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  • il y a 4 mois
Ce vendredi 17 avril, la polémique autour de la fête du travail, alors que le Premier ministre a reçu la veille les représentants des boulangers et des fleuristes pour trouver une solution négociée les autorisant à ouvrir le 1er mai, a été abordée par Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, Marilyn Vilardebo, présidente-fondatrice d'Origami&Co, et Laurent Vronski, directeur général d'Ervor, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez bonjour, on est de retour pour la seconde partie de l'émission, ça discute toujours un peu pendant la
00:04publicité, il est 10h31, vous êtes en direct sur BFM Business, c'est les experts avec toujours Marilyn Villard-Debault,
00:10présidente fondatrice d'Origami Enco, Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux échos et Laurent Vronsky, directeur général d'Airvor.
00:18On va continuer à tirer le fil de la France au travail, c'est un peu la thématique globale de
00:25cette émission. Aujourd'hui, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir la fédération des boulangers mais aussi des fleuristes pour
00:34parler du 1er mai, c'est le grand sujet de la semaine.
00:39On feuilletonne un peu sur cette, tout est parti d'une proposition de loi vendredi dernier portée par Renaissance et
00:49Gabriel Attal. Gabriel Attal qui a une du point cette semaine et où il est titré sous sa photo, je
00:56pense savoir comment il faut présider la France parmi ses propositions.
01:01Il y a un assouplissement du travail le 1er mai. Qu'est-ce que Laurent Vronsky, l'industriel, a pensé
01:11de cette polémique autour du travail du 1er mai ?
01:16Il y a quand même une constance avec le thème précédent, c'est de la liberté. Si les gens veulent
01:23partir à 60 ans, ils sont grands, ils sont responsables, ils savent faire le calcul, ils partent, ils ne partent
01:29pas, ils veulent travailler jusqu'à 70, c'est leur problème.
01:31Ils veulent travailler le 1er mai, ils travaillent le 1er mai, ils ne veulent pas travailler le 1er mai, ils
01:35ne travaillent pas le 1er mai. Il faut qu'on fasse un conseil des ministres et qu'on légifère pour
01:39tout ça.
01:40C'est-à-dire qu'il est là le sujet.
01:41Arrêtez d'emmerder les Français, disait Pompidou, c'est vieux.
01:44Dans l'industrie, les gens le savent, je veux dire que l'industrie, c'est pas linéaire, donc il y
01:48a des moments où on a des coups de chaud, bon, et on doit faire des heures su, puis on
01:52doit venir le week-end, bon, et donc on l'explique aux gens.
01:55Donc déjà, on l'explique.
01:56Et c'est possible, et ça se fait.
01:57Et ça se fait, mais tout le monde le fait.
01:59Donc on l'explique, il y a du sens, ils gagnent mieux leur vie, parce qu'il y a les
02:02heures su, etc.
02:03Tout le monde est content, ça fait vivre l'entreprise, et ça se passe plutôt bien.
02:07Donc je suis assez mal à l'aise avec cette question, justement, si les Français travaillent assez.
02:12Oui, c'est vrai, si on regarde les chiffres, c'est vrai qu'il y a un sujet.
02:16Bon, et là aussi, comme disait Mme, il y a des statistiques.
02:19Par contre, je pense que dans la mentalité, c'est pas ça.
02:21Et il y a une vraie différence.
02:24Et d'ailleurs, c'est pas compliqué, je veux dire, que vous allez dans ma zone industrielle, on voit qu
02:27'il y a des vagues.
02:28Mais il y a beaucoup de gens qui partent de la zone industrielle, il est 19h, c'est pas que
02:31les chefs d'entreprise.
02:32Donc la question est, je pense qu'il y a des gens qui veulent travailler, il y a des gens
02:36qui sont prêts à travailler,
02:37mais il y a aussi parfois un système qui est assez corsetant.
02:41Et le 1er mai est un excellent exemple.
02:44Bon, est-ce que Jean-Marc, en même temps, tout ça est parti, il faut rappeler l'origine de cette
02:50polémique autour du 1er mai,
02:51de quelques inspecteurs du travail un peu zélés, qui sont allés enquiquiner des boulangistes et des fleuristes dans la Vienne
02:58l'année dernière.
02:59Et c'est monté un peu dans les tours politiques, mais en réalité, on les sait un peu faire jusqu
03:05'à présent.
03:05Et ça fonctionnait plutôt bien, bon en mal en non ?
03:09Bien sûr, mais toute la question, c'est que le 1er mai, c'est un symbole social très fort,
03:13et auquel on se raccroche de manière virulente, comme on l'a vu.
03:20Quand le 1er mai a été instauré, il y a plus d'un siècle, le boulanger...
03:24À la fin du 19e.
03:25Le boulanger, généralement, c'était sa femme qui était à la caisse.
03:31Et les fleuristes, ils bossaient ensemble, mari et femme, et ça se passait comme ça.
03:38On est un siècle plus tard, la structure de l'emploi dans les boulangeries et chez les fleuristes a complètement
03:43changé.
03:44On a de plus en plus souvent des employés.
03:46Donc, est-ce qu'on s'adapte ou est-ce qu'on ne s'adapte pas ?
03:49Et sur le 1er mai, on est de toute façon sans arrêt sur des zones floues.
03:54Les quotidiens, je travaille dans un quotidien,
03:56les quotidiens ne paraissent pas le 1er mai parce que le 1er mai, c'est la fête du travail.
