- il y a 2 jours
Dans cette émission, nous recevons Lucas Chancerelle, porte-parole de Polémia et auteur de "Les 200 familles - Enquête sur les réseaux qui dirigent la France". À travers son enquête, Lucas Chancerelle décrypte les cercles de pouvoir, les logiques d’entre-soi, et les liens entre élites politiques, économiques et médiatiques.
Il revient notamment sur :
- le rôle des grandes fortunes et des groupes médiatiques
- la montée de l’étatisme en France
- les réseaux d’influence nationaux et internationaux
- la notion d’“État profond”
- les profils sociologiques des élites dirigeantes
Une discussion sans détour sur les mécanismes du pouvoir en France.
Il revient notamment sur :
- le rôle des grandes fortunes et des groupes médiatiques
- la montée de l’étatisme en France
- les réseaux d’influence nationaux et internationaux
- la notion d’“État profond”
- les profils sociologiques des élites dirigeantes
Une discussion sans détour sur les mécanismes du pouvoir en France.
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00:00– Bonjour à tous, bienvenue dans notre Zoom aujourd'hui en compagnie de Lucas Chancerelle.
00:10Bonjour Lucas. – Bonjour Pierre.
00:12– Lucas, vous êtes aujourd'hui porte-parole de l'Institut Polémia.
00:16Vous avez été, avant cela, animateur pour TV Liberté et vous publiez cette brochure
00:22« Les 200 familles enquêtent sur les réseaux qui dirigent la France,
00:27ceux pour qui les urnes ne comptent pas », alors 200 familles auxquelles vous faites référence,
00:32mais on n'en voit que 31 dans votre enquête. Alors pourquoi ce titre Lucas ?
00:39– Déjà je suis content de revenir à TV Liberté, revenir un peu à la maison.
00:42Quand j'avais travaillé avec Jean-Yves Le Gallou sur Immédiat,
00:45on a continué un peu cette œuvre avec Polémia justement.
00:50Alors « Les 200 familles », c'est une expression qui vient en fait du Front populaire.
00:54C'était en 1936 une accusation contre les régions de la Banque de France
00:59et ceux qui gouvernent de manière un petit peu dissimulée l'État profond,
01:04on va en reparler, et on a repris à notre compte cette expression historique
01:08et pour la réactualiser un petit peu avec les familles actuelles qui ont le pouvoir.
01:11– Alors Jean-Yves Le Gallou, fondateur et président de Polémia,
01:16signe l'avant-propos de votre enquête où il explique que en fait
01:21ce ne sont plus les grandes familles de capitalistes français qui dirigent notre pays,
01:26mais bien ces fameux fonds de pension américains dont on parle notamment dans Politique et Éco,
01:32on peut penser à BlackRock, State Street et autres qui exercent leur influence
01:37à travers le forum économique de Davos ou alors Bilderberg.
01:41Alors est-ce que vous ne vous êtes pas trompé de cible ?
01:44– Ils font partie évidemment des critères un petit peu qui unissent ces familles,
01:48on va les développer, il peut y avoir des liens familiaux,
01:52des liens de concubinage entre ces quelques clans,
01:55des liens d'affaires, des liens d'alliances de toute manière,
01:59et évidemment on voit que ces gens fréquentent les mêmes lieux,
02:02fréquentent les mêmes réseaux, et les réseaux américains font partie
02:05en première place dans cette influence, dans ce deep state français.
02:10On pourra notamment citer la famille de M. Glucksmann par exemple,
02:14dont le père était déjà un atlantiste convaincu.
02:17– André, le philosophe.
02:18– Voilà, un néo-conservateur qui a eu une activité,
02:22que son fils a perduré, on va en parler.
02:24– Léoïste.
02:25– Voilà, il avait toutes les qualités cet homme-là.
02:28Donc j'abonds dans votre sens, ça fait partie des critères en effet,
02:31ces liens capitalistiques.
02:33En fait, les 200 familles qu'on décrit dans ce dossier,
02:36c'est un petit peu l'alliance, on pourrait dire,
02:37entre l'extrême gauche et l'extrême centre.
02:39Voilà, c'est l'alliance de certaines valeurs,
02:42l'absence de frontières, la disparition des nations,
02:47l'absence de barrières morales, le mondialisme.
