- il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00C'est donc une semaine sous haute tension pour le gouvernement qui s'annonce de nouveaux blocages lycéens annoncés dès
00:05demain, une grève généralisée jeudi et un nouvel appel à manifester samedi prochain.
00:11Quelle réponse de la part du gouvernement ? Comment mettre fin à la colère ? On va en parler avec
00:15nos invités ce soir.
00:16On est avec Alma Dufour, députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Bonsoir.
00:21De Seine-Maritime.
00:22Ah de Seine-Maritime, pardonnez-moi.
00:24Non, non, mais en plus c'est moi qui ai...
00:27C'était bien écrit sur ma fiche, pardonnez-moi.
00:30Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint des Républicains, soutien de Bruno Rotaillot. Bonsoir, bienvenue.
00:36Emma Raffovitch, vous êtes députée européenne et porte-parole du PS. Bonsoir.
00:40On est également avec Jérémy Patrier-Lettus, vous êtes députée horizon du Calvados. Bonsoir, bienvenue à vos côtés.
00:48Alexandre Nicolich, députée européenne, porte-parole du RN. Bonsoir et bienvenue.
00:52Nous accompagne toute la soirée Nicolas Domenac.
00:57Une question quand même sur le mouvement qui se poursuit, qui, on l'a vu, continuera encore dans les prochains
01:05jours.
01:05C'est une semaine importante qui s'annonce.
01:09On n'en voit plus tellement le bout, Alma Dufour. C'est parti pour durer ?
01:12J'ai envie de vous dire, ça durera tant que le président de la République n'aura pas mis sur
01:17la table quelque chose vraiment de nature à satisfaire.
01:19Les revendications à la fois du mouvement lycéen, mais aussi les revendications qui s'expriment depuis le 17 octobre,
01:25qui sont à la base orientées sur la question de l'inflation, du pouvoir d'achat et d'une crise
01:29économique dont on ne voit pas le bout non plus.
01:31C'est-à-dire qu'à l'heure où on parle, on est en récession, les faillites explosent, les gens
01:36ne s'en sortent plus.
01:37L'essence, vraiment, ça devient... Enfin, ça, ça fait depuis un an qu'on laisse l'inflation sur l'essence
01:41ruiner le pouvoir d'achat des gens qui étaient déjà pas flambants, franchement.
01:45Et donc, en fait, à un moment, il n'y a pas de raison que ça s'arrête si les
01:48conditions matérielles des Françaises et des Français ne sont pas...
01:51Sauf que si on reprend là, point par point, sur la question du carburant, le gouvernement a puisé dans les
01:56réserves stratégiques pour baisser un peu le prix des carburants.
01:59Pour le SMIC, il y aura peut-être un coup de pouce, visiblement, je dis.
02:03Il y a eu des réponses politiques, et on les a citées, les 4 milliards pour la rénovation du bâti,
02:07les 15 000 espaces supplémentaires en BTS-IUT.
02:10Cette réponse-là, elle n'est pas suffisante ?
02:11Elle est insuffisante. Alors, sur le carburant, c'est lunaire.
02:14Je veux dire, qui pioche à la demande de Trump, d'ailleurs, dans les stocks stratégiques, pour réduire temporairement de
02:19quelques centimes le prix,
02:20alors que la crise au Moyen-Orient n'est pas finie.
02:23Il avait deux solutions. C'était bloquer les marges, ou réduire les taxes, ou faire les deux pour atteindre un
02:27prix cible.
02:28Il ne l'a toujours pas fait. Je veux dire, en Espagne, ils ont réduit la TVA.
02:31En Chéqui, ils ont bloqué les prix. En Corée du Sud, ils ont bloqué les prix.
02:35Enfin, je veux dire, dans plein de pays du monde, ils ont pris des mesures, parce que ce prix-là
02:38nous envoie en récession.
02:39Ce qu'ils font là, c'est insuffisant. Sur les lycéens, sur les places d'université, c'est un bon
02:44début, mais c'est complètement insuffisant.
02:45Je veux dire, là, il remet des places d'université. L'année dernière, il en a détruit 10 000.
02:50Parcours sub, c'est pour ça qu'ils sont obligés de trier les élèves.
02:52Donc, évidemment, c'est des propositions qui restent faiblardes, et c'est pour ça que la mobilisation ne va pas
02:58s'arrêter.
02:58Il faut aller encore plus loin. Est-ce que le gouvernement peut apporter plus de réponses ?
03:04Non, mais il faut arrêter de raconter des histoires aux Français.
03:07On a une Assemblée nationale paralysée. D'ailleurs, LFI et le Rassemblement national contribuent aussi à cette paralysie.
03:12On voit les dépenses budgétaires qui ont été votées dans le cadre des discussions.
03:15Je crois qu'on en est à 40 milliards d'euros.
03:17Vous passez les budgets que vous voulez.
03:19Depuis 9h30, c'est soit par une majorité, soit par 49h30.
03:23Vous pouvez arrêter de rejeter la responsabilité sur d'autres de votre bilan ?
03:26Je vais terminer. On ne peut faire que du bricolage et mettre des russines d'ici l'élection présidentielle.
03:31Le vrai sujet, et c'est aussi un débat, j'espère, qu'on pourra voir ici,
03:34c'est comment cette élection présidentielle permettra d'apporter des réponses.
03:38Oui, la jeunesse, elle souffre. Oui, nos politiques publiques sacrifient la jeunesse.
03:41Moi, j'ai travaillé sur la natalité à l'Assemblée pendant 6 mois.
03:43Je peux vous dire qu'on sacrifie bien trop souvent la jeunesse pour d'autres politiques publiques.
03:47Vous voyez, quand on fait des économies, on commence par l'apprentissage, qui est complètement actuel.
03:51Mais donc, pardon, vous nous dites que les manifs, là, dans la rue, elles ne servent à rien.
03:55Non, c'est qu'on peut se raconter des histoires en pensant que le gouvernement,
03:59avec une Assemblée nationale polarisée, conséquence des solutions, qui ne servent à rien,
04:03ne permettra d'apporter que des russines.
04:06La réponse, elle doit être une réponse politique.
