- il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Bonsoir à tous, 32ème jour de guerre au Moyen-Orient au rythme des offensives militaires et offensives verbales aussi de
00:06Donald Trump.
00:07D'ailleurs nous serons dans un instant à Washington. Bonsoir Olivier Truchot.
00:09Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:10Mais avant toute chose, l'offensive de la guerre que l'on vivra avec nos correspondants, nos envoyés spéciaux en
00:17Iran, au Liban, en Israël et au Qatar.
00:19Justement c'est au Liban que nous allons aller tout de suite avec cette frappe sur un immeuble.
00:24Regardez, c'était il y a quelques minutes.
00:45Frappe sur un immeuble au Liban. C'est ce que va nous préciser maintenant Nicolas Kouadou qui est en direct
00:50de Beyrouth pour BFM TV.
00:52Quel est cet immeuble ? C'était il y a quelques minutes. Qu'est-ce qui a été visé Nicolas
00:56?
00:58Eh bien c'est un immeuble dans le quartier de l'aéroport, donc dans le sud de Beyrouth, tout proche
01:03de l'autoroute.
01:04On ne sait pas encore ce qui a été visé par l'aviation israélienne, mais c'est vrai que cette
01:08explosion est particulièrement impressionnante.
01:11Ce sont des quartiers qui sont tenus par le Hezbollah, par Hamal, les deux milices chiites,
01:16donc qui sont principalement majoritaires dans ces quartiers-là du sud de Beyrouth.
01:21Il y avait eu, on le sait, un avertissement lancé par l'armée israélienne il y a quelques heures demandant
01:26d'évacuer cette zone-là du quartier de l'aéroport de Beyrouth.
01:29Et effectivement, il y a eu cette frappe qui vient d'intervenir il y a maintenant quelques minutes.
01:34C'est la deuxième frappe depuis le début de la journée qui touche la banlieue sud de Beyrouth.
01:39Il y en a une en toute fin de matinée ici dans le quartier de Darier.
01:43Frappe également de l'aviation israélienne.
01:45Cette fois, il y avait aussi eu un avis d'évacuation pour demander aux personnes de quitter la zone.
01:50Mais cet avis d'évacuation avait été lancé seulement dix minutes avant la frappe,
01:54ce qui laisse forcément très peu de temps aux personnes pour évacuer.
01:57Voilà, Nicolas Kouadou avec Théo Touché en direct de Beyrouth pour BFM TV.
02:01Nous sommes avec Nicolas Poincaré.
02:02Bonsoir Nicolas, vous étiez à Beyrouth il y a encore quelques jours.
02:06Vous arrivez à situer ce quartier ?
02:08Oui, alors c'est en fait ce qu'on appelle Darier, qui veut dire banlieue.
02:11C'est un tiers de la ville, c'est tout le sud de la ville, ça va des quartiers chrétiens
02:16d'Achrafier jusqu'à l'aéroport.
02:18En l'occurrence, c'était le long de l'aéroport.
02:19C'est donc un tiers de la ville, c'est une très grosse zone qui est bombardée en moyenne près
02:24de dix fois par jour.
02:25Depuis quand je suis parti il y a huit jours, on en était à 155 frappes.
02:28Depuis, on doit en être à 200, 250.
02:30Donc ce sont des quartiers, heureusement, qui ont été très très largement évacués.
02:34Et donc l'armée israélienne continue.
02:35Et tenue par le Hezbollah, c'est ce que disait Nicolas.
02:37Bien sûr, c'est un fief du Hezbollah.
02:39Quand on fait un petit tour dedans, on n'y reste pas trop longtemps parce que c'est dangereux.
02:42Mais on voit partout, partout les drapeaux jaunes du Hezbollah.
02:45Mais quel est l'intérêt de viser un immeuble qui est a priori vide, puisqu'il a été évacué ?
02:50Les Israéliens estiment que le Hezbollah continue à avoir des activités, des hommes, des caches d'armes éventuellement.
02:55On a tapé aussi des banques qui sont réputées proches du Hezbollah.
02:59Donc les Israéliens pensent que le Hezbollah continue à s'organiser à partir de ce quartier et donc le bombarde
03:04très régulièrement.
03:04Jérôme Pellisrandi, notre consultant militaire, que dites-vous sur cette frappe ?
03:09Elle est précise.
03:10On a l'impression qu'il tape un appartement qui est situé sur la hauteur.
03:14Ce qu'il faut effectivement finir, on a des gens qui prennent des images.
03:18C'est-à-dire qu'en fait, ils savent qu'il va y avoir la frappe.
03:21Donc en fait, il n'y a pas de...
03:23Comment ils le savent ?
03:23Ça a été annoncé une heure avant.
03:26Cet immeuble-là, on l'a vu notamment dans les colonnes de Lorient-Lejour.
03:31L'armée israélienne prévient que cet immeuble de Gobeiri, qui est vraiment...
03:35C'est pour ça que je veux d'insister sur ma question, mais si le Hezbollah est prévenu
03:39que cet immeuble qui peut-être leur appartient va être bombardé...
03:42Ça dépend ce qu'il y a dans l'immeuble.
03:44Ce qu'il y a, pas qui il y a.
03:46Il peut y avoir des infrastructures.
03:48Nicolas parlait de banques.
03:49Il y a aussi des stations-service qui ont été visées.
03:52Il peut y avoir des armes aussi.
03:53Dans un terme très générique, effectivement.
03:55Mais en une heure, ils n'ont pas le temps d'évacuer les armes.
03:56Là, ce serait des lanceurs de missiles, apparemment.
03:58L'armée israélienne communique une opération qui vise à cibler des lanceurs de missiles.
04:02Alors, il faut vérifier si c'est cette image-là, puisqu'il y a plusieurs opérations simultanées.
