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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va retrouver l'ambassadeur Olivier Poivre d'Arvor, maintenant ambassadeur et envoyé spécial du Président de la République pour
00:05l'Océan et les Pôles,
00:07pour mesurer cette situation, pour comprendre cette situation aujourd'hui, notamment dans le détroit d'Hormuz.
00:14Alors on a peut-être des négociations qui pourraient reprendre entre l'Iran et les États-Unis, c'est au
00:18conditionnel des négociations qui sont en cours entre Israël et le Liban.
00:23Bonsoir Olivier Poivre d'Arvor, merci d'être en direct avec nous.
00:27Simplement une question à propos de la situation. Inflammable ou pas toujours ?
00:34Oui, inflammable depuis plusieurs mois, semaines en tout cas, on a affaire à, comme vous l'ont dit,
00:41vos invités au plus grave choc d'offres pétrolières de l'histoire, mais aussi à une guerre maritime sans précédent,
00:48avec probablement une analyse des États-Unis sur le fait d'attaquer l'Iran sans penser au fait que l
00:54'Iran,
00:55immédiatement allait se servir du détroit d'Hormuz comme une clé.
01:01Et il faut rappeler quand même que c'est l'Iran qui a été le premier à initier ce blocage
01:06initial du détroit
01:06et que maintenant les États-Unis l'imposent depuis hier sur l'ensemble des ports iraniens,
01:12ce qui n'empêche pas quand même, me semble-t-il, d'après l'information que nous avons,
01:16que des navires passent le détroit d'Hormuz ?
01:19Oui, mais alors ils ont passé ces navires le détroit d'Hormuz, mais ils n'ont pas passé le blocage,
01:25enfin le blocus américain. On a donc un blocage iranien, un blocus américain,
01:29et vous dites que finalement c'est la plus grave dérive de l'histoire du droit international de la mer.
01:34On n'avait jamais vu ça ?
01:36Jamais, jamais, et ça peut préfigurer pire encore.
01:40Vous savez, le commerce maritime dont on parle, c'est 95% du commerce mondial,
01:46de toutes les marchandises au monde, dont 80% en valeur.
01:50Donc dès lors qu'il se grippe, et là il n'est pas grippé, il est bloqué,
01:55la crise peut être beaucoup plus grave pour les citoyens du monde entier que l'a été le Covid,
02:00pendant lequel d'ailleurs le commerce maritime était très actif, comme on s'en souvient.
02:05Et donc l'épisode que nous vivons aujourd'hui dans ce détroit d'Hormuz,
02:11qui est devenu célèbre maintenant, mais pourrait se répéter assez facilement, hélas.
02:18Je pense notamment au détroit de Malacca, avec une proportion beaucoup plus grave.
02:24Dans un livre que je viens de publier récemment, je parle de tout ça,
02:28et j'avais l'impression de parler dans le vide il y a encore un an,
02:30mais la vérité c'est qu'il y a deux, trois, ce qu'on appelle les « choke points »,
02:34qui ne sont pas que les canaux de Suez et de Panama,
02:36mais qui sont clairement les passages de la Turquie.
02:40Là, Hormuz, Bab el-Mandeb, où on a vu que les Houthis étaient à l'œuvre aussi,
02:44en mer Rouge, et puis évidemment en mer de Chine méridionale.
02:49Et donc tout non-respect des règles internationales,
02:53et ces règles disent clairement que nous sommes là dans la haute mer,
02:56et donc dans la haute mer, le passage, la liberté...
02:59– Il n'y a pas de péage, il n'y a pas de blocage.
03:01– Il n'y a pas de contrôle possible, il n'y a pas de péage surtout, il n'y
03:05a pas de rétribution.
03:07– Olivier, pour avant d'abord, je vous coupe parce que le patron de Total,
03:11Patrick Pouyanné, a déclaré récemment qu'au nom de la liberté du marché pétrolier,
03:16il va falloir quand même passer le plus vite possible ce détroit,
03:19et lui il est prêt à payer une compensation.
03:21S'il faut verser une compensation pour faire passer les tanqueurs, allons-y.
03:25Donc on est en train peut-être de mettre en place effectivement
03:27une nouvelle façon de franchir ces détroits.
03:31– Avec un péage.
03:31– J'imagine que la proposition de Patrick Pouyanné était une proposition,
03:36et elle ne respecte pas en tout cas le droit international,
03:40il n'est pas question de payer un péage, une indemnisation, une contribution,
03:45quelle que soit sa nature, et à personne,
03:48ni à l'Iran, ni aux Etats-Unis, ni à quiconque d'ailleurs.