04:08L'élection présidentielle arrive dans quelques mois,
04:10et c'est à ce moment-là, projet contre projet, qu'on doit pouvoir expliquer aux Français
04:14ce qu'on va faire pour la jeunesse de ce pays,
04:15et ce qu'on va faire aussi pour répondre à la crise du pouvoir attaché à l'Assemblée.
04:18Monsieur, ne parlez pas de russines quand les gens sont à découvert le 15 du mois
04:20et qu'ils n'ont plus à manger.
04:21En fait, c'est bien sûr que là, les gens sont en colère
04:23parce qu'ils n'ont pas le temps d'attendre avril
04:24pour que vous leur apportiez au moins un minimum de réponses.
04:27Donc, et les prix de l'essence, ça se fait par décret.
04:28Le gouvernement peut le faire avec...
04:30Et vous, Pascal, vous avez dû dire en 49.3 comme d'habitude.
04:32Et baisser la TVA qui coûte entre 12 et 17 milliards d'euros,
04:36et demain, c'est les Français qui paieront la facture,
04:38comme le pose Marine Le Pen.
04:40Alors, Alexandre Nikoïc.
04:42Oui, non mais on peut...
04:44Je raconte n'importe quoi.
04:46Je n'ai même pas parlé, vous dites que je raconte n'importe quoi.
04:48On rappelle que le Rassemblement national,
04:51le Rassemblement national, on le rappelle,
04:53de baisser les taxes sur le carburant.
04:54Bien sûr.
04:55Et le SUE vient de vous expliquer que derrière...
04:57Avec le prix actuel, ça ferait aujourd'hui,
04:59si on baisse de 20 à 5,5 la TVA par exemple,
05:03ça ferait près de 40 centimes d'économie sur un litre.
05:06Donc, ce n'est pas rien.
05:07Effectivement, ça coûte 12 milliards d'euros.
05:09Mais vous savez qu'aujourd'hui,
05:12vous avez déjà une part qui peut être prise aujourd'hui,
05:16de 8 milliards qui sont transférés sur le prix aujourd'hui du coût de distribution,
05:20qui sont transférés vers l'économie, vers les voitures électriques,
05:25vers des financements pour la transition énergétique ou autre.
05:29C'est un choix politique de dire que dans l'urgence,
05:31ça doit être transféré en compensation aujourd'hui de la baisse de TVA.
05:35Donc, ce sont des choix politiques.
05:37Et de la même manière, aujourd'hui,
05:38quand on voit la baisse de la consommation et la baisse de croissance,
05:41qui selon même le gouvernement,
05:43est due à aussi une baisse de la consommation énergétique et donc du carburant,
05:47vous entraînez un manque à gagner.
05:49Et un manque à gagner sur la part qui est fixe, notamment les assises.
05:53Donc, si on parle globalement,
05:54nous, ce qu'on propose en matière de consommation supplémentaire
05:57et des choix qui sont faits sur où on prend l'argent pour compenser,
06:01au final, vous ne perdez pas beaucoup d'argent.
06:03Mais ce qui, en tout cas, a un vrai impact,
06:06c'est les 40 centimes par litre en moins pour les Français.
06:08Et aujourd'hui, c'est une urgence.
06:10Après, si vous voulez qu'on parle globalement
06:12de toutes les dépenses que vous n'avez pas réalisées
06:14et qu'on propose, nous, dans notre contre-budget,
06:16qui ferait 64 milliards dès 2027 d'économie
06:19et à terme, à partir, en 2032, de plus de 140 milliards,
06:23je peux détailler sur tous les sujets tabous
06:25que vous n'avez jamais abordés
06:26et qui nous conduisent dans cette spirale catastrophique.
06:29C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on va atteindre
06:31120% de la dette dans le PIB,
06:33qui est la conséquence d'une politique
06:34que vous avez pu appliquer comme vous le souhaitez depuis 9 ans.
06:36parce que vous avez une majorité entre 2017 et 2022
06:40et ensuite, vous avez passé tous vos budgets par 49,3.
06:43Donc, vous pouvez dire, accusé ou autre,
06:45le bilan économique de ce qu'on vise,
06:47c'est votre responsabilité, vous pouvez au moins l'assumer.
06:49En un mot, pour raconter n'importe quoi,
06:50c'est ce que les populistes font.
06:51On n'a pas les 12 milliards d'euros aujourd'hui
06:52pour financer votre réforme de la baisse du carburant.
06:55Ce qui permettra, et je termine juste là,
06:56parce qu'on n'aura pas le temps d'avoir un long débat,
07:00ce qui permettra de répondre
07:01à la crise du pouvoir d'achat des Français,
07:03ce n'est pas le programme démagogique de Marine Le Pen,
07:05c'est une vraie politique économique de droite, effectivement.
07:07C'est la relance de la compétitivité économique de la France.
07:09Donc, on continue comme depuis.
07:11Et marre à Covid, ce qu'on a pas trop admis, je n'ai pas entendu.
07:14Moi, ce que je trouve fou, quand même,
07:16excusez-moi, ce que je trouve fou avec les soutiens d'Emmanuel Macron,
07:19c'est que finalement, c'est jamais de votre faute.
07:22La responsabilité, elle est toujours ailleurs, toujours.
07:25Et aujourd'hui, vous appelez d'une certaine manière
07:28à la responsabilité de tout le monde,
07:30mais vous, vous bougez sur rien.
07:32Vous bougez sur rien.
07:32Aujourd'hui, on a quand même un tiers,
07:35un tiers des Françaises et des Français
07:37qui ne mangent pas à leur faim
07:38ou qui se privent de soins médicaux.
07:40Ça, c'est la réalité.
07:41On a des gamins qui arrivent le ventre vide à l'école,
07:45au collège ou au lycée.
07:46Et quand ils arrivent, en plus de ça, c'est délabré.
07:49Et finalement, on nous propose des petites rustines,
07:52un projet de loi de finances et donc un budget
07:54qui, évidemment, n'est pas à la hauteur de ces enjeux.
07:57Et on viendrait dire,
07:58ah non mais, circuler, il n'y a rien à voir.
08:00Il n'y a rien à voir.
08:01Et finalement, c'est la faute des oppositions.