03:59Est-ce que ça veut dire que les journalistes ne travaillent pas le 1er mai ?
04:02Non, à la rigueur, ils pourraient ne pas travailler le 30 avril,
04:04mais comme les autres travaillent le 30 avril dans un journal économique,
04:07le 30 avril, on est même obligé d'aller à une conférence de presse.
04:09Il y a une conférence de presse, donc on travaille le 30 avril et on travaille le 1er mai
04:13parce qu'il faut faire le journal du 2 mai.
04:15Voilà, et dans beaucoup de métiers, tout de même, il y a cette situation-là.
04:20Et donc, si on n'a pas un peu de souplesse, un peu de liberté à laquelle appeler Laurent,
04:24on tombe dans des trucs qui sont délirants.
04:26Mais on a du symbole social derrière, donc on a des gens qui s'accrochent,
04:29on a des syndicalistes qui s'accrochent très vigoureusement,
04:32on a des inspecteurs du travail, il faudra un jour qu'on parle de ce sujet un peu plus longuement.
04:37Et voilà, et donc ensuite, on a des choses qui montent en épingle.
04:41Que de temps perdu, que de temps perdu à débattre pendant des heures,
04:46au sein du gouvernement, au sein de l'Assemblée là-dessus.
04:49Moi, c'est ça qui m'attriste le plus dans cette histoire.
04:52Quelles conclusions vont tirer la séquence, Marilyn Villard-des-Beaux ?
04:55Je conclue en disant que je rejoins les propos de ces messieurs.
04:58Et c'est bien dommage de perdre du temps sur ces épiphénomènes.
05:03Je pense qu'il y a des sujets plus sérieux.
05:04Mais il a bien fait le Premier ministre, là, il veut se limiter au boulanger et au puriste.
05:09Il y avait une liste dans la proposition de loi qui était portée par Renaissance,
05:14une liste de 13 pages de toutes les professions qui allaient s'ouvrir au Premier ministre.
05:21Mais on a perdu du temps aussi, il y a quelque temps, sur des propos où il voulait enlever un
05:27autre jour férié.
05:28Et puis, il s'est tombé à l'eau.
05:29Enfin, voilà.
05:29François Bayrou, oui, le Premier ministre, il voulait supprimer deux jours fériés.
05:33Pas majeurs, quoi.
05:33C'est deux milliards de recettes supplémentaires par jour.
05:36Moi, j'ai une question à poser à l'auditoire, puisque ce matin, il y a beaucoup de chiffres.
05:39Donc, moi, je voudrais savoir, à votre avis, le 1er mai,
05:41il y aura plus de monde sur les autoroutes pour profiter du week-end de trois jours
05:44ou Place de la République pour les traditionnels défilés ?
05:47Défilés.
05:48Oui, mais comme l'essence est extrêmement chère, peut-être qu'il y aura moins de départs au week-end.
05:52Quoique, les patrons des centrales syndicales, quand ils défilent le 1er mai, est-ce qu'ils travaillent ou pas ?
05:59Ah, c'est une excellente question, Jean-Marc.
06:01Voilà, il a fait bugger la matrice.
06:04Peut-on défiler le 1er mai ?
06:08Globalement, Jean-Marc, quand même, je voulais revenir sur cette thématique plus large, au-delà du 1er mai.
06:13Est-ce que la France travaille assez ?
06:15On sait qu'on a des chiffres, en termes de moyenne hebdomadaire, on est dans la moyenne européenne,
06:20on est à 37 heures et demie par semaine.
06:22Vous, Raphaël, vous travaillez beaucoup trop.
06:24Je n'arrête pas de le dire.
06:25On ne va pas le dire à votre employeur, mais vous travaillez trop, évidemment.
06:29Il y a beaucoup de Français qui travaillent énormément.
06:31Et il y a de burn-out qui sont réels, parce que beaucoup de gens travaillent beaucoup.
06:36On dit que, quand même, on travaille une à deux semaines de moins que les Allemands,
06:41six à huit semaines de moins que les Américains,
06:43et jusqu'à six mois de moins que les Chinois, c'est-à-dire qu'ils travaillent 70 heures par
06:47semaine.
06:47Mais il faut regarder, quand on parle de la France travaille,
06:51il faut regarder le temps de travail dans la journée,
06:56le temps de travail dans la semaine,
06:57le temps de travail dans l'année.
06:59Et en France, on s'arrête souvent là.
07:01Il y a le temps de travail sur l'ensemble de la vie active.
07:05En France, on part à la retraite en moyenne,
07:09plus tôt, ça a été évoqué précédemment.
07:12On arrive, on rentre aussi sur le marché du travail plus tard.
07:15Ça, c'est un point dont on entend beaucoup moins parler.
07:17On considère que faire des études et avoir un emploi,
07:20c'est pas bien, on va rater ses études à cause de ça.
07:23Aux États-Unis, c'est la norme.
07:25Ils sont même en train, on en a parlé cette semaine,
07:27parce que j'ai souvent des réactions sur mon compte Twitter
07:30de Twittos qui me disent
07:32« Mais pourquoi on ne réduit pas la durée des études ? »
07:37Et en réalité, c'est ce qui se passe aux États-Unis
07:38puisque ça devient plus rentable de faire de longues études
07:41qui coûtent trop cher.
07:42C'est un sujet qu'on pose assez peu souvent en France.
