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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Alors à cause de la guerre, bien sûr, vous en entendez parler, et surtout, vous vous en rendez compte, c
00:04'est la flambée des prix.
00:05Le litre de gasoil est au plus haut depuis 40 ans maintenant.
00:08On sait que le gouvernement a annoncé un plan d'aide de 70 millions d'euros.
00:11Il est ciblé, il est limité au mois d'avril.
00:13Ils sont essentiellement aidés, vont être aidés, la pêche, l'agriculture, les transports.
00:18Mais il n'y a pas, pour le moment, de mesures générales, d'ailleurs.
00:22Sébastien Lecornu avait employé pas d'aide à l'aveugle.
00:25Voilà, pour le moment, voilà où on en est.
00:27On est avec Pauline Sarafi, je crois, qui est à une station-service en direct pour BFM TV.
00:33C'est une station totale ou est-ce qu'on va arrêter le plafonnement alors dans les stations totales ?
00:42Eh bien écoutez, bonne nouvelle ce soir pour les automobilistes, puisque Total Energy vient tout juste de l'annoncer.
00:47Leur opération sur le plafonnement des prix du carburant a été prolongée à minima jusqu'au 7 avril.
00:54La multinationale française, elle assure qu'elle souhaite protéger ses clients à la veille des départs en vacances,
01:01en week-end, pardon, notamment pour le week-end de Pâques.
01:04Les prix vont donc rester inchangés, vous allez le voir.
01:06Ici, c'est donc 1,99€ pour le sans-plomb, 2,09€ pour le gasoil.
01:13Et ce, eh bien, dans les 3 300 stations-service du groupe en France métropolitaine.
01:19Des tarifs devenus rares ailleurs.
01:21On a regardé un peu avant de venir ici tout à l'heure.
01:24En région parisienne, dans certaines stations-service concurrentes, on trouve des prix qui s'envolent.
01:29Jusqu'à 2,70€ parfois pour le gasoil, 2,35€ pour le sans-plomb.
01:35Ces tarifs ici, qui sont donc plafonnés, sont donc devenus très rares ces dernières semaines.
01:43Résultat, eh bien, les automobilistes, ils n'hésitent pas, à la fin, après leur travail,
01:47à venir faire un détour par ici pour espérer économiser quelques euros.
01:52Un répit qui leur est donc accordé de nouveau jusqu'au 7 avril, dans un contexte, vous le disiez tout
01:58à l'heure, de hausse continue.
02:00Voilà, Pauline Sarafi dans une station-service Total.
02:02Gaëtan Mélin, bonne nouvelle donc pour les automobilistes.
02:06Si on va chez Total, le problème, c'est que ces mêmes automobilistes affluent dans les stations-service de Total
02:12Énergie.
02:13Et il y a des ruptures de stock.
02:14Ça a été le cas tout au long de cette journée, puisqu'initialement, ce plafonnement devait s'arrêter ce soir.
02:19Donc, ça veut dire que les prix allaient rejoindre ceux qui sont aux alentours,
02:26à savoir bien au-delà des 2,09 euros pour le gasoil.
02:30Et effectivement, les automobilistes se sont rués sur ces stations-service, organisant une sorte de pénurie.
02:38C'était le risque.
02:39Et d'ailleurs, c'est d'ailleurs pour cela que, souvenez-vous, le ministre de l'Économie s'était fait
02:43taper sur les doigts
02:44en expliquant l'autre fois qu'il n'y avait pas de problème d'approvisionnement en France.
02:52Et il avait tenu des propos sur un choc pétrolier par la suite.
02:56Résultat, il y avait une espèce de mouvement de panique qui avait entraîné effectivement
03:01les automobilistes à aller faire le plein plus qu'ils n'en avaient besoin.
03:06Avec cette annonce de prolongement du plafonnement, le week-end pascal qui arrive,
03:12donc ça va cartonner chez Total ?
03:14On peut tout simplement imaginer qu'effectivement, les automobilistes vont avoir un petit répit,
03:18c'est-à-dire entre aujourd'hui et le 7 avril, ils vont pouvoir effectivement continuer à faire le plein
03:25à des prix moins chers que chez les autres concurrents.
03:29– Alors justement, pourquoi Total arrive à faire ça ?
03:31Il perd de l'argent par rapport aux autres concurrents ?
03:33– Alors non, Total…
03:34– Il se rattrape aussi peut-être sur l'affluence ?
03:36– Total ne perd pas d'argent sur cette vente, encore une fois, il prend sur ses marges
03:44pour pratiquer ses prix qui sont inférieurs, encore une fois, à ses concurrents.
03:50Total, s'il ne participait pas finalement à cette opération, aurait dû s'aligner
03:55parce qu'on le voit bien, notamment en Corse, ça a provoqué des mouvements de panique
04:00chez certaines stations essence qui parlent d'une concurrence déloyale
04:03parce que ces stations essence ne peuvent pas pratiquer les mêmes tarifs effectivement
04:08et donc forcément, l'automobiliste va là où c'est le moins cher.