08:04Moi, j'ai envie de le dire,
08:05il y a une urgence qu'il faut traiter rapidement.
08:07À la fois, c'est la question, évidemment, de l'éducation,
08:09mais c'est aussi la question des salaires.
08:12Et quand on voit qu'en 10 ans,
08:14on a eu 10 ministres,
08:1510 ministres,
08:16et je vous mets au défi de pouvoir tous les citer,
08:18de l'éducation nationale,
08:19est-ce que c'est sérieux ?
08:20Qu'en 10 ans, les salaires n'ont pas augmenté à la bonne vitesse.
08:22Il y a certes des urgences.
08:24Est-ce que c'est sérieux ?
08:24Mais est-ce qu'on peut les régler dans les 6 prochains mois,
08:27dans le contexte budgétaire qu'on connaît,
08:28avec une élection présidentielle qui arrive dans les 6 mois ?
08:31Oui, effectivement, l'élection présidentielle,
08:32elle va être fondamentale.
08:33On va chacun pouvoir présenter nos propositions.
08:36Mais en attendant,
08:37parce que la question que vous posiez,
08:39c'était la réponse à la crise qu'on est en train de vivre.
08:41Parce qu'on le voit, il y a une inquiétude,
08:43il y a de la détresse.
08:44Si réellement, on veut que ça s'arrête,
08:46si on veut que la mobilisation sociale trouve des réponses,
08:51il faut des réponses politiques.
08:52Et oui, des réponses d'urgence.
08:54Augmenter les salaires.
08:55Nous, on propose l'augmentation du SMIC.
08:57De combien ?
08:58Vous vous proposez de combien ?
08:59On veut 1 700 euros par mois,
09:00c'est dans notre proposition et dans notre projet.
09:02Combien ?
09:021 700 euros net.
09:04Net ?
09:04Donc comme la France Insoumise ?
09:06Écoutez, on a sans doute des convergences de la politique.
09:09On a l'inventé à 20 ans,
09:11d'ailleurs, le MRA ne voulait pas.
09:12C'est le même programme.
09:13Attendez, excusez-moi,
09:14mais on ne va pas faire de la politique politicienne à deux balles.
09:17Non, mais je réagis au richiennement
09:20qui n'était pas les vôtres,
09:21mais celui de mon voisin.
09:23Je pense qu'il faut qu'on arrive à se dire quelque chose.
09:27Aujourd'hui, les Françaises et les Français,
09:29ils se serrent la ceinture
09:30et ils ont un président de la République
09:31qui ne leur répond pas,
09:33qui répond à côté, comme toujours.
09:35Et oui, dans la France à Macron,
09:37aujourd'hui, on ne comprend pas, finalement,
09:39à quoi sert la parole politique.
09:41Donc, si on veut réellement du progrès et des projets majeurs,
09:45il faut une conférence salariale,
09:46il faut des chèques énergie d'urgence,
09:48il faut un grand plan de rénovation de nos lycées et de nos collèges.
09:51Il faut respecter les gens.
09:53Est-ce qu'il est encore possible,
09:54pour les manifestants,
09:56d'obtenir des choses dans la rue,
09:57dans les six prochains mois qui arrivent ?
09:59Ça dépend auxquelles sont les demandes.
10:00La réalité, c'est qu'il n'y a pas de marge de manœuvre.
10:02Aujourd'hui, il n'y a pas de marge de manœuvre,
10:03ni financière,
10:04parce que l'État est un pays,
10:05la France est dans un État de ruine,
10:08et c'est la conséquence des dix années de macronisme
10:10qui a fait que la France est un pays malade
10:13et dans une Europe qui ne va pas bien,
10:15mais qui est le pays le plus malade de l'Union européenne aujourd'hui.
10:19Et en plus, il y a un problème de majorité politique,
10:22et c'est vrai qu'il n'y a pas la place à l'Assemblée nationale
10:25pour réussir à avoir un consensus sur telle ou telle solution.
10:29Donc, à partir du moment où il n'y a pas d'argent dans les caisses,
10:31où la seule décision qui serait habituelle,
10:34parce qu'Emmanuel Macron, en fait, depuis 2017,
10:37a la seule réponse aux crises,
10:39c'est d'ouvrir le chéquier.
10:40Quand les Gilets jaunes ont saccagé l'Arc de Triomphe
10:42et les Champs-Elysées,
10:44sa seule réponse a été de lâcher le chéquier.
10:46Et pour autant, on l'accuse de ne donner que des miettes.
10:50Ah bah pardon, mais...
10:50C'est ce que disent encore les manifestants.
10:53Regardez aujourd'hui le déficit de notre pays,
10:55on est à 150 milliards d'euros de déficit par an,
10:58aucune réforme structurelle n'a été engagée pour le réduire.
11:01Et donc, on sait très bien que d'ici à l'élection présidentielle,
11:05pardon, mais il n'y aura rien.
11:05Et il y a aussi, je suis désolé de le dire,
11:08un enjeu pour certains partis, en particulier la France Insoumise,
11:11de continuer à avoir des personnes mobilisées dans la rue,
11:14en particulier les jeunes.
11:15Ah c'est vrai, c'est nous qui mettons les gens dans la rue.
11:17Parce que, bah oui, vous prenez l'ensemble des leaders lycéens
11:19qui viennent sur les plateaux,
11:20ils sont tous plus ou moins affiliés à la France Insoumise.
11:22C'est dingue, vous ne vous dites pas qu'il y a un problème ?
11:24Vous ne vous dites pas qu'il y a un problème ?
11:25Mais il y a évidemment un problème.
11:26Moi, là, je réponds à la question.
11:27Les gens vivent mal.
11:28Les gens se nourrissent pas bien.
11:30Je suis le seul ici, pardon madame,
11:32qui émère le plus quotidien des problèmes des Françaises et des Français.
11:36Donc je ne suis pas réellement au courant.
11:37Mais vous avez pas la question confuse, monsieur ?
11:39Non, je ne dis pas ça, je vous dis juste
11:40que vous ne pouvez pas me faire un procès
11:43de ne pas connaître la réalité,
11:44parce que je la vis au quotidien, d'accord ?
