- il y a 6 heures
A la Une de ce journal, le couperet du cessez-le-feu approche. 24 heures avant la fin officielle de la trêve entre l’Iran et les Etats-Unis, aucune négociation officielle n’est en cours. A cette situation de blocage pourrait succéder une nouvelle offensive.
Nous partirons ensuite en Éthiopie et dans la corne de l’Afrique, où les conséquences de la guerre en Iran pourraient déboucher sur un cataclysme humanitaire.
Retour en France ensuite pour évoquer les relations entre le Rassemblement national et les patrons de grandes entreprises. Après les fausses notes du Mozart de la finance, les chefs d’entreprise se détournent de la macronie.
Nous partirons ensuite en Éthiopie et dans la corne de l’Afrique, où les conséquences de la guerre en Iran pourraient déboucher sur un cataclysme humanitaire.
Retour en France ensuite pour évoquer les relations entre le Rassemblement national et les patrons de grandes entreprises. Après les fausses notes du Mozart de la finance, les chefs d’entreprise se détournent de la macronie.
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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16A la une de ce journal, le coup près du cessez-le-feu approche.
00:2024 heures avant la fin officielle de la trêve entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:25Aucune négociation officielle n'est en cours.
00:27A cette situation de blocage pourrait même succéder une nouvelle offensive.
00:32Nous partirons ensuite en Éthiopie et dans la corne de l'Afrique
00:35où les conséquences de la guerre en Iran pourraient déboucher
00:38sur un véritable cataclysme humanitaire.
00:41Et puis retour en France ensuite pour évoquer les relations
00:44entre le Rassemblement national et les patrons des grandes entreprises.
00:47Après les fausses notes du Mozart de la finance,
00:49les chefs d'entreprise se détournent de la Macronie.
00:53Générique
00:56L'Iran donne le tempo à quelques 24 heures de la fin du cessez-le-feu
01:00entre Washington et Téhéran.
01:02Les négociations à Islamabad sont toujours très incertaines.
01:06Donald Trump, lui, navigue toujours entre deux eaux.
01:08Le point tout de suite.
01:10Le dernier compte à rebours a commencé mercredi soir.
01:13Le cessez-le-feu décidé le 8 avril dernier par Donald Trump arrivera à son terme.
01:18Pour lui succéder, une situation bien incertaine.
01:22En effet, la deuxième étape de négociation accueillie par les Pakistanais
01:25semble bel et bien boudée par l'Iran.
01:27Un refus de discuter assumé par les dirigeants.
01:31Nous ne constatons aucun signe sérieux de détermination de la part des États-Unis.
01:37Au contraire, de nombreux indices laissent penser que les États-Unis
01:42ne sont pas réellement disposés à faire progresser la diplomatie
01:45au sens conventionnel du terme,
01:48par opposition à une diplomatie qui consiste à imposer des directives.
01:54À ce stade, au moment où je m'exprime,
01:57nous n'avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations
02:00et aucune décision n'a été arrêtée sur le sujet.
02:04Une position qui tenait encore ce mardi à la mi-journée,
02:07tandis qu'aucune délégation de premier ou de second plan
02:10n'avait initié le voyage vers Islamabad.
02:12Certains médias avaient d'ailleurs déjà annoncé le départ de J.D. Vence
02:16pour se rendre au Pakistan,
02:17le voyage étant nettement plus long pour les Américains que pour les Iraniens.
02:21Mais visiblement, le vice-président ne serait pas parti.
02:24Dans ce contexte de blocage,
02:26Donald Trump a déclaré mardi soir sur son réseau True Social
02:29que Téhéran avait violé le cessez-le-feu.
02:32De son côté, l'Iran a démenti en affirmant
02:35qu'il s'agissait au contraire des États-Unis.
02:38Une chose est certaine,
02:40dimanche, les États-Unis ont fait feu sur un cargo iranien
02:42pour l'empêcher de franchir le détroit d'Hormuz,
02:45véritable entrave à la trêve.
02:46De même, Téhéran exigeait initialement
02:48que le Liban fasse partie de l'accord d'arrêt des combats.
02:51Mais Israël a poursuivi et même intensifié ses frappes
02:54dans les heures qui ont suivi l'annonce de cessez-le-feu.
02:57Du côté du détroit d'Hormuz,
02:59la situation est aussi stable que bloquée.