04:12– Alors merci Total de plafonner les prix, mais Thomas Vacheron, vous qui représentez la CGT,
04:17vous trouvez que le gouvernement n'en fait pas assez de son côté ?
04:19Le gouvernement qui va vous répondre, je peux faire le porte-parole,
04:22oui mais on n'a plus d'argent, on n'a plus d'argent, on a cramé la caisse en
04:25quelque sorte
04:26et aujourd'hui, il faut faire le dos rond, il faut attendre que ça passe.
04:31– Alors en fait, Total fait un gros coup de publicité en annonçant cela
04:35puisque les profits de Total l'an dernier, c'est près de 3 milliards d'euros
04:39rien que sur l'année 2025, donc ils font des profits gigantesques
04:42et du coup, puisqu'ils proposent de bloquer leurs prix,
04:44nous on propose que ce soit le gouvernement qui le fasse, qui régule,
04:46comme c'est le cas dans les territoires ultramarins, bien sûr, ça permet deux choses.
04:51– Et vous bloquez le prix à combien alors ?
04:53– Puisque vous êtes le porte-parole du gouvernement, c'est comme ça que vous vous êtes présenté
04:55et vous êtes nombreux du coup sur le plateau, mais plus sérieusement,
04:59la chose est très simple, puisqu'on doit faire des économies,
05:01une mesure qui ne coûte rien, qui est utile pour les salariés,
05:04pour tous les travailleurs et travailleuses et pour les entreprises
05:06qui voient leur coût du carburant augmenter.
05:09Bloquer les prix, c'est un moyen très concret, immédiat,
05:12et ça a déjà existé, de permettre aux gens de retrouver du pouvoir de vivre
05:17pour vivre de son travail.
05:18– Mais le blocage des prix, ça a un coût ?
05:20– Alors ça n'a pas de coût, puisque c'est une mesure, en fait,
05:22c'est une mesure qui dit arrêtez de profiter sur la crise.
05:25Vous savez, en ce moment, il y a beaucoup de grèves sur les salaires.
05:27Il y a un gréviste qui nous a dit l'autre jour,
05:31les bombes n'étaient pas encore tombées,
05:32que le prix à la pompe avait déjà augmenté.
05:34C'est la spéculation qui fait gonfler les prix.
05:37Du coup, il faut arrêter la spéculation,
05:39protéger les entreprises d'un côté, les salariés de l'autre,
05:42et pour ça, bloquer les prix.
05:42– Et vous plafonnez à combien alors ?
05:43– 70, c'est ça ?
05:44– En tout cas, c'est discutable.
05:46Nous, on est prêts à discuter de la mesure,
05:47et c'est pour ça qu'on demande en urgence d'être reçus par Bercy
05:49pour qu'on soit entendus.
05:51Et enfin, on n'est quand même pas dans n'importe quel territoire.
05:53Monsieur le député…
05:54– Il n'a pas encore parlé, il va répondre.
05:56– Il n'a pas parlé là, sur cette partie, il a parlé précédemment,
05:59mais vous êtes élu d'un département comme le mien,
06:03rural et industriel et désindustrialisé.
06:05Moi, je suis de Haute-Loire, donc vous êtes nés dans l'Allier,
06:07on est de la même grande région, si on veut le dire comme ça.
06:10Aujourd'hui, moi, je vois des gens de chez vous,
06:12des entreprises de chez vous,
06:13des ateliers de la bourrellerie, par exemple,
06:16du groupe Rionnant, je peux vous en citer plein d'autres.
06:18Qu'est-ce qu'ils me disent ?
06:19On est payé au ras des pâquerettes,
06:21on n'arrive pas à vivre de notre travail.
06:22L'urgence, c'est de revaloriser les SMIG
06:24et d'augmenter les salaires et de bloquer le prix des carburants.
06:27Et c'est ça qu'il faut faire jusqu'à présent.
06:29Ce qui a été fait, c'est que pour les entreprises,
06:31rien pour les salariés.
06:35On bat tous les records depuis les années 80.
06:37C'est bien au-delà de ce qu'on a vécu
06:38après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
06:41A l'époque, tout de suite, le gouvernement a réagi.
06:44Et là, on nous explique qu'il faut attendre
06:45parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer.
06:47Enfin, on tergiverse parce qu'on n'a plus moyens.
06:50Pourquoi ne pas bloquer les prix comme le propose M. Vacheron ?
06:52Oui, c'est extrêmement pénible.
06:53Moi-même, j'ai écrit au Premier ministre dès début mars.
06:56Je n'ai pas attendu maintenant pour le faire,
06:58pour demander une action sur le prix de l'essence.
07:01Aujourd'hui, il y a un certain nombre de choses
07:03qui ont été faites pour les pêcheurs,
07:04pour les transporteurs, un petit peu pour les agriculteurs.
