00:00Nous sommes avec Anthony Morel et nous recevons Claire Lefranc, CEO de Condry.
00:03Bonjour, bienvenue sur le plateau de la matinale de l'économie.
00:06Vous allez nous expliquer de façon très simple ce que fait Condry,
00:10sa lutte contre le stress occident et les maladies que ça provoque.
00:14Exactement, merci déjà pour l'invitation.
00:18Condry c'est une société qui est une spin-off,
00:21c'est-à-dire que c'est une société de biotechnologie et de maître technologie
00:25qui travaille sur le stress occident
00:26et qui a hérité de plus de 25 ans de recherche académique
00:29menée par le professeur Laoudj au sein d'une unité mixte qui s'appelle FIMEDEXP.
00:36Elle s'est posée la question il y a 25 ans
00:39de savoir en quoi le stress occident pouvait avoir un impact dans une maladie rare
00:45qui s'appelle la myopathie fascio-scapulohumérale.
00:49Et donc tout l'enjeu a été de cibler cette voie thérapeutique
00:53pour apporter enfin une réponse à ces patients-là.
00:56Le stress occident, il faut qu'on vous explique très simplement ce que c'est.
00:59Je parle sous votre contrôle et vous allez mieux expliquer que moi.
01:02Ce que j'ai compris, c'est le corps qui rouille d'une certaine manière.
01:04C'est les cellules qui vont s'abîmer avec le temps ou à cause de certaines maladies
01:09et ça va entraîner des conséquences notamment en termes de perte de force.
01:14Et c'est ça que vous essayez de gérer ?
01:15C'est exactement ça.
01:17En fait, stress occident, c'est un déséquilibre.
01:20Donc c'est la définition de déséquilibre entre deux éléments,
01:23des molécules dites toxiques dérivées de l'oxygène.
01:26Donc l'oxygène qui est utilisé pour créer l'énergie nécessaire à nos cellules
01:32devient ce qu'on appelle des radicaux libres.
01:34Il peut y avoir des résidus qui sont des radicaux libres.
01:36Et de l'autre côté, on a par l'alimentation majoritairement
01:40la présence dans l'organisme de ce qu'on appelle des antioxydants.
01:43Donc on a tendance à croire que ces antioxydants qui sont des plus et ces moins
01:47vont réussir à s'équilibrer à peu près naturellement.
01:50Auquel cas, le corps parvient à restituer son équilibre.
01:56La problématique, c'est que ça ne marche pas aussi bien que ça.
01:58C'est-à-dire que rajouter des plus ne va pas permettre de rééquilibrer la balance.
02:02En fait, ce qu'ont compris les équipes du professeur Laouge et ce sur quoi on est
02:04et le savoir-faire qui est unique au monde aujourd'hui,
02:07c'est la capacité à réussir à équilibrer ces défenses antioxydantes
02:11par rapport à une pathologie donnée.
02:13Et donc ça, vous arrivez à le faire grâce à...
02:16Alors ce n'est pas vraiment un médicament, en fait,
02:18c'est une plateforme logicielle ce que vous avez mis en place.
02:20C'est des logiciels médicaux qui sont capables de déterminer en fonction du patient
02:24quel type d'antioxydants il va falloir ingérer
02:27pour que moi, de manière très personnalisée,
02:30finalement cet équilibre corporel se rétablisse.
02:32C'est un peu ça l'idée ?
02:33C'est un peu ça l'idée.
02:34On a en fait des thérapies qui sont ciblées sur une pathologie donnée.
02:39Donc par exemple, là, on est sur la dystrophie fascio-scapulohumérale
02:42qui est une maladie génétique rare qui touche le visage,
02:46les épaules et les jambes.
02:51Et ce qui est capable de faire chondrie aujourd'hui,
02:54c'est de proposer une thérapie personnalisée.
02:56Donc concrètement, comment ça se passe ?
02:58Le patient va dans un centre de référence.
03:01On lui prescrit un bilan biologique.
03:03De ce bilan biologique est déterminé un profil spécifique
03:07en fonction de ces résultats d'analyse
03:10qui sont implémentés dans un arbre de décision,
03:12donc un logiciel qui est utilisé par le praticien de santé.
03:15Et ce logiciel détermine une par mille,
03:189000 combinaisons possibles de dosage en antioxydants.
03:22Mais les antioxydants sont connus d'avance,
03:24c'est-à-dire que ça, c'est issu des travaux de recherche
03:27qui ont été menés pendant 25 ans au CHU.
