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  • il y a 32 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:09Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:12Mon invité, premier invité, ça sera l'ancien ministre de l'industrie, Marc Ferracci.
00:16Avec lui, on parlera évidemment de ses lentilles.
00:18Vous avez ses claps de fin pour l'assemblage à Poissy, l'usine emblématique du constructeur automobile.
00:25On parlera aussi de Sébastien Lecorni. Est-ce qu'il a encore la marge de manœuvre pour gouverner
00:30lorsqu'on voit ce qui se passe autour des EFE ou encore du 1er mai ?
00:34Et puis, on parlera bien sûr de la loi de simplification de la vie économique.
00:38On voit l'importance que ça peut avoir sur les entreprises.
00:42Ensuite, j'en recevrai Kevin Machfer. Il est président du groupe hôtelier éponyme.
00:46Faites attention parce que pour les vacances, ça y est, les prix sont déjà bien plus hauts.
00:51Et surtout pour les vacances d'été, certains disent que ça va exploser d'ici 50%.
00:54Parce que tout le monde veut aller en Europe.
00:56C'est difficile d'aller évidemment au Proche ou au Moyen-Orient.
00:59Et puis ensuite, c'est Yves Perrier qui est le président de l'Institut de Financement Durable.
01:03L'ex-patron d'Amundi qui sera mon invité.
01:05Mais tout de suite, Stéphanie Collot.
01:11Il est visiteur. Bonsoir Stéphanie.
01:13Bonsoir Edwige.
01:13Et on vient de l'apprendre. Il y a une trêve de 10 jours
01:15qui vient d'être décrétée entre le Liban et Israël.
01:19Effectivement, un cessez-le-feu de 10 jours entre en vigueur ce soir, 23h, entre le Liban et Israël.
01:26Peu avant cette annonce, Donald Trump s'est entretenu avec le président libanais par téléphone.
01:31Joseph Aoun remercie le président américain pour ses efforts en vue de ce cessez-le-feu.
01:37Sur l'autre front qui oppose les Etats-Unis et l'Iran, ça évolue aussi.
01:40Les deux pays n'ont plus pour ambition première de conclure un accord de paix global.
01:44Selon Reuters, il cherche désormais à s'entendre sur un protocole d'accord
01:49permettant d'empêcher une reprise de la guerre.
01:52Dans l'actualité entreprise, c'est la fin d'une époque.
01:55L'usine Stellantis de Poissy arrête sa production fin 2028.
01:59C'est la dernière usine d'assemblage automobile d'Île-de-France.
02:02Le site historique de Stellantis va devenir un centre de fabrication de pièces
02:06et de déconstruction de véhicules.
02:08100 millions d'euros vont être investis pour transformer le site.
02:111000 postes d'ouvriers seront conservés sur 1500.
02:15Kering dévoile son nouveau plan stratégique.
02:17Luca Demeo entend renforcer la maroquinerie, diversifier les marques
02:21et réduire la dépendance à Gucci.
02:23Le directeur général veut plus que doubler la marge opérationnelle à moyen terme
02:26afin qu'elle atteigne au moins 22% du chiffre d'affaires.
02:30Le groupe annonce par ailleurs une prise de participation minoritaire
02:34au capital de la marque chinoise, Icicle.
02:37L'Allemagne revoit la baisse à croissance selon Reuters.
02:40Le gouvernement table désormais sur une progression de 0,5% du PIB cette année
02:44contre 1% prévu précédemment.
02:46Pour 2027, la prévision a été abaissée à 0,9% contre 1,3% attendu initialement.
02:52Après les institutions américaines, c'est au tour de l'UE de s'inquiéter
02:56de la nouvelle IA d'Anthropic.
02:59Baptisée Mythos, elle est si puissante qu'elle peut infiltrer les systèmes informatiques complexes
03:03pouvant menacer la cybersécurité mondiale et mettre à mal le système bancaire.
03:07Une réunion s'est tenue entre la Commission européenne et les dirigeants d'Anthropic.
03:12Et puis en France, un cartel du bio sanctionné par l'autorité de la concurrence.
03:17Elle inflige une amende de plus de 12,5 millions d'euros à plusieurs acteurs
03:21dont le principal syndicat des distributeurs de produits bio
03:25et des acteurs comme Carrefour et Intermarché.
03:28Ils sont épinglés pour une entente de répartition des marques
03:30qui dure depuis plus de 7 ans.
03:3318h02 sur BFM Business, les marchés.
03:36Audi Business vous accompagne pendant votre rendez-vous
03:38avec l'Audi A5 A20, disponible en hybride rechargeable.
03:46Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:48Bonsoir Antoine.
03:48Bonsoir Stéphanie, bonsoir Antoine.
03:50Et le CAC termine en baisse ce soir ?
03:52Oui, légère baisse.
03:53On a l'impression d'un complet manque de souffle sur la fin de séance.
03:56Depuis 15h30, la tendance n'a pas arrêté de s'effriter.
03:59On était bien orienté pourtant.
04:00Et puis on termine légèrement dans le rouge, moins 0,14%.
04:048262 points sur performance notable de la tech.
04:07C'est peut-être ça qui est le plus important.
04:10On a quand même de fortes eurosports d'AssoSystems
04:12qui gagnent 3% encore à 18,61 euros.
04:15Capgemini plus 2,5 à 108,85 euros.
04:18C'est deux titres qui gagnent 9 et 10% sur une semaine de bourse.
04:22Et on sent vraiment qu'il y a un retour au calme sur le secteur de logiciels
04:27et un retour des investissements.
04:29Ce n'est plus le secteur pestiféré par la disruption de l'IA du tout.
04:33On revient en masse sur ce secteur, aussi bien du côté de la bourse
04:36que du côté des investisseurs institutionnels.
04:38L'autre performance magistrale, c'est quand même Soitec qui gagne encore 11,3%,
04:4385,48 euros.
04:45Le titre qui monte comme une fusée.
04:47Tout le secteur des semi-conducteurs bien orienté a signalé.
04:50Ribère aussi, le fabricant de machines et de technologies de semi-conducteurs,
04:53qui a encore explosé de plus de 20% en séance aujourd'hui.
04:57Là-haut, c'est spectaculaire depuis un mois.
04:59Safran signe la plus forte baisse, moins 3,4% à 298,20 euros.
05:04Le secteur de l'aéronautique et de l'aérien qui étaient mal orientés,
05:07notamment après les prévisions pas très bonnes d'EasyJet.
05:10On a Air France KLM qui a perdu 4% à 9,80 euros.
05:12Puis il y a noté Kering qui n'a pas vraiment convaincu les marchés,
05:16en tout cas pour le moment, à court terme, après l'Investor Day de Florence.
05:20Le titre Kering perd 3% à 246,20 euros.
05:23Moins 0,14 pour le CAC, 8262 points.
05:25Les volumes d'échanges relativement élevés, 4,3 milliards d'euros.
05:28– Merci Antoine, merci Stéphanie.
05:30Rendez-vous avec vous pour votre grand journal de l'écho,
05:33ça sera 19h à 19h30.
05:34Tout de suite, l'ancien ministre de l'Industrie,
05:36Marc Ferracci, député Ensemble pour la République.
05:39A tout de suite.
05:40– BFM Business et la Tribune présente
05:44le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
05:49– Vous êtes bien dans le 18-19.
05:52Mon invité, premier invité, c'est Marc Ferracci.
05:55Il est ancien ministre de l'Industrie.
05:56Il est député Renaissance.
05:58Bonsoir Marc Ferracci.
05:59– Bonsoir Elige.
05:59– Merci d'être avec nous.
06:01Beaucoup de questions à vous poser.
06:02On ne sait pas très bien par lesquelles il faut commencer.
06:04Il y a évidemment la question des carburants.
06:06Vous nous direz un peu, c'est quoi la marge de manœuvre du gouvernement ?
06:08Cette histoire de décret, est-ce que c'est vraiment UBUS ?
06:11Est-ce que c'est au contraire une nécessité ?
06:13Vous nous direz où est-ce que vous vous positionnez ?
06:14Parce qu'on a un petit peu de mal à situer les uns et les autres
06:17dans cette cacophonie.
06:17Mais je voudrais qu'on commence par cette annonce.
06:19tout à l'heure, le Stellantis, qui a donc annoncé la fin d'assemblage
06:23de voitures à Poissy.
06:27Sachant qu'on a justement autre usine emblématique à fermer
06:31maintenant il y a quand même une dizaine d'années.
06:33On peut dire qu'en tout le cas dans l'Île-de-France,
06:35il n'y a plus aucune construction de voitures,
06:38production de voitures,
06:40ce qui est quand même assez incroyable quand on y pense, non ?
06:43C'est vrai que l'assemblage de voitures,
06:44c'était l'activité historique du site de Poissy.
06:46C'est pour ça que c'est forcément un choc pour les salariés,
06:50pour tout l'écosystème.
06:52Pour l'industrie française, j'ai envie de dire.
06:53Pour l'industrie française.
06:55Maintenant, dire que l'industrie automobile,
06:57elle évolue, elle se réinvente aussi.
06:59Il y a 1000 salariés qui vont rester sur le site
07:01et qui vont faire des choses différentes.
07:03Ils vont faire des choses différentes
07:04parce que les besoins du marché évoluent.
07:06Les voitures roulent plus longtemps,
07:07donc on a des besoins de pièces.
07:09C'est ce que va faire le site de Poissy désormais.
07:11Produire des pièces détachées.
07:13Ça va également consister à recycler des véhicules
07:16et faire en sorte qu'on soit dans cette logique
07:19d'économie circulaire dont on a tous besoin.
07:22Donc, ça n'est pas une bonne nouvelle.
07:24Il faut évidemment être lucide là-dessus.
07:26Mais ça n'est pas la fin d'un site.
07:28Moi, je note quand même que dans d'autres pays,
07:30des sites fermes.
07:32Et ici, on a, je pense, réussi à préserver un équilibre
07:35qui donne un avenir à ce site.
07:36Oui, alors attendez, je vais vous donner les chiffres de l'INSEE.
07:38Marc Ferrati, que vous connaissez mieux que moi, évidemment.
07:40La filière automobile française, constructeur et fournisseur,
07:44a perdu un tiers de ses effectifs en 13 ans,
07:47passant de 425 500 emplois en 2010
07:50à 286 000 en 2023.
07:54Ce n'est pas la filière française.
07:56C'est la filière européenne qui a perdu un tiers
08:00et même encore plus de ses effectifs.
08:02Donc, on a aujourd'hui une consommation de voitures
08:05qui décroît de manière générale
08:06et des achats de voitures qui décroissent.
