- il y a 6 minutes
Chaque week-end, Marie Gentric vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Merci beaucoup à tous les deux, Dominique Tenza et Nicolas Pelletier.
00:03Vous continuez de nous faire vivre cette soirée à Paris après cette deuxième victoire de la part du PSG,
00:08deuxième victoire consécutive.
00:10Dominique Rizet, un point avec vous, avec ce chiffre qui nous est parvenu il y a quelques minutes.
00:14131 interpellations ont d'ores et déjà eu lieu à Paris.
00:17Oui alors, 131 à Paris, 131 à Paris, mais il y a beaucoup de violences,
00:22également de violences urbaines dans des villes de province.
00:25Il y en a eu à Bordeaux, à Pau, à Valence, à Poitiers, en région parisienne,
00:31dans de nombreuses villes dont on n'a pas encore les informations.
00:36Et il y aura bien évidemment demain matin, et c'est ce que disait Pauline tout à l'heure,
00:40il faut s'attendre à monter à 200, 300, 400 interpellations dans toute la France
00:46puisqu'on n'a pas encore tous les chiffres.
00:50Et alors que vous parlez Dominique, on voit ces images, c'est visiblement le périphérique parisien.
00:55C'était le cauchemar de la police, Marie.
00:57C'est-à-dire qu'il ne fallait pas que les manifestants descendent sur le périphérique,
01:04enfin voilà, sur le périphérique à la Porte Maillot,
01:08puisque c'est la continuité, la défense, l'avenue de la Grande Armée, les Champs-Élysées.
01:12Et déjà, déjà l'an dernier, il y avait eu cette scène sur le boulevard périphérique parisien,
01:18et cette fois-ci, ça ne devait pas se reproduire.
01:20Donc ils ont réussi à descendre quand même sur le périphérique.
01:23Pour l'instant, il n'y a pas de cas, ce sont des gens qui manifestent visiblement leur joie,
01:29mais ça devient un peu difficile.
01:32Mais alors, déjà, il y a eu une heure de ça, il y a eu une tentatique,
01:39et les forces de l'ordre ont évacué les gens qui étaient sur le périphérique.
01:42Maintenant, ça va être un peu plus compliqué.
01:45Comment on fait pour évacuer des gens du périphérique ?
01:48C'est quand même une opération extrêmement sensible.
01:50Une fois que c'est envahi, c'est très compliqué d'y mettre fin.
01:54Et puis de toute façon, c'est effectivement le scénario qui a été redouté par la préfecture de police,
02:00mais il faut rappeler que le périphérique, c'est l'artère qui fait le tour de Paris.
02:04Pour les gens qui n'habitent pas en région parisienne ou qui ne connaissent pas Paris,
02:08ça fait 35 kilomètres.
02:09Donc sécuriser, bloquer les accès d'une artère de cette longueur, c'est quasiment impossible.
02:17Maintenant, il y a deux choix.
02:19Si on disperse, et là, il faut mettre des moyens, c'est-à-dire déployer des forces,
02:25tirer des gaz, charger, sachant que ça se fait au milieu de véhicules,
02:30de gens qui sont pacifiques et qui n'ont rien demandé.
02:33Donc c'est dangereux ?
02:34Donc c'est dangereux.
02:36Et donc vous pouvez créer en fait plus de dommages que ce que vous voulez juguler.
02:43Ou alors vous vous laissez faire et vous dites, c'est un instant festif,
02:46à un moment, ils finiront par se disperser.
02:49Et il vaut mieux, quelque part, garder cette situation sous contrôle, sans intervenir,
02:54tant que celle-ci, évidemment, reste pacifique et n'occasionne pas de dégradation
02:58sur les véhicules ou d'attaques à l'égard des personnes qui se trouvent dans les véhicules en question.
03:04Pascal Buitot-Panelli, on voit ces images alors que le dispositif de sécurité est quand même relativement fort.
03:11On parle de 8000 policiers et gendarmes qui ont été mobilisés, 3000 de plus que l'année dernière.
03:15Et malgré tout, on voit ces débordements qui semblent quand même considérables sur ces images.
03:19– Tout à fait, oui. Vous savez, en plus du maintien de l'ordre et des techniques pures de police
03:25et de gendarmerie de maintien de l'ordre, aujourd'hui, il faut travailler sur les flux et sur les espaces.
03:30Et c'est extrêmement compliqué quand on a d'énormes flux comme ça,
03:34une espèce de contagion et d'excitation collective.
03:39Donc quand on est face à un surnombre d'individus qui tentent d'arriver sur le périphérique,
03:46il est assez compliqué de se mettre en barrage, en vague de refoulement,
03:51parce que les collègues ne sont pas assez nombreux.
