:09entre Israël et le Hezbollah.
07:11L'accord prévoit que le gouvernement libanais
07:13empêche toute attaque du Hezbollah contre Israël
07:15tout en laissant à l'état hébreu une marge de manœuvre
07:17pour frapper ceux qu'il considère
07:19comme des menaces imminentes.
07:21Donald Trump a affirmé avoir interdit
07:23à Israël de bombarder le Liban
07:25mais les termes restent très flous
07:27et la durée incertaine.
07:29Certains parlent d'une période probatoire
07:30de dix jours seulement.
07:31De son côté, le président libanais Joseph Aoun
07:34a tenu à montrer de la détermination
07:36et à invoquer la nécessaire indépendance de Beyrouth
07:39dans un discours qui peut aussi bien s'adresser
07:41à Tel Aviv qu'au Hezbollah.
07:43J'affirme ici et je promets
07:45qu'il n'y aura pas d'accord
07:46qui enfreigne nos droits nationaux
07:51qui affaiblisse la dignité
07:53de notre peuple déterminé
07:55ou qui cède un iota
07:56du territoire de cette nation.
08:00Aujourd'hui,
08:01nous négocions pour nous
08:02et nous décidons pour nous-mêmes.
08:04Nous ne sommes plus le pion d'un jeu
08:06de qui que ce soit
08:06ni le théâtre des guerres
08:08de qui que ce soit.
08:10Sur le terrain,
08:11les incertitudes persistent.
08:13L'armée israélienne reste déployée
08:15dans plusieurs secteurs du sud du Liban.
08:17Dans la banlieue sud de Beyrouth,
08:19fief du Hezbollah,
08:19plus de 7500 logements de civils
08:22ont été détruits ou endommagés.
08:24Les habitants reviennent prudemment
08:26parmi les décombres,
08:27mais beaucoup doutent
08:28de la solidité du cessez-le-feu.
08:30À cette fragilité s'ajoute un incident
08:32qui a choqué au-delà
08:33des lignes conventionnelles.
08:35Une photographie largement diffusée
08:37montrant un soldat israélien
08:39en train de frapper à la masse
08:40la tête d'une statue de Jésus
08:42crucifié tombé de sa croix
08:44dans le village chrétien de Deble
08:46au sud du Liban.
08:47Après enquête,
08:48l'armée israélienne a confirmé
08:50qu'il s'agissait bien
08:51d'un de ses hommes
08:52et a promis, je cite,
08:53des mesures appropriées
08:55ainsi que son aide
08:56pour remettre la statue en place.
08:58Cet acte de profanation
08:59survenu en zone occupée
09:01illustre les tensions persistantes
09:03et le risque de voir la trêve
09:04voler en éclats
09:05au moindre incident.
09:10Une semaine après la défaite historique
09:13de Viktor Orban,
09:14la Hongrie entre dans une nouvelle ère.
09:16Le nouveau Premier ministre,
09:17Peter Magyar,
09:18issu des rangs d'Orban,
09:19maintient une rhétorique
09:21assez droitière
09:21tout en préparant
09:22de lourdes concessions
09:23à l'Union européenne.
09:25Décryptage avec Nicolas de Lamberterie.
09:27Une semaine après le vote,
09:29les résultats définitifs
09:31des élections législatives hongroises
09:33sont tombés
09:34et ils sont sans rappel.
09:35Au final,
09:37le parti Tissa de Peter Magyar
09:39obtient 141 sièges
09:41sur 199
09:42et presque 3,4 millions d'électeurs.
09:47Des résultats
09:48et une mobilisation
09:49totalement inédite
09:51en Hongrie
09:51depuis la fin du communisme
09:53et qui s'explique
09:54par la participation record.
09:56Malgré tout,
09:57le résultat du Fides
09:59est tout sauf ridicule
10:00puisqu'avec 2,4 millions d'électeurs,
10:03le parti de Viktor Orban
10:05totalise davantage d'électeurs
10:07que lors de sa victoire
10:09des législatives en 2014,
10:11mais lors d'une élection
10:12où la participation
10:13avait été nettement moindre.
10:15Grâce à sa victoire historique,
10:17Peter Magyar
10:18dispose d'une majorité constitutionnelle
10:21des deux tiers des sièges
10:22et aura donc la faculté
10:24de modifier seule la constitution
10:26comme le Fides l'avait fait en 2010.