08:08La demande de véhicules, elle est en berne
08:10depuis déjà un certain nombre d'années.
08:12On a également, vous le savez,
08:13on a déjà discuté sur votre plateau,
08:16une concurrence, notamment sur l'électrique,
08:18qui est aujourd'hui extrêmement forte
08:20et parfois déloyale.
08:21Il faut bien se le dire,
08:22c'est la concurrence du véhicule électrique chinois.
08:24Le véhicule électrique chinois,
08:26il est massivement subventionné
08:27sur toute la chaîne de valeur.
08:29Entre l'extraction du lithium pour les batteries
08:31jusqu'au transport maritime,
08:32il y a des subventions.
08:33Donc forcément, nos constructeurs souffrent par rapport à ça.
08:36Il y a plusieurs réponses.
08:37Les réponses, c'est d'abord de se battre,
08:39évidemment, pour maintenir de l'activité sur certains sites.
08:41Et à Poissy, c'est ce qui va se passer,
08:43même si l'activité est différente.
08:45C'est se battre également pour plus de protection
08:48le temps qu'on rattrape,
08:50y compris technologiquement, nos concurrents.
08:52Et ça, c'est ce qui a également été discuté.
08:55Pardonnez-moi, je vais être un tout petit peu provoquante,
08:58mais c'est vrai que ça résonne un peu dans le vide,
08:59Marc Ferracci,
09:00parce que la réalité, elle est là.
09:02Je recevais Geoffroy Roux-de-Bézieux,
09:03ils ont signé une tribune avec L'Occadémio
09:06et André Loscruc-Pietry,
09:07et il dit qu'on a échoué dans la réindustrialisation,
09:10on n'a pas réussi.
09:11Quand vous regardez encore une autre tribune,
09:14celle d'Arnaud Montebourg,
09:15qui dit qu'il faudrait presque un référendum,
09:17parce qu'il faudrait presque avoir une règle d'or,
09:19en fait, un peu sur l'industrie française.
09:22Et à un moment...
09:23Alors, elles sont intéressantes, ces tribunes.
09:24Je reprends sur la tribune de Geoffroy Roux-de-Bézieux,
09:27Luca Démio et d'autres acteurs.
09:28André Loscruc-Pietry, tout à fait.
09:31Cette tribune, elle appelle à avoir un choc de robotisation.
09:35Et au fond, elle dit quelque chose d'assez simple.
09:37Elle dit que le salut de notre industrie
09:39passe forcément par l'innovation,
09:41passe forcément par les robots,
09:43passe par les algorithmes,
09:44passe par l'IA,
09:44qui va améliorer très fortement la productivité
09:47si on s'approprie l'IA,
09:49et si on réorganise aussi le travail à l'intérieur des usines.
09:51Moi, je milite pour qu'on embrasse cette démarche d'innovation.
09:55Et si on le fait,
09:56je pense qu'il y a un avenir pour notre industrie.
09:58S'agissant de la tribune de Arnaud Montebourg
10:00et Jean-Louis Borloo,
10:02je pense qu'il faut saluer l'initiative
10:03consistant à dire qu'on ne peut pas rester au milieu du guet.
10:07Il y a aujourd'hui une préférence européenne
10:09qui est en train d'être mise en place par l'Union européenne.
10:11Moi, je le dis très tranquillement,
10:12je suis déçu par ce qui a été annoncé par la Commission européenne sur le sujet.
10:16Vous voulez aller plus loin sur quoi ?
10:17Parce que, de manière très concrète,
10:18cette préférence européenne va consister
10:22à réserver une partie de la commande publique européenne,
10:25pas simplement aux pays européens,
10:26mais aussi aux pays qui sont liés à l'Union européenne
10:29par des accords de libre-échange.
10:30Et ça, ça vide de sa substance
10:33ce principe même de préférence européenne.
10:35Donc je trouve qu'on n'est pas allé assez loin
10:36du côté de la Commission européenne
10:38et du côté de l'ensemble des États membres.
10:40La France, et je la portais cette position quand j'étais ministre,
10:44avait une position beaucoup plus offensive,
10:47consistant à faire vraiment la préférence européenne sur l'Union européenne.
10:50Et donc, je pense qu'il faut continuer de se battre
10:53et il faut que l'Europe sorte définitivement la naïveté.
10:57On va voir ce que deviendra ce texte,
10:58on va voir ce que deviendra la protection de notre industrie
11:01dans cette période difficile
11:02durant laquelle il faut opérer ce rattrapage technologique
11:05en termes d'innovation dans plein de filières.
11:07On parle de l'automobile, mais il y en a beaucoup d'autres.
11:09Il y a la chimie, il y a l'acier.
11:11Sur l'acier, on peut quand même saluer une bonne nouvelle,
11:13par exemple, c'est qu'aujourd'hui,
11:15hier plutôt, on a annoncé que
11:17des droits de douane étaient imposés
11:20à la production et aux exports
11:22chinois en Europe.
11:23Oui, mais en fait, est-ce qu'il faut mettre
11:25des droits de douane ? C'est ce que disait Geoffrey Roudbezieux.
11:27Il disait, l'ancien patron du MEDEF,
11:29en fait, voilà, il faut appeler un chat un chat,
11:31il faut mettre des droits de douane maintenant.
11:33On les enlèvera ensuite, notamment vis-à-vis des Chinois.
11:35Mais là, on est en train, toute notre
11:37industrie est en train de se faire
11:39aspirer par les Chinois. Il y a un moment,
11:41il faut dire stop. Mais c'est là, vous avez tout à fait
11:43raison, on a aujourd'hui une course contre
11:45la montre à gagner. Il faut aller très
11:47vite et, il faut se le dire aussi, l'Europe
11:49n'a pas toujours été très forte pour aller très vite.
11:52Quand j'étais ministre,
11:53j'ai essayé d'accélérer la pression sur l'Union Européenne
11:55pour mettre des droits de douane sur l'acier, faire ce qu'on appelle
11:57des clauses de sauvegarde, c'est-à-dire mettre des quotas
11:59au-delà desquels on paye des droits de douane.
12:01On a été obligé de mettre ensemble
12:03tout un tas de pays dans une alliance pour l'industrie lourde
12:05pour mettre la pression sur la Commission Européenne
12:07pour obtenir ce qui a été annoncé hier.
12:09Ça peut se passer, ça s'est passé,
12:11mais il y a d'autres filières industrielles qui ont
12:13également besoin de ce
12:15rattrapage, de ce sas durant lequel
12:18elles font les investissements
12:19qui permettent ensuite d'être compétitifs,
12:21notamment par rapport aux Chinois.
12:22On va parler d'électrification, mais je voudrais d'abord
12:25qu'on parle évidemment de la question sur
12:27les carburants. Je ne sais pas
12:29si ça vous a fait sourire ou pas, c'est sûr
12:31que quand on voit la cacophonie
12:34avec la proposition
12:35de plafonnement, des marges,
12:37on n'a pas compris si le décret
12:39était allé vraiment passer,
12:41ou au contraire c'était une réflexion sur le décret
12:43avec tous les distributeurs
12:44qui sont venus sur nos plateaux pour nous expliquer
12:46que c'était vraiment un grand n'importe quoi.
12:49Vous, vous êtes où dans ce grand n'importe quoi ?
12:51D'abord, de quoi on parle ? On parle d'un décret
12:53qui est à la consultation, donc il n'a pas été pris.
12:55Il faut même rappeler ça.
12:57Il a quand même été rédigé.
12:58Bien sûr, pour qu'il fasse l'objet d'une consultation, il faut qu'il soit rédigé.
13:01Non, non, mais c'était un peu pour sourire parce qu'il est tellement compliqué
13:04que certains ont dit qu'on ne comprend rien.
13:06Ce décret, il existe, mais il n'est pas publié,
13:07il n'a pas aujourd'hui d'existence juridique.
13:11Ce décret,
13:12il a vocation à faire en sorte que
13:13les marges des distributeurs ne soient pas
13:16trop élevées. Il a également vocation
13:17à faire en sorte que lorsque les prix
13:20augmentent du fait de l'augmentation
13:21des prix du pétrole,
13:23et lorsque les prix augmentent à la pompe,
13:26ils redescendent lorsque les prix baissent.
13:27Ça, c'est un élément très important parce qu'on voit
13:30qu'il y a quand même un décalage.
13:31Les prix montent beaucoup plus vite qu'ils ne descendent.
13:34Donc ça, ce sont des éléments importants.
13:36Maintenant, le gouvernement a été
13:37quand même clair sur au moins un point,
13:39c'est que ce décret, il est là pour sanctionner
13:42les abus. Donc on observe s'il y a des abus.
13:44On observe s'il y a des abus.
13:46Est-ce que vous estimez
13:48qu'il y a eu des abus ?
13:49Vous, l'ancien ministre de l'Industrie.
13:51Moi, je n'observe pas les prix tous les jours à la pompe
13:53parce que c'est aujourd'hui les services de Bercy
13:55qui sont chargés de ce travail.
14:00Mais au moment où nous nous parlons,
14:02le décret n'est pas publié.
14:03Et je comprends que le gouvernement
14:05se sert de ce décret
14:07précisément pour prévenir d'éventuels abus.
14:09Et s'il devait y en avoir, il publierait le décret.
14:11Voilà où on en est.
14:12Il ne faut pas inquiéter les gens.
14:14Vous, c'est quoi ?
14:14Vous connaissez bien le sujet.
14:16C'est quoi votre position ?
14:18Vous dites, c'est quoi votre position ?
14:20Vous dites, taxe, pas taxe,
14:22baisse de l'assiste, baisse de la TVA ?
14:23Ma position, elle est la suivante.
14:25C'est de partir d'un constat un peu lucide
14:27qui est qu'on ne peut pas dépenser l'argent qu'on n'a pas.
14:29Déjà, partir de ce constat-là.
14:31Parce que tous les gens qui proposent
14:32de baisser la TVA de 20 à 5,5,
14:34ce qui coûterait 12 milliards d'euros par an,
14:36n'expliquent pas comment ils trouvent l'argent.
14:38Et je pense en particulier au Rassemblement national.
14:41Donc ça, c'est le premier effort de lucidité
14:44qu'on se doit les uns aux autres.
14:47Ensuite, chaque mois, on doit faire le point.
14:49C'est ce que le gouvernement a annoncé.
14:51On doit faire le point sur
14:52est-ce que la crise continue ?
14:54Est-ce que les prix augmentent ?
14:55Est-ce qu'ils sont à 90 dollars le baril ?