03:53Donc dès qu'il y a eu cette pénétration sur zone, il vaut mieux essayer de temporiser, de canaliser.
04:00Bon, il y a des automobilistes, des motards qui peuvent s'exciter.
04:03Ça peut monter en tension. Maintenant, il faut gérer cette configuration
04:07et ne pas monter, je dirais pour les forces de l'ordre, ne pas monter en tension,
04:12mais attendre plutôt qu'on puisse recanaliser et faire évacuer progressivement ce public du périphérique.
04:24Dominique Rizet l'a dit tout à l'heure, c'est une phase délicate.
04:27Il est vrai que pour la préfecture de police de Paris, autant de monde sur le périph'
04:32c'est quelque chose qui est complexe à gérer et qu'on ne souhaitait pas voir ce soir.
04:36— Justement, Dominique, comment on fait pour évacuer les gens sans que ça parte en débordement totalement chaotique ?
04:43Parce que là, ça a déjà l'air assez chaotique.
04:45Comment on fait pour évacuer sans agréver la situation et sans blesser personne ?
04:48Parce qu'on expliquait que ça pouvait être assez dangereux.
04:50— Alors bon, il y a un savoir-faire, déjà. Vous savez, les compagnies républicaines de CRS,
04:55les escadrons de gendarmerie mobile, les compagnies d'intervention parisiennes gèrent souvent ce genre de situation.
05:01Là, c'est particulier, le périphérique bloqué. C'est-à-dire qu'il faut faire descendre des policiers,
05:08les faire avancer sans agressivité parce que ça peut partir quand même assez vite.
05:13Les gens qui sont ici sont nombreux, plusieurs dizaines. Donc ça peut aller très très vite.
05:20Ça peut partir très très vite en bagarre, même avec les policiers parce que, encore une fois,
05:24ces gens-là n'ont pas peur des policiers. Donc il faut les repousser, les refouler progressivement.
05:30Et puis à un moment, séparer les groupes, interpeller ceux qui ne veulent pas s'en aller.
05:37Et ensuite, il faut évacuer les véhicules. Donc ça va être quand même un moment un peu compliqué.
05:42Puis vous voyez, ça provoque des bouchons, évidemment, sur la voie d'en face.
05:46Rapidement, il y a des gens qui vont passer de l'autre côté du périphérique et qui vont bloquer aussi
05:49l'autre côté.
05:51Donc il y a des forces de l'ordre qui avaient été prépositionnées aux alentours de la porte Maillot.
05:56Visiblement, elles n'ont pas pu empêcher les gens de descendre.
05:59Puis vous savez, c'est peut-être aussi des voitures qui circulaient, qui ont ralenti et qui se sont arrêtées.
06:04Et puis les gens sont descendus de leur voiture parce que c'est un peu plus facile de faire ça
06:08que de descendre sur le périph à pied avec des forces de l'ordre qui sont en haut.
06:12Voilà, on arrête sa voiture, on sort de la voiture.
06:15Donc on mobilise l'attention des policiers qui sont obligés de descendre, de s'approcher des voitures sur le périph.
06:21Et puis pendant ce temps, il y a d'autres personnes qui descendent, qui arrivent.
06:24C'est un peu un challenge, quoi.
06:26C'était, voilà, le PSG a gagné la coupe.
06:29Il fallait qu'ils descendent sur le périph.
06:31Il fallait qu'ils réussissent à faire ça.
06:32Mais ils ont réussi.
06:33Mathieu Zagroski, si on compare par rapport à l'année dernière,
06:36on se souvient que le périphérique avait aussi été bloqué.
06:39Il y avait eu des scènes chaotiques là aussi.
06:40Est-ce que c'était aussi tôt ?
06:41Parce que là, on voit ces images, il est 23h40, même pas encore minuit.
06:45C'était aussi tôt l'année dernière ?
06:46Alors, ce n'était pas aussi tôt déjà.
06:47Il faut quand même rappeler que le match cette année s'est joué à un horaire différent.
06:52Le coup d'envoi a été donné à 18h.
06:54C'est une nouvelle politique de l'UFA qui est d'avancer l'horaire de la finale de la Ligue
06:59des Champions.
06:59L'an dernier, on était sur l'horaire traditionnelle qui était de 21h.
07:03Alors après, très très sincèrement, vous dire à quelle heure exactement s'est produite l'invasion du périphérique.
07:09La semaine dernière, je n'en suis pas tout à fait capable.
07:12Mais c'est vrai que ce qui interpelle, c'est la répétition des événements
07:16par rapport à il y a un an, quasiment jour pour jour,
07:18parce que c'était le 31 mai 2025,
07:21avec une situation un peu floue sur les Champs-Elysées
07:23où il y a des célébrations, mais en même temps des incidents.