04:06Mais en tout cas, il y a 10 minutes, il y a eu une annonce de l'armée israélienne
04:08comme quoi c'était un lieu qui était bourré de lanceurs de missiles qui a été visé.
04:12C'est donc peut-être ça, la cible que l'on a vue sur cette certaine image.
04:16C'est-à-dire que cet appartement pourrait partir des missiles ?
04:17Oui, parce qu'on voit que c'est juste en hauteur.
04:21Donc, si j'ai des petits lance-missiles qui peuvent être installés,
04:26bricolés dans l'appartement avec le balcon vu sur la mer...
04:30Il n'y a pas de missiles tirés depuis le sud de Beyrouth vers Israël.
04:34C'est trop loin.
04:35Et puis, ce serait repéré dans la minute.
04:36Donc, il peut y avoir éventuellement des lanceurs de missiles stockés dans la banlieue sud
04:40et utilisés plus tard au sud du Liban.
04:42Mais ce n'est pas possible que des missiles soient tirés depuis Beyrouth.
04:45D'accord, mais comment est-ce que ces frappes sont aussi précises ?
04:48Comment elles arrivent ?
04:49Quel type d'armes est utilisée par Israël pour arriver à faire à la fois aussi peu et autant de
04:55dégâts ?
04:56Il y a trois choses.
04:57D'abord, il faut du renseignement.
04:58C'est-à-dire que manifestement, cet immeuble est repéré.
05:02Il y a un informateur sur place aussi qui a dit qu'il y a quelque chose qui correspond à
05:09des stocks du Hezbollah ou autre chose.
05:12Et une fois que c'est fait, c'est transmis à l'aviation
05:15qui plotent exactement l'objectif.
05:17Et Sahal, en fait, va faire un guidage laser sur ce genre de cible.
05:24Soit en visant l'appartement.
05:26Mais là, c'est même plus fort que ça.
05:27Je pense que c'est quasiment tout l'immeuble.
05:29Et c'est une bombe au moins de 250 kg, voire plus,
05:32qui est guidée laser et qui a une précision métrique.
05:35Et où elle parle, la bombe ?
05:36D'un avion de chasse.
05:37D'accord.
05:38Il y a soit l'avion équipé d'un pote qu'on appelle l'antirne,
05:42ou nous, on avait la même chose, on appelait ça le pote d'athlis à l'époque.
05:45Donc, vous avez une caméra qui filme, qui repère l'immeuble,
05:51qui repère même éventuellement l'étage et la fenêtre qu'on veut viser.
05:56Vous faites un guidage laser dessus,
05:59et puis vous larguez la bombe,
06:01et la bombe va suivre cette tâche laser jusqu'à l'avant.
06:03D'accord.
06:04L'avion est à combien de kilomètres de la cible ?
06:06Il peut être à 20 kilomètres, il peut être à 20 000 pieds,
06:10c'est-à-dire qu'il peut être à 3-4 000 mètres d'altitude.
06:14Ça dépend de la menace qu'il y a au sol, vous le faites.
06:17En fait, l'idée, c'est d'avoir...
06:18Il a tous les paramètres, il appuie, il déclenche, il rentre à la base.
06:21Et le résultat peut être d'une précision hallucinante.
06:25Moi, j'ai eu l'occasion plusieurs fois de le raconter ici.
06:28Souvent, un appartement, une chambre à coucher est touchée,
06:31et les fenêtres de l'étage au-dessus et en dessous ne sont pas atteintes.
06:36J'ai raconté aussi la mort d'un responsable de la télé du Hezbollah.
06:40Il a été tué avec sa femme dans sa chambre à coucher.
06:42Ses enfants qui étaient dans la pièce d'à côté n'ont pas été touchés.
06:45Donc vraiment, on est capable de toucher une pièce d'un appartement.
06:48Oui, mais ce n'est pas le même armement en ce moment-là.
06:50C'est-à-dire qu'ils utilisent des drones à ce moment-là.
06:53Quand c'est vraiment un appartement, tu utilises des drones
06:56parce que tu es un armement moins lourd, bien plus précis,
06:59justement pour éviter d'avoir des dégâts collatéraux au-dessus ou en dessous.
07:03Donc c'est une bombe extrêmement précise, mais guidée par un drone.
07:05Aujourd'hui, on a une précision métrique, voire désymétrique.
07:08C'est ça ce qu'il faut avoir en fonction du type d'armement et de drone ou avion.
07:14Donc c'est ça ce qui est extrêmement...
07:16Mais cette frappe est filmée.
07:18Oui, c'est ça.
07:18Cette frappe est filmée.
07:20On n'est pas dans le spectacle.
07:22Mais si, on n'en est pas loin.
07:24Il y a une colline au-dessus d'Arier, à l'intérieur, à l'opposé de la mer,
07:29où tous les journalistes libanais se positionnent.
07:32Alors ils sont toute la journée, ils se font livrer par Hubert de ne pas bouffer.
07:34Ils ont des parasols quand il fait chaud pour se mettre à l'abri.
07:38Et on attend toute la journée.
07:40Et effectivement, on est prévenu des frappes israéliques.
07:42La frappe est a été annoncée.
07:43Donc là, tout le monde se met en position.
07:45On pose les caméras sur les pieds.
07:46On les laisse tourner.
07:47Et on filme.
07:47Il y a un côté spectacle.
07:48Mais bon, c'est le métier de journaliste, de filmer la guerre.
07:51Et il se trouve que là, il y a vraiment sur les hauteurs de Beyrouth une position où on voit
07:55tout.
07:56Mais sur ce quartier, il n'y a que des journalistes ?
07:58Il y a encore des habitants ?
08:00Non, il y a une école juste en face, une école chrétienne, avec les parents d'élèves qui viennent.
08:04Donc la vie continue.