14:57Ou est-ce qu'ils sont à 120 dollars le baril ?
14:59Parce que ce n'est pas tout à fait la même situation.
15:01Quelle est la pression sur les gros rouleurs,
15:03sur les gens qui sont obligés de prendre leur voiture
15:05pour aller travailler ?
15:06Donc vous, vous dites pas d'aide.
15:07Et moi, justement, je dis qu'il faut envisager,
15:11y compris des aides, mais des aides ciblées
15:13si d'aventure la situation dure.
15:15D'essai de cibler, c'est cibler en fonction du revenu des gens
15:17ou en fonction du revenu des ménages.
15:19Et c'est en fonction de leur dépendance à la voiture,
15:22c'est-à-dire est-ce que ce sont des gros rouleurs ou pas.
15:24On est capable de faire ce genre d'aide.
15:25On les a faites.
15:26Le chèque carburant a déjà existé.
15:28Oui, mais ça nous a coûté très cher.
15:29Non, ça a coûté quelques centaines de millions d'euros.
15:32Vous-même, vous avez dit qu'on n'a plus d'argent.
15:33À l'époque, mais quelques centaines de millions d'euros,
15:36ça n'est pas 12 milliards.
15:37Il faut quand même être clair là-dessus.
15:39Donc moi, je suis pour aider les Français
15:41qui en ont le plus besoin.
15:42Je suis pour le faire en ayant le souci
15:44de nos dépenses publiques
15:45et de la maîtrise de nos déficits publics.
15:48Et je suis surtout pour qu'on s'adapte
15:50quasiment au jour le jour,
15:51en tout cas au mois le mois sur ce sujet-là.
15:54Est-ce qu'il faut taxer ceux qui ont profité
15:56peut-être de cette crise ?
15:58Évidemment, on fait allusion, comme toujours,
16:00à Total Energy,
16:01qui a empoché un milliard,
16:04parce qu'il avait anticipé cette guerre.
16:07Et donc, en fait, il avait préempté des cargaisons
16:10qui fait qu'il y a un bon service d'analyse
16:13et une prospective, comme on dit.
16:15Est-ce qu'il faut lui demander
16:16de restituer une partie de son milliard ?
16:18Vous savez, on revient sur ce débat
16:20qu'on a quasiment chaque année
16:21au moment des lois de finance maintenant
16:22sur ce qu'on appelle les super-profits.
16:25Je pense qu'il faut essayer de leur donner
16:27un peu de définition à ces super-profits
16:30et en l'occurrence aux super-profits des pétroliers.
16:33Moi, un profit qui provient de quelque chose
16:36qui n'a rien à voir avec la qualité
16:38de la gestion de l'entreprise,
16:39avec sa capacité d'innovation,
16:41avec les risques qu'elle a pris,
16:43mais qui provient simplement d'un événement
16:45qui se passe sur le marché du pétrole,
16:47un événement ici qui est géopolitique,
16:49je trouve que c'est un profit
16:51qui vient, au fond, un petit peu du ciel.
16:54Et de ce point de vue, je ne trouve pas illégitime
16:56qu'on ait une réflexion sur la taxation
16:57de ces profits additionnels.
16:58Donc, ça veut dire que vous êtes pour taxer
16:59notamment ce milliard ?
17:01Oui, oui, mais je mets
17:02quand même, on va dire,
17:04un cadre à ce qu'on taxe.
17:06Je n'ai pas envie qu'on taxe l'innovation
17:07dans notre pays,
17:08je n'ai pas envie qu'on taxe ceux
17:09qui prennent des risques,
17:10je n'ai pas envie qu'on taxe ceux
17:11qui investissent, par exemple,
17:12pour aller créer des capacités
17:13de production, d'extraction
17:14ou de raffinage dans des pays difficiles,
17:17parce que ça aussi, c'est un risque
17:18que les pétroliers prennent.
17:19Donc, c'est ça qu'il faut regarder
17:21et c'est de ça dont il faut débattre.
17:22Il ne faut pas taxer le risque,
17:23il ne faut pas taxer l'audace et l'innovation,
17:25il faut taxer la rente.
17:26Et là, en l'occurrence,
17:29vous seriez d'accord,
17:30vous êtes pour, même,
17:31taxer Total là-dessus,
17:33même si lui, il perd un peu d'argent
17:34en bloquant ses prix,
17:35je suis dans les stations essence.
17:37Je suis pour ouvrir le débat.
17:38Pour ça, il faut qu'on ait une idée
17:39de ce qu'ont été, effectivement,
17:41les profits de Total.
17:42Je crois que d'ici quelques jours,
17:44ils les publieront en trimestriel
17:45et donc on verra,
17:46on fera un point à ce moment-là.
17:47D'accord, c'est un point important.
17:50Le commissaire européen
17:52en charge de l'énergie, lui, il dit
17:53qu'il ne faut surtout pas baisser les taxes
17:56comme l'ont fait l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne
17:59sur les prix de carburant
18:00parce que c'est même, à la limite,
18:03poussé vers un risque de pénurie
18:06parce qu'à la limite,
18:06à ce moment-là,
18:07les gens vont plus consommer
18:08des énergies fossiles.
18:09En revanche, il faut baisser les taxes
18:11sur l'électricité.
18:13Est-ce que ça, ça vous paraît
18:14un bon raisonnement ou pas ?
18:16Bon, déjà, j'ai un petit peu de mal
18:17à saisir les positions
18:18de la commission européenne sur le sujet
18:20parce que le commissaire en question
18:21que je connais...
18:22Daniel Horton ?
18:22Daniel Horton, tout à fait,
18:24a commencé au début de cette crise
18:25par dire
18:26« Ce serait bien que vous baissiez
18:27les taxes sur le carburant. »
18:28Bon, nous, on a dit
18:29que ce n'est pas une bonne idée
18:30pour la raison que je vous ai indiquée.
18:31Ça coûte très cher,
18:32ce n'est pas ciblé
18:32et ça n'est pas une bonne idée.
18:34Et l'État n'a pas les moyens.
18:35Et l'État n'a pas les moyens.
18:36Maintenant, il revient là-dessus
18:37en disant
18:38« Ça peut créer des pénuries
18:39parce que si on baisse les taxes,
18:40les gens vont se précipiter
18:41pour faire des stocks
18:42et ça va alimenter
18:43les problèmes d'approvisionnement
18:44qui pourraient surgir
18:45à un moment ou à un autre.
18:46Donc, il ne faut pas le faire.
18:47Mais c'est les taxes sur l'électricité,
18:49moi, j'y suis favorable
18:50pour une raison assez simple,
18:51c'est qu'on a aujourd'hui
18:52une stratégie qui est très claire
18:53qui est d'électrifier
18:55pour sortir de la dépendance
18:57aux hydrocarbures,
18:58pour sortir de la dépendance
18:59aux énergies fossiles,
19:00le gaz et le pétrole.
19:01Donc, aujourd'hui,
19:02il faut bien constater quand même
19:03qu'au niveau de la consommation
19:05des ménages en particulier,
19:07on a une accise sur l'électricité,
19:08donc une taxe sur l'électricité
19:10qui est supérieure,
19:11quasiment deux fois supérieure
19:12à celle du gaz.
19:13Donc, c'est vrai que
19:14ce n'est pas le bon signal
19:16de la consommation d'électricité
19:17qu'on veut voir augmenter.
19:18Donc, moi, je suis plutôt favorable
19:19à ce qu'on regarde ça,
19:21mais toujours avec le souci
19:23de maîtriser les dépenses publiques.
19:24Il donne juste un chiffre,
19:25je trouve, qui fait un peu froid
19:27dans le dos, malgré tout.
19:29Il dit qu'en fait,
19:30les énergies fossiles,
19:31d'habitude, on apporte
19:32au niveau européen, bien sûr,
19:34entre 300 et 400 milliards.
19:36Mais là, en fait,
19:37ça nous a déjà, en 44 jours,
19:39ça nous a déjà coûté 20 milliards.
19:42Oui, vous faites une petite règle de 3
19:44en regardant ce qu'est
19:45l'augmentation des prix.
19:46Vous rapportez ça
19:48à la période
19:49durant laquelle ça s'est fait
19:50et vous avez effectivement
19:5120 milliards.
19:52En France,
19:53les hydrocarbures,
19:54sur notre facture,
19:55sur notre balance commerciale,
19:57c'est à peu près
19:57entre 60 et 70 milliards d'euros
19:59par an.
20:00Voilà ce qu'on paye
20:01en gaz et en pétrole.
20:03Ça, c'est une dépendance
20:04dont il faut sortir.
20:05Parce qu'à fortiori,
20:06quand vous avez un problème
20:06géopolitique comme celui-là,
20:07ou comme on a eu
20:08au moment de l'Ukraine
20:09quand Poutine a fermé
20:10le robinet du gaz,
20:11vous êtes obligés
20:12de mettre en place des mesures,
20:13le bouclier énergétique,
20:14qui vous coûte encore
20:15des dizaines de milliards d'euros.
20:17De tout cela,
20:17il faut sortir.
20:18Évidemment,
20:18on ne peut pas sortir
20:19à court terme.
20:19Je ne suis pas en train de dire
20:20à ceux qui, demain,
20:22réfléchissent à comment
20:22ils vont faire le plein
20:23qu'on va électrifier le pays
20:25tout de suite.
20:26C'est pour ça qu'il faut aussi
20:27réfléchir chaque jour
20:28à des aides ciblées
20:31si d'aventure la crise perdure.
20:33Oui, surtout,
20:34c'est que là,
20:34on l'apprend à l'instant,
20:35il y a Leclerc
20:36qui dit qu'il va répercuter
20:39en tous les cas
20:40sur le coût de cette crise
20:43du Moyen-Orient
20:44sur des prix...
20:46Non, non, pas Leclerc, pardon,
20:47c'est Lactalis,
20:48le groupe de lait.
20:50Lactalis qui dit
20:51qu'il va devoir répercuter
20:53l'impact du conflit
20:54du Moyen-Orient
20:55sur ces prix,
20:56mais veut les minimiser.
20:57J'ai envie de dire,
20:58ça commence.
20:59Oui, mais vous savez,
21:00il va se passer
21:02ce qui se passe
21:03à peu près tout le temps
21:04quand vous avez
21:04une crise pétrolière.
21:05C'est que l'énergie
21:06est utile
21:07à toutes les chaînes
21:08de valeur,
21:09à ceux qui produisent,
21:10à ceux qui transportent,
21:11à ceux qui distribuent.
