- il y a 6 semaines
Aujourd'hui, c'est au tour de David Belliard, nouveau maire écologiste du XI arrondissement de Paris, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:04Nous sommes avec l'écologiste et maire du 11e arrondissement, David Béliard.
00:08Bonjour monsieur le maire.
00:09Bonjour, futur maire.
00:10Futur maire, c'est pas encore tout à fait fait.
00:13Félicitations.
00:13Mais avant de parler de Paris, parlons de Bordeaux, de Strasbourg, d'Annecy, de Besançon, de Poitiers, de Colombes.
00:19Des villes qui ont été perdues par les écologistes.
00:22Pourquoi la vague verte de 2020 s'est transformée en naufrage ?
00:26En naufrage, je sais pas.
00:27On a quand même résisté, notamment par exemple à Lyon, où on a fait un bon résultat, par exemple à
00:33Lille, en alliance notamment avec l'EPS.
00:36Évidemment, c'est pas des bons résultats pour nous, c'est sûr.
00:39C'est très difficile.
00:40Il y a plusieurs éléments d'analyse.
00:42D'abord, on a vécu quand même un backlash écolo très très fort et très violent.
00:46Et ça pendant des années et des années.
00:48Et puis ensuite, je pense qu'il faut qu'on s'interroge.
00:51Il faut qu'on s'interroge sur notre projet, notre message aussi.
00:54Et puis, notre organisation, je crois que vraiment là, ça a montré aussi une certaine fragilité, mais aussi une résilience.
01:03Parce que toutes les villes que vous donnez, en fait, c'est pour ça que je reviens sur la question
01:08du naufrage.
01:09Certes, nous avons perdu, mais nous n'avons pas été effacés.
01:12On a fait les campagnes, nos élus ont fait des campagnes.
01:15sortants municipales qui n'ont pas bénéficié à ces maires écologiques.
01:19Oui, mais on est dans un monde politique qui est très particulier.
01:22Vraiment, on est dans un monde politique qui fait d'ailleurs la part belle au dégagisme.
01:27Et on voit bien quand même qu'on a des sujets.
01:31Par exemple, à Nice, on voit que le maire sortant qui était là depuis extrêmement long.
01:35C'est très intéressant, Nice.
01:36Je n'ai pas compris.
01:37Je vous ai ouvert une voie.
01:38Pourquoi la candidate écologiste s'était maintenue par rapport à ce que vous racontez sur le danger du RN ?
01:45Éric Ciotti était soutenu par le Rassemblement National.
01:47Vous parlez de Front Républicain matin, midi et soir.
01:50Mais vous ne le faites pas à Nice.
01:51Et vous maintenez la candidate écologiste.
01:54C'est incompréhensible, pardon.
01:57Non, mais Estrosi, pardon, c'est quoi ?
02:00C'est le candidat d'Horizon, c'est le candidat de Renaissance.
02:03C'est les mêmes qui à Paris, par exemple.
02:04Vous êtes bien appelé à voter à Chirac il y a des années.
02:06Estrosi ont soutenu Rachid Adati, qui elle-même était soutenue par Sarah Knafo,
02:10et ça ne leur posait aucune difficulté.
02:11Vous voyez bien que...
02:12Donc Estrosi, c'est comme Ciotti, quoi.
02:14Non, ce n'est pas comme Ciotti.
02:15Donc c'est fini pour un républicain.
02:17Non, mais par contre, d'abord, ce n'est pas tout à fait la même chose.
02:19On n'est pas dans le même contexte, ce n'est pas un contexte national.
02:22Vous savez, nous, on a toujours fait front, pour le coup, face au Rassemblement National.
02:27Quand il y avait un risque de Rassemblement National, de bascule vers le pays,
02:30là, on est quand même à Nice.
02:32Et encore une fois, Estrosi, il est soutenu par des partis qui...
02:35On ne peut pas dénoncer Rachid Adati, la candidate de l'extrême-droite,
02:38et laisser passer Eric Ciotti à Nice.