08:04Voilà, et les enfants sortent de l'école et puis ils jettent un coup d'œil, ils voient la banlieue
08:08qui peut brûler en dessous.
08:09Et puis ils rentrent chez eux.
08:11De quelle manière est-ce que...
08:12Parce qu'on comprenne bien.
08:14De quelle manière Israël prévient ?
08:16Comment ça se passe ?
08:17Ce sont des traques, ce sont des messages radios sur les réseaux sociaux ?
08:20Comment ça se passe ?
08:20C'est toi à la fois.
08:21J'ai vu d'ailleurs, il y a un message qui a été publié pile il y a deux heures.
08:23Donc vraiment, ça a été fait bien en amont.
08:25La méthode à l'ancienne, ce sont des tracts qui sont largués depuis les airs.
08:28Mais maintenant, à l'époque, des réseaux sociaux et des téléphones portables, ce sont des SMS en fait, qui sont
08:32envoyés sur les téléphones.
08:33Pas des messages en beeper.
08:34C'est plutôt...
08:35Oui, ce n'est pas les beepers qui sont envoyés à qui ?
08:37C'est sur les téléphones.
08:38Aux habitants du quartier.
08:38Aux habitants du quartier.
08:40Donc ils ont les moyens d'envoyer des SMS aux habitants du quartier ?
08:43Israël est surnommée la Startup Nation, ça n'est pas pour rien.
08:46C'est parce que justement, ils sont très avancés sur tout ce qui est télécommunications.
08:49À l'époque de la guerre à Gaza, c'était plutôt par tract.
08:52Désormais, c'est beaucoup plus par message électronique.
08:54Ce qui est intéressant à voir, c'est que là, on est du côté de Beyrouth.
08:58Mais le cœur même des opérations, ce n'est pas seulement à Beyrouth, c'est toute la partie qui va
09:02jusqu'au fleuve Litanie.
09:04Puisque vous le savez, Israël le revendique aujourd'hui.
09:06L'intention est de contrôler tout le sud du Liban, en tout cas durant les opérations, jusqu'au fleuve Litanie.
09:12Et ne pas laisser pour l'instant les habitants du sud Liban de revenir chez eux, tant en tout cas
09:16que les opérations de son partage.
09:17Le ministre de la Défense israélien a annoncé d'ailleurs qu'Israël occupera une partie du sud Liban après la
09:23guerre.
09:24Oui, après ça reste à confirmer. Pourquoi faire ? Parce que quand il dit contrôle, c'est contrôle militaire.
09:28Attention, il faut comprendre ce que ça veut dire. Il faut comprendre pour combien de temps.
09:32Est-ce que c'est une zone tampon ?
09:33On voit par exemple, si on fait la comparaison avec Gaza, qu'aujourd'hui, Gaza a été réduit et qu
09:38'il y a toute une bande à l'est de Gaza qui était gardée par les Israéliens.
09:42Est-ce qu'ils veulent faire de même avec le sud du Fleuve Litanie ?
09:44Il faut voir évidemment, parce que ça va être, d'un point de vue diplomatique, difficile à accepter.
09:48Sachant que le chef du Hezbollah est toujours vivant et que régulièrement, il communique sur « Israël ne nous tuera
09:53jamais », etc.
09:53Donc il est lui aussi une cible des Israéliens.
09:56Il y a toujours les cibles, mais là, pour le coup, c'est vraiment sur le site Liban que les
09:59opérations sont maintenues parce qu'on est vraiment là dans une campagne beaucoup plus sécuritaire qu'elle ne l'est
10:04du côté iranien où, en effet, il fallait éliminer les chefs les uns après les autres.
10:07Alors, je vous le disais, on est au 32e jour de guerre au Moyen-Orient qui est rythmé à la
10:12fois par ses offensives militaires, ses frappes, comme on vient de voir au Liban, rythmé aussi par les déclarations quotidiennes
10:17de Donald Trump qui s'assimilaient aussi à des offensives.
10:20D'ailleurs, Axel Meunier, vous êtes à Washington pour BFM TV. Il suffisait encore de regarder le réseau social de
10:25Donald Trump. Il s'est énervé. Il s'en est pris à ses alliés, à la France notamment. Il les
10:30a accablés de reproches.
10:35Oui, la France notamment qui, je cite, « refuse de laisser des avions à destination d'Israël avec du matériel
10:41militaire survoler son territoire. La France n'a été d'aucune aide », ajoute-t-il.
10:45Les États-Unis s'en souviendront. Donc, des critiques avec des menaces. Ça, Donald Trump en a l'habitude. Mais
10:52que signifie-t-il ? D'après les informations de BFM TV, il ne semble pas que ce soit le
10:56cas.
10:57D'après ce qu'on sait, c'est plutôt l'Espagne qui a interdit son espace aérien aux avions américains.
11:04L'Italie, de son côté, a interdit l'accès à certaines de ses bases militaires à des avions américains, mais
11:10a priori par la France.
11:11Alors, qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce que c'est un signe de méconnaissance de la
11:14part de Donald Trump ? C'est surtout le signe qu'il est bien désormais un président isolé sur la
11:20scène internationale,
11:20qui cherche à achever cette guerre, mais qui n'y parvient pas, et qui cherche de l'aide à tout
11:25prix, que ce soit pour la coalition internationale sur la sécurisation du détroit d'Hormuz,
11:30ou pour d'autres choses. Mais il ne s'en est pas pris qu'à la France. Le Royaume-Uni,
11:34qui est très souvent dans son viseur depuis quelques semaines,
11:36a aussi été visé par un autre message. Et d'ailleurs, tous les pays, dit-il, qui utilisent le détroit
11:43d'Hormuz, devraient aller chercher leur propre pétrole eux-mêmes,
11:45ou alors ils n'ont qu'à nous en acheter, car nous, nous en avons beaucoup. Bref, un Donald Trump
11:50qui était particulièrement remonté ce matin,
11:52sans doute aussi parce que pour la première fois depuis le début du conflit, la barre symbolique des 4 dollars,
11:57le galon,
11:57c'est la façon dont on compte l'essence ici, pas au litre mais au galon, c'est-à-dire
12:033,5 litres, 4 dollars.