07:46En France, il y a un certain nombre de gens
07:47qui ne font pas encore le calcul, visiblement.
07:49Et ça pose des problèmes.
07:51C'est ce que j'appelle l'effet Besançon.
07:52Vous avez un licencié en histoire
07:55qui ne trouve pas de boulot.
07:56Du coup, il va bosser à la poste, il devient postier,
07:58il est frustré et il se révolte.
08:00Et c'est normal.
08:02Ceci dit, on a raté quelque chose.
08:04Il a fait trop d'études par rapport au métier qu'il fait.
08:07Il est arrivé trop tard sur le marché du travail.
08:10Et voilà, en France,
08:11on sort tôt,
08:12on rentre tard.
08:14Ensuite, quand on travaille,
08:15on travaille souvent beaucoup.
08:17Le taux d'activité des hommes et des femmes
08:19de 25 à 55 ans est très élevé en France.
08:22Il est un peu plus élevé
08:24qu'ailleurs.
08:25Et le problème, c'est avant et après.
08:27Et puis ensuite, c'est pendant l'année,
08:30on revient sur les jours fériés,
08:32on revient sur la répartition du travail.
08:34Voilà, donc il y a beaucoup de gens
08:36qui travaillent beaucoup
08:37et un certain nombre de gens en France
08:38qui travaillent trop.
08:40globalement, la France,
08:41elle, par rapport aux autres,
08:42elle ne travaille pas assez,
08:44elle travaille moins.
08:44Et c'est l'une des raisons.
08:45On a aussi un taux de chômage
08:47qui est...
08:48Oui, 8% bientôt.
08:50Non, mais bon,
08:51voilà,
08:52un taux de chômage
08:52qui reste plus élevé sensiblement.
08:55Deux points de chômage,
08:56ça fait tout de même
08:57beaucoup de gens
08:57qui ne travaillent pas
08:58et qui, dans un autre pays,
09:00travailleraient.
09:00Donc, le sujet n'était pas,
09:02comme François Bayrou,
09:03de supprimer deux jours fériés
09:04pour ceux qui bossent déjà,
09:06mais de mettre au travail
09:08ceux qui n'y ont pas accès,
09:11à savoir plutôt les jeunes
09:13et plutôt les 60 ans et plus,
09:15Laurent Bonski.
09:16Oui, mais je pense que là,
09:17il y a plusieurs sujets dans le sujet,
09:19c'est-à-dire que vous avez des gens
09:20qui n'ont pas accès,
09:21c'est-à-dire que là,
09:21il y a un chômage des jeunes
09:22qui monte de façon exponentielle.
09:25Je pense que c'est assez préoccupant,
09:26quand même.
09:27Et puis, vous avez des gens
09:28où on a décrété
09:28qu'à 45 ans,
09:29ils sont seniors.
09:30C'est-à-dire inutiles.
09:31C'est-à-dire que dans cette pièce,
09:32par exemple,
09:33je pense que nous sommes
09:34trois seniors.
09:35Donc là, il y a un vrai sujet
09:36de l'attitude.
09:37Là, ce n'est pas une question
09:38de je légifère.
09:39Maintenant, concernant
09:40les gens qui travaillent,
09:41je pense que le sujet,
09:42il tient en une seule ligne.
09:44Véritablement,
09:44c'est la différence
09:45entre le brut et le net.
09:46C'est-à-dire qu'il y a
09:47un vrai souci
09:48avec des gens
09:48qui travaillent plus
09:49et quand ils regardent
09:51ce qui reste à la fin de la journée,
09:52parce qu'ils doivent payer
09:53tout ce qu'ils doivent payer,
09:54ils se disent
09:54finalement,
09:56est-ce que ça vaut le coup ?
09:57Donc il y a aussi
09:57un effet décourageant.
09:59Je veux dire,
09:59tout ce qu'on vient d'évoquer...
10:00Le travail paie-t-il
10:01encore assez ?
10:02La dépense...
10:03L'État,
10:04il faut bien inscrire ça
10:05dans le logiciel,
10:06l'État ne crée
10:07aucune richesse.
10:08L'État est un aiguillage économique.
10:10Elle redistribue.
10:12Et donc,
10:12tout ce qu'on vient d'évoquer,
10:14ça se traduit
10:14par des impôts,
10:16aussi simples que ça.
10:17Et donc,
10:17la question à se poser aussi,
10:18c'est ça.
10:19Si vous aussi,
10:20en clair,
10:21vous prélevez une partie
10:23croissante
10:24du salaire des gens,
10:25je crois que là aussi,
10:26il n'y a pas besoin
10:27d'être un grand ténarque
10:28pour se dire
10:28qu'on va aussi décourager
10:30les forces vives.
10:31Et oui,
10:31et ça marche aussi
10:33pour l'industrie
10:33dont on va parler.
10:34Marie-Lyne Lardebois,
10:35un dernier mot ?
10:36Oui,
10:36il y a une notion
10:37qu'on n'a pas abordée.
10:38Moi,
10:38je le constate tous les jours
10:39au bureau quand même,
10:40c'est les arrêts maladie.
10:43C'est-à-dire que là-dedans,
10:44on compte,
10:44je pense,
10:45des personnes
10:45et on a beaucoup...
10:46Le coût explose,
10:49et notamment,
10:50on a doublé
10:50en quelques années,
10:51c'est ça ?