07:26Et puis une dispersion.
07:28Alors à la différence près que les Champs-Elysées étaient complètement piétonnisées aujourd'hui
07:33et que très tôt, à partir de 17h, il a été demandé aux commerçants de tout fermer.
07:37Et puis en fait, on a un peu barricadé.
07:39Ce qui fait qu'à notre connaissance, en tout cas pour le moment,
07:41on n'a pas assisté à des scènes de pillage de commerce des Champs-Elysées
07:44comme ça avait été le cas dans un magasin de sport au bout de l'avenue l'an dernier.
07:50Un envahissement du périph, une situation qui est un petit peu chaotique.
07:54Mais bon, et aussi des scènes de célébration parfaitement festives, respectueuses.
07:59Et c'est quelque chose aussi de normal.
08:00Alors, il ne faut pas non plus considérer qu'il serait délinquant ou inapproprié
08:07d'un moment faire des choses sur la voie publique qu'on ne se permet pas un jour normal.
08:13Je ne parle évidemment pas de dégrader ou de s'attaquer aux forces de l'ordre.
08:16Mais bon, qu'on tire un feu d'artifice en l'air dans une rue où ça ne met personne
08:21en danger
08:21ou à un moment de se mettre au milieu de la route et de sauter du moment,
08:25enfin de sautiller, de célébrer la victoire et s'écarter quelques instants après,
08:29ce n'est pas très grave.
08:30Voilà, il faut faire la part des choses.
08:32Alors là, on a quand même vu des images il y a quelques minutes.
08:34Visiblement, c'était un barrage sur le périphérique.
08:37Il y a des gens qui tentaient de barrer la route, si on peut peut-être revoir ces images.
08:40Après, ce sont des images en direct, mais on a vu des images quand même assez impressionnantes.
08:44Oui, et c'est ce que je dis.
08:45Je ne suis pas en train de dire, allez sur le périphérique,
08:47le périphérique, c'est normal et c'est super et c'est une célébration normale.
08:49Ce que je dis juste, c'est que c'est normal qu'après une victoire comme celle-ci,
08:54c'est quand même la deuxième victoire consécutive d'un club français,
08:57du même club français en Ligue des Champions,
09:00il y a aussi des scènes de liesse et des choses qui dépassent, entre guillemets,
09:05le cadre d'un comportement normal au quotidien,
09:09mais qu'il ne s'agit pas non plus de considérer comme des violences
09:12ou comme des comportements qui seraient dangereux.
09:16Je parle encore une fois des célébrations dans la rue, sur la voie publique,
09:20des comportements festifs.
09:21Évidemment pas d'envahir le périphérique,
09:23évidemment pas de caillasser ou de tirer des mortiers sur les forces de l'ordre.
09:26Et je n'ai même pas besoin de préciser de piller des magasins
09:30ou de s'en prendre au mobilier urbain.
09:32Dominique, on peut dire que là, le périphérique, en ce moment,
09:34c'est le lieu le plus sensible.
09:36Quand on voit ces images, c'est le lieu le plus sensible ce soir ?
09:39C'est symbolique.
09:42L'an dernier, des gens avaient réussi à descendre sur le périphérique.
09:46Ça ne devait pas se reproduire cette année.
09:48Ils y sont parvenus.
09:50Oui, et puis c'est une voie de circulation.
09:52C'est deux fois quatre voies, le boulevard périphérique.
09:56Il y a des gens qui n'ont rien à voir avec le football,
09:58qui rentrent chez eux, qui ont envie de circuler.
10:00Et effectivement, Pascal Bito-Panelli le disait tout à l'heure,
10:04il y a des heurts qui peuvent se produire entre automobilistes,
10:08des voitures qui sont arrêtées en warning,
10:11en feu de détresse sur le périphérique.
10:13Ce n'est pas normal, en pleine nuit,
10:14même si les gens qui sont ici, on le voit bien,
10:17ne sont pas en train de brûler des palettes sur le périphérique.
10:20Ils ont arrêté leur voiture et ils font la fête.
10:21Mais ça présente un danger et on ne peut pas bloquer le périphérique parisien.
10:26C'est une voie de circulation, vous vous rendez compte ?
10:28Soir de match, le concert à Saint-Denis, 80 000 personnes.
10:32Le concert à la Défense, 40 000 personnes.
10:36Donc les gens circulent, les gens ont des choses à faire.
10:39Plus Roland-Garros.
10:40Plus Roland-Garros, plus le match de rugby.
10:42Plus le meeting de Gabriel Atel.
10:46C'est vrai que c'est une journée comme on en a rarement vu
10:49en termes de concentration d'événements, notamment sportifs, mais pas que.
10:52Mais pourtant, des moyens considérables avaient été déployés.