12:06Et la barre franchie ce matin, c'est-à-dire que c'est la première fois depuis la guerre en
12:11Ukraine,
12:11et ça, ça ne doit pas du tout faire plaisir aux locataires de la Maison-Blanche.
12:15Voilà, Axel Meunier en direct de Washington pour BFM TV.
12:18Patrick Sos, qu'en est-il de ces accusations portées par Donald Trump contre la France ?
12:22Est-ce qu'il y a une réponse officielle du Quai d'Orsay ?
12:25Alors, ce n'est pas le Quai d'Orsay qui va répondre directement à ça,
12:29mais une source militaire qui, moi, me dit, qui nous dit qu'il n'y a pas eu de changement
12:33dans les conditions.
12:34C'est-à-dire que...
12:35La France n'interdit pas le survol de son territoire par des avions américains.
12:39Non, mais on n'a pas eu d'annonce officielle avec l'autorisation de ça.
12:43En fait, les gens ne le savent pas forcément, mais depuis un mois, vous avez des B-52,
12:48des bombardiers lourds américains qui passent au-dessus.
12:50Nous, allez, les Normands pourraient le voir, et puis ainsi de suite, ça descend.
12:55Et ces conditions-là n'ont pas changé.
12:58En tout cas, c'est ce que...
12:59Il n'y a pas eu de consignes.
13:00Il n'y a pas eu de consignes.
13:01Il y a également des conditions qui n'ont pas changé.
13:03Ce sont celles des escales.
13:05Il y a deux bases de l'armée de l'air et d'espace qui sont proposées pour les avions
13:12uniquement de soutien, de logistique.
13:13C'est la base d'Avors et la base d'Istre.
13:15Pour le reste, on ne change rien.
13:17Mais encore une fois, ce ne sont pas des informations qui ont vocation à être échangées publiquement,
13:22sauf quand Trump entre dans la danse.
13:24Alors, à quoi joue le président américain ?
13:26Pourquoi il s'en prend à la France ?
13:27C'est une erreur.
13:27C'est une erreur ?
13:28À mon avis, ça peut être une erreur.
13:29Parce que je ne vois pas...
13:30Il nous a confondus avec les Espagnols ?
13:31Oui, c'est-à-dire que d'abord, ce n'est pas forcément lui qui fait le tweet, là,
13:35et qui demande à ce truc.
13:36Et puis, ils sont peut-être trompés.
13:37C'est la chose qui est arrivée.
13:39Et qu'il a voulu mettre l'Espagne.
13:40Il a mis la France.
13:41C'est étonnant, parce qu'à ma connaissance...
13:43Donc, il relit ses tweets, alors, avant de publier.
13:45Eh bien, il ne l'a pas forcément...
13:46Lui, il est dans le feu de l'action.
13:48Et ce n'est pas forcément relu.
13:49À mon avis, c'est une erreur de com'.
13:51Enfin, c'est un reste à coulir.
13:52Après, c'est peut-être la guerre des com',
13:53parce que je prends le bâton pour me faire battre.
13:56Mais ça, c'est ce que me disent les Français.
13:58Mais les Israéliens disent autre chose.
14:01Benjamin Pétrovert, qu'est-ce qu'ils disent, alors ?
14:02Les Israéliens avec lesquels je suis en contact
14:04sont, au contraire, extrêmement en colère contre la France.
14:06Donc, voilà, c'est désormais parole contre parole,
14:09communication contre communication.
14:10Mais là, on parle côté israélien de la goutte d'eau
14:13qui fait des bords d'Elvaz.
14:15À savoir, l'interdiction par la France
14:18de survol de son espace aérien,
14:20d'avions américains qui devraient livrer des armes.
14:23Et notamment, on parle d'une arme importante
14:24qui aurait dû être livrée à Israël
14:26et que la France n'a pas laissé survoler.
14:27Alors, un avion, des avions, je ne le sais pas.
14:30Mais côté israélien, on confirme, en tout cas,
14:32c'est pas une erreur du côté israélien.
14:34Il y a bien des reproches à la France.
14:36À côté israélien, on affirme que c'est pas une erreur.
14:37Bien au contraire, on annonce même que
14:40Jérusalem va arrêter d'acheter des armes à la France
14:42comme mesure de rétorsion après cette décision française
14:47au terme d'une année où la tension était extrêmement vive
14:50entre la France et Israël,
14:52notamment différents salons dans lesquels Israël a été nom de grata,
14:57salon Eurosatori, salon Euronaval,
14:59où à chaque fois, il a fallu lutter pour permettre
15:00d'avoir un stand israélien,
15:01parce que l'Élysée voulait les refuser.
15:04Il faut rappeler aussi, quand même, pour donner tous les éléments,
15:08c'est qu'Alice Ruffaut, ministre déléguée aux armées,
15:13était aujourd'hui à Beyrouth
15:16pour la livraison de 39 véhicules de l'avant blindé
15:20aux forces armées libanaises,
15:22et qu'il y a eu une série d'incidents absolument lamentables
15:26de la part de Tzahal contre les casques bleus et en particulier les Français.
15:31Il y a eu notamment un incident où un officier général français a été pointé
15:36par des soldats israéliens et qu'il y a eu un tir par un char Merkava
15:42à 15 mètres d'un autre officier français.
15:45Donc ces incidents répétés de la part de Tzahal contre les détachements français de la finule
15:53contribuent aussi largement...