02:40C'est incompréhensible.
02:41Justement, et dire...
02:42Mais oui, mais vous voyez bien que ces partis-là,
02:44et notamment par exemple...
02:46L'insoumi de Logus est retiré à Marseille pour que Benoît Payan puisse passer.
02:50Sophia Chikirou ne l'a pas fait à Paris.
02:52Je pense que là, vraiment, on a aussi un sujet qui est de contexte locaux.
02:56Vous voyez bien qu'à Nice, on a un contexte local particulier.
02:59Et encore une fois, Christian Estrosi, il est quand même soutenu.
03:01Vous brouillez le message.
03:02Il est quand même soutenu.
03:03Oui, mais c'est les municipales.
03:05Les municipales, en fait, on a des sujets qui sont des sujets locaux.
03:08La situation à Paris n'est pas la même que la situation à Nice,
03:11qui n'était pas la même que la situation à Besançon,
03:13ou qu'à Brest, bien entendu, nous avons des contextes locaux.
03:16Et ça, ça a toujours existé.
03:18Ça a toujours existé.
03:19Lorsqu'on fait des municipales, évidemment qu'il y a des alliances ou des stratégies
03:23qui sont des stratégies locales.
03:25Les principes qui sont pareils à Paris.
03:25Le principe de ne pas laisser passer l'ERN est pareils à Paris.
03:28Le principe de ne pas laisser des partis qui sont aujourd'hui en compromission
03:32avec le Rassemblement national, nous l'avons conservé.
03:35Et la candidate à Nice, elle a maintenu son offre politique.
03:39Elle a maintenu le fait qu'elle avait quelque chose de très différentiel à dire par rapport à Estrosi.
03:45Contexte politique particulier, que c'est le dégagisme en ce moment.
03:48Est-ce que Marine Tondelier doit dégager ?
03:50Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.
03:51Non, non, moi je vous pose la question.
03:53On est en plein dégagisme et moi je vous pose la question.
03:55Est-ce que par rapport aux échecs, est-ce que Mme Tondelier doit dégager ?
03:58D'abord, vous savez, moi je ne suis pas du genre à dire que parce que nous sommes en difficulté,
04:01il n'y a qu'une responsable.
04:02La ligne est contestée en interne.
04:04Non, mais c'est une responsable.
04:05Mais bien sûr.
04:06Ça fait tous échecs dessus.
04:07Je pense qu'il y a des débats que nous devons avoir.
04:10Oui, il y a des discussions que nous devons avoir.
04:15Il faut virer telle ou telle personne.
04:16Moi, je ne suis pas dans ce truc-là.
04:18Moi, je pense qu'il y a des sujets.
04:20Il y a des sujets sur notre organisation, sur notre ligne politique
04:23et puis sur aussi notre capacité peut-être à retrouver des formes pour donner ce qu'on a à dire
04:29sur la question écolo, sur la lutte contre les pollutions, sur les questions de santé publique.
04:33Je vois bien, moi ça fait dix ans que je fais de la politique.
04:35Je suis un petit jeune là-dedans.
04:37Mais je vois comment les choses ont changé, elles ont évolué.
04:40Et il faut que nous, nous arrivions à plus réimposer, je crois, nos sujets.
04:43D'ailleurs, que ça soit dans ce type d'émission, mais ailleurs aussi auprès de nos concitoyens et concitoyennes.
04:49Fatima Hidbounoua, la preuve de français.
04:51Déplacer un loup ne le rend pas agneau.
04:53Donc déplacer un prédateur sexuel ne le transformera pas en autre chose
04:57qu'un prédateur sexuel avec d'autres victimes.
04:59Vous avez suivi le scandale dans le périscolaire à Paris.
05:04L'association SOS Périscolaire.
05:06Qu'est-ce que vous répondez à ces parents qui, légitimement, sont très en colère,
05:10ont très peur et attendent des mesures concrètes ?