02:49Tout ça, évidemment, pour des intérêts idéologiques,
02:52des intérêts d'affaires.
02:54Et alors, pour un petit peu expliquer à nos téléspectateurs
02:58comment on a procédé, donc on a un dossier papier
03:00que vous avez pu consulter,
03:02et on a aussi une cartographie interactive,
03:04donc là qui est un peu plus visuelle.
03:06Quand vous arrivez sur la cartographie,
03:08vous avez sur le site Polémia 200 familles l'accès,
03:12eh bien, on voit des liens de différentes natures.
03:14On a référencé 350 noms,
03:18et plus le nom est important,
03:21plus la bulle qu'elle représente est grosse,
03:23et on voit, comme je l'ai dit,
03:24qu'il y a différentes natures de liens qui les unissent.
03:26– Alors, vous faites remarquer dans cette enquête
03:29que les dépenses publiques en France sont passées de 22%
03:34du produit intérieur brut en 1922 à 56%.
03:38Aujourd'hui, comment on explique le triomphe de l'étatisme en français ?
03:43– Justement, c'est un peu le sujet de notre dossier,
03:46c'est que la haute administration fait partie du Deep State français,
03:50de cet état profond, avec d'autres,
03:52les médias, le pouvoir judiciaire, le pouvoir financier.
03:55Mais la haute administration, qui passe par l'ENA,
03:58qui passe par toutes ces institutions,
04:00a évidemment pris le magot pour soi, pour distribuer aux copains.
04:04Il y a tout un ensemble d'organismes d'État, de subventions publiques,
04:09et ces gens-là, en fait, l'avantage qu'ils ont,
04:11c'est aussi qu'ils se financent entre eux.
04:13Évidemment, on prend l'argent public pour le donner aux copains.
04:16– C'est passé d'un capitalisme de connivence
04:18à un étatisme de connivence, c'est ça ?
04:20– Voilà, exactement, sauf que là, c'est avec l'argent des Français,
04:23pour des causes idéologiques.
04:24Donc, ça explique aussi cette mainmise d'un petit nombre de familles,
04:29cet entrisme, le poids de l'État dans l'économie,
04:33parce qu'ils se font des cadeaux entre eux, en gros.
04:35– Alors, vous évoquiez cette notion d'État profond
04:39que le président Macron a lui-même évoquée à plusieurs reprises.
04:44Qu'est-ce que ça veut dire, exactement ?
04:45– C'est une expression qu'on a traduite, puisque le Deep State,
04:48dont Trump se targuait d'avoir fait l'attaque aux États-Unis,
04:54eh bien, c'est ce qui perdure malgré les élections.
04:57Voilà, on a mis en sous-titre, ceux pour qui les urnes ne comptent pas.
05:00Ça veut dire que les gouvernements passent, mais il y a des gens qui restent,
05:04qui maintiennent leur influence, qui maintiennent leur pouvoir,
05:07malgré le fait que ce soit un gouvernement prétendument de droite,
05:10ou de gauche ou du centre, peu importe.
05:13Il y a ces 200 familles qui se maintiennent en France.
05:16On avait aussi les 200 familles dans tous les pays.
05:19En fait, les élites existent.
05:21On a eu récemment les élections hongroises.
05:24La différence, par exemple, avec la Hongrie en France,
05:27c'est que ces prétendues élites en France ne gouvernent pas,
05:30en réalité, dans l'intérêt du peuple français.
05:33Ils ne sont pas là pour défendre le peuple et le pays,
05:38mais plutôt une vision globaliste, une vision progressiste des choses.
05:42Et on ne peut pas, en réalité, vraiment se passer d'une élite.
05:45On a besoin de structurer la société,
05:47mais il faut que cette élite soit au service du peuple.
05:50Et ce n'est pas le cas en France.
05:51Alors, ceux pour qui les urnes ne comptent pas,
05:53est-ce que ça ne nous fait pas référence un peu à une mafia, cet État profond ?
05:59Il y a certains slogans qui disent « État égale mafia »,
06:03moi, je n'irai pas jusque-là.
06:04Mais il y a des sortes de connivences, il y a un entrisme, il y a un entre-soi.
06:10Ils prônent le vivre ensemble, mais pour vivre entre eux.