03:01Le filtrage iranien,
03:02conjugué au blocus américain,
03:03embolise le passage.
03:04Toutefois, les marchés se contentent visiblement
03:07des déclarations volontairement rassurantes de Donald Trump.
03:10Ainsi, que des perspectives pourtant bien hypothétiques de pourparler.
03:14Dans le tableau général, s'ajoute aussi que les Etats-Unis ont arraisonné un navire
03:18censé transporter du pétrole iranien dans l'océan Indien ce mardi.
03:21Rien de nature a ramené Téhéran à la table des négociations.
03:25Par ailleurs, Donald Trump a d'ores et déjà décrit ses plans
03:28en cas d'échec des négociations.
03:29Une reprise des bombardements avec, sans doute,
03:32en toile de fond les menaces sur les infrastructures civiles.
03:35Une reprise des hostilités qui devrait se faire à nouveau
03:38au nom de la lutte contre le développement nucléaire iranien.
03:41Pourtant, Donald Trump a également déclaré qu'il serait long et difficile
03:44d'exhumer l'uranium iranien.
03:46Et pour cause, celui-ci devrait se trouver sous les décombres
03:49après les bombardements américains de juin dernier.
03:51Sauf dans le cas où l'Iran l'aurait déplacé avant les frappes.
03:55Ce mardi, Benjamin Netanyahou a affirmé lors de la cérémonie nationale
03:59de Yom Azikaron au Mont Herzl que la menace iranienne avait été neutralisée
04:04après avoir affirmé, je cite, que Téhéran préparait une nouvelle Shoah
04:08et que l'offensive israélo-américaine l'avait empêchée.
04:11Des propos qui laisseraient alors entendre que le pays ne représenterait
04:14désormais plus de danger.
04:16Difficile donc de bien comprendre quels sont alors les buts poursuivis
04:20en cas de reprise de l'offensive.
04:26Et avec un litre de gasoil entre 4 et 5 euros,
04:30l'Ethiopie et la Corne de l'Afrique subissent les effets de la guerre en Iran.
04:33Une situation qui pourrait prochainement déboucher sur une crise alimentaire désastreuse.
04:37Le point sur la situation par Nicolas de l'Anverterie.
04:40La guerre en Iran, déclenchée par les Etats-Unis et Israël le 28 février dernier,
04:48met le feu non seulement au Proche-Orient, mais aussi dans la Corne de l'Afrique.
04:53C'est particulièrement vrai en Ethiopie, deuxième plus grand pays africain par sa population,
05:00138 millions d'habitants.
05:02Depuis le mois de mars, le pays connaît une très grave crise énergétique,
05:07étant donné que son pétrole venait du Proche-Orient.
05:10Désormais, le pétrole, ou ce qu'il en reste, se trouve extrêmement rationné
05:15et ses prix ont totalement explosé.
05:18C'est ainsi qu'il n'est pas rare que les camions autorisés à se ravitailler
05:22fassent la queue pendant plus de 24 heures, sur des kilomètres,
05:27afin de pouvoir faire le plein.
05:28Comme a pu l'observer sur place l'humanitaire François Lavalou.
05:32La crise énergétique actuelle, avec le blocage du détroit d'Hormuz, la guerre,
05:38touche évidemment beaucoup de régions dans le monde.
05:40Parmi celles-ci, une région où, avec mon association SOS Chrétien d'Orient,
05:44nous intervenons plus précisément en Ethiopie.
05:46En réalité, toute la région de la Corne de l'Afrique est touchée aujourd'hui
05:49par cette crise énergétique qui commence tout juste à avoir des conséquences
05:55qui peuvent être désastreuses si la situation dure.
05:58En réalité, il faut voir qu'aujourd'hui, au moment où on parle,
06:03le litre de diesel dans certaines régions d'Ethiopie est à 5,5 euros,
06:08dans un pays où la moitié des gens vivent avec 40 euros par mois.
06:11Donc vous imaginez bien que c'est tout simplement impossible
06:13pour l'immense majorité des gens d'y avoir accès.
06:16De toute façon, le gouvernement a rationné l'accès au diesel.
06:20Donc la situation commence à devenir critique.
06:23Il y a quelques réserves encore, mais elle s'amenuise et la situation semble durer.
06:29Et tout semble indiquer qu'elle va durer, si ce n'est des semaines, peut-être même des mois.