10:28Le seul et unique point commun
10:31de l'électorat de Magyar
10:33ayant été de vaincre Viktor Orban,
10:35le futur Premier ministre
10:37poursuit donc
10:38dans sa lancée
10:39de la campagne électorale
10:40et promet une purge
10:42des institutions
10:43à tous les niveaux.
10:44Alors, Peter Magyar
10:45fait preuve
10:46d'un triomphalisme tapageur.
10:48Il se comporte
10:50comme un candidat,
10:51c'est-à-dire avec
10:52l'invective,
10:54la radicalité
10:55et puis
10:56donc cette ivresse
10:58vraiment
10:59de la victoire.
11:00Il attaque
11:01tout azimut.
11:02Il promet
11:03le démantèlement
11:04de tout ce que
11:04le Fides a fait
11:05avec un parfum
11:06de revanche
11:07vraiment
11:07puisqu'on est sur
11:08des frères fâchés.
11:10Lui qui a évidemment
11:10évolué dans les cercles
11:11gouvernementaux
11:12pendant longtemps.
11:13Mais ce n'est pas tout.
11:14Il a attaqué
11:15très lourdement
11:17l'opposition nationaliste
11:18en traitant
11:20les députés
11:21miasans
11:21d'être moins nombreux
11:22que les nains
11:23de Blanche-Neige.
11:24Il n'a pas de mots
11:27assez durs
11:27pour critiquer
11:28les médias publics
11:30dont il a prévu
11:32la purge
11:33en étant interviewé
11:34sur place.
11:35Il a aussi
11:36rendu visite
11:37au président de Hongrie
11:38en expliquant
11:38qu'il devait absolument
11:39partir.
11:41Donc on est
11:42sur un personnage
11:43qui a fait campagne
11:45sur un fort clivage
11:47et qui entend
11:48gouverner
11:48manifestement
11:49en maintenant
11:50ce style très polémique.
11:51Ce qui est compliqué
11:53à envisager
11:54c'est comment
11:55entrer dans
11:56la régularité
11:57du pouvoir
11:59et l'exercice
12:00de ses fonctions
12:01politiques
12:02avec un style
12:03aussi cassant.
12:05Pour obtenir
12:06sa victoire
12:06sans précédent
12:07rappelons donc
12:08que Peter Magyar
12:09a réussi
12:10à réunir
12:11la quasi-totalité
12:12des électeurs
12:13de gauche
12:14et une frange
12:14des électeurs
12:15du Fidesz.
12:16Pour rappel
12:17Peter Magyar
12:18a longtemps été
12:19le mari
12:19de Judith Varga
12:20qui fut
12:21pendant 4 ans
12:22ministre de la justice
12:23sous Orban
12:24et semblait
12:24d'ailleurs
12:25en capacité
12:26de lui succéder
12:27un jour
12:27avant de sombrer
12:28début 2024
12:29par ricochet
12:30suite à un scandale
12:32lié à une grâce
12:33présidentielle
12:34accordée à une personne
12:35jugée coupable
12:36de complicité
12:37dans une histoire
12:38de pédophilie.
12:39C'est d'ailleurs
12:39suite à cette affaire
12:40qui avait vu
12:41Judith Varga
12:42se retirer
12:43de la politique
12:43que Peter Magyar
12:44avait donné
12:45sa première
12:46grande interview
12:47en mars 2024
12:48et était apparue
12:49comme une tornade
12:50dans la vie
12:51politique hongroise
12:52se lançant
12:53dans les européennes
12:54trois mois plus tard
12:55en juin
12:56et rassemblant
12:56déjà 30%
12:57des suffrages.
12:58Maintenant aux affaires
12:59Peter Magyar
13:00poursuit sur sa
13:01rhétorique de droite
13:02notamment sur
13:03les questions migratoires
13:05mais il s'apprête
13:06à faire des concessions
13:07majeures à l'Union
13:08européenne
13:08pour parvenir
13:10à récupérer
13:10les fonds
13:11structurels
13:12européens
13:12gelés par Bruxelles.
13:13Peter Magyar
13:14a gagné
13:15les élections
13:16sur une rhétorique
13:17droitière
13:18qui visait
13:19à prendre
13:19des voix
13:19au Fides
13:20et après l'élection
13:22il a continué
13:23sur cette lancée.