06:12Vous allez voir, les spectateurs, pour constater par eux-mêmes,
06:16c'est un tout petit monde, en fait.
06:17Quand on va sur la cartographie, quand on lit le dossier,
06:20ils se marient entre eux, ils sortent entre eux.
06:22Et donc, il y a un phénomène, quelque part, de…
06:26Est-ce que c'est l'esprit bourgeois, quelque part ?
06:28C'est un esprit bourgeois, mais encore une fois, il y a une sorte de posture sociale.
06:35En fait, ils sont tellement entre eux, c'est comme si vous avez certaines valeurs,
06:40que vous arrivez dans votre soirée, que vous commencez à dire l'inverse
06:42de tout ce que vos copains pensent, vous allez être exclus du groupe.
06:45Donc, ce conformisme, il est bien sûr motivé par des intérêts, par une idéologie,
06:49mais aussi simplement par quelques postures sociales, pour se faire bien voir,
06:52dans le milieu du cinéma, dans le milieu des médias.
06:54On pense tous la même chose, voilà, entre nous.
06:58Alors, cet esprit bourgeois, oui et non.
07:01Parce que, comme je l'ai dit, il doit y avoir une élite dans un pays.
07:04Il ne faut pas avoir une posture anti-élitaire par principe,
07:07mais cette élite-là, elle a un esprit plus que bourgeois, un esprit de trahison.
07:12– Oui, elle n'entretient pas l'intérêt public.
07:14Alors, vous faites aussi référence, dans votre titre, au réseau qui dirige la France.
07:19Est-ce que vous avez enquêté sur ces réseaux, lesquels sont-ils ?
07:24– Oui, je salue le travail qui a été quand même assez colossal
07:27de la part d'Edouard et Gauthier, qui ont fait cette cartographie et ce dossier.
07:32Il y a des réseaux de différentes natures.
07:34Il y a des familles qui ont de l'influence dans plusieurs domaines.
07:39Dans les affaires, dans la haute administration, dans la politique, dans la justice.
07:44Et des familles, par exemple la famille Cédoux, on va la citer,
07:48qui ont des influences dans un seul milieu, mais dans plusieurs écuries.
07:52– Oui, prenons la famille Cédoux.
07:54Voilà, donc vous connaissez Léa Cédoux, l'actrice,
07:57qui a joué notamment dans le dernier Jazz Bond.
08:00Eh bien, elle avait eu l'outrecuidance de dire qu'elle était issue de l'école de la rue.
08:06Elle se la jouait bobo, en gros, qui sort de nulle part.
08:08Mais quand on gratte un petit peu, on constate que Mme Cédoux,
08:11son grand-père, il est propriétaire des cinémas pâtés, par exemple.
08:14Voilà, donc on voit qu'elle ne sort pas de nulle part.
08:18Ils ont des intérêts aussi avec la famille Saadé, l'armateur, des liens capitalistiques.
08:24Donc c'est ça, ces réseaux, c'est qu'en fait, il y a des liens dans différents domaines.
08:30Et ces familles aussi contrôlent en fait plusieurs écuries,
08:35en prétendant simuler une diversité, simuler même des oppositions,
08:38parfois entre plusieurs lignes éditoriales de médias,
08:41alors qu'ils appartiennent aux mêmes personnes, finalement.
08:43Alors vous évoquez différents domaines, justement, dites-nous en plus.
08:47Comment vous avez choisi ces familles ?
08:49Quels ont été vos critères de sélection ?
08:51Alors, on les a pris sur les critères de l'influence actuelle.
08:56Pas l'influence qu'ils ont pu avoir historiquement.
08:58On n'allait pas citer les familles de la Banque de France, encore une fois,
09:00qui a été nationalisée, ça n'aurait pas eu de sens.
09:03Donc la méthodologie, c'est de prendre des familles qui ont une influence aujourd'hui
09:07avec des sources qu'on peut trouver en ligne et vérifier.
09:11Voilà, c'est ça la méthode qu'on a employée.
09:14Ensuite, on pourra parler de certaines familles que nous n'avons pas citées pour l'instant.
09:19Mais en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que sur ces 350 noms,
09:23il y a encore un gros travail à faire.
09:25Donc cette cartographie auxquelles nos téléspectateurs peuvent avoir accès
09:28sur notre site Polémia, en fait, on la veut comme un travail collaboratif.