21:12Et donc, à un moment ou à un autre,
21:14l'augmentation des coûts
21:14de l'énergie,
21:15ça se traduit dans les prix.
21:16C'est logique.
21:17Ça va se passer.
21:18Je ne suis pas étonné
21:19qu'un industriel
21:20comme Lactalis l'annonce.
21:23On arrive à maîtriser ça.
21:24Ce qu'il faut,
21:24c'est qu'on arrive
21:26d'abord à faire en sorte
21:27que la crise
21:29trouve une issue
21:30le plus rapidement possible.
21:31Ça, c'est le rôle
21:31des diplomates.
21:32C'est le rôle de ceux
21:33qui essayent de rouvrir
21:34le détroit d'Hormuz.
21:35C'est le rôle de ceux
21:36qui essayent que les choses
21:37s'apaisent.
21:38Il y a eu d'ailleurs
21:38une nouvelle assez positive
21:42puisque un cessez-le-feu
21:43a été annoncé au Liban.
21:44Vous savez que l'Iran
21:45a fait de ce cessez-le-feu
21:47ou de l'arrêt
21:47des frappes d'Israël au Liban
21:48une condition
21:49pour se remettre
21:51à la table des négociations.
21:52Donc, je ne dis pas
21:52que tout va se régler.
21:54En tout cas,
21:54il ne faut pas lâcher
21:55le fil de ces efforts
21:56parce qu'à la fin,
21:56c'est comme ça
21:57qu'on sortira véritablement
21:58de la crise.
21:58Marc Ferraci,
21:59la loi de simplification
22:00de la vie économique
22:01a été adoptée aujourd'hui.
22:03Tout à fait.
22:04Hier.
22:05Hier, pardon.
22:07Est-ce que pour vous,
22:08c'est une étape importante
22:09sachant que derrière,
22:11il y a l'article 8
22:12qui peut permettre
22:13effectivement à l'Atta Center
22:14d'obtenir des aides
22:15plus rapidement ?
22:16Enfin, on ne va pas
22:17tout défaire.
22:18Il y a l'histoire
22:18des EDFE quand même
22:19dans cette loi de simplification.
22:21C'est le cacophonie générale.
22:23J'allais y venir.
22:24Qu'est-ce que...
22:25Moi, vous savez...
22:26Sur les EDFE,
22:27vous étiez favorable ?
22:28Non, moi,
22:28je n'étais pas favorable
22:29à ce que les EDFE
22:30soient supprimées.
22:31Elles ont été supprimées,
22:32ces zones à faible émission
22:33qui imposent aux véhicules
22:34des critères.
22:34Oui, mais avant,
22:35vous étiez favorable.
22:36Oui, oui, j'y étais favorable
22:37parce que ça faisait partie
22:38de l'action écologique
22:40des précédents gouvernements
22:41et forcément,
22:42j'y étais associé.
22:44Je regrette
22:45qu'elles aient été supprimées
22:46parce qu'il y a une solution
22:47de compromis
22:47qui avait été trouvée
22:48qui était simplement de dire
22:49les communes décident
22:50si elles mettent en place
22:51une EDFE ou pas.
22:53Même ce principe-là
22:54a été supprimé
22:56par le Rassemblement national
22:58qui ne se préoccupe pas forcément
22:59de la qualité de l'air
23:00que respirent nos concitoyens
23:01et démontre que ça cause.
23:03En tout cas,
23:03c'est ce qu'ils disent.
23:04Oui, oui,
23:04sauf qu'il y a quand même,
23:06je pense,
23:07un principe qui est
23:08de laisser les communes
23:09et les collectivités locales
23:10choisir,
23:11donner un peu de liberté
23:12à l'échelon local.
23:13C'est aussi un bon principe
23:14et ça, c'est un principe
23:15qui a été balayé
23:15d'un envers de la main
23:17projet de loi de Simplif.
23:18Oui, je suis content
23:19qu'il ait été adopté
23:20parce que moi,
23:20j'en ai défendu
23:21une partie aux banques
23:22quand j'étais ministre,
23:23notamment ce que vous avez évoqué,
23:25c'est-à-dire permettre
23:25à des data centers
23:26ou à des projets industriels
23:28de s'implanter plus vite
23:29sur le territoire,
23:30d'être raccordé
23:31électriquement plus vite.
23:32Vous savez que c'est souvent là
23:33qu'il y a des délais.
23:33C'est là où ça coince
23:34et ça, c'est très important.
23:36Il y a un élément
23:37très important et intéressant
23:38qui est le test PME
23:39qui s'appelle maintenant
23:40le test entreprise
23:41qui va imposer,
23:42avant de créer une nouvelle norme,
23:43de la faire tester
23:45par des gens
23:45qui sont sur le terrain,
23:46par des représentants
23:47des entreprises et des PME
23:48et qui supprimera,
23:50avant même qu'elle n'ait été créée,
23:51ce type de normes
23:53si d'aventure
23:53elle ne s'adapte pas
23:54à la vie des PME.
23:55On a déjà eu ça,
23:56rappelez-vous,
23:57la simplification
23:57avec Guillaume Poitrinal,
23:58Thierry Mandon.
23:59Oui, mais en l'occurrence,
24:01c'est vrai que la simplification
24:03c'est un peu un rocher de scisive.
24:04C'est quelque chose
24:04qu'il faut toujours remettre
24:05sur le métier.
24:06Mais ce n'est pas parce que
24:07des choses ont été essayées
24:09et qui n'ont pas réussi
24:09qu'il ne faut pas continuer.
24:10Moi, je pense qu'il y a
24:11des choses très intéressantes
24:12dans ce projet de loi.
24:14Il y a aussi,
24:14on parlait de commandes publiques
24:15tout à l'heure,
24:16de préférences françaises.
24:17Il y a aussi des dispositions
24:18qui doivent faciliter
24:19l'accès des PME,
24:20TPE à la commande publique
24:21avec de la simplification.
24:23Depuis 10 ans, 20 ans,
24:25je ne comprends pas
24:25pourquoi l'État
24:27est quand même très responsable
24:28de ces entreprises.
24:31Pourquoi l'État
24:32ne pousse pas
24:33les commandes publiques
24:34vers les PME ?
24:35L'État doit se mettre
24:37dans une logique
24:39d'utilisateurs.
24:40C'est-à-dire qu'il doit
24:40se mettre à la place
24:42des usagers,
24:43des PME,
24:44des ménages,
24:45de tout le monde.
24:46Et ça,
24:47c'est un changement
24:48de culture administrative,
24:49c'est vrai.
24:50Mais ça,
24:50pour que ce changement
24:51ait lieu,
24:52je pense qu'il faut aussi,
24:53souvent,
24:53et c'est ce qui a été fait
24:54avec ce projet de loi
24:55de simplification,
24:56faire des modifications législatives
24:57parce que quand vous donnez
24:59un accès privilégié
25:01à certaines entreprises,
25:02à certaines commandes,
25:03quand vous êtes
25:04dans l'administration,
25:05vous avez une crainte,
25:07c'est que vous ne soyez
25:08pas dans les clous
25:09de la réglementation.
25:10Et c'est en donnant
25:11de la sécurité juridique
25:12aux acheteurs publics
25:13que vous parvenez
25:14également
25:16à favoriser
25:17les PME,
25:18les TPE
25:18dans la commande publique.
25:19Et c'est ça
25:20que le projet
25:20de loi de simplification a fait.
25:21En conclusion,
25:21Marc Ferracci,
25:22il y a la troisième étape
25:24dans cette cacophonie,
25:25pardonnez-moi,
25:26il y a les carburants,
25:27les ZDF,
25:27et il y a le 1er mai.
25:29Comment vous expliquez
25:30ce qui s'est passé ?
25:31Est-ce que c'est,
25:31en fait,
25:32les dessous
25:33d'un bras de fer
25:34entre Gabriel Attal
25:35et le Premier ministre ?
25:37Non, je pense qu'il y a
25:38derrière ce projet de loi,
25:40cette proposition de loi,
25:42puisque c'était
25:42une proposition de loi
25:43visant à permettre
25:44à certaines professions,
25:45les boulangers,
25:45les fleuristes,
25:46de travailler le 1er mai,
25:47il y a d'abord un principe
25:48qui est sain,
25:49qui est que les gens
25:50doivent pouvoir choisir
25:51de travailler ou non.
25:52Et je veux rappeler
25:53que ce principe
25:53était celui du volontariat
25:55dans cette proposition
25:55avec un salaire double
25:57pour ceux qui choisissaient
25:58de travailler.
25:59Mais ensuite,
26:00on attend le même
26:01parce qu'on le connaît.
26:02Ensuite,
26:03il y a eu
26:03une levée de bouclier
26:04des organisations syndicales
26:06qui se sont manifestées.
26:07Je pense très sincèrement
26:09que la discussion,
26:10le dialogue,
26:11la concertation
26:12avec les organisations syndicales
26:13aurait dû avoir lieu plus tôt,
26:16aurait dû avoir lieu en amont
26:17et peut-être que ça nous aurait permis
26:20d'éviter,
26:21de déminer un petit peu ce sujet.
26:23Maintenant,
26:23on ne va pas pleurer
26:24sur le lait renversé.
26:25Ce que je constate,
26:27c'est qu'une loi
26:28est annoncée par le gouvernement
26:30pour qu'au 1er mai 2027,
26:31les choses soient réglées
26:33et que la sécurité juridique
26:34soit assurée
26:35pour ceux qui font travailler
26:36leurs salariés
26:37dans ces professions-là
26:39le 1er mai.
26:40Et il y a aussi une annonce
26:41qui a été faite,
26:42c'est que le 1er mai 2026,
26:44c'est dans quelques jours,
26:46eh bien,
26:47on soit coulant
26:49vis-à-vis des artisans.
26:51On verra.
26:51Là, j'avoue qu'il faut faire attention
26:53parce que moi,
26:54j'ai été conseiller
26:55de la ministre du Travail
26:56dans mon existence
26:57et je sais que
26:59l'inspection du travail
27:00a aussi une garantie
27:01d'indépendance
27:02qui peut lui faire faire
27:03des contrôles
27:03comme elle le souhaite.
27:04Donc, il faut que chacun
27:06prenne sa part de responsabilité
27:08et qu'on n'ait pas
27:09des boulangers,
27:10des fleuristes
27:10qui soient pénaligés
27:12ce 1er mai 2026.
27:13Merci beaucoup.
27:14Il y a un côté un peu
27:15pour Sébastien Lecornu,
27:16c'est avançons
27:18et tout en reculant
27:19et un côté un peu
27:20matignon à tout prix.