10:55Il me semble que c'est le dispositif le plus conséquent
10:57depuis les Jeux olympiques en 2024.
10:598 000 policiers et gendarmes, donc des moyens avaient été mis en place.
11:01Oui, 8 000 policiers et gendarmes à Paris.
11:02C'est beaucoup plus que l'an dernier,
11:03puisqu'il y en avait 5 400 lors de la finale en 2025.
11:06Mais si on compare avec les Jeux olympiques,
11:09c'est beaucoup moins.
11:10Les Jeux olympiques, c'est 35 000 policiers et gendarmes à Paris.
11:12Alors évidemment, ce n'est pas un dispositif qui est reproductible à l'infini.
11:17Et on est dans une ville de 2 millions d'habitants,
11:21une agglomération de 12 millions, avec des touristes, avec aussi des gens.
11:24Parce que c'est quelque chose qui a été observé parmi les gardés à vue l'an dernier,
11:31qui sont passés lors des comparutions immédiates l'an dernier.
11:35C'est qu'il y a aussi beaucoup de gens qui sont venus de villes de province
11:38pour regarder le match du PSG et célébrer la victoire,
11:43en l'occurrence l'an dernier, contre l'Inter de Milan.
11:46Et donc ce que je veux dire par là, c'est que Paris agglutine.
11:50Il y a le quotidien, il y a les touristes, les gens qui reviennent du travail.
11:55C'est une ville grouillante, dense.
11:58Et c'est impossible pour les forces de l'ordre d'être partout au moment où on se parle.
12:03Jérôme Jiménez, que vous disent vos collègues qui sont sur le terrain ?
12:06Est-ce qu'il y en a qui sont peut-être sur le périphérique en ce moment ?
12:09Quel est l'état de la situation qu'ils vous font ?
12:11Je n'ai pas de remontée sur du périphérique.
12:14J'ai eu le moment où la porte Maillot était très...
12:18Où c'était non praticable, où il y avait une sacrée entrave à la circulation.
12:22On a vu que quand même assez rapidement, il y a eu du gaz qui a été lancé.
12:25Ça a dispersé la foule et que la circulation sur la voie droite, au moins à l'image,
12:28elle est redevenue normale, si je puis dire.
12:31La difficulté, c'est ce qui vient d'être dit.
12:33C'est entre la topographie des lieux, le nombre de personnes que nous avons sur la voie publique.
12:38L'idée, ce n'est pas de créer non plus un sur-accident.
12:42L'exercice, là, il est redouté parce qu'il est très complexe.
12:47À partir du moment où vous avez du monde des véhicules,
12:50un lieu quand même qui est particulier, le périphérique,
12:54pour sécuriser tout ça ou éventuellement faire repartir les personnes
12:59qui viennent pour les mauvaises intentions, c'est très difficile.
13:03Dominique, pourquoi est-ce qu'on assiste à ces scènes ?
13:06C'est vrai qu'on peut être assez surpris.
13:07Au final, le PSG gagne pour la deuxième fois consécutive.
13:11C'est plutôt une raison de se réjouir.
13:13On voit des gens, bien sûr, sur ces images en direct qui sont contents,
13:16qui font des signes de joie.
13:17Mais en même temps, on assiste aussi à des scènes chaotiques.
13:19C'est le chaos sur le périph' en ce moment.
13:21Comment ça se fait ? On a gagné pourtant.
13:23Le PSG a gagné.
13:25Le PSG a gagné, mais certains manifestent leur joie d'une façon un peu particulière.
13:31Il y a aussi ceux qui viennent clairement pour en profiter.
13:34Ceux qui ont cassé des magasins.
13:35On parlait d'un magasin de téléphonie rue de Pontieux.
13:39Et puis, effectivement, les forces de l'ordre sont à un moment,
13:43même si elles ont un savoir-faire, même si elles sont en nombre conséquent.
13:47Je vous rappelle 8 000 policiers à Paris contre 5 000 l'an dernier.
13:5122 000 dans toute la France ce soir.
13:53Et on voit que dans toute la France, il fallait absolument qu'il y ait des policiers,
13:56puisqu'il y a des violences urbaines partout.
13:59Eh bien, à un moment, les forces de l'ordre sont débordées.
14:02Je me permets de vous interrompre.
14:03Priorité au direct.
14:04On va se rendre du côté de Porte de Saint-Cloud pour retrouver nos équipes
14:07avec visiblement des heures qui sont en cours.
14:13Exactement.
14:13C'est le même schéma qui se reproduit ici aux abords du Parc des Princes
14:17depuis 17 heures.
14:19Voilà, des affrontements à la suite de rassemblements
14:22de plusieurs dizaines de personnes.