15:54– L'Israël dit que c'est le Hezbollah.
15:56– Oui, non, non, c'est...
15:58Quand un officier général français se fait pointer par des soldats israéliens,
16:02ce n'est pas le Hezbollah.
16:03Et le véhicule blindé léger qui transpartait cet officier général français
16:08était parfaitement identifiable par Tzahal.
16:11– Il faut quand même que vous imaginez un casque bleu,
16:13deux étoiles, le patch de la France,
16:16et vous avez un gamin, parce que ce sont beaucoup de jeunes soldats israéliens
16:20qui font face à lui, qui lui demandent de reculer assez vertement.
16:23Je pense que là, on n'est pas effectivement...
16:25– Et donc la ministre l'a explicitement dit, aujourd'hui, à Beyrouth.
16:30– Le général Dutard ?
16:31– Oui, c'est pour ça que je pense qu'il y a une confusion, en fait.
16:34Ce ne sont pas les avions américains qui vont faire leurs opérations,
16:38qui sont empêchés.
16:39C'est peut-être dans le cadre d'une livraison d'armes spécifique à Israël,
16:42compte tenu des incidents qu'il y a eu avec la finule,
16:45ou avec, comme le rappelle Jérôme, avec un général français,
16:48c'est qu'il y a une incidence avec Israël, en fait,
16:53ce qui est un peu plus nuancé que ce qui est écrit par le peuple.
16:56– Juste un mot, peut-être, oui,
16:57mais vous avez peut-être reçu la même information que moi.
16:59En fait, c'est l'Élysée qui communique sur, justement, ces survols ou pas.
17:06Nous nous étonnons de ce tweet.
17:08La France n'a pas changé de position depuis le premier jour.
17:10Nous confirmons cette décision qui est conforme à la position française
17:12depuis le début de ce conflit.
17:14C'est-à-dire ce que je viens de vous expliquer.
17:16Maintenant, c'est toujours parole contre parole,
17:18mais c'est le président, ou en tout cas, l'entourage du président,
17:20qui le dit.
17:21À l'Élysée, on dit qu'il n'y a pas eu de changement,
17:23c'est-à-dire survol possible, escale possible
17:27pour un certain nombre d'avions vraiment sur le transport.
17:30Vous ne verrez pas, sauf s'il y a un gros problème,
17:33comme en vol, un B-52, un avion, un bombardier lourd,
17:37atterrir sur la piste d'Istre.
17:39Voilà, qui est clair, du côté de la position officielle de la France.
17:42– On va à Téhéran retrouver Siavoj Ghazi en direct pour BFM TV,
17:45parce qu'il faut regarder que l'Iran continue, bien évidemment,
17:49à répliquer, répliquer aux frappes américaines,
17:52multiplie d'ailleurs les frappes contre des sites américains,
17:54contre des bases américaines.
17:56– Oui, depuis ce matin et dans la nuit,
17:59il y a eu de nombreuses frappes contre des sites,
18:02des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, aux Émirats,
18:05mais aussi en Arabie Saoudite,
18:07donc des frappes de plus en plus importantes.
18:10Il y a eu également des frappes contre certaines monarchies arabes du Grok Persique,
18:14notamment à Bahreïn ou encore aux Émirats Arabes Unis.
18:19Et puis il y a quelques minutes de cela,
18:22les gardiens de la révolution viennent de publier une liste de sociétés américaines,
18:26donc de télécommunications ou d'intelligence artificielle,
18:30en disant que ces sociétés ont aidé les Américains ou les Israéliens
18:35à mener des assassinats, à viser des personnes ou des personnalités en Iran
18:42pour les assassiner.
18:44Et donc désormais, à partir de demain, ces sociétés seront visées
18:49et ils demandent donc au personnel de ces sociétés de ne plus se rendre à leur travail.
18:54Alors il y a 18 sociétés qui sont citées par ce communiqué,
18:58je vous cite les plus importants,
19:00il y a par exemple la société Cisco, HP, Intel, Oracle, Microsoft, Apple, Google, Meta, IBM, Dell,
19:10mais aussi Tesla ou encore Boeing,
19:13qui seront visés désormais si jamais il y a d'autres assassinats ciblés de la part d'Israël
19:20ou des Etats-Unis.
19:22Donc d'une manière générale, les gardiens de la Révolution demandent au personnel de ces sociétés
19:27de ne plus se rendre sur leur lieu de travail.
19:31Siah Voschghazi en direct de Téhéran pour BFM TV,
19:33dans un instant on va continuer de suivre le rythme de cette guerre bien évidemment.
19:37Avec le général Pélistrandi, on va voir qui sont ces parachutistes de la 82e division aéroportée.
19:43Jérôme, Jérôme, il est très pressé.
19:45Très pressé de nous expliquer tout ça, le général Pélistrandi.
19:49On sera aussi à Doha, au Qatar,
19:51et puis on retournera au Liban où a eu lieu cette frappe aujourd'hui
19:55contre un immeuble ciblé par Israël, contre un immeuble du Hezbollah.
20:00On va continuer de regarder la manière dont évolue le conflit,
20:02dont évolue la guerre avec les Américains qui le disent.
20:06Et d'ailleurs tout à l'heure, il y a Donald Trump qui à la fois s'est agacé
20:09auprès des alliés sur son réseau social,
20:11et puis il y a le secrétaire d'État à la Défense, Pete Hectez,
20:14qui l'a dit, les prochains jours seront importants.
20:17Regardez et écoutez tout simplement.
20:19Les prochains jours seront décisifs, et l'Iran le sait.
20:23Et il n'y a pratiquement rien à faire militairement.
20:26Oui, ils tireront encore quelques missiles, mais nous les abattrons.
20:31Les dernières 24 heures ont d'ailleurs vu le plus faible nombre de missiles
20:35et de drones ennemis tirés par l'Iran.