27:21Vous savez,
27:22quand vous n'avez pas
27:22de majorité
27:23à l'Assemblée nationale,
27:24le travail de Premier ministre,
27:25c'est un travail
27:26qui est très difficile.
27:27Déjà, quand vous avez
27:27350 députés
27:28comme on en avait
27:29en 2017.
27:30Quand vous n'avez pas
27:30de majorité,
27:31je peux vous assurer
27:31que ce n'est pas
27:32une sinecure.
27:33Donc, moi,
27:34le Premier ministre
27:34a quand même mon soutien.
27:36Merci beaucoup.
27:37C'est bien de le préciser.
27:38Merci beaucoup,
27:39Marc Ferrati,
27:39d'avoir été avec nous
27:40dans un instant.
27:41Tiens, on parlera
27:41de nos vacances
27:42parce qu'on est en pleine
27:43vacances de Pâques
27:44et puis bientôt
27:45une vacance d'été.
27:46Visiblement,
27:47là, ça va commencer
27:48à exploser.
27:50Je ne sais pas
27:50si vous avez
27:52des opportunités
27:52de partir,
27:53Marc Ferrati,
27:53mais en tous les cas,
27:54visiblement,
27:54la note va être
27:55un peu plus salée.
27:56On va en parler
27:56avec celui
27:57qui a un groupe
27:58hôtelier.
27:59Il s'appelle
27:59Kevin Machfer
28:00et puis ensuite,
28:01c'est Yves Perrier,
28:03l'ancien patron
28:04d'Amundi
28:05et le président
28:05de financement durable
28:07qui sera notre invité
28:08dans un instant.
28:10BFM Business
28:11et la tribune
28:11présente
28:14le 18-19
28:16d'Edwis Chevrillon.
28:20Vous êtes bien
28:20dans le 18-19,
28:22on parlera
28:22de finance durable
28:23mais là,
28:24on va parler
28:24de nos vacances,
28:25vacances d'été
28:26mais vacances encore
28:27aujourd'hui
28:28pour ceux qui en prennent
28:28parce que visiblement,
28:30la note va être salée
28:31voire très salée.
28:33Bonsoir,
28:33Kevin Machfer.
28:34Bonsoir,
28:34Edige.
28:34Merci d'être avec nous.
28:36Vous êtes président
28:36du groupe étollier
28:38Machfer,
28:38du groupe éponyme
28:39comme on dit.
28:40Groupe familial,
28:41vous avez 17 hôtels ?
28:42Exactement.
28:43Alors,
28:43les endroits les plus chics
28:44mais peut-être que
28:45vous allez tout nous expliquer.
28:47Oui,
28:4717 hôtels,
28:48donc la majorité à Paris,
28:4916 à Paris,
28:50un à Saint-Tropez
28:50et puis prochainement
28:51un à Marrakech.
28:52On a aussi 9 restaurants
28:53et une plage
28:54à côté de Saint-Tropez
28:55justement à Ramatuel.
28:56Oui.
28:56Alors,
28:57lorsqu'on regarde
28:58les tendances du tourisme,
29:00est-ce qu'on voit déjà,
29:01notamment à Paris
29:02mais pas que,
29:03est-ce que vous observez
29:06déjà une affliction
29:07par rapport
29:08à la guerre
29:09au Moyen-Orient
29:10ou pas ?
29:11Et dans quel sens ?
29:12Écoutez,
29:12ça a commencé à frapper
29:13en Iran toute fin février,
29:15donc sur un week-end,
29:15un samedi matin,
29:16depuis le début du conflit,
29:18du 28 février à aujourd'hui,
29:19donc c'est à peu près 45 jours.
29:20Oui,
29:21on a eu une vraie inflexion
29:22de la part
29:22de certains marchés émetteurs
29:23mais pas de tous les marchés
29:25et donc ça se normalise
29:26depuis que le conflit...
29:28Alors,
29:28une inflexion,
29:28dans quel sens ?
29:29Parce qu'on peut imaginer aussi
29:30que ça peut être
29:31dans les deux sens,
29:32c'est-à-dire que certains se disent
29:32« Oh, je ne vais plus voyager »
29:34et puis d'autres qui se disent
29:35« Je n'ai certainement pas
29:36allé au Moyen-Orient,
29:37à Dubaï,
29:38etc.
29:38donc je vais aller à Paris
29:39ou en France. »
29:40Oui,
29:40alors c'est vraiment
29:41une grande matrice
29:41en analyse qu'il faut mettre en place.
29:44Il y a à la fois
29:44les effets court terme
29:45qu'il faut bien distinguer
29:46des effets long terme
29:46et après,
29:47vous avez effectivement
29:47des dynamiques de marché
29:48qui sont beaucoup plus sensibles
29:49à ce qui se passe
29:50dans le monde
29:50et pour voyager
29:51et ceux qui ne sont pas
29:52du tout sensibles.
29:52Ok,
29:52alors ça se traduit comment ?
29:54Exactement,
29:54sur les marchés
29:55qui sont vraiment sensibles,
29:55alors on a vu nous
29:56en termes d'annulation
29:57mais direct tout de suite
29:58évidemment Israël
29:59mais après toute l'Asie
30:00du Sud-Est
30:01qui est en termes de marché
30:02sont des marchés émetteurs
30:03qui passent très souvent
30:04soit par Singapour,
30:05Hong Kong
30:05mais encore plus souvent
30:06par Doha et Abu Dhabi
30:08et Dubaï pardon
30:09donc qui eux ont été
30:10tout de suite impactés
30:11donc impossibilité
30:12de se déplacer
30:12force majeure ou pas
30:14mais en tout cas
30:14ils n'ont pas pu venir
30:14en France et en Europe
30:16de manière générale
30:16et puis États-Unis
30:18qui sont globalement
30:19c'est une catégorie
30:20on va dire
30:21un segment de population
30:22et de clientèle
30:23qui dès lors
30:23que leur pays
30:24est en conflit
30:25cible dans le dos
30:26et qui ne sentent pas forcément
30:27d'aller en Europe
30:28ou ailleurs d'ailleurs
30:28et qui eux effectivement annulent
30:30alors nous on parle beaucoup
30:31de pick-up dans l'hôtellerie
30:32donc les pick-up
30:33c'est les prises au global
30:33et donc le solde de pick-up
30:35du marché américain
30:37reste positif
30:38il y a plus de réservation
30:39que d'annulation
30:39et globalement
30:40si vous regardez
30:41sur la fenêtre
30:41de réservation
30:42du 28 février à aujourd'hui
30:44par rapport à cette même fenêtre
30:45l'année dernière
30:46vous avez quand même
30:46plus d'annulation
30:48des américains aussi
30:48ok alors là
30:49c'était la vision
30:51sur le court terme
30:52si on reste déjà
30:54peut-être aussi
30:54alors c'est le moyen
30:55terme là
30:56pour les vacances
30:58des français
30:58qu'est-ce que vous observez
31:00est-ce que vos réservations
31:01sont je ne sais pas
31:02à Satropée
31:03ou ailleurs
31:03ou à Paris
31:04est-ce que c'est
31:06plein ou pas
31:07alors pour le moment
31:08c'est plutôt stable
31:09il y a un marché attentiste
31:10évidemment
31:10mais pour revenir
31:11sur ce que vous disiez
31:12et le phénomène
31:13court terme
31:14moyen terme long terme
31:14c'est compliqué de savoir
31:16si cet été
31:16va être considéré
31:17dans l'esprit
31:17des marchés émetteurs
31:19et des clients
31:19comme du moyen terme
31:20tout le monde parle
31:22malheureusement
31:23on va dire
31:23l'effet positif
31:24pour l'Europe
31:24du conflit au Moyen-Orient
31:25c'est que du coup
31:26il va y avoir
31:26une réorientation
31:27une réorientation
31:28de pas mal de marchés
31:29sur l'Europe
31:30de l'Ouest
31:31la France
31:31on est le premier marché
31:32touristique mondial
31:33donc la France
31:33évidemment a fortiori
31:35et du coup
31:36alors la grosse question
31:37c'est est-ce que les français
31:38vont comme pendant le Covid
31:39et juste après le Covid
31:40consommer leur marché
31:42c'était un Covid
31:42très coco-réco
31:43très tricolore
31:44en 2020-2021
31:45mais parce qu'il y avait
31:46une logique d'épargne
31:47aussi il fallait consommer
31:48les gens voulaient sortir
31:49les gens voulaient vraiment
31:50repartir
31:50ça veut dire quoi
31:51consommer son marché
31:52ça veut dire globalement
31:53partir en France
31:53quand vous avez globalement
31:55vous voyez la destination Paris
31:56une grosse cinquantaine de pourcents
31:58qui vient effectivement
31:59en termes de consommation
32:00qui vient du marché français
32:01donc des clients français
32:02qui séjournent
32:03dans les hôtels parisiens
32:04et 50% Europe
32:06et reste du monde
32:07là ça va être la grosse question
32:08beaucoup parlent
32:09depuis une semaine
32:10dix jours d'arbitrage
32:11c'est une réalité
32:12c'est très triste
32:12arbitrage entre quoi et quoi ?
32:14vous auriez 6 français sur 10
32:15qui se disent
32:15soit j'arbitre
32:16la destination lointaine
32:17au profit d'une destination
32:19moins lointaine
32:20donc la France
32:21Paris
32:21ou évidemment le sud
32:22des différentes régions touristiques
32:24soit je pars pas en vacances
32:25et ça donc
32:26mais alors c'est intéressant
32:27parce que partir loin
32:28le kérosène coûte plus cher
32:29donc l'arbitrage
32:31pourrait être
32:31je pars en voiture
32:32il y a un problème
32:32pour certaines compagnies aériennes
32:34exactement
32:34mais je pars en voiture
32:35là aussi effectivement
32:36il y a une consommation de carburant
32:37donc est-ce que je pars aussi loin
32:38que prévu ?