05:13Donc concrètement, qu'est-ce qui change ?
05:15Sachant qu'en épargnant, effectivement, tout le côté, on est désolé.
05:19Donc concrètement, qu'est-ce qui change ?
05:21Comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?
05:23Je pourrais dire la même chose sur les élus nationaux, mais sur le périscolaire.
05:25Je vais vous répondre, d'abord, évidemment, en tant qu'élu.
05:28Je vais vous répondre en tant que parent aussi, papa.
05:31Donc évidemment qu'il faut tout changer.
05:34Et d'ailleurs, Emmanuel Grégoire l'a dit.
05:35On a pris la mesure de ce qui s'est passé.
05:37Ça a été un long sujet pendant la campagne électorale.
05:40Et donc, on a eu l'occasion de dire un certain nombre de choses.
05:42Et ça sera, je ne vais pas défleurer ce qui va être dit.
05:45D'ailleurs, je ne sais pas exactement tout, mais je sais qu'Emmanuel Grégoire fera des annonces
05:49qui seront des annonces très fortes.
05:50Vous avez rencontré les familles ?
05:51Dès le départ.
05:52Moi, en tant que maire...
05:53Alors d'abord, j'ai rencontré les familles en tant qu'andidat.
05:56Déjà, c'est la première des choses.
05:58Et en tant que maire d'arrondissement, ça sera une des premières choses que je ferai.
06:01Avec l'adjointe qui aura en charge les affaires scolaires.
06:05Il y a eu un petit retard à l'allumage quand même.
06:07Moi, je pense que nous avons besoin de retrouver la confiance.
06:09Et ça, vous avez raison.
06:10Il faut faire des choses.
06:11Et là, il faut faire des choses de manière radicale.
06:14Notamment sur la question de la sécurisation des enfants,
06:16du renforcement des animateurs et de la professionnalisation de la filière.
06:21On a prévu de faire des états généraux aussi pour mettre autour de la table,
06:25convention citoyenne, pour mettre autour de la table tous les parties prenantes,
06:28dont les parents d'élèves, dont la communauté éducative,
06:31pour dire, voilà, qu'est-ce qu'on va faire maintenant ensemble ?
06:34Et ça sera une grande priorité du mandat, de ce début de mandat.
06:37Et moi, je partage ça.
06:39Et ça sera aussi, à titre d'élu, en tout cas de maire du 11e arrondissement,
06:43au cœur de l'action politique que je mêlerai.
06:45Et pourquoi c'est sous-estimé cette affaire ?
06:47Parce que vous avez dit, on a pris la mesure.
06:49Est-ce que c'est la question, on n'a pas pris la mesure, on était un peu lent ?
06:52Ou, au contraire, il y a une question aussi de, on ne veut pas voir,
06:56et pire que ça, il y a le côté pas de vague.
06:58La même chose dans l'éducation nationale, par exemple,
07:00il y avait une enseignante, je vous recommande le documentaire,
07:03Marie-Pierre Jacquard, qui avait dénoncé, pour protéger ses élèves,
07:07des violences sexuelles d'un collègue.
07:09C'est elle, finalement, qui a eu des problèmes.
07:11On faisait tout pour la faire taire.
07:13C'est vraiment le côté donner un cheval à celui qui dit la vérité.
07:14Il y a eu le pas de vague au sein de la mairie de Paris ?
07:16On a voulu étouffer l'affaire ?
07:18Pourquoi on déplace ?
07:21On s'est déjà exprimé à plusieurs reprises,
07:23mais vous avez raison de le reposer.
07:25Le fait de déplacer, par exemple, des animateurs, ça ne va pas.
07:28Bien entendu qu'il faut changer ça.
07:32Juste, quand même, sur le truc de pas de vague,
07:34il y a quand même une omerta sur la question de la violence faite aux enfants,
07:37qu'elle soit sexuelle ou non sexuelle, d'ailleurs.