07:08Moi, ce que je retiens, c'est que cet après-midi,
07:10à l'Assemblée nationale, Maude Bréjon a dit
07:11que ce n'était pas du tout terminé,
07:13qu'il y avait d'autres mesures qui arrivaient.
07:15Mais heureusement, parce que quelques centimes
07:17pour les agriculteurs, le GNR, le carburant
07:20qu'on met dans le tracteur des agriculteurs,
07:22il est passé de 70 centimes à 1,40 €.
07:25Donc, ce n'est pas tellement 4 centimes
07:26qui vont faire la différence.
07:27Il y a des secteurs qui ne sont absolument pas traités.
07:31Les travaux publics, le bâtiment,
07:32ils ont eu quoi jusqu'à aujourd'hui ?
07:34Vous ne demandez des aides à domicile ?
07:36Donc oui, je crois qu'il faut continuer à aider.
07:38Moi, à titre très personnel...
07:39Quoi qu'il en coûte ?
07:40Pas quoi qu'il en coûte.
07:42Je ne pense pas qu'on va ramener
07:44le prix du gasoil, par exemple,
07:45à 1,70 € ou 1,80 €.
07:47Parce qu'il serait illusoire de croire
07:49que la guerre n'a pas un coût
07:50pour la France et un peu pour tout le monde.
07:53Mais...
07:53Donc, il faut être plus offensif dans les aides
07:56et ne pas oublier d'autres professions
07:59qui, pour l'instant...
08:00Bien sûr, il faut mobiliser d'autres moyens,
08:02aider d'autres secteurs.
08:03Et moi, à titre personnel,
08:04je pense que ça ne se regarde pas
08:06le blocage des prix,
08:08mais quelque chose où on arrive
08:10à un effet assez similaire
08:11de modulation d'une partie des taxes.
08:13Parce qu'il y a un monde...
08:15Il y a un monde où l'État,
08:16il continue à avoir
08:18les recettes fiscales
08:19qu'il avait anticipées,
08:20voire même un peu plus.
08:22Voire même un peu plus.
08:22Oui, mais la consommation baisse.
08:24Oui, la consommation...
08:26Olivier a parfaitement raison.
08:27La consommation, on le voit bien
08:28dans les chiffres,
08:29elle est tombée.
08:30C'est pour ça que je dis
08:30qu'il est illusoire de dire
08:32qu'on va garder les prix...
08:34Mais vous dites qu'il faut jouer...
08:35Non, mais c'est intéressant
08:36parce que c'est un sujet très mou, ça.
08:37Le gouvernement dit
08:38qu'il ne faut pas toucher aux taxes.
08:39Mais en fait, il a commencé
08:40pour les agriculteurs,
08:41il a utilisé quoi ?
08:42Pour les quelques centimes
08:43sur le GNR, il a utilisé une taxe.
08:45Et donc, moi, je pense
08:46qu'il ne faut rien s'interdire.
08:47En tout cas, l'objectif,
08:48il est clairement
08:48d'aider plus de secteurs
08:50parce que là, il y a des gens
08:51pour lesquels rien n'a été fait.
08:52Et ensuite, juste un mot sur le Cher.
08:54Le Cher n'est pas
08:54un département désindustrialisé.
08:57Juste avant, on parlait
08:58de la guerre
08:58de l'environnement international.
09:00Voilà, le Cher a toute
09:01une industrie de défense
09:02qui est plutôt en énorme boom
09:04avec beaucoup d'entreprises
09:05en ce moment.
09:06Voilà, je voulais juste...
09:07Mais alors, deux choses.
09:09Il va plutôt dans votre sens.
09:10Il dit que tu es horizon.
09:11Il dit effectivement,
09:12aujourd'hui, il y a des professions
09:13qui sont oubliées.
09:14Il faut aller plus loin,
09:15baisser les taxes.
09:16Ce n'est pas le blocage.
09:17Enfin, ça revient à la même chose.
09:18Si on baisse les taxes,
09:18on fait baisser le prix.
09:19Il y a deux éléments.
09:20Déjà, sur l'industrie,
09:20on y est très attaché.
09:21Vous savez, aujourd'hui,
09:22il y a des milliers,
09:23des dizaines de milliers de personnes
09:24qui perdent leur emploi.
09:25La situation scandaleuse
09:26encore de Vancorex
09:27la semaine dernière en Isère
09:28où le tribunal de commerce
09:30a refusé l'offre des salariés.
09:31L'industrie, on y est attaché,
09:33je peux vous le dire
09:33et j'en serai insistant sur la suite.
09:35Le deuxième sujet sur,
09:37d'un côté, nous,
09:38on propose une TICPE flottante,
09:40d'un côté,
09:40pour permettre de gagner
09:41du pouvoir d'achat,
09:42mais surtout,
09:42l'élément le plus important,
09:44le blocage.
09:44Et nous, on vous invite
09:45à le défendre.
09:46Il y a d'ailleurs une syndiquée
09:48qui est une aide à domicile
09:49qui a lancé une pétition
09:51contre la hausse du carburant
09:52qui dit
09:52nous refusons de payer
09:54pour travailler.