32:39après est-ce que je vais en France
32:40mais l'hôtellerie
32:41dans l'esprit des français
32:42est considérée plus chère
32:43plus chère que d'autres marchés
32:44comme l'Espagne
32:45peut-être le Portugal
32:46la Grèce faut y aller en avion
32:47donc bon il reste que deux marchés
32:48mais il faut prendre la voiture
32:50pour y aller
32:50donc c'est un peu
32:51la grande interrogation
32:52c'est dans trois mois
32:54ce qui est assez long
32:54mais vous allez me dire
32:55c'est que dans trois mois
32:56donc les gens commencent
32:57à y penser maintenant
32:57mais alors déjà
32:58vous avez raison
32:59moi c'est la question d'après
33:00j'allais vous poser
33:01Kévin Machfer
33:03on dit déjà
33:04que les prix vont exploser
33:05ça va être de l'ordre
33:06de plus de 50%
33:08parce que justement
33:09il y a plus de monde
33:11donc vous allez répercuter
33:13alors pour les compagnies aériennes
33:15ça peut se justifier
33:17pour vous hôteliers
33:18ça se justifie
33:19et puis pas forcément
33:20mais est-ce que vous allez le faire
33:21c'est-à-dire
33:21est-ce que déjà
33:23vos chambres d'hôtel
33:24vous en avez augmenté le prix ?
33:26alors nous
33:27après il y a une réalité
33:30macroéconomique
33:30que vous venez de décrire
33:31et après il y a une politique
33:31un peu plus long terme
33:32dans laquelle des groupes
33:33de notre taille
33:33on est une ETI
33:35on souhaite s'inscrire
33:36l'augmentation des prix
33:37nous elle correspond plutôt
33:38à une montée en gamme
33:39c'est-à-dire que
33:39globalement se dire
33:40là concrètement
33:41très prochainement
33:42oui mais la montée en gamme
33:42pardonnez-moi
33:43c'est pas en 48 jours
33:44donc là concrètement
33:46est-ce que vous avez
33:48augmenté vos prix ou pas ?
33:49pour vraiment répondre
33:50à votre question
33:50il n'y a pas de changement
33:51de cap
33:52il n'y a pas eu de panique
33:53il n'y a pas eu de guerre
33:53des prix non plus
33:54parce qu'on parle
33:54d'augmentation des prix
33:55mais le réflexe plutôt
33:56d'un hôtelier
33:57quand il y a un début de crise
33:58ou une demande
33:59qui est un peu plus rare
34:00c'est de se dire
34:00est-ce que je baisse les prix ?
34:01et globalement
34:02là il n'y a plutôt
34:02pas d'augmentation des prix
34:04pour certaines dates
34:05donc c'est plutôt
34:05comme je vous dis
34:06attentisme
34:06c'est pas je baisse les prix
34:07en catastrophe
34:08mais voilà
34:08à horizon de cet été
34:09juin, juillet, août
34:11beaucoup d'hôteliers
34:11beaucoup de confrères
34:12se disent
34:12est-ce qu'on reste
34:13dans ce qu'on appelle
34:14nous dans le yield management
34:15le revenu management
34:16à un prix fixe
34:17ou est-ce qu'on augmente
34:18alors qu'habituellement
34:19on préfère augmenter
34:20et la réponse est non
34:22pour le moment
34:22on est attentiste effectivement
34:23d'accord
34:29en même temps
34:31c'est important de souligner
34:32vous avez un concept
34:33hôtelier un peu particulier
34:34donc il peut justifier
34:35en plus
34:36c'est intéressant
34:37parce que vous êtes un groupe
34:38vous étiez je crois
34:39un redressement judiciaire
34:40il y a encore quelques années
34:42et puis là
34:43donc le groupe
34:44que vous avez repris
34:45avec votre famille
34:46c'est pour ça
34:47qu'il s'appelle
34:47maintenant ma chère
34:48mais donc vous avez eu
34:50des hauts, des bas
34:51et là vous êtes en train
34:52de le redresser
34:53et puis de le faire
34:54monter en gamme
34:55avec un concept
34:56un peu particulier
34:57non ?
34:58exactement
34:58alors nous on a un groupe
34:59d'une trentaine d'années
35:00on a un peu plus de 30 ans
35:01deux décennies dédiées
35:02à de l'hypercroissance
35:03et une décennie dédiée
35:04à la gestion de crise
35:05bon la fin de cette décennie
35:06elle s'est marquée
35:07par gilet jaune
35:07Covid
35:08et pour nous en l'occurrence
35:09un créancier qui a été racheté
35:11par un créancier très dur
35:12et donc qui nous a forcé
35:13à passer par des périodes
35:14de procédures collectives
35:15on les a toutes connues
35:16aujourd'hui c'est une fierté
35:17parce qu'on en est sortis
35:18par le haut
35:18alors que tout le monde
35:18nous annonçait
35:20mort ou quasi mort
35:21donc on a eu la sauvegarde
35:22le redressement
35:23mais on en est sortis
35:23au mois d'août 2025
35:24donc c'est très récent
35:25et effectivement
35:26on a lancé un plan
35:27un plan sur 3 ans
35:28à peu près 3 ans
35:28un peu moins de 3 ans
35:29c'est le plan phénix
35:30dans lequel effectivement
35:31on repositionne le groupe
35:32je tiens effectivement
35:34monter vraiment en gamme
35:35et au moment où je vous parle
35:36on a 5 chantiers
35:365 travaux
35:37donc on a avec les équipes
35:39extrêmement occupées
35:40très busy
35:41vous avez donc Paris 6ème
35:43dans lequel on va vraiment
35:43travailler un concept
35:44des années 20
35:45extrêmement théâtral
35:46immersif
35:46avec 52 chambres
35:48120 couverts
35:49Paris 3
35:50on va avoir un établissement
35:52vraiment galerie d'art
35:53très pointu
35:53de l'hôtellerie boutique
35:54mais incarné
35:55on a un groupe familial
35:55donc on souhaite vraiment
35:56avoir une typologie
35:58d'hôtellerie
35:59vraiment propriétaire
36:00on va avoir Marrakech
36:01on va avoir
36:02on a déjà cet été
36:03Saint-Tropez
36:04un nouveau restaurant
36:05sur notre rooftop
36:06et une nouvelle plage
36:07et on va avoir
36:07notre vaisseau amiral
36:08dans le premier arrondissement
36:09de Paris
36:09là on parle de
36:10notre plus gros actif
36:12notre plus gros établissement
36:12110 chambres
36:13une décoration très pointue
36:14et une typologie
36:15vraiment boutique
36:16avec Jacques Garcia
36:18non c'est ça ?
36:18Exactement
36:19Jacques Garcia
36:19qui en sera le décorateur
36:21donc il y a une montée en gamme
36:22quand même assez puissante
36:23oui 5 étoiles plutôt
36:24soit sur du 4 étoiles
36:26boutique très pointue
36:27avec une proposition de valeur
36:28en restauration
36:28qu'on appelle nous F&B
36:29donc dans le jargon
36:30food and beverage
36:31vraiment assez immersif
36:32théâtral
36:33des speakeasy
36:33donc des bars cachés
36:34là où on a la possibilité
36:35d'en faire
36:35soit les moins 1
36:36soit les répliques
36:36Mais quand on est
36:37un groupe
36:38une ETI
36:39vous l'avez dit vous-même
36:41comment faire
36:41pour que
36:43vous puissiez résister
36:45à des gros
36:47parce que c'est quand même
36:48souvent le cas ?
36:49Alors oui
36:50il y a les fameuses tendances
36:52du monde du tourisme
36:53globalement
36:54on assiste à
36:55beaucoup de marques
36:56qui se déploitent partout
36:57donc du branding
36:59on revient un petit peu
36:59à ce qu'on avait vécu
37:00des années 90
37:01une standardisation
37:02qu'on observe
37:03beaucoup d'hôtels boutiques
37:04mais des hôtels boutiques
37:05qui se déploient tellement
37:05partout dans le monde
37:06qu'il y a une forme
37:06de standardisation
37:07nous on prend le pendant
37:08complètement inverse
37:08on veut une hôtellerie
37:09qui soit bien sûr connectée
37:10on investit beaucoup
37:11sur la transformation
37:12des outils métiers
37:13liés au service de la formation
37:15liés au service
37:16de l'automatisation
37:17de certains flux
37:18et liés au service
37:18de la personnalisation
37:19du service client
37:20mais c'est juste le triptyque
37:21sur lequel on met de l'IA
37:21le reste on veut vraiment
37:22vraiment travailler
37:23la décoration
37:24la force de nos concepts
37:25de restauration
37:26et vraiment quelque chose
37:27d'immersif et de théâtral
37:30quand on a connu
37:31comme vous dites
37:32un plan de sauvegarde
37:34on a failli mettre
37:35la clé sous la porte
37:36enfin elle était quasiment
37:36sous la porte
37:37ça donne quoi ensuite
37:40enfin comment
37:41parce que les Etats-Unis
37:42vous disent
37:42de toute manière
37:43on ne peut pas réussir
37:43si on n'a pas connu l'échec
37:44en France
37:45c'est pas tellement
37:48le cas
37:49je crois que ça évolue quand même
37:50vous savez malheureusement
37:51les mentalités évoluent
37:52je suis passé par 3 ans et demi
37:53de procédure collective
37:54donc on connait beaucoup
37:55ça forme la jeunesse
37:56si je veux dire
37:57ça forme beaucoup
37:58je le souhaite à personne
37:59mais ça forme beaucoup
38:00non vous avez effectivement
38:01une vague d'entreprises
38:03qui vont rentrer
38:03effectivement en difficulté
38:04dans les prochains mois
38:05c'est terrible
38:07je trouve que c'est une formation
38:08accélérée
38:09vous savez quand vous rentrez
38:10en procédure collective
38:11vous avez les périodes
38:11d'observation
38:12le conseil que je pourrais donner
38:13c'est de passer par la période
38:14d'observation
38:15si vraiment vous avez besoin
38:16de redresser votre groupe
38:17et restructurer votre dette
38:18par contre de rester longtemps
38:19en restructuring
38:20c'est trop dur
38:22pour que je puisse le souhaiter
38:23à d'autres dirigeants
38:23mais nous concernant
38:25ça forme
38:25et puis vis-à-vis
38:26des futurs partenaires
38:28ou autres
38:28certains voient enfin
38:29comme vous
38:29un peu le côté américain
38:32la capacité à gérer
38:33les difficultés
38:33nous en l'occurrence
38:34on est passé par là
38:35et on est sortis
38:36dans un trou de souris
38:36mais par le haut
38:37et on est très fiers
38:38et maintenant vous êtes rentable ?