13:23En fait
13:24Peter Magyar
13:25a tout promis
13:26il a fait
13:26une vraie campagne
13:27de populiste
13:28et il va maintenant
13:29devoir donner
13:30satisfaction
13:31à l'électorat
13:32de gauche
13:33qu'il a porté
13:34au pouvoir
13:34tout autant
13:35que les franges
13:36de droite
13:37qu'il a réussi
13:37à capter
13:38du Fides
13:39Peter Magyar
13:40a déjà annoncé
13:42qu'il rejoindrait
13:43le parquet européen
13:44ce qui consiste
13:44à mettre
13:45le pays
13:45sous tutelle
13:46du pouvoir
13:48bruxellois.
13:49Il y a aussi
13:50l'horizon
13:51d'intégrer
13:52la zone euro
13:53et donc
13:53d'abandonner
13:54cette marge
13:55de manœuvre
13:55monétaire
13:56qui est pourtant
13:57décisive.
13:58Peter Magyar
13:59entend
14:00déjeler
14:01les fonds
14:02structurels
14:03européens
14:04et pour cela
14:05Bruxelles sera
14:06très exigeant.
14:08Bruxelles ne va pas
14:09faire de cadeau
14:10à la Hongrie
14:10et à Peter Magyar.
14:11En revanche
14:12Bruxelles
14:13va être reconnaissant
14:14pour un grand
14:16œuvre
14:16ce va être
14:17de démanteler
14:18tout ce que
14:19le Fides
14:20avait érigé
14:21en termes
14:21d'état profond
14:23ou d'embryon
14:23d'état profond
14:24hongrois
14:24et ce qui va être
14:25défait par Peter Magyar
14:27ne sera peut-être
14:27jamais reconstruit
14:28et ce qui va être
14:29concédé à Bruxelles
14:31ne pourra jamais
14:32être récupéré
14:33par un nouveau
14:34gouvernement
14:35hongrois
14:36qui sait peut-être
14:37un jour
14:38Fides
14:38pour la bonne raison
14:39que l'Union Européenne
14:41fonctionne par effet
14:41de cliquet
14:42et que les concessions
14:44faites à Bruxelles
14:45ne pourront pas
14:47être recouvrées.
14:48Autre point
14:48et pas des moindres
14:50sur lesquels
14:50Magyar va devoir
14:52lâcher du lest
14:53l'Ukraine
14:54pour laquelle
14:55le prêt européen
14:56de 90 milliards
14:57avait été bloqué
14:58par le veto
14:59de Viktor Orban.
15:00D'ailleurs
15:00à peine les élections
15:01terminées
15:02le président ukrainien
15:03Volodymyr Zelensky
15:05a annoncé
15:06que les réparations
15:07de l'oléoduc
15:08de Rouchba
15:09seraient sous peu
15:10terminées
15:10et l'approvisionnement
15:12de la Hongrie
15:12en pétrole russe
15:13via l'Ukraine
15:14pourrait reprendre.
15:15Quant à Peter Moyar
15:17il devrait pouvoir
15:18surfer encore
15:19quelques temps
15:19sur la satisfaction
15:21de ses électeurs
15:22d'en avoir terminé
15:23avec l'ère Orban.
15:25Mais les secousses
15:26économiques mondiales
15:27devraient prochainement
15:28le rattraper
15:29et c'est alors
15:30que les hongrois
15:31pourront mieux juger
15:32de leur choix
15:32du 12 avril dernier.
15:34D'ici là
15:35quoi qu'il arrive
15:36Bruxelles
15:36pourra se satisfaire
15:38des concessions
15:39irrévocables
15:40enfin arrachées
15:41de Budapest.
15:45Et à présent
15:46passons à l'actualité
15:47en bref en France
15:47aux côtés
15:48de Renaud de Bourleuf.
15:52Recherche candidat
15:53pour l'Elysée.
15:54Samedi
15:54le journal
15:55La Tribune dimanche
15:56a publié un sondage
15:56de l'Institut Elab
15:57sur le profil
15:58du président
15:59de la République
15:59idéal des Français.
16:00Il faudrait
16:01pour la majorité
16:02des sondés
16:02que le chef d'État
16:03soit âgé
16:03d'environ 47 ans
16:04soit un peu plus jeune
16:06qu'Edouard Philippe
16:06le candidat
16:07plébiscité
16:07par la tribune dimanche
16:08comme par l'ensemble
16:09des médias
16:09de Rodolphe Sadeh
16:10qui a des affaires
16:11au Havre.