10:51Jeunes ou moins jeunes,
10:52le constat sur les moins jeunes,
10:54peut-être après un parcours
10:56riche en termes
10:57de professionnels,
10:58la majorité des salariés,
11:01si ce n'est pas pour négocier
11:02une rupture conventionnelle,
11:04c'est je suis en arrêt maladie,
11:06en invalidité,
11:07donc je peux prendre
11:08ma retraite plus tôt,
11:09etc.
11:09Et c'est une grosse proportion
11:13des salariés
11:14que nous,
11:15nous traitons tous les jours.
11:16Ah oui ?
11:17Oui.
11:17Et il se compte
11:18dans le travail.
11:20Il y a une expression
11:23qui existe en français
11:24que je trouve extraordinaire
11:25et ça passe crème
11:27quand on l'entend,
11:28c'est
11:28je me mets
11:30en arrêt maladie.
11:31Normalement,
11:32c'est le médecin
11:32qui décide ça,
11:33qui décide ça
11:34sur des critères médicaux.
11:35Mais non,
11:35mais si c'est comme ça,
11:37je me mets
11:38en arrêt maladie.
11:39Et cette phrase-là...
11:40C'est presque
11:41un acquis social.
11:41Et aberrante.
11:42Et aberrante.
11:44où j'ai droit
11:45à mon jour
11:46X ou Y
11:47ou Z
11:48et donc je dois
11:49le prendre.
11:50Effectivement.
11:51Allez,
11:51il est 10h43,
11:52on est encore ensemble
11:54pour un petit quart d'heure.
11:56Je voulais qu'on parle
11:56d'industrie.
11:57L'industrie,
11:58c'est le grand sujet
11:59de Laurent Wonski
11:59ici présent.
12:01Je rappelle
12:03votre entreprise,
12:04AirVor,
12:05qui fait des compresseurs
12:07dans le nord
12:08de l'île de France.
12:09L'industrie,
12:09on va en parler
12:10lundi prochain.
12:12Lundi,
12:13les ministres du Travail
12:14et de l'industrie
12:15seront tous les deux
12:16en déplacement
12:17à Saint-Nazaire
12:18dans les pays de la Loire
12:21qui ont perdu
12:222800 emplois industriels
12:25l'année dernière.
12:25Ça n'était pas arrivé
12:26depuis 18 ans
12:28là-bas.
12:30Eh bien,
12:30à Saint-Nazaire,
12:32Jean-Pierre Farandou
12:32et Sébastien Martin
12:33doivent détailler
12:34la feuille de route nationale
12:36pour l'attractivité
12:38et l'emploi
12:41dans l'industrie.
12:42L'industrie,
12:43il y a eu un grand salon
12:44industriel
12:44qui s'est tenu
12:45fin mars,
12:46début avril,
12:47c'était il y a 15 jours
12:48à Villepinte.
12:49Global Industry,
12:50vous y étiez.
12:51Absolument.
12:51Vous êtes vous-même
12:51un industriel.
12:53Laurent Wonski,
12:54qu'est-ce que vous tirez
12:55de ces quelques jours
12:56à Villepinte ?
12:58Écoutez,
12:59moi je vais peut-être
13:00vous surprendre
13:01mais moi je suis
13:01assez optimiste.
13:02Ah.
13:03Oui,
13:03c'est bien de le nourrir
13:04un peu de temps en temps.
13:05Je ne suis pas
13:06d'un optimisme
13:07B.A.
13:08si vous voulez
13:09mais Global Industrie
13:10en clair est un salon
13:11qui existe depuis très longtemps.
13:12Avant ça s'appelait
13:13le Mid-Est.
13:14Je vais être aussi
13:14un peu provocateur
13:15mais quand on allait au Mid-Est
13:16on avait l'impression
13:17que c'était un peu
13:18la succursale de l'EHPAD.
13:20Eh bien là,
13:21je veux dire
13:22pour ceux d'entre nous
13:23qui ont participé
13:24ou qui sont allés
13:25c'était formidable.
13:26Pourquoi c'était formidable ?
13:27D'abord il y avait
13:28énormément de jeunes
13:29et moi j'ai été
13:30très très surpris
13:31si vous voulez
13:32de cette nouvelle attractivité
13:34auprès des jeunes
13:34à qui on avait quand même dit
13:36il n'y a pas si longtemps
13:36l'industrie s'est foutue
13:38tous programmeurs.
13:39Sauf que je le dis
13:40très gentiment
13:41aujourd'hui je pense
13:42qu'il vaut mieux fabriquer
13:42des compresseurs comme moi
13:43parce que le CHGPT
13:44ne fera jamais
13:45des compresseurs comme nous
13:46qu'être programmeur
13:47où 75% de la programmation
13:49aujourd'hui est assurée
13:50par l'intelligence artificielle.
13:51Donc là ce qui était extraordinaire
13:53c'est que pour la première fois
13:56une telle ampleur
13:57où vous aviez vraiment
13:58un mariage entre des jeunes
14:00et des industries traditionnelles
14:01comme la mienne.
14:02Donc ça veut dire
14:02que la pédagogie
14:03qui est faite
14:03depuis quelques années
14:05maintenant
14:05les médias
14:06l'ont répercutée
14:08abondamment
14:09il y a
14:10une nouvelle forme
14:11d'attractivité
14:13chez les jeunes.
14:13On n'a plus cette idée
14:15de l'usine
14:15et de l'industrie
14:16qui est un peu
14:18l'industrie du 19ème
14:19si je puis dire.