09:55Moi, je vous incite,
09:56monsieur le député,
09:56à la signer sur change.org
09:58qui dit la chose suivante.
09:59D'un côté,
10:00il faut relever nos rémunérations,
10:02vivre de notre travail.
10:03C'est ce que des millions
10:04de travailleuses et travailleurs demandent.
10:05De l'autre côté,
10:06il faut bloquer
10:06pour la raison qu'on vient de dire.
10:07Ce ne sont pas
10:08des dépenses publiques supplémentaires.
10:10C'est prendre sur les profits
10:11de celles et ceux
10:12qui ont fait,
10:13vous savez,
10:14avec l'inflation,
10:15il y a quelque chose qui existe.
10:15C'est la boucle prix-profit
10:17et ce n'est pas la CGT qui le dit,
10:19c'est le FMI.
10:19Il y a quelque chose d'essentiel
10:21où il faut réguler
10:22pour protéger
10:23plutôt qu'encore taper
10:24sur ceux qui ont pu.
10:25Attendez, je voudrais,
10:26parce qu'il y a quelqu'un
10:26qui nous écoute attentivement,
10:28c'est Jonathan Thomas.
10:28Il est pêcheur
10:29depuis 22 ans.
10:31Il est du côté
10:31des Côtes d'Armor.
10:32Il est à Cinquié-Portrieux,
10:34le secteur de la pêche
10:35qui est aidé
10:35par le gouvernement.
10:37Bonsoir, Jonathan Thomas.
10:38Merci d'être avec nous.
10:40Est-ce que les aides
10:41que vont vous donner
10:42le gouvernement,
10:43est-ce que c'est bien ?
10:46Ça peut vous aider
10:47à garder la tête hors de l'eau,
10:48à rester en flottaison ?
10:51Ça ne nous sert strictement
10:52à rien, clairement.
10:56Avant la dernière hausse de gasoil,
10:58on était déjà en mode survie
11:00par rapport déjà
11:01à la guerre en Ukraine,
11:02tout ça.
11:03Donc là, c'est le coup de massue.
11:05Là, 20 centimes,
11:06nous, ça ne représente
11:06quasiment rien
11:08de ce qu'on a besoin.
11:09C'est pour ça
11:10que vous avez décidé
11:10de rester à quai,
11:11de ne plus travailler ?
11:14On est rendu au stade
11:16où on travaille à perte.
11:17Avant, on travaillait bénévole
11:18ou juste de quoi payer
11:19nos charges,
11:21nos crédits,
11:21que là, on arrive à un stade
11:23où on est plus à perte.
11:25Là, il n'y a pas le choix.
11:26Dans la semaine,
11:27la semaine prochaine maximum,
11:28tous les bateaux vont se stopper
11:29et puis on verra
11:31ce qui se passe.
11:31Vous pêchiez quoi en ce moment ?
11:34La coquille et puis poisson, sinon.
11:36Là, on finit
11:36la saison de coquille
11:37le 8 avril.
11:38Mais mes bateaux,
11:39ils ne font plus que la coquille.
11:41Ils ne vont plus aux poissons.
11:43On attend de voir
11:44si le gouvernement
11:44se bouge un peu.
11:45Sinon, on fera comme tout le monde.
11:47On restera le long du quai
11:47et puis soit il y aura
11:49un blocage national en vue
11:51comme on n'a jamais vu,
11:52soit on prend un autre bateau
11:53et puis on ira dans un autre pays
11:54qui est mieux géré financièrement.
11:56Parce que vous dites
11:57« on »,
11:57ça veut dire que
11:58tous vos collègues pêcheurs,
11:59une fois que la saison
12:00de la coquille est passée,
12:02ils restent tous à quai.
12:06Oui, on ne s'est pas donné le mot.
12:07On n'a pas fait une réunion.
12:08On est pas mal en France quand même.
12:09On n'a pas fait une réunion.
12:10Mais les chiffres ne mentent pas,
12:13ça ne colle pas.
12:14Ça ne peut pas passer.
12:16Ce qui veut dire
12:16que combien de marins pêcheurs
12:18vont mettre fin
12:20à leur activité,
12:21selon vous ?
12:22Combien il peut y avoir
12:23de faillites ou autre ?
12:26Je crois qu'en France,
12:26on est 20 000, je crois.
12:27Mais derrière,
12:28il y a toute une économie.
12:29Il y a tous les criers,
12:29les marailleurs,
12:30les poissonniers.
12:32Là, c'est vrai que
12:33c'est un gros problème
12:35qui s'installe.
12:36Mais on était déjà,
12:37notre situation était déjà
12:38compliquée avant
12:38depuis l'Ukraine.
12:39Et là, c'est le coup de grâce.
12:41Mais Jonathan,
12:42quand le gouvernement
12:43va vous dire
12:43que malheureusement
12:44la France n'est pas responsable
12:45de cette guerre,
12:46d'ailleurs,
12:46elle n'y participe pas.