07:39On a vu avec l'affaire Bétarame.
07:41Donc, c'est partout.
07:42C'est partout que la violence des enfants...
07:44C'est pas un argument.
07:45Oui, c'est pas un argument, mais c'est un fait.
07:48C'est un fait, donc je peux le rappeler.
07:49Je dis pas que c'est un argument.
07:51Vous semblez vous calcher derrière les autres.
07:53Là, vous étiez aux affaires.
07:54Non, non, non, pas du tout.
07:55Je dis juste simplement, j'essaye de contextualiser un petit peu.
07:57C'est pas juste à Paris.
07:59C'est, on a une omerta sur la question de la parole des enfants
08:02et de la réception de la parole des enfants.
08:04Nous avons été percutés comme d'autres collectivités par ces affaires,
08:07qui sont des affaires tragiques.
08:09Et vous m'avez demandé si j'avais rencontré les familles.
08:11J'ai rencontré les familles.
08:12Et je peux vous dire que c'était des discussions et des échanges
08:15qui étaient très durs et très douloureux.
08:17Et je le dis encore une fois, aussi avec une sensibilité de parents.
08:21Maintenant, ce qu'il nous faut faire, maintenant, c'est changer les choses.
08:25Mieux sécuriser, encore une fois.
08:27Permettre notamment, moi je crois vraiment beaucoup
08:30à la question de la déprécarisation des animateurs et des animatrices.
08:33C'est-à-dire que vraiment, il faut en faire une vraie filière professionnelle.
08:36Renforcer la question du recrutement.
08:38Et puis, évidemment, renforcer les contrôles.
08:40Moi, en tant que maire du 11e arrondissement,
08:42je me suis engagé notamment à faire des contrôles inopinés.
08:46Je ne sais pas comment on dit, en tout cas, aléatoires.
08:49Pour aller voir, alors évidemment, c'est très symbolique.
08:51Mais nous le ferons aussi au niveau de l'administration.
08:53Les choses vont changer et changer de manière radicale.
08:55Antoine Diers.
08:56Oui, moi, ce serait une question un petit peu plus politique nationale.
09:00C'est-à-dire que vous nous avez fait, il y a quelques minutes,
09:03le coup habituel de la gauche morale qui dit jamais d'alliance avec l'extrême.
09:08La droite qui supposément ferait des alliances avec l'extrême droite,
09:12alors que ça n'existe pas.
09:14En revanche, à gauche, vous avez inventé des alliances.
09:17Rachida Dati, alliance...
09:19Les Parisiens ont validé, en tout cas, le fait qu'il y avait une alliance avec l'extrême droite.
09:22Non, ils ont validé qu'ils étaient à gauche.
09:26Là où je veux en venir, c'est qu'en réalité, vous utilisez toujours le chiffon rouge de l'extrême
09:32droite.
09:33Et pendant ce temps-là, à gauche, vous n'êtes pas très clair, ni le PS, ni vous, sur votre
09:37relation à LFI.
09:38LFI, pour moi, est bien plus dangereux aujourd'hui que le Rassemblement National,
09:42avec des discours qui flirtent de temps en temps avec l'antisémitisme,
09:46une vision très communautaire qui va fracturer notre pays, etc.
09:50Bref, moi, je ne vous connais pas très bien.
09:52J'aimerais vous entendre.
09:53Est-ce que vous êtes de ceux à gauche qui disent « on peut travailler avec LFI »,
09:56ils sont tout à fait fréquentables, ou est-ce que vous êtes de la gauche hors LFI ?
09:59Ah, ça c'est...
10:01D'abord, je ne partage pas du tout le fait que LFI soit aussi dangereux que le Rassemblement National.
10:06Ah, j'ai ma réponse alors.
10:07Oui, je vous le dis, très simplement.
10:10C'est un parti normal, LFI.
10:11Mais ça se fait à Lyon, par exemple.