11:45Vous vous dites que les problèmes, c'est les manifestations,
11:47mais ça, pourquoi les gens manifestent ?
11:48Je vous dis juste que les manifestations,
11:50il y a un intérêt politique de la part en particulier de la France Insoumise
11:53à avoir un continuum de manifestations
11:56pour antagoniser le débat,
11:58faire en sorte que le pays soit tendu,
12:00mais ce n'est pas une critique, c'est un constat.
12:02Non, mais c'est faux, en fait.
12:03Parce que c'est Jean-Luc Mélenchon qui a lui-même dit
12:05qu'il veut créer le chaos, c'est sa stratégie politique.
12:07Il l'a dit, il l'a annoncé.
12:08Il l'a annoncé quand, il l'a dit n'importe quoi.
12:10C'est sa stratégie politique, c'est le petit livre rouge.
12:11C'est le petit livre rouge de Jean-Luc Mélenchon.
12:14Abattre la citadelle, ça va, mais vous menez.
12:17Les mots ont quand même un sens.
12:21Justement, les chiffres aussi.
12:22Moi, je n'accepte pas que vous disiez
12:24qu'il n'y a pas de marge de manœuvre budgétaire.
12:27À un moment donné, ça suffit.
12:28Là, vous parliez des 12 milliards d'euros de TVA.
12:30Effectivement, nous, on est plutôt pour bloquer les marges.
12:32Mais ça, vous ne voulez pas le faire.
12:33De toute manière, c'est les profits de Total.
12:34Vous ne voulez pas y toucher pire que ça.
12:35Vous avez baissé l'impôt sur les surprofits des multinationales.
12:38C'était 6 milliards d'euros
12:40qu'on avait récoltés l'année dernière
12:42parce qu'on avait convaincu,
12:44mais vraiment à la force du poignet
12:46de faire un minimum du minimum de justice fiscale
12:48à ces gens-là.
12:50LR, Horizon, Macronis, tous les mêmes.
12:52Vous savez que la France est déjà le pays le plus taxé du monde.
12:55Vous voulez rajouter de la taxe au pays le plus taxé du monde.
12:57Vous savez qu'on a, ils ont fait 2 milliards de bénéfices total en 1 semaine.
13:01Mais vous savez que le Total ne va jamais payer
13:02autant d'un coût.
13:03Ils ont multiplié cette question.
13:05Vous voyez, quand on s'en prend aux intérêts de Total.
13:07Non, pas du tout.
13:07Vous dites des mensonges.
13:08Les raffineurs Total en France
13:11ont multiplié leurs marges par 4.
13:13Et ils paieront des impôts comme j'avais avant cette année.
13:15C'était facile de le prouver.
13:16Pourtant, le président a menti.
13:17Ce que je veux dire, c'est que des marges de manœuvre budgétaire,
13:19il y en a.
13:20Et vous, vous avez soutenu quelque chose
13:22qui est quand même absolument incroyable.
13:23C'est vrai que c'est absolument lunaire
13:26qu'on arrive à cette situation
13:26où Emmanuel Macron est en effet un président
13:28qui a fait beaucoup, beaucoup de dettes,
13:30qui a augmenté la dette de plus de 1 000 milliards.
13:32Et pour autant, pas un Français
13:34de la classe moyenne et de la classe populaire
13:36ne s'est enrichi.
13:37Vous dites qu'on n'a pas fait des coupes structurelles ?
13:39Attendez, l'année dernière,
13:40vous avez fermé 5 000 classes.
13:42Moi, je n'ai rien fermé du tout.
13:43Vous avez voté.
13:44Vos gouvernements votent les classes.
13:46Vous avez voté.
13:47Attendez.
13:47Non, mais très rapidement sur la question budgétaire.
13:49Mais attendez, attendez.
13:50Ils ferment des classes.
13:51Ils détruisent des postes de juge.
13:53Et après, ils voient une crise qui arrive
13:54parce que vous avez coupé dans tous les services.
13:55La réponse de Jérémy Patry, elle est ici.
13:57Après, vous promettez de l'argent public
13:58que vous avez supprimé 10 000 places.
14:02Ils ont supprimé 10 000 places de fac ?
14:04Pourquoi les gens se mobilisent ?
14:05Il faut beaucoup plus sélectionner aujourd'hui dans les universités.
14:08Est-ce que tout ce qui a été fait a été bien fait ?
14:10La réponse est non.
14:11Est-ce que le pays va bien ?
14:12La réponse est non.
14:13Mais est-ce que rien n'a été fait ?
14:14Pardon.
14:15Arrêtez d'être complètement démagogique.
14:16On a bloqué, alors qu'il y a une baisse démographique
14:18sans précédent du nombre d'élèves
14:21dans l'enseignement d'éducation nationale.
14:24Un million d'élèves en moins en 10 ans.
14:26Et l'année dernière, on n'a pas supprimé
14:28les postes d'enseignants qu'on aurait pu supprimer
14:30si on avait eu une logique comptable.
14:31Parce qu'on a essayé de préserver les écoles.
14:33On les voit fermées dans nos circonscriptions.
14:35Je ne vais pas vous faire le bilan ici.
14:36Quand Édouard Philippe était Premier ministre,
14:37on a dédoublé les classes en CPC1.
14:39Ça, c'est une mesure de justice sociale
14:40que la gauche aurait dû soutenir.
14:43Vous parliez, Mme Raffovitz,
14:45d'élèves qui venaient à l'école, le ventre vide.
14:47Il y a des petits-déjeuners gratuits qui existent.
14:49Je suis député d'un territoire rural.
14:51Aujourd'hui, j'ai des élèves dans ma circonscription
14:52qui bénéficient de petits-déjeuners gratuits.
14:54Tout n'a pas bien été fait.
14:55Il faut répondre aux urgences
14:57qui, aujourd'hui, préoccupent la jeunesse.
14:59Les manifestations, aujourd'hui, je le redis ici,
15:01elles sont légitimes.
15:01Les jeunes s'inquiètes.
15:02Il faut des réponses politiques.
15:04Mais pas de caricatures, pas de postures.
15:06Un vrai débat politique avec des réponses politiques.