14:20Aujourd'hui
14:20c'est des labos blancs.
14:21C'est vrai
14:21mais je pense
14:22qu'il y a plusieurs facteurs.
14:23D'abord je pense
14:23que si vous voulez
14:25le sujet d'attractivité
14:26ne doit pas être pris en main
14:27par l'État
14:28il doit être pris
14:28par les industriels.
14:29C'est chacun de nous
14:30qui devons rendre
14:31nos métiers plus attractifs.
14:32Et là
14:32il n'y a pas 150 méthodes.
14:34Plus vous faites participer
14:36les parents
14:36parce qu'on parle toujours
14:37des stages
14:38en entreprise des élèves
14:39mais on ne fait jamais
14:39de stage pour les parents
14:40mais je pense
14:41qu'il est fondamental
14:41je parle d'expérience
14:42de montrer aux parents
14:44qu'il y a de l'avenir
14:45dans l'industrie.
14:46C'est quand même
14:47le premier préconisateur.
14:48Donc effectivement
14:49il y a un vrai travail de fonds
14:51qui a démarré
14:51il y a à peu près
14:5210 ans
14:5210-15 ans
14:53et puis aussi
14:54il y a un truc
14:54vachement intéressant
14:55c'est que l'IA
14:56est en train de nous aider
14:57parce que les gens
14:57ils ont compris
14:58notamment au niveau
14:59d'école Blanc
14:59qu'il y a beaucoup
15:00de métiers
15:00qui vont disparaître.
15:02Vous avez énormément
15:03de métiers de conseil
15:04qui vont disparaître
15:06et la mauvaise nouvelle
15:07c'est pas dans 5 ans
15:08ça a déjà commencé.
15:09Donc il y a un regain
15:11si vous voulez
15:11pour les métiers
15:12dits manuel.
15:14Et manuel
15:15est un terme horrible
15:16dans la série
15:16des phrases d'assassin
15:17c'est-à-dire qu'en clair
15:19manuel ça voulait dire
15:20voilà t'es pas assez intelligent
15:21pour faire des études
15:22et faire un travail intellectuel
15:23donc du coup
15:24comme tu ne peux faire
15:24tu ne peux te servir
15:25que de tes mains
15:26tu vas finir à l'usine.
15:27C'est ce qu'on appelait
15:28les voies de garage.
15:29Là quand vous allez
15:30de manière prépéjorative
15:31par exemple
15:32vous aviez
15:34tout ce qui est
15:34le côté un peu gadget
15:36les robots etc
15:37mais un robot
15:38ce n'est pas que
15:39des lignes de code
15:39le robot
15:40il faut le fabriquer
15:42vous avez des tas de choses
15:43absolument extraordinaires
15:44qui sont en train
15:45d'arriver
15:46et la bonne nouvelle
15:47c'est que
15:48je pense vraiment
15:49au mon âme et conscience
15:50et nous en sommes
15:51l'incarnation
15:51donc je ne l'ai pas lu
15:52dans le énième rapport
15:53du comité Théodule
15:54c'est que les entreprises
15:55industrielles
15:56que je connais
15:57qui ont une proposition
15:58de valeur
15:59à très forte valeur ajoutée
16:00qui font vraiment
16:01des choses très pointues
16:01elles n'ont pas de problème
16:03de carnet de commandes
16:04en ce moment
16:04leur problème
16:05ce n'est pas de trouver
16:06les commandes
16:07c'est de les honorer
16:08et quand vous alliez
16:10à Global Industrie
16:10et que vous voyez
16:11toutes ces sociétés
16:12de pointe
16:13qui sortent des choses
16:14absolument extraordinaires
16:15qui réussissent
16:16à embarquer
16:17les jeunes
16:18avec elles
16:19et bien
16:20moi ça m'a rendu
16:21extrêmement optimiste
16:23donc oui
16:23il va falloir
16:24s'accrocher
16:25si vous voulez
16:25au lustre
16:26je veux dire
16:26que ce qu'on vit actuellement
16:27entre la guerre commerciale
16:28qui n'est pas terminée
16:29la guerre au Moyen-Orient
16:30maintenant
16:31c'est tous les six mois
16:32c'est la permacrise
16:33mais voilà
16:33mais je pense
16:34que nous avons
16:35un avenir
16:36qui va être
16:36vraiment très différent
16:37de celui qu'on vient
16:38de vivre depuis 15 ans
16:39où des prédicateurs
16:40du pire avaient dit
16:41c'est la fin de l'industrie
16:42on va tous finir
16:43dans des tours
16:43à réfléchir
16:44à l'avenir du monde
16:44alors ça c'est
16:45la version optimiste
16:46Jean-Marc Vittori
16:47en une des échos
16:48qu'on peut montrer
16:49aujourd'hui
16:50on parle
16:51et pas que des échos
16:51d'ailleurs
16:52c'est la une du Figaro
16:53on en parle absolument
16:54de partout aujourd'hui
16:55du Parisien
16:56mais lisez-le dans les échos
16:57c'est
16:58mais lisez-le dans les échos
16:59acheter toute la presse
17:00c'est important
17:01c'est le lent déclin
17:03de l'automobile française
17:04vous parlez évidemment
17:05de l'annonce
17:06de Stellantis
17:07qui va fermer
17:07son usine historique
17:09de Poissy
17:11bon l'industrie
17:12c'était
17:13près de 20%
17:15la valeur ajoutée
17:16de la richesse
17:17créée en France
17:18il y a un quart de siècle
17:19aujourd'hui
17:20on est sous les 10%
17:21quand même
17:21il y a deux versants
17:22dans l'histoire
17:23de l'industrie
17:24il y a celle