14:24Des scènes de liesse qui sont suivies à chaque fois systématiquement
14:28de jets de gaz lacrymogènes, d'affrontements et donc de dispersions.
14:31Voilà, c'est le même schéma qui se répète en boucle.
14:33Et vous le voyez là depuis quelques minutes,
14:35de ces affrontements qui ont repris aux abords du Parc des Princes
14:39avec des panaches de fumée que l'on observe,
14:42des jets de mortier d'un côté,
14:43des grenades de désencerclement de l'autre.
14:45Et puis voilà, aujourd'hui, c'est vrai que beaucoup de tensions
14:51émanent du Parc des Princes
14:52où désormais un énorme dispositif a été déployé.
14:56Plusieurs cordons de CRS sont présents.
14:59Difficile de compter tant il y a aujourd'hui sur place
15:02des forces de l'ordre.
15:03En tout cas, la situation n'est pas redescendue ici.
15:07Toujours une tension palpable aux abords du Parc des Princes.
15:11Pascal Bito-Panelli, on voit ces images
15:13et notre reporter qui est sur place nous raconte cette tension.
15:16Il y a visiblement des barrières qui ont été mises en travers de la route
15:19pour empêcher la circulation.
15:21On voit également, est-ce que ce sont des explosions ?
15:23Est-ce que ce sont des feux d'artifice, des tirs de mortier ?
15:25Qu'est-ce qu'on voit en fait à l'image là ?
15:27Alors ce qu'on voit depuis le début de soirée,
15:29c'est que sur la zone porte de Saint-Cloud,
15:32on a des éléments qui viennent pour affronter les forces de l'ordre,
15:36qui n'ont rien à faire du match de football de ce soir
15:39et encore moins de son résultat,
15:41mais qui sont là pour casser, pour faire monter la tension
15:43et pour monter au contact avec les forces de l'ordre,
15:47détruire, brûler des véhicules, des objets,
15:49tirer des mortiers d'artifices.
15:50C'est pourquoi on voit des unités se rapprocher
15:54et peut-être utiliser des moyens lacrymogènes.
15:57Bref, essayer de contenir la zone
16:00qui, je pense, quasiment depuis 19h était en état de sanction.
16:05Alors ce soir, ce qui sera difficile de faire tout au cours de la nuit,
16:09précisons qu'il y a un autre argument qui est difficile,
16:12notre élément pour les forces de l'ordre ce soir,
16:14c'est la chaleur.
16:15Vous vous rendez compte un peu de cette température
16:17avec des kilos, des dizaines d'équipements sur le dos,
16:20des policiers et des gendarmes qui vont courir jusqu'à 3 ou 4 heures du matin,
16:24cette difficulté.
16:25Il va falloir gérer ces flux
16:27et on ne peut pas être partout.
16:30Quel que soit le quantitatif du déploiement,
16:32on a forcément des endroits
16:34où les forces de l'ordre auront un petit temps de retard,
16:37seront projetées sur zone
16:39et essaieront, en fonction de la configuration,
16:43de s'adapter en tout état de cause,
16:45surtout, bien sûr, d'interpeller
16:48et d'extraire les individus violents,
16:50mais surtout de ne pas risquer l'attention
16:53et de ne pas faire monter non plus l'attention.
16:55Il faut tenir la maîtrise de la soirée.
16:58Alors on voit ces images en direct,
17:00porte de Saint-Cloud,
17:01la situation est effectivement très tendue
17:02avec ce face-à-face entre les forces de l'ordre
17:06et les manifestants, les casseurs même, peut-on dire.
17:09On va maintenant aller aux abords des Champs-Elysées
17:10où là aussi la situation est très tendue
17:13et nos reporters nous attendent.
17:14Faites-nous un point de situation.
17:18Je pense que vous pouvez apercevoir
17:19le nuage de fumée sur les Champs-Elysées.
17:22Justement, vous le voyez,
17:23ce sont les gaz, les tirs qui sont lancés
17:26depuis tout à l'heure.
17:27Pour vous expliquer un petit peu
17:28ce qu'il se passe ici sur cette avenue,
17:30les forces de l'ordre ont tenté
17:32depuis plusieurs dizaines de minutes
17:34d'évacuer doucement ces Champs-Elysées
17:37pour faire en sorte que les derniers supporters
17:39kiffent les lieux doucement.
17:40Ça ne fonctionne pas très bien comme vous pouvez le voir
17:43puisqu'il y a encore de nombreux supporters
17:45qui sont sur ces Champs-Elysées.
17:47Excusez-nous, on est en train de bouger en même temps
17:48puisque vous le voyez, il y a de nombreux mouvements de foule
17:51à peu près tous les 100 minutes.