03:30Ça veut dire que c'est un traitement presque personnalisé en réalité sur ces patients ?
03:34Ça concerne combien de patients dans le monde ?
03:36870 000 patients.
03:37Donc c'est rare, à vrai dire.
03:39Ça fait partie des maladies rares.
03:41Ça veut dire que vous vous implantez à chaque fois,
03:42là où vous trouvez des patients ?
03:44Comment on les diagnostique ?
03:45Comment on sait où ils sont ?
03:47Alors, il y a à peu près 50% des patients qui sont diagnostiqués.
03:51En Europe, on est sur une fourchette entre 17 000 et 25 000 patients,
03:55en tout cas référencés sur une prévalence de 55 000.
03:58Ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est que Condry,
04:01donc il y a eu 25 ans de recherche.
04:04Nous, on nous a transféré ce savoir-faire en 2023
04:07par le biais d'une SAT qui s'appelle la SAT AXLR,
04:09un projet de maturation.
04:11En 2024, il y a eu la fin des soins courants,
04:14donc la fin de cette possibilité pour les patients
04:16de bénéficier de cette thérapeutique,
04:18en France, au CHU de Montpellier.
04:20On a pallié à l'urgence en développant,
04:22de façon intermédiaire, un produit transitoire,
04:25donc un logiciel, enfin une plateforme
04:27qui est mise à disposition gracieusement des médecins
04:29et une des molécules antioxydantes,
04:32donc sous forme de complément alimentaire.
04:33Et aujourd'hui, on est disponible au CHU de Nice,
04:36on est disponible en Espagne, à Madrid et à Barcelone.
04:40Et on est disponible également en Belgique.
04:42Et là, on est en train d'ouvrir le reste du monde.
04:44C'est quoi le potentiel à long terme
04:46pour ce genre de traitement ?
04:47Parce que là, on parlait d'une maladie rare, évidemment.
04:50En termes de business, maladie rare,
04:51c'est forcément la cible adressable
04:53et relativement limitée.
04:54Mais il y a plein de maladies qui sont concernées
04:56par la perte de force musculaire,
04:58enfin même la vieillesse d'ailleurs,
04:59ce qu'on appelle la sarcopénie,
05:00je crois qu'à partir d'un certain âge,
05:01on perd tous les ans un petit peu de notre force.
05:03Est-ce que ça pourrait aussi être utilisé
05:04dans ce genre de cas, votre traitement ?
05:06Alors, le traitement pour la FSH, non.
05:08La méthodologie de recherche
05:10ayant permis d'arriver à cette thérapeutique, oui.
05:13C'est-à-dire que la compréhension
05:16de la mécanistique du stress oxydant
05:19marqueur biologique,
05:21marqueur, pardon, du stress oxydant biologique
05:23et marqueur inflammatoire
05:25nous permettent d'avoir une connaissance suffisante
05:27pour pouvoir après adresser d'autres aires thérapeutiques.
05:30Par contre, le marché de la FSH,
05:31c'est un marché qui est colossal.
05:33Pour l'instant, il n'y a pas d'autres thérapeutiques existantes
05:35dans le monde, fonctionnent chez les patients.
05:38Et aujourd'hui, ce qu'on est capable de faire
05:40et ce qu'ont montré les 10 années de son courant,
05:42c'est une amélioration,
05:43enfin, c'est à minima une stagnation
05:45de l'évolution de la pathologie.
05:47Donc, on va à l'encontre de l'histoire naturelle de la maladie.
05:50Et au-delà de ça,
05:51on peut avoir jusqu'à une amélioration
05:52de 34% de la force musculaire.
05:55Ça veut dire quoi ?
05:55C'est-à-dire que des patients,
05:56dans leur quotidien,
05:58en fait, ils arrivent plus facilement
05:59à faire des transferts,
06:00ils chutent moins,
06:01ils ont moins de problématiques fonctionnelles.
06:02Et donc, notre objectif est de réguler le stress oxydant,
06:07de traiter le stress oxydant
06:08dans les maladies rares neuromusculaires
06:11afin de limiter l'évolution de la pathologie
06:13et son impact dans la vie
06:15et dans le quotidien des patients.
06:16Merci beaucoup.
06:17Ça s'appelle Condry.
06:18Merci, Claire Lefranc,
06:19d'être venu nous voir ce matin
06:20dans la matinale de l'économie,
06:22dans la French Tech.
06:22Merci, Claire Lefranc.
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