20:37Alors les prochains jours seront décisifs, prévient le secrétaire d'État.
20:41Américains à la Défense, c'est peut-être aussi parce que les moyens
20:44continuent d'arriver au Moyen-Orient.
20:46Et notamment, Général Pellistrandi, les parachutistes de la 82e aéroportée.
20:51Qui sont-ils ?
20:52Alors là, vous voyez sur cette image un largage de nuit de parachutistes.
20:57Parce que de toute façon, les parachutistes, c'est forcément
20:59larguer de nuit pour bénéficier de la surprise.
21:02Alors la 82e Airborne, c'est une division qui est mythique.
21:05Et paradoxalement, elle débute sa carrière opérationnelle en France
21:11durant la Première Guerre mondiale en 1918.
21:14Mais surtout, elle est connue, pourquoi ?
21:15Pour le débarquement, le 6 juin 1944, Sainte-Mère-l'Église.
21:21C'est cette division qui va être larguée à Sainte-Mère-l'Église.
21:24Et tout le monde a, en mémoire, on l'a vu de très nombreuses fois à la télévision,
21:28vous savez, ce parachutiste qui reste accroché au clocher de Sainte-Mère-l'Église.
21:32Alors, cette division, bien sûr, elle a fait, en fait, beaucoup d'autres opérations après.
21:37Elle a été employée en Corée, au Vietnam, y compris en Afghanistan.
21:43Mais il faut bien voir qu'elle symbolise, en quelque sorte, la puissance militaire américaine.
21:47Alors, sa particularité, vous l'avez compris, une division parachutiste, ça veut dire quoi ?
21:52Ça veut dire qu'elle va être projetée, d'abord, dans un premier temps, peut-être, en Arabie saoudite,
21:57quelque part, en tout cas, dans le prochain Moyen-Orient.
21:59Et puis, à partir de là, on va pouvoir les faire monter dans des hélicoptères,
22:04dans des avions de transport tactique et être largués sur un objectif pour le prendre d'assaut.
22:09Donc, cette division, elle a vraiment ce côté brutal, rapide, efficace.
22:15Et point particulier, bien entendu, elle intervient que la nuit.
22:19On ne largue pas les parachutistes de jour, sauf, bien sûr, pour l'entraînement.
22:23Donc, peut-être qu'une de ces nuits, on apprendra que la 82e Airborne,
22:27elle a été larguée quelque part par là, pour une opération spéciale.
22:31Alors, justement, est-ce que quand il dit que les prochains jours seront décidifs, ça veut dire quoi ?
22:34Ça veut dire qu'on va avoir les parachutistes sur l'île de Cargue ?
22:37On va avoir un déploiement massif au sol, Patrick Sos ?
22:40On aimerait savoir, j'ai quand même été frappé dans cette conférence de presse,
22:44encore un peu confuse, mais assez extraordinairement classique et presque apaisée,
22:49avec un secrétaire de la guerre qui voulait être même un peu didactique sur les frappes dynamiques, etc.
22:55Il ne s'en est pas pris au monde entier, hormis les journalistes pro-Trump.
23:00Et il a expliqué que la coalition américano-israélienne avait des moyens ou des leviers de pression sur ce régime
23:09iranien.
23:10Et c'est une phrase qui m'a un peu interrogé, parce que ces moyens de pression,
23:14est-ce que ce sont des destructions à venir, ou est-ce que ce sont des destructions déjà effectives,
23:20et qui pourraient, en fait, servir de gros moyens de pression, de coups de pression,
23:25en disant, écoutez, là, on ne va pas se mentir, on a détruit tout votre appareil, votre base de défense.
23:31Il est beaucoup resté là-dessus, sur la base industrielle et technologique de défense iranienne,
23:35qui a été tapée ces derniers jours.
23:37Est-ce qu'ils vont arriver en disant, écoutez, on a détruit ça, ça et ça, jetons les masques,
23:42il s'agit de capituler maintenant, ou est-ce que c'est une menace simplement d'opérations terrestres
23:48ou de bombardements poursuivis ?
23:50Là, ça fait partie des questions de cet après-midi.
23:51En attendant, les frappes se poursuivent, notamment sur Ispahan,
23:55avec, sans doute, et je vous pose la question, Emmanuel Gaichet,
23:58dans le viseur, les installations nucléaires iraniennes.
24:03Alors, hier, on a beaucoup débattu sur l'idée, peut-être un peu folle,
24:08de voir des hommes au sol américains aller s'emparer des stocks d'uranium,
24:12les fameux 400 kilos.
24:14Bon, visiblement, c'est une idée qui a été écartée.
24:16Je ne sais pas si elle a vraiment existé, mais...
24:18Oui, alors après, on ne sait jamais bien avec Donald Trump.
24:22Donc, effectivement, aujourd'hui, il semble dire que ce n'est pas du tout une idée qu'il avait,
24:27et que, de toute façon, ce stock semble être complètement détruit,
24:30en tout cas, être dessous une destruction qui a eu lieu.
24:34Donc, ça veut dire...
24:34Peut-être d'ailleurs qu'il a eu lieu en juin dernier, au moment de la guerre des 12 jours.
24:37Absolument. Pour l'instant, effectivement, on a peu d'images disparants,
24:42et surtout du pourtour, pas simplement des installations nucléaires,
24:47où il y avait la conversion, tout ça, ça avait été bien, bien bombardé.
24:50Mais, en fait, s'il y a effectivement des tunnels, c'est un petit peu sur les pourtours,
24:54et là, on a un petit peu de difficulté à avoir des images satellites très claires
24:58sur qu'est-ce qui a été vraiment touché.
25:00Il y a eu des choses qui ont été touchées en juin, il y a sûrement des choses...
25:03D'accord aujourd'hui, c'est qu'on imagine que tout n'a pas été détruit.