17:54Il y a une légère accalmie
17:55et puis d'un coup, les supporters
17:57lancent des projectiles par exemple
17:59sur les forces de l'ordre.
18:00Et donc, les forces de l'ordre qui répondent
18:02avec des charges préventives.
18:04Vous l'avez vu, les supporters
18:05qui sont un petit peu partout,
18:07qui sont dispersés puisqu'il n'y a plus
18:08de grosses foules.
18:09C'est ce qu'essayent de faire
18:10les forces de l'ordre depuis le début.
18:12Vous l'avez compris,
18:13c'est dans un temps
18:14de disperser cette foule
18:16et puis ensuite, évidemment,
18:18d'évacuer petit à petit
18:20ces Champs-Elysées
18:21pour que la soirée
18:21se calme doucement.
18:24Merci pour ces précisions.
18:27Dominique, on a vu ces images
18:29impressionnantes avec ces explosions.
18:30Ce sont des tirs de mortiers,
18:32c'est ça qu'on a vu ?
18:33Est-ce qu'on peut peut-être expliquer aux gens
18:34ce que c'est et qui les utilise ?
18:35Ce sont des mortiers d'artifice.
18:36En fait, c'est l'arme des violences urbaines
18:39utilisée contre la police.
18:41Ce sont des tirs, des feux d'artifice
18:45qui sont mis dans des tubes
18:46et les manifestants ou les casseurs,
18:51en tout cas,
18:52dirigent le tube vers les policiers
18:53et tirent.
18:55Donc c'est extrêmement dangereux
18:56parce que vous voyez bien
18:57quand vous allez à un feu d'artifice,
18:58toute la sécurité qui est installée
19:00autour de l'endroit
19:00où on déclenche les feux,
19:03les brûlures peuvent être terribles.
19:05Un mortier d'artifice,
19:06ça peut tuer quelqu'un.
19:07Ça a déjà tué.
19:08Ça peut incendier, ça a déjà tué.
19:09Ça peut incendier un bâtiment.
19:11C'est ce qu'on vient d'entendre là ?
19:12Oui, c'est peut-être les grenades
19:14des policiers.
19:14Des grenades des encerclements, ça, plutôt.
19:16Oui, parce que le mortier,
19:17ça ne doit pas faire ce bruit-là.
19:18Et donc, un arrêté avait été pris
19:21par le préfet de police de Paris
19:24réglementant temporairement
19:25l'acquisition et la détention
19:26des artifices de divertissement.
19:29Voilà, ça s'appelle
19:29des artifices de divertissement
19:31et des articles pyrotechniques.
19:33Donc interdiction de les vendre,
19:35interdiction d'en avoir à Paris.
19:37C'était ce soir.
19:38Ceux qui sont venus
19:39ont quand même réussi
19:40à s'en procurer.
19:42Il y a régulièrement des saisies
19:43de mortiers d'artifice
19:45dans des banlieues
19:46chez des gens qui conservent ça,
19:49qui en ont quelques centaines
19:50et qui les utilisent
19:51contre les policiers
19:52comme ce soir.
19:53On va maintenant aller
19:54du côté du Trocadéro
19:56pour retrouver
19:57l'une de nos autres équipes.
19:58Quelle est l'ambiance
19:59du côté du Trocadéro
20:00qui est l'un des endroits
20:01que l'on surveille de près
20:02aussi ce soir ?
20:06Oui, comme vous voyez ici,
20:07il y a beaucoup, beaucoup de monde
20:09sur le Trocadéro
20:10et vous voyez que le public
20:13remonte en autre direction
20:14parce que les forces de l'ordre
20:16tentent d'évacuer ici
20:18le Trocadéro.
20:19Ce n'est pas évident.
20:20Comme vous voyez,
20:21il y a vraiment beaucoup,
20:21beaucoup de monde,
20:22beaucoup de motos,
20:23beaucoup de piétons,
20:25beaucoup de voitures.
20:25Et le problème,
20:26c'est que tout le monde
20:27veut se réunir ici
20:28pour célébrer.
20:29Sauf que tout cela est bouché,
20:30tout cela est bouclé aussi
20:31par les forces de l'ordre.
20:33Donc c'est très, très difficile
20:34d'évacuer.
20:35On a traversé certaines rues
20:36où il y avait des gaz lacrymogènes.
20:38Ils tentent d'évacuer
20:39cette place comme ils le peuvent.
20:41Mais vous voyez
20:42les camions de CRS au loin
20:44et toutes ces motos
20:45qui remontent
20:46et tous ces piétons
20:47qui remontent ici.
20:49C'est très, très, très difficile
20:51d'évacuer cette place
20:52du Trocadéro
20:53parce qu'il y a vraiment
20:53énormément de monde.