12:48On subit les conséquences
12:51économiques et sociales
12:52de cette guerre
12:52et que malheureusement,
12:53on ne peut pas faire grand-chose.
12:55Comment vous agissez ?
12:57Si, moi je leur dis
12:58que c'est eux les responsables
12:58parce que nous,
13:00moi ce n'est pas mon métier
13:00de gérer la France.
13:01Mon métier,
13:02moi c'est marin pêcheur,
13:03mais mon métier,
13:03c'est de nourrir la France.
13:04Leur boulot,
13:05c'est de gérer bien l'économie.
13:07C'est mal fait.
13:08C'est mal fait.
13:09La France n'a pas d'argent.
13:10La France a de moins en moins d'argent.
13:11Donc quand on a des problèmes comme ça,
13:12pourtant on a beau payer nos impôts,
13:13ils ne sont pas là pour nous.
13:14Donc non, non,
13:15pour moi c'est eux
13:15les premiers responsables.
13:16Je ne regarde pas à l'extérieur.
13:16C'est-à-dire qu'on n'a pas les moyens
13:18d'anticiper les grises
13:19parce que ce que vous dites,
13:21c'est que comme on n'a pas géré
13:23notre dette,
13:23nos déficits suffisamment,
13:25on ne peut pas aider
13:26quand il faut aider
13:27ceux qui sont en difficulté.
13:28C'est ce que vous dites ?
13:29Exactement, c'est logique.
13:31Pourtant je n'ai pas fait
13:31beaucoup d'études,
13:32je suis que marin pêcheur,
13:33mais c'est logique
13:34et les résultats sont là.
13:35Mais c'est quoi ce mouvement national
13:36que vous envisagez ?
13:40Qu'on n'aura plus rien à manger,
13:41les gars vont tout perdre,
13:42leur maison, tout ça,
13:43ça va s'exciter,
13:43ça va s'énerver.
13:44Il y aura les pêcheurs,
13:45les agriculteurs,
13:46tout le monde,
13:46au bout d'un moment,
13:47de toute façon,
13:47ça n'a pas en venir de la France
13:48depuis très longtemps
13:50et là on va arriver à un moment
13:51où ça va exploser.
13:54Joël, vous avez entendu
13:55Loïc Carvan, pardon,
13:56ce que dit Jonathan,
13:58c'est-à-dire que la colère est là,
13:59elle s'exprime déjà cette semaine,
14:01il y a des opérations escargots,
14:02des transporteurs
14:03un peu partout en France,
14:06les marins pêcheurs
14:07pourraient peut-être s'associer
14:08à ce type de mouvement,
14:09est-ce que ce n'est pas la crainte
14:10aussi d'une colère sociale
14:11qui se manifeste ?
14:12Ça devrait être la crainte
14:13du gouvernement,
14:14en tout cas,
14:14moi j'ai prévenu plusieurs fois
14:15Matignon que chez moi,
14:17dans le chair,
14:17les artisans du bâtiment,
14:21les travaux publics,
14:22etc.,
14:22ils se disent,
14:23moi je vais sortir les pelleteuses
14:25et que vous soyez à la CAPEB,
14:27à la Fédération française
14:28du bâtiment,
14:29etc.,
14:29il y a une colère qui monte.
14:30Après, je vais vous dire,
14:31moi ce qui me rend dingue,
14:32c'est que pendant des mois,
14:33on a, nous,
14:34avec le groupe Horizon,
14:35défendu de l'orthodoxie budgétaire,
14:38dit que c'était dingue
14:39de perdre de l'argent
14:40en suspendant la seule réforme
14:41digne de ce nom
14:42qui avait été faite,
14:43la réforme des retraites,
14:44dire que faire un budget
14:45de la sécurité sociale
14:47à 25 milliards de déficit
14:48alors que le dernier budget
14:49d'Édouard Philippe,
14:50c'était 1 milliard,
14:51c'était une aberration.
14:53Et là, qu'est-ce qu'on paye ?
14:54Maintenant, on est en train
14:55de dire aux Français
14:55qui travaillent
14:56qu'on ne peut pas les aider.
14:57Mais c'était le prix
15:00de la stabilité politique.
15:01C'est-à-dire qu'on nous a expliqué
15:02aussi que l'instabilité politique
15:04créerait sans doute
15:05beaucoup plus de problèmes économiques.
15:06Mais à quel prix, justement ?
15:08On le disait à cette époque-là.
15:10Souvenez-vous, oui.
15:11On nous a dit que la dissolution
15:12coûtait plus cher
15:13et donc il fallait sacrifier
15:15la croque des retraites.
15:15La preuve aujourd'hui,
15:16c'est qu'on est face
15:17à une crise
15:17et qu'on est incapable
15:20de subvenir aux besoins
15:21justement de tous ces travailleurs
15:23et travailleuses
15:23qui ont besoin
15:24d'avoir une aide
15:26sur le carburant.