16:12Toujours selon ce sondage
16:13les premières priorités
16:14des Français
16:15seraient le pouvoir d'achat
16:16suivi de la sécurité
16:17la santé
16:18l'immigration
16:18la dette publique
16:20et l'éducation
16:22A 65 ans
16:23Bruno Retailleau
16:24en marche
16:24vers la présidentielle
16:25dimanche
16:26l'ancien ministre
16:26de l'Intérieur
16:27a été désigné
16:27candidat
16:28à l'élection
16:29présidentielle
16:29de 2027
16:30par 73,8%
16:32des voix
16:33lors d'un scrutin
16:33qui a rassemblé
16:34environ 60%
16:35des adhérents LR
16:36dont on que 12,2%
16:37des électeurs
16:38ont voté
16:38pour l'organisation
16:39d'une primaire fermée
16:41semblable à celle
16:41de 2022
16:42et 14%
16:43en faveur d'une primaire
16:44ouverte
16:44semblable à celle
16:45de 2017
16:46avec un vote ouvert
16:47aux sympathisants.
16:48Les enjeux pour Bruno Retailleau
16:50sont maintenant
16:50de proposer un projet
16:52tout en critiquant
16:53le bilan de la Macronie
16:54bilan dont il devra
16:55aussi rendre des comptes
16:56après plus d'un an
16:57place Beauvau
16:58Il devra aussi faire face
16:59à la rivalité
17:00de David Linard
17:01si celui-ci persiste
17:02dans sa volonté
17:02de concourir
17:03à l'élection présidentielle
17:06Présidentielle toujours
17:07avec un revenant
17:08depuis jeudi
17:08l'ancien président
17:09François Hollande
17:10étant une de l'abdomadaire
17:11Marianne
17:12il y affirme se préparer
17:13pour le scrutin de 2027
17:15Se préparer
17:16comment ?
17:17Avec d'autres
17:18tous ceux qui le voudront
17:19Ceux qui le voudront
17:20restent à savoir
17:21s'ils seront nombreux
17:21alors qu'en 2017
17:22le président sortant
17:23n'avait pas osé concourir
17:25pour sa propre réélection
17:26Mais il reprend cet épisode
17:27en affirmant
17:28que s'il n'a pas été candidat
17:29à sa propre succession
17:29c'est ceux qui le démarquent
17:31des autres
17:31Il déclare ne pas entretenir
17:33de relations passionnelles
17:34avec le pouvoir
17:35mais avec la France
17:36Pour rappel
17:37en France
17:37aucun ex-président
17:38n'a réussi à revenir
17:39à l'Elysée
17:40Nicolas Sarkozy
17:41avait même été éliminé
17:42dès le premier tour
17:43de la primaire
17:43de son propre camp
17:45Elon Musk
17:46convoquait ce lundi
17:47devant la justice française
17:48et figurez-vous
17:48que le patron de X
17:49n'a pas répondu
17:50à la demande des magistrats
17:51Il s'agissait d'une audition libre
17:53pour évaluer
17:53les présumées dérives
17:55de son réseau social
17:56étudié dans l'enquête
17:57ouverte en janvier 2025
17:58pour d'éventuelles violations
17:59de la législation française
18:01par la plateforme
18:02Parmi les points ciblés
18:03la diffusion d'images
18:05pédopornographiques
18:05et l'utilisation
18:06de l'IA de X
18:07Grock
18:08pour créer des montages
18:09ultra réalistes
18:10appelés deepfakes
18:11Pour rappel
18:12les locaux de X
18:13en France
18:13ont subi
18:14une perquisition
18:14début février
18:16Idylle franco-polonaise
18:18Emmanuel Macron
18:18se rendait ce lundi
18:19à Gans
18:20pour rencontrer
18:20le premier ministre polonais
18:21Donald Tusk
18:23Près d'un an
18:23après la signature
18:24du traité de Nancy
18:24les deux dirigeants
18:25doivent approfondir
18:26la coopération
18:27en matière de défense
18:28notamment sur la dissuasion
18:29nucléaire française
18:30En mars
18:31le président français
18:32avait évoqué
18:33des déploiements
18:33de circonstances
18:34d'éléments de force stratégique
18:35chez les alliés
18:35dont la Pologne
18:36Paris et Varsovie
18:37discuteront
18:38d'exercices conjoints