09:31On la veut comme un travail qui peut se renforcer via les contributions.
09:36Et l'idée, c'est que c'est une première mouture.
09:38On a sorti un dossier papier qui fait plus de 120 pages.
09:41Mais il y aura un tome 2, un tome 3.
09:43On va compléter ce travail.
09:45Évidemment, ça nécessite des moyens.
09:47C'est pour ça qu'il faut contribuer, faire un don pour toutes ces nécessités techniques
09:52et ce travail humain.
09:53Mais encore une fois, on va le développer, on va le finaliser.
09:57– Alors, vous nous avez parlé des Cédous, des Glucksmans.
10:00Est-ce que vous pouvez nous donner 3 ou 4 noms de familles
10:05qui vous ont donné beaucoup de travail et qui sont vraiment très influentes dans le pays ?
10:11– Vous m'avez gentiment tendu la perche avec les Glucksmans.
10:14Donc allons-y sur les Glucksmans, puisque c'est évidemment une famille
10:19qu'on connaît beaucoup pour son influence dans les médias,
10:23puisque M. Glucksmans, qui est au Parti Socialiste, est marié avec Mme Salamé.
10:27– Bon, ça, c'est la partie visible.
10:29Et ensuite, quand on gratte un peu, donc M. Glucksmans, je l'ai dit,
10:32son père était dans les réseaux américains,
10:37c'était un néoconservateur, un atlantiste.
10:40Et M. Glucksmans, en fait, en première noce,
10:44était, figurez-vous, avec une vice-ministe ukrainienne.
10:46Voilà, avec qui il a eu un enfant.
10:49Et cette vice-ministe ukrainienne, dont je ne vais pas m'essayer de prononcer le nom,
10:52car je le ferai mal, a disparu des radars depuis 2016.
10:56Elle n'est visiblement plus en mesure d'élever son enfant.
10:58Et donc, il se trouve que c'est Léa Salamé, aujourd'hui,
11:00qui élève l'enfant avec Raphaël Glucksmann d'une vice-ministe ukrainienne.
11:04Alors, sans rentrer dans d'autres spéculations,
11:07c'est quand même des éléments tangibles, intrigants,
11:10d'un État profond qui existe en France,
11:13mais qui existe aussi avec des connaissances mondiales.
11:16On voit qu'il y a une dimension d'élite qui se connaisse,
11:20qui se marie entre eux, encore une fois,
11:21parce que, si on va du côté de Mme Salamé,
11:24son père est plongé jusqu'au cou dans les réseaux Soros.
11:27Il est même au conseil de l'administration de l'Open Society,
11:31ce qui finance tous les projets progressistes.
11:34– Il avait fait un tas d'affaires dans la Libye post-Calafie.
11:38– Voilà, sa mère, si je ne m'abuse,
11:40est diamantaire à Bruxelles, Mme Salamé.
11:42Bon, je vais m'arrêter là,
11:44mais vous voyez que ces réseaux,
11:46si on ne cite qu'une seule famille,
11:47et il y en a d'autres, sont très connectés.
11:50– Alors, vous pointez ces grands oligarques médiatiques,
11:54Xavier Niel pour Le Monde,
11:56Bernard Arnault pour Le Parisien,
11:58et Martin Bouygues pour TF1,
12:00mais pas de Vincent Bolloré,
12:03qui est à la tête du groupe Canal+, alors pourquoi ?
12:06– Alors ça, c'est un parti pris volontaire.
12:09Quand on voit comment le Deep State, justement,
12:12traite des personnalités comme Vincent Bolloré
12:14ou comme Pierre-Édouard Sterrin,
12:15on ne peut pas les intégrer dedans.
12:17Ils font partie des riches personnalités
12:19qui financent des médias,
12:21qui financent des initiatives politiques,
12:23mais ils sont deux sur combien ?
12:25En réalité, leur positionnement, leur valeur
12:28va à l'encontre de ce système
12:30qui est constitué par l'État profond.
12:32– Et c'est également le cas des Rothschild,
12:34dont vous ne parlez pas dans votre enquête,
12:37Lucas, et qui pourtant,
12:39on connaît l'influence de cette famille,
12:41et qui a été en plus, encore plus dévoilée
12:44après les révélations de l'affaire Epstein ?