25:07Absolument. Mais, pour l'instant, l'information, c'est des sites industriels à Ispahan et nucléaires.
25:13Est-ce que... On est vraiment dans le flou, là.
25:16En fait, il faut détruire quoi ? L'infrastructure, sans toucher à ce qui est dangereux, quoi.
25:22Non, en fait, il faudrait récupérer...
25:25Parce qu'on a du mal à comprendre. La dernière, à chaque fois, Trump nous dit
25:27« Tout a été détruit, il ne reste plus rien, etc. » et puis là, on y revient.
25:30En fait, il y a les installations qui produisent, donc, toutes ces installations nucléaires,
25:35ils les ont plus ou moins détruites. Il y a la base industrielle, ça c'est évident,
25:39puisque autrement, vous reconstruisez. Et puis, il y a ce fameux stock d'uranium enrichi
25:43qui, lui, s'il est quelque part et qu'ils peuvent le récupérer,
25:46il est probable qu'ils aient deux, trois, une dizaine de centrifugeuses dans un petit coin secret.
25:52C'est gros, une centrifugeuse ?
25:53Non, c'est gros, oui, quand même. C'est quelques mètres de haut.
25:59Ça tient quoi ? Dans un studio comme le nôtre ?
26:01Oui, ça peut tenir. Une petite colonne peut tenir largement dans un petit laboratoire
26:06où on va aller juste enrichir ce qu'il faut pour faire, par exemple, simplement une bombe.
26:11Alors, on parlait des parachutistes qui arrivent.
26:14Les troupes au sol, ça reste une option. Mais pourquoi faire, en général ?
26:18Moi, je pense que l'option de récupérer ces 400 kilos, j'y crois pas beaucoup,
26:22parce que c'est beaucoup trop dangereux. Et en plus, Trump l'a dit, mais depuis quelques jours,
26:25je ne pense pas du tout. Il y a trop de risques. Et puis, en plus, je pense personnellement
26:30que ce stock de 400 kilos, il est enfoui sous la montagne.
26:32C'est-à-dire qu'en fait, dans les bombardements, je ne sais pas à quel moment,
26:36mais le stock, grosso modo, la tactique, ça a été de faire effondrer, si vous voulez,
26:40une partie de la montagne ou des installations.
26:42– Inaccessible, même par les Iraniens ?
26:44– Voilà, c'est ce que je pense. Mais en fait, on n'en a pas de preuves.
26:48Et pour ça, il faudrait rentrer dans le détail.
26:50Et en plus, le monde a montré des images où on voyait des images qui étaient prises
26:55début juin dernier, où on voyait un camion avec des sortes de gros bidons
27:00dans lesquels ça pourrait être les 400 kilos.
27:03Ce qui m'a frappé dans cette image, c'est que c'est le camion qui avance vers le site
27:08et non pas qui en repart. Donc, ça veut dire quoi ?
27:11Ça veut dire que c'est plutôt peut-être pour déposer.
27:13On n'a revu aucun camion, aucun conteneur bleu qui semblait contenir ça.
27:18Et on n'a aucune image non plus du site.
27:20Donc, en fait, ça pourrait…
27:22– Alors, c'est trop au sol si ce n'est pas pour récupérer ce stock ?
27:25– Alors, ce qui peut être envisagé comme option, c'est les îles,
27:28notamment l'île de Cargues, effectivement, de la prendre.
27:30– Le fameux site pétroliéranien.
27:32– Avec combien d'hommes vous la prenez, l'île de Cargues ?
27:35– Elle fait quoi ? C'est 25 kilomètres de long ?
27:37– Non, non, elle fait 8,5 kilomètres de long et 2,5 kilomètres de large.
27:42– D'accord.
27:42– Donc, ce n'est pas très grand.
27:43– C'est un rocher en même temps.
27:44Ce n'est pas facile ?
27:46– Non, non, non, pas du tout.
27:46– Alors, pas du tout, c'est plat.
27:48– D'accord, c'est plat, donc on peut débarquer facilement.
27:50– Si vous zoomez sur l'île, je ne sais pas si vous l'avez en image,
27:52si la rédaction est là, mais vous zoomez dessus,
27:55il y a beaucoup d'installations.
27:55C'est quand même 90% de l'exportation du pétrole iranien.
28:00Ça, c'est vu de l'horizontale.
28:03C'est intéressant de la voir en vertical.
28:04– Donc, combien d'hommes ?
28:07– 500, 1000 hommes.
28:09– D'accord.
28:10– Pas beaucoup plus que ça.
28:11Par contre, ce qui est important, c'est de mettre une couverture aérienne
28:13au-dessus, 24 heures sur 24,
28:15pour empêcher, en fait, d'abord prendre militairement,
28:18parce qu'il y a quand même quelques militaires, je pense, sur cet endroit-là.
28:21– Il y aura du combat, forcément.
28:22– Pardon ?
28:22– Il y aura du combat, forcément.
28:23– Il y aura probablement du combat au sol,
28:26mais les Iraniens ont intérêt à faire attention,
28:28parce que là, la 92e Airborne qui débarque,
28:31alors, ce n'est pas les 20 000 hommes,
28:33c'est une partie, à mon sens, de la 92e Airborne,
28:36c'est peut-être une brigade,
28:37mais ce n'est pas les 20 000 hommes,
28:40c'est quelques milliers d'hommes, en fait.
28:43Et vous pouvez très bien prendre cette île,
28:45qui effectivement, techniquement, tactiquement,
28:47peut être prise assez facilement,
28:49mais après, il faut la protéger, c'est assez clair,
28:51il faut donner des ressources,
28:52et puis ça veut dire qu'une couverture aérienne, 24 heures sur 24,
28:56pour…
28:56– Moi, je ne vois pas l'intérêt,
28:58parce que cette île, c'est le robinet de pétrole des Iraniens,
29:02donc la prendre, ce serait fermer le robinet,
29:04les empêcher d'exporter leur pétrole,
29:05mais on n'a pas besoin de la prendre,
29:06je ferais de la bombarder, il suffit de…
29:08– Mais là, si on bombarde, on détruit.