18:39d'interopérabilité
18:40et de la production
18:41de munitions d'artillerie
18:42La France espère signer
18:43plusieurs partenariats
18:43en particulier dans le domaine
18:45des satellites
18:45de communication militaire
18:46et des capacités industrielles
18:47via KNDS
18:49Amno France
18:49et Eurenco
18:51Varsovie consacre
18:51plus de 4%
18:52de son PIB
18:53à la défense
18:53mais est habitué
18:54à faire ses emplettes
18:55chez l'oncle Sam
18:56Emmanuel Macron
18:57lui dit vouloir
18:58promouvoir
18:58une préférence européenne
18:59dans les achats d'armement
19:04Et l'on poursuit
19:05avec l'actualité internationale
19:09L'ex-président bulgare
19:11Roumen Radev
19:12ancien pilote de chasse
19:13et figure perçue
19:14comme prorus
19:14remporte les élections
19:15législatives
19:16anticipées
19:17dimanche
19:17sa coalition
19:18Bulgarie Progressiste
19:20créée pour l'occasion
19:21a obtenu
19:21près de 45%
19:23des voix
19:23et une majorité absolue
19:24d'au moins
19:25132 sièges
19:26sur 240
19:27au Parlement
19:28Elle devance largement
19:29les conservateurs
19:30avec près de 13%
19:31et les libéraux
19:31sous les 15%
19:32Chantre de la lutte
19:34contre la corruption
19:35et l'oligarchie
19:36Radev
19:3662 ans
19:37a bâti sa popularité
19:38sur son refus
19:39de nommer
19:39à un procureur général
19:40jugé laxiste
19:41et son soutien
19:42aux grandes manifestations
19:43anticorruption
19:44qui ont secoué le pays
19:45pendant près de 10 ans
19:47Critique des sanctions
19:48occidentales
19:49contre la Russie
19:49et opposée
19:50au transfert d'armes
19:51à l'Ukraine
19:51il pourrait compliquer
19:53la ligne pro-européenne
19:54de Sofia
19:54Il exclut
19:55toute coalition
19:56avec des partis
19:57pro-occidentaux
19:57et pourrait s'appuyer
19:58sur les forces
19:59eurosceptiques
20:00ses élections
20:01les 8ème
20:02en 5 ans
20:02témoignent
20:03d'une instabilité
20:04chronique
20:04dans la vie politique
20:05bulgare
20:06Le Somaliland
20:07sera-t-il un pays
20:0814 pays musulmans
20:10dont l'Algérie
20:10l'Arabie Saoudite
20:11l'Egypte
20:12la Turquie
20:12l'Indonésie
20:12et le Pakistan
20:13ont condamné
20:14samedi
20:14la décision d'Israël
20:15de nommer
20:16un émissaire diplomatique
20:17auprès du Somaliland
20:18Ils dénoncent
20:19une violation flagrante
20:20de la souveraineté
20:21et de l'intégrité
20:22territoriale de la Somalie
20:23ainsi qu'un précédent
20:24dangereux
20:25pour la stabilité
20:26de la Corne de l'Afrique
20:27Dans un communiqué commun
20:29les ministres des affaires étrangères
20:30de ces pays
20:31réaffirment leur rejet
20:32sans équivoque
20:33de toute mesure unilatérale
20:34portant atteinte
20:35à l'unité des Etats
20:36Ils rappellent
20:38leur soutien indéfectible
20:39à la Somalie
20:40et à ses institutions légitimes
20:42Israël avait reconnu
20:44le Somaliland
20:45le 26 décembre 2025
20:46devenant le premier pays
20:48à le faire
20:49Cette région
20:50du nord-ouest
20:50de la Somalie
20:51avait proclamé
20:52unilatéralement
20:53son indépendance
20:54en 1991
20:54Les 14 Etats
20:56estiment que
20:57cette initiative
20:57contrevient
20:58au droit international
20:59à la Charte des Nations Unies
21:01et à l'acte constitutif
21:02de l'Union africaine
21:03Face à cette tendance
21:06compréhensible
21:07à vouloir émigrer
21:10qui peut laisser croire
21:12que l'on trouvera
21:13facilement
21:14un avenir meilleur
21:15je vous invite
21:17avant tout
21:18à reprendre
21:20par un désir ardent
21:21de servir
21:22votre pays
21:28Un rappel
21:29de la doctrine catholique
21:30sur l'immigration