17:24qu'on raconte
17:25aujourd'hui
17:26dans les échos
17:26à la une
17:27et aussi à l'intérieur
17:27des pages
17:28il y a deux secteurs
17:29qui ont structuré
17:31l'économie
17:33européenne
17:34au 20ème siècle
17:35ces deux secteurs
17:36c'est
17:37l'industrie automobile
17:38et l'industrie chimique
17:41c'est des secteurs
17:42qui sont nés en Europe
17:43qui ont fait
17:44la richesse de l'Europe
17:45pendant des décennies
17:46et ces deux secteurs là
17:48sont en crise profonde
17:49pour des raisons différentes
17:50l'automobile
17:52il y a eu
17:53de la concurrence
17:54qui est venue d'ailleurs
17:55mais elle ne s'est pas
17:56adaptée
17:57elle n'a pas pris
17:58le virage électrique
18:00malgré toutes
18:01les incitations
18:02qu'il y a
18:02depuis des décennies
18:03en disant
18:04il faut
18:04voilà
18:04donc je pense
18:05que les industriels
18:06de l'automobile
18:07ont une responsabilité
18:08importante
18:08dans ce qui se passe
18:09donc il y a
18:10une industrie automobile
18:11européenne
18:12qui est en crise profonde
18:14et il y a aussi
18:15une industrie chimique
18:16qui est en crise profonde
18:16là c'est plus lié
18:17au prix de l'énergie
18:19il y a aussi
18:20de la concurrence
18:21mais le prix de l'énergie
18:22ont joué un rôle
18:24absolument central
18:24dans ce qui se passe
18:25actuellement
18:25dans la chimie
18:26donc il y a deux secteurs
18:27qui vont mal
18:28et dont on parle
18:29très souvent
18:30parce qu'en plus
18:30ils sont très visibles
18:31ils sont très symboliques
18:32quand vous avez une usine automobile
18:33qui s'arrête
18:35qui arrête de favoriser
18:36les voitures comme celle
18:37de Stellantis
18:39à Poissy
18:40c'est évidemment
18:41un choc
18:42donc il y a d'un côté ça
18:43mais de l'autre côté
18:45donc Saint-Nazaire
18:47lundi
18:48Saint-Nazaire
18:49les chantiers de l'Atlantique
18:51c'est un succès
18:51formidable
18:53si vous avez l'occasion
18:54de visiter les chantiers
18:55de l'Atlantique
18:55comme j'ai eu la chance
18:56de pouvoir le faire
18:57c'est absolument fantastique
18:59et by the way
19:00il manque de soudeurs
19:01ils ne trouvent pas de soudeurs
19:02ils sont obligés
19:03d'aller les chercher en Pologne
19:04et chaque année
19:04ils n'arrivent pas
19:05ils essaient d'organiser
19:06une filière de formation
19:07ils n'y arrivent pas
19:08et il y a des soudeurs
19:10et chantier naval
19:13pour faire des bateaux de croisière
19:15pas de concurrents
19:16en Asie
19:17ils n'y arrivent pas
19:18et des carnets de commandes
19:19les Coréens
19:20et les Chinois
19:21savent faire des vraquiers
19:22ils savent faire des porte-conteneurs
19:23mais les bateaux de croisière
19:25ils ont essayé
19:26à maintes reprises
19:27ils n'y arrivent pas
19:28c'est une spécialité européenne
19:30les trois constructeurs
19:31de bateaux de navire
19:31dans le monde entier
19:33sont européens
19:34il y a donc le français
19:35l'italien
19:36Fincantieri
19:37et un nordique
19:39voilà
19:40et donc cette industrie-là
19:41elle marche
19:42elle est passionnante
19:43elle est extrêmement sophistiquée
19:45elle gagne en technicité
19:47et quand vous vous baladez
19:49partout en France
19:50vous voyez partout
19:51des filières industrielles
19:52avec
19:53alors des entreprises
19:54qui sont moins visibles
19:55que Stellantis
19:58ou Sanofi
19:59mais où il y a
20:00de l'innovation
20:01il y a de l'enthousiasme
20:03il y a des nouvelles collaborations
20:05qui se font aussi
20:06entre
20:08l'usine
20:09ses fournisseurs
20:10les partenaires locaux
20:11des associations
20:13et il y a une vitalité
20:14qui est là
20:15extraordinaire
20:15et je suis heureux
20:16d'entendre ce que disait
20:18ce que disait Laurent
20:19sur le fait que
20:19les jeunes
20:22retrouvent de la pétence
20:23retrouvent de la pétence
20:25découvrent enfin
20:25que l'industrie
20:26c'est pas sale
20:27comme ça l'était
20:27il y a un siècle
20:28que ça rapporte de l'argent
20:29contrairement à ce que c'était
20:30il y a un siècle
20:31et que ça ouvre
20:31des perspectives d'évolution aussi
20:33de carrière
20:34qui sont tout à fait intéressantes
20:35on rappelle que ce sont
20:36des salaires moyens
20:37supérieurs aux salaires
20:38dans les services
20:39effectivement
20:40et que
20:41on a l'habitude de dire
20:42moi j'ai jamais finalement
20:43vraiment confronté
20:44ce chiffre à la réalité
20:45mais qu'un emploi créé
20:46dans l'industrie
20:46c'est trois emplois
20:48indus
20:48dans les services
20:50à côté
20:51vous constatez
20:51après je reviens vers vous
20:52Laurent
20:53mais
20:54Marilyn Villard-Débault
20:57ce déclin
20:58de l'industrie
20:59vous pensez
21:00qu'il est réversible
21:01ou pas ?