03:52Donc je crois que nous pouvons récuser cette proposition.
03:56J'espère d'abord que dans quelques jours, les bateaux qui sont bloqués,
04:01il y en a près de 2000 qui sont bloqués dans le golfe Persique,
04:04près de 400 qui veulent rentrer dans le golfe Persique,
04:07que cette circulation pourra se faire.
04:10Et en tout cas, toujours selon les règles du droit international,
04:13qui sont capitales.
04:13Et si on commence à passer cette ligne rouge,
04:19là on va rentrer dans un scénario catastrophe à l'échelle mondiale.
04:23– Merci Olivier Poivre-Dravoir, merci d'avoir été en direct avec nous.
04:26Est-ce qu'on a quand même un petit espoir de retour aux dénégociations, là, Ulysse Gosset ?
04:30– Écoutez, oui, c'est possible.
04:33En tout cas, les Américains et les Iraniens y travaillent.
04:36Alors c'est compliqué parce que les liaisons sont difficiles avec l'Iran, bien sûr.
04:40Ça passe toujours par le Pakistan.
04:41Il y a eu une rumeur qui a enflammé la planète.
04:44C'était cet après-midi l'annonce de négociations qui auraient pu avoir lieu en Suisse, à Genève.
04:49Et finalement, Donald Trump lui-même, c'est lui qui avait lancé l'idée,
04:54est revenu sur sa déclaration.
04:55Et donc, il confirme effectivement qu'il y a en ce moment des discussions
05:00pour que la négociation principale redémarre à Islamabad dans la semaine.
05:05Alors, est-ce que c'est faisable ?
05:07Ça dépendra des tractations qui ont lieu.
05:10Parce que vous savez que maintenant, l'enjeu, l'un d'entre eux qui est essentiel,
05:14c'est l'uranium enrichi.
05:16Et donc, est-ce que les Iraniens accepteront de ne plus enrichir de l'uranium pendant une durée ?
05:21Les Américains voulaient 20 ans, eux voulaient 5 ans.
05:24Est-ce qu'on peut trouver un compromis, par exemple, à 10 ans ?
05:27Ça, c'est vraiment un point de blocage.
05:29C'est pour cela que Trump a annulé, en tout cas interrompu brutalement, la négociation dimanche.
05:35Et deuxième point très important, c'est les fameux 440 kilos d'uranium enrichi
05:41qui sont quelque part sous terre dans des bunkers iraniens.
05:45Les Américains voudraient que cet uranium enrichi soit déconditionné et rendu inutilisable.
05:54Est-ce que c'est possible avec un consortium international qui les récupérerait après une négociation ?
05:59C'est le deuxième point clé de cette négociation.
06:03Le temps colonel Guillaume en s'allait être avec nous.
06:05Bonsoir.
06:06En tout cas, le blocus est mis en place.
06:08Six navires ont été forcés de faire demi-tour.
06:11Donc ça fonctionne, du côté américain ?
06:14En fait, ce qui fonctionne, c'est que pour l'essentiel, le trafic est interrompu.
06:17Parce que même si on dit qu'hier, deux navires auraient passé le détroit
06:21par rapport à 100, 120 qu'ils devraient passer tous les jours,
06:24on voit bien qu'il y a un blocus effectif, ce qui est normal.
06:27Parce qu'à partir du moment où un des acteurs dit qu'il met en difficulté militairement,
06:32qu'il s'oppose au passage de la circulation maritime,
06:35aucun armateur et aucun assureur n'acceptera de couvrir un tel risque.
06:40Par conséquent, de fait, la circulation est interrompue sur le détroit d'Hormouche.
06:45Et même si on compte deux bateaux qui ont transité,
06:47pardon, mais c'est du pipi de s'en sonner.
06:49Oui, mais on peut imaginer des arraisonnements.
06:52On peut imaginer une bataille navale.
06:54On peut imaginer que les navires américains, d'un coup,
06:58tirent sur les frégates rapides iraniennes.
07:00Le scénario catastrophe ?
07:01On voit bien qu'il y a deux domaines très différents.
07:05Un affrontement militaire, il faudrait qu'il y ait un bateau militaire en face.
07:07Là, pour l'instant, on parle de tankers et de vraquiers.