06:33Et la conséquence de cette situation, ce n'est pas seulement que les Éthiopiens
06:38ont davantage recours au transport collectif, au vélo ou à la marche à pied,
06:43comme pourraient l'espérer quelques écologistes hors sol des beaux arrondissements de Paris.
06:49La vraie conséquence, c'est une inflation significative d'un certain nombre de produits
06:54qui sont acheminés par camions et ne peuvent l'être autrement,
06:59à commencer par les denrées alimentaires.
07:01Dans ces pays où il y a déjà une précarité alimentaire,
07:05c'est-à-dire que beaucoup de gens sont à la limite de pouvoir se nourrir convenablement,
07:10le fait que les prix de l'essence et du diesel vont exploser, ont déjà explosé,
07:16puisqu'on est passé au niveau national, on est passé en un mois,
07:19du 15 mars à 72 centimes le litre de diesel à 3,5,
07:24et comme je le disais, à 5,5 dans certaines régions.
07:28Ça va faire que des chaînes logistiques vont tout simplement soit s'arrêter,
07:32soit devenir hors de prix pour la plupart des gens.
07:36Et donc il va y avoir d'une précarité alimentaire,
07:39on va avoir des dizaines de millions de gens
07:41qui vont se retrouver dans des situations de malnutrition.
07:45Or, si cela dure pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois,
07:48on peut avoir des développements de carences,
07:50et donc de maladies, de migrations et de troubles politiques
07:55qui peuvent eux aussi engendrer encore plus de problèmes.
07:58Donc c'est quelque chose qui peut être absolument cataclysmique,
08:02puisque c'est une région qui est déjà fragile,
08:04qui souffre de beaucoup d'instabilité politique, économique, alimentaire.
08:08Et donc cette crise-là, si la dure, peut avoir des conséquences
08:11sur non seulement la région, mais aussi par extension
08:14les deux endroits où les migrants pourraient aller,
08:17c'est-à-dire les pays arabes et les pays méditerranéens, donc l'Europe.
08:21Et comme si tout cela ne suffisait pas,
08:25une autre catastrophe pointe le bout de son nez,
08:28celle des engrais alimentaires.
08:30Si d'ici cet été, le conflit en Iran n'est pas résolu,
08:35une part importante de la région sera en manque d'engrais.
08:38Et les récoltes seront donc, qu'on le veuille ou non,
08:42insuffisantes pour nourrir toute la région.
08:45Il y a aussi un problème avec les engrais,
08:47puisque par le blocage du détroit d'Hormuz,
08:48il n'y a pas que l'essence, il y a aussi les engrais qui sont bloqués.
08:55Et il y a déjà des craintes qu'avec la saison des pluies
08:59qui arrive cet été, dans cette région de la Corne de l'Afrique,
09:03si tout n'est pas mis en place par rapport au modèle actuel d'agriculture
09:09avec les engrais, on risque d'avoir 20 ou 30 % de production en moins.
09:13Et donc avec les problèmes logistiques décrits précédemment,
09:17on peut imaginer l'effet que ça aurait.
09:19Il va y avoir des gens qui vont mourir de faim d'ici la fin de l'année
09:21si cette crise n'est pas résolue rapidement.
09:24La Corne de l'Afrique n'est d'ailleurs pas la seule région
09:27à se retrouver dans une situation difficile
09:29en ce qui concerne les engrais alimentaires.
09:32C'est également le cas de l'Inde,
09:34qui, faut-il le rappeler, est le pays le plus peuplé du monde,
09:38avec plus de 1,4 milliard d'habitants.
09:41Et pour le moment, ce sont des baisses de 25 % de la production d'engrais
09:45qui sont enregistrées.
09:47L'impact que pourrait avoir la situation si elle était amenée à durer
09:51atteint donc des proportions difficilement concevables.
09:55Et pour rappel, la France, autrefois puissance agricole mondiale,
10:00connaît une balance commerciale agricole déficitaire depuis 2025.
10:05Pour paraphraser le grand philosophe Gérald Darmanin,
10:10restez calme, ça va bien se passer.
10:16Rassemblement national et patronat en discussion.
10:19Jordan Bardella et Marine Le Pen échangent avec les chefs d'entreprise,
10:23un secteur refroidi par la Macronie après l'enthousiasme des premières heures.