21:02je pense qu'il est réversible
21:04alors moi je suis assez éloigné
21:05de ce secteur là
21:06mais c'est vrai que je pense
21:07qu'il y a eu
21:08de la pédagogie
21:09il y a eu
21:09moi quand j'étais jeune
21:10c'était effectivement
21:11très péjoratif
21:12les métiers manuels
21:13etc
21:13mais on a entendu
21:15beaucoup de choses
21:15et ça a été remis
21:16au bout du jour
21:17donc je ne suis pas étonné
21:18du constat
21:18que vous faites
21:20après je voulais apporter
21:21une petite nuance
21:22sur l'IA
21:23où effectivement
21:24certains métiers
21:25vont disparaître
21:26alors étant dans un métier
21:27de conseil
21:28et de mise en oeuvre
21:29de nos conseils
21:31étant entouré
21:32de métiers de conseil
21:33avocat notaire
21:34l'IA ne pourra pas
21:35malgré tout
21:36remplacer le conseil
21:37sur mesure
21:39voilà
21:39vous dites quelque chose
21:40ça vous donne
21:41la moitié de la règle
21:42je le fais souvent
21:43d'ailleurs
21:43sur le chat GPT
21:44ou autre
21:45de donner les règles
21:46du cumul emploi retraite
21:47par exemple
21:47ça ne vous sort pas
21:48les règles
21:49évidemment
21:50ça vous donne
21:50du générique
21:51on ne sait pas encore
21:52de quel côté
21:53la pièce va retomber
21:54c'est vrai qu'il y a
21:54pas mal d'études
21:55qui sont sorties
21:55assez angoissantes
21:56sur en France
21:575 millions d'emplois
21:58seraient menacés
21:59d'ici 5 ans
22:01l'IA ne va pas construire
22:03ou souder
22:03d'autres sont plus optimistes
22:05mais voilà
22:06le plan
22:07vous voulez ajouter
22:08moi j'ai deux recommandations
22:10à faire
22:10la première
22:10le salon Global Industrie
22:12en Ile-de-France
22:13c'est tous les deux ans
22:14mais c'est tous les ans
22:14l'an prochain
22:16c'est à Lyon
22:16s'il y a des jeunes
22:18qui nous écoutent
22:18j'espère
22:19c'est grave
22:20c'est un endroit formidable
22:21pour découvrir
22:21la réalité de l'industrie
22:22vous verrez par vous-même
22:23vous verrez en 3D
22:25ce qu'on vient d'évoquer
22:25ce matin
22:26et en plus
22:27si vous cherchez
22:28un stage
22:28un job
22:29vous prenez votre CV
22:30avec vous
22:30vous allez voir
22:31des choses formidables
22:32ça c'est la première chose
22:33et je vais reboucler
22:33avec les deux thèmes
22:34que nous avons développés
22:35précédemment
22:36et bien vous voyez
22:37c'est les thèmes
22:37de l'état stratège
22:38je ne crois absolument pas
22:39si vous voulez
22:40à l'état stratège
22:41sur les questions
22:42industrielles et autres
22:43par contre je crois
22:43en une chose
22:44on a évoqué la Chine
22:45la Chine
22:46contrairement à ce qui s'est passé
22:48en Europe
22:49et particulièrement en France
22:50qui est le champion mondial
22:51de la surtransposition
22:52la Chine a aidé
22:53ces industriels
22:54alors après on peut discuter
22:56oui ils l'ont fait
22:56de manière assez autoritaire
22:57mais je veux dire
22:58eux ils ont
22:59ils ont pas
22:59en tout cas
23:00ils les ont aidés
23:03même en dehors
23:04de si vous voulez
23:05de toutes les règles
23:06de l'OFC
23:06etc
23:06on est bien d'accord
23:08alors qu'en France
23:09c'est plutôt l'inverse
23:11c'est à dire que
23:11tout ce qu'on a évoqué
23:13la rigidité du système
23:14qu'elle soit au niveau
23:15de gérer les équipes
23:17que ça soit
23:18de gérer du foncier
23:19où il faut avoir
23:20il y a 150 permis
23:21il y en a toujours un
23:22qui peut vous sortir
23:23un permis de ceci
23:24un permis de cela
23:24on a fait l'inverse
23:25donc mes deux recommandations
23:27pour les jeunes
23:28aller au salon
23:29global industrie
23:30vous en ressortirez
23:31avec des étincelles
23:31dans les yeux
23:32et deuxièmement
23:33je pense que
23:33s'il y a un sujet
23:34qu'il faut aborder
23:35pour précisément
23:36dynamiser l'industrie
23:37c'est laisser
23:39les industriels
23:40gérer les choses
23:40on est dans une société
23:41évidemment
23:42il faut qu'il y ait des lois
23:43mais là
23:43on a dépassé la limite
23:45entre les impôts de production
23:46qui sont quand même
23:47un tue l'amour
23:47au niveau de la création
23:49des entreprises industrielles
23:51plus toute la panoplie
23:52de réglementation
23:53de surtransposition
23:55là je crois que l'état
23:56a quelque chose à faire
23:57et précisément
23:57ce qu'il a à faire
23:58c'est ne rien faire
23:59mais Laurent
23:59est-ce que ça ne s'est pas
24:00amélioré ces dernières années
24:01on a une loi de simplification
24:02qui vient d'être adoptée
24:04à l'Assemblée nationale
24:07et Bercy essaye de simplifier
24:09de réduire les délais
24:11de procédure
24:12pour les installations
24:13est-ce que vous ne constatez pas
24:14une amélioration
24:16de l'environnement business
24:18depuis 5-10 ans
24:20je ne vais pas faire mon
24:20écoutez
24:21moi je ne vais pas faire
24:21mon gauloir
24:23à l'heure de base
24:23mais j'ai un exemple
24:24que je cite inlassablement
24:25nous avons une réserve foncière
24:27chez Hervor
24:28c'est-à-dire qu'en clair
24:28on a un terrain derrière
24:29et nous aujourd'hui
24:30on est
24:31je touche du singe
24:32ça marche bien
24:33et donc on stocke
24:34nos produits sur le parking
24:35donc on aurait vraiment
24:37si vous voulez besoin
24:38de s'agrandir
24:39et alors pourquoi
24:40vous ne le faites pas ?