10:14Grégory Bousset, il a annoncé très tôt qu'il allait pouvoir travailler avec LFI.
10:17D'ailleurs, il a gagné sur cette base.
10:20Et ça ne vous pose pas de problème ?
10:21Mais ça ne se fait pas à Paris.
10:22Est-ce que...
10:23Oui, mais parce que j'ai un désaccord.
10:24Et j'ai d'ailleurs, à partir du moment où on a une campagne qui est une campagne très dure...
10:28À certains endroits, il est fissé.
10:29Non, avec Sofia Chikirou.
10:32Merci de le préciser.
10:34Non, je n'étais pas d'accord avec le fait que,
10:36à l'instant où Sofia Chikirou décide à la fois de partir seule,
10:39et surtout de partir sur une ligne politique,
10:41et sur une ligne de campagne qui était très dure à notre égard,
10:44et c'est son droit,
10:46et très brutal d'une certaine manière,
10:49évidemment, c'est très compliqué après d'expliquer qu'on veut faire ensemble.
10:52On ne peut pas passer trois mois ou quatre mois à se taper dessus,
10:55ou en tout cas à se faire taper dessus,
10:56et ensuite à ouvrir au-delà d'ailleurs...
10:58Donc vous êtes comme le PS, il n'y a pas de ligne nationale,
11:01mais selon que ça nous arrange ou pas localement.
11:03On a vu votre candidat à Lille,
11:04qui a fait monter les enchères avec le PS autour,
11:07en disant je vais pouvoir travailler avec LFI.
11:09Il l'a fait avec qui, du coup ?
11:10Ben il a fini par travailler avec le PS.
11:12Vous savez, il n'y a qu'une chose qui m'intéresse,
11:13c'est ce que font les gens.
11:14Ah ben oui !
11:16Vous avez évoqué le maire de Lyon qui travaille avec LFI.
11:19Oui, mais justement parce que nous avons des contextes,
11:22nous avons des contextes qui sont aujourd'hui des contextes locaux.
11:25Et on a aujourd'hui un parti...
11:27Quand le PS vous donne plus de sièges, vous êtes avec le PS ?
11:29Non, parce que vous savez, moi je fais partie des gens,
11:32puisque vous me posez,
11:33moi je suis partie des gens qui pensent que la gauche,
11:35les gauches même,
11:36elles doivent se reconstruire autour du projet.
11:37Il n'y a que l'histoire du projet commun,
11:39ce n'est pas moi qui l'ai inventé.
11:40On en parle depuis 80...
11:41Ça a été fait en 1981.
11:43Et en fait, c'est ça l'horizon.
11:45Dépasser en fait les gauches et les conciliables,
11:47c'est de savoir si on est d'accord sur faire des choses.
11:49Moi j'espérais de la clarté vis-à-vis des dérives de LFI.
11:49Et vous n'avez pas de clarté vis-à-vis des dérives de LFI aujourd'hui.
11:51Moi je pense que, en fait, nous avons déjà une divergence majeure.
11:54C'est que vous, vous mettez un signe égal entre le RN et LFI.
11:57Ah non, je dis même que LFI est pire que le RN.
11:59Ah oui, voilà.
11:59Voilà, donc du coup, évidemment, nous sommes en désaccord avec ça.
12:02On voit bien que la présidentielle a déjà démarré.
12:05Est-ce qu'il faudra un candidat écologiste à la présidentielle ?
12:09Alors je pense qu'il va falloir...
12:10D'abord, j'espère que le candidat ou la candidate
12:12qui incarnera la gauche rassemblée,
12:14j'espère qu'on arrivera à ça,
12:16eh bien elle portera un projet qui est un projet écolo.
12:18Donc il ne faut pas forcément un candidat écologiste,
12:20il faut un candidat de la gauche.
12:21Aujourd'hui, il y a une primaire,
12:23en tout cas quelque chose qui ressemble à une primaire.
12:26On verra si ça fonctionne.