29:10– Non, non, je ne suis pas d'accord du tout avec ça,
29:11parce que…
29:11– Après, c'est des années à remettre en…
29:13– Non, si vous détruisez ça,
29:15là, c'est le chaos dans toute la zone, en fait,
29:17parce qu'à ce moment-là…
29:18– Oui, ça déstabilise totalement le marché.
29:20– Absolument, c'est qu'il va bombarder
29:25des Allemands, et ça, à mon avis, il faut absolument éviter ça.
29:27– C'est parce qu'il roule à l'électrique, point carré, c'est pour ça.
29:30– Lui Caron voulait dire quelque chose, il vient d'arriver,
29:33il est le vice-président de la commission défense des armées
29:36à l'Assemblée nationale, député Horizon Duchère,
29:39bon, pour ça, vous vouliez intervenir dans une discussion ?
29:40– Oui, simplement pour dire que, moi, je pense quand même
29:42que dans cette idée chez Donald Trump
29:43que les prochains jours seraient décisifs,
29:45il y a un peu de wishful thinking,
29:47c'est-à-dire que lui, il espère ça,
29:49mais en réalité, on voit qu'ils ont décapité le régime,
29:51détruit l'armée iranienne,
29:54quasiment éradiqué la base industrielle
29:56de production d'armement, etc.,
29:58et que rien ne se passe.
29:59Et en même temps, il y a une espèce de guerre d'usure qui s'installe,
30:02on voit les communiqués iraniens
30:04qui menacent d'utiliser le terrorisme, y compris sur le sol américain,
30:06tout ça. Trump, il a une base hyper défavorable à la guerre,
30:09je ne suis pas sûr qu'elle supporterait d'ailleurs
30:11de perdre des soldats au sol,
30:13et donc, en fait, lui, il espère
30:15que ça va se terminer rapidement, mais
30:16ce n'est pas sûr du tout, et puis il va avoir besoin
30:18de montrer des gains, et donc tout ce qu'il fait là,
30:21il va pouvoir dire qu'il a éradiqué
30:23le programme nucléaire, il va pouvoir dire qu'il a
30:25éradiqué la capacité
30:27plus conventionnelle. Il a changé le régime
30:29puisqu'il a tué le guide.
30:30Il commence à essayer de le dire, voilà,
30:32c'est ça, à mon avis, son enjeu aujourd'hui,
30:35et pas forcément
30:37des objectifs militaires qui vont
30:39vraiment renverser la table.
30:40On a vu que le président Trump, sur son réseau social,
30:42s'était agacé de l'attitude des alliés, notamment
30:44qui ne l'aident pas suffisamment en ce qui concerne
30:46les détroits d'Ormouz. Justement,
30:48on va en parler en retrouvant
30:50sur place pour BFM TV
30:52Milan Argelas, parce que
30:54le détroit d'Ormouz, c'est le
30:56centre commercial névralgique
30:58de la circulation des bateaux, circulation
31:00sous haute surveillance, pour ceux qui arrivent à passer.
31:05Oui, le secrétaire américain
31:07à la défense, Pete Exet, affirme
31:08qu'il y a de plus en plus de navires
31:10qui réussissent à traverser le détroit d'Ormouz
31:12ces derniers jours. Alors, selon
31:13la société d'analyse maritime
31:15Kepler, il y a samedi,
31:18donc sur la journée de samedi, le week-end dernier,
31:2012 bateaux, 12 navires
31:21qui ont réussi à traverser ce détroit d'Ormouz
31:24qui ont fait une des journées les plus
31:25denses depuis le début de la guerre en Iran.
31:28En revanche, ce chiffre, il faut le
31:30relativiser, car depuis le début
31:32de la guerre, le trafic maritime a chuté
31:34de 95%, toujours selon
31:36Kepler dans le détroit d'Ormouz.
31:38Mais parmi donc les navires qui ont
31:40récemment réussi à passer ce détroit,
31:42il y a des navires chinois. D'ailleurs, la Chine
31:44a aujourd'hui exprimé sa gratitude
31:46pour le passage de trois navires
31:48chinois récemment. Voici ce que dit
31:49le ministère des Affaires étrangères de la Chine.
31:52Trois navires chinois ont récemment
31:54transité par le détroit d'Ormouz. Nous exprimons
31:56notre gratitude aux parties concernées
31:58pour l'assistance qu'elles ont apportée.
32:00La Chine ne précise pas
32:02à quelle partie concernée
32:03elle fait référence. En revanche, ce que l'on sait,
32:06c'est qu'il y a bien un premier navire chinois
32:08qui a réussi à traverser le 25 mars dernier,
32:10un navire sous pavillon de Hong Kong.
32:13Et puis hier,
32:14deux navires commerciaux chinois ont
32:16également réussi à traverser. Il s'agit
32:18de porte-conteneurs, ce qui est un fait assez rare
32:20puisque ce sont les premiers portes-conteneurs
32:22qui ont réussi à traverser le détroit d'Ormouz
32:25depuis le début de la guerre.
32:26Ces deux portes-conteneurs faisaient route
32:28vers la Malaisie. Il y a deux jours,
32:30Donald Trump évoquait des négociations
32:32pour le passage de 20 cargos pétroliers
32:34sans préciser leur nationalité.
32:37Ces passages devraient s'étaler
32:38sur plusieurs jours.
32:39Voilà, Milana Argelas et Léas Fernandez
32:41en direct de Doha au Qatar.
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