15:10Tout à l'heure, quand vous en avez parlé,
15:12moi, je n'ai pas ricané.
15:13Parce qu'évidemment, c'est un vrai sujet,
15:14aujourd'hui, la souffrance de nos compatriotes.
15:16Quand vous avez 40% des actifs
15:18qui disent, aujourd'hui,
15:19qu'ils gagnent moins que ce qu'ils dépensent.
15:21Donc, vous imaginez la crise
15:22qu'on est en train de vivre.
15:23Mais après, le sujet, c'est
15:25comment on fait, aujourd'hui,
15:26pour augmenter les salaires
15:27et diminuer les dépenses contraintes.
15:29On l'a évoqué tout à l'heure
15:30sur le prix du carburant.
15:31On peut parler du prix de l'électricité
15:33qui a augmenté de 111% depuis 25 ans.
15:36C'est une des conséquences
15:37de choix énergétiques, par exemple,
15:38en ayant soutenu l'éolien et le photovoltaïque
15:40par rapport au nucléaire.
15:42C'est surtout le marché européen de l'électricité.
15:44Je ne vous ai pas interrompu, Mme Dufour, je vous assure.
15:45Non, vous savez, j'essaie juste de vous aider à poser votre propos.
15:47Il y a le marché européen de l'énergie
15:48qui fixe un prix aujourd'hui
15:49qui ne correspond pas au prix français.
15:51Mais le coût de production français
15:52a grandement augmenté
15:53à cause, justement, de choix énergétiques.
15:55Si, si, je vous assure.
15:56On pourra faire une bataille de chiffres,
15:58mais je vous assure.
15:59Ensuite, vous avez les salaires.
16:01Le problème de dire, aujourd'hui,
16:02on va fixer un montant du SMIC
16:05réhaussé à 1 700 euros.
16:06Vous savez, aujourd'hui, le SMIC,
16:07il est à combien, Mme Waphobit ?
16:08Non, mais attendez.
16:09Mme Waphobit, c'est que...
16:10Non, mais parce que je vais vous dire
16:10combien ça coûte pour une entreprise.
16:11Vous voulez pas augmenter les salaires ?
16:13Si, mais justement...
16:13C'est ça la réalité de vos maths, aujourd'hui.
16:15Si, on veut augmenter les salaires.
16:16Mais aujourd'hui, quand vous avez,
16:17sur les 12 derniers mois,
16:18parce qu'il faut avoir la conscience
16:20de ce qu'impliquent vos politiques.
16:22Aujourd'hui, sur les 12 derniers mois,
16:23vous avez 70 000 entreprises
16:24qui ont fermé.
16:25C'est plus qu'à la crise de 2008.
16:27Et quand vous avez des entreprises
16:28qui ferment,
16:29évidemment, c'est des gens
16:30qui ne peuvent pas avoir,
16:32quand vous avez des entreprises
16:33en difficulté, de meilleurs salaires.
16:34Et quand vous n'arrivez pas
16:36à dégager le chiffre d'affaires,
16:37vous ne pouvez pas payer les gens.
16:37Donc, la position du RN sur le SMIC,
16:38c'est quoi, alors ?
16:39Nous, nous ne sommes pas pour...
16:40Il ne va pas augmenter.
16:41Nous sommes pour augmenter
16:42jusqu'à trois fois le SMIC,
16:43pas que les gens au SMIC,
16:45jusqu'à tous ceux qui touchent
16:46jusqu'à trois fois le SMIC,
16:47augmenter de 10% les salaires,
16:49permettre aux entreprises
16:49d'augmenter de 10% les salaires
16:51sans cotisation patronale
16:52et salariale.
16:53Parce qu'on ne veut pas
16:54que ça fasse augmenter
16:55le coût du brut considérablement.
16:57Aujourd'hui, ce que vous proposez,
16:59parce que, enfin,
16:59vous ne m'avez pas répondu,
17:00mais le SMIC, il est à 1478 euros.
17:02Donc, si vous augmentez à 1700,
17:04c'est 222.
17:05Et vous rajoutez en plus
17:07de 289 euros pour les entreprises.
17:10On a aujourd'hui 10 millions de Français.
17:11On va vous laisser discuter
17:12entre socialistes.
17:12Pourquoi vous dites ça,
17:14M. Pasteur ?
17:15Mais si vous voulez...
17:17Attendez, attendez.
17:18On a quand même, aujourd'hui...
17:20Non, mais non, mais non,
17:21c'est pas de la réponse.
17:22Aujourd'hui, quand on a
17:2310 millions de Français,
17:2410 millions de Français
17:26qui vivent aujourd'hui
17:27avec moins de 1350 euros
17:29par mois, par mois.
17:31C'est ça, la réalité des salaires.
17:32Oui, mais Mme, en fait,
17:33ils en sont d'accord sur le constat.
17:34Et le SMIC, aujourd'hui,
17:34effectivement,
17:35il faut le conseiller.
17:35Mme, en fait,
17:35on est d'accord sur le constat.
17:36Et vos solutions
17:37de rapprocher le brut et le net
17:39de manière un peu comme ça,
17:41comme d'une pensée magique,
17:42il ne faut pas l'oublier.
17:43La différence entre le brut et le net,
17:44c'est le salaire différé.
17:46C'est ce qui, aujourd'hui,
17:47finance la protection sociale.
17:48Les retraites, notamment.
17:49Je suis d'accord.
17:49Quand vous voulez réduire ça,
17:51la réalité, c'est que l'argent
17:52que vous donnez aux Français ici,
17:54vous le reprenez ailleurs.
17:55Mais madame...
17:55Et c'est des services publics
17:56qui se dégradent.
17:57Oui, mais madame, justement,
17:58mais si on compare, par exemple,
18:00tout à l'heure,
18:00à juste le titre de Mme Dufault,
18:01vous avez parlé de l'Espagne
18:02qui avait baissé la TVA, par exemple.
18:04C'est intéressant.
18:05C'est un pays qui est dirigé
18:06par la gauche, l'Espagne.
18:07On peut peut-être comparer.
18:08Je vais aussi parler de d'autres pays
18:09qui avaient bloqué les prix,
18:09mais c'est pour dire qu'il y a des gens
18:11avec un âge largement augmenté
18:14en Espagne.