12:47– Alors, deux choses là-dessus.
12:48Évidemment, comme je l'ai dit,
12:50c'est un dossier qui n'est pas terminé,
12:51donc on peut tout à fait développer les Rothschild
12:53dans un second tome.
12:55On ne parle pas non plus de Xavier Niel,
12:57Xavier Niel, évidemment,
12:58qui est lié à la famille Arnaud par sa femme,
13:01donc il a doublement réussi,
13:03ne serait-ce que par Free et en plus par un bon mariage,
13:06mais les Rothschild font partie,
13:08évidemment, intégrante de cet État profond,
13:11mais ils ont, si vous voulez, comme Niel,
13:13été très détaillés déjà par d'autres,
13:17très décortiqués.
13:18Nous, on voulait mettre en valeur,
13:19mettre à jour aussi,
13:20d'autres familles moins connues.
13:23On pourrait citer la famille Cazeneuve,
13:25où il y a plein de députés,
13:26ils sont quatre députés du centre-gauche,
13:28du centre-droit, du centre-centre,
13:30– Dont est issu l'ancien ministre socialiste
13:34Cazeneuve.
13:34– C'est une autre famille,
13:35peut-être qu'ils sont liés par des liens éloignés,
13:39mais en fait, c'est pareil,
13:41la famille Denervaux, par exemple,
13:43la famille Denervaux,
13:44donc ça, c'est Alban Denervaux
13:46qui est passé par le Conseil d'État,
13:48qui aujourd'hui est à l'Arcom,
13:50bon, l'Arcom qui contrôle les ondes aujourd'hui,
13:53auxquelles, heureusement,
13:54TV Liberté n'est pas soumise,
13:55puisqu'ils vont imposer le politiquement correct sur les ondes.
13:58On voit quoi ?
13:59Que ce monsieur Alban Denervaux,
14:00il est marié avec une personne
14:03qui est financée, elle aussi, par Georges Choros,
14:06à la tête d'un think-tank financé par Georges Choros.
14:08Donc, tous ces gens-là qui nous font la morale,
14:10qui nous imposent un politiquement correct,
14:12en réalité, ils sont très peu nombreux,
14:14encore une fois,
14:15liés par des réseaux,
14:16et donc, c'est ce qu'on a démontré dans ce dossier.
14:19– Et puis, beaucoup des familles que vous présentez
14:21sont constituées de personnalités issues de la gauche,
14:25alors est-ce que la droite est à ce point larguée
14:27dans l'influence qu'elle peut avoir sur le pouvoir en France ?
14:31– C'est un petit peu l'erreur qu'a commis la droite, justement,
14:34c'est de laisser le ministère de la Culture à la gauche,
14:37dans les années 80, avec Mitterrand,
14:39et là, on en paie les fruits, aujourd'hui.
14:40– Malraux, sous De Gaulle, soutien du camp communiste espagnol.
14:46– Tout à fait raison, c'est effectivement quelque chose
14:49d'historiquement laissé à la gauche,
14:51on en voit les fruits, c'est un peu, vous savez,
14:53ce concept de métapolitique, de combat culturel,
14:56cher à Antonio Gramsci, qui était communiste lui aussi,
14:59c'est que quand on prend le cinéma, comme la famille Cédoux,
15:02quand on prend les médias, quand on prend l'administration,
15:04ben oui, effectivement, il y a une hégémonie culturelle
15:07de la gauche, aujourd'hui, qui commence un petit peu à s'éroder.
15:09On a cité M. Bolloré et M. Sterrin,
15:12qui sont un caillou dans la machine.
15:14Ça agace beaucoup la gauche, d'ailleurs,
15:15puisque, finalement, ils utilisent les méthodes de la gauche,
15:19sauf qu'eux le font avec leur argent.
15:21La gauche le fait avec l'argent des Français,
15:23avec l'argent public.
15:24– On a pu se rendre compte lors de la commission parlementaire,
15:26où ont été invités M. Pigasse, Nagui, et M. Nel, exactement.
15:30– Pour terminer cet entretien avec vous, Lucas Chancerelle,
15:33est-ce que vous pouvez nous parler de l'actualité,
15:38des actualités de l'Institut Polémia ?