38:40on est rentable
38:40on l'était depuis 3 ans
38:41c'était juste
38:42un défaut technique
38:43non même pas
38:44c'était un fonds de dette
38:46qui a racheté un autre
38:47et qui était assez agressif
38:49vis-à-vis de nous
38:49donc pas de problématique structurelle
38:51mais une problématique
38:51de contentieux à gérer
38:53merci beaucoup
38:54Kevin Machfer
38:55donc voilà on a compris
38:56vous viendrez
38:57nous vous tiendrez au courant
38:58de tous vos développements
38:595 couvertures
38:59avec grand plaisir
39:00merci d'être venu ici
39:01le patron du groupe hôtelier
39:04éponyme Machfer
39:06dans un instant
39:08c'est un ex-grand banquier
39:10mais c'est certainement pas lui
39:11qui vous a fait mettre
39:12la clé sous la porte
39:13c'est Yves Perrier
39:14qui est notre invité
39:17BFM Business et la Tribune
39:19présente
39:22le 18-19
39:23d'Edwis Chevrillon
39:27Bonsoir Yves Perrier
39:28Bonsoir
39:29Merci d'être là
39:31vous êtes aujourd'hui
39:31président de l'Institut
39:32du financement durable
39:34ex-patron d'Amundi
39:35c'est là où on vous
39:37même fondateur d'Amundi
39:38on peut dire
39:39c'est là où vous venez
39:40nous voir souvent
39:40et là vous avez tenu
39:42les assises
39:43on peut dire ça comme ça
39:44oui on peut l'appeler
39:45du financement durable
39:46alors c'est drôle
39:47quand on m'a dit
39:48mais tiens c'est quand même
39:48très intéressant
39:49je me suis dit
39:50mais ça existe encore
39:51la finance durable
39:52parce que c'est sûr
39:53qu'aujourd'hui
39:53on parle pas vraiment
39:54on n'en parle plus tellement
39:56on n'en parle plus
39:57même beaucoup
39:58et pourtant on voit
39:59l'importance que ça a
40:00et l'importance que ça a
40:01pour toutes vos
40:04communautés
40:04pardon
40:06financières
40:06parce que ça
40:07ça induit quand même
40:08beaucoup de décisions
40:10à prendre
40:10notamment
40:10où est-ce que j'investis
40:12et où est-ce que je n'investis pas
40:15écoutez
40:15on vit un moment
40:17particulier
40:17sur cette question
40:20il y a eu un engouement
40:21très fort
40:22à partir de la COP
40:23de 2015
40:24sur le rôle
40:25de la finance
40:26la finance verte
40:28ça a été une bonne nouvelle
40:30cet engouement
40:31mais la mauvaise nouvelle
40:32c'est qu'il y a eu
40:33beaucoup de confusion
40:34et donc
40:35on arrive à un moment
40:37je trouve
40:38où on va passer
40:39la maladie infantile
40:41de cet enthousiasme
40:44pour venir
40:45enfin aux choses
40:46sérieuses
40:47et mettre
40:48les choses
40:49dans le bon ordre
40:50et
40:52si j'ai créé
40:53cet institut
40:54en 2022
40:55suite à une mission
40:56qu'il m'avait confiée
40:57Bruno Le Maire
40:58mon premier objectif
41:00c'était de définir
41:01l'approche
41:02à avoir
41:03sur cette question
41:03je vais vous poser
41:05une question basique
41:06pardonnez-moi avant
41:07c'est quoi
41:07la finance durable
41:08en fait
41:09qu'est-ce qu'on appelle
41:10la finance durable ?
41:11alors ce qu'on appelle
41:11la finance durable
41:12moi je l'appelle
41:13si vous voulez
41:14la finance au service
41:15de l'économie
41:16au service
41:17de la société
41:18je m'explique
41:20bah c'est
41:20oui mais c'est le rôle
41:21de la finance
41:22tout bêtement
41:23il n'y a pas besoin
41:24de mettre un durable dessus
41:25pourquoi
41:25pourquoi on l'appelle durable
41:27pour la faire très simple
41:28le monde financier
41:30tel qu'il s'est bâti
41:31ces 40 dernières années
41:33a été un monde
41:34je dirais
41:34Friedmanien
41:35la thèse de Friedman
41:37c'était
41:38une entreprise
41:39est là
41:39pour servir
41:40ses actionnaires
41:40point
41:41le reste
41:42c'est à l'état
41:43de s'en occuper
41:44c'était
41:44schématise un peu
41:46et en fait
41:48ça a créé
41:48le système
41:49disons
41:50de capitalisme
41:51financier
41:51tel qu'on l'a connu
41:52tel qu'on le connaît
41:53encore aujourd'hui
41:54et on se rend compte
41:55que
41:56bah une entreprise
41:57ça doit aussi servir
41:58pas ça
41:59l'actionnaire
42:00certes
42:00mais aussi
42:01l'intérêt général
42:02et la question
42:03de l'environnement
42:04la question du climat
42:05comme un certain nombre
42:07de questions sociales
42:08sont des questions
42:09d'intérêt général
42:10et on l'oublie d'ailleurs
42:10un peu
42:11c'est que
42:13le rôle par exemple
42:14d'un conseil d'administration
42:15dans la loi française
42:16c'est de servir
42:17les intérêts
42:18de l'entreprise
42:19avant même
42:20l'intérêt des actionnaires
42:21donc c'est ça
42:23le sujet
42:24de fond
42:24oui mais
42:25moi je prends
42:26un exemple
42:27parce que ça faisait partie
42:28au nom de la finance durable
42:29on a vu
42:30notamment
42:31une des plus grandes
42:32banques européennes
42:33et la plus grande banque
42:33française
42:34et de loin
42:35BNP Paribda
42:36dire
42:37je ne financerai plus
42:39la défense
42:40et je ne financerai plus
42:42Total Energy
42:43alors c'est exactement ça
42:45si vous voulez
42:45Total Energy
42:46est allé trouver des fonds
42:48aux Etats-Unis
42:48et l'industrie de défense
42:50aujourd'hui
42:50est au cœur
42:51de notre économie
42:52donc
42:53Yves Perrier
42:54j'ai besoin
42:55je vais vous préciser
42:57parce que c'est deux exemples
42:58très concrets
43:00et je crois que sur ce plateau
43:01j'avais déjà pris
43:01des positions publiques
43:03en ce temps
43:03je vais commencer
43:05par la défense
43:06en 2018
43:07je participais
43:09à l'advisory board
43:10de madame
43:11McGuinness
43:12la commissaire européenne
43:13et à ce moment là
43:15était créée
43:15une taxonomie
43:16dans laquelle
43:17le financement
43:18du nucléaire
43:20était considéré
43:21comme problématique
43:22c'était pas
43:23on disait pas durable
43:24on disait pas vert
43:25et j'avais dit
43:26à madame McGuinness
43:27j'avais dit écoutez
43:28si vous maintenez
43:29une taxonomie de ce type
43:31Amundi qui est le premier
43:32gestionnaire européen
43:34ne l'appliquera pas
43:35parce que c'est juste
43:36absurde
43:37parce que le nucléaire
43:39est une énergie
43:40de substitution
43:41deuxième exemple
43:42je vous rappelais
43:43de la bataille
43:44absolument
43:45un vraisemblable
43:46qui a eu le bras de fer
43:47finalement
43:48ça a été
43:49avec des pincettes
43:50adoptées
43:51au bout de
43:52je sais pas
43:52combien de mois
43:53voire d'années
43:55deuxième exemple
43:56Total
43:57j'ai toujours soutenu
43:58la politique de Total
44:00qui était une politique
44:01en fait
44:02toujours ils sont appelés
44:03Total Énergie
44:04de réutiliser
44:05une partie
44:06des cash flow
44:07du pétrole
44:08ou du gaz
44:08pour investir
44:09dans les renouvelables
44:10j'ai combattu
44:12la création
44:12d'un label ISR
44:13en France
44:15excluant Total
44:16en disant
44:17c'est absurde
44:18parce que dans le mot
44:19transition énergétique
44:20il y a le mot
44:21transition
44:22et il faut du temps
44:23on a encore besoin
44:24des énergies fossiles
44:25il faudra sortir
44:26et donc l'enjeu
44:27aujourd'hui
44:28d'où la création
44:29de l'Institut
44:29de la finance durable
44:30d'où le thème
44:32de ces assises
44:34hier
44:34qui est réconcilier
44:36la transition
44:37écologique
44:38et les questions
44:40de souveraineté
44:40mais là par exemple
44:42Jean-Laurent Bonafé
44:42le patron de BNP Paribas
44:44il vous dit quoi ?
44:46écoutez
44:46il change
44:47les gens changent
44:48je pense
44:48en tous les cas
44:49moi je vous donne
44:50ma position
44:52que ce soit
44:53sur la défense
44:54que ce soit
44:55sur les questions
44:56du recours
44:58provisoirement
44:59à des énergies fossiles
45:00j'ai toujours considéré
45:02qu'il ne fallait pas
45:02voir les choses
45:03d'une manière statique
45:04le but
45:05c'est pas de mettre
45:06l'argent
45:06sur ce qui est déjà vert
45:07de qualifier moralement
45:09les secteurs
45:10c'est le mettre
45:11justement
45:11sur ce qui est brun
45:12pour ce qui devienne vert
45:13si vous voulez
45:14parce que la réalité
45:16de la transition écologique
45:17c'est quoi ?