18:15Ce taux de prélèvement obligatoire,
18:17aujourd'hui,
18:17qui est le plus élevé
18:18des pays de l'OCDE,
18:19et notamment sur les entreprises,
18:21ce qui fait que nos entreprises
18:22ont du mal à s'en sortir,
18:23eh bien, si on le compare
18:24à d'autres pays,
18:25et par exemple,
18:25par rapport à l'Espagne,
18:27si on ramène le taux
18:28de prélèvement obligatoire
18:28dans le PIB, aujourd'hui,
18:29à notre PIB,
18:30par rapport à l'Espagne,
18:30c'est 237 milliards en moins
18:32de prélèvement obligatoire
18:35que l'Espagne peut prélever
18:37si on ramène le PIB
18:39identique à la France.
18:40Vous comprenez ce que je veux dire ?
18:41Et donc, ça veut dire
18:42que c'est parce qu'ils ont
18:42moins de dépenses publiques
18:43qu'aujourd'hui,
18:44ils arrivent à mieux s'en sortir.
18:45Et c'est le cas de beaucoup de pays.
18:46Donc aujourd'hui,
18:47ce que nous, on peut préconiser
18:48en diminuant les dépenses...
18:49C'est pas qu'ils ont augmenté les salaires
18:49en 10 ans, 67% en 10 ans.
18:51On ne choisit pas
18:51d'augmenter les salaires.
18:52On peut permettre
18:53à des entreprises comme nous,
18:54on le fait,
18:55d'augmenter les salaires
19:00Ils ont augmenté le SMIC,
19:01ils n'ont pas baissé les cotisations.
19:02Mais ensuite, le sujet,
19:03et je finis juste là-dessus,
19:04le sujet, c'est comment on fait
19:05pour que nos entreprises
19:07payent une énergie moins chère,
19:08notamment l'électricité,
19:09je viens de l'évoquer.
19:10Comment on fait pour s'adapter
19:11aux enjeux de demain ?
19:12Pourquoi les Allemands
19:13ont 140% de plus de robots,
19:15c'est-à-dire deux fois plus de robots
19:16par unité industrielle ?
19:17Même la Slovénie,
19:18on a 62% de plus.
19:20Pourquoi on est tiers-mondisé comme ça ?
19:21Pourquoi on n'a pas fait
19:22d'investissement sur le prix
19:23de l'électricité ?
19:23On fait en sorte que nos entreprises
19:25s'en sortent mieux.
19:26C'est ça qui va être l'enjeu
19:27pour recréer de la richesse
19:28parce que,
19:29et c'est ma dernière phrase,
19:30le vrai sujet,
19:31c'est qu'aujourd'hui,
19:31on a un PIB par habitant
19:33qui est inférieur à la zone euro.
19:34On a une économie
19:36qui est en passe
19:36de devenir une économie
19:37d'un pays en voie de développement.
19:38Et avec un pays en voie de développement,
19:40vous ne pouvez pas donner
19:41des meilleurs salaires.
19:42Vous pouvez toujours dire
19:43on va annoncer un SMIC.
19:44Pour revenir à votre proposition
19:46sur le SMIC commune
19:49chez LFI et le Parti Socialiste,
19:52on passerait dans le monde.
19:53Je ne veux pas uniquement parler du SMIC.
19:541 477 euros net par mois,
19:56c'est le SMIC actuel.
19:58Vous souhaitez,
19:59chez LFI et au Parti Socialiste,
20:02l'augmenter à 1 700 euros net mensuel.
20:04On fait mal à l'emploi, non ?
20:06Moi, je crois qu'aujourd'hui,
20:07attendez, sur la question...
20:08Le Fond du Fond,
20:11juste rapidement,
20:11sur la question...
20:12Ça fait des années qu'on le porte,
20:12c'est pas le cas de votre candidat.
20:14Si, si, c'est dans le projet
20:15du Parti Socialiste,
20:16voter par nos militants,
20:17nous, on fait voter nos projets
20:18à nos militants.
20:19Je ne sais pas si Glucksmann...
20:20Attendez, attendez,
20:21allons sur le fond du sujet.
20:22On va faire de la polémique, s'il vous plaît.
20:24Sur la question des salaires,
20:25parce que je pense que
20:26ça intéresse les Français,
20:27c'est leur vie de tous les jours.
20:28Il y a effectivement
20:29la question du salaire minimum,
20:30mais il y a aussi les salaires
20:31de manière générale
20:32pour l'ensemble des Français,
20:34et notamment celles et ceux
20:35qui vivent sous le revenu médian,
20:37si je crois que ça nous intéresse.
20:38Nous, ce qu'on propose,
20:39c'est notamment l'indexation
20:41des salaires sur l'inflation.
20:42C'est aujourd'hui une proposition
20:44qui, moi, me semble forte,
20:46juste que notamment
20:46au revenu médian.
20:47C'est une possibilité
20:48qui a été présente
20:50notamment jusque dans les années 80
20:51en France,
20:52donc ce n'est pas du tout
20:52quelque chose
20:53qui est complètement,
20:54comment dire,
20:55dans un autre monde.
20:55Mais ce salaire anti-inflation,
20:57ce qu'on peut appeler
20:57l'échelle mobile des salaires,
20:59moi, je crois que c'est
20:59quelque chose de fort
21:00qu'on a pu porter,
21:01notamment dans notre projet,
21:02qui sera dans le cadre
21:03de la campagne.
21:04Les Français,
21:04ils ont besoin de savoir
21:05très concrètement
21:06ce qui va se passer.
21:07Et oui, les entreprises,
21:07il faut évidemment
21:08les accompagner,
21:09notamment d'ailleurs
21:10les plus petites d'entre elles.
21:12Sauf que les patrons
21:13de ces entreprises,
21:13justement,
21:15sont comptes.
21:15Et je vous donne
21:16un chiffre par don.
21:17Il faut diminuer
21:19la pression de ces entreprises.
21:20En fait, comme les macronistes,
21:21croyez au ruissellement.