15:27Juste une précision
15:27pour ce monsieur pêcheur.
15:30Il y a effectivement
15:31cette mesure
15:32de quelques centimes
15:35pour le carburant
15:38utilisé pour les bateaux.
15:39Mais il y a aussi
15:40des reports de cotisation.
15:42L'objectif est de leur donner
15:43un peu plus d'air
15:45pour leur trésorerie.
15:46Et en espérant effectivement
15:48que la crise ne dure pas trop,
15:50ça pourrait leur permettre
15:51de passer ce cap,
15:53bien sûr.
15:54Notre ami pêcheur
15:55a souri
15:56lorsque vous avez dit ça,
15:57Gaëtan.
15:57Ces reports de cotisation.
16:01Oui, alors là,
16:01ça c'est quelque chose
16:02qui nous a fait beaucoup rire
16:03dans le milieu de la pêche.
16:05Un report des cotisations.
16:06Donc en gros,
16:07c'est les gars,
16:07vous inquiétez pas,
16:08dans un an vous êtes mort.
16:09Là pour l'instant,
16:09vous faites de la survie.
16:10Continuez à travailler
16:11sans rien dire
16:11et dans un an,
16:12vous êtes mort.
16:13Mais non, c'est pas possible.
16:14C'est n'importe quoi.
16:16C'est n'importe quoi.
16:17Qu'est-ce que vous pensez Thomas Vacheron ?
16:19Nous, c'est simple.
16:20Moi, je partage la colère
16:21de celles et ceux
16:21qui n'arrivent pas
16:22à vivre de leur travail.
16:23Les salariés,
16:24des millions de salariés,
16:2588% des actifs
16:26sont des salariés.
16:27Et ils arrivent,
16:28eux non plus,
16:28elles et eux,
16:29pas à vivre de leur travail.
16:30Quand on veut réformer la France,
16:31vous dites non,
16:32on veut réformer les retraites.
16:33Regardez,
16:33une mesure qui coûte rien.
16:35Et puisque je vois
16:35que M. le député
16:36est nuancée
16:36par rapport
16:37à l'actuel gouvernement,
16:39la mesure de blocage
16:41temporaire au moins
16:41pour que celles et ceux
16:43qui travaillent,
16:47et de l'énergie,
16:48c'est une mesure concrète
16:49qui ne coûte rien
16:49en argent public.
16:50Mais si, ça va coûter
16:52aux pétroliers,
16:53pardonnez-moi.
16:53Mais aux pétroliers, oui.
16:54À ceux qui se gavent
16:55et les pétroliers de privé.
16:55Ceux qui se gavent,
16:56mais pardonnez-moi,
16:57vous faites...
16:58Mélan, Mélan.
16:593 milliards au total.
17:01Mais vous faites référence
17:02à Total,
17:03mais les autres,
17:04moi je parle aux autres distributeurs,
17:06vous ne pouvez pas mettre
17:06tout le monde
17:07dans le même panier.
17:08Pardon,
17:08vous ne pouvez pas mettre
17:09tout le monde dans le même panier.
17:09Il y a des petits distributeurs
17:11aujourd'hui.
17:12Ce n'est pas vrai.
17:13Mais bien sûr que si.
17:15Regardez,
17:15dans toute la France,
17:16il y a des indépendants.
17:16Vous savez pourquoi Total
17:17Vous mettez tout le monde
17:18dans le même panier.
17:19Vous voulez toujours prendre
17:20à ceux qui travaillent
17:21pour donner à ceux...
17:22Mais bien sûr que si.
17:23Alors, c'est l'inverse.
17:24Mais c'est votre réflexion
17:25Total qui fait des bénéfices.
17:27Il faut prendre
17:27tous les bénéfices de Total.
17:29Alors, allez-y,
17:30M. Vacheron.
17:30Aujourd'hui,
17:31il y a une partie du profit
17:33qui est captée
17:33par les grands groupes,
17:34justement,
17:35et je vous explique.
17:35Vous qui êtes économiste,
17:37le système de l'économie française
17:39aujourd'hui,
17:39c'est la sous-traitance en cascade
17:41où, sur la chaîne de valeur,
17:43celles et ceux
17:43qui sont donneurs d'ordre
17:44prennent sur tous les sous-traitants.
17:45Et puisque vous parlez des petits,
17:46aujourd'hui,
17:47demandez-leur.
17:48Ceux qui les étranglent,
17:49ce sont les grands groupes
17:50qui leur imposent.
17:50Et donc maintenant,
17:51de manière très simple,
17:52on le dit,
17:52une mesure qui coûte 0 euro
17:54en termes d'argent public,
17:55qui permet à tout le monde
17:56de vivre de son travail
17:57et de baisser le prix du carburant,
17:58c'est de bloquer les prix,
17:59de bloquer les profits.
18:01Et ceux qui ne sont pas d'accord,
18:02qu'ils le disent publiquement.