20:56Je pense à ces gens
20:58qui sont venus fêter
20:59avec peut-être leurs enfants
21:00et qui se retrouvent
21:01peut-être au milieu
21:02de ces heures.
21:03Qu'est-ce qu'on fait
21:03quand on est dans une situation
21:04comme ça,
21:04qu'on était venu fêter
21:05et qu'on se retrouve
21:06avec des tirs de mortier d'artifice
21:08ou parfois des gaz lacrymogènes
21:09comme nous racontent
21:10nos reporters ?
21:10Il est évident
21:11que c'est une situation
21:12extrêmement désagréable
21:13et quelque part injuste.
21:16Alors qu'est-ce qu'on fait ?
21:18La meilleure chose à faire
21:19c'est de s'en aller,
21:20c'est d'essayer de quitter les lieux.
21:22Après,
21:23ce n'est pas toujours possible
21:23de trouver une issue
21:24notamment quand les forces
21:25de l'ordre bouclent
21:27un peu le secteur.
21:30Mais c'est aussi la difficulté
21:30pour les forces de l'ordre
21:31de distinguer dans une foule
21:34les gens qui sont là
21:35pour célébrer
21:36une victoire sportive.
21:38C'est même un triomphe sportif,
21:39on peut le dire ce soir
21:41et des individus
21:43qui sont là
21:43dans une logique
21:45violente ou prédatrice.
21:48Et c'est vrai que
21:48quand vous tirez
21:50un gaz lacrymogène
21:50dans une foule,
21:51vous allez la disperser
21:54mais vous allez toucher
21:55aussi bien
21:55des individus délinquants
21:59que des familles
22:00ou des individus
22:02ou des personnes
22:03tout simplement pacifiques
22:05et venues
22:05dans une ambiance festive.
22:06Mais globalement,
22:07c'est vrai que là,
22:07la situation
22:09est compliquée
22:11pour quiconque
22:11se trouve dans ces lieux-là
22:12sans attention véhémente
22:15parce qu'il faut rappeler aussi
22:16que la plupart des stations
22:17de métro
22:17dans ce périmètre-là
22:18parce que le Trocadéro
22:21pour bien décrire
22:23la géographie parisienne,
22:25c'est environ
22:25trois stations de métro
22:27et une quinzaine de minutes
22:28de marche
22:28de l'Arc de Triomphe
22:29et des Champs-Elysées.
22:31En fait,
22:31toutes ces stations de métro,
22:33tout ce périmètre,
22:33en fait,
22:33il a été bouclé
22:34et les stations
22:35en question
22:37ne sont donc pas
22:38desservies.
22:39Donc c'est vrai
22:40qu'on ne peut que plaindre
22:42des gens
22:43qui seraient là
22:44et qui se retrouveraient
22:46au milieu
22:46de cette situation
22:47chaotique.
22:48Rémi Dumont,
22:49pour qu'on soit
22:50quand même très clair,
22:51ceux qui sont en train
22:52de semer
22:54des troubles
22:55dans la rue,
22:56sur le périph,
22:57on ne parle pas
22:57des supporters.
22:58On parle de gens
22:59parfois qui sont venus
23:00là pour casser.
23:01Et d'ailleurs,
23:02il y a eu ce tweet
23:03du PSG
23:04qui appelait
23:05à une célébration
23:06dans le respect.
23:07Il faut faire la distinction
23:08entre les supporters
23:08et ceux qui sont là
23:10pour mettre le bazar.
23:11Oui,
23:12parce qu'il y a beaucoup
23:12de supporters
23:12qui sont encore
23:13à Budapest
23:14puisqu'ils avaient fait
23:14le déplacement
23:15pour assister
23:15à cette finale.
23:16Il y en a beaucoup
23:16qui sont sur Paris,
23:18mais justement,
23:19comme vous le disiez,
23:20il y a eu un tweet
23:20du PSG
23:21qui annonçait
23:22qu'ils désiraient
23:23fêter ça
23:23dans la tranquillité
23:25et dans le respect.
23:26Visiblement,
23:27ce n'est pas vraiment
23:27le cas sur les images
23:28qu'on voit en ce moment,
23:29même si tous les supporters
23:31ne sont pas violents.
23:33Au contraire,
23:33il y en a beaucoup
23:34qui veulent fêter
23:34cette deuxième victoire
23:35et qui attendent
23:36les festivités de demain
23:37qui ont été annoncées
23:38puisque une communication
23:40du PSG
23:41a été publiée récemment
23:42pour annoncer
23:43qu'il y aura évidemment
23:44des festivités
23:44du côté du Champ de Mars
23:46demain à partir
23:47de 14h
23:49où on attend
23:49entre 85 000
23:50et 90 000 personnes.