10:27Explication de Renaud de Bourleuf.
10:29Le RN à la table des patrons.
10:31Lundi, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella,
10:34a déjeuné avec le bureau exécutif du MEDEF, syndicat patronal.
10:37Son dirigeant Patrick Martin affirme que le RN est une formation
10:40qui pèse lourd au Parlement et qu'il est donc hors de question
10:42de l'exclure de ses contacts politiques.
10:44Je me réjouis qu'on puisse, à quelques mois d'échéance électorale
10:49qui vont être absolument majeure pour l'avenir de la France,
10:53confronter le cap nécessaire pour le pays et les besoins de l'économie française.
10:57Rappelons que le MEDEF dialogue aussi avec la France insoumise
10:59et le Parti communiste français.
11:01Par ailleurs, en septembre 2024, le syndicat patronal avait organisé
11:04lors de sa rencontre des entrepreneurs de France
11:07un débat entre six personnalités politiques.
11:09Jordan Bardella y était présent face à
11:11Manuel Bompard pour LFI, Marine Tondelier pour les écologistes,
11:14Fabien Roussel pour le Parti communiste français,
11:17Gabriel Attal pour Renaissance et Bruno Retailleau pour LR.
11:20Notons que deux semaines plus tôt, Marine Le Pen était reçue à un dîner
11:23au restaurant de Rouen dans le deuxième arrondissement de Paris
11:25où elle a côtoyé plusieurs grands patrons,
11:27Bernard Arnault, fondateur de LVMH,
11:29Patrick Pouyanné, PDG de Total
11:30ou Henri Decastres, ancien directeur général d'AXA.
11:34Les critiques ont été entendues de toutes parts.
11:36D'un côté, les patrons valideraient les prises de position du Rassemblement national.
11:39D'un autre côté, Marine Le Pen tiendrait un discours
11:41plus libéral et plus européiste au détriment de son électorat habituel.
11:45De quoi noter la claire préférence du patronat
11:47pour le jeune président du mouvement.
11:48À la candidate naturelle, pas encore empêchée.
11:51Le député RN du VAR, Philippe Schreck, nous commente ses prises de contact.
11:55Nous rencontrons souvent, même nous les députés en circonscription,
11:58beaucoup d'entrepreneurs, beaucoup d'artisans
12:00qui font partie de notre électorat.
12:02Alors après, vous évoquez la rencontre avec, j'allais dire,
12:05le très grand patronat, j'allais dire quasiment le CAC 40, voire plus.
12:11Bah oui, ça fait partie d'un processus logique d'acceptation,
12:16de réalisme de la part de ces chefs d'industrie,
12:19de ces capitaines d'industrie qui ont compris que nous allons être
12:24Marine Le Pen et Jordan Bardella en premier lieu,
12:26leur interlocuteur par la force des choses et par la force de la démocratie.
12:31Un rapprochement qui permet de briser la glace
12:32alors que le Rassemblement National est fréquemment critiqué
12:35par des partis de droite pour des positions économiques
12:37considérées comme de gauche.
12:39Taxe sur les superdividendes ou vote de certaines hausses d'impôts,
12:42des critiques souvent formulées dans les milieux économiques ultralibéraux.
12:45Après, il faudrait que ces milieux économiques aillent dans le fond du programme
12:50et de notre programme avant, quelque part, de décréter les choses.
12:55Les super profits, c'est quand même des taxes qui existent déjà.
12:59Nous avons une taxe prévue sur les grosses, grosses diminutions de capital.
13:03C'est vrai, mais il s'agit d'opérations qui sont des opérations purement spéculatives.
13:08Pour le reste, les hausses d'impôts, on n'est pas quand même le parti des hausses d'impôts.
13:13Nous avons voté contre la loi de finances, nous étions contre la loi de finances,
13:16qui est la loi de finances la plus traumatisante pour les entreprises depuis des années.
13:22Et nous, nous avons voté contre cette loi de finances qui, je le note,
13:26a eu l'adhésion des LR, du Parti socialiste et du bloc macroniste.
13:31Donc je pense que si en réalité le monde de l'entreprise a des griefs à faire
13:35sur la hausse des impôts et des charges, ce que je comprends parfaitement,
13:39je pense que ces griefs sont apportés à ceux qui sont la cause de la hausse de ces charges
13:43et pas à ceux qui trouvent et qui recherchent des solutions de baisse de charges,
13:47de baisse des normes, notamment.