12:28Marine Tondelier est candidate des écologistes sur cette primaire.
12:31Évidemment, je la soutiens dans cette démarche-là.
12:34On va faire une primaire sans Jean-Luc Mélenchon,
12:36sans Raphaël Glutzmann.
12:37Oui, mais je connais comme vous les fragilités de tout ça.
12:40Donc on verra bien comment...
12:41La dernière fois que vous avez fait ça,
12:42je rappelle, on a peut-être oublié,
12:44mais il y a eu une primaire à gauche,
12:45souvenez-vous,
12:45Christiane Taubira avait gagné,
12:47puis finalement, elle ne s'est pas présentée,
12:49et finalement, tout ça n'aboutit à rien.
12:52Ah oui, vous parlez des...
12:53Ah oui, c'était vraiment...
12:54Oui, mais ça risque de se reproduire.
12:56C'est-à-dire que si vous faites une primaire
12:57sans les têtes d'affiches,
12:58ça va être compliqué.
12:59Je pense que les gens qui organisent aujourd'hui cette primaire,
13:01moi, vous savez, encore une fois,
13:03je pense qu'il faut qu'on ait une candidature
13:05qui est une candidature unique pour la gauche.
13:07Je ne vois pas comment nous pouvons aujourd'hui
13:10nous dire qu'on peut faire...
13:11Avec les filles ou pas ?
13:12On peut s'opposer...
13:14C'est mal barré, parce qu'ils ne veulent pas.
13:15Mais non, mais ils ont déjà dit.
13:16Ils ont déjà dit qu'ils ne voulaient pas.
13:17Donc il n'y aura pas une candidature unique, alors ?
13:19En tout cas, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent.
13:21Donc il y aura au moins trois candidatures.
13:23Mais écoutez, on fera ça avec trois candidatures.
13:25Mais vous savez, aujourd'hui...
13:27Sinon, ça sera la droite face à Bardella.
13:28Si nous n'arrivons pas à trouver quelque chose,
13:30des modalités pour travailler ensemble,
13:32moi, je suis très pessimiste sur...
13:33En tout cas, pour la gauche, pour l'issue...
13:35Pour l'issue des élections présidentielles.
13:36Vous aurez la droite ou Bardella comme choix.
13:38Oui, grosso modo.
13:39Après, c'est un choix qui sera fait des Français et des Françaises.
13:42Mais moi, je crois que le choix, il est aussi lié à l'offre,
13:44à ce que nous sommes en capacité de faire.
13:46Et aujourd'hui, oui, je suis très heureux qu'on ait gagné à Paris.
13:49Mais je vois aussi, lorsque je dézoome un peu,
13:53aussi, que ce n'est pas des très bonnes élections,
13:55des très bons résultats, et pour la gauche, et pour les écologistes.
13:58Et qu'on voit que là, nous avons un travail immense à faire en quelques mois
14:01pour arriver à faire un projet et à faire émerger une candidature.
14:05Est-ce que nous y arriverons ? Je ne suis pas sûr.
14:08Les élèves municipales, c'était dimanche.
14:10On est mercredi.
14:11On est en train de nous parler des présidentielles.
14:13Moi, je suis désolé, mais concrètement,
14:15aujourd'hui, votre rôle à vous en tant qu'homme politique de gauche et écologiste,
14:19c'est qu'à un moment donné, il faut aller parler aux gens,
14:21et parler aux gens, il ne faut pas leur parler de politique,
14:22il faut leur parler de leur vie.
14:23Moi, j'aime beaucoup les écolos.
14:26Mais à chaque fois, les écolos, je les vois,
14:27c'est pour nous expliquer que, oui, alors le projet national,
14:30ben non, vous, votre truc à vous,
14:32c'est d'aller dans ma ville, par exemple,
14:33où moi, il n'y avait pas de candidat écolo,
14:36qui a été remporté par une ligne d'extrême droite,
14:39c'est d'aller voir les gens et leur expliquer ce que c'est que l'écologie.