45:18c'est une révolution
45:19industrielle
45:20à faire
45:21parce qu'il faut
45:22réinventer l'énergie
45:23il faut réinventer
45:24les produits
45:25il faut réinventer
45:26les modes de fabrication
45:27deuxième point
45:28comme dans toutes
45:30les révolutions industrielles
45:31il y a des gagnants
45:32il y a des perdants
45:33l'Angleterre a été
45:34la gagnante
45:35de la première
45:35celle du charbon
45:36les Etats-Unis
45:37celle du pétrole
45:39et l'enjeu aujourd'hui
45:41c'est de savoir
45:41si la Chine
45:42va être la gagnante
45:44de la troisième révolution
45:45qui est celle
45:46de la sortie
45:47des énergies fossiles
45:48et donc
45:49il faut tenir
45:50deux objectifs
45:52décarbonés
45:53mais en même temps
45:55maintenir
45:55ses positions industrielles
45:57or il se trouve
45:58que
45:58si on le prend
45:59d'une manière
46:00je veux dire
46:01du bon sens
46:02sensé
46:03il n'y a pas
46:04d'opposition
46:05par exemple
46:06entre
46:07réindustrialiser
46:08un pays
46:08comme la France
46:09qui est un enjeu clé
46:10et décarboner
46:11pourquoi
46:11aujourd'hui
46:13on vit la crise géopolitique
46:14il faut bien en parler
46:15avec Marc Ferracci
46:16dans ce ministre de l'industrie
46:17on voit que c'est quand même
46:17c'est compliqué
46:19mais oui mais c'est compliqué
46:20mais écoutez
46:21c'est une banalité
46:22de dire ça
46:22mais
46:23on a
46:24dans un déficit
46:25de la balance commerciale
46:26de 100 milliards
46:27dans ces 100 milliards
46:28il y a à peu près
46:2965 milliards
46:30c'est l'importation
46:31d'énergie fossile
46:32pétrole
46:33gaz
46:33c'est 400 milliards
46:35au niveau européen
46:35et 400 milliards
46:37au niveau européen
46:38bon
46:39il faut électrifier
46:40massivement
46:41et pour électrifier
46:43il faut sortir
46:44de ces absurdités
46:45qui se sont faites
46:46au niveau européen
46:47consistant à dire
46:48pas de nucléaire
46:49etc
46:49mais on en sort
46:51tout juste là
46:52et donc en plus
46:53donc on en a pour des années
46:54mais
46:55mais il faut
46:56on a perdu du temps
46:58on a perdu du temps
46:59bien sûr
47:00mais pour le coup
47:01la France
47:02a un atout
47:04majeur
47:04avec un système
47:06énergétique
47:07malgré les errements
47:08formés par le nucléaire
47:10et l'hydraulique
47:11qui se trouve être
47:12l'un des moins chers
47:14au monde
47:14des plus compétitifs
47:16et des plus décarbonés
47:17donc en réalité
47:19il nous faut utiliser
47:20cet atout
47:20alors Yves Perrier
47:22hier donc
47:23lors de ses assises
47:24sur le financement durable
47:25vous avez dit
47:26il faut que la finance durable
47:27se mette à l'heure
47:28de la souveraineté
47:29mais parce que l'histoire
47:30parce qu'on a fait semblant
47:32de croire
47:32ces 15 dernières années
47:34que l'histoire du monde
47:36c'était l'histoire du climat
47:38on a découvert
47:39que l'histoire du monde
47:40c'est aussi
47:41l'histoire de puissance
47:43qui sont en rivalité
47:44les unes entre les autres
47:45etc
47:46et donc
47:47le rôle des politiques
47:48le rôle de tous les agents
47:50de tous ceux
47:50qui ont quelque part
47:51un pouvoir
47:53c'est de tenir
47:54plusieurs objectifs
47:55en même temps
47:56l'intérêt du pays
47:58la décarbonation
48:00et le faire
48:01d'une façon
48:01qui ne s'oppose pas
48:02je veux dire
48:04comment font
48:05les chinois
48:05et les états-unis
48:06les chinois
48:07ils font la décarbonation
48:09à vitesse forcée
48:10et ils l'ont fait
48:10avec l'objectif
48:12d'être les leaders
48:13de toutes les transitions
48:14des énergies renouvelables
48:16les états-unis
48:17le font comment
48:18mais ils le font
48:19mais ils l'ont fait
48:20avec
48:21du gaz de schiste
48:22en relançant le nucléaire
48:23etc
48:24je veux dire
48:25donc il faut
48:26sortir d'une vision
48:29idéologico-morale
48:30pour en fait
48:31le faire
48:32en fait
48:33par la réalité
48:34la réalité
48:35c'est produire
48:36d'autres énergies
48:37je prends votre discours
48:38évidemment
48:40la question qu'on peut se poser
48:41c'est pourquoi
48:42on n'y arrive pas
48:43en France
48:44parce qu'en Europe
48:45parce qu'en France
48:45éventuellement
48:46on pourrait y arriver
48:47et encore
48:48mais c'est sûr
48:49qu'on a des politiques énergétiques
48:50qui sont très très différents
48:51des mix énergétiques
48:52qui sont très différents
48:53ne serait-ce qu'entre les Allemands
48:55et les Français
48:55oui mais c'est là
48:56qu'en réalité
48:57si vous voulez
48:57l'Europe
49:00la réalité européenne
49:01c'est que
49:02y compris
49:03à ce niveau-là
49:04il y a des intérêts
49:06il y a vraiment quelqu'un
49:06qui essaie de vous jouer
49:07à mon avis
49:08c'est plus simple
49:08si vous coupez votre portable
49:10il y a des intérêts
49:11qui peuvent être divergents
49:12les Allemands
49:13avaient choisi
49:14un mixte
49:15gaz russe
49:16et renouvelable
49:17au début des années 2000
49:18c'est le moment
49:19où ils sortent
49:19parce qu'ils considéraient
49:20que c'était le bon plan
49:23simplement
49:23le tort qu'on a eu
49:25c'est d'accepter
49:26un certain nombre
49:27de pressions
49:28qui n'étaient pas simplement
49:28des écologistes
49:29pour fermer
49:31certaines centrales nucléaires
49:32la réalité européenne
49:34c'est que
49:34François Hollande
49:35Nicolas Hulot
49:36Emmanuel Macron
49:37c'est Grelen Royal
49:38enfin oui voilà
49:39écoutez moi je me suis toujours
49:40exprimé
49:40d'une manière claire
49:41là-dessus
49:42je voudrais quand même
49:43qu'on revienne
49:44un peu
49:44parce que l'ancien banquier
49:46que vous êtes quand même
49:46et puis maintenant
49:47président de l'institut
49:48de la finance durable
49:49il faut pour ça
49:50pour trouver
49:51pour financer
49:52tout ce que vous venez
49:52de nous expliquer
49:53il faut de la finance
49:54il faut de l'argent
49:55où est-ce que vous le trouvez
49:56votre argent ?
49:57alors si vous voulez
49:59dans les points forts
50:01de la France
50:02mais aussi de l'Europe
50:02c'est l'épargne
50:0418% du PIB
50:06alors que c'est
50:076-7% aux Etats-Unis
50:08aujourd'hui
50:09est-ce que vous savez
50:10que 300 milliards
50:11à 400 milliards
50:13par an
50:13de cette épargne
50:14part aux Etats-Unis
50:15absolument
50:17et que
50:18quand
50:18madame
50:19Van der Leyen
50:20a rencontré
50:21Donald Trump
50:22en Écosse
50:23outre les tarifs
50:24elle s'était engagée
50:26à ce que ce soit
50:26600 milliards par an
50:28bon
50:29écoutez
50:29cet argent
50:30il existe
50:31simplement
50:32il faut créer
50:33les conditions
50:34pour qu'il soit
50:35fléché
50:35vers
50:36les investissements
50:38de réindustrialisation
50:39et de la transition
50:41mais vous le savez
50:42mieux que moi
50:42il y a un excellent rapport
50:44qui a été fait
50:45par Enrico Letta
50:46et par Mario Draghi
50:47et par Mario Draghi
50:48oui non mais
50:49sur le marché des capitaux
50:50l'union des marchés des capitaux
50:51c'était plutôt
50:52plutôt Enrico Letta
50:53enfin si je peux me tromper
50:54on va dire les deux
50:55comme ça
50:55mais donc ça
50:56ils l'ont fait
50:58tout écrit noir sur blanc
51:00rien ne bouge
51:01oui mais parce que
51:02si vous voulez
51:03la question
51:04elle n'est pas technique
51:04elle est politique
51:05est-ce que
51:06est-ce que
51:07en Europe
51:09on veut
51:09se donner
51:10les moyens
51:11de la puissance
51:12ou est-ce qu'on veut
51:13continuer
51:14comme par le passé
51:15parce que
51:16quelque part
51:16ce financement
51:18ce transfert d'épargne européenne
51:19vers les Etats-Unis
51:20a été la contrepartie
51:22du parapluie militaire américain
51:24est-ce qu'on veut
51:25continuer
51:26à être dans une situation
51:27de dépendance
51:28c'est ça en fait
51:30le sujet
51:31et alors
51:31vous en avez conclu quoi
51:32il nous reste une minute
51:34nous avons conclu
51:34que d'abord
51:35il faut
51:36moi je sais
51:36ma devise
51:37c'est d'avoir
51:37l'optimisme
51:39de la volonté
51:40et le pessimisme
51:41de la raison
51:41donc
51:42en réalité
51:43je ne rentre pas
51:45du tout
51:45moi vous savez
51:45dans tout ce
51:48défaitisme pessimiste
51:49qui est de dire
51:50l'Europe c'est foutu
51:51la France
51:51alors là encore plus
51:53les Etats-Unis
51:54sont champions du monde
51:55je pense que nous avons
51:56un certain nombre
51:57d'atouts
51:58et par contre
52:00ce qui nous fait
52:00encore défaut
52:01c'est cette volonté
52:03c'est cette ambition
52:06d'être
52:06de jouer
52:07le jeu
52:08des puissances
52:08qui est le jeu
52:11actuel
52:11mais enfin
52:12qui a toujours été
52:13le jeu
52:13qui a gouverné
52:15le monde
52:15au cours des siècles
52:16on le redécouvre là
52:19mais pour reprendre
52:20une expression
52:21d'un ministre allemand
52:22il disait
52:22il ne faudrait pas
52:23que l'Europe
52:24soit un herbivore
52:26dans un monde
52:26de carnivores
52:27bon
52:29il faut revenir
52:30un petit peu
52:30carnivore
52:31si vous deviez
52:33encore investir
52:34aujourd'hui
52:35si vous étiez
52:35encore à la tête
52:35d'un monde
52:36vous feriez quoi
52:37actions
52:38obligations
52:38vous feriez quoi
52:41écoutez
52:41aujourd'hui
52:42d'abord je commencerai
52:43par les zones géographiques
52:44je crois à l'Europe
52:45et à l'Asie
52:47et deuxièmement
52:48je suis plutôt
52:49en général
52:50actions
52:50si vous voulez
52:51parce que
52:52derrière les actions
52:53il y a des actifs réels
52:54or comme je pense
52:55qu'on va retrouver
52:56plus d'inflation
52:57qu'on le pense
52:58les actions
52:59restent
53:00un bon
53:01votre priorité
53:02serait votre priorité
53:03l'optimisme
53:04de la raison
53:05et le pessimisme
53:06non
53:07l'optimisme
53:08de la volonté
53:08et le pessimisme
53:09de la raison
53:10c'est Gramsci
53:11absolument
53:12j'avais oublié
53:14merci
53:14merci
53:15donc le président
53:16de la finance durable
53:18ça peut marcher
53:19ça doit marcher
53:20merci beaucoup
53:20Yves Perrier
53:21d'avoir été avec nous
53:22merci
53:22voilà
53:22c'est la fin
53:23de ce 18-19
53:24tout de suite
53:25vous retrouvez
53:26Stéphanie Collot
53:27pour son journal
53:28de l'éco
53:29bonne soirée
53:31le 18-19
53:33d'Edwish Chevrillon
53:34sur BFM Business
53:36MESSA
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