07:09Donc, on ne les arraisonne pas avec des coups de canon.
07:12On se contente d'envoyer un Zodiac.
07:14On tire deux coups devant pour leur dire vous stoppez.
07:16Puis normalement, tout s'arrête.
07:17C'est un Zodiac avec des marines.
07:18On envoie un commando prendre le contrôle du navire
07:22et les pilotes le ramènent à l'endroit qu'on va leur indiquer.
07:24Ils ne vont pas résister.
07:25C'est ce que les Français ont fait
07:26quand ils ont décidé d'intercepter un tanker de la flotte fantôme russe.
07:32Ça, c'est un affrontement militaire.
07:34Il n'y en a aucun.
07:35Pour l'instant, il n'y a pas eu un coup de feu dans le détroit d'Orban.
07:37Non, bien sûr.
07:38Enfin, comme les Américains ont dit qu'ils pouvaient envoyer par le fond
07:40des navires rapides ou des...
07:41Oui, mais ce serait dans le cas où les Iraniens
07:43enverraient un bateau militaire qu'a priori ils n'ont plus.
07:46Donc, pour moi, ça reste de l'invectif pendant les négociations
07:49parce que ça permet d'animer et de montrer qu'on a une carte à abattre sur l'autre.
07:53Mais dans la réalité, aujourd'hui, c'est du trafic commercial
07:56qui est interrompu par la menace des Américains ou des Iraniens
08:01d'interrompre la circulation.
08:02Ce que je comprends bien, côté américain,
08:04on pense que l'annonce de ce blocus va permettre effectivement
08:08de reprendre les négociations avec un petit coup de pression supplémentaire
08:11sur les autorités iraniennes.
08:13C'est ça le scénario idéal du côté des Américains ?
08:15Oui, c'est ce que dit Donald Trump.
08:17En tout cas, c'est grâce à moi que la négociation a pu commencer
08:20parce que j'avais menacé de détruire la civilisation persane.
08:24Et c'est grâce à moi qu'elle va pouvoir reprendre
08:26parce que j'ai imposé...
08:27Voilà.
08:28Donc, si vous voulez, oui, c'est à se demander, en fait,
08:31si ce n'est pas Donald Trump qui devrait aller lui-même négocier
08:33avec les Iraniens.
08:34C'est un peu une boutade, mais d'une certaine manière,
08:36c'est un peu exact.
08:37Il faut se rappeler que pendant la négociation de dimanche dernier,
08:39il était en liaison par téléphone quasiment direct
08:42avec le vice-président Genevieve Vance
08:45qu'il a eu une demi-douzaine de fois au téléphone
08:47et notamment une fois pour lui dire
08:49« On arrête, pas question de céder à la demande iranienne ».
08:51La question qui est posée ce soir, c'est effectivement
08:53est-ce que ça va vraiment reprendre dans deux jours,
08:55comme le dit Donald Trump ?
08:56Quand ça arrête le cessez-le-feu ?
08:57Le 21 avril.
08:59D'accord, donc on a une semaine.
09:00Même pas, enfin, oui, c'est ça.
09:02Sept jours.
09:02Sept jours.
09:03Et la question, si vous voulez, c'est
09:05est-ce que c'est Genevieve Vance qui va repartir à Islamabad ou pas ?
09:09Parce que le cessez-le-feu, pardon mais Guillaume Ancel,
09:12il tient pour l'instant.
09:14Absolument.
09:14Il tient.
09:15Sauf au Liban.
09:15Sauf au Liban.
09:16Mais parce que le Liban, visiblement,
09:18n'est pas dans le cessez-le-feu pour les Israéliens.
09:19Mais le cessez-le-feu, il n'y a plus de combat.
09:22On reconstitue ses armes, ses stocks, on fait des relèves.
09:25En fait, on attend l'arme au pied de savoir
09:27si on reprend ou pas les combats.
09:29Ce qui est sûr, c'est que depuis le 8 avril,
09:31le moment où Donald Trump a dit
09:33« Je suspends mon ultimatum et je suis d'accord pour un cessez-le-feu »,
09:38les Iraniens n'ont pas tiré un coup de feu
09:39et les Américains non plus.
09:41Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
09:42on s'engueule, on s'invective, on s'insulte,
09:44mais en fait, il n'y a pas un coup de feu,
09:45il n'y a pas d'action d'Israéliens.
09:46Et qu'est-ce qu'on fait pendant ce cessez-le-feu ?