13:50Un bloc central qui avait au début la faveur du patronat.
13:52Rappelons qu'en 2017, le MEDEF a soutenu activement Emmanuel Macron,
13:55jugeant son programme, je cite,
14:11Récemment, le patron des patrons, Patrick Martin, a critiqué publiquement
14:14un budget 2025 mauvais et récessif avec un effet négatif sur l'emploi.
14:19Il s'est opposé à la surtaxe sur les grandes entreprises et à d'autres hausses d'impôts.
14:22Ces critiques ont de nouveau été virulentes en janvier dernier concernant le budget 2026.
14:27On est obligé de conclure que ce budget n'est pas adapté à cette situation de compétition extrêmement intense.
14:32Il n'est pas bon le budget ?
14:33Écoutez, on a la démonstration que pour avoir un pays puissant,
14:37il faut une économie puissante, donc des entreprises puissantes.
14:40Les Mozart de la finance n'ont pas enchanté longtemps les patrons.
14:43Ils s'en détournent tout simplement parce qu'ils en voient les résultats,
14:47ils en subissent les résultats.
14:49Vous savez, la Macronie se présente comme les Mozart de la finance.
14:53Quand on voit les résultats, c'est les toccards de l'économie.
14:56Nous n'avons jamais eu autant de défaillances d'entreprises qu'il y en a actuellement.
14:59Nous ne sommes pas en mesure d'augmenter les salaires.
15:02Nous sommes dépassés en termes de commerce extérieur.
15:06Et les charges sociales qui pèsent sur le travail, sur la productivité,
15:11sont à un niveau record.
15:12Quand je parle record, c'est au niveau mondial.
15:14Donc c'est vrai que je comprends le patronat qui a vu finalement les résultats
15:20d'une gestion d'hiver gauche, d'hiver droite, en tout cas macroniste depuis longtemps,
15:26et puis qui cherche naturellement à tester, à sonder qu'elles pourraient être
15:31effectivement une autre alternative économique.
15:36Des sujets que la Macronie ne pourra pas esquiver pendant la campagne présidentielle,
15:39alors que le pouvoir d'achat devrait être au cœur des débats.
15:46Et nous restons aux côtés de Renaud de Bourleuf pour l'actualité en bref en France.
15:53Nouveau scénario catastrophe à Bercy.
15:54Ce mardi, le gouvernement a réuni un comité d'alerte des finances publiques.
15:57Une instance qui a été instaurée pour décider des mesures à prendre,
16:00alors que la France, visée par une procédure européenne pour des fésiles excessifs,
16:04est dans une situation de dérapage des finances publiques.
16:06Cette fois, l'enjeu est de décider quels secteurs feront l'objet de coups drabeaux budgétaires.
16:10En amont de la réunion, le ministre de l'économie Laurent Lescure
16:12a affirmé que les conséquences de la guerre en Iran sur l'économie française
16:15sont estimées entre 4 et 6 milliards d'euros.
16:18Tout va très bien, madame la marquise.
16:20Voilà le message envoyé par France Travail, anciennement Pôle emploi,
16:23pour les recrutements en 2026.
16:24Alors que l'organisme d'État annonce un ralentissement des embauches cette année
16:27par rapport à l'an dernier, il confirme la robustesse du marché du travail.
16:31Les entreprises françaises recruteraient quelque 2,3 millions de personnes en 2026,
16:34soit une baisse de 6,5% par rapport à 2025.
16:36Ce ralentissement, qualifié de léger, est certes moins élevé que lors de la période précédente.
16:41Le secteur de la santé affiche pour sa part des prévisions positives,
16:44avec plus de 320 000 recrutements de plus que l'an passé.
16:47Sans surprise, le secteur de l'industrie fait marche arrière, mais de seulement 2,4%.
16:51Un chiffre contenu qui indique sans doute que la branche est déjà à l'os.
16:55La pire baisse est celle qu'affichent les domaines du numérique et des télécommunications,
16:59avec une chute attendue supérieure à 25%.
17:02Des entreprises qui ont participé à l'enquête expliquent que les recrutements seront difficiles,
17:05faute de candidats, ou à cause de profils inadaptés.
17:09Plus d'un tiers des réponses font aussi état de mauvaises conditions de travail, dissuadant les candidats.