21:23Je crois que plus
21:24on aura d'entreprises
21:25qui s'en sortiront mieux,
21:26plus elles pourront
21:27donner des meilleurs salaires.
21:28Je vous donne
21:28un chiffre.
21:29Et si vous le permettez,
21:30Jean-Pierre Farandou,
21:31ministre du Travail,
21:32il dit que si on augmente
21:33le SMIC à 1 700 euros net
21:35mensuel,
21:35c'est 250 000
21:37en croix détruits.
21:39Alors, est-ce que...
21:40Moi, j'ai pas compris
21:41la parole sur la question.
21:42Oui, mais sauf que
21:43c'était ma proposition
21:44de l'indexation des salaires
21:45sur l'orientation.
21:46J'aimerais bien...
21:46Vous n'êtes pas la seule
21:47à vous donner des questions.
21:49J'aimerais bien juste
21:50vous donner des arguments
21:51parce que ça,
21:52on les a entendus tellement.
21:53Que le ministre du Travail
21:56déplore une potentielle
21:57destruction d'emplois
21:58en France
21:58par l'augmentation des salaires
21:59alors qu'on bat
22:00le record de faillite,
22:01le record historique
22:02de faillite depuis 5 ans.
22:03On n'a jamais perdu
22:04autant d'emplois.
22:05Donc la question,
22:06est-ce que je disais
22:06pourquoi l'Espagne
22:07s'en sort bien ?
22:07Pourquoi ils sont en croissance ?
22:08C'est parce qu'ils ont fait
22:09le choix d'augmenter
22:11les salaires.
22:11Le SMIC, 67%
22:14en 10 ans.
22:15Et qu'est-ce que ça donne
22:16d'augmenter le salaire des gens ?
22:18Ça donne du pouvoir d'achat.
22:19Qu'est-ce que ça donne
22:20du pouvoir d'achat ?
22:21Ça donne de la consommation
22:22dans des entreprises locales.
22:23Ça donne du coup
22:24de la création d'emplois à terme.
22:26Ensuite,
22:26c'est les cotisations.
22:27qui travaillent plus longtemps
22:28et que l'âge de la prête
22:29a été augmenté.
22:30La question que tout le monde pose
22:31c'est la question des cotisations.
22:32La réponse du RN
22:33c'est donc
22:34baisser brut cotisation
22:35moins 10%
22:36ou ça veut dire
22:36budget de la sécurité sociale
22:37moins 10%.
22:38Ça ne convient pas
22:39votre voisin Pierre-Henri Dumont
22:40s'il vous plaît.
22:41Est-ce que je peux juste finir
22:43sur comment nous
22:43pour rassurer les TPE
22:44et les PME ?
22:45Parce qu'évidemment
22:45qu'on a en tête
22:46que des TPE
22:47ne peuvent pas passer
22:48d'un coup de 1 500
22:49à 1 700.
22:50En fait,
22:51il faut adapter
22:52le montant des cotisations
22:54à la taille des entreprises,
22:55à leur chiffre d'affaires
22:56et à leur secteur
22:58pour garder la capacité
22:59de financer le modèle social
23:01mais pour en même temps
23:02ne pas faire couler
23:03des entreprises.
23:03Pierre-Henri Dumont
23:04si vous le voulez bien.
23:05Pierre-Henri Dumont.
23:06Des entreprises qui pourraient progresser
23:06ne vont pas le faire
23:07pour ne pas passer
23:08à la tranche d'apprentissage.
23:08Monsieur Nikoïch,
23:09en plus d'être maire
23:11je suis également
23:11chef d'entreprise
23:12d'entreprise que j'ai créée.
23:13Donc je vois exactement
23:14ce que ça veut dire
23:15quand on augmente les charges
23:16et ce que ça coûte.
23:17La réalité,
23:17je vais vous donner un scoop
23:18à toutes et à tous,
23:19c'est que la France
23:19n'est pas un pays administré
23:21où c'est le politique
23:22qui décide du niveau de salaire
23:23et où donc
23:24c'est l'objectif du politique
23:26c'est de permettre
23:26aux entreprises
23:27de pouvoir donner
23:28du salaire,
23:29du pouvoir d'achat
23:30aux salariés.
23:30Le problème aujourd'hui
23:32c'est quoi ?
23:32C'est qu'on a un pouvoir d'achat
23:34qui est trop faible
23:34parce que les salaires
23:35sont trop bas
23:35mais ce n'est pas en augmentant
23:36le SMIC de façon unilatérale
23:37à des niveaux qui en effet
23:39pardon de le dire
23:40Monsieur Farandou a raison
23:41va casser,
23:42détruire des centaines
23:43de milliers d'emplois
23:44et faire en sorte
23:45qu'on va faire
23:46on va se micartiser
23:47des personnes
23:48c'est-à-dire faire arriver
23:48des personnes
23:49qui aujourd'hui sont à SMIC
23:501,1 SMIC
23:521,2 SMIC
23:53vont se retrouver dans une situation
23:54qui vont se retrouver
23:54à ce niveau-là
23:55et donc la seule logique
23:57si on veut augmenter
23:57les salaires
23:58donner plus de pouvoir aux gens
23:59il y en a deux
23:59la première
24:00c'est faire en sorte
24:01qu'en travaillant plus
24:02ils puissent gagner plus
24:03c'est la proposition
24:04de Bruno Retailleau
24:05c'est-à-dire qu'on permet
24:06d'avoir en travaillant
24:0730 minutes
24:08en travaillant 30 minutes
24:10supplémentaires par jour
24:11on peut avoir
24:12je peux essayer d'en placer une
24:14en travaillant 30 minutes
24:15de plus par jour
24:17grâce à la proposition
24:18de Bruno Retailleau
24:19on aura
24:204000 euros
24:21pour un salaire médian
24:22de plus par an
24:22c'est un 13ème
24:23voire un 14ème mois
24:24en travaillant
24:25une demi-heure de plus
24:26par jour
24:26parce qu'on supprime
24:27toutes les charges
24:28au-delà de la 36ème heure
24:29de travail par semaine
24:31le brut égale le net
24:32ça va directement
24:33dans la poche du salarié
24:34grâce à la réforme
24:35qui est présentée
24:36par Bruno Retailleau