09:48En Iran.
09:49On est bien d'accord que du côté du Liban,
09:51qui a été dissocié,
09:52alors que le Hezbollah est un acteur clé de l'Iran.
09:55Bien sûr.
09:55Ce qui est très étonnant,
09:56c'est de voir que les combats continuent
09:58d'une manière très intense
09:59et que d'ailleurs, le Hezbollah est affolé
10:08à des tirs du Hezbollah
10:09puisque les négociations ont démarré,
10:10là, en ce moment, à Washington.
10:11Pendant le cessez-le-feu,
10:12les Iraniens peuvent très bien aussi
10:14transporter des armes,
10:15changer de cash,
10:17reconstituer, je ne sais pas,
10:18peut-être des stocks.
10:18Compte tenu du système de surveillance
10:20qui a été mis en place
10:21par les Américains et les Israéliens,
10:23ce serait suicidaire de leur part,
10:24ne serait-ce que d'aller récupérer des munitions
10:26et de vouloir les emmener dans un entrepôt,
10:28sauf à indiquer où sont les entrepôts
10:30qui n'auraient pas encore été touchés.
10:31Donc, tout le côté,
10:33la Chine ou la Russie
10:34est en train de réarmer l'Iran.
10:35Non, pas dans cette période.
10:36Ils n'en ont pas les moyens.
10:37Et les Américains, bien sûr,
10:39qu'ils réalimentent les navires.
10:41Surtout, ils font se reposer les équipages
10:43qui ont été mis sous une pression intense.
10:4540 jours de bombardement intensif,
10:4725 000 frappes du côté israélien et américain.
10:49C'est gigantesque.
10:50Dans une opération aérienne,
10:52c'est du jamais vu.
10:53D'ailleurs, ils ont été obligés
10:53de céder d'intelligence artificielle
10:56pour faire le targeting.
10:57Sinon, ils n'auraient pu faire
10:58que le dixième de ces frappes.
11:00C'est grâce à l'intelligence artificielle
11:02qu'ils ont pu autant frapper.
11:03Sur le ciblage.
11:04Ils peuvent frapper à une telle cadence.
11:06Mais en même temps,
11:07ils ont vu les limites
11:08d'une campagne aérienne.
11:09C'est qu'ils ont bombardé,
11:10bombardé, bombardé.
11:12Ils ont décapité le pouvoir.
11:13Mais le pouvoir n'est pas détruit.
11:15Et ils le montrent tous les jours
11:16qu'il est là.
11:16Par contre,
11:17il est probablement très affaibli.
11:19Et donc, on voit bien
11:20que maintenant,
11:20on est dans une course contre la montre
11:22dans la négo,
11:23entre des Iraniens
11:24qui font semblant d'avoir tout leur temps,
11:25alors qu'à mon avis,
11:26ils n'ont pas tant que ça,
11:27et un Donald Trump
11:28qui est très pressé de sortir,
11:29bien sûr, de cette guerre.
11:30– D'accord.
11:32Aujourd'hui,
11:34est-ce que Donald Trump,
11:35vous dites,
11:37le régime est affaibli,
11:38il n'a pas changé,
11:39mais Donald Trump
11:40n'a cessé de crier victoire
11:41en disant qu'ils avaient tout détruit,
11:43qu'il n'y avait plus
11:44aucune capacité militaire.
11:46Est-ce que ça,
11:46on en a vraiment l'incertitude ou pas ?
11:48– Alors, pardon,
11:49mais Donald Trump
11:50criera victoire
11:51quelle que soit la situation.
11:52Même le jour
11:52où il sera découpé en morceaux,
11:53il expliquera que c'est une victoire.
11:55– Il est toujours vivant, oui.
11:55– Donc, il n'est pas intéressant
11:57dans ses déclarations.
11:58Il anime,
11:59il attire à nos champions.
12:00– Et c'est lui qui donne le tempo quand même.
12:01– Si on écoute les militaires,
12:03j'irais plutôt du côté israélien
12:04parce que c'est les seuls
12:05qui causent de manière
12:06un peu autonome
12:07par rapport à Netanyahou.
12:08– Et raisonnable et raisonnable.
12:09– Ils sont écartés
12:11si jamais ils contredisent Donald Trump.
12:12On voit bien que
12:13c'est la situation
12:14qu'avait décrit
12:15le chef d'état-major israélien
12:16au tout début de la guerre.