24:41oh là là là là
24:42alors là je vais vous dire
24:42là c'est un cas
24:43c'est un cas intéressant
24:45et ça serait intéressant
24:45qu'on en parle
24:46dans une de vos émissions
24:47parce que le parcours
24:48du combattant
24:48pour agrandir
24:49une usine industrielle
24:50que tout le monde
24:51soi-disant souhaite
24:52voir naître de ses voeux
24:53et bien je peux vous dire
24:54que là c'est un cas d'école
24:54la réindustrialisation
24:56est un combat politique
24:56porté assez haut
24:57dans ce pays
24:58et là ça sera
24:58si vous voulez
24:59ça sera la réponse
25:00à votre question
25:02vous avez tellement
25:03de partis prenants
25:03tellement de faits
25:04autour du berceau
25:05qui doivent donner
25:06leur autorisation
25:06que je peux vous garantir
25:08que les choses
25:08ne se sont pas améliorées
25:09bien au contraire
25:10donc aujourd'hui
25:11vous préférez
25:11ne pas construire
25:12ne pas vous développer
25:14du fait du poids
25:16des normes
25:17et de la complexité
25:18du process administratif
25:20Madame l'évoquait
25:21on vit dans une économie
25:22qui fonctionne
25:23à la vitesse de la lumière
25:24donc nous on a fait le calcul
25:25c'est-à-dire que si on a
25:26toutes les autorisations
25:27qu'on a vérifiées
25:28qu'il n'y a pas
25:28la marmotte d'Argenteuil
25:29qui envoie de disparition
25:30qu'il n'y a pas le fémur
25:31de Charlemagne
25:31qu'il n'y a pas ci
25:32qu'il n'y a pas ça
25:32dans 5 ans
25:33si on a de la chance
25:34on aura si vous voulez
25:35notre extension de capacitaire
25:36c'est pas le discours de Bercy
25:37où on nous explique
25:39à la direction générale
25:40des entreprises
25:41par exemple
25:41que les délais
25:42d'implantation
25:43ont été réduits
25:43de 24 à 12 mois
25:45un peu plus
25:4612-13 mois
25:46c'est précisément
25:47c'est intéressant
25:47c'est le sujet
25:48de la concrétude
25:49entre le discours politique
25:52c'est la pratique
25:53en France
25:54le permitting
25:55c'est un mot anglais
25:57c'est le fait
25:58de déposer
25:59des demandes de permis
26:00et que ces demandes
26:01de permis
26:02doivent être instruites
26:03le permitting
26:04est quelque chose
26:04d'effroyable
26:05ça ne s'améliore pas
26:06ça s'améliore
26:07un petit peu
26:08et quand on veut
26:09vraiment avancer
26:10on dit tout ça
26:10on laisse de côté
26:12c'est ce que j'appelle
26:13l'effet Notre-Dame
26:14exactement
26:14des lois d'exception
26:15Notre-Dame brûle
26:16le président de la République
26:17décide que ça doit être
26:18fait en 5 ans
26:19c'est fait en 5 ans
26:20c'est fait en 5 ans
26:21mais avec des règles
26:23on a travaillé des jours
26:25qui devaient être fériés
26:26avec un général
26:27à la tête du projet
26:28et des lois d'exception
26:29pour pouvoir avancer
26:30des lois d'exception
26:31et ça a marché
26:32on l'a très bien fait
26:33ça a marché en temps et en heure
26:34mais il a fallu
26:35pour ça
26:36mettre de côté
26:37tout le dispositif
26:39réglementaire et législatif
26:40et tout le monde se fait
26:41et tout le monde se fait
26:42tout le monde est très content
26:44de cette réussite
26:45allez des lois d'exception
26:46pour tout le monde
26:46merci à tous les trois
26:48Marie-Lyne Villard-Débault
26:49présidente qu'on a tous
26:50Doris Gamienko
26:51Jean-Marc Vittori
26:52éditorialiste aux échos
26:53et Laurent Wronski
26:54directeur général d'Hervor
26:55et secrétaire général
26:57de Croissance Plus
26:58pour cette émission
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