24:37ça c'est le pouvoir d'achat direct
24:37et après
24:38il y a la question
24:39des dépenses contraintes
24:40les dépenses contraintes
24:40qui ont augmenté
24:41l'essence
24:42on en a parlé
24:42c'est pour ça que nous
24:43on a proposé
24:43de suspendre
24:44les certificats
24:45d'économie d'énergie
24:47sur l'essence
24:47c'est 17 centimes
24:48d'économie par litre
24:50c'est ce qu'on propose
24:51également
24:512 mois de facture
24:53mais c'est pas une taxe
24:54c'est pas voté au parlement
24:55mais ce n'est pas une taxe
24:55c'est un transfert d'argent
24:56donc c'est pas une taxe
24:58donc c'est totalement indolore
25:00et ensuite
25:00on a un sujet
25:01qui est le problème
25:03du logement
25:03pardon mais aujourd'hui
25:04quand les gens
25:04ne peuvent pas se loger
25:05quand les gens se retrouvent
25:06dans une situation de pénurie
25:07quand les loyers explosent
25:09parce qu'il y a peu
25:10de logements
25:10qui sont
25:11bien sûr
25:12parce que ça marche pas
25:12c'est un truc totalement soviétique
25:13qui met aucun logement
25:15sur le marché
25:15et on verra
25:17je peux vous présenter
25:19des centaines de personnes
25:20qui vivent dans leur maison
25:20dans les villes
25:21où les loyers sont encadrés
25:23qui vivent dans leur voiture
25:23pardon
25:26et donc je peux vous dire
25:27que trouver le logement
25:28ça passe par la suppression
25:29de la ZAN
25:30de la S&U
25:30et on verra
25:31ce que décide le gouvernement
25:32Nicolas Dodec
25:33vous disiez qu'a priori
25:33ce serait un petit coup de pouce
25:35qui sera annoncé
25:36un tout petit coup de pouce
25:37de l'ordre de 20 euros
25:39en plus de la revalorisation
25:40automatique
25:41sur l'inflation
25:42une information
25:43qui vient de nous parvenir
25:45et on voulait quand même
25:46faire le point
25:47avec notre journaliste
25:48sur place
25:48Boris Karlamoff
25:49à Marseille
25:50un sapeur-pompier
25:51a été blessé
25:52par balle aujourd'hui
25:54par un homme
25:54lors d'une intervention
25:56pour un feu de véhicule
25:57au Pen Mirabeau
25:58que pouvez-vous nous dire
26:00sur ce qui s'est passé Boris ?
26:02Alors Julie
26:03avant de nous faire le factuel
26:04c'est une information
26:04BFM TV
26:05l'assaillant
26:06vient d'être interpellé
26:08par les effectifs du RAID
26:09nous sommes ici non loin
26:10de la commune de Pen Mirabeau
26:12à quelques kilomètres
26:13de Marseille
26:13et cet individu a donc
26:14été interpellé par le RAID
26:16il y a quelques minutes
26:17c'est une information
26:19BFM TV
26:19les sapeurs-pompiers
26:20des Bouges-Juron
26:21avaient été appelés
26:23pour une intervention
26:24pour le feu
26:24dans le poids lourd
26:25et de véhicules légers
26:26au Pen Mirabeau
26:27et lorsqu'ils sont arrivés
26:28sur place
26:28et bien
26:28ils ont été attaqués
26:30par arme à feu
26:31donc par un assaillant
26:32qui s'est ensuite
26:34retranché
26:34dans la zone
26:35dans laquelle je me trouve
26:36ce soir
26:37vous le voyez
26:37avec un important dispositif
26:39de pompiers
26:41juste derrière moi
26:42il y a également
26:42les forces de l'ordre
26:44qui quadrillent
26:45ce secteur
26:46et donc
26:47il y a eu un périmètre
26:47de sécurité
26:48ce que l'on sait
26:49c'est que ce sapeur-pompier
26:50il a été blessé
26:52par ce tir
26:52d'arme à feu
26:53à ce stade
26:54on ignore
26:54dans quel état
26:56il se trouve
26:56le préfet
26:58Jacques Vitoski
26:58s'est rendu
26:59sur place
27:00également
27:00la préfète déléguée
27:02à la sécurité
27:02ici dans les Bouges-Juronnes
27:04Corinne Simon
27:04qui sont également
27:05sur place
27:06donc information
27:07BFMTV
27:08l'assaillant
27:09a donc été interpellé
27:11par les agents
27:11du RAID
27:12que j'ai pu croiser
27:12en arrivant ici
27:14mais voilà
27:14sur place
27:14il y a toujours
27:15cet important dispositif
27:17on est en fait
27:18juste devant
27:20un centre commercial
27:21un magasin
27:22plusieurs magasins
27:24on ignore à ce stade
27:25si cet individu
27:26il a été interpellé
27:27à l'intérieur même
27:28de ce magasin
27:29puisqu'on le sait
27:29qu'il s'était retranché
27:31à l'issue
27:32de ces tirs
27:33mais donc voilà
27:34un pompier
27:35qui a été blessé
27:36par un tir d'arme à feu
27:38information BFMTV
27:39l'assaillant lui
27:39a été interpellé
27:40et ce sont
27:41les agents du RAID
27:42qui ont procédé
27:43à son interpellation
27:43on devrait avoir
27:44davantage de précision
27:45dans quelques minutes
27:46avec un point presse
27:47du préfet
27:48de ce département
27:49des Bouges-Juronnes
27:50Jacques Vitoski
27:51mais vous voyez
27:51je vous montre les images
27:53avec beaucoup de forces
27:54de l'ordre derrière moi
27:55on est à la sortie
27:56des peines Mirabeau
27:57le périmètre est entièrement bouclé
27:59et puis énormément
27:59de sapeurs-pompiers
28:00qui sont toujours déployés
28:01autour de ce commerce
28:02Merci beaucoup
28:04Boris Karamoff
28:05en direct de Marseille
28:07le suspect
28:08donc interpellé
28:09par le RAID
28:10c'est une information
28:10BFMTV
28:12Merci beaucoup
28:12à nos débatteurs du soir
28:14je pense que c'est un débat