21:31qui a été applaudie
21:32par les étudiants africains
21:34lors d'une visite
21:34de l'université catholique
21:35d'Afrique centrale
21:36de Yaoundé
21:37au Cameroun
21:37le pape Léon XIV
21:38a appelé
21:39à choisir
21:39le développement
21:40de son propre pays
21:42plutôt que de la migration
21:43des paroles semblables
21:44à celles de certains
21:45de ses prédécesseurs
21:46notamment Jean-Paul II
21:47et Benoît XVI
21:48le voyage pontifical
21:50s'est poursuivi
21:50samedi en Angola
21:51le pape partira
21:52mardi en Guinée
21:54équatoriale
21:58Et voilà
21:59c'est déjà la fin
22:00de cette édition
22:00dès à présent
22:01retrouvés
22:01Politique et Éco
22:02Pierre Bergeron
22:03reçoit Dominique Grenèche
22:04docteur en physique nucléaire
22:06et Jean-Luc Serdant
22:07ingénieur en génie atomique
22:09pour évoquer
22:10l'urgence de relancer
22:11notre filière nucléaire
22:12Qu'est-ce qu'un réacteur
22:14sur générateur
22:15et qu'a-t-il de plus
22:17que nos réacteurs
22:19actuellement
22:20en fonctionnement
22:21sur notre territoire ?
22:22Très bien
22:23merci de votre introduction
22:25comment dire
22:26alors les réacteurs
22:27sur générateurs
22:28ce sont des réacteurs
22:28si vous voulez
22:29je compare
22:30souvent le nucléaire
22:32à
22:32des réacteurs
22:34et ça mange
22:35de l'uranium
22:35comme combustible
22:37et bien
22:37les réacteurs sur générateurs
22:39ça fait plus de combustible
22:40que ça en consomme
22:41c'est-à-dire plus de
22:42non pas de l'uranium
22:43mais ça fabrique
22:44un combustible artificiel
22:46qu'on appelle
22:47le plutonium
22:47pendant que ça roule
22:49c'est comme si
22:49on fabriquait de l'essence
22:51en même temps
22:52que la voiture roule
22:53c'est quand même formidable
22:54c'est-à-dire
22:55je prends souvent
22:56l'exemple d'une voiture
22:57qui mange
22:5810 litres au 100
22:58d'essence normale
23:00de l'uranium
23:01pardon
23:02et donc
23:02qui roule
23:03et qui fait 100 km
23:04et au bout de 100 km
23:05normalement
23:06si ça fait 10 litres au 100
23:07vous n'avez plus d'essence
23:08et bien là
23:08vous en avez plus
23:09que vous en avez mis
23:10c'est-à-dire 11 litres
23:11et demain dès 7h
23:12un zoom avec le psychanalyste
23:13Bertrand Ducini
23:14qui présente son ouvrage
23:16Les émeutes de l'envie
23:18l'idée c'est
23:19si on demande
23:20l'égalité des chances
23:22on est dans la justice
23:24l'égalité sur la ligne de départ
23:25si on demande l'égalité
23:27à l'arrivée
23:28sur la ligne d'arrivée
23:28que tout le monde arrive en même temps
23:30ça c'est de l'envie
23:31c'est-à-dire
23:32parce que moi je sais
23:33que je n'arriverai pas le premier
23:35donc personne n'arrive en premier
23:36donc on arrive tous en même temps
23:37donc cette idée
23:38du socialisme
23:40c'est de
23:41au nom
23:42d'une pseudo-justice
23:44ou d'une indignation
23:45qui se part
23:46d'atours moraux
23:47et tout le monde
23:49peut expérimenter
23:50l'excès d'opulence
23:52est indécent
23:53et les écarts
23:54entre les râches et les pauvres
23:55sont trop importants
23:56tout le monde est d'accord là-dessus
23:57alors qu'à partir
23:57de cette indignation légitime
24:00dire
24:00pour contrer
24:01ce problème
24:02on va couper les pattes des meilleurs
24:04on va couper les pattes des meilleurs
24:05voilà
24:07exactement
24:07voilà c'est à présent
24:09la fin de cette édition
24:10merci à tous
24:11pour votre fidélité
24:12rendez-vous demain
24:13mais mieux même heure
24:13en attendant
24:14portez-vous bien
24:15bonsoir
24:16merci à tous
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