17:14Attention aux arnaques en ligne, vos données sont encore en danger.
17:17Lundi, l'Agence Nationale des Titres Sécurisés, l'ANTS,
17:20organisme public qui gère les demandes de pièces d'identité,
17:22a évoqué un incident de sécurité survenu mercredi 15 avril.
17:26Concrètement, c'est une cyberattaque qui a entraîné l'accès à des données personnelles,
17:29des noms, des prénoms, des adresses postales, des dates de naissance et des identifiants
17:33circulent sur le marché noir d'Internet, communément appelé Dark Web.
17:36Avec ces données, les pirates informatiques pourraient être invités par mail ou SMS
17:39à cliquer sur des liens ou à remplir des formulaires afin d'extorquer de l'argent.
17:43Rappelons que l'année 2025 avait battu des records en matière de cyberattaques et de fuites de données,
17:47600 millions de données personnelles de français versées sur le Dark Web,
17:50certaines étant normalement protégées par les services de l'État.
17:54L'affaire Robert Boulin a-t-elle encore des secrets à livrer ?
17:57Et vendredi, le parquet de Versailles a annoncé le transfert du dossier
18:00au pôle national des crimes sériels ou non élucidés, connu sous l'anglicisme cold case.
18:04Pour Fabienne Boulin-Burgeat, fille de l'ancien ministre, c'est un tournant dans l'enquête.
18:08Rappelons qu'en 1979, Robert Boulin, alors ministre du Travail de Valéry Giscard d'Estaing,
18:13est retrouvé mort, noyé dans un étang de la forêt de Rambouillet.
18:16L'enquête a rapidement conclu au suicide, mais la famille n'y a jamais cru, évoquant un possible assassinat.
18:21En 2015, près de 40 ans après les faits, une enquête a été ouverte pour arrestation, enlèvement et séquestration,
18:27suivi de mort ou assassinat.
18:29En 2023, un nouveau témoignage a attiré l'attention des enquêteurs.
18:33Un certain Elio Darmon, proche à l'époque du grand banditisme,
18:36aurait surpris une conversation entre des individus disant avoir tabassé Robert Boulin,
18:40provoquant un arrêt cardiaque.
18:42Elio Darmon, qui déclarait fin 2025 avoir été visé par des coups de feu autour de son domicile dans le
18:46Morbihan,
18:47est mort le 1er avril 2026, à l'âge de 78 ans.
18:50L'autopsie a conclu à une mort naturelle.
18:56Et l'on poursuit l'actualité internationale avec Olivier Frère-Jacques.
19:03Chaos israélien et chantier pharaonique.
19:06La reconstruction de Gaza au cours des dix prochaines années est estimée à plus de 71 milliards de dollars,
19:11soit environ 61 milliards d'euros, par une étude conjointe de l'ONU, de l'Union Européenne et de la
19:17Banque Mondiale.
19:18Publié lundi, sur ce total, 26 milliards de dollars seront nécessaires dès les 18 premiers mois
19:24pour établir les services essentiels, reconstruire les infrastructures clés et relancer l'économie.
19:28Les dommages matériels s'élèvent à 35 milliards de dollars.
19:32Et les pertes économiques et sociales sont estimées à plus de 22 milliards.
19:36Plus de 370 000 logements ont été détruits ou endommagés.
19:39Plus de 50% des hôpitaux sont hors service et la quasi-totalité des écoles a été touchée.
19:45L'économie du territoire s'est contractée de 84%.
19:49Près de 2 millions de personnes ont été déplacées et plus de 60% de la population a perdu son
19:54logement.
19:54Les femmes, les enfants et les personnes vulnérables sont les plus touchées.
19:58Enfin, le conflit, qui a débuté en octobre 2023, a fait au moins 72 000 morts à Gaza,
20:03selon le ministère de la Santé du Hamas, pour environ 1 200 morts en Israël.
20:09Pour parler avant attaque ou avant accord, des échanges secrets entre Cuba et les Etats-Unis
20:15se sont tenus récemment à la Havane et ont été confirmés lundi par un responsable du ministère cubain des Affaires
20:20étrangères.
20:20Du côté américain, participaient des secrétaires adjoints du département d'État.
20:25Du côté cubain, des vice-ministres, la rencontre qualifiée de discrète et professionnelle portait sur, je cite,
20:30un sujet sensible.