23:52Il y aura ensuite
23:52une réception à l'Elysée
23:54à partir de 18h10
23:55et enfin une soirée
23:55au Parc des Princes
23:56avec une ouverture
23:57aux alentours de 19h30
23:59pour fêter
23:59ce deuxième sac.
24:00Et on va tout de suite
24:01retourner Porte de Saint-Cloud.
24:02Vous voyez ces images
24:03en direct
24:04où on peut voir
24:04effectivement les forces
24:05de l'ordre
24:05qui sont mobilisées
24:06et c'est une sorte
24:07de jeu du chat
24:08et de la souris
24:08si je puis dire
24:09les choses ainsi
24:09qui se met en place
24:10entre d'un côté
24:11les forces de l'ordre
24:12et les sommeurs de troubles.
24:16C'est exactement ça
24:18pour tout vous dire
24:19vraiment le scénario
24:20se répète
24:20je vous le disais
24:21il y a quelques minutes
24:22mais voilà
24:22un nouveau bon offensif
24:24de la part
24:24des forces de l'ordre
24:26parce qu'il y a ici
24:27des fauteurs de troubles
24:28qui depuis tout à l'heure
24:30engagent donc
24:31des affrontements
24:32avec les forces de l'ordre
24:33il y a du mobilier urbain
24:34de détruire
24:35des poubelles de renversée
24:36des poubelles incendiées
24:37ici aux abords
24:38du Parc des Princes
24:39et c'est vrai que
24:40la situation
24:41elle ne redescend pas
24:42c'est ça qui est
24:43assez impressionnant
24:45et qui on l'imagine
24:46est très fatigant
24:47pour les forces de l'ordre
24:48qui ne cessent
24:48donc de procéder
24:49à ces bons offensifs
24:50et à ces dispersions
24:52de foules
24:52parce que vous le disiez
24:54ici beaucoup de tensions
24:55et ce
24:56depuis 17h
24:59Alors on va tout de suite
25:00merci beaucoup
25:01on va maintenant
25:01passer de la porte
25:02de Saint-Cloud
25:03au Trocadéro
25:04c'est l'autre image
25:05que vous voyez
25:05sur votre écran
25:06en direct
25:07vous nous disiez
25:08tout à l'heure
25:08sur place
25:09qu'il y avait
25:09il y avait eu
25:09notamment des tirs
25:10de gaz lacrymogène
25:11comment ça se passe
25:12actuellement
25:15et il y en a eu
25:16à nouveau
25:16il y a quelques instants
25:17ça a eu le mérite
25:18de vider
25:18cette place
25:19du Trocadéro
25:20mais tout le monde
25:21est remonté
25:21en notre direction
25:22et du coup
25:23c'est devenu
25:24la cacophonie
25:24beaucoup de motos
25:25beaucoup de piétons
25:27les camions de pompiers
25:27qui se sont retrouvés
25:28également coincés
25:29ici pendant
25:30un long moment
25:31c'est très très compliqué
25:32ici
25:33d'évacuer
25:34cette place
25:34du Trocadéro
25:35il y a différentes artères
25:36les gens
25:37comme vous voyez
25:38entre
25:39continuent d'y entrer
25:39continuent d'aller
25:40en sens contraire
25:41donc ce n'est pas évident
25:42pour les forces de l'ordre
25:43de vider cette place
25:44du Trocadéro
25:45parce que comme vous voyez
25:45il y a du monde qui sort
25:47mais il y a encore
25:47beaucoup de monde
25:48qui entre
25:48que ce soit des motos
25:49des piétons
25:49ou encore des voitures
25:51il y a pourtant
25:51beaucoup de camions
25:52de CRS
25:52mais c'est très très très compliqué
25:54on a du mal
25:55à accéder vraiment
25:56allez
25:56vous entendez encore
25:57ces détonations
25:58on a du mal
25:59à accéder au centre
26:01vraiment au rond-point
26:02de cette place
26:03du Trocadéro
26:04parce que comme vous le voyez
26:05c'est vraiment
26:06très très compliqué
26:06et il y avait des gaz lacrymogènes
26:08qui ont été tirés
26:09sur ce rond-point
26:10du Trocadéro
26:11donc difficile
26:12d'y accéder
26:13pour l'instant
26:14Dominique
26:14quand on voit
26:15ces images
26:16à minuit
26:17on se dit
26:17que les festivités
26:18qui sont prévues
26:19demain
26:19où on attend
26:20des dizaines
26:20de milliers de personnes
26:21c'est ce que vous nous disiez
26:22Rémi
26:23sont peut-être compromises
26:25non ?
26:25enfin je ne sais pas
26:25mais est-ce que des festivités
26:26peuvent avoir lieu
26:27alors que c'est aussi chaotique
26:28ce soir
Commentaires