18:03Aujourd'hui, on le dit,
18:05le SMIC,
18:05c'est une mesure concrète
18:06pour améliorer la vie des gens.
18:08Aujourd'hui,
18:08puisque M. le député
18:09faisait référence à la guerre
18:10et à la situation,
18:11on a besoin d'apaiser,
18:13relancer l'économie,
18:14c'est augmenter les salaires
18:15et pas, justement,
18:16dans les urgences.
18:17Parce que vous parliez des urgences,
18:18ni reculer l'âge de départ
18:19à la retraite,
18:20comme vous le disiez tout à l'heure,
18:21ni nous faire travailler
18:21le 1er mai,
18:22le plus férié des jours fériés,
18:24comme vous voulez faire,
18:25pour certains d'entre vous,
18:26une PPL le 10 avril.
18:27Donc nous, on le dit,
18:28aujourd'hui,
18:28la situation est tellement grave,
18:30tellement grave
18:31qu'il faut revenir à la raison,
18:33réguler,
18:33pour protéger,
18:34et tout le monde vient.
18:35Réguler, bloquer les prix,
18:37faire plus d'aide
18:38pour d'autres professions,
18:40les propositions ne manquent pas.
18:41On entend le témoignage
18:42de Jonathan Thomas,
18:43notre marin pêcheur,
18:44Amandine Atalaya.
18:45On a l'impression
18:46que le gouvernement,
18:47quand même,
18:47subit de plus en plus de pression.
18:49Il va falloir forcément
18:51qu'il évolue là-dessus.
18:52Il a déjà évolué,
18:53parce qu'il disait zéro aide,
18:55et puis on voit quand même
18:55que les aides commencent à arriver,
18:57même si elles sont limitées.
18:57Mais pas beaucoup,
18:58honnêtement.
18:58Je ne crois pas
18:59qu'il va beaucoup évoluer,
19:00parce qu'il n'a vraiment
19:03plus d'argent.
19:04Et quand vous voyez
19:05la nature de ce plan,
19:0770 millions d'euros aujourd'hui,
19:09c'est quand même rien
19:09par rapport...
19:10Vous savez,
19:11la dernière ristourne à la pompe,
19:12par exemple,
19:13avait coûté au gouvernement
19:158 milliards d'euros.
19:1670 millions,
19:178 milliards.
19:18Donc pour l'instant,
19:18il donne très très peu.
19:19On entend dans leur discours
19:20aujourd'hui
19:21qu'ils ont quand même conscience
19:22qu'il y a des professions
19:23qui n'ont pas été intégrées
19:24dans les aides,
19:25qui ne sont pas aidées,
19:26et que ça n'est pas normal.
19:27On pense par exemple
19:27aux professions libérales,
19:28aux infirmiers,
19:29pourquoi pas aux bâtiments.
19:30Ça, on sent que le discours évolue
19:32et qu'il y a quand même
19:32une bonne chance
19:33pour ces professions-là
19:34qu'elles soient intégrées
19:35dans les aides.
19:36Il est vrai que les aides
19:37ne sont pas énormes
19:37pour les agriculteurs.
19:38Ça fait 4 centimes
19:39par litre aujourd'hui
19:40et 20 centimes par litre
19:42pour les pêcheurs
19:44qui nous écoutent,
19:45par exemple.
19:47Mais...
19:47Oui, mais pardon.
19:48Si cette colère
19:50se manifeste dans la rue,
19:52les pêcheurs,
19:53les transporteurs,
19:54on peut bloquer la France.
19:55Bien sûr.
19:56Donc à un moment donné,
19:57ils vont lâcher plus.
19:58Mais ils ne sont pas en mesure
20:00de faire ce que fait l'Espagne
20:01aujourd'hui,
20:01ce que fait l'Italie
20:02aujourd'hui,
20:03à savoir des aides massives.
20:04On n'a pas fait assez d'efforts
20:07pour ça.
20:07Il faut aussi rappeler
20:08que dans le budget,
20:08quand même,
20:09l'État n'a pas mis en place
20:10des mesures d'économie importantes.
20:12Il ne peut s'en prendre
20:12là-dessus qu'à lui-même.
20:13Il demande beaucoup
20:14d'efforts fiscaux.
20:15Et ces aides,
20:16elles sont bien financées
20:17aujourd'hui par les Français.
20:18Donc de toute façon,
20:18ce serait à nouveau
20:19des efforts fiscaux
20:20pour une autre partie
20:21des Français.
20:22Pas forcément ceux
20:23qui bénéficient des aides,
20:24mais une autre partie
20:25des Français.
20:27Et on a suspendu
20:29la réforme des retraites.
20:30Enfin bref,
20:30on s'est tiré pas mal
20:31de balles dans le pied
20:32sur aujourd'hui
20:33nos capacités économiques.
20:35Et on le paie.
20:35Justement,
20:36puisqu'on parlait
20:36de nos voisins,
20:37on va regarder ça
20:38avec vous,
20:38Nargis Adji,
20:39face à cette flambée des prix.