20:32Washington aurait exigé la libération de prisonniers politiques, tandis que la Havane a fait de la levée des restrictions énergétiques
20:38sa priorité absolue, dénonçant un chantage et une punition à justifier contre la population.
20:43Dans un contexte de tensions internationales accrues, les Etats-Unis maintiennent l'embargo de 1962
20:48et ont imposé depuis janvier des limites drastiques aux importations de pétrole.
20:52Cuba a multiplié les gestes de bonne volonté, libération de 51 prisonniers, puis de plus de 2000 autres
20:58et ouverture aux investissements étrangers, y compris de la diaspora.
21:01Le président Miguel Diaz-Canel et Donald Trump ont tous deux confirmé l'existence de ces discussions.
21:08La pomme change de tête à la rentrée.
21:10La firme américaine Apple a fait savoir lundi que Tim Cook céderait sa place de PDG le 1er septembre prochain
21:16à John Ternus.
21:17Après 15 ans à la tête de la célèbre entreprise californienne,
21:19le remplaçant du président fondateur Steve Jobs en 2011 va endosser le rôle de président exécutif
21:26pour laisser John Ternus, actuellement vice-président à la division produits physiques,
21:30conduire le tournant de l'intelligence artificielle que la firme de la tech peine à prendre à bras le corps
21:35face à la concurrence.
21:36Tim Cook est toutefois parvenu à transformer Apple en véritable machine à cash
21:40avec une rentabilité enviée par une bonne partie de la concurrence.
21:44112 milliards de bénéfices en 2025 pour 416 milliards de chiffre d'affaires.
21:49Tim Cook ne s'est pas non plus oublié dans l'opération puisqu'il aurait réuni personnellement en 15 ans.
21:55A la tête d'Apple, quelques 3 milliards de dollars.
21:58Le Japon a encore tremblé.
22:00Un puissant séisme de magnitude 7,7 a frappé lundi au large de la préfecture d'Iwate dans le nord
22:06de l'archipel.
22:06Il a fait 6 blessés dont 2 graves mais aucun dégât majeur ni incendie n'a été signalé.
22:11Une alerte au tsunami a été émise pour des vagues pouvant atteindre 3 mètres.
22:17Elle a été levée après l'arrivée d'une vague de 80 centimètres à Kouji.
22:21L'agence météorologique japonaise a maintenu un avis spécial sur le risque accru d'un méga séisme de magnitude 8
22:27ou plus dans les jours ou semaines à venir.
22:29Et appel à la vigilance face aux répliques pendant environ une semaine.
22:33Le Japon, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, reste marqué par le séisme et le tsunami de 2011
22:39qui avait fait près de 18 500 morts ou disparus.
22:47Et voilà, c'est la fin de cette édition.
22:49Vous pouvez dès à présent retrouver Choc du monde.
22:51Edouard Channot reçoit Finandrine, membre du Miss Institute, pour évoquer l'accord de paix avec l'Iran que Donald Trump
22:57prétend obtenir avant la fin du cessez-le-feu mercredi.
23:00La ligne jaune, c'est évidemment simplement une manière pour Israël de mettre en place une politique qui est très
23:08similaire à celle qu'elle a fait à Gaza.
23:10C'est-à-dire anéantir les bâtiments, empêcher les Libanais même de pouvoir retourner vivre dans leur maison au sud
23:20de cette ligne.
23:20Et ce que souhaite Israël, c'est tout simplement l'évacuation de la population du sud Liban.
23:26Parce qu'à terme, en réalité, l'objectif caché, et même pas trop caché d'Israël, ce n'est pas
23:31de vaincre Hezbollah, même s'il faut passer par là.
23:34Mais c'est d'annexer carrément le territoire libanais jusqu'au fleuve Litanie, au moins, mais pour commencer c'est
23:43là.
23:44Et cela fait partie évidemment du plan de Grand Israël qui est tout à fait public.
23:49Ce n'est pas du complotisme, même les leaders israéliens en parlent très ouvertement.
23:54Ceux qu'on dit d'extrême droite.
23:55Oui, mais même ils font partie du gouvernement. Il n'y a pas de secret à cela.
24:00Et voilà, c'est à présent le moment de se quitter. Merci à tous pour votre fidélité.
24:04Rendez-vous demain pour une nouvelle page d'actualité. Bonsoir.
24:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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