14:41Et que l'écologie, ce n'est pas que punitif.
14:43Ce n'est pas dire, on va faire des voies cyclables dans une ville
14:45où personne ne travaille dans la ville vu qu'il n'y a plus de boulot,
14:47et que les gens vont faire 40-50 kilomètres de bagnole.
14:50Moi, je trouve qu'aujourd'hui, l'écologie,
14:51et Marine Tondelier, c'est la première en cause,
14:53parce que c'est votre porte-parole,
14:54mais à un moment donné, arrêtez de parler de politique politicienne,
14:57parlez-nous de notre quotidien.
14:58Alors d'abord, j'ai été interrogé là-dessus,
14:59donc je réponds là-dessus.
15:00Et ensuite, je viens de passer,
15:02alors après, c'est Paris, j'entends que ce n'est pas Birzon,
15:05et d'ailleurs, moi, je viens de Vesoul,
15:06donc vous voyez, on est dans les mêmes...
15:07Ah, tiens, on va parler de la même chanson.
15:15Cinq mois, six mois, presque un an que je suis en campagne,
15:18à parler des trucs très concrets.
15:19Vous savez, la dernière vidéo qu'on a mise sur Instagram,
15:22c'était sur la végétalisation de l'avenue Bouvine.
15:25Donc, on est sur des trucs hyper concrets.
15:28Vous ne m'interrogez pas là-dessus, et je le comprends,
15:30mais c'est quand même ça qui intéresse aujourd'hui les gens.
15:33Et d'ailleurs, je vais vous faire une petite remarque juste sur Birzon.
15:36Moi, là où je vous rejoins,
15:37c'est qu'on ne parle pas d'écologie de la même manière
15:39dans le 11e arrondissement qu'à Birzon ou à Vesoul.
15:43Moi, je suis un peu étiqueté, notamment ici,
15:45comme l'anti-bagnolard du coin.
15:47Le bobo.
15:48Oui, le bobo.
15:49Oui, oui, mais je suis...
15:50Un bobo, c'est quelqu'un qui vient d'ailleurs,
15:52et notamment moi, je viens de Vesoul.
15:53Et à Vesoul, quand je vais à Vesoul,
15:54je prends une voiture, évidemment.
15:56Vous ne pouvez pas parler végétalisation à Vesoul ?
15:58On peut, un peu.
15:59Différemment.
16:00On voudrait.
16:00C'est plutôt l'agriculture, c'est plutôt...
16:02C'est d'autres sujets.
16:03Donc, il faut que nous...
16:04Et ça, je le prends, je prends le point de ça.
16:07Il faut qu'on arrive aussi à parler de l'écologie,
16:11une écologie concrète,
16:12qui n'est pas totalement la même,
16:13évidemment, en plein cœur de ville,
16:15que lorsqu'on est à Vierzon ou à Vesoul.
16:17Donc, il y a les écolos des villes,
16:18les écolos des champs.
16:19Non, c'est la même chose.
16:20C'est la même chose.
16:21Moi, je ne me considère pas
16:22comme uniquement un écolos des villes,
16:23même si, en fait, on me caricature comme ça.
16:25Moi, j'ai...
16:25Ça y ressemble, quand même.
16:26Non, mais j'ai une histoire.
16:27Oui, mais moi, j'ai une histoire rurale.
16:28Non, mais la différence...
16:29J'ai vécu dans un truc de 110 habitants.
16:31Oui, mais...
16:31Mon premier diplôme a été...
16:32Non, mais David, on...
16:34À Paris, des discussions, on parle vélo.
16:36En province, on parle bagnole.
16:38Bien sûr.
16:38Mais il faut qu'on parle voiture aussi.
16:40Merci, David Béliard.
16:41Merci à vous.
16:42Merci d'être passé par l'IGG.
16:44Merci beaucoup.
16:44Merci à vous.
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