12:17On a affaibli le régime iranien
12:20et on a affaibli le régime iranien.
12:22Et c'est tout.
12:22On n'a jamais renversé le pouvoir.
12:24On n'a pas changé la donne.
12:25Par contre,
12:26ce qui se passera,
12:27parce que finalement,
12:27on assiste à une forme
12:29de pièce de théâtre
12:30en trois actes.
12:31Le premier,
12:31c'est la guerre des 40 jours,
12:32bombardement intense,
12:34tout le monde aux abris,
12:35le golfe Persique interrompu.
12:37Deuxième,
12:37c'est celui qu'on est en train de vivre.
12:39– C'est le feu.
12:39– Période de négociation,
12:40c'est le feu.
12:41On espère qu'on va déboucher
12:42sur un accord qui,
12:43à mon avis,
12:44très probable,
12:45très vraisemblable
12:45et rapide
12:46parce que Trump
12:47ne peut pas cesser.
12:48Il y aura un troisième épisode
12:49qui, là,
12:50sera terrible.
12:51C'est ce qui reste
12:52des gardiens de la Révolution
12:53face à leur population.
12:54– Qu'est-ce qui va se passer
12:55en Iran ?
12:55– Alors qu'ils n'ont plus rien,
12:57ils n'ont plus de fric,
12:57il y a des milliards d'euros
12:59de dégâts
12:59et ils n'ont pas un rond
13:00pour offrir quoi que ce soit
13:01à leur population
13:02qui s'est pris 40 jours
13:03de bombes sur la tête.
13:05Ça, ça va être terrible.
13:05– Et une population
13:06qui n'a pas oublié
13:06que 30 à 40 000 Iraniens
13:09ont été tués par ce régime.
13:11– On va retrouver Axel Monnier
13:14en direct des États-Unis
13:14pour BFMTV,
13:16en direct de Washington.
13:17Axel,
13:18c'est notre correspondant.
13:19Donc il y a cet espoir,
13:22de discussion, de négociation
13:23entre les États-Unis et l'Iran.
13:25– Effectivement,
13:29dès hier,
13:30Donald Trump avait dit
13:31avoir reçu un coup de fil
13:32de la part des Iraniens
13:33qui voulaient, selon lui,
13:35conclure un accord à tout prix.
13:37La Maison-Blanche avait bien précisé
13:38que la communication directe
13:40entre les deux pays
13:41n'avait pas été rompue.
13:42Et aujourd'hui,
13:43Donald Trump, effectivement,
13:44dit que cette rencontre
13:46pourrait même avoir lieu
13:46très vite
13:47dans les deux prochains jours
13:48au Pakistan.
13:49Alors, comme d'habitude,
13:51il faut prendre
13:51ces déclarations
13:52du président américain
13:53avec beaucoup de pincettes.
13:55Pourquoi ?
13:55Parce que quelques minutes avant,
13:57cette phrase, en fait,
13:58il l'a prononcée
13:58avec un journaliste
13:59du New York Post.
14:00Et quelques minutes avant,
14:01il a dit un petit peu
14:02le contraire.
14:03Puisqu'il a expliqué
14:05à ce même journaliste
14:06que les discussions
14:07étaient au ralenti
14:08et qu'il y avait peu de chances
14:10qu'il y ait des rencontres
14:11dans les prochaines heures
14:12ou les prochains jours,
14:13en tout cas,
14:13pas au Pakistan.
14:14Et donc,
14:15Donald Trump a dit
14:15quelques secondes
14:16après l'inverse.
14:17Alors,
14:17a-t-il eu une information
14:19entre-temps
14:19qu'il a voulu communiquer
14:20aux journalistes ?
14:21Ou alors a-t-il estimé
14:22qu'il était de bon ton
14:23de rassurer un peu
14:24tout le monde
14:25et de montrer
14:25que les négociations
14:26allaient bon train ?
14:28Difficile de le savoir,
14:29mais en tout cas,
14:30en coulisses,
14:30ce qui est sûr,
14:31c'est que,
14:31que ce soit côté américain,
14:33côté iranien
14:34ou alors du côté
14:35des pays médiateurs,
14:37il y a toujours
14:37des efforts diplomatiques
14:39qui sont menés
14:40pour pouvoir,
14:40le plus rapidement possible,
14:43aller vers cette
14:43seconde salve
14:44de négociations.
14:45Merci Axel Meunier
14:46en direct de Washington
14:47pour BFM TV.
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