15:40Qu'est-ce que vous prévoyez dans les semaines, mois à venir ?
15:42– Voilà, Polémia, c'est, en mauvais français, un think tank,
15:46un laboratoire d'idées, qui vise, en fait,
15:48à défendre notre identité française-européenne,
15:51nos libertés, lutter contre les oligarchies aussi,
15:54ce qu'on a fait ici, dans ce dossier, sur les 200 familles,
15:58parce que, bon, certes, dans l'ancien régime,
16:00il y avait une oligarchie, il y avait une aristocratie,
16:04mais on a voulu mettre aussi à jour qu'en République,
16:07il y en avait bien une aristocratie, prétendument aristocratie,
16:10en tout cas une caste qui perdure.
16:14Et ce travail avec Polémia, donc on a une année très dynamique,
16:17puisqu'on a plusieurs projets déjà sur le feu,
16:21on a notamment lancé la première IA patriote,
16:25la première IA dite identitaire, qu'on a nommée de manière très originale,
16:32Polémia, et vous pouvez aller la tester, vous-même,
16:35ou nos téléspectateurs, donc ils vont, pareil,
16:37sur le site de Polémia, il y a un onglet, IA,
16:40ils posent une question, et ils voient la différence avec ChatGPT.
16:43Pourquoi ? Parce que c'est une IA qui est basée, en réalité,
16:46sur des fondements qui partagent un corpus idéologique patriote,
16:51identitaire, souverainiste…
16:53– Différent de Google, quoi.
16:54– Voilà, qui est en tout cas enraciné,
16:57enraciné, et qui permet donc de donner un argumentaire militant aussi,
17:01d'avoir, avant un débat, avant une discussion autour du poulet,
17:06avec la famille, des choses, évidemment, que la DOXA ne donne pas.
17:11Donc c'est un exemple, voilà, on a fait cette cartographie interactive,
17:14cette IA, on essaye d'aborder aussi les questions technologiques à bras-le-corps.
17:19– Et puis, comme chaque année, vous allez préparer les bobards d'or,
17:26cette cérémonie qui dénonce les bobards des journalistes.
17:31Alors, quand est-ce que ça aura lieu ?
17:33Qui sont les cibles cette année ?
17:37– Ben là, en fait, on prend un petit peu le haut parrainage
17:40de notre ami Charles Aloncle, qui a fait une excellente enquête…
17:44– Rapporteur de la Commission parlementaire sur le service public.
17:47– Alors, je ne sais pas s'il pourra se libérer,
17:49mais en tout cas, on salue son travail, et on veut s'inscrire, justement,
17:53dans sa critique du service public, puisqu'on va parler, cette année,
17:56donc le 20 mai à Paris, de 15 ans de bobards du service public.
18:00Donc, pour ceux qui ignoreraient ce que c'est les bobards d'or,
18:03c'est donc lancé il y a plus de 20 ans, on soude la gueule des journalistes,
18:06en gros, de leurs plus gros mythos, de la manière dont ils manipulent,
18:10la manière dont ils se moquent des Français aussi,
18:15justement, en gardant cette caste journalistique.
18:17On peut penser à Patrick Cohen, qui mérite son bobard d'or, sans doute,
18:22et l'idée, c'est qu'il gagne un petit trophée à la fin,
18:25et on pourra peut-être le rapporter en main propre.
18:27Donc, le 20 mai, à Paris, on organise les bobards d'or,
18:30il y aura un vote sur place, j'invite les gens à venir
18:33pour rencontrer les invités qui seront présents,
18:37on publiera le programme sur notre site,
18:39et il y aura un vote en live aussi, pour ceux qui sont bretons,
18:42par exemple, comme moi, qui ne peuvent pas se déplacer,
18:44et on proposera de voter pour les plus gros mythos du service public,
18:48et on leur apportera leur petite statuette.
18:51– Les bobards d'or, ce sera donc à Paris le 20 mai prochain,
18:55et je rappelle donc le titre de l'enquête que vous êtes venu nous présenter aujourd'hui,
19:01les 200 familles en quête sur les réseaux qui dirigent la France,
19:04ceux pour qui les urnes ne comptent pas.
19:07Merci à vous.
19:08– Merci de m'avoir invité, j'étais content de revenir à TVL.
19:11– Merci.
19:12Merci.
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