20:41On a des pays
20:41qui baissent les prix,
20:43d'autres qui rationnent
20:44à les petits tours d'horizon.
20:45Oui,
20:45on va commencer d'abord
20:46avec les pays
20:46qui décident de plafonner
20:48le prix de l'essence.
20:49Dernière en date,
20:50la Pologne.
20:50Depuis cette nuit,
20:51minuit.
20:52Résultat,
20:53un carburant bien moins cher
20:54qu'ailleurs,
20:551,40€ à 1,75€
20:57le litre d'essence.
20:58Deux,
20:59les pays qui baissent
21:00les prix directement
21:01à la pompe.
21:01Amandine Atalaya
21:02l'a évoqué.
21:03Le gouvernement
21:04de Petro Sanchez,
21:05par exemple,
21:05en Espagne,
21:06le coût 5 milliards d'euros
21:08avec des réductions
21:09jusqu'à 30 centimes
21:10par litre à la pompe.
21:12L'autre réponse
21:12très proche
21:13de celle du gouvernement
21:14espagnol,
21:15c'est en Italie,
21:16le gouvernement
21:16de Georgia Meloni
21:17avec une réduction
21:17d'environ 25 centimes
21:19par litre
21:19pour l'ensemble
21:20des consommateurs.
21:21Tous les citoyens
21:22sont concernés
21:23sans condition de revenu.
21:24Il y a également
21:25les pays
21:26qui rationnent
21:27le carburant.
21:28Cette fois,
21:28l'objectif,
21:29assurer l'approvisionnement
21:30dans les stations
21:31d'essence
21:32au Sri Lanka,
21:33au Bangladesh
21:33ou encore en Slovénie.
21:35La Slovénie,
21:35par exemple,
21:36c'est une mesure rare
21:36en Europe.
21:37Le gouvernement
21:38impose un plafond.
21:3950 litres maximum
21:40par jour
21:41et par personne,
21:42200 litres
21:43pour les entreprises.
21:44Et enfin,
21:45le Sri Lanka,
21:46c'est là que la situation
21:47est la plus frappante.
21:48Regardez ces images,
21:49elles nous rappellent
21:49évidemment
21:50le confinement
21:51face au risque
21:51de pénurie.
21:53La distribution
21:53est limitée
21:54selon les plaques
21:55d'immatriculation
21:56paire,
21:56impaire
21:57et des mesures
21:58exceptionnelles
21:58accompagnent ce rationnement.
22:00Des jours fériés
22:01imposés
22:01pour économiser
22:02le carburant.
22:03Et ça,
22:03donc,
22:04ces images
22:04qui nous rappellent
22:05évidemment
22:05le confinement,
22:06des semaines
22:07de travail réduites
22:08ou encore
22:08des réductions
22:09de transports publics.
22:10Voilà,
22:10Nargis Adji.
22:11Monsieur le député,
22:12on voit qu'il y a
22:13des mesures plus fortes
22:14qui sont prises
22:15notamment par nos voisins,
22:16l'Italie,
22:16l'Espagne.
22:17Et on se dit
22:18pourquoi pas chez nous ?
22:19Pourquoi pas ?
22:20Je le disais
22:21il y a un instant
22:22parce qu'on n'a pas fait
22:23les efforts nécessaires
22:24au moment où il fallait le faire
22:24et pendant le budget
22:25on avait l'impression
22:26d'être un peu seul
22:27à défendre
22:28une orthodoxie budgétaire
22:29à dire
22:30voilà,
22:30il faut baisser nos dépenses
22:32parce qu'on va avoir
22:33besoin de cet argent.
22:34En réalité là,
22:35les efforts qu'on n'a pas fait
22:36à l'automne
22:37sur le budget
22:37et au début de l'année,
22:38on les paye deux fois.
22:40Un,
22:40on n'a pas l'argent
22:41pour aider les gens
22:42qui bossent
22:42et deux,
22:43les taux d'intérêt
22:44dont on ne parle pas beaucoup
22:45ils remontent très très fortement là.
22:48L'inflation aussi repart là-haut.
22:49L'inflation repart
22:50et donc
22:50la facture pour la France
22:51des taux d'intérêt
22:53de toute la dette
22:54de tout ce qu'on a financé
22:55sans avoir les entrées en face
22:56on va le payer aussi.
22:58Et c'est pour ça
22:58qu'on n'est pas capable
23:00de faire aujourd'hui
23:01ce que font d'autres pays
23:01autour de nous.
23:02Merci à tous
23:03pour cette discussion,
23:04ce débat sur la flambée
23:05des prix des carburants
23:06et les moyens
23:07de l'atténuer
23:08ou d'y remédier.
23:09Merci à Jonathan Thomas Pêcheur
23:10à Cinquet Portrieux
23:12dans les Côtes d'Armor
23:12qui était en direct avec nous.
23:14Bon courage à vous.
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